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9782215133322 scene finale sept

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© 2012 Ted Staunton Traduction française :
 © 2014, Recto/verso, éditeur Charron Éditeur inc.,
 Une société de Québecor Média Charron Éditeur inc. 1055 boul. ­René-Lévesque Est, bureau 205 Montréal, Québec H2L 4S5
 Téléphone : 514‑523‑1182 Tous droits réservé. L’ouvrage original a été publié
 par Orca Book Publishers
 sous le titre Jump Cut

Direction : Guillaume Arnaud Direction éditoriale : Sarah Malherbe Édition : Camille Icole Direction artistique : Élisabeth Hebert, assistée de Maïté Dubois Direction de fabrication : Thierry Dubus Fabrication : Florence Bellot © Fleurus, 2017 www.fleuruseditions.com ISBN : 9782215133322 MDS : 652630 Tous droits réservés pour tous pays.
 « Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. »


TRADUIT DE L’ANGLAIS (CANADA) PAR PIERRE RICHARD


R.I.P meilleur GRAND-PÉRE de tous les temps !

Ann

Déborah

Nos mères et tantes

Tous le monde l’appelle Frères BUNNY

Jumeaux DJ

David McLean

Steeve

Spencer

Bernard

Le plus jeunes : il a 15 ans

Escalader le KILIMANDJARO

Un voyage en ESPAGNE cet été !

Faire du cinéma à BUFFALO

En liberté dans le centre-ville de TORONTO


DÉCÉDÉE Suzanne

Victoria

- la tante dont personne ne connaissait l’existence

Charlotte

Rennie Adam Jin

(le cousin

mystérieux...)

cain

C’EST SéRIEUX randonnée dans les TERRITOIRES DU NORD-OUEST

l’Améri

ATTENTION la France...

Un vrai voyage dans le nord... en ISLANDE


Océan Arctique

Labr

C ANADA

A M É R I Q U E D U

Spencer

N O R D

Toronto Bunny

Q u e b e c

ÉTATS -UNIS

Buffalo

Webb

Océan Pacifique

O n t a r i o

Chicouti La Tuque

QUÉBEC Jackfish

Marathon

AMÉ R I Q U E

Keflavik

ONTARIO

Lac Sup é

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I C E L A N D Torrance

New Yor

Barrie

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Ocean Reykjavik

Lac Michigan

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Sault-Sainte-Marie

Toronto

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Chutes Niagara

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Buffalo NEW YORK

MICHIGAN La

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P E N N S Y LV A N I E

Pennsylvania


ISLANDE

Rennie

rador City

Adam Steve

E U R O P E FRANCE

Sept-Iles

ESPAGNE

DJ

A F R I Q U E

Rimouski

imi

Moncton Fredericton

D U SUD

Quebec

Océan

Maine Atlantique

Bangor

Montreal VT

NH

Portland

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CT

New York

RI

LA TÂCHE DE SPENCE R

TANZ ANIE


BOBINE UN COUP DOUBLE PAR SPENCER O’TOOLE OUVERTURE EN FONDU – EXTÉRIEUR – UNE ROUTE DE CAMPAGNE – PLAN LONG – JOUR Une Miata rouge, décapotée, gros plan sur la voiture. GROS PLAN – SPENCER SPENCER (Colin Farrell ?) est derrière le volant. Ses cheveux volent au vent. Il est tout vêtu de noir et des ombres noires se reflètent sur lui. Son visage marqué arbore une barbe de trois jours. EXTÉRIEUR – LES PORTES D’UN DOMAINE – PLAN LONG – JOUR La Miata tourne et emprunte l’entrée du domaine. EXTÉRIEUR – L’ESCALIER DU DOMAINE – LA CAMÉRA SUIT SPENCER DE DOS – JOUR

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SPENCER monte l’escalier. La porte s’ouvre. Un valet hoche la tête. INTÉRIEUR – HALL DU DOMAINE – JOUR SPENCER suit un long couloir élégant qui le mène à d’impressionnantes portes. Il les ouvre. INTÉRIEUR – BIBLIOTHÈQUE DU DOMAINE – PLAN D’ENSEMBLE (POINT DE VUE DE SPENCER) – JOUR Deux des cousins de Spencer, DJ et Steve, livrent une partie de bras de fer sur un plateau d’échecs. Adam s’amuse à lancer des couteaux sur une cible. Webb est suspendu la tête en bas et il envoie des textos. Bunny, le frère de Spencer, est sur le canapé et joue avec un tigre. Bunny regarde son frère et lui fait un signe de la tête. Le notaire est assis derrière un grand bureau. PLAN RAPPROCHÉ – LE NOTAIRE À SON BUREAU LE NOTAIRE Spencer ! Super, on va pouvoir commencer. Messieurs… PLAN D’ENSEMBLE – LE GROUPE AUTOUR DU BUREAU Les cousins s’assoient autour du bureau, sur des chaises en cuir. SPENCER Désolé pour mon retard. DJ (reboutonnant ses manches) Encore la CIA ?

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SPENCER Non. Le MI6. ADAM (rangeant ses couteaux dans ses poches) Ils m’appellent toujours quand je fais la cuisine. BUNNY (caressant son tigre) C’est cool d’être apprécié à ce point ! LE NOTAIRE Hum ! Hum ! Messieurs, s’il vous plaît… Le testament de votre ­grand-père est pour le moins étrange. Il faut dire qu’il était ­lui-même tout un personnage ! Tout le monde se tourne vers le portrait de mon ­grand-père, qui est accroché au mur et orné d’un cadre doré massif. PANORAMIQUE VERS LE PORTRAIT DU ­GRAND-PÈRE – GROS PLAN – SUR LE PORTRAIT Mon ­GRAND-PÈRE porte une veste d’aviateur et un béret noir. Il tient un pistolet Colt de calibre 45 et une boussole. LE NOTAIRE (EN ­HORS CHAMP) ­Peut-être ­devrais-je le laisser s’expliquer… EFFETS SPÉCIAUX Un flou est créé et un hologramme apparaît, laissant voir mon ­grand-père en trois dimensions. Il est entièrement vêtu de noir et tient cette fois un verre de whisky et un cigare. ­GRAND-PÈRE Bonjour… ou bonsoir, les garçons. Désolé, messieurs. J’ai une dernière mission à confier à chacun de vous.


UN C’était juste du cinéma, tout ça ! Dans la réalité, Deb, Jerry, Bunny et moi avons pris l’autobus 501 de la rue Queen pour nous rendre au bureau du notaire. Deb et Jer sont mes parents. Super Bunny est mon petit frère. Son véritable prénom est Bernard. Il est deux fois plus gros que moi et probablement ­quarante-trois fois plus fort. C’est lui qu’on appelle quand on a besoin d’ouvrir des pots ou de soulever une voiture avec un seul doigt. Le bureau du notaire se trouve dans le c­ entre-ville. Mais ne me demandez pas où exactement ; tout le long du trajet, j’ai regardé Kill Bill sur mon portable. J’ai vu ce film quatorze fois, mais je ne m’en lasse pas. Et comme je commencerai à l’automne des études de cinéma à l’université de Humber, c’est important que j’en comprenne tous les aspects. De toute façon, j’aime mieux regarder le film que d’écouter Deb et Jer. Deb est sous le choc : mon g­ rand-père D était

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son père et il est décédé. C’est pour ça que nous allons chez le notaire. Deb a insisté pour qu’on soit bien habillés. Jer s’est braqué quand il a su qu’il devait retirer le bandana qu’il porte toujours sur la tête. Pourtant, même Bunny pense qu’il devrait l’enlever et ce, pour toujours. Pourquoi le p ­ orte-t‑il, d’ailleurs ? Personne ne le sait. Ce n’est pas comme s’il n’avait pas de cheveux. C’est juste que son front s’étire de plus en plus vers sa q­ ueue-de-cheval, un attribut dont il devrait aussi se débarrasser, selon moi. Mais il ne m’a jamais demandé mon avis à ce sujet. Peu importe. Dans l’ascenseur, Deb a dit à Jer : « Tu sais ce que je pense de tes bottes de c­ ow-boy. » Au même moment, Bun a tiré sur son col en disant : « Ça pique. » Jer a murmuré : « ­Laisse-moi tranquille. » J’ai gardé mes écouteurs sur les oreilles et j’ai augmenté le volume. Mes cousins, mes tantes, ainsi qu’un de mes oncles sont déjà dans le bureau. Nous nous asseyons. Le notaire entre et commence à parler. Je n’y prête pas vraiment attention, captivé par l’utilisation que fait Kiddo, l’héroïne de Kill Bill, de ses épées. Après un moment, je me rends compte que tout le monde jacasse tandis que le notaire, d’une voix forte, demande le silence. La minute suivante, tous les parents se lèvent et quittent la pièce. Que se ­passe-t‑il ? Je n’en ai aucune idée. J’éteins mon téléphone. Bunny se déplace et s’installe à mes côtés. Il est inquiet. –  Tout va bien, Bunny, ­lui dis-je en rangeant mon téléphone.

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Ça baigne. Peu importe ce qui se passe, ça ne doit pas être bien grave. Je veux dire… Ça concerne les adultes, pas vrai ? Or, la réalité est tout autre : ce qui se passe semble important. Le notaire joue avec la télécommande de son téléviseur et, soudain, mon ­grand-père apparaît. Il porte son béret noir. L’éclairage est trop clair. Les couleurs aussi. Mon ­grand-père a le teint orangé, comme s’il avait été maquillé. C’est un peu fou. ­Grand-papa D n’était pas du genre à se maquiller. Mais Jer a toujours dit qu’il mâchait les boulons de ses avions pour obtenir des suppléments minéraux. À l’écran, ­grand-papa explique à quel point il nous aimait tous. C’est étrange, tout ça. Bunny me secoue le bras. –  Qu’­est-ce qui se passe ? –  Chut ! On verra bien. –  Mais que dit g­ rand-papa ? –  Qu’il t’aime. –  Je le sais, ça. Et alors ? –  Chut ! Mes pensées s’échappent quelques instants. Je suis convaincu que mon grand-père aimait Bunny beaucoup plus que moi. Son regard s’illuminait chaque fois que Bun voulait se bagarrer ou qu’il réussissait un home run au base-ball. Jouer et rigoler ? Mon ­grand-père ne le faisait pas tant que ça. Même la chronique humoristique de Jer dans l’hebdo du patelin ne le faisait pas rire. En tout cas, c’est ce que je pense. En ce qui me concerne, mon ­grand-père ne me laissait pas tranquille une seconde. Il fallait toujours que je l’aide, que je

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fasse des travaux d’homme. Mais un jour, il m’a fait un cadeau : il m’a remis une liste de vieux films que, selon lui, je devais regarder. C’était gentil de sa part, même si je ne suis pas un amateur de films en noir et blanc. Cela dit, en rentrant à la maison, je vais quand même lire la liste et regarder ­quelques-uns de ces films, histoire d’honorer sa mémoire. Sauf que, si je comprends bien ce qui se passe en ce moment, ­grand-papa a d’autres plans. J’écoute plus attentivement. –  Qu’­est-ce qui se passe ? me siffle Bunny à l’oreille. –  Il veut qu’on fasse quelque chose. –  Quoi ? –  Il faut attendre et écouter, Bun. J’ai jeté un coup d’œil à mes cousins. Bunny n’est pas très discret quand il murmure. Mais mes cousins sont gentils avec lui, habituellement. J’ai peu de choses en commun avec eux, mais je dois admettre qu’ils sont bienveillants envers Bun. À l’écran, mon ­grand-père explique qu’il a une mission pour chacun de nous. Puis la vidéo se termine. Le notaire nous tend à tous une enveloppe brune. Bunny n’est plus le seul à se poser des questions. Nous regardons partout autour de nous en se demandant si on doit les ouvrir maintenant. Au cinéma, c’est normalement là qu’on insère un fondu au noir.


DEUX Deb nous a demandé d’attendre d’être de retour à la maison pour ouvrir nos enveloppes. Voici ce que contient la mienne. Cher Spence, Désolé de ne pas être là en personne. Si tu lis cette lettre, c’est que je suis déjà parti, que je me suis envolé. Spence, je sais que notre relation n’a pas toujours été facile. J’aime faire des choses ; toi, tu aimes les observer. Ce qui ne veut pas dire qu’il est impossible qu’on se rencontre à m ­ i-chemin. Après tout, il y a suffisamment de place pour tout le monde. Au milieu de ce chemin, il y a ton frère. Prends toujours soin de lui, Spence. Bernard pense que tu es un champion et il a besoin d’un appui. Je sais que tu ne le laisseras pas tomber. Le milieu du chemin dont je te parle, ­crois-le ou non, a aussi son cinéma. J’aime les films, tout comme toi. Mon actrice préférée a toujours été Gloria Lorraine. ­Parles-en à ta mère : elle te

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dira à quel point mon admiration pour Gloria m’a valu des moqueries dans la famille. Gloria Lorraine est plus vieille que moi mais, au moment où j’écris ces lignes, elle est toujours bien vivante. Je voudrais que tu ailles la voir. Je sais que tu peux la retrouver, notamment grâce à Internet. J’aimerais qu’elle te fasse un baiser sur la joue. D ­ is-lui que c’est pour moi, que c’est une faveur à saveur sentimentale que je lui demande. Et filme ce baiser. Bien des gens font des films, mais c­ elui-là, il n’y a que toi qui puisses le faire. Si Gloria Lorraine est décédée ou invalide, regarde dans la petite enveloppe qui accompagne cette lettre. Tu y trouveras un deuxième choix de film à réaliser. Le notaire a assez d’argent pour te permettre d’acheter une bonne caméra et pour couvrir les frais de voyage et les autres dépenses qui se présenteront. Fais de ton premier film une œuvre que toute la famille voudra regarder et qui vous fera penser à moi. ­Fais-le pour moi. F ­ ais-le avec moi. Je sais que tu peux y arriver. Tu te souviens de la liste de films que je t’avais donnée ? J’espère que tu as regardé Casablanca. Tu te rappelles de ce que Rick dit à Louis à la fin : « Ceci pourrait être le début d’une belle amitié. » Parfois, j’arrive trop tard, mais au fond il n’est jamais trop tard. Avec amour, ­Grand-papa


TROIS Alors que Bunny et moi lisons nos lettres, Jer fait une pâte à tarte : il cuisine toujours quand il est contrarié. Au début, nous ne parlons que du défi de Bunny. Il doit se faire tatouer l’emblème de l’escadron de g­ rand-père pendant la Seconde Guerre mondiale. Deb n’est pas vraiment favorable à cette idée. –  De grâce, s­ oupire-t‑elle. Les Moustiques maraudeurs ? L’emblème était un maringouin avec un cigare et une mitraillette ! –  Ça aurait pu être pire, répond Jer tout en roulant sa pâte sur le plan de travail. Deb lui lance un regard furieux. Bunny se contente d’un « cool ! ». Puis, c’est mon tour. Je tends ma lettre à ma mère, ainsi que la petite enveloppe que je n’ai pas encore ouverte. Elle laisse échapper une larme en lisant le message de son père. Pendant ce temps, je regarde mon portable. Deb éclate de rire. –  Gloria Lorraine ! Oh mon Dieu !

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–  Gloria qui ? demande Bunny. –  Ça me dit quelque chose, lance Jer, grand amateur de futilités. À la télé, non ? –  Elle jouait dans Les Naufragés du cosmos et Tante Frank, répond Deb. –  Tu m’impressionnes ! réplique Jer. C’était bien avant ma naissance, mais je me souviens d’avoir vu une rediffusion des Naufragés un jour, au retour de l’école. Deb lui lance un second regard lourd. –  Nous, on était obligées de regarder cette émission à la maison. Mais tu n’as pas pu la voir dans Tante Frank. Elle faisait la voix du… –  Du bulldozer parlant, complète Jer. Bun est dépassé… – ­Grand-papa écrit qu’elle était une star de cinéma, ­dis-je. –  C’est ce qu’elle était avant de faire de la télévision, répond Jer. Je cherche sur mon téléphone des renseignements sur Gloria Lorraine. Bunny observe mon écran ­par-dessus mon épaule. Je commence par Wikipédia. La photo en noir et blanc d’une femme à la chevelure blond platine apparaît. –  Elle est jolie, dit Bunny. Il a raison ; jolie, mais pas canon. Elle a l’air d’être intelligente, elle sourit à la caméra en soulevant un sourcil, comme pour dire : « Je sais des choses que vous aimeriez savoir. » –  Alors, qu’­est-ce que ça donne ? demande Jer en saupoudrant de farine son rouleau à pâtisserie.

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–  Je te lis ce qu’ils disent : « Gloria Lorraine (née Gayle Leonard le 16 septembre 1922 à Topeka, au Kansas) est une actrice de cinéma et de télévision. Elle a participé au tournage de c­ inquante-deux films qui datent pour la plupart des années 1940 et 1950. Elle a aussi tenu un rôle dans deux séries télévisées dans les années 1960. Sa dernière apparition au cinéma a eu lieu en 1972 dans un film de catégorie B intitulé ­Ciné-parc sauvage. Lorraine a été découverte dans une boutique de mode en 1939, à Seattle, dans l’État de Washington, où sa famille avait emménagé en 1928. » –  Ils racontent n’importe quoi, a coupé Deb. Mon père est né en 1920 et il dit dans sa lettre qu’elle est plus vieille que lui. Je reprends ma lecture en marmonnant. –  « Elle a commencé sa carrière avec la compagnie Republic Pictures et a tenu de petits rôles dans des westerns, dont deux aux côtés de Roy Rogers, avant… » –  Mon héros ! crie Jer. C’est une blague ? Bunny s’empresse de demander qui est Roy Rogers. –  C’était un acteur de westerns, répond Jer. Il était vraiment génial ! Je poursuis ma lecture. –  « … avant de rejoindre les studios de la Columbia et de Warner Bros. Elle a souvent interprété le rôle de la jeune sœur ou de la meilleure amie de l’héroïne dans des productions qui n’ont pas marqué leur époque. Elle a atteint son sommet à la fin des années 1940 et au début des années 1950 dans quelques

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films noirs, tels Confiance aveugle, La Rue de l’ombre et Affaire ancienne, où elle donnait la réplique à des acteurs comme Fred MacMurdo, Richard Wildmark et Ryan Robert… » ­bla-bla-bla… Je saute une partie du texte pour en venir à la fin de sa vie. –  « Délaissée par Warner Bros en 1953, elle travaille de plus en plus pour la télévision. En 1958, elle a (malheureusement) fait partie de la distribution des Créatures du marais de Zorgon, qui apparaît sur de nombreuses listes des plus mauvais films réalisés à ce jour. Au début et au milieu des années 1960, elle interprète le rôle d’une riche veuve dans la série comique Les Naufragés du cosmos (deux saisons diffusées sur la chaîne américaine NBC) et prête sa voix au camion dans l’émission Tante Frank (une saison). » –  Faux, dit Jer. C’était un bulldozer. Peu importe. Je termine ma lecture. –  « Elle n’est apparue par la suite que dans ­Ciné-parc sauvage, où elle parodiait son propre rôle de secrétaire meurtrière dans Affaire ancienne. Mariée à quatre reprises, elle a eu deux filles. Sa filmographie est énumérée à la suite de cet article. » C’est tout. Je relève la tête. –  Voilà ce qu’elle était – ou est, dit Jer en roulant sa pâte. Je me suis toujours demandé quand je voyais le générique de Tante Frank pourquoi on la présentait en ces mots : « Mademoiselle Gloria Lorraine. » Comme si c’était quelqu’un qu’on devait tous connaître ! Dans le fond, elle n’était qu’une actrice de films de série B, et elle n’a jamais connu de grands succès.

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Comment ­est-ce possible que ton père ait eu un faible pour elle ? Deb hoche la tête avant d’appuyer son menton au creux de sa main. –  Va savoir, ­soupire-t‑elle. Quelques larmes roulent sur sa joue. – ­Peut-être que Spence découvrira pourquoi.


7 cousins 7 missions 7 voix 7 romans DÉCOUVREZ LE DESTIN DES COUSINS DE SPENCER !


JE VEUX QU’UNE PARTIE DE MES CENDRES RETOURNE LÀ OÙ TOUTE L’AVENTURE HUMAINE A COMMENCÉ MAIS AUSSI LÀ OÙ MA VIE A RECOMMENCÉ : EN AFRIQUE, DANS LA VALLÉE DU RIFT. JE VEUX QUE TU TE RENDES EN TANZANIE ET QUE TU ESCALADES LE KILIMANDJARO

”

Lorsque DJ découvre la mission qui lui revient, il ne doute pas de pouvoir la mener à bien rapidement : gravir une montagne, c’est l’affaire de trois jours tout au plus ! Jeune et sportif, il est fier d’avoir été chargé de répandre les cendres de son grand-père au sommet du Kilimandjaro, et ne veut montrer à personne son appréhension de partir seul pour ce voyage au bout du monde. Mais les ennuis commencent à peine sorti de l’aéroport, et la Tanzanie réserve bien des surprises à DJ… DÉJÀ DISPONIBLE


À CETTE ADRESSE, IL Y A UN OBJET QUI M’APPARTIENT. AU DÉBUT, J’AVAIS L’INTENTION D’ALLER LE RÉCUPÉRER MOI-MÊME, MAIS J’AI TARDÉ. […] SI TU DÉCOUVRES CE QUE JE CROIS QUE TU DÉCOUVRIRAS, TU SERAS LA SEULE PERSONNE À CONNAÎTRE CETTE PARTIE DE MA VIE. ”

Féru d’histoire et de romans policiers, Steve est chargé par son grand-père de retrouver ce qu’il a vécu autrefois. En guise d’indices : une adresse à Barcelone, le nom de Rosa Luxembourg et quelques vers d’un poème. Pour Steve qui rêvait de partir en Europe, cette mission tombe à pic ! Mais plus que la découverte de Barcelone, il va surtout apprendre comment son grand-père a croisé le cours de l’Histoire, en choisissant de se battre pour une cause en laquelle il croyait. DÉJÀ DISPONIBLE


LE TATOUAGE TE RAPPELLERA DES CHOSES IMPORTANTES. TU N’ES PLUS UN GAMIN. TU VIEILLIS. TU GRANDIS ET JE PARIE QUE TU TE SENS SEUL PARFOIS. MAIS TU N’ES PAS SEUL. CHAQUE FOIS QUE TU VERRAS TON BRAS, TU SAURAS QUE TU FAIS PARTIE DE QUELQUE CHOSE D’IMPORTANT. MOI ET MON ÉQUIPAGE, ON S’EST TOUJOURS SOUTENU. ON TE SOUTIENDRA TOUJOURS AUSSI. ENSEMBLE NOUS VOLONS. ”

Bernard (qui préfère qu’on l’appelle Bunny) ne comprend pas bien pourquoi son grand-père lui a demandé de se faire faire un tatouage, mais il est très fier ensuite de montrer son bras sur lequel est inscrit le chiffre 15. Au hasard d’une bagarre de rue, Bunny est invité par Jaden dans sa bande, la bande des Quinze, dont trafic d’armes et violence de rues sont le quotidien. Pour être loyal vis-à-vis de ses nouveaux amis, Bunny se lance dans une aventure qui va mal tourner… DISPONIBLE LE 10 MARS 2017


L’AVION S’EST ÉCRASÉ DANS LES HAUTES TERRES DE L’ISLANDE. J’ÉTAIS AU SEUIL DE LA MORT LORSQU’UN ANGE EST APPARU ET M’A CONDUIT DANS UN ABRI. […] CE N’EST QUE QUELQUES JOURS PLUS TARD QUE JE ME SUIS SOUVENU QU’UNE ÉCHARPE ROUGE AVAIT MARQUÉ L’ENDROIT OÙ JE GISAIS. […] JE VOUDRAIS QUE TU L’APPORTES DANS L’ARRIÈRE-PAYS EN ISLANDE. ”

À peine six mois après avoir découvert l’existence de son grand-père, Rennie apprend son décès, et comme ses cousins, il se voit remettre une enveloppe lui demandant d’accomplir une mission. Outre le voyage en Islande qu’il va entreprendre, Rennie va rencontrer Sigurdur, un vieil ami de son grand-père. En entrant dans l’intimité de la famille de cet homme, les interrogations s’enchaînent : un mystère plane, les tourments commencent… DISPONIBLE LE 19 MAI 2017


WEBBY, JE DOIS UNE FAVEUR À UN VIEIL AMI. TU TROUVERAS SON NOM ET SON ADRESSE AU DOS DE CETTE LETTRE. LE BILLET D’AVION, LE PASSEPORT ET LES CARTES BANCAIRES TE PERMETTRONT DE T’Y RENDRE. TOUT CE QUE TU FERAS POUR LUI, C’EST COMME SI TU LE FAISAIS POUR MOI. ET JE L’APPRÉCIE. VOILÀ CE QU’IL FAUT QUE TU APPRENNES : LES SECRETS ENFOUIS CAUSENT DE LA SOUFFRANCE. ”

Webb a quitté sa maison et il vit dans les rues de Toronto, en jouant de la guitare aux passants. Son grand-père lui confie la mission suivante : Webb doit se rendre sur la route Canol, dans le grand Nord canadien. Accompagné d’un guide natif de la région, de deux touristes allemands et de sa guitare, il devra faire face à des ours et des hommes dangereux… Mais surtout, il va découvrir un épisode terrible de la vie de son grand-père… DISPONIBLE LE 19 MAI 2017


PRENDS UN VOL POUR MARSEILLE AVEC TES PARENTS. […] ILS NE DOIVENT T’AIDER D’AUCUNE FAÇON DANS TA TÂCHE. UNE FOIS QU’ILS SERONT INSTALLÉS, TU VOYAGERAS, PAR TES PROPRES MOYENS, JUSQU’À LA MAGNIFIQUE VILLE D’ARLES. […] CE SERA TON QUARTIER GÉNÉRAL PENDANT QUE TU POURSUIVRAS TES AVENTURES. S’IL TE PLAÎT, NE DIVULGUE À PERSONNE LE CONTENU DES PROCHAINES PAGES. ”

Une seule chose cloche dans la vie d’Adam, très satisfait de sa vie à Buffalo, aux États-Unis : il est secrètement amoureux de Vanessa, la plus jolie fille du lycée et les choses semblent ne jamais pouvoir devenir sérieuses. Les trois missions que lui confie son grand-père sont pour lui l’occasion de l’impressionner. Mais ces tâches sont délicates… Adam réussira-t-il à sauver l’honneur de son grand-père en corrigeant un épisode honteux de sa vie ? Accomplira-t-il ces tâches complexes avec dignité ? DISPONIBLE LE 7 JUILLET 2017


Achevé d’imprimer en février 2017 Par Lego (Italie) N° d’édition : J17041 Dépôt légal : mars 2017


7 petits-fils, 7 missions, 7 destins À LA MORT DE LEUR GRAND-PÈRE, DJ, STEVE, SPENCER, BUNNY, WEBB, ADAM ET RENNIE REÇOIVENT CHACUN EN HÉRITAGE UNE MISSION. L’OCCASION POUR EUX D’EN SAVOIR UN PEU PLUS SUR LEUR GRAND-PÈRE MAIS AUSSI SUR EUX-MÊMES.

13/01/2017

10/03/2017

19/05/2017

07/07/2017

SPENCER EST PASSIONNÉ DE CINÉMA. MAIS QUAND SON GRAND-PÈRE LE CHARGE D’OBTENIR UN BAISER DE GLORIA LORRAINE, UNE VEDETTE OUBLIÉE, ET DE FILMER CE BAISER, IL EST ASSEZ CONTRARIÉ PAR CETTE MISSION, QUI S’ANNONCE TOUT SAUF PALPITANTE… MAIS LORSQU’IL RETROUVE GLORIA LORRAINE, CELLE-CI A D’AUTRES PROJETS POUR LUI. ACCOMPAGNÉS D’AMBERLEA, D’AL CAPOLO, UN BOULANGER-GANGSTER, ET DE MONSIEUR BONES, LES VOILÀ-PLONGÉS DANS UN ROAD-MOVIE MOUVEMENTÉ : LA MISSION POURRAIT ÊTRE MOINS ENNUYEUSE QUE PRÉVUE… TRADUIT DE L’ANGLAIS (CANADA) PAR NATHALIE NÉDÉLEC-COURTÈS

15, 90 € France TTC www.fleuruseditions.com

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