Crédits photographiques Fonds des pages 6 à 27 : pixabay.com. Page 6 : Tête d’abeille © Shutterstock – Langue d’abeille © Shutterstock – Œil à facette © Shutterstock – Abeille de profil © Biosphoto / Eric Tourneret. Page 7 : Apis Cerana © Biosphoto / Roger Tidman / FLPA - Frank Lane Picture Agency – Megachilidae © Biosphoto / Michel Rauch – Abeille charpentière © Biosphoto / Pascal Goetgheluck – Abeille géante © Shutterstock – Osmie cornue © Biosphoto / Joël Héras. Page 8 : Nid bien caché © Biosphoto / Ingo Arndt / Minden Pictures – Couvain © Biosphoto / Eric Tourneret – Rayons de cire © Biosphoto /Cavagnaro David / Peter Arnold. Page 9 : Alvéoles © Biosphoto / Eric Tourneret – La reine, le faux bourdon et l’ouvrière © Shutterstock. Page 10 : Communication permanente © Biosphoto / Claudius Thiriet – Abeilles © Shutterstock. Page 11 : Bouche-à-bouche © Biosphoto / Claudius Thiriet – Abeille aspirant du miel © Biosphoto / Eric Tourneret – Abeille et gelée royale © Biosphoto / Eric Tourneret. Page 12 : Accouplement © Biosphoto / Pascal Pittorino. Page 13 : Naissance d’un faux bourdon © Biosphoto / Claudius Thiriet. Page 14 : Nettoyeuse © Shutterstock. Pages 14-15 : Nourrir les larves © Shutterstock. Page 15 : Surveillance des larves © Shutterstock. Page 16 : Des acrobates-nées © Biosphoto / Heidi & Hans-Jurgen Koch / Minden Pictures. Pages 16- 17 : Abeille transportant de la propolis © Biosphoto / Eric Tourneret – Abeilles qui se réchauffent © Shutterstock. Page 18 : Récolte du pollen © Shutterstock. Pages 18-19 : Récolte du nectar © Biosphoto / Michel Rauch. Page 19 : Abeille transportant du pollen © Shutterstock – Gardiennes faces à un frelon asiatique © Biosphoto / Eric Tourneret – Dard © Shutterstock – Abeille soldat face à un frelon © Biosphoto / Eric Tourneret. Page 20 : Abeilles en vol © Shutterstock. Page 21 : Essaim © Shutterstock – Construction d’une nouvelle ruche © Photo12 / Alamy. Page 22 : Ruche en argile © Shutterstock. Pages 22-23 : Ruche dans un tronc d’arbre © Shutterstock – Ruche en paille © Shutterstock – Ruche Dadant © Shutterstock – Ruche Langstroth © Shutterstock – Apiculteur © Biosphoto / Eric Guilloret. Page 24 : Fabrication du miel © Biosphoto / Sylvain Cordier – Couteau à désoperculer © Biosphoto / Sylvain Cordier – Miel © Maximilian Stock Ltd / PhotoCuisine / Corbis – Chouchen © Jean-Daniel Sudres / TOP / Eyedea – Pain d’épices © J. Riou / PhotoCuisine / Corbis. Pages 24-25 : Extracteur © Biosphoto / Denis Bringard – Nougat © Maurice Rougemont / TOP / Eyedea. Page 25 : Filtrage du miel © Eric Guilloret / Naturagency – Mise en pot © Philippe Lebeaux / Naturagency – Pollen Nicoloso / PhotoCuisine / Corbis – Bougie © Shutterstock – Gelée royale © Biosphoto / Bringard Denis. Page 26 : Avion déversant des pesticides © Shutterstock – Guêpier © Shutterstock – Hirondelle © Shutterstock – Lézard vert © Shutterstock – Guêpe © Shutterstock – Frelon © Shutterstock. Page 27 : Ruches de l’Opéra Garnier © Jean-Claude N’Diaye / Biosphoto. Les illustrations suivantes ont été réalisées par Marie-Christine Lemayeur et Bernard Alunni : Coupe d’une partie du nid (page 9) – Coupe transversale d’un rayon de cire (page 9) – Évolution de la larve (pages 12-13) – Les nettoyeuses (page 15) – Les manutentionnaires qui fabriquent le miel (page 17) – Coupe d’une fleur (page 18) – Combat de reines (page 20) – Schéma d’une ruche moderne (page 22) – Schéma de la pollinisation (page 27). Page d'ouverture : Abeille sur une fleur © Stéphane Vitzthum / Biosphoto.
LES
ABEILLES TEXTES SABINE BOCCADOR
L’odorat et le goût
LES ABEILLES
Ce sont les antennes (2) qui servent de nez à l’abeille. Elles lui permettent de s’orienter vers une odeur en comparant les informations qu’elle connaît déjà. L’abeille capte les odeurs beaucoup mieux que l’homme. Pour identifier le goût des différents nectars, elle utilise ses antennes, la partie inférieure de ses pattes et sa bouche.
Il existe environ 20 000 espèces de ces insectes dans le monde. Les abeilles mellifères (à miel), appelées aussi abeilles domestiques, sont celles que l’homme connaît le mieux, car il les élève dans des ruches
Extrémité de la langue garnie de poils très sensibles
pour leur miel. Vivant en collectivité, elles se répartissent sur tous
Une vue adaptée à ses besoins
les continents. Les abeilles sont apparues sur la Terre avec les plantes à fleurs.
Les gros yeux (3) sur les côtés de la tête sont constitués de milliers de petits yeux, qui captent chacun un morceau d'image. Le champ de vision de l’abeille est proche de 360 ° ! Celle-ci voit trois couleurs différentes : le vert, le bleu et l’ultraviolet, que l’homme ne distingue pas.
Retrouvée dans de l’ambre, la plus ancienne remonte à 80 millions d’années environ. Celles qui ont vécu il y a 30 millions d’années ressemblaient déjà à nos abeilles actuelles.
Gros plan sur un œil à facettes
1 2
Tout est dans la tête
3
La tête (1) de l’abeille abrite son cerveau. Elle présente deux antennes (2) recourbées, sur les côtés deux énormes yeux (3), et sur le front trois autres petits yeux disposés en triangle : les ocelles (A), avec lesquels l’abeille analyse la direction de la lumière et les modifications de clarté. La tête se termine par deux mandibules (B), grandes pinces entre lesquelles se trouve la langue (C).
4
A
B
6
C
6
Un thorax musclé
Sur le thorax (4), composé de trois segments soudés, sont fixées les trois paires de pattes et les deux paires d’ailes à nervures que font fonctionner des muscles puissants. Les deux ailes avant sont reliées aux deux ailes arrière par des crochets, et toutes bougent ensemble pendant le vol. Les ailes postérieures, plus petites que les ailes antérieures, ne sont bien visibles qu’en vol.
UN SENS DU TOUCHER MULTIPLE
Il existe de nombreuses espèces d’abeilles qui peuplent tous les continents de la planète.
Le corps de l’abeille est recouvert de récepteurs sensoriels avec lesquels elle perçoit le monde extérieur. Elle utilise aussi ses antennes pour tâtonner. Apis cerana (Asie)
Un large abdomen
Le corps d’une abeille ouvrière mesure environ 1 cm de long.
Ailes
L’abdomen (5) de l’abeille contient une partie du système respiratoire, ainsi que les systèmes digestif et reproducteur. Il est formé de sept segments mobiles. Chez l’ouvrière, il abrite les glandes cirières, qui fabriquent la cire blanche. Il présente à son extrémité un aiguillon venimeux, le dard. Celui-ci est caché : l’abeille ne le sort que lorsqu’elle se sent menacée.
L’abeille n’a pas d’oreille à proprement parler ; elle perçoit les sons dans les pattes et dans les antennes.
5
Megachilidae (Europe)
Abeille charpentière (Europe)
Dard
Les pattes
7
Les six pattes de l’abeille se terminent par deux griffes et une pelote adhésive qui lui permettent de se fixer sur les surfaces. Les pattes avant (6) sont munies d’un peigne avec lequel l’abeille nettoie ses antennes. Les pattes arrière (7) présentent un petit creux, la corbeille, sur lequel l’abeille tasse le pollen qu’elle récolte sur les fleurs. Elles sont munies de petites brosses qui l'aident à former une pelote avec les grains de pollen (voir page 18).
Abeille géante (Asie du Sud-Est)
Osmie cornue (Europe)
7
UNE SOCIÉTÉ TRÈS STRUCTURÉE La vie d’une abeille n’a de sens que si celle-ci est intégrée à la colonie. Une abeille isolée meurt. Une colonie est composée d’un nid et de trois catégories ou castes d’abeilles, à la morphologie et aux rôles distincts : la reine, les ouvrières et les faux bourdons. Chaque caste est responsable de tâches bien précises qui lui permettront d’assurer la survie de la colonie et de l’espèce. Les abeilles sont très solidaires et extrêmement organisées. Elles travaillent toute leur vie. À l’intérieur du nid, tout est bien rangé.
La structure du nid Un nid bien caché
Les abeilles bâtissent leur nid dans des cavités abritées du vent et des intempéries, dans le creux d’un arbre, en hauteur, à l’intérieur d’un rocher ou bien sous les toitures des maisons.
8
Quand elles ont trouvé le meilleur emplacement pour leur nid, les abeilles cirières (voir page 17) construisent des rayons de cire parallèles, eux-mêmes composés d’alvéoles, petites cavités en forme de tubes à six côtés dans lesquelles la reine pond ses œufs et où les ouvrières entreposent le nectar et le pollen. La construction des alvéoles commence par le fond, puis viennent les parois, qui sont très fines. Le bord supérieur est plus épais.
LES TROIS CASTES DE LA COLONIE La photo ci-contre montre des ouvrières circulant sur des alvéoles contenant des œufs et des larves à différents stades de leur évolution. Les alvéoles ne sont pas toutes de la même taille selon qu’y sont élevés des mâles ou des femelles. Certaines sont fermées par un petit couvercle de cire : elles abritent les abeilles qui sont sur le point d’éclore.
L’organisation du nid
Coupe d ’une partie du nid Alvéoles pour le couvain Alvéoles pour le pollen Alvéoles pour le miel
Au centre du nid se trouvent les alvéoles qui contiennent le couvain (œufs, larves et nymphes). Au printemps et en été, le couvain a la taille d’un ballon de rugby tant les alvéoles sont gonflées par la présence des larves et des nymphes. Les alvéoles situées au-dessus du couvain sont utilisées pour stocker le pollen. Celles qui viennent ensuite servent à entreposer le miel.
Au printemps, une colonie comprend une reine, de 1 000 à 4 000 faux bourdons et de 20 000 à 80 000 ouvrières.
LA REINE La reine est en principe la seule femelle qui pond des œufs. Elle se distingue des ouvrières par son abdomen plus développé et son thorax plus volumineux. Son poids est de 0,25 g. Sa langue est de petite taille, car la reine ne va jamais butiner. Ses pattes ne sont pas munies comme celles des ouvrières de corbeilles et de brosses pour récolter le pollen, car ce n’est pas non plus son rôle. On croyait autrefois que la reine était un mâle : on parlait alors du roi des abeilles.
LES OUVRIÈRES Les ouvrières sont des femelles qui accomplissent toutes les tâches de la vie quotidienne nécessaires au développement de la colonie. C’est pour cela qu’elles sont aussi nombreuses. Leurs glandes et leurs organes sont adaptés à leurs multiples fonctions. Elles pèsent 0,1 g.
LES FAUX BOURDONS
Alvéole
Rayons
Coupe transversale d’un rayon de cire
Les faux bourdons sont les mâles de la colonie. Leur corps est moins long que celui de la reine et plus gros que celui des ouvrières. Ils pèsent 0,23 g et sont dépourvus de dard, ce qui les rend absolument inoffensifs. Leur langue est trop courte pour leur permettre d’aller butiner le nectar des fleurs : ils sont donc complètement dépendants des ouvrières et du nid pour se nourrir. S’ils ont avant tout pour rôle de féconder la reine, les faux bourdons aident aussi à maintenir le nid à bonne température. 9
Crédits photographiques Fonds des pages 30 à 51 : pixabay.com. Pages 30-31 : © Shutterstock. Page 32 : Papillon de jour © Shutterstock – Papillon de nuit © Stuart Wilson / Biosphoto – Thysania agrippina © Shutterstock. Pages 32-33 : Morpho bleu © Stephen Dalton / Minden Pictures / Biosphoto. Page 33 : © Shutterstock. Page 34 : Accouplement © Shutterstock – Séduction © Joël Héras / Biosphoto – Œufs parasités par des guêpes © Stuart Wilson / Biosphoto. Page 35 : Papillon sur fleur © Shutterstock – Œufs sur une feuille d’ortie © Albert de Wilde / BuitenBeeld / Biosphoto – Œuf avant éclosion © Shutterstock – Chenille mangeant son enveloppe © Gérard Blondeau / Naturagency. Page 36 : Chenille © Shutterstock. Pages 36-37 : Oiseau mangeant une chenille © Michaela Walch / imageBROKER / Biosphoto. Page 37 : Chenille Eupithecia © Mitsuhiko Imamori / Minden Pictures / Biosphoto – Chenille azuré et fourmi © Alamy / Photo12 – Papillon azuré © Michel Rauch / Biosphoto. Page 38 : Chenille dans la terre © Shutterstock – De la chenille à la nymphe (4 photos) © Bruno Cavignaux / Biosphoto. Page 39 : Nymphe feuille © Shutterstock – Oiseau mangeant une nymphe © Markus Varesvuo / Biosphoto – Cocon de soie © Shutterstock. Pages 40-41 : Métamorphose du grand monarque (5 photos) © Stephen J. Krasemann / NHPA / Photoshot / Biosphoto. Page 42 : Chenille urticante de papillon Acharia © Frans Lanting / Mint Images / Biosphoto - Chenille de Megalopygidae © Steve Gettle / Minden Pictures / Biosphoto - Chenille de Géomètre © Denis Bringard / Biosphoto - Chenille de Sphinx imitant un serpent © John Cancalosi / Biosphoto - Chenille de Sphinx mimant la tête d’un serpent © Scott Trageser / Photoshot / Biosphoto. Pages 42-43 : Chenille de Psyché dans son fourreau de végétaux © Jean-Claude Malausa / Biosphoto. Page 43 : Grande QueueFourchue © Thomas Marent / Minden Pictures / Biosphoto – Nid de soie © Shutterstock Chenilles processionnaires © Shutterstock. Page 44 : Papillons dans champs de coquelicots © Shutterstock – Papillon au lever du soleil © Alberto Ghizzi Panizza / Biosphoto. Pages 44-45 : Migration de papillons © Shutterstock. Page 45 : Sphinx à tête-de-mort © Ralph Martin / BIA / Biosphoto – Papillon piqueur de fruits © Chien Lee / Minden Pictures / Biosphoto – Papillon en hibernation © Tristan Lafranchis / Biosphoto. Page 46 : Araignée crabe © André Simon / Biosphoto – Caméléon attrapant un papillon © Stephen Dalton / Photoshot / Biosphoto. Page 47 : Papillon dans une toile d’araignée © Eric Ferry / Biosphoto – Chauve-souris © Merlin D. Tuttle / Photo Researchers / Biosphoto – Mante religieuse © John Cancalosi / Biosphoto – Oiseau © Christophe Perelle / Biosphoto. Page 48 : Chenille de monarque © Shutterstock – Une apparence trompeuse © Michel Rauch / Biosphoto. Pages 48-49 : Papillon dévoilant des faux yeux © Tim Fitzharris / Minden Pictures / Biosphoto. Page 49 : Papillon kallima © Shutterstock – Papillon camouflé sur une écorce © Jacques Rosès / Biosphoto – Papillon imitant une branche © Michael Durham / Minden Pictures / Biosphoto – Papillon ailes repliées © Tim Fitzharris / Minden Pictures / Biosphoto. Page 50 : Ornithoptera goliath © Shutterstock – Thecla coronta © Lawrence Lawry / SPL - Science Photo Library / Biosphoto – Cymothoe sangaris © Shutterstock - Agrias claudina butterfly ; Agrias claudina © Dr Keith Wheeler / SPL - Science Photo Library / Biosphoto. Pages 50-51 : Graellsia isabellae © Shutterstock – Urania riphaeus © Alamy / Photo12 – Diaethria clymena © Alamy / Photo12. Page 51 : Morpho hebuca © Gilles Martin / Biosphoto – Papilio rumanzovia © Shutterstock – Vanessa cardui © Shutterstock – Arctia caja © Shutterstock. Page d'ouverture : Papillon sur fleur © André Simon / Biosphoto.
LES
PAPILLONS T E X T E S C AT H Y F R A N C O
LE PAPILLON Il se distingue des autres insectes par ses ailes couvertes de minuscules écailles colorées et sa trompe creuse dont il se sert comme d’une paille pour absorber le nectar des fleurs. On compte environ 150 000 espèces de papillons, dont une grande majorité vit la nuit (près de 80 %). Les papillons
A
se répartissent sur presque toutes les régions du globe où se développe la végétation. Leur vie se déroule en quatre phases : l’œuf, la chenille, la nymphe ou chrysalide, et enfin l’imago (l’insecte adulte).
Une vue panoramique
Les deux gros yeux bombés du papillon sont composés de milliers de petits yeux, appelés « facettes », regardant chacun dans une direction légèrement différente. Ils permettent à l’insecte de détecter tout ce qui est en mouvement autour de lui. Sa vision est assez floue, mais il distingue très bien les couleurs, à part le rouge. Il voit aussi des couleurs invisibles à nos yeux, comme l’ultraviolet (rayon lumineux du Soleil).
Une mosaïque de couleurs
Les ailes du papillon sont couvertes de milliers d’écailles microscopiques. Elles sont plantées dans la membrane et se chevauchent comme les tuiles d’un toit, protégeant l’insecte de l’humidité. La disposition de ces écailles et les pigments qu’elles contiennent donnent aux ailes leurs couleurs et leurs dessins variés.
B
Pour aspirer le nectar des plantes, le papillon déroule sa trompe.
Une trompe pour se nourrir
Lorsque le papillon s’envole ou se repose, sa trompe est enroulée en spirale sous sa tête (A). Il la déroule et s’en sert comme d’une paille pour aspirer le nectar sucré des fleurs ou d’autres liquides (B). Certains papillons de nuit n’ont pas de trompe, car ils ne vivent que le temps de se reproduire et ne se nourrissent pas. Situés de part et d’autre de la trompe, les palpes servent à tâter la nourriture. 30
Un corps en trois parties
Comme tous les insectes, le papillon a un corps divisé en trois parties : la tête, le thorax et l’abdomen. Les trois paires de pattes et les deux paires d’ailes sont soudées au thorax, la partie la plus puissante du corps. Les pattes se terminent par deux petites griffes permettant au papillon de s’accrocher fermement. L’insecte peut aussi goûter les aliments avec le bout de ses pattes, car leur extrémité porte des organes gustatifs. L’abdomen contient la plupart des organes vitaux, dont les systèmes digestif et reproducteur.
Les ailes
Les quatre ailes du papillon, de fines membranes, sont parcourues de nombreuses nervures creuses dans lesquelles circulent le sang de l’insecte, l’hémolymphe, et de l’air. Ce réseau de nervures assure la rigidité des ailes, comme le font les armatures d’un cerf- volant.
Des détecteurs ultrasensibles
Les antennes du papillon portent des cils invisibles et des organes microscopiques, les sensilles, qui captent les odeurs. Véritables nez du papillon, elles lui permettent aussi de toucher ce qui l’entoure, de maintenir son équilibre en vol ou encore d’évaluer la température ambiante.
Les antennes La tête
Le thorax
L'abdomen
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PAPILLON DE JOUR OU DE NUIT ? En général, les papillons actifs le jour ont de fines antennes terminées par un renflement en forme de massue et des couleurs plutôt vives. Au repos, ils joignent leurs ailes à la verticale. Les papillons actifs la nuit ont des antennes aux formes variées, mais jamais en massue. Leur corps est souvent trapu, leurs couleurs sont plutôt ternes, et ils gardent généralement les ailes étendues de chaque côté de leur corps lorsqu’ils se reposent. Toutefois, il n’existe pas réellement deux groupes de papillons bien distincts. Certains papillons actifs le jour possèdent des caractéristiques propres aux papillons dits « de nuit », et vice versa. Cette division reste plus pratique que scientifique.
À droite, quelques espèces de papillons de la forêt tropicale, dont le magnifique morpho bleu (Morpho peleides) aux reflets irisés.
Un papillon de jour
Un papillon de nuit
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Des grands et des petits
La taille des papillons varie énormément selon les espèces. Les plus minuscules mesurent 2 mm ! L’Attacus atlas, ci- dessous, est l’un des plus beaux et plus grands papillons du monde : jusqu’à 28 cm d’un bout de l’aile à l’autre. Le record d’envergure (30 cm) appartient à une autre espèce (Thysania agrippina), mais la surface des ailes est moins importante.
Combien de temps vit un papillon ?
Certains papillons ne vivent que quelques jours, le temps de se reproduire. La plupart des espèces vivent 2 à 3 semaines, mais celles qui hibernent peuvent vivre jusqu’à 8 ou 9 mois. En vieillissant, le papillon perd ses écailles et ses jolies couleurs. Ses ailes se frangent, il vole de moins en moins bien et devient une proie facile pour ses prédateurs.
Drôles d’antennes
Beaucoup de papillons de nuit sont équipés d’antennes en forme de peignes ou de plumes. Leur surface plus large, et forcément plus sensible, permet aux mâles d’identifier l’odeur d’une femelle à de grandes distances, jusqu’à 10 km chez certaines espèces !
Le morpho bleu (Morpho peleides) a de magnifiques reflets irisés.
Où vivent les papillons ?
Les papillons se sont adaptés à presque tous les milieux où pousse la végétation. Dans les régions froides ou tempérées, ils profitent de la belle saison pour se reproduire. C’est sous les tropiques que l’on rencontre la grande majorité des espèces : près de 90 % ! Les papillons trouvent là un habitat idéal en raison de l’abondance des pluies et de la diversité des plantes. 33
Crédits photographiques Fonds des pages 54 à 75 : pixabay.com. Page 54 : La langue © Shutterstock. Pages 54-55 : © Shutterstock. Page 55 : Museau © Shutterstock – Patte et griffes : © John Daniels / Ardea / Biosphoto - Coussinets © Shutterstock. Page 56 : Chat ronronnant © Shutterstock. Pages 56-57 : © JL. Klein & ML. Hubert / Naturagency. Page 57 : Faire le chaton © Shutterstock – Feuler © J.-M. Labat & F. Rouquette / Biosphoto - Chat se frottant à des jambes © JL. Klein & ML. Hubert / Naturagency. Page 58 : Œil de chat © Stéphane Vitzthum / Biosphoto – Pupille ronde © Shutterstock – Chat attentif © J.-M. Labat & F. Rouquette / Biosphoto – Chat menaçant © JL. Klein & ML. Hubert / Naturagency – Rencontre entre deux chats © JL. Klein & ML. Hubert / Naturagency – Chat effrayé © Claudius Thiriet / Biosphoto. Page 59 : Chat allongé © JL. Klein & ML. Hubert / Naturagency – Chaton joueur © Shutterstock – Chat dans l’herbe © JL. Klein & ML. Hubert / Naturagency. Page 60 : Entre chats © Eric Guilloret / Biosphoto – Chat et chien © Shutterstock. Page 61 : Petite fille caressant un chat © Shutterstock – Chat dans une boîte © Shutterstock. Page 62 : Chat en équilibre © Shutterstock – Chat faisant sa toilette © J.-M. Labat & F. Rouquette / Biosphoto – Chat sautant © Juniors / Biosphoto. Page 63 : Chat grimpant à un arbre © Bruno Mathieu / Biosphoto – Chat tombant © Agence Nature / Photoshot / Biosphoto. Page 64 : Chat sur un meuble © Sébastien Herent / Biosphoto - Chat faisant ses griffes sur un arbre © Julien Boisard / Biosphoto – Chat faisant sa toilette © Juniors / Biosphoto. Page 65 : Chat endormi © Shutterstock – Chaton jouant © Pierre Huguet-Dubief / Biosphoto. Page 66 : Chat observant un poisson © Juniors / Biosphoto – Chat à l'affût © Olivier Giel / Biosphoto. Page 67 : Chaton jouant avec une balle © R. Usher / Juniors / Biosphoto – Chat sautant © J.-M. Labat & F. Rouquette / Biosphoto – Chat attrapant une souris © Régis Cavignaux / Biosphoto. Page 68 : Accouplement © JL. Klein & ML. Hubert / Naturagency – Chaton noir et blanc © Bruno Mathieu / Biosphoto – Chatte léchant son nouveau-né © Herbert Schwind / Okapia / Biosphoto – Tétée © Shutterstock. Page 69 : Chatons jouant dans l’herbe © Bruno Mathieu / Biosphoto – Chatte et son petit dans un arbre © JL. Klein & ML. Hubert / Naturagency – Chaton attrapant une souris © Juniors / Biosphoto. Page 70 : Chat mangeant des croquettes © Michel Gunther / Biosphoto – Chat mangeant de l’herbe © Sébastien Herent / Biosphoto – Chat dans sa litière © Juniors / Biosphoto. Pages 70-71 : Toilettage d’un chat © Sébastien Herent / Biosphoto. Page 71 : Vétérinaire © Shutterstock – Chat dans sa cage de transport © Juniors / Biosphoto – Puce électronique © J.-M. Labat & F. Rouquette / Biosphoto. Page 72 : Norvégien © JL. Klein & ML. Hubert / Naturagency – Maine coon © Shutterstock. Page 73 : Angora turc © JL. Klein & ML. Hubert / Naturagency – Persan © JL. Klein & ML. Hubert / Naturagency - Ragdoll © Picani / imageBROKER / Biosphoto – Birman © Shutterstock. Page 74 : European shorthair © Skapiou / Green Eye / Biosphoto – Siamois © Shutterstock – Abyssin © Teresa Kaufman / Biosphoto – Chartreux © J.-M. Labat & F. Rouquette / Biosphoto. Page 75 : Devon rex © Shutterstock – Manx © Juniors / Biosphoto – Bobtail japonais © Gérard Lacz / Biosphoto – Scottish fold © JL. Klein & ML. Hubert / Naturagency. Page d'ouverture : Chat dans l’herbe © Olivier Giel / Biosphoto.
LES
CHATS T E X T E S A G N È S VA N D E W I E L E
LE CHAT Le chat est un mammifère qui appartient à la famille des félins, comme le lion et le tigre. Carnivore comme eux, il a des mâchoires et des crocs conçus pour manger de la viande. Son corps, robuste et souple, couvert d’une fourrure,
Le pelage et la peau
Le pelage est formé de trois types de poils : des poils longs, épais et imperméables, qui protègent le chat des intempéries, des poils intermédiaires, souples et fins, et des poils tout doux, nombreux sur le ventre et sur le dos, qui maintiennent son corps à la bonne température. Souple et élastique comme du caoutchouc, la peau préserve le chat des blessures et des agressions extérieures (virus, bactéries...). Elle contient des glandes produisant une matière qui garde ses poils sains et brillants.
est profilé pour la chasse. Ses sens sont extraordinairement développés, en particulier la vue, l’ouïe et l’odorat. Comme chez presque tous les mammifères, les petits se développent dans le ventre de la mère chatte, qui a des mamelles pour les allaiter. Un chat domestique peut vivre pendant 15 ans environ.
Les oreilles
Telles des antennes, elles peuvent bouger indépendamment l’une de l’autre dans tous les sens pour repérer finement la source d’un bruit. Le chat est capable de percevoir des ultrasons, inaudibles pour l’homme, et d’identifier des sons provenant de deux directions différentes, comme le chant d’un oiseau et les pas de son maître.
Les yeux
Le chat a une vision panoramique. S’il ne voit pas très bien de près et ne distingue pas certaines couleurs, comme le rouge, il peut voir dans la pénombre grâce à des cellules au fond de ses yeux qui réfléchissent, comme un miroir, la moindre lueur. Mais, dans le noir complet, le chat ne voit plus du tout ! Dans l’obscurité, ses pupilles s’arrondissent pour capter le maximum de lumière. Inversement, en plein soleil, elles se contractent en une mince fente pour qu’il ne soit pas ébloui.
La langue
La langue râpeuse du chat, couverte de petites excroissances, l’aide à saisir les aliments et à laper de l’eau. Elle lui sert aussi de brosse pour nettoyer et lustrer son poil.
L’odorat
Le nez du chat, appelé « truffe », est moins performant que celui du chien, mais nettement plus développé que le nôtre : il peut reconnaître plusieurs milliers d’odeurs. L’odorat dépend aussi d’un petit organe qui relie le nez à la voûte du palais (l’organe de Jacobson) et qui permet au chat, en inspirant par sa gueule entrouverte, de sentir la moindre odeur qui flotte dans l’air.
Les moustaches ou vibrisses
Ce sont de longs poils très sensibles qui aident le chat à se diriger, à éviter les obstacles, à évaluer la largeur d’un passage étroit (si les vibrisses passent, le corps du chat passe) ou à repérer le moindre courant d’air provoqué par le mouvement d’une proie proche.
Au-delà des cinq sens
Le chat possède aussi le sens de l’équilibre, grâce à son oreille interne qui coordonne ses mouvements. Ses coussinets, son nez, ses oreilles ont des capteurs qui l’informent sur la température qu’il fait. On dit même qu’il serait capable de prévoir des catastrophes naturelles, comme les séismes, et aurait un sens de l’orientation exceptionnel. Ainsi, certains chats perdus ou abandonnés ont parcouru des centaines de kilomètres pour retrouver leur maison !
Les pattes
Les pattes arrière aident le chat à se propulser d’un bond en avant, tandis que celles de devant amortissent les chocs. Le chat court en moyenne à 40 km/h. Il a 5 doigts sur les pattes de devant et 4 sur les pattes de derrière. Il se déplace sur le bout de ses doigts. Les griffes du chat sont rétractiles : il peut les rentrer ou les sortir à volonté. Comme ses griffes poussent tout au long de sa vie, il les use régulièrement sur un tronc d’arbre, ou parfois même sur le tapis du salon !
Doux et souples, les coussinets, recouverts d’un cuir très solide comme une semelle, protègent le dessous des pattes des intempéries et permettent au chat de marcher partout, sur toutes sortes de sols, sans se faire mal et sans faire de bruit !
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LE LANGAGE DU CHAT Pour communiquer avec ses congénères ou avec ses maîtres, le chat, tel un mime, utilise toutes les parties de son corps. Il peut prendre plus d’une soixantaine d’attitudes différentes ! Il communique aussi grâce au toucher (par ses caresses ou en se frottant contre un meuble ou une personne), par des sons (quand il miaule, feule ou ronronne), ou encore en déposant des odeurs sur son territoire. Il a ainsi à sa disposition un large éventail de moyens pour se faire comprendre. À son maître de les décoder !
Les mystères du ronron
Quand il est heureux, lorsqu’il mange ou somnole bien à son aise, le chat émet un son ressemblant au ronflement d’un petit moteur. Mais le ronronnement ne traduit pas seulement le contentement du chat. Il peut également exprimer un état de souffrance ou de détresse, par exemple quand le chat se trouve sur la table du vétérinaire ou quand il va mourir. Un chat malade ronronnera aussi pour lutter contre la douleur, car le ronronnement aurait des vertus apaisantes. Un chat ronronne toute sa vie. Chaton, il commence souvent à l’âge de seulement 2 jours, quand il tète sa mère, qui lui répond en ronronnant elle aussi ! Des chercheurs ont découvert que le ronronnement du chat aurait également des effets bienfaisants sur l’homme, réduisant le stress et la tension nerveuse.
Miauler
Pourquoi le chat miaule-t-il ? Selon les cas, son miaulement peut signifier à son maître : « Donne-moi à manger ! », « Caresse-moi ! » ou au contraire : « Ne me dérange pas ! ». Miauler peut aussi être un signe d’agacement ou l’appel d’une chatte en chaleur qui, à la recherche d’un partenaire, se signale aux matous du quartier ! Et si un chat voit qu’un autre chat empiète sur son territoire, il miaule pour tenter de repousser l’intrus. Dès sa naissance, le chaton vocalise afin d’alerter sa mère qu’il a froid ou faim.
Faire le chaton
Dans les moments de bien‑être, le chat piétine parfois une couverture ou les genoux de son maître avec ses pattes avant. En fait, il reproduit le geste du chaton qui pétrit les mamelles de sa mère pour stimuler la montée de lait. Comme retombant en enfance, le matou manifeste ainsi un état de confiance et de contentement.
Feuler et cracher
Pour s’exprimer, un chat ne se contente pas de miauler ; il possède un registre vocal tout aussi varié que celui du chien. S’il se sent agressé ou menacé, il ouvre sa gueule, rabat ses oreilles, découvre ses crocs et produit une sorte de sifflement, le feulement, ultime avertissement avant une attaque ! Il peut aussi cracher, souffler et grogner avant de donner un coup de patte ou de dent à un congénère menaçant. Enfin, si le chat a repéré une proie, par exemple un pigeon derrière la fenêtre, il fait claquer ses mâchoires.
CARESSES, FRÔLEMENTS ET COUPS DE LANGUE Caressant obstinément les meubles de sa tête, le chat y dépose des sécrétions odorantes (les phéromones) qui le rassurent. Ces messages olfactifs qu’il laisse ainsi derrière lui signaleront aux autres chats qu’ils se trouvent sur un territoire déjà occupé. Si le chat se frotte contre la jambe de son maître ou lui lèche la main, cela signifie qu’il le voit comme une personne amie.
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LES
CHIENS TEXTES ÉMILIE BEAUMONT
LES CHIENS DE COMPAGNIE Avant, les hommes sélectionnaient leur chien en fonction du travail à faire :
Le bouledogue Toujours prêt à jouer, il a un caractère très joyeux et aime particulièrement les enfants. C’est un chien idéal en appartement.
monter la garde, surveiller les troupeaux, traîner des charges, chasser... De nos jours, on choisit un chien pour son physique, son caractère et le bonheur qu’il peut apporter. Avant de faire l’acquisition d’un chien, il faut réfléchir à la place et au temps qu’on peut lui accorder. Le chien n’est pas
Le beagle
un jouet qu’on abandonne, il réclame
De taille moyenne, c’est un chien de chasse et un compagnon très agréable, qui s’adapte très bien à la vie en appartement.
de l’attention, de l’affection et des soins. Il ne faut pas oublier que certains ont besoin d’espace ou que d’autres doivent être brossés tous les jours...
LE CHIHUAHUA
LE YORKSHIRE
LE BICHON
C’est le plus petit chien du monde. Très intelligent, il est joueur et adore les câlins, mais il a tendance à vouloir s’imposer.
C’est un petit chien à forte personnalité. Mais il est aussi sensible et débordant d’affection. Il aime les caresses. Il est connu pour aboyer. C’est un chien d’alarme.
Chien de compagnie depuis très longtemps, il est gai, robuste et affectueux. Il aime le calme et les coussins. Son poil blanc et soyeux réclame des soins quotidiens.
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LE LOULOU DE POMÉRANIE Très affectueux, ce petit chien aime être porté. Il a du caractère et aboie beaucoup, ce qui en fait un bon chien de garde.
L’épagneul breton
Idéal pour la chasse, il a besoin d’être sorti plusieurs fois par jour s’il vit en appartement. Il est très affectueux.
Le teckel
Il a beaucoup de caractère. Très affectueux, il peut se montrer jaloux. C’est un bon chien de garde.
Le berger allemand
Le labrador
C’est le chien de compagnie préféré des enfants. D’un caractère très doux, il a néanmoins besoin d’être dressé pour apprendre à obéir.
C’est un excellent chien de compagnie, qui doit être dressé dès son plus jeune âge afin d’apprendre très vite à obéir.
LE CAVALIER KING CHARLES C’est un petit chien d’une incroyable gentillesse, un compagnon idéal pour les enfants.
LE SHIH TZU
LE CANICHE
LE COCKER
Très vif, ce chien adore les câlins. Il aime vivre en appartement. Comme tous les chiots, il devra être dressé pour ne pas devenir le maître de la maison.
Très intelligent, il a un caractère joyeux. Il aime plaire à son maître et est capable de faire des exercices, même compliqués. Il adore nager.
C’est un chien de chasse, spécialiste du gibier à plumes. C’est aussi un chien de compagnie agréable, dont il faut soigner attentivement le poil et les grandes oreilles.
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À l’arrêt
LES CHIENS DE CHASSE
Quand il a décelé la présence d’un animal, le chien s’arrête. Il se concentre. Attiré par l’odeur, il pointe son museau, mais il attend son maître, le corps tendu, une patte levée.
Les chiens sont par nature des chasseurs. Certains chassent à la vue, comme le lévrier, et d’autres chassent au flair. Depuis des milliers d’années que les chiens sont apprivoisés, les éleveurs ont développé des races adaptées aux types de chasse (chasse au petit ou au gros gibier, chasse au bois ou en plaine...). On distingue les chiens d’arrêt et les chiens
Le pointer
courants. Le chien courant, comme son nom l’indique, court après le gibier. On l’emploie en meute pour la chasse à courre. Le chien d’arrêt débusque le gibier et le rapporte à son maître quand celui-ci l’a touché.
L’anglo-français tricolore
Débordant d’énergie, ce grand chien est employé surtout pour la chasse au gros gibier. Fidèle et affectueux, il est intelligent et s’éduque facilement. Ce n’est pas un chien fait pour vivre en ville ou en appartement : il a besoin d’espace pour courir. 80 80
La chasse à courre
Ce sport, très pratiqué autrefois dans la haute société, compte encore de nombreux adeptes. Un équipage de cavaliers chasse à l’aide d’une meute de chiens. Ceux-ci doivent avoir un bon flair pour trouver un animal et suivre sa piste, être résistants et ne pas abandonner la poursuite malgré la fatigue, posséder une bonne gorge, c’est-à-dire une puissante voix qui s’entend de très loin. Ces chiens impressionnants sont des timides, soumis à l’homme.
Cherche !
Le chien renifle les herbes et hume l’air avec joie jusqu’à ce qu’il ait repéré l’odeur d’une bête. Alors, il suit la trace et ne la quitte plus avant d’avoir trouvé l’animal.
Le setter irlandais
Couché !
Quand, sur l’ordre du maître, les chiens se couchent sur le ventre comme s’ils s’affaissaient, ils se mettent à sa disposition. Certains chiens se couchent d’instinct lorsqu’ils ont trouvé du gibier. Le braque de Weimar
Son instinct pousse le labrador à tout rapporter, notamment ce qui se trouve dans l’eau.
Savoir rapporter
Le chien retrouve le gibier tiré et le rapporte fièrement en le tenant délicatement dans sa gueule pour ne pas l’abîmer. Il ne le mange pas, car il chasse pour son maître et non pour lui. 81 81
TA B L E D E S M AT I È R E S
LES ABEILLES
5
LES CHATS
53
LES ABEILLES
6
LE CHAT
54
LE LANGAGE DU CHAT
56
COMPORTEMENT
60
UN VÉRITABLE ACROBATE
62
LA JOURNÉE DU CHAT
64
LA CHASSE
66
LES CHATONS
68
S’OCCUPER DE SON CHAT
70
LES RACES
72
UNE SOCIÉTÉ TRÈS STRUCTURÉE
8
LA DESCENDANCE
12
LES OUVRIÈRES
14
L'ESSAIMAGE
20
L'APICULTURE
22
UNE ESPÈCE UTILE MAIS MENACÉE
26
LES PAPILLONS
29
LES CHIENS
77
LE PAPILLON
30
LES CHIENS DE COMPAGNIE
78
LE TEMPS DES AMOURS
34
LES CHIENS DE CHASSE
80
LA CHENILLE
36
LES TERRIERS
82
DE LA CHENILLE AU PAPILLON
38
LES LÉVRIERS
84
DRÔLES DE CHENILLES
42
LES CHIENS DE BERGER
86
LA VIE DU PAPILLON
44
LES CHIENS DE TRAÎNEAU
88
AU SERVICE DE L’HOMME
90
LES CHIOTS
92
L’ÉDUCATION
94
LES ATTITUDES
96
L’ENTRETIEN
98
LES PRÉDATEURS DES PAPILLONS
46
LES DÉFENSES DES PAPILLONS
48
DE BEAUX PAPILLONS
50
TA B L E D E S M AT I È R E S
LES ANIMAUX DE LA FERME
101
LES ANIMAUX DE LA FORÊT
149
LES POULES
102
LE CERF
150
LES CANARDS
104
LE SANGLIER
152
LES OIES
106
L’ÉCUREUIL ET LE MUSCARDIN
154
LES PINTADES
108
LE RENARD
156
LES DINDONS
110
L’OURS
158
LES LAPINS
112
L’ÉLAN
160
LES VACHES
114
LA MARTRE
162
LES COCHONS
116
LE BLAIREAU
164
LES CHEVAUX
118
LA CHOUETTE DES BOIS
166
LES MOUTONS
120
LES PANDAS
168
LES CHÈVRES
122
LE KOALA
170
LES CHEVAUX
125
LES LOUPS
173
LES ORIGINES ET LES MYTHES
126
PORTRAIT DU LOUP
174
L’ANATOMIE ET LES SOINS
128
LES LOUPS DU MONDE
176
DES RACES
130
LA MEUTE
180
DES PONEYS
132
LA CHASSE
182
LE POULAIN
134
UNE FAIM DE LOUP
184
LES COMPORTEMENTS
136
LES AMOURS
186
AU TRAVAIL
138
LES LOUVETEAUX
188
ÉQUITATION ET DRESSAGE
140
LA COMMUNICATION
192
LES SPORTS ÉQUESTRES
142
PARLER AVEC SON CORPS
194
LES COURSES
144
LES SPECTACLES ÉQUESTRES
146
TA B L E D E S M AT I È R E S
LES ANIMAUX DE LA JUNGLE 197
LES BALEINES
245
198
LES ANCÊTRES
246
LES INVERTÉBRÉS LES ANIMAUX TERRICOLES
200
LA BALEINE
248
LES PETITS MAMMIFÈRES
202
LES RORQUALS
250
LES GRANDS SINGES
204
LES AUTRES BALEINES
252
LES FÉLINS
206
LES PETITS
254
LES REPTILES
208
LES MIGRATIONS
256
LES GRENOUILLES
210
LA COMMUNICATION
258
LES ANIMAUX ARBORICOLES
212
LA NOURRITURE
260
LES PLANEURS
214
LA CHASSE À LA BALEINE
262
LES OISEAUX DE LA CANOPÉE
216
LES PROTÉGER
264
À LA CIME DES ARBRES
218
MYTHES ET LÉGENDES
266
LES REQUINS
221
LES ANIMAUX DU FROID
269
LES ANCÊTRES
222
L’OTARIE
270
LE PHOQUE
272
L’ÉLÉPHANT DE MER
274
LE MORSE
276
LE MANCHOT
278
L’OURS BLANC
280
LE BŒUF MUSQUÉ
282
LE GLOUTON
284
LE HARFANG DES NEIGES
286
DES OISEAUX DU FROID
288
AUTRES ANIMAUX
290
UN POISSON PAS COMME LES AUTRES
224
LIEUX DE VIE
228
REDOUTABLES PRÉDATEURS
230
DES GÉANTS PAISIBLES
232
DRÔLES DE REQUINS
234
DES LIENS DE PARENTÉ
236
TERREUR ET FASCINATION
238
LES ENNEMIS DU REQUIN
240
OBSERVER LES REQUINS
242
De la minuscule abeille à l’ours polaire, de la panthère noire au crocodile du Nil, de l’éléphant d’Asie à la majestueuse baleine bleue…
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