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Femmes 266

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N°266 - MAI 2025 - LUXEMBOURG

Focus

Inspiration

REPRENDRE L’ENTREPRISE FAMILIALE : ENTRE HÉRITAGE ET RENOUVEAU

L’HORLOGERIE AU FÉMININ : QUAND LE TEMPS DEVIENT BIJOU

Santé

PRESSION DE RÉUSSIR, HYPERCONNEXION, ANGOISSE DU FUTUR… COMMENT AIDER NOS ADOS À GRANDIR ?

Stéphanie Damgé

SEMER LES GRAINES DE L’ENTREPRENEURIAT


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ÉDITO

UN SOUFFLE NOUVEAU Et si le vrai luxe aujourd’hui, c’était de choisir en conscience ? Investir, consommer, s’engager, voyager, travailler, transmettre… Dans un monde en perpétuel mouvement, chaque décision devient un acte porteur de sens. Ce numéro s’inscrit dans cette dynamique, en donnant la parole, la place et la lumière à celles et ceux qui construisent autrement. Côté finances, l'investissement responsable n'est plus un simple mot-clé sur une plaquette : c’est un choix de plus en plus assumé. À travers notre dossier, nous décodons pourquoi, aujourd’hui, placer son argent rime avec engagement. Cet engagement, il prend aussi racine dans l’entrepreneuriat. Stéphanie Damgé, que nous avons rencontrée, sème les graines de la réussite en insufflant une vision humaine et durable de l’entreprise. Même ADN chez Cindy Travessa, mise en lumière dans notre magazine, qui illustre avec force et finesse ce que reprendre une entreprise familiale veut dire en 2025 : conjuguer héritage et renouveau. Mais le changement commence parfois tout près de soi. Dans nos intérieurs, où le tri de printemps prend un nouveau sens ; dans nos salles de bains, où les produits de beauté oubliés interrogent nos habitudes de consommation ; ou dans le regard que l’on porte sur nos ados, souvent écrasés par la pression d’un avenir incertain. La société évolue aussi par les territoires qu’elle redécouvre. Le Groenland, que nous explorons dans nos pages, cherche à écrire son propre destin. Plus au sud, Barcelone, destination vibrante et solaire, offre une escapade pleine de contrastes entre tradition catalane et énergie urbaine. À travers ces pages, c’est toute une génération de femmes - et d’hommes - que nous célébrons. De Dominique Poppe, dont la passion pour la musique rayonne depuis 50 ans, aux talents discrets qui transforment leur espace de travail en arme de séduction massive, chacun, à sa manière, dessine les contours d’un monde plus sensible, plus juste, plus vivant. Enfin, dans un monde professionnel en mutation, nous faisons le point sur les nouveaux enjeux du recrutement en 2025 : exigences, aspirations et changements de paradigmes. Un numéro riche, inspirant, où chaque article est une invitation à faire un pas de côté, à regarder le monde autrement, et peut-être, à le changer un peu.

Bonne lecture, Maria Pietrangeli

Mai 2025 • n°266

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SOMMAIRE

Tendances Beauty lab

Lifestyle 12

Portrait

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Dominique Poppe : 50 ans de passion à faire vibrer cordes et cœurs avec l’Orchestre de Chambre du Luxembourg

M.A.C Cosmetics

Beauté Pas pour moi, parfaits pour toi ? Quid des produits de beauté qu’on n’utilise plus (mais qui sont encore bons)

News beauté

18

34

News mode

38

Mode

42

Agenda culturel

58

Recette

70

Les Crémets d’Anjou

Tendre est le style

Wishlist

52

Notre sélection inspirée pour sublimer les mamans

Société

News food

72

Voyage

74

Barcelone, vibrante élégance d’un city trip à l’âme catalane

Focus

News société

32

L’horlogerie au féminin : quand le temps devient bijou

Finance

54

Interview du mois

Les femmes sont-elles plus engagées dans la finance durable ?

08

20 Stéphanie Damgé : semer les graines de l’entrepreneuriat

Santé

22

Pression de réussir, hyperconnexion, angoisse du futur… comment aider nos ados à grandir ?

Tribune

64

Inspiration

68

Reprendre l’entreprise familiale : entre héritage et renouveau 26

L’environnement de travail, une arme de séduction massive

Business

Monde Le Groenland veut écrire son destin

Le billet de L'effrontée « Je ne pouvais pas dire non »

Intérieur

78

Rien ne se perd, tout se trie : le renouveau printanier dans nos armoires

28

« Recruter, c’est essentiel. Fidéliser, c’est vital. » 4

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Horoscope Mai 2025 • n°266

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Le plaisir est un art de vivre. La nouvelle Audi A6 e-tron

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INFORMATIONS GÉNÉRALES

DISTRIBUTION

FEMMES No266

OÙ TROUVER FEMMES MAGAZINE ?

N°266 - MAI 2025 - LUXEMBOURG

Retrouvez le magazine dans nos 25 points de distribution principaux ci-dessous. Découvrez la liste complète sur notre site Internet à la rubrique « où trouver le magazine ». Focus

Inspiration

REPRENDRE L’ENTREPRISE FAMILIALE : ENTRE HÉRITAGE ET RENOUVEAU

L’HORLOGERIE AU FÉMININ : QUAND LE TEMPS DEVIENT BIJOU

Santé

PRESSION DE RÉUSSIR, HYPERCONNEXION, ANGOISSE DU FUTUR… COMMENT AIDER NOS ADOS À GRANDIR ?

Stéphanie Damgé

SEMER LES GRAINES DE L’ENTREPRENEURIAT

EN COUVERTURE : Stéphanie Damgé, directrice de l’entrepreneuriat à la Chambre de Commerce, ici photographiée à la House of Entrepreneurship. DIRECTION ARTISTIQUE : Alina Golovkova PHOTOGRAPHE : Gaël Lesure MAKE-UP : Elina Davydova COIFFURE : Mayssam Salameh

Belval Plaza - 14 av. du Rock and Roll à Esch-sur-Alzette Adler - rue du Brill à Foetz Citabel Sports - rue de la Poudrerie à Leudelange Centre commercial Cloche d'Or - 25 bd Friedrich Wilhelm Raiffeisen à Gasperich Centre commercial Kirchberg - 5 rue Alphonse Weicker à Kirchberg Galeries Lafayette - 103 Grand-Rue à Luxembourg-ville Knauf Pommerloch - 19 Bastnicherstrooss à Pommerloch Bijouterie Hoffmann - 1 Grand-Rue à Luxembourg-ville Adler - 2 route d'Arlon à Strassen Pall Center - 2 Arelerstrooss à Oberpallen Beauty Parfumerie au Centre Knauf - 3 Op d’Schmett à Schmiede Bram au City Concorde - 80 route de Longwy à Bertrange Adler - 15 Op der Haart à Wemperhardt Bijouterie Edora à la Belle Etoile - route d'Arlon à Bertrange Paprika à la Belle Etoile - route d'Arlon à Bertrange Pall Café - 12 rue des Mérovingiens à Bertrange Copal - 2 route Nationale à Grevenmacher Foyer Assurances - 12 rue Léon Laval à Leudelange Monoprix - 3-11 rue du Fort Bourbon à Luxembourg-Gare Monoprix - 2 place Guillaume à Luxembourg-Ville Centre Commercial Boomerang - 2 route d'Arlon à Strassen Knauf Shopping Schmiede - 3 Op d’Schmett à Schmiede Copal - 20 route de Wasserbillig à Mertert Shopping Center Massen - 24 Op der Haart à Wemperhardt Bijouterie Edora à Auchan Opkorn - bd Emile Krieps à Differdange

OURS

SOCIÉTÉ ÉDITRICE

WAT Éditions Sàrl 74, rue Ermesinde, L-1469 Luxembourg Tél.: +352 26 45 85 86 redaction@femmesmagazine.lu RETROUVEZ-NOUS SUR www.femmesmagazine.lu femmes_magazine Femmes magazine Femmes Magazine Luxembourg UNE NEWSLETTER ANNONÇANT L'ACTUALITÉ LOCALE ET LES TENDANCES SORT TOUS LES JEUDIS, INSCRIVEZ-VOUS :

DIRECTRICE ET RÉDACTRICE EN CHEF Maria Pietrangeli maria.pietrangeli@ femmesmagazine.lu RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE Alina Golovkova alina.golovkova@femmesmagazine.lu RÉDACTEURS Marc Auxenfants Dorothée Dillenschneider Fabien Grasser / Julie Kieffer Geneviève Locmaria / Kevin Martin Fabien Rodrigues / Karine Sitarz

DIRECTRICE COMMERCIALE Julie Kieffer julie.kieffer@wateditions.lu CONSEILLERS EN COMMUNICATION Aymeric Grosjean aymeric.grosjean@wateditions.lu Kevin Martin kevin.martin@wateditions.lu Clarisse Schlémaire clarisse.schlemaire@wateditions.lu DIRECTRICE ARTISTIQUE Dorothée Dillenschneider studio2@wateditions.lu

20 200 EXEMPLAIRES PAR ÉDITION ET 11 ÉDITIONS PAR AN. Toute reproduction de ce magazine, même partielle, est interdite.

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Mai 2025 • n°266


FOCUS

L’HORLOGERIE AU FÉMININ :

quand le temps devient bijou Le printemps est sans conteste la saison horlogère par excellence, notamment parce que c’est au début de celle-ci qu’a lieu la grandmesse du secteur à Genève, à savoir l’incontournable salon Watches and Wonders. Là, dans un ballet électrique d’aficionados et sous l’éclat des bracelets en or et des pierres précieuses sertissant les cadrans les plus chic, le temps se meut en un véritable bijou au poignet d’une femme multiple, mais qui sait ce qu’elle aime et veut : une montre, non, une déclaration, oui…

Que l’on s’y connaisse comme personne où que l’on soit un véritable novice en la matière, il est difficile de ne pas succomber d’intérêt pour la haute horlogerie sur un événement aussi prestigieux et mené à la baguette précise de l’organisation genevoise que Watches and Wonders. On pourrait s’imaginer une ambiance très masculine, voire macho pour un secteur traditionnellement associé à l’homme, mais que nenni : les femmes ont bel et bien leur place à part entière dans cette industrie qui sait bizarrement bien, parfois, se jouer des codes sociaux traditionnels pour évoluer comme il se doit avec son temps.

Rédaction : Fabien Rodrigues Cependant, si la plupart de ces messieurs vont regarder de très près aux complications et fonctionnalités techniques les plus sophistiquées - lors de l’événement, mais aussi tout au long de leur carrière de passionnés de tocantes - les modèles féminins gardent parfois la simplicité exquise du beau. Ainsi, si la montre donne naturellement toujours l’heure, elle se meut volontiers en un bijou d’exception, à la croisée de l’horlogerie et de la joaillerie. Un statut qui peut paraître superficiel - le beau se suffisant souvent à soi-même, mais qui peut aussi porter un message, mettre en lumière un savoir-faire précieux 8

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ou encore transmettre les valeurs séculaires d’une Maison horlogère - et même combiner tout cela…

Le pouvoir des fleurs Le parfait exemple de ce mariage vertueux pourrait bien se trouver dans la série Reverso One Precious Flowers de l’iconique Maison Jaeger-LeCoultre. On ne présente plus le modèle phare de la marque, la Reverso, créée en 1931 et qui s’est imposée - jusqu’aujourd’hui encore - comme la quintessence du design Art déco. Née sur les terrains de polo, elle a été déclinée au féminin avant même son premier anniversaire. Alliant esthétique et fonctionnalité avec un raffinement extrême doublé d’un certain sens pratique, la montre présentait alors un fond de boîte en métal vierge qui invitait son ou sa propriétaire à la personnalisation, initialement avec un message gravé ou un motif laqué. Depuis, Jaeger-LeCoultre a exploré et développé les options créatives offertes par cette face cachée, laissant toute latitude à l’expression des arts décoratifs. Et c’est plus que jamais le cas avec cette édition Precious Flowers - printemps oblige - de la Reverso One, aux proportions plus fines et plus allongées.


FOCUS

ornée de matériaux rares et de pierres précieuses éclatantes, réinterprétant la finesse d’une robe de soirée à travers un jeu de design fascinant, transformant le modèle en un bijou unique… Le nouveau modèle Grand Bal Broderie Florale élève cet art à un niveau supérieur. Son poids oscillant, féminin et précieux, en or blanc et en platine, adopte la forme délicate d’un filet de couture, illustrant un travail d’orfèvre d’une précision exceptionnelle. Sertie de diamants et de saphirs roses, cette pièce horlogère brille d’un éclat unique et féminin et montre avec ses motifs floraux - symboles chers à Monsieur Dior - de quoi est capable la Maison lorsqu’on parle de sophistication et de références intemporelles…

Quitter le poignet © Dior

Ici les codes de la Haute Horlogerie, de l’artisanat d’art et de la Haute Joaillerie s’entrechoquent pour insuffler à la collection des couleurs vibrantes et un niveau de sophistication inédit pour deux modèles : Green Arums et Purple Arums. Pour le premier, ce sont trois techniques artistiques différentes qui ont été patiemment réunies et orchestrées pour lui donner vie. À lui seul, l’émaillage Grand Feu champlevé a nécessité quinze heures d’un travail méticuleux. Les fleurs et le feuillage sont ensuite enveloppés d’un total de 409 diamants pour un total de 2,59 carats, en serti neige et grain, délicatement et adroitement positionnés pendant 45 heures. L’étonnant camaïeu d’émaux Grand Feu champlevé, violet, rose et vert de la version Purple Arums représente, quant à lui, un total de 30 heures de labeur. Le motif floral ainsi que les diamants qui l’accompagnent se prolongent harmonieusement du fond de la boîte jusqu’à sa lunette en passant par ses profils convexes, des courbes et des angles qui ajoutent à

la complexité de la tâche des artisans. Ainsi, l’étape du serti neige et grain des 637 pierres (2,12 carats) a nécessité pas moins de 95 heures supplémentaires de travail. Véritables concentrés du savoir-faire horloger, artistique et joaillier de la Manufacture, ces Reverso One inédites « rendent hommage aux femmes qui continuent d’inspirer JaegerLeCoultre », confie la Maison suisse. Si des Maisons prestigieuses, mais plus niches comme Van Cleef & Arpels ont fait de la fleur joaillère une spécialité de leurs collections horlogères, on retrouve aussi des approches florales très bijou du côté de griffes plus connues du public comme Dior en cette nouvelle saison, notamment avec le modèle Dior Grand Bal Florale lancé en mars dernier. Lancée pour la première fois en 2012, la collection Dior Grand Bal rend hommage à la passion de Christian Dior pour les bals somptueux et l’élégance des robes de haute couture - et de ce qui les accessoirise avec panache, évidemment. Chaque montre est Mai 2025 • n°266

Mais la montre ne se cantonne plus aux poignets des dames, surtout lorsqu’elle souhaite savamment, intentionnellement se faire bijou. Et c’est une des spécialités de la Maison Chanel, qui a une fois de plus impressionné par son audace lors du salon de Genève - c’était en tout cas le nôtre ! Là, le temps court sur tout le corps ou presque, des doigts de la main au décolleté… On retrouve ainsi la montre dans une version pendentif secret avec le modèle Kiss Me, en amulette Protect Me, ou encore en sautoir avec le superbe modèle Mademoiselle Privé Bouton Camélia. Au doigt, elle prend la forme de la bague montre Toi&Moi « Le Lion de Mademoiselle », un bijou précieux limité à…cinq exemplaires ! Reprenant les codes de la beauté Chanel et élevée au rang de bijou, la palette Les 4 Ombres se retrouve, elle, transfigurée en précieux talisman Give Me Luck qui donne l’heure. En onyx rappelant le boîtier noir brillant du fard, la montre Talisman offre un double visage : de face, elle arbore un quatuor de cabochons de rubellite 9


FOCUS

cerise de 37 carats et cinq tourmalines roses dont l’ordonnancement rappelle le motif byzantin cher à Gabrielle Chanel. Pile, un tour d’heure en or jaune pavé de diamants inscrit un rond dans le carré d’onyx… Une dualité aux multiples facettes qu’Arnaud Chastaingt, Directeur du Studio de Création Horlogerie, a choisi de projeter dans l’horlogerie : « Le vocabulaire esthétique des créations de la beauté Chanel est fascinant et graphiquement très inspirant. J’aime l’élégance autoritaire de ces objets, leur architecture sophistiquée. Il y a une dimension esthétique de l’ordre de la composition artistique dans ces créations… » Enfin, le temps se fait joueur et clin d’œil à une icône absolue en devenant la montre sautoir Coco Tailleur Noir, modèle espiègle et chicissime que l’on pourrait voir porté par des générations très différentes d’amoureuses de la mode…

Face à face avec le temps, et l’avenir Enfin, s’il est une Maison qui a su faire du temps de véritables œuvres d’art, c’est bien Cartier. Une preuve irréfutable : son incontournable Panthère, élément à nouveau central de réflexion et de créativité à l’orée de cette nouvelle saison horlogère. « L’excellence et la virtuosité des talents de la Maison composent une alchimie singulière. Grâce à eux, au contact de la panthère, la matière se métamorphose et donne vie à des créations spectaculaires », confie la direction de Cartier à l’occasion du salon Watches and Wonders, alors que passe sous nos yeux une nouvelle itération de la montre joaillère Panthère Bangle en or gris… Entre horlogerie et joaillerie, cette création conjugue des éléments ancrés dans l’histoire stylistique de Cartier. D’abord il y a une panthère en trois dimensions, prête à bondir ; ensuite, un bracelet dit « toi&moi », qui met 10

© Jaeger-LeCoultre

en scène d’un côté le félin emblématique de la Maison et de l’autre une montre délicate. En or jaune ou gris, sertie ou non, cette architecture singulière révèle un travail de sculpture d’un grand réalisme : corps bondissant, muscles fuselés, détails des oreilles et de la truffe et, sous les pattes, la délicatesse des coussinets minutieusement reproduits : un face-à-face sauvage avec le temps indéniable, autant qu’exceptionnel. Mais l’accession joaillère de la montre Cartier se retrouve aussi dans une nouvelle collection Tressage, qui - s’il traduit la confiance de la marque en l’avenir - s’inspire de la beauté du passé et de bijoux précieux « tressés », créés notamment dans les années 50. Sur ces modèles qui valident le statut de « magicien du temps » dont se targue Cartier, deux torsades d’or et de diamants cernent un cadran rectangulaire pavé de diamants sertis neige. D’un côté, la rondeur de l’or jaune lisse alternant avec les pavages de diamants ; de l’autre la radicalité du trait net des Mai 2025 • n°266

brancards verticaux. Le bracelet en cuir brillant poursuit ce jeu de matières et de reliefs pour une approche joaillère sûre d’elle. À travers ces créations où le rond s’oppose à la ligne, le lisse au fin relief du pavage, Cartier rend ainsi hommage à l’héritage de Jeanne Toussaint, première femme directrice de la création chez Cartier dès 1933. « Si Tressage est l’illustration parfaite du savoir-faire joaillier Cartier en horlogerie, il ne s’agit pas d’un simple bijou qui donne l’heure. Pour cette création, nous avons exagéré et amplifié les attributs classiques d’une montre. En surdimensionnant et en étirant les brancards, nous avons dessiné en volume une torsade voluptueuse. Sans bangle ni bracelet en cuir, Tressage continue d’explorer ce territoire atypique et unique si cher à Cartier de montres d’un 3e genre, véritable fusion entre l’horlogerie et la joaillerie », conclut Marie-Laure Cérède, Directrice Création Joaillerie et Horlogerie de la Maison. Le temps, comme le bijou, est décidément bien précieux…


FOCUS

© Cartier

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BEAUTY LAB

ON A TESTÉ POUR VOUS ! M.A.C Cosmetics

Ce mois-ci, quatre testeuses - dont l’influenceuse Selin Umurbek à l’œil affûté - passent au crible les nouveautés M·A·C. Au programme : le blush liquide Strobe Beam, la cultissime Strobe Cream et le sérum yeux Hyper Real. Des textures lumière, une expertise pro et une vision inclusive de la beauté. Verdicts sans filtre pour une marque qui fait rayonner toutes les peaux.

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SELIN selinumurbek « Fidèle à M.A.C depuis mes années universitaires, j’ai redécouvert avec plaisir leur univers à travers ces trois produits. Le blush liquide et le sérum yeux, deux nouveautés, m’ont agréablement surprise par leur fraîcheur et leur efficacité. Quant à la Strobe Cream, cet incontournable illumine toujours aussi bien le teint. Le tout est présenté dans un packaging raffiné, reflet de l’élégance propre à la marque. »

Les produits testés Strobe Beam Liquid Blush Strobe Cream Sérum Yeux Hyper Real

JEU CONCOURS ! LES PRODUITS SONT À GAGNER SUR INSTAGRAM :

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CÉLINE « Encore une fois, M.A.C ne me déçoit pas. J’aime beaucoup le blush : il est très facile à appliquer, se fond parfaitement et offre un rendu vraiment naturel. Le contour des yeux et la crème apportent un glow discret, juste ce qu’il faut. Un conseil : foncez ! »

JULIE

DOROTHÉE « J’étais un peu sceptique au début : je ne voyais pas d’effets flagrants. Mais dès la deuxième utilisation, j’ai été conquise ! La crème lumineuse est subtile sur la peau, mais l’effet brillant-bronzé est bien là. Elle s’utilise facilement au quotidien, surtout quand on n’a pas le temps de se maquiller. J’ai appliqué le blush avec un pinceau : le rendu est naturel et lumineux. Il s’étale uniformément, sans effet de matière. Quant au sérum pour les yeux, il reste assez classique... » Mai 2025 • n°266

« J’ai adoré la Strobe Cream : fraîche, légère, ultra lumineuse, je la glisse direct dans ma valise d’été. Le Strobe Beam Liquid Blush, en teinte claire, fait tout : blush et highlighter à la fois, le rendu glossy est canon. Et grosse surprise côté soin : le sérum yeux. Moi qui n’attendais pas M.A.C sur ce terrain, j’ai été bluffée. Sa formule bien pensée hydrate, affine les pores, renforce la barrière cutanée et illumine grâce à une synergie d’actifs (acide hyaluronique, niacinamide, céramides, pivoine japonaise). Skincare validée. »


PUBLIREPORTAGE

NOUVEAU CHEZ PARIS 8 Paroles d’expertes NOTRE BOUTIQUE PARIS 8 DE LUXEMBOURG-VILLE S’EST REFAIT UNE BEAUTÉ. L’OCCASION D’ACCUEILLIR DE NOUVELLES MARQUES EN EXCLUSIVITÉ AU GRAND-DUCHÉ : M.A.C COSMETICS ET AUGUSTINUS BADER. VÉRITABLES PASSIONNÉES, CE SONT NOS EXPERTES QUI EN PARLENT LE MIEUX...

Jennifer, experte soin Quel est ton parcours chez Paris 8 ? Au cours de mes 13 années dans notre boutique Paris 8 Luxembourg Ville, j’ai acquis une expertise précieuse dans le domaine des soins et du maquillage. Toujours dans le souci de satisfaire mes clientes, je leur prodigue des conseils personnalisés afin qu’elles se sentent heureuses et confiantes grâce à une routine de soins sur mesure. Pourquoi Augustinus Bader est ta marque coup de cœur ? Cette marque de soins de luxe a une philosophie inédite : allier science et technologie, fondée sur le potentiel régénérateur du corps. Tous les produits de la gamme contiennent une molécule brevetée qui protège la peau tout en réactivant le processus naturel de renouvellement des cellules. Formulée sans parfum, ni allergènes et matières controversées, elle convient à tout âge et type de peau.

Kristina, make-up artist Quel est ton parcours chez Paris 8 ? Je travaille en tant que Make-up Artist depuis bientôt deux ans chez Paris 8. Mon métier consiste à interpréter les besoins et envies de chacun, tout en tenant compte des caractéristiques uniques de leur peau et de leur personnalité. Ce que j’aime dans ce métier, c’est la possibilité de transformer, d’embellir et de révéler la beauté naturelle de chaque personne. Pourquoi M.A.C Cosmetics est ta marque coup de cœur ? Elle est ma marque de maquillage coup de cœur car elle incarne parfaitement l’innovation, l’inclusivité et la qualité. Ce que j’apprécie particulièrement chez M.A.C, c’est la diversité de ses produits , qui conviennent à tous les types de peaux et à toutes les teintes, sans jamais faire de compromis sur la performance.

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BEAUTÉ

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BEAUTÉ

Pas pour moi, parfaits pour toi ? QUID DES PRODUITS DE BEAUTÉ QU’ON N’UTILISE PLUS (mais qui sont encore bons) Crèmes trop nourrissantes, fonds de teint mal accordés, rouges restés au fond du tiroir… On en a toutes. Des produits en bon état, parfois neufs, mais délaissés. Faut-il les jeter pour autant ? Pas si vite. Ces cosmétiques oubliés peuvent souvent être donnés ou réutilisés autrement. À l’heure où l’on cherche à consommer mieux et gaspiller moins, voici comment offrir une seconde vie à ces produits qui n’ont pas trouvé leur place dans notre routine, mais qui peuvent encore faire le bonheur d’autres peaux – ou d’autres usages. Rédaction : Alina Golovkova

Savoir ce qui peut encore être utilisé… ou donné La première étape, c’est de trier ce que vous avez. Un produit ouvert n’est pas forcément périmé. Vérifiez sa PAO (période après ouverture, l’icône du petit pot ouvert : 6M, 12M, 24M), et fiez-vous à vos sens. Une texture qui a tourné, une odeur suspecte ou une séparation inhabituelle sont des signaux d’alerte. Mais si tout semble normal et que le produit a été conservé dans de bonnes conditions, il peut tout à fait être donné ou transformé. Les cosmétiques scellés, évidemment, sont les plus simples à transmettre. Mais certains produits à peine entamés peuvent aussi être redistribués s’ils sont en parfait état. Attention : on ne donne pas un mascara utilisé ou une crème prélevée au doigt. En revanche, un flacon pompe ou un spray, entamé mais propre, peut encore servir ailleurs.

Ils ne sont pas pour nous : donner à qui, où, comment ? De nombreuses associations acceptent les produits de beauté, à condition qu’ils soient neufs ou quasi neufs et en bon état. Au Luxembourg, vous pouvez vous tourner vers : ’ASBL Femmes en détresse, Caritas, L Croix-Rouge ou Stëmm vun der Mai 2025 • n°266

Strooss : ces structures redistribuent des produits d’hygiène, de soin ou de maquillage à des personnes en situation de précarité, adultes ou enfants. acebook Marketplace : même sans les F vendre, vous pouvez y proposer vos produits en don local. La communauté luxembourgeoise y est très active. rganiser une "beauty swap O party" entre amies ou collègues est une façon simple et conviviale de faire circuler ce qui ne vous convient plus. Et pourquoi ne pas aller plus loin en mobilisant votre environnement professionnel ? Proposez, une fois par an, une collecte de produits de beauté inutilisés entre collègues (féminins et masculins). Produits d’hygiène, maquillage, parfums : tout ce qui est encore bon peut être donné à des personnes en situation de détresse, via des associations locales. Important : on trie avant de donner. Seuls les produits en bon état, propres, bien fermés et non périmés sont acceptés. Donner, oui - mais avec respect.

Détourner les usages : le pouvoir du cosmétique recyclé Avant de donner, on peut aussi envisager un nouvel usage. 15


BEAUTÉ

Le gaspillage cosmétique en chiffres : UN IMPACT QUI FAIT RÉFLÉCHIR En Europe, une femme utiliserait en moyenne 12 à 16 produits de beauté par jour, mais en posséderait entre 40 et 70 (Cosmetify Beauty Index, 2022).

Beaucoup de produits sont facilement détournables : n fond de teint trop foncé ? U Mélangez-le à votre crème de jour pour créer un effet bonne mine léger. ne huile visage non adaptée ? U À tester sur les cuticules ou les pointes de cheveux. n rouge à lèvres trop vif ? U Tapoté au doigt, il devient un blush crème lumineux. n baume à lèvres trop gras ? U Il peut faire un excellent soin nourrissant pour les cuticules ou les zones sèches des coudes et genoux. n gel douche ou shampooing U au parfum dérangeant peut aussi servir à nettoyer ses pinceaux de maquillage.

Acheter mieux pour éviter l’accumulation Le meilleur moyen de ne plus se retrouver avec des produits inutilisés, c’est encore de mieux acheter. Et cela commence dès l’intention : Tester avant d’acheter : demandez un échantillon et testez plusieurs jours chez vous. 16

Privilégier les petits formats ou les versions voyage pour les produits nouveaux ou les soins spécifiques.

Une étude britannique a montré que plus de 50 % des femmes ont dans leur trousse des produits qu’elles n’utilisent jamais (UFC-Que Choisir, 2021).

hoisir des marques qui acceptent C les retours, proposent du vrac ou des recharges. Certaines enseignes comme Lush, Sephora ou The Body Shop ont des programmes de reprise.

En France, seulement 40 % des contenants de cosmétiques sont effectivement recyclés, faute de tri correct ou à cause de matériaux non recyclables (ADEME, 2019).

Limiter les achats impulsifs : se poser la question « vais-je vraiment l’utiliser ? » avant de céder à une nouveauté.

Et les produits périmés, on en fait quoi ? Quand un produit est manifestement altéré – odeur rance, séparation de phases, changement de couleur ou texture suspecte – il n’y a pas d’alternative : il doit être jeté. Mais pas n’importe comment. Contrairement aux médicaments, les cosmétiques ne peuvent pas être rapportés en pharmacie. Ils doivent être jetés avec les déchets ménagers, à moins que leur emballage soit recyclable (verre, certains plastiques). Les produits liquides ou pâteux ne doivent pas être versés dans l’évier, au risque de polluer l’eau. En cas de doute, les centres de tri ou initiatives comme SuperDrecksKëscht® au Luxembourg peuvent orienter vers les bonnes pratiques de gestion des déchets cosmétiques. Mai 2025 • n°266

Témoignage AURÉLIE, 36 ANS « Une amie me propose parfois des produits qu’elle n’utilise pas : une crème ou du maquillage qui ne lui conviennent pas… Quand je sens que ça pourrait matcher pour moi, j’accepte volontiers – je découvre ainsi de nouvelles marques. Et surtout, ce geste me touche : je sens qu’elle pense à moi, qu’elle veut éviter le gaspillage. C’est une petite attention à la fois utile et inspirante. »


PUBLIREPORTAGE

Une technologie de pointe révolutionne LES CURES MINCEUR ET SI, EN QUELQUES MINUTES, VOUS POUVIEZ COMPRENDRE CE QUE VOTRE CORPS A À VOUS DIRE ? À L’INSTITUT FRANÇOISE URBAN BEAUTY RETREAT, C’EST POSSIBLE GRÂCE À UNE TECHNOLOGIE DE DERNIÈRE GÉNÉRATION, PENSÉE POUR CELLES QUI VEULENT MINCIR AUTREMENT. PLUS CIBLÉE, PLUS EFFICACE, ET SURTOUT PLUS PERSONNALISÉE.

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INTERVIEW DU MOIS

téphanie Damgé

SEMER LES GRAINES DE L’ENTREPRENEURIAT STÉPHANIE DAMGÉ

Directrice de l’entrepreneuriat à la Chambre de Commerce, la Luxembourgeoise Stéphanie Damgé qui a été, pendant 10 ans, à la tête de Jonk Entrepreneuren - est engagée de longue date dans ce domaine. Si elle n’a pas encore lancé sa propre entreprise, elle n’exclut rien car « on ne connaît pas les imprévus de la vie ». Longtemps passionnée de danse, c’est la musique qui accompagne aujourd’hui au quotidien cette maman qui rêve de grands voyages avec son fils, lorgnant vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Rencontre à la House of Entrepreneurship avec une quarantenaire qui se réjouit de l’arrivée des beaux jours, « je fonctionne avec le soleil » dit-elle en souriant.

© Gaël Lesure

Rédaction : Karine Sitarz

Dans quel environnement avez-vous grandi ? Jeune fille, quelles étaient vos préoccupations ? À la maison, on était trois filles, j’ai une sœur de 12 ans de plus que moi, une autre de 7, ma mère, enseignante, nous a élevées. Vers 5-6 ans, j’ai commencé la danse classique et pendant 12 ans cette passion, qui m’a appris la discipline et la concentration, m’a fait rêver d’être professeure et d’avoir ma propre école. Enfant, j’étais sensible, timide, mais j’aimais être entourée et très tôt j’ai été attentive à la cause des femmes grâce à ma grand-mère très 20

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INTERVIEW DU MOIS

engagée pour leurs droits. Les miens m’ont toujours dit de choisir une formation qui me permette d’être indépendante, mais de garder les deux pieds sur terre.

Qu’est-ce qui vous a poussée vers des études en sociologie du travail ? Après un cursus classique au lycée Robert-Schuman, je voulais faire quelque chose dans le social et au fil de mes recherches, je suis tombée sur la sociologie du travail, un domaine qui me correspondait. J’ai fait une licence à Strasbourg puis une maîtrise à Aix-en-Provence avant d’enchaîner avec un diplôme en gestion d’entreprises à Innsbruck, en Autriche.

ai été membre avant d’en être présidente pour un an. À ce titre, j’ai choisi le thème de l’année, « faire face aux extrêmes ».

Après Jonk Entrepreneuren, quelle a été la suite de votre parcours ? Après les jeunes, je suis allée chez les grands, dans la maison juste à côté (rires). Je voulais un nouveau défi, j’ai postulé en 2023 pour le poste de directrice de l’entrepreneuriat à la Chambre de Commerce. Mon job à la House of Entrepreneurship en fait partie. Avec une équipe de 43 personnes, on informe et accompagne les entrepreneur(e)s. Je vois l’impact qu’on peut avoir, c’est vraiment motivant.

pas se laisser décourager. C’est l’expérience qui compte.

Pouvez-vous nous dire deux mots de vos autres engagements ? Je suis administratrice d’Idea et de Lux-innovation, c’est lié à mon travail, par contre à la Fondation PWC que j’ai rejointe il y a un an (ndlr : elle en est présidente), mon engagement est plus personnel. On s’occupe de projets philanthropiques au niveau de la Grande Région mais aussi à l’international.

Parvenez-vous à trouver un équilibre entre vie privée et vie professionnelle ? Comment vous ressourcez-vous ?

Puis vous êtes revenue au pays… Oui, à 25 ans, je suis entrée chez KPMG où je suis restée 7 ans, c’était intense mais ce fut une bonne école. Je travaillais dans les ressources humaines, me suis occupée de recrutement, de gestion des talents, du droit du travail. J’ai remarqué qu’il y avait des fossés entre les générations, que les jeunes n’étaient souvent pas préparés au monde du travail et qu’il y avait peu d’empathie à leur égard.

Puis vous avez rejoint l’ASBL Jonk Entrepreneuren et la Fédération des jeunes dirigeants d’entreprise (FJD) dont vous êtes aujourd’hui présidente. Si je comprends bien, être au service des jeunes est important pour vous. L’orientation des jeunes m’a toujours intéressée mais c’est par hasard, une annonce dans le journal, que j’ai rejoint Jonk Entrepreneuren et j’y suis restée 10 ans. Il y avait là une toute petite équipe, j’ai tout pris en main, un peu comme si c’était mon entreprise. J’étais convaincue par la mission. J’ai fait grandir l’ASBL, le budget a doublé, il y a eu plus de programmes, plus de jeunes, 5 000 à mon arrivée, 16 000 quand je suis partie… En ce qui concerne la FJD, où on est tous bénévoles, c’est un réseau très actif de partage d’expériences et de soutien professionnel et personnel. Là encore, c’est un engagement par passion, j’en

J’aime être sur le terrain, rencontrer et écouter les gens, découvrir la diversité des entreprises et des profils

C’est un grand défi (rires), mais j’ai compris qu’il faut aussi penser à soi pour pouvoir bien penser aux autres. Mon fils est ma priorité, il y a aussi mes bons amis. Pour me ressourcer, je fais du yoga, un peu de course et de la natation et j’aime prendre un grand bol d’air frais.

Questions à la volée Les femmes y ont-elles toute leur place ? Oui, il y a 44 % de femmes, c’est plutôt positif. C’est important pour elles de parler à d’autres femmes entrepreneures. Le mentorat aussi peut aider tout comme bénéficier des réseaux qui existent. Il est essentiel de ne pas rester seule dans son coin. Les premiers pas sont souvent les plus difficiles, mais beaucoup de gens sont à l’écoute et dans la bienveillance.

Auriez-vous un conseil pour une jeune femme qui désirerait se lancer dans l’entrepreneuriat aujourd’hui ? Il faut avoir une vision, oser, bien s’entourer, se laisser aider par des experts car il y a des hauts et des bas et il convient de ne Mai 2025 • n°266

UNE MUSIQUE : Depuis des années, le groupe The Killers, plus récemment la musique relaxante du pianiste Tony Ann que j’écoute même en cuisinant. UNE DESTINATION : Le Portugal, où je vais de temps en temps, pour la gentillesse des gens, l’accueil chaleureux, l’ambiance simple, les paysages variés et préservés. UNE PHILOSOPHIE DE VIE : Rester soi-même, évoluer tout en restant authentique, se faire confiance et être ouvert aux autres, en toute situation.

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SANTÉ

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SANTÉ

PRESSION DE RÉUSSIR, HYPERCONNEXION, ANGOISSE DU FUTUR…

comment aider nos ados à grandir ? En 2022, moins de 30 % des adolescents luxembourgeois déclaraient être très satisfaits de leur vie, un chiffre en baisse par rapport à 2018, et plus préoccupant encore chez les filles. Ce constat, issu de l’étude HBSC Luxembourg 2022, illustre un mal-être croissant : troubles anxieux, fatigue émotionnelle, insécurité face à l’avenir… La pédopsychiatre Katy Seil-Moreels livre ici un éclairage nuancé et précieux, fruit de trente années d’expérience clinique. Elle insiste sur l’importance du cadre familial, du dialogue et sur la nécessité d’accompagner ces jeunes sans les juger. Rédaction : Alina Golovkova

l’angoisse permanente, l’effet est dévastateur. Le soutien familial est le premier facteur de protection.

Les adolescents testent les limites, se ferment parfois… L’adolescence est une phase de différenciation, de mise à distance des figures parentales. Il faut que ça bouge, que ça s’agite. C’est une étape essentielle dans la construction identitaire. On dit souvent que c’est comme un fil électrique sans gaine : tout est à vif. Les émotions sont intenses, parfois déconcertantes. Mais ce n’est pas forcément pathologique. Un ado qui ne se révolte pas du tout peut nous inquiéter tout autant.

Vous parlez aussi beaucoup de l’importance du quotidien. Pourquoi est-ce si essentiel ? Comment va la santé mentale des adolescents aujourd’hui ? On constate une vraie fragilisation. Même avant la pandémie, on voyait déjà une hausse des troubles anxieux, dépressifs et de la consommation de cannabis. Le Covid a été un catalyseur : isolement social, rupture de rythme, surcharge d’écrans, insécurité familiale. Depuis, les crises se sont enchaînées, et beaucoup de jeunes sont profondément inquiets pour leur avenir.

Parce que c’est dans la simplicité du quotidien que se construit la relation. Un petit-déjeuner partagé, un trajet en voiture, un dîner où on prend le temps de parler… ce sont ces moments-là qui permettent à l’adolescent de se sentir entouré, sécurisé. On n’a pas besoin de grands discours, mais de régularité, de chaleur.

Que faire quand on sent que ça ne va pas ? Il faut avoir le courage de dire : « Je vois que ça ne va pas, je m’inquiète, on va consulter. » Sans juger, sans minimiser. Et surtout : rester disponible. Même quand ils nous repoussent, les adolescents ont besoin de sentir qu’on est là.

Quels sont les facteurs qui pèsent le plus sur leur bien-être ? Le contexte global joue, bien sûr, mais le plus décisif reste l’environnement immédiat, surtout familial. Un adolescent se construit dans un rapport de sécurité. S’il perçoit ses parents comme stables, capables de faire face, il se sent soutenu. Mais si le parent décompense, subit un licenciement, est dans

Quels signes doivent alerter ? C’est la durée, l’intensité et surtout l’impact sur le fonctionnement. Si le jeune décroche à l’école, s’isole de ses amis, perd ses

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SANTÉ

envies, c’est un signal d’alerte. Un changement brutal d’humeur, une perte de plaisir, une grande fatigue, des propos très négatifs sur lui-même… Il faut y prêter attention. Et ne jamais oublier que certains comportements – troubles alimentaires, agressivité, repli – sont parfois des appels à l’aide déguisés.

Comment les parents peuvent-ils être aidés ? Au Luxembourg, plusieurs structures comme Eltereforum, la Fondation Kannerschlass, le Familljen-Center, le CePAS ou la Ligue de santé mentale proposent des ressources utiles. Malheureusement, l’offre est dispersée et peu lisible. Il manque un guichet unique, une vraie coordination entre ministères. Il est urgent de rendre ces soutiens plus accessibles.

Et les écrans dans tout cela ? Ils font partie de leur quotidien. Mais quand ils deviennent un refuge ou une échappatoire, quand ils remplacent toutes les autres activités, ils peuvent accentuer l’isolement et l’anxiété. Pendant la pandémie, les adolescents étaient connectés en continu, y compris pour leurs cours. Aujourd’hui encore, il est difficile de retrouver un équilibre. Il ne s’agit pas d’interdire, mais de poser un cadre et surtout de parler avec eux de ce qu’ils y voient.

Les adolescents sont notamment exposés très tôt à la pornographie… On voit des enfants exposés très jeunes, parfois dès huit ou neuf ans. Et ce qu’ils découvrent, ce n’est pas de l’éducation sexuelle, c’est une vision complètement faussée de la sexualité. Cela crée de la confusion, de l’angoisse et cela peut avoir des effets traumatiques. Il faut absolument en parler avec eux et les aider à reconstruire une image plus saine des relations.

Et concernant la pression scolaire ? Elle est énorme. On assiste à une mondialisation des études, à des systèmes de sélection de plus en plus sévères, et cela crée beaucoup d’angoisse. Le système scolaire, au lieu de les rassurer, insiste souvent sur ce qu’il faut craindre. Or le rôle des adultes, c’est aussi de sécuriser, de dire : « Ça va aller. » C’est un message fondamental pour ces jeunes qui doutent d’eux-mêmes.

leur cheminement. Et explorer, cela passe aussi par du concret : des expériences pratiques, des stages de découverte, des activités d’observation. Autant de leviers pour mieux comprendre ses goûts, ses aptitudes et gagner en confiance. Le message important, c’est : « Ce n’est pas grave si tu ne sais pas encore. Prends le temps d’explorer. »

Vous évoquez aussi un rapport déformé à l’échec… Oui, on associe encore trop souvent l’échec à une faute. On parle de performance, de classement, mais pas de progression. Or l’échec fait partie du développement. On apprend en se trompant. Il faut enseigner aux adolescents qu’un mauvais résultat ne les définit pas. Ce n’est pas un verdict, ce n’est pas un échec personnel, c’est une étape normale. Une société qui valorise la curiosité, l’effort, le cheminement est une société qui fait grandir. À force de tout mesurer, on oublie que l’humain ne se réduit pas à des points.

Un mot sur la notion de consentement, essentielle aujourd’hui ?

Les adolescents sont très tôt soumis à des choix d’orientation. Est-ce un problème ? Oui, car on leur demande parfois trop tôt de choisir ce qu’ils veulent faire « pour la vie ». Or à 15, 16 ou 17 ans, ils sont encore en construction. On devrait leur laisser l’espace d’explorer, de se tromper, de recommencer. Ce qui compte, ce n’est pas qu’ils sachent tout de suite, c’est qu’ils soient soutenus dans 24

DR. KATY SEIL-MOREELS

Il faut l’aborder sans tabou, et cela tôt. Le consentement, ce n’est pas juste un oui ou un non. C’est un processus qui suppose que l’on se sente libre à chaque instant. Il faut expliquer aux jeunes qu’ils ont le droit de poser leurs limites, de dire non, même après avoir dit oui. Et qu’il est fondamental de respecter celles des autres.

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©Andrane de Barry

Ophélie Meunier,

marraine de l’association, animatrice et journaliste avec Daphné, porteuse du syndrome de Williams.

QUELQUES GÈNES EN MOINS, LA MÊME ENVIE D’ÊTRE HEUREUSE. Le syndrome de Williams

est une maladie génétique rare qui associe des malformations cardiaques, un retard de développement et des caractéristiques comportementales et physiques.

Pour soutenir la recherche autourdeswilliams.org


TRIBUNE

Alors que le travail en présentiel suscite de vives discussions au sein des entreprises et que les débats autour de l'intelligence artificielle se multiplient, il est primordial de replacer l'Humain au cœur des réflexions stratégiques. La stratégie de l'environnement de travail, ou workplace strategy, prend une nouvelle dimension en intégrant les besoins de sociabilisation et d'appartenance à une culture d'entreprise. Rédaction : Christelle Haas, architecte d’intérieur, CBRE Luxembourg

CHRISTELLE HAAS

Une nouvelle génération en quête de contacts Les espaces de travail favorisent non seulement la productivité, mais également les interactions humaines. En effet, au-delà de l’efficacité organisationnelle, l'environnement physique joue un rôle fondamental dans la consolidation des relations et l'esprit d'équipe. À une époque où l’on peut travailler de partout, le bureau se transforme en un véritable point de ralliement, incarnant les valeurs de l'entreprise. Créer des lieux propices à la collaboration et au partage d'idées devient ainsi une nécessité, voire un ingrédient essentiel au cœur de l’innovation. 26

Ces espaces, soigneusement conçus, doivent permettre aux collaborateurs de s’épanouir avec aisance et confort dans l’exécution de leurs tâches quotidiennes. Ils doivent être perçus comme des lieux de vie agréables où l’on se sent bien pour interagir avec ses collègues. De ce fait, l'environnement de travail représente une arme de séduction pour le management, soucieux de démontrer à ses employés l'importance qu'il accorde à leur bien-être et à leur intégration au sein de l'entreprise.

Une collaboration active avec les ressources humaines Les ressources humaines, en tant qu'acteurs clés des stratégies de groupe, mettent un accent particulier sur l'attractivité et la rétention des talents. Elles n'hésitent plus à faire appel à des experts pour accompagner l’implantation de nouvelles dynamiques organisationnelles en harmonie avec la vision de l’entreprise. CBRE intervient dans l’analyse des comportements, des fonctionnements et des besoins d’un Mai 2025 • n°266

groupe, en élaborant des solutions spatiales plus efficaces et représentatives. Le réagencement d’espaces ou un déménagement constitue une occasion de redessiner ou de renforcer la culture d’entreprise, tout en la faisant rayonner vers l’extérieur. Nous accompagnons également les sociétés dans le change management pour impliquer les collaborateurs dans la transformation. Repenser l'environnement de travail ne se limite pas à un simple réaménagement physique ou esthétique, mais représente un véritable levier pour créer une culture d'entreprise dynamique et inclusive. En intégrant les aspirations des collaborateurs et en favorisant les interactions humaines, les entreprises construisent également un avenir où le bien-être et l'engagement des collaborateurs sont au cœur de leur stratégie. Cette approche holistique permet aux employés de s'épanouir dans un monde professionnel en constante évolution.


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BUSINESS

« Recruter, c’est essentiel. Fidéliser, c’est vital. » Incertitudes économiques et géopolitiques mondiales, fluctuations des marchés financiers, pénurie de maind’œuvre et de logements… Quels en sont les impacts sur les décisions d’embauche des entreprises et des candidats ? Comment les professionnels du recrutement s’adaptent-ils à ces nouvelles tendances ? Héloïse Buring, Associate Director au sein du cabinet de recrutement d'experts et de dirigeants Morgan Philips, revient sur les grands changements qui marquent le marché de l’emploi luxembourgeois en 2025. Rédaction : Marc Auxenfants

Héloïse Buring, quelles sont selon vous les grandes tendances du marché de l’emploi luxembourgeois en 2025 ? En ce début d’année, les tendances fortes suivantes se dessinent au Luxembourg : des mouvements de restructuration avec des licenciements économiques et une délocalisation de certains départements vers des pays à moindre coût ; une réduction globale des coûts dans les entreprises ; des changements dans le management de certaines structures, générant un climat d’incertitude pour les salariés ; une optimisation des processus afin de gagner en productivité sans forcément recruter de nouveaux collaborateurs ; une intégration progressive des outils d’intelligence artificielle. Les entreprises ont beaucoup recruté après la pandémie, mais la dynamique est aujourd’hui bien différente. Les opportunités sont moins nombreuses, tandis que le nombre de candidats à l’écoute – notamment parmi les profils expérimentés et exécutifs – augmente sensiblement, ce qui n’était pas le cas l’an dernier.

En quoi ces tendances divergent-elles de celles constatées en 2024 ? Alors qu’entre le premier et le troisième trimestre 2024, la tendance restait très orientée vers le recrutement, nous avons 28

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BUSINESS

HÉLOÏSE BURING

ON OBSERVE UNE MONTÉE EN PUISSANCE DES TESTS DE PERSONNALITÉ, MISES EN SITUATION OU CAS PRATIQUES POUR ÉVALUER LES COMPÉTENCES. HÉLOÏSE BURING

commencé à ressentir un ralentissement fin 2024, avec un vrai changement marqué par une bascule progressive vers plus de prudence. Et même si le Luxembourg reste un marché dynamique, il est probable que le volume de recrutements soit cette année inférieur à celui de 2024. L’incertitude économique mondiale, combinée aux fluctuations des marchés, freine nettement les décisions d’embauche.

Quels sont les métiers et compétences les plus recherchés par les entreprises ? Je peux surtout répondre selon mon domaine d’expertise, en lien avec les fonds d’investissement, les sociétés commerciales et industrielles, ainsi que les holdings. Les profils actuellement les plus recherchés sont : les professionnels de la comptabilité, toujours très en pénurie, surtout ceux ayant une expérience au Luxembourg – ce sont aussi des postes qui attirent de moins en moins ;

les corporate officers et les paralégaux ; les consultants spécialisés ; les compliance officers ; les profils IT, notamment ceux ayant des compétences en cybersécurité ou en data. Outre les compétences techniques, les entreprises attachent une importance croissante aux soft skills et aux compétences digitales. Ainsi, une maîtrise insuffisante d’Excel ou l’incapacité à travailler en anglais peuvent constituer de véritables freins. Sur le plan humain, les recruteurs recherchent des candidats flexibles, autonomes, capables de prendre des initiatives, dotés d’un bon sens de la communication et à l’aise dans le travail en équipe.

La pénurie de logements, notamment abordables, est-elle un frein pour le recrutement aujourd’hui ? Elle affecte directement l’attractivité du pays, notamment auprès des candidats internationaux qui envisagent de s’y Mai 2025 • n°266

installer. Il n’est pas rare que des talents déclinent des opportunités professionnelles au Luxembourg après avoir constaté le niveau élevé des loyers ou la difficulté à trouver un logement décent. Aujourd’hui, cette question est devenue centrale dans le processus de décision des candidats. Même lorsque les entreprises proposent une assistance à la relocation, cela ne suffit pas toujours à compenser les coûts très élevés du marché immobilier local. Si nous voulons préserver l’attractivité du Luxembourg et fidéliser les talents, il est impératif de développer une offre de logements à des prix raisonnables, incluant non seulement des studios ou appartements pour une personne, mais aussi des habitations pensées pour des familles.

Qu’est-ce qui a changé en matière de recrutement ces dernières années ? Le processus de recrutement est devenu plus hybride, mêlant entretiens en 29


BUSINESS

Aujourd’hui, le bien-être au travail n’est plus un « plus », c’est une exigence. HÉLOÏSE BURING

présentiel et en visioconférence. Certains de mes clients réalisent l’ensemble du processus à distance, notamment lorsque les interlocuteurs sont basés dans différents pays. On observe aussi une montée en puissance des tests de personnalité, des mises en situation ou des cas pratiques pour évaluer les compétences.

Quid des attentes des candidats ? Le mindset des candidats a lui aussi beaucoup évolué. D’après les sondages que je mène régulièrement, la flexibilité (horaires, télétravail) est aujourd’hui le critère numéro un, devant le salaire et les perspectives d’évolution. Les candidats recherchent des employeurs qui leur offrent de vraies perspectives à long terme, tout en faisant preuve de confiance et d’ouverture. Et ce qui compte pour la génération Z, c’est avant tout de travailler dans une entreprise porteuse de sens, qui valorise l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Ils ne sont pas nécessairement en quête de responsabilités managériales, mais recherchent plutôt de la flexibilité, de l’autonomie et un environnement de travail aligné avec leurs valeurs. Certains employeurs peuvent ressentir une certaine difficulté à mobiliser cette génération sur des sujets plus traditionnels, ou à obtenir d’eux un engagement au-delà des horaires contractuels. Cela ne reflète pas un manque de motivation, mais plutôt une autre conception du rapport au travail, où la qualité de vie prend une place centrale.

Et inversement, qu’attendent les entreprises vis-à-vis des cabinets de recrutement ? Plus que jamais, au Luxembourg, les entreprises attendent un véritable partenariat. Elles comptent sur les cabinets de recrutement pour les accompagner dans la durée, les conseiller notamment sur les niveaux de rémunération ou les évolutions du marché. Nous avons récemment réalisé plusieurs études sectorielles (banque, assurance, fonds alternatifs) et les dernières tendances que nous observons confirment une progression modérée des salaires dans le secteur des fonds d’investissement en 2024 –

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une dynamique qui semble se poursuivre en ce début d’année 2025 et qui traduit un marché encore sous tension, où les ajustements salariaux restent mesurés malgré les enjeux de fidélisation des talents. Côté candidats, nous considérons qu’il faut aller bien au-delà du CV : en cherchant à comprendre qui ils sont, ce qu’ils aiment, comment ils envisagent leur avenir. Ces éléments sont essentiels pour nos clients, qui recrutent de plus en plus pour une intégration culturelle, au-delà des compétences techniques. Aujourd’hui, plus que jamais, le bien-être au travail n’est plus un « plus », c’est une exigence. Travailler, oui, mais pas à n’importe quel prix. Le travail doit permettre de vivre dignement, pas devenir le centre absolu de l’existence. Pour attirer les talents, il faut d’abord savoir les garder. Cela passe par un climat de confiance, une culture du feedback et une organisation qui respecte les besoins humains de ses collaborateurs. Recruter, c’est essentiel. Fidéliser, c’est vital.

Comment les professionnels du recrutement s’adaptent-ils à ces nouvelles attentes ? Chez Morgan Philips, nous privilégions une approche qualitative. Même lorsque nos clients ont peu de besoins, nous les accompagnons, que ce soit par le biais d’études de rémunération ou en partageant des tendances du marché. Côté candidats, nous prenons le temps de les rencontrer, en présentiel ou en visioconférence, pour bien comprendre leurs attentes. Cette année, on ressent davantage de découragement chez certains profils après plusieurs mois de recherche infructueuse. Il est essentiel d’être présent, d’écouter, de les aider à améliorer leur CV ou leur profil LinkedIn, de les conseiller et de leur proposer des pistes concrètes. Nous utilisons également de plus en plus d’outils technologiques, notamment l’intelligence artificielle, pour créer des contenus vidéo ou optimiser notre visibilité. Personnellement, j’aime beaucoup communiquer sur les réseaux sociaux, à travers des articles, des sondages ou des partages de bonnes pratiques. Cela permet de faire vivre mon réseau et d’apporter de la valeur.

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Assurance Maladie Collective La santé des employés est une priorité pour toute entreprise soucieuse de son personnel. DKV Luxembourg, membre du Groupe LALUX, répond à ce besoin avec une Assurance Maladie Collective qui complète les prestations des régimes légaux. Cette assurance permet aux employés de bénéficier d'une couverture élargie pour leurs frais médicaux, qu’il s’agisse de consultations, de traitements ou d’hospitalisations. Ainsi les collaborateurs peuvent se concentrer sur leur travail sans les tracas financiers liés à la santé, tout en renforçant leur satisfaction et leur fidélité à l'entreprise.

Des avantages étendus

Régime complémentaire de pension La retraite est une préoccupation importante pour la majorité des salariés. Un régime complémentaire de pension financé par l’employeur garantit une sécurité financière accrue en fin de carrière. Ce régime ne se limite pas à la retraite, mais peut également couvrir le décès et l'invalidité, assurant ainsi une protection complète pour les employés et leurs proches. Pour l’employeur, ce régime offre des avantages fiscaux significatifs, tout en constituant un puissant levier de fidélisation et d’attraction des talents. Il permet de mieux piloter le package salarial et d’optimiser les avantages selon la situation et les besoins des collaborateurs. Le suivi et la gestion de ces régimes sont facilités par la plateforme digitale easyPENSION PRO, un outil intuitif qui permet aux employeurs de gérer facilement les affiliations, et aux collaborateurs de suivre l'évolution de leurs droits

Plus d’informations sous www.lalux.lu/fr/professionnels

Avec ces leviers, les entreprises peuvent optimiser leurs coûts tout en renforçant leur politique sociale. En investissant dans la sécurité et le bien-être de leurs collaborateurs, elles réduisent le turnover et stimulent la motivation et la productivité de leurs équipes.

À chaque entreprise, sa solution Les assurances « Employee Benefits » du Groupe LALUX sont personnalisables selon les besoins et les moyens de chaque entreprise. Les avantages proposés sont configurables et peuvent s’appliquer à des groupes spécifiques d’employés.

Une protection complète Quelle que soit sa taille, une entreprise doit protéger ses biens, sa responsabilité civile et son personnel. Livraison de travaux, perte d’une personne clé, incendie ou accident : un seul risque peut compromettre son succès. LALUX propose des solutions d’assurances personnalisées et des conseils de qualité pour couvrir tous ces aspects.


NEWS

Société 60 ans après France Gall, LAURA THORN FAIT MONTER LE SON Le 20 mars 1965, France Gall triomphait à l’Eurovision pour le Luxembourg avec Poupée de cire, poupée de son. Soixante ans plus tard jour pour jour, Laura Thorn reprend le flambeau avec La Poupée… qui monte désormais le son. Âgée de 25 ans, l’enseignante au Conservatoire d’Esch/Alzette s’apprête à défendre les couleurs luxembourgeoises sur la scène de Bâle. Imaginée par Julien Salvia et Ludovic-Alexandre Vidal, cette nouvelle chanson donne la voix à une génération de femmes libres. Entre cours donnés en semaine et préparation intense, Laura enchaîne répétitions, tournages et concerts européens. La version Eurovision du titre, sortie ce 20 mars, marque le coup d’envoi d’une campagne de séduction avant la demi-finale du 15 mai. Objectif : accéder à la finale du 17. Sur scène comme en ligne, Laura Thorn incarne une ambition musicale portée par 160 millions de regards.

Cap sur la sécurité alimentaire

À LA LUGA

Du 3 au 16 juin, la sécurité alimentaire s’invite à la LUGA avec une exposition accessible à tous, sur le stand "Safe2eat" : un espace immersif pour comprendre les enjeux de demain, du champ à l’assiette. Temps fort de ce rendez-vous : la conférence "Sécurité alimentaire au Luxembourg – enjeux, perspectives et acteurs", qui se tiendra le 10 juin, avec des experts venus débattre de la résilience du système alimentaire local. À travers panneaux interactifs, témoignages et initiatives concrètes, le public est invité à explorer comment produire, consommer et penser l’alimentation autrement. Une seconde thématique viendra enrichir la réflexion dès septembre, dans la continuité de cet engagement citoyen.

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NEWS

UN ACCORD STRATÉGIQUE Baloise et RE/MAX annoncent un partenariat stratégique pour mieux accompagner les clients dans leurs projets immobiliers. Les 120 agents RE/MAX, dirigés par Benjamin Bauquin, proposeront désormais des conseils en assurance intégrés au processus d’achat ou de location. Cette alliance repose sur des valeurs communes et une ambition partagée : offrir une expérience client optimisée grâce à des solutions personnalisées et des outils digitaux performants. Selon Laurent Heiles, Directeur Commercial chez Baloise, ce partenariat devrait permettre de capter 10 % du marché immobilier luxembourgeois. Pour Benjamin Bauquin, il s’agit d’un service complémentaire indispensable, parfaitement adapté aux besoins des quelque 5600 clients accompagnés chaque année. Cette initiative marque un tournant pour les deux acteurs, qui renforcent ainsi leur position sur le marché Luxembourgeois. tout en répondant aux nouvelles attentes des consommateurs.

Nomination d’Isabelle Alvarez À LA TÊTE DE VICTOR BUCK SERVICES Le groupe POST Luxembourg annonce la nomination d’Isabelle Alvarez au poste de CEO de Victor Buck Services (VBS), une filiale spécialisée dans la gestion et la distribution de documents. Elle succède à Stéphanie Noël, et sa nomination a été validée par la CSSF, conformément aux exigences liées au statut PSF. Le conseil d’administration de VBS l’a officiellement confirmée le 18 mars 2025. Isabelle Alvarez a intégré VBS en 2009 comme Chief Operating Officer à Luxembourg. En 2014, elle prend la direction de la filiale à Singapour, avec une responsabilité étendue à la région APAC (Asie –Pacifique). Forte de plus de 25 ans d’expérience, elle possède une expertise reconnue en expansion internationale, fusions et acquisitions. Claude Strasser, directeur général de POST et président du CA de VBS, salue une nomination stratégique : « L’expérience d’Isabelle Alvarez sera un levier clé pour consolider notre position au Luxembourg et à l’international. »

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NOUVELLE RÈGLE POUR LES VOYAGEURS EUROPÉENS

vers le Royaume-Uni

Depuis début avril, les Européens projetant de visiter le Royaume-Uni doivent obtenir une autorisation électronique de voyage (ETA). La demande se fait exclusivement en ligne via le site officiel du gouvernement britannique, coûtant 16 £. De nombreux sites non officiels surgissent lors des recherches en ligne et proposent des services payants souvent bien plus chers que ceux des plateformes officielles. Pour éviter les frais abusifs, les consommateurs sont appelés à passer uniquement par les canaux officiels. Sans ETA valide, les voyageurs se verront refuser l’entrée au Royaume-Uni, et les compagnies aériennes pourraient également les empêcher d’embarquer. Aucun remboursement ou indemnisation ne sera possible en cas de refus d’embarquement. Pour les Britanniques voulant voyager en Europe, aucune démarche spécifique n’est requise pour l'instant. Toutefois, une autorisation de voyage similaire (ETIAS) est en préparation et sera nécessaire d'ici fin 2026. Pour davantage d'informations, le Centre européen des consommateurs Luxembourg reste à disposition.

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© Bohumil Kostohryz

DOMINIQUE POPPE

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ominique Poppe

50 ans de passion à faire vibrer cordes et cœurs avec l’Orchestre de Chambre du Luxembourg

Violoniste de formation, Dominique Poppe est l’une des fondatrices de l’Orchestre de Chambre du Luxembourg (OCL), qui célèbre ce mois-ci son 50e anniversaire. Figure essentielle et inspirante de la scène musicale grandducale, elle revient sur une aventure commencée dans l’enfance, portée par l’amitié, la passion et l’audace. Toujours sur scène, elle partage avec générosité sa vision du métier, son engagement auprès des jeunes talents, et son attachement à un orchestre en quête de perpétuelle réinvention et de connexion avec le public. Rédaction : Alina Golovkova

Vous êtes l’une des fondatrices de l’Orchestre de Chambre du Luxembourg. Comment cette aventure a-t-elle commencé ? Tout a commencé très tôt, à l’école primaire. Anne, Françoise et moi étions amies, passionnées de musique, et nous jouions déjà ensemble pour des messes, des mariages, des baptêmes… Le papa d’Anne et Françoise, Monsieur Groben, était notre mentor. Il nous emmenait sur des petits projets, et mon propre père, contrebassiste à RTL, nous faisait travailler la musique de chambre. En 1974, on a donné notre tout premier concert, dans une petite église de la Moselle, à Ehnen.

Vous avez donc grandi dans un environnement très musical ?

il y a des hauts et des bas. Il faut une hygiène de travail, un cadre, et c’est aux parents de l’instaurer.

La musique classique n’est pas réservée à une élite. C’est une expérience à vivre Vous êtes restée fidèle à votre instrument, au sein d’un même orchestre. Quelle est la force de ce lien avec l’OCL ?

Oui. Mes deux parents étaient musiciens, et dès mon plus jeune âge, j’assistais à des répétitions. J’ai commencé le violon à six ans, sans vraiment savoir pourquoi : c’était instinctif. Je n’ai jamais voulu faire autre chose. Je me suis donné les moyens d’en faire ma vie.

Ce choix implique une discipline importante dès l’enfance. Comment l’avez-vous vécue ? C’est vrai, ce n’est pas un hobby. Il faut de la régularité, de la rigueur. Quand les copains sortaient, moi je répétais. Mais le plaisir était là, toujours. Comme pour tout apprentissage exigeant,

On a grandi ensemble. L’orchestre s’est professionnalisé, a changé de nom, de forme, mais il a toujours gardé une âme collective. L’esprit d’équipe, la bienveillance, l’envie de créer ensemble sont restés. Cela a attiré des musiciens de talent, mais surtout des gens avec qui on aimait travailler.

L’OCL se distingue par des projets très originaux. Pourquoi cette volonté de se réinventer ?

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Le Luxembourg n’est pas immense, il faut trouver sa singularité. 35


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© Bohumil Kostohryz

Il faut être curieux et il faut y aller. Si ça ne plaît pas, ce n’est pas grave. Mais il faut oser franchir la porte

On a lancé très tôt des concepts innovants : les Cycles de connaissance, dans les années 1980, qui mêlaient concerts, patrimoine et visites culturelles, ont marqué des générations de spectateurs. Aujourd’hui, nous poursuivons cette démarche avec des formats immersifs comme les concerts 360°, où le spectateur est plongé au cœur de l’orchestre, ou encore avec Chef meets Chef, un projet qui met en scène la rencontre entre un chef d’orchestre et un chef d’un autre univers – cuisine, cinéma, architecture… Chaque concert devient ainsi une expérience sensorielle et humaine, où deux mondes dialoguent en musique.

Comment entretenez-vous le lien avec le public, dans un monde où l’attention est de plus en plus volatile ? Il faut capter l’intérêt différemment. À la Philharmonie, nous avons choisi le dimanche à 17h30 pour permettre aux familles de venir. Nous travaillons aussi avec les écoles, comme l’ISL : les enfants assistent aux répétitions et reviennent ensuite en famille pour les concerts. Cela crée une continuité, une fidélisation douce

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et naturelle. On veut que les jeunes aient du plaisir à venir.

Vous êtes aussi très engagée dans la transmission. Pouvezvous nous parler du Prix Anne & Françoise Groben ? Ce prix rend hommage à mes amies cofondatrices, aujourd’hui disparues. Il s’adresse aux jeunes musiciens ayant étudié au Luxembourg. Tous les instruments sont représentés. Le dernier lauréat, Matis Grisó, violoncelliste, jouera avec nous pour le concert des 50 ans de l’orchestre (ndlr : le 15 mai 2025). Le prix, doté de 10 000 euros, est financé par l’Œuvre nationale de secours de la Grande-Duchesse Charlotte. Il permet un vrai tremplin vers la scène professionnelle.

Avez-vous été confrontée, en tant que femme, à des obstacles dans votre carrière ? Franchement, non. Nous étions trois jeunes filles, mais très bien entourées. Il y avait beaucoup de bienveillance. J’ai aussi été professeure pendant 40 ans, et je n’ai jamais ressenti de discrimination liée à mon genre. J’ai eu beaucoup de chance.


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Aujourd’hui, avez-vous le sentiment d’avoir accompli tous vos rêves ? J’ai encore plein d’envies. Je suis curieuse, j’aime découvrir de nouveaux chefs, de nouveaux lieux. Je n’ai jamais été fixée sur une scène en particulier. Ce que je cherche, ce sont les rencontres, les projets, les expériences.

À ne pas manquer Les temps forts de la saison 2025-2026 de l’OCL L’Orchestre de Chambre du Luxembourg poursuit sa quête d’émotions inédites avec deux rendez-vous phares cet automne :

Et en dehors de la musique, où puisezvous votre inspiration ? Ma famille est essentielle. Mon mari est musicien, mon fils aussi. Ma fille est kiné, spécialisée pour les musiciens ! (rires) Et puis, il y a la mer. Regarder la mer me ressource. C’est un moment presque méditatif.

Un dernier mot pour ceux qui n’osent pas encore franchir les portes d’un concert de musique classique ? Qu’ils viennent ! Il ne faut pas croire que ce monde est réservé à une élite. La musique classique, c’est comme un bon plat qu’on n’a jamais goûté. Il faut essayer. Si on n’aime pas, tant pis. Mais souvent, on est surpris. Et nous, à l’OCL, on essaie justement d’ouvrir ces portes autrement, sans trahir la musique, mais en créant de nouveaux ponts.

7 OCTOBRE – CASSER LES MURS Un concert d’ouverture sous le signe de l’audace, avec le violoncelliste Johannes Moser en soliste et le chef Mateusz Moleda à la baguette. Une soirée prometteuse qui bouscule les frontières musicales. 21 OCTOBRE – CHEF MEETS CHEF NATURE Une rencontre singulière entre le chef d’orchestre Joolz Gale et le jardinier-paysagiste Pascal Garbe, autour d’un programme où musique et nature se répondent en écho. Un concert-concept immersif à vivre comme une promenade sensorielle.

© Bohumil Kostohryz

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Mode

Rédaction : Alina Golovkova

NATAN S’INSTALLE À LUXEMBOURG Avec sa nouvelle adresse Grand-Rue, Natan impose à Luxembourg son élégance ciselée et sans emphase. L’univers d’Édouard Vermeulen célèbre une féminité structurée, fluide, toujours en équilibre. Volumes maîtrisés, teintes franches, détails sobres : la maison cultive l’art de la discrétion graphique. 25 Grand-Rue, Luxembourg.

H&M ADOPTE L’IA

– le futur de la mode est-il déjà là ? H&M annonce la création de “jumeaux numériques” de ses mannequins via l'Intelligence Artificielle, promettant une utilisation “responsable” où les modèles conservent droits et rémunération. Mais la Model Alliance alerte : consentement flou, menace sur l’emploi des pros (coiffeurs, maquilleurs, stylistes…). Si Levi’s ou Mango ont déjà testé l’IA, la généralisation des avatars interroge. Représentation, réalisme, éthique : la fast fashion digitalise les corps – quelle sera la suite ?

© Zara

La chemise se lace d’audace La chemise se libère de sa rigueur pour adopter des jeux de laçages délicats, croisés sur le buste ou noués dans le dos. Repérée chez Ferragamo, Valentino ou encore Ann Demeulemeester, elle évoque désormais autant la blouse de peintre que le corsage XIXe revisité. Les liens soulignent la taille, dévoilent par touches, et apportent à cette pièce classique une poésie nouvelle. À porter avec un denim brut ou une jupe fluide, pour conjuguer structure et légèreté dans un même souffle. © ChatGPT

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NEWS

ROMANTICO ROMANTICO S’ANCRE EN VILLE Romantico Romantico ouvre sa première boutique permanente à Luxembourg, après plusieurs pop-ups dont la transformation remarquée d’une ancienne boucherie en espace éphémère. Fondée en 2019 par Fanny Bervard, la marque propose des bijoux faits main, durables, pensés pour être portés du jour au soir. Les collections associent esthétique moderne et artisanat traditionnel avec des perles baroques d’eau douce, pierres semi-précieuses et cristaux, tous assemblés à la main. 86 Grand-Rue, Luxembourg.

© & Other Stories

NOUEZ-MOI TOUT Petits, XXL, en satin, cuir ou coton, les nœuds s’imposent comme l’ornement fétiche de la saison. Aperçus sur les podiums de Simone Rocha, Balmain ou Sandy Liang, ils s’invitent partout : dans les cheveux façon balletcore, sur les sandales, les sacs, les bustiers et même les bijoux. Ni mièvres, ni premier degré, ils revisitent le romantisme avec une touche d’ironie ou de provocation. À nouer au premier ou au second degré, mais à adopter sans hésiter. Ici des escarpins en satin ornés de nœuds & Other Stories à découvrir au magasin à la Cloche d’Or. © Ville de Luxembourg

Mini sacs, maxi héritage Ils rappellent les réticules du XIXe, les minaudières Art déco, les pochettes couture des années 50. Les mini sacs, loin d’être un caprice contemporain, rejouent l’histoire d’une féminité qui voyage léger. Aujourd’hui, ils reviennent en force chez Prada, Jacquemus, Chanel ou encore Thaden, portés en accumulation ou comme un bijou d’allure. Leur fonction importe peu : c’est leur présence qui compte. Un manifeste mode à taille réduite, mais à haute valeur stylistique. © Thaden

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ENZA FINE LUNETTERIE : LE REGARD SUR-MESURE AU CŒUR DE LUXEMBOURG ENZA FINE LUNETTERIE, NOUVELLE ADRESSE AU CŒUR DE LUXEMBOURG, INCARNE LA VISION D’ENZA : OPTICIENNE PASSIONNÉE AU PARCOURS RICHE ET EXIGEANT, ELLE Y PROPOSE UN CONSEIL SINCÈRE, STYLÉ ET SUR MESURE POUR SUBLIMER CHAQUE REGARD AVEC JUSTESSE ET PERSONNALITÉ.

Enza, pourquoi avoir lancé votre propre boutique aujourd’hui ? Forte d’un long parcours en lunetterie et d’une première aventure entrepreneuriale en 2017, j’ai eu envie de franchir une nouvelle étape : créer un lieu qui me ressemble entièrement. Un espace où je peux déployer pleinement ma vision du métier : chaleureux, féminin, élégant, avec une exigence forte dans le conseil. Je voulais un endroit où chaque cliente est accueillie avec attention, et où choisir ses lunettes devient un moment valorisant, presque joyeux. Enza Fine Lunetterie, c’est l’aboutissement d’un parcours de passion et le début d’un nouveau chapitre, libre et assumé.

Qu’est-ce qui différencie votre concept ? Tout repose sur l’expérience client. Ici, pas de pression, pas de vente à la chaîne. Je prends le temps avec chaque personne, je l’écoute, je l’observe, je la conseille comme je le ferais pour une amie. Je veux qu’on se sente bien dans mes murs, qu’on reparte avec des lunettes qu’on adore, qu’on ose un peu plus parfois. Le lieu est raffiné mais décontracté, à la fois chic et intime. Et surtout, il me ressemble.

À quoi ressemble l’univers de la boutique ? J’ai voulu créer un lieu qui donne envie de rester, de discuter, de revenir. Le bois clair, les tons doux, la lumière naturelle… tout est pensé pour le confort. On est loin du concept froid de la grande enseigne. J’ai aussi sélectionné du mobilier sur mesure, des miroirs XXL, des fauteuils confortables… Parce que choisir ses lunettes, ça peut (et ça doit !) être un vrai moment de plaisir.

Parlez-nous de votre sélection de montures. Je travaille uniquement avec des marques que j’aime. Des maisons de lunetterie qui allient design, confort et qualité, souvent en exclusivité à Luxembourg.

On retrouve par exemple Pucci, Etro, Off-White, Christian Louboutin, Palm Angels, Isabel Marant, Oscar Mamooi et Sabine Be. Certaines sont fabriquées en France ou en Italie, d’autres à la main, toutes ont une vraie personnalité. J’ai aussi imaginé ma propre ligne, la collection MITIKA ENZA, dessinée et montée dans notre atelier avec le label « made in Luxembourg ». Et surtout, je propose beaucoup de modèles qu’on ne voit pas partout, pour celles qui veulent affirmer leur style.

Vos clientes viennent chercher quoi, selon vous ? Un regard, au sens propre comme au figuré. Elles veulent des lunettes qui les mettent en valeur, qui les accompagnent au quotidien, qui boostent leur confiance. Je pense que mes clientes viennent aussi pour le conseil, pour la relation, pour ce petit supplément d’âme. Elles me disent souvent : « Je n’ai jamais été aussi bien conseillée ». Et ça, c’est la plus belle des récompenses.


PUBLIREPORTAGE

Où puisez-vous votre inspiration au quotidien ? Partout ! Dans la rue, dans un détail de matière, une couleur, un motif, un visage croisé. Mais aussi dans l’univers du design, de la mode, du cinéma. J’adore observer les personnalités, leurs façons d’oser ou de se camoufler. Et surtout, je m’inspire de mes clientes. Chacune m’apporte quelque chose, et je m’adapte à elle comme on compose une silhouette sur mesure.

Les clientes me disent souvent : « Je n’ai jamais été aussi bien conseillée ». Et ça, c’est la plus belle des récompenses. Quel est votre regard sur la féminité à travers les lunettes ? Pour moi, la féminité n’est pas un style, c’est une attitude. Une force douce, une assurance discrète. Les lunettes peuvent révéler cela : un trait de caractère, une sensualité assumée, une énergie tranquille. J’encourage souvent mes clientes à sortir de leur zone de confort, à s’amuser avec leur image. Une belle paire de lunettes peut réveiller un visage, redonner confiance, créer une signature. C’est puissant.

Vous parlez souvent de lien émotionnel avec vos clientes. C’est important pour vous ? C’est fondamental. Je vois chaque cliente comme une histoire. Certaines me confient leurs doutes, leurs envies, leur besoin de changement. La lunette devient alors un révélateur. Je crois à la beauté du détail, à l’importance du regard, au pouvoir d’un bon choix. C’est bien plus qu’un accessoire : c’est un prolongement de soi.

Et côté services ? Je propose bien sûr les examens de vue, les adaptations de verres, mais aussi un service après-vente réactif, un entretien personnalisé, des ajustements à vie. Je fonctionne aussi sur rendez-vous pour les clientes qui souhaitent un moment rien qu’à elles. Et je prépare bientôt des événements exclusifs en boutique, pour faire découvrir les nouvelles collections dans une ambiance conviviale.

15 rue Aldringen L-1118 Luxembourg-ville |

CHRISTIAN LOUBOUTIN

Quel style de lunettes vous fait craquer en ce moment ? J’ai un faible pour les montures épaisses aux lignes architecturées, avec des couleurs profondes comme le vert olive, l’ambre ou le bordeaux. Ce sont des modèles affirmés mais élégants, qui soulignent le regard sans jamais le figer.

Comment décririez-vous la femme Enza Fine Lunetterie ? Libre, curieuse, subtilement audacieuse. Elle ose affirmer son style tout en recherchant le confort et la qualité. Elle veut être bien dans ses lunettes autant que dans ses baskets. C’est une femme vraie, moderne, avec une belle lumière dans les yeux.

Un dernier mot pour nos lectrices ? Si vous cherchez plus qu’une paire de lunettes – un moment, un regard, un lien – poussez la porte. Je serai ravie de vous accueillir, de vous écouter, et peut-être de vous surprendre. Chez Enza Fine Lunetterie, chaque regard compte. Et chaque cliente est unique.

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Spring-Summer 2025 campaign © Sarah Jones

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Sélection : Julie Kieffer

Cette saison, les pastels s’émancipent. Portés avec rigueur, jouant les contrastes et la lumière, ils imposent une élégance feutrée, mais sûre d’elle. La douceur, oui mais avec cran.

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TWINSET Mai 2025 • n°266

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FINANCE

LES FEMMES SONT-ELLES PLUS ENGAGÉES dans la finance durable ? Elles sont toujours plus nombreuses à investir et à privilégier des stratégies alliant performance financière et impact positif sur l’environnement et la société. La finance durable désigne l’ensemble des pratiques financières qui intègrent des critères extrafinanciers (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans les décisions d’investissement. Cet essor de l’investissement féminin marque-t-il une transformation profonde du secteur financier ? Rédaction : Marc Auxenfants

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FINANCE

Toujours plus d’investisseuses Premier constat : les femmes sont de plus en plus nombreuses à investir. En Europe, selon une enquête commanditée par le gestionnaire d’actifs américain BlackRock (« BlackRock People & Money 2024 »), 29 % d’entre elles ont déclaré investir. Elles étaient 26 % en 2022. Quant aux hommes, 47 % (contre 46 % en 2022) ont indiqué investir. « Les femmes de tous âges, en particulier celles de la génération Z et des Millennials (25-34 ans), ont été les moteurs d'une croissance significative des investisseurs à travers l'Europe », précise l’étude. « Ce phénomène est particulièrement révélateur, car il montre que l'investissement, traditionnellement dominé par les hommes, s'ouvre progressivement à des segments de plus en plus diversifiés de la société. » Second constat : « Les femmes représenteraient désormais 45 % des investisseurs dans les fonds durables, contre 28 % en 2020 », selon le dernier rapport de l’Observatoire de la finance durable, cité par le magazine Bobea. « Et 68 % des Millennials féminines privilégieraient les investissements à impact positif. »

dans leurs choix d’investissement : « L'ego est un enjeu dans le trading, et l'effervescence du marché, conjuguée à une série de gains, peut donner à un investisseur expérimenté un sentiment d'invincibilité », indique Arty Rusetski, responsable de l'intelligence artificielle chez Capital.com. « Nos recherches montrent que les investisseuses analysent et tiennent des registres de manière approfondie. Elles bénéficient d'un léger avantage, car leur ego est moins un frein que celui des hommes. En témoigne le fait que les femmes sont généralement plus rigoureuses, car elles ont tendance à respecter plus souvent leurs ordres stop loss. »

Les femmes contrôleront bientôt une part beaucoup plus importante de la richesse mondiale

Le durable performe mieux Parmi les principales raisons invoquées : une vision et une perspective d’investissement à long terme, en phase avec des valeurs éthiques et environnementales et des objectifs de durabilité ; une aversion au risque, qui incite les investisseuses à se tourner vers des placements durables, considérés comme moins volatils et plus résilients face aux crises ; l’opportunité de générer un impact positif tout en réalisant des gains financiers. D’ailleurs, « 80 % des investisseuses estiment que l’investissement durable générera une performance supérieure ou équivalente à celle des placements classiques », relève la banque privée suisse Lombard Odier. Les femmes adopteraient aussi une approche plus rigoureuse et réfléchie

LOMBARD ODIER

D’autres études montrent que les femmes sont également plus susceptibles de favoriser des entreprises dirigées par des femmes ou engagées dans la lutte pour la parité et la diversité. Et que leurs choix s’avèrent plus payants : « Les start-up fondées par des femmes génèrent 2,5 fois plus de revenus par euro investi que celles dirigées par des hommes », relevait en 2018 le Boston Consulting Group.

tendent à « surévaluer et à se survendre », les femmes formulent en général des projections plus prudentes et peuvent même demander un investissement moins important.

Femmes business angels Les business angels sont des personnes physiques qui engagent une part de leur patrimoine dans le financement de jeunes entreprises innovantes, durant la phase d’amorçage de leur activité. Combien sont des femmes ? En France, « elles ne représentent que 15 % des quelque 5 000 à 6 000 business angels organisés en réseaux », constate l’association Femmes Business Angels. Au Luxembourg, sur les 170 membres que compte le Luxembourg Business Angel Network (LBAN), seulement 15 % sont des femmes. « Les femmes contrôleront bientôt une part beaucoup plus importante de la richesse mondiale. Elles hériteront d’une grande partie des 68 000 milliards de dollars légués par la génération des baby-boomers, dans le cadre du "grand transfert de richesse", qui interviendra ces vingt prochaines années », prévoit Lombard Odier. « Ce transfert aura une incidence sur la manière dont l’argent est investi. » Et pour BlackRock, « bien que les femmes constituent le groupe démographique à la croissance la plus rapide dans le domaine de l'investissement, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre une véritable parité entre les sexes. »

« Les femmes ont davantage tendance que les hommes à créer des produits liés à un domaine dans lequel elles possèdent une expérience personnelle. » Selon le groupe de consultance américain, si les hommes Mai 2025 • n°266

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FINANCE

TROIS QUESTIONS À ORIANE SCHOONBROODT

Partner Leader for Sustainability and Emerging Assurance, Deloitte Luxembourg Certaines études pointent un investissement accru des femmes dans la finance et plus particulièrement la finance durable. Peut-on vraiment parler de révolution ? On observe clairement une dynamique assez positive de leur part en matière d’investissement durable. Mais je pense qu’il s’agit d’une évolution structurelle plutôt que d’une révolution. Celle-ci est notamment due au fait que de plus en plus de femmes intègrent des postes clés dans différents modèles d’organisation. On constate aussi une montée en puissance, une présence et une visibilité accrues de leur part dans les domaines de la finance durable : que ce soit en tant qu’investisseuses, cheffes d’entreprise ou dirigeantes. Les femmes endossent ainsi un rôle d’influenceuses, désormais de plus en plus accepté. Cette dynamique est donc étroitement liée aux positions qu'elles adoptent et à la reconnaissance de leur voix.

Mais pourquoi investissent-elles plus dans la finance durable justement ?

© Deloitte

ORIANE SCHOONBROODT

Je pense que dans le cas des femmes, c’est peut-être en partie lié à une sensibilité particulière à des enjeux comme l’inclusion, la santé, la gouvernance ou l’éducation. Il me semble aussi qu’une certaine dimension protectrice, parfois profondément ancrée dans le parcours de vie ou les responsabilités endossées, peut nourrir une vision tournée vers la communauté, la planète et les générations futures. Cette sensibilité plus collective s’accompagne souvent d’une approche plus holistique de l’investissement, qui dépasse la seule dimension environnementale. Leur recherche de sens en matière d’investissement s’aligne par conséquent naturellement avec les valeurs portées par l’environnement, mais aussi le social et la gouvernance.

Quelles stratégies d’investissement adoptent-elles plus particulièrement ? J’ai pu constater que les femmes optent souvent davantage pour des investissements directs dans des solutions de private equity 56

et dans des sociétés qui les touchent plus personnellement. Leur activisme sera peut-être un peu plus orienté. Aussi, elles ciblent plus fréquemment les impacts du transfert de fortune et des investissements : par exemple en mesurant les résultats sociaux et environnementaux des fonds et des produits dans lesquels elles investissent. Ce qui, in fine, incite certaines sociétés à développer de manière très opportuniste des produits qui s'orientent vers ce type de demande. Cependant, le problème reste la qualité des produits actuellement offerts sur le marché. Mais je suis convaincue que la place des femmes dans la finance durable est un atout majeur pour relever ce défi. Grâce à leur capacité à s’ancrer dans la réalité, elles peuvent contribuer à proposer et orienter des investissements alternatifs et performants, nous amenant sur la voie de l’agilité et de la résilience. Mais cela ne suffira pas : cette transition ne pourra réussir que si elle est collective. Elle devra inclure les hommes, les femmes, ainsi que toutes les générations et cultures.

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SAVE THE DATE

Agenda culturel DE MAI

JUSQU’AU

15.06

exposition

07-08.05

danse

MÉMOIRES DE FORTUNE

CIRCA & FRANUI

Conçue par le photographe Patrick Galbats et l’auteure et philosophe Camille Moreau, l’exposition examine notre relation aux images et au temps. La place du Jeu de Balle à Bruxelles, célèbre pour son marché aux puces, est le lieu où se termine l’itinéraire d’une vie : c’est ici qu’après la mort de leurs propriétaires finissent les objets dont personne n’a voulu ; les bibelots, meubles et souvenirs intimes, lorsque les héritiers se sont partagé le reste. Parmi ces trouvailles, le regard de Patrick Galbats s’est porté particulièrement sur les photographies, diapositives ou négatifs, nombreux et évocateurs d’époques révolues. Du daguerréotype aux appareils jetables, la photographie amateur a marqué chaque décennie. Ces supports, traces d’une pratique photographique en mutation, témoignent subtilement de notre rapport au temps et à l’image…

En coproduction avec Bad Ischl Salzkammergut 2024, capitale européenne de la culture, les théâtres de la Ville présentent la rencontre unique entre la Musicbanda tyrolienne Franui et la compagnie de cirque australienne Circa, dont le public luxembourgeois a apprécié le fulgurant Beethoven 9, la saison dernière. Avec sa nouvelle création Urlicht, Yaron Lifschitz crée un spectacle pluridisciplinaire et audacieux de musique et de cirque contemporain, un voyage acrobatique visionnaire à travers l’univers musical de Gustav Mahler, habité par les mouvements précis des corps des artistes de Circa. Du théâtre musical exceptionnel pour un large public, toutes générations confondues, célébrant le grand compositeur autrichien. Une symphonie de corps aussi exaltante qu’émouvante.

CENTRE D’ART DOMINIQUE LANG www.galeries-dudelange.lu

06.05

concert

THE LUMINEERS The Lumineers est rapidement devenu l'un des groupes les plus populaires du moment. Ayant débuté dans de petits clubs et autres open mics, les artistes originaires du New Jersey font à présent salle comble dans le monde entier. Douze ans après le tube Ho Hey, de son premier album éponyme qui l’a fait connaître, The Lumineers a sorti son quatrième album, Brightside, avec une tournée ayant vendu plus d’un million de billets dans 120 villes et 29 pays différents ! Ces dernières années, le groupe a gagné le respect de ses pairs, ce qui lui a permis de collaborer avec des artistes de premier plan tels que P!nk, Zach Bryan, Noah Kahan et James Bay…

ROCKHAL www.rockhal.lu 58

Mai 2025 • n°266

GRAND THÉÂTRE www.theatres.lu


SAVE THE DATE

16.05

concert

17.05-22.06

exposition

PINK MARTINI

REALITY CHECK

Depuis trente ans, Pink Martini nous transporte dans des voyages musicaux élégants et jazzy. Découvert en France en 1997, le groupe américain séduit avec la voix envoûtante de China Forbes et les réinterprétations brillantes de Thomas Lauderdale. Leur répertoire, chanté en plus de vingt langues, allie humour et fantaisie. Le titre Sympathique, vendu à plus de 700 000 exemplaires dans le monde, a infusé la culture populaire, jusqu’à figurer dans le top 10 des chansons les plus chantées dans les manifestations de rue. Avec onze albums et de nombreux singles polyglottes, Pink Martini crée un univers musical unique et montera pour la deuxième fois sur la scène du Casino de Mondorf-les-Bains pour célébrer ce trentième anniversaire comme il se doit...

L’exposition réunit six artistes dont le narratif photographique aborde sur un mode particulier l’expérience humaine ou le rapport à la nature. Avec sa série Stèles, Gaëlle Choisne reprend par exemple des images photographiées après les séismes de 2010 à Port-au-Prince et centre son discours artistique sur l’identité et la résilience du peuple haïtien. Erik Kessels s’est, lui, fait un nom en tant que champion et franc-tireur de la photographie trouvée, recherchant des albums de famille mis au rebut afin de nous montrer à nouveau leur beauté banale et leur étrangeté. Quant au travail de Séverine Peiffer - dans Transitions -, il est consacré aux jeunes qui sont invités à explorer leur identité à travers la photographie en utilisant la technique historique du collodion humide. À voir également, les travaux de Guillaume Greff, Birgit Ludwig et Marc Schroeder…

CASINO 2000 www.casino2000.lu

KONSCHTHAL www.konschthal.lu

23.05

danse

BAILE DE BESTIAS Un sens aigu du rythme, une connexion viscérale avec le musicien multi-instrumentiste Manu Masaedo, et le charisme : Jesús Carmona, 38 ans, lauréat du Prix national de la danse en Espagne, est capable de retenir l’attention du public même lorsqu’il est immobile. En plusieurs séquences sauvages et passionnées, pulsées par des beats électro ou hip-hop qui n’enlèvent rien à l’élégance de son flamenco, le fenómeno barcelonais dompte ses démons intérieurs. Sa volonté est de se défaire d’une masculinité imposée… et ça se voit ! Ce qu’il perd en pouvoir et en certitudes, il le gagne en émotion et en puissance…

ESCHER THEATER www.theatre.esch.lu

© Hornbeckerphoto

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SAVE THE DATE

23.05

concert

DALÍ Dalí est un artiste de 23 ans au style intense et habité. Sensible à l’art depuis l’enfance, c’est à travers la musique qu’il a choisi de s’exprimer. Touché par des artistes allant de la chanson française au R’n’B, Dalí développe son univers à la croisée des chemins pour se frayer le sien. En empruntant le nom d’une icône du mouvement dada, il marque un univers franc qui lui colle à la peau. Mêlant thématiques fortes et mélodies légères, il touche très rapidement le cœur de son public. Ses premières sorties ont été rapidement remarquées et l’ont placé sur le devant de la scène émergente actuelle. Dans Muse, son dernier projet en date, il retrace ses expériences et souvenirs des moments passés auprès des figures féminines qui l’ont marqué…

DEN ATELIER www.atelier.lu

30-31.05

festival

04.06

concert

USINA

TRIO ORELON

Grâce à la collaboration éprouvée entre la ville de Dudelange, den Atelier et De Gudde Wëllen, le site emblématique de NeiSchmelz à Dudelange se transformera une fois de plus en un épicentre culturel vibrant, grâce à l’édition « 25 » d’un festival USINA qui a su très vite rassembler certains des plus grands acteurs du paysage culturel luxembourgeois, à une échelle sans précédent. Avec une bonne surprise pour ce nouveau cru : celle du doublement de sa durée, passant de un à deux jours l’année prochaine ! Les festivités commenceront en effet dès le vendredi et le samedi sera – cerise sur le gâteau – gratuit pour toutes et tous. Le festival occupera des sites emblématiques tels que le Pomhouse du CNA, la très branchée Kantin ou encore le Hall Vestiaires & Wagonnage pour un total de cinq scènes, avec au programme Rea Garvey, Jack Curley, Joel Marques, dEUS, Fil Bo Riva, Edsun ou encore Mambo Schinki…

Le Trio Orelon incarne l'harmonie, la créativité et l'esprit d'exploration. Fondé en 2018 à Cologne, cet ensemble tire son appellation de l'espéranto, où Orelon évoque simplement l'oreille, symbolisant ainsi les multiples facettes de l'écoute dans la musique. La violoniste Judith Stapf, le violoncelliste Arnau Rovira i Bascompte et le pianiste Marco Sanna se sont rencontrés aux conservatoires de Cologne et de Berlin. La formation en trio avec piano leur offre la plus grande harmonie musicale et humaine possible : ensemble, ils portent un regard curieux et dynamique sur les œuvres écrites pour cette combinaison instrumentale, les enrichissant d'une énergie indomptable et d'un plaisir du détail dans l'expression. Dans sa recherche de répertoire, le trio a développé le projet Beethovens Töchter (Les Filles de Beethoven), explorant des œuvres peu jouées de compositrices et les mettant en relation avec leur prédécesseur Ludwig van Beethoven…

NEISCHMELZ (DUDELANGE) www.usina.lu

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CAPE ETTELBRUCK www.cape.lu Mai 2025 • n°266


MÉLUSINE Productions

en coproduction avec JPL Films présentent

06-08.06

festival

LES FRANCOFOLIES ESCH/ALZETTE Têtes d'affiche incontournables, stars internationales et étoiles montantes : une programmation mémorable s’annonce de nouveau à Esch-sur-Alzette pour la 5e édition des Francofolies locales. Une vitrine de l’actualité musicale fidèle à son ADN et qui met en avant les valeurs essentielles du festival : multiculturalisme, transmission de la francophilie et promotion d'une culture moderne et innovante, sur trois jours de festival survoltés. Cette année, les scènes du Gaalgebierg et de la ville d’Esch accueilleront de jeunes monuments de la musique française comme Julien Doré, Yodelice, Ben Mazué ou Big Flo & Oli ; mais aussi l’incomparable Michel Polnareff pour une prestation exceptionnelle. Sans oublier l’énorme Soprano, mais également Puggy, Timmy Trumpet, Ronisia, Marc Rebillet, Mathilda et bien d’autres… Enfin, la scène émergente sera aussi représentée grâce à La Fabrik des Francos : ce sont Mæhila et Maryana qui ont été choisies pour cette édition 2025…

un film de Jean-François Laguionie

ESCH-SUR-ALZETTE www.francofolies.lu

Producteurs délégués Stephan Roelants, Camille Raulo, Jean-François Bigot • Scénario original Anik Le Ray et Jean-François Laguionie • Création graphique Jean-François Laguionie • Avec les voix de Elias Hauter, Grégory Gadebois, Coraly Zahonero, André Marcon, Mathilde Lamusse, Jérémy Prevost • Musique originale Pascal Le Pennec • Avec le soutien du Film Fund Luxembourg, de la Région Bretagne, de la Région des Pays de la Loire, de Rennes Métropole, de TVR, Tébéo, Tébésud, de France 3 Bretagne, du Centre National du Cinéma et de l’Image Animée, de la PROCIREP et de l’ANGOA, de l’Orchestre National de Bretagne, de la SACEM. En association avec Urban Sales • © Mélusine Productions/JPL Films • Visa N°147748

© Henry Anthony

AU CINÉMA LE 4 JUIN 2025

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SPORT ET VIVRE-ENSEMBLE : l’alliance gagnante de Strassen À STRASSEN, COMMUNE À TAILLE HUMAINE MAIS AUX AMBITIONS ASSUMÉES, LE SPORT EST BIEN PLUS QU’UNE DISCIPLINE : C’EST UN LANGAGE UNIVERSEL. AVEC 117 NATIONALITÉS REPRÉSENTÉES, LA VILLE FAIT DU SPORT LE LEVIER CENTRAL DE SON PROJET DE SOCIÉTÉ. ICI, IL FÉDÈRE, INTÈGRE ET BÂTIT DES PONTS ENTRE CULTURES. UNE STRATÉGIE GAGNANTE POUR UNE COMMUNE RÉSOLUMENT TOURNÉE VERS L’AVENIR.

Une commune à la pointe des infrastructures Depuis plusieurs années, Strassen a investi massivement pour offrir à ses habitants des équipements modernes, accessibles à tous, quel que soit l’âge ou le niveau de pratique. Terrains de beach volleyball, terrains et salles multisports, campus de football et skatepark flambant neufs… chaque structure répond à une vision claire : celle d’un sport inclusif, moteur de bien-être, d’éducation et de citoyenneté. Mais l’action de la commune ne se limite pas aux bâtiments. Elle s’accompagne d’une volonté forte d’encourager l’engagement citoyen, notamment grâce à la plateforme volunteer.lu, qui permet à chaque habitant de s’impliquer dans la vie associative locale. Une façon concrète de renforcer le tissu social dans un véritable esprit de vivre-ensemble au quotidien.

Le multiculturalisme comme force vive Strassen, le sport comme trait d’union entre les cultures Située aux portes de la capitale, Strassen incarne une nouvelle manière de vivre ensemble. Forte de plus de 10 600 habitants et d’une incroyable mosaïque de 117 nationalités, la commune luxembourgeoise a fait le pari audacieux du sport comme catalyseur d’intégration. Une ambition claire, assumée, et déjà porteuse de résultats.

Un modèle de cohésion sociale À Strassen, le sport est un projet politique à part entière. Pensé comme un vecteur de lien social et d’épanouissement personnel, il est intégré au cœur de la stratégie municipale. Ici, les terrains ne sont pas seulement des espaces de pratique mais des lieux de rencontre. Les salles, les complexes multisports et les aires de jeux deviennent autant d’espaces où l’on apprend à se connaître, à coopérer et à se respecter, bien au-delà des différences culturelles ou linguistiques.

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Avec près de 60 % de sa population d’origine étrangère, Strassen reflète la diversité du Luxembourg. Une richesse que la commune valorise pleinement à travers sa politique sportive. Dans un club, autour d’un ballon ou lors d’un entraînement, les origines s’effacent : ce qui prime, c’est l’esprit d’équipe, l’écoute, le respect de l’autre. Les associations locales et les clubs sportifs de la commune jouent un rôle de premier plan dans cette dynamique. Inclusifs, bienveillants, ils accueillent chaque année enfants, adolescents et adultes, sans distinction. Grâce au sport et à la culture, chacun peut trouver sa place, tisser des liens et se construire. L’apprentissage du collectif devient un véritalbe tremplin vers une intégration durable.

Un engagement concret pour demain Strassen ne se contente pas d’afficher des intentions : elle agit. Chaque projet est pensé dans une logique de durabilité et de qualité de vie. L’aménagement du territoire intègre


PUBLIREPORTAGE

systématiquement une dimension sportive, qu’il s’agisse de promouvoir la mobilité douce, de préserver des espaces verts ou de réduire l’impact environnemental des infrastructures. Le sport y est envisagé comme un levier de santé publique, de dynamisme local et d’innovation sociale. Il s’inscrit dans une vision globale du bien-vivre, où le collectif prime sur l’individuel, et où la diversité culturelle devient une chance à cultiver.

Une première participation très attendue à la Nuit du Sport Moment fort de l’année 2025, la première participation de Strassen à la Nuit du Sport, le 14 juin prochain, illustre parfaitement cette philosophie. L’événement, festif et fédérateur, mettra en lumière la richesse du tissu sportif local. Le tout nouveau skatepark sera le cœur battant de la soirée, avec un DJ aux platines, un circuit BMX, des démonstrations ludiques, du beach-volley et beach-tennis, et bien d’autres surprises pensées pour rassembler toutes les générations. L’objectif ? Inviter tous les habitants, quelle que soit leur origine ou leur niveau sportif, à célébrer ensemble le sport dans une ambiance conviviale. Une occasion unique de renforcer encore les liens qui unissent les Strassenois.

Une ville résolument tournée vers l’avenir Plus qu’une commune agréable, Strassen est aujourd’hui un véritable laboratoire d’intégration. Elle démontre qu’en misant sur le sport comme ciment social, il est possible de créer un cadre de vie inclusif, dynamique et inspirant. Ici, la diversité n’est pas un défi : c’est une force. Et si l’énergie du collectif est le moteur de son développement, alors Strassen a déjà gagné son pari. Car dans cette commune en mouvement, le sport n’est pas un luxe, c’est une évidence.

AGENDA 12.06.2025 : OPEN AIR STROOSSEN Parc de l’Indépendance 14.06.2025 : NUIT DU SPORT 12 ET 13.09.2025 : STROOSSEFESTIVAL, FESTIVAL DES ARTS DE LA RUE

www.strassen.lu


MONDE

LE GROENLAND veut écrire son destin L’intention de Donald Trump d’annexer le Groenland se heurte à une fin de non-recevoir du Danemark, dont l’île arctique est un territoire autonome. La menace de Washington exacerbe les volontés indépendantistes des Groenlandais, qui ne veulent être « ni américains, ni danois » et place Copenhague face à son passé colonial et aux discriminations dont sont toujours l’objet les 57 000 habitants de la plus vaste île au monde. Rédaction : Fabien Grasser

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MONDE

Le 6 janvier dernier, Donald Trump Jr. a débarqué au Groenland pour une « visite privée », quelques jours avant l’investiture de son père pour un second mandat présidentiel. Dans ses bagages, deux influenceurs de la sphère trumpiste qui ont illico arpenté les rues de la capitale Nuuk pour y distribuer des casquettes rouges MAGA et des billets de 100 dollars à des habitants choqués par ce geste d’un profond mépris. « On ne possède pas les gens, on ne possède pas la terre », balaye Paninnguaq Korneliussen, étudiante et jeune politicienne du parti indépendantiste Naleraq. D’une superficie de 2,16 millions de kilomètres carrés et peuplé de 57 000 habitants, le Groenland est la plus vaste île au monde. Géographiquement, il fait partie du continent nordaméricain. Politiquement, c’est un pays autonome intégré au Danemark et un territoire d’outre-mer associé à l’Union européenne (UE). Dans l’esprit de Donald Trump, le Groenland constitue un enjeu géopolitique majeur pour son pays. « Il nous le faut », martèle le 47e président américain, chantre d’un nouvel expansionnisme territorial, qui vise également le Canada et le Panama. Il justifie son appétence pour ce territoire par des motifs de sécurité nationale et par les richesses minières et en hydrocarbures que recèlent le sous-sol et les eaux territoriales de l’île. Pour Washington, le Groenland joue un rôle déterminant dans sa défense antiaérienne depuis la guerre froide. En cas d’attaque nucléaire russe ou chinoise, les potentiels missiles visant les ÉtatsUnis passeraient prioritairement au-dessus de ce territoire recouvert à 80 % de calotte glaciaire. À ces fins, l’armée américaine y possède déjà la base militaire de Pituffik, dont la commandante a été limogée le 11 avril après avoir émis des réserves sur les critiques portées par le vice-président, JD Vance, à l’encontre du Danemark. Sous l’effet du réchauffement climatique,

la fonte des glaces arctiques ouvre par ailleurs de nouvelles routes maritimes au nord et Donald Trump estime que les navires russes et chinois y pullulent déjà, présentant à ses yeux une menace sécuritaire majeure. Autre enjeu d’importance, la richesse d’un sous-sol qui demeure quasiment inexploité et attise une convoitise croissante. Lithium, graphite, tungstène, cuivre, or ou uranium – dont l’exploitation est interdite depuis 2021 – font partie des minerais qui attisent les appétits comme source d’approvisionnement alternative, notamment pour la transition énergétique.

Trump manie le bâton et la carotte Les terres rares, dont le Groenland posséderait les deuxièmes réserves au monde après la Chine, cristallisent également les appétits. Leur extraction se heurte toutefois à de multiples obstacles géologiques, climatiques et environnementaux. Elles exigeraient de colossaux investissements, y compris en infrastructures routières, dont le pays est quasiment dépourvu, les liaisons s’effectuant principalement par ferry. Mais selon l'Institut géologique américain, seules 1,5 million de tonnes de terres rares, sur 36 millions, seraient exploitables. Quoi qu’il en soit, en bout de chaîne, ces minerais sont aussi bien utilisés dans les ordinateurs, les téléphones, les éoliennes, les drones ou les avions de chasse. Pour l’heure, la pêche constitue la première richesse économique du Groenland, représentant plus de 90 % de ses exportations, principalement à destination du Danemark. Depuis des semaines, le locataire de la Maison-Blanche manie le bâton et la carotte pour tenter de ramener le Groenland dans l’escarcelle américaine. Parmi ses options, il envisage l’annexion Mai 2025 • n°266

pure et simple par la force militaire, à laquelle le Danemark serait bien incapable de s’opposer. Face au refus de Copenhague de lui vendre l’île, Donald Trump a réitéré à plusieurs reprises son intention de distribuer 10 000 dollars à chaque habitant avant de les intégrer aux États-Unis, leur promettant « richesse et prospérité ». Tant Copenhague que ses alliés de l’UE opposent une fin de nonrecevoir au projet d’appropriation de Washington, violant les règles du droit international. « Vous ne pouvez pas annexer un autre pays », a lancé la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, depuis Nuuk, à l’occasion d’une rare visite d’un chef de gouvernement danois au Groenland.

Séisme politique intérieur Sur le plan intérieur, les visées du milliardaire ont provoqué un séisme politique, alors que les Groenlandais étaient appelés aux urnes le 11 mars dernier. Le scrutin législatif a été largement remporté par deux partis indépendantistes, un projet auquel la population adhère à plus de 90 % depuis de nombreuses années. La large victoire des démocrates (centre-droit) et de Naleraq (gauche indépendantiste) a évincé les deux partis qui dominaient la vie politique ces dernières années et envoyé un message clair aux Américains : le Groenland n’est ni à vendre, ni à prendre. Seul parti à adhérer au projet trumpiste, Qulleq n’a recueilli que 1,1 % des suffrages des 30 000 votants. Quant aux libéraux d’Atassut, qui refusent l’indépendance vis-à-vis du Danemark, ils demeurent également confinés aux marges du spectre politique, avec un score de 7,5 %. Là encore le message est clair : ni États-Unis, ni Danemark. Si l’indépendance est la perspective, le chemin prôné pour y parvenir diffère d’un parti à l’autre. Alors que 65


MONDE

les démocrates y voient un processus long à mener en étroite association avec Copenhague, Naleraq est en faveur d’une rupture rapide et radicale. En 1867 et en 1940, les États-Unis avaient déjà proposé au Danemark de racheter le Groenland, sans succès. En 2019, Trump avait remis le couvert, évoquant « un vaste projet immobilier » pour le pays. Mais personne ne l’avait alors pris au sérieux et Copenhague n’avait pas fondamentalement changé sa relation à son territoire autonome. Il en va tout autrement depuis quelques semaines. L’offensive américaine place les Danois face à leur passé colonial et aux fortes inégalités sociales qui affectent toujours les Groenlandais, dont 20 % vivent sous le seuil de pauvreté. Le pays affiche l’un des taux de suicide les plus élevés au monde et l’espérance de vie des hommes atteint à peine 70 ans.

Stérilisation forcée Soumis à la domination danoise depuis plus de trois siècles, le Groenland a accédé à un statut autonome en 1979, qui s’est progressivement renforcé. Le territoire est ainsi souverain en matière d’éducation ou de santé, mais reste sous tutelle danoise pour ses politiques étrangère, monétaire et de défense. Le budget du gouvernement local est abondé à 50 % par le Danemark dont les transferts – surtout sociaux – pèsent pour un quart du PIB. La vie économique et administrative reste largement aux mains des Danois et d’une élite groenlandaise qui en a adopté le mode de pensée, coupés de la réalité sociale et culturelle de la majorité de la population. La brutalité coloniale du passé se perpétue par le placement dans des familles danoises d’enfants groenlandais dont les parents sont jugés inaptes à assurer l’éducation, une mesure abolie par Copenhague au mois de janvier. 66

Entre 1966 et 1970, le gouvernement danois a mené une campagne de stérilisation forcée qui a touché plus de 4 500 femmes et adolescentes par la pose de stérilets, le plus souvent à leur insu. Le but était de réduire la démographie groenlandaise afin de limiter les subventions danoises versées au territoire.

L’offensive américaine place les Danois face à leur passé colonial et aux fortes inégalités sociales qui affectent toujours les Groenlandais, dont 20 % vivent sous le seuil de pauvreté. Une étude menée auprès de jeunes groenlandais ayant les moyens de poursuivre des études supérieures au Danemark révèle que plus de la moitié d’entre eux se sentent victimes de discriminations et de stéréotypes qui les présentent en alcooliques chroniques, aux mœurs primitives. Copenhague vient d’adopter dans l’urgence un plan doté de 4,7 millions d’euros pour lutter contre ce racisme. Des prises de conscience bien tardives et opportunistes face aux velléités de Trump.

Une rare manifestation Depuis une vingtaine d’années, cependant, la population de l’île se Mai 2025 • n°266

réapproprie massivement sa culture, qu’elle érige en fierté. En 2009, le Groenlandais, une langue inuite, est devenue la langue officielle du pays. Elle cohabite aujourd’hui avec le danois et avec l’anglais, qui est enseigné dès la première année scolaire, et dont les plus jeunes se sont emparés, notamment sous l’influence d’Internet. Les tatouages traditionnels, qui avaient presque disparu, sont à nouveau ouvertement arborés sur les visages des jeunes hommes et des jeunes femmes. Le 21 février dernier, dans un pays où les manifestations sont rares, 1 000 habitants de Nuuk, sur une population totale de 19 000, avaient protesté devant le Parlement contre la censure par la chaîne danoise DR d’un documentaire sur l’exploitation de la cryolite. Ce minéral, utilisé dans l’industrie de l’aluminium, du verre et de la céramique, a considérablement enrichi le Danemark. Pour les manifestants, il s’agissait autant de dénoncer la déprogrammation du documentaire que de faire entendre leurs voix dans le débat politique sur leur avenir, dont ils se sentent résolument exclus. Pour nombre de Groenlandais, le chemin de l’indépendance passe par une exploitation accrue de leur sous-sol. Quand bien même les réserves s’avèrent modestes sur le plan mondial, elles pourraient assurer le fonctionnement du pays et garantir un niveau de vie décent à ses 57 000 habitants. « Nous ne voulons pas être américains, ni danois, mais groenlandais », a déclaré le nouveau Premier ministre, Jens Frederik Nielsen, au lendemain du scrutin législatif du 11 mars. Adepte d’une politique pro-business, le dirigeant politique de 33 ans se dit ouvert à toutes les propositions d’investissement, d’où qu’elles viennent. Une autre façon de décliner le plus connu des proverbes groenlandais : « Tu ignores qui est ton ami et qui est ton ennemi jusqu’à ce que la glace sous tes pieds se brise. »


PUBLIREPORTAGE

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équipées d’appareils programmables et capables d’adapter leur consommation aux heures où les prix sont les plus bas. Elle nécessite de suivre attentivement l’évolution des prix du marché pour optimiser sa consommation. Spécialement conçue pour les conducteurs et conductrices de véhicules électriques et hybrides rechargeables, l’offre naturstroum drive permet de bénéficier de tarifs d’électricité réduits de 25 % tous les jours de minuit à 6h, ainsi que les week-ends de 12h à 17h.

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En contrepartie, le prix est majoré de 6 % pendant les heures pleines, de 17h à minuit. Si vous rechargez la batterie de votre voiture et programmez vos appareils pendant les heures creuses, les économies peuvent être significatives.

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Bien sûr, l’offre naturstroum home est toujours disponible. Avec son système de facturation classique, elle reste la préférée de nos clients.

Grâce aux différentes formules proposées par Enovos, vous trouverez forcément l’offre qui vous convient. Toutes les informations se trouvent sur le site www.enovos.lu.


INSPIRATION

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Reprendre l’entreprise familiale : entre héritage et renouveau Préserver l’âme familiale tout en injectant une dose de modernité : tel est le pari de cette entrepreneure, qui a choisi de reprendre le flambeau d’une entreprise fondée par ses parents. Sans être issue du métier, elle a su imposer sa vision, entre stratégie financière, innovation et attachement profond à l’ADN de la marque. Rédaction : Maria Pietrangeli

Infos Société : Travessa Group Activité : Coiffure Fondée en 1990 65 salariés répartis sur neuf salons CINDY TRAVESSA

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INSPIRATION

Quel était votre objectif principal en reprenant cette société ? Mon objectif principal, c’était de faire perdurer l’entreprise familiale tout en en préservant l’esprit. Ce sont mes parents qui m’ont transmis cette culture d’entreprise et c’est ce qui me guide encore aujourd’hui. L’esprit familial, c’est eux, c’est notre ADN. Le plus grand défi pour moi, c’est de rester fidèle à cet héritage tout en y ajoutant ma touche personnelle, de la modernité, de l’innovation. On est dans une ère de changements constants et il faut savoir s’adapter. Transmettre une entreprise familiale, même si c’est un vrai challenge, reste une belle aventure.

Pourquoi cette activité ? Ce n’est pas une activité que j’ai choisie au départ, mais c’est un métier qui me passionne profondément. Je ne suis pas coiffeuse de formation, je suis plutôt quelqu’un de très orientée finance. Ce qui me plaît, c’est la polyvalence de cette entreprise. Je n’aime pas être enfermée dans une case, j’ai besoin de toucher à tout. Et cette structure me le permet.

Quelle est votre stratégie de croissance à court et long terme ? Mon père a toujours misé sur l’expansion, avec jusqu’à 25 salons, au Luxembourg, à Paris et au Portugal. Gérer des structures dans plusieurs pays, c’est très complexe. Il faut nommer des directeurs et on peut facilement perdre l’esprit familial qui nous tient tant à cœur. La pandémie a d’ailleurs accéléré certaines décisions : nous avons fermé Paris, c’était devenu trop compliqué à gérer. Je me suis alors concentrée sur le Portugal, alternant deux semaines là-bas et deux semaines au Luxembourg. Ça m’a permis de découvrir une autre culture. Aujourd’hui, ma priorité est claire : préserver nos boutiques ici, au Luxembourg.

Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous avez été confrontée en tant qu’entrepreneure ?

Les défis ne manquent pas : la pandémie, les tensions géopolitiques, les bouleversements économiques… Comme beaucoup d’autres, nous avons été frappés de plein fouet. Heureusement, j’ai pu compter sur une belle complémentarité avec mon frère. Je suis très finance, lui est plus opérationnel. On a dû revoir notre façon de penser. Les habitudes de consommation ont changé : nos clients fidèles viennent moins souvent. Leur budget a évolué et cela a forcément un impact direct sur notre activité.

Quelle est votre plus-value par rapport à la concurrence ? Nous avons des concepts qui sortent de l’ordinaire. Ce qui fait notre force, c’est notre capacité à surprendre. On croit en notre vision et on continue d’y croire. Qui aurait parié sur un salon de coiffure en plein milieu d’une galerie commerciale ? Et pourtant, ça fonctionne. C’est cette audace qui nous distingue.

Comment avez-vous financé vos débuts, et quels conseils donneriez-vous pour lever des fonds ? Une banque vous a-t-elle aidée ? Étant une ancienne employée de banque, je connais bien les rouages administratifs. Monter un dossier bancaire, ça peut prendre deux, quatre, parfois six mois. Et souvent, on n’a même pas d’interlocuteur direct. Mais quand on est entrepreneur, on ne peut pas attendre : il faut agir vite. Si on ne réagit pas maintenant, c’est trop tard. Le concurrent aura déjà pris l’idée. Avoir une bonne idée, c’est une chose ; la mettre en œuvre rapidement, c’est ce qui fait la différence.

Comment intégrez-vous les nouvelles technologies ou innovations dans votre activité ? J’intègre l’innovation principalement par le biais des produits, en collaborant avec des marques comme Kérastase. Pour la communication, Instagram joue un rôle majeur. Mais je reste vigilante : il faut suivre l’évolution technologique, Mai 2025 • n°266

répondre aux attentes de la génération Z, mais sans se perdre. Il faut avancer à son rythme.

Quelle structure de networking a marché pour vous ? Pour moi, c’était différent. À l’époque, il n’y avait pas de fédérations. Tout se faisait par le bouche à oreille, par la confiance. Mon père a tissé un réseau solide au fil des années. Ce réseau humain, construit avec le temps, est très précieux. Je reconnais toutefois que les fédérations ont aujourd’hui leur place.

Si vous pouviez revenir en arrière, feriez-vous quelque chose différemment dans votre parcours entrepreneurial ? Peut-être que j’aurais eu plus confiance en moi, plus confiance dans mes idées dès le début. Mes parents m’ont toujours soutenue et donné une grande liberté, mais je n’osais pas toujours. Aujourd’hui, je suivrais mon instinct plus tôt, sans attendre d’avoir l’approbation.

Quel conseil pouvez-vous donner à quelqu’un qui souhaiterait se lancer dans la même activité ? Il faut bien s’entourer. C’est vraiment la clé. Il est essentiel d’avoir une relation saine avec ses partenaires, ses fournisseurs, son équipe. On ne peut plus avancer seul aujourd’hui. Savoir s’entourer de personnes de confiance, c’est ce qu’il y a de plus précieux – et de plus difficile à trouver.

Un rêve ou une envie particulière pour les mois à venir ? Oui, un nouveau projet est en cours. Nous allons ouvrir un nouvel espace, mais je ne peux pas encore tout dévoiler. Ce que je peux dire, c’est que ce sera quelque chose de nouveau, ici au Luxembourg, d’ici la fin de l’année. On peut s’attendre à une belle surprise.

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RECETTE

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RECETTE

100 RECETTES À ! JULIESAUVER ANDRIEU DE JULIE ANDRIEU

“

S’il ne fallait en sauver qu’une, laquelle garderiez-vous ? ”

Julie Andrieu signe un vibrant hommage aux saveurs d’antan avec 100 Recettes à sauver. Cent plats glanés aux quatre coins de la France, entre tradition et modernité. Un livre généreux, empreint de mémoire, de goût et de transmission. À savourer sans modération. Rigodon • Beuchelle • Poirat • Miroton • Pommes soufflées • Tarte al’coloche • Farcement savoyard • Ficelle picarde • Crespeou • Stockfish • Pain de prunes • Calalou au crabe • Ogey • Aigriade • Truchia • Escargots à la gayouparde • Confiture de noix vertes…

Parfois familières, souvent inconnues, ces recettes de toutes nos régions nous entraînent dans un tour de France des spécialités culinaires. Une cuisine à remonter le temps qui mérite de ne pas rester dans la boîte à souvenirs !

« Après vingt-cinq ans de voyages aux quatre coins de la France, la lecture de dizaines de livres d’histoire et de gastronomie régionale, j’ai sélectionné 100 recettes à sauver de l’oubli, furieusement modernes et toujours accessibles. Je vous raconte d’où elles viennent au fil de ces pages et vous propose un fabuleux périple au cœur de la France des terroirs et des mémoires. Un livre à lire, à pratiquer, à partager, à savourer et à conserver pendant encore très très longtemps… »

Égouttez la faisselle.

JULIE ANDRIEU

1 20 g de sirop de canne ou d’agave Confiture de fruits rouges ou coulis, pas trop sucré

ÉGOUTTAGE DES CRÉMETS AU FRAIS : 6 H

Suivez-nous sur Instagram : @albinmichel_et_moi

Julie Andrieu est animatrice de télévision et critique gastronomique depuis plus de vingt ans. Elle sillonne la France et le monde à la découverte de toutes les cultures culinaires. Parmi ses émissions : Tout un plat, Fourchette et sac-à-dos, Julie cuisine, Les carnets de Julie, Les potagers de Julie. Elle a également signé une trentaine de livres de recettes, dont six chez Albin Michel.

00,00 € TTC

ISBN : 978-2-226-48742-1

86-3399-9

100 recettes à sauver !

1 kg de faisselle de vache ou de fromage banc non lissé 500 g de crème fraîche bien épaisse

PRÉPARATION : 10 MIN

Création graphique : Delphine Delastre. Photographie de couverture : @ Guillaume Czerw ; stylisme : Julie Soucail. Photographie ci-contre : © Julie Andrieu.

POUR 12 PERSONNES

JULIE ANDRIEU

100

recettes

à sauver ! À LA DÉCOUVERTE DES TRÉSORS CULINAIRES DE NOS RÉGIONS

REGIONS_cover_V5.indd Toutes les pages

Dans un cul de poule, fouettez la crème jusqu’à ce qu’elle monte. Attention à ne pas la faire tourner en beurre.

26/07/2024 16:14

Éditions Albin Michel © Guillaume Czerw

Ajoutez la faisselle et mélangez délicatement sans trop casser cette dernière. Ajoutez le sirop et remuez. Versez la préparation dans des petits moules ajourés couverts d’une gaze, puis déposez les moules dans un grand plat et laissez égoutter au moins 6 h au frais. Démoulez, puis laissez chaque invité retirer la gaze et se servir de confiture, de coulis, de miel, de noix, d’amandes effilées ou de ce qui lui plaît. Spécialité de l’Anjou et de Nantes, le crémet se confectionne plus volontiers au printemps et en été car il est d’usage de l’accompagner de fruits frais, rouges de préférence. Il ne comporte que deux ingrédients, une bonne raison de ne pas les choisir au hasard : du fromage blanc de ferme non battu et des œufs extra frais sont la condition absolue de votre réussite. Autrefois rond ou cylindrique, le moule traditionnel en faïence qui permet leur égouttage est désormais plus souvent en forme de cœur, symbole de la douceur angevine.

De vous à moi Les moules à crémets traditionnels en faïence (généralement en forme de cœur) se trouvent encore dans certaines brocantes (surtout en Anjou). À défaut, utilisez les passettes en porcelaine des mugs ou les petites passoires des faisselles individuelles du commerce.

Pourquoi la sauver ?

L'ACCORD METS & VINS de Pascal Carré Pascal Carré, sommelier à La Cave des Sommeliers, vous conseille pour un accord mets & vins. Retrouvez sa sélection dans sa boutique 2, rue de Kleinbettingen à Steinfort. CA’DI RAJO MANZONI ROSA SPUMANTE EXTRA DRY Avec ce mets peu sucré, frais et doté d’une subtile aromatique de fruits rouges, un vin rosé effervescent semble tout indiqué. Un dosage proche du Brut, plutôt que du demi-sec, permet de préserver l’équilibre du mariage. La cuvée choisie est issue du cépage Incrocio Manzoni Rosa 1.50, une curiosité née du croisement entre le Trebbiano et le Gewürztraminer. Le vin, aromatique, évoque les fruits rouges, possède une bulle fine, un corps léger et une belle harmonie en bouche. Servie fraîche (7 °C), cette bulle s’accorde idéalement à la fraîcheur et à l’onctuosité du Crémet d’Anjou.

WWW.LA-CAVE-DES-SOMMELIERS.COM

Pour son aérienne délicatesse. Mai 2025 • n°266

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NEWS

Food COCKTAILS À BRUXELLES Ce n’est pas vraiment un scoop : Bruxelles nous rappelle aisément qu’elle est synonyme de gastronomie et d’un certain sens de la fête qui nous manque parfois au Luxembourg. Et elle l’a prouvée une fois de plus en mettant la culture cocktail à l’honneur le temps d’un weekend le mois dernier, grâce à une première édition du Brussels Bar Show qui a été un véritable carton. Organisé par Alice Bown et Hannes Desmedt, avec des ambassadrices et ambassadeurs de choc, l’événement s’est ainsi déroulé sur deux jours au Silo et dans toute la ville, avec des conférences, des dégustations et des guest shifts prestigieux. Un moment de networking aussi festif qu’efficace et bienveillant - et un vrai succès puisque la seconde édition est déjà annoncée pour mars 2026 !

© Julius Hirtzberger

La maison dans les nuages… Très attendue et née de l’imaginaire fertile du designer star, Philippe Starck, Maison Heler a enfin ouvert ses portes. Et ce n’est pas un hôtel comme les autres : située dans le quartier de l’amphithéâtre à Metz, cette œuvre architecturale singulière élève le séjour hôtelier au rang d’expérience artistique. Maison Heler, c’est une histoire, un personnage - Manfred Heler - une maison surréaliste perchée au sommet d’un monolithe moderne. À la croisée du réel et du rêve, le lieu invité à vivre, penser, manger et dormir dans un monde poétique… L’hôtel compte 104 chambres, cinq suites junior et une suite Manfred de 65 m². Du bois, du béton ciré, du marbre et du cuir pour un décor à la fois brut et élégant. Les restaurants, dirigés par un local, Julian Fressy, se trouvent au rezde-chaussée et dans la maison en question, sur le toit, dont la terrasse panoramique est d’ores et déjà l’endroit parfait pour voir et être vu.e !

T’as le look, Koko Une nouvelle adresse bien faite vient de faire son arrivée dans le quartier Gare de la capitale luxembourgeoise qui en a bien besoin : Koko Reset. L’endroit était déjà bien connu des foodies, puisque c’est à la place de Casa Fabiana que s’installe ce nouveau restaurant qui s’affiche « traditionnel », mais avec une approche ludique et joyeusement décalée. On y déguste des spécialités luxembourgeoises, mais aussi des plats plus créatifs, de savoureuses pâtisseries et des planches apéritives pour le soir. Toute la semaine, la patronne et cheffe Coralie Canon y propose enfin une formule du jour à une petite vingtaine d’euros avec des plats frais et de saison, ça fait plaisir ! © Lagachette

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NEWS

Grand mouvement pour La Petite Épicerie Si vous n’aviez encore jamais mis les pieds à La Petite Épicerie de Guilhem Cornu, jusque-là située à Bonnevoie, il est impératif de rendre une visite gourmande à son nouvel emplacement, bien au chaud dans la galerie du City Concorde ! Partisan du moins, mais mieux, l’endroit s’est fixé pour mission d’être un exposant du savoir-faire d’artisans passionnés et engagés dans une démarche responsable et durable. Des produits originaux et raffinés, faits par des défenseurs de l’excellence gastronomique.

Et à La Petite Épicerie, on ne rigole (toujours) pas avec l’apéro : on peut ainsi y retrouver un large choix de tartinables, crackers, charcuteries, fumaisons et autres petits plaisirs coquins, ainsi que de belles bouteilles à partager avec celles et ceux qui comptent… Coup de cœur pour les confitures Biomomo Hashimoto, savants mélanges des cultures japonaise et française ; pour les épices Max Daumin ; pour le caviar de Neuvic ; pour les terrines de la Maison Barthouil ou encore pour les Calvados de chez Drouin… © La Maison dans le Parc

L’arrivée des maîtres CHOCOLATIERS Le célèbre chocolatier suisse, Lindt, a inauguré récemment sa toute première boutique en Belgique - et tout près de la frontière luxembourgeoise, au sein du Designer Outlet Luxembourg à Messancy. Une arrivée très attendue et un week-end d’ouverture record, avec un afflux massif de visiteurs. Un écrin gourmand qui propose tout l’univers de la marque : des truffes Lindor aux tablettes Excellence, en passant par les collections saisonnières de Pâques ou de Noël, mais aussi des glaces, boissons chocolatées et produits dérivés. Sans oublier LA coqueluche chocolatée du moment : le célèbre « Dubaï Chocolate », star à la pistache des réseaux sociaux…

© Jeppe Gustafsson

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Metz étoilée On reste chez nos voisins messins, qui accueillaient fin mars la cérémonie du Guide Michelin. À cette occasion, les talents locaux en matière d’artisanat et de gastronomie ont été mis en lumière, mais un chef a particulièrement brillé : Charles Coulombeau, qui obtient une première étoile pour son restaurant Yozora, niché au sein du centre Pompidou-Metz. Il redonne ainsi une étoile du guide rouge à la ville, qui n’en possédait plus sur son territoire depuis un petit moment, huit mois à peine après sa reprise des cuisines de l’institution culturelle emblématique - qui devient de plus le premier musée en France dont le restaurant est doté de cette distinction très convoitée. Également étoilé dans son restaurant de Nancy, La Maison dans le Parc, et plus investi que jamais dans le rayonnement de son savoir-faire, le chef Coulombeau s’impose avec panache comme une des figures de proue de la gastronomie lorraine.

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VOYAGE GREEN

BARCELONE

vibrante élégance d’un city trip à l ’âme catalane 74

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VOYAGE

Barcelone séduit avant même d’apparaître à l’horizon. On ne l’aborde pas, on la ressent. C’est une ville qui unit l’élan méditerranéen à une forme d’élégance urbaine, où l’effervescence artistique rencontre une douceur de vivre bien ancrée. En deux jours seulement, la capitale catalane révèle ses facettes les plus inspirées : celles d’un lieu où chaque instant s’enrobe de lumière, de goûts affirmés, de beauté discrète. Une ville qui ne s’oublie pas, car elle imprime autant qu’elle émerveille. Rédaction : Kevin Martin

Arrivée à 21h30 Dès les premiers pas, le charme opère. Barcelone, ce nom aux sonorités ensoleillées, évoque déjà les façades ondoyantes, le goût du sel dans l’air, la promesse d’un voyage sensoriel. Pour cette escale urbaine, le Majestic Hotel & Spa s’impose comme un écrin idéal. Sur le prestigieux Passeig de Gràcia, cette institution centenaire incarne le raffinement tranquille. Marbres immaculés, touches dorées, œuvres d’art contemporain… Ici, le luxe ne se montre pas : il se vit avec retenue. La fatigue du voyage se dissipe autour d’un dîner en room service, discret mais soigné : salade d’épinards et burrata, de fruits frais savoureux, un régal. Première rencontre, premières émotions.

Premier jour Le matin s’étire doucement sur l’Eixample. Le quartier quadrillé, aux larges trottoirs ombragés et aux balcons ouvragés, invite à la flânerie. Direction la mer. À deux pas du port, le restaurant El Tribut se niche dans une architecture discrète et apaisante. Bois blond, béton lisse, lumière naturelle omniprésente : l’endroit joue la carte de la simplicité élégante. Quelques touches organiques dans les formes du mobilier, des mosaïques colorées en clin d'œil aux trencadís, et des lignes courbes évoquent subtilement l’univers de Gaudí - comme si la nature s’invitait à table, sans jamais forcer le trait. Dans l’assiette, la cuisine catalane prend un nouveau

souffle. Les artichauts sont d’une finesse croustillante, les moules en saveurs marines, le cabillaud, parfaitement nacré. Le tout accompagné de légumes croquants et parfumés. La technique est sûre, les produits impeccables. Et surtout, rien de démonstratif : juste l’essentiel, magnifiquement exprimé. Cap ensuite sur la Sagrada Família, la cathédrale inachevée de Gaudí. On croit la connaître, mais l’émotion reste intacte. À l’extérieur, les flèches montent vers le ciel comme des prières figées. À l’intérieur, les vitraux déversent une lumière douce, presque liquide, qui colore les colonnes géantes. On marche comme dans une forêt sacrée. La visite guidée s’impose : elle permet de saisir l’incroyable symbolique gravée dans chaque recoin — nature, foi, géométrie, tout y est tissé avec une précision quasi mystique. On en ressort un peu sonné, les yeux encore baignés de lumière. Attention, il faut réserver en amont. Quelques rues plus loin, La Pedrera, autre œuvre du maître, déploie ses courbes minérales. Sur le toit, les cheminées sculptées semblent dialoguer avec les nuages. À l’intérieur, une exposition du peintre Sean Scully s’installe avec justesse. Les œuvres abstraites, puissamment rythmées, jouent avec les lignes de l’édifice. Un contraste qui fait sens : l’austérité colorée de Scully répond à la sensualité de la pierre de Gaudí. Une conversation entre deux visions artistiques, inattendue et fascinante. Jusqu’au 6 juillet 2025. Mai 2025 • n°266

CAP SUR LA SAGRADA FAMÍLIA, LA CATHÉDRALE INACHEVÉE DE GAUDÍ. ON CROIT LA CONNAÎTRE, MAIS L’ÉMOTION RESTE INTACTE. Le soir, retour dans le centre historique. Colmado Múrria, épicerie fine datant de plus d’un siècle accueille dans un décor figé hors du temps. Moulures, vitraux, comptoirs en bois... On s’attable, et la magie opère. Croquetas au jambon ibérique, pain frotté à la tomate, souris d’agneau cuisson lentes, patatas bravas, olives presque sucrées : chaque bouchée raconte un pan de tradition. Les vitrines débordent de trésors : conserves rares, douceurs locales, bouteilles anciennes. Ici, l’histoire passe par le goût.

Deuxième jour Le lendemain matin, direction l’ancienne enceinte hospitalière du Recinte Modernista de Sant Pau. Méconnu des touristes, ce site architectural est une révélation. Dômes colorés, mosaïques lumineuses, jardins calmes : rien n’évoque la douleur des soins de cet ancien hôpital. L’ensemble, signé Domènech i Montaner, traduit une philosophie de l’architecture comme soin, art et beauté réunis pour soulager. Un bijou, classé à l’Unesco, à découvrir absolument. 75


VOYAGE

Puis cap sur l’univers sombre et saisissant de Goya Universe, au Centre d’Art Amatller. L’exposition immersive donne chair aux toiles du maître espagnol. Grâce aux projections géantes, à la musique enveloppante et aux effets de lumière, on se retrouve plongé dans les cauchemars visuels de Los Caprichos ou les tensions dramatiques des Peintures noires. Le voyage est intense, sensoriel, troublant. Un face-à-face avec les peurs humaines, mis en scène avec audace. Jusqu’au 24 juin 2025.

avant de redescendre dans l’effervescence de la ville. Dernière visite l’après-midi, mais non des moindres : la Casa Batlló. Avec ses écailles de céramique, ses balcons en forme de masques, ses ondulations presque liquides, cette maison semble surgie d’un conte fantastique. Les dispositifs immersifs (réalité augmentée, sons spatialisés, projections) transforment la visite en expérience presque magique. On explore l’imaginaire de Gaudí, on s’amuse, on s’émerveille. C’est une plongée dans un rêve.

De retour au Majestic, l’heure du déjeuner sonne comme une pause en apesanteur. Le rooftop La Dolce Vitae porte bien son nom : vue à couper le souffle, la ville s’offre en panorama, belle et vibrante ambiance feutrée, service attentif mais détendu. Au menu : ceviche de thon au citron vert, crème catalane revisitée, un pur délice, accompagnés d’un cava rafraîchissant. Chaque plat célèbre la fraîcheur et la lumière. Une respiration bienvenue

La journée s’achève dans un halo de vapeur parfumée. Le spa du Majestic invite à la déconnexion. Hammam aux senteurs d’eucalyptus, douches sensorielles, tisanes aux herbes locales, fauteuils profonds… Le soin signature Toque de Calma, à base d’huiles essentielles, enveloppe le corps d’une chaleur douce et de gestes lents. Un véritable reset, à la fois physique et mental. Pour le dîner, l’expérience atteint son point d’orgue. Le restaurant Solc, niché dans l’hôtel,

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propose une cuisine du terroir, locavore et inspirée. Les produits proviennent de la ferme du Majestic, dans le Maresme. Turbot sauvage, soupe de châtaigne au foie gras, cannelloni de poulet aux morilles, dessert de glace caramel et croustillant de brioche : chaque plat est un hommage sincère à la terre. Les accords mets-vins sont précis, le service fluide, la soirée parfaite pour dire au revoir à cette ville gourmande.

Départ – Le lendemain matin Et puis il faut partir. Mais Barcelone ne s’efface pas. Elle se fixe. Dans le regard, sur la langue, quelque part dans le souffle. On quitte cette ville avec une impression tenace : celle d’avoir frôlé un art de vivre où l’exigence se cache dans les détails, et où la beauté, jamais ostentatoire, se distille doucement. Longtemps après le départ, elle continue d’agir, comme une brise chaude au creux de la mémoire.


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INTÉRIEUR

Rien ne se perd, tout se trie : LE RENOUVEAU PRINTANIER DANS NOS ARMOIRES Le nettoyage de printemps permet de reprendre la main sur un intérieur souvent saturé : livres jamais lus, câbles indéterminés, vêtements en suspens – l’encombrement matériel finit toujours par peser sur l’esprit. Quand on manque de temps, inutile de viser un grand chambardement. Une méthode réaliste, structurée pièce par pièce, suffit à remettre de l’ordre avec efficacité. Voici un plan d’action applicable, même aux emplois du temps les plus serrés – avec en prime, des solutions concrètes pour recycler ou donner, au Luxembourg.

Rédaction : Alina Golovkova

IKEA 78

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INTÉRIEUR

COVET HOUSE

Cadrer son tri, cadrer son temps

permettent de structurer l’espace et éviter le désordre quotidien.

c’est occasionnel mais utile (appareil à raclette, grand plat pour les fêtes).

Avant d’ouvrir un tiroir, on pose les bases : pourquoi trier ? Pour optimiser l’espace ? Alléger la charge mentale ? Clarifier l’objectif permet d’éviter le syndrome du « tout à la fois » qui épuise sans aboutir. On segmente par pièce ou par plage horaire (une heure par jour ou une zone par week-end), et on s’équipe de trois sacs : un à donner, un à recycler, un à jeter.

Le salon : moins d’objets pour un souffle nouveau

Salle de bains : l’illusion de l’indispensable

Vitrine de la maison, le salon souffre souvent d’un trop-plein visuel. On y trie les livres et magazines (lus, relus, jamais lus ?), les objets déco qui ne nous parlent plus, les bibelots qui s’accumulent par habitude. Un objectif : alléger l’espace pour qu’il respire, sans le vider de sa personnalité.

Produits de beauté entamés, soins en double, échantillons jamais utilisés… Ici, le tri est souvent libérateur. On garde ce qu’on utilise vraiment, on jette ce qui est périmé.

L’entrée : le sas de décompression Souvent petite mais stratégique, l’entrée mérite une attention particulière. On y élimine les vestes hors saison, les paires de chaussures sans usage, les sacs oubliés. Un porte-manteau, une boîte à clés, des paniers bas pour les chaussures

Cuisine : rationaliser sans culpabiliser Trop de vaisselle, d’ustensiles, de conserves oubliées ? On commence par éliminer les produits périmés, puis les gadgets de cuisine jamais utilisés. La règle : tout ce qui n’a pas servi en un an peut partir - ou rejoindre la cave si Mai 2025 • n°266

Chambres : apaiser l’espace intime Dans les penderies, deux méthodes permettent de faire le tri sans tergiverser : La méthode du cintre inversé consiste à suspendre chaque cintre dans le sens inverse de celui habituel. Au fil des semaines, dès qu’un vêtement est porté puis remis dans l’armoire, 79


INTÉRIEUR

Préserver les bénéfices du tri

on replace son cintre dans le bon sens. Au bout de trois mois, tous les vêtements encore accrochés à l’envers sont ceux qu’on n’a pas portés – et donc, dont on doit se séparer.

Une fois le tri accompli, on pense entretien : un micro-tri mensuel évite de repartir de zéro. Et on adopte la règle du « un objet qui entre = un objet qui sort ». Résister aux achats d'impulsion, c’est aussi affirmer une nouvelle hygiène de vie.

Autre approche : la méthode par catégories. On ne trie pas armoire par armoire, mais type d’objets par type d’objets. Tous les jeans ensemble, puis tous les pulls, tous les sacs, tous les accessoires. Voir les doublons côte à côte aide à réaliser l’excès – et rend les choix plus rationnels. Cette méthode est particulièrement utile pour les objets que l’on accumule sans s’en rendre compte.

REGROUPER TOUS LES JEANS ENSEMBLE, PUIS TOUS LES PULLS, TOUS LES SACS... VOIR LES DOUBLONS CÔTE À CÔTE AIDE À RÉALISER L’EXCÈS ET FACILITE LE TRI.

Bureau : alléger la charge mentale Papier inutile, stylos qui ne fonctionnent plus, câbles en pagaille... On trie, on recycle, on numérise. Et on ne néglige pas le bureau numérique : vider le bureau de son ordinateur ou ranger ses dossiers a un effet aussi puissant que de nettoyer son plan de travail.

Trier avec les enfants : une pédagogie de l’essentiel Trier avec les enfants, c’est l’occasion de leur transmettre une approche saine de la consommation et de l’attachement aux objets. Dès 4 ou 5 ans, ils peuvent participer activement, à condition de leur expliquer clairement la démarche : on ne jette pas, on fait de la place, et on donne à d’autres enfants ce qu’on n’utilise plus. On trie ensemble les jouets, les vêtements trop petits, les livres délaissés, en les laissant faire certains choix. L’objectif est de les impliquer dans un processus de décision. Le tout avec une boîte « souvenirs » pour les trésors affectifs, et une autre « à donner » qu’ils peuvent accompagner jusqu’à la collecte – pour concrétiser le geste solidaire.

Et après ? Donner, recycler, transmettre Trier, c’est aussi faire circuler. Au Luxembourg, plusieurs solutions s’offrent à vous : acebook Marketplace : idéal pour vendre autour de F soi, cette plateforme marche très bien au Luxembourg, à condition que l’acheteur vous inspire confiance. aritas, Croix-Rouge, Stëmm vun der Strooss : pour les C vêtements, objets, vaisselle en bon état et jouets pour enfants. es produits électroménagers qui ne fonctionnent L plus sont récupérés gratuitement par certains magasins comme MediaMarkt. 80

COOKE & LEWIS Mai 2025 • n°266


TÉMOIGNAGE

LE BILLET DE L'EFFRONTÉE : « Je ne pouvais pas dire non »

Chaque mois, Le Billet de L’effrontée s’impose comme un espace de courage et de vérité brute. Portée par la plume incisive d’Alice Welter, journaliste féministe engagée, cette rubrique donne la parole à celles que l’on a trop souvent réduites au silence : les femmes victimes de violences, d’injustices ou de discriminations systémiques. Dans ce lieu de parole sans compromis, la peur change de camp. Les récits sont crus, bouleversants, vrais, mais jamais vains : ils portent en eux la force d’une prise de conscience collective et le souffle d’un espoir nouveau. Rédaction : Alice Welter

Jeune, assidue, motivée. C’est ainsi que comme tant d’autres femmes, Marie* aborde son premier emploi. Un poste très courtisé, confie-t-elle. Comme beaucoup de femmes aussi, elle y vivra un événement qui viendra ébranler l’ « insouciance » de ses débuts. Avec le recul des dix années qui se sont depuis écoulées, elle nous décrypte avec un remarquable discernement les rouages d’une situation de domination, où chaque rôle a son importance. Un récit poignant, qui dénonce les dérives qui peuvent survenir lorsqu’est conféré un statut de « toute-puissance » à un homme en milieu professionnel, mais aussi le silence complice et insidieux de témoins qui laissent perdurer l’impunité. Tout juste arrivée au Luxembourg, Marie, 24 ans, décroche le poste de ses rêves en marketing au sein d’un cabinet d’avocats de la place financière. « Vraiment l’élite », se souvient-t-elle. La jeune femme travaille dans ce cabinet depuis quelques mois lorsqu’a eu lieu une conférence avec un partenaire de longue date, une société financière dont le PDG est présent. Un homme de 40 ans son aîné, « très charismatique, qui en impose, tout le monde s’inclinait devant lui », souligne Marie. C’est une conférence comme une autre pour la jeune assistante marketing, qui est loin de se douter que

cet homme, qu’elle décrit comme « le big boss », l’avait remarquée : « Pour moi, il ne savait pas du tout qui j’étais ». Pourtant, quelque temps plus tard, Marie reçoit un appel de la secrétaire de ce directeur. Il souhaite la rencontrer en tête-à-tête. Déstabilisée et ne voyant aucun motif professionnel à cette rencontre, elle lui demande si elle est bien certaine de cette requête. « La secrétaire a vraiment insisté de façon assez étrange. » Quelque peu déboussolée, Marie demande conseil à sa supérieure, qui lui répond simplement de s’y rendre. Le piège semble se refermer sur elle. « J’avais l’impression que je n’avais pas d’échappatoire, je ne pouvais pas dire non ». Elle accepte malgré elle de le rencontrer. « Je suis vraiment une petite assistante, et lui c’est un homme qui a un statut bien supérieur au mien ».

de sa vie. « Je ne comprends pas ce que je fais là. » Une expérience que Marie a vécue comme une violence : « C’est comme s’il voulait profiter de la compagnie d’une jeune femme qui ne pouvait pas y échapper ». Lorsqu’elle revient de sa « réunion », personne ne lui pose de questions. Elle met cette histoire de côté, l’enterre dans un coin de sa tête pendant plusieurs années. Jusqu’au jour où elle recroise le chemin de cet homme, à nouveau à une conférence. « Tous les souvenirs me reviennent ». Elle ressent le besoin d’en parler, et raconte son vécu à une jeune femme présente à l’événement. Marie tombe des nues lorsque celle-ci lui répond qu’elle a vécu la même chose avec cet homme : « Je préfère oublier », lui souffle l’inconnue. *Prénom modifié pour préserver l’anonymat

Le jour du rendez-vous arrive, et Marie est dirigée vers une pièce exiguë où le directeur l’attend. « Je sentais que c’était bizarre, je ne connaissais pas cette personne, (…) et on m’emmenait comme ça, on m’enfermait dans une pièce avec lui. » Dix ans plus tard, Marie relate les faits comme si elle venait de les vivre : le malaise, l’angoisse, les sensations sont intactes. S’ensuit une heure pendant laquelle la jeune femme écoute le sexagénaire parler de sa carrière, Mai 2025 • n°266

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ASTROLOGIE

L'HOROSCOPE DE MAI par Diana Dobrescu

TAUREAU (20 AVR. – 20 MAI)

CANCER (21 JUIN – 22 JUIL.)

BALANCE (23 SEPT. – 22 OCT.)

CAPRICORNE (22 DÉC. – 19 JANV.)

Beau mois d’anniversaire en perspective. Uranus s’apprête à quitter votre signe, offrant un climat plus apaisé. En mai, vous prenez le temps d’anticiper de futurs voyages et de renouer avec des activités créatives ou sportives qui nourrissent le corps comme l’esprit. Offrez-vous aussi des instants romantiques, à votre image.

Mai amorce en douceur un cycle de transformation. Avant l’été, vous entrez dans une période d’alignement avec vos ambitions profondes. Un regain de motivation s’annonce, porté par des projets collaboratifs – notamment entre femmes – qui favoriseront votre épanouissement personnel et professionnel.

En mai, vous prenez le temps de faire le point sur vos relations et vos envies. Votre goût pour l’harmonie s’exprime dans vos choix esthétiques et créatifs. Relier passé et présent devient une manière d’imaginer de nouvelles formes d’expression, à la fois sociales et artistiques.

Le temps est à la musique. Festival, concert, écran ou écouteurs : les vibrations qui vous inspirent vous invitent à danser, résonner, vous reconnecter. Votre renouveau identitaire trouve sa cadence. Toute stratégie peut se construire en rythme — surtout si le tempo vous ressemble. Ayez confiance : tout est déjà en mouvement.

BÉLIER (21 MARS – 19 AVR.)

LION (23 JUIL.– 22 AOÛT)

SCORPION (23 OCT.– 21 NOV.)

VERSEAU (20 JANV. – 18 FÉVR.)

Ce mois-ci, l’énergie taurienne s’invite dans les plaisirs simples du quotidien. Jupiter vous encourage à exprimer vos ambitions, tandis que Neptune dans votre signe vous ouvre la voie vers des perspectives nouvelles. À vous de structurer votre temps libre avec légèreté et tendresse, pour entretenir ce bel élan.

La lumière du Lion rayonne-t-elle encore en mai ? Absolument. Jupiter vous pousse à bien plus que briller en surface. Imaginez un espace mental où, malgré le chaos politique ambiant, votre grand cœur peut continuer d’aimer librement, même lorsqu’il est blessé. Il est temps de laisser derrière vous l’ego des blessures passées.

En mai, vous prenez le temps d’explorer avec style les nouvelles tendances, qu’il s’agisse de mode ou de sorties. Ce mois vénusien vous invite à affirmer votre sens du style avec finesse et audace. Entre tendances affirmées et intuitions personnelles, vous composez une allure qui vous ressemble, libre et singulière.

On redouble d'efforts au travail en mai. Dans cette période vénusienne, les Verseaux auront du mal à préserver leur rébellion naturelle, préférant se pencher sur les questions de sécurité et de stabilité. Soyez attentive à vos rêves et aux synchronicités du subconscient. Vous pourriez y trouver la liberté que vous recherchez.

GÉMEAUX (21 MAI – 20 JUIN)

VIERGE (23 AOÛT – 22 SEPT.)

SAGITTAIRE (22 NOV. – 21 DÉC.)

POISSONS (19 FÉVR. – 20 MARS)

Le mois précédent a pu être complexe sur le plan financier. Mais dès mai, une dynamique nouvelle s’installe : Uranus vous insuffle une énergie créative vivifiante. Vous naviguez avec agilité entre idées et envies. Planifiez quelques escapades, elles seront source de joie et d’inspiration.

Ce mois-ci, vous trouvez un bel équilibre entre rigueur et légèreté. Les moments partagés avec vos proches vous ressourcent, et vous explorez de nouveaux centres d’intérêt avec curiosité. Moins de contraintes au quotidien, à condition de rester organisée pour éviter les débordements.

L’élan ardent du mois dernier s’apaise, vous offrant l’occasion de consacrer davantage de temps à vos proches.Soutenue par Jupiter dans votre maison des relations et des engagements, vous vous exprimez avec aisance en amour. En mai, laissez parler vos émotions et offrez-vous le luxe d’un peu de douceur.

Au mois de mai, mes Poissons, c’est l’amour. Le grand. Celui que vous attendiez depuis quelque temps. Il s’agit de l’amour créatif que vous dégagez et recevez, parfois de plusieurs personnes. Les projets artistiques s’accélèrent, alors préparez-vous mentalement à être pleinement présente. Flottez avec grâce.

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Mai 2025 • n°266


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