SIGMUND BROUWER
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© 2012 Sigmund Brouwer Traduction française : © 2014, Recto/verso, éditeur Charron Éditeur inc., Une société de Québecor Média Charron Éditeur inc. 1055 boul. René-Lévesque Est, bureau 205 Montréal, Québec H2L 4S5 Téléphone : 514‑523‑1182 Tous droits réservés L’ouvrage original a été publié par Orca Book Publishers sous le titre Devil’s Pass
Direction : Guillaume Arnaud Direction éditoriale : Sarah Malherbe Édition : Camille Icole Direction artistique : Élisabeth Hebert, assistée de Maïté Dubois Direction de fabrication : Thierry Dubus Fabrication : Florence Bellot © Fleurus, 2017 www.fleuruseditions.com ISBN : 9782215133506 MDS : 652647 Tous droits réservés pour tous pays. « Loi n° 49‑956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. »
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Sigmund Brouwer
La Clé du diable
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Traduit de l’anglais (Canada) Par Pierre Thibeault
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R.I.P meilleur GRAND-PÉRE de tous les temps !
Ann
Nos mères et tantes
Déborah
Tout le monde l’appelle Frères BUNNY
Jumeaux DJ
David McLean
Steve
Spencer
Bernard
Le plus jeune : il a 15 ans
Escalader le KILIMANDJARO
Un voyage en ESPAGNE cet été !
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Faire du cinéma à BUFFALO
En liberté dans le centre-ville de TORONTO
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DÉCÉDÉE Suzanne Victoria
- la tante dont personne ne connaissait l’existence
Charlotte
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«Webb»
C’EST SéRIEUX randonnée dans les TERRITOIRES DU NORD-OUEST
Adam
(le cousin
mystérieux...)
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l’Améri
ATTENTION la France...
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Un vrai voyage dans le nord... en ISLANDE
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Océan Arctique Yellowknife C ANADA
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LA TÂCHE DE WEBB
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PREMIÈRE PARTIE CE N’EST PAS UN JEU Les conditions de travail et de vie associées à ce boulot sont aussi difficiles que celles des plus gros chantiers des É tats-Unis ou d’ailleurs dans le monde. Les hommes qui seront engagés devront travailler et vivre dans les conditions les plus extrêmes. Ils devront affronter les marais, les rivières, la glace et le froid. La température oscillera entre -35 et -60 degrés Celsius. Les moustiques, mouches et moucherons ne seront pas seulement agaçants ; ils causeront des dommages corporels. Si vous n’êtes pas prêts à travailler dans ces conditions, NE POSTULEZ PAS. (Écriteau sur l’immeuble abritant la compagnie qui a construit la route Canol, 1942)
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UN Maintenant Sous son tee-shirt noir des Rolling Stones trouvé dans une friperie, Webb portait une ceinture dans laquelle étaient dissimulés 2 000 dollars en cartes bancaires prépayées. Cela constituait une somme très importante pour un adolescent de dix-sept ans qui travaillait le soir comme plongeur dans un restaurant. La ceinture lui entaillait la peau, alors qu’il était assis sur un trottoir tout près d’un immeuble du centre-ville de Yellowknife, mais Jim Webb ne ressentait aucune douleur. Pas avec sa guitare acoustique Gibson J -45 entre les mains, dont un riff mélancolique s’échappait sur l’air de la chanson House of the Rising Sun, qu’il fredonnait pour accompagner les paroles qui peuplaient son esprit. Webb tuait le temps en attendant le taxi qui allait le mener à l’aéroport. Jouer de la guitare dans une chambre d’hôtel agaçait les autres clients, qui donnaient des coups de poing colériques sur
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les murs ; gratter l’instrument dans la rue attirait les passants et les pièces de monnaie. Webb avait choisi une guitare sèche pour deux raisons. La première était sa simplicité. Alors qu’une guitare électrique nécessite câbles et amplificateur. L’autre raison était sa sonorité. Il n’y avait que Webb, sa guitare et sa voix. Ce que les gens entendaient, c’était à lui seul qu’ils le devaient, et il y avait une pureté dans cette responsabilité qui procurait à Webb une grande satisfaction. Déjà, une d emi-douzaine de personnes s’étaient arrêtées pour lui offrir ce petit sourire mitigé qu’il voyait tout le temps – un sourire qui semblait vouloir dire : « Si tu es si bon que ça, pourquoi e s-tu assis là, sur le trottoir, avec ton étui de guitare ouvert, attendant que l’on y jette quelques pièces, comme si tu étais un petit singe savant ? » Ce sourire ne le dérangeait nullement. En fait, rien ne l’importunait lorsqu’il tenait une guitare entre ses mains. Rien n’égalait la montée d’adrénaline qu’il ressentait dans ces moments-là. Jouer de la guitare, entendre le son de l’instrument, sentir les cordes sous la corne de ses doigts, voir les gens le regarder s’exécuter : tout était là. Il s’agissait pour lui de la sensation la plus extraordinaire au monde. Et lorsque sa guitare était enfermée dans son étui, il était inquiet. C’est pour ça qu’il était là, plutôt qu’en train de faire la sieste dans sa chambre d’hôtel, située à un demi-pâté de maisons. Il avait dû se résigner à prendre une chambre la veille lorsque
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l’avion en direction de Norman Wells avait été cloué au sol à cause d’un épais brouillard. En outre, Webb ne tenait pas à s’habituer au confort. Au terme de son voyage, il retournerait à Toronto, où chaque pièce de monnaie jetée dans l’étui de sa guitare lui serait nécessaire. Faire la plonge jusqu’à trois heures du matin au salaire minimum ne lui suffisait pas pour se nourrir. Pour l’instant, il était heureux. Le brouillard de la veille s’était dissipé. Le soleil de midi brillait et la chaleur émanait du trottoir, ce qui ajoutait à la joie qu’il ressentait à jouer les accords en cadence et parfaitement rythmés. Il avait tendu sa guitare avec une combinaison de cordes d’acier et de nylon. Il y avait très peu de musiciens qui procédaient ainsi, mais l’utilisation de ces deux types de cordes apportait une subtilité dans la variation des sons qui lui procurait un immense plaisir. Un homme d’âge moyen au visage rendu gris par l’abus d’alcool et le manque de soleil s’était avancé sur le trottoir et joint à la petite foule. Il observait Webb avec stupéfaction. Ce n’était pas un regard du genre : « Peux-tu être aussi bon que je le crois ? » Pas du tout. C’était un regard que Webb connaissait, un regard qui disait : « Je ne t’ai jamais vu ici, qu’est-ce que tu fous sur mon territoire ? » Il était évident que cet homme n’appartenait pas au troupeau des courtiers hypothécaires. Vivre dans la rue laisse inévitablement de la crasse dans chaque couture des vêtements que vous portez parce que, justement, c’est tout ce que vous avez à vous mettre, tout le temps. Cela sautait aux yeux, tout
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comme l’odeur sautait au nez. Les clochards de partout dans le monde se ressemblent. Cela dit, les c ostumes-cravates que croisait Webb dans les rues de Toronto étaient eux aussi tous semblables, jour après jour. Le visage de l’homme s’était plissé en un sourire qui avait dévoilé des dents cassées. Il avait les oreilles cabossées, peut-être à cause de nuits passées dehors durant l’hiver, complètement ivre. Elles avaient dû geler quelques fois. Webb avait déjà vu des hommes à qui c’était arrivé. Ils pleuraient lorsque leurs oreilles dégelaient. L’homme s’assit à côté de Webb, le long du mur. Un peu comme s’ils avaient été compagnons de rue depuis toujours. Il leva les bras en l’air et les agita comme s’il était le chef d’orchestre responsable de la dextérité de Webb. Ce dernier pouvait sentir l’odeur de l’alcool et se disait que c’était sans doute la cause de l’attitude sympathique du clochard. Ça ne dérangeait pas Webb. Les gens faisaient ce qu’ils pouvaient dans la vie. L’homme semblait vivre dans la rue depuis longtemps et il aurait pu dire à Webb de quitter son territoire. Ça lui était arrivé très souvent à Toronto. Webb avait vécu dans la rue pendant quelques semaines. Un jour, il s’était rendu compte que, s’il travaillait comme plongeur la nuit et grattait de la guitare le jour, il pouvait amasser suffisamment d’argent pour s’offrir une chambre dans une maison. Les piétons fronçaient les sourcils parce que le SDF causait une distraction. Ils souhaitaient se concentrer sur la musique. Webb adoucit sa touche. Il ne voulait pas que la musique couvre le son de sa voix. Puis il se mit à chanter :
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Oh, Mother, tell your children Not to do what I have done Spend your lives in sin and misery In the house of the Rising Sun1. Webb préférait la version des Rolling Stones de cette chanson à celle des Animals, même si cette dernière était la plus connue. Et il les préférait toutes les deux à celle de Bob Dylan. Bien entendu, les gens auraient pu se demander comment un ado de dix-sept ans pouvait savoir que House of the Rising Sun était une ballade vieille de quelques centaines d’années. Tout ce qui comptait pour Webb, c’était de jouer cet accord du troisième refrain exactement de la même manière que Keith Richards. Il se foutait que les gens pensent qu’il était bizarre parce qu’il s’intéressait à la façon dont le blues s’était un jour mué en rock’n’roll. Un de ses rêves était d’enregistrer sa propre version de cette chanson. Webb avait les yeux clos lorsqu’il termina la chanson. Il sentit une ombre passer devant son visage et leva les yeux. Il aperçut une très belle femme qui se penchait vers l’avant pour déposer un billet de vingt dollars dans son étui. Très, très belle. En fait, très excitante.
1. Traduction libre : « Oh, mère, dis à tes enfants/De ne pas faire ce que j’ai fait/Passer leur vie dans le péché et la misère/Dans la maison du soleil levant. »
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Cheveux marron, aux épaules. Un sourire à tomber par terre. Un jean et un pull à capuche ajustés. L’âge d’une étudiante, mais vraiment pas le genre d’une étudiante. Le genre de fille avec qui il n’avait jamais eu de chance. Il l’avait vue la veille à l’aéroport d’Edmonton. Elle se tenait debout, quelques pas devant lui, dans la file de passagers qui montaient à bord d’un avion de la compagnie Canadian North. Le vol comportait une escale à Yellowknife avant le transfert sur un autre avion en partance pour Norman Wells ; de là, un dernier vol conduirait Webb à Inuvik, tout juste au sud de l’océan Arctique. À Yellowknife il avait suivi la belle inconnue sur la piste extérieure de l’aéroport, alors que les puissants moteurs de l’avion s’éteignaient. Il était non loin derrière elle tandis qu’elle réservait son prochain vol vers Norman Wells. C’est alors que tous les passagers avaient appris qu’en raison d’un très épais brouillard ils ne pourraient gagner leur destination que le lendemain. La Canadian North s’était chargée de réserver des chambres d’hôtel dans le c entre-ville de Yellowknife, situé à une dizaine de minutes de l’aéroport. La femme s’était assise à l’avant de l’autobus, et Webb avait pris place tout au fond. À la réception de l’hôtel, elle avait confirmé son séjour d’une nuit. Il ne l’avait pas seulement remarquée parce qu’elle était très, très attirante. Il avait aussi vu qu’elle avait une ecchymose sur la joue. Cette dernière remontait presque jusqu’à son œil gauche et ne semblait pas récente. Le maquillage ne parvenait pas à la dissimuler.
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Cette ecchymose l’avait rendu attentif à l’homme qui se tenait toujours à côté d’elle : dans la file pour l’embarquement à Edmonton, à Yellowknife au comptoir des billets, et dans le hall de l’hôtel le jour précédent. Un gars aux cheveux noirs, aux larges épaules, aux mains très grosses et qui portait un jean et un manteau au dos duquel on apercevait le sigle d’une entreprise pétrolière. De sa personne émanaient une vigilance et une agressivité animales. Il semblait être légèrement plus âgé qu’elle. Webb connaissait ce genre de gars. Si vous ne prenez pas garde aux types comme ça, vous ne survivez pas longtemps dans la rue. Webb n’avait peut-être que d ix-sept ans, mais les années qu’il avait passé dans l’adversité lui donnaient l’impression d’être bien plus vieux. Ainsi, lorsque la femme déposa le billet de vingt dollars dans son étui, il comprit qu’il allait y avoir un problème.
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DEUX Webb soupçonna qu’elle n’était pas avec ce type depuis longtemps. Sans quoi elle aurait su qu’elle ne devait pas montrer une quelconque forme d’appréciation pour un autre homme, même si ce dernier n’était qu’un adolescent de d ix-sept ans vêtu d’un tee-shirt minable à l’effigie des Rolling Stones. Les gars comme son petit copain ne tolèrent aucune forme de compétition et n’aiment pas beaucoup les musiciens chétifs qui portent les cheveux suffisamment longs pour se faire une queue-de-cheval. Elle adressa un sourire à Webb : – C’était cool. Merci. Webb garda la tête penchée. Il se demandait qui serait la cible : lui ou l’homme saoul à ses côtés ? L’ivrogne constituait le pari le plus sûr. Un bien meilleur pari, en fait : s’attaquer à un ivrogne plutôt qu’à un enfant, ça passait mieux.
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Webb pensait gratter les cordes de sa guitare avec plus d’ardeur et glisser vers une série d’accords compliqués qu’il avait imaginés un jour dans un parc de Toronto. Bien entendu, une telle distraction aurait pour effet de les sauver, lui ou l’ivrogne, mais quelqu’un devrait payer. Quelqu’un de très, très attirant. Alors il décida de concentrer son regard sur le billet de vingt dollars, comme s’il s’agissait d’un bâton de dynamite prêt à exploser dans son étui de guitare ouvert. L’ivrogne fut le premier à rompre le silence. – Hé, dit‑il en pointant le doigt vers le billet, je devrais être une rock star, moi aussi. De l’argent et des belles filles ! À l’intérieur, Webb se mit à bouillir. Le clochard venait d’allumer l’étincelle. Webb se pencha vers l’avant et déposa sa guitare dans l’étui. Habituellement, il en aurait d’abord retiré les pièces de monnaie. Il détestait l’idée d’endommager sa Gibson. Mais il voulait la ranger avant de se remettre debout. Il se releva en même temps que le gars aux cheveux noirs agrippait l’ivrogne par le collet. Webb ferma l’étui avec son pied et l’envoya plus loin sur le trottoir. Le type avait déjà plaqué le clochard contre le mur. – Écoute, petit sac à merde, personne ne parle de ma copine comme ça. La femme posa la main sur son épaule. – Brent !
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Il se tourna vers elle. Webb reconnut la lueur de son regard. Personne ne s’habitue à ce genre de regard. – Ta gueule, Stéphanie ! – Hé ! lança Webb pour détourner l’attention du gars. Une image furtive lui traversa l’esprit : celle d’un matador agitant une cape rouge devant un taureau. – Ce mec est bourré et il ne se rend probablement même pas compte de ce qu’il a dit. – Toi aussi, ferme ta gueule ! cria Brent. Le ton de sa voix en disait plus que les mots. Comme s’il espérait trouver une raison de s’attaquer à Webb. – Pas de problème, répondit ce dernier en levant les mains vers le haut, les paumes vers l’avant. Une nouvelle image lui vint en tête : un chien sur le dos montrant son ventre pour qu’un plus gros chien le laisse tranquille. Webb se retourna et regarda p ar-dessus son épaule pour regarder les gens qui avaient apprécié le son de sa guitare. Ils s’éparpillaient au loin, mal à l’aise et démunis. – Tout va bien, non ? dit Webb à Brent. Cet homme va s’excuser, pas vrai ? – Ouais, mon gars, fit le clochard en opinant de la tête. Je ne voulais faire de mal à personne. Webb espéra que cela suffirait à calmer Brent. – OK, fit Brent. La prochaine fois, je ne serai pas aussi généreux. Il posa le bras sur l’épaule de sa copine et l’entraîna au loin.
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Webb n’avait plus envie de jouer. Il ouvrit l’étui et en sortit sa guitare. Il la scruta à la recherche de la moindre égratignure, espérant qu’il ne s’était pas montré trop rapide pour la ranger. La Gibson était en parfait état. Et il avait un billet de vingt dollars et une poignée de pièces de monnaie. Il ramassa le tout. Le clochard était encore là, un drôle de sourire confus aux lèvres. – Tu as faim ? lui demanda Webb en replaçant la guitare dans l’étui. – Toujours ! Webb ne tendit pas le billet au clochard. Il n’aurait fait que lui donner une nouvelle bouteille d’alcool. – Viens avec moi. Je vais t’acheter un hamburger.
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TROIS Dans les airs, alors que le vol de la Canadian North amorçait sa descente vers Norman Wells, Webb se sentait calme et en paix. Quelque chose dans l’immensité verdoyante qu’il apercevait lui avait redonné confiance, lui avait fait prendre conscience qu’il existait encore des choses tellement grandes que même les humains ne pouvaient parvenir à les atteindre, à les détruire. Webb patienta pendant que les passagers sortaient de l’avion. Comme il avait emporté sa guitare, il devait attendre que l’hôtesse de bord la lui remette. Portant l’étui en bandoulière sur son dos, il descendit l’escalier de l’avion vers la piste. L’aéroport de Norman Wells était minuscule et les avions n’étaient pas reliés à un pont qui menait les passagers au terminal. Webb apprécia la chaleur du soleil sur son visage. Heureusement, il ne débarquait pas dans ce pays en plein hiver. Il
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ne pouvait imaginer comment il se serait senti en marchant sur la piste de l’aéroport à -40 degrés Celsius avec un vent à écorner les bœufs. Alors que Webb pénétrait dans l’aéroport, un homme l’aborda, souriant. – Tu dois être Jim Webb, lui dit-il en lui tendant la main. Je suis Georges. Webb s’attendait à ce que quelqu’un l’accueille. – Bonjour, Georges. Content de vous rencontrer. L’homme était à peine plus grand que Webb. Il avait des cheveux noirs striés de gris. Il aurait eu l’âge de son père si ce dernier avait été encore en vie. L’une des lettres enfouies dans la poche de Webb mentionnait que Georges était un Sahtu Déné, l’un des premiers peuples dans ce coin de l’Arctique nord. – Jim Webb… Comme l’auteur-compositeur ? lui demanda Georges. Webb était impressionné. Jim Webb avait gagné une multitude de Grammy Awards et avait écrit pour des gens comme Elvis Presley et Frank Sinatra. L’une de ses compositions, By the Time I Get to Phoenix, avait été le troisième morceau le plus joué entre 1940 et 1990. Webb tenait cette information de son père, un homme qui adorait la musique et avait été heureux de confier à son fils un prénom aussi chargé d’histoire. C’était lui qui lui avait enseigné la guitare, et ce, dès que ses doigts avaient été assez gros pour exercer une pression sur les frettes.
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– Oui, j’ai reçu mon nom en hommage à Jimmy Webb. Mais il n’y a pas grand monde qui le connaît. – Ton père doit aimer la musique autant que moi. Jim jugea inutile de plomber l’ambiance en apprenant à Georges que son père était mort. Ou que la Gibson J-45 qu’il transportait n’était pas celle que son père lui avait offerte. Georges désigna l’étui harnaché sur le dos de l’adolescent. – J’aime la musique autant que toi, mais tu es certain de vouloir transporter ça ? On ne laisse jamais rien sur la piste. Jamais. Si on ne peut pas le brûler, alors on l’emporte avec soi. Cela vaut pour les ordures. Et les guitares. – Elle vient avec moi, répondit Webb. Je l’ai enveloppée dans du plastique à l’intérieur de l’étui. Elle ne sera pas mouillée si jamais il pleut. Georges opina de la tête. Et Webb apprécia que l’homme n’insite pas. Du genre : « Es-tu vraiment certain ? » Il détestait qu’on le traite comme un enfant. – Dans ce cas, ajouta Georges, peut-être pourras-tu trouver un peu d’espace pour des cordes supplémentaires à l’intérieur de l’étui ? Ce fut au tour de Webb d’opiner et Georges grogna de satisfaction. Webb appréciait aussi le fait que Georges parlait calmement, à la manière d’un homme qui n’a plus rien à prouver à qui que ce soit. Il aimait aussi ses mains, qui étaient couvertes de cicatrices et calleuses, et dont certains doigts étaient pliés
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et tordus. Des mains qui avaient fait l’expérience du grand air à maintes reprises. Qui avaient probablement appris l’art de la survie dans les étendues sauvages. Une qualité importante chez quelqu’un qui allait guider l’adolescent dans les montagnes. Vers le carrousel à bagages se trouvaient Stéphanie et Brent. La quiétude dans laquelle baignait Webb depuis son arrivée dans les Territoires du Nord-Ouest s’envola aussi sûrement que l’avion lors du départ à Yellowknife. Le jeune homme se rendit compte que Stéphanie portait une nouvelle marque de coup au visage. Cette marque l’ébranla à la manière du contact subit des roues d’un avion sur une piste d’atterrissage. Webb vit Brent disparaître aux toilettes, laissant sa petite amie seule devant le carrousel à bagages, lequel se mit en marche. C’était un tout petit aéroport, avec d’immenses fenêtres qui laissaient passer beaucoup de lumière. Webb aurait dû se sentir enthousiaste, mais ce n’était pas le cas. Parce que c’était un petit aéroport, il n’aurait qu’un court instant, s’il avait de la chance, pour lui parler. – Georges, dit Webb, est-ce que tu veux bien m’excuser une minute ? Georges fit oui de la tête. Webb s’avança à la hauteur de Stéphanie en faisant mine de contempler le carrousel, comme si cela allait lui permettre de récupérer plus rapidement ses valises. – Les choses ne s’amélioreront pas, lui dit Webb. Peu importe ce que tu penses.
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Stéphanie le dévisagea comme si elle était surprise de l’apercevoir. Or, Webb était convaincu qu’elle savait qu’il était à bord du même avion qu’elle. Elle l’avait très habilement ignoré à l’aéroport de Yellowknife, quand ils avaient franchi la sécurité et quitté le terminal en direction de l’avion. – Je ne sais pas de quoi tu veux parler, répondit-elle. Webb sut qu’elle mentait, car au même instant elle leva la main pour couvrir son visage. – Les gens ne changent pas, poursuivit-il. Si tu restes, il continuera de te frapper. Tu ne mérites pas ça. Personne ne mérite ça. Il ne s’arrêtera pas. Crois-moi. Je connais ce genre d’hommes. – Tu ne peux pas me parler comme ça, répliqua Stéphanie. Tu ne me connais pas. Tu ne sais rien de ma vie. – J’en connais beaucoup sur le fait de se faire taper dessus. Alors, si, je peux te parler comme ça. – Non, lâcha-t-elle en appuyant sur le mot. Il fallut une fraction de seconde à Webb pour comprendre qu’elle ne s’adressait pas à lui mais à quelqu’un derrière lui. Par-dessus son épaule. Ses yeux s’agrandirent et Webb sentit une main immense se poser sur son épaule, l’aggriper violemment et le détourner de Stéphanie. Brent. Son poing était déjà en mouvement. Un poing énorme, vraiment énorme, qui remplit tout le champ de vision de Webb au fur et à mesure qu’il s’approchait de son visage.
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Il était impensable que Webb ait le temps de lever son bras pour arrêter le coup. Il se laissa plutôt tomber à la renverse en suivant le mouvement de cet énorme poing. Il n’essaya même pas de demeurer sur ses pieds. Ce mouvement lui permit d’atténuer l’impact, mais pas suffisamment. Il y eut un éclair lorsque le poing toucha son visage et il tenta de bien placer ses bras afin d’éviter de chuter trop brutalement sur le sol. Il laissa son corps faire le demi-tour que le coup lui imposait. S’il était tombé sur le dos, les conséquences auraient pu être désastreuses. Des gens mouraient de la sorte lorsque leur corps heurtait le plancher et que, une fraction de seconde plus tard, leur crâne explosait sur le sol. Webb s’affala sur le carrousel. Une seconde plus tard, Brent le releva comme s’il avait été une simple valise. Le gars apprenait vite : alors qu’il levait son bras pour frapper à nouveau, il garda une main sur l’épaule de Webb afin que ce dernier ne puisse fuir l’impact. Ce que Brent ignorait, c’est que Webb lui aussi apprenait rapidement. Qu’il avait pratiqué avec intensité les arts martiaux, qu’il avait vécu dans la rue. Et que ce n’était pas sa première bagarre. Brent avait réussi à frapper Webb la première fois parce qu’il avait le dos tourné et qu’il était préoccupé par Stéphanie. Là, Webb sentit le coup venir simplement en observant la manière dont l’autre tendait le coude vers l’arrière. Il suivit le mouvement et n’y opposa aucune résistance. Il laissa la main
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gauche de la brute s’avancer vers lui pour ensuite esquiver le coup en écrasant son front sur le nez de son adversaire. Un coup de tête ne fait pas mal si vous le donnez de la bonne manière. Le crâne est extrêmement solide. Mais c’est très douloureux pour l’adversaire. Parce que le crâne est extrêmement solide. Il y eut un bruit de cartilage qui explose, et Webb sut immédiatement qu’il venait de casser le nez de Brent. Ce dernier porta les mains à son visage, laissant la partie inférieure de son corps sans défense. Le genou est aussi extrêmement solide. Bien plus solide que la partie du corps que Webb frappa. Brent tomba à genoux en empoignant son entrejambe et se mit à vomir. Il s’effondra ensuite dans son vomi. C’est à ce moment que les flics firent leur apparition dans l’espace à bagages et qu’ils aperçurent Webb debout devant Brent, prêt à lui asséner un nouveau coup si ce dernier tentait autre chose. Les flics hurlèrent à Webb de s’éloigner, comme s’il était responsable de cette bagarre. Webb regarda autour de lui en espérant que Stéphanie dise quelque chose. Quelque chose qui clarifierait que c’était Brent qui avait donné le premier coup. Mais elle avait disparu. Webb regarda Georges : – Dis-leur, lui lança-t‑il, que c’est l’autre qui m’a attaqué.
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La Clé du diable
– La seule chose que j’ai vue, affirma Georges, c’est que tu t’es avancé vers ce type et que tu l’as frappé sans avertissement. Georges croisa ensuite ses bras sur sa poitrine. C’est ainsi que, par un après-midi ensoleillé de juin, trois jours après avoir entendu les dernières volontés de son g rand-père, Webb se retrouva menotté, assis à l’arrière d’une voiture de flic à l’extérieur de l’aéroport de Norman Wells, à 150 kilomètres au sud du cercle polaire.
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REMERCIEMENTS Je souhaite d’abord remercier chaleureusement Eric Walters de m’avoir donné l’occasion de participer à un projet aussi formidable. Merci également à l’entreprise aéronautique Canadian North de m’avoir facilité la tâche lors de mes déplacements dans le Nord et pour son soutien à l’alphabétisation des élèves du Grand Nord arctique. Merci enfin à Drew Ramsey et à Ram Bam Thank You Ma’am, BMI, pour la production de la chanson Monsters, que l’on retrouve sur le site Internet www. seventheseries.com ou sur iTunes.
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SERIEZ-VOUS PRÊT À ACCOMPLIR LES DERNIÈRES VOLONTÉS D’UN ÊTRE CHER, AU RISQUE DE BOUSCULER VOTRE DESTIN ?
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7 cousins 7 missions 7 voix 7 romans DÉCOUVREZ LE DESTIN DES COUSINS DE WEBB !
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JE VEUX QU’UNE PARTIE DE MES CENDRES RETOURNE LÀ OÙ TOUTE L’AVENTURE HUMAINE A COMMENCÉ MAIS AUSSI LÀ OÙ MA VIE A RECOMMENCÉ : EN AFRIQUE, DANS LA VALLÉE DU RIFT. JE VEUX QUE TU TE RENDES EN TANZANIE ET QUE TU ESCALADES LE KILIMANDJARO
”
Lorsque DJ découvre la mission qui lui revient, il ne doute pas de pouvoir la mener à bien rapidement : gravir une montagne, c’est l’affaire de trois jours tout au plus ! Jeune et sportif, il est fier d’avoir été chargé de répandre les cendres de son grand-père au sommet du Kilimandjaro, et ne veut montrer à personne son appréhension de partir seul pour ce voyage au bout du monde. Mais les ennuis commencent à peine sorti de l’aéroport, et la Tanzanie réserve bien des surprises à DJ… DÉJÀ DISPONIBLE
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À CETTE ADRESSE, IL Y A UN OBJET QUI M’APPARTIENT. AU DÉBUT, J’AVAIS L’INTENTION D’ALLER LE RÉCUPÉRER MOI-MÊME, MAIS J’AI TARDÉ. […] SI TU DÉCOUVRES CE QUE JE CROIS QUE TU DÉCOUVRIRAS, TU SERAS LA SEULE PERSONNE À CONNAÎTRE CETTE PARTIE DE MA VIE. ”
Féru d’histoire et de romans policiers, Steve est chargé par son grand-père de retrouver ce qu’il a vécu autrefois. En guise d’indices : une adresse à Barcelone, le nom de Rosa Luxembourg et quelques vers d’un poème. Pour Steve qui rêvait de partir en Europe, cette mission tombe à pic ! Mais plus que la découverte de Barcelone, il va surtout apprendre comment son grand-père a croisé le cours de l’Histoire, en choisissant de se battre pour une cause en laquelle il croyait. DÉJÀ DISPONIBLE
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MON ACTRICE PRÉFÉRÉE A TOUJOURS ÉTÉ GLORIA LORRAINE. […] JE VOUDRAIS QUE TU AILLES LA VOIR. JE SAIS QUE TU PEUX LA RETROUVER, NOTAMMENT GRÂCE À INTERNET. J’AIMERAIS QU’ELLE TE DONNE UN BAISER SUR LA JOUE. DIS-LUI QUE C’EST POUR MOI, QUE C’EST UNE FAVEUR À SAVEUR SENTIMENTALE QUE JE LUI DEMANDE. ET FILME CE BAISER POUR MOI, SPENCE. ”
Spencer a hérité d’une mission pour le moins ennuyeuse et facile. Certes, il est passionné de cinéma, mais filmer le baiser que lui donnera Gloria Lorraine, une vieille vedette de cinéma, ne s’annonce pas bien trépidant, d’autant plus qu’il entre sans problème en contact avec elle. Cependant celle-ci a d’autres projets pour Spencer, qui va suivre l’excentrique vieille dame dans des aventures loufoques et dangereuses à Nowheresville, Ontario. Accompagnés d’AmberLea, la petite-fille de Gloria, d’Al Capolo, boulanger-gangster, et de Monsieur Bones, vontils réellement s’ennuyer ? DISPONIBLE LE 10 MARS 2017
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LE TATOUAGE TE RAPPELLERA DES CHOSES IMPORTANTES. TU N’ES PLUS UN GAMIN. TU VIEILLIS. TU GRANDIS ET JE PARIE QUE TU TE SENS SEUL PARFOIS. MAIS TU N’ES PAS SEUL. CHAQUE FOIS QUE TU VERRAS TON BRAS, TU SAURAS QUE TU FAIS PARTIE DE QUELQUE CHOSE D’IMPORTANT. MOI ET MON ÉQUIPAGE, ON S’EST TOUJOURS SOUTENU. ON TE SOUTIENDRA TOUJOURS AUSSI. ENSEMBLE NOUS VOLONS. ”
Bernard (qui préfère qu’on l’appelle Bunny) ne comprend pas bien pourquoi son grand-père lui a demandé de se faire faire un tatouage, mais il est très fier ensuite de montrer son bras sur lequel est inscrit le chiffre 15. Au hasard d’une bagarre de rue, Bunny est invité par Jaden dans sa bande, la bande des Quinze, dont trafic d’armes et violence de rues sont le quotidien. Pour être loyal vis-à-vis de ses nouveaux amis, Bunny se lance dans une aventure qui va mal tourner… DISPONIBLE LE 10 MARS 2017
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L’AVION S’EST ÉCRASÉ DANS LES HAUTES TERRES DE L’ISLANDE. J’ÉTAIS AU SEUIL DE LA MORT LORSQU’UN ANGE EST APPARU ET M’A CONDUIT DANS UN ABRI. […] CE N’EST QUE QUELQUES JOURS PLUS TARD QUE JE ME SUIS SOUVENU QU’UNE ÉCHARPE ROUGE AVAIT MARQUÉ L’ENDROIT OÙ JE GISAIS. […] JE VOUDRAIS QUE TU L’APPORTES DANS L’ARRIÈRE-PAYS EN ISLANDE. ”
À peine six mois après avoir découvert l’existence de son grand-père, Rennie apprend son décès, et comme ses cousins, il se voit remettre une enveloppe lui demandant d’accomplir une mission. Outre le voyage en Islande qu’il va entreprendre, Rennie va rencontrer Sigurdur, un vieil ami de son grand-père. En entrant dans l’intimité de la famille de cet homme, les interrogations s’enchaînent : un mystère plane, les tourments commencent… DISPONIBLE LE 19 MAI 2017
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PRENDS UN VOL POUR MARSEILLE AVEC TES PARENTS. […] ILS NE DOIVENT T’AIDER D’AUCUNE FAÇON DANS TA TÂCHE. UNE FOIS QU’ILS SERONT INSTALLÉS, TU VOYAGERAS, PAR TES PROPRES MOYENS, JUSQU’À LA MAGNIFIQUE VILLE D’ARLES. […] CE SERA TON QUARTIER GÉNÉRAL PENDANT QUE TU POURSUIVRAS TES AVENTURES. S’IL TE PLAÎT, NE DIVULGUE À PERSONNE LE CONTENU DES PROCHAINES PAGES. ”
Une seule chose cloche dans la vie d’Adam, très satisfait de sa vie à Buffalo, aux États-Unis : il est secrètement amoureux de Vanessa, la plus jolie fille du lycée et les choses semblent ne jamais pouvoir devenir sérieuses. Les trois missions que lui confie son grand-père sont pour lui l’occasion de l’impressionner. Mais ces tâches sont délicates… Adam réussira-t-il à sauver l’honneur de son grand-père en corrigeant un épisode honteux de sa vie ? Accomplira-t-il ces tâches complexes avec dignité ? DISPONIBLE LE 7 JUILLET 2017
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7 petits-fils, 7 missions, 7 destins À LA MORT DE LEUR GRAND-PÈRE, DJ, STEVE, SPENCER, BUNNY, WEBB, ADAM ET RENNIE REÇOIVENT CHACUN EN HÉRITAGE UNE MISSION. L’OCCASION POUR EUX D’EN SAVOIR UN PEU PLUS SUR LEUR GRAND-PÈRE MAIS AUSSI SUR EUX-MÊMES.
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AVEC POUR SEUL TRÉSOR SA GUITARE, WEBB, 17 ANS, MÈNE UNE VIE DE VAGABOND À TORONTO. LOIN DE SA FAMILLE, LA MUSIQUE EST POUR LUI UNE PASSION ET UN GAGNE-PAIN. À LA MORT DE SON GRAND-PÈRE, IL APPREND SA MISSION : SE RENDRE SUR LA ROUTE CANOL, DANS LE GRAND NORD CANADIEN. WEBB NE SAIT PAS CE QUI L’ATTEND. LES SECRETS ENFOUIS NE LE RESTENT JAMAIS ÉTERNELLEMENT. COMME LES SOUFFRANCES. PARVIENDRA-T-IL À AFFRONTER LE DANGER ET À DÉCOUVRIR LE TERRIBLE SECRET GARDÉ PAR SON GRAND-PÈRE ? TRADUIT DE L’ANGLAIS (CANADA) PAR PIERRE THIBEAULT
15, 90 € France TTC www.fleuruseditions.com
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