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Jolis contes d'Andersen

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d  Andersen Illustrés par Demelsa Haughton

Fleurus


Fleurus

Illustration de couverture : Demelsa Haughton Direction : Guillaume Arnaud, Guillaume Pô Direction éditoriale : Sarah Malherbe Édition : Claire Renaud, Margaux Manchon Direction artistique : Elisabeth Hebert Graphiste : Johanna Fritz, Marie-Anne Parreaux Mise en page : Cromatik Ltée, Ile Maurice Direction de fabrication : Thierry Dubus Fabrication : Audrey Bord © Fleurus, 2018 www.fleuruseditions.com ISBN : 9782215136361 MDS : 592561 Tous droits réservés pour tous pays. « Loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse »


Jolis Contes dd’Andersen Andersen Racontés par Charlotte Grossetête Racontés par Charlotte Grossetête Illustrés par Demelsa Haughton Illustrés par Demelsa Haughton

Fleurus

Fleurus


La Petite Sirène........................................................... p. 7 Poucette ................................................................................p. 17 La Reine des Neiges.............................................. p. 27 Le Vilain Petit Canard..................................... p. 37 La Princesse au petit pois .................................. p. 45 Les habits neufs de l’Empereur ........................ p. 55


La Petite Sirène

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lle habitait au fond de l’eau, dans un palais magnifique, car son père était le roi de la mer. Comme ses cinq grandes sœurs, elle avait une queue de poisson. C’était la plus jolie des sirènes, celle aussi qui avait la plus belle voix. La Petite Sirène rêvait de découvrir le monde des Hommes. Sa grand-mère, qui l’aimait beaucoup, souriait de la voir si curieuse : – Patience, ma chérie ! lui disait-elle. À quinze ans, comme toutes les sirènes, tu pourras émerger à la surface de la mer pour contempler ce monde étrange.

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nfin, le jour arriva où la Petite Sirène eut le droit de monter à l’air libre. Elle fit surface à côté d’un navire qu’elle se mit à observer avec intérêt. Un jeune prince, parmi l’équipage, attira son attention. « Qu’il est beau ! » se dit-elle, le cœur battant. Soudain, des rafales de vent s’engouffrèrent dans les voiles. La Petite Sirène sentit les flots se creuser autour d’elle. Cela lui parut d’abord très amusant ; mais un craquement sinistre lui fit comprendre que le bateau faisait naufrage dans la tempête. Sous ses yeux, le prince tomba à la mer. « Les Hommes ne savent pas respirer sous l’eau ! » se souvint-elle. Affolée, elle s’élança vers le prince et le prit dans ses bras. Ses yeux étaient fermés, il avait perdu connaissance. Elle nagea jusqu’au rivage et le déposa sur le sable. À l’instant même, une jeune fille descendait sur la plage ; la Petite Sirène n’osa pas s’attarder et elle plongea à regret dans la mer, tandis que l’inconnue se penchait sur le jeune homme évanoui. De retour chez elle, la Petite Sirène ne put oublier le prince. Un jour, elle n’y tint plus : – Grand-mère, demanda-t-elle, une sirène peut-elle épouser un homme ? – Oh non, mon trésor, répondit sa grand-mère. Notre queue de poisson ne nous permet pas de vivre sur terre. La petite sirène réfléchit, et elle prit une grave décision.

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lle quitta le palais de son père pour se rendre dans un lieu lugubre, peuplé de serpents marins. C’est là que demeurait la Sorcière des Mers, qui était d’une méchanceté et d’une laideur épouvantables. – Te voilà ! ricana la sorcière à l’arrivée de la Petite Sirène. Je savais que tu viendrais me voir. Tu rêves d’avoir des jambes, n’est-ce pas ? – Oui, répondit-elle courageusement. – Je peux faire une potion qui changera ta queue en deux jambes superbes, susurra la sorcière. Mais je te préviens : à chaque pas que tu feras, tu souffriras beaucoup. Et tu ne pourras jamais redevenir sirène. – J’accepte. – Ce n’est pas tout. Pour prix de ma potion magique, je te demande ta voix. J’ai toujours rêvé d’en avoir une belle… Tu auras des jambes, mais tu seras muette. – D’accord, répondit l’intrépide sirène. – Une dernière chose. Si malgré tes efforts ton prince choisit une autre fiancée, le jour de leur mariage, tu deviendras une simple poignée d’écume. La Petite Sirène poussa un soupir triste et dit : – Donnez-moi cette potion, s’il vous plaît. Quelques instants plus tard, elle avait accosté sur la plage. Elle porta le flacon à ses lèvres. Une douleur terrible la traversa ; elle vit sa queue se séparer en deux et se transformer en une paire de jambes. – Qui êtes-vous ? demanda une voix derrière elle. La petite sirène se retourna, et ses yeux brillèrent : c’était son prince qui venait d’arriver sur le rivage !

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lle se hâta de s’envelopper de ses longs cheveux. – Avez-vous besoin d’aide ? lui demanda le prince avec bonté. Auriez-vous fait naufrage ? Cela m’est arrivé aussi… J’ai été sauvé par une jeune fille que j’ai trouvée penchée sur moi en me réveillant. Hélas ! Elle s’est esquivée, je ne sais même pas qui elle est. Je l’aime, pourtant, et je lui dois la vie. « Non ! » voulut répondre la sirène. « Ce n’est pas elle qui vous a sauvée, c’est moi ! » Mais elle était privée de sa voix. Le prince emmena la Petite Sirène dans son palais, il lui fit donner des vêtements royaux, et il s’attacha à elle. Elle était contente de le suivre partout malgré la souffrance que lui causaient ses jambes ; pourtant, un nuage de tristesse voilait son bonheur. Elle sentait que le prince l’aimait comme une petite sœur ; mais il rêvait de donner son cœur à l’inconnue de la plage… Le temps passa. Le prince n’avait plus d’espoir de retrouver la jeune fille dont il était amoureux. Un jour, l’air sombre, il dit à la Petite Sirène : – Mes parents m’ont trouvé une fiancée, et je dois prendre le bateau pour me rendre dans son royaume. Je veux bien lui rendre visite, mais je ne me marierai pas avec elle. Je ne l’aimerai pas. La sirène embarqua sur le navire du prince. Après une longue traversée, ils arrivèrent dans le pays où vivait la jeune fille destinée au prince ; c’était la fille du roi et de la reine de ce royaume-là. Or le prince et la Petite Sirène reconnurent la princesse dès qu’ils la virent : la jeune fille de la plage, c’était elle. – Ma princesse ! s’écria le prince. Comme la vie fait bien les choses ! Je vous aime ! La Petite Sirène n’avait pas de voix pour dire son chagrin. 12


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es noces furent célébrées le jour même ; et le soir venu, le prince fit monter son épouse à bord de son navire pour l’emmener chez lui. La Petite Sirène était du voyage. Elle contemplait le clair de lune, en songeant tristement qu’elle allait être transformée en bulles d’écume, comme celles qui scintillaient dans le sillage du navire. Soudain, elle aperçut ses sœurs qui nageaient dans les vagues ! Mais pourquoi s’étaient-elles coupé les cheveux ? – Quelle joie de te revoir ! lui dirent les sirènes. La sorcière nous a raconté tes malheurs ! Rassure-toi : en échange de nos longs cheveux, elle a accepté de te retransformer en sirène. Il suffit que tu tues le prince, et tu pourras nous rejoindre. Fais vite ! Elles lancèrent un couteau à la Petite Sirène. Celle-ci le prit dans ses mains et regarda sa lame qui brillait au clair de lune. Non, elle ne pourrait jamais tuer le prince ! Elle ne pouvait que lui souhaiter d’être heureux. Elle rejeta le couteau à la mer. À l’instant même, le soleil se leva, et une douce chaleur l’envahit. Elle se sentit soudain légère et se rendit compte qu’elle s’élevait dans le ciel. Une voix mystérieuse s’adressa à elle : – Petite Sirène, tu t’es montrée généreuse. Tu mérites mieux que d’être transformée en écume. Bienvenue parmi les filles de l’air ! – Qui sont-elles ? demanda la Petite Sirène, qui venait de retrouver sa voix. – Ce sont des créatures de lumière, tu vas faire leur connaissance. Avec elles, tu connaîtras le bonheur.

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La Petite Sirène Poucette La Reine des Neiges Le Vilain Petit Canard La Princesse au petit pois Les habits neufs de l’Empereur Six contes traditionnels, magnifiquement illustrés, à lire et à relire avec les petits.

13,90 € France TTC www.fleuruseditions.com


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