N°281 -OCTOBRE - LUXEMBOURG
Finance
COMMENT RÉUSSIR SON PROJET IMMOBILIER AU LUXEMBOURG ?
Beauté
EXOSOMES, LA NOUVELLE OBSESSION ANTI-ÂGE Mode
LUXEMBOURG’S GOT TALENT : QUATRE CRÉATRICES RÉINVENTENT LA MODE
Margot Heirendt
OCTOBRE ROSE : CAP SUR LE DÉPISTAGE !
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ÉDITO
Celles qui font bouger les lignes Il y a celles qui accompagnent, celles qui entreprennent, celles qui créent, celles qui transmettent. Et puis toutes celles qui, à leur manière, font bouger les lignes. Ce numéro leur ressemble : multiple, engagé, vivant. En ce mois d’Octobre Rose, Margot Heirendt, directrice de la Fondation Cancer et femme de notre couverture, incarne évidemment cet engagement. Mais parler du cancer, c’est aussi regarder ce qui vient après. Cette période où les traitements s’arrêtent sans que toutes les blessures disparaissent. Martine Risch, psychologue et psycho-oncologue, nous éclaire sur cette reconstruction souvent invisible. Une reconstruction que Caroline Soteras-Scuflaire a, elle, mise en mouvement : après un cancer du sein, la Zumba est devenue un moyen de renouer avec son corps avant de tendre la main à d’autres. Prendre soin, c’est aussi anticiper. Une conviction que défend Octavie Dexant, CEO d’AXA Luxembourg et AXA Wealth Europe, lorsqu’elle invite à repenser le rôle de l’assureur : prévenir plutôt que simplement réparer, rendre la protection accessible et lui donner une dimension plus responsable. La responsabilité se joue aussi dans l’entreprise. Alors que le tabou du « combien tu gagnes ? » commence enfin à se fissurer, la transparence salariale pourrait bien changer les règles du jeu. Une question d’argent qui nous suit jusque chez nous : entre flambée des prix, trentenaires contraints de prolonger la colocation et parcours semé d’arbitrages pour devenir propriétaire, se loger au Luxembourg relève parfois du grand écart. Audrey Papy apporte justement son regard sur ces réalités économiques. Heureusement, il reste des territoires où l’on peut repousser les murs. La création en est un. À l’heure des Fashion Weeks, les talents luxembourgeois s’affirment avec Kroon 02, Aurore Being, Seyclair ou Francini_K et prouvent que la mode d’ici sait regarder bien au-delà de nos frontières. Même envie d’audace dans nos intérieurs, où les icônes du design transforment désormais l’objet quotidien en pièce à contempler. On questionne aussi ce qui promet de nous transformer, à commencer par les exosomes, nouvelle obsession anti-âge dont nous démêlons les promesses. Et lorsque l’envie de changer d’air devient irrépressible, direction La Réunion. Lagons, jungle, cirques vertigineux et terres volcaniques viennent remettre, littéralement, du relief dans nos vies. Des femmes, des parcours, des idées et des envies. Pas un modèle unique à suivre, mais mille façons d’avancer. Et c’est peut-être cela, finalement, qui nous rassemble.
Excellente découverte, Maria Pietrangeli
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SOMMAIRE
Tendances
Lifestyle Agenda culturel
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Intérieur
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Ces icônes du design qui bousculent nos intérieurs en 2026
© Kroon 02
Beauté
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Mode
News beauté
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News mode
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Beauty lab
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Inspiration
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Exosomes, la nouvelle obsession anti-âge
Filorga, la gamme pro collagen micro-growth factor
16 Luxembourg’s Got Talent : quatre créatrices réinventent la mode
Rencontre avec Fabiola Puga, la fondatrice de la Luxembourg Fashion Week
32
Octobre rose : cap sur le dépistage avec Margot Heirendt
Santé
36
Santé mentale post-cancer : comment se reconstruire ?
Portrait
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42
« Combien tu gagnes ? » Le tabou salarial se fissure au Luxembourg
Monde
News société
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Finance
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News food
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Recette
80
Horoscope
82
De l’intention à l’achat : comment bâtir un projet immobilier en béton au Luxembourg ?
Focus
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Tribune
62
Et si l’assurance ne consistait plus seulement à indemniser ? 46
Élections régionales en Allemagne : victoire par duperie 4
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Trente ans en colocation : quand le coût du logement dicte les choix de vie
Caroline Soteras-Scuflaire : la Zumba comme force de combat
Business
Voyage La Réunion, 50 nuances d'émotions
Société Interview du mois
© Cassina
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23 ans
d’expertise immobilière, et toujours la même proximité. Depuis 2002, IMMO&CONSEIL accompagne vos projets immobiliers au Luxembourg avec une approche familiale, personnalisée et une connaissance approfondie du marché. Vendre un bien, trouver le bon locataire, obtenir une estimation réaliste ou simplement être conseillé : notre équipe vous accompagne à chaque étape, avec écoute et exigence.
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FEMMES N°281
Société éditrice
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WAT Éditions Sàrl - 74, rue Ermesinde, L-1469 Luxembourg Tél.: +352 26 45 85 86 - redaction@femmesmagazine.lu Finance
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LUXEMBOURG’S GOT TALENT : QUATRE CRÉATRICES RÉINVENTENT LA MODE
Ours
Margot Heirendt
OCTOBRE ROSE : CAP SUR LE DÉPISTAGE !
EN COUVERTURE : Margot Heirendt, Directrice de la Fondation Cancer Vêtements : Gilet et jupe de la marque Iris Von Arnim prêtés par Engelhorn Luxembourg. Make-up Artist et coiffure : Beauty by Sam Direction artistique : Dorothée Dillenschneider & Julie Kieffer Photographie : David Angeletti Lieu : Restaurant Jane Luxembourg
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par édition et 11 éditions par an.
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BEAUTÉ
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BEAUTÉ
Les exosomes, LA NOUVELLE OBSESSION ANTI-ÂGE Les exosomes sont sur toutes les lèvres en ce moment. La sphère beauté a trouvé sa nouvelle chouchoute pour faire peau neuve. Vous hésitez encore à franchir le pas ? Ou ignorez-vous encore tout de cet actif nouvelle génération ? D’après les allégations avancées, les exosomes auraient le miraculeux pouvoir de booster les mécanismes naturels de régénération de la peau et du cuir chevelu. Une promesse séduisante… Mais qu’en est-il vraiment ? Nos questions au Dr Sait Yilmaz, médecin esthétique, spécialisé dans les soins anti-âge, qui pratique des traitements à base d’exosomes dans son cabinet. Rédaction : Margot Houget
Que sont exactement les exosomes ?
réparer les cellules endommagées par le temps, les UV ou encore le mode de vie.
Dr Sait Yilmaz : D’un point de vue étymologique, le terme exosome signifie « dehors », « à l’extérieur ». Sur le plan scientifique, on parle de petites vésicules qui sont libérées par les cellules, rejetées en dehors de celles-ci, et qui servent en quelque sorte de messagers. Elles transportent du matériel génétique, comme certains ARN, mais aussi des lipides et des protéines.
D’où proviennent les exosomes utilisés dans les cosmétiques et en médecine esthétique ?
Pourquoi les exosomes sont-ils soudainement devenus aussi populaires ? Il y a 20 ans, quand on parlait de médecine esthétique, il s’agissait surtout d’ajouter ou de redéfinir des volumes. Mais avec le temps, les stars ont popularisé la tendance de la régénération cellulaire. Aujourd’hui, on recherche davantage un aspect naturel et jeune. C’est là que les exosomes prennent tout leur sens, parce que c’est une technologie qui permet de
Les réglementations ne sont pas les mêmes dans tous les pays. Dans l’Union européenne, les cellules, les tissus et les produits d’origine humaine ne peuvent pas être incorporés dans des produits cosmétiques. Cela ne signifie toutefois pas que tous les produits d’origine humaine sont interdits en médecine. Ils relèvent simplement d’autres cadres réglementaires. Dans le domaine cosmétique comme en médecine esthétique, les exosomes peuvent provenir de différentes sources, notamment végétales et animales.
Comment les exosomes sont-ils appliqués lors d’un traitement en cabinet ? A vec un microneedling, on va créer des micro-canaux à la surface de la peau Octobre 2026 n°281
pour favoriser la pénétration des produits, tels que les exosomes. On passe généralement plusieurs fois sur l’ensemble du visage afin de permettre au produit de mieux pénétrer. C ertains confrères utilisent également les exosomes post-laser fractionné. Le principe est similaire, même si la technologie utilisée diffère. À ce jour, nous ne disposons pas d’études comparatives permettant de déterminer quelle technique, entre le microneedling et le laser, est la plus efficace pour favoriser la pénétration des exosomes.
Quels sont leurs bienfaits pour la peau et les cheveux ? Pour la peau, les premières études rapportent une amélioration possible de la texture, de l’hydratation, de l’élasticité et des ridules. Certaines études précliniques et quelques petites études cliniques suggèrent également un possible effet régulateur sur la mélanogenèse, avec une amélioration de certaines 9
BEAUTÉ
L’ info beauté à retenir Outre la médecine esthétique, les exosomes s’invitent également dans nos produits de beauté. La Corée, qui domine le marché en la matière, mise sur des biotechnologies de pointe pour intégrer ces actifs puissants dans des formulations skincare et anti-âge.
hyperpigmentations, notamment du mélasma. Ces résultats restent toutefois préliminaires et doivent être confirmés par des études plus larges et contrôlées.
Avec le temps, les stars ont popularisé la tendance de la régénération cellulaire. Pour les cheveux, les premières données suggèrent une possible amélioration de la densité et de l’épaisseur capillaire, en soutenant l’activité des follicules encore viables ou miniaturisés et en favorisant leur passage en phase de croissance. L’objectif peut être comparé à celui du PRP (plasma riche en plaquettes), même si leur composition et leurs mécanismes biologiques ne sont pas exactement identiques.
Quels sont les principaux risques liés au recours aux exosomes ? Comme pour toute injection, les risques immédiats sont des rougeurs, des gonflements, des œdèmes, des démangeaisons, 10
voire de petits picotements ou encore une réaction inflammatoire transitoire. Certains cas d’allergies ont aussi été rapportés. Ce sont globalement des risques bénins. C’est toutefois un produit nouveau et nous n’avons pas assez de recul pour le moment.
TROIS SOINS À BASE D’EXOSOMES
Sur le long terme, les principales inquiétudes des spécialistes concernent d’éventuelles conséquences biologiques encore mal identifiées.
Combien de temps dure en moyenne le traitement pour obtenir les meilleurs résultats possibles ? On recommande généralement entre six et huit séances, espacées d’environ deux semaines. Chaque personne réagit différemment. Chez certains patients, on obtient un très beau résultat, tandis que chez d’autres, celui-ci est plus modéré. En outre, les résultats sont plutôt progressifs. Il faut laisser le temps aux cellules de se réparer, de se régénérer. Cela va donc prendre plusieurs semaines, voire des mois, pour obtenir un rendu réellement satisfaisant. Ce qui est préconisé, conformément aux recommandations des laboratoires, c’est de faire ensuite une séance d’entretien tous les trois à six mois afin de garder cette régénération active. Octobre 2026 n°281
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NEWS
Beauté YVES ROCHER FAIT RAYONNER L’ANTI-ÂGE
Dior réveille ses icônes
Coup d’éclat chez Yves Rocher ! La gamme Anti-Âge Global se réinvente autour d’une nouvelle star : le Micro-Sérum Éclat Absolu. Au cœur de sa formule, 3 millions de cellules végétales d’Achillée Dorée, une plante au remarquable pouvoir d’auto-régénération, associées à la technologie Pro-Radiance7 et à 40 000 micro-perles dorées. Fruit de huit années de recherche, ce concentré à 98 % d’ingrédients d’origine naturelle joue sur tous les fronts : rides, fermeté, densité, taches, uniformité et lumière. La promesse ? Corriger dix signes visibles de l’âge tout en amplifiant sept facteurs d’éclat. Plus lisse, raffermie et lumineuse, la peau semble retrouver toute sa vitalité. Un cocktail botanique et technologique qui entend bien remettre la lumière au centre du jeu anti-âge. Yves Rocher.
Et si les parfums avaient, eux aussi, droit à leur grand lifting ? Avec « Dioriginals », Francis Kurkdjian ravive treize sillages mythiques de la maison Dior. Diorama, Diorissimo, Diorella, Dune, Dolce Vita, Jules… Autant de signatures qui ont traversé les décennies, tandis que leurs matières premières évoluaient au gré des récoltes, des filières et des réglementations. À la manière d’un restaurateur face à un grand tableau, le Directeur de la Création Parfums est reparti des formules originales pour retrouver leurs nuances, leur équilibre et leur éclat premier. Un travail d’orfèvre qui ne cherche pas à réinventer ces jus cultes, mais à leur rendre leurs vraies couleurs. Le patrimoine Dior reprend du sillage. Dior.
Les couleurs qui changent tout Et si le secret d’un make-up réussi tenait d’abord à la bonne couleur ? Jane Iredale remet la colorimétrie au centre du miroir pour choisir les nuances qui réveillent vraiment le visage. Le principe ? Jouer avec la teinte, la saturation et la profondeur pour corriger, illuminer et mettre ses atouts en valeur. Un soupçon de vert neutralise les rougeurs, le pêche est l’allié des cernes bleutés, tandis que le cuivre et le doré font pétiller les yeux bleus. Les iris verts flirtent avec le prune et le violine, quand les yeux bruns osent gris, argenté ou taupe. Douces pour un effet nude ou intensément pigmentées pour un look plus affirmé, les couleurs deviennent un véritable terrain de jeu. La règle ultime ? Trouver celles qui nous ressemblent. Jane Iredale.
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Comprendre ses nouveaux besoins. Préserver sa qualité. Révéler son éclat.
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Chaque mois, nos expertes beauté testent de nouveaux cosmétiques et partagent, avec les lecteur·rice·s, ce qu’elles ont sincèrement pensé des produits. Et visiblement, les soins Filorga leur ont tapé dans l’œil ! Elles ont trois nouveaux chouchous pour la saison : le sérum liftant tenseur, la crème raffermissante et le sérum contour des yeux.
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« Les soins visages riches, très peu pour moi. Je préfère les textures plus légères. La crème liftante raffermissante est donc un peu trop nourrissante à mon goût. Mais si vous aimez cet effet, foncez. Le sérum, en revanche, m’a totalement convaincue : une pipette précise, aucune goutte gaspillée et une texture légère qui se glisse parfaitement sous le maquillage et le SPF. Le sérum yeux offre un bel effet liftant. Pour les ridules, difficile de me prononcer : je n’en ai pas encore vraiment. Verdict ? Je garde tout, avec un coup de cœur pour le sérum que je rachète sans hésiter. »
La crème liftante raffermissante Le sérum liftant tenseur Le sérum yeux liftant JULIE JEU CONCOURS ! LE PRODUIT ET LE SOIN SONT À GAGNER SUR INSTAGRAM :
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« Gros coup de cœur pour cette routine, et surtout pour le contour des yeux : sa bille ultra-fraîche réveille le regard et, après quelques jours, je vois une vraie différence. J’ai même abandonné celui que j’utilisais depuis des années ! Le sérum est l’autre belle surprise : léger, vite absorbé, il procure un effet tenseur très agréable et ma peau me paraît plus ferme, plus lisse, avec un visage visiblement moins fatigué. Seul bémol : le contour des yeux se termine beaucoup trop vite… mais je sais déjà que je vais le racheter ! »
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DOROTHÉE « En une seule utilisation, j’ai su que ces produits étaient efficaces. Je n’ai aucun bémol. La composition est clean et les packagings sont très haut de gamme et sont hyper bien pensés. Les produits sentent bon, ils liftent instantanément et hydratent la peau toute la journée. Pour ma part, ils sont aussi efficaces qu’un soin du visage en institut. Est-ce la gamme pour le visage la plus réussie que j’ai pu tester à ce jour ? Clairement ! Même le prix me semble correct au regard de la qualité proposée. Une réussite ? Mieux : un véritable tour de force dans le monde de la skincare. »
CÉLINE « "Ah, Filorga !" C’est exactement ce que mon visage dit après chaque utilisation des produits de la marque. Mon chouchou reste le sérum pour les yeux, qui défatigue instantanément le regard : c’est bluffant. Doté d’une bille applicatrice, il apporte une agréable sensation de fraîcheur et facilite l’application. Le sérum visage est lui aussi très efficace : quelques gouttes suffisent. La crème liftante raffermissante vient peaufiner le travail, mais je préfère l’utiliser uniquement le soir et garder, pour la journée, une crème plus légère avec un FPS. »
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Luxembourg’s Got Talent : QUATRE CRÉATRICES RÉINVENTENT LA MODE
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FRANCINI_K Octobre 2026 n°281
MODE
KROON 02
© Robyn Steffen
SEYCLAIR
© Andrej Srebrnjak
Nos créatrices ont du talent. Le Luxembourg affirme de plus en plus son penchant pour la mode et les accessoires avec des designers qui rayonnent bien au-delà des frontières du Grand-Duché. En ce mois rythmé par les Fashion Weeks de Paris et de Luxembourg, coup de projecteur sur quatre labels de chez nous, qui redéfinissent les contours de la scène luxembourgeoise. Sélection et rédaction : Margot Houget Octobre 2026 n°281
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MODE
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MARQUE DE VÊTEMENTS LUXEMBOURGEOISE
À seulement 25 ans, Aurore Brassinne lançait Aurore Being. Quatre ans et trois collections de prêt-à-porter plus tard, la créatrice continue de faire évoluer son ADN. Cet été, elle était à l’initiative d’un pop-up lifestyle dans la capitale, réunissant plusieurs talents locaux. L’occasion également de présenter sa dernière collection d’ensembles d’intérieur. Guidée par le bien-être et le naturel, Aurore poursuit son aventure entrepreneuriale, malgré les difficultés qu’elle a pu rencontrer en chemin.
LES TROIS MOTS POUR DÉCRIRE MA MARQUE ? NATURELLE, FÉMININE ET, J’AJOUTERAIS AUSSI, CONFORTABLE. . © David Kristian
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MODE
© Mae Sistermann
Aurore Brassinne, fondatrice d’Aurore Being : « J’ai suivi des études à l'ESMOD Lyon, en stylisme et modélisme, puis un master en Sustainable Fashion Management. C’est pendant ce master que j’ai utilisé chaque projet pour travailler sur le développement de ma marque. J’ai toujours adoré la mode, mais je savais aussi que c’était l’une des industries les plus polluantes. Je me suis dit que, si je me lançais, je le ferais différemment, à ma façon, avec des matières naturelles et des ateliers qui respectent leur main-d’œuvre. Bien qu’une marque de mode ne puisse jamais être durable à 100 %, j’essaie de la rendre la plus écoresponsable possible, notamment dans le choix des matières ou encore à travers une production en petites séries. Tout ce qui touche au bien-être, au mouvement et à la danse fait partie intégrante de ma vie, et j’ai naturellement envie de l’insuffler à ma marque. Même si Aurore Being n’est pas à proprement parler un label de yoga ou de danse, ces univers nourrissent mes choix et influencent ma manière de concevoir les vêtements. En 2022, j’ai commencé à travailler sur Aurore Being et, en 2023, la première collection est sortie. J’avais alors 25 ans. Depuis, je trouve que j’ai vraiment trouvé ma patte de créatrice et que j’ai
© Mae Sistermann
aujourd’hui une vision beaucoup plus concrète de la manière de faire fonctionner un business. Je m’occupe de tout, des premiers croquis jusqu’au produit final. Penser le vêtement ne représente en réalité que 1 % de tout ce qu’implique une marque. Concernant la toute première collection, elle a été produite en France. La deuxième année, j’ai collaboré avec un atelier au Portugal. Et pour cette troisième et dernière collection, j’ai choisi Bali. C’est au cours d’une retraite destinée aux créatrices de mode que j’ai trouvé sur place tout ce qu’il me fallait, de magnifiques tissus et un atelier pour produire en petites quantités. Si je dois objectivement revenir sur la réalité de mon parcours, j’ai rencontré beaucoup d’imprévus, comme des retards de production ou encore la faillite de l’atelier portugais avec lequel je collaborais. Malgré tout, quelque chose au fond de moi me pousse à continuer d’avancer. Et je crois que la prochaine étape de la marque se construira à plusieurs. J’ai aujourd’hui envie de m’entourer de personnes qui partagent ma sensibilité et ma vision, et qui pourraient apporter leur talent, leur expérience et leur énergie à Aurore Being. »
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MODE
rancini_ K
MARQUE DE PRÊT-À-PORTER LUXEMBOURGEOISE
Fashion Weeks de New York, Paris, Milan… Les créations imaginées par la Luxembourgeoise Francine Keiser ont foulé les podiums des défilés les plus prestigieux de la planète. La créatrice a également pignon sur rue dans la capitale, avec sa boutique Francini_K & Friends. Bien implantée dans le paysage mode, elle met aussi un point d’honneur à défendre une vision responsable et plus durable du secteur.
Francine Keiser, fondatrice de Francini_K : « J’ai arrêté mon métier d’avocate pour lancer ma marque. C’était prévu, parce que je disais toujours qu’à la moitié de ma vie, je voulais avoir le temps de me consacrer à d’autres intérêts. Et c’est dire si j’en avais beaucoup. Je suivais déjà des cours de couture au Luxembourg et cela me plaisait énormément. J’ai ensuite décidé de m’inscrire à des études de mode en France. La formation a été dispensée en ligne pendant le Covid-19. Mon année a donc été bien remplie. Il était prévu qu’à la fin de celle-ci, les étudiants puissent participer à un défilé. J’ai obtenu la première place à l’issue de ce show, qui prenait aussi la forme d’un concours. J’ai alors profité de cet élan et de cette motivation pour me lancer dans la création de ma propre marque. Le 1er avril 2022, Francini_K est née. Mon objectif a toujours été la quête de l’élégance et de la beauté. Comme l’ont dit 20
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Coco Chanel et beaucoup d’autres créateurs, l’élégance est en réalité le reflet de la beauté intérieure. Je pense que le fait de bien s’habiller, d’une manière qui correspond à sa personnalité, est très important dans la vie. Cela peut contribuer au succès, aussi bien dans les relations professionnelles que privées.
Par ailleurs, les marques doivent arrêter de jeter les stocks non vendus. Chez Francini_K, nous créons deux collections par an, en petite quantités. Nos collections sont permanentes. Tant que le stock n’est pas épuisé, les pièces restent disponibles. Ceci est faisable parce que nos vêtements sont intemporels.
Je dois aussi dire que je suis une véritable adepte de la slow fashion et que je suis opposée à la fast fashion. Pour moi, l’essentiel est de miser sur la qualité et la longévité des vêtements. Aujourd’hui, je produis exclusivement mes collections au Luxembourg et les précédentes ont toutes été fabriquées en Europe.
Image générée par IA
POUR DÉCRIRE FRANCINI_K, J’EMPLOIERAIS CERTAINEMENT LES TERMES JOYEUSE, COLORÉE ET ÉLÉGANTE. Pour la majorité des modèles, j’utilise des tissus provenant d’Italie et de France, notamment d’un atelier qui tisse pour Chanel. J’aime beaucoup les matières classiques, comme la laine et la soie. Mais j’utilise aussi des matières synthétiques de haute qualité, qui permettent de réaliser certaines pièces que l’on ne pourrait pas confectionner avec des matières plus classiques. Je pense qu'il reste encore beaucoup à faire en ce qui concerne nos habitudes de consommation. On ne peut pas continuer à acheter des vêtements que l’on ne porte que trois fois avant de les jeter. Octobre 2026 n°281
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roon 02
LABEL LUXEMBOURGEOIS DE BIJOUX ET D’ACCESSOIRES
Charlotte a la fibre créative, Laurene l’esprit commercial et, à elles deux, elles portent la marque luxembourgeoise Kroon 02, un clin d’œil à leur nom de famille qu’elles partagent. « Partners in crime » depuis l’enfance, les deux sœurs unissent leurs compétences respectives pour faire grandir leur label, qui s’est, au fur et à mesure, spécialisé dans les accessoires. Elles ont, entre autres, tapé dans l’œil d’Uniqlo, avec qui elles signent deux collaborations. Une marque en pleine ascension qui n’a pas fini de faire parler d’elle.
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© Robyn Steffen
Charlotte Kroon, fondatrice de Kroon 02 : « Je m’occupe de toute la partie créative pour Kroon 02. Quant à ma sœur, Laurene, elle est mon associée. J’ai suivi des études en fashion design à Londres, puis à Florence, en Italie. J’ai, par la suite, travaillé et fait mes armes chez Botter et Acne Studios. Assez vite, j’ai eu envie de créer ma propre marque pour pouvoir développer librement ma vision créative. Mais il faut aussi avoir la fibre entrepreneuriale, et c’est justement là que ma sœur intervient. Son cursus mêle à la fois la mode, l’entrepreneuriat et l’économie.
le plaisir. Ces bonnets ont été portés par des influenceuses mode à la Fashion Week de Copenhague. C’est ensuite devenu l’une de nos pièces best-sellers et cela fait vraiment plaisir à voir. L’ensemble du processus de conceptualisation est réalisé au Luxembourg. La production se déroule en Inde. Nous travaillons avec ce pays, car j’avais gardé le contact avec un atelier à l’époque où je travaillais encore dans la broderie textile. Il y a une richesse artisanale et un savoir-faire que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Pour la suite, nous aimerions explorer l’univers des accessoires pour cheveux, un secteur qui est moins saturé que celui du prêtà-porter. Quelques nouvelles pièces sortiront également pour Noël. Il est vrai que nos créations les plus originales s’écoulent plutôt dans des villes comme Paris ou Milan. Le marché luxembourgeois reste plus traditionnel que ceux des autres capitales. En revanche, c’est un marché qui apporte davantage de soutien aux jeunes marques, et ça, c’est vraiment très positif. »
SI JE DEVAIS DÉCRIRE LA MARQUE EN TROIS MOTS, JE CHOISIRAIS : AUDACIEUSE, JOYEUSE ET INTEMPORELLE. Kroon 02 est née en 2022. Tout a débuté avec un pop-up de la ville de Luxembourg. Je me souviens que nous n’avions eu que deux ou trois mois pour réaliser une collection entière, comprenant des vêtements, mais aussi des accessoires associés. Nous avons été surprises par l’engouement autour des bijoux. Après le pop-up, nous avons donc décidé de nous recentrer sur les accessoires. Parfois, le chemin mène dans des directions que l’on n’aurait pas nécessairement imaginées au départ. C’est notamment le cas de nos bonnets brodés de perles. À la base, ce n’était pas une pièce commerciale, mais simplement une showpiece, créée pour
© Robyn Steffen
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MODE
eyclair
LABEL DE SACS IMAGINÉ AU LUXEMBOURG
© Andrej Srebrnjak
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© Andrej Srebrnjak
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Derrière chaque détail de Seyclair se cache Taja Moro. En à peine deux ans, son label de sacs a rencontré un succès qu’elle n’aurait jamais escompté. Son sac en cuir arborant un motif inspiré du cerf a éveillé la curiosité de la sphère mode. L’engouement autour de son modèle imprimé Bambi lui a même valu plusieurs apparitions dans les pages de British Vogue cette année. En octobre, Taja continue sa fashion ascension et présente ses créations à la Paris Fashion Week.
Taja, fondatrice de Seyclair : « J’ai toujours eu un faible pour les sacs à main. C’est, pour ainsi dire, mon accessoire de mode préféré. J’ai fondé mon entreprise en octobre 2024, mais je dirais que l’histoire a commencé quelques années plus tôt. Elle a d’abord pris la forme d’une quête personnelle pour dénicher le sac à main parfait. Comme je ne parvenais pas à le trouver chez les marques existantes, j’ai commencé à acheter des sacs directement sur des étals des maroquineries, en Italie ou encore en Espagne. Mes amis me demandaient sans cesse où je les achetais. À ce moment-là, je me suis dit que je pouvais peut-être imaginer quelque chose.
sont réalisés au mieux et de la manière la plus éthique possible. J’ai découvert que la Chine possède aujourd’hui un savoir-faire exceptionnel dans le domaine de la maroquinerie. J’ai lancé ma première collection le 22 février 2025. Les débuts ont été très lents. Je n’avais toutefois pas non plus d’attentes démesurées. C’était simplement un projet passion, qui se transformait progressivement en entreprise. Au départ, ce sont surtout mes amies qui achetaient. Mais en mars 2026, j’ai lancé un nouveau sac, basé sur un modèle que j’avais déjà créé : le Natasha. Je l’ai décliné dans un cuir australien avec un pony hair* avec un imprimé cerf. Dès le mois d’avril, mon chiffre d’affaires a été plusieurs fois supérieur à celui réalisé sur l’ensemble de l’année 2025. Ce n’était pas quelque chose auquel j’étais préparée. La consécration ? Je présenterai ma collection de sacs à la Paris Fashion Week, au début du mois d’octobre, aux côtés de créateurs émergents. » *(ndlr : un cuir dont les poils n’ont pas été retirés au préalable)
CONTEMPORAIN, SAVOIR-FAIRE ARTISANAL ET INTÉGRITÉ SONT LES TROIS MOTS QUI DÉFINISSENT LE MIEUX SEYCLAIR. J’ai créé un petit dossier sur mon ordinateur, que j’ai toujours aujourd’hui, et que j’ai appelé « Passion Project. » Pendant les trois années qui ont suivi, j’ai essayé de tirer profit de mes voyages pour collecter un maximum d’idées. Pour moi, le processus de création commence généralement par la recherche d’inspiration, que je puise aussi au Luxembourg, un pays multiculturel où se rencontrent des personnes venues du monde entier.
© Andrej Srebrnjak
Je réalise moi-même tous les designs. Ensuite, je fais produire les sacs en Espagne, à Ubrique, un village réputé pour son savoir-faire dans le travail du cuir. Je travaille également avec des ateliers en Chine. Je ne cherche pas à le cacher. Je sais que le « Made in China » est perçu de manière négative par beaucoup de monde, le pays étant souvent associé à la production de masse. Pour ma part, je fais fabriquer mes sacs là où je constate qu’ils Octobre 2026 n°281
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NEWS
Rédaction : Margot Houget
Mode
LUXEMBOURG SOUS HAUTE COUTURE Paris n’est pas la seule ville à s’animer de défilés et de silhouettes inspirantes que l’on rêve de copier illico presto. Notre capitale peut elle aussi se targuer d’avoir sa propre Fashion Week. Portée par Fabiola Puga et Lynda Adjadja, elle se déroulera le 17 octobre. L’occasion de rassembler la communauté de la mode et de l’art au Grand-Duché, mais aussi de découvrir des talents locaux et internationaux. Cette année, le thème « No Limits » donne le ton à ce rendez-vous sous haute couture. Et quel meilleur écrin que l’hôtel cinq étoiles Le Royal pour accueillir l’événement le plus stylé de l’automne au Grand-Duché ?
JILL VANDERMEULEN fait ses premiers pas dans la mode La créatrice de contenu belge aux multiples facettes ajoute une nouvelle corde à son arc. Animatrice, influenceuse, autrice, entrepreneuse, Jill Vandermeulen lève désormais le voile sur sa toute première collection de vêtements. Baptisée Rosehill by Jill, elle est exclusivement disponible chez ZEB et sur le site Internet de l’enseigne. L’influenceuse a créé une collection féminine automne-hiver à son image, empruntant les codes du vestiaire masculin. Concrètement, des coupes oversize, des imprimés à carreaux, des pulls torsadés et des pièces en sequins se côtoient pour des looks qui font dialoguer les contrastes. Un lancement prometteur pour Jill, qui travaille depuis un an sur ce projet.
Spotted : la bougie bijou en édition limitée Burn & Bling, c’est la nouvelle gamme disponible chez Loredana Candles & Co, à Dudelange. Celle-ci prend la forme d’une bougie bijou qui se découvre telle une surprise. Bague, bracelet ou boucles d’oreilles peuvent se cacher à l’intérieur de l'objet déco. Chaque bougie est fabriquée à la main au Luxembourg, tout comme le bijou imaginé par une créatrice de chez nous. Une idée cadeau « made in Grand-Duché » qui fera certainement son petit effet. Si aucun anniversaire ne se profile à l’horizon, laissez simplement cette jolie bougie se consumer dans votre logement et gardez le bijou rien que pour vous.
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NEWS
Ami Paris lance une collection POUR LES COOL KIDS La mode enfantine s’enrichit d’un nouveau label. La marque de prêt-à-porter Ami Paris, au logo cœur reconnaissable entre mille, vient de sortir une collection unisexe de 4 au 12 ans. Imaginés comme une ode à l’enfance, à l’amitié et à la liberté, ces vêtements accompagnent les enfants dans chacun de leurs mouvements. La ligne se compose de 36 pièces, en laine et en coton, idéales pour la saison automnale. Le dressing affiche les incontournables du vestiaire des petits bouts, tous ornés du fameux A surmonté d’un cœur : pull, marinière, chemise formelle, jogging ou encore bonnet. Et si on optait pour une tenue assortie mère-fille ou mère-fils ?
Les fêtes avant l ’heure ! Vous vous languissez du retour de la saison des strass et des paillettes ? À partir du 22 octobre, la collection Elie Saab H&M arrive dans une sélection de magasins et sur le site de l’enseigne. C’est la première fois que le couturier libanais signe une collaboration avec le géant de la mode suédois. Celui qui a de l’or entre les doigts habille les plus grandes célébrités de créations spectaculaires. Céline Dion a d’ailleurs succombé à son univers raffiné. Tomberez-vous aussi sous le charme de cette collaboration qui sent bon les soirées branchées ? En combinant ces pièces statement à des basiques du quotidien, vous obtiendrez aussi un brillant contraste pour fouler le pavé.
LES SACS SEYCLAIR FONT CRÉPITER LES FLASHS À PARIS Comment ne pas mentionner la Paris Fashion Week parmi les actualités mode incontournables du mois d’octobre ? Et c’était sans compter la participation du jeune label Seyclair, imaginé au Grand-Duché. Il prendra part à un défilé organisé autour de la Fashion Week et destiné aux designers émergents. Le 7 octobre, la créatrice Taja Moro y présentera sa collection de sacs, dont le fameux modèle Natasha. Décliné dans un imprimé Bambi, ce dernier a largement contribué au rayonnement grandissant de la marque à l’international. Quand le cerf brame, la mode s’enflamme.
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BENTLEY FLYING SPUR LA FORCE DE L’ÉLÉGANCE ELLE CHANGE DE REGARD, AFFINE SES LIGNES ET CULTIVE PLUS QUE JAMAIS LE GOÛT DU DÉTAIL. AVEC LA NOUVELLE FLYING SPUR, BENTLEY RÉUNIT SAVOIR-FAIRE ARTISANAL, RAFFINEMENT ET HAUTES PERFORMANCES. UNE VISION DU LUXE OÙ LA PUISSANCE S’EXPRIME SANS JAMAIS RENONCER À L’ÉLÉGANCE.
Elle a changé de regard. Pas de caractère. Un phare unique de chaque côté, des lignes plus pures, des surfaces plus fluides. La nouvelle Flying Spur évolue sans jamais renier ce qui fait une Bentley : cette manière très britannique de conjuguer présence et retenue. Pour la première fois depuis 1962, une berline de la maison abandonne ses doubles optiques. La calandre s’intègre désormais au bouclier avant, les surfaces gagnent en continuité et l’arrière adopte lui aussi des lignes plus épurées. Un détail, en apparence. Une nouvelle signature, en réalité.
à bord de la nouvelle Flying Spur. À Crewe, le luxe se mesure aussi ainsi : au temps consacré à ce qui pourrait presque passer inaperçu. Aux matières, aux finitions, aux gestes précis. À cette somme de détails qui, une fois réunis, change tout. Pour aller plus loin encore, Bentley propose la Virtuoso Collection, une sélection de finitions exclusives disponible sur la Flying Spur.
Douze heures
Matières raffinées, broderies spécifiques et détails Champagne Gold composent trois univers inspirés de la musique : Soprano, Tenor et Bass. L’expérience se prolonge avec un système audio Naim for Mulliner de 21 haut-parleurs.
C’est le temps nécessaire aux artisans Bentley pour réaliser chacun des cinq styles de sièges proposés
Douze heures de travail artisanal pour chacun des cinq styles de sièges. Une autre façon de mesurer le luxe.
GRIDX • ENTRÉE 4 - NIVEAU 1 • Rue des Trois Cantons, L-3980 Wickrange Luxembourg
PUBLIREPORTAGE
Le luxe de ne pas choisir Le confort et les sensations. Le savoir-faire artisanal et la technologie. L’élégance et la performance. Avec la Flying Spur, Bentley ne demande pas de choisir. La grande berline fait cohabiter ces univers avec une apparente facilité : le temps long de l’artisanat et l’instantanéité de la puissance, le raffinement d’un habitacle façonné avec soin et le plaisir d’une automobile pensée aussi pour celle ou celui qui prend le volant. Une définition très contemporaine du luxe : ne renoncer à rien, sans jamais donner l’impression d’en faire trop. Certaines automobiles se racontent. D’autres s’admirent. La Flying Spur, elle, se vit.
Douze heures de travail artisanal pour chacun des cinq styles de sièges. Une autre façon de mesurer le luxe.
Sous cette sophistication, 680 ch Derrière l’élégance de la Flying Spur se révèle une autre facette de sa personnalité. Avec le retour de la Flying Spur S, Bentley donne à sa grande berline un tempérament résolument tourné vers la performance. Son groupe motopropulseur High Performance Hybrid développe 680 ch et 930 Nm de couple. Le 0 à 100 km/h est atteint en 3,7 secondes. Des chiffres que l’on associerait volontiers à une sportive, moins spontanément à une berline de ce raffinement. Et pourtant, rien ne semble contradictoire. La puissance ne prend jamais le pas sur l’élégance. Elle en devient le prolongement.
BENTLEY LUXEMBOURG
Découvrez la nouvelle Bentley Flying Spur. La nouvelle Flying Spur est disponible à la configuration. Les premières livraisons sont annoncées à partir du début du quatrième trimestre 2026.
bentley_luxembourg • www.bentleymotors.com
INSPIRATION
abiola Puga
RENCONTRE AVEC LA FONDATRICE DE LA LUXEMBOURG FASHION WEEK À l’origine de la Luxembourg Fashion Week, Fabiola Puga s’est lancée dans un pari que peu jugeaient crédible : installer un rendez-vous de mode dans un pays qui n’était pas identifié à cet univers. Huit ans plus tard, elle raconte une aventure bâtie à force de persévérance, d’investissements personnels et de travail bénévole. Derrière les podiums, l’entrepreneuse évoque les doutes, le manque de soutien financier, mais aussi sa volonté de donner une scène aux jeunes créateurs.
Comment est née l’idée de créer une Fashion Week au Luxembourg ?
Rédaction : Maria Pietrangeli
Créer cet événement dans un pays peu associé à la mode, c’était un pari audacieux…
Tout simplement d’un manque. Il n’y en avait pas au Luxembourg. Je suis d’origine espagnole, j’adore la mode et j’ai toujours eu envie d’être moi-même designer. Je constatais surtout qu’il n’existait rien pour mettre en valeur les créateurs locaux. Je me suis dit qu’il fallait un grand podium, un endroit où ces jeunes puissent présenter leur travail et devenir visibles. C’est de là qu’est née la Luxembourg Fashion Week.
Oui, c’était à la fois un défi et une opportunité. Il fallait oser. Au début, il fallait aussi habituer le public luxembourgeois à regarder davantage du côté de la mode. Quand personne ne vous connaît, c’est comme se jeter dans l’eau froide : ça passe ou ça casse.
Quelle a été la principale résistance à surmonter ? Le plus difficile a été de faire croire au projet. Quelques designers m’ont suivie dès le début et m’ont dit : « On croit en ce projet, on croit en toi. » Mais il a été beaucoup plus compliqué de convaincre à un niveau institutionnel. On réduisait parfois l’événement à un simple défilé. Moi, j’ai toujours défendu l’idée inverse : derrière une collection, il y a de la création, du travail, de l’argent investi, une démarche artistique. C’est aussi un projet 30
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culturel. Pendant des années, j’ai défendu cette vision.
Comment construit-on un événement de cette ampleur à partir de zéro ? Au départ, j’ai beaucoup mis la main à la poche. Cela m’a souvent fait réfléchir à l’idée d’abandonner, parce qu’on se fatigue et que son propre travail n’est pas rémunéré. Mais je suis passionnée. Ce qui me rend heureuse, c’est de voir des créateurs inconnus monter sur le podium, obtenir des retombées dans la presse et commencer à être reconnus. Côté budget, je me bats encore tous les jours. Ce n’est pas évident.
Que voit-on le moins derrière les paillettes ? Le travail. Lors de la première édition, au Château de Septfontaines, je faisais pratiquement tout de A à Z. Une équipe de télévision m’avait suivie toute une journée. À la fin, les journalistes n’en revenaient pas de tout ce qu’il y avait à faire. Aujourd’hui, ma grande fierté est d’avoir construit une équipe fidèle et passionnée. Pendant la Fashion Week, je travaille comme les autres, du matin au soir. Je ne suis pas spectatrice : je suis derrière, avec l’équipe, les créateurs et les mannequins.
Comment choisissez-vous les créateurs que vous mettez en avant ? Aujourd’hui, ils viennent à moi, notamment grâce aux réseaux sociaux. Beaucoup d’anciens souhaitent revenir,
INSPIRATION
j’arrêtais. Ce sont eux, avec mon équipe, qui m’ont poussée à continuer : « Tu as commencé, tu dois continuer. » Il y a des moments où c’est vraiment très dur, mais leur soutien compte énormément.
L’équilibre financier reste donc fragile ? Très fragile. Les billets d’entrée et la participation des créateurs servent à équilibrer l’événement. Pour les jeunes qui sortent de l’école, il m’arrive de ne rien demander. Beaucoup de personnes de l’équipe sont bénévoles, certains mannequins aussi. Mais il y a des professionnels qu’il faut payer : le vidéaste, le DJ, l’ingénieur et d’autres prestataires. Sans cela, l’événement ne peut pas fonctionner. L’argent ne tombe pas du ciel.
Quel regard portez-vous sur l’entrepreneuse que vous étiez au départ ? Au début, j’étais celle qui faisait tout, de A à Z. Aujourd’hui, il y a une équipe autour de moi, mais je pense être restée la même femme, avec les mêmes valeurs. C’est important de ne pas les perdre en devenant entrepreneuse. Ce projet m’a appris la persévérance. Les gens ont fini par me donner du crédit, parce qu’ils ont vu que ce n’était pas « n’importe quoi ». Huit ans après, c’est cette stabilité qui fait toute la différence.
FABIOLA PUGA mais j’essaie de privilégier de nouveaux noms, sinon le public finit par se lasser. Nous accueillons des créateurs de différents pays, car le Luxembourg est petit et le vivier local reste limité. Ce qui compte, c’est de donner de la visibilité. Certains créateurs que personne ne connaissait ont été révélés par la Fashion Week, puis ont poursuivi leur chemin, notamment jusqu’à Paris. C’est une grande fierté.
Vous avez pourtant connu des moments où vous vouliez tout arrêter… Oui. Il y a eu une édition après laquelle j’étais épuisée, psychologiquement et physiquement. Je me suis demandé à quoi tout cela servait, puisque je devais encore remettre de l’argent personnel dans l’événement. J’ai dit à mes enfants que Octobre 2026 n°281
Infos SON ACTIVITÉ : Organisation d’événements et promotion de créateurs de mode. NOM DE L’ENSEIGNE : Luxembourg Fashion Week
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INTERVIEW DU MOIS
© David Angeletti - Vêtements : ensemble Zimmermann, prêté par Engelhorn
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INTERVIEW DU MOIS
argot Heirendt OCTOBRE ROSE : CAP SUR LE DÉPISTAGE !
À la tête de la Fondation Cancer depuis 2024, la Luxembourgeoise Margot Heirendt est passée par la publicité avant de prendre le virage du social. Mariée et mère de deux grandes filles, cette cinquantenaire, féministe dans l’âme, hisse haut son indépendance et sa volonté de rester autonome, ce qu’elle inculque à ses enfants. Elle admire les femmes combatives, celles qui ont réussi dans leur vie par elles-mêmes. Lectrice assidue, sportive accomplie, elle se ressource dans la nature et évoque avec nous l'un des grands voyages qui l’a fait vibrer : la Namibie. À la veille d’Octobre rose, rencontre avec une femme positive et accueillante, qui aime rire et faire rire.
Où et dans quel environnement familial avez-vous grandi ?
Rédaction : Karine Sitarz
Cet attrait pour la communication est venu très tôt, avec mes sœurs nous regardions les publicités à la télé en essayant de deviner les produits qui se cachaient derrière. Après le lycée à Luxembourg en section littéraire, et une fois le bac en poche, j’ai rallié la section publicité de l’Institut des Hautes Etudes des Communications Sociales à Bruxelles.
J’ai grandi avec deux sœurs, plus âgées que moi, à Beggen, dans les faubourgs de la capitale. Mon papa était boulanger-pâtissier et ma maman, qui rêvait d’être hôtesse de l’air, a travaillé avec lui dans la boulangerie familiale qu’il avait héritée de son propre père. Tous deux bossaient beaucoup et avaient peu de temps pour nous. J’étais introvertie mais j’essayais de faire rire et de mettre les gens de bonne humeur. Pendant longtemps, j’ai pratiqué le basket, passe-temps découvert avec les copines du quartier.
Qu’est-ce qui vous a incitée à vous tourner vers la communication ?
De retour au pays, vous avez fait vos premières armes en agence… En effet, j’ai commencé dans une agence qui n’existe plus (ndlr : Orbite Communication, affiliée au groupe Luxemburger Wort) où je me suis surtout occupée de marketing et de stratégie. J’y suis restée de 1996 à 1999 avant de reOctobre 2026 n°281
joindre un de mes clients, P&T Luxembourg devenu établissement public, qui avait des budgets conséquents et cherchait à s’agrandir. L’équipe était chouette et j’ai eu la chance de m’occuper des télécommunications alors en plein boom. J’y suis restée jusqu’en 2011.
Puis, singulièrement, vous intégrez l’Office national de l’enfance. J’avais envie de faire quelque chose qui ait du sens. J’ai rejoint l’Office qui venait de démarrer. J’ai commencé par la communication mais je me suis vite occupée d’autres dossiers, des ressources humaines et de l’administration avant de devenir directrice adjointe. Comme je ne venais pas du social, j’ai fait en plus un master en management et coaching dans le secteur social à l’Uni. J’en garde un excellent souvenir, il n’y avait là que des gens qui travaillaient, on bossait tous beaucoup mais c’était très enrichissant et j’ai gardé deux bons copains de cette époque.
En 2024, vous devenez directrice de la Fondation Cancer. Un nouveau challenge ? Ici, c’est du concret. On fait de la prévention, on peut faire bouger les choses. Il y a une super équipe, fière de faire quelque chose d’utile, chacun aide l’autre, on le voit au Relais pour la Vie ! Cet événement est organisé par notre équipe, 24 personnes, quelques externes et sur deux jours 180 bénévoles sans qui on ne pourrait pas l’organiser. Il y a une énergie 33
INTERVIEW DU MOIS
incroyable ! Notre équipe fait du bon travail, elle est écoutée au niveau des ministères, c’est important, ainsi pour la loi anti-tabac nous avons donné trois avis. Avec 96% du budget qui vient des donateurs, nous avons une grosse responsabilité.
mier lieu le tabac, le cancer du poumon étant celui qui tue toujours le plus. Notre deuxième cible est l’alcool. Il faut dire aux femmes qu’il est vraiment un facteur de risque pour le cancer du sein !
faire attention à la perte musculaire, et la course pour le cardio. J’aime courir dans la nature, c’est bon aussi pour la santé mentale. Il y a également dans ma vie le yoga, la plongée et les voyages.
Quels événements avez-vous planifiés pour Octobre rose ?
Trois mots qui vous définissent ? Empathie, positivité, curiosité.
Le retour au travail après le cancer, une grande bataille ! Quelles sont vos priorités ? La question de la reprise progressive du travail a été l’an dernier une de nos grosses batailles ! Souvent une reprise partielle n’est pas accordée alors qu’il n’est pas possible pour un patient de revenir à 100 % mais qu’il est essentiel pour lui de retisser des liens sociaux. Malheureusement le nombre de cancers augmente, il y a de plus en plus de jeunes patients avec une famille et des enfants en bas âge, il y a des problèmes financiers, de logement, la détresse est d’autant plus grande pour les familles monoparentales. Certaines mamans savent qu’elles vont mourir mais ne savent pas qui va pouvoir s’occuper de leurs enfants. La loi pour le retour au travail reste notre grande bataille. Il y a aussi la loi anti-tabac modifiée en janvier 2026 mais qui doit encore progresser, surtout avant les élections.
Quelle est la situation du cancer au Luxembourg ? Le cancer y est la première cause de décès et la situation ne s’améliore pas vraiment. En 2024, les tumeurs étaient à l’origine de 1.224 décès (560 femmes et 664 hommes). Chez l’homme, le cancer du poumon avec 122 décès, chez la femme le cancer du sein avec 107 décès. Dans notre travail de prévention, nous ciblons en pre34
Comme chaque année, la Fondation propose des conférences, notamment en entreprises, mais aussi des communications ciblées comme elle le fera pour les hommes avec Novembre bleu. En venant travailler à la Fondation, j’ai compris qu’il n’y avait pas un mais des cancers du sein, chaque cas est particulier et heureusement il y a tant de thérapies différentes aujourd’hui. Mais grâce à la recherche, les traitements sont de plus en plus personnalisés et il y a de plus en plus d’espoir pour les patientes. Les chances de guérison augmentent et il y a une qualité de vie garantie, ce qui nous ramène à la question du retour au travail.
Avez-vous un message à adresser aux femmes ? Aller à la mammographie et penser aux méfaits de l’alcool.
Quelle est la part de votre travail qui est la plus gratifiante ? J’aime être en contact avec les gens et je dois dire que je ne rencontre que des gens bienveillants. Tout le monde est concerné par le cancer et nous on est là pour aider ! J’aime moins la partie administrative, l’IT, mais cela fait partie du job. Ce qui est génial c’est de réussir à faire changer quelque chose au niveau de la loi, quand on y arrive on est si content ! Nous avons de très bons échanges avec le Fonds national de la Recherche et des connexions européennes solides.
Comment vous ressourcez-vous ? Grâce à cette bonne combinaison : le fitness, car nous, les femmes, devons Octobre 2026 n°281
Questions à la volée UN LIVRE DE CHEVET : Je lis beaucoup, surtout des polars scandinaves comme ceux de Jo Nesbo, ça fait peur mais ça me décontracte. UN FILM : J’ai adoré jeune et j’aime toujours Le Grand Bleu de Luc Besson pour la musique, la mer, les dauphins… UN COUP DE CŒUR : Mes deux filles, c’est ma fierté, et ce qui est génial, c’est qu’elles s’entendent super bien. UNE DESTINATION : La Namibie, découverte l’an dernier, un grand rêve. Là-bas, on peut dire que « le chemin c’est le but », partout il y a des choses à voir.
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La banque privée qui vous aide à construire votre héritage. Rejoignez notre communauté de femmes Beyond Value
L’investissement comporte un risque pour votre capital.
SANTÉ
SANTÉ MENTALE POST-CANCER :
comment se reconstruire ? Que se passe-t-il après la fin des traitements contre un cancer ?
Le cancer affecte de nombreux aspects de la vie, pendant les traitements, mais aussi après. Si la rémission peut être perçue comme la fin d’une épreuve, elle ne signifie pas pour autant que toutes les difficultés aient disparu. C’est aussi une période où l’on prend pleinement conscience de ce que l’on a traversé et des traces que la maladie a pu laisser. D’où l’importance de ne pas minimiser l’après-cancer et de se tourner vers des spécialistes afin de bénéficier d’un soutien psychologique adapté. Pour en savoir plus sur les dispositifs existants au Luxembourg et le retour au travail après une longue période d’absence, Martine Risch, psychologue et psycho-oncologue à la Fondation Cancer, répond à toutes nos questions.
Martine Risch : En général, la fin des traitements est le moment le plus attendu. Les personnes terminent enfin leurs séances de chimiothérapie ou de radiothérapie avec l'espoir de retrouver leur vie d'avant. Pourtant, c'est souvent un moment très paradoxal. Ce qui est perçu comme une délivrance peut aussi être une étape particulièrement délicate du parcours. Le réseau de soutien qui s'était mobilisé pendant les traitements s'estompe peu à peu. Les rendez-vous médicaux s'espacent : tous les trois mois, puis tous les six mois, avant de devenir annuels. L'entourage pense que les traitements sont terminés, que la maladie est derrière, et que tout est rentré dans l'ordre. C'est souvent une fois les traitements achevés que l'on mesure réellement ce que l'on a traversé. On réalise que l'on n'est plus tout à fait la même personne et qu'il peut persister des effets secondaires à long terme, voire des séquelles liées à la maladie ou aux traitements.
Propos recueillis par Margot Houget
Quel dispositif d'accompagnement psychologique proposez-vous aux personnes qui ont été touchées par un cancer ?
L'ensemble de ces services est entièrement gratuit pour les patients et leurs proches.
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À la Fondation Cancer, nous disposons d’un service psychosocial destiné aux personnes atteintes d’un cancer, à celles en rémission ainsi qu’à leurs proches. Car le cancer touche de nombreuses dimensions de la vie : l'identité, le couple, la famille, mais aussi la vie professionnelle. Les patients peuvent bénéficier de consultations individuelles, en couple ou en famille ainsi que de groupes de parole et d’entraide. Nous organisons aussi des séances de relaxation, des activités sportives et des cours de yoga. Par ailleurs, une diététicienne assure des consultations en onco-nutrition pour accompagner les patients confrontés à une perte ou à une prise de poids dues aux traitements. De plus, nous les aidons à préparer leur retour au travail. Enfin, en tant que sexologue clinicienne, j'assure la prise en charge des questions liées à la sexualité, qui peut elle aussi être affectée par la maladie et les traitements. L'ensemble de ces services est entièrement gratuit pour les patients et leurs proches.
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SANTÉ
Quels sont les principaux facteurs qui peuvent fragiliser la santé mentale après un cancer ? En général, beaucoup de personnes qui ont terminé les traitements vivent avec la peur d’une récidive, la peur que le cancer puisse revenir. Ce n’est pas une peur pathologique, mais une peur bien réelle. Il y a donc déjà cette souffrance-là. Par ailleurs, lorsqu’il existait déjà une vulnérabilité psychologique avant la maladie, il est plus probable qu’elle se réactive ou réapparaisse, sous la forme d’un épisode dépressif, d’un traumatisme ou encore de troubles anxieux.
Qu’est-ce que l’on appelle la « dépression du survivorship » ? La dépression du survivorship correspond au moment où l’on fait le deuil de la personne que l’on était avant la maladie, ainsi que des capacités ou des compétences que l’on a peut-être perdues. La maladie nous confronte à notre propre mortalité et l’on perd une part de cette légèreté qui nous habitait auparavant. Mais on peut aussi en sortir plus résilient. Les personnes apprennent à poser leurs limites, à redéfinir leurs priorités et à accorder davantage d’importance à ce qui compte vraiment pour elles. On peut même, dans certains cas, parler de croissance post-traumatique. © Claude Pisctitelli
Comment abordez-vous le retour au travail post-cancer ?
MARTINE RISCH
La santé mentale est-elle encore trop souvent sous-estimée après la fin des traitements ? Oui, car tout le monde pense qu’après, tout va bien. En général, l’idée que l’on se fait du cancer, c’est qu’une fois les traitements terminés, soit on est guéri, soit on ne l’est pas. Aujourd’hui, de plus en plus de patients survivent à un cancer, mais certains restent aussi sous traitement très longtemps, parfois à vie. Ces traitements peuvent avoir des effets secondaires et un impact important sur la qualité de vie. Lorsque l’on ne va pas bien, que l’on souffre encore de séquelles ou d’effets secondaires et que l’entourage minimise ce que l’on vit, cela peut être très difficile à gérer.
Constatez-vous une différence dans les demandes de suivi psychologique entre les hommes et les femmes ? De moins en moins, honnêtement. Je pense qu'avec le Covid, le recours au soutien psychologique s'est peut-être davantage légitimé. Je suis à la Fondation Cancer depuis 2013. Au début, ma patientèle était principalement composée de femmes d'une soixantaine d'années atteintes d'un cancer du sein. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus mixte. Nous accompagnons davantage d'hommes, mais aussi des proches masculins.
Notre action se traduit d'abord par l'accompagnement des patients. Nous leur proposons des conseils sociaux et/ou un coaching pour préparer leur retour au travail (back to work), afin qu'ils puissent aborder cette étape dans les meilleures conditions. Notre action se traduit également par un travail de plaidoyer. Nous sensibilisons les ministères concernés, afin de mieux faire reconnaître les enjeux liés au retour au travail après un cancer. De mon côté, j'interviens lors de conférences destinées aux employeurs pour les sensibiliser à leur rôle. Du côté des patients, la plupart ont envie de reprendre leur activité professionnelle, mais souffrent encore de séquelles. Ils ont souvent peur de ne plus être à la hauteur, de ne pas retrouver leurs capacités d'avant ou de devoir faire face au regard des autres. Il arrive aussi que certaines personnes reprennent le travail trop tôt et se rendent compte qu'elles ne sont pas encore prêtes. Revenir directement à un temps plein de 40 heures après des traitements lourds n'est pas évident. C'est pourquoi nous sensibilisons les patients et les employeurs aux dispositifs existants, comme la reprise progressive du travail pour raison thérapeutique ou le reclassement interne. Il existe des solutions pour permettre à une personne de réintégrer son poste ou d'en occuper un autre, si elle a besoin de réduire son temps de travail ou si elle ne peut plus exercer exactement les mêmes fonctions qu'auparavant.
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DERRIÈRE CHAQUE PERSONNE, UN BAGAGE INVISIBLE DU 5 AU 17 OCTOBRE, LES SEMAINES DE LA SANTÉ MENTALE NOUS INVITENT À REGARDER AUTREMENT CE QUE NOUS PORTONS EN NOUS ET CE QUE LES AUTRES NE MONTRENT PAS TOUJOURS. DERRIÈRE LES APPARENCES SE CACHENT PARFOIS DES ÉPREUVES, MAIS AUSSI DES RESSOURCES QUI NOUS PERMETTENT D’AVANCER.
Ce que l’on ne voit pas Une séparation, un deuil, une période de stress, la solitude, la maladie, une fragilité que l’on préfère taire… Certaines expériences laissent des traces qui ne se voient pas. Derrière un sourire, un silence ou un comportement inhabituel, nous ignorons souvent ce que traverse la personne qui se trouve à côté de nous.
On a tous un bagage. Ensemble, avançons plus légers. (CAMPAGNE 2026)
C’est autour de cette réalité que s’articule la 5e édition des Semaines de la Santé Mentale, organisées du 5 au 17 octobre 2026 : « On a tous un bagage Ensemble, avançons plus légers. » Une métaphore qui rappelle que la santé mentale nous concerne tous, sans réduire nos parcours à leurs difficultés. Car ce que nous avons vécu nous a aussi permis de développer des ressources : des expériences, des compétences, des liens, mais également la capacité à demander de l’aide lorsque cela devient nécessaire. « Le bagage devient souvent plus léger lorsqu’il est partagé. Les relations de confiance, l’écoute sans jugement, l’entraide et le courage de demander un soutien professionnel sont des ressources qui nous permettent d’avancer, même lorsque le chemin est difficile », souligne Astrid de Leeuw, coordinatrice des Semaines de la Santé Mentale. Être présent pour l’autre ne signifie d’ailleurs pas forcément savoir quoi dire ou quoi faire. « L’empathie ne consiste pas à trouver directement des solutions ou les bons mots, mais à accueillir ce que vit l’autre et à être simplement là à ses côtés. »
Une histoire dans chaque valise Cette réflexion prend une forme très concrète avec « Ma valise de vie », un projet collectif développé au sein du service de jour de la Ligue Santé Mentale.
histoire singulière et donne à voir une part de ce qui reste habituellement invisible.
Les participants ont d’abord retracé leur parcours par les mots avant de le traduire en images et en objets réunis dans une valise. Les épreuves et les ruptures y côtoient les ressources mobilisées et les différentes étapes du rétablissement. Chaque création raconte ainsi une
Au-delà des parcours exposés, le projet nous invite surtout à interroger notre manière de regarder ceux qui nous entourent. « Chacun porte une histoire que nous ne connaissons pas toujours. Derrière les sourires, les silences ou les comportements du quotidien se cachent parfois
PUBLIREPORTAGE
des défis invisibles. Un regard bienveillant et curieux peut ouvrir la porte à davantage de compréhension, de lien et de compassion », rappelle Astrid de Leeuw.
Libérer la parole Changer le regard, c’est aussi faire de la santé mentale un sujet dont on peut parler plus librement. Depuis 2018, les Semaines de la Santé Mentale mobilisent ainsi communes, associations, institutions, entreprises et professionnels à travers le Luxembourg. Lors de l’édition 2024, plus de 100 actions avaient été proposées grâce à l’engagement de près de 100 partenaires. Du 5 au 17 octobre, conférences, ateliers, rencontres, initiatives artistiques et moments de partage permettront à chacun de s’informer, d’échanger et de mieux connaître les ressources disponibles. Parmi les temps forts de cette 5e édition, trois rendez-vous seront organisés ou coorganisés par la Ligue Santé Mentale les 9, 10 et 16 octobre. Le 10 octobre, Journée mondiale de la santé mentale, la mobilisation prendra également la couleur du ruban vert, symbole de soutien à la santé mentale et de solidarité envers les personnes touchées par un trouble psychique. Car derrière la sensibilisation se trouve un enjeu très concret : permettre à chacun de reconnaître ses difficultés, mais aussi de savoir qu’il existe des personnes et des ressources vers lesquelles se tourner. Une invitation, finalement, à être un peu plus attentifs à ce que l’on ne voit pas, chez les autres comme chez soi. TROIS RENDEZ-VOUS À RETENIR
9 octobre - Ensemble, avançons plus légers grâce à l’art Au Mamer Schlass, une journée destinée aux professionnels explore, à travers conférences et ateliers, la création artistique comme source de résilience et ressource dans l’accompagnement en santé mentale.
10 octobre - « ensemble, avançons plus heureux ! » Au Centre Culturel Paul Barblé à Strassen, une journée ouverte au grand public avec ateliers, stands d’information, espaces d’échange et l’exposition « Ma valise de vie ».
16 octobre - Resilienz Forum 2026 Une journée de clôture autour du thème « Vivre en bonne santé dans un monde numérique ».
Semaines de la Santé Mentale - du 5 au 17 octobre 2026
PROGRAMME COMPLET SUR : SEMAINESANTEMENTALE.LU
PORTRAIT
aroline Soteras-Scuflaire
LA ZUMBA COMME FORCE DE COMBAT
Caroline Soteras-Scuflaire a de l’énergie à revendre et ferait danser même les plus réticents. Il y a quelques années, la Zumba a été pour elle un coup de cœur immédiat. Simple pratiquante au départ, elle décide de se former et de devenir professeure à la suite d’un premier cancer du sein. Ce savant mélange de danse et de fitness l’a aidée à traverser cette épreuve de la vie. Depuis, Caroline donne des cours de Zumba destinés à toutes celles et ceux qui sont touchés par la maladie ou l’ont été. Chaque mouvement devient alors une façon de reprendre confiance, de renouer avec son corps et d’avancer au sein d’une communauté bienveillante. Propos recueillis par Margot Houget
Commençons par l’incontournable question pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas encore. Pourriez-vous nous dire quelques mots sur vous ? Je suis belge et je vis au Luxembourg depuis maintenant presque 27 ans. Je suis arrivée ici pour travailler comme traductrice au Parlement européen. Et disons que, depuis toute petite, j’ai toujours pratiqué la danse. J’ai commencé par le ballet classique, puis, plus tard, je me suis
© Afshin IsmaeliSOTERAS-SCUFLAIRE CAROLINE
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PORTRAIT
tournée vers les danses latines, notam- En quoi diffèrent-ils et pourquoi ment la salsa et la bachata. C’est d’ailleurs était-il important pour vous comme ça que j’ai rencontré mon mari. de faire cette distinction ?
Puis, une seconde histoire d’amour est née avec la Zumba… Absolument. J’ai commencé à suivre des cours de fitness et de danse à la salle de sport. Un jour, j’ai découvert la Zumba et ça a été le coup de foudre. Moi qui aime beaucoup de styles de musique et qui adore explorer différents univers, j’ai trouvé dans la Zumba le mélange parfait. C’est une discipline qui permet vraiment de se laisser porter par la musique et de lâcher prise. On retrouve quatre grands rythmes de base qu’il faut absolument avoir dans sa playlist : la salsa, le merengue, le reggaeton et la cumbia. Une fois qu’on a ces incontournables, tout est permis.
Ils sont assez similaires, mais le cours du lundi (celui destiné aux personnes ayant ou ayant eu un cancer) me demande d’être plus attentive aux besoins de chaque personne, d’autant plus que certaines sont encore en traitement. Il y a peut-être un peu moins d’intensité, mais pas forcément. J’adapte toujours le cours en fonction du niveau et de la forme générale du groupe. Je dis d’ailleurs aux participantes d’y aller à leur rythme et de respecter leur organisme.
Un cours destiné aux personnes ayant ou ayant eu un cancer permet de mettre encore davantage l’accent sur la bienveillance, à la fois envers soi-même et envers les autres. Je veux que chacune se sente libre de venir quels que soient son niveau d’énergie et sa forme physique, car on Quel a ensuite été le déclic se sent toujours mieux après un cours. qui vous a poussée à devenir Dans une salle de sport classique, on peut professeure de Zumba ? être tenté de se comparer aux autres, ce Il se trouve qu’en 2014, j’ai eu un pre- qui est destructeur quand on reprend le mier cancer du sein, avec d’abord une opé- sport après un cancer. ration, puis des séances de chimiothérapie et de radiothérapie. Tout au long de mon J’imagine aussi que la Zumba parcours de soins, la Zumba a été un vé- permet de se réapproprier ritable fil conducteur. Elle m’a donné de son corps. la force et de la joie, car j’ai continué, tant bien que mal, à suivre mes cours. Je me Exactement. De reprendre conscience suis alors dit : « Et si j’en proposais à des de son corps, mais aussi de se sentir sexy. personnes qui sont, elles aussi, confrontées On bouge les hanches, on fait de jolis mouau cancer ? » C’est à ce moment-là que j’ai vements de bras, c’est élégant. Il y a aussi décidé de me former. toute cette diversité dans le groupe. Quand on est 30 participantes, il y a 30 façons difEn 2018, j’ai commencé à donner mes férentes de bouger. Il y en a une qui tourne, premiers cours de Zumba pour l’ALG- une autre qui saute, une autre encore qui SO (Association Luxembourgeoise des tape dans ses mains… Et c’est justement ça Groupes Sportifs Oncologiques Asbl). qui est beau. J’aime dire que c’est une passion que j’exerce aujourd’hui de manière professionnelle. Avez-vous aussi des hommes
qui suivent vos cours ? L’un de vos cours est réservé aux personnes atteintes ou ayant été confrontées à un cancer, tandis que l’autre est ouvert à tous.
J’ai eu des hommes par le passé, mais actuellement, à part mon mari, qui vient de temps en temps, non. En fait, il est même devenu professeur lorsque j’ai eu mon Octobre 2026 n°281
second cancer du sein en 2023. Je cherchais quelqu’un pour me remplacer, mais je ne trouvais personne. Comme il suivait régulièrement mes cours, nous sommes finalement arrivés à la conclusion qu’il pouvait me remplacer au pied levé, puisqu’il connaissait toutes mes chorégraphies. Il a donc suivi une formation pour pouvoir prendre le relais.
Pour conclure sur une note positive, quelle est la chanson que vous aimez absolument inclure dans votre playlist pour mettre tout le monde de bonne humeur ? Si je dois citer un titre, ce serait Rumbatón de Daddy Yankee. C’est un reggaeton pêchu, explosif et, pour ceux qui comprennent les paroles en espagnol, c’est aussi très inspirant, puisque l’artiste parle de résilience et de célébration de la vie à travers la danse. Et je suis particulièrement fière de la chorégraphie que j’ai créée sur cette chanson. Si l’on parle d’artistes, il y a quelques incontournables : Daddy Yankee et Karol G pour le reggaeton, Marc Anthony et Jonathan Moly pour la salsa, et bien sûr Maluma, pour différents rythmes.
Le saviez-vous ? L’ALGSO est la toute première association luxembourgeoise dédiée au sport en oncologie. Elle propose des activités physiques adaptées aux personnes avant, pendant et après leur traitement contre le cancer, moyennant une petite cotisation annuelle. L’offre de cours est vaste allant de la Zumba, à la natation et au yoga, en passant par la marche.
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« Combien tu gagnes ? »
LE TABOU SALARIAL SE FISSURE AU LUXEMBOURG C’est la question que l’on n’ose pas poser à ses collègues devant la machine à café. Combien gagnet-on à ce poste ? Pourquoi certains sont-ils mieux payés que d’autres ? La directive européenne sur la transparence des salaires devrait rendre ces interrogations moins taboues. Entre les fourchettes salariales communiquées aux candidats, l’interdiction de demander leur historique de rémunération, et l’accès renforcé des salariés aux informations sur les rémunérations : le rapport de force est en train de changer. Au GrandDuché, les entreprises devront apprendre à expliquer leurs choix. Rédaction : Aude Forestier
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Le salaire sort du silence
Le danger de l’autocensure
« Et toi, tu gagnes combien par mois ? » À cette question, la plupart des salariés au Luxembourg gardent le silence. Chacun connaît son salaire, mais ignore celui de son voisin de bureau. Une discrétion qui entretient une asymétrie d’information entre salariés, candidats et employeurs. D’après un récent sondage mené par Moovijob.com, 54 % des répondants se disent ouverts à l’idée de parler ouvertement de leur rémunération avec leurs collègues. À l’inverse, 46 % jugent que cela doit rester strictement privé.
Cette transparence peut avoir des effets pervers. Une fourchette salariale peut inciter certains candidats à viser le haut de la grille sans en avoir toutes les compétences, obligeant l’employeur à justifier son positionnement. Autre risque : l’autocensure. Caroline Lamboley le constate chez certaines femmes très expérimentées : « Elles vérifient d’abord qu’elles remplissent tous les critères, quand d’autres candidats se positionnent plus volontiers sur leur potentiel. Une fourchette ne supprime pas cette autocensure. »
Le véritable changement vient de Bruxelles. La directive (UE) 2023/970 sur la transparence des salaires doit être transposée dans les droits nationaux. Parmi les principales mesures : informer sur la rémunération initiale ou sa fourchette avant l’entretien ou la négociation, interdire de demander au candidat son historique salarial et renforcer le droit des salariés à l’information sur les rémunérations. Patricia Ferrante, directrice exécutive du Conseil National des Femmes du Luxembourg (CNFL), salue cette mesure. « Nous la considérons particulièrement pertinente pour éviter de reproduire et pérenniser des inégalités accumulées tout au long du parcours professionnel. » Caroline Lamboley, CEO du cabinet indépendant de chasse de têtes Lamboley Executive Search, estime que la transparence ne signifie pas la fin de la négociation. « Elle en change le centre de gravité. » Le salaire reflète « une histoire, un secteur, une entreprise et parfois des années de sous-positionnement. Il ne mesure pas nécessairement la valeur future de la personne », remarque-t-elle. Tessy Thill, Director, People Experience and Change chez PwC Luxembourg, note que la conversation passe de « Combien gagniez-vous auparavant ? » à « Quelles compétences, quelle expérience et quelle valeur apportez-vous à ce poste ? ». Pour Sabrina Bonnet, Director, People, Tax & Reward Services chez KPMG Luxembourg, « la discussion peut de plus en plus se concentrer sur la valeur du poste, les compétences requises et les critères utilisés pour déterminer le positionnement dans une fourchette salariale. » Elle ajoute que cette évolution « met davantage l'accent sur la substance du profil du candidat plutôt que sur sa capacité à négocier autour d'un chiffre inconnu. » Dans le recrutement, le changement est déjà perceptible, selon Héloïse Buring, Associate Director chez Morgan Philips. « Les candidats postulent désormais sur les opportunités déjà alignées avec leurs attentes salariales, ce qui nous fait gagner un temps précieux en entretien » et réduit dans le même temps « les déconvenues en fin de process. » Les candidatures sont « mécaniquement moins "hors budget". »
Les candidats postulent désormais sur les opportunités déjà alignées avec leurs attentes salariales, ce qui nous fait gagner un temps précieux en entretien. Si les candidats découvrent les cartes avant de signer, les salariés disposeraient de davantage d’informations sur les rémunérations de leur entreprise. Une différence de salaire entre un collaborateur en place et un nouvel arrivant peut faire grincer des dents. Les entreprises devront anticiper les rattrapages salariaux. « Notre conseil est systématique : aligner les salaires sur le marché dès le départ », assure Héloïse Buring. « Si le budget fixé n’est pas réaliste, je le dis clairement et le client doit alors soit revoir son budget, soit revoir ses critères de recherche. » Elle donne l’exemple du recrutement d’un gestionnaire d’actifs, où le budget a dû être revu à la hausse de +20 % après quelques jours de sourcing. Si le package salarial d’un nouvel arrivant déclenche une crise, la transparence ne fait généralement que révéler une incohérence déjà présente. Sabrina Bonnet (KPMG) abonde dans ce sens en soulignant que « dans de nombreux cas, la transparence met simplement en lumière des incohérences existantes. »
Le vrai test se joue en interne Cette nouvelle donne place les managers en première ligne. La préparation commence par la capacité de l’organisation à structurer ses postes : « Lorsqu’une entreprise dispose d’une structure solide qui définit la valeur relative de chaque poste,
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il devient beaucoup plus facile d’élaborer des barèmes salariaux cohérents et défendables. En réalité, la transparence met souvent en lumière des problèmes qui existaient déjà plutôt que d’en créer de nouveaux », remarque Tessy Thill. Il faudra former les managers à expliquer les packages globaux, les différences de rémunération et les critères d’évolution pour désamorcer les tensions. Selon Sacha Thill, (KPMG) « les gestionnaires devront également être préparés, car ils seront probablement les interlocuteurs des salariés lorsque des questions sur les rémunérations se poseront, et "les RH décident" ne suffira plus comme réponse. » Sa collègue Sabrina Bonnet, complète en rappelant que « la transparence n'a pas pour but de rendre le salaire de tout le monde identique, mais de rendre la logique sous-jacente de la rémunération compréhensible, cohérente et défendable. » « Ce sont eux qui devront porter ce discours au quotidien, être formés pour l'expliquer, et surtout être à l'écoute des collaborateurs qui se sentiront lésés, c'est un vrai changement de posture managériale, pas seulement un ajustement RH », résume Héloïse Buring. Le sujet est particulièrement sensible dans les PME et entreprises familiales, où les rémunérations se sont souvent construites au fil des recrutements et négociations individuelles. « Quelles différences restent légitimes et lesquelles doivent être corrigées », pointe Caroline Lamboley.
Des droits renforcés pour les salariés Côté salariés, l’un des principaux changements concerne l’accès à l’information. Le MEGA souligne que la transparence permet de transformer l’égalité salariale d’un principe juridique
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en un système mesurable et contrôlable. Les primes, les critères de promotion ou encore le temps partiel peuvent également contribuer à creuser les écarts entre les femmes et les hommes. Le Luxembourg affiche un écart de salaire horaire de -0,8 % entre femmes et hommes, rappelle le ministère. Les revenus annuels font apparaître d’autres mécanismes, liés notamment au temps partiel, aux interruptions de carrière ou à la concentration des femmes dans certains métiers. Pour Martine Mirkes, directrice adjointe de la Chambre des salariés (CSL), « la directive contribue précisément à réduire cette asymétrie d’information. Elle prévoit notamment le droit, pour les salariés, d’obtenir des informations sur leur niveau de rémunération individuel ainsi que sur les niveaux de rémunération moyens, ventilés par sexe, des travailleurs accomplissant un même travail ou un travail de même valeur. »
Des modalités encore incertaines Reste une inconnue de taille : comment ces principes seront-ils concrètement appliqués ? La directive prévoit notamment un renforcement des mécanismes permettant de faire valoir le principe d’égalité de rémunération et un partage plus favorable de la charge de la preuve dans certaines situations. Le seuil de 5 % intervient notamment lors de l’évaluation conjointe lorsqu’un écart moyen entre femmes et hommes dans une catégorie de travailleurs atteint au moins 5 %, sans justification par des critères objectifs et neutres ni correction dans les conditions prévues par la directive. Le renforcement de la charge de la preuve, combiné aux obligations de transparence, devrait faciliter la mise en œuvre concrète du principe
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d’égalité de rémunération, selon Martine Mirkes. Le MEGA rappelle que ce renversement s’applique à toute personne « confrontée à une différence de rémunération injustifiée, indépendamment de son sexe. » La Commission Nationale pour la Protection des Données (CNPD) rappelle que la transparence salariale et la protection des données personnelles ne doivent pas être envisagées comme contradictoires. Dans les petites structures ou équipes de deux ou trois personnes, la communication d'une moyenne peut permettre de deviner le salaire exact d'un collègue. L'autorité souligne que « la directive prévoit précisément cette hypothèse », en permettant de réserver l'accès à certaines informations aux représentants du personnel. Les employeurs devront anticiper les écueils du RGPD, notamment le principe de minimisation des données et l'interdiction du détournement de finalité. La Chambre des salariés plaide en faveur d’une transposition ambitieuse, allant au-delà du minimum prévu. « Elle devrait couvrir le plus largement possible l’ensemble des entreprises du Grand-Duché et associer pleinement les délégations du personnel et les organisations syndicales », commente Martine Mirkes. Au CNFL, Patricia Ferrante rappelle que certaines modalités concrètes restent encore « incertaines. » La directive laisse aux États membres une marge d’appréciation. À ce jour, aucun projet de loi n’a été déposé à la Chambre des députés. La transparence ne fera pas disparaître toutes les inégalités professionnelles. Elle pourrait rendre certaines différences plus difficiles à justifier. Demain, les entreprises ne devront pas seulement décider combien elles paient. Elles devront aussi être capables d’expliquer pourquoi.
* Conditions et règlement sur Foyer.lu
Image générée en IA.
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MONDE
ÉLECTIONS RÉGIONALES EN ALLEMAGNE : VICTOIRE PAR DUPERIE La victoire du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), le 6 septembre dernier, dans le Land de Saxe-Anhalt, est un choc pour l’Allemagne et l’Europe. La formation capitalise sur la dénonciation de politiques néolibérales auxquelles elle n’entend pourtant rien changer. Rédaction : Fabien Grasser
Si l’histoire ne se répète pas, elle s’est mise sérieusement à bégayer le 6 septembre dans le Land allemand de Saxe-Anhalt, où le parti d’extrême droite AfD a signé une victoire électorale éclatante aux élections régionales. L’Alternative pour l’Allemagne y a recueilli 43,8 % des suffrages sur fond de participation record (78 %), presque la majorité absolue dans un pays habitué aux gouvernements de coalition. Pour la première fois depuis 1945 et la fondation de la République fédérale, l’extrême droite est en mesure de gouverner un Land. Le résultat est un choc pour l’Allemagne et, au-delà, pour l’Europe tout entière, face à une extrême droite qui progresse de manière continue depuis plus de dix ans dans la presque totalité des pays de l’Union européenne, et alors que d’importantes échéances se profilent dans les mois à venir : présidentielle en France, législatives en Espagne et en Italie. Le résultat du 6 septembre en Saxe-Anhalt est aussi symboliquement fort sur le plan historique, puisque ce fut le premier 46
Land à être dirigé par un ministreprésident nazi, à partir d’avril 1932, quelques mois avant l’accession d’Adolf Hitler au pouvoir. Bien que l’AfD ne cache pas ses sympathies pour le passé nazi de l’Allemagne et qu’elle soit régulièrement qualifiée de néonazie, le contexte est aujourd’hui différent. À commencer par le Land, dont les contours géographiques ne sont pas les mêmes : en 1932, l’Anhalt ne regroupait qu’une petite partie du territoire de l’actuelle Saxe-Anhalt et sa population se limitait à 350 000 habitants, contre 2,1 millions aujourd’hui, ce qui en fait toujours l’un des Länder les moins peuplés du pays. Les effets de la crise économique actuelle ne sont ensuite pas comparables à la violence de ceux subis dans les années 1930. Sur le plan électoral, quelques parallèles peuvent néanmoins être dressés. Comme en 1932, l’extrême droite a bénéficié d’un large report de voix du petit patronat et d’une part importante de l’électorat de la droite traditionnelle, sur fond de casse sociale Octobre 2026 n°281
au niveau national. En obtenant à peine 18 % des suffrages le 6 septembre, c’est l’Union chrétienne-démocrate (CDU) du chancelier Friedrich Merz qui a perdu le plus de plumes dans ce Land qui était un bastion conservateur depuis la réunification en 1990. Son score se trouve divisé par deux par rapport aux élections de 2021, tandis que celui de l’AfD a plus que doublé. La CDU a perdu 111 000 électeurs, majoritairement partis vers l’extrême droite et plus marginalement vers les trois partis de gauche (SPD, Verts et Die Linke). Les ouvriers, qui étaient restés fidèles aux socialistes et aux communistes en 1932, ont cette fois basculé vers l’AfD, 59 % d’entre eux ayant déclaré avoir voté pour ce parti.
Merz ne veut rien changer Chancelier le plus impopulaire de l’histoire de l’Allemagne fédérale, Friedrich Merz a encaissé le coup au lendemain du scrutin, se disant « profondément choqué » par le résultat. Lors de son accession à la chancellerie en mai 2025, il avait promis de diviser par deux les résultats de l’AfD.
MONDE
Friedrich Merz © Alexandros Michailidis
Un peu plus d’un an après, ceux-ci ont doublé au niveau national. Un échec cuisant, en partie lié à la personnalité rigide et austère du chancelier, mais surtout à sa politique de démantèlement de l’État social et de soutien aux grandes entreprises. Ce dernier point a pesé en Saxe-Anhalt, où plus de la moitié des patrons de PME et des indépendants ont voté AfD, l’économie du Land reposant essentiellement sur le Mittelstand, un tissu de petites entreprises qui, dans ce Land, est davantage orienté vers le marché intérieur que vers l’exportation. Il y a quelques semaines, Friedrich Merz se gargarisait aussi d’une énième réforme des retraites au détriment des pensionnés, tout en promettant d’autres coupes sombres à venir dans la santé ou le chômage. Mais le chancelier semble incapable de la moindre remise en question et les résultats du 6 septembre n’infléchissent en rien ses positions. Tout juste consent-il à faire preuve de « davantage de pédagogie » pour justifier sa politique austéritaire. Cet argument risque de braquer encore un peu plus l’électorat, tant il est infantilisant. En réalité, Friedrich Merz n’arrive pas à envisager d’autre horizon politique que le néolibéralisme incarné par l’Union européenne. Ce modèle aggrave de manière
de plus en plus flagrante la perte de pouvoir d’achat, la hausse sans précédent des inégalités et la crise écologique qui touchent l’ensemble de l’Europe.
Lors de son accession à la chancellerie en mai 2025, Friedrich Merz avait promis de diviser par deux les résultats de l’AfD. Un peu plus d’un an après, ceux-ci ont doublé. Le problème n’est pas circonscrit à l’Allemagne et c’est l’ensemble des droites européennes qui ne parvient pas à s’extirper de ce logiciel. Le début de la campagne présidentielle en France en fournit un exemple parmi d’autres. Aussi bien
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les deux anciens Premiers ministres centristes Gabriel Attal et Édouard Philippe, que Bruno Retailleau, qui représente la droite conservatrice, se lancent dans la campagne en promettant sang et larmes aux électeurs, tout en voulant accroître les dérégulations et, par une fiscalité privilégiée, le transfert des richesses vers une infime minorité de gros patrimoines. Malgré l’échec retentissant de ces politiques depuis dix ans, ils veulent les amplifier en imposant, au besoin, un tournant autoritaire au pays. Comme en Allemagne, le centre-droit et la droite courent, dans le même temps, derrière l’extrême droite en reprenant ses obsessions identitaires et anti-immigrés.
Un passé imaginaire Une impasse sur laquelle l’extrême droite capitalise aisément avec des slogans populistes et des solutions toujours simplistes. En Saxe-Anhalt, la tête de liste de l’AfD, Ulrich Siegmund, a mené une campagne centrée sur sa personne – « Je suis quelqu’un d’ordinaire, comme vous », a-t-il répété – et sur des thèmes attrape-tout, dans lesquels chacun peut se reconnaître, malgré les contradictions que comporte un tel exercice. Sans trop entrer dans le détail de son programme, il a mené une campagne qu’il a voulu « positive », jouant des symboles d’un passé aussi idéalisé qu’imaginaire dans un Land en déclin démographique et à la population la plus âgée d’Allemagne (50 % des habitants ont plus de 50 ans). Une belle pirouette, à vrai dire, pour un parti farouchement anticommuniste, mais qui a joué sans vergogne sur les ressorts de l’ostalgie et sur la relative prospérité du Land sous le régime dictatorial de la RDA. Aujourd’hui, la Saxe-Anhalt affiche le PIB par habitant le plus faible du pays, de 39 % inférieur à la moyenne de l’Allemagne. Ulrich Siegmund a ainsi battu campagne sur une mobylette produite à l’époque de l’Allemagne de l’Est. 48
Âgé de 35 ans et considéré par l’hebdomadaire Der Spiegel comme « l’homme le plus dangereux d’Allemagne », il avait fait ses premières armes politiques au sein de la CDU, dont il a finalement capté une partie de l’électorat. Professionnel du marketing, Ulrich Siegmund est aussi le fondateur de l’entreprise « Berlin Duft », une marque de parfum d’intérieur de mauvaise qualité, mais à l’emballage des plus attrayants. Comme une métaphore de ce que représente réellement l’AfD.
Les 152 parlementaires fédéraux de l’AfD adoptent systématiquement des positions pro-business, économiquement très libérales et « anti-assistanat ». Dans le contexte spécifique de la Saxe-Anhalt, la rhétorique antimigrants tient de la duperie, tant la dépendance du Land à la main d’œuvre immigrée est importante. Une grande partie des services, le secteur le plus pourvoyeur d’emplois, s’effondrerait sans l’apport des étrangers. C’est notamment le cas du système hospitalier, dont le fonctionnement dépend en grande partie de médecins et de spécialistes étrangers, souvent Syriens. Alors que le niveau scolaire dans le Land régresse, les entreprises font de plus en plus appel à des immigrés pour tenir les employés qualifiés. Malgré cela, Ulrich Siegmund Octobre 2026 n°281
a promis des expulsions massives d’étrangers, visant particulièrement les près de 40 000 Ukrainiens qui y sont établis, affirmant le caractère résolument pro-russe de l’AfD.
Le parti contredit son propre discours Comme l’ensemble des formations d’extrême droite européennes, l’Alternative pour l’Allemagne prospère sur une rhétorique antimigrants et antimusulmanes. Outre les expulsions massives, le parti promet de les exclure des aides sociales, au nom de la « préférence nationale ». Se présentant en défenseur des « petites gens », l’AfD se pose aussi en rempart contre de supposées élites mondialisées et leurs politiques économiques qui ruinent le pouvoir d’achat et la protection sociale. Ce discours populiste, propre à ce champ politique, est pourtant contredit par les votes de ses députés au Bundestag, un phénomène que l’on retrouve aussi en France avec le RN ou en Italie avec le gouvernement de Giorgia Meloni. Les 152 parlementaires fédéraux de l’AfD adoptent systématiquement des positions pro-business, économiquement très libérales et « anti-assistanat ». Sur l’allocation chômage, l’AfD plaide pour la suppression du système actuel pour le remplacer par une obligation d’activité pour les demandeurs d’emploi. Elle s’oppose invariablement aux hausses du salaire minimum ou conditionne le maintien d’aides régionales par l’abandon des investissements dans l’écologie, dans l’aide internationale et bien sûr dans l’accueil des migrants. Ces contradictions, pourtant flagrantes, entre les intentions affichées et la réalité des votes, n’empêchent en rien l’AfD de progresser de scrutin en scrutin, thésaurisant sur le rejet des partis classiques et leur incapacité à considérer les difficultés croissantes auxquelles est confrontée la population.
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NEWS
Société CHARLOTTE JUNCK PREND LES RÊNES DE L’UEL L’Union des Entreprises Luxembourgeoises (UEL) change de direction. Charlotte Junck prendra ses fonctions de directrice le 1er octobre 2026, sur décision du conseil d’administration. Elle aura pour mission de piloter les services de l’organisation, d’appliquer les décisions de ses instances et de travailler avec les Chambres et fédérations professionnelles sur les dossiers stratégiques. Juriste de formation, diplômée des universités de Strasbourg et Paris II Panthéon-Assas, Charlotte Junck était depuis 2017 Head of Legal chez Päiperléck Aides et Soins à Domicile – Résidences Seniors. Elle entend faire évoluer l’UEL face aux transformations économiques et renforcer le dialogue social. Le même jour, Marc Lauer prendra la présidence de l’organisation.
Une nouvelle adresse aux trois visages Ésotérisme, créations et ateliers : au 22, rue Beaumont, Oracle & Smile réunit trois univers sur 150 m². Au rez-dechaussée, l’espace Oracle plonge les visiteurs dans une ambiance ésotérique avec l’Univers de Sab, Lunelle, Stef Création et Mabae, aux côtés des accessoires pour chiens et chats de Lili Woof. Au fond de la boutique, Les Lovers propose des ateliers créatifs et bien-être pour adultes et enfants, chaque samedi, en afterwork et ponctuellement le dimanche. À l’étage, une bibliothèque rassemble livres et oracles, complétée par un espace fumigation avec encens et sauge. L’espace Smile met en lumière des créateurs éthiques, tandis qu’Alchimie des Sens propose des soins énergétiques. Animations et rencontres rythmeront également le lieu, avec notamment les consultations de tarot de Nathalie les 10 et 24 octobre.
L’ABBL lance son guichet pour les entreprises L’Association des Banques et Banquiers, Luxembourg (ABBL) lance un Business Support Desk destiné aux entreprises qui rencontrent des difficultés ou ont besoin d’un accompagnement supplémentaire lors de l’ouverture d’un compte professionnel. Gratuit, le service doit les orienter vers les établissements membres et, si nécessaire, faciliter le dialogue sur l’avancement du dossier. Il s’adresse à tous les secteurs, y compris la défense. L’ABBL rappelle toutefois qu’elle n’ouvre pas de comptes et que la décision reste du ressort des banques. L’initiative vise aussi à identifier les points de friction et à rendre les démarches plus lisibles, sans alléger les exigences réglementaires, notamment en matière de KYC et de lutte contre le blanchiment.
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PASSION’ELLE mise sur la relance
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Passion’elle change de propriétaires et affiche de nouvelles ambitions. Depuis le 17 août, l’enseigne luxembourgeoise est détenue par Jean-Pierre Lutgen, fondateur d’Ice-Watch, et Alex Esposito, dirigeant de Green Time. La reprise concerne les cinq points de vente et garantit le maintien des 18 emplois. Les dirigeants veulent accélérer le développement de Passion’elle en renforçant son portefeuille de marques et en rénovant progressivement ses boutiques. Implantée à Belval, Bertrange, Mersch, Wemperhardt et Pommerloch, l’enseigne entend capitaliser sur son ancrage local et son service de proximité.
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Azimut Games joue la carte internationale
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Illustratioun: Lynn Cosyn
La jeune maison d’édition luxembourgeoise Azimut Games met le cap sur l’international. Du 22 au 25 octobre, elle participera à SPIEL Essen, rendez-vous mondial du jeu de société. Fondée par Vincent Merveille, l’entreprise y présentera deux créations. Azimath propose aux enfants dès 4 ans d’apprendre les mathématiques de manière ludique et commence à être distribué au Luxembourg et dans la Grande Région. Azimut XL mise, lui, sur le mouvement : jusqu’à 24 participants évoluent sur un parcours grandeur nature mêlant orientation, observation et esprit d’équipe. Cette présence à Essen doit leur permettre de rencontrer distributeurs, écoles et professionnels du secteur.
Mat gudde Frënn gesäit
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Un nouveau quartier
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À Wecker, le nouveau quartier « An der Schmëtt » prend forme au bord de la Syre renaturée. Déployé sur 5,5 hectares, le projet accueillera à terme 164 logements dans un environnement pensé pour favoriser les échanges et la mobilité douce. La première phase en prévoit 95 : maisons unifamiliales, logements intégrés, maisons bi-familiales et appartements. Parmi eux, 64 seront proposés à la location abordable, 29 à la vente abordable et 2 au marché libre. Les maisons répondent aux critères de la certification LENOZ. Les premières unités sont livrées en septembre 2026, avant de nouvelles mises sur le marché en décembre et des livraisons jusqu’en 2027.
FINANCE
DE L’INTENTION À L’ACHAT : comment bâtir un projet immobilier en béton au Luxembourg ? Acheter un bien au Grand-Duché ne s’improvise pas. Budget, financement, aides publiques, choix de la commune et état du bien : derrière le coup de cœur se cache une équation parfois redoutable. Entre les envies et ce que l’on peut réellement s’offrir, le marché impose ses arbitrages. Car devenir propriétaire ne consiste pas seulement à trouver la bonne maison ou le bon appartement : encore faut-il pouvoir en assumer le coût dans la durée. De la première visite à la signature, comment construire un projet immobilier solide sans laisser l’émotion prendre le dessus ? Rédaction : Aude Forestier
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FINANCE
Quand le budget rappelle à l’ordre Sur le papier, le projet est simple : une maison avec plusieurs chambres, un extérieur, une commune agréable et, pourquoi pas, quelques travaux. Dans la réalité, le budget rappelle qui commande. Au Luxembourg, le premier obstacle des candidats à l’achat reste souvent le même : faire coïncider leurs envies avec leur capacité financière. Longtemps en situation de faiblesse, le marché donne quelques signes de respiration. Publié fin juin, le dernier rapport de l’Observatoire de l’habitat constate une hausse de 1,7 % des prix de vente des biens résidentiels au premier trimestre 2026 par rapport à 2025, portée principalement par le secteur des maisons. Pour autant, concrétiser un projet immobilier reste un exercice d’arbitrage. Surface, commune, niveau de confort : les critères rêvés se heurtent rapidement à ce que le budget permet réellement d’acquérir. Marion Boudier, agente immobilière au Grand-Duché, constate que les clients commencent leur recherche avec une longue liste de critères avant de se confronter à la réalité. Un constat partagé par sa consœur Muriel Biraud (Keller Williams).
elle ne se résume pas « au montant qu’une banque est disposée à financer. » Revenus nets, charges récurrentes, situation familiale, stabilité professionnelle : l’ensemble du budget doit être passé au crible afin de conserver une marge suffisante pour les imprévus. « L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à se concentrer uniquement sur la mensualité maximale théorique. Il est préférable d’analyser plusieurs scénarios afin de vérifier que le projet reste financièrement confortable sur le long terme », souligne la banque. Dans un contexte où les taux peuvent évoluer, le choix du financement mérite lui aussi d’être anticipé. BGL BNP Paribas rappelle que « le choix entre un taux fixe et un taux variable doit être examiné avec attention : un taux fixe offre une visibilité sur le montant des échéances, tandis qu’un taux variable évolue selon les conditions de marché. » Au-delà du montant que la banque accepte de financer, une question doit surtout guider le futur propriétaire : combien restera-t-il réellement chaque mois une fois le crédit payé ? Pour BGL BNP Paribas, cette approche du « reste à vivre » permet de mesurer la soutenabilité du projet dans la durée. Une méthode simple peut permettre de tester son budget avant même de signer : épargner chaque mois la différence entre son loyer actuel et la future mensualité envisagée. Si cette somme devient difficile à mettre de côté, le signal mérite d’être pris au sérieux.
Le principal décalage est souvent celui entre un budget imaginé et un budget réellement exploitable.
Anticiper les frais cachés
Dans ces conditions, trois solutions se dessinent : revoir ses exigences, élargir sa zone de recherche ou augmenter son budget. « Ou, dans les cas les plus extrêmes, reporter leur achat lorsque l’écart entre leur projet initial et la réalité du marché paraît trop important », pointe Marion Boudier.
Le prix affiché n’est qu’une partie de l’addition. Droits d’enregistrement, frais d’acte notarié, frais administratifs, assurance solde restant dû (SRD) : tous doivent entrer dans le budget dès le départ. À cela peuvent s’ajouter les travaux de mise en conformité, les finitions sur plan ou encore l’installation d’une cuisine. L’assurance solde restant dû constitue notamment une protection pour la famille en cas de coup dur.
Sonia et Céline en savent quelque chose. Chacune à leur manière, elles ont dû composer avec les contraintes du marché luxembourgeois pour concrétiser leur projet. Avant de chercher le bien idéal, mieux vaut savoir précisément ce que l’on peut se permettre.
Le vrai budget ne s’arrête pas à la mensualité La première étape consiste donc à évaluer sa capacité d’emprunt. Selon la Banque et Caisse d’Épargne de l’État (BCEE),
Céline, qui a acheté avec son conjoint une maison à Hollerich en 2022, rappelle par ailleurs que la fiscalité doit être intégrée au calcul. Les intérêts d’emprunt peuvent notamment être déduits de l’impôt sur le revenu, ce qui permet d’alléger la charge du crédit.
Quant aux aides publiques, elles peuvent contribuer à alléger une partie de la facture. BGL BNP Paribas rappelle ainsi le rôle du crédit d’impôt « Bëllegen Akt », annoncé à 45 000 euros par acquéreur dans le cadre du nouveau Pacte Logement, qui peut réduire les droits d’enregistrement pour l’acquisition d’une résidence principale, auquel s’ajoute la prime d’accession à la propriété. À l’été 2023, Sonia achète seule une maison ancienne à Ettelbruck. Son parcours illustre à quel point le financement peut devenir le principal obstacle. « C’était inaccessible, difficile,
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mais j’y suis arrivée », sourit-elle. Pour monter son dossier, elle se tourne vers un courtier. Sa banque initiale refuse de lui prêter sur 30 ans, estimant que cela « dépassait l’âge de la retraite » avec un taux d’endettement trop élevé. À 38 ans, elle finit par obtenir son prêt dans un autre établissement, sur 28 ans, en acceptant un taux d’emprunt relativement haut. « Trouver un prêt a été l’étape la plus stressante », résume-t-elle. Aujourd’hui, le stress a laissé place à la satisfaction de vivre chez soi et à la liberté de réaliser les travaux à son propre rythme. Avec le recul, elle retient une conviction : « Avec le temps, il faut se faire confiance, on aura assez de finances dans le futur pour faire les travaux. Ce sera ma maison, je suis chez moi. »
Chercher mieux plutôt que chercher parfait Une fois le financement défini, reste à trouver le bien. Là encore, la stratégie compte. Marion Boudier conseille de distinguer l’essentiel du souhaitable et de limiter les priorités : « Je conseille de sélectionner et d’ordonner trois à cinq critères véritablement prioritaires, de les noter et de les relire lors des visites. » Une méthode qui permet notamment d’éviter que « le "coup de cœur" ne fasse perdre de vue les priorités définies objectivement au départ. » Car le prix affiché n’est pas toujours celui auquel le bien se vendra. Muriel Biraud le rappelle : « Un prix demandé n’est pas nécessairement un prix de vente final. » Pour évaluer correctement une propriété, mieux vaut donc comparer des biens réellement comparables et, lorsque c’est possible, s’appuyer sur l’expertise d’un professionnel de l’immobilier. Le parcours de Sonia montre aussi l’importance de ne pas se limiter trop rapidement à une zone géographique. En 2021, lorsqu’elle habitait à Luxembourg-Ville, elle s’interroge sur la perspective de continuer à payer un loyer toute sa vie. Investir pour l’avenir 54
lui semble logique. Elle ne souhaite pas s’installer dans le Sud et ne peut pas s’offrir un bien dans la capitale. Après une visite à Echternach, c’est finalement à Ettelbruck qu’elle trouvera son bonheur.
vendeur sera généralement plus enclin à considérer favorablement une offre émanant d’un candidat, dont la capacité financière a déjà été évaluée et dont le financement apparaît crédible.. »
Lorsque le budget ne suit pas les ambitions, élargir son périmètre peut donc permettre de faire aboutir un projet sans renoncer à devenir propriétaire. Céline, de son côté, sait que le coup de cœur peut aussi brouiller le jugement. « Le fait d’être deux avec un garde-fou permet de garder les pieds sur terre », souffle-t-elle.
Reste enfin à regarder au-delà de la première impression. L’évolution de la cellule familiale, les frais d’acquisition à amortir avant une éventuelle revente, la performance énergétique du logement ou encore le coût des travaux doivent entrer dans l’équation. Un bien peut être séduisant aujourd’hui et devenir beaucoup moins confortable demain si le budget ne laisse plus aucune marge. Muriel Biraud résume cette nécessité de garder la tête froide : « Gardez le coup de cœur pour le bien, mais prenez la décision avec des chiffres et des vérifications. L’émotion peut être le déclencheur, elle ne doit jamais être le seul fondement de la décision. »
Visiter avec les yeux et les chiffres Une visite ne doit pas seulement servir à imaginer sa future vie dans le logement. Elle doit aussi permettre de traquer les éventuels problèmes. Céline insiste ainsi sur la nécessité d’obtenir une transparence totale de la part des vendeurs. Lors de son achat, les propriétaires lui avaient notamment fourni un classeur récapitulatif regroupant devis et documents administratifs. Cette préparation permet de regarder le bien autrement : quels travaux ont été réalisés ? Lesquels restent à prévoir ? Quels documents permettent d’en vérifier l’état ? Derrière une maison séduisante peuvent se cacher des dépenses importantes. Autre réflexe : vérifier sa capacité d’emprunt auprès de son banquier avant de multiplier les visites. Une fois le bien trouvé, se positionner rapidement avec une offre claire peut également démontrer son sérieux auprès des agents immobiliers. BGL BNP Paribas insiste justement sur l’importance de préparer son financement en amont : « Préparer son dossier avant même d’avoir trouvé le bien permet, selon la qualité du dossier, d’obtenir un accord de principe de la part de la banque. » Pour le vendeur, ce document constitue un signal de sérieux et de solvabilité. La Spuerkeess partage cette analyse : « Un Octobre 2026 n°281
Le meilleur achat n’est pas celui qui vous fait rêver pendant une visite, c’est celui qui vous permet encore de dormir tranquille cinq ans plus tard. Au bout du compte, acheter un logement ne consiste donc pas seulement à décrocher les clés d’un bien qui plaît. Il s’agit surtout de construire un projet que l’on pourra encore assumer lorsque l’euphorie de la signature sera retombée. Budget réaliste, financement préparé, frais anticipés, accompagnement professionnel et analyse à froid : autant de garde-fous pour transformer une envie de propriété en projet durable.
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FINANCE
TROIS QUESTIONS À AUDREY PAPY Founder and Managing Partner B-Side
En tant que chasseuse immobilière, quel est le principal fossé que vous observez entre l’intention d’achat initiale d’un client et la réalité concrète du marché luxembourgeois ? Le principal décalage vient souvent de la perception que les clients ont du marché, par rapport à ce que leur budget leur permet réellement d’acheter aujourd’hui. Mon rôle est donc de remettre rapidement le projet dans son contexte : budget, financement, secteur et attentes. L’objectif n’est pas de décourager, mais d’éviter de perdre du temps sur des biens qui ne correspondent pas réellement à leurs possibilités. Ce décalage est particulièrement marqué chez les primo-accédants. À l’inverse des propriétaires souvent plus expérimentés.
Comment aidez-vous vos clients à décoder rapidement la valeur réelle d’un bien au-delà du coup de cœur ? Le coup de cœur est important, mais il ne doit jamais être le seul critère. Avant de faire une offre, je cherche à transformer l’émotion en décision réfléchie. Je commence par remettre le prix dans son contexte, en regardant les biens comparables et les transactions récentes. J’accorde également une grande importance à la performance énergétique : un logement énergivore peut entraîner des coûts importants (malgré les aides) et cela doit être intégré dans la négociation. Ensuite, je regarde les éléments moins visibles : charges de copropriété, état du fonds de réserve, contraintes urbanistiques ou potentiel d’évolution d’une maison ou d’un terrain. Enfin, je me projette toujours dans la revente. La demande peut être très différente d’une commune à l’autre. La proximité des écoles internationales, par exemple, peut représenter un véritable atout pour certains biens.
Quel est, selon vous, le déclic qui fait qu’un acheteur passe de la phase de veille à une offre ferme et sécurisée ? Pour moi, le déclic apparaît lorsque trois éléments sont réunis : un financement solide, un projet clair et une relation de confiance. Un acheteur, dont le financement est déjà validé, inspire naturellement davantage confiance au vendeur. Il est éga56
AUDREY PAPY
lement important de pouvoir se projeter concrètement dans la suite du processus, notamment avec un calendrier clair pour la signature de l’acte notarié. Et puis il y a l’aspect humain. Une lettre de motivation sincère peut parfois faire la différence. Dans l’immobilier résidentiel, le vendeur ne transmet pas toujours simplement un bien : il transmet parfois une histoire, un lieu auquel il est attaché. Mais l’une des vraies valeurs ajoutées de mon métier de chasseur se situe aussi en amont : identifier les situations particulières, les biens qui tardent à se vendre ou les opportunités avant même leur mise sur le marché. C’est là que le réseau et la relation de confiance avec les professionnels prennent toute leur importance. Certains biens ne sont jamais véritablement « publics » et sont proposés dans des réseaux discrets. C’est dans cette discrétion que naissent souvent les meilleures opportunités.
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FOCUS
Trente ans en colocation : QUAND LE COÛT DU LOGEMENT DICTE LES CHOIX DE VIE Par le passé, la colocation était plus généralement associée à une période transitoire, entre les études supérieures et le premier emploi. Aujourd’hui, les jeunes adultes restent plus longtemps dans ce type de logement. Les chiffres manquent toutefois à l’appel pour dresser un état des lieux précis de la situation au Luxembourg. Des données recueillies dans d’autres capitales, comme Paris ou Londres, vont en revanche dans le même sens. L’âge moyen des colocataires a significativement augmenté ces dernières années. Si cette situation résidentielle relève d’un choix pour certains, cette évolution est aussi à mettre en perspective avec la crise du logement qui touche les métropoles européennes. Un contexte qui contraint des trentenaires à faire une croix sur leur « propre chez-soi ». Rédaction : Margot Houget
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FOCUS
Une escalade des prix Les loyers annoncés continuent de bondir en 2026 au Luxembourg. Rien qu’au deuxième trimestre, ils ont progressé de 3,3 % pour les appartements par rapport au trimestre précédent. Pour les maisons, la hausse atteint 13,4 %, selon les dernières données publiées par le portail immobilier atHome. Mais les loyers ne sont-ils pas supposés être plafonnés au Luxembourg ? « C’est un sujet très épineux et complexe. Les loyers sont censés être limités à 5 % du capital investi. Sauf qu’on sait très bien que cette réglementation est très peu appliquée. De plus, c’est très difficile pour les locataires de vérifier que le bailleur la respecte », pointe Constance Uyttebrouck, chercheuse au LISER et spécialiste des questions liées à l’accès des jeunes adultes au logement. Au deuxième trimestre 2026, le loyer moyen d’un appartement au Luxembourg avoisinait 1 932 euros par mois sur le marché privé, ce qui représente la majeure partie de l’offre locative. À l’inverse, le logement abordable ne représente lui que 2 % du parc résidentiel. « La majorité des personnes se retrouvent donc sur le marché privé », note la chercheuse.
La colocation gagne du terrain chez les trentenaires Ginna s’estime « chanceuse » de profiter encore des prix du marché locatif de 2020, à l’époque où elle a emménagé dans sa chambre en colocation à Bonnevoie. Elle paie 805 euros par mois, charges comprises. Un tarif devenu quasi introuvable sur le marché actuel, où le prix d’une chambre en colocation tourne plutôt autour des 1 000 euros par mois dans la capitale. D’origine colombienne, la trentenaire n’a jamais vécu seule dans un logement au Luxembourg. « J’ai d’abord été fille au pair, puis j’ai habité en colocation. Cela fait maintenant six ans. » Est-ce un choix pour cette employée de 35 ans ? « Aujourd’hui,
ça ne l’est plus », concède-t-elle. Et pourtant, Ginna travaille à temps plein dans un écosystème dédié aux startups et à l’innovation à Luxembourg. « Au début, ce n’était pas un problème, j’avais 28 ans et c’était ma première expérience à l’étranger, en dehors de mon pays natal. » Sauf que voilà… Ginna aimerait désormais habiter seule, même dans un petit espace. Cependant, un tel déménagement impliquerait de dépenser plus du double du montant qu’elle paie actuellement pour son loyer. « Ce n’est pas imaginable maintenant. » « Quand on n’est pas en couple pour partager les coûts, il est vraiment difficile d’envisager de vivre seule. Surtout maintenant, avec les loyers qui ont explosé depuis mon arrivée », déplore Anna, 32 ans, qui vit en colocation à Luxembourg-Ville pour des raisons principalement financières. Les deux trentenaires sont loin d’être des cas isolés au Luxembourg, mais aussi plus largement à l’étranger. Selon le Baromètre Oqoro 2025, 44 % des personnes à la recherche d’une colocation sont des actifs et les 25-35 ans représentent 49,5 % du marché dans les grandes métropoles françaises.
Le besoin d’un environnement personnel Vivre en colocation présente bien sûr des avantages, tels que le partage du coût du loyer et de l’entretien du logement, la possibilité d’interagir socialement, mais aussi celle d’« avoir quelqu’un qui arrose les plantes vertes pendant vos congés », apprécie Ginna, qui partage un appartement avec deux autres colocataires. Bien que la vie en communauté se passe relativement bien pour la trentenaire, elle éprouve désormais l’envie d’avoir son propre chez-soi. « J’aimerais avoir plus d’indépendance et pouvoir sentir que c’est mon espace. » Car un logement partagé à plusieurs implique évidemment de composer avec les Octobre 2026 n°281
habitudes, bonnes ou moins bonnes, des autres. « J’accorde de plus en plus d’importance à l’environnement où je vis, au fait d’être détendue et de me sentir bien », observe aussi Anna. Elle continue de vivre en colocation, car elle a trouvé « une personne agréable et dans la vie active », avec qui elle habite depuis trois ans et qu’elle considère « comme sa famille ». À court terme, l’Italienne d’origine ne compte pas déménager tant que sa colocataire actuelle reste dans l’appartement. À long terme, les projections sont en revanche beaucoup plus floues, au regard des opportunités sur le marché locatif et immobilier au Grand-Duché. « On ne peut pas vraiment faire des projets dans le temps. C’est difficile d’envisager l’avenir, parce que moi, je suis célibataire et je n’ai pas d’enfant. », ajoute Ginna.
Les loyers sont censés être limités à 5 % du capital investi. Sauf qu’on sait très bien que cette réglementation est très peu appliquée. Louer seul, un privilège ? La Note 38 de l’Observatoire de l’Habitat s’intéresse à la situation des jeunes adultes sur le marché du logement et permet de mieux mesurer l’ampleur des difficultés rencontrées au Luxembourg. Les chercheuses Magdalena Górczy ńska-Angiulli et Constance Uyttebrouck révèlent ainsi que 60 % des locataires du marché 59
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privé, âgés de 19 à 35 ans, se disent insatisfaits de leur statut d’occupation. Il en ressort également un manque de perspectives résidentielles pour « ceux qui ne peuvent pas déménager pour des raisons financières ». Parmi l’ensemble des répondants vivant en colocation, 59 % ont entre 19 et 35 ans. La crise du logement semble donc peser fortement sur les jeunes adultes, fragilisant leur accès à une simple autonomie résidentielle et creusant encore un peu plus le déséquilibre entre locataires et propriétaires. « Les agents immobiliers et les bailleurs ont des critères parfois abusifs de sélection de leurs locataires », souligne Constance Uyttebrouck. À son arrivée au Luxembourg, Anna a été confrontée à la difficulté de trouver un logement sans avoir de CDI. « J’avais un contrat temporaire, un remplacement de congé maternité. C’était impossible de trouver une chambre. Je suis restée quelques mois dans une solution d’hébergement temporaire, au sein d’un co-living à Esch-sur-Alzette », se rappelle Anna. Avec un marché locatif aussi tendu, la compétition est donc accrue entre les potentiels locataires et seuls les dossiers les plus solides sont retenus.
Le business du co-living En période de crise, certains acteurs savent tirer parti de nouvelles opportunités économiques. Au cours des dernières années, une offre d’habitat partagé a vu le jour au Luxembourg : le co-living. Celui-ci est présenté comme une solution flexible, adaptée aux besoins des travailleurs mobiles et censée répondre aux difficultés croissantes d’accès au logement. Au Grand-Duché, les structures de coliving sont surtout répandues dans la capitale et les communes avoisinantes. Le co-living se distingue d’une colocation traditionnelle. Dans un article de la chercheuse Constance Uyttebrouck, il est défini comme 60
« une mise en location de chambres meublées avec des espaces partagés et des services, proposés par des sociétés professionnelles spécialisées, moyennant des frais d’adhésion au portefeuille et à la clientèle gérés par ces sociétés ». Particulièrement adapté aux expatriés et aux jeunes actifs, ce modèle présente toutefois un coût élevé. La chercheuse rappelle que « les loyers par mètre carré sont généralement bien plus élevés que sur le marché locatif traditionnel » et invite à la prudence face à ce modèle. Selon elle, il pourrait fragiliser la sécurité d’occupation et « faire ressurgir d’anciennes formes de précarité ».
Quand on n’est pas en couple pour partager les coûts, il est vraiment difficile d’envisager de vivre seule. Surtout maintenant, avec les loyers qui ont explosé depuis mon arrivée.
participent également à cette tendance, comme l’entrée plus tardive dans la vie professionnelle, la précarité de l’emploi ou encore la progression du célibat. Dans un contexte idéal, vivre en colocation à trente ans devrait relever d’un choix de vie plutôt que d’une nécessité économique. Ces difficultés d’accès à l’autonomie résidentielle ont, en outre, des répercussions sur plusieurs aspects du quotidien, comme la vie de couple, la possibilité de fonder une famille ou encore la mobilité professionnelle. Au-delà de la crise du logement, c’est donc le risque d’une crise sociale qui se profile à l’horizon. Sources : G órczyńska-Angiulli, M., & Uyttebrouck, C. (2024). Situation des jeunes adultes sur le marché du logement luxembourgeois (Note de l’Observatoire de l’Habitat, n° 38). Ministère du Logement et de l’Aménagement du territoire – Observatoire de l’Habitat. O bservatoire de l’Habitat, Ministère du Logement, « Loyers annoncés par commune », Logement.lu U yttebrouck, C. (2025). Enjeux de régulation liés au développement de nouveaux segments sur le marché locatif privé. Ministère du Logement et de l’Aménagement du territoire, Observatoire de l’Habitat. U yttebrouck, C., Costarelli, I., & Druta, O. (2026). Housing young people under late neoliberalism. Housing, Theory and Society. U n marché immobilier luxembourgeois plus stable au deuxième trimestre 2026. atHome.lu, 24 juillet 2026 Consulté le 16 septembre 2026.
Un enjeu partagé à l’échelle européenne Luxembourg-Ville est loin d’être la seule métropole confrontée à une forte pression immobilière. Barcelone, Amsterdam, Paris ou encore Dublin sont régulièrement citées pour leurs difficultés d’accès au logement. Un phénomène qui contribue en partie à l’augmentation de l’âge moyen des colocataires et au nombre croissant de trentenaires partageant un logement. D’autres facteurs Octobre 2026 n°281
Le chiffre à retenir Une étude menée par les chercheuses du LISER Górczyńska-Angiulli et Uyttebrouck révèle que 60 % des jeunes adultes sur le marché locatif privé au Luxembourg sont insatisfaits.
TRIBUNE
Et si l ’assurance ne consistait plus seulement à indemniser ? Le métier d’assureur s’est longtemps résumé à celui d’indemniser un sinistre une fois survenu. Et si sa vraie responsabilité se jouait bien avant et bien plus largement ? Pour l’assureur, cela implique d’aller au-delà du simple rôle indemnitaire pour endosser une responsabilité plus large : prévenir et pas seulement guérir, réparer sans endommager, rendre la protection accessible et s’engager pour la société au sens large. Rédaction : Octavie Dexant, CEO AXA Luxembourg & AXA Wealth Europe
ces populations qui ont le plus besoin d’être épaulées pour faire face à l’imprévu et avoir une chance de rebondir. Les assureurs ont ainsi un rôle à jouer dans la réduction du « protection gap » (la somme des pertes subies et non assurées dans le monde) estimé par Mapfre à 9000 millards de dollars, en construisant des offres accessibles capables de couvrir les besoins essentiels.
Au-delà de ses assurés, s’engager pour la Société OCTAVIE DEXANT
Prévenir et pas seulement guérir La connaissance fine des risques de l’assureur lui confère une longueur d’avance qu’aucun autre acteur ne possède : repérer et anticiper les vulnérabilités en amont, alerter, accompagner, conseiller. Assurer, ce n’est plus seulement réparer après la tempête, c’est aussi aider à ne pas la subir de plein fouet. C’est là la valeur ultime pour le client et pour la Société au sens large et c’est aussi le seul moyen de limiter les impacts et de garder les risques assurables face aux crises climatiques et géopolitiques actuelles.
Réparer sans endommager Il s’agit de réparer un sinistre de la façon la plus responsable possible en limitant l’impact négatif sur la planète : 62
réparer plus que remplacer, réutiliser des matériaux ou pièces existantes lorsque cela fait sens. C’est aussi accompagner nos clients dans l’évolution de leurs habitudes et leurs choix en faveur de la transition écologique, qu’il s’agisse de reconstruire de façon plus responsable après un sinistre ou de soutenir la transition via les choix d’investissements offerts pour leurs assurances vie.
Rendre la protection accessible au plus grand nombre La protection ne peut rester le privilège de certains et doit être accessible au plus grand nombre. Certaines trajectoires de vie, marquées par la précarité ou des accidents de parcours, éloignent durablement de l’assurance. Or ce sont précisément Octobre 2026 n°281
Être assureur, c’est par nature placer la solidarité au cœur de son activité puisque la solidarité en est le fondement même : s’assurer c’est contribuer à un « pot commun » visant à soutenir ceux de ses contributeurs qui pourraient être amenés à faire face à un imprévu. Mais cette solidarité et cet engagement peuvent et doivent aller plus loin en soutenant la Société dans les défis auxquels elle doit faire face et en œuvrant pour les plus fragiles. Les assureurs sont en effet des acteurs majeurs de l’économie. Or plus on a de poids dans un système, plus on porte de responsabilités. C’est là que la culture d’entreprise entre en jeu : faire de cet engagement une réalité qui dépasse l’engagement professionnel et financier pour devenir un engagement humain, incarné et porté par les collaborateurs sur le terrain, notamment à travers des actions solidaires et de bénévolat.
PUBLIREPORTAGE
ENOPRIMES :
10 ans de transition énergétique à la maison ET SI VOTRE PROCHAIN PROJET POUR LA MAISON ÉTAIT AUSSI UN PETIT PLUS POUR LA PLANÈTE ? AVEC ENOPRIMES, VOUS POUVEZ BÉNÉFICIER D’UN COUP DE POUCE POUR RENDRE VOTRE LOGEMENT PLUS PERFORMANT ET PLUS ÉCONOME EN ÉNERGIE. UNE RAISON DE PLUS D’AGIR : ENOPRIMES FÊTE SES 10 ANS AVEC DES ACTIONS SPÉCIALES.
La transition énergétique commence souvent à la maison. Remplacer une chaudière par une pompe à chaleur, améliorer l’isolation ou installer des panneaux solaires thermiques sont des gestes simples et concrets qui font rapidement la différence. Depuis 2015, les ménages qui se lancent dans cette aventure peuvent s’appuyer sur le programme enoprimes lancé par Enovos. Dix ans plus tard, l’objectif reste le même : faciliter la transition énergétique au quotidien en faisant des choix plus efficaces et plus durables.
Un accompagnement personnalisé En dix ans d’existence, plus de 34 000 ménages ont bénéficié de ce programme et ont profité des précieux conseils ainsi que du soutien d’enoprimes et de son réseau de partenaires (installateurs et experts). Cela représente par exemple 7 800 chaudières fossiles remplacées par des alternatives plus durables : 6 000 chaudières à condensation et 1 800 pompes à chaleur. Résultat : moins d’émissions et plus d’efficacité ! Afin d’encourager les particuliers à sauter le pas, différentes actions ont été menées. Pas moins de 50 000 kits d’économie d’énergie comprenant des lampes LED, des thermomètres d’ambiance, des régulateurs de débit de douche ou encore des bas de porte adhésifs ont été distribués aux ménages luxembourgeois. Ces kits permettent d’économiser 3 706 kWh de consommation d’énergie, 59 m3 d’eau et 329 kg de CO2 chaque année (l’équivalent de la consommation moyenne d’un foyer de quatre personnes). Les particuliers ont aussi bénéficié de cashback électroménagers en optant pour des appareils moins énergivores. Entre 2022 et 2024, les primes liées au programme ont également été doublées. Au total, 40 millions d’euros de primes ont été octroyés, clients particuliers et professionnels confondus. De quoi donner un sérieux coup de pouce financier. Pour ses 10 ans, enoprimes va plus loin : jusqu’au 31 décembre 2026, profitez de 1 000 € de prime pour une pompe à chaleur
classique (système monovalent) ou 700 € pour une pompe à chaleur hybride, sous réserve des conditions applicables.
Un atout pour l’environnement Grâce aux enoprimes, plus de 41 000 tonnes de CO2 ont été évitées et 1 600 GWh ont été valorisés au sein du pays. Opter pour le programme enoprimes signifie non seulement réduire le montant de ses factures, mais aussi améliorer le confort de son habitation et contribuer à un système énergétique plus durable. Un gain à la fois pour votre portefeuille, mais aussi pour la planète. Envie d’avoir un impact concret et positif ? Vous aussi, vous pouvez agir. Découvrez les actions spéciales et simulez votre prime sur action.enoprimes.lu
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SAVE THE DATE
Agenda culturel D'OCTOBRE
DU 07.10 AU 10.10
Festival
FESTIVAL ATLÂNTICO
09.10
Théâtre
LES HISTRIONIQUES
Dix bougies déjà pour le festival atlântico ! Cet automne, la Philharmonie célèbre une décennie de rendez-vous consacrés aux musiques du monde lusophone. Depuis sa création, le festival rassemble artistes reconnus et talents émergents devant un public qui dépasse largement les frontières des langues et des communautés. Pour cette édition anniversaire, atlântico poursuit son exploration d’une scène musicale particulièrement riche, entre música popular brasileira, fado et jazz aux accents plus libres et aventureux. Autant d’esthétiques et de sensibilités différentes réunies pendant quatre jours pour témoigner de la diversité des cultures lusophones. Une dixième édition placée sous le signe de la fête, mais aussi de la découverte, qui reste fidèle à l’identité construite par le festival au fil des années : créer des passerelles entre les genres, les artistes et les publics, tout en offrant une scène à un univers musical en perpétuel mouvement.
© Ines Rebelo de Andrade
PHILHARMONIE | LUXEMBOURG-VILLE www.philharmonie.lu 64
Cinq autrices, actrices, metteuses en scène et militantes investissent la scène avec Les Histrioniques, une création portée par le collectif #MeTooThéâtre. Entre humour, engagement et théâtre documentaire, le spectacle revient sur une enquête menée au sein de leur groupe Messenger pour accompagner une actrice victime de viol. De ces échanges numériques naissent des scènes, des reconstitutions et des prises de parole qui oscillent entre fiction et réalité. Le collectif transforme cette matière en un théâtre libre et frontal, où le grotesque devient une arme et le costume un véritable manifeste. Créé en 2021 dans le sillage du mouvement #MeToo, #MeTooThéâtre rassemble des artistes engagées contre les violences sexistes et sexuelles dans le spectacle vivant. Une création à la fois politique et festive, qui interroge les mécanismes de domination tout en faisant de la scène un espace de lutte, de sororité et d’expression collective.
NEIMËNSTER | LUXEMBOURG-VILLE www.neimenster.lu Octobre 2026 n°281
DU 09.10 AU 25.10
Festival
CINEAST Cap sur l’Europe centrale et orientale avec la 19e édition de CinEast, qui déploie sa programmation pendant prèts de deux semaines au Luxembourg. Plus de 65 longs métrages et 60 courts venus d'une vingtaine de pays seront à découvrir à travers une centaine de séances organisées dans différents lieux culturels du pays. Entre avantpremières, nouvelles découvertes et œuvres déjà remarquées dans les grands festivals de Cannes, Berlin, Venise ou Locarno, cette nouvelle édition offre un large panorama de la création cinématographique actuelle. La Bulgarie bénéficiera cette année d’une attention particulière, tandis qu’une programmation spécifique mettra également le cinéma ukrainien en lumière. Une quarantaine de cinéastes et invités internationaux feront par ailleurs le déplacement pour échanger avec le public. Et l’expérience se prolongera hors des salles avec des concerts, ciné-concerts, rencontres, soirées thématiques, rendez-vous gastronomiques ou encore l’exposition photographique Crossroads à Neimënster. Une véritable immersion culturelle à travers l’Europe, sans quitter le Luxembourg.
.LU
13.–15.11. LUXEMBOURG-VILLE www.cineast.lu
SCHLASS SUESSEM WA NTE R F E E LI N G . LU
SAVE THE DATE
10.10
Événement
22 & 23.10
Danse
NUIT DES MUSÉES
FLORESCENCE IN DECAY
Une fois la nuit tombée, les musées de la capitale dévoilent un tout autre visage. La Nuit des Musées revient à LuxembourgVille et ouvre les portes de sept institutions pour une soirée qui invite à passer librement d’un lieu à l’autre. L’occasion de parcourir les collections et les expositions dans une ambiance différente, mais aussi de profiter d’une programmation spécialement imaginée pour l’événement. Performances artistiques et musicales, DJ sets, ateliers, visites particulières et propositions gourmandes rythmeront cette escapade culturelle jusque tard dans la nuit. Loin de se limiter à des horaires d’ouverture prolongés, la soirée fait des musées des espaces vivants où expositions, musique et rencontres s’enchaînent au fil du parcours. Pour faciliter cette déambulation nocturne, des navettes gratuites relieront les différents sites participants. Une autre manière de pousser les portes des musées luxembourgeois et de se réapproprier leurs collections dans un esprit résolument festif.
Une nature étrange et mouvante prend possession de la scène du Théâtre d’Esch. Avec Florescence in Decay, la chorégraphe luxembourgeoise Elisabeth Schilling imagine un univers dans lequel pierres, algues, coraux et plantes semblent progressivement prendre vie. Cinq danseur·euses composent ce microcosme en perpétuelle transformation, brouillant les frontières entre l’humain et le non-humain au gré de leurs mouvements. La métamorphose se joue également du côté de la musique : Les Quatre Saisons de Vivaldi rencontrent les compositions électroniques de la musicienne britannique Anna Meredith, créant un dialogue entre répertoire classique et sonorités contemporaines. Sur scène, les corps se rassemblent, se séparent puis se recomposent pour donner naissance à une faune et une flore imaginaires. Un voyage chorégraphique et sensoriel qui observe le vivant sous toutes ses formes et fait de sa transformation permanente la matière même du spectacle.
LUXEMBOURG-VILLE www.museumsmile.lu
21.10
Expérience
MUSIC & WINE Et si la musique pouvait modifier notre perception des saveurs ? C’est autour de cette rencontre entre l’ouïe et le goût que le CAPE imagine son nouveau cycle Music & Wine. Le principe : associer chaque concert à une dégustation de vins ou d’alternatives sans alcool, sélectionnés en fonction du style et de l’atmosphère musicale de la soirée. Une manière d’explorer les liens entre deux expériences sensorielles vécues dans l’instant, en jouant notamment sur les émotions suscitées par la musique et leur influence sur notre perception. Plus qu’un simple concert ou qu’une dégustation, Music & Wine propose ainsi d’expérimenter autrement l’écoute et le goût, en plaçant leur interaction au cœur de la soirée. Ce premier rendez-vous ouvre un cycle qui se poursuivra jusqu’en juin 2027 avec plusieurs autres rencontres mêlant, à chaque fois, univers musical et découverte gustative.
CAPE | ETTELBRUCK www.cape.lu 66
© Bohumil Kostohryz
THÉÂTRE D’ESCH | ESCH-SUR-ALZETTE www.theatre.esch.lu Octobre 2026 n°281
Rebekka Bakken
© Felix Broede
NORD
Folk • Musique du monde • Jazz
Mercredi
28.10.26 19:30 Cape
Centre des Arts Pluriels Ettelbruck
+352 2681 2681 www.cape.lu
SAVE THE DATE
DU 24.10 AU 14.02.27
Exposition
RUIN ECHOES Vestiges, fragments, traces… La Konschthal s’intéresse cet automne à tout ce qui subsiste lorsque les structures disparaissent ou se transforment. Avec Ruin Echoes, des artistes européens et internationaux explorent la ruine non pas comme un simple témoin du passé, mais comme un espace à partir duquel questionner notre présent et envisager de nouveaux récits. Films, sculptures, installations et photographies composent cette exposition traversée par des enjeux aussi bien matériels que politiques et symboliques. Au cœur du parcours apparaît notamment la notion d’entropie, ce processus qui conduit progressivement les choses vers le désordre et qui peut concerner aussi bien les constructions physiques que les systèmes ou les mémoires collectives. Les différents artistes s’emparent ainsi de ce qui demeure, de ce qui manque ou de ce qui s’efface pour déplacer notre regard. Avec Ruin Echoes, la ruine cesse alors d’être uniquement synonyme de disparition : elle devient un espace de transformation et le possible commencement d’autre chose.
KONSCHTHAL | ESCH-SUR-ALZETTE www.konschthal.lu
24.10
Comedy Club
LUXEMBOURG DU RIRE : WINTER EDITION
DU 31.10 AU 12.04.27
SÉRAPHINE LOUIS. DE SENLIS ET SANS RIVALE
Après avoir fait rire le Luxembourg sous le soleil estival, Le Luxembourg du Rire s’offre cette année une première Winter Edition à la Rockhal et marque une nouvelle étape pour le festival, habitué aux éditions à guichets fermés. Pour cette soirée inédite, l’humour francophone sera représenté par des artistes aux styles et aux parcours très différents. Gad Elmaleh et Inès Reg partageront notamment l’affiche avec Akim Omiri, Rodrigue, Hugo Le Van, Salim Shady, et autres surprises... Une succession de performances pensée pour faire se rencontrer figures incontournables et nouveaux visages de la scène humoristique. En choisissant le format XXL de la Rockhal, le Luxembourg du Rire élargit son terrain de jeu et installe un nouveau rendez-vous dans l’agenda culturel de l’automne.
Le Centre Pompidou-Metz consacre une rétrospective à Séraphine Louis, figure singulière de la peinture moderne. Longtemps associée à l’« art naïf » et au « primitivisme moderne », l’artiste est ici présentée au-delà de ces étiquettes et de son image d’autodidacte tourmentée. Après Suzanne Valadon, Eva Aeppli ou Louise Nevelson, le musée poursuit sa mise en lumière de femmes longtemps restées en marge de l’histoire de l’art. Plus de 80 œuvres permettent de redécouvrir la richesse de son univers. Feuillages luxuriants, fleurs, formes organiques et compositions hypnotiques composent un style très reconnaissable. Une nouvelle façon de découvrir Séraphine Louis et de redonner à son œuvre toute sa place dans l’histoire de l’art.
ROCKHAL | ESCH-BELVAL www.rockhal.lu
CENTRE POMPIDOU-METZ | METZ www.centrepompidou-metz.fr
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Exposition
Octobre 2026 n°281
© Musées de Senlis
PUBLIREPORTAGE
LOREDANA, LA BOUGIE AUTREMENT UNE BOUGIE, UN MOULE ET UN SÈCHE-CHEVEUX : C’EST PRESQUE AVEC RIEN QUE L’AVENTURE A COMMENCÉ. AUJOURD’HUI, LOREDANA DI CINO IMAGINE À DUDELANGE UN UNIVERS ARTISANAL OÙ LA BOUGIE DEVIENT PARFUM, OBJET DÉCO ET CADEAU CHARGÉ D’ÉMOTION. RENCONTRE AVEC UNE CRÉATRICE QUI NE MANQUE PAS D’IDÉES.
événements, j’imagine aussi des créations personnalisées, pensées comme de petits souvenirs chargés d’émotion. Le fait-main et le choix des matières sont essentiels pour vous. Qu’est-ce qui fait la différence ? Je sélectionne mes matières avec beaucoup de soin : cires végétales de soja et de colza d’origine européenne, sans paraffine, et parfums provenant de Grasse. Mes créations sont vegan et non toxiques. Ce que l’on brûle chez soi compte, surtout avec des enfants ou des animaux. Pour moi, créer une belle ambiance ne doit pas se faire au détriment de la santé de ceux qui nous entourent. Et je tiens à ce que cette exigence reste accessible à tous. Deux ans après vos débuts, qu’est-ce qui vous fait encore rêver ?
LOREDANA DI CINO Vous souvenez-vous de la toute première bougie qui a fait naître Loredana Candles & Co ? Très bien ! Tout a commencé simplement, chez moi, avec une bougie, un moule et… un sèche-cheveux. J’avais envie de créer quelque chose de mes propres mains, quelque chose qui me ressemble. J’ai toujours aimé la décoration, les parfums et les belles ambiances. De cette première expérience est née une véritable passion, puis l’envie d’aller beaucoup plus loin.
J’ai énormément d’idées ! Je veux continuer à faire grandir Loredana Candles & Co sans perdre ce qui fait son âme : le fait-main, la proximité avec mes clients et le plaisir de créer. J’aimerais aussi faire connaître la marque au-delà du Luxembourg. Quand je repense à ma toute première bougie et que je regarde le chemin parcouru, je suis très reconnaissante. Et j’ai surtout envie de voir jusqu’où cette belle aventure peut aller.
Chez vous, la bougie est justement loin de se limiter à la traditionnelle bougie parfumée… Je ne voulais pas créer une marque de bougies classique. J’aime détourner les codes et transformer la cire en véritable objet déco : bouquets fleuris, nounours, créations originales… Des pièces que l’on choisit pour embellir son intérieur, offrir ou marquer un moment particulier. Pour les mariages, baptêmes et autres
Commandes et réservations via Instagram, Facebook ou directement en boutique : candles_byloredana • Candles_byloredana 65, avenue Grande-Duchesse Charlotte L-3441 Dudelange • Tél. : 26 47 86 78 Boutique en ligne : loredanacandlesco.myshopify.com
INTÉRIEUR
CASSINA 70
Octobre 2026 n°281
INTÉRIEUR
Ces icônes du design qui bousculent NOS INTÉRIEURS EN 2026 Nos intérieurs sont les nouveaux terrains de jeu des designers. Meubles, aménagements et luminaires ne sont plus seulement pensés pour répondre à une fonction précise. Leur esthétique, leur présence et l’atmosphère qu’ils créent comptent désormais tout autant. Peu à peu, certains articles se sont imposés comme de véritables objets de design, voire comme des œuvres d’art à part entière. Portrait de trois marques emblématiques du design européen, dont les objets cultes peuplent nos espaces et redéfinissent les formes, les matériaux et les savoir-faire. Rédaction : Margot Houget
La légende italienne La marque Cassina de mobilier haut de gamme soufflera très prochainement ses 100 bougies. Avec toujours un temps d’avance, elle est à l’avant-garde des tendances, sans pour autant faire fi de son savoir-faire artisanal, qui traverse les générations. Sa naissance remonte à 1927, dans la Brianza, au nord de Milan. La marque, dont la paternité revient aux frères Cesare et Umberto Cassina, est donc bel et bien italienne. Initialement, l’entreprise était spécialisée dans le travail du bois. Mais après la Seconde Guerre mondiale, elle écrit un nouveau chapitre et se met à collaborer avec des architectes et des designers de renom, contribuant ainsi au développement du design industriel italien. Depuis, le mobilier Cassina rayonne à l’international, et les pièces cultes sont tellement nombreuses qu’une page de magazine ne suffirait pas à les énumérer. Mais citons, par exemple, la célèbre Superleggera, une chaise imaginée par l’architecte Gio Ponti en 1957.
Fait impressionnant, celle-ci ne pèse que 1,7 kilo et se veut extrêmement résistante. Parmi les collaborations célèbres, des noms tels que Le Corbusier, Charlotte Perriand, Vico Magistretti ou encore Mario Bellini ont aussi contribué à asseoir la réputation de la marque et à en faire l’une des pionnières du design. Le made in Italy n’a d’ailleurs rien perdu de son pouvoir de séduction. Cassina a une nouvelle fois vu juste avec sa bibliothèque FF.Spine, dessinée par le studio italien Formafantasma, qui a reçu un prix lors des IDEAT Design Awards 2026.
La française sophistiquée À l’instar de Cassina, Ligne Roset semble défier le temps. Pour remonter jusqu’aux premiers balbutiements de ce qui deviendra plus tard une maison reconnue à l’international, il faut faire un bond en arrière, et plus précisément en 1860. Dans le département français de l’Ain, Ligne Roset n’est encore à l’époque qu’une fabrique de cannes pour ombrelles, fondée et orchestrée Octobre 2026 n°281
Depuis, le mobilier Cassina rayonne à l’international, et les pièces cultes sont tellement nombreuses qu’une page de magazine ne suffirait pas à les énumérer. par Antoine Roset. Restée dans la même famille, l’entreprise est aujourd’hui dirigée par la lignée de la cinquième génération. La marque repose donc sur un héritage qui se transmet au fil du temps, avec une production profondément enracinée en France. 71
INTÉRIEUR
La société a, depuis, fait évoluer son activité, en se tournant vers la fabrication de meubles pour nos intérieurs. La grande star de la maison française n’est autre que son mythique canapé Togo, lancé en 1973, qui continue d’être l’objet de toutes les convoitises. Imaginé par le designer Michel Ducaroy, le Togo est révolutionnaire pour son époque, avec sa silhouette ergonomique et basse, composée de housses matelassées. Il ressemble à un gros coussin moelleux dans lequel on rêve de s’abandonner. Et cette année, le Togo fait une nouvelle fois l’actualité avec une réinterprétation en bi-matière, née de l’association avec la marque de prêt-à-porter Boss. Preuve, s’il en fallait encore, que le Togo de Ligne Roset est devenu une véritable icône, à la croisée du design, de la mode et de la culture.
L'esprit scandinave Dans la nouvelle génération de marques danoises, Normann Copenhagen tire particulièrement son épingle du jeu.
NORMANN COPENHAGEN Du Danemark à la Finlande, en passant par la Norvège et la Suède, les pays nordiques sont un véritable terreau fertile pour les talentueux designers. Fondée en 1999 par Jan Andersen et Poul Madsen, la maison s’est spécialisée dans l’ameublement, la décoration et les luminaires. Elle propose une vision contemporaine du design danois, entre lignes sobres, formes géométriques et touches ludiques.
NORMANN COPENHAGEN 72
Pour l’anecdote, la maison connaît son premier grand succès grâce à une lampe entreposée dans un grenier pendant de nombreuses années. Imaginée par Simon Karkov, en 1969, cette suspension futuriste se compose de 69 éléments et s’inspire des fleurs et des pommes de pin. En 2002, la célèbre Norm 69 est officiellement commercialisée et reçoit deux récompenses. Le petit plus de Normann Copenhagen ? Malgré son positionnement haut de gamme, la marque reste relativement accessible en matière de prix et participe à démocratiser le design. Octobre 2026 n°281
PUBLIREPORTAGE
LIVING ROCK LE DESIGN S’INSTALLE EN VILLE À SCHIFFLANGE ET LUXEMBOURG-VILLE, LIVING ROCK S’IMPOSE COMME UNE ADRESSE INCONTOURNABLE DU DESIGN ET DE L’AMÉNAGEMENT INTÉRIEUR. L’ENSEIGNE RÉUNIT UNE SÉLECTION POINTUE DE MAISONS PARMI LES PLUS EMBLÉMATIQUES : CASSINA, LIGNE ROSET, B&B ITALIA, KNOLL, POLTRONA FRAU, RIMADESIO, VITRA ET BIEN D’AUTRES, ET ACCOMPAGNE CHAQUE PROJET, DU CHOIX D’UNE PIÈCE ICONIQUE À LA CONCEPTION D’UN INTÉRIEUR COMPLET. MOBILIER, LUMINAIRES, MATIÈRES ET COULEURS DIALOGUENT POUR COMPOSER DES ESPACES UNIQUES, PENSÉS DANS LES MOINDRES DÉTAILS. L’IDÉE : CRÉER UN INTÉRIEUR QUI NE RESSEMBLE À AUCUN AUTRE, OÙ CHAQUE PIÈCE TROUVE NATURELLEMENT SA PLACE.
© Cassina
© Ligne Roset
Cette saison, deux créations captent particulièrement le regard. Chez Cassina, Patricia Urquiola signe Ardys, un canapé aux volumes généreux et enveloppants. Modulable et presque architectural, il redessine l’espace avec une élégance résolument contemporaine. Ses lignes souples et ses différentes compositions invitent à imaginer un salon moins figé, plus libre, où le canapé devient le cœur de la pièce. Une création que l’on remarque immédiatement, mais surtout dans laquelle on a envie de s’installer. Chez Ligne Roset, Marsala signe le retour d’une icône. Imaginé par Michel Ducaroy dans les années 1970,
il revient en 2026 avec sa silhouette enveloppante et sa coque réinterprétée en multiplis de hêtre teinté. Dans ce vert profond, le fauteuil semble plus actuel que jamais. Son dessin assume pleinement son héritage seventies, tout en trouvant naturellement sa place dans les intérieurs d’aujourd’hui. Une pièce à elle seule capable de donner le ton. Deux pièces coup de coeur, parmi les nombreuses signatures à découvrir prochainement en exclusivité chez Living Rock. Deux époques, deux visions du design et ce même pouvoir d’attraction qui donne immédiatement envie derepenser son intérieur.
NEW Living Rock City - 26 avenue de la Porte-Neuve, L-2227 Luxembourg Ville Living Rock - Redrock Home Living Center - Op Herbett 100, L-3885 Schifflange Living Rock Outdoor - 586 route de Thionville, L-5888 Alzingen Rimadesio & Poltrona Frau by Living Rock City - 23-25 Rue des Bains, L-1212 Luxembourg Ville-Haute
LIVINGROCK.LU
VOYAGE
La Réunion,
50 nuances d'émotions Dans l’océan Indien, Maurice a longtemps occupé le devant de la scène. Son île sœur, La Réunion, cultive davantage la discrétion. Et c’est peut-être justement là que réside sa plus belle surprise. Car derrière cette île que l’on pense parfois connaître se cache une destination capable d’enchaîner les « waouh » avec une facilité déconcertante. Un matin à nager avec les tortues dans les eaux turquoise du lagon, quelques heures plus tard à plus de 2 000 mètres d’altitude face à l’immensité des cirques, le lendemain au cœur d’une jungle luxuriante avant de se retrouver au milieu de terres volcaniques presque irréelles. À La Réunion, quelques kilomètres suffisent parfois pour changer totalement de décor. Une île intense, généreuse et incroyablement diverse, que nous avons explorée par la terre, depuis le ciel et jusque sur l’océan, avec cette sensation permanente de ne jamais avoir fini de la découvrir. Reportage : Kevin Martin
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VOYAGE
Au cœur de l’île Pour comprendre La Réunion, il faut rapidement quitter son transat. Car l’une de ses particularités les plus étonnantes tient justement à sa géographie. Parmi les expériences qui ont marqué notre découverte de l’île, notre journée avec PikPik Tours arrive sans hésiter en haut de la liste. Et c’est sans doute l’une des meilleures idées que nous ayons eues durant ce voyage. L’aventure commence à bord d’un mythique Land Rover Defender, parfaitement dans son élément sur les routes réunionnaises. Avec Damien comme chauffeur-guide, la journée dépasse rapidement la simple excursion. Passionné par son île, il en connaît l’histoire, les traditions et surtout toutes ces petites anecdotes qui donnent une autre dimension aux lieux que l’on traverse.
Le point de départ C’est sur la côte ouest que commence notre aventure réunionnaise, avec une première adresse qui donne immédiatement le ton : le WOOD Hotel & Spa. Récent, contemporain et avec une architecture particulièrement soignée, l’établissement séduit par ses lignes épurées, ses matières chaleureuses et son élégance parfaitement accordée à l’environnement tropical. Une adresse où l’on se sent rapidement en vacances, avec ce supplément de style que l’on
attend d’un bel hôtel. À l’extérieur, la piscine est l’endroit idéal pour souffler après une journée passée à parcourir l’île. Autre très belle surprise : le spa. Dans une atmosphère intimiste, il offre une véritable coupure après les kilomètres avalés sur les routes et les sentiers réunionnais. Et l’expérience se poursuit à table : du petit-déjeuner au dîner, le restaurant se révèle lui aussi à la hauteur, avec une cuisine soignée qui fait clairement partie des très bons souvenirs de notre passage. Octobre 2026 n°281
Direction le spectaculaire cirque de Cilaos, accessible par une route aussi sinueuse qu’impressionnante. À mesure que le Defender gagne en altitude, la côte paraît déjà très loin et les montagnes occupent tout l’horizon. Avec PikPik Tours, l’expérience prend également une dimension plus humaine : au cœur du cirque, un déjeuner chez l’habitant permet d’approcher une autre facette de La Réunion, celle de ses habitants, de son quotidien et de sa cuisine. Impossible de passer à côté du rougail saucisse, l’un des plats emblématiques d’une gastronomie généreuse et métissée. Une véritable immersion, bien audelà de la simple visite touristique. Et Cilaos n’est qu’un aperçu. Pour prendre la mesure des reliefs de l’île, le Maïdo constitue l’un des rendez-vous à ne surtout pas manquer. À plus de 2 000 mètres d’altitude, le réveil est particulièrement matinal, mais largement récompensé : lorsque le soleil se lève, la lumière dévoile progressivement l’immensité du cirque de Mafate et ses sommets découpés. Cette verticalité fait aussi de La Réunion un formidable terrain de randonnée. 75
VOYAGE
Sentiers de montagne, forêts tropicales, cirques ou terres volcaniques : les possibilités sont nombreuses et permettent d’adapter l’expérience à son niveau et au temps dont on dispose. Un conseil toutefois : partir le plus tôt possible. Les nuages ont tendance à gagner les hauteurs au fil de la journée et un départ matinal permet de profiter des panoramas encore parfaitement dégagés.
À LA RÉUNION, QUELQUES KILOMÈTRES SUFFISENT PARFOIS POUR CHANGER TOTALEMENT DE DÉCOR. Changement radical d’atmosphère en direction du massif du Piton de la Fournaise. À mesure que l’on monte, la végétation se raréfie jusqu’à laisser place à un environnement presque entièrement minéral. Puis apparaît la Plaine des Sables, immense étendue aux nuances rouges, brunes et ocre qui donne parfois l’impression d’avoir quitté la Terre. Sans entreprendre la longue randonnée vers le cratère principal, la route du volcan et ses différents points de vue offrent déjà une immersion saisissante dans cette partie plus brute de l’île. Et puis il y a l’eau, omniprésente. Dans le Sud sauvage, la cascade de Langevin, aussi appelée Grand Galet, surgit au milieu d’une végétation tropicale particulièrement dense. Plusieurs chutes dévalent une paroi entièrement gagnée par le vert avant de rejoindre un bassin en contrebas. 76
Pensez au maillot de bain : la baignade dans les bassins, au pied des cascades et en pleine végétation tropicale, fait clairement partie de l’expérience.
Vue d’en haut Il faut parfois prendre de la hauteur pour découvrir ce que La Réunion cache de plus spectaculaire. Avec Helilagon, nous embarquons pour un survol en hélicoptère qui dévoile une facette de l’île impossible à saisir depuis la terre. Vallées encaissées, parois Octobre 2026 n°281
abruptes, villages isolés et cascades impressionnantes s’enchaînent sous nos pieds. Le vol permet surtout d’approcher des lieux presque inaccessibles, à l’image du Trou de Fer, immense gouffre naturel où plusieurs cascades plongent au cœur d’un environnement sauvage. Vue du ciel, on comprend mieux comment s’imbriquent les montagnes, les vallées et les zones les plus isolées de l’île. L’expérience gagne encore en intérêt grâce à notre pilote. Excellente aux commandes, elle se révèle tout aussi passionnante dans son rôle de
VOYAGE
guide, identifiant les sites survolés et nous donnant les clés pour mieux comprendre la géographie si particulière de l’île. Probablement l’une des expériences les plus impressionnantes du séjour : au-delà des panoramas, le survol offre une nouvelle lecture de tout ce que l’on a découvert jusque-là.
Côté océan Retour au niveau de la mer. Après les montagnes, les cirques et les terres volcaniques, La Réunion sait également jouer la carte du paradis tropical. Protégé par sa barrière de corail, le lagon tranche avec l’intérieur beaucoup plus accidenté. Ici, l’eau se fait plus calme et transparente, et le rythme ralentit immédiatement. Masque et tuba suffisent pour passer dans un autre univers. Le snorkeling permet d’observer la vie sous-marine à quelques mètres seulement du rivage et constitue l’une des activités les plus accessibles pour profiter du lagon. Après plusieurs journées passées à prendre de l’altitude, à marcher et à avaler les routes de montagne, retrouver l’océan offre une parenthèse bienvenue. Mais pour vivre pleinement ce versant maritime, il faut aussi prendre le large. Nous embarquons avec Grand Bleu pour une sortie en catamaran le long de la côte. À mesure que le bateau
s’éloigne, une nouvelle perspective se dessine : depuis l’océan, les montagnes se découpent en arrière-plan et rappellent à quel point mer et altitude cohabitent ici à très courte distance. Et puis vient l’un de ces moments que l’on ne peut pas véritablement programmer : l’apparition des baleines. Les observer dans leur environnement naturel transforme forcément la sortie en un souvenir à part. Pendant quelques instants, tout le monde regarde dans la même direction, dans l’attente d’un nouveau mouvement à la surface. Une rencontre qui rappelle que, malgré toutes les excursions possibles, la nature reste ici celle qui décide de l'agenda. C’est peut-être finalement ce que l’on retiendra le plus de La Réunion : la sensation d’avoir vécu plusieurs voyages en un seul. Du lagon aux sommets, des cirques aux terres volcaniques, des cascades à l’océan, chaque journée semble pouvoir effacer le décor de la précédente. Au moment de repartir, les souvenirs se mêlent aux lieux traversés autant qu’aux moments vécus. Et puis certains voyages doivent aussi beaucoup à la personne avec qui on les partage. Celui-ci en fait incontestablement partie. Une raison plus personnelle pour que La Réunion garde une place à part.
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NEWS
Food Picard passe en mode hyperprotéiné Les protéines ont décidément la cote ! Picard s’empare à son tour de la tendance avec Hyperprotéiné, une nouvelle gamme de neuf recettes pensées pour accompagner la journée, du petit-déjeuner au dîner. Pancakes, œufs brouillés et autres propositions sucrées ou salées viennent ainsi compléter le congélateur avec une promesse simple : conjuguer praticité, gourmandise et apport en protéines. Des recettes faciles à préparer qui s’adressent aussi bien aux sportifs qu’à tous ceux qui cherchent des repas rapides sans forcément faire l’impasse sur l’équilibre. Une nouvelle façon pour Picard de suivre nos rythmes de vie… et de prouver que le surgelé sait lui aussi prendre le train des nouvelles tendances food.
Open Crumb : la mie qui fait craquer
CAFÉ, CÉRAMIQUE ET CRÉATIVITÉ
À Belair, Open Crumb fait du temps son meilleur ingrédient. Cette nouvelle boulangerie artisanale mise sur la fermentation naturelle, le fait maison et des recettes sans additifs pour remettre le bon pain au centre de la table. Ici, le levain donne le tempo et la patience fait le reste : des pains de caractère, travaillés dans le respect du produit et du savoir-faire artisanal. Même le nom de l’adresse donne le ton : « open crumb » désigne cette mie ouverte et généreusement alvéolée, particulièrement recherchée dans le travail du levain. Une philosophie simple qui privilégie le goût, les bons gestes et le temps nécessaire pour laisser la pâte faire son œuvre. Une nouvelle boulangerie de quartier qui devrait rapidement faire parler d’elle à Belair.
À Esch-sur-Alzette, La Biscuiterie Céramique a trouvé la recette parfaite pour mêler pause gourmande et créativité. Le principe de ce café céramique ? Choisir sa pièce, attraper quelques pinceaux et laisser parler son imagination autour d’un café, d’un matcha ou d’une petite douceur. Nul besoin d’avoir fait les Beaux-Arts : ici, chacun personnalise sa céramique à son rythme, en famille, entre amis ou simplement pour s’accorder une parenthèse créative. Une fois l’œuvre terminée, elle passe par l’étape de la cuisson avant de pouvoir être récupérée. Plus qu’un simple café, La Biscuiterie propose ainsi une expérience à mi-chemin entre atelier créatif et moment de détente. Une nouvelle adresse eschoise où l’on vient boire un verre, papoter… et récupérer quelques jours plus tard sa propre création. © Marie Romanova
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NEWS
Kanpai, comme à Tokyo Envie d’un aller simple pour Tokyo sans quitter la capitale ? Kanpai débarque au cœur de Luxembourg avec un concept encore peu représenté dans la ville : celui de l’izakaya. Une adresse japonaise conviviale où l’on vient autant pour manger que boire un verre. Ici, pas de sushis ! La carte fait la part belle aux yakitori, grillades et petits plats à picorer à plusieurs, accompagnés de sakés ou de cocktails. Dans une ambiance contemporaine et décontractée, Kanpai reprend ainsi les codes de ces lieux très populaires au Japon, où les assiettes circulent et les soirées s’éternisent volontiers. Une nouvelle adresse à tester entre amis ou à deux. Et comme son nom l’indique, il ne reste plus qu’à lever son verre : Kanpai !
LE CREUSET PREND SES QUARTIERS La mythique cocotte orange prend ses quartiers au cœur de Luxembourg ! Plus d’un siècle après sa naissance, Le Creuset s’installe dans la Grand-Rue avec une boutique dédiée à son univers. Fonte émaillée, céramique, accessoires de table et nouveautés : les incontournables de la maison centenaire s’y déclinent dans une joyeuse palette de couleurs. Une arrivée qui marque une nouvelle étape pour la marque, née en 1925 de la rencontre de deux industriels belges et devenue depuis une véritable icône des cuisines du monde entier. De quoi donner quelques envies de passer derrière les fourneaux… ou simplement de refaire sa batterie de cuisine.
Yuícery atterrit au Luxembourg La pause dej’ prend un sérieux coup de frais au Findel ! Déjà bien implanté en Allemagne, Yuícery a choisi le Luxembourg pour voir les choses en grand : la marque de healthy fast food vient d’ouvrir au Skypark son plus vaste restaurant, avec plus de 270 m². À la carte, tout ce qui a fait son succès : açaí bowls, bowls salés, smoothies, jus fraîchement pressés, matcha et café, le tout préparé sur place. Pensée pour accompagner la journée du petit-déjeuner à la pause de midi, voire jusqu’au smoothie avant de prendre l’avion, l’adresse mise autant sur l’assiette que sur l’ambiance, avec un espace conçu pour faire oublier que l’on se trouve à deux pas du terminal. Une nouvelle adresse qui pourrait bien devenir le QG healthy du Skypark.
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RECETTE
Cinnamon rolls au potimarron POUR 8 PERSONNES
PRÉPARATION : 15 MIN
35 recettes de brioches pour retrouver son âme de mioche !
de Pascal Carré
Pour le glaçage : 50 g de sucre glace ½ cuil. à café de cannelle
Coupez le potimarron en dés sans l’éplucher et faites-le cuire dans une casserole d’eau bouillante pendant 15 min environ. Égouttez-le et prélevez-en 120 g. Écrasez la portion prélevée à la fourchette ou mixez-la. Laissez tiédir.
Pascal Carré, sommelier à La Cave des Sommeliers, vous conseille pour un accord mets & vins. Retrouvez sa sélection dans sa boutique 2, rue de Kleinbettingen à Steinfort. GAILLAC BLANC MOELLEUX 2024 " DOUCEURS D'AUTOMNE " DOMAINE LA CROIX DES MARCHANDS
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Pour la garniture : 125 g de beurre 125 g de sucre roux 2 cuil. à café de cannelle 1 jaune d’œuf pour la dorure
Préparation
L'ACCORD METS & VINS
WWW.LA-CAVE-DES-SOMMELIERS.COM
CUISSON : 40-45 MIN
Pour la pâte briochée : 500 g de farine 2 gros œufs 60 g de sucre en poudre 100 g de beurre mou 10 cl de lait tiède 20 g de levure fraîche de boulanger (ou 1 sachet de levure de boulanger déshydratée) ½ cuil. à café de sel 120 g de potimarron
CINNAMON ROLLS, BABKAS & AUTRES BRIOCHES D’EVA HARLÉ AUX ÉDITIONS HACHETTE PRATIQUE
Cette cuvée de Gaillac, appellation située dans le SudOuest de la France, est issue pour moitié du cépage Muscadelle et pour l’autre moitié du cépage local Loin de l’Œil. Pour la production de ce vin moelleux, le vigneron Jérôme Bezios utilise les vignobles situés sur les terrasses argilo-graveleuses du Tarn. Il y récolte ses raisins en surmaturité et privilégie un élevage court ainsi qu’une mise en bouteille précoce afin de conserver le caractère fruité du vin. Dans le verre, on apprécie particulièrement ses notes de pomme, de fruits blancs et d’orange confite. En bouche, douceur et fraîcheur s’équilibrent parfaitement. Il sera idéal avec la douceur des cinnamon rolls au potimarron.
REPOS : 2H
Préparez la pâte briochée. Émiettez la levure fraîche dans le lait légèrement tiédi et remuez jusqu’à ce que la levure soit dissoute. Laissez reposer quelques minutes sous un torchon. Attention à ce que le lait ne soit pas trop chaud, sinon il va tuer votre levure et votre pâte ne lèvera pas ! Dans le bol de votre robot, mélangez la farine, le sel et le sucre. Ajoutez les œufs entiers puis le mélange lait-levure et la purée de potimarron refroidie. Pétrissez la pâte jusqu’à ce qu’elle devienne homogène. Au robot, cette opération prend 10 min, et à la main le double. Ajoutez ensuite le beurre coupé en petits morceaux. Pétrissez la pâte à nouveau pendant 10 min, jusqu’à ce qu’elle se détache des parois du bol de votre robot. Couvrez votre bol à l’aide d’un torchon, et laissez lever la pâte dans un endroit tiède pendant environ 1 h 30, jusqu’à ce qu’elle double de volume. Préparez la garniture : dans une petite casserole, déposez le beurre, le sucre roux et la cannelle. Mélangez à l’aide d’une cuillère en bois à feu doux jusqu’à obtention d’une pâte.
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RECETTE
© Emma Vernay
Lorsque la pâte a doublé de volume, dégazez-la sur un plan de travail fariné (c’est-à-dire appuyez sur la pâte pour en faire ressortir l’air). Puis, pétrissez-la et donnez-lui la forme d’un grand rectangle. Étalez la garniture sur le rectangle.
Laissez à nouveau lever la pâte pendant environ 30 min. Préchauffez le four à 180 °C. Badigeonnez les cinnamon rolls d’œuf battu à l’aide d’un pinceau. Enfournez pour 25-30 min à 180 °C. Ils doivent être bien gonflés et bien dorés.
Roulez ensuite votre pâte en un long boudin sur lui-même, comme un escargot. Découpez des tronçons de pâte d’environ trois à quatre centimètres et déposez-les dans un moule rectangulaire préalablement beurré ou recouvert d’un morceau de papier sulfurisé.
Laissez-les refroidir pendant 15 min avant de les démouler sur le plat de service. Préparez le glaçage : mélangez le sucre glace et la cannelle avec un peu d’eau et remuez à l’aide d’une cuillère jusqu’à obtention d’une consistance lisse. Versez sur les cinnamon rolls lorsqu’ils sont froids.
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ASTROLOGIE
S
NE IG
DU M
O
par Précilla Cavaleri
IS
LE
L'HOROSCOPE D'OCTOBRE
BALANCE (23 SEPT. – 22 OCT.)
CAPRICORNE (22 DÉC. – 19 JANV.)
BÉLIER (21 MARS – 19 AVR.)
CANCER (21 JUIN – 22 JUIL.)
Et si l’amour devenait un terrain d’exploration côté affectif ? Osez l’inédit et renouez avec vos sensations. Côté pro, quelle place accordez-vous à votre travail ? Changer, oui, mais pas sans retrouver la confiance nécessaire pour vous projeter. Côté énergie, ça monte. Dosez-la : elle peut autant vous stimuler que vous fatiguer.
Côté affectif, plus question de tourner en rond. Un choix s’impose. Laissez le passé derrière et engagez-vous dans la direction choisie. Côté pro, vos humeurs brouillent le jeu. Pourquoi fragiliser ce qui fonctionne ? Misez sur vos acquis. Côté énergie, le mental déborde. Retrouvez votre axe et remettez de l’ordre à l’intérieur.
Côté affectif, des déceptions ont laissé leur empreinte. Ne les voyez pas comme une fin, mais comme une étape qui a son sens. Côté pro, trop de pression ? Faites entendre votre voix. Une discussion pourrait suffire à rééquilibrer la situation. Côté énergie, léger passage à vide. Allégez ce qui vous pèse, ce n’est que passager.
Côté affectif, à force de questionner votre histoire, certaines évidences se sont imposées. Côté pro, vous voulez avancer, mais tout le monde ne suit pas ! Plutôt que de vous heurter aux résistances, amenez vos idées autrement. Côté énergie, ça repart ! Même lorsque la fatigue s’invite, votre envie de profiter prend le dessus.
SCORPION (23 OCT.– 21 NOV.)
VERSEAU (20 JANV. – 18 FÉVR.)
TAUREAU (20 AVR. – 20 MAI)
LION (23 JUIL.– 22 AOÛT)
Côté affectif, relâchez la pression. À chacun son tempo. Une histoire peut trouver un nouveau souffle… ou son point final. Côté pro, ça monte d’un cran ! Nouvelles compétences, responsabilités et projets viennent élargir votre champ d’action. Côté énergie, ne brûlez pas toutes vos réserves. Dosez vos efforts pour tenir la distance.
À quoi bon provoquer le clash ? Côté affectif, vos attentes évoluent. Laissez-vous le temps d’y voir plus clair. Côté pro, la patience paie enfin : ce qui tardait à venir se débloque et ouvre de nouvelles perspectives. Côté énergie, vous brûlez d’avancer. Gardez-en un peu sous le pied, tout donner ne vous mènera pas plus vite.
Côté affectif, l’amour vous émoustille ! Ce besoin d’affection pourrait vous pousser à trop attendre de l’autre. Côté pro, besoin d’authenticité. Cherchezvous au travail ce qui vous manque ailleurs ? Côté énergie, quelle puissance ! Vous êtes à deux doigts de franchir un seuil. Encore faut-il prendre conscience de vos capacités.
Côté affectif, vous aviez presque oublié ce goût-là. La passion reprend ses droits. Cette fois, vous êtes prête à la vivre. Côté pro, et si vous leviez le pied ? Quelques jours de recul, loin du bruit, pourraient préciser vos choix. Côté énergie, il est temps de reprendre du poil de la bête. Vos forces reviennent, profitez-en.
SAGITTAIRE (22 NOV. – 21 DÉC.)
POISSONS (19 FÉVR. – 20 MARS)
GÉMEAUX (21 MAI – 20 JUIN)
VIERGE (23 AOÛT – 22 SEPT.)
Désamorcez les tensions et les incompréhensions dans votre vie affective : une belle complicité renaîtra. Côté pro, vous voyez déjà plus loin. Les engagements s’inscrivent dans la durée et le collectif renforce vos projets. Côté énergie, pourquoi tout finir avant de penser à vous ? Accordez-vous du temps, même quand la journée déborde.
Côté affectif, attention à ne pas tout risquer sur un coup de tête. Cette envie d’ailleurs ne cache-t-elle pas autre chose ? Côté pro, la transition sera plus subtile qu’il n’y paraît. C’est votre façon de gérer les choses qui évolue. Côté énergie, un trop-plein mental. Ne cherchez pas à tout régler d’un coup, délestez-vous peu à peu.
Côté affectif, pourquoi insister quand rien ne semble fluide ? Paroles, actes, situations… Quelque chose vous fait déjà hésiter. Côté pro, les réponses arrivent en cascade ! Il faudra faire le tri et choisir ce qui vous stimule vraiment. Côté énergie, vous avez trouvé votre rythme. Répartissez vos forces sans vous éparpiller.
Côté affectif, votre mental vous joue des tours. Ne laissez pas vos scénarios assombrir la réalité. Réaccordez pensées, émotions et actions. Côté pro, que voulez-vous vraiment ? Mêlez expérience et compétences pour donner corps à vos aspirations. Côté énergie, la vitalité grimpe. Réveillez la part de magie que vous aviez oubliée.
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STRUCTURE D’HÉBERGEMENT POUR PERSONNES ÂGÉES
L’excellence de l’accompagnement, la chaleur d’un foyer. Au cœur du centre-ville, la Fondation Jean-Pierre Pescatore offre à ses résidents un cadre de vie chaleureux, sécurisé et convivial. Depuis de nombreuses années, nous accompagnons chaque personne avec attention, respect et humanité afin de lui garantir confort, sérénité et qualité de vie.
Un lieu de vie où l’on se sent chez soi. 13 Av. Jean-Pierre Pescatore, L-2324 Ville-Haute Luxembourg • Tél. : 47 721
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