À Genève, le plus grand centre de chirurgie ambulatoire de Suisse
Bâtiments ruraux, un patrimoine en évolution
Fenêtres et baies vitrées XXL
Un nouvel objet architectural pour Le Rosey
Extension ambitieuse pour le Triangle de Messidor
l’expert suisse de la salle de bain
à la japonaise
L’élégance anglaise
L’hygiène
Meubles salle de bain Swiss Made
En Suisse romande, le marché de la construction reste vigoureux, porté par la forte demande résidentielle, les projets publics ambitieux et l’énorme chantier de la rénovation énergétique. À la clé, un paysage urbain en pleine mutation et une croissance soutenue.
Dans cet environnement très dynamique, il y a deux thèmes qui dominent. La pénurie de logements d’abord, l’une des plus graves depuis 2014, avec un taux de vacance critique, environ 0,34 % à Genève, et moins de 1 % dans certains cantons. La transition énergétique ensuite, sujet important certes, mais qui est devenu celui de la transition photovoltaïque, avec un modèle économique qui ne cesse de fluctuer. En effet, la rentabilisation des installations devait passer par la revente sur le réseau public avant de miser tout sur l’autoconsommation en ayant avant prôné le partage en communauté.
Entre-temps, une étude de MoneyPark et Demografik attire notre attention sur un possible retournement assez important du marché de la construction suisse. Malgré la croissance démographique globale, certains cantons pourraient voir leur population diminuer durablement, sous l’effet du vieillissement et de la baisse des naissances. Les experts soulignent que ce changement démographique pourrait peser sur la valeur des biens immobiliers, en particulier dans dix « cantons perdants ». À l’inverse, onze cantons, dont Zurich, Vaud et Genève, bénéficieront de la majorité de la croissance démographique et devraient continuer à enregistrer une forte demande de logements. Cette disparité risque fort bien d’amplifier certaines dynamiques, notamment sur l’arc lémanique comme la crise du logement ou une pression encore plus forte sur les infrastructures et le paysage. Mais un territoire n’est-il pas un organisme vivant comme un autre ?
10
82 À Éclépens, la halle QoQa
92 Les premiers bâtiments du Quai Vernets finalisés
Les news de l’architecture et de la construction
INTERVIEW
18 Suppression de l’impôt sur la valeur locative, quelles conséquences ?
REPORTAGE
20 À la recherche de la lumière
28 Les bâtiments ruraux, un patrimoine en mutation
TECHNIQUES DU BÂTIMENT
42 Des baies vitrées XXL pour réinventer l’écriture architecturale
48 Mute, un système d’aménagement modulaire
50 Du béton high tech et responsable
62 Focus sur les salles de bain compactes
PROJETS
72 Le Centre des sciences et de l’entrepreneuriat de l’Institut Le Rosey
106 Passage Morillons, un ensemble multifonctionnel au Petit-Saconnex
112 À Genève, le Centre de chirurgie ambulatoire
120 Triangle de Messidor à Florimont, un grand chantier d’extension
128 Le centre logistique de Galliker
134 La transformation du Collège
Rousseau à Genève
140 Le Groupe scolaire des Vernets, d’architecture et de lumière
148 Concorde Espace Culture, un projet ambitieux pour Vernier
ENTREPRISES
154 Zoom sur les entreprises locales
SALONS
160 Immo Connect, nouveau salon de l’immobilier romand
AGENDA
162 Expos, salons et congrès
Vivez les fenêtres d’une nouvelle manière.
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FERBLANTERIE • COUVERTURE ÉTANCHÉITÉ • REVÊTEMENT DE FAÇADES
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CONSTRUCTION & BÂTIMENT
N°2 / 2026
PROJETS ET CHANTIERS DES PROFESSIONNELS DU BÂTIMENT
NOS COMPÉTENCES À VOTRE SERVICE
NOS COMPÉTENCES À VOTRE SERVICE
Staremberg SA est une PME familiale et indépendante fondée en 1996 à Bulle. Active dans le domaine de la ferblanterie, de la couverture, de l’étanchéité et du revêtement de façades, Staremberg SA se profile comme une entreprise à la pointe dans ses domaines (CFC 222 et CFC 224) et travaille aussi bien le cuivre, le zinc, l’aluminium ou l’inox.
Staremberg SA est une PME familiale et indépendante fondée en 1996 à Bulle. Active dans le domaine de la ferblanterie, de la couverture, de l’étanchéité et du revêtement de façades, Staremberg SA se profile comme une entreprise à la pointe dans ses domaines (CFC 222 et CFC 224) et travaille aussi bien le cuivre, le zinc, l’aluminium ou l’inox.
STAREMBERG SA
Route de la Pâla 132
1630 Bulle
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Tél. +41 26 913 75 80
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e-mail: info@staremberg.ch
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www.staremberg.ch
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Le Centre des Sciences et de l’Entrepreneuriat (CSE) de l’Institut Le Rosey à Rolle. Architecte concepteur Bernard Tschumi, Architecte / Direction travaux Fehlmann Architectes SA.
Édition N°2
Avril - Mai 2026 Sixième année
Éditions PRESTIGE SA
Route de la Gare 7 CH-1070 Puidoux (VD) T: +41 (0)21 946 37 41 www.espacescontemporains.ch
Éditeur: Roland Durussel durussel@espacescontemporains.ch
Rédactrice en chef: Salomé Houllier Binder shoullier@constructionetbatiment.ch
Rédaction: Monica d’Andrea, Estelle Daval, Aurore de Granier, Isabelle Jaccaud, Magaly Mavilia, Marielle Savoyat, Lisa Naudin, Maroun Zahar
Direction artistique, réalisation graphique: Atelier Poisson / Iris Gendret, Marie Cajka / Giorgio Pesce Retouche d’image: solutionpixel www.solutionpixel.ch
Prépresse: Sandra Bühler sbu@sbu-image.ch
Abonnements et administration: T: +41 (0)21 946 37 41 mail@constructionetbatiment.ch
Correction: Nicole Kate
Imprimé en Suisse
Annonces Suisse romande, Suisse alémanique, Allemagne et Autriche: Secteurs construction et bâtiment: Serge Bornand M: +41 (0)79 338 43 02 sbornand@espacescontemporains.ch
Creative Media Sàrl
Daniel Hostettler T: +41 43 322 60 33 daniel.hostettler@c-media.ch
Bureau international / Italie Correspondante et budgets internationaux:
Impression et expédition: AVD Goldach, Sulzstrasse 10-12 CH-9403 Goldach
Abonnements: Construction & Bâtiment
Un an (6 Nos) + 1 hors-série offert au prix de CHF 36.–(TVA incluse). Deux ans (12 Nos) + 2 horsséries offerts au prix de CHF 64.– (TVA incluse).
Vente au numéro: CHF 8.–Tirage: 12’500 exemplaires
La rédaction décline toute responsabilité quant aux documents qui lui sont transmis.
« L’essentiel est invisible pour les yeux »
Antoine de Saint-Exupéry Le Petit Prince
ACTUS
DENSIFIER OU PAS ? UN LIVRE POUR COMPRENDRE
JEAN TSCHUMI DESIGNER
Le Mudac inaugure son nouvel espace d’exposition, Le Carré, avec « Jean Tschumi Designer ». Cette exposition, réalisée en collaboration avec la Commission artistique de la Vaudoise Assurances, met l’accent sur un aspect particulier du travail du grand architecte suisse : ses créations de mobilier pour Le Cèdre, siège de Vaudoise Assurances à Lausanne. À travers des pièces originales et des rééditions, l’exposition révèle une œuvre totale où architecture, mobilier et art dialoguent, éclairée par des archives, des films et des documents qui retracent la genèse du projet. Jusqu’au 26 avril. MM/ mudac.ch
L’ouvrage Densifier ou pas ? Sociologie d’une banlieue pavillonnaire convoitée, explore les tensions liées à la densification urbaine à partir d’un cas concret en Suisse. À travers l’étude d’un projet de quartier, Arnaud Frauenfelder et Nasser Tafferanti analysent les logiques d’aménagement, les représentations du cadre de vie et les réactions parfois contrastées des habitants face à la transformation des territoires. En croisant enquêtes de terrain et analyses sociologiques, les auteurs mettent en lumière les conflits d’usage, les enjeux politiques et les imaginaires résidentiels qui façonnent ces débats, offrant des clés précieuses pour penser l’évolution des périphéries urbaines contemporaines. MM / antipodes.ch
EXPOSITION : ARCHITECTURE ET POUVOIR
Au Museum für Gestaltung Zürich, l’exposition
« Architecture and Power » explore les liens étroits entre création architecturale et autorité. Depuis l’Antiquité, le pouvoir s’incarne dans des formes monumentales destinées à impressionner et à durer. Axes grandioses, échelles démesurées et références classiques traduisent cette volonté de domination visuelle. Le parcours met en lumière ces stratégies à travers l’histoire, jusqu’aux visions modernes de Le Corbusier. Ses projets urbains, fascinants mais ambigus, révèlent une ambition de refaçonner la société, inscrite dans une tradition encore débattue aujourd’hui. Du 17 avril au 29 novembre 2026. MM / museum-gestaltung.ch
Push2Open
sans poignées pour des cuisines
Avec le système Push2Open, votre lave-vaisselle s’ouvre d’une simple pression – idéal pour un design épuré et des lignes harmonieuses. For better living. Designed in Sweden.
BÂTIR L’ÉCOLE D’ARCHITECTURE
L’EPFL accueille jusqu’au 29 septembre prochain une exposition consacrée à la naissance de l’École d’architecture de Lausanne. Baptisée « Des Cèdres à Dorigny, bâtir l’école d’architecture », elle propose aux visiteurs de replonger dans les fonds des Archives de la construction moderne à la redécouverte des débuts de l’institution, d’abord au sein de l’EPUL, et jusqu’à son arrivée à l’EPFL au début des années 2000. Un retour sur son histoire qui se fait à travers des projets, mais aussi des documents revenant sur l’enseignement de la discipline s’inscrivant dès le départ à la jonction entre les beaux-arts et la science de l’ingénierie. Une exposition qui vient également interroger sur l’importance des archives et leur interprétation contemporaine. AdG / https://www.epfl.ch/campus/art-culture/museumexhibitions/archizoom
PARLER
D’ARCHITECTURE ROMANDE
Forts de leur succès l’année passée, les Architalks reviennent pour une nouvelle édition en mai 2026 à Lausanne. Organisés dans le cadre des Design Days par le magazine Espaces contemporains, en partenariat avec le Mudac (Musée du design et de l’architecture de Lausanne), ces rencontres permettent de découvrir en quelques minutes une quinzaine de projets dans les domaines de l’architecture, du design et de la culture du bâti. Ainsi, 15 personnalités, parmi lesquelles des architectes établis ou émergents, des entreprises, des associations et organismes, tous actifs dans le domaine de la culture du bâti, présenteront 15 conférences en quelques minutes chacune, offrant ainsi une photographie instantanée de la scène architecturale suisse romande contemporaine et des enjeux qui la traversent. L’événement est ouvert aux professionnels de l’architecture, du design et de l’architecture d’intérieur uniquement sur invitation ou sur inscription pour les architectes. MZ/ Architalks, 28 mai à Lausanne / Plus d’infos sur https://www.designdays.ch/architalks
UNE MAISON DES INNOVATIONS
SOCIALES POUR NYON
Sur la commune de Nyon, la Fondation Esp’Asse a mis au concours la création d’un lieu polyvalent imaginé comme un Living Lab. Remporté par l’atelier d’architecture Comte/Meuwly, il aboutit à la création d’un espace pluriel, rassemblant accueil de la population, enseignement, incubateur de projets, locaux pour start-up, et locaux commerciaux. Le projet lauréat a su convaincre le jury par sa division en plusieurs bâtiments aux fonctions distinctes, ainsi que par la création de passages paysagers servant de liens. Pensé dans un langage architectural sobre, il s’implante dans le paysage urbain et naturel préexistant, et est relié à la nouvelle passerelle de mobilité douce, situant le nouveau lieu polyvalent à 5 minutes à pied de la gare de Nyon. AdG
Agrandissements, surélévations, habitations.
Charpente, couverture et ferblanterie. Construction clé-en-main de votre projet.
PRITZKER PRIZE 2026 SMILJAN RADIĆ CLARKE, LAURÉAT
Le Pritzker Architecture Prize, considéré comme « Nobel de l’architecture », distingue chaque année depuis 1979 un architecte vivant dont l’œuvre a apporté une « contribution constante et significative à l’humanité et à l’environnement bâti grâce à l’art de l’architecture ». Il est décerné par la Hyatt Foundation et attribué par un jury international indépendant.
L’édition 2026 consacre l’architecte chilien Smiljan Radić Clarke, né à Santiago en 1965. Sa pratique développe une architecture expérimentale, attentive au paysage et aux qualités sensorielles de l’espace. Son travail explore les tensions entre permanence et fragilité, entre construction massive et interventions légères, pour produire des architectures marquées par une forte atmosphère et une dimension expérientielle. Le jury salue notamment « une intelligence émotionnelle » et la capacité de l’architecte à concevoir des espaces protecteurs et empathiques, profondément ancrés dans
l’expérience humaine. Parmi ses réalisations marquantes figure le Teatro Regional del Biobío à Concepción (2018), enveloppé d’une peau translucide qui transforme le bâtiment en lanterne urbaine la nuit. La Kiltro House (Talca, 2008), volume suspendu et asymétrique évoquant une camera obscura, illustre également son goût pour les formes hybrides et expérimentales. Plus récemment, la House for the Poem of the Right Angle (Vilches, 2020), conçue avec la sculptrice Marcela Correa, déploie une composition sculpturale ancrée dans le paysage andin.
Radić s’est aussi fait connaître à l’international avec le Serpentine Pavilion de Londres (2014), structure temporaire reposant sur des blocs de pierre bruts, révélant son intérêt pour l’architecture comme expérience sensible et narrative. MM / pritzkerprize.com
Domaine viticole Vik
Smiljan Radić Clarke
Installations temporaires Guatero
Théâtre régional du Biobío
SINE 2026 UN SALON EN PLEINE ÉVOLUTION
Le Salon de l’immobilier neuchâtelois (SINE) aborde son édition 2026 dans la continuité du renouveau engagé ces dernières années. Porté par une nouvelle dynamique impulsée par son comité stratégique, l’événement entend consolider son positionnement comme lieu de rencontres et de dialogue pour les acteurs du territoire.
Organisé aux Patinoires du Littoral, le salon réunira près d’une centaine d’exposants sur 5500 m². Entreprises de construction, second œuvre, promoteurs, banques, assurances et institutions seront rassemblés dans un même espace, illustrant les complémentarités nécessaires au développement du canton. Cette diversité d’acteurs traduit la volonté de proposer une vision élargie de l’immobilier, en lien direct avec les enjeux économiques et territoriaux. Parmi les évolutions annoncées, l’entrée sera gratuite, avec l’objectif d’ouvrir davantage le salon à un public élargi.
L’édition 2026 accordera également une place importante aux
territoires. À travers le programme « Neuchâtel, un canton à vivre », plusieurs communes présenteront leurs projets et leurs opportunités, qu’il s’agisse de surfaces commerciales ou de terrains disponibles. Une démarche qui vise à rendre plus lisible l’offre locale et à encourager les dynamiques d’implantation.
Un forum de 500 m² accueillera par ailleurs conférences et échanges autour des enjeux actuels du secteur, notamment en matière d’innovation et de durabilité. Le salon proposera aussi des espaces conviviaux mêlant rencontres professionnelles et expérience du terroir notamment avec Neuchâtel Vins et Terroir.
À travers cette nouvelle édition, le SINE confirme ainsi sa volonté de s’inscrire dans la durée comme un lieu d’échanges et de valorisation des acteurs qui contribuent à façonner le canton. Salon de l’immobilier neuchâtelois/ 22 au 26 avril 2026 / Patinoires du Littoral à Neuchâtel / sine.ch
ARCHITECTURE ENGAGÉE
Le documentaire Barbara Buser – Pionnière du développement durable arrive dans les salles suisses au mois d’avril. Réalisé par Gabriela Schärer, le film retrace le parcours de l’architecte bâloise Barbara Buser, figure majeure de la construction durable. À travers ses projets de réhabilitation, le portrait met en lumière une vision engagée et novatrice de l’architecture contemporaine. Il propose également une réflexion sur les enjeux environnementaux actuels et l’avenir du secteur du bâtiment. ED / barbarabuser-film.ch
FUTURS SUBURBAINS
À Francfort, au Deutsches Architekturmuseum (DAM), l’exposition « Suburbia. Living the Dream –Rethinking the Housing Crisis » explore le mythe de la maison individuelle, symbole du rêve pavillonnaire venu des États-Unis. À travers archives, images et modèles architecturaux, elle interroge l’essor des banlieues et leurs impacts sociaux, économiques et environnementaux. Face à la crise du logement et aux défis climatiques, le parcours propose aussi des pistes de transformation des maisons existantes, invitant le public à repenser l’avenir des territoires périurbains et les nouvelles formes d’habiter.
À voir jusqu’au 18 octobre. ED / dam-online.de
LES CONSÉQUENCES DE LA SUPPRESSION DE L’IMPÔT
SUR LA VALEUR LOCATIVE
À la suite des votations du 28 septembre 2025, l’impôt sur la valeur locative a été supprimé à l’échelle nationale, avec une entrée en vigueur prévue dès 2028. Une économie pour les propriétaires, mais qui n’est pas sans conséquence, sa disparition se voyant accompagnée de celle de déductions importantes pour les propriétaires. Décryptage avec Nicolas Rufener, secrétaire général de la FMB.
POUR REDONNER LE CONTEXTE, POURRIEZ-VOUS NOUS RAPPELER CE QU’EST LA TAXE SUR LA VALEUR LOCATIVE ET LES DÉDUCTIONS QU’ELLE OFFRAIT AUX PROPRIÉTAIRES ?
Il s’agit d’un impôt calculé sur un revenu fictif, soit le loyer théorique économisé par les propriétaires qui habitent leur bien immobilier en Suisse. La suppression de cet impôt inique à l’horizon 2028 est une très bonne nouvelle, car celui-ci avait été mis en place injustement, par solidarité, et n’aurait jamais dû perdurer. Le parlement a été saisi d’une demande de suppression, qui est désormais actée. Une bonne nouvelle en soi. Cependant, celle-ci se voit accompagnée d’une suppression des déductions des frais d’entretien et d’assainissement énergétique pour les propriétaires, ainsi que d’une forte limitation de la déduction des intérêts hypothécaires. Nous-mêmes, accompagnés de nombreux acteurs de l’industrie de la construction, avons combattu cette initiative, qui va avoir de lourdes conséquences en amont et après sa mise en place. On constate également que la suppression de cet impôt a notamment été soutenue en Suisse alémanique, la Suisse romande argumentant de son côté pour un équilibre fiscal global. Mais cette suppression a été acceptée par la population et entrera donc en vigueur en 2028 avec la fin des déductions précitées. La seule possibilité restante sera la mise en place éventuelle de déductions pour frais d’assainissement énergétique au niveau cantonal.
DE QUELLES CONSÉQUENCES PARLONS-NOUS ICI ?
Les conséquences vont toucher à la fois les propriétaires et l’industrie du bâtiment. Tout d’abord, pour ce qui est des propriétaires, la disparition des déductions va naturellement
représenter un frein à la réalisation de ces travaux d’entretien et d’assainissement énergétique. Pour éviter cette dépense, nombreux seront les foyers qui y renonceront, réduisant donc la qualité de vie à laquelle ils pourraient accéder. L’impact sur le cadre de vie est donc direct, tout comme sur la valeur immobilière qui risque de baisser, les biens ne faisant plus l’objet de rénovations. Pour l’industrie du bâtiment, les conséquences seront plurielles, à commencer par, sur le long terme, la baisse des travaux. Celle-ci se voit accompagnée, sur le moyen terme, par la menace de la formation d’un goulot d’étranglement, les propriétaires risquant de vouloir tous réaliser leurs travaux à l’aube de 2028, soit juste avant la suppression des déductions. Les sollicitations pourraient ainsi connaître une importante croissance dans un court laps de temps, ce qui nous fait craindre le recours à une forme de travail non déclaré, mais aussi l’appétence d’entreprises peu scrupuleuses et mal structurées qui accepteraient ces chantiers mais ne seraient pas capables de fournir un résultat qualitatif.
QUELS
SONT VOS CONSEILS FACE À CE CHANGEMENT
LÉGISLATIF IMMINENT ?
Ces déductions fiscales demeurent jusqu’en 2028. Nous encourageons donc vivement les propriétaires désireux de réaliser des travaux de ce type à accélérer leur planification. Nous ne parlons pas de précipitation, ces projets demandant de la réflexion. Mais pour leur permettre de bénéficier d’un service de qualité, nous leur conseillons de réfléchir sérieusement à ces projets au plus tôt. Propos recueillis par Aurore de Granier
Nicolas Rufener
Sublimer l’espace, faire rayonner le lieu.
LA LUMIÈRE : UN PRINCIPE STRUCTURANT
Le nouveau bâtiment parascolaire pour l’Institut international de Lancy (GE) se glisse sous la cour existante de l’institut.
Les éléments du programme s’articulent autour d’un patio central.
texte : Lisa Naudin
photos : Hélène Maria
Mandaté pour concevoir de nouveaux locaux sportifs et parascolaires pour l’Institut international de Lancy (IIL) à Genève, GD Atelier d’architecture relève un défi de taille : développer ces infrastructures sans empiéter sur les espaces extérieurs du campus. Au départ, la demande portait sur l’installation d’un simple city stade afin de répondre au besoin croissant d’équipements sportifs exprimé par les élèves et le corps enseignant. Cette intervention ponctuelle impliquait déjà un nivellement de la cour d’école et une réorganisation partielle des espaces extérieurs.
Mais rapidement, le programme évolue : il ne s’agit plus seulement d’ajouter un équipement sportif, mais de créer des espaces pédagogiques favorisant le développement personnel des élèves ainsi que la créativité et la collaboration.
TOUT UN PROGRAMME !
Pour répondre à ce programme élargi tout en préservant l’intégrité de la cour, les architectes optent pour une stratégie efficace : développer un volume de 1600 m² en sous-sol, réparti sur deux niveaux.
Implanté à l’articulation du parc Marignac et en lien avec l’un des bâtiments du campus, le projet redéfinit la relation entre le bâti et le paysage. Ce dispositif libère une surface végétalisée significative et accueille, sur la toiture du nouveau volume, un jardin en continuité avec le parc, où les élèves peuvent également suivre des cours en plein air. Cet espace constitue un tampon, à la fois acoustique et visuel, entre les salles de classe existantes du bâtiment adjacent et le terrain multisport.
Dans ce contexte, les contraintes du site deviennent de véritables leviers de conception du projet. Parmi elles, la lumière naturelle s’affirme comme un outil structurant, articulant et orientant l’ensemble du projet.
LA LUMIÈRE, LE PLAN ET LA COUPE
Visible depuis le cœur du complexe scolaire, le volume d’entrée clarifie l’accès et organise les usages de la cour – city stade et jardin – tout en préservant les circulations existantes.
La cage d’escalier, accessible depuis la cour, conduit à un premier niveau de sous-sol relié au bâtiment existant, qu’il prolonge et enrichit fonctionnellement.
Dès le développement du plan, un principe s’impose : tous les espaces, à l’exception des sanitaires et des locaux techniques, bénéficient d’un apport de lumière naturelle. Il était également important d’assurer la continuité spatiale entre les différents éléments du programme. Ce parti conduit au choix d’un système constructif en béton avec de larges sommiers, qui offrent une grande liberté d’aménagement et une organisation claire des espaces.
Un seuil d’entrée distribue les différents espaces du premier niveau : une salle média dédiée à l’enseignement du cinéma, des salles de travail collaboratif, une grande salle d’examen modulable et un learning center. Une organisation concentrique distingue les espaces calmes, disposés autour du patio, des espaces plus actifs, connectés au bâtiment adjacent. Au centre, le patio diffuse une lumière homogène tout en créant un espace de contemplation, avec sa végétation, pour les salles d’examen. Le learning center comprend un coin lecture chaleureux –canapés, fauteuils et bibliothèque en chêne – ainsi qu’un espace d’enseignement polyvalent. Des boxes d’études complètent l’ensemble, favorisant l’autonomie et le travail en petits groupes. Les hauteurs sous plafond généreuses (3,75 m) et les apports zénithaux ponctuels renforcent la qualité lumineuse de ces espaces.
C’est en coupe que le projet prend toute sa dimension. Le patio ne constitue pas seulement un vide central : c’est un dispositif lumineux qui, à travers une large verrière, irrigue également le deuxième sous-sol. Celui-ci est entièrement dédié aux activités sportives : salle de fitness, studio de danse et bloc d’escalade. Ce niveau, volontairement séparé des espaces d’étude pour des raisons acoustiques, affirme la stratification programmatique du projet. À travers le travail du plan et de la coupe, la lumière structure les parcours, qualifie les usages et hiérarchise les ambiances.
COHÉRENCE ET CONTINUITÉ
L’aménagement intérieur privilégie une atmosphère accueillante et apaisée. Une grande sobriété dans le choix des matériaux
et des finitions a été recherchée afin de ne pas surdéterminer l’architecture du lieu. Ces choix s’inscrivent en cohérence avec les bâtiments précédemment réalisés sur le campus par GD Atelier d’architecture.
Les menuiseries en chêne et les sols en linoléum clair assurent continuité et chaleur, tandis que les espaces techniques et sportifs reçoivent des revêtements adaptés à leurs usages. Les plafonds, en fibre de bois, répondent aux exigences acoustiques et prolongent cette palette. Le mobilier, choisi en collaboration avec le maître d’ouvrage, décline des tons doux et naturels.
Les menuiseries extérieures et les garde-corps en aluminium gris anthracite, prolongés par les brise-soleil du patio, unifient l’ensemble. Seuls le volume d’entrée et le gardecorps du patio laissent deviner la présence du nouveau bâtiment.
Les bâtiments ruraux, qu’il s’agisse de granges, d’étables ou de corps de ferme, constituent aujourd’hui un patrimoine bâti aux qualités singulières. Leurs volumes généreux, leurs structures robustes et leur forte identité architecturale offrent un potentiel remarquable pour de nouvelles affectations, qu’il s’agisse d’habitat, d’activités professionnelles ou d’espaces dédiés à la vie collective. La transformation de cet héritage soulève toutefois des enjeux spécifiques : préserver l’esprit des lieux tout en adaptant les espaces aux exigences contemporaines de confort, de fonctionnalité et de durabilité. Intervenir sur le patrimoine rural implique ainsi une lecture attentive de l’existant et une démarche mesurée, capable d’articuler mémoire et évolution. Ces interventions visent à révéler les qualités intrinsèques du bâti et à proposer de nouvelles formes d’appropriation sans en altérer la substance. Elles témoignent de manières d’habiter renouvelées, sensibles au contexte et à l’histoire, tout en répondant aux besoins actuels.
Marielle Savoyat
GRANDS
VOLUMES ET CARACTÈRE : PATRIMOINE RURAL
ÉVOLUTION
SUPERPOSITIONS
Dans le village de Saint-Barthélemy (VD), une ferme encore en activité n’avait plus besoin de l’étage de la grange pour son activité agricole. Une récente transformation a permis de valoriser ce volume monumental, tout en l’adaptant à l’échelle domestique, créant un habitat familial atypique. L’accès se fait par l’arrière, à l’emplacement de l’ancien pont de grange devenu obsolète, préservant ainsi la vie privée et offrant une généreuse terrasse ouverte sur les champs.
Une nouvelle structure en bois, en partie dissimulée dans les parois, a permis d’isoler le volume existant par l’intérieur, tout en révélant la charpente originelle en bois, ainsi qu’une ancienne machine agricole suspendue à une poutre métallique. Une série de « maisonnettes » autonomes, décalées et superposées accueille les pièces qui doivent être fermées – les chambres et la salle de bain. Imbriquées dans l’ancien volume rural, elles permettent de libérer de vastes surfaces dédiées à l’entrée, à la cuisine/salle à manger et au séjour, à double, voire à triple hauteur. Une passerelle à l’étage donne accès à deux autres chambres et à une seconde salle de bain, tout en permettant de percevoir les proportions existantes. Des fenêtres intérieures offrent des relations visuelles
entre les chambres et les espaces de vie. La cuisine ouverte/salle à manger, traversante, dans le prolongement de l’entrée, s’ouvre côté rue sur un balcon/loggia à double hauteur. L’avant-toit a été raccourci et de larges ouvertures en toiture (équipées de stores pare-soleil électriques) ont été aménagées, permettant d’amener une abondance de lumière naturelle à l’intérieur.
Au cœur du logement, un volume en bois brûlé fait écho au bardage extérieur. Il structure les volumes, intègre les meubles de cuisine et abrite une salle de bain et l’escalier menant à l’étage. Autour de cette « boîte noire », les diagonales, les cadrages et les variations de hauteur créent des liens entre les espaces ouverts et les chambres.
La transformation investit le volume agricole en conservant son caractère et en l’adaptant à un usage domestique. L’organisation en « maisonnettes » structure l’espace, tout en laissant perceptible l’ampleur du volume originel. Le projet conjugue ainsi monumentalité et intimité, dans une intervention contemporaine attentive à la substance existante et sobre dans son expression extérieure. L’écrin rural confère à l’habitat familial un caractère singulier, prolongeant l’histoire du lieu.
Fondé à Lausanne en 1999 par Fred Hatt, le bureau *tangram est spécialisé dans la transformation et la rénovation du bâti ancien, ainsi que dans la construction bois. La sensibilité et l’élégance caractérisent son architecture. Attentif aux enjeux climatiques et à l’économie des ressources, le bureau privilégie l’utilisation de matériaux locaux et durables. Au fil des projets, le bois se voit sublimé sous toutes ses formes pour ses qualités structurelles, mais également esthétiques (bois massif, bois brûlé, structures préfabriquées, panneaux, claires-voies…).
DE LA COUR À
L’INTIME
Derrière un mur longeant la route qui traverse le village de Burtigny (VD), on découvre un lieu magique : une cour ouverte sur les prés, bordée d’une maison d’un côté et d’une ancienne ferme du XVIIIe siècle, aujourd’hui transformée et agrandie, de l’autre. Ce projet mêle avec finesse préservation du patrimoine et introduction d’usages actuels, tout en faisant écho au contexte et au bâti existant. L’intervention comprend deux gestes complémentaires : la transformation d’une grange et la construction d’une habitation mitoyenne venant s’appuyer sur le volume existant.
L’ancienne grange abrite désormais, au rez-de-chaussée et à l’étage, des espaces d’accueil et d’atelier dédiés à la petite enfance et au contact avec les animaux. Dans les combles, un atelier de création de bijoux a été aménagé. L’enveloppe historique a été préservée grâce à l’insertion d’une nouvelle structure en bois, isolée de l’intérieur, composée notamment de deux planchers intermédiaires et d’un nouvel escalier. La matérialité, l’installation d’un poêle et la charpente conservée confèrent à ces espaces une atmosphère paisible et chaleureuse.
Appuyée au bâti existant, une nouvelle maison familiale, composée d’un socle en béton largement ouvert sur le paysage,
surmonté d’une superstructure en bois foncé et d’une toiture à deux pans, fait écho à l’expression de l’ancien rural. Bien que résolument contemporaine, elle s’intègre avec douceur au contexte, sans tomber dans le mimétisme. En haut, le léger décalage entre ancien et nouveau révèle le pignon de la grange et affirme la coexistence de deux temporalités architecturales. À l’intérieur, la spatialité s’inspire du concept de Raumplan développé par Adolf Loos au début du XXe siècle : les niveaux s’imbriquent en une suite de séquences, qui se découvrent progressivement et qui guident les circulations, alternant double, voire triple hauteur, cadrages sur l’extérieur et perspectives variées. Le rez-de-chaussée, largement vitré, prolonge la vie domestique vers l’extérieur, le paysage et les activités rurales. À l’étage, les ouvertures plus petites définissent des espaces intimes, tandis que les combles accueillent la chambre parentale, conçue comme une cabane perchée au caractère volontairement rustique. La transformation et l’extension prennent forme dans un jeu de contrastes maîtrisés et une recherche d’équilibre entre sobriété extérieure et richesse spatiale intérieure, héritage patrimonial et expression contemporaine, générosité des volumétries et soin des détails.
Basé à Genève et fondé en 2005, le cabinet d’architectes Lacroix Chessex a acquis une renommée grâce à son architecture de qualité et intemporelle, adaptée à chaque site et attentive aux détails. Plusieurs fois primé et publié à de nombreuses reprises, le bureau s’appuie sur une démarche sensible aux expériences spatiales et aux matériaux, pour produire des réalisations qui suscitent indéniablement l’émotion.
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DU DOMESTIQUE AU COLLECTIF
Une maison du XVIIIe siècle et sa grange mitoyenne situées au cœur du village de Môtier (FR) ont été transformées en 2021. Une intervention mesurée a su préserver la typologie d’origine tout en mettant en lumière certains éléments historiques, comme les charpentes ou l’ancien fumoir, valorisant le caractère patrimonial des lieux.
Dans la partie habitation, les pièces – basses et petites – ont été préservées. Quelques ajustements ciblés ont été effectués pour améliorer l’habitabilité, même si l’usage sert aujourd’hui de résidence secondaire. La cuisine et les salles de bains sont reconfigurées, tandis qu’un vaste salon est aménagé sous les combles, désormais isolés et chauffés. La magnifique charpente et ses croix de Saint-André y sont mises en valeur. L’espace autrefois occupé par le fumoir a été réaménagé, ne laissant que la charpente en place et ajoutant une petite fenêtre en hauteur. Juste en dessous, à l’étage, la partie basse du fumoir est désormais occupée par une douche mise en scène : une vitre opaque au plafond permet de diffuser une lumière douce dans la généreuse salle d’eau équipée également d’un sauna ; les parois noircies par les anciennes fumées sont laissées apparentes. Une stratégie de substitutions ponctuelles agit par petites touches, comme la « boîte » en bois de l’entrée (rangements et salle de bain) remplaçant l’ancien escalier
central, ou le nouvel escalier métallique installé dans l’angle de l’ancienne cheminée.
La démarche de rénovation de la grange adjacente préserve son charme rural en la laissant dépourvue de chauffage et d’isolation. Elle accueille un espace polyvalent indépendant du logement, doté d’une mezzanine exploitant la hauteur existante. Elle se prête à des usages collectifs variés – expositions, célébrations ou rencontres communautaires –, tandis que l’ancienne écurie abrite une cuisine d’été. L’ancienne charpente est mise en valeur, et la partie habitation reste accessible à tous les niveaux : le rez-de-chaussée par trois marches indépendantes, l’étage par l’escalier menant à la mezzanine de la grange, et les combles par la continuité de cet escalier.
Le projet de transformation, opérant avec parcimonie, porte une attention particulière à la substance d’origine. Chaque geste accompagne l’évolution des usages, où la coexistence entre sphère domestique et espace partagé devient centrale. L’ancienne demeure, prolongée par le vaste volume de la grange, forme un ensemble propice aux rencontres familiales et amicales, mais aussi à des activités collectives liées à la vie du village, notamment avec l’église en vis-à-vis.
Fondé en 1999 par Christophe Pulver sur les rives du lac de Morat (FR), l’atelier Pulver architectes (APA) a depuis ouvert deux autres succursales, à Bienne et Fribourg. Par une approche sensible et mesurée, attentive aux détails, le bureau entretient un dialogue ouvert avec les maîtres d’ouvrage pour concevoir des lieux de qualité, où durabilité et précision constructive donnent du sens à chaque projet. Outre les réalisations neuves, le bureau a développé une expertise reconnue dans la requalification du bâti existant.
EXTENSION PANORAMIQUE
Les fenêtres et baies vitrées XXL réinventent l’écriture architecturale contemporaine, fusionnant intérieur et paysage dans une continuité visuelle radicale. Avec leurs cadres ultrafins affleurants et leurs proportions monumentales, elles sculptent la lumière comme matière première, tout en répondant aux exigences thermiques et acoustiques. De la villa d’exception aux immeubles urbains, ces menuiseries signent des espaces fluides, accessibles et intemporels.
Estelle Daval
VITROCSA
TRANSPARENCE TOTALE
Cette maison spectaculaire offre des vues incomparables sur le paysage grandiose de Toowoomba, dans le Sud-Est australien. Construite avec un porte-à-faux en béton de 6,5 m, elle est dotée d’un vitrage Vitrocsa allant du sol au plafond le long de la façade est.
L’inventeur de la fenêtre minimale moderne a collaboré avec Joe Adsett Architects pour concevoir une maison en béton et en verre unique en son genre, qui soit à la hauteur de son emplacement et qui englobe la nature environnante. La composition de la bâtisse est d’une simplicité trompeuse. Le bâtiment existe comme une coquille de béton pliée, soigneusement équilibrée sur des fondations en blocs. Les produits Vitrocsa ont permis aux architectes de considérer les portes vitrées ouvrantes comme des éléments de façade transparents, créant un lien entre la vue et l’habitat à tout moment. Au-delà de leur esthétique minimaliste, les systèmes Vitrocsa se distinguent par leur ingénierie de précision. Les grandes surfaces vitrées, fixes ou mobiles, permettent une ouverture fluide et une circulation naturelle entre les espaces. Dans ce projet, cette approche favorise une continuité spatiale où la lumière, l’air et le paysage deviennent des matériaux à part entière. vitrocsa.com
FINSTRAL
ARCHITECTURE INCLUSIVE
La résidence Götschelehof, située à Bressanone dans le Tyrol du Sud, illustre une architecture contemporaine pensée pour le bien-être et l’accessibilité. Conçu pour accueillir des seniors et des personnes en situation de handicap, le bâtiment propose des espaces fonctionnels et lumineux, où chaque détail répond à des besoins spécifiques. L’un des éléments centraux du projet est l’usage de larges surfaces vitrées, qui favorisent l’apport de lumière naturelle et créent un lien direct avec l’extérieur.
Les menuiseries jouent ici un rôle essentiel. Les fenêtres FIN-Window Nova-line en aluminium-PVC, avec leur ouvrant caché, offrent une esthétique épurée tout en garantissant de bonnes performances thermiques et acoustiques. Elles
contribuent à la modernité de la façade et à la qualité de vie intérieure. En complément, le système FIN-Vista, façade vitrée en aluminium-aluminium, permet de renforcer la transparence et la continuité visuelle entre les espaces de vie et le jardin. Les baies vitrées toute hauteur et les portes levantes coulissantes assurent une accessibilité optimale grâce à des seuils très bas, facilitant les déplacements, notamment en fauteuil roulant. À l’extérieur, les volumes sobres et les teintes profondes soulignent l’élégance du bâtiment, tandis qu’à l’intérieur, les espaces communs lumineux favorisent les échanges. finstral.com
GINDRAUX FENÊTRES SA SAVOIR-FAIRE ET EXPERTISE
La cinquième génération perpétue un savoir-faire reconnu dans la fabrication et la pose de fenêtres bois et bois-métal, de portes et de façades poteaux-traverses. L’entreprise vient de moderniser entièrement son centre d’usinage et l’ensemble de son outillage sur le site de Neuchâtel.
Spécialiste de la fenêtre sur mesure, elle compte plus de 90 collaborateurs actifs dans toute la Suisse romande. À l’heure où la rénovation énergétique s’accélère à la suite des dernières votations, la demande explose. Qu’il s’agisse de la réhabilitation d’une ferme du 18e siècle, du siège de la Croix-Rouge ou de bâtiments récents tels que l’Hôtel des Horlogers ou l’école Moser, Gindraux met son expertise au service du patrimoine et de la performance.
Particulièrement reconnue pour son savoir-faire dans les réalisations complexes, l’entreprise est spécialisée dans tout ce qui sort de l’ordinaire : fenêtres à l’ancienne au solinsilicon, façades poteaux-traverses, ouvrants à l’italienne, assemblages en façade, et bien plus encore. Grâce à cette expertise unique, Gindraux Fenêtres SA se positionne comme un partenaire de confiance pour tous les projets exigeant précision, technique et sur-mesure. gindraux.ch
EGOKIEFER PROFILS ÉPURÉS
Épaisseur accrue de 88 mm, profils minces et performances thermiques d’exception, la nouvelle fenêtre Ego®Prime d’EgoKiefer réconcilie confort et radicalité formelle dans les enveloppes contemporaines.
Déclinée en PVC ou en PVC/aluminium, elle combine joints périphériques soudés, renforts en acier et collage structural du vitrage pour garantir étanchéité, stabilité et isolation phonique jusqu’à 47 dB, tout en maximisant l’apport solaire passif. Son châssis, à la fois technique et graphique, a été pensé pour les projets de façades qui recherchent lignes épurées, durabilité et sécurité, le tout pour un excellent rapport qualité/prix. Son bilan écologique global, du recyclage au gain énergétique sur la durée de vie, dépasse largement son impact de production. egokiefer.ch
REYNAERS UN SYSTÈME POLYVALENT
Sur le marché exigeant de la menuiserie en aluminium, MasterLine 8 s’impose comme une référence en matière de performances thermiques et de polyvalence.
Développé par Reynaers Aluminium, ce système offre une grande liberté de conception grâce à différents designs, types d’ouverture et options, telles que les angles vitrés et la quincaillerie cachée. Il se distingue également par ses excellentes
performances énergétiques, avec trois niveaux d’isolation pour les fenêtres (Standard, HI et HI+), adaptés aux bâtiments à basse consommation d’énergie, jusqu’aux exigences du niveau passif. Selon la variante et la configuration, MasterLine 8 permet de réaliser de grands ouvrants pouvant atteindre jusqu’à environ 2,8 m de hauteur et jusqu’à 300 kg par vantail. reynaers.ch
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MODULAR : L’ARCHITECTURE INTÉRIEURE EN MOUVEMENT
Repenser les espaces de travail ne consiste plus seulement à les aménager, mais à les rendre évolutifs, performants et inclusifs. Avec son système Modular, Mute propose une solution hybride, à mi-chemin entre cabine acoustique et cloison autoportante amovible.
Pensés comme de véritables volumes intégrés, les modules permettent de créer des bureaux fermés et des salles de réunion ou de conférence sans transformation lourde du bâtiment existant. Leur conception assure une accessibilité totale, notamment pour les personnes à mobilité réduite, tout en préservant une continuité fluide des circulations. Leur structure en aluminium, à la fois légère et robuste, garantit précision d’assemblage et durabilité.
UN SYSTÈME FLÉXIBLE ET ÉVOLUTIF
La force de Modular tient aussi à sa logique constructive. Les éléments sont préassemblés en atelier, ce qui réduit considérablement le temps de montage et limite les nuisances sonores et la poussière – un avantage déterminant lorsque les espaces restent partiellement occupés. Le dispositif d’accroche breveté permet un montage rapide, sûr et réversible : les volumes
peuvent être déplacés ou reconfigurés selon l’évolution des besoins, sans démolition ni intervention structurelle. En Suisse, cette approche prend tout son sens grâce au partenariat exclusif avec teo jakob. Acteur reconnu de l’aménagement depuis plus de 75 ans, teo jakob ne se positionne pas comme un simple distributeur, mais comme un véritable accompagnateur de projet. Ses équipes interviennent dès les premières réflexions aux côtés des architectes, des entreprises générales et des maîtres d’ouvrage. L’analyse des usages, l’intégration dans le concept global, la coordination technique et le suivi de réalisation permettent d’inscrire ces modules dans une stratégie d’aménagement cohérente et maîtrisée.
La complémentarité est évidente : à la rigueur industrielle et à l’innovation constructive de Mute répond la connaissance fine du marché suisse et des processus de projet portée par teo jakob. Ensemble, ils proposent une solution qui dépasse le mobilier pour devenir un véritable outil architectural – capable d’optimiser l’existant, d’améliorer le confort d’usage et d’offrir aux bâtiments tertiaires une nouvelle capacité d’adaptation. teojakob.ch
À Riehen, du côté de Bâle, une maison individuelle réalisée par Stern Zürn Architekten. Cette maison est un exemple de construction durable, intégrant entre autres les principes de l’économie circulaire, comme l’utilisation des déblais de terrassement pour fabriquer des briques d’argile. Ce projet marque la première application résidentielle de la technologie OULESSE®
QUAND L’INNOVATION BOUSCULE LE BÉTON TRADITIONNEL
Béton sans ciment issu du recyclage, impression 3D robotisée capable de produire des structures inédites : l’innovation transforme en profondeur les procédés de construction. Deux exemples récents illustrent cette mutation. D’un côté, Cleancrete Oulesse mise sur l’économie circulaire pour réduire drastiquement l’empreinte carbone du béton.
De l’autre, la tour Tor Alva, imprimée en 3D à l’ETH Zurich, repousse les limites structurelles et architecturales de ce matériau.
Magaly Mavilia
UNE PISTE POUR DÉCARBONER LA CONSTRUCTION
Remplacer le ciment, réduire fortement les émissions de CO2 et valoriser les déchets de démolition : c’est l’ambition de Cleancrete Oulesse, un béton sans ciment, développé par Oxara en collaboration avec Kibeco. Lauréat et finaliste du Circular Award 2026.
Ce matériau repose sur l’activation de ressources minérales recyclées et vise à ouvrir de nouvelles perspectives pour la construction bas carbone. Trois acteurs impliqués dans son développement et sa reconnaissance livrent leur analyse sur les défis techniques, la normalisation et les perspectives de marché. Pour Philippe Peter, responsable de la marque KIBECO chez KIBAG, l’industrialisation du matériau a nécessité de relever plusieurs obstacles. « Les principaux défis ont résidé dans le transfert d’une technologie de liant innovante vers des processus de production de béton existants », explique-t-il. À cela s’ajoute
un positionnement réglementaire encore peu balisé : « Nous nous situons en dehors des standards cimentiers traditionnels, ce qui demande de démontrer autrement les performances du matériau. » Pour cela, le projet s’est appuyé sur de nombreux essais en étroite collaboration avec des partenaires de recherche. « Ces tests nous ont permis de démontrer de manière fiable les performances et la durabilité du matériau, tandis que des autorisations spécifiques ont permis de le tester sur des projets concrets. »
Concernant les débouchés, Philippe Peter estime que « les applications les plus prometteuses se situent dans le bâtiment et les infrastructures », notamment pour des ouvrages nécessitant des performances techniques jusqu’à la classe de résistance C20/25. À moyen terme, l’objectif est d’atteindre des classes de résistance plus élevées et de déployer la solution au-delà des projets pilotes.
Matériaux et recherche dans les laboratoires d’Oxara pour développer la technique Oulesse pour la fabrication d’un béton sans ciment Portland ou clinker.
UNE APPROCHE CIRCULAIRE
Du côté technologique, Thibault Demoulin, cofondateur et directeur technologique d’Oxara, souligne l’originalité de l’approche. « La technologie Oulesse se distingue par son approche circulaire et par l’absence totale de ciment Portland et de clinker », explique-t-il. Le matériau est « principalement composé de béton et de briques recyclés », issus d’un processus de tri et de broyage optimisé garantissant « une finesse et une composition minéralogique idéales. Le liant durcit grâce à un activateur peu carboné et Oulesse reste compatible avec les pratiques existantes des producteurs de béton. »
La question de la normalisation reste toutefois centrale pour un déploiement à grande échelle. « Les normes de la construction s’ouvrent progressivement aux liants alternatifs, observe Thibault Demoulin. L’étape suivante est l’obtention d’une certification du liant d’ici fin 2026. »
Cette innovation a déjà été remarquée dans le domaine de l’économie circulaire. Viviane Pfister, codirectrice de Swiss
Recycle, explique que le projet a convaincu le jury du Circular Award par « son approche cohérente de l’économie circulaire combinée à une mise en œuvre proche du marché ». Selon elle, « Cleancrete Oulesse montre que des technologies innovantes ne fonctionnent pas seulement en laboratoire, mais peuvent être utilisées concrètement et contribuer de manière mesurable à la réduction des émissions. »
Plus largement, elle estime que l’économie circulaire peut jouer un rôle déterminant dans la décarbonation du secteur du bâtiment. « En fermant les cycles des matériaux, par le réemploi, le recyclage de haute qualité et l’utilisation de matières premières secondaires, il est possible de préserver les ressources et de réduire significativement les émissions de CO2. »
Mais pour que ces solutions s’imposent, plusieurs conditions doivent être réunies. « Le facteur déterminant est l’interaction entre innovation, cadre réglementaire et acceptation du marché », conclut Viviane Pfister.
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UNE ÉDITION
LA PLUS HAUTE STRUCTURE 3D EN BÉTON AU MONDE
C’est une première : la plus haute structure imprimée en 3D au monde a été inaugurée le 20 mai 2025 à Mulegns (GR). Haute d’environ 30 mètres, la tour Tor Alva, ou White Tower, repousse les limites du béton grâce à un procédé robotisé et à un matériau spécialement développé à l’ETH Zurich. Ses 32 colonnes torsadées, toutes différentes, composent un manifeste technologique et architectural. Commanditée par la fondation Origen et pensée comme un lieu immersif, la tour est ouverte au public.
Les colonnes de Tor Alva sont imprimées couche par couche par robot, avec une armature intégrée en cours de fabrication.
Interview avec Benjamin Dillenburger, architecte et professeur à l’ETH Zurich (Digital Building Technologies), et Michael Hansmeyer, architecte et designer computationnel indépendant.
EN QUOI LES PROCÉDÉS EN BÉTON ET ROBOTIQUES
DÉVELOPPÉS POUR TOR ALVA REPRÉSENTENT-ILS UNE AVANCÉE PAR RAPPORT AUX PROJETS PRÉCÉDENTS
D’IMPRESSION 3D EN ARCHITECTURE ?
DR BENJAMIN DILLENBURGER : Jusqu’à présent, la plupart des bâtiments imprimés en 3D étaient des maisons simples, de plain-pied, dans lesquelles le béton imprimé n’était pas réellement porteur. Tor Alva change cela de plusieurs manières essentielles. L’avancée la plus importante est l’intégration de l’armature directement pendant l’impression, ce que nous appelons une « armature qui grandit ». Tandis qu’un robot extrude le béton couche par couche, un second robot place tous les 20 centimètres des anneaux d’armature en acier dans la colonne en cours de formation, puis des barres longitudinales sont ajoutées après l’impression. C’est la première fois que des barres d’armature sont pleinement intégrées à un processus d’extrusion du béton à l’échelle architecturale, ce qui nous permet d’atteindre 30 mètres de hauteur. Notre partenaire en génie civil à l’ETH Zurich a également développé des méthodologies d’essais structurels permettant de calculer de manière fiable la capacité portante de notre béton imprimé en 3D, condition préalable à l’obtention d’une autorisation de construire, qui fait passer cette technologie du stade expérimental à celui de solution certifiable.
Enfin, Tor Alva combine l’impression 3D directe pour les éléments uniques avec du béton coulé dans des coffrages polymères réutilisables imprimés en 3D pour les composants répétitifs, une stratégie hybride qui, selon moi, annonce la manière dont la construction numérique en béton sera réellement pratiquée à l’avenir.
VOYEZ-VOUS CETTE TECHNOLOGIE COMME UNE SOLUTION APPLICABLE À GRANDE ÉCHELLE DANS LE LOGEMENT, OU DEMEURE-T-ELLE POUR L’INSTANT EXPÉRIMENTALE ET CULTURELLE ?
DR BENJAMIN DILLENBURGER ET MICHAEL HANSMEYER : Les avantages fondamentaux sont réels et transférables : efficacité matérielle grâce aux composants creux, suppression des coffrages générateurs de déchets, automatisation réduisant la main-d’œuvre tout en augmentant la précision, et conception modulaire pensée pour le démontage. Il faut toutefois rester réaliste. Le béton spécialisé utilisé actuellement présente une empreinte carbone plus élevée que les mélanges standards, et la technologie n’est pas encore compétitive en coût pour le logement courant. Mais il s’agit d’une trajectoire. Notre approche hybride, impression directe pour les éléments uniques, coffrages réutilisables pour les petites séries, est déjà économiquement viable aux échelles de production architecturales habituelles. Pour le logement, je pense que la voie la plus prometteuse n’est pas l’impression de maisons entières, mais l’utilisation de ces méthodes pour des composants spécifiques du bâtiment, éléments structurellement optimisés, nœuds complexes, systèmes préfabriqués, intégrés dans des processus constructifs plus larges. L’intégration dans la construction traditionnelle se fera progressivement, composant par composant.
TOR ALVA CONSERVE-T-ELLE SON TITRE DE PLUS HAUTE STRUCTURE EN BÉTON 3D ?
BD : À ma connaissance, oui. Mais le record de hauteur n’est pas réellement l’essentiel. Ce qui distingue Tor Alva, c’est que les éléments imprimés en 3D sont entièrement porteurs avec armature intégrée, les 32 colonnes imprimées constituent la structure. De nombreuses revendications précédentes du « plus haut bâtiment » concernaient des murs imprimés ensuite remplis de béton conventionnel. Dans notre cas, impression et structure ne font qu’un. C’est la véritable avancée, et c’est ce qui rend la hauteur possible. Les records seront battus. Ce qui importe davantage,
Érigée à Mulegns (GR), la tour Tor Alva, haute d’environ 30 mètres, illustre le potentiel structurel et formel du béton imprimé en 3D, où complexité géométrique et performance constructive ne font plus qu’un.
c’est que les méthodes développées – intégration de l’armature, modèles structurels, fabrication hybride – deviennent le socle d’une nouvelle manière de construire en béton.
COMMENT CONCILIEZ-VOUS LIBERTÉ FORMELLE
ALGORITHMIQUE ET CONTRAINTES STRUCTURELLES
IMPOSÉES PAR L’IMPRESSION 3D EN BÉTON ?
MH : Il n’y a pas d’opposition entre liberté formelle et contrainte structurelle dans Tor Alva, les contraintes façonnent activement la forme.
La géométrie est générée algorithmiquement, mais les algorithmes intègrent dès le départ des informations structurelles et de fabrication. Chemins de charge, comportement du matériau, hauteur de couche, largeur de buse, intégration de l’armature et séquençage de l’impression sont des paramètres du système.
La forme est entièrement générée par le code, sans dessin ni modélisations manuelles. Il ne s’agit pas d’une complexité arbitraire, mais d’une complexité informée par les exigences structurelles et constructives.
On le voit clairement dans les colonnes. Elles sont plus épaisses à la base, où elles supportent des charges de compression plus importantes, et s’affinent progressivement vers le sommet. En s’élevant, elles se ramifient en diagonale, formant un réseau comparable à une structure en treillis qui augmente la profondeur structurelle et la rigidité. Cette ramification réduit la section nécessaire, notamment aux niveaux supérieurs, où l’ouverture et la vue sur le paysage alpin deviennent essentielles. L’impression 3D apporte alors la liberté d’exprimer ce raisonnement structurel
à toutes les échelles – coques creuses à parois fines, armature intégrée, texture de surface complexe –, sans le surcoût qu’imposerait un coffrage conventionnel. L’impression 3D impose des limites, sur les porte-à-faux, la stabilité pendant la déposition et la prise du matériau, mais celles-ci deviennent des données génératrices. La richesse formelle naît de l’intégration et de la négociation de ces contraintes.
LA TOUR AURAIT-ELLE PU EXISTER SANS
CETTE TECHNOLOGIE, OU LA FORME EST-ELLE
INDISSOCIABLE DU PROCÉDÉ ?
MH : La forme de Tor Alva est indissociable du procédé, la tour n’aurait tout simplement pas pu exister avec des méthodes de construction traditionnelles. Les techniques conventionnelles reposent sur le coffrage et la répétition, ce qui aurait imposé une simplification ou une standardisation de la géométrie pour la rendre constructible. La fabrication de moules sur mesure pour des éléments non répétitifs, organiquement ramifiés et d’une telle complexité serait techniquement et économiquement prohibitive.
Au-delà de l’argument pratique, l’impression 3D modifie quelque chose de plus fondamental : la complexité géométrique ne coûte rien de plus. Une colonne standard et une colonne richement ramifiée et ornementée reviennent essentiellement au même prix à imprimer. Ce déplacement rouvre des questions architecturales que le modernisme avait refermées, celles de l’ornement, de la richesse de surface et de l’artisanat numérique, désormais ancrées dans une logique structurelle plutôt que dans l’imitation historique. Propos recueillis par Magaly Mavilia
Induni développe une approche intégrée du réemploi du béton, en conservant et réutilisant des éléments entiers d’un ouvrage ou d’un bâtiment.
INDUNI
RÉEMPLOI DE BÉTON ET SOLUTIONS DE CONSTRUCTION CIRCULAIRE
L’entreprise Induni innove avec une approche intégrée encore rare dans le secteur du réemploi du béton tout en assurant la maîtrise de toute la chaîne, de la déconstruction à la (re) construction. Contrairement au recyclage traditionnel, qui consiste à concasser le béton pour le réutiliser sous forme de granulats, Induni mise sur une approche moins énergivore : conserver et réemployer des pans entiers d’ouvrages. Grâce à des techniques de sciage et de découpe de précision, les éléments sont extraits avec un calepinage précis, puis transportés et stockés avant d’être réintégrés dans de nouveaux projets.
Ce procédé permet de réduire significativement l’empreinte matière des chantiers en limitant la production de béton neuf. Il se prête particulièrement bien à des éléments non structurels, comme certaines dalles ou composants d’ouvrage, où les contraintes techniques permettent un réemploi direct.
Ce procédé a notamment été utilisé pour réaliser le lit de la rivière Drize, remise à ciel ouvert dans le cadre du projet PrailleAcacias-Vernets (PAV) à Genève.
Cette innovation se heurte toutefois à un obstacle : l’évolution du cadre normatif. « Aujourd’hui, les normes n’évoluent pas assez vite pour accompagner ce type de solutions à grande échelle », souligne Aurélien Dondelet, directeur Activités supports.
Pour faire évoluer les pratiques, Induni travaille également avec l’association Matériuum, qui réunit différents acteurs engagés dans la construction circulaire. L’objectif : partager les retours d’expérience, structurer les filières de réemploi et faire progresser le cadre technique et réglementaire.
Autre condition au développement de ce type d’innovation : une intégration dès l’amont des projets, par les architectes et les maîtres d’ouvrage. MM / induni.ch
ADV CONSTRUCTIONS SA EXIGENCE TECHNIQUE. ENGAGEMENT DURABLE
Depuis 1973, ADV Constructions SA met en œuvre ses compétences dans les domaines de la maçonnerie, du béton, du béton armé et du génie civil. Forte de 130 collaborateurs, l’entreprise intervient sur un large spectre de projets – bâtiments, génie civil, ouvrages d’art, transformations ou aménagements extérieurs –, en gros œuvre comme en entreprise générale ou totale. Elle propose ainsi une prise en charge globale, garantissant cohérence, maîtrise technique et qualité d’exécution à chaque étape. Une approche portée par de fortes compétences en gestion de projet.
De la villa de prestige aux bâtiments industriels, en passant par des constructions mixtes bois-béton, ADV maîtrise des techniques de pointe répondant aux exigences les plus élevées. Bétons précontraints, bétons apparents de type 4 ou encore bétons architecturés, teintés, bouchardés ou aux finitions spécifiques, témoignent de cette expertise technique au service de projets complexes et exigeants.
Filiale du groupe GCC, ADV Constructions porte une vision engagée : proposer des solutions sobres et durables, en valorisant l’excellence des savoir-faire. Au sein du groupe, une organisation agile, ancrée sur le terrain, permet des décisions rapides. Cette dynamique se traduit également par un engagement RSE fort, avec des actions concrètes en faveur de l’environnement, de la réduction de l’empreinte carbone, ainsi que du bien-être, de la santé et de la sécurité des collaborateurs. MM / advsa.ch
ADV Construction développe, entre-autres, des solutions constructives à plus faible impact, intégrant des matériaux locaux (pisé) et des bétons bas carbone.
INTERVIEW
JULIEN PILLIARD, DIRECTEUR GÉNÉRAL
D’ADV CONSTRUCTIONS SA
QUELS SONT AUJOURD’HUI VOS PRINCIPAUX ENGAGEMENTS ?
Nous sommes fortement mobilisés sur les enjeux environnementaux. Cela passe notamment par le développement de bétons bas carbone, mais aussi par l’exploration de solutions innovantes, comme la construction en terre crue ou en terre compactée.
POUVEZ-VOUS DONNER UN EXEMPLE CONCRET ?
Nous avons réalisé un projet pour une maison de quartier à Lausanne en utilisant la terre du site pour créer des murs en pisé. C’est une approche à très faible impact environnemental, qui illustre notre volonté de privilégier les ressources locales et les cycles courts.
COMMENT CELA SE TRADUIT-IL DANS VOS PROJETS ACTUELS ?
Le projet du stade de la Ruayre à Crissier nous a été confié précisément pour ces compétences. Notre objectif est clair : réduire l’empreinte carbone des constructions en réutilisant les matériaux et en développant des solutions toujours plus durables.
SIRBATEC UNE APPROCHE GLOBALE DES
OUVRAGES BOIS
Depuis 1998, Sirbatec SA conçoit et réalise des ouvrages en bois sur mesure, entièrement fabriqués en Suisse. L’entreprise intervient dans la réalisation de couverts et abris pour véhicules (carports), cabanons, locaux de rangement (pool houses).
Spécialisée dans les métiers du bois, la société, dirigée par Dominique Crausaz et Mathias Ruffieux, intègre les contraintes topographiques, environnementales et climatiques propres à chaque projet, tout en répondant aux exigences esthétiques et fonctionnelles. L’ensemble des réalisations est conforme aux normes suisses en vigueur. Sirbatec SA assure une prise en charge complète des projets : élaboration des plans de
situation et des dossiers de mise à l’enquête, développement des plans d’exécution, fabrication en atelier, puis livraison et montage sur site. L’entreprise réalise la structure porteuse et la charpente, ainsi que les travaux de couverture, d’étanchéité et de ferblanterie, garantissant une maîtrise globale du processus et une qualité d’exécution homogène.
Sirbatec SA est active en Suisse romande. Son organisation repose sur un interlocuteur unique, assurant le suivi du projet de l’étude de faisabilité à la réalisation, avec un service aprèsvente réactif. sirbatec.ch
Quand la gastronomie rencontre le design
Conception & réalisation de cuisines d’exception
Intérieure & extérieure
Nous concevons et réalisons des cuisines professionnelles pour les plus grands chefs étoilés depuis plus de 15 ans. Aujourd’hui, nous mettons ce savoir-faire au service des particuliers qui souhaitent acquérir une cuisine unique, haut de gamme et pensée par les professionnels de la gastronomie et de l’ingénierie.
SALLE DE BAINS COMPACTE
Entre logements exigus, coliving et rénovation urbaine, la salle de bain compacte devient une micro‑architecture du bien‑être, où chaque centimètre compte. De nombreuses solutions permettent de transformer le petit volume en capsule de confort, à la fois fonctionnelle, esthétique et durable.
Le lavabo autoportant en céramique Itaca est proposé ici dans la finition Agave avec meuble au sol dans la même finition. ceramicacielo.it
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Trento est un ensemble associant un lavabo rectangulaire en solid surface à un petit meuble en bambou. thebathcollection.com
L’assortiment Geberit Renova Plan offre deux variantes de meubles sous lavabo : des modèles étroits avec porte et des versions plus larges munies de deux tiroirs. geberit.ch
MEUBLE
SIMPLE VASQUE
Les meubles suspendus, en profondeurs réduites et largeurs modulaires, exploitent la hauteur des murs plutôt que la surface au sol. Niches, colonnes étroites et intérieurs organisés permettent de désencombrer visuellement la pièce, tandis que façades mates et bois texturés apportent chaleur et sobriété.
Le système de panneaux RAIA de Laufen constitue une solution astucieuse et compacte pour regrouper technique sanitaire et espace de rangement. laufen.ch
DOUCHE EN TRANSPARENCE
La douche devient un plan de sol continu, avec receveurs extra‑plats, parois minimalistes ou solutions walk‑in qui libèrent la circulation et donnent une impression d’espace plus grand. Les colonnes de douche compactes intègrent mitigeur, douche de tête et douchette dans un seul totem, parfois connecté et économe en eau.
Des variantes de verre et de profilés qui s’adaptent à chaque projet. Bella Vita 4 Plus allie design épuré, modularité et liberté d’aménagement. duscholux.com
Cayonoplan est une surface de douche de plain-pied en acier émaillé disponible en 33 dimensions. La solution idéale pour tous les types de configuration. kaldewei.ch
Cette douche placée dans un renfoncement associée au lavabo de la collection Mini Frame de Schmidlin est un parfait exemple d’aménagement au centimètre. schmidlin.ch
Les lanterneaux sont une source de lumière naturelle garantissant sécurité et isolation thermique supérieure
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PROJETS
Le Quai des Vernet. Vue sur les deux premiers bâtiments, à savoir l’îlot A et ses 515 logements, par GD Architectes et BUNQ et l’îlot D de Fruehauf Henry & Viladoms SA et Ateliers Descombes Rampini SA, une tour de 86 mètres, la plus haute tour de logements de Genève.
Après l’iconique Carnal Hall, Bernard Tschumi revient au Rosey pour concevoir un bâtiment dédié aux sciences. L’architecte imagine un volume circulaire en dialogue avec son prédécesseur, confié une nouvelle fois à Fehlmann Architectes SA pour sa réalisation.
texte : Aurore de Granier
photos : Fehlmann Architectes
Il y a maintenant dix ans, l’école privée du Rosey lançait un concours pour un bâtiment consacré aux arts. Séduit par la proposition audacieuse de Bernard Tschumi, l’établissement lui confia la réalisation du Carnal Hall. Les plans proposaient en effet une construction sphérique, plus tard surnommée la « soucoupe volante ».
Alors, lorsque vient le moment d’imaginer un nouveau bâtiment pour accueillir les sciences, la direction de l’établissement se tourne de nouveau vers Bernard Tschumi, qui confiait sur le projet : « Après les arts, il fallait s’ouvrir vers les sciences ! L’ambition du nouveau bâtiment était donnée, et la question architecturale était la suivante : comment établir un dialogue sans que l’un ou l’autre des édifices en souffre, et qu’au contraire, “ le tout soit plus grand que la somme des parties ” ? » Pour concrétiser les plans de cet édifice, la direction du Rosey décide de faire appel à la même entreprise l’ayant accompagnée dans l’exécution des travaux du Carnal Hall, Fehlmann Architectes SA. « La coordination de travaux avec des architectes délocalisés fait depuis longtemps partie de nos compétences. Nous avons appris à nous coordonner rapidement et facilement, ce qui permet une grande fluidité dans l’exécution du projet, tant pour le Carnal Hall que pour le Bâtiment Philo », explique Christophe Faini, chargé du projet.
UN OVNI ARCHITECTURAL
Dans ses premiers croquis, Bernard Tschumi envisage une forme rectangulaire. Mais rapidement, le projet évolue pour dialoguer avec le Carnal Hall. Le rectangle se transforme alors en un espace circulaire, percé en son centre et recouvert d’une verrière, lui valant le surnom de « donut ». La transparence du plafond se retrouve également au niveau du reste du bâti, les façades et cloisons favorisant elles aussi cette matière.
Un choix esthétique, également guidé par la mise en relation du nouveau bâti avec les constructions préexistantes, comme l’explique Bernard Tschumi : « Le CSE risquait d’apparaître comme beaucoup plus massif, non seulement par rapport au Carnal Hall, mais aussi par rapport aux bâtiments historiques assez bas. C’est pourquoi nous avons pris un certain nombre de décisions architecturales. Le dernier niveau est en retrait, les RDC supérieur et inférieur sont fusionnés en façade et intégrés à la topographie. »
Une forme hors du commun qui vient questionner les codes de l’architecture éducationnelle, tant par son aspect extérieur que par son organisation. Constitué de trois étages, ainsi que d’un rez inférieur et d’un rez supérieur, le Bâtiment Philo propose une répartition des espaces raisonnée. Au rez inférieur se trouve le hall, ainsi que le Tech Lab. Un espace
consacré aux « travaux manuels », donnant accès aux élèves aux dernières technologies. Le rez supérieur se divise quant à lui en deux espaces : d’un côté, les salles de classe accueillant l’enseignement de matières classiques, de l’autre, des espaces pensés pour accueillir des start-up, visant à créer une émulation entre milieux scolaire et professionnel. Les étages 1 et 2 sont quant à eux consacrés aux salles d’enseignement de matières classiques également, tandis que le dernier étage accueillera deux laboratoires équipés de tout le matériel nécessaire pour permettre aux élèves de réaliser leurs travaux de biologie et de chimie.
Les espaces de circulation s’organisent autour de quatre cages d’escalier installées de part et d’autre du bâtiment, complétées par un escalier hélicoïdal situé en son cœur. « Ces escaliers en béton constituent des éléments architecturaux importants, et ont été coulés sur site. Ils sont complétés au niveau du noyau central par deux toboggans en forme de spirale ».
UNE MATÉRIAUTHÈQUE ADAPTÉE
La géométrie de ce bâtiment est accompagnée de différents défis techniques. Pour donner vie à cet objet architectural, la matériauthèque s’est articulée autour de trois matériaux principaux : l’inox brossé, utilisé en façade, le béton, laissé apparent, et une serrurerie noire venant rythmer l’espace par des poteaux de traverse. Le verre est lui présent au niveau des façades et de la verrière. Cette dernière matière, essentielle au projet, a fait l’objet d’une recherche permettant de trouver sa version la plus adaptée. « Nous avons sélectionné des verres électrochromes. Ils sont traversés par des courants électriques directement reliés à une sonde météo permettant d’adapter leur opacité pour laisser passer plus ou moins de lumière, et éviter l’accumulation de chaleur en été ». Une technologie accompagnée par la mise en place de plafonds actifs permettant une régulation climatique et une aération optimum du bâtiment.
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Leader en sécurité incendie, BDI System SA est spécialisée dans les exutoires de fumée et le désenfumage des bâtiments. Forte de plus de cinquante ans de savoir-faire, l’entreprise bénéficie d’une compétence reconnue dans le domaine. Elle collabore activement avec divers partenaires tels que des architectes, des régies immobilières, des ingénieurs et les autorités. La conception, la réalisation et la maintenance sont assurées par une équipe professionnelle de passionnés. Chaque solution est développée sur mesure, avec le meilleur équilibre possible entre les aspects technique, sécuritaire, esthétique et financier. Son catalogue étendu permet d’individualiser le concept incendie et les ouvrants motorisés. Notre engagement : votre sécurité, notre responsabilité.
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LISTE DES MANDATAIRES ET INTERVENANTS
Maître d’ouvrage
Les Etablissements du Rosey
Representant du maitre de l’ouvrage
Jean BRUGGER Architecte
MANDATAIRES
Architecte concepteur
Bernard Tschumi Architects
Architecte / Direction travaux
Fehlmann Architectes SA
Ingénieur civil
Patrick Alberti Ingénieurs
Ingénieur géotechnique
Karakas & Français SA
Ingénieur façades
BCS SA
Ingénieur acousticien
EcoAcoustique SA
Ingénieur sécurité feu / AEAI
SRG Engineering
Ingénieurs CVSE / MCR
SRG Engineering
Géomètre
Mosini et Caviezel SA
Archéologue
Archeodunum SA
ENTREPRISES
Terrassement + TS
Perrin Frères SA
Echafaudages Miraco SA
Maçonnerie / béton Consortium Marti - Perrin
Charpente métallique
Pahud-Meyer SA
Charpente bois
Schwab-System / John Schwab SA
Façades vitrées
Sottas SA
Etanchéité
Balzan Immer Etanchéité SA
Revêtements coupe-feu
KB IGNIFUGE SA
Photovoltaïque
Romande Energie Services SA
Tableaux électriques
DEXA SA
Installations électriques
ETAVIS Romandie SA
Motorisations
BDI System SA
Éclairage
SmartLux
Iguzzini SA
Zumtobel SA
Luce MS SA
Éclairage de secours
Perfolux SA
Sonorisation
Perfosound SA
Détection incendie
Siemens Suisse SA
Chauffage
Romande Energie Services SA
Ventilation
Romande Energie Services SA
MCR
Romande Energie Services SA
Installations sanitaires
Diémand Sanitaire SA
Ascenseurs
KONE SA
Plâtrerie / peinture
Diviswiss SA
Serrurerie
CMI SA
Habillage bois
Schwab-System / John Schwab SA
Portes
Delta Türen SA
Cloisons mobiles
Lindner SE
Cloisons WC
Büwa SA
Revêtement sol toboggan
Realsport Outdoor SA
Chapes
Cacciamano SA
Moquette
HKM SA
Carrelages
Carrelage C. Conti
Revêtement sol bois
HKM SA
Faux-planchers techniques
M+M SA
Faux plafonds métalliques
Lambda SA
Nettoyage bâtiment
Cleanup SA
Laboratoires
LogicAir SA
Cuisine professionnelle
Ginox SA
Froid professionnel
Froid Widmer SA
Deck + Plantations + AMEX
Menetrey SA
Toboggans
GTSM Magglingen AG
Panneau de chantier
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Provisoires de chantier Groupes électrogènes
Travaux divers avec nacelles et grues Instal. moyenne, basse tension et courant fort Installation et entretien de l’éclairage extérieur provisoire et définitif
Géomatique
Génie rural - Génie civil
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Le défi de la rapidité et de la flexibilité
Sur la commune d’Éclépens, Orllati Real Estate SA a développé un entrepôt sur mesure pour le site de vente en ligne QoQa.
texte : Aurore de Granier
photo : Pierre Le Targat
Il s’agit d’un projet d’envergure dont la première pierre a été posée au début de l’année 2024, avec une mise en exploitation initiée dès novembre 2025.
Mené dans un délai particulièrement court, ce projet a été initié et piloté par Orllati Real Estate SA, maître d’ouvrage, pour offrir à QoQa — locataire principal de la halle — un site entièrement dédié à la logistique et au stockage. Sa conception et l’exécution ont été confiés au bureau Fehlmann Architectes et la direction des travaux a été assurée par OWN Concept.
Comme l’explique Christophe Hänggeli, chef de groupe chez Orllati Real Estate : « L’une des spécificités des projets développés par Orllati Real Estate réside dans l’attention particulière que nous accordons aux besoins de nos locataires. Dès les premières phases, nous avons collaboré étroitement avec les équipes de QoQa afin de concevoir une solution sur mesure, répondant à des exigences très précises en matière de stockage et de logistique. »
Conçu sur trois niveaux, le bâtiment accueille depuis novembre dernier la société QoQa au rez-de-chaussée, complété par une mezzanine dédiée aux activités administratives. Les premier et deuxièmes étages sont quant à eux destinés à accueillir de futurs locataires. Ils ont été pensés pour des activités industrielles et de stockage, notamment grâce à l’installation de deux monte-voitures ainsi que d’un montecharge permettant l’acheminement de véhicules et de marchandises vers les étages supérieurs. Ces espaces seront aménagés sur mesure par les équipes d’Orllati, en fonction des besoins spécifiques des futurs occupants.
UN PROJET AUX SPÉCIFICITÉS MULTIPLES
Dès les premières phases, les besoins du locataire ont défini les contours d’un projet aux nombreuses particularités. Parmi les enjeux majeurs figurait la surface dédiée au stockage. Avec une emprise au sol totale de 21 000 m², dont 7 600 m² occupés par QoQa, le bâtiment se distingue notamment par une halle culminant à 20 mètres de hauteur, entièrement dédiée au stockage.
Cette zone, qualifiée de « magasin de grande hauteur », a été aménagée par la société KNAPP, spécialisée dans les solutions de gestion de stocks à grande échelle. Sa réalisation a nécessité une organisation spécifique du chantier : les installations de rayonnages ont dû être mises en place alors même que les travaux se poursuivaient dans d’autres parties du bâtiment.
Comme le souligne Simon Petri, de la société OWN Concept : « L’une des particularités du projet résidait dans la nécessité de travailler par zones. Il était essentiel de finaliser rapidement le magasin de grande hauteur afin de permettre aux autres intervenants de réaliser leurs installations, qu’il s’agisse des rayonnages ou des systèmes de sécurité incendie. La coordination a ainsi constitué un enjeu central du chantier. »
Cette exigence de coordination s’est appliquée à l’ensemble du site. L’exploitation par QoQa impliquait en effet l’installation de nombreux équipements techniques, notamment des systèmes de convoyage, mis en place par différentes entreprises mandatées. Celles-ci ont dû collaborer étroitement avec les équipes d’Orllati, de Fehlmann Architectes et d’OWN Concept afin de garantir une intégration optimale des installations dans le respect des délais et des exigences du projet.
UNE STRUCTURE ADAPTÉE AUX CONTRAINTES DU TERRAIN
Le projet se distingue également par des choix structurels directement dictés par les caractéristiques du site. Au niveau des quais de chargement et d’expédition, le radier a ainsi été positionné à 1,20 mètre au-dessus du terrain naturel afin de s’aligner avec la hauteur des ponts des camions. Cette contrainte a été intégrée très en amont dans la conception du bâtiment.
Par ailleurs, la faible capacité portante du sol, combinée à la présence d’une nappe phréatique et aux charges d’exploitation élevées liées à l’activité logistique, a nécessité la mise en œuvre de fondations profondes. Plus de 400 pieux en béton, atteignant chacun une profondeur d’environ 30 mètres, ont ainsi été réalisés par les entreprises du groupe Orllati.
S’agissant de la structure, le choix s’est porté sur une solution mixte acier-béton. Les cages d’escaliers, les noyaux et les gaines d’ascenseurs ont été réalisés en béton par le groupe Orllati, tandis que la structure principale repose sur une charpente métallique constituée de profilés en acier et de piliers mixtes acier-béton.
Afin d’optimiser le poids propre de l’ouvrage tout en permettant des portées allant jusqu’à 10 12 mètres, un système de dalles mixtes associant tôle métallique et béton a été mis en place. Enfin, les façades sont réalisées à l’aide de panneaux sandwich de type Montana, assurant à la fois performance technique et efficacité constructive.
UNE APPROCHE DURABLE ET CIRCULAIRE
Engagé en faveur d’une construction plus durable, le groupe Orllati a intégré au projet de la halle QoQa, comme sur de nombreux autres chantiers, une proportion significative de béton recyclé.
Comme l’explique Christophe Hänggeli : « Nous veillons à aborder chacun de nos projets dans une logique durable. L’utilisation de béton recyclé fait désormais partie de nos standards. Sur le site d’Éclépens, nous avons également privilégié des solutions énergétiques responsables. La toiture a été largement équipée de panneaux photovoltaïques, permettant de couvrir les besoins en électricité de QoQa ainsi que ceux des futurs locataires. Par ailleurs, le bâtiment est raccordé au réseau de chauffage à distance Cadcime, alimenté par la récupération de chaleur issue des fours à ciment de l’entreprise locale Holcim. »
Au-delà de ses performances techniques et environnementales, le projet se distingue également par sa rapidité d’exécution. Comme le souligne Simon Petri : « La livraison anticipée de certaines zones a nécessité un important travail de coordination. Grâce à cette organisation, QoQa a pu entamer ses installations dès juin 2025, pour une mise en service complète de ses nouveaux locaux après seulement 18 mois de chantier.
INGENIEURS CONSEILS SA
Prestations réalisées
Prestations réalisées
• Etude géotechnique
• Etude géotechnique
• Gestion et optimisation des 400 pieux de fondation sous le bâtiment industriel
• Gestion et optimisation des 400 pieux de fondation sous le bâtiment industriel
Rue Madeleine 5
Rue Madeleine 5
1003 Lausanne
1003 Lausanne
021 357 58 40
021 357 58 40
info@fog-geo.ch
info@fog-geo.ch
E-mail: adm@buschini-sa.ch
LISTE DES MANDATAIRES ET INTERVENANTS
Maître d’ouvrage
Orllati Real Estate
MANDATAIRES
Architecte
Fehlmann Architectes
Direction travaux
OWN Concept
Ingénieur civil
MP Ingénieurs Conseils
Ingénieur CVS / Chauffage
ABTEC
Ingénieur électricité
ADEngineering
Ingénieur sécurité feu
Ignis Salutem
Géotechnicien FOGGEO
Responsable sécurité
Façade légère
Berisha SA
Date : 19/02/2026
OMA Consulting
ENTREPRISES
Pieux
Groupe Orllati
Cuve
Zementol
Terrassement
Groupe Orllati
Gros œuvre
Groupe Orllati
Charpente métallique Berisha SA
Agencements Armoires Dressing Cuisines Fenêtres
MCR Paul‑Vaucher SA
Société
Mise à terre / paratonnerres
Perrusset Paratonnerres
Etanchéité
PHIDA Etanchéité
Installations électriques Swisspro SA
Photovoltaïque
Solstis
Chauffage / froid
Brauchli SA
CAD
Romande Energie CAD
Ventilation
Roos Ventilation SA
Sanitaire
Raboud Energie SA
Sprinkler DES SA
Ascenseurs Techlift
Plâtrerie / peinture
Buschini SA
Serrurerie
Ramelet & Fils
Menuiseries intérieures
Alva Agencement Sàrl
Portes
Av. des Quatre-Marronniers 28 14 00 Y verdon-les-Bains Tél. 024 426 61 46
Après quatre années de travaux, les deux premiers bâtiments du nouveau quartier Quai Vernets sont arrivés à leur aboutissement. Leur inauguration a pris place le 27 mars dernier, tandis que les travaux se poursuivent sur les deux derniers îlots du projet.
texte : Aurore de Granier
photos : Julie Masson
Après quatre années de travaux, les deux premiers bâtiments du nouveau quartier Quai Vernets sont arrivés à leur aboutissement. Leur inauguration a pris place le 27 mars dernier, tandis que les travaux se poursuivent sur les deux derniers îlots du projet. C’est dans une zone en pleine mutation que s’inscrit le nouveau quartier Quai Vernets. Situé en plein cœur de Genève, dans le secteur Praille-Acacias-Vernets (PAV), ce projet d’envergure est le témoin d’une ambition : celle d’un nouveau quartier favorisant la mixité et prônant la création d’un véritable cadre de vie. Initié et piloté par Losinger Marazzi, accompagné de Pillet SA, le projet est porté par l’équipe « Ensemble », composée de sept investisseurs se spécialisant chacun dans une typologie de projet. On retrouve ainsi la Ciguë et la Codha, des coopératives de logement, la Fondation de la Ville de Genève pour le logement social, les caisses de pension CIEPP et CPEG, et deux assurances suisses, la Mobilière et Swiss Life. De cette équipe plurielle résulte alors un quartier favorisant la mixité, volonté portée dès le départ par Losinger Marazzi dans le cadre de l’appel d’offres foncier organisé par le Canton de Genève. « La pluralité des typologies de logements et des usages était capitale pour nous. Nous avons fait le choix de créer “Ensemble” de manière à imaginer un projet dont chaque élément allait être pensé par des experts dans leur domaine. Nous sommes tous intimement persuadés que c’est par
la mixité au sens large que l’on apporte quelque chose de positif », confie Pascal Mirallié, directeur du projet Quai Vernets chez Losinger Marazzi. Une mixité qui se retrouve dans les typologies de logement, proposant logements sociaux, logements locatifs classiques, et appartements étudiants, mais qui se reflète aussi dans l’architecture des îlots, pensée par cinq bureaux d’architectes.
UN PROJET À GRANDE ÉCHELLE
Dès le départ, le projet se caractérise par son échelle. Occupant quatre hectares de terrain au cœur de la ville, il constitue alors l’un des plus grands quartiers de logements de la ville de Genève. Une ambition qui se concrétise par la création de trois bâtiments, accueillant au total 1355 logements, mais aussi 8000 m2 d’arcades visant à accueillir des commerces, des équipements publics, et des structures sociales et solidaires. Le quatrième îlot accueillera pour sa part l’Université de Genève, avec deux facultés regroupant plus de 2000 étudiants. Un chantier de grande ampleur s’accompagne de nombreux défis. En effet, le projet s’implante dans un quartier en total remaniement, ayant pour voisins divers autres chantiers. Une première complexité, qui est accompagnée par les moyens nécessaires pour faire surgir de terre ces quatre bâtiments. Ainsi, le chantier a été réalisé avec 13 grues à tour et avec plus de 600 personnes sur site.
Géotechnique
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Votre partenaire pour la gestion des problématiques liées au sol
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Géologie
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Essais et mesures
Géostructure
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Environnement
Environnement Essais et mesures
Dans le cadre du développement du quartier des Vernets, le bureau Karakas & Français a réalisé les prestations suivantes :
■ Ingénieur spécialiste pour les travaux spéciaux et terrassements
➔ Ilots A et B : 13’400 m2 de palplanches, 200’000 m3 de terrassement
➔ Ilot C : 14’300 m2 de parois moulées et barrette, 36’000 m3 de terrassement
➔ Ilot D : 40 barrettes de 65 m de profondeur
➔ STAE : 2’800 m2 de parois moulées, 11’000 m3 de terrassement
■ Etude, gestion et suivi des travaux de dépollution du site
■ Assistance géotechnique pour l’école des Vernets
UNE MIXITÉ VERTUEUSE
Aujourd’hui, ce projet ambitieux est concrétisé avec la finalisation de deux premiers bâtiments, à savoir l’îlot A avec 13 montées desservant 515 logements pour le compte de quatre maîtres d’ouvrage, et l’îlot D, une tour accueillant 256 logements pour le compte de Swiss Life. La tour est à ce jour la plus haute tour de logements de Genève, culminant à 86 mètres. Une hauteur importante ayant nécessité des fondations implantées à 70 mètres de profondeur pour assurer sa stabilité. « Le bâtiment étant très lourd, il représentait un défi statique important. L’autre complexité réside dans sa façade. Les architectes ont fait le choix d’une façade en béton apparent qui a été réalisée de manière préfabriquée. Au total, 1400 pièces ont été fabriquées, puis livrées au fur et à mesure de la construction. Chaque niveau a nécessité dix jours de travail », précise Pascal Mirallié. Du point de vue de sa structure interne, la tour voit ses plans répétés sur la quasi-totalité des étages, comptant dix appartements, avec pour exception les deux derniers niveaux en accueillant huit.
Le second bâtiment, inauguré en mars, est l’îlot A, rassemblant des logements étudiants, des logements sociaux ainsi que des appartements locatifs classiques. Composé de deux niveaux de sous-sols et de neuf étages hors sol, il se caractérise par sa cour intérieure plantée d’arbres et ses 13 cages d’escalier, toutes surplombées par des puits de lumière traversant les 9 étages du bâtiment. « Chacun des maîtres d’ouvrage a pu adapter le projet à ses besoins. Par exemple, la Codha porte beaucoup d’importance aux zones communes et propose ainsi des coursives très larges, des espaces communs très généreux. Un autre point important de l’îlot A est sa façade réalisée en briquettes rouges, lui conférant une identité unique et un caractère hors du commun », commente Pascal Mirallié. L’îlot B sera quant à lui finalisé entre juillet 2027 et janvier 2028, tandis que les travaux de l’îlot C, qui accueillera l’Université de Genève, prendront fin en décembre 2028, mettant un point final à ce quartier pensé comme un organisme vivant, rassembleur et riche par sa diversité.
Fondée en 2019, l’entreprise Caeli ingénierie se caractérise par son équipe proposant une expertise plurielle, tout particulièrement reconnue dans le domaine des études CVCSER et physique du bâtiment. Ses 43 collaborateurs interviennent sur des projets de chauffage, ventilation, climatisation, sanitaire, électricité, ainsi que régulation et physique du bâtiment, et réalisent des chantiers pour les secteurs de l’habitation, du tertiaire et de l’industrie. Présente sur les cantons de Genève et Vaud, avec l’ouverture d’un second bureau en 2023, la société intervient sur de nombreux projets, dont Quai Vernets. Pour ce chantier, Caeli ingénierie interviendra sur le bâtiment C, dans le cadre d’un mandat CVCSER avec notamment : la mise en place des installations électriques, la surpression et le désenfumage, l’installation de sprinklers, le pilotage et le suivi de la labellisation SNBS, et enfin la création et la coordination des techniques sur le logiciel Revit.
Fondée en 1907, la société Jacquet SA est spécialisée dans les aménagements extérieurs : création de jardins, aménagements urbains, terrains de sport et piscines. Productrice engagée, elle dispose également d’une pépinière implantée sur cinq communes – Satigny, Bernex, Presinge, Veyrier et Troinex – rassemblant 30 hectares de terrain, près de 12 000 plantes dont plus de 660 variétés. Dans le cadre du projet du quai des Vernets, Jacquet SA a été choisie pour la réalisation des travaux de voie verte, se caractérisant notamment par la plantation d’une soixantaine d’arbres et la mise en place d’un système d’arrosage automatique, complétées par des aménagements propices à la biodiversité. La plupart des plantations seront effectuées cet automne.
Quand la performance rencontre la construction
LISTE DES MANDATAIRES ET INTERVENANTS
Maîtres d’ouvrage
SWISS LIFE AG
CODHA – Coopérative de l’habitat associatif
CIEPP - Caisse InterEntreprises de Prévoyance Professionnelle
FVGLS - Fondation de la Ville de Genève pour le logement social
CIGUË - Coopérative de logement pour personnes en formation
MOBILIERE Suisse Société d’assurance SA
CPEG - Caisse de prévoyance de l’État de Genève
Pilotes
Losinger Marazzi SA Pillet SA
Entreprise totale
Losinger Marazzi SA
MANDATAIRES
Architectes
Fruehauf Henry & Viladoms SA
GD Architectes SA bunq SA
LRS Architectes SA
Jaccaud + Associés SA
Atelier Descombes Rampini SA
Ingénieur civil
PILLET SA
Entreprise aux compétences multiples, Pillet SA intervient en pilotage de projets, ingénierie civile et technique, direction de travaux, économie de la construction, ainsi qu’en management et coordination BIM. Dans le cadre du projet de la caserne des Vernets, En collaboration avec Losinger Marazzi, PIllet SA est intervenue dans une mission clé de pilotage et de coordination, en assurant l’interface entre le groupe
Ensemble, les équipes du projet des Vernets, les administrations publiques cantonales et communales, ainsi qu’avec les volets liés au parking public et au programme commun. Par sa capacité à faire le lien entre de nombreux interlocuteurs et à fluidifier les échanges, Pillet SA a contribué à la cohérence et à l’avancement opérationnel du projet. Le bureau est également intervenu en ingénierie civile pour les réseaux souterrains, les aménagements de surface et la station d’échange STAE des SIG.
Thomas Jundt Ingénieurs Civils SA
BG Ingénieurs Conseils SA
Perreten & Milleret SA Pillet SA
Ingénieur CVC, labels et physique du bâtiment
BG Ingénieurs Conseils SA Amstein + Walthert Genève SA
VIDANGES CURAGES ASSAINISSEMENT GENÈVE-VAUD-MÊME MAISON EN HAUTE SAVOIE ET AIN
Terrassement AMEX
INDUNI
Terrassement canalisation
INDUNI
AMEX
INDUNI / PIASIO
Calorifuge CVCS
ISOLPRO
Sondages carrotés
ISR INJECTOBOHR
Abattage d’arbre
JACQUET
Surpression
JOMOS
Maçonnerie
JR RENOVATION
Boîte aux Lettres
JULES DESARZENS
Mise en passe
LACS SA
Parquet
L&F SOLS
Carrelage
LANOIR
Habillage Bois Loggias
LANTHMANN
MALT
LEMAN PARATONNERRE
AMEX
LEONELLI
Cuisines
LES MENUISERIES ROMANDS
Hydrodémolition
LIAUDET
Chapes
LIROM
Équipements électriques
AMEX
Façade briquettes céramique
MAULINI
Pieux
MARTI
Balcon bois
MATHIS
Nettoyage fin chantier MESSERLI
Séparation balcon METALPRO
Façade préfa et Loggias
MFP / Fournisseur)
Faux-Plafonds
M+M MONTAGE
ET MAINTENANCE
Parquet
MULTINET
Adaptation du réseau d’eau
NL FERBLANTERIE SANITAIRE
Fermeture coupe-feu
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Portes bois compartimentage
NORBA
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Installations élec.
NOVELEC
Portes-Métalliques
NOVOFERM
Lot Electricité (Fourniture onduleurs UPS)
OFATEC
Décontamination
ORLLATI
Étanchéité enterrée verticale
PHIDA
Étanchéité
PHIDA ÉTICO
Porte de distibution
interieurs Bois
PORTMIX
Façade Préfa
PRELCO
Ferraillage PRO FERRAILLAGE
Garde-Corps RAMELET
Nettoyage fin de chantier
SERCONET
Tôle allu façade
SERRURERIE 2000
Stores
SCHENKER
Ascenseurs
SCHINDLER
Buanderies
SCHULTHESS
Marquage au sol
SIGNAL
Détection incendie + Gaz Cono
SIEMENS
Revetement sol SIKA
Façade RDC
SOTTAS
Chape
SWISS FLOOR
Tableaux électriques
TABELEC
Hydraulique
THERMACLIM
Calorifuges CVCS
THERMO ISOLATION
Agencement de cuisine VERISET
Sanitaire VLA
Précontrainte VSL
Menuiseries RDC WIDER
Route Principale 342 1628 Vuadens 026 565 21 20
info@isolpro.ch – www.isolpro.ch
ÉLÉMENTS
SOLUTIONS
RÉNOVATION
ÉTUDES
PASSAGE MORILLONS, LA NAISSANCE D’UN QUARTIER PLURIEL
Situé dans le quartier genevois du PetitSaconnex, le projet du Passage Morillons vient répondre aux besoins d’une zone en pleine mutation urbaine, nécessitant de nouveaux aménagements porteurs de fonctions multiples.
texte : Aurore de Granier
À Genève, le quartier des Nations, accueillant les différentes organisations internationales, a entamé une transformation. En découle la réalisation de nouveaux programmes constructifs, dont fait partie le Passage Morillons, situé à l’angle de la route des Morillons et de la future route des Nations. Porté par Fondation Terra et Casa et la société Roxbury SA – les bâtiments B et C ayant été rachetés en cours de projet par Realstone SA durant l’été 2025 –, le projet a été mis au concours en 2018 et remporté par le bureau sylla·widmann architectes, et sa réalisation effectuée par l’entreprise totale Implenia Suisse SA, en collaboration avec ce bureau d’architecte.
LA CRÉATION D’UN LIEU DE VIE
Le projet proposé par les architectes s’implante de façon centrale sur le site et se voit divisé en trois bâtiments, à la fois distincts et reliés entre eux, accueillant commerces, espaces de bureaux et appartements. « Les auteurs proposent un ensemble de trois bâtiments disposés sur un socle clairement marqué de deux niveaux. Le socle contient un passage couvert d’une hauteur de deux niveaux très aérés et généreusement éclairés par la lumière zénithale, correspondant au vide entre les bâtiments. Cette liaison en T génère, au niveau du rez-de-chaussée, une animation urbaine car l’ensemble des fonctions publiques du programme y sont
regroupées. La perméabilité de ce système permet des échappées visuelles vers le parc, tout en définissant un espace social de qualité. Cet ensemble crée un lieu clairement reconnaissable dans le parc avec des échelles différenciées », détaille le jury du projet. Au total, ce sont 3000 m2 de bureaux, 2300 m2 de surfaces commerciales et 85 appartements qui se verront répartis dans les trois bâtiments, dont l’architecture élégante a été dessinée de manière à s’intégrer pleinement dans le paysage urbain et paysager préexistant. « Le quartier forme un véritable lieu de vie favorisant les rencontres et les échanges, Passage Morillons se profile comme la nouvelle place dynamique du quartier », expliquent les équipes d’Implenia Suisse SA.
UNE ARCHITECTURE INTÉGRÉE ET PROPICE À L’ÉCHANGE L’une des complexités du projet résidait dans son environnement, mêlant l’urbanisation déjà présente dans le quartier au désir de préservation de ses espaces verts. Pour favoriser le dialogue avec l’existant, les architectes ont opté pour la création de trois bâtiments de hauteurs différentes, caractéristique réclamée dans le concours. Ainsi, le bâtiment le plus haut dialogue à l’échelle du paysage avec le bâtiment de l’OIT ; l’immeuble de bureaux s’affiche sur le carrefour des rues Appia et Morillons ; et le bâtiment résidentiel situé le long de la route des Morillons s’intègre
au voisinage en se déclinant avec un gabarit plus domestique. Disposées en quinconce, les trois constructions sont reliées entre elles par un passage couvert donnant accès aux commerces, situés sur l’ensemble des rez-de-chaussée et de l’entresol des bâtiments. « Articulées en une galerie ouverte sur l’extérieur et un passage couvert en double hauteur, les surfaces en rez-de-chaussée bénéficient d’une belle lumière naturelle et d’une circulation très fluide qui invitent les visiteurs à s’y attarder. L’entresol offre de nombreuses possibilités d’aménagement, notamment aux sociétés qui souhaitent leur activité sur deux niveaux. Formant le cœur de vie de Passage Morillons, les espaces à louer offrent une halte bienvenue aux habitants des bâtiments A et C, aux entreprises et organisations installées dans le bâtiment B, comme aux acteurs de la Genève internationale et aux résidents du quartier, qui trouveront ici restauration avec terrasse, boutiques et de nombreux services dans un cadre propice à la détente », explique le maître d’ouvrage. Au niveau de l’intérieur des bâtiments, nous retrouvons une disposition semblable dans les trois unités, s’articulant autour d’un noyau central de distribution, et dont les espaces ont été disposés de telle façon que les occupants des bâtis bénéficient
d’un important apport de lumière naturelle et d’une vue dégagée sur les montagnes.
UNE VALORISATION DU PAYSAGE ET DE LA MOBILITÉ DOUCE
Pour répondre à cette volonté de création d’une véritable vie de quartier, la notion de mobilité douce joue un rôle crucial dans le projet du Passage Morillons. La « ceinture végétale » qui vient entourer l’ensemble du projet est préservée et vient donner le cadre aux voies de mobilités douces depuis le chemin de la Riole, la promenade de la Paix et les arrêts TPG jusqu’au cœur actif de ce nouveau quartier, permettant une facilitation des déplacements dans le quartier. Si les arbres présents sur la parcelle sont préservés, on constate également que la végétation est enrichie par de nouvelles plantations, faisant du Passage Morillons un quartier parvenant à unir urbanisation et nature. Un désir de respect de l’environnement qui se retrouve également dans la création de bâtiments HPE, alimentés par le réseau thermique écologique Genilac. La livraison du site est prévue pour le 13 mars 2026 et la fin des travaux d’aménagements extérieurs est planifiée au 30 avril 2026.
CETTE ENTREPRISE A PARTICIPÉ À LA CONSTRUCTION DE L’ENSEMBLE PASSAGE MORILLONS, À GENÈVE
LISTE DES MANDATAIRES ET INTERVENANTS
MANDATAIRES
Architectes
Sylla Widmann Architectes SA
Architecte MPQ
M Architecture Sàrl
Ingénieur civil
B+S Ingénieur
Ingénieur CVSER
CSUISSE Sàrl
Ingénieur CV MZ Engineering Sàrl
Ingénieur électricité
MAB-Ingénierie SA
Ingénieur surpression
Digiwise SA
Ingénieur sanitaire
AR Energies Sàrl
Architecte paysagiste
Oxalis Architectes Paysagistes
Associés
Géomètre
HKD Géomatique
Géotechnicien
Pillet Géotechnique
Physicien du bâtiment
Energy Management SA
Acousticien
Architecture & Acoustique
Ingénieur façade BCS SA
Ingénieur SER Alterego Concept SA
Ingénieur feu AQ Plus SA
Contrôle sprinkler Swiss Safety Center SA
Test étanchéité air
Exenco Sàrl
ENTREPRISES / SOUS-TRAITANTS
Entreprise totale
Implenia Suisse SA
Travaux spéciaux
Consortium Cuenod-Marti
Echafaudages
Roth Echafaudages SA
Béton armé Implenia Suisse SA FA Travaux Sàrl
Groupe Travaux Spéciaux SA Matthey-Petit SA Stirnimann SA Technidalle Sàrl
Façades
Inasus S.L. Metalfort S.L.
Novametal Industrial Service SL RDS Constructions Sàrl
Fenêtres métal léger Norba GE SA M-Pro Sàrl
Etanchéité
Phida Etanchéité (GE) SA
FPS Concept Vacca Résines et Bâtiment SA Weiss+Appetito Spezialdienste AG
Obturation coupe-feu Fire System SA
Isolations IP SA – Isolations SA
Stores
Schenker Stores SA Zone Stores Sàrl
Tableaux électriques
Groupe E Connect
Installations électriques
GSE Global Services
Electricité SA
Sprinkler
D.E.S. Système de sécurité SA
Sono de secours
Fréquence TV SA
Photovoltaïque
Finergy SA
Paratonnerre
Perusset Paratonnerres SA
Chauffage / ventilation
Alvazzi Groupe SA
IDK Montage Sàrl
MS Chauffage-Isolation SA
TSC SA
DLS Ventilation
Surpression
Digiwise SA
Installations sanitaires
Martin Sanitaires SA
IPTF Isolations SA
Réseaux EU
S-Techniques SA
Détection incendie
D.E.S. Système de sécurité SA
Agencement cuisine
Zecchinon Cucine SRL
Steinform AG
Duperrex Frères SA
Ascenseurs
Techlift Ascenseurs
Ascenseurs
Fastlift Sàrl
Plâtrerie / peinture
Bat-Iso SA
Artin EG SA
Markaj Renting Sàrl
Xhuka Construction Sàrl
Portes intérieures métal
Novoferm
Serrurerie
Serrurerie 2000 SA
DLC Construction Sàrl
Racks à vélos
Velopa AG
Boîtes aux lettres
Ernst Schweizer AG
Abris PC et caves
Ernst Schweizer AG
Claires-voies
Kern Studer SA
Portes de recoupement
AAV Contractors SA
Portes de garage
Efaflex Swiss GmbH
Menuiserie
PortMix SA
Menuiserie
AMS Project Sàrl
Mise en passe
Multi Access Control Sàrl
Chapes
Batisols Romandie SA
Carrelages
Gatto SA
Hepta
Résine
Implenia Suisse SA
Revêtement sol bois
Multinet Services SA
Revêtement sol bois
AMS Project Sàrl
Faux-planchers techniques
Lenzlinger Fils SA
Nettoyage bâtiment
N-Services SA
MCR
Sauter Building Control
Schweiz AG
Appareils sanitaires spéciaux
Eeproperty SA
Simonin Electro-Menagers SA
Gestion parking
Digitalparking SA
Signalétique
Remarq
Aménagements extérieurs
Leonelli & Fils
Gardiennage IVS (Size) SA
Le géomètre au service de vos projets
La Sapelle 11 à 1058 Villars-Tiercelin Chemin de Marly 13 à 1263 Crassier [ C hauffage-V entilation -S anitaire-É lectricité ]
La Sapelle 11 à 1058 Villars-Tiercelin Chemin de Marly 13 à 1263 Crassier [ C hauffage-V
La Sapelle 11 à 1058 Villars-Tiercelin Chemin de Marly 13 à 1263 Crassier [ C hauffage-V entilation -S anitaire-É lectricité ] Bureau d’ingénieurs CVSE
079/257.46.00 - info@mz-e.ch - www.mz-e.ch
La santé à échelle humaine
Dans le quartier de Champel, sur la commune de Genève, le groupe Hirslanden, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et la Caisse de prévoyance de l’État de Genève (CPEG) se sont unis pour bâtir le centre hospitalier BeauSéjour 22-24, accueillant notamment le Centre de chirurgie ambulatoire de Genève (CCAG), le plus grand du territoire helvétique.
texte : Aurore de Granier
photo : Franziska Werren
Lancé en 2017, le projet se distingue par l’union entre institution privée et publique – une première sur le territoire –, qui vient répondre à une nécessité. « La chirurgie ambulatoire est devenue de plus en plus commune, mais, à ce jour, l’architecture des anciennes structures ne répond plus à ce besoin croissant et à ses spécificités », explique Juliette Lemaignen, directrice du CCAG. Pour donner vie à ce chantier au budget supérieur à 90 millions de francs, les deux entités ont fait appel à la CPEG comme investisseur et maître d’ouvrage de la construction d’un bâtiment pensé sur mesure pour répondre aux critères du futur Centre de chirurgie ambulatoire, mais aussi des HUG, les deux locataires du bâtiment. « Ce projet est l’aboutissement d’un partenariat étroit entre les HUG, Hirslanden et la CPEG, unis autour d’une vision commune. Il confirme la capacité de la CPEG, en tant que maître d’ouvrage, à conduire des réalisations immobilières hospitalières ainsi que des projets complexes dans le domaine de la santé et du soin, au bénéfice de ses employeurs affiliés et de la population », commente Raphaël Crestin, responsable de l’immobilier de la CPEG. Pierre Adnet, directeur adjoint de l’immobilier en charge du développement et de la réalisation pour les HUG, ajoute : « Le projet accueillera à la fois le CCAG, société à part entière, et les HUG, qui occuperont principalement les étages supérieurs où seront présentes plusieurs spécialités. »
Du point de vue de l’organisation du site en dénivelé, le CCAG occupe le rez inférieur, offrant une ouverture sur le jardin, relié aux bâtiments voisins des HUG par un tunnel. Le rez-de-chaussée, au niveau de la rue, est occupé par l’accueil (admissions, cafétéria) en promontoire sur la vue et les urgences ophtalmologiques, tandis que le premier étage est consacré aux consultations de cette même spécialité. Le deuxième étage est quant à lui réservé aux spécialistes de diverses pratiques. Enfin, le dernier étage, composé de bureaux, d’une salle de pause, d’une salle de conférence et d’un toit-terrasse, est uniquement accessible au personnel.
UN ENJEU DE SITUATION
Cette construction d’envergure a été confiée au cabinet genevois meier + associés architectes, qui a dû apporter des réponses à de nombreuses problématiques. « Ce projet est spécifique par son cahier des charges, mais également par les atouts de son lieu. En effet, le bâtiment prend racine sur un site historique de la médecine genevoise. Anciens thermes de l’Arve, puis lieu du premier bâtiment chirurgical de Genève, il raconte une véritable histoire, mais se distingue également par son environnement, au bord de l’Arve, sur un site entouré d’arbres et de forêt », nous raconte Ana-Inès Pepermans, architecte en charge du projet. Protégé, le site dont les anciens bâtiments ont disparu ne pouvait
faire l’objet d’une reconstruction que dans le cadre d’un site dédié à la santé. Une première caractéristique qui s’est vue accompagnée de différentes contraintes, notamment l’impossibilité de dépasser la volumétrie des anciennes structures du site. « La difficulté ici résidait tout d’abord dans la dimension admissible qui n’était pas propice à accueillir la programmation importante nécessaire à la création du centre hospitalier. Après de nombreuses réflexions, il a été décidé d’étendre le rez inférieur à une parcelle voisine appartenant à l’État de Genève pour accueillir le CCAG sur un unique niveau et ainsi faciliter ses flux. Cela nous a permis d’agrandir la surface en respectant les gabarits imposés. Aux étages supérieurs, la surface est découpée en deux volumes qui s’entrecroisent et respectent les dimensions données par le terrain, pour s’intégrer aux gabarits des villas avoisinantes, définir un nouvel espace public et offrir une vue sur le grand paysage », précise l’architecte.
ALLIER SANTÉ ET DOMESTICITÉ
Une relation à l’extérieur centrale au projet. S’intégrant dans un quartier accueillant principalement des villas datant du 18e siècle et de nombreux chemins de promenade, le bâtiment se devait de s’inscrire dans ce langage. La façade en maçonnerie en brique percée de grandes fenêtres fait ainsi un écho contemporain aux constructions voisines, conférant au site un aspect à la jonction
entre univers hospitalier et espace domestique. Au niveau du CCAG, cette dimension était cruciale, le site devant être en mesure de combiner efficience du personnel médical et confort des patients et de leurs accompagnants. Ainsi, six des dix salles de chirurgie ambulatoire bénéficient de fenêtres, tout comme la majorité des espaces de circulation.
Le choix d’une matériauthèque chaleureuse contribue également à cette sensation de bien-être, tout en parvenant à respecter les exigences sanitaires, avec l’usage principal de la brique, du bois et d’un PVC imitant le terrazzo, la gamme chromatique s’articulant autour de teintes chaudes. « Nous avions à cœur de rendre l’expérience du patient la plus agréable possible. Ainsi, nous avons établi un plan qui vise à réduire le stress inhérent aux interventions. Mais la véritable innovation du CCAG réside dans la démarche globale de domesticité, incluant notamment les capsules “cocoon” servant à la fois de salle pré et postopératoire. Les patients passent en toute intimité dans un espace à évocations domestiques. Cette sensation de bien-être que nous recherchons passe bien sûr par la prise en charge du personnel médical, mais l’architecture du lieu occupe une place tout aussi cruciale dans ce défi que nous relevons chaque jour », conclut Juliette Lemaignen. Le site devrait ouvrir ses portes à l’été 2026.
SURSECTOR DISPOSITIF GLOBAL POUR UN CHANTIER SÉCURISÉ
La maîtrise des accès et la conformité des intervenants ont constitué un défi central sur le chantier de l’Hôpital Beau-Séjour, à Genève, marqué par la présence simultanée de nombreuses entreprises et des exigences élevées en matière de contrôle. Pour y répondre, sursector est intervenu en déployant son dispositif, combinant des équipements de contrôle d’accès, une plateforme et des applications numériques en ligne accessibles au maître d’ouvrage, aux mandataires et aux entreprises.
Cette organisation a permis de suivre en temps réel les présences sur le chantier et de vérifier la conformité des intervenants grâce à un lien permanent avec les autorités et les organismes de contrôle. Cette transparence constitue l’une des particularités du dispositif.
Afin d’accompagner les réalités du chantier, une hotline dédiée aux entreprises (6 h - 18 h) ainsi que le service intertech ont assuré une réactivité continue pour l’entretien, le dépannage et l’adaptation des équipements selon l’évolution des phases de travaux. Lorsque les dispositifs physiques ont été retirés en fin de chantier, l’opérateur sursector a pris le relais sur le terrain en réalisant des contrôles inopinés.
Porté par un interlocuteur unique, ce dispositif a permis d’assurer la maîtrise des accès et la conformité des intervenants du premier jour du chantier jusqu’à sa clôture.
Solution de contrôle d’accès pour des chantiers éthiques et sûrs
contrôle d’accès vidéosurveillance
système d’alarme agents de sûreté
T +41 22 300 24 24 | sursector.ch
sursector sa | 22, Rte de Pré-Marais | CH-1233 Bernex
MWH SUISSE SA
Rue de Bourgogne 25 / Case postale 91 CH-1211 Genève 13 / T +41 58 909 59 59 info@mwhsa.ch / www.mwh.ch
Plafonds rafraîchissants, suspendus
Cloisons amovibles Poutres froides Diffusion dair
Lustrerie technique
Objet: Habitat pour personnes agées «Am Wasser», Zurich
CES ENTREPRISES ONT PARTICIPÉ À LA CONSTRUCTION DU CENTRE DE CHIRURGIE AMBULATOIRE DE GENÈVE
Provisoires de chantier
Groupes électrogènes
Travaux divers avec nacelles et grues
Instal. moyenne, basse tension et courant fort Installation et entretien de l’éclairage extérieur provisoire et définitif
Echami Echafaudages SA
Chemin de Morglas 14
CH-1214 Vernier (GE)
REPOUSSER LES LIMITES DU BÂTI
Objet architectural emblématique du canton de Vaud, le Triangle de Messidor, siège social du groupe Après-demain et de son pôle Life Science Debiopharm, se dote d’une extension, un nouveau bâti dont la réalisation a été confiée au cabinet d’architecture Charles Pictet & Baptiste Broillet Architectes Associés.
texte : Aurore de Granier
Elle est sans équivoque l’un des points de repère du territoire. Reconnaissable à sa géométrie forte adoptant une forme triangulaire, la tour Messidor, dessinée par l’architecte Jean Tschumi en 1959, accueille désormais sur son terrain un nouveau bâti. C’est en 2014 que le concours pour sa création est lancé, avec comme objectif la construction d’un hôtel.
« Nous avons remporté le concours grâce à notre projet se démarquant par son implantation pensée en symbiose avec la tour et le terrain en pente, proposant ainsi un bâtiment se développant dans la longueur et non dans la hauteur. Quelques années plus tard, le programme a changé de cap, le projet hôtelier ayant été abandonné au profit de la création de bureaux. Cette transformation aurait pu représenter un défi, mais la trame structurelle que nous avions envisagée, très régulière, en plan libre, les techniques étant rassemblées au dos du bâtiment au niveau du mur de soutènement, s’est aisément adaptée à cette modification. À une époque où la notion de transformation est devenue cruciale, nous avons démontré la parfaite adaptabilité du projet », explique Baptiste Broillet, cofondateur du cabinet d’architectes.
RECHERCHER L’HARMONIE
Si le plan offre une grande flexibilité, le respect d’une norme vient apporter une modification d’importance : la création de deux patios intérieurs. En effet, la loi impose un éclairage naturel minimum des espaces de travail. Pour remédier à cette nécessité,
deux zones sont aménagées au cœur du bâtiment, rendant la communication visuelle entre les étages plus forte, et permettant la création de jardins verticaux, éclairés depuis le ciel. Une lumière naturelle qui joue un rôle central dans ce projet, dont la situation invite à bâtir en lien avec le paysage. Bénéficiant d’une vue panoramique sur le lac, le terrain a orienté les choix architecturaux, tout comme la tour, autour de laquelle il était nécessaire d’articuler la nouvelle construction. « Nous avons opté pour une architecture en continuité avec la tour. L’idée était de réaliser une extension, et non de bâtir en compétition. Nous avons donc repris ses codes, tant au niveau de sa géométrie que de sa matérialité, en optant pour le verre associé à la tôle en aluminium cannelée », détaille Baptiste Broillet. Une utilisation importante du verre qui a nécessité une réflexion quant au type de vitrage à employer. En effet, les maîtres d’ouvrage, Aprèsdemain et Debiopharm, ne souhaitaient pas altérer visuellement la façade avec des protections solaires mécaniques. Ont alors été choisis des verres électrochromes, protégeant des rayons UV en changeant de couleur.
Enfin, il était capital pour les architectes de créer un bâti faisant visuellement écho à la tour Messidor, mais étant également physiquement connecté à cette dernière. Ainsi, la nouvelle structure est accolée à un espace ayant autrefois servi de restaurant, sous lequel un hall connectant les deux sites a été créé. Il accueillera un escalier triangulaire, nouvel écho à l’architecture de la tour, pensé comme une véritable rotule.
Imaginée en adéquation avec la tour préexistante, la nouvelle construction a également dû s’adapter à la nature du terrain, en pente. « Des travaux spéciaux incroyables ont dû être réalisés. Nous avons collaboré avec le cabinet d’ingénierie civile Thomas Jundt SA, qui a accompli une véritable prouesse technique. Des parois berlinoises en béton ont été installées sur une profondeur de 20 mètres au niveau de la tour, permettant la création d’un parking souterrain sur trois niveaux », détaille l’architecte.
Une première complexité à laquelle s’est ajoutée une demande du maître d’ouvrage, faite au cours du projet ayant traversé la crise sanitaire et les tensions géopolitiques. « Le propriétaire désirait rendre la tour existante et sa nouvelle extension complètement autonomes, en optant pour une énergie non fossile. L’installation de sondes géothermiques s’est avérée trop compliquée. Nous avons donc choisi une stratégie inédite en Suisse romande, et
encore très rare en Europe : un système de bac à glace. Une cuve de 6 mètres de profondeur a ainsi été installée sous le parking souterrain et remplie de 4,5 millions de litres d’eau. Sur le même principe que la géothermie, ce système repose sur un échange d’énergie alimentant des pompes à chaleur.
« En prolongeant l’œuvre de Jean Tschumi, nous ne voulions pas seulement agrandir le site existant, mais y ajouter une signature responsable », déclare Thierry Mauvernay, président du groupe Après-demain et de Debiopharm. Il ajoute : « Ainsi, nous honorons son génie tout en projetant le Triangle de Messidor dans le futur de la transition énergétique. » Cette volonté se retrouve également dans la recherche d’obtention du label SNBS, dont les normes en matière de développement durable sont des plus exigeantes. Un défi que les architectes relèvent au quotidien dans ce projet d’envergure, qui devrait voir ses travaux achevés en 2027.
Le bureau d’études d’Silence acoustique SA se spécialise depuis 2001 dans l’acoustique et la protection contre le bruit. Son expertise s’étend à de nombreux domaines, la société intervenant sur tout projet nécessitant une protection sonore. Des habitations aux écoles, en passant par les bureaux, les hôpitaux, l’industrie, mais aussi les salles de spectacle, d’Silence acoustique s’emploie à proposer des solutions adaptées aux besoins et aux contraintes de chaque projet. Présents dès le développement en phase de concours, durant les demandes d’autorisation, et enfin, durant toute l’exécution, ses spécialistes sont également salués pour leur capacité à s’adapter aux autres corps de métiers présents sur les chantiers. Pour le projet de Florimont-Messidor, ils sont à la fois intervenus sur le gros œuvre et l’aménagement intérieur, encore en cours d’étude, nécessitant une réalisation sur mesure complexe pour répondre aux exigences du maître d’ouvrage.
Depuis plus de 20 ans, nous mettons à disposition des entreprises notre expertise dans l’analyse stratégique des enjeux de sureté, de sécurité et de risques
étic - études, ingénierie et conseil SA
Vaud : Zone industrielle Le Trési 6d, 1028 Préverenges
Genève : Ch. du Pont- du-Centenaire 114, 1228 Plan-les-Ouates
Tel : + 41 21 811 37 40
Email : info@etic.ch
Site : www.etic.ch
LISTE DES MANDATAIRES ET INTERVENANTS
MANDATAIRES
Architectes
Pictet Broillet Architectes
Associés
Planification et direction travaux
Pragma Partenaires
Ingénieur civil Thomas Jundt SA
Ingénieur électricité
RTM SA
Ingénieur CVC
R.G. Riedweg & Gendre SA
Architecte paysagiste
Approches SA
Géomètre
Renaud et Burnaud ingénieur SA
Géotechnicien De Cérenville SA
Architecte d’intérieur
ARTGTECH SA
Ingénieur acousticien D’silence Acoustique SA
Ingénieur façades Buri Müller Partner GmbH
Ingénieur Accès et sécurité ETIC SA
Ingénieur en environnement Weinmann-Energies SA
Ingénieur sécurité feu Ignis-Saluterm SA
Diagnostic désamiantage et polluants HSE Conseils SA
ENTREPRISES
Spécialiste arbres
Arborisme Leuba SA
Entretien bureaux chantier
Léman Entretien SARL
Démolition / terrassements
Orlati SA
Installations chantier
Avesco Rent SA
Gestion déchets chantier
ABL recy-services SA
Bennes et tri des déchets de chantier
Henry transports SA
Adaptation réseau d’eau potable
Dicro Sanitaire SA
Maçonnerie
ADV Construction SA
Échafaudages ES Echafaudages SA
Façades
Sotas SA
Étanchéité
BBL SA
Installations électriques Swisspro SR SA
Chauffage Brauchli SA
Ventilation Climatec SA
Sanitaires
Milliquet SA
Sprinkler Sprintec SA
Ascenseurs
Schindler Ascenseurs SA
Plâtrerie – Peinture
Scuderi Rénovation SARL
Revêtements de sols sans joints
Travaux spéciaux biollay SA
Faux-plancher technique
Montage et Maintenance
Surveillance tiers
Swissprotects SARL
UNE PLATEFORME LOGISTIQUE BRANCHÉE SUR L’AVENIR
À Aclens, le projet logistique de Galliker commence par l’énergie. Batteries, sous-stations électriques et bornes de recharge structurent un site conçu pour accompagner l’électrification progressive du transport.
Plateforme logistique intérieure Les plateaux logistiques sont organisés autour de rayonnages dimensionnés pour la manutention et la préparation de commandes.
texte : Monica D’Andrea photos : Franziska Werren
UN SITE CLÉ POUR LA SUISSE ROMANDE
Dans la zone industrielle d’Aclens, entre Lausanne et Morges, la société suisse Galliker Transport AG poursuit le développement de son site logistique romand avec un nouveau bâtiment mis en service fin 2025. L’extension complète un premier centre construit en 2007 sur la parcelle. Ce projet accompagne la croissance des activités du groupe familial, aujourd’hui dirigé par la troisième génération, tout en s’inscrivant dans sa stratégie de transition énergétique zéro carbone d’ici à 2028.
« Le site existant date de 2007 et il y avait depuis plusieurs années la volonté de réaliser une extension. Le nouveau bâtiment est en fonction depuis novembre dernier », explique Frédéric Toinet, architecte et responsable de la réalisation sur site pour le compte de Fent AG. Ici, l’architecture participe à l’organisation des flux – de marchandises, d’énergie et de mobilité. Le bâtiment agit comme un opérateur plutôt qu’un simple contenant. « Chaque élément doit être anticipé pour trouver sa place comme dans une mécanique : les attentes dans la dalle, les raccordements électriques, sanitaires, les fixations des machines, les installations de chauffage, de ventilation et de refroidissement. »
QUAND LE BÂTIMENT DEVIENT INFRASTRUCTURE ÉNERGÉTIQUE
Au-delà de l’augmentation des surfaces logistiques, l’extension constitue également un prototype d’infrastructure énergétique destiné à accompagner l’électrification progressive de la flotte
de camions du groupe. Le nouveau bâtiment est équipé d’une installation photovoltaïque couvrant l’ensemble de la toiture, ainsi que toute la façade sud. « La production totale du site d’Aclens atteint environ 2 MW d’électricité dans le cadre de notre engagement Green Logistics », précise Peter Ballmer, responsable de Galliker Suisse romande.
Au cœur du dispositif, la construction d’un îlot technique regroupant transformateurs et conteneurs de batteries est en cours. Depuis ce point névralgique, un tunnel technique souterrain distribue l’électricité vers les zones de stationnement des poids lourds. L’infrastructure complète permettra de charger 40 camions autonomes en parallèle.
DES
BORNES INVISIBLES
SOUS LA PLATEFORME
L’infrastructure précède l’architecture. Frédéric Toinet explique qu’elle est « le point clé pour comprendre le développement de la société. Le bâtiment vient prendre place au sein de ce système et participe à l’image de marque de la société Galliker. » À l’instar des installations techniques dans le bâtiment, les bornes de recharge ont été intégrées directement dans le sol afin de préserver la fluidité des circulations sur la plateforme logistique. « Ce sont des trappes : on ouvre, on branche le camion et c’est réglé. Rien ne sort en surface. » L’électricité produite durant la journée par les panneaux photovoltaïques est stockée dans des batteries afin d’être utilisée la nuit, pour optimiser l’organisation et l’autonomie
Vue extérieure du site
Le centre logistique d’Aclens constitue la plateforme principale de Galliker pour la Suisse romande.
des courses. « Les camions circulent la journée, pendant que le soleil alimente les panneaux. On peut donc stocker cette énergie et charger les camions pendant la nuit lorsqu’ils reviennent au dépôt. » L’installation a été conçue pour également fonctionner en mode îlot, c’est-à-dire de manière autonome en cas de défaillance du réseau électrique.
L’ERGONOMIE AU CŒUR DU PROJET
Conçu par le planificateur général Fent AG et suivi par Toinet Architectes, le bâtiment accorde une attention particulière à l’ergonomie et à la qualité des espaces de travail. Les plateaux logistiques bénéficient d’une importante luminosité naturelle et sont organisés autour de postes de contrôle à chaque étage. « Tous les murs en béton sont intégralement lissés et peints en blanc pour le confort visuel, il y a beaucoup d’espace pour une meilleure circulation des collaborateurs. C’est important pour la qualité de travail. » Une préoccupation qui s’inscrit dans l’esprit de l’optimisation de la manutention. La trame porteuse est définie par le rythme des rayonnages, eux-mêmes définis par les mouvements
des transpalettes et gerbeurs. Des gaines techniques ont été prévues avec de la réserve pour permettre au bâtiment d’évoluer en fonction des besoins. Pour générer à la fois un aspect identitaire du bâtiment et optimiser l’espace, tous les locaux sociaux ont été réunis verticalement dans une partie du bâtiment à l’expression très épurée et généreusement vitrée : la « Tower ».
CONSTRUIRE DANS LA NAPPE PHRÉATIQUE
Le chantier a également dû composer avec des contraintes géotechniques importantes. Le bâtiment est implanté directement dans la nappe phréatique, sur un terrain argileux qui a nécessité la réalisation d’une centaine de pieux à près de 25 mètres de profondeur ainsi qu’un système de drainage temporaire pour abaisser le niveau d’eau pendant les travaux.
Le site intègre également plusieurs sondes géothermiques, qui participent au dispositif énergétique global du bâtiment. À Aclens, la plateforme logistique n’est plus seulement un lieu de stockage : elle devient une pièce essentielle de l’infrastructure énergétique du transport de demain.
En parallèle de la direction locale des travaux du nouveau centre logistique pilotée par Fent AG, le bureau Toinet Architectes planifie et dirige le chantier relatif à l’infrastructure de recharge à l’échelle du site.
Infrastructure énergétique
Les installations photovoltaïques et les systèmes de stockage d’énergie participent à la stratégie Green Logistics du groupe.
– Utilisation d’eau de pluie pour la station de lavage
– Réseaux de 30 sondes géothermiques à 300 m de profondeur
– Récupération de chaleur des machines de production de froid
L’ENTREPÔT LOGISTIQUE
– Dimensions : 92 m × 54 m
– Surface utile : 18 118 m2
– Capacité : 17 400 palettes
– Zones de température contrôlée : +15 °C – +25 °C
– Sous-sol ADR pour marchandises dangereuses (classes 3 et 8)
Portes étanches
Kälin Montagen GmbH
Portes intérieures
Norma Reiden AG
Plafonds métalliques / isolants
Pilag Montagen AG
Isolation en panneaux sandwich
Plattenhardt + Wirth GmbH
Rampes de quais
Trapo Küng AG
Sols industriels
Weiss+Appetito AG
Installations de froid industriel
EQUANS Kältetechnik GmbH
Électricité Frey+Cie Elektro AG
Faux-plancher
AGB Bautechnik AG
Votre spécialiste structures métalliques et façades high-tech
Galliker
SA, Aclens Façade Sud équipée de panneaux photovoltaïques
LE COLLÈGE ROUSSEAU, ENTRE HÉRITAGE ET MODERNITÉ
Figurant parmi les bâtiments les plus emblématiques du mouvement brutaliste sur le territoire suisse, le Collège Rousseau a retrouvé sa splendeur et pris de la hauteur sous la direction de Burckhardt Architecture.
texte : Aurore de Granier
photos : Olivier di Giambattista
Bâti en 1969 par l’architecte Alain Ditter, le Collège Rousseau, classé bâtiment patrimonial, a fait l’objet d’un concours en 2017 – organisé par l’État de Genève (Office cantonal des bâtiments, OCBA) –, visant à la fois à sa rénovation et son agrandissement, permettant à l’institution d’accueillir un nombre d’élèves plus importants face aux enjeux territoriaux.
C’est le cabinet d’architecture Burckhardt qui remporte le concours, se démarquant par son projet mêlant à la fois continuité avec l’héritage architectural, et rupture contemporaine. En effet, la proposition du bureau romand de Burckhardt Architecture se distingue par un agrandissement prenant la forme d’une surélévation du bâti préexistant. Une solution qui permet d’ajouter un nouvel étage, accueillant désormais des salles de classe. Un choix qui ne vient cependant pas impacter l’identité visuelle du collège. En effet, Burckhardt a décidé de parfaitement respecter l’esthétique de la façade du bâtiment en reproduisant les reliefs en béton propres à la construction originelle, effaçant toute rupture entre l’ancien et le contemporain.
Le cabinet a entièrement rénové la structure existante en envisageant les anciens et les nouveaux éléments comme une
forme harmonieuse de symbiose. C’est pourquoi l’ajout d’un étage supplémentaire, que les architectes appellent « extension et couronnement », s’affiche en continuité plutôt qu’en contraste. Concernant les travaux de rénovation, ceux-ci se sont concentrés sur l’entretien et la modernisation de l’ancienne structure du bâtiment – aussi du point de vue énergétique –, tant au niveau de son socle abritant la cafétéria, la bibliothèque, l’auditorium, ainsi que les locaux administratifs, que de ses deux étages supérieurs accueillant les salles de classe.
UN DIALOGUE BOIS ET BÉTON
À l’intérieur, la surélévation reprend les mêmes plans de salle de classe que les étages inférieurs, mais se différencie par la matérialité de sa structure et son important apport de lumière naturelle. En effet, la structure est construite en bois, permettant d’agrandir le bâtiment par la hauteur sans accabler ses fondations ni ses étages inférieurs par un nouveau niveau trop lourd à supporter. Une différence de matériau qui vient directement impacter l’espace. Son plan d’étage ne se distingue de celui des niveaux inférieurs que très subtilement, tout comme les éléments préfabriqués
de la façade en béton. Seule l’expérience spatiale au troisième étage est différente : l’aspect chaleureux de la charpente en bois lasurée crée une atmosphère agréable. De plus, la hauteur sous plafond est plus importante. Deux grands lanterneaux, placés au-dessus des deux escaliers principaux, apportent une lumière naturelle abondante aux cages d’escalier auparavant sombres. Sur les niveaux inférieurs existants, c’est grâce à la création de nouveaux espaces de travail ouverts que la zone des escaliers bénéficie de lumière naturelle.
UNE DURABILITÉ PLURIELLE
Le concept de durabilité se décline à différents niveaux au Collège Rousseau. À commencer par le concept même de surélévation.
L’un des critères de durabilité les plus importants était d’agrandir le bâtiment d’un étage plutôt que d’augmenter sa superficie au sol, occupant davantage le site. L’empreinte du bâtiment est ainsi contenue et les zones environnantes restent intactes. Ce type
d’extension garantit également que la distribution technique reste courte et que les pertes de chaleur soient réduites.
Une quête de durabilité qui se retrouve également au niveau de la matériauthèque, avec le choix d’une structure en bois, mais aussi la mise en place de solutions low tech, avec, par exemple, un système de ventilation naturelle des salles de classe, complétée par une ventilation nocturne. Une approche ayant permis la labellisation THPE (Très haute performance énergétique) de l’extension, l’un des labels les plus exigeants. Les parties historiques du collège répondent aux normes du label de rénovation Minergie, notamment grâce à l’application d’une isolation thermique sur la face intérieure des façades et par le remplacement de vitrages plus performants. L’école est raccordée au réseau de chauffage urbain. Six cents mètres carrés de modules photovoltaïques contribuent également à un bilan énergétique positif. Une approche novatrice dans son ensemble qui se confirme également par l’utilisation du BIM (Building Information Modeling).
LISTE DES MANDATAIRES ET INTERVENANTS
Maître d’ouvrage État de Genève, Office cantonal des Bâtiments
MANDATAIRES
Ingénieurs civils (Structure)
Thomas Jundt Ingénieurs Civils SA
Physique du bâtiment
ENPLEO Sàrl
Ingénieur façade Xmade
Ingénieur électricité Betelec SA
Ingénieur CVS Chammartin & Spicher SA
Ingénieur acoustique Batj SA
Historien – patrimoine Christian Bischoff
BIM / CDE
Kairnial (Thinkproject)
ENTREPRISES
Plafonds
Haufe Deckensysteme GmbH
Éclairage
Lumiverre Plafonds SA
Façade préfabriquée béton
MFP Préfabrication SA
Charpente André SA
Construction métallique
CMA – Constructeurs Métalliques Associés SA
La lumière comme réponse à la densité
Au cœur de l’un des plus vastes chantiers de densification urbaine de Suisse, le groupe scolaire des Vernets oppose à la verticalité ambiante une architecture basse, transparente et baignée de lumière, pensée comme centre de gravité d’un quartier en mutation.
texte : Isabelle Jaccaud
photos : Franziska Werren
Dans le futur quartier des Vernets, appelé à devenir l’un des secteurs les plus densément bâtis de Genève, la création d’un groupe scolaire représentait un défi. Encadrée par deux îlots de dix étages et une tour de plus de 80 mètres, l’école devait s’intégrer dans un environnement en pleine mutation, tout en jouant un rôle structurant pour une population amenée à s’installer à proximité immédiate de la nouvelle centralité urbaine.
C’est dans ce contexte exigeant que le projet imaginé par Liechti Graf Zumsteg a remporté le concours organisé par la Ville de Genève. Il propose une approche architecturale aussi cohérente qu’audacieuse, conciliant densité, fonctionnalité, ouverture et lisibilité urbaine, tout en maîtrisant les enjeux de coûts, d’énergie et de planning.
UN GESTE ARCHITECTURAL FORT
Au lieu de réduire l’emprise au sol en développant l’école en hauteur, le projet opte pour un choix radical : un bâtiment bas implanté au centre de la parcelle, une volumétrie horizontale inspirée des halles industrielles d’origine et une architecture transparente et perméable.
Ce parti pris génère un puissant contraste avec les bâtiments massifs qui l’entourent, offrant une respiration au cœur du quartier et repositionnant l’école en véritable lieu fédérateur. Le projet crée ainsi un espace public généreux, pensé comme une place de quartier et unifié par un revêtement de sol commun s’étendant au-delà du périmètre scolaire. En optant pour la discrétion plutôt que la verticalité, le bureau Liechti Graf Zumsteg affirme une approche humaniste de l’architecture scolaire : réintroduire une échelle adaptée à l’enfant dans un tissu urbain très dense.
UNE RÉPONSE LUMINEUSE
La toiture en sheds orientés au nord, élément emblématique du projet dans sa relecture industrielle, assure une lumière naturelle douce et homogène tout en répondant à quatre enjeux de front : garantir un éclairage zénithal sans éblouissement, créer un volume intérieur aéré, offrir une qualité spatiale apaisante essentielle au confort des élèves et valoriser l’expression constructive du bâtiment.
À l’intérieur, les architectes rompent avec la distribution traditionnelle en couloirs. Le premier étage, entièrement dédié aux 16 salles de classe, s’organise autour d’un grand atrium
central multifonctionnel. Cet espace, pensé comme un atelier d’apprentissage, est propice au travail en groupe et propose des zones d’exposition, de lecture et d’activités transversales. La frontière entre circulation et espace d’enseignement s’estompe, faisant de l’école un environnement d’apprentissage évolutif, stimulant et décloisonné.
L’ÉCOLE COMME ÉQUIPEMENT DE QUARTIER
Au rez-de-chaussée, le projet regroupe l’ensemble des locaux à double vocation (scolaire et publique), donnant corps à l’idée d’un bâtiment multiusage pleinement intégré à la vie du quartier. Outre le restaurant scolaire, on y trouve les locaux parascolaires, les salles de jeux et de rythmique ainsi que la salle de sport semienterrée en double hauteur.
Grâce à des circulations indépendantes, ces fonctions restent accessibles en dehors des horaires scolaires, faisant du bâtiment
un lieu animé du matin jusqu’au soir, week-ends compris. Cette capacité constitue la réponse la plus aboutie à la double vocation recherchée par la Ville de Genève.
L’environnement extérieur de l’école renforce cette dimension fédératrice. Le préau s’étend au sud-est, ponctué d’arbres et d’aires de jeux, tandis que les mails arborés aux abords prolongent la trame paysagère du quartier et intègrent l’école dans un réseau de mobilités douces et d’espaces publics fluides.
Ce projet se distingue moins par un geste spectaculaire que par une intelligence architecturale rare, capable de répondre avec subtilité à la densité extrême du site, aux besoins pédagogiques contemporains et aux attentes sociales d’un quartier en devenir. Par sa faible hauteur, sa lumière, son ouverture et son organisation, le groupe scolaire des Vernets s’affirme comme un cœur vivant, un lieu d’appartenance, un espace partagé.
prototype de la façade
Plan du rez-de-chaussée
Axonométrie avec la matérialisées différentes surfaces
Coupe perspective longitudinale
TEKHNE
Depuis un quart de siècle, Tekhne s’impose comme un acteur incontournable de la planification générale, de la direction des travaux et de l’assistance à maîtrise d’ouvrage en Suisse romande. Forte de plus de 60 collaborateurs répartis sur quatre sites (Lausanne, Genève, Berne et Fribourg), la société regroupe des compétences humaines et techniques étendues, qui lui offrent une grande polyvalence d’action. La diversité de profils enrichit autant la formation interne que la compréhension des enjeux propres à chaque projet.
Tekhne se distingue par sa capacité à mener des projets complexes, souvent issus de premiers prix de concours, avec des mandats de planification générale ou d’AMO, en s’adaptant aux besoins de chaque client. Ses références témoignent d’une expertise dans des domaines variés : sport, enseignement, santé, administration, logement, transport. Parmi elles, le Stade de la Tuilière à Lausanne, le nouveau campus de l’École hôtelière de Lausanne ou des projets stratégiques pour le CHUV, l’ECA ou l’État de Fribourg.
L’entreprise s’appuie sur une approche structurée fondée sur la maîtrise des coûts et des délais, la gestion de la qualité, en intégrant les problématiques et innovations en termes de digitalisation ou de durabilité. Avec sa propre direction des travaux et une cellule de calcul indépendante, Tekhne se positionne comme un partenaire fiable, engagé et résolument tourné vers la performance durable.
B+S INGENIEURS SA - Ingénierie civile et structurale de l’École des Vernets
Initié en 2014, le projet du centre culturel Concorde espace culture voit aujourd’hui le jour. Une construction d’une superficie de 26 700 m2, aux nombreux défis techniques, qui accueillera ses premiers utilisateurs à la rentrée d’août 2026.
Installé sur le canton de Genève, Concorde espace culture est né d’un désir, celui de créer un nouveau lieu dédié à la culture, ouvert à tous, marqué par une emphase sur la jeunesse et un caractère pluridisciplinaire.
Cette idée naissait il y a plus de dix ans maintenant – initiée par la Ville de Vernier et la Fondation HBM Émile Dupont, avant que la Fodac (Fondation pour le développement des arts et de la culture) ne soit créée en 2016 – et voyait sa mise en œuvre démarrer à l’automne 2024. Confiée à l’entreprise totale HRS et au cabinet d’architecture espagnol CCJVV Architects, la construction de ce nouveau site culturel est dès le départ porteuse de nombreux enjeux. Des challenges techniques, mais aussi la nécessité d’imaginer un site rassemblant à la fois une salle de concert, des salles de répétitions, les futurs locaux du CFC Danse Contemporaine, un lobby pouvant s’adapter à de nombreux événements et activités, mais aussi un hôtel, un restaurant et 127 logements locatifs. Un vaste programme séparé en quatre volumes, eux-mêmes subdivisés en deux bâtiments. Une pluralité des fonctions qui se devait de se faire dans l’unicité pour les architectes du projet. « Dès le départ, il était crucial pour nous d’unifier les différents espaces et rôles de Concorde espace culturel. Tant par l’organisation du site, contraint par un terrain en forme triangulaire, que par son traitement esthétique », explique Pilar de Miguel, cheffe de projet.
LA CRÉATION D’UNE UNITÉ DES VOLUMES
L’une des complexités principales du projet réside dans la cohabitation des différentes fonctions du lieu, devant à la fois être séparées et conserver une certaine homogénéité. « L’essence du projet réside dans sa volumétrie. Le terrain en forme triangulaire, et les contraintes qui l’entourent, notamment les voies ferrées et l’avenue de l’Ain, nous ont obligés à faire des compromis avec les quatre unités qui ont pour volonté de se présenter comme des volumes calmes et accueillants. Combiner tous ces programmes a été un défi formidable », confie le bureau d’architecture CCJVV. La répartition des lieux propose ainsi un premier volume divisé en trois, la première zone hébergeant l’hôtel et le restaurant, tandis que la seconde accueille des salles de danse dans les étages, et de musique au rez-de-chaussée. Le troisième volet du premier volume est, lui, consacré aux niveaux 1 et 2 à la salle de spectacle, d’une capacité de 500 personnes assises et de 1000 spectateurs debout, le rez-de-chaussée accueillant pour sa part la bibliothèque. Enfin, le second bloc, composé d’un unique bâtiment, est dédié aux logements locatifs ainsi qu’aux bureaux de l’Orchestre de Chambre de Genève. Son rez-de-chaussée se voit complété par des studios de musique supplémentaires. « Il était important pour nous de séparer les programmes tout en invitant à l’échange et à la rencontre », appuient les architectes. Un désir de mixité qui se manifeste notamment par la passerelle reliant les
logements au centre culturel, ainsi que par l’escalier menant à la salle de spectacle, accessible depuis la rue intérieure végétalisée, elle-même pensée en continuité de la voie verte du quartier.
Les façades, toutes uniques, avec une composition des quatre modules de tôles différente, viennent elles aussi démontrer un sentiment d’homogénéité malgré le caractère hétérogène des fonctions. Faites d’une structure en métal et de tôles pliées, elles se jouent des rayons du soleil, les quatre types d’ondulation venant offrir des reflets différents au fil de la journée.
L’ACOUSTIQUE COMME DÉFI
Au-delà des difficultés inhérentes à la diversité du programme, Concorde représente un défi technique d’importance, comme l’explique le chef de projet de l’entreprise totale HRS, Miguel Lopes : « Il s’agit d’un programme très vaste, avec notamment une salle de spectacle aux dimensions importantes, se devant d’être adaptée à tous types de représentations. Cet espace, tout comme les studios de musique et les studios de répétition de danse, doit répondre à d’importantes exigences acoustiques, mais également à une flexibilité dans leur utilisation. » Pour répondre aux exigences sonores, la Fodac a fait appel au bureau belge Kahle Acoustics, spécialisé dans la scénographie et
l’acoustique. L’acoustique de l’édifice en général a été traitée par le bureau genevois Architecture & Acoustique. HRS a fait appel à son propre acousticien, D’silence, à Lausanne. Au niveau de la salle de concert, c’est le concept de black box qui est privilégié, offrant une salle polyvalente dans les spectacles qu’elle accueillera, tant par son esthétique des plus neutres que par son acoustique. « Dans la salle de concert, d’une hauteur de 15 mètres, et dans les salles de musique, on retrouve toujours cette double boîte autoportante qui est désolidarisée de la structure totale pour préserver les salles des nuisances sonores. Cette coque est composée d’un triple panneau, garantissant une masse volumique pour la protection du son, tandis que les panneaux acoustiques viennent répondre à des critères de fréquence dictés par l’acousticien. Une autre particularité à noter est le décalage entre les salles de musique. En ne les plaçant pas parallèlement, nous aboutissons à une meilleure absorption sonique, également aidée par les matériaux sélectionnés », ajoute Miguel Lopes.
Un projet complexe réalisé à distance pour les architectes dont le bureau est situé en Espagne. Un challenge supplémentaire que les équipes de HRS et de CCJVV Architects relèvent avec succès, le chantier avançant sans encombre pour une livraison échelonnée des espaces qui commencera en août 2026.
CETTE ENTREPRISE A PARTICIPÉ À LA CONSTRUCTION DE L’ENSEMBLE CONCORDE ESPACE CULTURE, À GENÈVE
LISTE DES MANDATAIRES ET INTERVENANTS
MANDATAIRES
Architecte
CCJVV Office Architects S.L.P.
Physicien du bâtiment (interne)
Alpea Ingénieurs Sarl
Ingénieur civil
AB ingenieurs SA
Ingénieur civil
Gasser & Masserey SA
Ingénieur Electricité
Energy Management SA
Ingénieur Electricité (interne)
Betelec SA
Ingénieur Electricité (interne)
Cometel SA
Ingénieur CVC-Adb
Energy Management SA
Ingénieur Sanitaire
Patu Concept Sàrl
Géomètre (interne)
Haller Wasser + Partner SA
Ingénieur acoustique
d’Silence Acoustique SA
Ingénieur spécialisé façades
BCS SA
Ingénieur en protection incendie
EXPI Conseils SA – SRG
engineering
Honoraires RG
HRS Real Estate AG
ENTREPRISES
Béton armé
Induni & Cie SA
Bureaux de la Direction des travaux
Müller Technique Sàrl
Échafaudages et lift
Merc’Alu Sarl
Étanchéité enterrée (cuve noire)
L’artisan étanchéité Sarl
Maçonnerie
DS Construction Sarl
Appuis acoustiques Grande salle
HBT-Isol AG
Construction préfabriquée
béton – escaliers
Matériaux Sabag SA
Charpente metallique
Morand R. et Fils SA
Façades
Sottas SA
Équipements abris PC
Abriprotect SA
Cellules sanitaires
préfabriquées
Abba Trust & Saving S.L
Mise à terre et paratonnerre
Léman Paratonnerres Sarl
Étanchéité
BBL SA
Revêtement coupe-feu + obturation
Fire System SA
Store lamelle et toiles
Schenker Stores SA, Succursale de Plan-les-Ouates
Local MT – CEC
Groupe E Connect SA
Tableaux électriques
Groupe E Connect SA
Installation photovoltaïque toitures + façade
Solstis SA
Installations électriques principales – LOG
Lumi’Elec SA
Installations électriques principales – CEN El Top SA
Da Silva J.Entreprise Generale de Constructions SA
Frais de surveillance
Swissprotects Sarl
EQUANS DIGITAL – LEVIER D’EFFICACITÉ ET D’INNOVATION
En tant que leader suisse des solutions globales pour le bâtiment et l’énergie, nous réalisons des bâtiments, des sites et des infrastructures, de la planification à l’exploitation en passant par la réalisation.
Damien Conti Directeur
Bureau d’ingénieurs-conseils
info@dcis.ch · www.dcis.ch
BÂTIMENT | GÉNIE CIVIL | ENTREPRISE GÉNÉRALE
GENÈVE
VAUD VALAIS
ENTREPRISES
Pour construire, rénover, aménager ou entretenir, les entreprises de proximité sont à même de répondre avec efficacité et disponibilité.
QUAND LA GASTRONOMIE
RENCONTRE LE DESIGN
Schematec SA, expert en conception et réalisation de cuisines professionnelles et d’espaces de restauration depuis 2006, s’est imposé comme une référence dans le secteur. L’entreprise accompagne les chefs, les architectes et les collectivités dans leurs projets, de l’analyse des besoins à la mise en service, en passant par la planification et la supervision des travaux.
Membre du FCSI Suisse, Schematec SA allie ingénierie et design pour proposer des solutions sur mesure. De l’analyse initiale à la mise en service, en passant par une planification rigoureuse et une direction de projet précise, chaque réalisation s’inscrit dans une démarche globale, alliant performance, fonctionnalité et durabilité. Forte de son savoir-faire, l’entreprise a lancé Schematec Premium, une ligne de cuisines haut de gamme destinée aux particuliers.
Grâce à cette maîtrise acquise au fil des projets en hôtellerie de luxe, l’approche trouve ici une nouvelle expression au service des résidences privées ainsi que de leurs pool houses.
Des ouvrages clés en main d’exception, conjuguant esthétique et performance technique, pensés pour les cuisines intérieures comme pour des réalisations en extérieur.
Ouvertes, conviviales ou résolument sophistiquées, les cuisines Schematec Premium s’intègrent avec justesse dans leur environnement, repoussant les frontières traditionnelles entre technique et esthétique. Schematec Premium transforme la cuisine en un espace d’émotion, où la cuisson devient art. schematec.ch
ISOVER RÉNOVER SANS
COMPROMIS
À Bâle, dans le quartier d’Iselin, une maison de 1892 a été entièrement rénovée pour accueillir une famille de quatre personnes. Elle illustre une tendance forte : concilier patrimoine bâti, performance énergétique et sécurité.
Le projet ne se limite pas à une remise à neuf. L’ensemble des installations techniques a été modernisé, les espaces repensés et le toit entièrement reconstruit pour intégrer une installation photovoltaïque. Au cœur de cette transformation, une attention particulière a été portée à l’enveloppe du bâtiment.
Sous la couverture de panneaux photovoltaïques intégrés, des panneaux de sous-toiture Isorigid et des rouleaux Swissroll 030 d’Isover assurent une isolation thermique performante, avec une valeur U de 0,13, nettement supérieure aux recommandations usuelles. « Cette solution se distingue aussi par sa sécurité incendie : les matériaux, classés RF1, ne contribuent pas à la propagation du feu, et cette composition de toiture offre une résistance de 30 minutes depuis l’extérieur, validée par une expertise de l’ETH Zurich », précise Aurélien Luhmann, directeur marketing Isover Saint-Gobain.
SIMPLICITÉ DE MISE EN ŒUVRE
Sur le chantier, la mise en œuvre s’est révélée rapide et efficace. Légers et maniables, les panneaux Isorigid s’assemblent facilement, permettant une progression fluide des travaux. En quelques heures, la sous-toiture prend forme, prête à accueillir les couches suivantes.
Au-delà de la performance technique, le choix des matériaux s’inscrit dans une démarche durable : produits à base de verre recyclé et conçus pour répondre aux standards actuels de construction responsable, ils participent à réduire l’empreinte environnementale du bâtiment.
Résultat : un toit à haute valeur ajoutée, capable à la fois de limiter les pertes énergétiques et de produire de l’électricité. Une rénovation exemplaire, où innovation et durabilité s’intègrent naturellement dans le bâti existant. MM / isover.ch
Mise en œuvre rapide et efficace sur le chantier : légers et maniables, les panneaux Isorigid s’assemblent facilement. En quelques heures, la sous-toiture est en place, prête à accueillir les couches suivantes.
SITE WORK NEST UN PARC ADMINISTRATIF EN TRANSFORMATION
Construit dans les années 1990 en tant que parc administratif modulable, le site Work Nest à Neuchâtel est aujourd’hui en transformation. La première étape, à l’Est, s’achève, tandis que la seconde débutera à l’automne.
À Neuchâtel, le site de Puits-Godet amorce une nouvelle phase de son histoire. Conçu au début des années 1990 comme un site industriel et administratif flexible, composé de deux bâtiments en U, il est aujourd’hui entièrement revalorisé par l’entreprise Alfred Müller, propriétaire du site. Les travaux s’inscrivent dans une stratégie globale visant à adapter le site aux standards actuels et futurs.
REPENSER L’IMAGE ET LES USAGES DU SITE
Les interventions se sont concentrées sur l’amélioration de l’enveloppe et des installations, avec, notamment, le rehaussement ponctuel du bâtiment pour intégrer en toiture des blocs de ventilation et les nouveaux équipements techniques. Les façades ont été conservées, mais modernisées, avec
La première étape, en cours d’achèvement dans l’aile est (entrées 6 à 8A), comprend notamment l’aménagement de surfaces locatives, dont des bureaux et des surfaces pour l’industrie légère, un Business Center avec des bureaux privatifs, des salles de conférences entièrement équipées et des espaces collaboratifs. (Volume total bâti hors sol : 86 300 m³)
Le projet a été réalisé en site occupé, ce qui a nécessité des ajustements continus tout en garantissant la sécurité et les délais. « La présence de la direction des travaux sur site a permis une grande réactivité », souligne Nicolas Jaunin, responsable de la construction.
un nouveau traitement des ouvertures et des codes couleur plus contemporains. La rénovation énergétique constitue un axe majeur du projet, avec la mise en place d’un système de géothermie comprenant 50 sondes de 220 mètres et 4 pompes à chaleur pour couvrir l’ensemble des besoins du site. La mise
en œuvre a été extrêmement complexe, le sous-sol étant déjà fortement encombré par les réseaux existants, « un véritable emmental », qui a nécessité une coordination très fine des installations. La cour centrale, autrefois couverte d’une verrière, sera végétalisée, tandis que de nouveaux usages émergent, comme un restaurant. Des interventions en toiture permettent également l’intégration des installations techniques et la création d’espaces accessibles, notamment un rooftop avec vue sur le lac.
La deuxième étape, qui concernera l’aile Ouest (entrées 10 à 12A), reprendra les mêmes principes dès l’automne. À terme, l’ensemble formera un complexe rénové, conciliant héritage architectural, performance énergétique et attractivité pour les entreprises. La commercialisation a débuté en 2024 pour les deux étapes et montre aujourd’hui un grand intérêt pour les entreprises locales, nationales et internationales. worknest.ch
STAREMBERG SA : LA PRÉCISION MÉTALLIQUE
AU SERVICE DE L’ENVELOPPE DU BÂTIMENT
Fondée en 1996, Staremberg SA est une entreprise romande spécialisée en ferblanterie et couverture, avec des compétences en étanchéité et en revêtement de façades.
Implantée principalement dans le canton de Fribourg et active également dans les cantons de Vaud, du Valais et de Neuchâtel, elle intervient surtout en construction neuve, tout en réalisant des rénovations pour des clients privés et des immeubles. L’entreprise a développé très tôt un savoir-faire industriel autour du plaquage à double agrafe sur structure métallique, une méthode propre à la société, et a investi dans des machines dédiées à ce type d’ouvrage. Ses effectifs varient d’une vingtaine de collaborateurs en hiver à une trentaine en haute saison. La relève est assurée par la volonté constante de former des apprentis.
Staremberg couvre un large spectre d’interventions, du simple remplacement ponctuel à la réalisation complète de toitures et d’enveloppes. Sa capacité mécanique optimise les délais et la précision sur des chantiers de tailles variées. L’entreprise propose des prestations complètes – habillages, gouttières, descentes, couvertures métalliques ou traditionnelles, et travaux d’étanchéité – et privilégie la qualité des assemblages ainsi que la durabilité des ouvrages, en restant proche des concepteurs et des maîtres d’ouvrage régionaux. staremberg.ch
Travaux de peinture et plâtrerie, dans le cadre d’une rénovation et surélévation pour la création de 2 appartements et un duplex
GROUPE PEINTURE,POSSE,PLÂTRERIE ET
ISOLATION
Présente sur tout l’Arc lémanique, de Villars à Genève, l’entreprise Posse a plus de 40 ans d’activité.
Elle intervient aussi bien sur de grands chantiers que dans le cadre de travaux de rénovation – domaine dans lequel elle jouit d’une grande expertise, autant pour les bâtiments historiques que pour des constructions plus récentes. Son savoir-faire couvre toutes les étapes, de la préparation des supports et du traitement des surfaces jusqu’à la mise en peinture, dans le respect des standards architecturaux définis. Habituée aux interventions coordonnées dans des environnements occupés ou sensibles, comme dans le cas des rénovations grandes dans les PPE. D’ailleurs Posse anticipe déjà la forte hausse de la demande en rénovation liée au contexte fiscal actuel, amené à évoluer dès 2028. Travaillant en collaboration avec des architectes, des gérances ou des particuliers, Posse propose un service complet. Spécialisée dans l’isolation périphérique, la peinture, la plâtrerie et la maçonnerie, l’entreprise est capable de fournir une offre globale pour la rénovation d’appartements, de villas ou de bâtiments. « Le choix des matériaux est déterminé en fonction des préférences du client. Que ce soit pour l’isolation ou la peinture, nous utilisons aussi bien des produits classiques que des produits écologiques », souligne Patrick Pulver, directeur général du Groupe Posse. posse.ch
LE NOUVEAU RENDEZ-VOUS ROMAND DE L’IMMOBILIER
En 2026, l’Espace Gruyère à Bulle accueillera pour la première fois IMMO CONNECT, un tout nouveau salon entièrement dédié aux métiers, aux solutions et aux enjeux de l’immobilier. Pensé comme une plateforme professionnelle et fédératrice, l’événement rassemblera durant trois jours l’ensemble de l’écosystème : agences, promoteurs, investisseurs, architectes, bureaux techniques, fournisseurs de services, ainsi que les collectivités publiques. Cette diversité d’acteurs doit permettre de créer un véritable carrefour d’idées et d’opportunités pour toute la branche.
IMMO CONNECT ambitionne de devenir le point de convergence romand pour toutes les questions liées au développement immobilier, à la construction, à la rénovation durable et à la gestion du parc bâti. Avec un large panel d’exposants, le salon permettra aux visiteurs de découvrir les tendances qui redessinent le marché : innovations technologiques, outils digitaux, solutions énergétiques, nouveaux modèles de mobilité ou encore approches intégrées du bâtiment. Un espace dédié aux projets novateurs offrira par
ailleurs un aperçu concret des réalisations et des démarches exemplaires menées sur le territoire.
Au cœur du salon, un important cycle de conférences réunira spécialistes et décideurs autour de thématiques d’actualité : transition énergétique, habitat de demain, financement responsable, optimisation du patrimoine ou encore évolutions légales. Ces rencontres offriront un espace d’échanges privilégié pour mieux comprendre les mutations en cours et anticiper les défis auxquels seront confrontés les professionnels dans les années à venir.
En se concentrant sur la mise en réseau, la transmission de connaissances et la valorisation des initiatives exemplaires, IMMO CONNECT entend s’imposer comme le rendez-vous incontournable des professionnels de l’immobilier en Suisse romande. Cette première édition s’annonce riche en contenus, en contacts qualifiés et en perspectives concrètes pour tous les acteurs du territoire. SHB / espace-gruyere.ch/immo-connect
Le rendez-vous clé de l’immobilier
23 - 25 avril 2026
Espace Gruyère - Bulle
Immo Connect, le rendez-vous clé de l’immobilier ouvrira ses portes du jeudi 23 au samedi 25 avril 2026 à Bulle. L’événement ambitionne de devenir une plateforme de rencontre pour tous les acteurs de l’immobilier entre la Suisse francophone et la Suisse alémanique.
Durant trois jours, cet événement fédérateur réunira les professionnels du secteur de l’immobilier spécialisés dans la vente, la location, la construction, la gestion et l’administration. D’autre part, les propriétaires trouveront également des conseils en matière de rénovation et d’habitat durable.
AGENDA EXPOSITIONS :
LAUSANNE
DES CÈDRES À DORIGNY, BÂTIR L’ÉCOLE D’ARCHITECTURE
À partir de projets bâtis ou restés sur le papier issus des fonds des Archives de la construction moderne, l’exposition retrace l’histoire de l’enseignement de l’architecture à Lausanne. De l’EPUL aux bâtiments de l’EPFL, elle met en lumière un dialogue fécond entre création et technique, savoirs et pratiques. En retraçant cette aventure intellectuelle et humaine, l’exposition révèle comment les archives deviennent un moteur de réflexion pour penser l’avenir de la discipline.
ARCHIZOOM / epfl.ch
Jusqu’au 29 septembre
JEAN TSCHUMI DESIGNER
Le Mudac inaugure son nouvel espace d’exposition, Le Carré, avec une exposition consacrée à l’architecte suisse et à la réédition de ses créations de mobilier. Pensé comme un lieu souple et expérimental, dédié à des formats plus réactifs et intimistes, Le Carré ouvre de nouvelles perspectives au musée. L’exposition, réalisée en collaboration avec Vaudoise Assurances, met en lumière un aspect méconnu de l’œuvre de l’architecte suisse : son mobilier conçu pour Le Cèdre, siège lausannois de l’assureur. Pièces originales, rééditions signées BIG-GAME et Girsberger, ainsi qu’une riche documentation retracent la genèse de cet ensemble d’une rare cohérence.
MUDAC / mudac.ch
Jusqu’au 26 avril
GNWA – STRUCTURES POUR L’ALTÉRITÉ Entre permanence et mutation, l’agence zurichoise GNWA interroge les polarités qui structurent l’architecture occidentale. L’exposition confronte structures formelles élémentaires et images numériques hyperréalistes : d’un côté, l’idée d’une syntaxe intemporelle, de l’autre, la contingence d’un monde en transformation. Dans cet entre- deux fécond, l’architecture devient un champ d’expérimentation où se redéfinissent durabilité, complexité et pluralité.
F’AR / archi-far.ch
Jusqu’au 16 mai
RENENS
MAISONS-MÈRES. ARCHITECTURES UTOPIQUES ET CONCRÈTES
Entre rêve et rébellion, les maisons-baleines, châteaux fabuleux et cabanes insoumises inventent une autre manière d’habiter le monde. Leurs bâtisseurs autodidactes font surgir de la nuit des architectures libres, poétiques, insolentes. Cette exposition célèbre ces créateurs d’utopie, de Danielle Jacqui à Mario Del Curto, qui rappellent que bâtir relève d’abord d’un geste vital, presque magique. Ces œuvres d’une liberté désarmante bousculent nos certitudes et réenchantent le paysage, comme un rappel joyeux que l’architecture peut encore être un acte d’amour.
LA FERME DES TILLEULS fermedestilleuls.ch
Jusqu’au 21 juin
ZURICH
MORE THAN HUMAN – PENSER LE DESIGN AVEC LA NATURE
Présentée pour la première fois en Suisse, l’exposition itinérante du Design Museum de Londres met en lumière le mouvement international du « design au-delà de l’humain ». À travers 30 projets mêlant design, art et architecture, elle esquisse une création attentive aux plantes, aux animaux et aux écosystèmes. Une invitation sensible et engagée à repenser notre imaginaire du vivant et nos manières d’habiter le monde à l’ère de la crise climatique.
MUSEUM FÜR GESTALTUNG
museum-gestaltung.ch
Jusqu’au 31 mai
SALONS : NEUCHÂTEL
SALON DE L’IMMOBILIER NEUCHÂTELOIS
Véritable baromètre du marché immobilier régional, le SINE réunit une centaine de professionnels – régisseurs, promoteurs, constructeurs et spécialistes de l’habitat –pour répondre aux questions des particuliers comme des acteurs du secteur. Dans un contexte de dynamisme croissant du marché local, le salon combine espaces d’échanges, conférences thématiques et opportunités de contact direct entre exposants et visiteurs, offrant une plateforme unique pour penser projets, innovations et tendances de l’immobilier dans le canton.
PATINOIRES DU LITTORAL sine.ch
Du 22 au 26 avril
CONGRÈS/ CONFÉRENCES :
ZURICH
FUTURE OF CONSTRUCTION : CONSTRUCTION OF FUTURE/S
Comment la technologie redessine-t-elle notre façon de bâtir ? Le symposium Future of Construction 2026 : Construction of Future/s ouvre un espace de réflexion autour de l’intelligence artificielle, de la robotique et de la réalité étendue. À la croisée de la pratique et de la recherche, architectes, ingénieurs et designers explorent les futurs possibles du chantier et du geste constructif. Entre promesse d’émancipation et nouveaux imaginaires, l’avenir du bâti s’expérimente ici, à la frontière du réel et du numérique.
ETHZ futureofconstruction.ethz.ch
Du 20 au 23 mai
Estelle Daval
Revêtements de sol sans joints www.unique oor.ch
Un savoir-faire inégalé
Giomoflex®
Spécialisée dans le domaine des revêtements de sol en granulés de caoutchouc, Uniquefloor Switzerland SA a plus de 170 ans d’expérience dans la distribution et le traitement de revêtements de sol en granulés de caoutchouc. Une haute qualité dans le traitement ne peut être atteinte que par des employés expérimentés. Un système sans joints en granulés de caoutchouc qui réunit toutes les propriétés d’un revêtement de qualité intemporel. Convient aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Il est coulé, poncé, égalisé et scellé sur place et répond aux exigences les plus élevées en matière de qualité, d’hygiène et de durée de vie. Facile à entretenir, il absorbe les impacts et les bruits de pas.
Giomoflex® naturo
Fabriqué à partir de composants organiques qui lui confèrent un caractère authentique. L’adjonction de composants organiques naturels comme du bois, des noyaux, des coquilles de noix, etc. confère à ce revêtement son aspect naturel et authentique unique en son genre. Les nombreuses possibilités de design feront de chaque sol une pièce unique.
Visitez notre showroom à Glattbrugg/ZH et laissez-vous inspirer par notre large gamme de revêtements, de teintes et de pièces uniques. Notre personnel qualifié compilera pour vous des variantes de couleurs et de mélanges spéciaux.