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La Grèce antique

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LAANTIQUE GRÈCE


LES GRECS À L'ANTIQUITÉ La Grèce a connu plusieurs brillantes civilisations, la première de langue grecque se nommant la civilisation « mycénienne », du nom de la ville de Mycènes. Elle n’a jamais formé un « pays » à proprement parler : tant qu’a duré son indépendance,

MACÉDOINE Troie

MER ÉGÉE

Thèbes Delphes

ATTIQUE Olympie

Mycènes

Athènes

PÉLOPONNÈSE

CYCLADES

Sparte

elle est restée divisée en petits territoires autonomes, d’abord en royaumes, puis en cités. Pourtant, elle possède une certaine unité : tous les Grecs parlent la même langue et croient en les mêmes

CRÈTE

Cnossos

dieux. Ils sont fiers de leur culture et méprisent les peuples qui ne la partagent pas : les « Barbares ».

La Crète comptait de nombreux palais monumentaux, organisés autour d’une cour centrale. Celui de Cnossos, le plus célèbre, a été reconstruit plusieurs fois après avoir été détruit pour des raisons mal connues. Il était orné de peintures murales représentant fleurs, oiseaux ou encore dauphins.

L’île de Crète

Une brillante civilisation a régné dans l’île de Crète, entre 3000 et 1000 environ avant J.-C. : c’est la civilisation minoenne. Les Crétois, habiles artisans, fabriquent des poteries décorées, cisèlent des bijoux, travaillent les métaux et connaissent la technique de la fresque, grâce à laquelle ils couvrent les murs de leurs palais de délicates peintures. Ils commercent avec l’Égypte et le Proche-Orient. Leur écriture, qui n’est pas du grec, a été nommée « linéaire A ». Nous ne savons pas la déchiffrer.

Le palais de Cnossos

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De bons marins

Les montagnes couvertes de chênes et de pins occupent une grande partie du territoire. Certaines sont volcaniques, et leurs éruptions sèment la mort. Au bas des pentes abruptes, ASIE MINEURE dans les petites plaines, les Grecs pratiquent l’agriculture et bâtissent leurs villes. Comme leur terre est très accidentée, ils voyagent plutôt par bateau. Pour se rendre dans les îles de la mer Égée ou dans les villes grecques d’Asie, c’est d’ailleurs le seul moyen de transport. Quand ils veulent passer rapidement de la Méditerranée à la mer Égée, ils font traverser à leurs bateaux, par voie de terre, l’isthme de Corinthe, bande de terre large de 5 km qui relie le Péloponnèse au reste de la Grèce. C’est grâce à leur sens de la navigation qu’ils peuvent aller fonder des colonies.

UN HÉRITAGE Nous pouvons toujours admirer de nombreux vestiges de temples et de théâtres grecs, par exemple à Athènes et à Olympie. Dans des musées comme le Louvre, à Paris, sont conservés vases peints et statues. Pour mieux connaître ces civilisations, nous pouvons aussi lire les œuvres des auteurs grecs, comme l’Iliade et l’Odyssée, d’Homère.

Mycènes

Les Achéens, venus du nord, supplantent la civilisation des Crétois tout en s’en inspirant. Au nord-est du Péloponnèse, ils fondent Mycènes, un royaume très puissant. Ils construisent des citadelles dont les murs très épais, faits d’énormes blocs de pierre, les protègent des assaillants. Ils fabriquent de superbes armes de bronze et écrivent déjà le grec (leur écriture a été baptisée « linéaire B » lorsqu’on l’a découverte, au début du XXe siècle). Leur civilisation s’éteint au XIe siècle avant J.-C.

Comment connaît-on les Grecs ?

Au XVe siècle, à la Renaissance, les savants européens ont redécouvert la culture grecque après une longue période d’oubli. Ils ont étudié leurs textes, leur architecture…

Les Grecs fondent des cités

Au cours des siècles qui suivent la chute de Mycènes, les Grecs s’organisent en petits territoires indépendants autour d’une ville : les cités. Ils en fondent en Grèce continentale, dans le Péloponnèse, sur les îles de la mer Égée, mais aussi sur les côtes d’Asie Mineure. Au VIIIe siècle, sans doute en quête de terres cultivables, certains partent fonder des colonies bien plus loin, sur le pourtour de la Méditerranée et du Pont-Euxin (actuelle mer Noire).

Des guerres incessantes

Au Ve et au IVe siècles avant J.-C., les cités prospèrent. Mais elles doivent bientôt affronter les Perses, qui tentent d’envahir la Grèce. Une fois l’ennemi repoussé, les cités ne connaissent pas de répit. Leur rivalité les pousse à se faire la guerre : Sparte, Thèbes et Athènes s’opposent longuement, ce qui les affaiblit.

Les conquêtes d’Alexandre le Grand

Profitant de ces divisions, Alexandre (356-323 avant J.-C.), roi de Macédoine, envahit toute la Grèce. Avec son armée, il conquiert ensuite la Perse, et pousse même jusqu’en Inde. Désormais, la Grèce n’est plus qu’une petite province dans l’empire d’Alexandre, mais sa civilisation rayonnera longtemps bien au-delà de son territoire. 3


LA DÉMOCRATIE À ATHÈNES Au V e siècle avant J.-C., Athènes présente une organisation politique originale : la démocratie. En effet, ce sont les citoyens, nés pour la plupart de parents athéniens, qui dirigent eux-mêmes les affaires publiques : ils se réunissent en assemblée pour voter les lois, et élisent des magistrats chargés de les faire appliquer. Les femmes, les enfants, les métèques (qui sont les étrangers) et les esclaves en sont exclus. Les métèques ne peuvent pas acheter de terre, ni épouser une citoyenne, mais ils ont le droit d’exercer un métier et d’avoir des esclaves.

Périclès

Les magistrats sont élus seulement pour 1 an : les Athéniens veulent éviter à tout prix qu’un homme puisse prendre seul le pouvoir. Le magistrat le plus connu est Périclès, un grand orateur du Ve siècle avant J.-C. Il a été réélu stratège, c’està-dire magistrat chargé de l’armée, chaque année pendant 15 ans. Il a perfectionné le fonctionnement de la démocratie et a imposé la domination d’Athènes sur les cités alliées, qui devaient lui verser un tribut (un impôt). C'est d'ailleurs ce tribut qui a permis la construction de très beaux monuments.


L’assemblée des citoyens

Des affiches indiquent quand aura lieu la prochaine réunion de l’ecclésia, l’assemblée des citoyens. Parfois, quand elle doit se réunir rapidement, des messagers l’annoncent à travers la ville en sonnant de la trompette. La cité verse une indemnité de présence à ceux qui s’y rendent. Grâce à cet argent, les citoyens pauvres peuvent se permettre de perdre une journée de travail. Certains préféreraient continuer à flâner sur l’agora. Mais les archers scythes, chargés de la police, rabattent les retardataires avec une corde enduite de peinture rouge. Ceux qui arrivent sur la colline de la Pnyx avec les vêtements tachés de rouge paient une amende. Mieux vaut être à l’heure !

Les citoyens écrivent sur un fragment de poterie le nom de celui qu’ils veulent frapper d’ostracisme (voir texte ci-dessous).

LES ESCLAVES Souvent issus de peuples vaincus, ils sont considérés comme des choses, et non comme des êtres humains. Leur propriétaire peut les battre, mais non les tuer. Les citoyens et les métèques vont les acheter sur le marché aux esclaves, qui a lieu une fois par mois. La cité possède elle aussi des esclaves, employés dans les mines d’argent, dans la police (les archers scythes)… Au Ve siècle avant J.-C., ils sont sans doute environ 300 000, alors que les gens libres sont au maximum 200 000 ! Il arrive que des patrons accordent la liberté à leurs esclaves : ils les affranchissent. Certains esclaves arrivent à acheter eux-mêmes leur liberté. Les affranchis ne participent pas au gouvernement de la cité.

La boulè et la justice

Il existe une seconde assemblée, qui s’appelle la boulè. Elle est constituée de 500 citoyens tirés au sort chaque année. C’est elle qui prépare les projets débattus ensuite par l’ecclésia. Pour juger les personnes accusées, il existe plusieurs tribunaux. Une fois par an, les citoyens peuvent aussi frapper d’ostracisme celui qui est soupçonné de vouloir le pouvoir pour lui seul : il est banni d’Athènes pour 10 ans, mais il n’est pas privé de sa fortune et peut aller habiter dans la cité de son choix.

Sur la Pnyx, colline située à l'ouest d'Athènes, les orateurs se succèdent. Ils ont un temps de parole limité. Lorsque l’eau de la clepsydre a fini de couler, ils doivent céder la place au suivant. Ensuite, les citoyens votent à main levée sur les projets de loi qui viennent d’être débattus.

La clepsydre sert à mesurer le temps. Quand toute l’eau s’est écoulée, le temps de parole de l’orateur est terminé.

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TA B L E D E S M AT I È R E S

LES GRECS À L'ANTIQUITÉ 2 LES CITÉS 4 LA DÉMOCRATIE À ATHÈNES 6 SPARTE 8 LES GUERRES 10 LE COMMERCE ET L’ARTISANAT 12 L’AGRICULTURE 14 LA VIE DE FAMILLE 16 LA RELIGION 18 LES JEUX OLYMPIQUES 20 LES ARTS 22 © 2020, FLEURUS ÉDITIONS 57, rue Gaston Tessier, CS 50061, 75166 Paris Cedex 19 www.fleuruseditions.com Direction : Guillaume Arnaud Direction éditoriale : Emmanuelle Braine Bonnaire Conception de la collection : Émilie Beaumont et Jack Delaroche Édition : Amandine Doubre Conception graphique : Éric Laurin sous la direction de création de Élisabeth Hébert Direction artistique : Bleuenn Auffret, assistée de Julien Di Giorgio Mise en page : Graph’M Direction de fabrication : Thierry Dubus Fabrication : Sabine Marioni Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, modifiée par la Loi n° 2011-525 du 17 mai 2011. Dépôt légal : août 2020 2e édition – N° d’édition : J20158 ISBN : 978-2-2151-5909-4 • MDS : 261600N1 Achevé d’imprimer en juillet 2020 en Italie Par LEGO S.p.A par l’intermédiaire d’Ercom


Crédits photographiques Fonds des pages : pixabay.com. Les images à découper sont des reprises d’images des pages intérieures.


MDS : 261600N1

7,95 € (France)


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