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Jolis contes de princesses

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de Princesses IllustrĂŠs par Eric Puybaret

Fleurus


Fleurus

Illustration de couverture : Eric Puybaret Direction : Guillaume Arnaud, Guillaume Pô Direction éditoriale : Sarah Malherbe Edition : Claire Renaud, Margaux Manchon Direction artistique : Elisabeth Hebert Graphiste : Johanna Fritz, Marie-Anne Parreaux Mise en page : Cromatik Ltée, Ile Maurice Direction de fabrication : Thierry Dubus Fabrication : Audrey Bord © Fleurus, 2018 www.fleuruseditions.com ISBN : 9782215136354 MDS : 592560 Tous droits réservés pour tous pays. « Loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse »


Jolis Contes Princesses dedePrincesses Racontés par Charlotte Grossetête et Raffaella RacontésIllustrés par Charlotte Grossetête et Raffaella par Eric Puybaret Illustrés par Eric Puybaret

Fleurus Fleurus


Blanche-Neige.................................................................. p. 7

Racontée par Charlotte Grossetête

Cendrillon..............................................................................p. 17

Racontée par Raphaella

La Belle et la Bête................................................ p. 27

Racontée par Charlotte Grossetête

Peau d’Âne...................................................................... p. 37

Racontée par Raphaella

Raiponce............................................................................... p. 45

Racontée par Charlotte Grossetête

La Belle au bois dormant.................................... p. 55

Racontée par Raphaella


Blanche-Neige

T

l était une fois un roi et une reine qui tardaient à avoir un enfant. La reine en était très triste. Un matin d’hiver, alors qu’elle brodait en admirant par la fenêtre le parc enneigé du château, elle se piqua, et une goutte de sang perla à son doigt. Elle soupira : – Comme je voudrais avoir une petite fille aux lèvres rouges comme ce sang, à la peau blanche comme la neige, aux cheveux noirs comme l’ébène ! Une fée qui passait entendit le souhait de la jeune femme, et l’exauça de bon cœur.

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En donnant naissance à l’enfant de ses rêves, la reine H élas ! n’eut que le temps de l’appeler « Blanche-Neige », et elle mourut. Ce fut donc la seconde épouse du roi qui éleva la petite fille. Cette nouvelle reine était d’une beauté rare ; mais sous ses traits parfaits, elle cachait un cœur de pierre. – Ô miroir magique, demandait-elle chaque matin en se regardant dans la glace, suis-je la plus belle femme du royaume ? – Vous l’êtes, Majesté, vous l’êtes en vérité, répondait le miroir. La reine satisfaite quittait alors sa chambre ; et pour Blanche-Neige, une triste journée commençait. Car la terrible femme détestait la fillette. Jour après jour, Blanche-Neige devenait plus jolie et plus gentille. La reine, exaspérée par la grâce de l’enfant, la persécutait autant qu’elle le pouvait. Le temps passa ; Blanche-Neige devint une jeune fille. La méchante reine, qui craignait de vieillir, répétait chaque matin la même question inquiète à son miroir. Et un jour, elle entendit la réponse fatale : – Majesté, Blanche-Neige désormais vous dépasse en beauté. Déchaînée de fureur, la marâtre appela un serviteur et lui dit : – Emmène Blanche-Neige dans la forêt et tue-la. – Mais… protesta le pauvre homme, qui aimait et admirait la princesse. – C’est un ordre ! hurla la reine. Tu me rapporteras son cœur comme preuve que tu m’as obéi !

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L

orsqu’il arriva au fond des bois avec Blanche-Neige, le serviteur brandit un couteau… mais il le lâcha aussitôt, et il tomba à genoux devant la princesse stupéfaite. – Je ne peux pas vous tuer ! gémit-il. Fuyez, ne revenez jamais, car la reine veut votre mort ! Tandis que Blanche-Neige s’éloignait en courant, le serviteur aperçut une bête sauvage entre les arbres ; il la tua et rapporta son cœur à la reine, qui se déclara satisfaite. Blanche-Neige erra longtemps à travers la forêt. Elle arriva enfin devant une chaumière où vivaient sept nains. À demi morte de fatigue, elle leur demanda l’hospitalité. Lorsqu’ils virent cette ravissante jeune fille si mal en point, les nains la recueillirent sans hésiter. Les nouveaux amis de Blanche-Neige travaillaient chaque jour dans une mine de diamants. Le lendemain matin, en partant là-bas, ils laissèrent Blanche-Neige à la maison et lui recommandèrent de n’ouvrir à personne. À la même heure, dans le château du roi, la reine se coiffait devant son miroir. Elle demanda, un sourire triomphant aux lèvres : – Ô miroir magique ! Je suis, n’est-ce pas, redevenue la plus belle femme du royaume ? demanda-t-elle. – Non, Majesté, répondit gravement le miroir. Blanche-Neige est toujours en vie ; au fond de la forêt, sa beauté resplendit.

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F

olle de rage, la reine décida de tuer Blanche-Neige ellemême. Elle descendit dans les oubliettes du château, où elle cachait des bouteilles de poison. Elle enduisit une pomme d’un liquide mortel ; puis, ayant revêtu une robe de paysanne, elle prit le chemin de la forêt.

Quelques instants plus tard, Blanche-Neige entendit frapper à la porte. – Qui est-là ? demanda-t-elle prudemment. – Une vieille femme épuisée, répondit la reine en prenant une voix chevrotante. Pitié, donne-moi à boire, je meurs de soif ! N’écoutant que son bon cœur, Blanche-Neige ouvrit et servit de l’eau fraîche à la fausse paysanne. – Merci, mon enfant, dit la reine. Tiens, voici une pomme pour te récompenser de ta générosité. – Je ne mérite pas de récompense, s’étonna Blanche-Neige. – Accepte quand même ce modeste cadeau, chère jeune fille. Je suis heureuse de te l’offrir. Blanche-Neige tendit la main avec un sourire. – Goûte-la, goûte-la tout de suite, mon enfant. Tu vas voir comme elle est bonne. Elle vient de mon jardin. Blanche-Neige, pour faire plaisir à sa visiteuse, croqua dans la pomme. Aussitôt, elle tomba inanimée au sol ! La méchante reine éclata de rire et s’en retourna vers le château. Tout à sa joie de s’être débarrassée de Blanche-Neige, elle n’avait pas vu les nuages noirs qui envahissaient le ciel. Une tempête éclata à l’instant où elle quittait la forêt ; la foudre frappa le dernier arbre du bois, qui s’abattit sur la méchante femme et la tua.

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À

la fin de la journée, les nains rentrèrent chez eux. Quel chagrin lorsqu’ils découvrirent Blanche-Neige étendue sur le sol, les joues plus blanches que jamais ! Après avoir beaucoup pleuré, ils portèrent la princesse dans une clairière, où ils fabriquèrent un cercueil de verre. Ils s’apprêtaient à y coucher leur amie lorsqu’un prince voyageur déboucha dans la clairière et descendit de son cheval, surpris par cet étrange spectacle. Blanche-Neige était si belle qu’il ne put s’empêcher de l’embrasser. Aussitôt, les yeux de la jeune fille s’ouvrirent, et un sourire éclaira son visage. Les sept nains poussèrent une clameur de joie qui fit s’envoler les oiseaux de la forêt ! Le prince prit Blanche-Neige sur son cheval pour l’emmener dans son royaume. Ils se marièrent et vécurent très heureux, entourés de leurs enfants.

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Blanche-Neige Cendrillon La Belle et la Bête Peau d’Âne Raiponce La Belle au bois dormant Six contes traditionnels, magnifiquement illustrés, à lire et à relire avec les petits.

13,90 € France TTC www.fleuruseditions.com


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