N°282 -NOVEMBRE - LUXEMBOURG
Mode
Focus
PENSION : LES FEMMES RESTENT LES GRANDES PERDANTES
Portrait
Les manteaux, l ’allure d’abord
Bien-être
HYROX, LE PHÉNOMÈNE FITNESS GAGNE LE LUXEMBOURG
Violeta Frank, L’AVOCATE DEVENUE GALERISTE
Taina Bofferding DÉFENDRE LE DROIT DES AUTRES
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ÉDITO
Novembre, engagé et mobilisé pour nos droits ! Après 25 ans, Maria Pietrangeli ne signera plus cet édito. Elle passe la main et me confie le rôle de rédactrice en chef de Femmes Magazine. Mais l’ADN du mensuel reste inchangé : faire rayonner les femmes si inspirantes qui peuplent le GrandDuché et partager les tendances qui font vibrer notre petit pays. Maria ne sera toutefois jamais bien loin. Elle reste directrice de Femmes et continuera à prendre la plume sur ses sujets de prédilection. Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas encore, entre la presse féminine et moi, c’est une longue histoire d’amour. Enfant, je dévorais les mensuels pour jeunes filles Manon et Julie. Puis sont arrivés, sur ma table de chevet, les magazines du monde entier, jusqu’à ce que cette passion devienne mon métier. Après plusieurs années comme journaliste indépendante, me voici rédactrice en chef du premier magazine féminin luxembourgeois en langue française. Une consécration que je suis heureuse de partager avec vous dès cette édition de novembre. Mais assez parlé de moi, rentrons dans le vif du sujet. Au regard de l’actualité des dernières semaines, entre les manifestations des lycéens en France et les rassemblements en Espagne et au Portugal pour le droit au logement, il semblait évident de consacrer une place centrale à celles qui défendent les droits des autres. Heureusement qu’elles sont là pour faire bouger les lignes et contribuer activement à l’évolution de notre société. Notre cover du mois, Taina Bofferding, incarne cet engagement au Grand-Duché. Personnalité de gauche et présidente du groupe parlementaire LSAP, elle a fait de l’accès au logement abordable son combat, dans un pays où les loyers et les prix de l’immobilier s’envolent. Dans la Tribune de novembre, Doris Engel, Deputy CEO & CFO de la Spuerkeess, explore les solutions existantes pour faciliter l’accès des jeunes actifs à la propriété.
MARGOT HOUGET L’enfance se trouve également au cœur de l’engagement d’Héloïse Pierre, dans notre rubrique Inspiration. Fondatrice des crèches Les P’tits Bouchons, elle souhaite rendre les pédagogies alternatives accessibles à toutes les familles, et pas uniquement aux plus aisées. Quant à notre dossier Santé, il s’intéresse au rôle d’accompagnement joué par les sages-femmes après une fausse couche, une réalité fréquente et pourtant invisibilisée. À l’international aussi, les femmes œuvrent pour le changement. Nos pages Monde reviennent sur l’attribution du prix Nobel de la paix 2026 à la juriste sud-africaine Navi Pillay. Une reconnaissance pour celle qui s’engage bec et ongles en faveur de l’État de droit et de l’égalité entre les genres. Parce que, rappelons-le, la défense de nos droits doit se poursuivre tous les mois de l'année.
Excellente découverte, Margot Houget
Novembre 2026 n°282
3
SOMMAIRE
Tendances
Lifestyle Agenda culturel
64
Intérieur
70
Et si mieux dormir commençait chez soi ?
Voyage
74
Melbourne, un morceau d’Angleterre au bout du monde
News beauté Bien-être
09
Beauty lab
10
Mode
16
18
Finance
Focus
50
News société
54
Navi Pillay, la boussole du droit international
Business
56
Interview du mois
Après 50 ans, l’expérience des femmes, un atout sous-estimé
34
38
Taina Bofferding : défendre le droit des autres
4
82
44
Pension : pourquoi les femmes restent les grandes perdantes ?
Fausse couche : mettre des mots sur une réalité sociétale
Jeunes actifs : comment devenir propriétaire ?
Horoscope
32
Les ados et l’argent : apprendre à gérer à l’heure du numérique
Héloïse Pierre : l’enfance au cœur de l’engagement
Tribune
80
20
Les manteaux, l’allure d’abord
Société
Monde
Recette
14
News mode
Santé
78
Hyeja
Hyrox, le phénomène fitness fait transpirer le Luxembourg
Inspiration
News food
Portrait 42
60
Violeta Frank, l’ancienne avocate argentine devenue galeriste au Luxembourg
Novembre 2026 n°282
INFORMATIONS GÉNÉRALES
FEMMES N°282 N°282 -NOVEMBRE - LUXEMBOURG
Société éditrice
Mode
Focus
PENSION : LES FEMMES RESTENT LES GRANDES PERDANTES
Portrait
Les manteaux, l ’allure d’abord
Bien-être
HYROX, LE PHÉNOMÈNE FITNESS GAGNE LE LUXEMBOURG
Violeta Frank, L’AVOCATE DEVENUE GALERISTE
WAT Éditions Sàrl - 74, rue Ermesinde, L-1469 Luxembourg Tél.: +352 26 45 85 86 - redaction@femmesmagazine.lu
Taina Bofferding DÉFENDRE LE DROIT DES AUTRES
EN COUVERTURE : Taina Bofferding, présidente du groupe parlementaire LSAP et membre de la Chambre des députés du Luxembourg Direction artistique : Dorothée Dillenschneider & Julie Kieffer Make-up Artist : Luca De Michele Coiffure : Manni Defays - Maison Defays Photographie : David Angeletti Vêtements : Chemise : Momonì Veste et pantalon : forte_forte prêtés par Vincent Verlaine. Boucles d’oreilles et bague : Vever prêtées par Les Ambassadeurs Lieu : Chambre des députés
Distribution OÙ TROUVER FEMMES MAGAZINE ? Découvrez la liste complète de nos points de distribution sur notre site web, rubrique « où trouver le magazine. »
Ours DIRECTRICE Maria Pietrangeli maria.pietrangeli@femmesmagazine.lu DIRECTRICE DE LA PUBLICATION Julie Kieffer julie.kieffer@wateditions.lu RÉDACTRICE EN CHEF Margot Houget margot.houget@femmesmagazine.lu JOURNALISTES Aude Forestier Fabien Grasser / Kevin Martin
Karine Sitarz / Julie Kieffer DIRECTRICE COMMERCIALE Julie Kieffer CONSEILLERS EN COMMUNICATION Aymeric Grosjean aymeric.grosjean@wateditions.lu Kevin Martin kevin.martin@wateditions.lu DIRECTRICE ARTISTIQUE Dorothée Dillenschneider studio2@wateditions.lu
Web et réseaux sociaux UNE NEWSLETTER ANNONÇANT L'ACTUALITÉ LOCALE ET LES TENDANCES SORT TOUS LES JEUDIS WWW.FEMMESMAGAZINE.LU femmes_magazine Femmes magazine Femmes Magazine Luxembourg
20 000 EXEMPLAIRES par édition et 11 éditions par an.
Toute reproduction de ce magazine, même partielle, est interdite.
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Novembre 2026 n°282
COCOONING SEASON :
Place au bien-être Entre deux lacs, à l’abri de l’agitation, Anatura Hotel & Spa Luxembourg invite à ralentir et à prendre soin de soi. Dans un cadre naturel apaisant, le Spa de 4 500 m² offre une véritable expérience de détente : saunas, hammams, piscines, jacuzzis et espaces de relaxation invitent à lâcher prise et à se ressourcer au rythme de la nature. DES SOINS POUR SE RECONNECTER À SOI Offrez-vous un véritable moment de bien-être avec les soins Cinq Mondes, inspirés des traditions de beauté du monde. Massages relaxants, rituels sensoriels et soins du corps invitent à relâcher les tensions, à apaiser l’esprit et à retrouver l’harmonie entre le corps et l’esprit. Une expérience personnalisée pour prendre du temps pour soi et prolonger les bienfaits de cette parenthèse au cœur de la nature. Pour prolonger cette parenthèse, les chambres lumineuses et confortables offrent une vue dégagée sur les paysages boisés et les Lacs de Weiswampach. Une invitation à ralentir, à respirer et à profiter pleinement de chaque instant.
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NEWS
Beauté LE FRUIT DÉFENDU La mûre n’a pas que la douceur pour elle. Dans Purple Trouble, Juliette Has a Gun lui oppose un accord de piment rouge : le fruit est juteux, le contraste mordant. Les muscs et l’Ambroxan prennent ensuite le relais dans un fond sensuel, au plus près de la peau. Romano Ricci signe un parfum dont l’intérêt tient à cette gourmandise contrariée, entre rondeur fruitée et pointe épicée. Le flacon pourpre, teinté de rouge à sa base, en donne un premier aperçu. Juliette Has a Gun.
LA COULEUR, le soin en prime Un bain de fraîcheur suisse Stress, écrans, voyages, journées à rallonge… notre rythme de vie finit aussi par se lire sur la peau. Avec Swiss Pristine Essence, La Prairie s’attaque à cette « fatigue moderne » en misant sur l’un des essentiels d’un teint frais : une barrière cutanée bien équilibrée. Inspirée par les glaciers suisses, cette essence associe des minéraux glaciaires à HyPower LP52™, un actif biotechnologique développé en Suisse, et à l’Exclusive Cellular Complex™ de la maison. Première étape du rituel Swiss Pristine, elle hydrate, rééquilibre et prépare la peau à recevoir le sérum. Sa texture légère et rafraîchissante laisse immédiatement une sensation de confort. Un premier geste qui donne envie de ralentir le rythme, au moins le temps de sa routine beauté. La Prairie.
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Pour les fêtes, la lumière se travaille autant que la couleur. Une poudre pour unifier, un blush pour raviver le teint, un fard pour intensifier le regard : Dr. Hauschka décline le maquillage avec une même attention portée aux formules. Pigments minéraux, extraits de plantes, huiles et cires naturelles composent une gamme certifiée NATRUE, sans silicones, huiles minérales ni conservateurs synthétiques. Du teint aux lèvres, chacune peut doser ses effets. Notre coup de cœur : l’enlumineur, posé avec retenue sur le haut des pommettes. Un éclat précis qui accompagne aussi bien une bouche rouge qu’un regard plus appuyé. Dr. Hauschka.
NEWS
Le bordeaux en toute légèreté Une teinte sombre qui se porte avec désinvolture : c’est tout l’intérêt du nouveau baume Noir Cerise de Typology. Son rouge-brun profond habille les lèvres en transparence, gagne en intensité au fil des passages, puis s’estompe vers un fini doux et flouté. Le chic du bordeaux, sans en surveiller chaque contour. Céramides et acide hyaluronique enrichissent la formule, qui promet huit heures d’hydratation. Son écrin magnétique en aluminium trouve naturellement sa place dans le sac, pour une retouche entre deux rendez-vous ou avant de sortir. Typology.
Mascara, le grand décollage Volume XXL le matin, démaquillage express le soir : PUPA Milano revisite son iconique Vamp! avec une version Wash Off qui mise sur la technologie « tubing ». Plutôt que de simplement colorer les cils, la formule les enveloppe dans de minuscules tubes flexibles, résistants à la transpiration, au sébum et à l’humidité. Sa brosse Vortex conique attrape même les cils les plus courts pour les séparer, les allonger et intensifier le regard, tandis que le volume se construit couche après couche. Le détail qui change tout ? Le soir, nul besoin de démaquillant : 15 à 30 secondes d’eau tiède suffisent pour faire glisser la matière. Enrichi en cires de jojoba et de carnauba ainsi qu’en huile de ricin, ce mascara promet des cils souples, définis et intensément noirs. Pupa.
LE SILLAGE SAINT LAURENT Et si l’on portait un parfum comme une pièce de couture ? Le Vestiaire des Parfums traduit les vêtements, matières et accessoires emblématiques d’Yves Saint Laurent en une garde-robe olfactive. Pour nous la faire découvrir lors d'un événement à la Cloche d'Or, Paris 8 a imaginé des accords entre fragrances et cocktails. Sentir, goûter, revenir au parfum : l’expérience invite à en saisir les nuances autrement. Le coup de cœur de la rédaction : Babycat. Inspiré de l’imprimé léopard, il associe une vanille chaleureuse à un accord daim. Une composition au caractère félin, à laisser se dévoiler sur la peau… et à inscrire sur sa wishlist de Noël. Yves Saint Laurent.
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BIEN-ÊTRE
Lauren Weeks se dirige vers la ligne de départ du HYROX Stockholm Major 2023. © HybridFitty / Wikimedia Commons – CC BY 4.0
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Novembre 2026 n°282
BIEN-ÊTRE
HYROX,
le phénomène fitness fait transpirer le Luxembourg La discipline sportive a récemment fait la une de l’actualité, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons. Lors d’une compétition d’Hyrox, une participante a continué sa course alors même qu’elle souffrait de diarrhée. Un incident qui a suscité une vive controverse, largement relayée dans les médias internationaux. Mais mettons cet épisode de côté pour nous intéresser à cette nouvelle obsession fitness qui fait un carton à travers le monde. Comme bien d’autres pays, le Luxembourg a rejoint le mouvement, avec des espaces dédiés à l’Hyrox aux quatre coins du pays. Une pratique physique qui incite à repousser ses limites et dont les adeptes semblent rapidement ne plus pouvoir se passer. Rédaction : Margot Houget
L’Hyrox détrône le CrossFit®
Cocktail explosif de force et de cardio
En dix ans, le paysage sportif s’est profondément transformé. En 2016, les fanas de sport intense n’avaient d’yeux que pour le CrossFit®. Depuis, les cartes ont été complètement rebattues. En 2026, l’Hyrox connaît une popularité plus importante, avec plus de 750 000 participants dans le monde et 10 000 salles partenaires.
À l’Hyrox, chaque station d’entraînement fonctionnel est entrecoupée d’un segment d’un kilomètre de course, soit environ huit kilomètres à parcourir au total. Du côté des exercices, ces noms ne vous évoqueront peut-être rien, mais les sportifs enchaînent les postes suivants :
Si le CrossFit® présente quelques similarités avec l’Hyrox, ce dernier accorde toutefois beaucoup plus de place à la course à pied et aux mouvements accessibles. En CrossFit®, les exercices changent à chaque nouvel entraînement et englobent des mouvements de gymnastique, comme les équilibres sur les mains. Lors d’un Hyrox, les participants ne se retrouvent jamais face à de telles épreuves. Celles-ci sont identiques et connues à l’avance.
L e SkiErg, une machine de fitness qui cible le haut du corps et reproduit un mouvement similaire à celui du ski de fond. L e Sled Push consiste à pousser un traîneau lesté. L es Burpee Broad Jumps mêlent le burpee strict et un saut en longueur explosif. L e rameur est une machine que vous avez probablement déjà vue dans une salle de sport et qui imite Novembre 2026 n°282
le mouvement effectué en aviron. L e Farmer’s Carry correspond à une marche en tenant une charge lourde dans chaque main. L es Sandbag Lunges sont des fentes à réaliser sur une distance donnée tout en portant un sac de sable sur les épaules. L es Wall Balls combinent un squat et une propulsion de ballon lesté. Le but ultime de cette course indoor est d’être le plus rapide possible sans faire l’impasse sur la qualité d’exécution des mouvements. Tout est chronométré et chaque atelier est évalué par des juges. Endurance, force et mobilité sont sollicitées dans cette discipline sportive intense.
L’Hyrox est d’origine allemande Cette pratique sportive hybride est née en 2017 à Hambourg, en Allemagne. 11
BIEN-ÊTRE
L’idée était de mettre sur pied une compétition alliant course et exercices de renforcement musculaire. Jusqu’ici, aucun format ne rassemblait ni ne permettait d’évaluer ces deux univers. Mais quels sont les visages qui se cachent derrière la création de cette course fitness ? Ce ne sont pas des inconnus au bataillon. Christian Toetzke, organisateur de grandes courses, et Moritz Fürste, triple médaillé olympique et champion du monde de hockey sur gazon, s’associent et lancent une pratique sportive aujourd’hui devenue un phénomène mondial. À long terme, les fondateurs de l’Hyrox nourrissent même l’ambition d’intégrer un jour le programme des Jeux olympiques.
À l’Hyrox, chaque station d’entraînement fonctionnel est entrecoupée d’un segment d’un kilomètre de course, soit environ huit kilomètres à parcourir au total. Rien que pour la saison 2026/2027, des compétitions d’Hyrox sont organisées dans plus de 30 pays et 80 villes à travers le monde. Et c’est sans compter toutes les salles affiliées et les centres officiels dédiés à l’Hyrox qui poussent aux quatre coins de la planète. Les réseaux sociaux en ont encore rajouté une couche et amplifient la tendance. Les participants y relaient massivement des vidéos de leurs exploits ou des photos, 12
médaille à la main et temps de course à l’appui, à l’issue de leur épreuve.
À la différence du CrossFit®, l’Hyrox s’adresse à un public plus large. Comment expliquer un tel succès ? À la différence du CrossFit®, l’Hyrox s’adresse à un public plus large. Il ne requiert pas d’avoir une quelconque expérience en gymnastique ou en haltérophilie. Les débutants, les sportifs amateurs comme les experts peuvent s’amuser et dépasser leurs limites dès la première session. De fait, les mouvements sont moins exigeants techniquement parlant. Autre point fort, une forte dimension communautaire entoure cette pratique sportive. Les entraînements se déroulent en petits groupes, supervisés par un coach, ce qui permet de progresser rapidement grâce à des conseils réguliers. C’est aussi particulièrement motivant lorsque l’on a du mal à sortir de chez soi pour aller faire du sport seul(e) à la salle. À cela s’ajoute le fait que les entraînements d’Hyrox dépassent rarement les 60 minutes. Une heure d’effort intense, facile à intégrer dans un planning chargé. Si vous souhaitez vous lancer un défi de taille et prendre part à une compétition, celle-ci se décline en plusieurs catégories. L’Open est la plus accessible, avec des charges plus légères. La Pro regroupe des athlètes de haut niveau avec des poids plus lourds. Le Double se pratique avec un partenaire, en se répartissant les exercices comme Novembre 2026 n°282
bon vous semble. Dans cette catégorie, il est possible de concourir en duo féminin, masculin ou mixte. Enfin, le Relay se pratique en équipe de quatre personnes. En solo, en duo ou à plusieurs, chacun peut choisir la formule qui lui correspond le mieux.
Guide des salles où pratiquer l’Hyrox au Luxembourg Bien qu’aucune compétition ne soit prévue au Luxembourg dans les prochains mois, le pays a bel et bien pris le virage de l’Hyrox. Et pour cause, on compte une petite dizaine de salles affiliées sur le territoire. L’engouement ne fait aucun doute. Rejoindrez-vous aussi le mouvement ? C rossFit Rising Waves a imaginé un Hyrox Training Club à Luxembourg-Ville, avec dix sessions encadrées par semaine pour progresser dans la pratique. T oujours dans la capitale, à Gasperich, Factory 4 dispose d’un centre officiel Hyrox, avec des espaces indoor et outdoor dédiés. À Bonnevoie, Elysium Gym abrite un espace dédié à l’Hyrox, en plus d’une salle de musculation et d’une offre de cours collectifs. D ans une ancienne maison de vigneron à Wormeldange, classée monument historique, il est également possible de rejoindre un Hyrox Training Club. Le petit plus ? Les membres peuvent profiter d’un sauna après l’effort. C rossFit Pantheon, ouvert il y a environ un an à Schuttrange, s’est également spécialisé dans le CrossFit® et l’Hyrox. J ims Mersch propose une préparation à l’Hyrox, que ce soit pour pratiquer en loisir ou pour préparer une prochaine compétition. L es centres CK Fitness de Junglinster et de Mersch sont partenaires officiels Hyrox et proposent des entraînements spécifiquement dédiés à cette discipline.
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Ce mois-ci, c’est la marque Hyeja que nos beauty expertes passent au crible. Cette marque de soins K-beauty se veut minimaliste et mise sur des formules 100 % vegan. Mais les produits phares du label sont-ils vraiment aussi efficaces qu’il le prétend ? Découvrez-le dans ce nouveau testing !
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Les produits testés HYEJA (혜자)
Vegan Bamboo Peptides Barrier Sunscreen Vegan Rice Ferment Gentle Probiotics Cream Vegan Matcha Gentle Mud Cream Mask
« Coup de cœur pour le packaging, élégant et soigné, qui donne envie de découvrir ce qui se cache à l’intérieur. Et la bonne impression se confirme à l’application ! Les deux crèmes offrent des textures généreuses, enveloppantes. Un vrai bonheur pour ma peau sèche. Mention spéciale à la protection solaire : légère, sans effet collant, elle se fait complètement oublier sous le maquillage. Grande amatrice de matcha, j’étais curieuse de tester le masque. Sa texture m’a séduite, même si j’aurais adoré y retrouver une note de thé vert pour prolonger l’expérience sensorielle. Une jolie découverte ! »
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« J'adore la texture de la crème solaire, qui pénètre facilement sans laisser de fini gras. Son parfum subtil est un vrai plus ! La crème aux probiotiques, quant à elle, apporte un joli coup d’éclat à la peau. Sa texture pénètre rapidement, sans laisser de résidus blancs. Petit bémol : il faut en appliquer une quantité assez généreuse pour couvrir l’ensemble du visage. Enfin, belle surprise avec le masque au matcha ! Contrairement aux masques à l’argile classiques, il ne dessèche pas la peau et la laisse douce après utilisation, sans sensation de tiraillement. »
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« J’aime sentir qu’un masque fait son travail. Avec celui au matcha, la peau est vraiment nette après le rinçage, purifiée, mais toujours souple. C’est ce qui m’a convaincue : cette sensation de propre sans avoir envie de se précipiter sur sa crème. C’est mon favori du trio. J'ai aussi apprécié la légèreté à l'application de la crème hydratante, même si pour les jours froids, elle manque un peu de richesse. J’apprécie aussi de trouver une protection solaire certifiée vegan dans la gamme. Mais s’il ne fallait en retenir qu’un, ce serait le masque. »
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« On commence avec le SPF (à mettre tous les jours, même en hiver !). La texture est fluide, ne laisse aucun fini gras, une vraie pépite qui va vraiment protéger la peau. Quant à la crème aux probiotiques : on adore ! Elle hydrate instantanément et illumine le visage. On termine avec le masque au matcha, mon petit chouchou. Il est agréable à appliquer et sa texture est douce et légère. Ne pas oublier de le rincer ! Il apporte une vraie tonicité et une hydratation profonde à la peau. À appliquer une à deux fois par semaine, c’est le top. Le packaging épuré et hyper instagrammable me fait complètement fondre ! »
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INSPIRATION
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L’ENFANCE AU CŒUR DE L’ENGAGEMENT
Enseignante de formation et passionnée de pédagogies alternatives, Héloïse Pierre crée sa première crèche en 2012. Quatorze ans après, Les P’tits Bouchons comptent dix structures au Luxembourg, réunies au sein d’Aura Family. Son fil rouge : accompagner les enfants et leurs parents avec une pédagogie pour tous. Elle revient sur les défis et apprentissages de son parcours. Rédaction : Maria Pietrangeli
Infos SON ACTIVITÉ : Structure d’accueil de l’enfance DATE DE LA FONDATION : 2012 NOMBRE DE SALARIÉS : 200 HÉLOÏSE PIERRE
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Novembre 2026 n°282
INSPIRATION
Comment est né le projet Aura Family et Les P’tits Bouchons ? Quel besoin aviez-vous identifié au Luxembourg ? J’étais enseignante en Belgique, mère de deux enfants et passionnée de pédagogie alternative. J’ai créé Les P’tits Bouchons en 2012 avec l’envie d’aller plus loin qu’une crèche : accompagner les parents dans leur parentalité. Elle accueillait les enfants de 5 heures à 22 heures et le samedi. Je voulais aussi rendre les pédagogies alternatives accessibles à tous, pas uniquement aux familles qui en avaient les moyens.
Comment êtes-vous passée de l’idée à l’ouverture de votre première structure, et quelles difficultés avez-vous rencontrées ? Les premières difficultés ont surtout été administratives, notamment pour obtenir les autorisations communales. J’étais très autodidacte. Puis l’équipe a grandi et il a fallu apprendre à manager, surtout à transmettre ma vision et mes valeurs.
Ce qui me passionne, c’est de créer des espaces dédiés aux enfants, porteurs de nos valeurs et de notre pédagogie. À quel moment, avez-vous compris que votre modèle pouvait devenir un véritable réseau ? Cela s’est fait à partir d’un défi. J’étais en litige avec le bailleur de ma première structure et je devais la déménager. J’ai cherché un nouveau local, puis un autre. Finalement, la première structure est restée ouverte et d’autres ont suivi. Je me suis
prise au jeu de la création. Nous avons aujourd’hui dix structures.
tendance à voir ce qui ne va pas, il faut aussi regarder tout ce qui va bien.
Quels leviers vous ont permis de développer l’entreprise et de changer d’échelle ?
Dans un secteur confronté à de fortes tensions de recrutement, comment attirer, fidéliser et faire évoluer les équipes ?
Ce qui me passionne, c’est de créer des espaces dédiés aux enfants, porteurs de nos valeurs et de notre pédagogie. Notre vision s’est affinée, jusque dans le travail avec les architectes et le mobilier.
Comment grandir tout en conservant une identité, des valeurs et une qualité d’accueil communes ? Ce n’est vraiment pas évident. On ne fonctionne pas de la même manière avec une structure qu’avec dix. Il faut accompagner le changement : être bienveillant, former, écouter, manager et accepter que certaines personnes ne poursuivent pas l’aventure. La formation et l’accompagnement permettent de fédérer.
Quels sont aujourd’hui les principaux défis de la petite enfance au Luxembourg ? Ces dernières années, le principal défi a été économique. La croissance coûte cher et nous avons connu de nombreuses indexations sans revalorisation équivalente de nos revenus. Il fallait éviter de reporter sans cesse les coûts sur les parents. Nous avons travaillé avec la fédération et le ministère de l’Éducation puis nous avons obtenu des subsides. Sans moyens, il n’y a pas de formation ni de pédagogie.
Qu’avez-vous dû apprendre pour passer d’entrepreneure de terrain à dirigeante ? Le plus difficile a été de ne plus être sur le terrain et de mettre un cadre avec des collaborateurs que je connaissais parfois depuis dix ou quinze ans. Avec la croissance, on ne manage plus directement les équipes : on manage leurs managers. J’ai aussi dû apprendre à lâcher l’opérationnel. Je suis perfectionniste et j’ai Novembre 2026 n°282
Le recrutement est difficile, et il faut aussi retenir les personnes. Nous avons mis en place une grille salariale et une grille d’évolution. Le secteur public recrute beaucoup et propose des salaires avec lesquels nous ne pouvons pas toujours rivaliser. Certains collaborateurs partent malgré leur attachement à l’entreprise.
Une décision difficile ou une période de doute a-t-elle changé votre manière de diriger ? J’ai compris à certains moments que ce que je pensais bien faire ne l’était finalement pas autant. Les formations m’ont beaucoup fait évoluer. Je me souviens être revenue d’une formation à Paris et avoir dit à ma directrice pédagogique : « Il faut tout changer. » Les épreuves et les apprentissages forgent la cheffe d’entreprise que l’on devient. Chaque personne et chaque expérience ont contribué à construire celle que je suis.
Lorsque vous regardez le chemin parcouru, de quoi êtes-vous la plus fière et qu’avez-vous appris sur vous-même ? Ce que j’ai appris, c’est l’humilité. Ce dont je suis la plus fière, c’est cet aboutissement pédagogique et le sentiment d’avoir fait ma part pour soutenir des parents dans le bien-être de leurs enfants.
Vous avez choisi de céder les rênes de l’entreprise à votre sœur. Que signifie cette nouvelle étape ? Je prends du recul pour me consacrer au développement et à la gestion de projets. Je travaille aussi sur d’autres volets, comme la périnatalité et la psychogénéalogie, et je me forme. 17
SANTÉ
FAUSSE COUCHE : mettre des mots sur une réalité sociétale Elle est fréquente, mais reste largement invisibilisée. Pourtant, les statistiques indiquent que plus d’une femme sur cinq connaîtra une fausse couche au cours de sa vie*. Malgré son ampleur, le sujet demeure tabou et reste souvent cantonné à l’intimité des foyers. Pour certaines femmes, une fausse couche peut être vécue comme un traumatisme, nécessitant un accompagnement psychologique et social adapté. Or, au Luxembourg, cette prise en charge est encore très peu reconnue, alors que les sages-femmes jouent un rôle essentiel d’écoute, de soutien et d’information auprès des femmes concernées. Delphine Scoazec, sage-femme libérale spécialisée dans le deuil périnatal, partage son expertise sur la grossesse arrêtée.
Delphine Scoazec : Dans le langage courant, le terme « fausse couche » parle à tout le monde. Sauf que cette terminologie est un peu galvaudée pour les femmes qui vivent une fausse couche. Le terme « faux », c’est comme si cela n’existait pas. Les médecins ont donc changé la terminologie pour que les personnes sachent mieux à quoi cela correspond. C’est une grossesse qui s’arrête spontanément.
Distingue-t-on plusieurs types de grossesse arrêtée ? On parle de grossesse arrêtée précoce avant 12 semaines, et de grossesse arrêtée tardive lorsqu’elle survient entre 12 et 22 semaines. Selon la définition de l’OMS, après 22 semaines, il s’agit d’un arrêt de grossesse, soit dans le cadre d’une mort fœtale in utero ou d’une interruption médicale de grossesse, avec une prise en charge et une reconnaissance à l’état civil spécifiques.
Propos recueillis par Margot Houget
Quand on en parle autour de soi, il y a toujours une amie, une collègue ou une connaissance qui l’a vécue.
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Pourquoi les professionnels de santé privilégientils aujourd’hui le terme de « grossesse arrêtée » plutôt que celui de « fausse couche » ?
En France, les chiffres sont particulièrement élevés. On estime qu’environ une femme sur cinq vivra une fausse couche dans sa vie. Les données sont-elles similaires au Luxembourg ? Au Luxembourg, je n’ai pas trouvé de chiffres à ce sujet. C’est une réalité qui est très difficile à évaluer. En France, certains gynécologues (comme A. Yamgnane, par exemple) parlent même d’une grossesse sur quatre, voire d’une grossesse sur trois. Mais les cas sont souvent sous-estimés, quel que soit le pays, car les prises en charge sont organisées dans les cabinets de médecins libéraux, ou sont mal identifiées dans les hôpitaux. Mais, dans tous les cas, ce n’est absolument pas rare. Quand on en parle autour de soi, il y a toujours une amie, une collègue ou une connaissance qui l’a vécue. Cette sous-estimation n’aide pas à la mise en place de réseaux de soutien ou d’aides spécifiques, et donc de reconnaissance.
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SANTÉ
Quelles sont les causes d’une fausse couche ? Le tabac est connu comme un facteur de risque, tout comme certaines anomalies génétiques sporadiques. Les causes sont très variées et/ou multifactorielles, comme l’âge, le stress, l’environnement et l’hygiène de vie. Mais un arrêt de grossesse survient souvent de façon spontanée, voire physiologique. On ne cherche d’ailleurs pas nécessairement la cause. Si une patiente a 30 ans, qu’il s’agit de sa première grossesse et qu’elle s’arrête, on ne va pas mener d’investigations plus approfondies. On cherche une cause lorsque les fausses couches se répètent chez une patiente.
Quels sont les principaux symptômes que l’on peut ressentir physiquement ? Cela peut commencer par des douleurs, comme des crampes. Des saignements peuvent apparaître, éventuellement avec un hématome. Mais parfois, il n’y a rien de tout cela. La découverte se fait lors de l’échographie.
Lorsqu’une femme pense faire une fausse couche, que doit-elle faire en premier ? Elle doit contacter son gynécologue et voir s’il peut la recevoir en consultation. Si cela tombe un week-end et que le gynécologue n’est pas disponible, il faut se rendre à l’hôpital. Les examens qui permettent ensuite de poser le diagnostic sont une échographie et/ou un bilan sanguin. Au Luxembourg, ils ne peuvent pas être réalisés par les sages-femmes, à la différence de la France.
Un accompagnement psychologique est-il prévu après un tel événement ? Pour le moment, il n’y a pas de prise en charge psychologique spécifique par la CNS pour les femmes ayant vécu un arrêt de grossesse spontané. Il faut aussi souligner que, pour le deuil périnatal après 22
semaines, la mise en place d’un accompagnement adapté n’a pas été évidente. Toutefois, il y a actuellement une réflexion en cours au Luxembourg et, de manière plus générale, en Europe. Je voudrais aussi revenir sur l’annonce d’une grossesse arrêtée. Je pense qu’il y a parfois beaucoup de maladresse. Certaines patientes ont eu une échographie à six semaines de grossesse, au cours de laquelle on leur a annoncé qu’elles étaient enceintes. Et puis, malheureusement, une grossesse arrêtée survient, et tout un projet de vie s’effondre. C’est extrêmement violent. Ces femmes doivent ensuite faire le deuil de cette grossesse et enchaîner directement une prise en charge médicale. Je pense qu’on a tendance à minimiser ce que cette situation représente.
communiquer avec son bébé par le toucher. Je les accompagne pour qu’elles puissent reprendre confiance en leur corps et construire progressivement un lien avec ce bébé qui est présent. Je les aide aussi à s’autoriser à profiter de cette nouvelle grossesse. On travaille également sur le corps pour libérer les tensions physiques. Et puis, il est également important de s’intéresser au conjoint : comment vitil cette situation ? Comment se sent-il ? Il faut surtout prendre le temps, écouter et ne pas brusquer. * Compans, Marie-Caroline, Hélène Malmanche et Heini Väisänen. (2026). « En France, environ une femme sur cinq vivra une fausse couche au cours de sa vie ». Population & Sociétés, n° 646. Institut national d’études démographiques (INED)
En tant que sage-femme, comment suivez-vous les patientes ? Les professionnels de la santé m’adressent souvent des patientes pour les grossesses suivant une grossesse arrêtée. La CNS nous permet de le faire, c’est une grande chance qui, j’espère, perdurera. Lors d’un accompagnement individualisé, je veille d’abord à respecter la terminologie utilisée : certaines femmes vont parler de fœtus, d’autres de bébé. Je prends le temps de les écouter. Souvent, les conjoints sont présents. C’est un temps d’écoute et de partage, de création d’un lien de confiance. La spécificité du Luxembourg, c’est que beaucoup de femmes sont isolées. Leur famille est loin, elles ont besoin d’un point d’ancrage. La sage-femme peut occuper cette place. J’ai vraiment vu des patientes qui sont presque en apnée. Elles ne veulent surtout pas créer de lien avec le bébé « d’après » avant les 12 semaines, voire durant les semaines suivantes. Certaines vivent complètement dans la peur. Elles vont aux toilettes toutes les heures pour vérifier qu’elles ne saignent pas. Je pratique notamment l’haptonomie, qui permet de Novembre 2026 n°282
Info Les missions de la sage-femme diffèrent entre la France et le Luxembourg. Dans l’Hexagone, elle dispose d’un champ de compétences plus large. La sage-femme peut réaliser des échographies et est habilitée à pratiquer des IVG. Au Grand-Duché, la sage-femme est compétente pour assurer le suivi d’une grossesse physiologique, mais ne peut pas effectuer d'échographies. Elle prépare et accompagne à l’accouchement, effectue des consultations postnatales et mène des actions de prévention et d’éducation à la santé.
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MODE
LES MANTEAUX, L’ALLURE D’ABORD On le porte par-dessus tout. Autant qu’il soit à la hauteur. Une épaule, un tombé, une matière qui accroche le regard : le bon manteau fait déjà la silhouette. Avant même de savoir ce qu’on met dessous. Sélection : Julie Kieffer
SEMI COUTURE 20
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Le trench — l’air de rien PSOPHÍA
Col relevé, ceinture nouée sans cérémonie, le trench se porte avec une désinvolture très étudiée. Noir ou kaki, ses lignes longues prennent de l’ampleur. Il enveloppe les silhouettes amples et marque la taille au gré des envies. Le chic tient au geste. Novembre 2026 n°282
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Des épaules dessinées, un tombé ample, des gris qui donnent envie. Le manteau en laine emprunte au vestiaire masculin et se porte à même l’allure : jean brut, maille fine, rien à prouver.
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La laine — belle carrure 22
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vincentverlaine.lu
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La fourrure — contact fatal
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Du volume, du relief et cette envie immédiate d’y enfouir les mains. Fauve ou noire, court ou long, l’effet fourrure impose sa présence. Dessous, une silhouette épurée : toute l’attention se joue à la surface. 24
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MONOPRIX
MACKAGE Novembre 2026 n°282
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le bomber — volume assumé
Des manches gonflées, une ligne arrondie, un bas resserré : le bomber affirme ses proportions. Le volume se concentre en haut, la silhouette gagne en aplomb. Décontracté dans l’esprit, précis dans la coupe.
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PUBLIREPORTAGE
MONOPRIX, L’HIVER A DU RÉPONDANT DES BRODERIES FOLK, DES FLEURS JUSQUE DANS LA MAISON ET DU CACHEMIRE QUI OSE LA COULEUR : CHEZ MONOPRIX, L’HIVER A DE LA PERSONNALITÉ. ANTIK BATIK CULTIVE L’ESPRIT DE FAMILLE, ATELIER CACHEMIRE RÉVEILLE LES SILHOUETTES. DE QUOI COMPOSER SA LISTE D’ENVIES… ET PRENDRE DE L’AVANCE SUR LES CADEAUX.
Antik Batik, les fleurs passent à table Après le vestiaire, la maison. Gabriella Cortese décline son univers champêtre dans les arts de la table, le linge et la décoration. Les motifs floraux changent de décor, les références scandinaves côtoient le folklore d’Europe centrale. On imagine déjà la table dressée pour un déjeuner qui s’étire. Une pièce fleurie suffit à donner le ton ; quelques rappels de couleurs permettent de pousser le jeu.
Antik Batik, histoires de famille Heidi, les intérieurs peints par Carl Larsson, La Petite Maison dans la prairie : les inspirations de Gabriella Cortese ont le charme des souvenirs d’enfance. Dix ans après leur dernière rencontre, la créatrice d’Antik Batik retrouve Monoprix pour une troisième collaboration. Broderies hongroises, ornements des Carpates et textiles scandinaves composent un vestiaire délicatement folk. Les fleurs courent sur les étoffes, les détails ajourés et les finitions brodées retiennent le regard. Entre les silhouettes femme et petite fille, la complicité se joue dans les motifs et les couleurs. À porter ensemble ou chacune à sa manière, avec ce même goût des pièces que l’on garde et que l’on transmet. À découvrir dès le 13 novembre.
Cachemire, faites monter la couleur Porto avec du gris, azalée avec du chocolat, rouge poivron avec un jean brut : les accords sont trouvés, reste à choisir sa nuance.
Pour sa deuxième édition, « Atelier Cachemire » de Monoprix affirme sa palette, jusqu’au winter white qui éclaire l’ensemble. La capsule travaille aussi le relief et les proportions : jeux de côtes, gilets généreux, cols montants enveloppants, polos et camionneurs. À ses côtés, les Essentiels habillent les femmes comme les hommes, avec des pulls, cardigans et gilets à porter au fil des saisons. La douceur se prolonge jusqu’aux accessoires : écharpes à enrouler, bonnets et mitaines pour les premiers froids. À coordonner à son cachemire ou à choisir dans une autre teinte pour jouer les contrastes. Une chemise sous un pull, un col camionneur entrouvert : l’allure se construit par petites touches. La couleur fait le reste.
RENDEZ-VOUS CHEZ MONOPRIX POUR TROUVER VOS COUPS DE CŒUR DE L’AUTOMNE.
Monoprix Gare • 39-43, avenue de la Liberté, L-1931 Luxembourg • Tél. : 28 48 71 1 Monoprix Guillaume • 2 Pl. Guillaume II, L-1648 Luxembourg • Tél. : 27 87 21 1 Ouvert du lundi au vendredi de 8h à 20h30 à Monoprix Gare et de 8h à 21h à Monoprix Guillaume, le samedi de 8h à 20h et le dimanche de 10h à 19h.
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Le brun lui va si bien. Du chocolat au cognac, le cuir affirme une élégance franche, presque stricte, que la souplesse d’une cape vient bousculer. Coutures apparentes, reflets patinés : la matière suffit à faire le style.
LOUIS VUITTON
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PUBLIREPORTAGE
DES CADEAUX PLEIN LES YEUX UNE CHAÎNE QUI SE PORTE COMME UN BIJOU, UNE MONTURE AU CHARME RÉTRO, UN SPRAY NETTOYANT QUI SE GLISSE DANS LE SAC À MAIN COMME UN ROUGE LÈVRE OU UN MASQUE QUI VOIT GRAND… POUR NOËL, QUATRE ENVIES À DÉCOUVRIR CHEZ OPTIQUE MOITZHEIM.
Vision Twist, la collection nomade du nettoyant parfumé
Gucci prend de la hauteur Un large écran aux reflets mordorés, une monture brune et une sangle beige rythmée du monogramme GG : ce masque Gucci annonce la couleur avant même la première descente. Son allure enveloppante et ses tons chauds donnent envie de l’associer à une combinaison crème ou à une doudoune chocolat. Une pièce spectaculaire à offrir aux amoureuses de montagne qui ont autant le goût des pistes que celui de la mode.
Alpagota transforme le nettoyage des lunettes en un véritable rituel parfumé. Niché dans un élégant boîtier en aluminium laqué, Vision Twist, le spray nettoyant et protecteur rechargeable, se dévoile d’une simple rotation. Décliné en trois associations de couleurs sophistiquées, il se pare également de fragrances raffinées, mêlant bois de santal et matcha, eucalyptus et patchouli ou encore mandarine verte et bois de cèdre. Un accessoire aussi pratique qu’esthétique, à glisser dans son sac pour prendre soin de ses lunettes avec style, où que l’on soit.
MASQUE DE SKI GUCCI : 926 €
VISION TWIST, ALPAGOTA : 20 €
Valrose fait le lien
Miu Miu arrondit les angles
Avec ses grands maillons rectangulaires en acétate et ses nuances écaille, la chaîne Valrose a tout d’un bijou. Ses reflets miel et brun accompagnent aussi bien une chemise blanche qu’une maille d’hiver. On la choisit pour garder ses lunettes à portée de main, puis on la porte pour ce qu’elle apporte à la silhouette. Une belle idée à glisser sous le sapin de celles qui aiment soigner les détails.
Une forme ovale, des nuances écaille et une signature dorée sur les branches : cette monture Miu Miu cultive un charme rétro que l’on imagine déjà avec un col roulé fin ou une chemise masculine. Son dessin tout en courbes souligne le regard et donne du caractère au visage. À essayer chez Optique Moitzheim pour trouver l’accord juste : après tout, les lunettes sont l’accessoire que l’on porte au premier plan.
CHAÎNE EN ACÉTATE VALROSE : 80 €
MONTURE MIU MIU MU 04ZS : 331 €
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Nos boutiques : Luxembourg-Belair | Centre Cactus - Ingeldorf | Ettelbruck | Bertrange - City Concorde | Luxembourg-Ville
NEWS
Rédaction : Margot Houget
Mode
La Dutch Touch Bron Jewelry, maison familiale néerlandaise de haute joaillerie, pose ses jalons à Luxembourg. Disponible en exclusivité dans les bijouteries Hoffmann, la marque joue avec l’arc-en-ciel de couleurs à travers ses créations. Alliant or 18 carats 100 % recyclé, pierres précieuses et diamants, elle vient insuffler immédiatement un vent de fantaisie à toutes nos tenues. Autre point à souligner, Bron Jewelry s’engage en faveur de la durabilité. Bagues, boucles d’oreilles, colliers, bracelets ou broches sont conçus pour traverser le temps et se transmettre de génération en génération.
© Abitare Pets
Le spot qui ne manque pas de mordant Après Abitare Living, Abitare Gourmet et Abitare Kids, place à Abitare Pets. Une boutique lifestyle premium pour nos animaux de compagnie vient d’élire domicile au centre commercial Langwies 2, à Junglinster. Un concept qui nous rend absolument gagas ! Dans les rayons, on retrouve tout le nécessaire pour faire remuer les queues et avoir droit à une chansonnette de ronrons. Jouets, alimentation, poussettes et autres accessoires sont à shopper sur place. Ici, les chiens ressortent habillés plus stylés que jamais et chaudement emmitouflés. Le pull preppy de la maison italienne Ferribiella ne manquera pas de faire son petit effet… Ouaf ! © Bron Jewelry
MAISON 33 MAI, LE GOÛT DU CHARM Maison 33 Mai fait scintiller la Cloche d’Or. Cette nouvelle boutique deviendra le QG des fans de bijoux et d’objets sacrés. Poussez la porte et vous voilà plongé dans un monde parallèle rose et vert pastel. Sur les étagères, talismans, encens, oracles et bracelets donnent une irrésistible envie de tout dévaliser. Vous avez la fibre manuelle ? Cet espace polyvalent est aussi un bar à charms où l’on peut personnaliser ses bijoux et jouer sur l’accumulation de breloques, pendentifs et perles. Un lieu où exprimer sa créativité et faire le plein d’énergie positive lors d’un passage au centre commercial.
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L'A LTERNATIVE MODE AU BLACK FRIDAY Régulièrement sous le feu des critiques pour son impact écologique, le Black Friday favorise indéniablement les achats impulsifs. Souvenez-vous de cette robe inconfortable, achetée à prix réduit, qui n’aura été portée qu’une seule fois avant de regagner votre penderie à tout jamais. À contre-courant, Lët’z Refashion lance son Swap + Repair Friday, le 27 novembre prochain dans le centre-ville de Luxembourg. Le principe ? Plutôt que d’acheter de nouveaux vêtements, apportez ceux que vous ne mettez plus et échangez-les contre de nouvelles pièces. Sur place, un Repair Café vous permettra également d’offrir une seconde vie à vos habits favoris, grâce aux conseils avisés de professionnels.
LES PLUS BELLES ENVIES ONT LEUR ADRESSE
Le fashion crush DE L’AUTOMNE Les crop-tops ont regagné (pour de bon) nos placards jusqu’au printemps prochain. Il est donc temps de s’emmitoufler dans des pulls de saison. Sur notre wishlist mode figure sans le moindre doute la nouvelle collab’ Uniqlo x JW Anderson, qui revisite le style back to college avec un soupçon de vintage. Les essentiels de la saison répondent tous présents à l’appel. Comme le souligne le fashion designer Jonathan Anderson : « Cette saison reflète l’influence du théâtre et de la culture académique, deux visions à la croisée d’une créativité sans limite. » Gilet sans manches à carreaux, jupe plissée, chemise en flanelle et cardigan col V sont autant de pièces qui composent le vestiaire d’une étudiante sur un campus américain.
Pour Noël, poussez la porte de la Bijouterie Meunier à Arlon. Depuis 1958, cette maison familiale vous guide vers le bijou que l’on ne quitte plus, la montre que l’on porte comme une signature. Découvrez les pièces en stock sur notre site, puis venez essayer vos coups de cœur en boutique.
45 Grand-Rue, 6700 Arlon – Belgique Tél. : +32 63 22 55 45 © Uniqlo
WWW.BIJOUTERIEMEUNIER.BE
MONDE
Navi Pillay, LA BOUSSOLE DU DROIT INTERNATIONAL Le prix Nobel de la paix 2026 a été attribué à la juriste sud-africaine Navi Pillay pour ses « efforts pour promouvoir la paix et le droit international ». Cette récompense lui est décernée au moment où le droit international subit des attaques sans précédent, particulièrement la Cour pénale internationale, que Donald Trump a promis de détruire. Au-delà, ce prix récompense une carrière vouée à la défense de l’État de droit international et à l’égalité des genres. Rédaction : Fabien Grasser
En 2025, le Comité Nobel norvégien avait été tétanisé par Donald Trump, qui exigeait qu’on lui décerne le Nobel de la paix. Celui-ci avait finalement été remis à l’une de ses alliées, l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, une personnalité politique proche de l’extrême droite, aux positions bien plus belliqueuses que pacifistes. Cette distinction avait alimenté la polémique, mais elle avait calmé Donald Trump. En 2026, le comité d’Oslo s’est ressaisi en décernant son prestigieux prix à la juriste sud-africaine Navi Pillay « pour ses efforts pour promouvoir la paix et le droit international ». Le Nobel de la paix lui est remis au moment où le droit international est l’objet de remises en cause et d’attaques sans précédent, particulièrement de la part des États-Unis, qui affichent notamment leur intention de détruire la Cour pénale internationale (CPI), dont ils sanctionnent déjà lourdement certains magistrats. Quelques heures seulement après l’annonce de l’attribution du prix à Navi Pillay, les États-Unis ont indiqué 34
qu’ils allaient prendre de nouvelles sanctions contre la CPI, destinées à asphyxier l’institution qu’ils n’ont jamais reconnue, car ils estiment qu’elle menace leur souveraineté si elle venait à poursuivre des citoyens américains. Après les individus, Washington va désormais cibler, dans un délai de six mois, les entreprises qui travaillent avec la juridiction pour empêcher la CPI de fonctionner. « Aujourd’hui, alors que ces mêmes juges sont sanctionnés et que leurs institutions sont attaquées, nous avons besoin de personnes dotées de courage, de vision et de détermination, des qualités que Navi Pillay manifeste dans son travail », a insisté le président du Comité Nobel norvégien, Jørgen Watne Frydnes, à Oslo, le 9 octobre, au moment de l’annonce du prix. « La lauréate de cette année a joué un rôle déterminant pour garantir que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide fassent l’objet de poursuites judiciaires », a-t-il ajouté. Novembre 2026 n°282
Avocate sous l’apartheid Navi Pillay, âgée de 85 ans, se trouve depuis de nombreuses années dans le collimateur des administrations américaines et des gouvernements israéliens pour sa dénonciation des crimes commis contre les Palestiniens. Elle a notamment présidé, sous l’égide de l’ONU, la Commission d’enquête internationale indépendante sur le territoire palestinien occupé, qui a estimé, dans un rapport rendu public en septembre 2025, qu’Israël était responsable d’un génocide à Gaza. L’accusation a été qualifiée de mensongère par le gouvernement Netanyahou, qui a dénoncé un parti pris antisémite des auteurs du rapport. Navi Pillay maintient sa position, qu’elle dit étayée par des faits. La juriste bénéficie d’une longue expérience dans les juridictions internationales, où elle est considérée comme l’une des meilleures spécialistes des questions relatives aux crimes de
MONDE
Navanethem « Navi » Pillay, juriste sud-africaine, ancienne Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et lauréate du prix Nobel de la paix 2026. © Wayamo Foundation / CC BY-SA 2.0
guerre, aux crimes contre l’humanité et au crime de génocide. Née en 1941 dans la grande ville portuaire de Durban, en Afrique du Sud, Navanethem Pillay, dite Navi Pillay, est issue d’une famille indienne pauvre, d’origine tamoule, qui subira les discriminations raciales introduites sous le régime de l’apartheid, à partir de 1948. Après des études de droit, elle ne trouve aucun avocat prêt à embaucher une Indienne et c’est ainsi qu’elle décide d’ouvrir son propre cabinet, en 1967, faisant d’elle la première femme à ouvrir une étude d’avocat dans la province du Natal. Elle y défend des militants anti-apartheid, lutte contre la torture des prisonniers politiques et obtient, en 1973, le droit à un accès aux avocats pour les détenus de Robben Island, parmi lesquels se trouve Nelson Mandela.
Militante féministe Parallèlement à son engagement comme avocate dans la lutte contre l’apartheid, Navi Pillay se mobilise en faveur des droits des femmes. Dans les années 1980, elle cofonde le bureau
de conseil pour les victimes de viol et dirige un abri pour les victimes de violence domestique. Au début des années 1990, elle est aussi l’une des fondatrices du groupe international pour les droits de la femme Equality Now. En Afrique du Sud, elle contribue à l’introduction, dans la nouvelle Constitution de 1996, d’une clause d’égalité interdisant les discriminations au motif de la race, de la religion et de l’orientation sexuelle. Ce combat pour l’égalité des genres, elle le poursuit dans les instances judiciaires internationales dans lesquelles elle siège ensuite. En 1995, elle devient la première femme de couleur nommée membre de la Cour suprême d’Afrique du Sud, à l’initiative de Nelson Mandela. Mais son mandat est de très courte durée, puisqu’elle est élue quelques mois plus tard juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) par l’Assemblée générale des Nations unies. Durant les quatre premières années, elle est la seule femme juge en poste auprès de la juridiction qui siège en Tanzanie,
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MONDE
avant d’en devenir la présidente les quatre années suivantes. Pendant les huit années qu’elle a passées au TPIR, Navi Pillay a joué un rôle déterminant dans la jurisprudence qui considère le viol et les agressions sexuelles comme des éléments pouvant constituer des actes de génocide.
des légendes de sang contre le seul et unique État juif », a pour sa part écrit Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, visé par un mandat d’arrêt international de la CPI.
En 2003, elle figure parmi les premiers juges nommés à la CPI, avant d’être élue, en 2008, au poste de haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies. Dans cette fonction, elle continue son combat en faveur de l’égalité des genres. Elle lance également des enquêtes sur les crimes de guerre susceptibles d’avoir été commis par l’armée israélienne à Gaza en 2014 et, en 2020, elle dénonce officiellement « l’apartheid israélien ».
Le hasard veut que Navi Pillay ait appris que le Nobel de la paix lui est décerné alors qu’elle participait au Forum de Nuremberg, une réunion consacrée au droit international dans la ville allemande où se sont déroulés les procès contre les criminels nazis en 1945, un acte fondateur de la justice internationale. « C'était peut-être le destin qui a voulu que je me trouve dans cette salle d'audience historique n° 600, où se sont déroulés les procès de Nuremberg », a réagi la lauréate, qui a dédié son prix « à tous les survivants de crimes internationaux ».
À partir de cette date, ses relations avec les autorités israéliennes et leur allié américain ne cessent de se tendre. À partir de 2021, elle préside la Commission d'enquête internationale indépendante sur le territoire palestinien occupé. Si elle accuse le Hamas de crimes de guerre lors de l’attaque du 7 octobre 2023, elle dénonce surtout un génocide perpétré par l’armée israélienne à Gaza. « Il est clair qu'il existe une intention de détruire les Palestiniens de Gaza au travers d'actes qui répondent aux critères fixés par la convention sur le génocide », a-t-elle encore répété quelques jours après l’annonce du prix Nobel de la paix. Rien d’étonnant, dès lors, de voir Israël réagir avec la plus vive animosité à l’annonce de l’attribution du Nobel de la paix à la juriste sud-africaine. « Maintenant que le Comité Nobel a récompensé le plus gros mensonge du XXIe siècle, Joseph Goebbels applaudit certainement depuis l'enfer », a écrit sur X le ministère israélien des Affaires étrangères. « Le Comité Nobel a perdu sa boussole morale. Il a décerné sa plus haute distinction à une sectaire qui a bâti sa carrière en inventant et en propageant
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Atteindre l’égalité
L’attribution du Nobel de la paix 2026 à Navi Pillay a été très largement saluée par de nombreux gouvernements, par la Commission européenne, mais aussi par toute la communauté des juristes internationaux et des défenseurs des droits humains. Tous soulignent son intégrité, son indépendance et son impartialité. « On ne pouvait rêver meilleur choix à une époque où la justice internationale fait l’objet d’attaques répétées », a ainsi déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, présente à Nuremberg au moment de l’annonce du prix. Aujourd’hui, Navi Pillay siège au sein de la Cour internationale de justice, où elle est saisie d’une affaire intentée par la Gambie contre la Birmanie, accusée de génocide contre la minorité musulmane rohingya. Dans un entretien qu’elle a accordé à Radio France international dans la foulée de l’annonce de sa distinction,
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Navi Pillay est surtout « préoccupée par le fait qu’à notre époque, nous n’ayons pas encore atteint l’égalité, l’égalité entre les sexes. Nous n’avons pas mis fin à la violence à l’égard des femmes ». la juriste confesse qu’elle espérait « prendre sa retraite », mais qu’elle ne peut pas s’y résoudre « dans un monde qui a besoin de nous ». Elle a de nombreuses priorités, dit-elle, mais elle est surtout « préoccupée par le fait qu’à notre époque, nous n’ayons pas encore atteint l’égalité entre les sexes ». Elle constate que « nous n’avons pas mis fin à la violence à l’égard des femmes. Je soutiens les femmes leaders du monde entier et leur initiative visant à ce qu’une femme soit nommée secrétaire générale des Nations unies. Vous savez, en près de 100 ans d’histoire, nous n’avons jamais eu de femme secrétaire générale. Et pourquoi donc ? Il n’y a pas d’autre explication que la discrimination fondée sur le genre. C'est l'un des domaines sur lesquels je compte me concentrer. » Un combat que Navi Pillay peut désormais porter sous l’étendard du prix Nobel de la paix.
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INTERVIEW DU MOIS
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INTERVIEW DU MOIS
aina Bofferding
DÉFENDRE LE DROIT DES AUTRES
Personnalité de gauche, voix forte de l’opposition, Taina Bofferding, présidente du groupe parlementaire LSAP, évoque ses convictions et la force du travail collectif. Éducatrice et sociologue de formation, passée par l’Université de Trèves, elle a travaillé à l’OGBL avant de devenir conseillère communale de sa ville natale Esch-sur-Alzette, députée puis ministre en 2018. Elle sera la première femme à avoir le portefeuille de l’Intérieur. Redevenue députée en 2023, elle poursuit les mêmes combats contre les injustices, défend la cohésion sociale et reste engagée auprès des jeunes et des femmes. En privé, la quadragénaire préserve ses moments à elle, entourée de sa famille et ses proches. Elle se raconte. En toute simplicité. Rédaction : Karine Sitarz
Quel a été l’impact de votre environnement, de votre famille sur votre engagement politique ?
notre rapport aux certitudes et je pense que cela nous a rendus plus conscients de notre responsabilité politique.
Je n’ai pas grandi dans un environnement où on parlait de politique, mes parents n’étaient pas engagés, mais j’étais entourée d’une famille qui avait des valeurs : solidarité, respect, tolérance, valeurs que je défends au quotidien. J’ai grandi avec une sœur et un frère pour lesquels j’étais « la grande », j’espère les avoir inspirés (rires). Jeune fille, je m’engageais en effet déjà contre les inégalités, pour le droit des autres et j’ai fait partie de comités d’élèves. À l’époque, je parlais beaucoup, un critère pour entrer en politique (rires). Élève, je me suis inscrite chez les Jeunes Socialistes, j’ai poursuivi mon engagement à l’université.
J’aime l’idée de faire se rencontrer mode, créativité et engagement, et utiliser un vêtement pour faire passer un message.
Nous nous étions rencontrées en 2019. Depuis, il y a eu le Covid, la guerre en Ukraine, l’attaque du 7 octobre 2023, la destruction de Gaza, la guerre en Iran, la montée des populismes. Quels impacts ces événements ont-ils eus sur vous ? La période du Covid a marqué tout le monde, elle a brutalement remis en question des choses que nous considérions comme évidentes : voir nos proches, circuler librement, avoir une sécurité sanitaire, c’était un moment très spécial. Ces dernières années, il y a la guerre qui est revenue en Europe, il y a les conflits, les souffrances humaines, terribles, que l’on voit partout dans le monde, cela a changé Novembre 2026 n°282
Hier ministre, vous avez retrouvé votre place à la Chambre des députés. Quels sont vos champs d’action aujourd’hui ? Ma motivation est là et ma capacité d’action n’a pas disparu même si les moyens à ma disposition ont changé. En tant que présidente du groupe LSAP, on touche un peu à tous les sujets, mais une de mes priorités reste le logement, c’est un problème qui est à l’origine de beaucoup d’autres crises et l’accès au logement abordable est aussi une question sociale. Au ministère de l’Intérieur, j’avais lancé des projets de loi contre la spéculation sur les terrains et on a lancé le remembrement ministériel. C’est un sujet que je défends 39
INTERVIEW DU MOIS
toujours et qui fait partie de mes priorités politiques.
Votre combat contre les inégalités entre les femmes et les hommes reste-t-il une question centrale ? Oui, absolument ! C’est une question essentielle du vivre-ensemble, il y a les droits des femmes comme il y a les droits humains. L’égalité, parfois considérée comme un sujet élitaire, n’est pourtant pas une question accessoire, comme je l’ai déjà dit, il s’agit de cohésion sociale, tout le monde doit disposer des mêmes droits.
Vous occupez une position centrale dans le dispositif du LSAP, un mot… Je suis présidente du groupe parlementaire LSAP, j’en suis la porte-parole et donc j’organise les travaux au sein du groupe. Je prépare les meetings avec les députés, avec les membres qui œuvrent dans la fraction. C’est vraiment important de travailler en équipe. Quand on est président(e), on a beaucoup de moyens pour s’exprimer, mais c’est important de valoriser les autres, de les encourager, surtout les jeunes et les femmes. Chacun de ceux qui planchent sur un sujet doit pouvoir présenter ses propres idées, on doit pouvoir discuter même si ce n’est pas toujours évident.
En politique, on est toujours entre deux élections. Quel est votre horizon ? Il y aura deux élections, trois même avec les européennes. Je suis toujours très motivée et je pense me présenter aux prochaines élections, mais ce sont les électrices et électeurs qui décideront de la suite. Je m’engage par conviction, je ne construis pas mon parcours autour d’un titre ou d’une fonction, mais pour pouvoir peser sur la direction que prend mon pays. Je veux rester engagée, être à l’écoute des préoccupations des citoyennes et citoyens. Pour le reste, on verra… 40
Quelles sont vos attentes pour les rencontres citoyennes du LSAP des 14 novembre 2026 et 23 janvier 2027 ? Elles sont organisées par le parti, pas par la fraction, mais on travaille ensemble. C’est un peu une nouveauté pour le Luxembourg. L’idée est d’entrer en contact avec des personnes engagées dans des associations, des citoyennes et citoyens intéressés par la politique mais pas forcément membres d’un parti. C’est un peu le dialogue citoyen tel qu’on le connaît en Belgique ou en France. Il s’agit d’écouter les gens, de trouver l’inspiration chez les autres. C’est important pour notre action politique au quotidien mais aussi pour le programme qui sera établi pour les élections. Tout le monde est invité à participer, même ceux qui n’ont pas le droit de vote, même les plus jeunes, toutes celles et tous ceux qui veulent parler de leurs problèmes, de leurs préoccupations, de leurs besoins. On est à l’écoute et j’espère qu’ensemble, on trouvera des solutions.
avoir un moment sans portable qui sonne, sans besoin de répondre à des e-mails, 30 ou 60 minutes à moi ! Je pratique le fitness avec un coach. Il me motive, c’est important. Après un entraînement, je suis toujours contente de l’avoir fait (rires). Il y a aussi mon petit chien, un teckel, que j’aime promener. Et en vacances, j’aime marcher en montagne.
Trois mots qui vous caractérisent ? Déterminée, curieuse et motivée.
Questions à la volée UN LIVRE DE CHEVET : Alles wird Asche, roman policier de l’auteure allemande Nele Neuhaus. J’aime lire, cela change des projets de loi et des rapports.
Un projet personnel ? Peut-être celui relatif à la tenue que je porte pour la fête nationale. Depuis quelque temps, j’aime utiliser ce moment très symbolique et la visibilité qui l’accompagne pour faire de ma tenue le support d’un message politique ou sociétal. Cette année, j’avais choisi de sensibiliser au hate speech et à la violence des mots. Pour l’an prochain, j’ai envie d’aller plus loin, de le consacrer aux violences faites aux femmes. J’ai plusieurs idées en tête, nous allons travailler sur le message et voir comment le traduire visuellement.
Y a-t-il pour vous une vie hors de la politique ? Oui, heureusement (rires) ! C’est important d’avoir des moments à moi, où je ne suis pas la cheffe du groupe parlementaire, où je suis avec ma famille, avec des amis qui me sont chers. Je fais aussi du sport pour trouver un peu d’équilibre et Novembre 2026 n°282
UNE MUSIQUE : Un peu de tout, par exemple Abba et la techno. J’étais aux Plages Electroniques de Cannes et je vais voir les jeunes musiciens du Luxembourg en concert. UNE SAVEUR : Un Kaiserschmarrn, dessert autrichien traditionnel, sorte de crêpe servie avec de la compote de pommes… Une petite récompense après quatre ou cinq heures de marche dans la montagne ! UNE PHILOSOPHIE DE VIE : Rester curieuse et ne jamais arrêter d’avancer.
BUILDING TOMORROW TOGETHER Chaque grande histoire commence par un moment fort. Un choix. Un pas. Une impulsion. Depuis 1856, la BIL accompagne les projets qui changent une vie. À chaque étape. Ensemble.
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TRIBUNE
JEUNES ACTIFS : Comment devenir propriétaire ? Accéder à la propriété reste un rêve pour de nombreux jeunes actifs. Pourtant, face à des prix immobiliers élevés, franchir le pas peut sembler hors de portée. Entre capacité d’emprunt, apport personnel, aides publiques et choix du financement, l’acquisition d’un premier logement nécessite une préparation rigoureuse. Bien accompagnés et correctement informés, les primo-acquéreurs disposent toutefois de solutions concrètes pour transformer leur projet immobilier en réalité, tout en préservant leur équilibre financier. Rédaction : Doris Engel, Deputy CEO & CFO de la Spuerkeess
Avant même de rechercher un bien, il est essentiel d’évaluer sa capacité d’emprunt de manière réaliste. Celle-ci peut être estimée à l’aide des simulateurs disponibles sur les sites des banques, mais un entretien avec un Conseiller Logement d’une banque permet d’obtenir une analyse plus précise et personnalisée. Cette démarche offre une vision claire du budget disponible et de l’engagement financier que représente un crédit immobilier, souvent contracté sur plusieurs décennies.
DORIS ENGEL L’achat d’un premier logement constitue une étape majeure dans la vie d’un jeune actif. Au Luxembourg, ce projet représente souvent un véritable défi en raison du niveau élevé des prix de l’immobilier, mais également des frais liés à l’acquisition et au financement. Malgré ces contraintes, devenir propriétaire reste possible à condition de préparer son projet avec méthode et de bénéficier d’un accompagnement adapté. 42
L’apport personnel constitue un atout, mais il n’est pas toujours indispensable. Pour les primo-acquéreurs, c’est-à-dire les personnes qui achètent leur premier logement, certaines banques peuvent financer jusqu’à 100 % de la valeur du bien, sous réserve que la capacité de remboursement soit suffisante. L’objectif est de veiller à ce que, après paiement des mensualités et des autres engagements financiers, le ménage conserve un niveau de vie confortable. Une fois le bien identifié, le Conseiller Logement accompagne l’acquéreur dans la mise en place d’un plan de financement sur mesure. Celui-ci tient compte de l’ensemble des coûts du projet : prix d’achat, droits d’enregistrement, honoraires du notaire ainsi que, Novembre 2026 n°282
le cas échéant, frais de construction, de rénovation ou de transformation. Cet accompagnement inclut également une analyse des aides publiques disponibles au Luxembourg. Sous certaines conditions, plusieurs dispositifs peuvent soutenir l’acquisition d’un logement et réduire la charge financière du projet. Une bonne connaissance de ces mécanismes permet souvent d’optimiser le financement et de sécuriser davantage l’investissement. Après avoir évalué le coût global du projet, il convient de définir la solution de financement la plus adaptée à la situation personnelle de l’emprunteur. La durée du prêt, qui peut atteindre 35 ans, ainsi que le choix du taux d’intérêt sont des éléments déterminants pour préserver l’équilibre du budget mensuel. Dans ce contexte, le rôle de la banque dépasse largement la simple mise à disposition d’un crédit. L’accompagnement personnalisé est devenu un facteur clé de réussite. Plus qu’un financement, les jeunes actifs recherchent aujourd’hui des conseils leur permettant de construire un projet durable, cohérent avec leurs ambitions et leur avenir. Car au-delà des chiffres, l’accession à la propriété reste avant tout un projet de vie.
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FINANCE
LES ADOS ET L’ARGENT : apprendre à gérer à l’heure du numérique
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FINANCE
Au Luxembourg, les adolescents découvrent de plus en plus l’argent à travers une carte et une application plutôt qu’avec des pièces et des billets. Pour les parents, ces outils peuvent faciliter la gestion quotidienne et accompagner l’autonomie. Une question se pose : comment apprendre la valeur de l’argent lorsque celui-ci devient invisible ? Rédaction : Aude Forestier
Voir son argent sans forcément le toucher Pour Vanessa, 48 ans, résidente au Luxembourg, le passage à l’argent de poche digitalisé s’est fait à l’occasion du voyage scolaire de sa fille à l’étranger, il y a deux ans. Après avoir regardé les offres des banques traditionnelles, son conjoint et elle ont finalement opté pour Revolut, notamment pour des questions pratiques et de coût. La jeune fille, qui aura bientôt 15 ans, dispose d’une carte physique et d’une carte virtuelle. Le compte est lié à celui de sa mère, qui peut suivre les dépenses, bloquer ou débloquer la carte et l’alimenter depuis l’application. Pour l’instant, sa fille l’utilise essentiellement pour de petites dépenses de loisirs : mangas, bubble tea, goûter ou souvenir lors d’une sortie. Elle ne réalise pas d’achats en ligne. Cette carte remplace l’argent de poche en espèces, sans montant fixe pour le moment. Les parents continuent de prendre en charge les besoins courants (fournitures scolaires, vêtements, chaussures et autres dépenses nécessaires). L’argent dont dispose leur fille est destiné à ses dépenses personnelles, auxquelles peuvent s’ajouter les sommes reçues de la famille ou d’amis à l’occasion d’un anniversaire ou de Noël. Les transactions ne dépassent généralement pas une dizaine d’euros. Pour Vanessa, la visibilité offerte par l’application peut ainsi participer à l’apprentissage, même si elle constate une différence avec le paiement en espèces. « Comme je suis de la génération qui a connu le numéraire, ça ne fait pas le même effet de payer avec un billet que de passer son téléphone. Même nous, en tant qu’adultes, ça ne fait pas la même chose », souffle-t-elle. Le paiement sans contact a été désactivé : le code PIN est nécessaire à chaque transaction. En cas de perte, la carte peut être bloquée depuis l’application. Vanessa relève le côté ludique de la montre connectée. « Il y a aussi un petit côté gadget qui peut pousser à dépenser, alors qu’avec une carte, il y a encore le geste de payer. » Elle s’interroge sur l’influence de ces usages sur la gestion future de sa fille.
Apprendre à décider avant de dépenser Pour Ugo, 54 ans, père de trois enfants, installé à Remich, la question de l’apprentissage financier s’est posée autrement avec sa fille Chiara, aujourd’hui âgée de 19 ans. À 16 ans, celle-ci a reçu une somme d’argent de son grand-père. Comme elle était encore mineure, Ugo en assurait la gestion. Il a alors réfléchi avec son propre père à la manière de faire fructifier cette somme tout en apprenant à sa fille à la gérer et à la dépenser avec discernement. À l’époque, Chiara partageait son temps entre le Luxembourg et l’Espagne. La famille a choisi Revolut Kids & Teens, qu’Ugo décrit comme une solution pratique et transparente pour gérer l’argent avec elle. Une somme mensuelle était versée, en complément de la pension alimentaire. Lorsqu’elle souhaitait davantage d’argent, Chiara devait expliquer son besoin et présenter son projet. Cette démarche l’a notamment conduite à choisir un iPhone reconditionné plutôt qu’un modèle à 800 euros. Pour un ordinateur ou un voyage, le principe restait le même : comparer les possibilités et rechercher un meilleur rapport qualité-prix. « Je lui ai transmis le sens de l’argent et la valeur des choses », souligne Ugo.
JE LUI AI TRANSMIS LE SENS DE L’ARGENT ET LA VALEUR DES CHOSES. L’application permettait à Ugo de suivre les sommes disponibles, l’épargne et les investissements. Les dépenses imprévues devenaient des occasions de discussion. Au début, Chiara retirait aussi du liquide, par exemple 50 euros pour une semaine, afin de mieux visualiser ce qu’il lui restait. « Sortir l’argent de la poche, c’est douloureux ; avec la carte, on n’a pas l’impression de payer », observe-t-il. D’après Ugo, l’autonomie doit se construire progressivement : « Au début, il fallait serrer la vis et desserrer quand l’enfant prend de l’autonomie. » À 17 ans et demi, une alerte lui a signalé qu’il était temps de réfléchir à la transition vers un fonctionnement plus autonome. Aujourd’hui, il n’a plus accès aux comptes de sa fille.
Une familiarité numérique qui ne suffit pas La facilité avec laquelle les jeunes utilisent les outils numériques ne signifie pas pour autant qu’ils maîtrisent les mécanismes financiers qui les accompagnent. Selon l’enquête
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2026 sur la culture et l’inclusion financières au Luxembourg, initiée par la CSSF selon la méthodologie de l’OCDE/ INFE, 64 % des 18-29 ans déclarent utiliser les paiements mobiles. Pourtant, leur score de culture financière s’établit à 51,6 sur 100, contre 61,1 pour l’ensemble des résidents interrogés. Leur score de culture financière numérique atteint, lui, 45,9 sur 100, contre 57,3 en moyenne. Ces données montrent aussi que la familiarité avec les outils digitaux ne suffit pas à garantir la compréhension des coûts, des engagements et des risques qui peuvent les accompagner. L’initiative luxembourgeoise dédiée à la culture financière, Lëtzfin, propose notamment l’application gratuite « Lëtzfin Pocket Money ». Elle permet aux jeunes de contrôler leurs revenus et leurs dépenses avec leurs parents. Son outil « Lëtzfin Budget » offre aussi aux familles la possibilité de suivre les revenus, les dépenses et les limites mensuelles. Lëtzfin sensibilise par ailleurs aux pièges du numérique, comme les offres présentées comme urgentes ou les options payantes présélectionnées, ainsi qu’aux sollicitations promettant des gains faciles sur les réseaux sociaux. Pour les jeunes, apprendre à gérer son argent suppose aussi de savoir identifier les risques liés à leur environnement numérique.
Les banques accompagnent elles aussi cette autonomie Le sujet est d’autant plus actuel que Wero, qui remplace Payconiq au Luxembourg, a été déployé progressivement à partir de septembre 2026. Cette solution permet notamment d’envoyer et de recevoir de l’argent instantanément depuis son compte bancaire. Face à ces nouveaux usages, les banques traditionnelles font évoluer leurs offres destinées aux adolescents. BGL BNP Paribas propose dès 12 ans un compte, une carte de débit, l’accès
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au Web Banking et à Wero, sous réserve des conditions applicables aux mineurs. L’objectif est de passer progressivement d’un argent géré par les parents à une gestion autonome, incluant le suivi des dépenses et l’épargne.
LES BANQUES TRADITIONNELLES FONT ÉVOLUER LEURS OFFRES DESTINÉES AUX ADOLESCENTS. La Banque Internationale à Luxembourg (BIL) poursuit la même logique avec B-young, son offre destinée aux 12-17 ans, qui comprend un compte courant sans découvert, une carte Visa Debit Young, un compte Épargne Jeunes et l’accès à BILnet. Le jeune ne peut dépenser que l’argent disponible sur son compte. À partir du 14 novembre 2026, la BIL prévoit d’élargir les fonctionnalités de BILnet accessibles aux mineurs éligibles : consultation du solde et des opérations, virements, paiements, ordres permanents et blocage de la carte. Wero est accessible dès 12 ans, Apple Pay et Google Pay dès 16 ans, selon les conditions de l’offre. Pour la BIL, le cadre parental reste une composante importante de cette autonomie. Les parents peuvent suivre l’activité bancaire de leur enfant depuis leur propre accès à BILnet et s’opposer à l’activation de certaines fonctionnalités s’ils les jugent inadaptées à son âge. La Banque et Caisse d’Épargne de l’État (BCEE) propose les offres Tweens et Axxess START pour accompagner les jeunes dans leur apprentissage financier.
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Ses outils numériques permettent de suivre les dépenses et de gérer les comptes sur smartphone. Wero complète ce dispositif d’éducation financière.
Le cash reste un point de repère Cette question du cadre explique aussi pourquoi, dans certaines familles, les espèces conservent une place. Pour Ugo, retirer une somme précise et voir ce qu’il reste aidait sa fille à matérialiser ses dépenses. Le paiement par carte peut rendre celles-ci plus abstraites. À l’inverse, Vanessa estime que l’application rend les achats visibles. Ces deux approches montrent que l’essentiel réside peutêtre moins dans le choix entre espèces et numérique que dans la manière d’apprendre à gérer son argent.
Une autonomie qui se construit par étapes À travers ces deux familles, une même logique apparaît : l’argent de poche n’est pas seulement une somme donnée à un adolescent. Il peut devenir un outil pour apprendre à choisir, à renoncer, à épargner et à anticiper. Le numérique apporte de nouveaux moyens de suivre et de contrôler les dépenses. Il peut aussi rendre le paiement plus fluide, parfois au point de le rendre moins tangible. Les espèces conservent, pour certains parents, une fonction de repère concret. Au fond, apprendre la valeur de l’argent lorsque celui-ci devient invisible ne repose peut-être pas sur l’outil utilisé. Cela passe surtout par les discussions qui l’accompagnent : combien puis-je dépenser ? Pour quoi ? Que me restera-t-il ensuite ? Et qu’est-ce que je veux pouvoir faire demain avec cet argent ? L’autonomie financière commence peut-être précisément là : lorsque le jeune ne se contente plus de voir un solde, mais commence à comprendre les choix qu’il implique.
FINANCE
TROIS QUESTIONS À HÉLÈNE LANGE Head of Business Coordination, ABBL
L’argent de poche physique est-il dépassé ? Non, l’argent de poche reste présenté comme un moyen pour l’enfant d’apprendre à dépenser, à épargner et à développer progressivement son autonomie. Mais l’éducation financière doit désormais également intégrer le numérique. Nous constatons sur le terrain que les jeunes sont parfois confrontés aux paiements en ligne ou mobiles avant même l’adolescence et il faut donc les préparer à leur utilisation. Le cash n’a pas perdu la bataille : il reste un outil pédagogique, mais il ne suffit plus. L’enjeu est d’apprendre aux jeunes à gérer l’argent dans les deux univers, physique et numérique.
Quel est le principal piège du paiement dématérialisé ? Ici, les travaux récents de l’OCDE sont particulièrement intéressants. Ils mettent en évidence les risques liés au comportement de dépense, en plus des fraudes et des risques de sécurité. Il est recommandé explicitement d’apprendre à développer des stratégies permettant de limiter la surconsommation et les achats impulsifs, notamment sous l’effet de la publicité sur les réseaux sociaux et de la pression sociale. Le paiement devient extrêmement fluide et presque invisible, il faut donc plus que jamais passer cognitivement par la notion réelle de dépense. Et cela ne veut pas dire que les jeunes sont naturellement à l’aise parce qu’ils sont des digital natives. Les résultats de l’étude PISA 2022 montrent qu’environ un élève sur trois, en moyenne dans les pays et économies de l’OCDE concernés, ne se sentait pas à l’aise pour suivre son solde électroniquement ou payer avec un appareil mobile ; environ deux sur cinq ne se sentaient pas à l’aise pour effectuer un transfert ou protéger leurs informations sensibles lors d’un paiement électronique ou de l’utilisation d’une banque en ligne.
À quel âge introduire les outils numériques ? Le cadre de compétences de 2023 décrit par l’OCDE privilégie une progression par compétence et par âge. Ce cadre définit les connaissances, comportements et attitudes à développer progressivement chez les enfants et les jeunes, notamment concernant l’argent et les transactions, la gestion budgétaire, les risques et la finance numérique. Autrement dit : on ne donne pas simplement une carte ou une application parce que l’enfant atteint un anniversaire donné. Il sera important de vérifier qu’il
HÉLÈNE LANGE comprend progressivement ce qu’il dépense, ce qu’il lui reste, la différence entre besoin et envie, l’épargne, les conséquences d’un achat et, dans l’environnement numérique, les risques de fraude, de confidentialité et de sécurité. L’OCDE insiste justement sur la nécessité de donner aux jeunes des instructions simples sur le fonctionnement des produits numériques, sur les erreurs possibles et sur les recours disponibles. Le numérique ne garantit pas à lui seul un usage éclairé des paiements numériques. Selon l’OCDE, (source OCDE 2025 : Safeguarding consumers’ access to cash in the digital economy), 40 % des adultes ayant acheté des biens ou des services en ligne, dans les 39 économies étudiées, n’atteignaient pas le niveau minimal de culture financière numérique considéré comme nécessaire pour utiliser les services financiers numériques de manière informée. Ce chiffre met en lumière un enjeu essentiel : l’accès au paiement numérique doit aller de pair avec la capacité à l’utiliser en toute sécurité. Comprendre les risques, protéger ses données, repérer les fraudes et maîtriser ses dépenses sont désormais des compétences essentielles pour les consommateurs. Autrement dit, la transformation numérique des paiements ne se joue pas seulement dans les technologies et les infrastructures : elle se joue aussi dans les compétences des utilisateurs.
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PRÉSERVER, DÉVELOPPER, TRANSMETTRE : LE RÔLE CLÉ DE LA DIVERSIFICATION PRÉSERVER ET DÉVELOPPER UN PATRIMOINE SUR LE LONG TERME NÉCESSITE BIEN PLUS QUE LA RECHERCHE DE PERFORMANCE. DANS UN ENVIRONNEMENT MARQUÉ PAR L'INCERTITUDE ÉCONOMIQUE, L'ÉVOLUTION RAPIDE DES MARCHÉS ET LA CONCENTRATION CROISSANTE DE CERTAINES SOURCES DE RENDEMENT, LA DIVERSIFICATION DEMEURE L'UN DES PILIERS FONDAMENTAUX DE TOUTE STRATÉGIE D'INVESTISSEMENT.
Souvent résumée par l'adage « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier », la diversification consiste à répartir son patrimoine entre plusieurs types d’investissements. L’objectif n’est pas de supprimer les variations des marchés, mais de construire un portefeuille capable de mieux y résister dans la durée.
La diversification : un outil essentiel de gestion des risques Tous les actifs ne réagissent pas de la même manière face aux événements économiques, financiers ou géopolitiques. Certains secteurs peuvent être pénalisés alors que d'autres bénéficient du même contexte. Certaines zones géographiques traversent des phases de croissance tandis que d'autres connaissent un ralentissement. Dans cette perspective, la diversification vise à éviter qu’un patrimoine dépende trop fortement d’un seul marché, d’un seul secteur ou d’un nombre limité d’investissements. En combinant plusieurs sources possibles de rendement, elle peut aider à réduire l’impact d’événements défavorables, à limiter les risques de concentration et à mieux maîtriser les variations du portefeuille. Elle contribue ainsi à construire une stratégie patrimoniale plus diversifiée sur le long terme.
Au-delà du traditionnel équilibre entre actions et obligations Pendant de nombreuses années, la diversification s'est principalement construite autour d'une répartition entre actions et obligations. Si cette combinaison reste un élément fondamental de nombreuses allocations, l'environnement financier actuel invite à adopter une approche plus large. Les relations entre les différentes classes d'actifs ont changé, tout comme les opportunités d'investissement accessibles aux investisseurs. Une diversification moderne consiste désormais à combiner différentes classes d'actifs, plusieurs
horizons d'investissement et différents niveaux de risque afin de construire un portefeuille plus équilibré. Cette réflexion peut conduire à intégrer, de manière mesurée et cohérente, des approches complémentaires aux investissements traditionnels. Certaines stratégies d'investissement peuvent venir compléter les placements traditionnels et offrir une exposition à différentes sources de risque et de rendement. Ces valeurs peuvent également contribuer à constituer un patrimoine plus diversifié, ce qui pourrait atténuer l'impact de certaines évolutions du marché.
Les produits structurés : une diversification par la stratégie Les produits structurés, par exemple, sont des investissements construits à partir d'actifs financiers comme des actions, des indices ou des taux d'intérêt. Ils permettent de mettre en place des stratégies adaptées à différents contextes de marché, avec des niveaux de risque et de rendement définis à l'avance. Utilisés de manière sélective dans un portefeuille, ils peuvent compléter les placements traditionnels et contribuer à mieux équilibrer le rapport entre risque et potentiel de performance. Comme tout investissement, ils comportent des coûts et des risques et peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs.
Les marchés privés : investir au-delà des marchés cotés Au cours des dernières années, les marchés privés (ou « Private Markets ») ont progressivement trouvé leur place dans certaines stratégies patrimoniales. Ils permettent d'investir dans des entreprises ou des actifs qui ne sont pas cotés en bourse. Ils offrent ainsi un accès à des segments de l'économie parfois moins exposés aux variations quotidiennes des marchés financiers.
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Ces investissements sont généralement prévus sur une durée plus longue. Ils sont aussi moins faciles à revendre rapidement, ce qui nécessite de les intégrer avec prudence dans l'allocation globale. Lorsqu'ils sont utilisés de manière appropriée, ils peuvent toutefois constituer une source supplémentaire de diversification et permettre d'accéder à des segments de l'économie qui ne sont pas cotés sur les marchés publics. Comme tout investissement, ils comportent des coûts et des risques et peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs.
Une diversification pensée dans sa globalité Une diversification efficace ne se limite pas à répartir les investissements entre plusieurs supports.
Elle vise à construire un ensemble cohérent, adapté aux objectifs de vie, à l'horizon d'investissement et au profil de risque de chaque investisseur. Pour y parvenir, il est souvent utile de combiner plusieurs classes d'actifs, approches d'investissement et horizons de placement, afin de mieux équilibrer les sources de risque et de performance. L'ambition est de constituer un portefeuille diversifié visant à maintenir un équilibre entre stabilité, potentiel de croissance et capacité d'adaptation tout au long des cycles de marché. ING Private Banking peut vous accompagner dans vos réflexions. Contactez nos experts pour en savoir plus à l’adresse private.banking.lu@ing.com
Ce contenu a été élaboré par ING Luxembourg, un établissement de crédit luxembourgeois faisant partie du groupe ING. Il est fourni à titre strictement informatif et constitue une communication promotionnelle. Il ne constitue ni une recommandation d’investissement personnalisée, ni une offre de souscription à un produit d’investissement, et ne tient pas compte de votre situation personnelle. Les investissements comportent des risques. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. L'adéquation d'un placement ou d'une stratégie d'investissement doit être évaluée à la lumière de vos connaissances, de votre expérience, de votre situation fi nancière et de vos objectifs d'investissement. Tous les services ne sont pas disponibles dans toutes les juridictions.
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FOCUS
PENSION : pourquoi les femmes restent les grandes perdantes ? Les données les plus récentes à ce sujet parlent d’elles-mêmes. En 2024, au Luxembourg, l’écart moyen de pension entres les femmes et les hommes âgés de 65 ans ou plus atteignait 32,7 %, selon Eurostat. Les inégalités continuent donc de perdurer. Pourtant, plusieurs mesures ont été mises en place pour tenter de les atténuer, comme les « baby years », qui permettent de prendre en compte l’éducation des enfants dans les périodes d’assurance. Malgré de tels dispositifs, les femmes restent surreprésentées parmi les bénéficiaires de petites pensions et sont parfois contraintes de travailler au-delà de 65 ans. Quels mécanismes expliquent ces écarts entre les pensions des femmes et celles des hommes ? Et peut-on espérer, un jour, les voir se résorber ? Rédaction : Margot Houget
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FOCUS
Des inégalités accumulées au fil de la vie « Le Luxembourg a longtemps été une société très traditionnelle. Une grande partie des femmes aujourd’hui à la retraite ont passé leur vie comme femmes au foyer », rappelle Isabelle Schmoetten, chargée de direction au CID Fraen an Gender. Il est important de souligner ce contexte historique, dans lequel les femmes assumaient l’essentiel des tâches domestiques et l’éducation des enfants, car il se reflète dans le profil des femmes actuellement à la retraite au Grand-Duché. La maternité, l’éducation des enfants, la prise en charge de parents âgés ou dépendants sont encore aujourd’hui des responsabilités qui incombent plus largement aux femmes. Or « ce travail de care non rémunéré n’est pas suffisamment pris en compte dans le calcul des pensions », pointe Isabelle Schmoetten. Et c’est justement là que le bât blesse. Ces périodes peuvent avoir une incidence sur le parcours professionnel et donc inéluctablement sur les cotisations versées en vue de la future pension de vieillesse. « Les écarts se creusent principalement au moment de la fondation d’une famille. Les femmes sont encore aujourd’hui plus nombreuses à réduire leur temps de travail ou à interrompre leur carrière pour s’occuper des enfants », constate la chargée de direction au CID Fraen an Gender.
La reconnaissance des « années bébé » Au Luxembourg, un dispositif permet toutefois de prendre en compte les périodes consacrées à l’éducation des enfants dans la carrière d’assurance pension du parent concerné. « Le baby year, sous réserve que les conditions légales soient remplies, constitue ainsi une période d’assurance pour laquelle un revenu fictif est inscrit dans la
carrière d’assurance du ou des parents bénéficiaires. Il est en principe partagé entre les deux parents pour une durée totale de 24 mois, portée à 48 mois dans certaines situations, à moins que les parents ne choisissent un seul bénéficiaire. Une fois effectué, ce choix est irréversible », explique la Caisse nationale d’assurance pension (CNAP).
LES ÉCARTS SE CREUSENT PRINCIPALEMENT AU MOMENT DE LA FONDATION D’UNE FAMILLE. Ce mécanisme est supposé, entre autres, réduire les inégalités de pension et vise à ne pas pénaliser une interruption de carrière pour élever un enfant. Mais celui-ci présente plusieurs limites. Il ne permet pas de compenser intégralement les conséquences financières et les répercussions sur les perspectives d’évolution professionnelle liées à un arrêt temporaire de l’activité. Par ailleurs, la méconnaissance de ce dispositif peut priver certaines personnes de leurs droits, comme le rapportent nos confrères du Lëtzebuerger Journal. Enfin, les individus dont le parcours professionnel est plus discontinu peuvent aussi se retrouver exclus du dispositif. « Le système des baby years permet de compenser deux années par enfant. Cependant, au-delà de cette période, toute réduction durable du temps de travail peut avoir un impact négatif sur la pension future. Les personnes qui travaillent pendant de longues années à temps partiel sans pouvoir compenser leurs droits à pension risquent de percevoir un montant plus faible à la Novembre 2026 n°282
retraite », rapporte Isabelle Schmoetten. À noter qu’au Luxembourg, une autre aide peut également être perçue : la « Mammerent », une allocation forfaitaire destinée à reconnaître les années consacrées à l’éducation des enfants, pour les personnes qui n’ont pas pu percevoir les baby years. Sa valeur, gelée depuis 2006, est aujourd’hui jugée insuffisante. Pour la plupart des bénéficiaires, elle s’élève à 86,54 euros bruts par enfant et par mois…
Les femmes en première ligne Un emploi à temps partiel, tout comme une interruption de carrière, peuvent donc avoir une incidence sur le montant de la pension. Et les femmes sont le plus touchées par cette réalité. En 2024, selon Eurostat, l’écart moyen de pension entre les femmes et les hommes âgés de 65 ans ou plus atteignait 32,7 % au Luxembourg. Ce chiffre est encore plus élevé lorsque l’on s’intéresse à l’écart médian de pension entre les genres. Celui-ci atteignait 43,3 % la même année. Le Luxembourg est un mauvais élève en la matière. Cet écart est le plus élevé enregistré dans les pays de l’UE. Toujours en 2024, les femmes étaient également surreprésentées dans la tranche des pensions brutes mensuelles comprises entre 2 200 et 2 299 euros, dans laquelle figurerait le montant d’une pension minimale pour une carrière d’assurance complète de 40 ans. Selon les statistiques de l’IGSS, 7,97 % des femmes pensionnées dans le secteur privé percevaient une pension dans cette tranche, contre seulement 1,93 % des hommes en 2024. Au 1er juin 2026, à la suite de l’indexation, le montant mensuel brut de la pension minimale est passé à 2 436,04 euros. Toutefois, cette somme demeure inférieure au budget minimum nécessaire à un retraité pour mener une vie décente, estimé à 2 724 euros bruts par mois au premier semestre 2026 par le Statec. Le chemin à parcourir reste donc encore long, bien 51
FOCUS
que les statistiques recueillies depuis 2008 montrent que l’écart de pension entre les femmes et les hommes tend à se réduire.
Retraitée et toujours en activité Originaire des Pays-Bas, Astrid Merken est arrivée au Grand-Duché en 1987. Elle a occupé plusieurs emplois dans divers secteurs, mais a interrompu sa carrière professionnelle pendant une bonne dizaine d’années pour s’occuper de ses trois enfants. Âgée de 69 ans aujourd’hui, elle a continué à travailler après l’âge légal de départ à la pension au Luxembourg, fixé à 65 ans. Pour quelle raison ? Le montant de sa pension luxembourgeoise n’était pas assez élevé, bien qu’elle ait pu bénéficier des baby years. « Je travaillais 30 heures par mois pour entretenir le jardin d'un complexe d'appartements », précise Astrid Merken. À 67 ans, elle reçoit finalement ses droits de pension pour lesquels elle avait cotisé au Pays-Bas au tout début de sa carrière et elle peut enfin s’arrêter. La retraitée touche environ 2500 euros nets par mois. Elle considère que ce montant lui permet de vivre, même s’il reste modeste. Elle s’estime toutefois chanceuse d’avoir un loyer très bas. « Le bénéficiaire d’une pension de vieillesse peut continuer à exercer une activité professionnelle salariée ou non salariée sans que cette activité ait une incidence sur le montant brut de sa pension de vieillesse », indique en effet la CNAP. À 69 ans, Anna Ruscitti perçoit une pension après une carrière complète, tout en continuant à avoir un emploi. Trois jours par semaine, elle travaille pour une psychiatre, afin de garder un pied dans la vie active, mais aussi renflouer les caisses après « des travaux dans sa maison » et un « prêt à rembourser ». Bien que sa pension soit largement supérieure au montant minimum, elle prévoit de travailler pendant au moins un an encore.
Anticiper ses droits et revaloriser le minimum Afin d’éviter les mauvaises surprises à l’approche de l’âge légal de départ à la pension, la CNAP recommande de « vérifier régulièrement son relevé de carrière d’assurance, qui est adressé annuellement aux assurés affiliés ». À partir de l’âge de 56 ans, une personne assurée peut également demander à la CNAP une estimation plus précise de sa future pension de vieillesse ou de vieillesse anticipée. « Dans le cadre de cette démarche, la CNAP procède à une reconstitution de la carrière d’assurance et enregistre d’autres périodes susceptibles d’être prises en compte pour le futur droit à pension, telles que des périodes complémentaires (par exemple des périodes d’études ou d’éducation d’enfants au Luxembourg), des périodes accomplies à l’étranger, ainsi que des périodes prospectives jusqu’à la date d’ouverture du droit à une pension de vieillesse anticipée et/ou jusqu’à la 52
date indiquée par l’assuré. La prise en compte de ces périodes peut nécessiter la communication d’informations ou de pièces justificatives supplémentaires », détaille l’organisme public.
ANNA RUSCITTI PERÇOIT UNE PENSION APRÈS UNE CARRIÈRE COMPLÈTE, TOUT EN CONTINUANT À AVOIR UN EMPLOI. Au-delà de la nécessité de vérifier ses droits suffisamment tôt, une autre mesure pourrait contribuer à réduire concrètement les inégalités de pension entre les femmes et les hommes. Le mercredi 14 octobre dernier, la Chambre des salariés a publié une proposition de loi visant à revaloriser la pension de vieillesse minimale, avec une entrée en vigueur envisagée dès le 1er janvier 2027. E urostat, EU statistics on income and living conditions (EU-SILC), « Écart moyen de pension entre les femmes et les hommes par groupe d’âge » F RATI, Camille et KLEREN, Lex, « Baby years, un avantage mal compris », Lëtzebuerger Journal, 2 septembre 2024
COMMENT SONT CALCULÉS LES MONTANTS DES PENSIONS AU LUXEMBOURG ? Le calcul d’une pension de vieillesse repose principalement sur deux éléments : Les majorations forfaitaires, accordées en fonction de la durée de la carrière d’assurance. Les majorations proportionnelles, déterminées en fonction des revenus cotisables réalisés au cours de la carrière. Le montant d’une pension est calculé individuellement sur la base de l’ensemble de la carrière d’assurance et notamment de sa durée, des revenus cotisables, des périodes complémentaires et, le cas échéant, des autres périodes d’assurance reconnues par la législation.
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NEWS
Société CARTIER rouvre son écrin luxembourgeois Cartier s’apprête à rouvrir les portes de sa boutique de Luxembourg le 30 octobre. Après une période de rénovation, la Maison accueillera de nouveau sa clientèle au 13 avenue Monterey, dans un espace entièrement repensé. L’objectif affiché : proposer un écrin plus raffiné et renouveler l’expérience offerte aux visiteurs. Durant les travaux, les Salons Privés Cartier avaient assuré l’accueil de la clientèle. Ils fermeront définitivement leurs portes le 24 octobre. Entre cette date et la réouverture de la boutique, aucun dépôt ni retrait de créations ne pourra être effectué auprès du service après-vente. Avec cette transformation, Cartier signe une nouvelle étape pour son adresse luxembourgeoise et mise sur un cadre revisité pour recevoir sa clientèle.
© Ghanimé
Ghanimé Events, 15 ANS À CRÉER L’ÉVÉNEMENT Quinze ans déjà pour Ghanimé Events. Fondée par Valérie Ghanimé après un parcours dans la publicité à Paris puis au Luxembourg, l’agence s’est imposée dans l’événementiel au Grand-Duché et à l’international. Sa ligne directrice : concevoir des rendez-vous qui racontent une histoire, transmettent un message et suscitent une émotion durable. Créativité, sens du détail et relations humaines sont au cœur de chaque projet. Pour sa fondatrice, cet anniversaire célèbre avant tout « une aventure humaine », portée par la confiance des clients et l’engagement des partenaires. Dans un secteur en constante évolution, Ghanimé Events entend poursuivre son développement en misant sur l’innovation, l’expérience client et des moments toujours plus fédérateurs.
Lidl voit plus grand au Luxembourg Du premier magasin ouvert à Differdange en 2001 à un réseau de 13 adresses aujourd’hui, Lidl a bien grandi au Luxembourg. Pour ses 25 ans au Grand-Duché, l’enseigne affiche des chiffres qui témoignent de son ancrage : 100 000 clients chaque semaine et 455 collaborateurs. Mais en un quart de siècle, nos façons de faire les courses ont aussi changé. Les magasins ont plus que doublé de surface, l’offre locale a été multipliée par dix et le digital s’est invité dans le parcours d’achat. Et l’histoire continue : Lidl entend désormais renforcer sa présence dans le pays avec six nouvelles adresses. Objectif affiché : compter 19 magasins au Luxembourg d’ici 2030 et se rapprocher encore davantage du quotidien des consommateurs.
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Briser la solitude, une visite à la fois Une conversation, une promenade, une partie de cartes : parfois, quelques heures suffisent pour rompre un quotidien trop silencieux. Au Luxembourg, l’Agence du bénévolat veut développer le bénévolat relationnel auprès des personnes âgées. L’enjeu est réel : en 2021, 23,6 % des plus de 65 ans vivaient seuls, tandis que cette population a progressé de 32 % en dix ans. Sur le terrain, l’intérêt est là. Près de 73 % des organismes ayant répondu à une enquête menée en 2026 souhaitent développer ces rencontres ou l’envisagent. L’Agence entend désormais accompagner les structures, mobiliser de nouveaux bénévoles et favoriser des rendez-vous réguliers. Sans remplacer les professionnels, ces visiteurs offrent ce qui manque parfois le plus : du temps, une écoute et un lien avec l’extérieur.
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Gaëlle Haag rejoint la direction de la Spuerkeess Spuerkeess renouvelle son équipe dirigeante. Gaëlle Haag a été nommée directrice et membre du comité de direction de la banque à compter du 1er novembre 2026. En qualité de Chief Operating Officer, elle pilotera des domaines clés liés à la transformation du modèle opérationnel, aux évolutions technologiques, à la conformité et à la cybersécurité. Luxembourgeoise et belge, elle compte plus de 20 ans d’expérience dans la finance, l’assurance et le conseil, notamment dans des missions de transformation stratégique. Sa nomination intervient au côté de Benoît Elvinger, devenu CEO le 1er octobre, et s’inscrit dans le plan stratégique 2030 de la Spuerkeess, avec l’ambition affichée de poursuivre le renouvellement générationnel de sa direction.
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BUSINESS
Après 50 ans, L’EXPÉRIENCE DES FEMMES, UN ATOUT SOUS-ESTIMÉ Le Luxembourg manque de compétences, mais peine encore à mobiliser pleinement les professionnelles de 50 ans et plus. À l’embauche comme au sein de l’entreprise, celles-ci peuvent se heurter à des préjugés liés à l’âge, au genre ou aux interruptions de carrière. Pourtant, leur expérience, leur capacité à prendre du recul et à transmettre constituent des atouts pour les entreprises. Entre dispositifs publics, pratiques RH et évolution des mentalités, les pistes existent pour mieux valoriser ces profils et faire de la seconde partie de carrière un véritable atout. Rédaction : Aude Forestier
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Des talents face au filtre de l’âge Au Grand-Duché, les carrières longues ne vont pas encore de soi. Selon Eurostat, le taux d’emploi des 55-64 ans atteignait 49,5 % en 2025, contre 66,4 % dans l’Union européenne. Le Luxembourg affichait le taux le plus faible de l’UE pour cette tranche d’âge.
Des équipes qui se comprennent. Une entreprise qui avance.
Au 31 août 2026, l’ADEM comptait 20 136 demandeurs d’emploi résidents disponibles inscrits, soit 2 071 de plus qu’un an auparavant (+11,5 %). Le nombre de demandeurs d’emploi âgés de 45 à 64 ans avait progressé de 8,4 % sur un an. Le taux de chômage s’établissait à 6,5 %. Derrière l’étiquette des « seniors », il existe pourtant un réservoir de compétences. En 2025, selon la Commission européenne, le taux d’inadéquation entre les compétences disponibles et les besoins du marché atteignait 34,4 % au Luxembourg, contre 19,2 % dans l’UE. Pour les femmes, les effets de l’âge se combinent à des parcours plus souvent marqués par le temps partiel. En 2025, 29,1 % des résidentes en emploi travaillaient à temps partiel, contre 9 % des hommes. Au moment où l’expérience pourrait devenir un avantage, l’âge peut alors faire office de filtre. « Nous cessons de voir la personne pour ne plus voir que son âge ou son interruption de carrière », résume Esther Celosse, cofondatrice et CEO de Return2Career.
Anatomie des biais invisibles À quel moment une candidature commence-t-elle à coincer ? Nathalie Delebois et Julie Hornberger, chasseuses de têtes et coprésidentes de la fr2s (Federation for Recruitment, Search & Selection), invitent à ne pas généraliser. Une candidate de plus de 50 ans dont le parcours correspond au poste n’est pas automatiquement pénalisée. Sur certaines fonctions, sa séniorité peut même constituer un atout. Le biais apparaît notamment lorsque l’expérience semble dépasser les besoins du poste. La candidate sera-t-elle surqualifiée, trop chère, prête à accepter un manager plus jeune ? « Il existe donc parfois un raccourci entre âge, niveau de séniorité et attentes supposées, alors que ces trois éléments ne vont pas nécessairement de pair », soulignent-elles. Les recruteuses évoquent aussi les préjugés sur le dynamisme, l’adaptation, les nouvelles technologies ou l’intelligence artificielle, voire des interrogations sur la santé et l’absentéisme. Si certains clients demandent davantage de femmes au nom de la diversité, ils sont beaucoup plus rares à exprimer le souhait de recruter une personne de plus de 50 ans. Ces biais peuvent
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BUSINESS
aussi se manifester en interne, par un accès plus limité aux formations, aux promotions ou aux projets stratégiques. Pour autant, il serait contre-productif de faire des femmes expérimentées une catégorie de « super-talents ». Esther Celosse le rappelle : elles ne sont pas toutes naturellement patientes, loyales ou sages. « L’expérience doit être regardée à travers ce que chaque personne a réellement appris et accompli, et ce qu’elle peut apporter aujourd’hui à l’entreprise ».
Des profils loin d’être uniformes Cette diversité se retrouve parmi les femmes inscrites à l’ADEM. Selon sa directrice, Isabelle Schlesser, elles représentent un tiers des demandeurs d’emploi âgés de plus de 50 ans. Parmi elles, 23 % sont non-résidentes. Près d’une sur deux est inscrite depuis plus de 24 mois, tandis que 15 % le sont depuis moins de quatre mois. Les niveaux de qualification varient également : 41 % ont un niveau d’études secondaires et 22 % sont diplômées de l’enseignement supérieur. Elles ciblent principalement les services à la personne et le support à l’entreprise. Leur retour à l’emploi peut nécessiter une reconversion, une actualisation des compétences ou un repositionnement en fonction des besoins du marché, explique Isabelle Schlesser.
Des dispositifs publics pour favoriser l’emploi des seniors Le Luxembourg prévoit plusieurs mécanismes pour favoriser l’embauche des travailleurs âgés. Sous certaines conditions, les employeurs du secteur privé qui recrutent un demandeur d’emploi âgé d’au moins 45 ans peuvent obtenir le remboursement de la part patronale des cotisations sociales. Pour les personnes âgées d’au moins 50 ans au moment de l’embauche, 58
ce remboursement peut courir jusqu’à l’âge de la mise en retraite.
Nous cessons de voir la personne pour ne plus voir que son âge ou son interruption de carrière. L’emploi d’insertion pour chômeurs de longue durée constitue un autre dispositif. Pour une personne âgée d’au moins 50 ans au moment du recrutement, le Fonds pour l’emploi peut rembourser 100 % des frais salariaux pris en compte jusqu’à l’attribution d’une pension de vieillesse. Ces frais sont plafonnés et l’aide soumise à des conditions précises. L’aide au réemploi peut, quant à elle, garantir jusqu’à 90 % de la rémunération antérieure pendant les 48 premiers mois lorsqu’une personne reprend un emploi moins rémunéré et remplit les conditions réglementaires. Depuis juillet 2026, le contrat de réinsertion-emploi (CRE) offre également une possibilité à certains demandeurs d’emploi de 45 ans et plus. D’une durée de 12 mois, il alterne formation pratique et théorique et doit s’inscrire dans une perspective réelle d’emploi. Encore faut-il que les entreprises connaissent ces dispositifs et les mobilisent. L’ADEM les promeut notamment par l’intermédiaire de son Service employeurs, lors de rendez-vous de conseil et de salons de recrutement. Le partenariat avec l’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL), à travers le label « Entreprise, partenaire pour l’emploi », contribue également Novembre 2026 n°282
à cette démarche. Les aides financières peuvent faciliter une embauche, mais elles ne suffisent pas à faire évoluer les pratiques. « C’est en combinant incitations financières, accompagnement des employeurs et évolution des perceptions sur l’âge que nous pourrons progresser durablement sur ces questions », estime Isabelle Schlesser.
Les seniors, mémoire vivante de l’entreprise Selon HR Community, les collaboratrices expérimentées peuvent jouer un rôle de « mémoire de l’organisation ». Elles connaissent l’historique des clients, des processus et des décisions, et aident les nouveaux arrivants à comprendre la culture interne. Les chasseuses de têtes de la fr2s soulignent également le recul, la crédibilité et la capacité à gérer des situations complexes que peut apporter l’expérience. Dans un Luxembourg où se côtoient de nombreuses nationalités et cultures d’entreprise, cette capacité à créer de la confiance peut être précieuse, sans être automatiquement liée à l’âge. Le mentorat inversé permet de valoriser cette complémentarité : les générations transmettent leurs savoir-faire respectifs. La collaboratrice expérimentée partage sa connaissance du métier et son expérienc, son collègue plus jeune peut l’accompagner sur les outils numériques ou les usages de l’IA.
Relancer sa seconde partie de carrière Pour Kristel Wiliquet et Julien Bossu, coprésidents de HR Community, le premier réflexe consiste à changer de posture. « Il ne faut pas s’excuser de son âge, mais le transformer en argument », recommandent-ils. L’enjeu est de présenter son expérience comme un atout plutôt que comme quelque chose à justifier. Il s’agit d’abord d’identifier ses compétences
Formez-vous tout au long de la vie transférables, éventuellement avec l’aide d’un bilan ou d’un accompagnement. Mieux vaut ensuite parler de résultats que d’ancienneté : « Vingt-cinq ans d’expérience » ne dit pas grand-chose à un recruteur, contrairement à un projet mené, une équipe fidélisée ou un client conservé. Continuer à se former, notamment aux outils numériques et à l’IA, permet aussi de montrer sa capacité à évoluer.
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L’ADEM propose des actions pour actualiser les compétences et favoriser le retour à l’emploi. Ses dispositifs sont ouverts aux femmes comme aux hommes. Les stages de professionnalisation, désormais accessibles à tous les demandeurs d’emploi quel que soit leur profil, permettent de mettre ses compétences à l’épreuve en entreprise.
Il ne faut pas s’excuser de son âge, mais le transformer en argument. L’ADEM propose également des ateliers de coaching et un suivi individualisé. Son partenariat avec Dress for Success vise notamment à travailler la présentation professionnelle et à renforcer la confiance en soi. Zarabina et Initiativ Rëm Schaffen contribuent aussi au développement des compétences et à la réinsertion professionnelle. Mieux vaut enfin arriver avec un projet qu’avec une simple demande : prendre de nouvelles responsabilités, devenir mentor ou participer à une transformation de l’entreprise. Le réseau peut également ouvrir des portes que les candidatures en ligne ne font pas toujours apparaître. Esther Celosse conseille de privilégier les conversations et de renouer avec son réseau. « Lorsque vous vous présentez sur le plan professionnel, commencez par mettre en avant ce que vous pouvez apporter. Votre âge ou votre interruption de carrière font partie de votre parcours, ils ne doivent pas nécessairement dominer toute la conversation. » Chez Return2Career, l’accompagnement concerne aussi les employeurs, avec des programmes de retour à l’emploi et la préparation des managers à accompagner ces reprises. Le défi est de ne pas confondre expérience et passé. Une carrière de 20 ou 30 ans ne garantit pas la performance, mais elle n’est pas non plus une date de péremption. Pour les entreprises comme pour les professionnelles, l’enjeu est de regarder ce qui peut être apporté aujourd’hui et construit demain.
Une initiative de l’INFPC Le service public dédié à la formation tout au long de la vie
PORTRAIT
ioleta Frank
L’ANCIENNE AVOCATE ARGENTINE DEVENUE GALERISTE AU LUXEMBOURG
Certaines passions se révèlent parfois plus tard à l’âge adulte. Rien ne prédestinait Violeta Frank à devenir galeriste lorsqu’elle était enfant. Jusqu’à la trentaine, elle exerce comme avocate en Argentine, avant de se réorienter vers la gestion culturelle et l’art. Un changement de cap qui la mène finalement au Grand-Duché, où elle ouvre sa propre galerie à Junglinster. Et pour la toute première fois, elle sera présente à la Luxembourg Art Week en novembre, avec une sélection pointue d’artistes ibéro-américains. L’Argentine d’origine ne cache pas son impatience. Les noms fusent, les histoires s’enchaînent, elle pourrait parler pendant de longues heures des œuvres qui l’animent. Une passion communicative qui finit par nous gagner aussi. Propos recueillis par Margot Houget
© Charlie Navarro © Afshin Ismaeli VIOLETA FRANK
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PORTRAIT
© Pablo Martinez
Vous souvenez-vous de vos toutes premières rencontres avec l’art en Argentine ? Violeta Frank : Quand j’étais très jeune, mes sources d’inspiration étaient surtout des artistes connus, dont les œuvres faisaient partie de notre paysage culturel. Je peux notamment citer le plasticien argentin Julio Le Parc, malheureusement décédé récemment. Antonio Berni, bien sûr ! C’était un grand peintre argentin. Et puis, il y avait aussi les figures incontournables présentes dans les musées et les grandes institutions internationales, comme la plasticienne et performeuse Marta Minujín. Le pays possède une scène artistique très riche, notamment dans les grandes villes comme Buenos Aires et Córdoba. Mais je dois dire que, lorsque j’étais enfant, l’art n’était pas au cœur de la vie de ma famille. C’est quelque chose que j’ai découvert plus tard, à l’âge adulte. Et c’est ce que je dis toujours aux gens : il n’est jamais trop tard.
Vous n’avez pas tout de suite fait carrière dans l’art… Effectivement. Je me suis d’abord spécialisée en droit des sociétés. J’ai exercé comme avocate jusqu’à la trentaine. C’est ensuite que j’ai décidé de me lancer dans l’art et d’étudier la gestion des industries culturelles. Mais cet intérêt a débuté dès l’âge de 17-18 ans, lorsque je suis partie vivre à Córdoba. Pendant mes études de droit, j’étais constamment entourée de personnes issues du milieu créatif.
Ce changement de carrière passe en premier lieu par la cocréation de la Fundación Melián de Arte y Cultura Latinoamericana à Córdoba, en Argentine. Pouvez-vous en dire un peu plus sur ce projet ? J’ai cofondé cette fondation artistique en 2009 avec une amie avocate. Elle a été active pendant huit ou neuf ans. Novembre 2026 n°282
À l’origine, notre idée était de travailler avec des artistes émergents. Mais très vite, nous avons eu l’occasion de collaborer avec de grands noms, comme le directeur artistique oscarisé Eugenio Zanetti ou encore Eduardo Hoffmann, l’une des figures de l’art contemporain argentin. Notre ambition était de professionnaliser l’ensemble du processus autour d’un projet artistique. Nous voulions proposer une structure qui se situe entre les artistes et les institutions, sans pour autant être un grand musée, et faire rayonner l’art latino-américain à l’international.
Pour quelle raison avezvous décidé de vous installer en Europe ? Partir en Europe était davantage lié à une démarche personnelle, à l’envie d’évoluer. La situation financière du secteur culturel a également été l’une des raisons qui m’ont finalement poussée à prendre cette décision. En Argentine, tous les 61
PORTRAIT
Depuis deux ans maintenant, j’ai également un espace à Junglinster, une galerie qui présente principalement des artistes ibéro-américains. projets que nous réalisions étaient financés par des sponsors privés. Les grandes institutions nationales disposent généralement de très peu de budget. Il était donc difficile de travailler dans de telles conditions. Ici, en Europe, je constate que, de manière générale, tout est davantage centralisé géographiquement et beaucoup plus organisé. J’apprécie vraiment cela, particulièrement dans notre secteur, où les projets sont programmés deux ou trois ans à l’avance.
photographe espagnole, ainsi que Carlos Cruz-Diez, un artiste vénézuélien et l’un des grands maîtres de l’art cinétique. Je présenterai également Antonio Seguí, lui aussi peintre argentin très célèbre, et enfin Eduardo Hoffmann, un artiste contemporain argentin avec lequel je travaille depuis de nombreuses années. L’idée est de commencer avec cette première présentation. Puis, dans les années à venir, j’aimerais introduire des artistes émergents. C’est en quelque sorte la mission que je me suis donnée au Luxembourg.
Le Luxembourg n’est pas forcément la première destination artistique à laquelle on pense en Europe… Qu’est-ce qui vous a menée jusqu’ici ? L’amour ! (rires) J’ai d’abord vécu en Espagne, où j’ai fait mon MBA. À l’époque, j’ai rencontré Pierre, un Luxembourgeois qui est aujourd’hui mon mari. Cela fait maintenant plus de sept ans que je vis ici et je suis complètement tombée amoureuse du pays.
Après l’Argentine et l’Espagne, c’est finalement au Luxembourg que vous fondez votre propre société de production artistique et votre galerie, VF Art Projects à Junglinster. J’avais effectivement besoin d’une structure pour continuer à exercer mon métier, organiser non seulement des expositions, mais aussi des performances ou des spectacles. Depuis deux ans maintenant, j’ai également un espace à Junglinster, une galerie qui présente principalement des artistes ibéro-américains. Je pense que c’est une bonne chose d’apporter de nouveaux noms au Luxembourg, mais aussi de faire connaître des artistes luxembourgeois en Argentine. Nous avons notamment organisé une grande exposition de Monique Becker au Museo Emilio Caraffa de Córdoba. L’idée est vraiment de servir de pont entre ces scènes artistiques.
À la fin du mois de novembre, vous participerez également à la Luxembourg Art Week. Qu’estce que les visiteurs pourront y découvrir ? J’y participerai pour la première fois ! J'ai l’intention de faire découvrir une première sélection d’art ibéro-américain avec cinq grands noms. Il y aura Dagoberto Rodríguez, un artiste cubain qui a été exposé au château de Versailles, au MoMA, au Guggenheim, au Reina Sofía… dans les plus grands musées que l’on puisse imaginer. J’ai aussi Isabel Muñoz, une célèbre 62
© Arendt House
Les actus à retenir Du 24 octobre au 29 novembre 2026, la première exposition personnelle de l’artiste cubain Dagoberto Rodríguez au Luxembourg est à découvrir aux Annexes du Château de Bourglinster, à Junglinster, et Al Kierch, à Roodt/Syre, Betzdorf. Elle est produite par VF Art Projects, avec le soutien de l’Ambassade d’Espagne au Luxembourg. La 12e édition de la Luxembourg Art Week se tient du 20 au 22 novembre 2026 au Glacis à Luxembourg.
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PUBLIREPORTAGE
LE CENTRE POMPIDOU-METZ DÉVOILE DE NOUVELLES EXPOSITIONS INCONTOURNABLES CET AUTOMNE, L’EXPOSITION DIMANCHE SANS FIN. MAURIZIO CATTELAN ET LA COLLECTION DU CENTRE POMPIDOU COHABITE, À PARTIR DU 31 OCTOBRE, AVEC LA RÉTROSPECTIVE SÉRAPHINE LOUIS. DE SENLIS ET SANS RIVALE ET, DÈS LE 5 DÉCEMBRE, AVEC L’EXPOSITION DE L’ARCHITECTE DU MUSÉE, SHIGERU BAN. BÂTIR UN MONDE MEILLEUR.
Femme, mystique, « sans rivale » : une figure d’émancipation À partir du 31 octobre, le Centre Pompidou-Metz présente la plus grande exposition monographique jamais dédiée à Séraphine de Senlis, peintre moderne autodidacte connue pour ses représentations foisonnantes de végétaux. Grâce à son interprétation expressive du monde végétal, Séraphine Louis se dévoile pour la première fois sur 1200m2 d’espace d’exposition. Portée à l’écran par Yolande Moreau dans le film multirécompensé de Martin Provost (2008), Séraphine marque les esprits par la nature à la fois sensible et brute de son travail. Dans un foisonnement continu, fleurs, fruits et feuilles prolifèrent et s’hybrident sur des supports aux dimensions de plus en plus monumentales. Les pigments, l’usage du Ripolin et les craquelures que Séraphine retravaille révèlent son intériorité radicale et l’inscrivent au cœur de la modernité. Réunissant plus de quatre-vingts œuvres sur la centaine aujourd’hui répertoriée, l’exposition propose une relecture de l’œuvre de l’artiste à l’aune d’une étude biographique et scientifique sans précédent. Le corpus ainsi réuni ouvre des perspectives sur les sources de son imaginaire et permet de reconsidérer la place de Séraphine Louis dans l’histoire de l’art.
Shigeru Ban, un architecte profondément humaniste Seize ans après l’ouverture du Centre Pompidou-Metz, Shigeru Ban investit le musée qu’il a conçu avec Jean de Gastines pour y déployer plus de quarante années d’architecture : des premières recherches aux grands édifices culturels, des architectures créées dans l’urgence après des catastrophes aux expérimentations sur le bois, le papier et les matériaux recyclables, l’exposition révèle une œuvre d’une exceptionnelle cohérence. Pour Bâtir un monde meilleur, Shigeru Ban assure lui-même le commissariat et la scénographie. De ses esquisses jusqu’aux reconstitutions à échelle 1:1 de certaines de ses structures les plus manifestes, Shigeru Ban dévoile le cheminement de sa pensée dans
Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis, Les Fruits, vers 1929 Huile sur toile, 92 × 73 cm - Musée de Grenoble © Ville de Grenoble / Musée de Grenoble-J.L. Lacroix
une scénographie imaginée comme une ode à la lumière. Cette intention se prolonge par l’ouverture exceptionnelle de l’immense baie vitrée de la Galerie 3, qui offre une vue panoramique sur la cathédrale de Metz, dont la perception changeante depuis cet endroit du musée est une expérience optique en soi. Elle fait entrer la ville dans le musée et devient l’objet d’un rendez-vous avec les visiteurs qui fera date.
1 Parvis des Droits-de-l’Homme • 57 000 Metz - France www.centrepompidou-metz.fr
SAVE THE DATE
Agenda culturel DE NOVEMBRE
06.11
Cinéma
DOGVILLE Dans une petite ville isolée des montagnes Rocheuses, l'arrivée d'une mystérieuse fugitive vient bouleverser le quotidien des habitants. Traquée par des criminels, Grace trouve refuge auprès d'une communauté qui accepte de la protéger en échange de quelques services. Mais derrière cette hospitalité apparente, les rapports de pouvoir se transforment peu à peu en une mécanique cruelle. Porté par Nicole Kidman, Dogville, le film de Lars von Trier, explore les zones d'ombre de la nature humaine, entre solidarité, domination et hypocrisie collective. Proposée en écho à la pièce L'Ennemie du peuple, cette projection invite à réfléchir aux dérives d'une société lorsqu'elle se retrouve confrontée à ses propres contradictions.
Sélection : Kevin Martin
10 & 11.11
Danse
SING CHILD SING – BOTIS SEVA – FAR FROM THE NORM
THÉÂTRE D'ESCH | ESCH-SUR-ALZETTE www.theatre.esch.lu © Camilla Greenwell
Après avoir marqué les esprits avec BLKDOG et Until We Sleep, le chorégraphe britannique Botis Seva revient au Grand Théâtre avec une création mondiale qui prend cette fois la forme d'un solo. En puisant dans son histoire personnelle, l'artiste explore les blessures du passé, les héritages familiaux et les chemins possibles vers la reconstruction. Entre quête identitaire, spiritualité et résilience, son corps devient le terrain d'une confrontation intime avec ses souvenirs. Fidèle à son langage chorégraphique puissant, à la croisée des danses urbaines et contemporaines, Botis Seva signe une proposition profondément humaine, où chaque mouvement semble traduire une lutte intérieure. Une invitation à envisager la vulnérabilité comme une force et la danse comme un espace de transformation.
© Dogville
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GRAND THÉÂTRE DE LA VILLE DE LUXEMBOURG | LUXEMBOURG-VILLE www.theatres.lu Novembre 2026 n°282
CLERVAUX
Semaines de l’Avent
Du 10, 13 et 14.11
Théâtre
GENUCH ZE DINN Un food truck, un festival et un orage inattendu : voilà le point de départ de Genuch ze Dinn, une pièce en luxembourgeois qui mêle humour et introspection. Alors qu'elle se retrouve coincée dans son camion au milieu des effluves de Kniddelen, une jeune entrepreneuse, incarnée par Anne Klein, laisse vagabonder ses pensées. Entre souvenirs d'une relation avec un écrivain particulièrement égocentrique et remise en question des prétendues vérités héritées de ses parents, les interrogations personnelles se multiplient. Sous la direction de Liss Scholtes, cette parenthèse forcée devient l'occasion d'une parole libérée, dans un monde où chacun semble davantage préoccupé par ce qu'il a à dire que par ce qu'il pourrait entendre.
KULTURFABRIK | ESCH-SUR-ALZETTE www.kulturfabrik.lu
Merry Afterwork les vendredis soirs 27.11 / 04.12 / 11.12 / 18.12 de 18h00 - 22h00 à l’extérieur, Place du Marché
Glüh-Nomëtteg les samedis après-midi 28.11 / 05.12 / 12.12 / 19/12 de 15h00 - 19h00 à l’extérieur, Place Benelux
Marché de Noël le dimanche, 13 décembre à partir de 11h00, à l’extérieur Place du Marché et centre-ville
© Studio Pit Reding
SAVE THE DATE
14.11
Danse
HORS CIRCUITS – MURMURES – GIOVANNI ZAZZERA
Festival
RAINY DAYS – HEAT!
Et si, à force de multiplier les échanges, nous avions finalement oublié comment écouter ? C'est autour de ce paradoxe que Giovanni Zazzera construit Murmures, une création chorégraphique située dans un futur où la communication est omniprésente, mais où les voix semblent avoir perdu leur véritable portée. Pour redonner une place à l'expression, le chorégraphe imagine un univers sonore singulier : les mouvements et les contacts entre les danseurs génèrent euxmêmes des sons, transformant les corps en instruments de communication. À travers cette expérience sensible, les émotions contenues, les pensées inexprimées et les aspirations à la liberté trouvent de nouvelles façons d'exister. Une réflexion sur l'écoute, le silence et notre besoin fondamental d'être compris.
TROIS C-L | LUXEMBOURG-VILLE www.danse.lu
Du 17 au 22.11
La température monte à la Philharmonie avec une nouvelle édition de rainy days, le rendez-vous consacré aux musiques contemporaines. Cette année, la commissaire Catherine Kontz place le festival sous le signe de Heat!, un thème qui joue sur toutes les significations de la chaleur, de l'énergie créatrice aux grandes questions qui agitent notre époque. Concerts, expériences sonores et propositions artistiques invitent le public à découvrir la création musicale actuelle sous des formes inattendues. Pensé pour séduire aussi bien les passionnés que les néophytes, le programme s'adresse également aux familles. Et pour faire rayonner cette effervescence au-delà de ses murs, la Philharmonie s'associe notamment au Théâtre National et au Casino Luxembourg, qui célèbre ses 30 ans.
PHILHARMONIE | LUXEMBOURG-VILLE www.philharmonie.lu
Du 20 au 22.11
Art contemporain
LUXEMBOURG ART WEEK 2026 Pendant trois jours, le Glacis se transforme en véritable carrefour de la création contemporaine à l'occasion de la douzième édition de Luxembourg Art Week. Avec 78 exposants issus de 15 pays, la foire fait dialoguer galeries reconnues, jeunes talents, institutions et initiatives artistiques dans un même espace de découverte. La photographie occupe cette année une place particulière grâce à Focus Photo, un parcours imaginé dans le cadre du bicentenaire de la photographie. Rencontres, visites guidées et discussions autour du marché de l'art enrichissent également la programmation, aux côtés de Collecting 101 et du SOIL CAFÉ by Marie Hazard. Le vendredi, les visiteurs pourront prolonger leur exploration jusqu'à 21 heures à l'occasion d'une nocturne.
GLACIS | LUXEMBOURG-VILLE www.luxembourgartweek.lu
© Giovanni Zazzera
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Novembre 2026 n°282
théâtre
Musique vocale • Noël
A
Stile Antico
Spanish Nativity
CRÉATIO
N
12.11 JE 19:30
14.11 SA 19:30
16.11 LU 19:30
18.11 ME 19:30
WHITE GOLD
25.11 ME 19:30
NOTRE PROCÈS
04.12 VE 19:30
© Eduardus Lee
Samedi
12.12.26
19:30 07.01 JE 19:30
SUBJECTIF LUNE
Cape
Centre des Arts Pluriels Ettelbruck
© Jeannine Unsen, Sullivan Arthuis, Montant, Alban Van Wassenhove
HAMLET, # LA FIN D’UNE ENFANCE
neimenster.lu +352 2681 2681 www.cape.lu
28, rue Münster +352 / 26 20 52 1
Partenaire média
Sous la tutelle et avec le soutien du ministère de la culture
SAVE THE DATE
25.11
Théâtre
NOTRE PROCÈS Quand la littérature se retrouve sur le banc des accusés, les certitudes vacillent. Inspirée d'une controverse autour d'un poème amoureux d'André Chénier, la pièce Notre procès interroge la manière dont notre époque relit les œuvres du passé, à la lumière des questions de consentement et de violences sexuelles. Ce qui pouvait autrefois apparaître comme une scène de séduction devient ici le point de départ d'une confrontation judiciaire fictive. Imaginée par Bérénice Hamidi et Gaëlle Marti, la pièce réunit symboliquement le poète, sa plaignante et différents représentants de la justice et du monde littéraire. Au-delà des arguments échangés sur scène, le spectacle sollicite le regard du public, invité à questionner ses propres interprétations et la façon dont évoluent les normes sociales.
NEIMËNSTER | LUXEMBOURG-VILLE www.neimenster.lu
27.11
Cirque contemporain
HOW A SPIRAL WORKS – ART FOR RAINY DAYS
Jusqu'en juin 2027
Exposition
LOVE
Dans une société où tout semble s'accélérer, comment préserver du temps et de l'attention pour soi et pour les autres ? Avec How a Spiral Works, deux artistes venues de la danse et du cirque contemporain explorent cette tension à travers un dialogue physique fait de mouvements, de suspensions et d'équilibres. Autour de la corde lisse, leurs corps se croisent, se soutiennent et se mettent à l'épreuve, dessinant une chorégraphie où la confiance devient essentielle. Entre virtuosité acrobatique et sensibilité du geste, cette création fait de l'entraide et de la douceur de véritables forces. Une expérience visuelle et corporelle qui invite à ralentir, à repenser nos rythmes et à retrouver la place de l'autre dans un quotidien souvent frénétique.
Comment expliquer l'amour aux enfants lorsqu'il prend tant de formes différentes ? Avec LOVE, le Kannermusée Plomm invite les 4-12 ans à explorer ce sentiment universel à travers un parcours artistique aussi ludique que coloré. Conçue par le collectif international Team de Lux, composé de Bryan Tweddle, Katrin Vierkant et Orla Kelly, l'exposition s'enrichit des créations de nombreux enfants du Luxembourg. Au fil de leur visite, les jeunes explorateurs quittent les représentations familières de l'amour pour découvrir un univers imaginaire peuplé de personnages étonnants, dont Monsieur Moustache et Lady Anorak. Amitié, famille, rêves et petits gestes du quotidien deviennent autant de portes d'entrée pour réfléchir à nos liens affectifs. L'aventure s'achève dans le Speaking Universe, un espace consacré à l'expression et au partage.
CAPE | ETTELBRUCK www.cape.lu
KANNERMUSÉE PLOMM | WILTZ www.plomm.lu
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Novembre 2026 n°282
Le musée interactif pour petits curieux ! Pour les enfants:
0-12 ans
Info & Billets www.plomm.lu
INTÉRIEUR
BRABBU DESIGN FORCES 70
Novembre 2026 n°282
INTÉRIEUR
ET SI MIEUX DORMIR COMMENÇAIT CHEZ SOI ? Plus qu’une simple pièce à vivre, la chambre est un espace où l’on aime se retrouver, se détendre et se ressourcer. Sa température, la qualité de l’air, le confort de la literie ou encore l’atmosphère qui s’en dégage sont autant d’éléments qui participent à faire de cet espace un lieu favorable au repos. L’éclairage, les bruits environnants et le choix des matières contribuent eux aussi au confort ressenti au quotidien. Sans garantir des nuits parfaites, quelques aménagements bien pensés peuvent favoriser un sommeil plus serein. De la température idéale au choix du linge de lit, en passant par la lumière et les couleurs, certains ajustements simples permettent de rendre la chambre plus agréable et mieux adaptée à ses besoins. Rédaction : Aude Forestier
Une température propice au sommeil Dans le confort nocturne, la température joue un rôle important. Une pièce trop chaude peut perturber le sommeil et favoriser les réveils nocturnes. Généralement, on recommande de maintenir la température de la pièce entre 16 et 18°C, même si l’idéal varie selon la sensibilité de chacun et la literie utilisée. Un autre réflexe à adopter : aérer la pièce chaque jour, pendant 5 à 10 minutes afin de renouveler l’air intérieur et d’évacuer une partie des substances polluantes présentes dans l’air. Une bonne gestion de l’humidité permet aussi de limiter la condensation et de prévenir l’apparition de moisissures.
Préserver le calme et l’obscurité Même si on n’en a pas toujours conscience, la lumière et le bruit peuvent perturber le sommeil. Des volets ou des rideaux occultants peuvent être utiles pour limiter la lumière extérieure, notamment si la chambre donne sur une rue éclairée.
À l’approche du coucher, il est préférable de réduire les éclairages artificiels et de privilégier une lumière douce.
Éloigner les écrans au moment de se coucher aide à marquer une transition avec les activités de la journée. Le calme compte tout autant. Identifier les bruits récurrents permet, dans certains cas, de trouver des solutions simples. Si ces nuisances persistent, une meilleure isolation phonique peut être envisagée. Enfin, éloigner les écrans au moment de se coucher aide à marquer une transition avec les activités de la journée. Novembre 2026 n°282
Leur utilisation peut retarder l’heure du coucher et exposer à une lumière susceptible de perturber le rythme veille-sommeil. Il est généralement recommandé de les éteindre environ une heure avant de rejoindre son lit et de privilégier des activités calmes, comme la lecture d’un livre papier, l’écoute de musique douce ou quelques exercices de respiration.
Choisir une literie adaptée à son confort Le choix du lit et du matelas mérite réflexion. Pour être à l’aise, optez pour un lit suffisamment long, idéalement de 15 à 20 cm de plus que sa propre taille. Quant au matelas, il doit offrir un soutien adapté à sa morphologie et à ses préférences. Un modèle très ferme n’est pas nécessairement le plus confortable pour tout le monde. Souvent négligé, l’oreiller mérite lui aussi une attention particulière. Il doit soutenir confortablement la tête et la nuque, en tenant compte de sa position de sommeil. Là encore, il n’existe pas de modèle universel. 71
INTÉRIEUR
© Auping
une ambiance agréable : les beiges, les verts doux et les bleus sourds apportent une note apaisante, tandis que les tons terracotta et les roses chauds introduisent davantage de chaleur.
Les personnes qui dorment sur le côté ont généralement besoin d’un oreiller suffisamment haut pour combler l’espace entre la tête et le matelas. Sur le dos, un oreiller de hauteur moyenne peut convenir, à condition qu’il assure un soutien adapté.
Pour favoriser la détente, mieux vaut également garder une table de chevet dégagée et éviter d’accumuler les objets. Un espace ordonné contribue à rendre la pièce plus sereine et invite à ralentir avant de se coucher.
Le linge de lit contribue lui aussi au confort nocturne. Des matières respirantes et agréables au toucher, choisies en fonction de la saison et de ses préférences, permettent de mieux s’adapter à la température. L’entretien compte également : laver régulièrement les draps et suivre les recommandations du fabricant pour nettoyer les oreillers et la couette aide à préserver leur hygiène et leur état. Il est également utile de surveiller l’usure du matelas et de remplacer la literie lorsqu’elle ne remplit plus son rôle. Les durées de vie varient selon les modèles et leur entretien.
Le soir, privilégiez une lampe de chevet et une lumière indirecte plutôt qu’un éclairage général intense. Côté décoration, les matières naturelles, les meubles confortables et quelques accessoires bien choisis permettent de créer un ensemble harmonieux, sans faire passer l’esthétique avant le confort.
Créer une ambiance propice à la détente Au-delà du confort, l’atmosphère de la chambre compte aussi au moment du coucher. Les couleurs contribuent à créer 72
Il n’est pas nécessaire de refaire entièrement sa chambre pour améliorer son environnement de sommeil. Régler la température, limiter le bruit et la lumière ou adapter son oreiller sont autant de pistes à explorer pour rendre ses nuits plus confortables.
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PUBLIREPORTAGE
STUDIO D : VOUS ALLEZ AIMER ÊTRE SUR LA PHOTO PENDANT LA SÉANCE, LA PHOTOGRAPHE INVITE LE MODÈLE À PENSER À QUELQUE CHOSE DONT IL EST FIER. AUSSITÔT, SON VISAGE S’ILLUMINE. CHEZ STUDIO D, LE PORTRAIT COMMENCE AUSSI PAR LÀ : TROUVER CE QUI ANIME UN REGARD. AU GRIDX, LE NOUVEAU STUDIO FAIT DIALOGUER PHOTOGRAPHIE, ART ET DESIGN. ON Y VIENT POUR UN PORTRAIT QUI AFFIRME UNE PERSONNALITÉ, UNE SÉANCE QUI RÉUNIT LA FAMILLE OU UN CADEAU QUE L’ON GARDERA LONGTEMPS.
Les plus belles photos de famille sont souvent celles où l’on oublie l’appareil. Comment créez-vous ces instants ? Nous privilégions la complicité plutôt que les poses figées. Nous prenons le temps de créer une atmosphère détendue, de faire rire et d’encourager les interactions spontanées. C’est dans ces petits instants de vie que naissent les souvenirs les plus précieux. À Noël, on cherche le cadeau qui fera mouche. Du portrait à l’œuvre IONNYK, comment aidez-vous à le choisir ?
Faut-il aimer être photographiée pour pousser la porte de Studio D ? Absolument pas ! Beaucoup de personnes pensent ne pas être photogéniques. Notre rôle est justement de les mettre à l’aise, de les guider avec bienveillance et de révéler leur personnalité. Les plus beaux portraits sont souvent une surprise pour ceux qui posent.
Nous aimons proposer des cadeaux qui traversent le temps. Une séance photo pour immortaliser ceux qu’on aime, une œuvre IONNYK pour sublimer un intérieur ou un bel objet d’art. Nous accompagnons chaque visiteur pour trouver un cadeau personnel et mémorable. Et si le cadeau commençait par une visite ? Au GRIDX, poussez la porte de Studio D, même sans rendez-vous photo. Pour découvrir les œuvres et les objets, imaginer une prochaine séance… et trouver ce que vous n’aviez pas pensé à offrir.
Votre nouveau studio au GRIDX : qu’avez-vous imaginé pour qu’on s’y sente bien dès les premières minutes ? Nous avons imaginé bien plus qu’un studio photo : un lieu de découverte et d’inspiration où photographie, art et design se rencontrent. Un espace élégant et accueillant, où chaque visite devient une expérience, même sans rendez-vous photo. Un portrait professionnel doit inspirer confiance. Comment lui donnez-vous aussi du caractère ? Un portrait professionnel ne doit pas simplement être esthétique : il doit raconter qui vous êtes. Nous travaillons la lumière, l’attitude et l’expression pour créer une image authentique, élégante et affirmée, qui inspire confiance sans perdre sa personnalité.
Studio & showroom : Rue des Trois Cantons, 4-6 GRIDX L- 3980 Wickrange Tél. : 661 497 909 • contact@studiod.photo • www.studiod.photo
VOYAGE
Melbourne, un morceau d’Angleterre au bout du monde Quand l’Europe se prépare à affronter l’hiver, Melbourne profite du soleil de décembre. À l’autre bout du monde, la capitale culturelle de l’Australie cultive un charme tout britannique, entre architecture victorienne, jardins élégants et passages couverts. Derrière cette atmosphère familière se dévoile une ville bien vivante, où les cafés, les marchés, le street art et les conversations spontanées donnent le ton. Une destination aux antipodes, où Noël se fête sous le soleil et où l’art de vivre se découvre autant dans les lieux emblématiques que dans les petits moments du quotidien. Rédaction : Aude Forestier
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Novembre 2026 n°282
VOYAGE
quotidien. En décembre, les commerces sont particulièrement fréquentés : la ville vit au rythme des préparatifs des fêtes sous une lumière estivale.
Street art, art majeur et promenade sur l’eau En plus de son héritage victorien, la ville revendique une identité créative. Dans les ruelles du centre, les fresques de Hosier Lane donnent aux murs des allures de galerie à ciel ouvert. Les couleurs, les motifs et les œuvres qui se succèdent composent un paysage urbain en perpétuelle évolution. Ici, l’art fait partie du décor quotidien. Cette liberté de ton contraste avec l’élégance classique des bâtiments environnants et révèle une facette plus audacieuse.
L’art de vivre matinal combiné au charme victorien Dès le matin, Melbourne dévoile ses contrastes. Dans le Central Business District (CBD), les gratte-ciel côtoient les façades victoriennes, tandis que les tramways traversent les rues animées. La journée commence autour d’un petitdéjeuner au Café Victoria, sur Elizabeth Street, avant de partir à la découverte du centre-ville. Derrière les grandes artères et les immeubles modernes se cachent des bâtiments anciens lui conférant une élégance toute britannique. La gare de Flinders Street constitue, avec son architecture emblématique, l’un des repères du centre. À proximité, la cathédrale Saint-Paul et Federation Square illustrent le dialogue entre patrimoine et modernité. Les tramways permettent de parcourir la ville tout en observant la vie quotidienne. Le City Circle offre une manière agréable de rejoindre plusieurs sites emblématiques du centre-ville.
Melbourne ne se résume pas à ses monuments. Ce qui séduit aussi, c’est la façon dont elle se vit. Dans les tramways, les conversations s’engagent parfois spontanément, même entre inconnus. Cette simplicité dans les échanges, associée à la gentillesse des habitants, contribue à une atmosphère accueillante et décontractée. Les passages couverts, à l’image du Block Arcade, prolongent cette impression « so British » avec leurs décors raffinés et leurs boutiques. Les salons de thé invitent à une pause hors du temps. Au Tea Rooms 1892, les vitrines garnies de pâtisseries et les douceurs soigneusement présentées participent à cette ambiance élégante, presque intemporelle. Le temps ralentit, loin de l’agitation des grandes artères. À quelques rues de là, le Queen Victoria Market offre une tout autre atmosphère. Ses étals colorés et bien fournis présentent produits frais, spécialités gourmandes et objets du Novembre 2026 n°282
EN PLUS DE SON HÉRITAGE VICTORIEN, LA VILLE REVENDIQUE UNE IDENTITÉ CRÉATIVE. La National Gallery of Victoria (NGV) permet de prolonger cette découverte artistique. Entre collections classiques, expositions et architecture, elle témoigne de la place accordée à la culture. Le musée offre un autre rythme à la visite, propice à la découverte des œuvres et à une pause à l’abri de l’agitation urbaine. À l’extérieur, les jardins et les espaces ouverts invitent à ralentir le pas. Dans cette ville où gratte-ciel, ruelles créatives et espaces verts cohabitent, les promenades font pleinement partie de l’expérience. Une croisière sur la Yarra offre un autre regard. Depuis 75
VOYAGE
l’eau, les silhouettes des bâtiments se reflètent dans le fleuve, tandis que les rives dévoilent une succession de paysages urbains et d’espaces aménagés. La perspective change : les quartiers modernes apparaissent sous un autre angle, et les espaces de promenade prennent une place nouvelle dans le panorama. Cette parenthèse sur l’eau permet d’apprécier l’équilibre entre patrimoine, architecture contemporaine et nature, sans quitter le cœur de la ville.
L’esprit créatif de Fitzroy et l’héritage italien Melbourne se découvre également à travers ses cafés et ses quartiers à l’identité bien affirmée. Chez Pellegrini’s, adresse emblématique de la culture du café, l’influence italienne rappelle que la ville ne se résume pas à ses racines britanniques. L’histoire des migrations a contribué à façonner son identité, jusque dans les habitudes du quotidien. Le café occupe une place importante : on s’y arrête pour un espresso, on s’y retrouve pour discuter ou l’on prend le temps de savourer un flat white. Cette culture du café se prolonge dans les brunchs et les adresses indépendantes qui ponctuent les rues. À Melbourne, ces lieux ne sont pas uniquement des endroits où manger ou boire un verre : ils participent à l’ambiance des quartiers et à leur vie sociale. L’art de vivre se lit dans ces pauses simples, les terrasses animées et la place accordée aux échanges. Dans le quartier de Fitzroy, les boutiques indépendantes, les cafés et les façades colorées composent une atmosphère créative et décontractée. C’est une autre facette où les influences se mêlent sans effacer le caractère de la ville. L’élégance victorienne laisse place à un esprit plus bohème, avec des vitrines originales, des murs parfois couverts de fresques et une ambiance qui invite à se promener sans itinéraire 76
précis. La même envie de profiter des bonnes choses demeure, dans un décor plus libre et contemporain. D’un quartier à l’autre, la ville change de visage sans perdre son identité. Les traces de son passé britannique côtoient les influences italiennes, la créativité artistique et les habitudes d’une métropole australienne tournée vers l’extérieur. Une combinaison qui rend la découverte aussi agréable que surprenante.
Fêter Noël à la plage, sous le soleil austral À Melbourne, décembre réserve un dépaysement inattendu aux visiteurs habitués aux fêtes hivernales. Du côté de St Kilda, la plage et les terrasses donnent à la saison une tout autre allure. Le front de mer invite à la promenade, tandis que les cafés et les restaurants permettent de profiter de l’ambiance estivale. Plus loin, les célèbres cabines colorées de Brighton Beach composent l’un des paysages les plus reconnaissables du littoral. Alignées face à la mer, elles offrent un décor emblématique, à mille lieues des images traditionnelles de Noël. Novembre 2026 n°282
Ici, Noël rime avec plage, soleil et barbecue, loin des manteaux et des marchés d’hiver européens. Le contraste est saisissant : pendant que l’Europe se couvre de ses couleurs hivernales, Melbourne profite de l’été austral. Les fêtes se déroulent dans une atmosphère différente, tournée vers le plein air et les retrouvailles. Le temps reste toutefois changeant, et une journée ensoleillée peut laisser place à une météo plus fraîche. Pour prolonger cette découverte en plein air, une visite au zoo de Melbourne permet de s’éloigner un instant de l’animation du centre. Les jardins botaniques offrent une parenthèse agréable. Leurs allées, leurs vastes pelouses et leurs arbres invitent à la promenade et au repos. Avec son élégance victorienne, ses jardins verdoyants, ses cafés et son énergie créative, Melbourne cultive un charme familier sans jamais être tout à fait européenne. Un morceau d’Angleterre au bout du monde où la convivialité compte autant que la beauté des lieux.
PUBLIREPORTAGE
14, RUE NOTRE DAME DEPUIS 1897, L’HISTOIRE DE WENGLER S’ÉCRIT À ROSPORT. C’EST LÀ QUE PLUSIEURS GÉNÉRATIONS ONT CONSTITUÉ UNE COLLECTION DE VINS ET SPIRITUEUX NOURRIE PAR DES RELATIONS ENTRETENUES DEPUIS DES DÉCENNIES AVEC LES DOMAINES. C’EST AUSSI LÀ QUE SE TROUVE LA VINOTHÈQUE WENGLER, OÙ L’ENSEMBLE DU PORTFOLIO DE LA MAISON PEUT ÊTRE DÉCOUVERT.
Dès l’entrée, le lieu affirme un langage plus brut et contemporain, à travers le métal, la pierre et des surfaces franches qui traduisent la vision de Charline Wengler et d’une nouvelle génération. Puis, à mesure que l’on avance dans les pièces, l’atmosphère se rapproche progressivement de Rosport. Le bois prend davantage de place, les matières deviennent plus familières, jusqu’à retrouver le même bois que celui utilisé dans la maison privée de la famille.
En 2026, cette histoire gagne une nouvelle adresse au cœur de Luxembourg-Ville. Au 14, rue Notre Dame, Wengler a imaginé un lieu plus proche de celles et ceux qui vivent, travaillent ou passent par la capitale. Une première rencontre avec la maison, avant de poursuivre la découverte à Rosport.
Deux adresses, une même histoire La sélection de bouteilles en ville évolue régulièrement. Des producteurs historiques côtoient de nouvelles découvertes, des vins pour le quotidien et quelques bouteilles beaucoup plus rares. La sélection change avec les saisons, les arrivages et les histoires que l’équipe souhaite raconter, tandis que la Vinothèque de Rosport reste l’adresse où découvrir les quelque 1 700 vins de la maison dans toute leur diversité. Cette relation entre les deux adresses se lit aussi dans l’architecture.
Certains éléments provenant directement de Rosport ont également voyagé jusqu’à Cologne, où Case Studios les a transformés en pièces réalisées spécialement pour la nouvelle adresse. L’architecture accompagne ainsi le passage d’une génération à l’autre tout en maintenant un fil entreles deux lieux : on entre par LuxembourgVille et, presque imperceptiblement, on se rapproche de la maison.
La rencontre au cœur de l’expérience
le vin restant le fil conducteur de conversations qui peuvent aller bien audelà de la bouteille. Même la manière de proposer certaines références rares répond à cette logique. Quelques bouteilles seront volontairement réservées à la boutique plutôt que mises directement en ligne. Derrière un vin recherché se trouvent d’abord un domaine, une famille, un lieu, un millésime et parfois plusieurs décennies de relation. Le proposer dans un espace physique permet à cette histoire et à la conversation qui l’accompagne de rester présentes. La nouvelle adresse raconte ainsi Wengler à une autre échelle. À Rosport restent la Vinothèque, la collection complète et près de 130 ans d’histoire. Luxembourg-Ville en propose une sélection plus mouvante et une autre manière d’entrer dans cet univers. La maison reste à Rosport. Elle a simplement ouvert une nouvelle porte en ville.
Les espaces ont surtout été pensés pour vivre. On peut y entrer pour chercher une bouteille et rester pour parler d’un domaine, échanger avec un conseiller ou découvrir un vin que l’on ne connaissait pas encore. D’autres pièces accueillent des rendez-vous privés, des rencontres avec des producteurs et des dîners en petit comité. Wengler Education y organisera également des masterclasses et ses formations WSET, prolongeant le travail de transmission autour du vin. La culture y trouve également sa place à travers SOIF, le magazine et la plateforme culturelle de Wengler. Listening sessions, rencontres et concerts intimistes peuvent partager le calendrier avec un dîner de vigneron ou une masterclass. D’autres formats viendront avec le temps,
www.wengler.lu
NEWS
Food Caps’Me réinvente la pause-café Et si la capsule jetable devenait un souvenir ? Créée en 2020 par deux ingénieurs, Caps’Me mise sur le réutilisable avec un shaker breveté qui permet de remplir sa capsule de café moulu en quelques secondes. Fabriqué en France par des personnes en réinsertion professionnelle, le système conjugue simplicité, économies et réduction des déchets. Les capsules en inox peuvent être réutilisées plus de 1 000 fois et généreraient huit fois moins de déchets que les jetables. Déjà 100 millions de capsules ont été réutilisées. Compatible avec Nespresso Original, Nescafé Dolce Gusto et Senseo, la solution est proposée à 39,90 €. Pour varier les plaisirs, la marque décline aussi une gamme de cafés.
Le pâté-croûte vise Lyon © Poline
POLINE, la brasserie qui mise sur la convivialité Après Le Fin Gourmand à Luxembourg et La Table à Mondercange, Pauline et Nicolas Szele ouvrent une troisième adresse à Strassen. Installée au 30, route d’Arlon, la Brasserie Poline joue la carte des grands classiques dans un esprit de brasserie. Aux commandes des fourneaux, le chef Andrea Cavaliere propose artichaut vinaigrette, escargots, huîtres, kniddelen, steak au poivre ou encore tacos. Le décor, inspiré des brasseries parisiennes, se veut simple et chaleureux. Le midi, une formule à 32 euros comprend deux choix d’entrées et de plats, un café gourmand et de l'eau, avec des produits frais renouvelés chaque semaine. Le soir, l’adresse mise aussi sur une ambiance cocooning, propice aux repas entre amis, en famille ou autour d’un verre.
Le Benelux a trouvé son champion. À l’issue d’une première sélection organisée par Caroline Cauquy à l’Hôtel Le Royal, à Luxembourg, Raffi Vranckx s’est imposé face à sept autres candidats. Le chef bruxellois de MOme décroche ainsi son billet pour la finale du Championnat du monde de pâtécroûte, prévue le 30 novembre à Lyon. Formé auprès de Karen Torosyan, sacré champion du monde en 2015, il fait de cette spécialité un exercice de patience et de précision. Face à lui, les créations rivalisaient de gourmandise, entre foie gras, lièvre, volaille, whisky ou encore gelée au saké. Alexandra Guédra prend la deuxième place, devant Pedro Martins. Présidé par Léa Linster, le jury a salué un niveau particulièrement élevé pour cette toute première édition Benelux organisé.
© Léna Le Roy
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NEWS
Bubblies, LA NOUVELLE BULLE DU KIRCHBERG Bruncher, déjeuner ou simplement partager un cocktail : Bubblies Infinity imagine une adresse où l’on vient autant pour l’assiette que pour l’ambiance. Après la Cloche d’Or et la Brasserie des Arquebusiers à Belair, Bubblies ouvre sa troisième adresse au Shopping Center Infinity, au Kirchberg. Le restaurant joue la carte d’un lieu convivial et élégant, pensé pour accompagner tous les moments de la journée. Au menu, les fameuses gaufres gourmandes, des bowls colorés, des burgers savoureux, des plats cuisinés signature, une offre végétarienne, des desserts maison et des cocktails à savourer dans un décor chaleureux. Le concept ? Réunir petit-déjeuner en semaine, brunch du dimanche, lunch et cocktails sous un même toit, avec une philosophie résumée en quelques mots : « Food at First Sight ». Une nouvelle escale à découvrir pour un déjeuner entre copines, une pause gourmande ou un verre après le travail.
© Rocky's Pizza
Rocky’s Pizza débarque au Luxembourg Et si la pizza du rayon frais avait tout d’une pizza de pizzeria ? C’est le pari de Rocky’s Pizza, marque belge fondée en 2022 par les frères Alexis et Arnaud Mestdag. Après avoir fait leurs armes dans l’horeca, ils ont imaginé des pizzas préparées avec la même exigence qu’en pizzeria. La pâte mature pendant 48 heures avant d’être garnie d’ingrédients soigneusement sélectionnés, puis conditionnée sous vide, sans conservateurs ajoutés. Dès le 19 octobre, Rocky’s franchit la frontière et s’installe au Luxembourg, son premier marché hors de Belgique. Huit recettes, de la Margherita à la Raclette en passant par la Diavola et la Veggie, seront disponibles dans tous les magasins Cactus. Une nouvelle venue qui compte bien secouer le rayon frais. © Bubblies
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RECETTE
© Alexandra Hanger
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RECETTE
CABILLAUD LARDÉ, SAUCE VIERGE ET RÖSTIS POUR 4 PERSONNES
PRÉPARATION 30 MINUTES
LES CLASSIQUES REVISITÉS DE CHESTER FOODIES AUX ÉDITIONS ALBIN MICHEL Amateurs inconditionnels de gastronomie française, le livre de recettes Les Classiques revisités de Chester Foodies doit se retrouver entre vos mains. Le créateur de contenu Julien Chabane y revisite des plats emblématiques comme le bœuf bourguignon, la croziflette ou encore cette délicieuse recette qui mêle terre & mer, et que vous pouvez tout à fait réaliser avec d’autres poissons.
CUISSON 30 MINUTES
INGRÉDIENTS 500 g de pommes de terre 1 œuf 50 ml d’huile d’olive 2 gros filets de cabillaud 4 tranches de poitrine fine fumée Sel, poivre POUR LA SAUCE 1 échalote émincée ½ oignon rouge émincé 2 gousses d’ail hachées
bouquet de persil ½ plat ciselé 1 bouquet de ciboulette ciselée 1 branche d’estragon ciselée 2 tomates (romas) épépinées et taillées en brunoise Le jus d'½ citron 200 ml d’huile d’olive Sel, poivre
L'ACCORD METS & VINS de Pascal Carré
Pascal Carré, sommelier à La Cave des Sommeliers, vous conseille pour un accord mets & vins. Retrouvez sa sélection dans sa boutique 2, rue de Kleinbettingen à Steinfort.
Préparation Commencez par réaliser la sauce vierge, afin que les saveurs se diffusent bien, en mélangeant tous les ingrédients. Laissez reposer à température ambiante. Ensuite, préparez les röstis : épluchez puis râpez les pommes de terre. Essorez-les bien dans un linge propre, puis mélangezles dans un saladier avec l’œuf, l’huile, du sel et du poivre. Formez quatre galettes dont vous ferez dorer chaque face environ 10 min à feu doux. Puis coupez les filets de cabillaud en deux dans le sens de la longueur pour obtenir quatre grandes bandes. Déposez chaque bande sur une tranche de poitrine fumée, puis enroulezles. Vous pouvez utiliser un cure-dent pour les maintenir. Faites cuire les roulés de poisson à la poêle quatre ou cinq minutes sur chaque face. Déposez le poisson sur les röstis, puis ajoutez un peu de sauce vierge sur le tout.
ITALIE PIEMONTE CHARDONNAY 2023 " SOLUM " D. ISOLABELLA DELLA CROCE
Ce Chardonnay italien « Solum » a fière allure ! Il provient d’un terroir d’exception, au cœur du Piémont, dans le secteur du Monferrato. Le domaine Isolabella della Croce le vinifie « à la bourguignonne », c’est-à-dire avec un élevage en barriques de chêne français, qui a notamment pour conséquence de marquer le vin par des arômes boisés et finement grillés. Il signera dès lors un parfait accord avec la préparation de cabillaud enroulé dans de la poitrine fumée. La finesse et la fraîcheur du Chardonnay seront remarquables avec le goût du poisson, tandis que son caractère boisé s’accordera à merveille avec la viande fumée. La rondeur caractéristique du cépage sera idéale avec une sauce vierge, dont la base d’huile d’olive apporte également un côté suave.
Novembre 2026 n°282
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ASTROLOGIE
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DU M
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par Précilla Cavaleri
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L'HOROSCOPE DE NOVEMBRE
SCORPION (23 OCT.– 21 NOV.)
VERSEAU (20 JANV. – 18 FÉVR.)
TAUREAU (20 AVR. – 20 MAI)
LION (23 JUIL.– 22 AOÛT)
Nervosité et anxiété prennent trop de place côté affectif. Ne vous perdez pas dans l’autre, écoutez vos propres besoins. Côté pro, où votre passion peutelle vous mener ? Votre curiosité s’éveille pour des terrains encore inexplorés, suivez-la. Côté énergie, des attaches vous plombent… Vous savez lesquelles. Libérez-vous-en.
Besoin de douceur côté affectif ? À deux ou en solo, baissez le volume, prenez soin de vous et savourez ce qui vous rapproche. Côté pro, les obstacles ne sont pas là par hasard : ce qui ne résonne plus appelle au changement. Côté énergie, batterie faible… Ralentissez et gardez votre équilibre le temps que la vitalité remonte.
Comme un nouveau départ côté affectif ? Retrouvez ce qui vous avait manqué et reconstruisez un équilibre qui vous ressemble. Côté pro, n’en faites pas trop pour convaincre : restez vous-même et misez sur vos propres ressources. Côté énergie, ça circule fort mais dans tous les sens… Libérez ce qui stagne et canalisez vos forces.
Côté affectif, une rencontre fait chavirer votre cœur et révèle une facette insoupçonnée, laissant vos émotions à fleur de peau. Côté pro, assez d’attendre sur des promesses. Passez de spectatrice à actrice. Côté énergie, des douleurs de saison jouent les trouble-fêtes. Prenez soin du corps : votre lumière, elle, ne faiblit pas.
SAGITTAIRE (22 NOV. – 21 DÉC.)
POISSONS (19 FÉVR. – 20 MARS)
GÉMEAUX (21 MAI – 20 JUIN)
VIERGE (23 AOÛT – 22 SEPT.)
Une situation affective vous embarrasse ? Entre avances difficiles à accueillir et besoin de respirer, il faudra clarifier les choses. Côté pro, certaines alliances ne vibrent plus comme avant : assumez vos choix et rapprochez-vous de ceux qui partagent votre dynamique. Côté énergie, le réservoir baisse… Du vrai repos s’impose.
Côté affectif, une trahison fait tomber certaines illusions. Même si elle déstabilise, ne perdez pas foi en ce qui vous attend. Côté pro, votre mental sature… Arrêtez de tirer sur la corde. Allégez la charge avant qu’elle ne vous épuise. Côté énergie, ça freine. Repos et lâcher-prise deviennent indispensables pour remonter la pente.
Vos repères affectifs vacillent ? Une prise de conscience vous secoue et révèle ce qui s’était perdu en chemin. Côté pro, le challenge vous stimule : créez, innovez et poursuivez cette dynamique. Côté énergie, difficile de lever le pied… Entre excitation et mental bien chargé, préservez votre équilibre pour tenir la cadence.
Côté affectif, encore indécise ? Tranchez ou les événements pourraient le faire à votre place. Côté pro, les masques tombent, le climat se tend. Rester, reculer ou aller voir ailleurs... Désamorcez la situation. Côté énergie, vous avez du peps, mais mal canalisé, il peut vite virer à la nervosité. Bougez pour évacuer le trop-plein.
CAPRICORNE (22 DÉC. – 19 JANV.)
BÉLIER (21 MARS – 19 AVR.)
CANCER (21 JUIN – 22 JUIL.)
BALANCE (23 SEPT. – 22 OCT.)
Certains liens arrivent à leur terme côté affectif. Quand une relation devient plus conflictuelle qu’épanouissante, cessez de lutter. Côté pro, un nouveau rôle vous appelle : manager, entreprendre ou développer d’autres talents… À vous d’explorer. Côté énergie, des hauts et des bas… Accueillez votre rythme et composez avec lui.
À force de trop prendre sur vous, la balance affective finit par pencher… Ce que vous acceptiez hier ne passe plus aujourd’hui. Côté pro, une ambiance conflictuelle vous met des bâtons dans les roues : prenez enfin les devants. Côté énergie, votre corps réclame de l’attention… Quelques réglages et du soin vous feront du bien.
Côté affectif, faudra-t-il choisir entre ce qui fait battre votre cœur et la stabilité qui vous rassure ? L’indécision ne pourra pas durer. Côté pro, le travail devient un refuge pour penser à autre chose… Regardez ce que vous cherchez à esquiver. Côté énergie, du répondant, il y en a... Ne dispersez pas vos forces inutilement.
Et si les turbulences affectives révélaient la solidité de vos liens ? Ce qui repose sur de vraies bases résistera, le reste pourrait vaciller. Côté pro, le cadre habituel est trop étroit. Osez davantage d’originalité et d’audace. Côté énergie, quelque chose vous vide… Certaines situations vous coûtent trop. Prenez vos distances.
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Novembre 2026 n°282
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