LES RAPACES
LA SAISON DES AMOURS
Les parades nuptiales renforcent les liens entre les partenaires et les incitent à se reproduire. Mais elles sont également destinées à évincer les intrus.
L’aigle peut avoir des petits dès l’âge de 4 ou 5 ans. C’est pendant la période de la reproduction qu’il est le plus facilement observable : quand il s’adonne aux parades nuptiales ou qu’il construit
Les parades nuptiales
Lorsque le mâle et la femelle se rencontrent, ils s’unissent pour la vie et font preuve d’une grande fidélité. Chaque couple possède un territoire de 40 à 160 km2, qui varie en fonction des ressources alimentaires. Pendant l’hiver, le mâle courtise la femelle, ce qui donne lieu à d’impressionnantes parades nuptiales aériennes. Le couple effectue soit un vol piqué au cours duquel celui qui vole le plus bas, généralement la femelle, se retourne sur le dos et tend les serres à son partenaire, soit un vol en « festons » pendant lequel le mâle descend et remonte alternativement.
Le rythme journalier du mâle
En dehors des moments où il chasse et où il parcourt son territoire pour le surveiller, le mâle se repose souvent et longtemps. Il relaie la femelle une fois par jour au nid, le temps qu’elle aille se nourrir.
Mâle
son nid. Après l’éclosion, un seul des deux aiglons parviendra généralement à survivre. Il restera sur le territoire de ses parents jusqu'à ce qu'ils se préparent à avoir d'autres petits. La femelle est plus grande que le mâle. Elle pèse 2 kg de plus que son compagnon.
La femelle est sur le dos et tend les serres au mâle avant de poursuivre son vol.
La ponte
La femelle pond généralement deux œufs, deux fois plus gros que des œufs de poule, à 3 ou 4 jours d’intervalle, entre début mars et début avril. La couvaison dure entre 43 et 45 jours. Elle est assurée par la femelle, dont la partie ventrale se dénude, permettant à la peau d’entrer en contact direct avec l’œuf.
Femelle
L’éclosion
Vers la fin du mois de mai, les œufs éclosent à quelques jours d’intervalle. À la naissance, les petits sont couverts d’un duvet entièrement blanc. Ils mesurent 15 cm et pèsent environ 50 g. Ils sont très malhabiles et ne peuvent ni se déplacer ni se nourrir seuls. Durant le premier mois, leur mère reste en permanence auprès d’eux et leur donne la becquée après avoir dépecé la chair des proies rapportées par le mâle.
L’aire
Quand il vient d’être construit, le nid, composé de brindilles, d’écorces et de branches sèches, mesure 30 à 40 cm d’épaisseur et 1 m de diamètre. Mais, au bout de plusieurs années, il peut atteindre 2 m de hauteur et autant de largeur. Les aires sont en effet régulièrement entretenues, étoffées et consolidées par le couple année après année.
Le couple d’aigles royaux dispose généralement de 2 à 7 nids appelés « aires », construits dans le domaine sur lequel il règne. Chaque année, il en choisit un dans lequel la femelle pond ses œufs. L’aire est souvent située dans une paroi rocheuse à l’abri du soleil et de la pluie ou sur une corniche à flanc de falaise, entre 250 et 2 000 m d’altitude. La nidification dans un arbre reste très rare. 6
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LA SAISON DES AMOURS
Les parades nuptiales renforcent les liens entre les partenaires et les incitent à se reproduire. Mais elles sont également destinées à évincer les intrus.
L’aigle peut avoir des petits dès l’âge de 4 ou 5 ans. C’est pendant la période de la reproduction qu’il est le plus facilement observable : quand il s’adonne aux parades nuptiales ou qu’il construit
Les parades nuptiales
Lorsque le mâle et la femelle se rencontrent, ils s’unissent pour la vie et font preuve d’une grande fidélité. Chaque couple possède un territoire de 40 à 160 km2, qui varie en fonction des ressources alimentaires. Pendant l’hiver, le mâle courtise la femelle, ce qui donne lieu à d’impressionnantes parades nuptiales aériennes. Le couple effectue soit un vol piqué au cours duquel celui qui vole le plus bas, généralement la femelle, se retourne sur le dos et tend les serres à son partenaire, soit un vol en « festons » pendant lequel le mâle descend et remonte alternativement.
Le rythme journalier du mâle
En dehors des moments où il chasse et où il parcourt son territoire pour le surveiller, le mâle se repose souvent et longtemps. Il relaie la femelle une fois par jour au nid, le temps qu’elle aille se nourrir.
Mâle
son nid. Après l’éclosion, un seul des deux aiglons parviendra généralement à survivre. Il restera sur le territoire de ses parents jusqu'à ce qu'ils se préparent à avoir d'autres petits. La femelle est plus grande que le mâle. Elle pèse 2 kg de plus que son compagnon.
La femelle est sur le dos et tend les serres au mâle avant de poursuivre son vol.
La ponte
La femelle pond généralement deux œufs, deux fois plus gros que des œufs de poule, à 3 ou 4 jours d’intervalle, entre début mars et début avril. La couvaison dure entre 43 et 45 jours. Elle est assurée par la femelle, dont la partie ventrale se dénude, permettant à la peau d’entrer en contact direct avec l’œuf.
Femelle
L’éclosion
Vers la fin du mois de mai, les œufs éclosent à quelques jours d’intervalle. À la naissance, les petits sont couverts d’un duvet entièrement blanc. Ils mesurent 15 cm et pèsent environ 50 g. Ils sont très malhabiles et ne peuvent ni se déplacer ni se nourrir seuls. Durant le premier mois, leur mère reste en permanence auprès d’eux et leur donne la becquée après avoir dépecé la chair des proies rapportées par le mâle.
L’aire
Quand il vient d’être construit, le nid, composé de brindilles, d’écorces et de branches sèches, mesure 30 à 40 cm d’épaisseur et 1 m de diamètre. Mais, au bout de plusieurs années, il peut atteindre 2 m de hauteur et autant de largeur. Les aires sont en effet régulièrement entretenues, étoffées et consolidées par le couple année après année.
Le couple d’aigles royaux dispose généralement de 2 à 7 nids appelés « aires », construits dans le domaine sur lequel il règne. Chaque année, il en choisit un dans lequel la femelle pond ses œufs. L’aire est souvent située dans une paroi rocheuse à l’abri du soleil et de la pluie ou sur une corniche à flanc de falaise, entre 250 et 2 000 m d’altitude. La nidification dans un arbre reste très rare. 6
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Au rang des dieux
DES RAPACES ET DES HOMMES
Dans beaucoup de civilisations, les rapaces étaient considérés comme des divinités. Zeus, le dieu grec du Ciel et maître des divinités, était accompagné d’un aigle, symbole de puissance. Athéna, sa fille, déesse de la Sagesse et de l’Intelligence, portait toujours sur l’épaule une petite chouette, la chevêche. La chouette était symbole d’intelligence et de sagesse. Horus, le dieu égyptien justicier, dont le nom signifie « celui qui est grand », était représenté avec une tête de faucon pèlerin à la vue si perçante que rien ne lui échappait. Sa mère, Isis, épouse d’Osiris, avait une coiffe en forme de vautour.
L’homme a toujours été fasciné par les rapaces. Autrefois, quelques-uns d’entre eux sont devenus des symboles de force, de puissance et de sagesse. Ils sont d’ailleurs présents dans toutes les mythologies et les religions. Beaucoup plus tard, ils ont été accusés de tous les maux, comme de voler le bétail et les enfants ou d’être les messagers d’esprits malfaisants. En outre, l’homme pratique l’art de
Les armoiries de Napoléon
UNE FIGURE EMBLÉMATIQUE
Le dieu Horus
la fauconnerie depuis des siècles. Un légionnaire romain
Un casque, le chaperon, dissimule les yeux du faucon pour l’empêcher d’avoir peur, quand il est transporté.
Le grand sceau des États-Unis
De tout temps, les hommes ont fait de l’aigle un symbole de conquête. Il fut ainsi le symbole guerrier des légions romaines, puis, plus tard, des empereurs germaniques, de Napoléon et des tsars russes. Plusieurs pays, dont la Pologne, l’Espagne, la Russie et le Mexique, présentent un aigle sur leurs blasons. À la fin du XVIIIe siècle, les États-Unis ont choisi le pygargue à tête blanche comme emblème national, car ce rapace représente la force et l’indépendance.
La fauconnerie : de nouvelles utilités
Scène de chasse : le rapace part capturer sa proie. Lithographie datant de 1880.
L’art de la fauconnerie est encore employé dans le cadre de spectacles dans des parcs d’attractions ou bien pour effaroucher certains oiseaux considérés comme nuisibles, tels que les pigeons. On trouve aussi des fauconniers dans les aéroports, où ils se servent de rapaces pour effrayer les oiseaux migrateurs qui pourraient entrer en collision avec des avions.
Les rapaces en danger La fauconnerie : art de la chasse
L’art de la fauconnerie est l’un des modes de chasse les plus anciens. Il est né en Orient, puis est devenu une des grandes passions de la noblesse européenne à partir du V e siècle. Cette pratique consiste à dresser un rapace à capturer une proie, puis à la céder à l’homme. Le fauconnier récompense l’animal en lui donnant de la nourriture. Les principaux oiseaux de proie concernés sont les faucons, les éperviers et les vautours, rapaces proches des éperviers. Aujourd’hui, l’art de la fauconnerie ne se pratique plus vraiment dans le cadre de la chasse. Il a progressivement disparu avec le développement des armes à feu. 22
Considérés comme porteurs de tous les maux, les rapaces ont été beaucoup chassés et persécutés depuis plus de deux siècles. Ils le sont encore dans certains pays, où la déforestation, la modification de leur environnement naturel et la multiplication des lignes électriques contribuent encore à menacer leur existence. En outre, le braconnage et le pillage des nids pour récupérer des œufs et des jeunes persistent. Par ailleurs, l’emploi des pesticides a failli faire disparaître plusieurs espèces de rapaces et bien d’autres oiseaux. 23
Au rang des dieux
DES RAPACES ET DES HOMMES
Dans beaucoup de civilisations, les rapaces étaient considérés comme des divinités. Zeus, le dieu grec du Ciel et maître des divinités, était accompagné d’un aigle, symbole de puissance. Athéna, sa fille, déesse de la Sagesse et de l’Intelligence, portait toujours sur l’épaule une petite chouette, la chevêche. La chouette était symbole d’intelligence et de sagesse. Horus, le dieu égyptien justicier, dont le nom signifie « celui qui est grand », était représenté avec une tête de faucon pèlerin à la vue si perçante que rien ne lui échappait. Sa mère, Isis, épouse d’Osiris, avait une coiffe en forme de vautour.
L’homme a toujours été fasciné par les rapaces. Autrefois, quelques-uns d’entre eux sont devenus des symboles de force, de puissance et de sagesse. Ils sont d’ailleurs présents dans toutes les mythologies et les religions. Beaucoup plus tard, ils ont été accusés de tous les maux, comme de voler le bétail et les enfants ou d’être les messagers d’esprits malfaisants. En outre, l’homme pratique l’art de
Les armoiries de Napoléon
UNE FIGURE EMBLÉMATIQUE
Le dieu Horus
la fauconnerie depuis des siècles. Un légionnaire romain
Un casque, le chaperon, dissimule les yeux du faucon pour l’empêcher d’avoir peur, quand il est transporté.
Le grand sceau des États-Unis
De tout temps, les hommes ont fait de l’aigle un symbole de conquête. Il fut ainsi le symbole guerrier des légions romaines, puis, plus tard, des empereurs germaniques, de Napoléon et des tsars russes. Plusieurs pays, dont la Pologne, l’Espagne, la Russie et le Mexique, présentent un aigle sur leurs blasons. À la fin du XVIIIe siècle, les États-Unis ont choisi le pygargue à tête blanche comme emblème national, car ce rapace représente la force et l’indépendance.
La fauconnerie : de nouvelles utilités
Scène de chasse : le rapace part capturer sa proie. Lithographie datant de 1880.
L’art de la fauconnerie est encore employé dans le cadre de spectacles dans des parcs d’attractions ou bien pour effaroucher certains oiseaux considérés comme nuisibles, tels que les pigeons. On trouve aussi des fauconniers dans les aéroports, où ils se servent de rapaces pour effrayer les oiseaux migrateurs qui pourraient entrer en collision avec des avions.
Les rapaces en danger La fauconnerie : art de la chasse
L’art de la fauconnerie est l’un des modes de chasse les plus anciens. Il est né en Orient, puis est devenu une des grandes passions de la noblesse européenne à partir du V e siècle. Cette pratique consiste à dresser un rapace à capturer une proie, puis à la céder à l’homme. Le fauconnier récompense l’animal en lui donnant de la nourriture. Les principaux oiseaux de proie concernés sont les faucons, les éperviers et les vautours, rapaces proches des éperviers. Aujourd’hui, l’art de la fauconnerie ne se pratique plus vraiment dans le cadre de la chasse. Il a progressivement disparu avec le développement des armes à feu. 22
Considérés comme porteurs de tous les maux, les rapaces ont été beaucoup chassés et persécutés depuis plus de deux siècles. Ils le sont encore dans certains pays, où la déforestation, la modification de leur environnement naturel et la multiplication des lignes électriques contribuent encore à menacer leur existence. En outre, le braconnage et le pillage des nids pour récupérer des œufs et des jeunes persistent. Par ailleurs, l’emploi des pesticides a failli faire disparaître plusieurs espèces de rapaces et bien d’autres oiseaux. 23
TA B L E D E S M AT I È R E S
L’AIGLE ROYAL 2 LA SAISON DES AMOURS 6 LES PETITS 8 LES AIGLES ET LEURS COUSINS 10 LES VAUTOURS 12 LES FAUCONS 16 LES CHOUETTES ET LES HIBOUX 18 LA CHOUETTE EFFRAIE 20 DES RAPACES ET DES HOMMES 22
© 2020, FLEURUS ÉDITIONS 57, rue Gaston Tessier, CS 50061, 75166 Paris Cedex 19 www.fleuruseditions.com Direction : Guillaume Arnaud Direction éditoriale : Emmanuelle Braine Bonnaire Conception de la collection : Émilie Beaumont et Jack Delaroche Édition : Amandine Doubre Conception graphique : Éric Laurin sous la direction de création de Élisabeth Hébert Direction artistique : Bleuenn Auffret, assistée de Julien Di Giorgio Mise en page : Graph’M Direction de fabrication : Thierry Dubus Fabrication : Axelle Hosten Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, modifiée par la Loi n° 2011-525 du 17 mai 2011. Dépôt légal : août 2020 2e édition – N° d’édition : J20158 ISBN : 978-2151-5846-2 • MDS : 660378N1 Achevé d’imprimer en juillet 2020 en Italie Par LEGO S.p.A par l’intermédiaire d’Ercom
Crédits photographiques Fonds des pages : pixabay.com. Page 22 : Lithographie © DR. Page 23 : Fauconnerie © DR. Les images à découper sont des reprises d’images des pages intérieures.
TA B L E D E S M AT I È R E S
L’AIGLE ROYAL 2 LA SAISON DES AMOURS 6 LES PETITS 8 LES AIGLES ET LEURS COUSINS 10 LES VAUTOURS 12 LES FAUCONS 16 LES CHOUETTES ET LES HIBOUX 18 LA CHOUETTE EFFRAIE 20 DES RAPACES ET DES HOMMES 22
© 2020, FLEURUS ÉDITIONS 57, rue Gaston Tessier, CS 50061, 75166 Paris Cedex 19 www.fleuruseditions.com Direction : Guillaume Arnaud Direction éditoriale : Emmanuelle Braine Bonnaire Conception de la collection : Émilie Beaumont et Jack Delaroche Édition : Amandine Doubre Conception graphique : Éric Laurin sous la direction de création de Élisabeth Hébert Direction artistique : Bleuenn Auffret, assistée de Julien Di Giorgio Mise en page : Graph’M Direction de fabrication : Thierry Dubus Fabrication : Axelle Hosten Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, modifiée par la Loi n° 2011-525 du 17 mai 2011. Dépôt légal : août 2020 2e édition – N° d’édition : J20158 ISBN : 978-2151-5846-2 • MDS : 660378N1 Achevé d’imprimer en juillet 2020 en Italie Par LEGO S.p.A par l’intermédiaire d’Ercom
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MDS : 660378N1
7,95 € (France)