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9782215131823 jolis contes de loups et de petits enfants à croquer

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Le Petit Chaperon rouge, Le Loup affamé, Le loup et les sept chevreaux, Le Vieux Chien et le loup, Les Trois Petits Cochons, Le loup et le renard qui allèrent à la pêche. Six contes traditionnels, magnifiquement illustrés, à lire et à relire avec les petits.

Jolis Contes de loups et de petits enfants

à croquer

Illustrés par Dogan Oztel et Éric Puybaret

13,90 € France TTC www.fleuruseditions.com

Fleurus


Fleurus Couverture : Dogan Oztel Direction : Guillaume Arnaud Direction éditoriale : Sarah Malherbe Édition : Camille Icole Direction artistique : Élisabeth Hebert Direction de fabrication : Thierry Dubus Fabrication : Marie Guibert © Fleurus, 2016 www.fleuruseditions.com ISBN : 9782215131823 MDS : 652503 Tous droits réservés pour tous pays. « Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. »


Jolis Contes de loups

et de petits enfants

à croquer

Racontés par Raffaella Illustrés par Dogan Oztel et Éric Puybaret

Fleurus


Le Petit Chaperon rouge...................................... p. 7 Conte populaire français, raconté par Raffaella, selon la version de Charles Perrault Illustré par Éric Puybaret

Le Loup affamé.............................................................p. 17 Conte traditionnel russe, raconté par Raffaella Illustré par Dogan Oztel

Le Loup et les sept chevreaux........................... p. 27 Conte traditionnel allemand, raconté par Raffaella, selon la version des frères Grimm Illustré par Dogan Oztel

Le Vieux Chien et le loup..................................... p. 37 Conte traditionnel de Bohème, raconté par Raffaella Illustré par Éric Puybaret

Les Trois Petits Cochons................................. p. 45 Conte traditionnel du folklore anglo-saxon, raconté par Raffaella Illustré par Dogan Oztel

Le loup et le renard qui allèrent à la pêche.................................................... p.55 Conte traditionnel populaire russe et français, raconté par Raffaella Illustré par Éric Puybaret


Le Petit Chaperon rouge

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l était une fois une petite fille si gentille et mignonne que tout le monde l’adorait. Sa grand-mère l’aimait particulièrement et lui faisait des cadeaux aussi souvent qu’elle pouvait. Elle lui avait offert un joli chaperon rouge qui lui allait si bien que la fillette le portait tous les jours. C’est pourquoi tout le monde l’appelait le « Petit Chaperon rouge ». Un jour, sa mère, qui avait cuisiné des galettes, dit à la fillette : – On m’a dit que ta Mère-Grand était malade. Va donc voir si elle est rétablie, et porte-lui quelques galettes. Pars vite, ne parle à personne et reste bien sur le chemin ! Le Petit Chaperon rouge promit de faire bien attention et partit sur-le-champ.

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r en traversant le bois, la fillette rencontra le loup… – Bonjour monsieur, le salua-t-elle poliment. Et se souvenant des recommandations de sa maman, elle passa rapidement son chemin. Mais le loup, souriant, lui demanda : – Où vas-tu donc ainsi belle enfant ? – Je vais voir ma Mère-Grand qui est un peu malade, répondit la gentille petite. – La pauvre… Habite-t-elle très loin ? demanda le loup, fort intéressé. – Oh oui, dit la fillette. C’est après le bois, la première maison du prochain village. – Eh bien, dit le loup en riant, je veux aussi aller lui rendre visite. Faisons un jeu ! J’y vais par ce chemin, et toi par celui-là, et nous verrons qui arrivera le premier… Puis il prit le chemin le plus court et se mit à courir.

La fillette, amusée, s’en alla par l’autre chemin. Celui-ci passait par la clairière et longeait la rivière. Oubliant les recommandations de sa mère, la petite fille croisa un papillon qu’elle s’amusa à pourchasser. Puis apercevant de jolies fleurs, elle décida de les cueillir pour en faire un bouquet. Il ferait certainement très plaisir à sa Mère-Grand !

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endant ce temps-là, le loup, qui avait pris le raccourci était déjà arrivé à la maison de la grand-mère. Il frappa à la porte : toc, toc. – Qui est là ? – C'est ton Petit Chaperon rouge, chuchota le loup. La grand-mère lui cria : – Tire la chevillette, la bobinette cherra ! Le loup tira la chevillette, et la porte s’ouvrit… Il se jeta alors sur la malheureuse grand-mère, qu’il avala ! Il enfila ensuite sa chemise de nuit et son bonnet de dentelle, se coucha dans son lit, et attendit…

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e Petit Chaperon rouge arriva peu après et frappa à son tour à la porte : toc, toc. – Qui est là ? demanda le loup. La fillette fut un peu surprise en entendant la voix du loup, mais elle se dit que Mère-Grand était enrhumée et avait certainement la voix enrouée. – C’est ton Petit Chaperon rouge qui t’apporte des galettes, répondit-elle. Le loup lui cria en adoucissant un peu sa voix : – Tire la chevillette, la bobinette cherra ! Le Petit Chaperon rouge tira la chevillette, et la porte s'ouvrit… – Bonjour, Mère-Grand ! dit joyeusement la petite fille. Mais personne ne lui répondit. Elle s’avança donc jusqu’au lit où la grand-mère était couchée, avec son bonnet qui lui cachait le visage. La fillette lui trouva l’air étrange et elle lui dit : – Mère-Grand, que tu as de grandes oreilles… – C'est pour mieux t’écouter, ma petite-fille ! – Mère-Grand, que tu as de grands yeux… – C'est pour mieux te regarder, mon petit ! – Mère-Grand, que tu as de grands bras aussi… – C'est pour mieux te câliner, mon enfant ! – Mais, Mère-Grand… Que tu as de grandes dents ! – C’est pour mieux te manger ! cria le loup, qui fit un bond hors du lit et avala le Petit Chaperon rouge.

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uis il retourna se coucher et s’endormit bientôt, avec des ronflements bruyants. Le chasseur, qui passait devant la maison, l’entendit et se demanda pourquoi la grand-mère ronflait aussi fort. Il entra donc et, s’approchant du lit, vit le loup assoupi. – Te voilà donc, monstre ! dit le chasseur. Depuis le temps que je te cherche… Il allait épauler son fusil quand il pensa que si le loup avait mangé la grand-mère, il était peut-être encore temps de la sauver. Il prit donc son grand couteau et ouvrit le ventre du loup ! Il y trouva bien la grand-mère, qu’il aida à sortir, mais aussi le Petit Chaperon rouge qui s’écria : – Quelle peur j’ai eue dans le ventre du loup ! Tous les trois étaient bien contents et ils partagèrent les galettes. Puis, la grand-mère allant mieux, le chasseur s’en alla avec la peau du loup. Le Petit Chaperon rouge quitta à son tour sa Mère-Grand en se promettant de ne plus jamais parler aux inconnus, ni quitter le chemin pour courir dans les bois…

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Le Loup affamé

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l était une fois un loup qui courait les bois et les prés en quête d’un gibier à se mettre sous la dent. L’hiver était fort rude et les animaux se cachaient dans leurs terriers. Le loup était donc affamé, et il salivait à l’idée du festin qui serait le sien si un animal croisait son chemin !

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e loup aperçut bientôt une jument qui broutait. Elle se contentait des rares touffes d’herbe dépassant d’un champ enneigé. Hop ! Le loup la rejoignit d’un bond. – Jument, grogna-t-il en retroussant les babines… Je vais te manger ! – Toi ? répondit la jument. Mais… qui es-tu ? – Eh bien… Je suis le loup, répondit-il agacé. – Tu mens. Tu n’es qu’un chien, lui dit la jument. – Mais si, je suis un loup ! hurla l’animal furieux. – Alors d’accord, fit la jument. Et par quel côté vas-tu commencer à me manger ? – Eh bien… Par la tête ! – Non mon loulou, commence donc par la queue, c’est plus futé ! Ainsi, pendant que tu mangeras ma croupe, je continuerai de brouter et de m’engraisser ! – Très bien, lui dit le loup, après tout, l’idée n’est pas mauvaise… Il contourna donc la jument pour l’attaquer par la queue. Mais dès qu’il fut derrière elle, la jument lui administra une ruade qui lui mit le museau en marmelade. Le loup, qui voyait trente-six chandelles, alla s’asseoir dans un coin. – Nigaud que je suis, se dit-il, énervé, pourquoi ne pas l’avoir attaquée à la gorge ? Cela me servira de leçon, pensa-t-il en s’éloignant de cette dangereuse créature.

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l avait de plus en plus faim et avisa enfin un bélier qui grignotait des buissons au pied d’un talus. Hop ! Le loup le rejoignit d’un bond. – Bélier, grogna-t-il en retroussant les babines… Je vais te manger ! – Me manger ! Mais qui es-tu ? demanda le bélier. – Je suis le loup, répondit-il, agacé. – Je suis certain que tu n’es qu’un chien ! fit le bélier. – Mais si, je suis un loup ! hurla ce dernier, excédé. – Ah ! D’accord alors, lui dit le bélier. Et comment feras-tu pour me manger ? – Comment ? grogna le loup en salivant… Je commencerai par la tête ! – Mais non, mon loulou. Mets-toi plutôt en haut du talus. Tu ouvriras la bouche, et j’y sauterai de moi-même. Le loup était pressé et n’avait pas le temps de discuter. Après tout, pourquoi pas, se dit-il, puisque le bélier est d’accord. Il s’assit donc sur le talus, ouvrit une grande gueule et attendit… C’est alors que le bélier bondit et d’un coup de corne le fit dégringoler en bas du talus ! Le loup se releva difficilement et s’en fut en boitillant. – Ah ! Sot que je suis ! pesta-t-il. Où a-t-on vu de la viande vivante sauter d’elle-même dans la gueule du loup ?

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ssis au bord de la route, la faim le tenaillait toujours. Il se promettait d’être sans pitié à l’égard de la prochaine nourriture qu’il croiserait. Tout à coup, sur le chemin, un voyageur laissa tomber un morceau lard de son panier ! Le loup courut et renifla le lard. La bonne odeur lui mit l’eau à la bouche, mais il s’assit et réfléchit. – Manger le lard, c’est bien, mais il est salé et j’ai déjà soif. Le mieux serait d’aller boire d’abord, pour me régaler ensuite du lard tout à loisir… Hélas, le temps que le loup cherche et trouve le ruisseau, l’homme s’aperçut qu’il avait perdu son lard. Le loup, sa soif étanchée, revint donc sur ses pas juste assez tôt pour voir l’homme ramasser son lard et reprendre sa route. Il se mit à trépigner et à râler : – Ah ! Stupide que je suis ! Pourquoi être allé boire avant d’avoir mangé ?

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l avait de plus en plus faim et aperçut avec joie un cochon non loin d’une maison. Il était magnifique, bien rose et bien gras. Le loup se rua vers l’animal avec la ferme intention de le dévorer. – Cochon, gronda-t-il en retroussant ses babines… Je vais te manger ! – Qui donc es-tu pour vouloir me manger ? – Un loup. – Tu ressembles pourtant beaucoup à un chien, dit le cochon. – Mais je suis un loup ! hurla-t-il, excédé, en tapant des pieds. – Tout va bien dans ce cas, dit le cochon. Alors monte sur mon dos, je vais te faire faire un petit tour et ensuite tu pourras me manger. Le loup se laissa tenter par la balade. Après tout, pensa-til en ricanant, si je suis sur son dos, le cochon n’a aucune chance de m’échapper ! Il s’installa donc sur le cochon qui l’amena en trottant jusqu’au village. En voyant cet étrange équipage, tous les chiens accoururent. Ils entourèrent le loup en se tordant de rire. Ils se moquèrent tant que très gêné, le loup descendit du cochon et fila à toute vitesse dans la forêt, d'où il ne revint jamais plus…

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Achevé d’imprimer en septembre 2016 par Dimograf en Pologne N° d’édition : 16281 Dépôt légal : octobre 2016


Le Petit Chaperon rouge, Le Loup affamé, Le loup et les sept chevreaux, Le Vieux Chien et le loup, Les Trois Petits Cochons, Le loup et le renard qui allèrent à la pêche. Six contes traditionnels, magnifiquement illustrés, à lire et à relire avec les petits.

Jolis Contes de loups et de petits enfants

à croquer

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