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St-Léon Express, Spécial BMP

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RÉALISÉ PAR LES ÉLÈVES DE 3E ET 4E ANNÉE DE LA CLASSE D’ÉTIENNE

En collaboration avec la Société d’Histoire de Cowansville et le Petit Musée BMP Heritage


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ÉDITORIAL

Le 23 novembre dernier, je recevais un courriel de M. Michel Racicot à titre de membre du comité du « Petit Musée BMP Heritage », petit musée qui se trouve dans le hall d’entrée de l’hôpital BMP, musée fondée en 2002. Ce dernier, avec qui j’ai collaboré pour d’autres publications (« Cap sur l’info » en 2013, « Cap sur nos aînés » en 2014 et « Cap sur la musique » en 2015) me demandait si j’étais intéressé à participer à une nouvelle publication avec mes élèves sur le thème de l’hôpital BMP. Sur le coup, j’ai hésité un peu parce que j’étais rendu avec des élèves de 3e-4e année alors que j’avais des élèves de 5e6e année pour mes précédentes publications. Je me demandais si le défi était réaliste et si le résultat serait intéressant. Maintenant que mes élèves ont réalisé leurs entrevues et qu’ils ont rédigé leurs textes, je peux affirmer sans l’ombre d’un doute que je suis très fier du résultat et que le défi est bien réussi! En tout, ce sont 12 entrevues qui ont été réalisées dans ma classe avec des intervenants actuels ou retraités de l’hôpital BMP de Cowansville. Lors des entretiens, je pouvais voir les étincelles dans les yeux de mes élèves. Ils sont unanimes, ils ont a-d-o-r-é ce projet. Écrire pour de vrai, être lu pour de vrai et apprendre en questionnant des gens, c’est très enrichissant pour eux. En terminant, je tiens à remercier M. Racicot et les membres du « Petit musée BMP » d’avoir pensé à moi pour ce projet. Merci aussi à madame Josiane Savioz, orthopédagogue à l’école Curé-A.-Petit de Cowansville, d’avoir accepté de relire et corriger les textes avant l’impression. Finalement, un immense merci à ma conjointe Marie-Noël Dumont (dumontdesigngraphique.com) d’avoir accepté de réaliser le graphisme de cette magnifique revue.

Bonne lecture!

Étienne Benoit, Enseignant, École St-Léon

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LES DÉBUTS DE NOTRE HÔPITAL De l’Hôpital général du district de Bedford à l’Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins

Premières mentions de l’ouverture d’une « place pour soigner les malades »

La première mention de l’ouverture d’une « place pour soigner des malades » à Cowansville a lieu en septembre 1879 alors qu’une épidémie de petite vérole se déclare. Afin de réduire les risques de contamination, le conseil municipal interdit à tous ceux qui sont atteints de cette maladie de sortir de chez eux sous peine d’une amende de 10 $. Quelques semaines plus tard, le conseil municipal loue une maison pour loger plusieurs personnes atteintes de la petite vérole. La population surnomme cette maison « la maison de la peste ». Ce bâtiment sera utilisé ainsi pendant quelques semaines et le conseil municipal remettra la somme de 4 $ à son propriétaire en compensation. La deuxième mention est faite en 1885, quand une autre épidémie de petite vérole frappe plusieurs régions du Québec. Cette épidémie cause plus de 3000 décès à Montréal. Nous ne savons pas s’il y a eu des victimes à Cowansville, mais nous savons qu’en octobre 1885, le conseil municipal charge le docteur John B. Gibson de trouver un endroit pouvant servir d’hôpital. Heureusement, l’épidémie ne frappe pas notre région aussi sérieusement et cet hôpital ne sera jamais ouvert. Nous devrons attendre 25 ans avant que cela ne se réalise dans le village de Sweetsburg1. Le fondateur de l’hôpital Docteur Follin Horace Pickel

Si nous avions à nommer le fondateur de l’hôpital, cette personne serait le médecin Follin Horace Pickel. Le docteur Pickel a vécu et pratiqué à Sweetsburg toute sa vie. En 1910, il est bien connu dans la région. En plus d’être médecin, il est très actif en politique locale et fédérale. Né à Sweetsburg le 2 mars 1866, Follin Horace Pickel est le fils de Horace Darius Pickel et de Ruhamah Benham. Il fait ses études primaires et secondaires à Sweetsburg avant de poursuivre des études en médecine à l’Université Bishop de Lennoxville où il est diplômé en 1888 à l’âge de 22 ans. Il revient s’établir à Sweetsburg où il pratique la médecine pendant quelques années. Il épouse, le 12 décembre 1888, Sarah Elizabeth Boright, fille de Gilbert Boright et de Ruth Soule, née le 28 avril 1865. Ils auront trois garçons : Gordon H., Horace G. et Eric F. Ce dernier est décédé en 1914 alors qu’il était membre de la classe des diplômés en science de l’Université McGill.

Le docteur Follin H. Pickel, fondateur de l’hôpital.

De 1897 à 1900, le docteur Pickel laisse la pratique de la médecine et retourne à l’université où il poursuit des études en droit. En 1901, à l’âge de 35 ans, il revient à sa vocation première, la médecine, et il poursuivra cette carrière jusqu’à son décès. Toute sa vie, Dr Pickel a été très actif dans la communauté. Il fut maire de Sweetsburg pendant près de quarante ans. Il fut député conservateur du comté Brome-Missisquoi à la Chambre des Communes de 1930 à 1935. En plus, il a été président de la commission scolaire pendant de nombreuses années. En 1910, le docteur Pickel voit le besoin d’avoir un hôpital dans la région. À cette époque, les malades sont presque tous soignés chez eux. Les petites interventions chirurgicales se font dans le cabinet du médecin et les cas les plus ST-LÉON EXPRESS

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4 sérieux sont transférés à Montréal. Mais il y a beaucoup de malades dont l’état nécessite des soins plus particuliers, lesquels ne peuvent pas toujours être prodigués à la maison. Ainsi, en 1910, le docteur Pickel persuade un groupe de personnes de fonder un hôpital à Sweetsburg. Se joignirent au docteur Pickel, le docteur George Fuller, médecin de Cowansville, les avocats Arthur Giroux et George Boivin de Sweetsburg, et Claude Robb, un fermier également de Sweetsburg. Toutes ces personnes feront partie du premier conseil des gouverneurs de l’hôpital. Leur première réunion a lieu le 8 août 1910 chez le docteur Pickel. Voisin de chez lui, il y a un ancien hôtel vide depuis quelque temps. Ils l’achètent. En août 1911, nous voyons, à droite, l’ancien hôtel Une campagne de financement est aussitôt lancée afin de et au milieu, l’hôtel de ville de Sweetsburg. recueillir suffisamment d’argent pour transformer le vieil hôtel en hôpital. L’objectif de 8000 $ est atteint et les travaux de rénovation débutent. L’Hôpital général du district de Bedford ouvre ses portes en mars 1912. Lors de la première assemblée annuelle, le docteur Pickel est élu président du Conseil des gouverneurs2 de l’hôpital et le demeure jusqu’à 1923. Le docteur habitait la maison construite par son père, la « résidence Pickel », maison qui était située sur le site actuel de l’Hôpital BMP. En 1945, il vend cette maison à l’hôpital qui la transforme en résidence pour les infirmières. Cette vente fournit aussi le terrain nécessaire pour les futurs agrandissements de l’hôpital. Le docteur Pickel est décédé le 21 décembre 1949, à l’âge de 83 ans.

Rue Principale, Sweetsburg vers 1900. Nous apercevons la résidence du docteur Pickel, fondateur de l’hôpital et de l’hôtel American House qui sera transformé en hôpital.

L’ancienne maison du docteur Pickel fut démolie en 1974, et, en souvenir du docteur Pickel, il fut décidé de conserver les portes d’entrée avec vitraux de la maison. Ces magnifiques portes sont maintenant installées dans le Petit Musée BMP Heritage, musée se trouvant dans le hall d’entrée de l’hôpital. L’abreuvoir en pierre pour les chevaux qui se trouvait devant la maison du docteur Pickel a aussi été conservé et il se trouve aujourd’hui devant l’hôpital. L’histoire du vieil hôtel transformé en hôpital

Ce vieil hôtel fut construit dans les années 1840 par Calvin Carter Kathan, un important propriétaire de terrains à Sweetsburg. C’est lui qui, plus tard, va donner le terrain pour la construction de l’église anglicane Christ Church et également le terrain pour la construction du palais de justice. Jusqu’au début des années 1900, ce bâtiment construit par Kathan sera tantôt un hôtel de prestige, tantôt un magasin général, un bureau de poste et une auberge. En 1851, Gardner Henry Sweet y ouvre un magasin général et ajoute un bureau de poste en 1854. Il nomme le bureau de poste, Sweetsburg, et le village jusqu’alors connu sous le nom de Churchville3 devient petit à petit Sweetsburg. ST-LÉON EXPRESS

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De la fin des années 1870 jusqu’à la fin du siècle, la famille Batchelder est propriétaire de l’hôtel qui se nomme American House. Au début des années 1900, l’hôtel ferme, remplacé pendant quelques années par un magasin général. En 1910, l’ancien hôtel est vacant. C’est à ce moment qu’un groupe de personnes organisent une campagne de financement pour transformer le vieil hôtel en hôpital. L’hôpital en 1912

Portrait de l’Hôpital général du district de Bedford lors de son ouverture L’hôpital est situé du côté sud de la rue Principale dans un bâtiment de trois étages, 30 pieds de largeur sur 60 pieds de longueur. L’hôpital contient 22 lits avec possibilité d’en ajouter dix. Plus tard, des vérandas seront ajoutées du côté nord, puis transformées en pièces fermées munies de fenêtres. On utilisera ces vérandas pour ajouter des lits et pour entreposer des fournitures. Le rez-de-chaussée comprend un bureau d’administration, une salle d’attente, une salle à manger, un dispensaire, quatre chambres privées pour des patients et une salle de bains. Au deuxième, il y a neuf chambres privées pour des patients, une salle de soins, une cuisine pour la préparation de diètes spéciales et une salle de bains. Au troisième, en plus de deux salles communes, de la salle des hommes et de celle des femmes, on trouve également le local des infirmières, la lingerie, la salle d’opération, la chambre de L’Hôpital général du district de Bedford lors de stérilisation et une salle de bains. son ouverture en 1912. Finalement au sous-sol, se trouvent la salle des employés de soutien, la salle des fournaises, la salle des rayons X, la buanderie, la salle des provisions et la cuisine générale. Le legs d’Edward Calvin Perkins

Comment l’Hôpital général du district de Bedford est devenu l’Hôpital BMP Fils de Calvin C. Perkins et de Mary Ann Hodgkin, Edward Calvin Perkins est né dans le canton de Potton le 29 juillet 1858. Les Perkins, après avoir immigré de l’Angleterre vers le Connecticut en 1629, sont parmi les premiers colons à s’installer dans le comté de Brome. En 1881, Edward, âgé de 22 ans, est commis dans un magasin général à Mansonville. Puis en 1892, il est propriétaire d’un magasin général toujours à Mansonville. En 1897, Perkins vend son magasin et s’installe à Montréal où il devient le propriétaire de l’hôtel Webster situé rue St-Jacques. En 1914, Perkins est maintenant propriétaire de l’hôtel Russell, un hôtel de 50 chambres également situé rue St-Jacques. Edward Calvin décède en 1918 et il est inhumé dans le cimetière de Mansonville. Il ne s’est jamais marié. Par testament, il laisse 5 000 $ à sa sœur Emogene, 5 000 $ à mademoiselle Mary Louise Robinson, une infirmière de Montréal, et la moitié de ses actifs à son fidèle employé, Joseph Moore. Quant au reste de la succession, un fonds en fidéicommis devra être créé et ce fonds devra être utilisé pour établir dans le comté de Brome un hôpital pour prendre soin des malades et des pauvres, hôpital qui sera nommé l’Hôpital Perkins. En mars 1920, le conseil du comté ST-LÉON EXPRESS

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6 de Brome décide d’étudier le projet d’ouverture d’un hôpital avant d’accepter le legs de Perkins. Puis, en 1922, le conseil fonde la corporation de l’Hôpital Perkins et le fonds en fidéicommis est transféré à cette nouvelle entité. Pendant plusieurs années, on étudie plusieurs scénarios quant à la façon d’utiliser cet argent, mais sans succès. Donc, après plusieurs années de tergiversations, le conseil du comté de Brome décide en 1930 de contacter l’Hôpital général du district de Bedford afin de considérer la possibilité de fusionner les deux institutions. Après avoir obtenu l’autorisation du gouvernement provincial, cette fusion se réalise en 1931. La corporation de l’Hôpital Perkins et l’Hôpital général du district de Bedford fusionnent pour former l’Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins. La somme de 53 022,22 $ est alors L’hôtel Russell à Montréal – Edward C. Perkins, propriétaire transférée dans un nouveau fonds, le Perkins Trust. Seuls les revenus de ce fonds pourront être utilisés pour les besoins de l’hôpital. C’est ainsi que l’Hôpital général du district de Bedford est devenu l’Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins. Le nouvel Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins

En 1952, le vieil hôpital est devenu trop petit et presque désuet. La construction d’un nouvel hôpital est devenue essentielle pour le bien-être de la population de la région. Une importante campagne de souscription a lieu du 15 au 31 mai. John W. Sharp, président de la campagne de souscription pour un nouvel hôpital, déclare: « Nos médecins et infirmières travaillent à l’étroit. Les malades sont entassés dans nos salles publiques et salles de maternité. N’oubliez pas non plus que l’édifice actuel en bois présente un danger constant d’incendie.... Nous allons remplacer le vieux bâtiment par un édifice moderne, à l’épreuve du feu – un hôpital qui permettra à la science médicale moderne de s’épanouir librement. » En novembre, John W. Sharp est fier d’annoncer les résultats de la campagne. « Vous serez sans doute heureux d’apprendre que le résultat final accuse un total de $700,000.00, L’Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins dans les moins quelques dollars. » La construction d’un édifice moderne et années 1940 à l’épreuve du feu débute l’année suivante. Le nouvel hôpital de 68 lits est inauguré par le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, le 21 août 1954, devant plus de 2500 personnes. Lors de la cérémonie, le premier ministre déclare: « Aujourd’hui, nous inaugurons un hôpital dans un des coins les plus jolis, dans un des centres les plus prospères de notre province. » Et Duplessis de poursuivre: « Votre hôpital est l’un des plus beaux. J’exprime un cordial merci à eux qui ont coopéré à son édification. On ne comprendra jamais assez le besoin d’hospitalisation. À Brome et à Missisquoi, vous l’avez saisi et vous avez réalisé l’un des plus beaux projets. J’attire votre attention sur le fait que le gouvernement n’est pas un fabricant d’argent. L’argent provient des taxes payées par les contribuables. J’espère que l’exemple de collaboration réalisé dans Brome et Missisquoi sera suivi dans toute la province. » Le 1er octobre suivant, tous les patients, 21 adultes et neuf bébés, sont transférés du vieil hôpital au nouvel hôpital. ST-LÉON EXPRESS

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En 1952, campagne de souscription pour la construction d’un nouvel hôpital.

Le nouvel hôpital BMP – été 1954

Inauguration du nouvel hôpital par le premier ministre du Québec, Maurice Duplessis, le 21 août 1954.

Visite du nouvel hôpital par le premier ministre, accompagné par le docteur Sherman Rodger et la surintendante de l’hôpital, l’infirmière Elizabeth Paintin.

Depuis, l’histoire de notre hôpital continue. Au fil des ans, l’Hôpital général du district de Bedford devenu l’Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins a su gagner la confiance de la communauté et devenir un véritable pôle d’attraction régional en santé. L’histoire de notre hôpital, c’est plus de 100 ans de services rendus au bien-être de la population de la région. Michel Racicot Société d’histoire de Cowansville ______________ 1) Le village de Sweetsburg a été annexé à la ville de Cowansville en 1964. 2) Le Conseil des gouverneurs deviendra en 1973 le conseil d’administration. 3) Churchville, le premier nom du village, nommé ainsi en l’honneur de John Church, un loyaliste américain et premier colon à s’établir dans ce secteur en 1899. 4) Le conseil du comté de Brome, un conseil équivalent à une municipalité régionale de comté (MRC) de nos jours. ST-LÉON EXPRESS

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Marjolaine Raymond

Marjolaine Raymond est une infirmière à la retraite. Elle a été infirmière de 1969 à 2003. À l’âge de 7 ans, Mme Raymond a vécu un malheur : son père est décédé. Elle était en 3e année. Après cet événement, elle voulait devenir infirmière. Ensuite, elle a toujours voulu faire ce métier.

Dans son travail, elle a vécu plusieurs anecdotes. Une fois, elle soignait un petit garçon qui disait toujours « les nerfs » très fort. Il avait sûrement appris cela à la maison. Elle dit avoir ressenti du stress tous les jours dans son travail. « Des fois, il faut se faire une bulle pour être moins stressé. Sinon, on n’est pas dans un bon état pour aider les autres », dit madame Raymond. Elle dit qu’il faut être très présent et ne pas dire « Oh my god, je ne vais pas réussir! ». Marjolaine Raymond m’a dit qu’on ne peut pas aider les autres si on n’est pas tranquille. Elle a étudié dans l’ancien temps dans le cours traditionnel. Elle a suivi un cours à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal. Elle dit que c’était comme être pensionnaire. « Ils nous prenaient en charge et on entrait à l’hôpital en beau petit costume blanc tout le temps », dit madame Raymond. Elle m’a dit que la chose la plus difficile de son métier c’est qu’il faut toujours étudier pour être à la fine pointe de la technologie. Elle dit qu’aujourd’hui c’est très différent que dans le passé. Avant, il y avait des thermomètres avec du mercure dedans et maintenant c’est banni. À l’hôpital BMP, elle a travaillé dans tous les départements. Elle aimait cela parce que tout le monde s’aidait beaucoup et c’était comme une famille pour elle.

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Questions en rafale :

Son repas préféré : les crevettes Son animal préféré : le chat Son sport préféré : la marche Sa musique préférée : la musique classique Son pays de voyage préféré : Hawaï Par Alyssa, 9 ans

Saviez-vous que... Le 22 mai 1912 naissait le premier bébé à l’hôpital.

Saviez-vous que... De 1912 à 1958, l’hôpital était sous la responsabilité de la surintendante, une infirmière nommée et supervisée par le conseil des gouverneurs. Elle était responsable de l’administration de l’hôpital dans toutes ses facettes.

Saviez-vous que... En 1912, une école de formation pour les infirmières est ouverte dans le nouvel hôpital. En 1916, soixante-quinze jeunes filles font application pour être admises à cette école de formation des infirmières démontrant ainsi le grand intérêt à devenir infirmière. Cette école a fermé le 1er janvier 1932.

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Diane Daigle

Diane Daigle est infirmière de formation. Elle est ensuite devenue gestionnaire et elle a gravi les échelons. Elle est devenue la directrice générale de l’hôpital BMP. Elle a commencé à travailler à l’hôpital en 1973. Elle a travaillé dans d’autres provinces pour prendre de l’expérience, mais son cœur est toujours resté à Cowansville pour l’hôpital BMP. Elle a pris sa retraite il y a trois ans.

Au début, elle ne se voyait pas gestionnaire, mais ses collègues et ses amis lui ont dit qu’elle serait bonne. Elle a aimé ça. Elle a toujours aimé travailler et elle a toujours cru qu’elle pouvait faire une différence pour le bien des autres. Madame Daigle a vécu plusieurs moments drôles dans sa carrière. Au début de sa carrière, elle travaillait de nuit et elle a déjà fait des courses de fauteuils roulants avec ses collègues dans le corridor de l’hôpital. Elle dit qu’aujourd’hui ils ne pourraient plus faire ça, car ils sont trop occupés. Elle dit qu’elle a souvent ressenti du stress, surtout lorsqu’elle était gestionnaire. Avoir 1000 employés à gérer, ce n’est pas toujours facile. Mais avec l’expérience, elle dit qu’on apprend à vivre avec ça. Quand elle était infirmière, elle a aussi ressenti du stress, surtout lorsqu’il y avait des opérations à cœur ouvert ou lorsque des blessés arrivaient en ambulance. Finalement, elle dit que l’hôpital BMP est un excellent hôpital avec des gens engagés et de cœur qui s’occupent bien des patients.

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Questions en rafale :

Son repas préféré : la lasagne Son animal préféré : le chien (surtout les chiens-saucisses) Son sport préféré : la marche Sa musique préférée : la musique des années 70 Son pays de voyage préféré : Elle adore le Canada. Par Chloé, 10 ans

Saviez-vous que... Dans la cuisine du vieil hôpital, il n’y avait qu’un évier et un poêle à charbon pour préparer tous les repas.

Saviez-vous que... C’est en mars 1912 que l’Hôpital général du district de Bedford (nom de l’Hôpital BMP avant 1931) est prêt à accueillir ses premiers patients. Le nouvel hôpital est situé dans un bâtiment de trois étages, 30 pieds de largeur sur 60 pieds de longueur et contient 22 lits avec la possibilité d’en ajouter 10 autres si nécessaire.

Saviez-vous que... Constatant que le nouvel hôpital a besoin d’aide, douze femmes de la région fondent le 21 mars 1917, un organisme bénévole connu sous le nom des Dames auxiliaires dont la mission est d’aider au bon fonctionnement de l’hôpital.

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Docteur Jean-Charles Godreau

Monsieur Jean-Charles Godreau a été médecin pendant une quarantaine d’années à Cowansville. Il a d’abord été médecin d’urgence pendant 33 ans et s’est ensuite recyclé en médecine familiale. Il a également agi à titre de coroner et de premier répondant dans la région.

Il a débuté ses études en médecine en 1964. Au départ, il n’avait aucune idée de ce qu’il allait faire comme métier. Il devait choisir entre devenir un prêtre, un dentiste, un médecin ou un avocat. Son amour pour l’être humain et pour la biologie ont finalement guidé son choix. Ne sachant pas s’il allait être capable de faire ce métier, s’il allait avoir des bonnes notes et s’il allait perdre connaissance, monsieur Godreau explique qu’il voyait alors l’avenir avec peur. Personne de son entourage ne pratiquait ce métier. Ce qui a été le plus compliqué à ses yeux, tout au long de sa carrière de médecin, était de mémoriser tous les protocoles à suivre. Il explique également que le stress a été très présent dans son travail à l’urgence. Il se devait de toujours être prêt à agir et réagir. Il ne savait jamais quand il aurait à sauver une vie. Aujourd’hui âgé de 68 ans, docteur Godreau trouve que BMP est un bon hôpital. Il dit y être né, y avoir travaillé et qu’il y finira sûrement sa vie. Il a bien des souvenirs reliés à son travail. Il prend plaisir à nous raconter ceux-ci en utilisant, au besoin, un des multiples artéfacts de sa profession qu’il garde précieusement. Certains de ses souvenirs sont tristes, d’autres impressionnants et émouvants. Monsieur Godreau, sourire aux lèvres, raconte la fois où il a ouvert et mangé, tout au long de son quart ST-LÉON EXPRESS

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de travail, le sac de croustilles d’un patient qu’il croyait endormi. L’homme est allé le retrouver à son congé de l’hôpital en fin de journée et lui a remis le restant du sac en lui disant que, comme il en avait mangé toute la journée, il pouvait maintenant le terminer.

Questions en rafale :

Repas préféré : Il aime de tout, mais il a un faible pour le « fast food ». Il précise la pizza. Animal préféré : La carpe japonaise. Il a chez lui cinq poissons de cette espèce dans un aquarium. Sport préféré : le football Musique préférée : le « Motown » (musique des années 1965 à 1970) Pays préféré : le Canada Par Florence, 10 ans

Saviez-vous que... En 1950, l’hôpital fait une importante acquisition, une génératrice électrique. Dorénavant il n’est plus nécessaire d’utiliser des lanternes de grange lors des pannes électriques.

Saviez-vous que... Pendant le temps de Fêtes 1925, les Dames auxiliaires de l’hôpital, entassées dans un traîneau tiré par des chevaux, circulent dans les rues en chantant des chansons de Noël. Elles en retirent un joli bénéfice pour l’hôpital.

Saviez-vous que... En 1929, l’hôpital loue une partie de l’hôtel de ville de Sweetsburg, voisin de l’hôpital, pour y établir une résidence des infirmières. Jusqu’à ce moment, les infirmières logeaient en pension dans diverses familles du village.

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Nina McCutcheon

Nina McCutcheon a commencé à travailler à l’hôpital Royal Victoria de Montréal en 1975 pendant une année et ensuite, elle a commencé à travailler à l’hôpital BMP. Sa mère travaillait dans des foyers. Nina McCutcheon l’accompagnait souvent quand elle travaillait le soir et parfois pendant la nuit pour soigner les enfants. Elle a toujours su qu’elle allait être infirmière pour cette raison.

Sa première idée de carrière était d’être chanteuse, mais elle trouvait que le travail d’infirmière était mieux pour elle. Elle dit qu’être infirmière n’est pas toujours drôle, c’est souvent stressant, mais avec ses copines de travail, elle s’amuse bien. C’était stressant pour elle de travailler à l’urgence. Il y a beaucoup de patients qui arrivent et qu’il faut soigner. Dernièrement, son plus grand fils a eu un grave accident. Il s’en est bien sorti. Elle était à la salle d’urgence lorsque c’est arrivé. C’est très difficile pour une mère de voir son fils blessé. Elle ne trouve pas son travail difficile et elle a toujours aimé ce qu’elle fait. Les infirmières sont toujours en formation et elles en ont toutes un certain nombre d’heures à faire chaque année. Il y a toujours quelque chose de différent à chaque jour. C’est toujours stressant de voir des jeunes entrer dans l’hôpital, mais c’est toujours un grand plaisir de travailler à l’hôpital pour les aider. Lorsqu’elle a travaillé un an à Montréal, Nina McCutcheon a vraiment aimé ça, mais elle savait qu’elle voulait travailler à Cowansville. « La force de BMP c’est la communauté qui nous supporte. Nous sommes très chanceux comparé à d’autres centres hospitaliers. La communauté est très présente et tout le monde se connaît. »

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Questions en rafale

Repas préféré : les salades Animal préféré : le chat Sport préféré : le patin et la natation Musique préférée : rock and roll Pays de voyage préféré : le Canada Par Léanne, 9 ans.

Saviez-vous que... Le 12 mai 1989, a lieu l’inauguration de la nouvelle salle d’urgence. L’hôpital compte alors 140 lits, dont 119 pour les soins de courte durée.

Saviez-vous que... Dans le vieil hôpital, il n’y avait que trois salles de bain dans tout l’édifice, une par étage, et ces salles étaient utilisées autant par le personnel que par les patients.

Saviez-vous que... Dans les années 1940, la salle d’opération du vieil hôpital était située au troisième et dernier étage. Pour ajouter plus de clarté, un puits de lumière avait été installé au-dessus de la table d’opération.

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Docteur Gérard Huni

Gérard Huni est un médecin pour les humains et sa spécialité est l’anesthésiologie. Son métier est d’endormir les gens pour qu’ils ne soient pas conscients pendant leur opération. « Il y a beaucoup de belles choses qui peuvent se faire en anesthésie », nous dit M. Huni. Il fait ce métier depuis 2010. Cela fait donc 7 ans.

Être médecin, c’est très intéressant. Il y a beaucoup d’informations à apprendre, beaucoup d’éducation à faire. Les médecins travaillent avec des sciences intéressantes : la biologie, la génétique, la pathologie et la physiologie pour savoir comment le corps est malade et comment il fonctionne. Gérard Huni trouve cela très fascinant. Les médecins font aussi de la pharmacie, ce qui change la façon dont le corps se comporte. M. Huni dit qu’apprendre, c’est comme devenir un Pokémon plus évolué! Il y a plusieurs sortes de médecine. La médecine interne qui s’attarde au cœur, aux poumons, aux reins, etc. Il y a aussi la médecine de famille qui s’intéresse à tous les âges : de la pédiatrie à la gériatrie. Gérard Huni a choisi d’être anesthésiste parce que c’est un domaine de médecine dans lequel on peut travailler en équipe : avec le chirurgien pour les opérations et avec les infirmières au bloc opératoire. Les anesthésistes font des choses qui sont vite observables. Gérard Huni a choisi son métier au secondaire. Il avait déjà voulu devenir chanteur, mais il dit qu’il n’a pas une belle voix. Aussi, il dit qu’il est bon dans le théâtre. Il dit que dans la médecine, il y a beaucoup de moments drôles avec les employés et avec les patients. Voici une anecdote qu’il a trouvée drôle : un monsieur qu’il avait soigné lui a fabriqué une petite cabane à oiseaux. Elle était tellement petite qu’il l’a appelée cabane à moustiques. Ce patient qui aimait bricoler était vraiment content de pouvoir recommencer à construire des petites cabanes de bois. Les études pour la médecine sont très difficiles et très longues. C’est quatre ans pour être diplômé. Ensuite, ça prend ST-LÉON EXPRESS

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entre 5 et 7 ans avant d’arriver à commencer une carrière. Il y a beaucoup d’apprentissages à faire en sortant des études. Les études n’arrêtent jamais en médecine. Finalement, il trouve que l’hôpital BMP est un bijou. Il trouve que nous sommes chanceux d’avoir cet hôpital dans Brome-Missisquoi. Questions en rafale :

Repas préféré : la pizza Animal préféré : le renard Sport préféré : le soccer Musique préférée : la musique alternative Pays de voyage préféré : la France Par Léanne, 9ans et Florence, 10 ans

Saviez-vous que... Dans le vieil hôpital, il n’y avait pas de sorties d’urgence. Dans les années 1940, il fallut en inventer, en installant de longs tubes suffisamment larges pour laisser passer un matelas. À la base des tubes, il y avait un dispositif pour retenir le matelas et permettre de soulever les patients. Le personnel infirmier pratiqua plusieurs fois la descente dans ces tubes de sauvetage, mais sans matelas. Le résultat : des postérieurs endoloris.

Saviez-vous que... En 1943, il n’y a pas d’ascenseur à l’hôpital et parfois le personnel a beaucoup de difficultés à transporter les patients entre les étages. M. Carlton Mc Mahon, propriétaire d’une épicerie près de l’hôpital, vient régulièrement aider le personnel en portant dans ses bras les patients d’un étage à l’autre. Il donne souvent un coup de main lorsqu’il y a débordement causé par un manque de personnel et tout cela bénévolement.

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Docteur Robert Pincott

Monsieur Robert Pincott a été médecin de famille. Il a gradué de l’Université McGill à Montréal en 1960. Dr Pincott a choisi ce métier parce qu’il aime le contact avec les gens. Il a été exposé au métier pendant la deuxième guerre et il a pratiqué les premiers soins lors des accidents. Aussi, avant de faire les études pour la médecine, il a fait de la biologie et il trouvait cela très intéressant.

La médecine était son seul choix de métier. S’il n’avait pas été accepté en médecine à l’université, il n’avait aucune idée de ce qu’il allait faire d’autre. Il y a beaucoup de moments drôles. Il a suivi plusieurs patientes pendant leur grossesse. Un jour, une dame est venue et son ventre étant extrêmement large, il a décidé de faire des radiographies. L’un des techniciens de la radiologie a appelé pour lui demander de venir. Quand il a regardé les images du ventre de cette dame, il y avait trois têtes ce qui veut dire qu’elle avait des triplés. Il était excité autant que la maman. Quand il est retourné à la maison et a raconté l’anecdote à sa femme. Elle a dit : « On annule les vacances! » parce que c’était prévu au même moment que l’accouchement. C’était la première fois que ça arrivait à BMP. Il était en amour avec la médecine et il adorait le stress de la médecine. Il n’a jamais pensé à changer de carrière. Il a pris sa retraite il y a 20 ans et il rêve encore qu’il fait de la médecine. Il fait encore des accouchements pendant ses rêves. Il y a plusieurs sujets en étude de la médecine et ce qu’il trouvait difficile c’était de trouver des pathologies, des maladies au microscope. Il avait des problèmes avec cette pratique. Il y avait aussi les études qui ne sont pas tellement intéressantes comme la santé publique, les égouts et les puits. Pas tellement intéressantes mais essentielles et nécessaires. ST-LÉON EXPRESS

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Il est arrivé encore étudiant en 1959, il a passé l’été à BMP. Et il a été tellement intéressé qu’il est revenu deux ans plus tard en 1961 pour débuter sa pratique de la médecine. Naturellement, il y avait des fois des petits problèmes, mais il y avait toujours de bons services. Il est content parce que BMP a été nommé en premier dans tout le Canada : « hôpital ami des bébés ». Il a été nommé ainsi à cause du nombre d’accouchements, de l’allaitement qui est encouragé, de l’entrainement des infirmières, du support aux médecins, etc. Il a plusieurs repas préférés. Il aime bien manger. Il aime le steak, le poisson et la pizza. Le chien est son animal favori. Sa famille avait un golden retriever. En 84 ans de vie, il n’y a que huit ans sans chien. Son sport préféré est le hockey. Il arbitre encore une fois par semaine. Il a arrêté de jouer à 80 ans. La musique classique est sa préférée. Il a visité beaucoup de pays en Europe et en Asie, mais le pays qu’il a préféré visiter est le Canada. Par Maélie, 8 ans

Saviez-vous que... Dans les années 1940, ce sont les infirmières qui alimentaient la grande fournaise à charbon de bois pour chauffer la bâtisse. L’hiver, l’eau était souvent gelée et les infirmières devaient dégeler les tuyaux avant de pouvoir faire chauffer l’eau afin de donner les bains aux patients.

Saviez-vous que... C’est en 1946 que le conseil des gouverneurs amorce le projet de construire un nouvel hôpital. Les comités de finance et de construction ont immédiatement été mis sur pied pour permettre d’amasser les fonds nécessaires. Ce n’est qu’en 1953 que l’entreprise Désourdy Construction Limitée obtient le contrat de construction du nouvel hôpital de 68 lits. L’inauguration officielle a lieu le 21 août 1954, en présence du premier ministre du Québec, Maurice Duplessis et plus de 2 000 personnes.

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Monsieur René St-Denis

Monsieur St-Denis est bénévole depuis plus de 11 ans pour l’hôpital BMP. Avant, il était président de la popote roulante de Cowansville. Un jour, le docteur Pincott lui a proposé de faire du bénévolat pour l’hôpital BMP. M. St-Denis a accepté, car quand il a eu besoin de soins à l’hôpital pour lui dans le passé, il a reçu de bons services et c’est sa façon à lui de redonner.

Avant sa retraite, il travaillait comme ambulancier et son épouse était infirmière. Selon M. St-Denis, les bénévoles sont une ressource très importante pour l’hôpital. Le personnel est très occupé et les bénévoles aident les employés à mieux aider les malades. Selon lui, tout le monde peut faire du bénévolat, mais l’important c’est d’aimer cela et de sentir qu’on est à la bonne place. Il dit qu’à la retraite les gens ont plus de temps pour aider les autres. Pour faire du bénévolat, il n’a pas eu besoin de formation, mais certains bénévoles oui. Tout dépend de leur implication. Son opinion de l’hôpital BMP est très positive. Il trouve que c’est un endroit très humain. Il dit que c’est un peu comme une grande famille et qu’on a de bons services. C’est un endroit où plusieurs gens se connaissent et ce n’est surtout pas un mur de brique, c’est un endroit humain. Il n’avait pas d’anecdote à me raconter, mais il dit qu’il y a parfois des moments drôles quand les gens lui parlent. M. St-Denis est souvent à l’entrée de l’hôpital et il rencontre beaucoup de personnes. Il m’a dit ne pas ressentir de stress lorsqu’il fait du bénévolat et il pense qu’il ne serait pas à la bonne place si c’était le cas. Il n’est pas dans les soins immédiats. Il est plutôt là pour guider les gens et il ne doit pas les stresser.

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Questions en rafale :

Repas préféré : Le souper car c’est le temps pour discuter de la journée. Son animal préféré : les chiens Son sport préféré : la marche et le vélo Sa musique préférée : Toutes les sortes si le son n’enterre pas la voix. Son pays de voyage préféré : le Canada (particulièrement le Québec) Par Mya, 9 ans

Saviez-vous que... En 2007, un don de 1 million $ est remis par la Fondation de la famille Zeller pour l’Hôpital BMP, don le plus important de l’histoire de l’hôpital.

Saviez-vous que... En 1949, trente et une personne travaillent à l’hôpital : 12 infirmières autorisées, neuf infirmières non diplômées et aides-infirmières, neuf personnes à la cuisine, buanderie et à l’entretien et un commis de bureau. Il y a 32 lits, soit 28 pour les adultes et quatre pour les enfants, tandis que la pouponnière peut accueillir 20 bébés.

Saviez-vous que... Le 23 août 1960, l’Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins, troisième plus grand hôpital non confessionnel de la province en dehors de Montréal, reçoit son accréditation complète du Conseil canadien d’accréditation des hôpitaux. C’est une marque de prestige lorsque l’on considère qu’en 1960 seulement 40 % des hôpitaux du Canada sont accrédités.

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Mme Lola Landes

Lola Landes est la directrice générale de la fondation de l’hôpital BMP. Elle a commencé ce travail en 2015, c’était son deuxième métier. Elle a choisi cet emploi car pour elle, c’est important d’aider l’hôpital à bien grandir. Elle aime solliciter les gens afin de répondre à des besoins.

Ce travail n’était pas son premier choix de carrière. Elle a aussi travaillé dans une entreprise familiale. Aussi, elle aurait aimé devenir psychologue pour aider les enfants. Dans son bureau, les gens ne bougeaient pas beaucoup. Ils ont donc installé un système de son pour mettre de la musique. Une fois par jour, ils font jouer de la musique drôle : ils dansent et ils rient. Son métier est assez stressant parce que c’est très demandant. Elle travaille environ 70 heures par semaine. La fondation BMP a été créée en 1993. En tout, il y a quatre personnes qui travaillent pour la fondation BMP : la directrice générale, l’adjointe à l’administration, la personne qui s’occupe des événements et une autre qui s’occupe des communications. Il y a une dame qui est là depuis 20 ans. Elle a maintenant 80 ans et elle va à la fondation BMP deux fois par semaine bénévolement. Elle fait des reçus pour les gens qui font des dons. Le défi de la fondation BMP est de sensibiliser la population à aider l’hôpital pour amasser de l’argent pour acheter de l’équipement spécialisé. Depuis sa création, la fondation a amassé 27 millions de dollars. En plus d’acheter de l’équipement pour soigner les malades, la fondation travaille fort pour rendre l’hôpital plus joli. Avant, la cafétéria de l’hôpital n’était pas très belle. Mme Landes a donc demandé à des enfants de plusieurs écoles de faire des dessins sur des toiles et elle les a accrochées au mur en plus de repeindre les murs. Maintenant, la cafétéria est plus colorée et c’est joyeux.

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Madame Landes m’a dit qu’un jour, il y a des gens qui voulaient fermer l’hôpital. Les gens ont donc formé une grande chaîne humaine autour de celui-ci pour le sauver. Madame Landes aime beaucoup l’hôpital de Cowansville. L’hôpital a été créé par des francophones et des anglophones et elle trouve que c’est un milieu très humain. Questions en rafale :

Repas préféré : tout ce qui est asiatique Animal préféré : les chats Sports préférés : la marche, la natation et le golf Musique préférée : tout sauf le techno Pays de voyage préféré : l’Allemagne Par Rosanne, 10 ans

Saviez-vous que... En septembre 1957, en raison d’une épidémie de grippe, l’agent de santé publique du district recommande la fermeture de l’hôpital aux visiteurs pendant deux semaines.

Saviez-vous que... En 1972, au sous-sol de l’hôpital, le service alimentaire prépare plus de 500 repas en journée normale et chaque repas est planifié par une diététiste. Le coût par repas est de 1,64 $ par jour.

Saviez-vous que... Le 1er avril 1991, l’Hôpital BMP devient le premier établissement « sans fumée » dans la région et un des premiers au Québec. Même s’il n’est plus possible de fumer sur les étages, les fumeurs peuvent le faire à la cafétéria de l’hôpital. Toutefois, à compter du 1er avril 1996, l’interdiction comprend aussi la cafétéria.

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Marie Lemée

Marie Lemée est infirmière et conseillère en soins infirmiers. Elle a commencé ce métier en 2005. Elle a choisi ce travail parce que sa mère était infirmière et elle allait souvent à l’hôpital. Elle était curieuse et aimait aider les gens. Plus jeune, sa mère lui a dit de ne pas faire ce métier parce que c’était trop difficile, mais elle ne l’a pas écoutée et elle est devenue infirmière. Ce métier était sa première idée de carrière.

Les études pour devenir infirmière étaient difficiles parce qu’il y avait beaucoup de notions à apprendre et elle n’avait que trois ans pour tout mémoriser. Une technique au cégep dure trois ans. Marie Lemée aime beaucoup l’hôpital BMP. Elle a déjà travaillé à Granby et à Montréal, mais elle est revenue à Cowansville parce qu’elle adore cela. Cette jeune infirmière a vécu plusieurs moments drôles. Voici une anecdote : lors d’une formation, les infirmières voulaient trouver une façon pratique pour enseigner et elles ont pris un mannequin. Elles l’ont ensuite rangé dans le soussol et les concierges qui l’ont trouvé ont crié quand ils l’ont vu parce qu’ils pensaient que c’était une vraie personne. Dans son travail, Mme Lemée ressent parfois du stress parce qu’elle a la vie des patients entre ses mains et il ne faut pas faire d’erreurs. Finalement, elle adore son travail.

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Questions en rafale :

Son repas préféré : le spaghetti Son animal préféré : la baleine Son sport préféré : le volleyball Sa musique préférée : le rock Son pays de voyage préféré : l’Italie Par Stella, 10 ans

Saviez-vous que... En 1975, pour la première fois, il y a maintenant un médecin de garde à l’urgence, 24 heures sur 24.

Saviez-vous que... En 1999, l’Hôpital BMP devient le premier hôpital canadien accrédité pour le programme « Hôpital Ami des bébés ».

Saviez-vous que... Durant la célèbre tempête de verglas au début de janvier 1998, l’hôpital doit faire face à deux interruptions de courant d’une durée moyenne de 12 heures. Des génératrices prennent aussitôt la relève et permet à l’hôpital de continuer à offrir ses services.

Saviez-vous que... En 1999, l’hôpital est menacé de perdre son centre de traumatologie. Le 12 mai, plus de 2 500 personnes encerclent l’hôpital pour manifester leur désaccord.

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Docteur Étienne Leclerc

M. Leclerc est chirurgien orthopédique à l’hôpital BMP depuis 2012. Ça fait donc cinq ans qu’il travaille là. Chirurgien orthopédique consiste à faire des chirurgies musculo-squelettiques. M. Leclerc répare donc les os, les muscles, les tendons et les articulations. Si tu te casses quelque chose, il va pouvoir te réparer avec une plaque et des vis. C’est lui qui fait ça. Par exemple, si ta grand-mère a un genou trop usé, il va le remplacer par un autre.

M. Leclerc a choisi la médecine, car il aimait aider les gens pour leur donner une meilleure qualité de vie. Il aime aussi le côté scientifique. Ce n’était pas sa première idée de carrière, il était bon en maths et il voulait se lancer dans un travail relié à cette matière. C’est pour le côté humain (travailler avec des gens) qu’il a choisi cette profession. Il m’a raconté une anecdote à la fois comique et triste. Il a opéré un homme qui avait déneigé son toit de maison. Pour être plus stable sur son toit, cet homme avait attaché à sa taille une corde reliée à sa voiture. Il ne l’avait pas dit à sa femme et elle est partie avec l’auto pour aller faire des courses. Vous imaginez la suite! Heureusement, l’homme n’a pas eu de blessures graves. M. Leclerc dit souvent ressentir du stress dans son métier, car il voit souvent de grosses blessures et il ne peut pas toujours tout réparer. Il a trouvé les études en médecine pas trop difficiles, mais ce qu’il trouve le plus dur, c’est l’horaire. Il doit travailler de longues heures et faire des gardes en dehors des heures de travail. Finalement, M. Leclerc est très fier de l’hôpital BMP. Les patients ne sont pas traités comme des numéros, mais comme des humains.

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Questions en rafale:

Repas préféré : le pâté à la viande de sa maman. Animal préféré : son chien Sport préféré : le hockey Musique préférée : rock Pays de voyage préféré : le Népal Par Victoria, 9 ans

Saviez-vous que... En 1980, l’hôpital fait l’acquisition d’un premier ordinateur central utilisé pour traiter les données administratives.

Saviez-vous que... Ce n’est pas d’hier que BMP s’intéresse à l’obstétrique. En juillet 1939, l’Hôpital BMP est l’un des premiers hôpitaux de la province à offrir un « spécial maternité », soit un forfait tout compris de 35 $ (incluant un séjour de 10 jours à l’hôpital), afin d’encourager les femmes enceintes à choisir l’hôpital pour donner naissance.W

Saviez-vous que... En l’an 2000, l’hôpital avec ses 470 employés et une équipe médicale de 87 médecins dessert une population régionale de 58 000 personnes.

Saviez-vous que... En 2001, une dizaine de femmes Auxiliaires bénévoles de l’hôpital tricotent depuis déjà plusieurs années, des milliers de toutous, poupées et animaux de toutes les couleurs. Ces toutous sont offerts à tous les enfants qui arrivent à l’urgence.

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Stéphanie Davenport

Stéphanie Davenport est technologue en imagerie médicale. Cela veut dire qu’elle prend des photos du corps humain comme des radiographies, des échographies et des « scans ». Elle fait ce métier depuis 2003, cela fait donc 13 ans.

Au début de sa carrière, elle savait qu’elle voulait travailler pour la santé. Stéphanie était fascinée par le corps humain. Au fil du temps, elle a commencé son cours en soins de la santé et elle a bifurqué vers l’imagerie médicale, car c’est ce côté-là qui la fascinait le plus. Ce métier était sa première idée. À l’hôpital BMP, Stéphanie Davenport a vécu beaucoup de moments drôles. Par exemple, elle a déjà eu un vieil homme comme patient qui était sourd. Il ne comprenait pas ce qu’elle lui disait et à chaque fois qu’elle parlait, il mettait son doigt partout comme dans ses oreilles et dans son nez. Elle va toujours s’en rappeler. Stéphanie a souvent ressenti du stress, surtout lorsque les gens arrivent en ambulance, car il faut être rapide. Elle a trouvé difficile de faire le lien entre l’étude et la pratique. Finalement, elle aime beaucoup l’hôpital BMP. Elle trouve que c’est comme une petite famille. Questions en rafale :

Son repas préféré : les vols au vent Son animal préféré : les chats Son sport préféré : l’escalade Sa musique préférée : Elle aime toutes les sortes de musique. Son pays de voyage préféré : la Thaïlande Par Éléonore, 9 ans

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Docteur Isabelle Jolin Elle est une omnipraticienne, c’est-à-dire un médecin de famille. De 1999 à 2016, elle a travaillé à l’hôpital pour les accouchements.

Elle travaille encore à la clinique et au CLSC. Elle a choisi ce métier, car elle aimait le domaine de la santé et voulait aider les gens. Être médecin était sa première idée depuis le primaire. Elle a eu un moment très drôle : elle s’est endormie au téléphone en parlant avec une infirmière. La plupart du temps, elle était stressée lorsqu’elle faisait des accouchements. Elle a trouvé que le travail de nuit et les longues heures de travail étaient plus compliqués que les autres choses. Elle trouve que l’hôpital BMP est avant-gardiste, dynamique et soucieux du bien-être des patients. Elle est très heureuse d’avoir travaillé à BMP. Questions en rafale

Repas préféré : fondue au fromage Animal préféré : chat Sport préféré : volleyball Musique préférée : Angus and Julia Stone Pays de voyage préféré : Portugal Par Justin, 9 ans

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Saviez-vous que... Dans le vieil hôpital, il y avait beaucoup de souris. Heureusement, dans les années 1940, il y avait Mickey, un merveilleux chat qui s’occupait de les attraper.

Saviez-vous que... En 1918 une longue épidémie d’influenza frappa la région. L’hôpital était débordé et le personnel surmené. Presque tous les malades devaient être soignés à la maison. Les Dames auxiliaires ont alors offert leurs services comme bénévoles et elles visitaient les malades à domicile. L’apport des Dames auxiliaires a aidé grandement à diminuer la sévérité de l’épidémie dans la région.

Saviez-vous que... Pendant des années, les Dames auxiliaires vont organiser des balades en traîneau, des parties de cartes, des danses et des concerts. Elles feront aussi du porte-à-porte pour recueillir des dons en argent et des denrées telles que des légumes, des fruits et des conserves. Elles utiliseront aussi les plumes des vieux matelas pour faire des oreillers.

Saviez-vous que... En 1930, pour trouver la candidate idéale au poste de surintendante, on publie dans le Canadian Hospital de Toronto l’avis suivant : Poste disponible de surintendante des infirmières pour un hôpital de 20 lits. Le salaire au début est 100 $ par mois et la pension. Un atout, être opératrice de rayons X.

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Journal des élèves de la classe d’Étienne Juin 2017

300 copies imprimées à la CSVDC Les copies ont été payées par la Société d’histoire de Cowansville. Les membres du comité du Petit Musée BMP Heritage sont: Diane Daigle, Heather Darch, Josée Darche, Louise Hall, Barbara Jack, Michel Lafrance, Dr Robert Pincott, Michel Racicot, Marjolaine Raymond Infographie :Marie-Noël Dumont dumontdesigngraphique.com ST-LÉON EXPRESS

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Construction du nouvel hĂ´pital en 1953.


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