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Livret pédagogique - exposition "Encre" au 3993

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LIVRET PEDAGOGIQUE


Du 09 octobre 2015 au 25 octobre 2015 Exposition collective de l’Atelier aux Lilas


« ENCRE » L’Atelier aux Lilas pour la typographie et l’estampe a le plaisir de vous présenter une exposition d’estampes et de livres réalisés par ses artistes. Plus de 50 membres de l’atelier participent à cet événement. Ils démontrent au travers de plus de 200 œuvres un large éventail de techniques d’impression, allant de la taille-douce ou la taille d’épargne à la sérigraphie et au monotype. L’exposition témoigne de l’approche diversifiée et des techniques innovatrices que les membres de l’Atelier aux Lilas apportent à la pratique des arts imprimés dans l’est parisien (et dans le monde !). Les thèmes abordés sont très divers : le rapport de l’homme à l’environnement, l’indignation politique, le monde de l’enfance, les rêves, l’homme et l’animal, l’objet trouvé, ainsi que les thèmes incontournables : le portrait, le paysage, l’amour, et la mort. Ces artistes encreurs ont la volonté de donner à voir l’ampleur de leur terrain d’investigation. Leurs œuvres prennent la forme d’estampes en série ou individuelles, parfois de grandes images imprimées, de livres d’artistes ainsi que d’installations mêlant techniques et matériaux. Les estampes présentées sont souvent le fruit de collaborations à l’atelier et au-delà. L’univers de l’impression dans cette exposition est donc multiple et pluriel à plus d’un titre. Deux lieux artistiques Fondé en 2006, l’Atelier aux Lilas pour la Typographie et l’Estampe est une association d’artistes dédiée à la création, à la recherche, à la production et à la diffusion en art imprimé. L’atelier est autogéré par ses membres qui sont tous des artistes travaillant dans le domaine de l’estampe. Les artistes y pratiquent la gravure en taille-douce, la linogravure, la gravure sur bois, le monotype, la sérigraphie, la typographie, la reliure et la photographie argentique. Le 39/93, nouvel espace culturel situé à Romainville, regroupe une douzaine d’ateliers dans une ancienne usine. Ce lieu inédit est investi par des artistes qui le transforment, lui redonnent vie, le rénovent, le façonnent, y travaillent et l’animent en organisant dans un espace généreux de nombreuses manifestations pour aller à la rencontre du public, et pour contribuer à enrichir la vie culturelle de l’Est parisien.


Ayda-Su NUROGLU Jungle Remix N°1 (issue de la série qui sera exposée au 3993) 50x65 cm Technique : Sérigraphie* sur feuille de couleur gris clair


Ayda-Su Nuroglu s’est inspiré d’un bestiaire (1) indien et de miniatures persanes (2) pour réaliser cette image. Elle évoque la nature et ses esprits, ses créatures imaginaire, ses mythes (3) et son étrangeté. La superposition des images crée un effet de transparence. La forêt et les animaux se mélangent. La technique utilisée par l’artiste, la sérigraphie, permet d’imprimer par couche superposées, l’ image du décor, les végétaux, en bleu, puis par dessus, les animaux en noir. - A quels animaux te font penser les créatures représentées ? - Connais-tu des légendes et des mythes ? Des animaux imaginaires ou chimères qui font partis des contes, des histoires ?

LA SÉRIGRAPHIE : La sérigraphie est une technique d’imprimerie très ancienne dérivée du pochoir. L’écran de sérigraphie à plat fait office de « pochoir » entre l’encre et le support à imprimer.

- Quel procédé utilise l’artiste pour accentuer l’étrangeté ? - Les deux grandes bêtes ont dans leurs ventres, d’autres animaux... Que peut-on imaginer alors ?

Mohammad Siyah Qalem: La Danse du démon, xve siècle, Istanbul

1-Un bestiaire désigne d’abord un manuscrit du Moyen Âge regroupant des fables et des moralités sur les «bêtes », animaux réels ou imaginaires. Par extension, on appelle bestiaire une œuvre consacrée aux bêtes. 2-Miniature persane : ce sont des petites images qui illustraient un texte littéraire, le rendant plus agréable et facile à comprendre. Les textes étaient liés à la mythologie et à la poésie. Les artistes de miniatures utilisent des petits pinceaux très fins pour réaliser leurs images. 3-Un mythe : Le mot « mythe » est d’origine grecque, il signifie « récit ». Il met en scène des personnages imaginaires, merveilleux (dieux, demi-dieux, héros, éléments naturels).


Carlos Lopez / Juan de nubes Gardiens des cimes, ou le martyr (1) de saint Sébastien - détail Paris, 2013 100x340 cm Technique : Fusain* sur papier

Dans cette série des grands dessins Juan de Nubes présente du papier hachuré de traits de fusain, entrelacés, où l’œil circule et reconnaît le sujet représenté. Dans l’exposition, il nous présente son travail de gravure, en le faisant dialoguer avec ses grands dessins.

*Le fusain est une branche de saule ou de fusain d’Europe (fusago) carbonisée. c’est un petit bâton de charbon utilisé pour dessiner. Le fusain peut être plus ou moins tendre. Comme pour le crayon, plus il sera sec et moins il marquera le support, et à l’opposé, plus il sera tendre, plus il le noircira.


Ici, l’artiste représente une végétation sèche et foisonnante... des branches de différentes tailles qui s’entremêlent. - A quoi ces branches te font-elles penser ? Est-ce que cette forêt est facile d’accès ? - Observe bien comment l’artiste fait ressortir des zones d’ombres et de lumières...grâce à des zones vides et des zones pleines. - A quels contes ou histoire peux-tu associer cet univers un peu terrifiant? L’artiste a donné comme titre «Gardien des cimes, ou le martyr» à son oeuvre. La cime est le point le plus le haut des montagnes ou d’un arbre ... - Que signifie pour toi l’expression «Gardien des cimes» ? - Connais-tu des animaux qui vivent sur les cimes ?

Corbeaux, Pierre Khazarian

Le château sous les ronces, gravure de G.ustave Doré pour texte de Charles Perrault, 1897 1-Un martyr est une personne qui souffre pour sa foi religieuse, ou pour une cause à laquelle elle se sacrifie.


Tu peux inventer un animal imaginaire, et son environnement et le dessiner sur cette page :


Regarde bien partout dans l’exposition si tu trouves d’autres animaux ou d’autres végétaux ... et ce qu’ils symbolisent. et retrouve les oeuvres reproduites dans ce ivret.


Gerard Bastien, linogravure, 2015

Esther Megard Maxime, 20x17 cm Plaque de linogravure pour la série «COQP»


La première image est une linogravure, une illustration pour un livre intitulé «Metaphora» . La deuxième est une photographie de la plaque qui a servi à imprimer une linogravure pour une série intitulé «COQP». Les visuels sont réalisés d’après un questionnaire sur les activités professionnelles de personnes rencontrées par l’artiste. - Quels objets reconnais-tu sur la première image? Ce sont des symboles. En relisant le titre, essaye de trouver pourquoi l’artiste a choisi ces objets ... - Puis sur la deuxième reconnais-tu le bâtiment qui est représenté ? - Peux-tu deviner le métier que le personnage exerce?

La linogravure est un type de gravure en taille d’épargne, technique consistant à enlever les blancs de l’image finale. L’encre se pose sur les parties non retirées donc en relief, et le papier pressé sur la plaque garde l’empreinte de l’encre.

Rouleau à encre

Différentes têtes de gouge pour linogravure, l’outil du linograveur.

Tu as peut-être déjà vu ou même fait de la gravure avec des techniques qui ressemblent à la linogravure dans le principe. Par exemple les tampons encreurs fonctionnent de la même façon. Avec une pomme de terre ou d’autres fruits ou légumes, (carotte, chou fleur, pomme,…) on peut fabriquer un tampon ! Cela permet de reproduire la même image une multitude de fois. Patatogravure


Yvonne Orsini, Koï (Carpe en japonais) Linogravure en couleur 2 plaques 41x30cm superposées Impression sur papier blanc 250gr Année d’impression : 2015


L’artiste qui a réalisé cette oeuvre nous explique : « Au Japon, tous les ans au début mai, une fête des enfants est organisée et chaque famille accroche devant sa maison des manchons d’air représentant des poissons Koï. Pour moi, c’est la rencontre des deux éléments l’Eau et l’Air.» Cette oeuvre est réalisée avec deux plaques différentes. Cette technique permet de superposer les couleurs, et d’obtenir des effets de transparence. - Arrives-tu à distinguer les carpes sur l’oeuvre ? - Combien en trouves-tu ?

* «Kodomo no hi ou la fête des enfants Cette fête célèbre les enfants, et plus particulièrement les garçons, dans tout le Japon et est entourée de nombreux rites et symboles. Cette fête d’origine chinoise fut introduite à la Cour impériale pendant l’époque de Nara (710-794) en même temps que les autres sekku (= festival de saison) et marque le début de l’été. Ce jour-là, à la Cour comme dans le peuple, on se livrait à des jeux à caractère héroïque comme tirer à l’arc ou faire des courses de chevaux. Il y avait également de nombreux rites purificatoires autour des iris ; il fallait notamment accrocher des feuilles d’iris aux avant-toits des maisons. Cette fête est également liée à la carpe koï. Ce poisson, qui a pour particularité de remonter à contre-courant rivières et cascades, est le symbole de l’énergie, de la force, de la persévérance et de la capacité à surmonter tous les obstacles. Ainsi, aujourd’hui au Japon, des bannières en tissus peints de couleurs vives en forme de carpe décorent les toits et les terrasses des maisons où habitent des garçons, ou sont disposées sur de grandes perches de bambou le long des fleuves. La première, noire, représente le père, la seconde, rouge, représente la mère, puis il y a une carpe pour chaque enfant de la famille.»


Kristin Meller “Le poids de l’Occident” 107 x 76 cm Eau forte et taille directe sur zinc avec rehauts à la gouache


Cette image décrit une situation qui se déroule au Brésil. On annonce à un chef indien que l’on va inonder son village pour construire un barrage (1). - Qui sont les personnages représentés à ton avis ? Observe bien leurs positions... et essaye de décrire leurs émotions, ou d’imaginer un court dialogue entre les deux personnages qui sont au devant de la scène. _ _ Au bord du fleuve Xingu, au Brésil, le gouvernement construit l’un des plus grands barrages hydroélectriques* du monde. Mais de nombreuses personnes s’y opposent, car ce barrage met en danger les communautés indiennes qui habitent dans la région, ainsi que les animaux et les plantes de la forêt. (pour en savoir plus : http://issuu.com/amisdelaterre/docs/)plaquettebarrages/1?e=0 « A qui profite vraiment les grands barrages ?»

Le feuve Xingu

Carte du Brésil

La technique employée par l’artiste est la gravure sur zinc. L’artiste taille son image sur une plaque de zinc. Puis elle a «rehaussé» l’image par des touches de couleur à la gouache. Un barrage dans la forêt amazonienne 1- Un barrage hydroélectrique : Un barrage est onstruit en travers d’un cours d’eau et destiné à réguler le débit du cours pour différents usages. L’énergie hydroélectrique utilise l’énergie hydraulique pour produire de l’électricité. Celle-ci convertit en électricité l’énergie mécanique de l’eau en mouvement (chute d’eau, cours d’eau, courant, etc.).

- Ques objets l’artiste a-t-elle mis en couleurs ? - A ton avis pourquoi les a-t-elle choisis, et qu’est-ce que cela peut provoquer chez le spectateur ?


Raul Velasco La Commune de Paris 56 x 80 cm Eau forte et taille directe sur zinc

L’eau-forte est un procédé de gravure en tailledouce sur une plaque métallique à l’aide d’un mordant1 chimique (un acide). À l’origine, l’eau-forte était le nom donné à l’acide nitrique. Aujourd’hui, l’acide nitrique est remplacé par des mordants moins toxiques. L’eau-forte est un procédé de taille indirecte (par morsure du métal par un acide), par opposition la taille directe (à l’aide d’outils tels burin ou pointe sèche).


Dans cette image on voit une des dernières barricades(*) de la Commune de Paris et une scène de vie aujourd’hui. (*Angle du boulevard de Belleville et de la rue de Ménilmontant) Regarde bien l’image et essaye de définir «une barricade».

_______________________________________________ La Commune de Paris est une période de révolte à Paris qui dura un peu plus de deux mois, du 18 mars 1871 à la « Semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871. Cette insurrection contre le Gouvernement, issu de l’Assemblée nationale qui venait d’être élue au suffrage universel, ébaucha pour la ville, une organisation proche de l’autogestion. Elle est pour partie une réaction à la défaite française de la guerre franco-prussienne de 1870 et à la capitulation de Paris. Histoire et événements : 18 mars 1871 Soulèvement 26 mars 1871 Élections des membres du Conseil de la Commune 1er mai 1871 La Commission exécutive est remplacée par le Comité de Salut public 21-28 mai 1871 Semaine sanglante Les canons de la commue

L’artiste a mis en parrallèle différentes époques. - Comment l’artiste représente-t-il deux scènes qui ne se passent pas en même temps dans une même image? - Que font les différents personnages ? - Que signifient les mots à droite de l’image ? - Arrives-tu à lire les panneaux sur les murs dans la scène du fond? - Penses-tu que ces textes peuvent être mis «en opposition», et pourquoi ?


Artistes présentés Ayda Nuroglu, Boris France, Caroline Sebilleau, Catherine Volk, Cécile Combaz, Céline Picard, Christine Madrelle, Chrystel Savornin, Constance des Mazery, Dale Joseph Rowe, Dana Radulescu, Emmanuelle Abernot, Eric Collette, Esther Megard, Fabienne Schouler, Florence Bonhivers, Gaëlle Ben el Hocine, Gérard Bastien, Jean-Marie Cottin, Jean-Marie Marandin, Jean-Pierre Rengeval, Jonas Fadrique, Juan de Nubes, Karin Crona, Kristin Meller, Laura Loriers, Laurence Geoffroy, Laurent Ameline, Laurent Dujat, Léo Coquet, Luca Villani, Marie-Liesse Sztuka, Miguel Aldana, Mireille Baltar, Mireille Saltron, Pauline Lorenceau, Philippe Bucamp, Pierre Khazarian, Rachel Aleksander, Raúl Velasco, Raúl Villullas, Rose Lecat, Sigolène de Chassy, Sylvain Salomovitz, Sylvie Heslot, Thomas Lable, Vania Nicolcic, Véronique Desmasures, Véronique Murail, Véronique Perez, Yamina Abdel Badie, Yvonne Orsini Artistes de l’atelier Spike Print Studio de Bristol (GB) Martine Baldwin, Dean Byass, Caroline Case, Elaine Cooper, Francisco Garnica, Liz Bird, Chitra Merchant, Jess Townsend, Gaël Mason, Ros Ford, Martin Grimmer.

maquette et mise en page livret : Esther Megard


ÉVÉNEMENTS : vendredi 9 : Le soir du vernissage ouverture de la tombola d’Encre (tirage le dimanche 25) samedi 10 à 17h : Tirage démo des Dominotiers , Gaëlle Ben el Hocine, Constance des Mazery et Laura Loriers. dimanche 11 à 17h : Projection vidéo:» L’atelier des Lilas en mouvement». mercredi 14 de 16h à 18h : Atelier de gravure sur polystyrène, adultes et enfants à partir de 6 ans, par Dana Radulescu samedi 17 à 16h : Tirage démo des Dominotiers, GaëlleBen el Hocine, Constance des Mazery et Laura Loriers samedi 17 à 18h : Conte poétique pour adultes «Dialogue avec mon ombre», par Karine Leroy (durée 20 mn) à 19h : Concert «Chansons Françaises», groupe « Vois ci voix la », guitare acoustique. dimanche 18 à 15h : Tirage de grandes gravures au baren avec Laurence Geoffroy et Raul Villulas à 18h : Conte poétique pour adultes «Dialogue avec mon ombre», par Karine Leroy (durée 20 mn) samedi 24 à 15h : Poésie Delphine Backer. à 16h30 : Tirage démo des Dominotiers , Gaëlle Ben el Hocine, Constance des Mazery et Laura Loriers. dimanche 25 à 18h : Finissage et tirage au sort de la tombola.


CONTACTS 01 43 63 52 95 atelierauxlilas93@gmail.com www.atelierauxlilas.com https://www.facebook.com/atelierauxlilas

HORAIRES & ACCÈS 39/93 – 39, rue Carnot 93230 Romainville Du mercredi au samedi, de 15h à 18h et le dimanche de 11h à 20h Accès rapide depuis le terminus Mairie des Lilas (ligne 11) : > En bus : prendre le bus N° 105 (environ 5 min), descendre Place Carnot, puis 1 minute à pied > En voiture : traverser Les Lilas par la rue de Paris et garez-vous près de la Mairie > À pied : depuis la Mairie des Lilas (environ 20 minutes) en passant par le boulevard de la Liberté

Rentrer à pied depuis le 39/93 jusqu’à la Mairie des Lilas, même tard le soir, est une promenade tranquille, n’ayez aucune crainte ! Cependant, prévoyez un parapluie s’il pleut.


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Livret pédagogique - exposition "Encre" au 3993 by Esther Megard - Issuu