ROUTES DE L’HISTOIRE
c a rt e géograp h
À PARTIR DE 10 ANS
Ch. Causse • Ph. Vallette • L. Stefano
10 GRANDES EXPLORATIONS
10 GRANDES
Exploration du Pacifique par les peuples océaniens, découverte de l’Amérique, périples autour du monde de quelques audacieux, recherche des sources du Nil, expédition dans la jungle amazonienne, conquête de l’Arctique et de l’Antarctique, plongée dans les abysses ou voyage aux confins de l’univers : 10 grandes explorations, de l’Antiquité à aujourd’hui, qui ont permis de connaître notre planète mais aussi les hommes qui la peuplent, sont ici racontées.
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présenta ti de l’expl on oration et des e xplorat eurs
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10 GRANDES EXPLORATIONS 10 cartes pour tout comprendre
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50 TTC 14
À PARTIR DE 10 ANS
MDS : 592684
www.fleuruseditions.com
18/12/2017 17:39
Textes : Christine Causse et Philippe Vallette Cartes et illustrations : Laurent Stefano Direction : Guillaume Arnaud, Guillaume Pô Direction éditoriale : Emmanuelle Braine Bonnaire Édition : Danielle Védrinelle Direction artistique : Élisabeth Hebert, Bleuenn Auffret Mise en page : Elfried Werner Fabrication : Thierry Dubus, Sabine Marioni L’éditeur remercie vivement Anne Le Marois et Viviane Magnin pour leur aide précieuse. © 2018 Fleurus Éditions Dépôt légal : avril 2018 ISBN : 9782215137634 MDS : 592684 N° d’édition : J18048 1re édition Achevé d’imprimer en février 2018 sur les presses de l’imprimerie Toppan Leefung, Chine. Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse.
Ch. Causse • Ph. Vallette • L. Stefano
10 GRANDES EXPLORATIONS 10 cartes pour tout comprendre
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XVIIIE SIÈCLE XXE SIÈCLE
XIXE SIÈCLE
XIXE SIÈCLE
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IIIE AVANT J.-C. – XVE SIÈCLE
Le c
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sommaire À du la d Pa éco cifi uv qu ert e e
3000 AVANT J.-C.
3000 avant J.-C.
À LA DÉCOUVERTE DU PACIFIQUE rendre osité, la soif d'app ri cu la ar p é ss u ècles, zon, po . Au cours des si , au-delà de l'hori é it in n lo a s m lu u p l'h ir r vo u r o Alle s teur p ignées ou les plu ujours été un mo lo é to s a , lu te p ê s u le q n s ri co p ou de y com s uru les terres me lancé vers le o ê rc m a p st e si s' in il a t e a s e n s océa l'homm mers, le fond de s le i ss u a is a m hostiles t étoiles. s humaines et on té au n u m m co e es entr la technologie. source d'échang e té d é t t e n o re s u n lt o ti cu ri ra e l'ag Ces explo es à du commerce, d t n e m e ntre nous sont lié p p 'e d lo n ve é cu a d ch le e is d rm re pe la cultu la nationalité et , e vi la i, u 'h rd u Aujo histoire. ieux cette incroyable aissances et de m n n co s o n r e ss progre e la it aujourd'hui qu t permis de faire n sa o é it rs n u a te m ra u h lo L' . xp Les e lanète é nnement de la p et que l'humanit , io le ct b n ra fo é le ln vu re , d n n o évoluti compre i, en perpétuelle n fi e d n o res. m n u Terre est générations futu s le r u o p le b a it r hab doit la conserve
ilippe Vallette
et Ph Christine Causse
3000 ans avant J.-C., les ancêtres des Océaniens quittent les îles proches de la Papouasie-Nouvelle Guinée à bord de radeaux à voile et s’élancent vers l’est pour explorer le plus grand et le plus profond océan du monde, le Pacifique. Ils ne le savent pas encore mais, devant eux, s’étend une immensité liquide qui couvre un tiers de la surface de la planète, parsemée de milliers d’îles éparpillées dans les eaux bleues, telles les perles d’un collier brisé. Pour affronter la haute mer, ces peuples de marins construisent des pirogues à double coque, propulsées à l’aide d’une voile et de pagaies. Chaque pirogue embarque une cinquantaine de passagers et plusieurs voyagent ensemble. C’est donc plusieurs centaines de personnes qui se déplacent d’île en île, toujours plus loin vers l’est. L’aventure est pourtant à haut risque : les embarcations légères, entraînées par les courants, doivent affronter des vents contraires et de redoutables tempêtes. Chaque fois qu’ils découvrent une île ou un archipel, ces voyageurs s’y installent, y plantent des semences et y élèvent des animaux. D’une île à l’autre, ils s’échangent des denrées, établissant ainsi des relations sociales et économiques. Au cours du temps, ces communautés créent de puissants royaumes, comme celui des Tonga ou des Samoa. Et lorsque la communauté devient trop importante pour vivre sur les ressources naturelles d'une île, une partie de la population repart en expédition pour en peupler de nouvelles. Cette incroyable épopée se déroule en plusieurs étapes. Les Océaniens vont accoster les îles Salomon vers 1500 avant J.-C., puis les Fidji. Ils arrivent aux Samoa environ cinq siècles plus tard et se dirigent ensuite vers les Tonga, et les Marquises où ils parviennent en 200 avant J.-C. De là, ils peuplent peu à peu toutes les îles de la Société. Des expéditions se dirigent au nord, vers Hawaï, et accostent l’île de Pâques. D’autres redescendent vers le sud-ouest et gagnent la Nouvelle-Zélande vers l’an 1000. Plus de trois millénaires d’exploration !
3000 avant J.-C.
À LA DÉCOUVERTE DU PACIFIQUE rendre osité, la soif d'app ri cu la ar p é ss u ècles, zon, po . Au cours des si , au-delà de l'hori é it in n lo a s m lu u p l'h ir r vo u r o Alle s teur p ignées ou les plu ujours été un mo lo é to s a , lu te p ê s u le q n s ri co p ou de y com s uru les terres me lancé vers le o ê rc m a p st e si s' in il a t e a s e n s océa l'homm mers, le fond de s le i ss u a is a m hostiles t étoiles. s humaines et on té au n u m m co e es entr la technologie. source d'échang e té d é t t e n o re s u n lt o ti cu ri ra e l'ag Ces explo es à du commerce, d t n e m e ntre nous sont lié p p 'e d lo n ve é cu a d ch le e is d rm re pe la cultu la nationalité et , e vi la i, u 'h rd u Aujo histoire. ieux cette incroyable aissances et de m n n co s o n r e ss progre e la it aujourd'hui qu t permis de faire n sa o é it rs n u a te m ra u h lo L' . xp Les e lanète é nnement de la p et que l'humanit , io le ct b n ra fo é le ln vu re , d n n o évoluti compre i, en perpétuelle n fi e d n o res. m n u Terre est générations futu s le r u o p le b a it r hab doit la conserve
ilippe Vallette
et Ph Christine Causse
3000 ans avant J.-C., les ancêtres des Océaniens quittent les îles proches de la Papouasie-Nouvelle Guinée à bord de radeaux à voile et s’élancent vers l’est pour explorer le plus grand et le plus profond océan du monde, le Pacifique. Ils ne le savent pas encore mais, devant eux, s’étend une immensité liquide qui couvre un tiers de la surface de la planète, parsemée de milliers d’îles éparpillées dans les eaux bleues, telles les perles d’un collier brisé. Pour affronter la haute mer, ces peuples de marins construisent des pirogues à double coque, propulsées à l’aide d’une voile et de pagaies. Chaque pirogue embarque une cinquantaine de passagers et plusieurs voyagent ensemble. C’est donc plusieurs centaines de personnes qui se déplacent d’île en île, toujours plus loin vers l’est. L’aventure est pourtant à haut risque : les embarcations légères, entraînées par les courants, doivent affronter des vents contraires et de redoutables tempêtes. Chaque fois qu’ils découvrent une île ou un archipel, ces voyageurs s’y installent, y plantent des semences et y élèvent des animaux. D’une île à l’autre, ils s’échangent des denrées, établissant ainsi des relations sociales et économiques. Au cours du temps, ces communautés créent de puissants royaumes, comme celui des Tonga ou des Samoa. Et lorsque la communauté devient trop importante pour vivre sur les ressources naturelles d'une île, une partie de la population repart en expédition pour en peupler de nouvelles. Cette incroyable épopée se déroule en plusieurs étapes. Les Océaniens vont accoster les îles Salomon vers 1500 avant J.-C., puis les Fidji. Ils arrivent aux Samoa environ cinq siècles plus tard et se dirigent ensuite vers les Tonga, et les Marquises où ils parviennent en 200 avant J.-C. De là, ils peuplent peu à peu toutes les îles de la Société. Des expéditions se dirigent au nord, vers Hawaï, et accostent l’île de Pâques. D’autres redescendent vers le sud-ouest et gagnent la Nouvelle-Zélande vers l’an 1000. Plus de trois millénaires d’exploration !
JAPON
Une embarcation bien chargée
Environ cinquante personnes embarquent sur une pirogue, avec toutes les ressources nécessaires pour s’installer sur une île déserte. Si la mer leur offre poissons, tortues marines et coquillages, les Océaniens cultivent aussi la terre pour avoir des légumes et des fruits. Ils embarquent donc des semences et plantent des arbres à pain, du taro, des ignames, des cocotiers ou des bananiers. Ils emmènent aussi des animaux (poulets, porcs et même chiens).
Les peuples du Pacifique, les Lapita, fabriquent des céramiques à base d’argile aux motifs complexes. Leur forme et leur décoration, faite de points et de dessins géométriques, sont caractéristiques. C’est en les datant que l’on a pu reconstituer les voyages des premiers navigateurs partis de Papouasie. D’autres éléments comme les techniques traditionnelles de construction et de pêche démontrent l’unité culturelle qui existe entre ces peuples. Mais on ne sait pas encore si les Lapita sont les ancêtres de tous les Océaniens (Polynésiens, Mélanésiens et Micronésiens) ?
Naviguer avec les étoiles
Les ancêtres des Océaniens sont de fins navigateurs. Ils mémorisent la position de certaines étoiles remarquables afin de se repérer sur des « chemins d’étoiles ». Ils évaluent leur vitesse et les trajets effectués en tenant compte des vents, des courants et de la position du soleil. Même sans carte, ils repérent une terre de loin, à la présence de certains oiseaux de mer, à la couleur des fonds marins, aux débris provenant de la terre. Ils recherchent aussi les nuages qui se forment sur les îles par évaporation de l’eau douce.
Sur les traces des premiers navigateurs
Les spécialistes ont longtemps mis en doute la capacité des ancêtres des Polynésiens à effectuer de si périlleux voyages sans carte ni système de navigation, et sur des navires
tite lampe « Si la nuit nous sortions la pe ts de toutes à pétrole, des poissons volan précipitaient tailles, attirés par la lumière, se fois, il nous au-dessus du radeau. Plus d’une de vigoureux arriva d’entendre une explosion sur le pont langage quand l’un d’entre nous s’y attendre, recevait en pleine figure, sans ds de mets un froid poisson […] Un riche fon voie des airs. délicieux nous arrivait ainsi par la t rôti. Nous Le poisson remplaçait le poule jeuner […] » les faisions frire pour le petit dé
Thor Heyerdahl, Expédition du Kon Tiki, 1948
Philippines
00
25
La culture Lapita
Océan Pacifique
CHINE
av.
J.-C.
Bornéo Nouvelle-Guinée
INDONÉSIE
construits avec de simples outils de pierre, de bois ou de nacre. En 1947, le Norvégien Thor Heyerdahl, convaincu que le peuplement du Pacifique s’est fait à partir de l’Amérique, construit un radeau en balsa et en bambou, le Kon Tiki. Parti de la côte péruvienne, il s’échoue sur un atoll des Tuamotu après 101 journées de navigation.
150
0 av. J.-C.
L’île de Pâques
Nouvelle-Calédonie
Entre l’an 400 et 1200, les Océaniens débarquent sur l’île de Pâques, ou Rapa Nui. Située à plus de 2 000 kilomètres de l’île de Pitcairn (l’île la plus proche), c’est l’une des terres les plus isolées de la planète. Les premiers habitants taillent d’immenses colosses de pierre, les moai. Près de 900 statues, d’environ 4 mètres de haut, tournent le dos à l’océan. Au XVIe ou au XVIIe siècle, leur construction cesse, sans doute à cause de la surexploitation des fôrets ou d’un évènement climatique extrême.
AUSTRALIE
Aujourd'hui Le 28 mai 2016, la goélette scientifique Tara part effectuer une grande expédition dans l’océan Pacifique. Pendant plus de deux ans, elle va le sillonner sur près de 100 000 kilomètres, allant d’île en île. À son bord se trouve des scientifiques de différentes disciplines. Leur but : étudier les récifs coralliens et les impacts du changement climatique, comme l'élévation du niveau de la mer qui pourrait obliger certains habitants à quitter leur île.
Îles Salomon
Tasmanie
Les pirogues
Avec leur double coque, les pirogues utilisées par les Océaniens ressemblent à des catamarans de 15 à 20 mètres de long (30 mètres pour les plus grandes). Deux pirogues, creusées chacune dans un tronc d’arbre, sont reliées entre elles par une plateforme qui constitue le « pont ». La double coque permet d’avoir une bonne stabilité sur l’eau et de ne pas couler.
Sur le pont se dresse le mât et sa grande voile en feuilles de palmier. Les cordages sont fabriqués avec de la fibre de coco tressée. Parfois, pour protéger les passagers de la pluie et des embruns, des abris y sont aménagés.
CHRONOLOGIE 3000 av. J.-C. à 1000 ap. Peuplement du Pacifique.
6 avril 1722 Le jour de Pâques, Jacob Roggeveen accoste sur Rapa Nui qu’il baptise « île de Pâques ».
1768 Louis-Antoine de Bougainville, explorateur français, explore Tahiti.
JAPON
Une embarcation bien chargée
Environ cinquante personnes embarquent sur une pirogue, avec toutes les ressources nécessaires pour s’installer sur une île déserte. Si la mer leur offre poissons, tortues marines et coquillages, les Océaniens cultivent aussi la terre pour avoir des légumes et des fruits. Ils embarquent donc des semences et plantent des arbres à pain, du taro, des ignames, des cocotiers ou des bananiers. Ils emmènent aussi des animaux (poulets, porcs et même chiens).
Les peuples du Pacifique, les Lapita, fabriquent des céramiques à base d’argile aux motifs complexes. Leur forme et leur décoration, faite de points et de dessins géométriques, sont caractéristiques. C’est en les datant que l’on a pu reconstituer les voyages des premiers navigateurs partis de Papouasie. D’autres éléments comme les techniques traditionnelles de construction et de pêche démontrent l’unité culturelle qui existe entre ces peuples. Mais on ne sait pas encore si les Lapita sont les ancêtres de tous les Océaniens (Polynésiens, Mélanésiens et Micronésiens) ?
Naviguer avec les étoiles
Les ancêtres des Océaniens sont de fins navigateurs. Ils mémorisent la position de certaines étoiles remarquables afin de se repérer sur des « chemins d’étoiles ». Ils évaluent leur vitesse et les trajets effectués en tenant compte des vents, des courants et de la position du soleil. Même sans carte, ils repérent une terre de loin, à la présence de certains oiseaux de mer, à la couleur des fonds marins, aux débris provenant de la terre. Ils recherchent aussi les nuages qui se forment sur les îles par évaporation de l’eau douce.
Sur les traces des premiers navigateurs
Les spécialistes ont longtemps mis en doute la capacité des ancêtres des Polynésiens à effectuer de si périlleux voyages sans carte ni système de navigation, et sur des navires
tite lampe « Si la nuit nous sortions la pe ts de toutes à pétrole, des poissons volan précipitaient tailles, attirés par la lumière, se fois, il nous au-dessus du radeau. Plus d’une de vigoureux arriva d’entendre une explosion sur le pont langage quand l’un d’entre nous s’y attendre, recevait en pleine figure, sans ds de mets un froid poisson […] Un riche fon voie des airs. délicieux nous arrivait ainsi par la t rôti. Nous Le poisson remplaçait le poule jeuner […] » les faisions frire pour le petit dé
Thor Heyerdahl, Expédition du Kon Tiki, 1948
Philippines
00
25
La culture Lapita
Océan Pacifique
CHINE
av.
J.-C.
Bornéo Nouvelle-Guinée
INDONÉSIE
construits avec de simples outils de pierre, de bois ou de nacre. En 1947, le Norvégien Thor Heyerdahl, convaincu que le peuplement du Pacifique s’est fait à partir de l’Amérique, construit un radeau en balsa et en bambou, le Kon Tiki. Parti de la côte péruvienne, il s’échoue sur un atoll des Tuamotu après 101 journées de navigation.
150
0 av. J.-C.
L’île de Pâques
Nouvelle-Calédonie
Entre l’an 400 et 1200, les Océaniens débarquent sur l’île de Pâques, ou Rapa Nui. Située à plus de 2 000 kilomètres de l’île de Pitcairn (l’île la plus proche), c’est l’une des terres les plus isolées de la planète. Les premiers habitants taillent d’immenses colosses de pierre, les moai. Près de 900 statues, d’environ 4 mètres de haut, tournent le dos à l’océan. Au XVIe ou au XVIIe siècle, leur construction cesse, sans doute à cause de la surexploitation des fôrets ou d’un évènement climatique extrême.
AUSTRALIE
Aujourd'hui Le 28 mai 2016, la goélette scientifique Tara part effectuer une grande expédition dans l’océan Pacifique. Pendant plus de deux ans, elle va le sillonner sur près de 100 000 kilomètres, allant d’île en île. À son bord se trouve des scientifiques de différentes disciplines. Leur but : étudier les récifs coralliens et les impacts du changement climatique, comme l'élévation du niveau de la mer qui pourrait obliger certains habitants à quitter leur île.
Îles Salomon
Tasmanie
Les pirogues
Avec leur double coque, les pirogues utilisées par les Océaniens ressemblent à des catamarans de 15 à 20 mètres de long (30 mètres pour les plus grandes). Deux pirogues, creusées chacune dans un tronc d’arbre, sont reliées entre elles par une plateforme qui constitue le « pont ». La double coque permet d’avoir une bonne stabilité sur l’eau et de ne pas couler.
Sur le pont se dresse le mât et sa grande voile en feuilles de palmier. Les cordages sont fabriqués avec de la fibre de coco tressée. Parfois, pour protéger les passagers de la pluie et des embruns, des abris y sont aménagés.
CHRONOLOGIE 3000 av. J.-C. à 1000 ap. Peuplement du Pacifique.
6 avril 1722 Le jour de Pâques, Jacob Roggeveen accoste sur Rapa Nui qu’il baptise « île de Pâques ».
1768 Louis-Antoine de Bougainville, explorateur français, explore Tahiti.
AMÉRIQUE DU NORD
LA CHINE EXPLORE LE MONDE
Hawaï Océaniens trajet des peuples océaniens
400
date
ap
.J
.-C
Samoa
Fidji
Îles Marquises
40
Îles de la Société Tonga
.
.-C .J ap
00
10
1788 L’Anglais James Cook explore l’archipel d’Hawaï qu’il baptise ‹‹ îles Sandwich ››. Il y meurt, tué par des autochtones.
0a
p.
J.-C
.
Île de Pâques
NOUVELLEZÉLANDE
1778
date d'arrivée
.
C. v. J.a 200
1826 Jean-François de La Pérouse disparaît au large de l’île de Vanikoro (archipel des Salomon).
Jules Dumont d’Urville explore la Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Zélande et les îles Fidji.
IIIe avant J.-C. – XVe siècle
En 219 et en 210 avant J.-C., Qin Shi Huangdi, premier empereur de Chine, envoie le moine navigateur Xu Fu sur la mer avec une flotte d’environ soixante jonques et des milliers de passagers. Xu Fu doit diffuser la parole bouddhiste et établir des colonies dans les îles au large de la Chine. Il doit aussi découvrir le secret de l’immortalité évoqué dans les légendes anciennes. Mais Xu Fu disparaît au cours de sa seconde expédition. Certains pensent qu’il a atteint le Japon où il s’est installé, y important son savoir des médecines traditionnelles chinoises. Aujourd’hui, de nombreuses statues le célèbrent dans l’archipel nippon. Au XVe siècle, avec Zheng He, s’ouvre une nouvelle page de l’exploration chinoise. Né en 1371 dans une famille musulmane du sud-ouest de la Chine alors dominé par les Mongols, Zheng He est fait prisonnier à l’âge de 10 ans. Il est alors castré, condition exigée pour pénétrer à la cour impériale, et entre au service du prince Zhu Di. Au fil des ans, il noue des liens avec lui, gagne sa confiance et acquiert de nombreuses connaissances. En 1405, le prince devenu l’empereur Yong Le le nomme amiral de la flotte impériale. Zheng He quitte la Chine avec environ 300 navires et 30 000 hommes. Sa mission est d’établir des échanges commerciaux et diplomatiques, de faire connaître son pays et d’affirmer la puissance de l’Empereur à l’étranger. Il accoste à Java, au Vietnam, en Thaïlande, à Bornéo... En 1409, sa troisième expédition le mène en Inde. À son retour, il affronte le roi Yalikunair de Ceylan et gagne la bataille. En 1413, Zheng He part pour l’Afrique et remonte le golfe persique. En 1418, il longe la côte est africaine et double le Cap de Bonne-Espérance soixante-treize ans avant le Portugais Bartolomeu Dias ! Pendant vingt-huit ans, la flotte de l’Empereur sillonne les mers du Sud, parcourant plus de 30 000 kilomètres. En sept grands voyages d’exploration, Zheng noue des liens avec les souverains d’une quarantaine de pays, et fait rayonner la Chine dans une grande partie du monde.
AMÉRIQUE DU NORD
LA CHINE EXPLORE LE MONDE
Hawaï Océaniens trajet des peuples océaniens
400
date
ap
.J
.-C
Samoa
Fidji
Îles Marquises
40
Îles de la Société Tonga
.
.-C .J ap
00
10
1788 L’Anglais James Cook explore l’archipel d’Hawaï qu’il baptise ‹‹ îles Sandwich ››. Il y meurt, tué par des autochtones.
0a
p.
J.-C
.
Île de Pâques
NOUVELLEZÉLANDE
1778
date d'arrivée
.
C. v. J.a 200
1826 Jean-François de La Pérouse disparaît au large de l’île de Vanikoro (archipel des Salomon).
Jules Dumont d’Urville explore la Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Zélande et les îles Fidji.
IIIe avant J.-C. – XVe siècle
En 219 et en 210 avant J.-C., Qin Shi Huangdi, premier empereur de Chine, envoie le moine navigateur Xu Fu sur la mer avec une flotte d’environ soixante jonques et des milliers de passagers. Xu Fu doit diffuser la parole bouddhiste et établir des colonies dans les îles au large de la Chine. Il doit aussi découvrir le secret de l’immortalité évoqué dans les légendes anciennes. Mais Xu Fu disparaît au cours de sa seconde expédition. Certains pensent qu’il a atteint le Japon où il s’est installé, y important son savoir des médecines traditionnelles chinoises. Aujourd’hui, de nombreuses statues le célèbrent dans l’archipel nippon. Au XVe siècle, avec Zheng He, s’ouvre une nouvelle page de l’exploration chinoise. Né en 1371 dans une famille musulmane du sud-ouest de la Chine alors dominé par les Mongols, Zheng He est fait prisonnier à l’âge de 10 ans. Il est alors castré, condition exigée pour pénétrer à la cour impériale, et entre au service du prince Zhu Di. Au fil des ans, il noue des liens avec lui, gagne sa confiance et acquiert de nombreuses connaissances. En 1405, le prince devenu l’empereur Yong Le le nomme amiral de la flotte impériale. Zheng He quitte la Chine avec environ 300 navires et 30 000 hommes. Sa mission est d’établir des échanges commerciaux et diplomatiques, de faire connaître son pays et d’affirmer la puissance de l’Empereur à l’étranger. Il accoste à Java, au Vietnam, en Thaïlande, à Bornéo... En 1409, sa troisième expédition le mène en Inde. À son retour, il affronte le roi Yalikunair de Ceylan et gagne la bataille. En 1413, Zheng He part pour l’Afrique et remonte le golfe persique. En 1418, il longe la côte est africaine et double le Cap de Bonne-Espérance soixante-treize ans avant le Portugais Bartolomeu Dias ! Pendant vingt-huit ans, la flotte de l’Empereur sillonne les mers du Sud, parcourant plus de 30 000 kilomètres. En sept grands voyages d’exploration, Zheng noue des liens avec les souverains d’une quarantaine de pays, et fait rayonner la Chine dans une grande partie du monde.
Le secret de l’immortalité
Une légende chinoise raconte que sur trois îles montagneuses poussent des plantes qui permettent d’accéder à l’immortalité. Dans ces îles mystérieuses, où la souffrance et l’hiver n’existent pas, vit un sage âgé de plus de 1000 ans qui connaît le secret de la vie éternelle. L’Empereur Qin Shi Huangdi charge le moine Xu Fu de trouver ces trois îles et de lui rapporter ces plantes extraordinaires. Mais la tâche est difficile. Au retour de sa première expédition, Xu Fu explique qu’il a dû affronter un dragon et qu’il a été attaqué par des requins. L’Empereur le renvoie sur la mer accompagné d’archers, mais meurt l’année suivante sans avoir pu goûter à l’élixir magique. Quant à Xu Fu et à sa flotte, ils ne reviendront jamais en Chine.
Des bateaux trésors
La Chine maîtrise l’art de la construction navale. Les jonques sont en bois et équipées d’un gouvernail. La coque, à plusieurs épaisseurs, est composée de compartiments étanches pour limiter les risques de naufrage. Les jonques comportent plusieurs mats équipés de voiles en coton tendues sur des lattes en bambou. Les navires de Zheng He atteignent la taille de 50 à 60 mètres de long (les caravelles de Colomb mesurent 30 mètres !) et embarquent des centaines d’hommes. Ils sont surnommés « bateaux trésors » car ils transportent d’innombrables cadeaux (chevaux, bétail, mais aussi porcelaine, tissus précieux…) destinés aux suzerains et dignitaires que Zheng He rencontrera au cours de ses voyages.
Le commerce et l’essor de la Chine
Les contacts avec de lointains pays sont l’occasion d’échanges commerciaux et culturels qui marquent la civilisation chinoise. Sous le règne de Qin, les Chinois importent des épices, du verre ou de la laine d’Inde et d’Asie. Au IIe siècle avant J.-C., Zhang Qian, un émissaire de l’Empereur, parcourt l’Asie centrale et la Mongolie avec des caravanes chargées de soie
és de tortues « Les rivages de la mer sont habit blesser les et de dragons capables de quatre pieds hommes. Ce dragon a trois ou corps qui est de haut, il a quatre pattes et un s. Il a une complètement couvert d’écaille s, une tête rangée d'épines le long du do aptées pour de dragon et les dents bien ad homme qu’il saisir sa proie. Il dévorera tout a la chance de rencontrer. »
Ormuz
Ying-yai Sheng-lan ans), (L’Étude globale des rives des océ accompagné écrit en 1430 par Ma Huan, qui a que ici les expéditions de Zheng He. Il évo Malaisie ! la découverte des crocodiles en
ARABIE
Djedda
qu’il échange contre des animaux ou des aliments encore inconnus, comme le sésame ou le raisin. Il ouvre ainsi la route de la soie entre la Chine et l’Europe. En 1130, les Chinois installent les premiers comptoirs commerciaux en Afrique.
INDE
Dhofar
Mer d’Oman
Les trésors venus d’Afrique
En 1412, l’Empereur fait construire une magnifique pagode pour y exposer les merveilles rapportées par Zheng He. Car, lorsque l’amiral arrive dans un pays étranger, il apporte des biens somptueux provenant de Chine et se voit offrir en retour des cadeaux parfois surprenants. En Afrique, lors d’un séjour dans l'actuel Kenya, on lui donne une girafe. L’animal, transporté sur une jonque, obtient un grand succès : les Chinois se prosternent devant lui et lui récitent des prières. Pour eux, cet animal au long cou est l’incarnation vivante du kilin, une sorte de licorne mythique qui apporte à ceux qui la découvre de nombreux bienfaits !
Calicut Quilon AFRIQUE
SRI LANKA
Mogadiscio
Lamu Mombassa
Aujourd'hui La Chine veut rejoindre les puissances spatiales comme les États-Unis ou l’Europe. Les astronautes chinois, appelés taïkonautes, devraient bientôt effectuer des séjours dans leur propre station spatiale en orbite autour de la Terre. Un premier module habitable baptisé Tiangong 2, sorte de mini-station laboratoire, a été lancé avec succès le 15 septembre 2016 depuis le désert de Gobi.
ASIE CENTRALE
La boussole
Au Ier siècle, les Chinois inventent la boussole. Le principe est le suivant : une aiguille en magnétite (une roche aimantée) pivote librement et pointe la direction du nord magnétique de la Terre. Certaines de ces premières boussoles ont la forme d’une cuillère, posée sur une plaque lisse représentant la Terre.
La cuillère tourne librement jusqu’à ce que sa queue indique le Sud. Cette invention sera perfectionnée dix siècles plus tard et utilisée par tous les navigateurs.
Océan Indien
CHRONOLOGIE 486 av. J.-C.
IIe siècle av. J.-C.
Le roi de Wu fait construire un canal entre les fleuves Yangtsé et Huaihe, pour déplacer ses armées vers le nord.
627-643
Le général Zhang Qian mène des expéditions en Asie centrale, en Inde et en Europe pour commercer avec les peuples d’Asie.
Le moine Hiouen Tsang rapporte d'Asie centrale et d'Inde des manuscrits bouddhistes qui seront traduits en chinois.
Le secret de l’immortalité
Une légende chinoise raconte que sur trois îles montagneuses poussent des plantes qui permettent d’accéder à l’immortalité. Dans ces îles mystérieuses, où la souffrance et l’hiver n’existent pas, vit un sage âgé de plus de 1000 ans qui connaît le secret de la vie éternelle. L’Empereur Qin Shi Huangdi charge le moine Xu Fu de trouver ces trois îles et de lui rapporter ces plantes extraordinaires. Mais la tâche est difficile. Au retour de sa première expédition, Xu Fu explique qu’il a dû affronter un dragon et qu’il a été attaqué par des requins. L’Empereur le renvoie sur la mer accompagné d’archers, mais meurt l’année suivante sans avoir pu goûter à l’élixir magique. Quant à Xu Fu et à sa flotte, ils ne reviendront jamais en Chine.
Des bateaux trésors
La Chine maîtrise l’art de la construction navale. Les jonques sont en bois et équipées d’un gouvernail. La coque, à plusieurs épaisseurs, est composée de compartiments étanches pour limiter les risques de naufrage. Les jonques comportent plusieurs mats équipés de voiles en coton tendues sur des lattes en bambou. Les navires de Zheng He atteignent la taille de 50 à 60 mètres de long (les caravelles de Colomb mesurent 30 mètres !) et embarquent des centaines d’hommes. Ils sont surnommés « bateaux trésors » car ils transportent d’innombrables cadeaux (chevaux, bétail, mais aussi porcelaine, tissus précieux…) destinés aux suzerains et dignitaires que Zheng He rencontrera au cours de ses voyages.
Le commerce et l’essor de la Chine
Les contacts avec de lointains pays sont l’occasion d’échanges commerciaux et culturels qui marquent la civilisation chinoise. Sous le règne de Qin, les Chinois importent des épices, du verre ou de la laine d’Inde et d’Asie. Au IIe siècle avant J.-C., Zhang Qian, un émissaire de l’Empereur, parcourt l’Asie centrale et la Mongolie avec des caravanes chargées de soie
és de tortues « Les rivages de la mer sont habit blesser les et de dragons capables de quatre pieds hommes. Ce dragon a trois ou corps qui est de haut, il a quatre pattes et un s. Il a une complètement couvert d’écaille s, une tête rangée d'épines le long du do aptées pour de dragon et les dents bien ad homme qu’il saisir sa proie. Il dévorera tout a la chance de rencontrer. »
Ormuz
Ying-yai Sheng-lan ans), (L’Étude globale des rives des océ accompagné écrit en 1430 par Ma Huan, qui a que ici les expéditions de Zheng He. Il évo Malaisie ! la découverte des crocodiles en
ARABIE
Djedda
qu’il échange contre des animaux ou des aliments encore inconnus, comme le sésame ou le raisin. Il ouvre ainsi la route de la soie entre la Chine et l’Europe. En 1130, les Chinois installent les premiers comptoirs commerciaux en Afrique.
INDE
Dhofar
Mer d’Oman
Les trésors venus d’Afrique
En 1412, l’Empereur fait construire une magnifique pagode pour y exposer les merveilles rapportées par Zheng He. Car, lorsque l’amiral arrive dans un pays étranger, il apporte des biens somptueux provenant de Chine et se voit offrir en retour des cadeaux parfois surprenants. En Afrique, lors d’un séjour dans l'actuel Kenya, on lui donne une girafe. L’animal, transporté sur une jonque, obtient un grand succès : les Chinois se prosternent devant lui et lui récitent des prières. Pour eux, cet animal au long cou est l’incarnation vivante du kilin, une sorte de licorne mythique qui apporte à ceux qui la découvre de nombreux bienfaits !
Calicut Quilon AFRIQUE
SRI LANKA
Mogadiscio
Lamu Mombassa
Aujourd'hui La Chine veut rejoindre les puissances spatiales comme les États-Unis ou l’Europe. Les astronautes chinois, appelés taïkonautes, devraient bientôt effectuer des séjours dans leur propre station spatiale en orbite autour de la Terre. Un premier module habitable baptisé Tiangong 2, sorte de mini-station laboratoire, a été lancé avec succès le 15 septembre 2016 depuis le désert de Gobi.
ASIE CENTRALE
La boussole
Au Ier siècle, les Chinois inventent la boussole. Le principe est le suivant : une aiguille en magnétite (une roche aimantée) pivote librement et pointe la direction du nord magnétique de la Terre. Certaines de ces premières boussoles ont la forme d’une cuillère, posée sur une plaque lisse représentant la Terre.
La cuillère tourne librement jusqu’à ce que sa queue indique le Sud. Cette invention sera perfectionnée dix siècles plus tard et utilisée par tous les navigateurs.
Océan Indien
CHRONOLOGIE 486 av. J.-C.
IIe siècle av. J.-C.
Le roi de Wu fait construire un canal entre les fleuves Yangtsé et Huaihe, pour déplacer ses armées vers le nord.
627-643
Le général Zhang Qian mène des expéditions en Asie centrale, en Inde et en Europe pour commercer avec les peuples d’Asie.
Le moine Hiouen Tsang rapporte d'Asie centrale et d'Inde des manuscrits bouddhistes qui seront traduits en chinois.
Pékin
Mer du Japon
JAPON
Nankin
Mer de Chine CHINE Quanzhou
Taipeh
Chittagong Expédition de Xu Fu
Luçon Ayutthaya
Golfe du Bengale
Expéditions de Zheng He
Qui Nhon PHILIPPINES
Océan Pacifique
Aceh
Brunei
BORNÉO
SUMATRA
Palembang
JAVA
1271
1328-1339 Le jeune Marco Polo quitte Venise pour traverser l’Asie sur la route de la soie et gagner la Chine : un voyage de 11 000 km qui dure près de 4 ans !
Wang Dayuan, effectue deux expéditions marines le long des côtes de l’Asie du sud-est, en Inde, au Sri Lanka et en Afrique.
1488 Le navigateur Bartolomeu Dias double la pointe du continent africain et traverse l’océan Indien.
AUSTRALIE
XIIIe siècle
DE SINDBAD À BATTÛTA Dès le Xe siècle, en dignes héritiers de Sindbad le marin, le célèbre héros des Contes des Mille et Une Nuits, les Arabes commercent avec de lointaines contrées. Leurs longues caravanes de dromadaires parcourent l’Afrique. À bord de leurs boutres, ils affrontent les dangers de l’océan Indien et de la mer de Chine pour échanger de l’or, des esclaves ou des étoffes dans les ports d’Asie. L’objectif d’Ibn Battûta est tout autre. En 1325, âgé de 22 ans, ce berbère musulman part pour un pèlerinage à La Mecque. C’est le début d’un périple qui le mène en Europe, en Asie et dans le Pacifique. À pied, en dromadaire, à cheval, en bateau ou en traîneau, il parcourt 120 000 kilomètres en vingt-huit ans ! Le récit qu’il fera de ses aventures pour « offrir un présent à ceux qui aiment à réfléchir sur les curiosités des villes et les merveilles des voyages » permet de reconstituer les étapes de ce fabuleux voyage. Il se joint d’abord à des caravanes pour gagner la Tunisie, découvre Alexandrie (Égypte), une ville qui « illumine l’Occident par sa splendeur », poursuit son voyage vers la Palestine et Jérusalem. À Damas, il obtient des diplômes en théologie et en sciences, et gagne une réputation d’homme savant. En 1330, il découvre les steppes russes, « terre des Ténèbres » où les journées ne durent que quelques heures. Sa connaissance de l’arabe est appréciée des souverains mongols qui ont adopté l’islam comme religion. Ses pas l’entraînent ensuite en Inde, et en Chine où il découvre, fasciné, l’usage de la monnaie en papier. En 1347, il regagne le Moyen-Orient, échappant à l’épidémie de peste noire qui fait, selon son récit, jusqu’à 24 000 morts par jour en Égypte, et explore l’Afrique de l’Ouest jusqu’à Tombouctou. Ibn Battûta meurt en 1368 au Maroc. Il aura visité une quarantaine de pays et effectué un périple trois fois plus long que celui de Marco Polo !
Ibn Battûta
ROUTES DE L’HISTOIRE
c a rt e géograp h
À PARTIR DE 10 ANS
Ch. Causse • Ph. Vallette • L. Stefano
10 GRANDES EXPLORATIONS
10 GRANDES
Exploration du Pacifique par les peuples océaniens, découverte de l’Amérique, périples autour du monde de quelques audacieux, recherche des sources du Nil, expédition dans la jungle amazonienne, conquête de l’Arctique et de l’Antarctique, plongée dans les abysses ou voyage aux confins de l’univers : 10 grandes explorations, de l’Antiquité à aujourd’hui, qui ont permis de connaître notre planète mais aussi les hommes qui la peuplent, sont ici racontées.
iq u e
présenta ti de l’expl on oration et des e xplorat eurs
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10 GRANDES EXPLORATIONS 10 cartes pour tout comprendre
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