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Femmes 277

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Santé CES CARENCES INVISIBLES

QUI FRAGILISENT LES FEMMES

Focus MÈRE SOLO : TOUT PORTER SANS CRAQUER ? Finance

LOGEMENT : QUE NOUS RÉSERVE 2026 ?

Christine Theodorovics

RÉUSSIR SANS JAMAIS S'OUBLIER

07 juin 2026 01

Semaine

Santé de la

de la

Sensibilisation Stands

Tables rondes Échanges

Prévention

Ateliers

Conférences

Femme

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CE QUI NOUS façonne

Derrière les grandes tendances, il y a des réalités plus discrètes, parfois invisibles. C’est le cas en matière de santé, où Gabriela Ferent met en lumière ces carences silencieuses qui touchent de nombreuses femmes. Un sujet essentiel, qui rappelle combien l’écoute du corps reste trop souvent reléguée au second plan dans un quotidien qui va trop vite.

Ailleurs, le regard s’élargit. Le tournant politique en Hongrie dépasse ses frontières et interroge l’équilibre européen dans son ensemble. Une analyse qui résonne avec les tensions contemporaines, entre repli identitaire et aspirations démocratiques. Dans un autre registre, le business s’empare d’un phénomène en pleine expansion, le local premium. Derrière cet engouement, une quête de sens, mais aussi les fragilités d’un modèle confronté aux réalités économiques.

Parce que le quotidien ne se résume pas aux enjeux globaux, ce numéro fait aussi la part belle aux gestes qui comptent. La beauté et le design y insufflent une respiration, sans jamais céder à la superficialité. Innovations ciblées pour magnifier le regard, pistes concrètes pour repenser son intérieur, autant de clés pour habiter pleinement son espace et soi-même. Les questions financières, elles, ramènent à une réalité plus tangible encore, celle du logement. Un sujet brûlant dont le poids sur les ménages révèle les déséquilibres d’un système sous tension.

Au fil des pages, des trajectoires inspirantes prennent vie. Audrey Schoepfer incarne une création engagée tournée vers demain. Christine Theodorovics, dans une interview intime, partage un parcours où ambition et équilibre personnel s’entrelacent sans se renier. Clio Hendrickx raconte la force d’un projet familial devenu aventure entrepreneuriale, quand Marie Hélène Massard ouvre une réflexion essentielle sur la prévoyance, non plus comme contrainte mais comme choix stratégique.

Et puis il y a l’ailleurs. Rome, éternelle, vibrante, rappelle que certaines villes ne se visitent pas, elles se ressentent. Enfin, un éclairage nécessaire vient compléter ce numéro, celui des familles monoparentales, confrontées à des défis multiples, souvent invisibilisés. Un focus lucide, sans détour. Un numéro qui questionne et qui inspire parce que comprendre le monde, c’est déjà commencer à y trouver sa place.

Excellente découverte, Maria Pietrangeli

FEMMES

Theodorovics

EN COUVERTURE :

Dr. Christine Theodorovics, CEO de Baloise Luxembourg dans une tenue signée Natan.

Direction artistique : Dorothée Dillenschneider

Photographie : David Angeletti

Coiffure et maquillage :

Luca De Michele

Lieu : Baloise Luxembourg

Distribution

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Découvrez la liste complète de nos points de distribution sur notre site web, rubrique « où trouver le magazine. »

Société éditrice

WAT Éditions Sàrl - 74, rue Ermesinde, L-1469 Luxembourg Tél.: +352 26 45 85 86 - redaction@femmesmagazine.lu

DIRECTRICE ET RÉDACTRICE EN CHEF

Ours

Maria Pietrangeli maria.pietrangeli@femmesmagazine.lu

RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE

Margot Houget margot.houget@femmesmagazine.lu

RÉDACTEURS

Marc Auxenfants / Précilla Cavaleri Dorothée Dillenschneider / Fabien Grasser / Margot Houget

Julie Kieffer / Kevin Martin

Karine Sitarz

DIRECTRICE COMMERCIALE

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Eye care : LES PROTOCOLES ET SOINS 3.0 POUR SUBLIMER LE REGARD

Des rituels beauté ultraciblés permettent aujourd’hui de répondre avec précision aux besoins spécifiques de chaque zone du corps. Autour du regard, un cortège de prestations s’est développé pour raviver l’éclat de cette partie du visage et atténuer les signes de fatigue. Lash lift, lash botox, masques anticernes, soins spécifiques pour le contour des yeux… Les techniques se multiplient pour offrir un effet bonne mine jusqu’au bout des cils. Focus sur les protocoles de dernière génération, qui ne nécessitent aucun bistouri et sont pratiqués en institut.

Rédaction : Margot Houget

Les cils dans le viseur

Les années passent sans que les cils longs et arqués ne prennent une ride. Seul changement par rapport au passé ? Avec le retour au naturel qui souffle sur les critères de beauté actuels, les extensions XXL et le mascara effet pattes d’oie ne sont plus d’actualité. On préfère les alternatives qui donnent l’impression que rien n’a été ajouté, suivant à la lettre l’expression « ni vu, ni connu ».

Des cils recourbés pour une tenue longue durée

Parmi les prestations les plus prisées en institut figure notamment le rehaussement de cils, aussi appelé lash lift. Cette technique consiste à courber les cils depuis la racine pour leur donner un aspect plus fourni et parfaitement discipliné. Moins invasive que la pose d’extensions, elle repose sur l’utilisation de patchs en silicone, associés à l’application de plusieurs produits spécifiques, pour obtenir cet effet « wahou ». Le rehaussement de cils dure en moyenne entre six et huit semaines. Il peut être accompagné d’une teinture pour intensifier le regard. Libre à vous ensuite d’appliquer du mascara (ou pas).

Pour qui ? Le rehaussement de cils ou lash lift s’adresse à celles et ceux qui ont les yeux sensibles, qui ne sont pas à l’aise avec les extensions, et dont les cils sont naturellement peu courbés.

Le lash botox ou lash filler pour des cils régénérés

Bien que son nom puisse prêter à confusion, aucun botox n’est en réalité injecté lors d’un lash botox. Aussi nommé lash filler, ce soin vise à nourrir et revitaliser les cils abîmés à l’aide d’une formule enrichie en kératine. Il est le plus souvent appliqué à la suite d’un rehaussement de cils afin d’en optimiser les effets. À la clé, les cils sont renforcés et paraissent en meilleure santé. Cette prestation est idéale pour leur redonner un coup d’éclat et gagner en densité.

Pour qui ? Celles et ceux dont les cils sont abîmés ou fragiles et qui souhaitent les renforcer.

La teinture des cils, une alternative au mascara

Pour les personnes qui sont souvent en déplacement ou qui manquent de temps, la teinture des cils s’avère très pratique. Le principe est similaire à celui d’une coloration capillaire. Le professionnel applique une teinture sur les cils pour donner l’impression d’un mascara déjà posé. En moins d’une demi-heure, le tour est joué ! Les cils paraissent maquillés et plus volumineux. Après en moyenne quatre semaines, l’effet commence doucement à s’estomper.

Pour qui ? La teinture des cils est adaptée aux cils clairs, fins et en bonne santé.

BEAUTÉBEAUTÉ

Des sourcils denses et luxuriants

Chassez le naturel, il revient toujours au galop… En 2026, nos sourcils suivent ce fameux proverbe à la lettre. Après des années à chercher la ligne ultrafine, laissons-les un peu tranquilles. La densité se veut pile-poil dans la tendance et les sourcils fournis sont bel et bien sur le devant de la scène. Aperçus sur les podiums des Fashion Weeks, les « brushy brows » sont épais et brossés vers le haut. Ces derniers sont structurés, mais pas sur-épilés comme ce fut le cas autrefois. L’accent est mis sur le poil en bonne santé, avec un travail qui respecte la forme naturelle du sourcil plutôt que de la redessiner entièrement. Les instituts proposent des prestations dédiées à la restructuration des sourcils afin de leur redonner une belle allure et de répondre à toutes vos envies en matière de look. Il est également possible de recourir à la teinture, qui donne l’effet d’un sourcil plus fourni et volumineux.

de nombreuses prestations ont vu le jour pour estomper les marques de fatigue voire rajeunir le regard.

CONCEPT BEAUTÉ – Masque

Yeux défatiguant & Anti-Cernes

En complément d’un soin, le salon

Le regard est plus éclatant et les ridules visiblement atténuées autour des yeux.

GRAIN DE SABLE – Soin

Cellcollagen Yeux

Chassez le naturel, il revient toujours au galop… En 2026, nos sourcils suivent ce fameux proverbe à la lettre.

Concept Beauté à Hesperange a conçu une prestation spécifique pour la zone délicate du contour des yeux. Les actifs drainants et revitalisants visent à décongestionner et à atténuer les cernes ainsi que les poches. L’institut a recours à des produits de la marque Comfort Zone, réputée pour ses formulations à base d’ingrédients d’origine naturelle et sans substances controversées.

TAHITI INSTITUT – Traitement

Spécifique Contour Des Yeux

Une nouvelle génération de soins pour un regard défatigué

La beauté du regard ne se limite pas uniquement aux cils et aux sourcils. Les soins du contour des yeux s’inscrivent pleinement dans les rituels self-care. Au sein des instituts luxembourgeois,

La Polynésie, sans quitter le territoire luxembourgeois ? C’est l’expérience que propose Tahiti Institut à Differdange. Ici, les clients sont chouchoutés avec des produits qui sentent bon les îles du Pacifique Sud. L’institut a aussi développé un soin spécial contour des yeux pour sublimer le regard. Grâce à des actifs anti-âge et décongestionnants, combinés à des appareils professionnels, la microcirculation sanguine et lymphatique est stimulée. Résultat ?

Dans une ambiance cosy et tamisée, Jil Bichel et son équipe multilingue subliment le contour de vos yeux grâce au luxueux soin CellCollagen. Formulé à base de collagène enrichi en oligopeptides d’hibiscus, il est aussi hautement concentré en extraits cellulaires stabilisés. Cette formule a vocation à redonner un coup d’éclat au regard tout en diminuant les cernes et les poches.

INSTITUT CYBÈLE – Soin Contour

Des Yeux Phyt'Sublim Eyes

Au cœur de Luxembourg-Ville, l’Institut Cybèle propose à la fois des massages et des rituels d’exception, dont le soin spécifique du contour des yeux, destiné à atténuer les cernes et les poches. Ce traitement en huit étapes combine massages drainants, sérum concentré en actifs, baume fondant stimulant, masque peel-off défroissant et émulsion légère défatigante, le tout réalisé avec des cosmétiques bio Phyt’s. Il convient à tous les types de peau et promet un regard immédiatement reposé dès la sortie de l’institut.

05.06 - 20h

Découvrez l’histoire palpitante du premier groupe de punk féminin anglais.

« Un spectacle formidablement vivant, pêchu et tendre » Le Monde

Beauté

CINQ CAPSULES POUR RAYONNER

Et si l’éclat de la peau se cultivait de l’intérieur ?

Avec Skin Ultimate, le soin du visage adopte une approche inédite en cinq capsules, à prendre sur 28 jours. Ce programme cible l’uniformité du teint et contribue à protéger la peau face aux agressions quotidiennes, de la pollution aux rayons UV. Conditionnées en pods pratiques, ces doses associent

Skin Omegas+, Skin Vit A+, Skin Asta-Boost, Skin Co-Q10 et Skin Antioxidant. Une synergie pensée par des experts, qui promet des résultats visibles et une peau visiblement plus lumineuse. Advanced Nutrition Programme.

Un souffle solaire s’invite sur la peau avec Pomelo Passion, nouvelle escale parfumée signée Rochas. Entre verger d’agrumes et riviera éclatante, la fragrance capture l’instant précis où la lumière devient sensation. Le pamplemousse fuse, vif, presque juteux, avant de s’adoucir dans un cœur floral délicat. En fond, les muscs prolongent cette fraîcheur avec élégance. Une eau comme une échappée belle, lumineuse et instinctive, pensée pour celles qui veulent porter l’été à fleur de peau. Rochas.

BIEN-ÊTRE HOLISTIQUE EN IMMERSION TOTALE

À l’occasion de la Journée mondiale du bien-être, un événement inédit s’installe en Moselle. Les 13 et 14 juin 2026, le Château de la Grange à Manom accueille le Festival Éveil Alchimique, imaginé par Précilla Cavaleri. Cette parenthèse immersive, dédiée au corps et à l’esprit, se déploie comme un

parcours sensoriel autour de quatre univers, terre, eau, air et feu. Yoga, méditation, soins énergétiques et ateliers introspectifs rythment l’expérience. Loin du tumulte quotidien, ce rendez-vous invite à une reconnexion profonde, dans un cadre propice au lâcher-prise et à la transformation personnelle.

© Rochas
© Advanced Nutrition Programme

PEAU SOUS PROTECTION

À l’heure où la protection solaire devient un geste quotidien, les laboratoires innovent. Dernier exemple en date : un fluide minéral SPF 50 qui promet à la fois hydratation et réparation cutanée. Pensé pour les peaux sensibles, même après des actes esthétiques, il mise sur une formule légère et invisible. Résultat : une diminution notable des rougeurs et de la sécheresse, selon des tests cliniques. Une réponse ciblée aux agressions urbaines, entre soin et bouclier. Filorga.

OFF/ON EAU MICELLAIRE : le démaquillage qui révèle la peau

L’eau micellaire OFF/ON de Dior va au-delà du simple démaquillage en éliminant efficacement impuretés, maquillage et résidus de protection solaire, tout en respectant l’équilibre de la peau. En un seul geste, elle purifie, hydrate et procure une sensation de fraîcheur, idéale même pour les peaux sensibles. Son double bénéfice fait la différence : “OFF”, elle nettoie en profondeur ; “ON”, elle renforce la barrière cutanée et booste l’hydratation. Jour après jour, la peau est plus douce, lumineuse et visiblement rééquilibrée. Dior.

Maquillage qui soigne

Le bien-être s’ancre aussi dans la routine beauté. C’est dans cette logique qu’émerge le skincare makeup, une approche hybride qui allie maquillage et soin. Loin d’un simple effet couvrant, ces produits sont formulés pour respecter, protéger et améliorer la peau grâce à des ingrédients actifs comme les antioxydants ou extraits végétaux. Bien avant l’essor de la clean beauty, Jane Iredale s’imposait déjà comme pionnière. Sa vision : proposer un maquillage bénéfique pour la peau, né d’une observation concrète des besoins des peaux fragilisées. Aujourd’hui, le skincare makeup s’impose comme une nouvelle norme.

Regard en vue

Dans la routine beauté, certains gestes changent tout. Le sérum Toni’Cils s’impose comme l’allié discret des regards affirmés, misant sur une formule à 98 % d’origine naturelle pour allonger, fortifier et densifier cils et sourcils. Jour après jour, la fibre se renforce, la ligne se redessine, sans compromis pour les yeux sensibles. En complément, le recourbe-cils ergonomique signe la touche finale : une courbure nette, en douceur, pour un effet instantané, presque couture. Vitry.

ON A TESTÉ POUR VOUS !

Babyliss

Chaque mois, nos expertes passent en revue les innovations qui agitent la sphère beauté. Ce mois-ci, elles donnent leur avis sur le Babyliss Air Wand, qui allie sèche-cheveux et styler.

Un appareil qui pourrait bien révolutionner votre routine capillaire du matin !

LUENCEUS

annicavsglobe

« Ayant les cheveux longs et sujets aux frisottis, j’ai été très agréablement surprise par cet appareil 3-en-1. Il sèche mes cheveux rapidement tout en facilitant le coiffage. Les différents embouts sont faciles à utiliser et permettent aussi bien de lisser que d’apporter du volume. Il est particulièrement pratique en voyage grâce à son format léger et compact. Seul petit inconvénient, quelques cheveux peuvent parfois se coincer, sans toutefois gêner son utilisation. Dans l’ensemble, il est efficace, rapide et très agréable à utiliser au quotidien. »

« C’est la première fois que je teste un sèche-cheveux avec différentes brosses interchangeables, en dehors d’un salon. J’avais quelques appréhensions, mais il est finalement assez facile à prendre en main. Mes cheveux ont besoin de volume et j’ai beaucoup aimé le résultat. Attention : l’appareil ne permet pas de faire des boucles. Il est aussi préférable de bien démêler ses cheveux avant utilisation, car sur cheveux préparés, les brosses sont plus faciles à manier et le résultat est plus net. »

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LE PRODUIT EST

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« Totalement séduite par le design moderne du Babyliss Air Wand, façon “hair gun”, à la fois léger et très maniable. Je le trouve facile à utiliser et à ranger, ce qui le rend idéal au quotidien. Les différentes brosses me permettent de discipliner mes cheveux rapidement avec un joli fini. Je gagne clairement du temps. Seul point de vigilance : les embouts peuvent être chauds lors du changement. »

« Le Air Wand de Babyliss fait vraiment des merveilles. Séchage ultra rapide, lissage au top sans abîmer le cheveux. On peut régler la température et la puissance sur 3 niveaux et la touche air froid pour fixer est un vrai plus. Dommage qu’il n’y ai pas un embout pour définir de belles boucles. Ce qui est vraiment appréciable, au delà de l’appareil en lui même, c’est la trousse de rangement. Hyper pratique, surtout pour partir en voyage ! »

JULIE
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CES CARENCES INVISIBLES QUI FRAGILISENT la santé des femmes

Elles s’installent souvent en silence, progressivement, sans même que l’on s’en aperçoive. Une large proportion de femmes présente des carences nutritionnelles et l’ignore. Si celle en fer reste la plus fréquente, d’autres affectent également la santé féminine. Une alimentation équilibrée constitue certes un socle essentiel pour les prévenir, mais ne suffit pas toujours, en particulier à certaines périodes de la vie. Diététicienne-nutritionniste diplômée et agréée au Luxembourg, Gabriela Ferent nous éclaire sur les raisons pour lesquelles ces carences passent parfois inaperçues, ainsi que sur le rôle et les limites de l’alimentation pour s’en prémunir.

Propos recueillis par Margot Houget

Quelles sont les carences les plus courantes chez les femmes ?

Gabriela Ferent : Les carences en fer sont les plus fréquentes. C’est la déficience la plus répandue dans le monde, touchant près de 40 % des adolescentes. Plus de 90 % des femmes n’atteignent pas non plus l’apport moyen estimé en vitamine D. Chez les femmes, les carences en calcium, magnésium, vitamine B12, acide folique (B9) et iode sont également courantes.

Pour quelles raisons ?

Les raisons sont multiples et souvent cumulatives. On peut citer l’alimentation moderne ultratransformée, les régimes restrictifs de plus en plus populaires (vegan, low carb, jeûne intermittent), le stress chronique qui épuise nos réserves de magnésium, certains médicaments (metformine, inhibiteurs de la pompe à protons, anticonvulsivants), les pathologies digestives (maladie cœliaque, maladie de Crohn) et, plus insidieusement, l’appauvrissement des sols qui réduit la teneur en minéraux des aliments.

Certaines périodes de la vie rendent-elles les femmes plus vulnérables ?

Absolument. La vie d’une femme est ponctuée de transitions hormonales majeures qui augmentent considérablement les besoins en micronutriments. À l’adolescence, la perte mensuelle de sang accroît fortement les besoins en fer. Un tiers des femmes a des saignements menstruels abondants, première cause de carence en fer.

Pendant la grossesse, les besoins en fer augmentent de 50 % (27 mg/jour) et ceux en acide folique atteignent 600 µg/jour. Un déficit en B9 dans les premières semaines peut provoquer des anomalies du tube neural (spina bifida, anencéphalie). Environ 70 % de ces malformations pourraient être évitées par une supplémentation adéquate en acide folique.

Lors de la périménopause et de la ménopause, les fluctuations hormonales provoquent souvent des règles irrégulières et abondantes, augmentant la perte de fer, tandis que la baisse des œstrogènes réduit la capacité du corps à l’absorber.

Après la ménopause, les besoins en fer diminuent (de 18 à 8 mg/jour), mais le calcium, la vitamine D et le magnésium deviennent prioritaires pour prévenir l’ostéoporose.

Pourquoi les carences passent-elles parfois inaperçues et quels symptômes sont les plus sous-estimés ?

C’est là tout le problème. Ces carences s’installent en silence, progressivement, et sont masquées par nos habitudes. Les symptômes tels que la fatigue, la chute de cheveux, les ongles cassants, l’irritabilité, le brouillard mental sont souvent attribués au stress, au manque de sommeil ou simplement à l’âge. Le corps s’adapte progressivement à des niveaux sous-optimaux et s’habitue à un

état de semi-fatigue permanente. Le café et le sucre masquent temporairement la fatigue réelle. Par ailleurs, il n’existe pas de recommandation standard pour le dépistage du fer chez les femmes en âge de procréer, sauf pendant la grossesse. Cela signifie que le déficit en fer reste souvent non diagnostiqué pendant des années. Enfin, il y a une forme de normalisation culturelle : « C’est normal d’être fatiguée quand on a des enfants en bas âge », « c’est comme ça pendant les règles ». Ces phrases retardent l'investigation médicale de plusieurs mois, voire de plusieurs années.

L’alimentation équilibrée suffit-elle à prévenir les carences ?

C’est la question que me posent le plus souvent mes patientes, et la réponse honnête est : pas toujours.

L’alimentation équilibrée reste le socle indispensable, mais la science nous montre ses limites pour ces trois nutriments en particulier :

Pour l’acide folique (B9), la biodisponibilité du folate naturel présent dans les aliments n’est que d’environ 50 %, contre 85 % pour l’acide folique synthétique. Une proportion significative de femmes n’atteint pas l’apport journalier recommandé par la seule alimentation.

Pour le fer, les pertes menstruelles, la variabilité de l’absorption et les facteurs inhibiteurs présents dans l’alimentation rendent difficile la couverture des besoins uniquement par la nourriture.

Pour le magnésium, c’est le déficit minéral le plus répandu, touchant jusqu’à la moitié des femmes étudiées. Les sols ap -

pauvris, la transformation industrielle des aliments et le stress chronique réduisent l’apport tout en augmentant les besoins.

En résumé : une alimentation bien planifiée aide énormément, mais la supplémentation ciblée, encadrée et validée par des analyses de sang, est souvent nécessaire, particulièrement pendant les périodes de vulnérabilité accrue.

Est-ce que certaines combinaisons d’aliments peuvent freiner l’absorption des nutriments ?

Oui, et c’est un aspect trop souvent négligé. Même un régime riche en nutriments peut être saboté par de mauvaises associations alimentaires.

Le thé ou le café consommé pendant un repas peut réduire l’absorption du fer de 80 à 85 %. Je recommande une pause d’au moins 90 minutes entre les boissons caféinées et les repas riches en fer.

Le calcium inhibe l’absorption du fer jusqu’à 50 % lorsqu’ils sont consommés au même repas. Mieux vaut séparer les produits laitiers des repas riches en fer.

La vie d’une femme est ponctuée de transitions hormonales majeures qui augmentent considérablement les besoins en micronutriments.

Les phytates (présents dans les céréales complètes et les légumineuses) lient le fer et le zinc, réduisant leur absorption.

L’alcool endommage les cellules du tractus digestif responsables de l’absorption des vitamines B1, B12 et de l’acide folique.

À l’inverse, certaines associations sont bénéfiques. Associer le fer non héminique (issu des végétaux) à de la vitamine C (agrumes, poivrons, fraises) améliore considérablement son absorption. La vitamine D facilite l’absorption du calcium. Et l’ajout de matières grasses saines (huile d’olive, avocat) à un repas favorise l’absorption des vitamines liposolubles A, D, E et K.

GABRIELA FERENT

Bonnes adresses, conseils et astuces, témoignages, tendances et actualités… sans oublier des bons plans et des concours : chaque semaine, Femmes vous inspire et vous accompagne au quotidien.

JE M’ABONNE

Face à l’urgence environnementale, certains parcours prennent un tournant inattendu. De l’architecture d’intérieur à l’upcycling textile, puis à la création de matériaux issus de déchets, cette entrepreneure basée au Luxembourg trace une voie singulière. Son ambition : structurer une filière locale capable de donner une seconde vie aux textiles, à grande échelle, en conciliant design, innovation et impact.

Rédaction : Maria Pietrangeli

udrey Schoepfer

TRANSFORMER LES DÉCHETS EN MATIÈRE

Pouvez-vous revenir sur votre parcours et ce qui vous a menée à l’architecture d’intérieur puis à l’entrepreneuriat ?

J’ai suivi un bac avec une option dessin, ce qui m’a naturellement orientée vers un parcours créatif. Je me suis ensuite spécialisée en architecture d’intérieur à Strasbourg. À mon retour au Luxembourg, j’ai intégré une PME spécialisée dans l’aménagement de bureaux.

Deux ans plus tard, j’ai créé ma première entreprise, ASC Design, avec laquelle j’ai travaillé pendant environ cinq ans sur des projets d’aménagement intérieur. J’ai ensuite réintégré le salariat à la suite d’une opportunité professionnelle en tant que Project Manager en architecture d’intérieur, une proposition que je ne pouvais pas refuser, même si l’envie d’entreprendre n’a jamais vraiment disparu.

Comment est née Hermana Clothes et quels en étaient les objectifs ?

Hermana Clothes est née de cette envie de donner une seconde vie à des vêtements en fin de cycle, en les transformant en nouvelles pièces avec une identité forte.

Pendant deux ans, j’ai développé ce projet, organisé des défilés de mode upcycling et collaboré avec des acteurs comme Caritas ou Lët’z Refashion (aujourd’hui repris par Love on the Road). Il y avait aussi une vraie dimension de sensibilisation autour de l’impact textile.

Mais assez rapidement, j’ai constaté que le marché luxembourgeois n’était pas encore prêt à soutenir ce modèle à grande échelle, en tout cas pas suffisamment pour en vivre.

NOM DE LA SOCIÉTÉ :

Hermana Clothes

SON

Qu’est-ce qui vous a poussée à revenir à l’entrepreneuriat ?

Même en étant salariée, je n’ai jamais vraiment quitté mon ADN entrepreneurial. Pendant le confinement en 2020, j’ai recommencé à dessiner, notamment des vêtements, et je me suis intéressée à l’impact environnemental de l’industrie textile.

J’ai commencé très simplement, en transformant des vêtements que j’avais dans mon armoire et que je ne portais plus. C’est comme ça que le projet a émergé, presque de manière intuitive.

Pourquoi avoir fait évoluer votre projet vers le recyclage textile en matériaux ?

Je me suis reposé la question du sens initial : comment traiter efficacement les déchets textiles. L’upcycling est intéressant, mais il reste limité en volume et impose beaucoup de contraintes sur la qualité des vêtements. On ne peut pas absorber des quantités importantes. Le recyclage mécanique permet, lui, de traiter de plus gros volumes, avec moins d’exigences. C’est ce qui m’a amenée à explorer la transformation des déchets textiles en matériaux pour l’aménagement intérieur.

Comment avez-vous structuré cette nouvelle activité ?

J’ai suivi une formation au Social Business Incubator à Luxembourg, qui m’a aidée à construire un business plan et à poser une stratégie claire. En parallèle, j’ai mené beaucoup de recherches en Europe, en France, en Belgique, en Allemagne et échangé avec différents acteurs du secteur. J’ai aussi pu discuter avec des structures spécialisées, notamment à Paris, ce qui m’a permis de mieux comprendre les procédés et les applications possibles. Aujourd’hui, je travaille également avec une usine dans le nord de la France spécialisée dans les textiles innovants.

Concrètement, comment fonctionne la transformation des textiles ?

Je coordonne l’ensemble de la chaîne : la collecte, le design et la fabrication. Le délissage, c’est-à-dire le retrait des éléments non textiles est réalisé au

Luxembourg, notamment avec l’ASBL Solina. Ensuite, les textiles sont envoyés en France pour être effilochés, transformés en fibres puis en rouleaux. Ces matériaux reviennent ensuite au Luxembourg pour être transformés en produits finis, comme des panneaux de feutre, utilisés en isolation thermique, acoustique ou en décoration, avec différentes épaisseurs.

Qui sont vos clients et quelle est votre valeur ajoutée ?

Mes clients sont principalement des entreprises qui ont besoin de matériaux, mais parfois aussi des textiles à valoriser. Certaines entreprises ont leurs propres vêtements à recycler, comme des uniformes ou des stocks dormants. D’autres organisent des collectes internes, comme Foyer Assurance. Mon rôle est d’accompagner tout le processus : définir le produit final, coordonner les partenaires et transformer ces déchets en ressources. On est à la fois dans du conseil et dans la production, grâce à un réseau de partenaires.

Quel est votre principal avantage concurrentiel aujourd’hui ?

Il n’existe pas d’acteur similaire au Luxembourg aujourd’hui. L’objectif est de créer une filière locale avec un circuit court et une meilleure traçabilité des déchets textiles. Il y a une vraie dimension territoriale, en plus de l’impact environnemental.

Quels sont les défis et les priorités pour développer ce projet ?

Aujourd’hui, nous sommes encore en phase de prototypage, donc les coûts ne sont pas encore compétitifs. Les priorités sont de convaincre les professionnels, de développer les caractéristiques techniques des matériaux, l'acoustique, la résistance au feu, les normes et, à terme, de localiser davantage la production. Nous menons aussi une étude pour mesurer l’intérêt du marché. Si la demande est suffisante, l’objectif serait d’installer une unité de production au Luxembourg.

Quelles compétences avez-vous dû développer ?

J’ai dû monter en compétence très rapidement sur des sujets très techniques : les matériaux non tissés, les normes, les performances acoustiques ou encore la résistance au feu. C’était un univers totalement nouveau pour moi. Mais chaque contrainte technique devient aussi une opportunité d’innover.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite lancer un projet à impact ?

Ne pas hésiter. Un projet à impact dépasse la simple logique économique. Il s’inscrit dans quelque chose de plus grand. Chaque étape, même les difficultés, est une source d’apprentissage. Personnellement, je ne changerais rien à mon parcours.

AUDREY SCHOEPFER

Les pulls peuvent enfin regagner le fond du placard. Les matières aériennes s’invitent au premier rang de la garde-robe et les teintes pastel donnent le ton de la saison. Quel plaisir de renouer avec les robes fleuries et les dentelles, symboles d’une légèreté retrouvée. Et lorsque les journées se font plus fraîches, les tailleurs en lin s’imposent comme les meilleurs alliés mode.

Sélection : Julie Kieffer

DRYKORN
STELLA & SUZIE

11A Avenue de la Porte-Neuve, L-2227 Luxembourg Tél.: 47 18 73 | stresa92@pt.lu

www.bijoux-streff.lu

MONOPRIX SIGNE UN PRINTEMPS-ÉTÉ 2026 DÉSIRABLE ET SOLAIRE

Les silhouettes se font fl uides, les matières respirent, les teintes s’illuminent. Maille crochet, ensembles faciles à vivre, accessoires solaires... chaque pièce semble trouver naturellement sa place dans un quotidien rythmé par les beaux jours. Fidèle à son ADN, Monoprix ponctue également sa collection de collaborations. Parmi elles, la capsule imaginée avec Louis Barthélémy insuffl e une dimension artisanale et singulière, entre motifs évocateurs et textures travaillées. Une vision du style où l’essentiel devient, plus que jamais, une signature.

BERNADETTE

Aminata
Productrice de cacao en Côte d’Ivoire

Sculptures

À MÊME LA PEAU

Messika signe un nouveau chapitre avec sa collection Moderniste, inspirée du mouvement architectural du XXe siècle, tournée vers l’innovation et l’expérimentation. La prestigieuse maison de haute joaillerie le réinterprète à travers la matière et dévoile de véritables sculptures à porter sur la peau. La ligne se compose de l’emblématique bracelet rigide, ainsi que de bagues, de boucles d’oreilles et de colliers, pour tous ceux en quête de formes essentielles. Afin d'incarner cette campagne avec élégance et faire rayonner les créations dans le monde, la marque a fait appel à l’actrice oscarisée Julianne Moore et au mannequin Irina Shayk.

Rédaction : Margot Houget

GRIDX PASSE EN MODE FASHION

Quand on pense à GRIDX , c’est l’image d’un temple de l’automobile qui nous vient à l’esprit. Mais le centre commercial a bien plus à offrir que des voitures dernier cri. Il est en passe de devenir la nouvelle destination mode incontournable, avec l’arrivée de l’enseigne allemande Engelhorn. Pensée comme un véritable « fashion universe », la boutique s’étend sur plus de 5 000 m². Son aménagement s’articule autour de « planètes individuelles », créant une atmosphère immersive et spatiale. Un microcosme d’élégance et de design où l’on peut s’offrir des pièces signées Burberry, Givenchy, Balmain, Max Mara, et bien d’autres… pour s’élever dans les hauteurs du style.

© Messika
© GRIDX

Les charms les plus irrésistibles du printemps

Quatre animaux envahissent le modèle Numéro Un de Polène dans la collection la plus craquante du moment : The Nanonimals. Pamboo le panda, Piyu le poussin, Pigi le cochon et Rodjo le panda roux s’invitent sous forme de charms espiègles, marquant leur territoire sur le sac emblématique de la maison. Qui de ces compagnons de route vous fera le plus craquer pour décorer votre it-bag ? Le lancement de cette nouvelle collection d’accessoires a été accompagné par deux courts métrages d’animation, donnant vie aux Nanonimals, imaginés par Geoffroy de Crécy. Une collection qui apportera sûrement un brin de fantaisie et de mignonnerie dans votre vie.

Concept store pour chiens et chats

LOZAMO réinvente l’univers des animaux de compagnie. Ici, on est loin de l’animalerie classique : place à une sélection pointue d’accessoires, de mobilier et de pièces design pensés pour s’intégrer avec élégance dans nos intérieurs. Colliers en cuir, arbres à chat sculpturaux, couchages esthétiques, pièces durables… chaque objet allie style, qualité et bien-être animal.

© Polène
Clio, Kay et Julie Hendrickx © Hanne Fransen

l io Hendrickx

DU SALON FAMILIAL À UNE MARQUE DE MODE FLORISSANTE

Les Sœurs est une marque belge solidement implantée sur la scène mode en Flandre, avec huit boutiques permanentes, un pop-up et un site Internet. Vêtements, bijoux, accessoires et décoration, le label propose une vaste sélection d’articles, tout en restant fidèle à son ADN. Celui de la proximité avec les clientes et de l’accessibilité des prix. Aux commandes, trois sœurs, aux expertises complémentaires, également visages de la marque, pilotent le navire ensemble depuis 2011. L’aînée, Clio Hendrickx, a ouvert la voie en quittant la première son emploi à temps plein, sans se douter qu’une success story familiale l’attendait. Et les frangines ne comptent pas s’arrêter là. Elles aspirent désormais à s’exporter à l’international. Rencontre avec la première de la fratrie.

Propos recueillis et traduits de l’anglais par Margot Houget

Votre passion pour la mode est née très tôt. J’ai entendu dire que vous transformiez déjà votre salon en podium avec vos sœurs lorsque vous étiez plus jeune.

Clio Hendrickx : Oui, en effet. Depuis notre enfance, mes sœurs et moi sommes passionnées par la mode. À l’époque, nous avions une grande valise remplie d’accessoires et nous organisions des défilés dans notre salon. En tant qu’aînée, je décidais du rôle de chacune sur le podium. Mes sœurs imitaient parfois Claudia Schiffer ou Kate Moss, et c’est moi qui choisissais leurs tenues. Cette passion ne nous a jamais quittées en grandissant. Plus tard, lorsque ma sœur Julie a eu 13 ans, Kay 16 ans et moi 19 ans, nous avons commencé à voyager à Milan et à Paris pendant les Fashion Weeks. Nous créions nos propres pièces et nous les portions ensuite dans la rue. C’étaient les premiers pas de ce qui allait devenir plus tard notre entreprise.

Quel a été le déclic qui vous a poussée à vous consacrer pleinement à votre marque ?

En 2015, nous avions toutes les trois des emplois à temps plein et faisions tourner Les Sœurs en parallèle, après nos heures de travail. Mais l’entreprise devenait trop importante pour continuer ainsi. Le déclic est sûrement venu avec le lancement du bracelet Gladys, inspiré des sandales gladiateur. C’était un grand bracelet en cuir qui a rencontré un énorme succès.

En 2015, nous avions toutes les trois des emplois à temps plein et faisions tourner
Les Sœurs en parallèle, après nos heures de travail.

Nous avons alors décidé : « Ok, on se lance ! ». Nous nous sommes regardées pour savoir qui ferait le premier pas. Mes sœurs m’ont désignée, car je travaillais depuis dix ans dans le secteur de la distribution alimentaire et j’avais acquis une solide expertise dans le développement de produits. J’ai quitté mon emploi à l’été 2015 et en février 2016, notre première boutique ouvrait à Hasselt. Ce fut une excellente décision.

Comment répartissez-vous les différentes responsabilités ?

Je n’ai pas étudié la mode, mais les sciences économiques appliquées. Aujourd’hui encore, dans notre entreprise, mon rôle

se concentre sur l’aspect commercial : marketing, vente, e - commerce, et aussi la recherche de nouvelles opportunités de points de vente, comme celle que nous avons récemment trouvée à Maasmechelen Village en Belgique. Mes sœurs Kay et Julie, quant à elles, incarnent le côté créatif de l’entreprise. Kay est responsable du design de notre collection de vêtements, et Julie s’occupe de la conception et de l’achat des bijoux. Nous avons donc des rôles clairement définis avec des compétences complémentaires.

Travailler en famille peut être un défi. Comment parvenez-vous à concilier vie professionnelle et vie personnelle ?

Lorsque nous sommes chez Les Sœurs, nos discussions portent avant tout sur la marque et l’entreprise. Chacune a ses propres tâches, et nous faisons de notre mieux pour rester professionnelles devant notre équipe. Bien sûr, en tant que sœurs, des désaccords peuvent surgir et cela arrive. Mais nous avons une règle. Quand nous ne sommes pas d’accord, nous procédons à un vote. Par exemple, si Kay et Julie choisissent le bleu et que je préfère le rose, nous suivons la majorité, donc le

bleu. C’est simple, c’est la loi de la démocratie, et ça régit toujours les décisions. Nous avons aussi une grande confiance les unes envers les autres et nous gardons toujours en tête de faire le mieux pour Les Sœurs en tant qu’entreprise.

Quels sont les avantages à travailler entre sœurs ?

Avec une sœur, on peut toujours être honnête et directe. Pas besoin de se demander ce que notre collègue pourrait penser. Cette franchise rend la communication efficace. Beaucoup diraient qu’ils ne pourraient jamais travailler avec leur frère ou leur sœur. Dans notre cas, nous avons eu un peu de chance. Nous partageons les mêmes intérêts et passions avec des compétences complémentaires. Tout a évolué naturellement. De ces trois sœurs qui organisaient des défilés dans leur salon jusqu’à aujourd’hui, où nous dirigeons une entreprise de 65 personnes.

À quoi attribuez-vous le succès de votre marque et sa capacité à perdurer dans le temps ?

Je dirais que Les Sœurs est une marque très personnelle pour nos clientes.

Nous sommes encore aujourd’hui le visage de notre propre marque, un choix volontaire. Nous souhaitons que nos clientes puissent se reconnaître en nous. Par exemple, ma sœur Julie a 36 ans et porte du S, Kay a 39 ans et porte du M, et moi, j’ai 42 ans et je porte du L. Cette diversité permet à chacune de se retrouver dans la marque, ce qui la rend authentique et personnelle.

Vous possédez huit boutiques physiques en Belgique, réparties dans plusieurs villes en Flandre. Vous venez d'ouvrir une boutique éphémère à Maasmechelen Village, accessible jusqu’au 12 juillet. Pourquoi un pop-up là-bas ?

Nous avons choisi Maasmechelen Village, car c’est une destination que nous envisagions depuis longtemps. Les racines de la marque sont ici, dans la région du Limbourg, en Belgique, et nous sentions qu’elle offrait encore pas mal de potentiel. Le moment était parfait, tant au niveau du stock que du timing pour concrétiser ce projet. De plus, une boutique pop-up crée toujours un certain engouement et un buzz.

Comment envisagez-vous le futur ?

Nous souhaitons ouvrir une boutique à Bruxelles et renforcer notre présence dans la région flamande. Nous envisageons également de nous implanter au Luxembourg ainsi que dans les principales villes des Pays-Bas, où nous ne disposons pas encore de points de vente.

Parallèlement, nous développons de plus en plus la vente en gros. Nous travaillons avec une agence qui représente et distribue notre marque aux boutiques locales en Europe. Notre rêve serait de pouvoir ouvrir nos propres boutiques Les Sœurs dans les grandes villes européennes.

© Hanne Fransen

Société

WAKO DOUBLE LA MISE À REDANGE

À Redange-sur-Attert, Wako franchit un cap stratégique. Le groupe, leader en Belgique et au Luxembourg, vient d’inaugurer un nouveau hall de production, en présence du Grand-Duc Guillaume et du ministre Lex Delles. Objectif : moderniser en profondeur la fabrication de châssis PVC et doubler la capacité du site, désormais portée à 50 000 unités annuelles. Automatisation accrue, équipements de pointe et meilleure ergonomie redessinent les conditions de travail. L’investissement, intégrant 730 panneaux solaires, traduit aussi une ambition durable. Né au Grand-Duché, Wako consolide ainsi son ancrage local tout en préparant activement sa croissance sur ses marchés historiques.

TESLA ACCÉLÈRE

L’AUTONOMIE en Europe

En avril 2026, Tesla a franchi une étape clé en lançant pour la première fois en Europe sa conduite entièrement automatique supervisée. Les Pays-Bas deviennent le premier pays à autoriser cette technologie, désormais en cours de déploiement via une mise à jour. Ce système avancé permet au véhicule de naviguer en ville, changer de voie ou gérer les intersections, tout en exigeant la vigilance du conducteur. Fort de milliards de kilomètres de données collectées, Tesla mise sur l’intelligence artificielle pour améliorer en continu la sécurité. Une avancée majeure qui ouvre la voie à une adoption progressive de la conduite autonome sur le continent.

Une nouvelle galerie s’installe au cœur de la capitale

À Lart Gallery, une nouvelle scène artistique a émergé au cœur de Luxembourg. Ouvert en 2026, cet espace porté par Lart Universe ambitionne de proposer un écosystème accessible, à mi-chemin entre galerie et lieu d’expériences culturelles. La galerie a inauguré sa première exposition au printemps, réunissant des artistes contemporains et des œuvres inspirées du surréalisme, dans le sillage de Salvador Dalí. Elle a notamment accueilli le vernissage de « Underground Painting » de Fausto De Nisco, le 14 avril 2026, en présence de l’artiste. Pensée comme un lieu vivant, elle entend multiplier expositions, rencontres et événements, confirmant le dynamisme de la scène artistique locale.

© Lart Gallery

L’HYGIÈNE SANS PLASTIQUE

Portée par cinq élèves du Lycée Aline Mayrisch, la mini-entreprise Bubble’Up s’attaque à un défi du quotidien : réduire les déchets plastiques liés aux produits d’hygiène. Leur innovation repose sur une poudre de savon écologique qui se transforme en liquide au contact de l’eau, limitant ainsi transport et emballages. Légère, compacte et conçue pour être utilisée avec une bouteille réutilisable, cette solution se veut à la fois pratique et durable. Présentée lors d’événements et de ventes ponctuelles, elle incarne une nouvelle manière de consommer, plus responsable. Une initiative engagée qui illustre le dynamisme entrepreneurial des jeunes au Luxembourg.

YesToYou simplifie

l’organisation des mariages

Imaginée au Luxembourg, la plateforme YesToYou entend révolutionner la communication entre futurs mariés et invités. Créée par Loris Wilwert, cette solution digitale centralise en un seul point toutes les informations essentielles via un QR code apposé sur l’invitation. Programme, RSVP, hébergements ou encore météo : tout est accessible en temps réel, évitant aux couples la gestion de multiples canaux. Déjà proposée gratuitement pour les mariages 2026, la plateforme ambitionne d’accompagner les utilisateurs avant, pendant et après l’événement. Une innovation pratique qui s’inscrit dans la digitalisation croissante du secteur nuptial.

NIEDERKORN MALL : un nouveau pôle commercial au sud

Une nouvelle destination shopping vient de voir le jour au Luxembourg. La première phase du Niederkorn Mall a ouvert ses portes le 16 avril, marquant le début d’un projet d’envergure pour la région de Differdange. Porté par un supermarché Delhaize de 1 500 m², le site propose déjà une offre mêlant alimentation, restauration et services, avec notamment une crèche, une salle de sport, un

barbier / coiffeur ou encore un café emblématique. À terme, le complexe devrait atteindre plus de 37 000 m² et accueillir une cinquantaine de commerces et restaurants, confirmant l’ambition de créer un véritable lieu de vie. Mais surtout, il faut comprendre que ce n’est qu’un début : le Niederkorn Mall ambitionne de devenir un véritable centre de vie multiservices.

© Bubble'Up
CHRISTINE THEODOROVICS
Photo : David Angeletti / Tenue : Natan

hristine Theodorovics

VIE PUBLIQUE, VIE PRIVÉE

Originaire d’Autriche, Christine Theodorovics, qui a grandi et étudié à Vienne avant de prendre le large, garde des liens forts avec son pays natal, à la fois pour le travail et la famille. C’est en Suisse qu’elle est entrée, il y a 26 ans, dans le monde de la finance avant d’évoluer dans celui de l’assurance. Elle devient en 2023 CEO de Baloise Luxembourg. Dans son temps libre, elle cultive le goût du sport et des voyages, jonglant depuis toujours avec trois hobbys : la plongée, la course et l’alpinisme. L’Himalaya est la destination de cœur de celle qui adore la montagne pour son atmosphère encore plus que pour ses sommets et qui veut profiter pleinement de la vie. Elle se raconte ouvertement et en toute simplicité.

Rédaction : Karine Sitarz

Dans quel environnement avez-vous grandi ? Y a-t-il un souvenir de l’enfance qui vous accompagne ?

J’ai grandi avec un frère à Vienne, une grande ville mais en même temps un environnement assez tranquille. J’ai eu une belle enfance avec beaucoup de liberté et de temps passé entre champs et montagnes. Mais à l’époque, Vienne n’était pas la ville qu’elle est aujourd’hui, elle restait marquée par la présence des troupes alliées. Je suis née 13 ans après leur départ, on était toujours dans la période postguerre, assez isolé, car l’Autriche ne faisait pas encore partie de la Communauté européenne. Par ailleurs, la situation des femmes était singulière, ce n’est qu’en 1975 qu’il y a eu une grande réforme du droit de la famille. À l’époque où j’allais à l’école, les femmes n’avaient pas le droit de signer seules un contrat de travail, il fallait le consentement du mari, le chef de famille. Je n’ai pas ressenti cela avec ma mère et mon père, mais c’était la réalité, c’était l’Autriche où je grandissais. Et quand j’étais adolescente, j’ai voulu devenir pilote, la compagnie nationale m’a répondu que ce n’était pas possible pour une jeune femme.

À l’époque, quels étaient vos hobbys ?

J’adorais déjà le sport, je faisais du cheval, je jouais au basket - pas si étonnant avec mes 1,80 m - le relais est pris par ma nièce et mes neveux et ceux de mon par-

tenaire. J’ai aussi passé énormément de temps à la montagne, en randonnée ou à skier, car ma mère venait de là, je suis montée sur des skis avant mes trois ans !

Quelles ont été les étapes marquantes de votre parcours ?

Quand j’ai commencé mes études en économie et commerce, Vienne n’était pas encore très cosmopolite et il y avait peu d’échanges internationaux, mais j’ai eu la chance de passer un an au Canada, j’y ai écrit ma thèse en anglais et j’ai même pu skier dans les Rocheuses (rires)… Après l’obtention de mon MBA à Vienne, j’ai fait des stages à Paris, travaillé à Bruxelles au moment même où l’Autriche rejoignait la Communauté européenne avant de mettre le cap pour cinq ans sur l’Allemagne. En 2000, j’ai rejoint la Suisse mais j’étais souvent à l’étranger.

C’est à ce moment-là que vous faites vos premiers pas dans la finance ?

Oui, j’ai commencé au Crédit Suisse, mais depuis 2004, j’évolue dans l’assurance. J’ai démarré chez Swiss Life, pour laquelle j’ai créé des antennes à Singapour et Dubaï, l’une de mes expériences les plus marquantes de l’époque, un peu comme si j’avais lancé des start-up. En 2011, j’ai rejoint Zurich Insurance, pour la première fois dans des comités exécutifs. J’ai ensuite œuvré pour Axa et depuis 2023, je suis CEO chez Baloise Luxembourg. En décembre dernier, Baloise et Helvetia ont fusionné, devenant le plus grand assureur

multiline en Suisse. Mon périmètre s’est donc élargi et, à côté du Luxembourg, j’ai désormais la responsabilité de l’Autriche et de l’Italie dans le comité exécutif du groupe.

Quelles conséquences la fusion a-t-elle eues pour vous ?

La grande différence, c’est la taille de l’entreprise. Pour moi, il s’agit surtout d’un changement de poste et des responsabilités supplémentaires. Je suis responsable de plus de 2 500 employés. Pour le Luxembourg, cela ne change pas grand-chose, car ici il n’y avait pas Helvetia comme compétiteur, en revanche de grands changements ont eu lieu en Allemagne et en Suisse où les deux assureurs existaient et où ils ont fusionné.

Vous aviez d’autres engagements, notamment au sein du Conseil de Fondation de SOS Villages d’Enfants en Suisse ?

En 2022, j’y ai eu un mandat de quatre ans. Il est arrivé à son terme et je ne me suis pas représentée, car ce n’est plus possible avec mes nouvelles responsabilités. Mais cela ne veut pas dire que je ne suis plus engagée, je suis ainsi en contact avec l’antenne luxembourgeoise. À terme, je m’engagerai à nouveau dans une telle fondation, c’était une expérience très riche.

Comment conciliez-vous vie professionnelle et vie privée ?

Les voyages et le sport gardentils une place dans votre vie ?

Je veille à prendre des vacances, j’utilise mon temps libre pour faire d’autres choses et pouvoir récupérer. Le sport fait toujours partie de ma vie, le ski surtout, l’alpinisme et la plongée. Je voyage aussi beaucoup. Les jours de travail, j’essaie de courir pour me ressourcer - plus jeune, je participais à des marathons. Chacun doit trouver le moyen de recharger ses

batteries, car avec la charge de travail que nous avons, nous devons rester en bonne santé, psychologique et physique.

Attachée à la diversité, vous croyez aux quotas...

Jeune, j’étais contre, désormais je suis pour, dans les conseils d’administration où les processus de recrutement restent un peu opaques. Depuis qu’on les a introduits, les choses ont changé, il fallait donc une décision dure pour avancer. Par contre, je reste contre dans les comités exécutifs. En tant que CEO, je veux pouvoir décider de la meilleure personne pour tel ou tel profil. En tout cas, je demande toujours à voir des femmes sur ma liste de candidats pour les entretiens, et pas seulement une, sinon on n’y arrivera jamais.

Vivre la vie pleinement, dans le privé comme dans le professionnel : Live life fully.

Au fil de votre carrière, avezvous rencontré des difficultés en tant que femme à des postes à responsabilités ?

Comment voulez-vous que je réponde ? Je dois être politiquement correcte (sourire). Quand je suis arrivée en Suisse il y a presque 30 ans, c’était un autre monde, il y avait des hommes qui fumaient de gros cigares de façon pas très élégante, il y avait des remarques déplacées, heureusement cela a changé. Je n’en ai jamais souffert, mais aujourd’hui encore quand dans une salle de réunion il n’y a que deux femmes, il n’y a pas la

même écoute, le même soutien. Avec les quotas, et à partir du nombre magique de 30 %, nous ne sommes plus une minorité, il y a une mixité, cela change tout.

Y a-t-il une personnalité qui vous a marquée ?

Jane Goodall. Jeune femme, elle est partie seule, sans argent ni bagage, dans les années 1960 en Afrique, pour faire des recherches sur les chimpanzés. Elle a œuvré pour la biodiversité, les habitats menacés, le bien-être et ce jusqu’à sa mort. J’aurais aimé la rencontrer.

Questions à la volée

UN LIVRE DE CHEVET :

Man's Search for Meaning du professeur et psychiatre viennois Viktor E. Frankl, rescapé des camps. À chaque page, on trouve une citation qui peut être une philosophie de vie.

UNE MUSIQUE :

Dans les années 1990, j’ai eu la chance de voir les trois ténorsPavarotti, Domingo et Carreras - en concert à Vienne, c’était fantastique, je connaissais toutes leurs chansons par cœur.

UN COUP DE CŒUR :

L’Himalaya découvert il y a 23 ans. Depuis j’y suis retournée 13 fois. Ses dimensions sont incroyables. Le cerveau n’a jamais expérimenté un tel mur de glace, de 5 km, c’est intéressant d’un point de vue cognitif.

ESCH-SUR-ALZETTE

: LES NOUVELLES OPPORTUNITÉS IMMOBILIÈRES À NE PAS LAISSER PASSER

DANS UN CONTEXTE OÙ SE LOGER AU LUXEMBOURG RELÈVE SOUVENT DU DÉFI, LA VILLE D'ESCH-SUR-ALZETTE S’IMPOSE COMME UNE ALTERNATIVE CRÉDIBLE, ACCESSIBLE ET RÉSOLUMENT MODERNE. AVEC SON QUARTIER NONNEWISEN – WUNNEN AM PARK, LA VILLE PROPOSE AUJOURD’HUI UNE NOUVELLE VAGUE DE LOGEMENTS ABORDABLES, PENSÉE POUR CELLES ET CEUX QUI SOUHAITENT CONJUGUER QUALITÉ DE VIE, INVESTISSEMENT ET SÉRÉNITÉ.

Une opportunité rare dans un marché en forte demande

Développé en collaboration avec le Fonds du Logement, ce projet s’inscrit dans une volonté forte d’élargir l’accès à la propriété, dans un environnement urbain durable et en pleine transformation. Aujourd’hui, les disponibilités sont limitées et clairement identifiées, renforçant le caractère exclusif de l’offre :

5 appartements disponibles immédiatement, de 88,60 m² à 105,38 m², entre 434 011,98 € TTC et 554 542,06 € TTC ;

15 maisons unifamiliales disponibles à la vente proposées à 598 957,70 € et une maison témoin à 684 531,50 € ;

6 maisons dédiées à la location, pour celles et ceux qui souhaitent s’installer dans le quartier sans passer par l’achat ;

26 triplex Clés en main de 115m2 à 139m2 de 564 248 € à 703 093€ TTC.

Une sélection restreinte, qui en fait aujourd’hui une opportunité concrète et immédiate.

Un cadre de vie nouvelle génération

Pensé comme un quartier durable, Nonnewisen séduit par son équilibre entre nature et urbanité. Espaces verts, mobilité repensée, architecture contemporaine… tout y est conçu pour améliorer le quotidien. Certaines maisons s’intègrent dans un concept innovant de quartier sans voiture, offrant un environnement plus calme, plus sécurisé et particulièrement adapté aux familles.

Des logements conçus pour durer

Volumes généreux, luminosité, agencement intelligent… chaque bien répond aux standards actuels de confort et de qualité. Le quartier attire autant les jeunes couples que les familles en quête d’un lieu de vie stable et évolutif.

Esch, une ville en pleine transformation

Deuxième ville du pays, Esch-sur-Alzette bénéficie d’une dynamique unique portée par de nombreux projets urbains, culturels et économiques, un choix stratégique pour investir aujourd’hui et sécuriser demain.

Votre futur commence ici. Et il pourrait bien être à Esch.

Une nouvelle ère pour la Hongrie

Après 16 ans de règne, la défaite de Viktor Orbàn aux législatives hongroises du 12 avril marque un tournant. La nette victoire de son rival conservateur Péter Magyar devrait rebattre les cartes au niveau européen, profiter à l’Ukraine et permettre le rétablissement de l’État de droit en Hongrie.

Rédaction : Fabien Grasser

Péter Magyar © Istvan Csak

« Les Russes dehors » : au soir du 12 avril dernier, le slogan du soulèvement de Budapest de 1956 a fusé de toutes parts dans la foule festive qui a submergé les rues de la capitale hongroise, après la défaite de Viktor Orbàn. Ironie du sort, c’est en lançant ce même slogan devant une foule immense, en juin 1989, qu’Orbàn, alors âgé de 26 ans, faisait irruption sur la scène politique de son pays, encore placé sous tutelle soviétique pour quelques mois. Le futur dirigeant hongrois était l’un des fondateurs du syndicat étudiant progressiste Fidesz, qu’il a ensuite transformé en machine politique à son service personnel. Le premier tournant intervient en 1993, quand Orbàn délaisse sa tenue débraillée d’étudiant pour se parer du costume de leader d’un parti se revendiquant « conservateur et bourgeois ». Un revirement purement opportuniste, motivé par sa seule survie politique dans un paysage où fleurissaient alors les formations de gauche.

Le calcul est payant et Orbàn accède une première fois au poste de chef du gouvernement de 1998 à 2002, séquence pendant laquelle il applique un programme conservateur, avec plusieurs succès économiques à la clé. Relégué dans l’opposition, il revient au pouvoir à la faveur des législatives de 2010. S’ouvre alors une période de quatre mandats au cours desquels il vire de plus en plus à droite, jusqu’à devenir le chantre de l’illibéralisme et de l’extrême droite européenne. Il verrouille progressivement le système judiciaire et électoral, réécrit la constitution et s’attaque aux universités et à la culture, tandis que son entourage met la main sur une grande partie des médias. Ses deux cibles favorites sont les immigrés musulmans et la communauté LGBT+, qu’il accuse de menacer les valeurs traditionnelles hongroises.

Dans le même temps, Orbàn échafaude un système de corruption et de prébende en faveur de son clan personnel, qui se gave en détournant

notamment de considérables fonds de l’Union européenne, qu’il voue pourtant aux gémonies. De fait, le soir du 12 avril, l’autre slogan scandé par la foule contre Orbàn et ses proches était : « En prison ! ».

Championne des veto dans l’UE

S’opposant d’abord à Bruxelles sur les questions migratoires et d’État de droit, l’ancien Premier ministre hongrois a clairement joué contre l’UE à partir de 2022 et de l’invasion russe de l’Ukraine, pays avec lequel la Hongrie partage une frontière. Ces quatre dernières années, Budapest a multiplié les veto contre l’aide à Kyiv (90 milliards d’euros sont actuellement bloqués pour cette raison) ou empêche des sanctions contre la Russie. De la même façon, Orbàn a refusé de s’associer aux condamnations européennes de Poutine, de Loukachenko en Biélorussie ou du gouvernement Netanyahou en Israël. Au sein de l’UE, la Hongrie, dont les 9,5 millions d’habitants représentent 2,2 % de la population européenne, détient le record du nombre de veto ou de menaces de veto : elle a bloqué les décisions de l’UE à 20 reprises depuis 2018, soit 54 % du total des obstructions enregistrées parmi les États membres. Quelques jours avant le scrutin du 12 avril, d’opportunes fuites confirmaient la duplicité hongroise dans les instances européennes, révélant comment Budapest a transmis des informations confidentielles à Moscou sur la politique ukrainienne de l’UE.

Pour Vladimir Poutine, la défaite d’Orbàn est une très mauvaise nouvelle, puisqu’il perd son meilleur allié européen dans sa guerre contre l’Ukraine. Un changement qui pourrait rebattre les cartes, le déblocage des fonds européens pouvant aggraver la position des troupes russes sur le champ de bataille, où elles sont déjà à la peine. La déconvenue compte

aussi pour Donald Trump, pour qui Orbàn représentait également son allié européen le plus précieux, aux côtés de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, qui s’est cependant fermement distanciée du milliardaire américain ces dernières semaines.

La potion est au demeurant amère pour tous les partis européens d’extrême droite. Leurs opposants les plus optimistes y voient un signal actant un premier coup d’arrêt à l’avancée du camp illibéral, à l’avancée jusquelà inexorable. Les regards se tournent avant tout vers la présidentielle française de 2027. Au cours de la campagne des législatives, la Française Marine Le Pen ou l’Italien Matteo Salvini s’étaient d’ailleurs déplacés en Hongrie pour soutenir le Fidesz. Quelques jours avant les élections, le vice-président américain, JD Vance, était aussi venu faire la retape d’Orbàn, dénonçant sans rougir l’ingérence européenne dans le processus électoral hongrois.

Forte mobilisation des jeunes

Le couperet tombé au soir du 12 avril est aussi sec qu’impitoyable : Péter Magyar et son parti conservateur Tysza ont remporté le scrutin en recueillant 53,07 % des suffrages, bien davantage que ne le prévoyaient les sondages les plus optimistes. Orbàn a reconnu sa défaite avant même la fin du dépouillement. Après leur déconfiture aux législatives de 2022, les partis de gauche avaient cette fois renoncé à se présenter, faisant du départ d’Orbàn leur priorité. À l’issue du scrutin, le parlement hongrois est donc exclusivement acquis à la droite, Tysza obtenant une majorité de 141 sièges sur 199, le Fidesz 52 sièges et la formation d’extrême droite Mi Hazànk six sièges.

Le taux de participation, flirtant avec les 80 %, est le plus élevé enregistré dans une élection hongroise depuis la fin du régime communiste, en 1989. Fort de cette légitimité et en s’assurant

La Hongrie, dont les 9,5 millions d’habitants représentent 2,2 % de la population européenne, détient le record du nombre de veto ou de menaces de veto : elle a bloqué les décisions de l’UE à 20 reprises depuis 2018.

le contrôle de plus des deux tiers du parlement, Péter Magyar peut engager les réformes constitutionnelles et institutionnelles promises pour rétablir l’État de droit. Sa mise à mal sous l’ère Orbàn a valu de timides sanctions financières européennes à la Hongrie et Péter Magyar pourrait ainsi récupérer 17 milliards de fonds actuellement bloqués par Bruxelles.

Les jeunes de moins de 30 ans, qui ont grandi sous les gouvernements Orbàn, se sont massivement mobilisés lors de ces élections, faisant entendre leurs aspirations pour davantage de liberté et leur attachement à l’Europe. Péter Magyar les satisfera-t-il ? Après l’euphorie de la défaite d’Orbàn, la méfiance est de mise. Le nouveau Premier ministre de 45 ans a fait essentiellement campagne sur les questions économiques, qui plombent le quotidien des Hongrois, et la corruption, qu’il veut éradiquer. Surtout, Péter Magyar est issu du Fidesz d’Orbàn, dont il a claqué la porte il y a deux ans pour monter sa propre formation, avec l’ambition résolue de chasser son ancien mentor du pouvoir. Le nouveau Premier ministre est un nationaliste conservateur, qui partage les valeurs du Fidesz sur l’immigration ou sur l’aide à l’Ukraine.

Mais à défaut de participer directement au financement de son voisin, Péter Magyar a déjà annoncé que la Hongrie n’opposera plus son veto aux aides européennes à destination de Kyiv. Il a en revanche répété qu’il s’opposera à une adhésion de l’Ukraine à l’UE à moyen terme, estimant qu’elle ne peut pas accueillir un pays en guerre en son sein.

« Fiers de faire partie de l'UE et de l'OTAN »

Mais à l’inverse d’Orbàn, Péter Magyar revendique son europhilie. Sa vision ouverte de la relation de la Hongrie au reste du monde a incontestablement pesé sur le résultat des élections. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué sa victoire avant même la proclamation des résultats définitifs : « La Hongrie a choisi l'Europe. L'Europe a toujours choisi la Hongrie. L'Union s'en trouve renforcée », a-t-elle écrit sur la plateforme X. « Nous estimons avoir reçu de bonnes nouvelles, qui nous donnent l’occasion d’entamer un nouveau chapitre de bon voisinage », a de son côté déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriy Sybiha. Le président

Volodymyr Zelensky s’est pour sa part dit prêt à des rencontres avec les nouvelles autorités hongroises. « Les Hongrois sont fiers de faire partie de l'UE et de l'OTAN », a lancé Péter Magyar au cours d’une conférence de presse de trois heures, tenue au lendemain de sa victoire. Il a reconnu à l’Ukraine son statut de victime de l’agression russe, tout en disant vouloir maintenir des relations pragmatiques avec Moscou.

Sur le plan européen, le nouveau Premier ministre, qui prend ses fonctions à la mi-mai, a aussi dit sa volonté de faire passer son pays de paria de l’UE à celui de partenaire constructif. Il a affirmé que sa victoire est synonyme d’un « véritable changement de régime et non d’un simple changement de gouvernement ».

Quant aux questions de genre, Péter Magyar, qui avait condamné l’interdiction de la Marche des fiertés de Budapest, l’an dernier, a estimé que « tout le monde peut vivre avec qui il aime », avant d’ajouter : « Tant qu'il ne viole pas les lois ou ne nuit pas aux autres. » Il ne s’est donc pas immédiatement engagé à revenir sur la loi de 2021, interdisant la « promotion » de l'homosexualité auprès des mineurs, qui avait entraîné une procédure d’infraction contre la Hongrie devant la justice européenne.

Sur la question migratoire, Péter Magyar campe jusqu’à présent sur les mêmes positions que son prédécesseur, tout en avançant vouloir agir dans le strict cadre européen. Il estime que la « crise a été mal gérée » et rejette le Pacte asile et migration de l’UE, qui prévoit un mécanisme de répartition solidaire des migrants entre États membres. Dans la même veine, il revendique un financement intégral par l’UE de ses frontières extérieures.

Les législatives hongroises du 12 avril étaient scrutées de près par toutes les chancelleries européennes et au-delà. La défaite d’Orbàn est qualifiée de tournant historique par nombre de responsables politiques et médias européens, qui placent leurs espoirs dans Péter Magyar. Pour leur part, les Hongrois ne boudent pas leur plaisir de ce tournant tout en disant leur vigilance face au risque de voir émerger un « nouvel homme fort ».

LOGEMENT : que nous réserve 2026 ?

Avec une offre d’habitations à loyers modérés parmi les plus faibles d’Europe et une régulation des loyers quasi inexistante, le Luxembourg affiche des prix immobiliers comparables à ceux de Paris ou de Londres. Se loger pèse donc plus lourd dans le budget des ménages que chez nos voisins. Conséquence, près d’un cinquième des résidents reste exposé au risque de pauvreté, en dépit des aides et mesures étatiques pour l’accès à un logement abordable, contre la précarité énergétique et contre la pauvreté. Face à la guerre du Golfe et à la flambée des prix de l’énergie, ces mesures suffiront-elles à protéger les ménages les plus vulnérables ?

Rédaction : Marc Auxenfants

Un marché immobilier comparable à Paris ou Londres

Si le marché immobilier a enregistré une baisse généralisée des prix à la vente pour les appartements existants, les prix au m 2 restent élevés : 10 270 euros à Luxembourg-Ville et sa première couronne en 2025, contre 6 200 euros dans les communes du nord. Parallèlement, « les loyers annoncés des appartements ont nettement augmenté sur le trimestre (+1,9 % par rapport au 2e trimestre 2025) », selon l’Observatoire de l’Habitat (OdH). Et « ceux des maisons ont progressé très fortement : +3,2 % sur le trimestre et surtout +11,5 % sur 12 mois (par rapport au 3e trimestre 2024) ».

Les inégalités d’accès au logement se creusent, et fragilisent une partie importante de la population.

Ces montants s’expliquent par le faible parc locatif social du pays – seulement 2 % du parc résidentiel (contre 18 % en France, 7 % en Belgique, et 3 % en Allemagne), et par l’absence de régulation forte des loyers, contrairement à l'Allemagne et à la France qui freinent et encadrent les loyers, notamment dans les zones tendues. Pour l’OdH, le marché immobilier luxembourgeois serait donc comparable à des zones métropolitaines comme l'Île-de-France ou le Grand Londres.

Quelle part du budget les ménages luxembourgeois consacrent-ils à leur logement ? En 2023, selon l’OdH, les locataires dépensaient 39 % de leurs revenus disponibles (loyer + charges), contre 40 % en Belgique, 34 % en France et 28 % en Allemagne. Tandis que les ménages les plus modestes y allouaient plus de 55 % de leur revenu, les familles monoparentales et les adultes seuls étant les plus touchés. Chez les propriétaires, ce taux d’effort était estimé à 36,8 %, ces dépenses comprenant principalement les remboursements d'emprunt pour l'achat du logement et les charges de copropriété.

Face à cette pression immobilière et à l’absence de mécanismes correcteurs, les inégalités d’accès au logement se creusent, et fragilisent une partie importante de la

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population : près d’un cinquième des résidents reste soumis au risque de pauvreté, selon le Statec.

Une réalité que les pouvoirs publics ont cherché à adresser dès 2025 avec le lancement d’un Plan d’action national pour la prévention et la lutte contre la pauvreté. En matière de logement, le programme vise à : augmenter la création de logements abordables, lutter contre la précarité énergétique, faciliter l’accès aux logements abordables et agir sur le taux d’effort des ménages.

Quelles aides au logement en 2026 ?

Sur ce dernier point, l’État propose plusieurs aides financières : aux locataires, aux personnes souhaitant acheter ou construire un logement, et aux propriétaires souhaitant rénover leur habitation. Gérées par le Guichet unique des aides au logement du ministère du Logement, elles se répartissent en trois grandes catégories.

Aides à la location

Destinées aux ménages à revenus modestes, elles visent à faciliter l’accès ou le maintien dans un logement locatif.

Subvention de loyer : l’aide mensuelle est destinée aux ménages dont le loyer (hors charges) représente plus de 25 % du revenu net. Son montant varie entre 10 et 520 euros par mois, en fonction de la composition du foyer et de ses revenus. Des logements locatifs abordables sont également proposés à ces ménages. Garantie locative : l’État peut se porter garant pour la caution, jusqu’à deux mois de loyer (hors charges), lorsque le locataire ne dispose pas des fonds nécessaires. Pour en bénéficier, le loyer mensuel (hors charges) doit être inférieur ou égal à 50 % des revenus du ménage.

Aides à la propriété

Elles visent à soutenir les ménages dans l’achat, la construction ou l’amélioration de leur résidence principale.

Prime d’acquisition ou de construction : l’aide en capital de 250 à 9 700 euros est attribuée selon la situation familiale et les revenus du ménage. Subvention d’intérêt : elle permet de réduire les intérêts sur les prêts immobiliers, avec un taux maximal pouvant atteindre 3,5 % pour alléger les charges mensuelles. Prime d’accession à la propriété : destinée aux ménages achetant ou construisant leur résidence principale, son montant varie entre 500 et 10 000 euros, avec des majorations possibles selon le type de logement. Garantie de l’État pour un prêt immobilier : si l’emprunteur ne dispose pas de l’apport personnel

requis, l’État peut garantir une partie du prêt, sous conditions.

Prime d’épargne logement : elle est accordée aux personnes ayant obtenu une prime d’accession à la propriété et ayant constitué une épargne auprès d’un établissement financier avant l’investissement dans le logement.

Crédit d’impôt « Bëllegen Akt » : l’abattement porte sur les droits d’enregistrement et de transcription lors de l’achat d’une résidence principale. Jusqu’à 40 000 euros par personne.

TVA super-réduite : son taux est réduit à 3 % (au lieu de 17 %), pour la construction ou l’acquisition d’une résidence principale.

Aides à la rénovation

Ces dispositifs encouragent les travaux d’amélioration et de performance énergétique des logements.

Prime d’amélioration : l’aide pour la rénovation de logements de plus de 15 ans couvre jusqu’à 40 % du montant des travaux.

PRIMe House : elle concerne les travaux d’amélioration énergétique (isolation, chauffage, etc.).

Prime « Klimabonus » : elle porte sur les rénovations énergétiques, comme l’installation de pompes à chaleur ou de panneaux solaires.

Prime pour la création d’un logement intégré : jusqu’à 20 000 euros, elle porte sur l’aménagement d’un logement indépendant dans une maison unifamiliale.

Toutes les informations sur les aides et demandes d’aides au logement sont disponibles sur le site Guichet.lu.

Ces aides suffiront-elles dans le contexte de la guerre actuelle dans le Golfe ? Car la hausse des prix énergétiques risque d’alourdir le budget logement des ménages.

GR IMMOTRUST, L’AGENCE IMMOBILIÈRE À VOTRE ÉCOUTE

POUR UN INVESTISSEMENT, UNE VENTE, UNE ACQUISITION OU UNE LOCATION, GR IMMOTRUST ACCOMPAGNE CHAQUE PROJET AVEC UNE APPROCHE HUMAINE ET SUR MESURE. À SA TÊTE, PATRICIA GREISCH PERPÉTUE UN SAVOIR-FAIRE FAMILIAL QU’ELLE A SU FAIRE ÉVOLUER AVEC EXIGENCE ET MODERNITÉ. ENTRE ÉCOUTE, PRÉCISION ET VISION STRATÉGIQUE, ELLE DÉFEND UNE CONCEPTION DE L’IMMOBILIER OÙ CHAQUE DÉCISION S’INSCRIT DANS UNE LOGIQUE DE CONFIANCE, DE JUSTESSE ET D’ENGAGEMENT.

Depuis combien de temps existe votre agence et comment a-t-elle évolué ?

Notre agence a été fondée en 1990 par mes parents, qui m’ont très tôt transmis leur passion pour l’immobilier. J’ai rejoint l’agence en 1998, ce qui m’a permis de me construire professionnellement à leurs côtés, directement sur le terrain et au contact des clients. En 2019, j’ai repris l’entreprise familiale avec une responsabilité qui allait au-delà de la simple continuité : faire évoluer la structure tout en respectant son identité. Cette transmission a marqué une étape importante dans mon parcours, tant sur le plan professionnel que personnel. En tant que femme dirigeante, j’ai souhaité insuffl er une organisation plus structurée et une vision stratégique plus affi rmée, tout en préservant une forte dimension humaine. Aujourd’hui, GR IMMOTRUST refl ète cet équilibre entre héritage, exigence et modernité.

Quelles sont vos principales activités ?

Notre activité repose sur trois piliers : la vente, la location et le conseil immobilier. Le conseil occupe une place centrale dans notre approche. Il ne s’agit pas simplement de commercialiser un bien, mais d’accompagner chaque client dans ses décisions grâce à une estimation précise, une stratégie de mise en marché adaptée et un suivi rigoureux. Notre objectif est d’apporter de la clarté, de la sécurité et une réelle valeur ajoutée à chaque projet.

Comment accompagnez-vous un client de A à Z dans son projet immobilier ?

Notre accompagnement débute toujours par une phase d’écoute approfondie. Comprendre le projet, les attentes et les enjeux du client est essentiel pour défi nir une stratégie cohérente. Nous prenons ensuite en charge l’ensemble du processus : valorisation du bien, commercialisation, organisation des visites, sélection des candidats, négociation et suivi jusqu’à la signature chez le notaire. Mais au-delà de l’aspect technique, nous accordons une importance particulière à la dimension humaine. L’immobilier est souvent lié à des moments de vie importants, ce qui demande une approche à la fois professionnelle et sensible.

Comment décririez-vous le marché immobilier actuel au Luxembourg ?

Le marché immobilier luxembourgeois connaît aujourd’hui une phase de stabilisation, avec des acquéreurs plus réfl échis et plus exigeants. Dans ce contexte, le positionnement des biens est devenu déterminant. Une estimation juste, une présentation qualitative et une stratégie adaptée sont essentielles pour aboutir à une transaction. Les biens correctement positionnés continuent de se vendre dans de bonnes conditions, tandis que le marché locatif reste soutenu par une demande constante. Plus que jamais, le rôle de l’accompagnement professionnel est central.

Qu’est-ce qui vous démarque dans le secteur ?

Notre différence repose sur une combinaison d’expérience, de proximité et d’exigence. Le fait d’avoir évolué dans une structure familiale et d’en avoir repris la direction me permet d’inscrire chaque projet dans une vision à long terme, avec un engagement réel envers nos clients. Nous privilégions des relations durables, basées sur la confi ance. J’apporte également une approche attentive aux détails et à l’humain, tout en maintenant une grande rigueur dans l’exécution. Nous ne cherchons pas simplement à conclure une transaction, mais à accompagner chaque client de manière cohérente, sécurisée et personnalisée.

Vous avez un projet immobilier au Luxembourg ? Faites-vous accompagner par GR IMMOTRUST et bénéfi ciez d’un suivi sur mesure, à chaque étape de votre projet.

G.R. Immotrust S.A.

PATRICIA GREISCH

TROIS QUESTIONS À JILL SCHAUL Économiste & analyste quantitatif, Statec

Quel est l’impact du conflit dans le Golfe sur le budget des ménages ?

On peut s’attendre à des hausses particulièrement marquées sur les carburants – essence et mazout de chauffage généralement les plus réactifs aux tensions sur les marchés internationaux. Ces évolutions ont un impact immédiat et significatif sur le budget des ménages. Ces tensions peuvent aussi se transmettre aux prix du gaz, et dans une moindre mesure à ceux de l’électricité. Par ailleurs, le risque d’une inflation alimentaire accrue est réel, car les coûts énergétiques plus élevés se répercutent sur l’ensemble de la chaîne de production et de distribution. S’y ajoutent des facteurs plus structurels,

comme l’augmentation des prix des engrais ou les aléas touchant la production agricole mondiale. Cela dit, il n'existe toutefois pas encore de données disponibles sur l'impact de la guerre en Iran sur l'inflation alimentaire, ni sur les prix à l'importation.

Quelles sont donc vos prévisions d’inflation actuelles ?

Dans notre scénario « haut » de prévision – qui reflète les risques à la hausse liés au regain de tensions géopolitiques et aux perturbations potentielles de l'approvisionnement affectant les prix du pétrole brut et du gaz naturel –, l'inflation globale pourrait atteindre 2,5 % en 2026 et 2,4 % en 2027. La prochaine indexation serait toujours déclenchée au deuxième trimestre 2026, avec une tranche suivante au deuxième trimestre 2027. Dans le contexte actuel, le scénario bas (1,8 % pour 2026 et 2027) issu de nos dernières prévisions ne risque guère de se matérialiser.

Quel sera l’impact de cette future inflation sur le budget logement des ménages ?

Une hausse des prix de l’énergie exercerait une pression directe sur les dépenses liées au logement, en particulier sur celles consacrées au chauffage. Selon l’Enquête sur le budget des ménages (moyenne 2021–2024), ces dépenses de chauffage représentent environ 8 % de l’ensemble des dépenses de logement. Ce poste, qui comprend également les loyers (réels et fictifs), les travaux d’entretien, la sécurité, l’énergie, l’eau et divers autres services, constitue au total près de 37 % des dépenses

totales des ménages. Les loyers fictifs concernent ici les propriétaires de leur résidence principale : ils correspondent au montant que le ménage percevrait si le logement était loué au prix du marché. Ces loyers sont également calculés pour les ménages bénéficiant d’un loyer réduit, afin de refléter l’avantage en nature dont ils profitent.

Une hausse des prix de l’énergie exercerait une pression directe sur les dépenses liées au logement.

L’impact d’une hausse énergétique ne serait toutefois pas uniforme selon les différents niveaux de vie. En effet, le gaz et le mazout représentent environ 2,1 % des dépenses totales des ménages les moins aisés, contre 1,3 % pour ceux plus aisés. Il en va de même pour les dépenses en carburant : elles représentent en moyenne 2,9 % des dépenses totales des premiers, contre 1,9 % des dépenses des seconds. Par rapport au revenu disponible, la hausse des dépenses incompressibles pèse donc plus lourdement pour les ménages modestes, la part du revenu consacrée à la consommation diminuant à mesure que le niveau de vie augmente.

JILL SCHAUL

Commerce : LE LOCAL PREMIUM A LE VENT EN POUPE. POUR COMBIEN DE TEMPS ENCORE ?

La montée en gamme des produits et services représente une opportunité stratégique majeure pour les enseignes de proximité. En alliant authenticité et territoire, héritage familial, ancrage local et expertise, et en misant sur les innovations digitales, ces dernières répondent aux attentes d’une clientèle en quête de sens et de qualité, de proximité et d’expériences plus personnalisées, tout en s’assurant une différenciation durable vis-à-vis de la concurrence. Mais face au risque d’une inflation alimentaire accrue, les consommateurs seront-ils prêts à payer plus, pour plus de sens ?

Rédaction : Marc Auxenfants

Fin 2024, le ministère de l’Économie luxembourgeois menait une enquête visant à mieux comprendre les habitudes de consommation et les préférences d'achat local des résidents, auprès des commerces du pays, de la Grande Région et en ligne. 1 033 résidents du Luxembourg, âgés de 18 ans et plus avaient ainsi été consultés. « Il ressort notamment que les commerces dans les communes sont les plus fréquentés pour les courses, en général une fois par semaine, tandis que les centres commerciaux sont moins populaires », indiquait le ministère. « Environ 2/3 des résidents achètent sur Internet, principalement pour des vêtements, un taux stable depuis 2022, avec une forte représentation des 18-54 ans. »

Qui achète local ? Quatre grandes tendances ressortent de l’étude de 2024 :

60 % des résidents achètent leurs produits alimentaires au Luxembourg uniquement.

Chez 31 % des répondants, les produits régionaux représentent la moitié des produits alimentaires consommés dans leur ménage. Et chez 21 %, les produits régionaux constituent une proportion majeure de l'ensemble de leurs produits alimentaires.

Le facteur prix reste essentiel pour convaincre davantage de personnes de modifier leurs habitudes d'achat concernant les produits régionaux.

Mais la majorité des répondants accepterait de payer jusqu’à 25 % de plus pour des produits régionaux. Un tiers ne serait toutefois pas disposé à payer un supplément.

Une image territoriale forte

Face à ces tendances en faveur des produits du terroir, les professionnels luxembourgeois seraient-ils prêts à monter leur offre en gamme ? La stratégie marketing (appelée aussi « premiumisation ») consiste à transformer les biens de consommation courants en expériences haut de gamme, en les positionnant entre la consommation de masse et le luxe. Son modèle d’affaires repose sur une marque territoriale forte du produit ou du service, sur le savoir-faire et l’expertise du producteur et du vendeur locaux. Il s’adresse au quotidien des consommateurs, créant ainsi un lien culturel et d’identité fort avec eux. Cette stratégie marketing fait fi des compromis habituellement imposés par une logique de réduction des coûts. L’objectif est de générer un prix supérieur à la moyenne et une rentabilité accrue, et d’optimiser ses marges. Le prix n’est donc plus l’élément central. La qualité supérieure du produit et de l’expertise affichée ainsi que l’attention portée aux consommateurs, justifient pleinement un prix plus élevé.

La stratégie cultive ainsi une fidélité et une proximité client, basée sur une connivence relationnelle, qui intègre des leviers émotionnels, psychologiques et interpersonnels répondant aux besoins et attentes des clients. Elle repose également sur l’écoute et la valorisation des clients. Se sentant plus engagés, ces derniers renouvellent leur fidélité envers la marque-producteur. Et fidéliser coûte moins cher qu’acquérir de nouveaux clients. Certaines enseignes, déjà présentes sur leur marché, y trouvent aussi une opportunité d’évolution d’affaires et d’entrée sur de nouvelles niches. En variant leur offre, elles ciblent d’autres segments de clientèle. Elles renforcent ainsi leur image en se plaçant sur le haut de gamme, tout en conservant leur positionnement initial et en se démarquant de la concurrence.

La majorité des résidents accepterait de payer jusqu’à 25 % de plus pour des produits régionaux.

Présence numérique, efficacité logistique

La premiumisation intègre aussi des concepts marketing spécialisés (coffee shops, événements thématiques, etc.), qui renforcent la proximité locale et émotionnelle avec le client tout en valorisant un savoir-faire. La relation client est aussi hybride : certes, les clients plus haut de gamme privilégient encore les points de contact physiques pour bénéficier de conseils d’experts et finaliser leurs achats. Mais parallèlement, les outils numériques renforcent la fidélisation des clients : les réseaux sociaux, un CRM, des applications d’intelligence artificielle permettent ainsi d’échanger avec les clients et d’analyser leurs comportements d'achat, de générer des recommandations ciblées, de répondre aux nouvelles attentes et de positionner la marque comme un partenaire plutôt qu’un simple vendeur.

La logistique doit être elle aussi impeccable. Outre des points de click & collect, les marques premium se doivent de proposer des livraisons gratuites et rapides, avec un retour des articles sans frais supplémentaires. Une chaîne logistique efficace optimise la satisfaction des clients, et renforce leur fidélité à la marque.

Quid du local premium au Luxembourg ?

Selon le dernier Retail Report 2025 du ministère de l’Économie, les commerces luxembourgeois misent toujours

plus sur une différenciation par le premium. Cette montée en gamme s’observe notamment dans le home equipement. Désormais second en termes de surface commerciale derrière l’alimentaire, le secteur est marqué par une prédominance des commerces indépendants et spécialisés dans les meubles haut de gamme, la décoration, les cuisines équipées ou la literie, des produits souvent associés au haut de gamme.

Parmi les autres secteurs premium en développement, les montres et bijoux : 119 points de vente pour 6 965 m² avec des boutiques haut de gamme. Idem pour les parapharmacies et les drogueries : 78 points de vente, avec une offre élargie (CBD, compléments alimentaires), souvent liée à des produits wellness premium. Ainsi que l’alimentaire, qui a vu une croissance des surfaces de vente de 13,3 % depuis 2019. Le secteur compte 23 magasins bios recensés, une hausse des épiceries spécialisées (produits locaux et internationaux) et des fermes, ainsi qu’une montée des formats premium dans les supermarchés (rayons bios élargis, caves à vin…).

Ces tendances suivent l’évolution démographique du pays, avec une population qui dépasse les 672 000 habitants (+7,4 % depuis 2019, +64,5 % depuis 2000), et plus de 231 300 travailleurs frontaliers qui sont autant de consommateurs ciblés par les enseignes. Sans oublier un pouvoir d’achat par habitant le plus élevé de l’UE : 40 931 euros, contre 19 786 euros en moyenne UE-27. La diversité des consommateurs est aussi culturelle, avec plus de 170 nationalités répertoriées, qui se traduit par une demande accrue pour des produits variés et des services adaptés. Selon le Retail Report, le pays compte

désormais plus de 100 épiceries spécialisées dans des produits étrangers. Sans surprise, les commerces premium répondent également aux nouvelles attentes de consommation des clients. Selon le rapport, ces derniers privilégient toujours plus les circuits courts, les produits bios et locaux et la durabilité, ainsi qu’une réduction des emballages et du gaspillage alimentaire. En réponse, les commerçants luxembourgeois optent toujours plus pour les ventes multicanales – 40 % d’entre eux ayant leur propre boutique en ligne, dont 65 % dans la mode –, ainsi que pour le « retailtainment » mêlant commerce de détail et divertissement, avec notamment des cafés dans les magasins ou des ateliers thématiques.

La premiumisation consiste à transformer les biens de consommation courants en expériences haut de gamme.

Parmi les solutions digitales mises en place par les commerces : la réalité augmentée (visualisation 3D notamment des meubles, dans le secteur de l’équipement des maisons), les bornes interactives en magasin, les applications de fidélité avec des offres personnalisées (dans l’alimentaire), ainsi que le marketing via les réseaux sociaux (Instagram, TikTok) entre autres dans la mode.

Des applications numériques suivent aussi les comportements des consommateurs. Le rapport cite ainsi Localyze.lu, une plateforme interactive qui analyse l’environnement commercial (densité de concurrence, flux de clients…).

Elle aide également les agriculteurs à identifier les meilleurs emplacements pour vendre leurs produits en direct, favorisant les circuits courts et la vente premium. Des municipalités utilisent également des systèmes d’information géographique conçus pour recueillir, stocker, traiter, analyser, gérer et présenter tout type de données spatiales et géographiques, afin d’optimiser l’implantation des commerces sur leur territoire.

Si les tendances premium ont le vent en poupe, qu’attendre en 2026 et les années suivantes ? La guerre en Iran et la flambée des prix énergétiques se répercutent déjà sur l’ensemble de la chaîne de production et de distribution alimentaires. S’y ajoute la hausse des prix des engrais, qui touche la production agricole mondiale. Et face au risque d’une inflation alimentaire accrue, les consommateurs luxembourgeois serontils encore prêts à payer plus pour du local haut de gamme ?

FEMMES & PRÉVOYANCE : un choix stratégique

Être femme et active, c’est souvent jongler avec de nombreuses responsabilités. Et dans cette course quotidienne, il arrive qu’on laisse certains sujets de côté. Celui de la prévoyance en fait partie. Derrière ce mot un peu technique se cache pourtant bien plus qu’un contrat ou une formalité administrative. C’est, à mes yeux, une manière de penser l’avenir avec confiance, de faire des choix éclairés, de poser des fondations solides.

Rédaction : Marie-Hélène Massard, CEO de Foyer S.A.

Anticiper, ce n’est pas céder à l’inquiétude. C’est prendre le temps de se projeter, de réfléchir à ce qui compte pour nous, et à la manière dont nous voulons en prendre soin.

Préparer sa retraite, protéger sa santé, structurer ses avoirs, réfléchir à la transmission d’un patrimoine ou d’un projet professionnel : autant de décisions qui contribuent à nous ancrer dans notre rôle, à notre rythme, selon nos priorités. Les parcours de vie sont différents, mais certains constats restent partagés : les écarts patrimoniaux entre

femmes et hommes, les interruptions de carrière, les revenus parfois plus irréguliers ou moins valorisés… Dans ce contexte, la prévoyance devient une alliée précieuse. Elle permet de transformer l’incertitude en décision. De ne pas subir. Et surtout, de rester libre : libre d’investir, de transmettre, de se retirer quand on le souhaite, sans que tout s’effondre.

La prévoyance n’est ni un luxe ni une affaire réservée à certaines.

C’est aussi, très concrètement, une forme de protection. Une bonne couverture santé peut alléger des moments difficiles. Une assurance-vie bien pensée peut sécuriser nos proches. Une épargne retraite complémentaire peut offrir de la sérénité pour l’avenir. Derrière chaque solution, il y a surtout l’idée de se sentir un peu plus solide face à l’imprévu. Dans tout cela, heureusement, nous n’avons pas à

avancer seules. S’entourer, demander conseil, prendre le temps de comprendre : ce sont des gestes simples, mais précieux. Les bons interlocuteurs, qu’ils soient experts, conseillers ou simplement des personnes de confiance, peuvent nous aider à y voir plus clair. Et souvent, ce sont aussi les échanges entre femmes, informels ou professionnels, qui donnent l’élan nécessaire pour oser aborder ces sujets qu’on laisse parfois de côté.

La prévoyance n’est ni un luxe ni une affaire réservée à certaines. C’est un outil, à la portée de toutes, pour avancer plus sereinement et de manière alignée avec ce que l’on souhaite construire, pour soi, mais aussi pour d’autres.

Et pour celles qui portent un projet, une entreprise, une équipe, cette réflexion prend encore une autre dimension : anticiper, c’est aussi prendre soin de ce que l’on construit au fil du temps, pour le faire grandir, durer, et pourquoi pas, le transmettre à son tour.

Il n’y a pas de bon moment pour s’y mettre. Mais chaque étape compte. Et si cette carte blanche peut inciter quelques-unes à s’emparer du sujet, alors elle aura été utile.

MARIE-HÉLÈNE MASSARD

Appartement ancien : POSER LES FONDATIONS D’UNE RÉNOVATION

Une rénovation frappe à votre porte et, avec elle, surgit une multitude de questions : par où commencer, ai-je droit à des aides, combien cela va-t-il me coûter ? Entre architecture, aménagement et isolation, les chantiers sont nombreux et peuvent rapidement faire grimper la facture. Avant de vous lancer tête baissée, sachez que plusieurs astuces permettent de mieux maîtriser votre budget, sans devoir faire l’impasse sur un intérieur personnalisé. Deux professionnels du secteur partagent leurs conseils pour conjuguer durabilité, économies et confort dans le cadre de travaux de rénovation intérieure et énergétique.

Rédaction : Margot Houget

Les conseils d’une architecte pour la rénovation d’un appartement ancien

Avant d’entamer la rénovation d’un vieil appartement, d’un bâtiment ou de toute autre structure, il est primordial de comprendre la configuration existante et les éléments qui la composent. L’architecte Siranuysh Martirosyan, du bureau Kleinmuller, préfère adopter une démarche de préservation plutôt que de remplacement. Chaque espace présent porte en lui des strates de temps, de mémoire et d’usage qui lui confèrent son identité et sa valeur.

« Ces traces ne sont pas des obstacles, mais des qualités significatives qui doivent être respectées et, autant que possible, préservées », souligne l’architecte.

« Less is more »

La rénovation constitue aussi un moyen de maîtriser les coûts. Elle représente en effet une option plus économique que la démolition et la reconstruction.

« Travailler avec l’existant réduit les interventions structurelles, l’utilisation de matériaux et les déchets, ce qui rend immédiatement le processus plus efficace, à la fois sur le plan financier et écologique », précise Siranuysh Martirosyan. L’architecte aime se référer à l’idée, souvent associée à Ludwig Mies van der Rohe, selon laquelle « Less is more ». Cette philosophie se traduit aujourd’hui par une approche contemporaine : ni moins, ni plus, mais seulement ce qui est réellement nécessaire pour améliorer l’espace.

Chaque espace présent porte en lui des strates de temps, de mémoire et d’usage qui lui confèrent son identité et sa valeur.

Mettre la main à l’ouvrage

Bien des tâches sont en réalité accessibles à tous et peuvent être réalisées soi-même. De nombreux comptes sur les réseaux sociaux, comme @homeinspiration_bymt, @lequatrefeuilles, @the.moodernists ou @lugdunum_home, documentent leurs projets de rénovation et d’aménagement, constituant une véritable source d’inspiration. La rénovation devient ainsi un processus d’expérimentation ouvert qui, en utilisant moins de ressources, en réduisant les déchets et en valorisant l’existant, invite à repenser l’espace de manière plus durable.

Les conseils de Klima-Agence, structure étatique, pour l’isolation d’un appartement ancien

La rénovation d’un appartement ancien passe aussi, bien souvent, par la case isolation. Il est important d’y penser dès la conception du projet, non seulement pour réaliser des économies sur le long terme, mais aussi pour améliorer le confort du logement. Un appartement correctement isolé réduit les courants d’air désagréables, limite les surchauffes en été et améliore même le confort acoustique.

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grandes étapes avant de se lancer

Évaluer la situation de départ du bâtiment

La façade et la toiture sont les postes où les plus grandes déperditions d’énergie sont généralement

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constatées. Il est donc important de consulter le passeport énergétique pour identifier les points critiques. « Il y a toujours une page qui indique, en pourcentage, où se situent les pertes les plus importantes », précise Sarah Juchems, responsable du département « Conseil et implémentation opérationnelle » chez Klima-Agence.

Comparer les devis avec clairvoyance

Sur le marché privé, les prix peuvent varier selon les prestataires, les matériaux utilisés et la faisabilité du projet. Il est donc essentiel de demander plusieurs devis afin de pouvoir établir une comparaison.

Un appartement correctement isolé réduit les courants d’air désagréables, limite les surchauffes en été et améliore même le confort acoustique.

Vérifier les conditions à respecter

Dans une résidence, il est nécessaire de demander l’accord de la copropriété avant d’entreprendre d’importants travaux d’isolation sur les éléments communs ou qui modifient l’aspect ou la structure de l’immeuble. Veillez également à vérifier les exigences de votre commune, car celleci peut en effet imposer des règles d’urbanisme.

Un soutien financier pour vous accompagner

Plusieurs régimes d'aides existent au Luxembourg pour mener à bien des travaux de rénovation énergétique.

Le régime principal : le Klimabonus, mis en place par l’État luxembourgeois et qui regroupe des aides pour la rénovation énergétique, les énergies renouvelables, la mobilité durable et les nouvelles constructions.

Les aides communales : « Presque chaque commune a un régime d'aides, mais la majorité des aides communales sont dépendantes du Klimabonus. Il faut d'abord recevoir la prime étatique avant d’en bénéficier », signale KlimaAgence. Les régimes d’aides sont donc bien cumulables.

Les primes des fournisseurs d'énergie comme Sudstroum et enoprimes.

La structure étatique Klima-Agence promeut les différents programmes d’aides.

L’organisme national rappelle qu’un simulateur d’aides gratuit est disponible sur aides.klima-agence.lu. Cet outil permet d’estimer le montant des aides auxquelles chacun peut prétendre, tout en précisant les conditions techniques et administratives à remplir pour en bénéficier.

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Deco Carrelages accompagne ses clients dans le choix de leurs revêtements, en proposant une large sélection de carrelages et de mosaïques du format classique aux très grands formats. Deco Carrelages met également à disposition des équipes qualifiées de carreleurs et de chapistes afin de concrétiser chaque projet avec exigence et savoir-faire.

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CHAPE - PIERRES NATURELLES - FAÇADE

Agenda culturel DE MAI

DU 06.05 AU 24.05

FLAMENCO FESTIVAL

Chaque printemps, le FlamencoFestival Esch fait vibrer le sud du pays au rythme du flamenco. Porté par la Kulturfabrik et le Círculo Cultural Español Antonio Machado, l’événement propose une programmation riche mêlant spectacles, projections, expositions et workshops. Des artistes internationaux et locaux se succèdent pour célébrer cet art à la fois traditionnel et contemporain. Les performances explorent toutes les facettes du flamenco, du plus classique au plus expérimental, entre puissance du chant, virtuosité de la guitare et intensité de la danse. Les différentes propositions artistiques mettent en lumière la richesse et la diversité de cet héritage culturel, tout en ouvrant la voie à des formes plus contemporaines. Les ateliers permettent au public de s’initier ou de se perfectionner dans une ambiance conviviale, au plus près des artistes. En investissant plusieurs lieux culturels de la région, le festival crée un véritable parcours à travers Esch et ses environs. Un rendez-vous incontournable pour plonger dans un univers artistique intense, entre transmission, passion et création.

THE MIRROR, GRAVITY & OTHER MYTHS

Avec The Mirror, la compagnie australienne Gravity & Other Myths propose une performance immersive où se croisent acrobatie, musique live et univers visuel saisissant. Sur une scène transformée par des écrans et des projections, les artistes explorent notre rapport à l’image et à la représentation de soi. Entre prouesses physiques et narration collective, le spectacle questionne avec finesse ce que nous choisissons de montrer et ce que le regard des autres révèle de nous. Les corps s’entrelacent, se soutiennent et se défient dans une chorégraphie millimétrée. L’énergie du groupe crée une tension permanente entre spectacle et authenticité. Une expérience à la fois spectaculaire et profondément contemporaine.

KINNEKSBOND | MAMER www.kinneksbond.lu

théâtre
© Pablo Lorente
© Andy Phillipson

DU 07.05 AU 19.05

THE LAND WE SHARED – LARISA FABER

théâtre 09.05

Avec The Land We Shared, Larisa Faber propose une création hybride mêlant théâtre documentaire et musique live, autour des notions de mémoire et de deuil. À partir d’une découverte personnelle liée à son histoire familiale, elle construit un récit à la fois intime et fragmenté, proche d’un puzzle autobiographique. En s’ancrant dans ses origines roumaines, l’artiste explore l’histoire récente du pays et les traces laissées par la dictature communiste. Entre légèreté inattendue et émotion brute, la pièce élargit progressivement son propos pour toucher à des questions universelles de transmission et d’héritage. Portée par une mise en scène sensible et contemporaine, cette création invite à interroger le poids du passé dans nos trajectoires individuelles.

BÉRENGÈRE KRIEF

Avec son nouveau spectacle, Bérengère Krief s’empare d’un sujet aussi intime qu’universel : notre rapport à la sexualité. Entre humour piquant et regard lucide, elle questionne une époque marquée par une certaine « sex-récession » et interroge la place du plaisir dans une société souvent focalisée sur la prévention. Sur scène, elle mêle anecdotes personnelles et réflexion plus large, invitant le public à rire tout en questionnant ses propres représentations. Son approche, à la fois décomplexée et sensible, casse les tabous avec intelligence et autodérision. Elle joue avec les codes du stand-up pour mieux aborder des sujets souvent évités, en trouvant un équilibre subtil entre légèreté et profondeur. Au fil du spectacle, l’humoriste crée une véritable proximité avec le public, transformant le rire en espace de dialogue. Derrière l’humour, c’est aussi une réflexion sur les injonctions contemporaines, les rapports au corps et à l’intimité qui se dessine. Un moment à la fois drôle, libérateur et profondément actuel, où chacun peut se reconnaître.

© Jeannine Unsen Photography

09.05

ciné-concert

EUROPE : LA BATAILLE DES SIÈGES

Avec Europe : la Bataille des sièges, le réalisateur Donato Rotunno propose une plongée dans l’histoire des capitales européennes – Luxembourg, Bruxelles et Strasbourg – et dans les enjeux politiques qui les traversent. À travers les témoignages de figures majeures, dont Jean-Claude Juncker et Charles Goerens, le film éclaire les équilibres et tensions au cœur des institutions européennes. La projection prend une dimension particulière grâce à l’accompagnement en direct du Singülar Orchestra, interprétant la musique originale de Pascal Schumacher. Cette rencontre entre image et musique crée une expérience immersive, où le récit documentaire gagne en intensité et en émotion. Entre cinéma, mémoire politique et création contemporaine, le ciné-concert invite à porter un regard renouvelé sur l’histoire européenne.

PHILHARMONIE | LUXEMBOURG-VILLE www.philharmonie.lu

BORDA, LIA RODRIGUES

Avec Borda, la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues poursuit son exploration des dynamiques collectives et des enjeux sociaux. Inspirée par son travail au sein de la favela de Maré à Rio, la pièce met en scène des corps en interaction constante, formant une communauté en mouvement. Entre tensions et élans de solidarité, la danse devient un langage puissant pour interroger les notions de frontière, d’exclusion et de vivre-ensemble. Les interprètes évoluent dans un espace où les corps se mêlent, se soutiennent et se confrontent. La proximité physique crée une intensité rare, presque palpable. Une œuvre engagée, à la fois politique et profondément humaine.

THÉÂTRE D’ESCH | ESCH-SUR-ALZETTE www.theatre.esch.lu

13.05

SOUS LE POIDS DES PLUMES – COMPAGNIE PYRAMID

Avec Sous le poids des plumes, la Compagnie Pyramid explore la mémoire et la manière dont les souvenirs façonnent notre identité. Fragiles et mouvants, ils se dispersent parfois comme des plumes, laissant place au doute, à l’oubli ou à la reconstruction. Portée par quatre interprètes, la pièce mêle hiphop, théâtre corporel, burlesque et manipulation d’objets dans une écriture chorégraphique riche et inventive. Entre légèreté apparente et profondeur émotionnelle, les corps deviennent les vecteurs d’une mémoire en perpétuelle transformation. Le spectacle navigue avec finesse entre poésie et humour, invitant le spectateur à plonger dans un univers sensible et immersif. Chaque tableau fait émerger des images et des sensations qui résonnent intimement, renforçant le lien entre mouvement, émotion et souvenir. Une création délicate, où le corps devient à la fois archive et terrain d’expression.

© Nicolas Soira

16.05 & 17.05

LUXEMBOURG MUSEUM DAYS

Le troisième week-end de mai, les musées luxembourgeois se dévoilent autrement. À l’occasion des Luxembourg Museum Days, une quarantaine d’institutions ouvrent gratuitement leurs portes et proposent un programme spécialement conçu pour le public. Entre collections permanentes, expositions temporaires et animations inédites, l’événement met en lumière la richesse du patrimoine culturel national. Des visites guidées, ateliers et parcours thématiques viennent rythmer ces deux journées, offrant une approche plus vivante et interactive des lieux. Une occasion idéale de franchir les portes de musées parfois méconnus ou de redécouvrir des institutions emblématiques sous un angle différent. L’événement s’adresse à tous, curieux comme passionnés, dans une atmosphère accessible et conviviale.

WEEK-END PORTES OUVERTES DES MUSÉES

22.05 & 23.05

LUXEMBOURG OPEN AIR

Le festival LOA marque le coup d’envoi de la saison estivale à Esch-Belval avec deux journées placées sous le signe de la musique électronique. Plus de 40 artistes se succèdent sur quatre scènes, explorant un large spectre de sonorités. Pensé comme une véritable expérience immersive, l’événement mêle performances musicales, scénographies soignées et ambiance festive au cœur d’un site emblématique. Au-delà des concerts, le LOA Festival propose un véritable espace de vie avec un village food réunissant food trucks, stands gourmands et espaces détente. Une zone chill out permet de faire une pause entre deux sets, tandis que diverses animations viennent rythmer le week-end. Bars à cocktails, bières ou options sans alcool complètent l’expérience, pensée pour être à la fois conviviale et accessible. Grâce à un système de paiement sans contact, tout est conçu pour profiter pleinement de l’événement, du premier son jusqu’à la dernière scène. PLACE DE L'ACADÉMIE

BABOUILLE & UNITED KIDS

: BIEN PLUS QUE DES CRÈCHES, DE VÉRITABLES LIEUX DE VIE

POUR GRANDIR

IMPLANTÉES DANS LE SUD DU LUXEMBOURG, CES STRUCTURES D’ACCUEIL ACCOMPAGNENT LES FAMILLES AU QUOTIDIEN, AVEC UNE APPROCHE ATTENTIVE, STRUCTURÉE ET RÉSOLUMENT TOURNÉE VERS LE BIEN-ÊTRE DE L’ENFANT.

Où se situent vos structures aujourd’hui ?

Nous accueillons les enfants sur deux sites situés dans le sud du Luxembourg : notre crèche Babouille, à Soleuvre, ainsi que United Kids, à Bascharage, qui regroupe à la fois une crèche et un foyer de jour.

Ces deux structures sont juridiquement distinctes, mais elles partagent une même direction et surtout une vision commune : proposer un environnement à la fois rassurant, chaleureux et stimulant, où chaque enfant peut évoluer en toute confi ance.

Quelles sont les spécifi cités de chaque structure ?

Nos crèches, à Soleuvre et Bascharage, accueillent les enfants de 2 mois à 4 ans. Elles sont conçues comme de véritables espaces d’éveil, où les tout-petits découvrent le monde, développent leurs premières compétences et franchissent les grandes étapes de leur développement.

Le foyer de jour, situé à Bascharage, s’adresse aux enfants scolarisés, généralement de 4 à 6 ans. Il vient en complément du temps scolaire, en proposant un accompagnement structuré avant et après l’école, ainsi que durant les vacances.

Le multilinguisme est-il intégré dans votre approche ?

Oui, naturellement. Les enfants évoluent au quotidien dans un environnement multilingue, principalement en français et en luxembourgeois.

Selon les membres de l’équipe, d’autres langues peuvent également être entendues, ce qui favorise une ouverture précoce et intuitive sur le monde. L’apprentissage se fait sans contrainte, dans la fl uidité des échanges du quotidien.

Comment se déroule une journée type ?

Chaque journée est pensée pour offrir un équilibre entre repères et fl exibilité.

En crèche, les enfants alternent entre temps de jeux libres, activités d’éveil, repas et moments de repos, le tout en respectant leur rythme individuel.

Au foyer de jour, l’organisation s’articule autour du temps scolaire : accueil le matin, accompagnement à l’école,

Crèche

BABOUILLE ZOLWER : Ouverte de 6h45 à 19h

Capacité 19 enfants répartis en 2 groupes

Tél. : +352 55 15 89 info@zolwerknaeppercher.lu www.creche-babouille.lu

retour à midi, déjeuner, temps calme puis activités variées l’après-midi. L’objectif est de proposer un cadre structurant, tout en laissant place à la détente et à la créativité.

Quelle place accordez-vous aux sorties et à la découverte ?

Elles occupent une place essentielle dans notre projet pédagogique. Les sorties régulières au parc, en forêt ou à la piscine permettent aux enfants de découvrir leur environnement, de développer leur curiosité et de s’ouvrir au monde qui les entoure.

Au foyer de jour, nous allons plus loin avec des excursions à la journée, notamment pendant les vacances scolaires. Parc animalier, château, balade en bateau… ces expériences collectives sont de véritables moments de découverte, qui favorisent l’autonomie, la socialisation et la création de souvenirs durables.

L’alimentation fait-elle partie de votre approche éducative ?

Absolument. Le moment du repas est à la fois un temps de nutrition, mais aussi d’apprentissage et de partage.

Nous collaborons avec un traiteur spécialisé qui propose des menus équilibrés, variés et adaptés aux besoins spécifi ques

de chaque enfant, en tenant compte des allergies et régimes particuliers. Chaque repas devient ainsi une occasion de découvrir de nouvelles saveurs, d’apprendre les bases de l’autonomie et de vivre un moment convivial.

Quels sont vos horaires d’accueil ?

Nous accueillons les enfants du lundi au vendredi, de 6h30 à 19h00. Ces amplitudes horaires permettent de répondre aux contraintes des parents actifs, tout en garantissant un cadre stable et rassurant pour les enfants.

Quelle est votre vision pour les années à venir ?

Nous souhaitons continuer à développer des structures à taille humaine, où chaque enfant est considéré dans son individualité.

Notre ambition est de renforcer notre projet pédagogique, d’enrichir les activités proposées et de rester en permanence à l’écoute des besoins des familles.

Notre priorité est simple : permettre à chaque enfant de grandir en confiance, à son rythme, dans un environnement bienveillant et stimulant.

Crèche et foyer de jour

UNITED KIDS

Ouverts de 6h30 à 19h

Capacité de 22 enfants en crèche répartis en 2 groupes et 17 enfants de 4 à 6 ans au foyer de jour.

Tél. : +352 28 80 66 54 info@unitedkids.lu www.united-kids.lu

SEULES AUX COMMANDES : la (sur)vie des familles monoparentales au Luxembourg

Le Grand-Duché affiche le PIB par habitant le plus élevé de l’Union européenne. Pour autant, les inégalités demeurent bien présentes sur le territoire. Plus exposées au risque de pauvreté et d’exclusion sociale, les familles monoparentales représentaient 6,3 % des familles vivant au Luxembourg en 2024, d’après les données du STATEC. Elles subissent également de plein fouet les tensions d’un marché immobilier ultratendu. Seuls capitaines de leur navire, les parents isolés tentent de garder le cap, même lorsque les difficultés menacent de faire chavirer leur fragile équilibre. Heureusement, des structures adaptées leur offrent une escale pour ne pas couler et reprendre temporairement leur souffle.

Rédaction : Margot Houget

Fatima Laouaj travaille en moyenne 50 heures par semaine. Elle cumule un temps plein dans la restauration au Luxembourg et des extras dans le secteur du nettoyage. Malgré ces semaines à rallonge et le versement d’aides sociales, elle ne parvient pas à boucler ses fins de mois. Fatima élève seule ses quatre enfants et jongle en permanence entre école, activités extrascolaires, entretien du foyer, travail, et la liste des tâches est encore longue. « Chaque fois que je me réveille le matin, je suis sans force. Mais dès que je regarde le visage de mes enfants, je me dis qu’il faut que je me lève. Ils me donnent l’énergie d’avancer », confie-t-elle. Optimiste indéfectible, elle ajoute : « Je gère au jour le jour. »

Les femmes de nationalité étrangère en première ligne

Les données démographiques révèlent une forte représentation des personnes de nationalité étrangère parmi les parents isolés. D’après les statistiques réalisées par le Centre pour Femmes, Familles et Familles Monoparentales (CFFM) auprès des personnes suivies, 95 % des familles monoparentales sont dirigées par des femmes, contre 5 % par des hommes. « Majoritairement, elles travaillent et perçoivent le salaire social minimum non qualifié, notamment dans les secteurs du ménage et de la restauration. Au niveau des nationalités, nous accompagnons de nombreuses personnes issues de la communauté portugaise, des pays hispanophones, du Brésil et de plusieurs pays africains, comme la Guinée-Bissau, le Mozambique, l’Angola ou le Cap-Vert », énumère Andrea Duraes, responsable de service et assistante sociale au CFFM.

Ce service, rattaché à l’ASBL Femmes en détresse, existe depuis 40 ans et accompagne au quotidien les familles monoparentales, tant sur les plans matériel, professionnel et psychologique. Mais depuis deux ans environ, le CFFM est uniquement accessible via une liste d’attente. « Avant, quand une personne appelait, on arrivait à lui donner un rendez-vous une semaine après, maximum deux. Maintenant, ce n'est plus du tout possible. On a une liste d'attente de quatre mois », déplore Andrea Duraes, qui ignore si cette évolution est due à une hausse du nombre de familles monoparentales ou à une complexification croissante des situations.

Travailler sans s’en sortir

« Je suis une maman qui travaille tout le temps », résume Fatima Laouaj. Mère de quatre enfants, elle évolue dans un quotidien non pas chargé, mais effréné. Alors que beaucoup auraient déjà abandonné, Fatima considère son emploi comme un exutoire, un véritable « médicament contre la dépression ». Elle travaille comme serveuse avec des horaires en coupure et décalés. Pendant ses jours de repos et ses congés, elle effectue des

heures de ménage en extra. Et pourtant, elle termine ses fins de mois régulièrement dans le rouge. Bien qu’elle bénéficie d’aides de l’État, celles-ci ne lui permettent pas de sortir la tête de l’eau avec quatre enfants à charge et les factures qui s’accumulent.

« Économiquement, le Luxembourg, c’est très difficile pour une maman seule avec un foyer à gérer », juge Fatima, qui nuance aussitôt ses propos avec son optimisme habituel : « Ce n’est pas impossible, mais c’est très difficile. » Son ex-mari ne verserait pas la pension alimentaire qu’il lui devrait, ce qui ne fait qu’aggraver ses difficultés financières. Mais, comme elle le rappelle, « les factures, elles, n’attendent pas. Il faut continuer à les payer. Les enfants ne vont pas pouvoir attendre que leur papa verse la pension pour manger. » Et chaque mois apporte son lot de nouveaux problèmes, sans jamais laisser de répit à cette maman solo. Elle sort justement d’un rendez-vous avec son assistante sociale du CFFM, afin de trouver une solution pour régler sa facture annuelle de gaz, qui s’élève à 1 600 euros.

Les aides auxquelles les familles monoparentales ont droit

Fatima perçoit des allocations familiales ainsi qu’un complément de salaire. Elle mesure la valeur de ce soutien et s’en dit extrêmement reconnaissante. Elle aimerait cependant pouvoir subvenir seule à ses besoins et à ceux de ses enfants. Au Luxembourg, les familles monoparentales peuvent bénéficier de différentes aides sous certaines conditions.

Le revenu d’intégration sociale, versé par le Fonds national de solidarité (FNS), peut être accordé aux familles monoparentales sous une forme majorée. Il est possible d’en faire la demande même en exerçant une activité professionnelle, notamment lorsqu’une personne perçoit le salaire minimum nonqualifié. Cette aide peut ainsi venir compléter le salaire.

Les allocations familiales constituent un pilier financier indispensable pour les familles monoparentales. Elles sont octroyées par la Caisse pour l’avenir des enfants (CAE).

La subvention de loyer est une aide accordée par le ministère du Logement. Elle ne peut être demandée que si la personne occupe un bien sur le marché locatif privé.

Le casse-tête du logement

Trouver un toit au Luxembourg reste l’un des plus grands défis auxquels sont confrontées les familles monoparentales. Avec un seul revenu, leur dossier est automatiquement rejeté par les agences immobilières et les propriétaires.

Ce fut un long parcours du combattant pour Fatima Laouaj, qui a d’abord vécu en France, à la frontière.

Pendant plus d’un an, elle essuie refus sur refus. Avec l’aide du CFFM, elle finit par trouver un premier pied-à-terre au Luxembourg, où elle restera cinq ans. Lorsque la propriétaire décide de récupérer le logement, elle doit quitter les lieux. Aujourd’hui installée dans une maison, la mère de famille s’estime chanceuse, mais peine à assumer des charges bien plus élevées qu’auparavant. Elle n’a pas eu d’autre choix que d’accepter cette situation.

Une offre insuffisante face à la demande

Au Luxembourg, les acteurs publics proposent des logements sociaux aux ménages dans le besoin, mais les délais d’attente peuvent atteindre plusieurs années. La SNHBM, promoteur public, développe également une offre de logements abordables, accessibles sous condition de ressources. Par ailleurs, l’Agence immobilière sociale (AIS), un département de la Fondation pour l’accès au logement, met à disposition des logements à loyers modérés, en jouant le rôle d’intermédiaire entre propriétaires privés et ménages aux revenus modestes. Les propriétaires acceptent de recevoir un loyer inférieur à celui du marché locatif classique. En contrepartie, l’AIS garantit le versement intégral de la somme et assume les risques d’impayés. « C’est l’agence qui gère tout. Elle s’occupe des admissions, du suivi et des départs. Le propriétaire n’a rien à gérer », assure Andrea Duraes, du CFFM, qui travaille régulièrement en collaboration avec cette structure.

Enfin, l’ASBL Femmes en détresse dispose aussi d’un service logement en développement, proposant des biens issus du marché privé à des prix abordables.

Des crèches publiques saturées

Un autre problème rencontré par les familles monoparentales, soulevé par

le CFFM, concerne l’accès aux crèches publiques, qui affichent de longues listes d’attente. Bien que les mères isolées soient prioritaires pour obtenir une place lorsqu’elles ont un emploi, elles restent confrontées à la précarité de leur situation professionnelle. « Une dame qui enchaîne les CDD, et c’est souvent le cas, notamment dans le secteur du ménage, peut se retrouver au chômage au moment de l’inscription dans une structure d’accueil. Dans ce cas, elle n’est pas prioritaire sur les listes. Mais si elle retrouve un emploi par la suite, elle n’a plus de place pour ses enfants, car d’autres familles ont été admises entretemps », rapporte l’assistante sociale.

Les crèches privées ne constituent pas non plus une alternative envisageable, au vu des tarifs pratiqués. De son côté, Fatima Laouaj confie laisser son aîné de 17 ans s’occuper de la fratrie lorsqu’elle travaille le soir et le week-end, faute de pouvoir faire autrement. Elle reconnaît que la situation est loin d’être idéale. « Mon grand garçon, qui a maintenant 17 ans, joue parfois le rôle de papa. Il essaie de m’aider. Je sais que, normalement, ce n’est pas à lui de faire ça. Il y a des moments où il ne peut pas aller jouer au foot avec ses amis. Il doit rester avec ses frères, mais il sait qu’on n’a pas le choix. On n’a vraiment pas le choix. »

Une bouée de sauvetage pour les familles monoparentales

Le CFFM observe que la charge mentale constitue l’un des principaux motifs de consultation au sein de la structure. Confrontées à l’obligation de tout gérer de A à Z, les familles monoparentales subissent une pression constante, tout en devant parfois composer avec des retards dans le versement des aides sociales. Fatima Laouaj décrit chacun de ses rendez-vous avec son assistante sociale comme une véritable « salvación », ou « délivrance » en français. « Elle m’aide à réfléchir et à mieux gérer ma vie. Chaque fois que je

me sens bloquée, que je ne sais pas si je dois aller à droite ou à gauche, elle me conseille. Je suis très contente. C’est le centre qui m’aide à ne pas tomber par terre », confie-t-elle. Elle dit en ressortir systématiquement plus forte et motivée.

Économiquement, le Luxembourg, c’est très difficile pour une maman seule avec un foyer à gérer.

« J’ai tendance à dire que nous sommes un peu des généralistes. Les gens viennent et on essaie de les accompagner dans toutes les sphères de la vie au quotidien. Comme on a beaucoup de personnes issues de l’immigration, elles ne comprennent pas forcément la langue. Et donc, elles viennent parfois avec leur courrier et on regarde, on fait le tri, on explique s'il faut répondre et de quoi il s'agit », complète Andrea Duraes.

Grâce à une équipe pluridisciplinaire, le CFFM propose un accompagnement global : soutien administratif, financier, psychologique et pédagogique, aide à la recherche d’emploi ou de logement, et orientation vers des services compétents. « Ils se mettent à votre place. Ils vous félicitent. Ils vous disent : “Bravo Madame, vous avez quatre enfants et vous arrivez à tout gérer seule.” À chaque fois, on se sent encore plus motivée à avancer », témoigne Fatima, visiblement émue.

Sources : - European Commission, Eurostat - STATEC, Rapport « Travail et cohésion sociale », 2025

QUAND LA CRÈCHE DEVIENT UN VÉRITABLE PARTENAIRE DES FAMILLES

UN LIEU DE VIE PENSÉ COMME UNE EXTENSION DU COCON FAMILIAL, OÙ CHAQUE ENFANT GRANDIT À SON RYTHME… ET OÙ LES PARENTS TROUVENT UN VÉRITABLE RELAIS AU QUOTIDIEN.

Pouvez-vous nous présenter la crèche Bidibul et la vision qui guide votre accompagnement ? Notre projet pédagogique s’inspire des approches Pikler et Montessori, avec une conviction forte : considérer chaque enfant comme acteur de son développement. Nous favorisons ainsi l’autonomie, la confi ance en soi et le plaisir d’apprendre, grâce à un environnement soigneusement pensé et une posture professionnelle centrée sur l’observation et l’accompagnement.

L’entrée en crèche est une étape clé. Comment accompagnezvous cette transition pour l’enfant et ses parents ? L’entrée en crèche est un moment chargé d’émotions. Chez Bidibul, nous accordons une attention particulière à cette étape, qui pose les bases de la relation de confi ance. Nous mettons en place une familiarisation progressive, adaptée à chaque enfant et à chaque famille, avec des temps d’accueil qui s’allongent progressivement. Nous prenons également le temps d’échanger avec les parents afi n de comprendre les habitudes de leur enfant et de répondre à leurs éventuelles inquiétudes. Des repères rassurants viennent soutenir cette transition.

Quelle place accordez-vous à la relation avec les parents ? La relation avec les parents est au cœur de notre approche. Nous considérons que l’accompagnement de l’enfant passe par une véritable alliance avec sa famille. Au quotidien, cela se traduit par des échanges réguliers lors des temps d’accueil et de départ. Des temps d’échange plus formels — rendez-vous, ateliers ou rencontres — permettent également d’approfondir ce lien. Dans cette dynamique, nous collaborons avec Eltereschoul pour proposer des ateliers autour de sujets clés comme le sommeil ou les émotions.

En quoi votre approche répond-elle aux nouveaux enjeux de la parentalité ?

Aujourd’hui, les parents recherchent bien plus qu’un mode de garde : ils attendent un accompagnement global, rassurant et cohérent avec leurs valeurs. Nous ouvrons

nos structures aux familles à travers des projets participatifs. Les parents sont invités à partager leur univers avec les enfants, renforçant ainsi le lien et l’ouverture sur le monde.

Pourquoi choisir Bidibul aujourd’hui pour son enfant ?

Choisir Bidibul, c’est opter pour une structure à taille humaine, où chaque enfant et chaque famille sont reconnus dans leur singularité. Nous proposons des horaires fl exibles, adaptés aux réalités des parents.

C’est aussi intégrer un lieu de vie ouvert et engagé, porté par une équipe pluridisciplinaire, sensible aux enjeux de société. Enfi n, nous enrichissons le quotidien des enfants grâce à des interventions extérieures variées qui participent pleinement à leur développement.

En résumé ?

Bidibul, c’est bien plus qu’une crèche : c’est un partenaire du quotidien, un lieu de confi ance où enfants et parents avancent ensemble, dans un cadre sécurisant et bienveillant.

CRÈCHE À FOETZ

6 Rue des Artisans, L-3895 Foetz • Tél. : 26 17 55 42

Lundi au vendredi : 5 h - 23 h • Samedi : 7 h - 20 h

CRÈCHE À BASCHARAGE

77A J. Kennedy, L-4930 Bascharage / Käerjeng • Tél. : 26 50 73 1

Lundi au vendredi : 5 h - 23 h • Samedi : 7 h - 20 h

CRÈCHE À FLORANGE (FRANCE)

24 Rue d’Uckange, 57190 Florange • Tél. : +33 3 54 30 82 64

Lundi au vendredi : 5 h - 23 h

CRÈCHE À BETTEMBOURG 1

97 Rue Fernand Mertens, L-3258 Bettembourg

Tél. : 26 51 38 99 20 • Lundi au vendredi : 5 h - 23 h • Samedi : 7 h - 20 h

NOUVELLE CRÈCHE À BETTEMBOURG : OUVERTURE MI-MAI 2026

46 Rue Marie Thérèse, L-3857 Bettembourg

Tél. : 27 49 62 • Lundi au vendredi : 5 h - 23 h • Samedi : 7 h - 20 h

KANNERPERSPEKTIV : COMPRENDRE SON ENFANT POUR TRANSFORMER SA PARENTALITÉ

ET SI LA CLÉ D’UNE PARENTALITÉ APAISÉE NE RÉSIDAIT PAS DANS UNE MÉTHODE MIRACLE, MAIS DANS UNE MEILLEURE COMPRÉHENSION DE SON ENFANT ? À TRAVERS KANNERPERSPEKTIV, LES PARENTS DÉCOUVRENT UNE APPROCHE À LA FOIS HUMAINE, PERSONNALISÉE ET ANCRÉE DANS LES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES LES PLUS RÉCENTES. RENCONTRE AVEC

LAURE MILTGEN , CONSEILLÈRE EN ÉDUCATION, CONSEILLÈRE FAMILIALE SYSTÉMIQUE, ANIMATRICE CERTIFIÉE DE FAMILYLAB ET PÉDIATRE EN CABINET PRIVÉ. FONDATRICE DE KANNERPERSPEKTIV, ELLE ACCOMPAGNE LES FAMILLES VERS DES RELATIONS PLUS SEREINES… ET DURABLES.

les dents, s’habiller, aller dormir), accompagnement des grandes étapes comme le sommeil, l’alimentation ou l’acquisition de la propreté. J’interviens également beaucoup sur les confl its, qu’ils soient intrafamiliaux, entre frères et sœurs ou avec les parents, ou liés à des contextes plus complexes comme les familles recomposées ou les séparations. Enfi n, certaines problématiques concernent l’extérieur : relations à l’école, diffi cultés avec les camarades ou rapport aux devoirs.

Quelles sont les diffi cultés principales rencontrées par les parents aujourd’hui ?

La première diffi culté, c’est le trop-plein d’informations. Les parents sont souvent très investis, ils lisent beaucoup, cherchent à bien faire… mais se retrouvent rapidement perdus face à des approches parfois contradictoires. Ils testent différentes méthodes, sans toujours obtenir les résultats attendus, ce qui peut générer frustration et doute. Leur volonté est là, mais ils manquent de repères clairs et adaptés à leur propre réalité.

LAURE MILTGEN

Quels types d’accompagnement proposez-vous aux parents aujourd’hui ?

Je propose un accompagnement entièrement à la carte, adapté à chaque famille, à chaque enfant et à chaque situation. Les parents viennent avec leurs problématiques, et nous construisons ensemble un suivi personnalisé. Les consultations sont proposées en quatre langues : luxembourgeois, allemand, français et anglais. Les demandes sont très variées : gestion des émotions à la maison, diffi cultés autour des routines du quotidien (se brosser

À cela s’ajoute un contexte de société exigeant : deux parents qui travaillent, des journées très rythmées, peu de relais familiaux… Nous sommes passés d’un modèle collectif à des micro-familles souvent isolées. Beaucoup de parents se retrouvent seuls face à leurs responsabilités, parfois dépassés. Mon rôle est aussi de les aider à reconstruire leur “village”, ce réseau de soutien essentiel, qui ne doit pas nécessairement être familial, mais qui permet de retrouver un équilibre.

Vous proposez également des cours parentaux. En quoi diffèrent-ils des consultations individuelles ? Les consultations individuelles sont entièrement personnalisées. Nous travaillons sur des situations

concrètes, propres à chaque famille, avec un accompagnement en profondeur. Les cours parentaux, eux, reposent sur des thématiques défi nies à l’avance. Ils permettent d’apporter des clés de compréhension et des outils pratiques, dans un cadre collectif où les échanges entre parents sont possibles. C’est d’ailleurs un aspect très enrichissant : les parents réalisent qu’ils ne sont pas seuls à rencontrer certaines diffi cultés. Cela crée du lien et libère la parole. Cependant, ces formats collectifs restent aujourd’hui plus diffi ciles à organiser, notamment en raison des contraintes de disponibilité. C’est pourquoi je réfl échis à de nouvelles approches, notamment digitales ou audio, pour rendre ces contenus plus accessibles au plus grand nombre.

Qu’est-ce qui distingue votre approche de l’accompagnement à la parentalité ?

Je dirais que la différence réside dans la combinaison de plusieurs dimensions. D’une part, une base scientifi que solide, nourrie par les avancées récentes

sur le développement de l’enfant. D’autre part, une approche systémique et relationnelle, qui prend en compte l’ensemble des interactions familiales. Mon objectif est de traduire des connaissances parfois complexes en outils concrets, compréhensibles et directement applicables au quotidien. Mais au-delà des outils, tout repose sur la relation de confi ance que je construis avec les parents. C’est elle qui permet un véritable travail en profondeur.

Quels résultats concrets observez-vous chez les familles que vous accompagnez ?

Bien sûr, les parents repartent avec des outils pratiques qu’ils peuvent mettre en place immédiatement. Mais le changement le plus profond se situe ailleurs : dans la relation entre le parent et l’enfant. En comprenant mieux le fonctionnement émotionnel et cognitif de leur enfant, les parents changent de regard. Ils développent plus d’empathie, ajustent leur communication… et la dynamique familiale évolue naturellement. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que ces transformations dépassent souvent le cadre familial. Les parents constatent des améliorations dans leurs relations de couple, au travail, ou encore avec leur entourage. Parce qu’au fond, nous travaillons sur des compétences universelles : la communication, la gestion des émotions et la compréhension de l’autre.

Peut-on parler d’un accompagnement dans la durée ?

Absolument. Chaque parcours est unique. Certaines familles viennent pour une problématique précise et repartent rapidement avec des solutions. D’autres choisissent un accompagnement plus long, pour travailler plusieurs aspects en profondeur. Il y a aussi des parents qui reviennent ponctuellement, quelques mois plus tard, pour ajuster ou approfondir certains points. L’accompagnement évolue avec leurs besoins.

En fi ligrane, votre approche semble aller bien au-delà de la parentalité… Oui, parce que la parentalité est avant tout une question de relations humaines. Au cœur de cet accompagnement : la compréhension de l’autre, la qualité de la communication et la gestion des émotions, des compétences fondamentales qui résonnent bien au-delà de la sphère familiale. À mes yeux, ces compétences ne devraient pas être considérées comme un “plus”, mais comme des bases essentielles. Elles ont le pouvoir de transformer non seulement les familles, mais aussi, à plus grande échelle, notre société. Comprendre son enfant, c’est aussi se comprendre soi-même.

Avec KannerPerspektiv et l’expertise de Laure Miltgen, la parentalité devient un chemin d’évolution, où chaque difficulté peut se transformer en opportunité de grandir… ensemble.

Food

De Aarde, nouvelle table étoilée à Anvers

À Anvers, le chef étoilé Frédéric Chabbert a ouvert fin mars 2026 De Aarde, une adresse gastronomique très attendue. Avec son épouse Evangeline, il poursuit la construction d’un univers culinaire cohérent, après Dôme sur Mer et la Brasserie du Dôme. Trois lieux, trois identités, mais une même exigence : sublimer le produit dans sa plus pure expression. Installé dans une élégante demeure du quartier de Zurenborg, le restaurant propose une cuisine française contemporaine, précise et lisible, centrée sur l’essentiel. Pensé comme un club feutré, l’espace privilégie l’intimité et le calme. Une nouvelle scène gastronomique où se mêlent histoire, émotion et excellence.

UN SHOT D’ORANGE POUR L'ÉTÉ

À waterdrop®, l’été s’annonce résolument vitaminé. Avec ORANGE RECHARGE, la marque mise sur une saveur solaire, franche et désaltérante, pensée pour accompagner les journées chaudes et les rythmes effrénés. Dès la première gorgée, l’orange s’impose : juteuse, légèrement acidulée, presque éclatante en bouche. Un goût simple mais efficace, qui évoque instantanément vacances et énergie retrouvée. En format cube à dissoudre, la boisson combine praticité et fraîcheur immédiate, enrichie en électrolytes et vitamines. Résultat : une hydratation revisitée, où le plaisir gustatif n’est jamais relégué au second plan. Ici, l’orange ne se contente pas d’aromatiser, elle dynamise.

Charles Sandwiches s’installe à Junglinster :

LA STREET FOOD PASSE À L’EST

La scène gourmande luxembourgeoise s’enrichit d’une nouvelle adresse qui devrait rapidement séduire les amateurs de street food bien faite. L’enseigne locale Charles Sandwiches inaugure un troisième restaurant à Junglinster, confirmant une expansion maîtrisée et ambitieuse. Au menu : des classiques généreux et préparés à la minute, du Philly Cheese Steak au Smash Burger, sans oublier des frites maison et une sauce cheddar revendiquée 100 % homemade. Installé dans un espace convivial partagé avec un concept d’épicerie fine, le lieu mise aussi sur une ambiance familiale, avec coin enfants et espaces chaleureux. Une halte gourmande qui donne clairement envie de s’attarder.

© Charles Sandwiches

La pizza se réinvente chez

Biga

À Schaerbeek, Biga bouscule les codes avec un nouveau concept : des soirées dégustation à l’aveugle. Déjà saluée par le Gault & Millau et le Le Fooding, la pizzeria poursuit son ascension en proposant une expérience immersive où la pizza devient terrain de création. Une fois par mois, les convives abandonnent la carte pour un menu sur mesure, pensé selon les saisons et l’inspiration de l’équipe.

Résultat : une dégustation sensorielle, libre et surprenante. En parallèle, Biga inaugure un corner épicerie fine pour prolonger l’expérience à domicile. Une nouvelle étape pour cette adresse qui confirme son ambition : faire entrer la pizza dans une autre dimension.

Le gâteau qui raconte le Luxembourg

Avec le Blummekuch, la maison Genaveh signe une création pâtissière aussi gourmande qu’identitaire. Imaginé par Alexandra Kahn, ce gâteau au chocolat met à l’honneur des ingrédients locaux comme le beurre, le miel ou encore les noix du Luxembourg, dans une démarche engagée en faveur des producteurs régionaux. Entre glaçage gianduja, biscuit chocolaté et praliné, chaque bouchée propose une lecture sensible du terroir. Pensé pour se conserver et voyager, le Blummekuch dépasse le simple plaisir sucré pour devenir un véritable ambassadeur gastronomique et faire rayonner le savoirfaire luxembourgeois au-delà des frontières.

Cyril Molard SIGNE UNE COLLABORATION GOURMANDE AVEC G.A.N.G.

En avril 2026, le chef étoilé Cyril Molard s’invite dans l’univers du foodhall G.A.N.G., à Bertrange, pour une collaboration culinaire inédite. À travers le concept Specto, il imagine une carte pensée pour le partage, mettant à l’honneur des produits locaux et une cuisine généreuse, fidèle à son ADN gastronomique. Plus qu’une simple signature, cette collaboration s’inscrit dans la durée, avec une offre accessible du déjeuner au dîner. L’esprit se veut convivial et sans artifice : des plats francs, gourmands et « simplement délicieux », selon le chef. En parallèle, G.A.N.G. devient un terrain d’expression culinaire, accueillant aussi des événements ponctuels, comme des dîners à quatre mains réunissant différentes signatures gastronomiques.

© Anna Katina

Il y a des villes que l’on découvre, et d’autres que l’on retrouve. Celle-ci appartient clairement à la seconde catégorie. Avant même d’y poser le pied, elle existe déjà dans l’imaginaire collectif : monuments iconiques, places animées, scènes de films et fragments d’histoire appris presque sans s’en rendre compte. Le temps d’un week-end, la capitale italienne se révèle plus dense, plus vivante, parfois désordonnée, mais surtout profondément cohérente. Elle ne se visite pas de manière linéaire. Elle s’appréhende par séquences, au fil des pas. Chaque rue ouvre sur une nouvelle perspective, chaque place impose un arrêt, chaque détour réserve une surprise. On passe d’un monument majeur à une rue presque anonyme sans transition, et c’est précisément cette absence de mise en scène qui rend l’expérience si particulière. Ici, le passé n’est jamais figé. Il s’intègre au présent, naturellement, sans chercher à s’imposer.

Rédaction : Kevin Martin

Centre historique : immersion immédiate

Dès l’arrivée, le choix de l’emplacement s’impose comme un élément clé du séjour. Pour ce week-end, j’ai posé mes valises au G-Rough, à quelques mètres de la Piazza Navona. L’adresse donne immédiatement le ton. Un lieu à part, où le design dialogue avec l’histoire : mobilier italien des années 30 à 50, volumes bruts, pièces sélectionnées avec précision. L’ensemble crée une atmosphère à la fois élégante et non conventionnelle, loin des standards hôteliers classiques. Mais au-delà de l’esthétique, c’est surtout la localisation qui transforme l’expérience. En sortant, tout commence instantanément. Le Panthéon apparaît au détour d’une rue, parfaitement intégré dans le quotidien. Plus loin, la fontaine de Trevi attire autant qu’elle impressionne, malgré l’affluence constante. Le Colisée, lui, surgit presque brutalement dans le paysage urbain, rappelant la puissance historique du lieu.

Dans cette continuité, le Vatican s’inscrit comme une étape incontournable. L’arrivée sur la place Saint-Pierre marque un changement de rythme. L’espace s’ouvre, les perspectives s’élargissent, l’organisation devient plus structurée. La basilique Saint-Pierre impressionne autant par ses proportions que par sa précision architecturale. À l’intérieur, chaque détail est pensé, chaque volume maîtrisé.

Au-delà des lieux, c’est aussi le rythme qui marque. Ici, rien ne suit une logique d’efficacité. Les journées s’étirent, les pauses s’imposent sans prévenir, et le temps semble parfois suspendu. Le matin, la ville appartient encore à ceux qui y vivent. Les cafés ouvrent lentement, les habitués prennent leur espresso

debout, échangent quelques mots, puis disparaissent. En fin de journée, le mouvement s’inverse. Les rues se remplissent, les terrasses s’animent, et la lumière, plus douce, redessine les façades. Entre ces deux temps, tout fonctionne à sa manière, sans contrainte apparente. Et c’est précisément dans ce décalage que réside une grande partie de son charme.

À quelques minutes de là, une autre facette se dévoile, plus contemporaine. Derrière une façade discrète, la Gagosian impose un minimalisme radical, presque silencieux, où les œuvres prennent toute la place. Plus loin, le Chiostro del Bramante propose des expositions immersives dans un cadre historique parfaitement conservé, créant un dialogue intéressant entre patrimoine et création actuelle. Deux approches différentes, mais complémentaires, qui rappellent que l’ensemble ne se limite pas à son passé.

Trastevere : une énergie plus directe

En traversant le Tibre, la perception évolue immédiatement. Trastevere offre un contraste net avec le centre historique. Les rues deviennent plus étroites, les façades plus irrégulières, et l’ambiance nettement plus vivante. Le quartier est aujourd’hui bien identifié, parfois très fréquenté, mais il conserve une forme d’authenticité dans son rythme et dans son usage. On y vient surtout en fin de journée. Progressivement, les terrasses se remplissent, les conversations prennent de l’ampleur, et les rues s’animent sans jamais perdre leur cohérence. Le quartier ne cherche pas à séduire, il fonctionne simplement. On s’y installe, on observe, on s’y laisse porter. À quelques rues de cette agitation, certaines adresses prolongent cette énergie dans un registre plus artistique. La galerie T293, avec son esthétique brute et ses expositions d’artistes émergents, apporte une lecture plus actuelle de la scène locale. Dans un autre registre,

Rhinoceros, imaginé par Jean Nouvel et situé à proximité du Circus Maximus, mêle art, architecture et espace de vie, avec en point d’orgue un rooftop offrant une vue ouverte sur la ville. Des lieux qui s’inscrivent naturellement dans le paysage, sans chercher à en faire trop.

Ce qui en fait un véritable coup de cœur sur un format court, c’est sa capacité à être immédiatement accessible. Pas besoin de chercher longtemps où aller. Le quartier se suffit à lui-même. Il offre une lecture plus spontanée, plus directe, presque plus vivante, tout en restant parfaitement intégré à l’ensemble.

Rome à table : précision et simplicité

La gastronomie locale repose sur un principe simple : peu d’ingrédients, mais une exécution irréprochable. Ici, les classiques dominent, carbonara, cacio e pepe, amatriciana et ne tolèrent aucune approximation. Tout se joue dans le détail, dans le produit, dans la cuisson. Sur un week-end, mieux vaut privilégier quelques adresses ciblées plutôt que multiplier les expériences.

Roscioli s’impose rapidement comme une référence, entre restaurant et épicerie fine, avec une approche très précise des produits. Pierluigi apporte une lecture plus élégante, notamment autour des produits de la mer, dans un cadre maîtrisé. Enfin, Retrobottega propose une vision plus contemporaine de la cuisine italienne, avec un travail subtil sur les textures et les associations.

Mais l’expérience se vit aussi en dehors des tables formelles. Un espresso pris au comptoir, un gelato dégusté en marchant, un verre de vin partagé en terrasse en fin de journée. Ces moments, souvent improvisés, participent pleinement au séjour. Ils donnent du rythme et permettent d’appréhender l’ensemble autrement, sans mise en scène.

Une ville qui se découvre en marchant

Au fil du week-end, les repères s’installent. Les distances s’appréhendent, les quartiers se distinguent, et l’ensemble devient plus lisible. L’intensité du départ laisse place à une compréhension plus fluide, à condition de ne pas chercher à tout optimiser. La nuit, le décor change de registre sans jamais rompre son équilibre. L’agitation de la journée laisse place à une ambiance plus feutrée, presque cinématographique. Les monuments s’éclairent progressivement, les rues se vident légèrement, et l’atmosphère semble reprendre son souffle. C’est souvent à ce moment-là que la cohérence apparaît le plus clairement. Moins de bruit, moins de mouvement, mais toujours cette impression d’intensité. Un verre pris en terrasse, une marche sans objectif précis, et la sensation que tout s’aligne naturellement. Rien ne s’éteint vraiment, tout se transforme.

Ce qui distingue réellement cette destination ne se résume pas à ses monuments. Ce sont les détails, souvent discrets, qui construisent l’expérience. Une cour intérieure aperçue derrière une porte entrouverte, un escalier usé par le temps, une lumière qui accroche une façade en fin de journée. Rien n’est spectaculaire, mais tout est juste. L’ensemble ne cherche jamais à impressionner, il s’impose par accumulation. À force d’attention, le regard change. On ralentit, on observe davantage, et le lieu se révèle autrement, loin des itinéraires attendus.

C’est une ville que l’on parcourt plus qu’on ne visite. Un territoire qui demande du temps, mais qui sait aussi se révéler en quelques jours. Entre patrimoine, énergie et art de vivre, il propose une expérience dense, mais accessible. Et c’est sans doute ce qui le rend aussi évident pour un week-end. Une destination que l’on croit connaître. Et que l’on redécouvre, finalement, autrement.

© Les Éditions Phaidon

SALADE DE POMMES DE TERRE au poulpe

TEMPS DE PRÉPARATION : 2 HEURES ET 30 MINUTES (TEMPS DE MARINADE INCLUS)

INGRÉDIENTS POUR 6 PERSONNES

INGRÉDIENTS

500 g de petits poulpes nettoyés

500 g de pommes de terre sel

1 avocat bien mûr

2 cuil. à soupe de jus de citron ou de citron vert

1 poignée de roquette

2 cébettes finement émincées toasts ou croûtons aillés, pour servir

POUR LA MARINADE

2 cuil. à soupe d’huile d’olive

1 piment rouge haché

Préparation

4 cuil. à soupe de jus de citron ou de citron vert 1 gousse d’ail hachée

POUR L’ASSAISONNEMENT

4 petites tomates pelées et coupées en dés

4 cuil. à soupe de persil plat ciselé

1 petit oignon finement haché

2 cuil. à soupe de vinaigre de vin rouge

3 cuil. à soupe d’huile d’olive

1 cuil. à soupe de vinaigre balsamique poivre

Rincer les poulpes et les couper en deux (sauf s’ils sont très petits), puis les mettre dans un saladier. Réunir tous les ingrédients de la marinade dans un récipient muni d’un couvercle et mélanger vigoureusement, puis les verser sur les poulpes. Mélanger et laisser macérer au moins 2 heures. Pendant ce temps, cuire les pommes de terre dans de l’eau bouillante salée 15 à 20 minutes jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Les égoutter et les laisser refroidir, puis les couper en cubes. Préchauffer le gril du four. Pendant ce temps, peler et dénoyauter l’avocat, le couper en lamelles et les citronner. Égoutter les poulpes, les disposer sur une plaque creuse et les enfourner sous le gril : cuire environ 5 minutes en les retournant une ou deux fois. Les tentacules doivent être enroulés sur eux-mêmes. Disposer la roquette dans un plat creux, ajouter les cubes de pommes de terre, les lamelles d’avocat et les cébettes. Surmonter des poulpes. Mélanger tous les ingrédients de l’assaisonnement et en napper la salade. Servir immédiatement avec des toasts ou des croûtons aillés.

Faites voyager vos papilles en Grèce avec le livre The Greek Kitchen, aux éditions Phaidon. Cette salade de pommes de terre au poulpe fait partie d’un recueil de 75 recettes authentiques, qui font la part belle aux produits du terroir. L’ouvrage est signé par une figure incontournable de la gastronomie grecque, Vefa Alexiadou, autrice de 13 ouvrages culinaires à succès.

L'ACCORD METS & VINS de Pascal Carré

Pascal Carré, sommelier à La Cave des Sommeliers, vous conseille pour un accord mets & vins. Retrouvez sa sélection dans sa boutique 2, rue de Kleinbettingen à Steinfort.

ITALIE DOC SICILIA 2023 GRILLO " VOCE DI LAGO " MASSERIA DEL FEUDO / BIO

Avec ce plat aux accents méditerranéens, optez pour un splendide vin blanc de Sicile, issu du cépage local, le Grillo. Francesco Cuccurullo élabore, dans le centre de l’île (Caltanissetta), un vin fin, frais et minéral. Les parfums d’agrumes du plat, ainsi que le caractère marin des poulpes, se marieront parfaitement avec les notes citronnées et salines de ce joli Grillo, produit en agriculture biologique. Le domaine Masseria del Feudo se situe à plus de 500 mètres d’altitude, sur des sols volcaniques, ce qui apporte richesse, équilibre et minéralité à son vin blanc.

WWW.LA-CAVE-DES-SOMMELIERS.COM

THE GREEK KITCHEN DE VEFA ALEXIADOU
Éditions Phaidon

LESIGN E DU MOIS

L'HOROSCOPE DE MAI par Précilla Cavaleri

TAUREAU

(20 AVR. – 20 MAI)

Ça remue côté affectif… Besoin d’être vue, reconnue, choisie. Arrêtez de vous adapter pour plaire. Montrez-vous telle que vous êtes, avec sincérité. Côté pro, vous cherchez des réponses alors que tout est déjà là. Relâchez, c’est bien vous qu’on attend. Dans vos énergies, ça se réorganise de l’intérieur. Laissez faire le mouvement.

GÉMEAUX

(21 MAI – 20 JUIN)

Une envie de légèreté côté affectif. S’amuser, vibrer, profiter… sans contrainte. Vous allez là où ça vous fait du bien, sans vous retourner. Côté pro, du mouvement. Des envies de changement, d’évolution, ça bouge. Suivez ce qui vous anime. Côté énergie, attention à ne pas vous disperser. Et si ralentir permettait de garder l’équilibre ?

CANCER

(21 JUIN – 22 JUIL.)

Difficile de trouver l’équilibre côté affectif quand tout se mélange. Prenez de la distance. Votre corps enregistre tout, écoutez-le. Côté pro, la motivation baisse, les objectifs paraissent plus lourds. Relâchez la pression, la fluidité revient. Côté énergie, tout s’entremêle aussi. Triez, gardez le positif, laissez les blessures derrière vous.

(23

LION

JUIL.– 22 AOÛT)

Côté affectif, le mental reste dominant et brouille vos choix. Il est temps d’accepter ce que vous avez traversé et d’arrêter de lutter contre vous-même. Professionnellement, ça manque de clarté. Mettez-vous à l’écart tout en restant attentive. Les réponses sont déjà là. Vous y êtes. Vos énergies se rallument. Ça repart. Croyez-y.

VIERGE

(23 AOÛT – 22 SEPT.)

Côté affectif, des blessures remontent, réveillées par ce que vous vivez aujourd’hui. Quelques souvenirs sensibles demandent à être libérés. Côté pro, on vous sent méfiante, parfois crispée, le manque de confiance se ressent. Énergétiquement, ça fatigue, ça pèse. Pourquoi baisser les bras maintenant ? Reboostez-vous et foncez.

SCORPION

(23 OCT.– 21 NOV.)

Pourquoi rester dans une situation qui ne vous ressemble pas ? Affectivement, tout est bousculé, ouvrez les yeux et sortezen. Côté pro, l’ego s’en mêle. Comparaisons, incompréhension… Lâchez ce besoin de tout comprendre. Soyez douce avec vous-même. Il va falloir vous accorder plus de temps pour vous, votre énergie en a besoin.

SAGITTAIRE

(22 NOV. – 21 DÉC.)

L’amour reprend enfin sa place côté affectif, avec une forte envie de vous sentir vivante. Le passé se purifie. Des doutes surgissent côté pro. La confiance reprend vite le dessus. Vous n’êtes pas seule, un soutien est là, visible ou non. Côté énergie, une fin de cycle se dessine… Serait-ce le moment d’ouvrir un nouveau chapitre ?

BALANCE

(23 SEPT. – 22 OCT.)

Côté affectif, le flou persiste. Entre envie de changement et retenue, difficile d’y voir clair. Faites confiance à vos ressentis. Ça s’accélère côté pro. On vous pousse à avancer, à décider. Qu’attendez-vous pour passer à l’action ? Côté énergie, ça diminue. Reconnectez-vous à votre corps pour retrouver équilibre et stabilité.

(22 DÉC. – 19 JANV.)

Que souhaitez-vous réellement côté affectif ? C’est tout et son contraire, laissez ces émotions exister plutôt que de les figer. Professionnellement, ça se redéfinit. Des choix sont là et pas forcément là où vous iriez naturellement. Côté énergie, c’est le moment de prendre des vacances. Ressourcez-vous et apprenez de ce renouveau.

VERSEAU (20 JANV. – 18 FÉVR.)

Jusqu’à quand allez-vous continuer ainsi ? Vous retombez dans les mêmes schémas affectifs. Changez votre manière d’y répondre. Vous prenez naturellement de la distance côté pro. Comme si tout devenait secondaire. Ce recul vous place là où vous devez être. Côté énergie, ça freine. Remettez du rythme. Ancrez-vous.

POISSONS (19 FÉVR. – 20 MARS)

Qu’est-ce qui vous émoustille à ce point, côté affectif ? Passion naissante, flirt… Restez à l’écoute de votre corps, même si vous êtes tout feu tout flamme. Côté pro, ça monte en puissance avec une envie de rayonner. Votre énergie accompagne un mouvement de guérison. Restez alignée pour que cœur, âme et esprit vibrent à l’unisson.

BÉLIER

(21 MARS – 19 AVR.)

Côté affectif, vous vous sentez tourmentée, accrochée mais troublée, comme prise dans une illusion. Et si ce passage demandait de faire confiance, même sans tout maîtriser ? Côté pro, l’agacement est là. Besoin de vous recentrer sur votre vie personnelle. Côté énergie, un léger brouillard… Acceptez vos cicatrices, en douceur.

CAPRICORNE

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