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EQUIN NORMAND 119

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2020

n °1 1 9

BIM E ST RI EL GR ATUIT

Édition Internationale

DEAUVILLE Courses- polo HARAS DU PIN

Grand Complet

GNT Lisieux SAINT-LÔ Normandie Horse Show

L’Eté équestre en Normandie


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SAINT-LÔ - NORMANDIE HORSE SHOW 1 et 2

Haras national du Pin - GRAND COMPLET CCI4* - Coupe du Monde


S

Sommaire

Photo couverture Coline Barré

Meeting Barrière DEAUVILLE LA TOUQUE 6 POLO CUP – DEAUVILLE 16 Les Courses en Normandie 21 Le Haras du Vivier 30 Concours d’Attelage SAINT-LÔ 34 LONGINES - DEAUVILLE Classic 40 SIRIUS BLACK 44 CCIO4* LE PIN 50 NORMANDIE HORSE SHOW 61 Championnat de France des foals 86 Grand national du Trot LISIEUX

92 Courses Argentan 94 Grandes semaine de l’élevage FONTAINEBLEAU 96 Retrouvez toutes les actualités sur notre site :

www.equin-normand.com

est un magazine édité par la Société EDAS Chemin du Poirier - 14220 Hamars SARL EDAS - RCS de Caen 497 704 460 N° de gestion 2007 B 343 Capital de 5 000 € Directeur de la publication Rédacteur en chef : Michel GALLET mgallet.edas@gmail.com Auteur - Photographe : Jean, Eugène BOUGIE Mobile 06 27 22 96 25 j.bougie@wanadoo.fr Charlotte MEURY - BOUGIE

Réalisation graphique : Agence EDAS 14000 CAEN Mobile 06 2012 03 60

ISSN > 221-E Dépôt légal à parution. Ne pas jeter sur la voie publique.

Equin Normand est une marque déposée auprès de l’INPI sous le N° national N° 4362095 Toute reproduction, même partielle, des textes, photos et illustrations est interdite. La revue Equin Normand n’est pas responsable des textes, dessins, photos, cartes de situation et illustrations, qui lui sont envoyés sous la seule responsabilité de leur auteur.


La Grande

DEAUVILLE - Meeting Barrière


journée

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PRIX MORNY

Campanelle

Frankie Dettori : lui et .....

Le 16 août, Lanfranco Dettori s’emparait du Prix Jacques Le Marois en selle sur Palace Pier. Contraint de rester sur le sol français, le jockey italien, ne s’est pas caché d’avoir profité de la Normandie. Il a visité le Mont Saint Michel, goûté les délices de notre gastronomie et en particulier les huitres, sans oublier semble-t-il de remplir le coffre de sa voiture de vin. Le dimanche suivant, associé à l’américaine Campanelle, il remportait le prix Morny. Il s’agissait là de sa 6ème victoire dans le Groupe1 réservé aux chevaux de 2 ans. Son premier succès date de 1996 avec Bahamian Bounty, 2011 et le Français Darbisim, puis un triplé 2014, 2015 et 2016 avec respectivement The Wove Signal, Shaala et Lady Aurelia. Et une nouvelle fois «Frankie» a fait profiter les spectateurs massés aux balances de son saut de l’ange de légende.

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.........les autres

Wesley Ward entraîneur américain particulièrement amoureux de l’Europe réalise avec son succès 2020 un palmarès de taille dans le Morny. Outre les deux succès de Dettori, Ward l’avait emporté en 2013 avec No Nay Never monté par David Flores et se classait 2ème en 2014 avec Hootenanny monté par Leandro Goncalves. Campanelle est une femelle par Kodiac, née en Irlande. La 2ème place revient à Nando Parrado, comme Campanelle un fils de Kodiac, monté par Christophe Soumillon. Rythm Master associé à C. Demuro est 3ème. Pour la prmeière fois depuis longtemps, Sa Majesté la Reine d’Angleterre avait un partant dans le prix Morny. Il s’agissait de Tactical confié à PC Boudot. Il est entraîné par Andrew Balding dont le père Ian avait gagné le Morny en 1995 avec Tagula. Tactical termine 5ème. EQUIN NORMAND n°119 2020

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Le Jean Romanet pour le surprenant Audarya et Ioris Mendinazabal. Autre groupe1 de la journée, le Prix J. Romanet couronne un cheval à la cote de 47 contre 1. Le jockey basque remportait là son 2ème groupe1 de la saison après le Jockey Club. Audarya alias Banana Asset est née au Haras d’Ecouves de la famille Doumen à Boucé dans l’Orne. C’est une fille du fameux Wootton Bassett qui faisait la monte au Haras d’Etreham.

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Prix Kergorlay (Groupe II) Cette course est réservée aux stayers, c’est-à-dire des chevaux aptes aux longues distances. Il se dispute sur 3000m. Il ne faut pas craindre de dire que dans le milieu du galop deauvillais on ne manquait pas de remarquer que depuis le début du meeting, Freddy Head restait bredouille. Là, les commentaires sont superflus tant Call the Wind monté par Olivier Peslier a dominé la situation. Le fils de Frankel, âgé de 6 ans est la propriété de l’Américain George Strawbridge représentant de cette société américaine qui autrefois venait passer un mois d’été à Deauville. Olivier Peslier avait déjà remporté le Kergorlay en 2008 avec Ponte Tresa et en 2015 avec Alex My Boy. Prix de Pomone (Groupe II) Il s’agit là aussi d’une course pour stayers mais seulement des juments de 3 ans et plus sur la distance de 2500m. Propriété de son Altesse Aga Khan chez qui elle est née, Ebaiyra est entrainée par A. de Royer Dupré. Grand Glory, la favorite montée par F. Dettori est 3ème. Par ailleurs, le grand handicap des printers qui servait de support au quinté est revenu à Cœur de Pierre monté par Tony Piccone en clouant ses adversaires au pilori. EQUIN NORMAND n°119 2020

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DAGON des BALEINES Déjà très remarqué en cycle classique à 4, 5 et 6 ans sous la selle de Mathieu LAMBERT, DAGON DES BALEINES, cet impressionnant fils d’Ugobak des Baleines s’est adjugé l’épreuve des 7 ans à Notre Dame d’Estrées. 11ème du Championnat de France des 7 ans à Fontainebleau.

Ses origines Dagon, âgé de 7 ans, est un fils d’Ugobak des Baleines (Diamant de Semilly x Heartbreaker) – ETALON approuvé SF et Quintera Alia Z (Quaprice Bois Margot). Il est né à l’EARL des Baleines à Bar le Duc dans la Meuse. Les écuries des Baleines sont dirigées par M. et Mme Prunaux propriétaires de Dagon.

Contact : EARL Des Baleines Adresse : 36, rue du Tribel 55000 BAR-LE-DUC Tél. : 06 33 74 08 94 / 06 22 21 80 48 isabelle.abafour@wanadoo.fr

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Son histoire - Agréé à 2 ans, - Agréé à 3 ans, - Elite à 4 ans, - Elite à 5 ans, - Elite à 6 ans, 2ème du Championnat, meilleur étalon de sa génération.


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POLO

BARRIERE DEAUVILLE


CUP

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70 ème COUPE D’OR BARRIERE Les Espagnols de Marques de Riscal l’emportent face à l’équipe suisse de Tommy Rinderknecht qui jouait sous les couleurs de Barrière 8 à 7. Quarante ans après son père, le jeune ibérique Alejandro Aznar brandit la Coupe aux commandes d’une équipe composée des Argentins Muzzio et Cernadas. Après des matchs de demi- finale contrariés par des averses orageuses, la finale suivie par près de 2000 personnes se déroula sous des cieux cléments et une température fraîche bien qu’encore estivale. Idéal pour les chevaux.

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Après les 4 premières périodes, dont la 4ème assez chaotique avec l’expulsion (2 minutes) du Capitaine espagnol Alejandro Aznar, l’ultime « chukka » fut à l’image du match : l’égalité parfaite. Après un goal de Martin Aguerre, Alejandro Muzzio répliquait avec une nouvelle pénalité entérinant la victoire espagnole, un premier succès pour Alejandro Aznar à Deauville, quarante ans après son père qui avait remporté cette Coupe d’Or avec... l’oncle de Santi Cernadas. Le polo : de belles histoires de famille : « C’est émouvant, effectivement, cela fait cinq fois que j’essaye de remporter cette Coupe d’Or. Le match fut tendu, mais je suis très heureux. Très heureux notamment de ce goal marqué avec une jument de mon élevage, j’en suis fier. J’ai dix juments pour mon élevage et c’est une grande satisfaction quand les produits arrivent à ce niveau ».


La Coupe d’Argent pour Maison Decalé Maison Décalé, une équipe essentiellement française, n’était pas vraiment la favorite de cette Coupe d’Argent. Composée de trois joueurs français et d’un Argentin qui a beaucoup grandi en France (Ramiro Zavaleta, h4) bilingue), cette équipe soudée a enchainé les surprises. Elle s’impose à l’équipe Marques de Riscal par 10 à 9 Cette même équipe avec en particulier le meilleur joueur français Pierre-Henri Gnoumou remporte la Coupe du duc de Gramont créateur du Polo club de Deauville. EQUIN NORMAND n°119 2020

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Un été de courses en Normandie Bien animé

Sainte Marie du Mont

Bréhal

Le Sap

Graignes Rânes

Moulins la Marche

Avranches

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BAGNOLES DE L’ORNE à RANES Un triplé pour Christian Boisnard le 15 août avec Grand LOuvo, Cavalino Sacha et First Williams. Agé de 61 ans, dont près de 50 d’expérience dans le monde du trot, Il est installé à Marcillé- Robert entre Janzé et La Guerche de Bretagne en Ille et Vilaine. Beau doublé sur la piste ornaise de Sébastien Tessier avec Flamme de Fleury et galaxie de Linière. Sébastien est installé à Champcey dans la Manche.

SAINTE MARIE DU MONT Sébastien Lamy, l’enfant du village remporte deux courses et se classe second d’une autre après une belle empoignade avec son voisin et ancien formateur André Le Courtois. Ils habitent l’un et l’autre à la Madeleine, un village situé tout près d’Utah Beach à quelques centaines de mètres de l’hippodrome. Robin s’impose avec Herduno puis Go El Loco

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AVRANCHES Avant de filer à Cabourg pour la réunion en semi nocturne, Yoann Lebourgeois empochait les deux premières courses. Le prix Equicer avec Hardi de Mahey et la deuxième avec Gold Digger. Les deux pour l’entrainement de Séverine Raimond.

LE SAP à MOULINS LA MARCHE Doublé pour le jeune Enzo Lelièvre avec Déesse des Iles et Ecume de l’Iton. Le jeune apprenti des écuries d’André Le Courtois compte plus de 20 victoires cette saison. Le titre de meilleur apprenti à l’attelé est en vue. Reportage réalisé avec la contribution précieuse de Freddy Grippeau – DCLICPHOTOFGEQUIN NORMAND n°119 2020

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DESTINATION

Graignes

LES AUTOMNALES - Dimanche 11 octobre - 16h00-Premium - Dimanche 18 octobre – 13h00 - Mardi 3 novembre – 16h00- Premium - Lundi 9 novembre – 16h00 – Premium - Mercredi 11 novembre – 13h00

- Dimanche 15 novembre – 13h00 - Vendredi 20 novembre – 16h00 – Premium - Lundi 30 novembre – 16h00 – Premium - Vendredi 11 décembre – 16h00- Premium

ENTREE GRATUITE EN NOVEMBRE ET DECEMBRE WWW.hippodromedegraignes.fr

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TROPHEE VERT à BREHAL

Duel du Gers tout seul

Et de 3 pour Duel du Gers ! Après Landivisiau et Royan, le fils de Quaker Jet s’est imposé avec une facilité déconcertante. Drivé avec sagesse par Mathieu Abrivard, il a laissé à distance Canular. Le protégé de Didier Brohier semblant revenir à son meilleur niveau devance Astor de Rozoy qui bien que n’ayant remporté que l’épreuve inaugurale est parti pour remporter l’édition 2020. Le Trophée Vert des apprentis est pour Cyril Enault et Darwino alors que celui des amateurs revient à Yann Herrot au sulky de Donzella Bella.

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PRIX DE NORMANDIE

A

S E N G I GRA

Carat Williams et le Prix EQUIN normand

Course d’exception pour honorer notre région. Dix sept trotteurs de renommée mondiale et un super favori avec Carat Williams. Le fils de Prodigious né chez les Garnier à Putot en Bessin, fort de plus d’1 million d’euros de gains n’avait pas franchi le poteau en tête depuis le 9 novembre 2017 et cinq succès consécutifs dont le Critérium des 5 ans. Il s’impose facilement à Blues d’Ourville et Falcao de Laurma.

Le tout avec David Thomain

PRIX EQUIN NORMAND Le tout avec David Thomain Couru à Cabourg et Graignes, le Prix dédié au magazine des équitants normands marque la saison estivale de trot. Couru sous la selle sur une distance de 2700 mètres, il est revenu facilement à David Thomain. Le driver de Carentan montait Guitar Hero un hongre de 4 ans entrainé par Patrick Terry de Sainte-Marie du Mont. EQUIN NORMAND n°119 2020

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L

E HARAS DU VIVIER

ECUYER une famille aux racines du trotteur français

L’Histoire Comme le rapporte avec précision dans son ouvrage « Le cheval en Normandie » paru en 2014, Alain Talon, c’est autour de Saint-Côme du Mont que la race trotteur a été conçue. Pierre-Etienne Joseph-Lafosse y était né en 1828. Outre la création du parc du Bel-Enault, le jeune homme est passionné d’élevage. Grâce à une jument prénommée Elisa, il va constituer un élevage de trotteurs de course. Endetté, à la fin de l’année 1869, il est contraint de vendre tout son cheptel : bovin et équin. Parmi nombre de chevaux se trouve La Crocus, une fille d’Elisa vendue à Jules Lécuyer, neveu de Joseph-Lafosse. Elle engendrera Phaeton qui deviendra un célèbre étalon. A l’époque, Jules habitait la Maison de l’Ange à Saint-André de Bohon. Jules était le grand-oncle de Jean-Yves, aujourd’hui âgé de 80 ans, fondateur du Haras du Vivier à Houesville, cela, au début des années 60. Entre le grand -père de Jean-Yves qui fut, au début du 20ème siècle l’un des premiers propriétaires à obtenir une casaque, la même qu’aujourd’hui : noire et toque bleu clair, l’élevage du trotteur marqua une pause.. C’est en faisant naître Upsalin, vainqueur du prix d’Amérique en 1969, drivé par Louis Sauvé et entraîné par Henri Levesque que Jean-Yves entamait sa saga. Une marche vers le succès amplifiée par l’achat de la « jument du siècle » Ua Uka. Fille du chef de race Kerjacques, elle donna naissance aux cracks : Fakir du Vivier (Sabi Pas) 3 fois classé au prix d’Amérique et père de Vourasie, Arnaqueur et autres - Hadol du Vivier (Mitsouko),2ème du Prix d’Amérique en 78 et 80, père- Jet du Vivier (Sabi-Pas) reproducteur d’exception, sans oublier Cèdre du Vivier (Hêtre Vert) lauréat de groupes II sous la mène de Jean-Pierre Thomain. Pendant cette période glorieuse, les étalons labellisés Vivier ont engendré un total de 3484 produits.

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Le Haras du Vivier en 2020 Sous la baguette d’Etienne Roué-Lécuyer, officiellement entraîneur privé depuis le début de l’année, et en association avec son frère Vincent, le Haras du Vivier, élève, sur une surface d’environ 450 hectares, outre une quarantaine de poulinières, 110 vaches allaitantes. Les bovins partagés entre les races Salers et Charolaises permet de compter, sachant que les produits sont conservés jusqu’à leur commercialisation vers 30 mois, entre 350 et 450 bêtes à cornes. Quarante hectares sont consacrés par ailleurs à la culture de maïs et d’orge. Fils adoptif de Jean-Yves, Etienne la cinquantaine, originaire du Cotentin, après une mise en selle chez André Legoupil à Martinvast et quelques errances en fac à Caen, s’attelle à la tâche sur le domaine de Houesville. Il acquiert les compétences ad-hoc avec un BTS Acse et une licence d’inséminateur. Nous sommes dans les années 90. Avec les étalons Jet, Kronos et Nicos puis Cèdre, Etienne Roué-Lécuyer accueille, à cette époque, 650 juments par an. Par ailleurs, de 1998 à 2003, Etienne dispose d’une licence d’apprenti pour mener en course. A cette époque, on le verra au sulky de nombreux Vivier : Acos, Amélie, Best et aussi Jeanbat du Vivier (Cocktail Jet) lauréat en particulier de la Coupe du Monde Trot avec JM Bazire. Etienne totalise 31 victoires.

Puis, pendant 12 ans, jusqu’en 2015, il s’éclipse pour se consacrer essentiellement à l’élevage « Nous avions moins d’étalons, il fallait donc réorienter notre activité » souligne Etienne. D’une petite dizaine de poulinières, le cheptel croit pour atteindre aujourd’hui la quarantaine. Après quelques belles années propices aux ventes de yearlings, le marché s’est rétréci en se concentrant autour de 10 acteurs majeurs. : « Si les meilleurs chevaux se vendent facilement, nous avons perdu la clientèle pour ceux de moyenne gamme entre 10 et 30.000 euros » ajoute-t-il. Des 35 poulains qui naissent chaque année, la moitié est vendue, l’autre reste à l’entraînement. Ce sont donc de façon régulière, 15 chevaux dans cette situation et 20 autres au débourrage qui se déroule sur plusieurs périodes. Pour assurer la capacité opérationnelle du Haras du Vivier, Etienne Roué-Lécuyer et son frère emploient une dizaine de salariés dont 5 affectés à l’élevage. Il précise qu’il est lui-même au sulky tous les matins. Parmi ses collaborateurs, il compte sur ses deux fils. Thomas, 24 ans, hermétique au cheval jusqu’à l’âge de 20 ans accomplit en ce moment son – « Tour de France » auprès de professionnels de renom. Quant à Thibault, son cadet d’un an, inséminateur diplômé, il est en charge de l’atelier de reproduction pour les 3 étalons maison que sont Hand du Vivier, Vulcain du Vivier et le plus jeune Cupidon du Vivier. Thibault s’occupe également de tous les poulinages.

Une casaque en forme Limité à une poignée de chevaux voilà 15 ans et aujourd’hui au quintuple, l’effectif courses requiert attention et soins. Pour l’entraînement, le Haras du Vivier dispose d’une piste en sable de 1000m avec à l’intérieur un autre anneau en terre et sable de dune « Lorsque bien entendu les conditions météo le permettent, le travail sur la piste en terre est hautement bénéfique. » insiste Etienne. Pour monter driver les chevaux, le « Vivier » n’a pas de professionnel attitré : « Je fais appel à quelques personnes auxquels je suis habitué : Sébastien Ernault notre voisin, Paul Philippe Ploquin, Marius Coignard, François Lagadeuc etc.. ». Au 15 septembre, la casaque historique NoireToque bleu clair totalisait 25 victoires. Une saison particulièrement encourageante compte tenu de la situation générale de cette année « horibilis » 2020. EQUIN NORMAND n°119 2020

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Le Conseil départemental de la Manche soutient les structures équestres L’aide du Conseil départemental de la Manche apportée au Haras du Vivier est destinée à financer un système de surveillance des poulinages La période du poulinage imposait jusqu’à ce que la technique le permette, une présence humaine quasi permanente et ce pendant plus de 2 mois. Depuis maintenant deux décennies, l’arrivée des sangles de poulinage munies d’un détecteur à mercure à grandement facilité le travail. Lorsque la jument munie de cet accessoire se couche dans une position bien précise qui annonce la mise bas, le détecteur actionne un signal chez l’éleveur. Il n’est donc plus utile, comme cela se pratiquait d’avoir un lit à proximité des boxes. Récemment, la coopérative Evolution, basée près de Rennes, a adapté le système de monitoring largement diffusé pour l’élevage bovin à celui des chevaux. Easy Foal, révolutionne la détection des poulinages. Il s’agit d’un capteur non invasif positionné sur la queue de la jument à la fois simple d’utilisation et fiable. Lorsque les premiers signes de mise bas apparaissent, EasyFoal alerte par appel vocal et SMS jusqu’à 4 destinataires. Le système peut être installé 15 jours avant le poulinage pour surveiller la jument jour et nuit au box comme au paddock jusqu’à 1 km. Son coût est d’environ 4000 Euros. L’accompagnement du CD est de 40%. Photos : Thibault Roué-Lécuyer et son père Etienne Les boxes de poulinage

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Avec le plan Manche Cheval 2019-2021 le Conseil départemental s’est doté d’un outil pour accompagner le développement de la filière équine. Dans ce cadre, le Département a mis en place une politique d’aide en faveur des petits investissements des exploitations de la filière équine. Le taux de la subvention est de 40%. Il peut être porté à 60% dans certains cas (jeunes agriculteurs, installés depuis moins de 3 ans et investissements collectifs). Un plafond au montant de la subvention versée est appliqué : 3000€ pour les projets soutenus au taux de 40% et 5000€ pour les projets soutenus à 60%.


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SAINT-LÔ Concours d’Attelage national

C

’est une référence

A

vec Lisieux revenu à son meilleur niveau grâce à la témérité de Maxime Maricourt, Saint-Lô qui, après plusieurs années d’efforts avait obtenu le Championnat de France, est désormais devenu une référence dans la discipline. A ceux qui malheureusement limitent leurs déplacements autour des carrières principales du Pôle Hippique, il est vivement conseillé une découverte de l’ensemble du site on ne peut plus adapté à la quasi- totalité des disciplines équestres. Dans un contexte moins contraignant sportivement mais ô combien davantage en matière sanitaire, Manche Attelage a, en tirant les enseignements de l’édition 2019 mis tout en œuvre pour que l’attribution du Championnat de France 2020 soit Saint-Lois

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70 Meneurs Malgré la situation et les bouleversements de calendrier, ils étaient 70 toutes catégories confondues. On retiendra en Amateur Elite en paire la catégorie la mieux représentée, la victoire attendue d’Eve Cadi Verna devant le meneur de SaintPierre sur Dives Maxime Maricourt. Dans la catégorie Amateur 1 à 1 cheval, le maréchal ferrant de Tirepied dans la Manche Eric Laville se classe 2ème en remportant l’épreuve de maniabilité et celle de marathon. Arthur Massu, lui aussi sociétaire de Manche Attelage est 2ème en Amateur Elite 1 poney derrière l’inaccessible Marie Verna.


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Concours Pro OUT &ABOUT

Monsieur TENCE Pour son concours annuel le Pôle Hippique Saint-Lois avaient fait le plein d’engagés : Pro, amateurs, poneys. Y’en avait pour tout le monde. Le propre d’un tel établissement mu par la force publique. Sans entrer dans le détail, bornons-nous à mettre en exergue le Pro1 qui constituait le temps fort de l’évènement. Des 15 barragistes, c’est le dynamique Sébastien Tencé qui tirait son épingle du jeu associé à Birdy des Ibis. Il devançait, le Sartillais Jérôme Coulombier avec Chipie Charbonnière et Eric Février très performant avec Aline d’Helby.

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Kinesia

Un nouveau centre de recherche clinique en kinésithérapie et rééducation fonctionnelle du cheval sur le campus équin de Goustranville. Ce projet porté par le syndicat mixte Normandie Equine Vallée, d’un montant de plus de 1,7 million d’euros, a été financé à parts égales par la Région Normandie et le Département du Calvados pour un montant total de 744 070 euros. II a aussi reçu le soutien du Fonds Eperon pour un montant de 520 000 euros et de l’Etat pour un montant de 467 528 euros. « La Région consacre chaque année plus de 6 millions d’euros pour permettre le développement de la filière équine et affirmer au niveau mondial la place de la Normandie comme terre d'excellence du cheval. C’est avec la même volonté de viser l’excellence que la Région a soutenu la construction de cette unité de recherche innovante qui permettra au CIRALE de maintenir une avance scientifique et une reconnaissance internationale. L’installation de Kinesia marque une nouvelle étape dans le projet de transformation du site de Goustranville en un campus équin international. Nous aurons bientôt ici une concentration unique au monde d’étudiants, de chercheurs et d’entreprises dédiés à la santé équine. C’est un véritable pôle d’excellence de rayonnement international qui se créé en Normandie » s’est réjouie Sophie Gaugain, Vice-présidente de la Région Normandie. « Le Calvados, en tant que grande terre internationale du cheval, souhaite faire rayonner son axe Deauville - Goustranville - Saint-Contest qui concentre des équipements équins exceptionnels à l’échelle européenne, en soutenant des projets de recherche comme l’installation de Kinesia sur son territoire. La filière équine, par son dynamisme, est une chance extraordinaire pour notre département qui concentre startups et établissements d’excellence à la pointe de la recherche scientifique étant à même d’irriguer une économie forte et créatrice d'emplois. Le soutien à la filière équine représente aujourd’hui 2 millions d’euros par an dans le budget départemental. Le plan cheval est là pour faire savoir et renforcer cet engagement avec tous les partenaires institutionnels du département, les entreprises, les pratiquants et les passionnés. » a déclaré Jean-Léonce Dupont, Président du Conseil Départemental du Calvados. Un équipement unique au monde Le Centre d’Imagerie et de Recherche sur les Affections Locomotrices d’Équines (Cirale) est le pôle équin normand de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort mondialement reconnue pour son expertise dans le domaine des pathologies locomotrices des chevaux athlètes. Avec plus de 1 100 patients référés dont 10 % de chevaux étrangers, de toutes les disciplines sportives et de courses, le Cirale représente un outil de diagnostic et de recherche de pointe au service des étudiants, des vétérinaires et des propriétaires de chevaux. Avec la création d’une unité de balnéothérapie unique au monde, Kinésia permettra de développer au plus haut niveau la recherche et la formation dans le domaine de la physiothérapie et de la rééducation vétérinaire et notamment : - De répondre au manque crucial de données scientifiques objectives sur les effets des techniques de kinésithérapie et de rééducation du cheval sur l’appareil locomoteur, notamment grâce à la plateforme d’investigation clinique et d’imagerie du Cirale ; - D’assurer un suivi médical rapproché à la fois clinique et par imagerie des patients traités dans le centre afin de mesurer objectivement leurs progrès et d’ajuster les modalités thérapeutiques ; - D’améliorer les soins et les techniques d’entrainement dans les différentes disciplines sportives équestres en précisant l’intérêt des approches de kinésithérapie et de physiothérapie. EQUIN NORMAND n°119 2020

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LONGINES DEAUVILLE CLASSIC

Edward Levy et 2017, 3

ème

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- 2018, 4

ème

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Sirius Black - C’est la bonne !

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G

alère

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Alors que les signes d’un automne précoce se faisait ressentir par des vagues orageuses successives, les organisateurs devaient jongler pour revoir le programme. C’est ainsi qu’après avoir essuyé des trombes d’eau lors de la qualificative du jeudi, ils eurent la bonne idée d’avancer le Grand Prix au samedi. C’est Clément Boulanger qui ouvrit le bal des vainqueurs avec Vaya de Lacke. La première épreuve qualificative pour le Grand Prix dont la fin fut reportée au lendemain, permit à Julien Epaillard d’établir un chrono sans appel avec Quincy Lady cela devant l’inaltérable Rouge de Ravel et Guy Williams. La seconde manche qualificative revenait à Luciana Diniz et le régulier Vertigo du Désert. Encore devant le couple Williams- Rouge de Ravel.


Le Grand Prix Si l’affiche des cavaliers était des plus alléchantes, il faut, en y regardant de plus près relativiser ce qui n’était qu’un CSI3*. La cavalerie en atteste. S’’il faut s’en réjouir au premier abord, il faut peut-être s’inquiéter de voir l’élite mondiale se rabattre sur ces CSI3* voire 2 étoiles, cela manifestement au détriment des cavaliers de ce niveau. N’entend-on pas assez en France, les cavaliers amateurs pester contre les pros qui viennent assécher leurs épreuves en déclassant des chevaux.

Onze barragistes C’est Scott Brash et Hello Vincent qui prendront la première option victorieuse. La Française Fanny Skally fera grosse impression associée à Jonka A. Mais c’est après deux tentatives infructueuses marquées en 2017 et 2018 par des places d’honneur qu’Edward Levy fera le break avec Sirius Black. Cela, on le sut à l’arrivée du dernier concurrent. En effet, Guy Williams lauréat en 2019 et second des deux qualifs était l’homme à battre. Il fut effectivement le plus rapide mais avec une barre au sol, assez pour prendre la 5ème place. L’Argentin José Maria Larocco, gros outsider décroche une 2ème place assez inattendue.

Classement 1- Edward Levy/Sirius Black 0 et40.27 2- José Maria Larocca/Finn Lente 0 et 40.61 3- Scott Brash/Hello Vincent 0 et 40.87

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SIRIUS BLACK

Un cas à part

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Malgré une pléiade de classements d’exception et une génétique qui ne l’est pas moins, Sirius Black qui enregistre là son premier succès international n’avait jusque-là, à part son cercle proche, pas suscité d’intérêt majeur qu’il s’agisse de sport et encore moins de reproduction. Et pourtant ! Une génétique hors pair Sans décliner toute son ascendance, il suffit de s’arrêter sur sa mère Us et Coutumes. Fille de Laudanum et d’une mère par Nykio (Fra Diavolo PS et Ideal Normand TF) née chez Jacqueline Dubuisson-Luchaire, elle fit une belle carrière en B1 sous la selle de Jacques Renaud Dubuisson. Us et Coutumes n’a eu que deux produits : Paula Black (Quick Love Fontaine) et Sirius (Calisco du Pitray) en 2006. Calisco du Pitray, son père, est né chez Roland Worms à la Ferté Saint-Cyr dans le Loire et Cher au domaine du Pitray, propriété de chasse typique de Sologne, qui fut la propriété de Jacques Grandchamp des Ruaux. Aujourd’hui il appartient à un descendant de la famille Lesieur. Calisco est un fils d’Olisco (Jalisco B et Nithard AA) et de Krichna III (Night and Day PS et Ibrahim) née chez Jean-Pierre Couétil à Tirepied (50), jument qui anima la carrière d’André Chenu. Calisco fut son seul produit.

Krichna III quelle histoire.

Calisco du Pitray

Joseph Hervieu, agriculteur éleveur à Domjean dans la Manche,en fait l’acquisition à 2 ans alors qu’il se rendait chez le naisseur pour en acheter une de 3 ans dont le marché était conclu. Montée dans ses débuts par Marc Guillard de Subligny, la jument est dévolue à André Chenu qui en acquiert 40%. Joseph Hervieu vieillissant propose sa part au cavalier : « Je venais d’acheter le haras du Mesnil Mauger. J’ai eu beaucoup de mal à trouver l’argent. J’ai passé par mal de soirées avec Joseph et Bernard Lebourgeois (NDLR : Le grand-père de Yoann le driver vedette) pour trouver la solution. J’y suis finalement parvenu. » assure André Chenu qui enchaîne : « A 4, 5 et 6 ans, Krichna gagnait les épreuves du Salon du cheval. A Fontainebleau, au championnat des 6 ans, elle était 3ème le 1er jour, 2ème le suivant. Elle gagnait la finale. Avant de quitter la piste, le speaker a annoncé – Championne Krichna III montée par André Chenu, son propriétaire-. J’ai vraiment vécu un grand moment de bonheur. Elle a ensuite poursuivi sa carrière brillamment. Pour une jument d’1.80m, je termine 3ème d’une Coupe du Monde à Bordeaux. J’ai remporté le Derby de Dinard et tant d’autres. Krichna III voyageait mal. Elle pouvait se montrer un peu méchante par moments. Je l’ai vendue, bien vendue, à la fin des 9 ans à l’Américain Lindeman. Après, elle n’a plus fait grand-chose. » regrette un peu son mentor. A la suite des soucis judiciaires de Lindeman, Krichna revient en Europe pleine d’Oliscco. Elle donne naissance alors à Calisco du Pitray et meurt peu de temps après de coliques.

C’est Olivier Tharreau, cavalier professionnel installé aujourd’hui dans le Loiret qui nous en narre les premiers pas « A l’époque j’avais un contact aux USA. Par son intermédiaire, j’ai fait acheter la jument à Roland Worms, chez qui je louais des boxes au domaine du Pitray à Saint-Cyr sur Loire. Elle était pleine d’Olisco. Pour des questions de barrières sanitaires les choses devenaient compliquées, nous avons fait venir la jument en Hollande où elle a pouliné de Calisco. Elle est morte 2 mois plus tard de coliques. Je me souviens être aller le récupérer là-bas. Nous l’avons mis dans un haras de pur-sang près de Deauville où il est resté jusqu’à presque 3 ans. Nous l’avons débourré, formé. C’était un cheval tardif avec une foulée énorme. A 6 ans, après une dizaine de parcours, il s’est retourné et s’est fracturé le garrot. Les choses devenaient alors compliquées. C’est alors que mon vétérinaire Olivier Lepage a accepté de le prendre pour la reproduction. Il y resté quelques années. Ensuite, il a séjourné un certain temps à l’élevage d’Eglefin avant d’être vendu à une dame dans la Mayenne où il est mort. » conclut Olivier. Claudine Digard, nous précise que son associé au Haras d’Eglefin, Luc Patey était aller chercher Calisco chez Fernand Leredde au Haras des Rouges. Xavier Leredde s’en souvient « Mon père était naturellement tourné vers ces chevaux avec des courants PS très proches. Il est resté très peu de temps à la maison. Autant que je m’en souvienne, il était difficile à la monte ». Ce que Claudine Digard confirme « Il était stressé et difficile. Nous avons mis un peu de temps à le canaliser. Il est resté chez nous 4- 5 ans. Nous l’avions utilisé avant. L’année des N et O (Oxygène d’Eglefin). Les premiers à être nés à la maison étaient les R. C’est Monsieur Dubuisson qui nous avait amené Us et Coutumes pour Sirius. Calisco était un très beau cheval avec une magnifique sortie d’encolure. » Terminus à Astillé C’est tout près de Cossé le Vivien dans la Mayenne que Calisco finira ses jours aimé et entouré. Il y arrive en 2008. Julie Baudart raconte : « Je cherchais un souffleur. On m’a indiqué Calisco du Pitray. Je suis allé le chercher au Haras d’Eglefin. Je l’ai acheté 120 € et la promesse de bons soins à une association à qui il avait été confié. Je l’ai trouvé tellement attachant. J’ai fait réaliser deux spermogrammes. L’étalon s’est révélé infertile. J’ai quand même tenté le coup. Les juments ont rempli régulièrement. Je me souviens l’avoir présnté au Salon des étalons du Lion. Il était magnifique. Il m’a donné une dizaine de produits dont Valisca la mère de ce poulain (NDLR : Kalisca de Vieve 4ème du Championnat des foals 2020, femelles jeunes. Sa 4ème mère n’est autre que Répression mère d’Oppression, Punition et Agression qui ont fait les beaux jours de la carrière d’Alexandra Ledermann) et Dream de Vieve qui entame une belle carrière de complet avec Karim Florent Laghouag (NDLR: 3ème du CCI2* L de sandillon en 2020). » Pour conclure, Julie Baudart, les yeux rougis confie : « C’était vraiment le cheval de ma vie. Il est mort de coliques une nuit de 2014. Il avait 24 ans. »

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Sirius Black - la genèse humaine Sirius est le dernier cheval élevé par Jacqueline Dubuisson-Luchaire et son mari Renaud Dubuisson. Installés sur le domaine du Lieu Féral à Gonneville sur Mer dans le Calvados, ils ont chacun un passé prestigieux dans le sport équestre. Renaud Dubuisson fut, dans les 60 l’un des piliers de l’équipe de France avec en particulier son cheval Radis. Il participa entre autres deux fois au concours d’Aix la Chapelle. Son épouse cavalière internationale associé à la jument Extase, eut par la suite une activité économique importante dans la filière. Associée à Jacinte Giscard d’Estaing, elle fut la trésorière de l’association qui organisa pendant 15 ans le Paris Horse Show de Bercy et de Triple Galop celle qui en particulier organisait conjointement avec la SHF la Grande semaine de Fontainebleau. Elle ajoute que le mur de Bercy trône toujours au milieu de leur manège. Leur élevage fut, au cours de ces années l’un des meilleurs du pays. Avec l’étalon Nykio, frère d’Extase, ils furent parmi les premiers étalonniers privés. Quant au choix de Calisco du Pitray pour Sirius, Jacqueline Dubuisson précise : « Us et Coutumes saillie artificiellement n’était pas pleine. Nous avions choisi Calisco qui, outre une très bonne origine saillissait en monte naturelle. »

Bruno Coutureau au centre du dispositif. Bruno Coutureau et son épouse Sophie Pélissier, fille de Michel Pélissier, avaient, à la faveur des relations de celui-ci avec les Dubuisson, acquis une ferme qui jouxte leur propriété. Ils l’occupent toujours. C’est naturellement donc que Bruno exploita Sirius de 5 à 10 ans et en devint, avec son épouse, propriétaire. Avant d’en céder 75% à des propriétaires d’Edward Levy qui le montera, pour la première fois,1 mois plus tard lors du CSI de l’AEC, Bruno Coutureau, le 23 octobre 2016, participait au GP du CSI3* de Saint-Lô (Photo). Il se classa 13ème avec 4 points de pénalité. A propos de Sirius, Bruno est dithyrambique « C’est un cheval avec un mental extraordinaire, qui cherche toujours à bien faire. Il a une bouche très différente de celle des autres. Il est intelligent. Au milieu de juments en balade sur la plage il demeure très calme. » Depuis, le jeune Normand a fait son chemin avec Sirius. Si Deauville 2020 déclenche l’enthousiasme, et c’est tant mieux, car la première individuelle ; la victoire dans la Coupe des Nations de Gijon, la 6ème du GP de Paris, une 7ème place dans une 160 à Calgary etc, tout cela en 5 étoiles sont autant de valeur ajoutée à cette performance. Bruno Coutureau rappelle qu’à Calgary, lors de la Coupe des Nations, Sirius et Edward furent victimes d’une lourde chute ; « Il fallut du temps pour comprendre qu’il s’était fait sérieusement mal aux épaules. Aujourd’hui, il est revenu au meilleur de sa forme. » Quant à sa carrière de reproducteur, qui rappelons-le, se limite à deux produits nés chez Bruno Coutureau dont Figg Back, femelle de 5 ans (Photo), elle n’a, pour le moment, pas été privilégiée. Mais, à 14 ans, Sirius a, dans ce domaine, tout l’avenir devant lui tout autant que de belles victoires.

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Calisco du Pitray compte 122 produits parmi lesquels, outre Sirius, on compte

Latina du Pitray : Jument née chez Olivier

Tharreau et Roland Worms en 1999 avec Doly de Vesquerie (Socarte de Chivré) née chez les Coulombier à Sartilly. Indicée 168 en 2009, Latina s’est fait une réputation internationale avec Julien Epaillard. Latina à 7 produits âgés de 5 ans et moins.

Oxygène d’Eglefin : Jument née au Haras

d’Eglefin en 2002 de Fenlabise d’Eglefin (Mister Sartilly), ISO 156 en 2014. Championne de France pro2 en 2013 et Pro1 en 2014 avec Tony Hanquinquant

Télémaque d’Auzoux : Hongre par Ji Quing

du Val Durand (Etna Paluelle) né en 2007 chez Patrick Flandin à Fourmetot (27), indicé 157 en 2017 international avec Pierre-Louis Roche et Axelle Lagoubie.

Top Secret d’Eglefin : Hongre né en 2007,

frère d’Oxygène, indicé 151 ICC en 2017, avec Nicolas Touzaint et l’Italienne Cecilia Magni.

Maidelis d’Elke : Jument née en 2000 chez

Marcel Marais à Bihirel (76), ISO 158 en 2016 avec Bruno Coutureau.

Dream de Vieve : Mâle de 7 ans, de Cinne-

mara alias Cyanna (Old). International CC avec Karim Florent Laghouag. Par ailleurs on note que Calisco a plusieurs produits indicés à plus de 130 en concours complet. Ironie de l’histoire, son premier produit Luthier de la Sée en 1999 est né chez Jean-Pierre Couétil le naisseur de ........Krichna III !!


Tony Hanquinquant et Oxygène d’Eglefin

Axelle Lagoubie et Télémaque d’Auzoux

Bruno Coutureau et Maidelis d’Elke

Bruno Coutureau et Sirius Black

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Sébastien BRANLY Succède à Alain Hinard à la Direction générale Lors de son Assemblée Générale qui s’est tenue le 18 août, les actionnaires de NASH (Normandy Auction Sport Horses), ont enregistré la démission d’Alain Hinard de son poste de Directeur Général. Il est remplacé par Sébastien Branly. Par ailleurs, l’agence de vente de chevaux de sports enregistre l’arrivée de nouveaux actionnaires : Bertrand Poirier, gérant de la société Equidéclic et Marwan Lahoud en particulier. Alain Hinard reste la cheville ouvrière des sélections et demeure membre du Conseil d’Administration. Le Directeur Général Né le 18 août 1984 à Calais, Sébastien Branly est issu de l’EDHEC, une école commerciale de Lille. Il débute sa carrière professionnelle à Lamballe, dans une entreprise de fabrication d’EPI (Equipement de Protection Individuelle). Cavalier amateur, il rencontre le Directeur Régional de La Centrale.fr. Il en devient le délégué commercial pour la Normandie. Aujourd’hui et depuis 7 ans, il travaille pour la société SVP. Créée en 1935, SVP est spécialisée dans l’information juridique et l’aide à la décision pour les entreprises publiques ou privées. Sébastien en est le Directeur commercial pour la moitié ouest de la France sur une ligne allant de Lille à Biarritz. Sébastien arrive, voilà quelques années à Auvers. D’abord pour présenter une jument à Alexa Hinard. Il va s’y plaire et y rester. Au début, pour participer aux concours et se rendre utile comme bénévole. Depuis maintenant 2 ans, après avoir montré sa volonté d’apporter ses compétences aux Ecuries d’Auvers, il s’est davantage impliqué dans les organisations pour devenir une force d’appoint à Alain Hinard. Ni éleveur, ni commerçant, Sébastien Branly dispose d’une neutralité indispensable à la conduite de ses objectifs. Donner à NASH une nouvelle dimension Depuis sa création le 20 septembre 1995, l’agence NASH a pris une place bien identifiée et de notoriété dans la vente de chevaux de sport essentiellement de race Selle Français nés en Normandie. Jusque-là les ventes organisées à Saint-Lô dans le cadre du Meeting d’Automne, avec le retentissement que l’on sait, n’étaient que physiques. L’idée de la digitalisation trottait dans la tête des créateurs de NASH depuis déjà quelques temps. Aujourd’hui, pour cet objectif majeur, ils se sont adjoint de nouvelles compétences. « La crise du Covid 19 doit nous permettre de transformer cette période en opportunité. Le travail accompli depuis 25 ans doit être mis en valeur et dynamisé par la création de ventes en ligne qui renforceront la dimension internationale de NASH » souligne Sébastien.

Ainsi, au-delà des mots, l’action se met en place.

Les 13 et 14 septembre, NASH forte de son expertise mettait sa plateforme au service de CHEVAL NORMANDIE pour une première vente en ligne. Une vente unique en France ! L'occasion pour les acheteurs d'acquérir des produits rares sur le marché, des pouliches 100% normandes, reprenant les origines qui ont forgé la réputation de la Normandie. A cette occasion près de 400 personnes issues d'une douzaine de pays ont créé leur compte sur la plateforme NASH. Ce sont 75 personnes qui se sont disputés les pouliches de la sélection devant plus de 4.000 spectateurs sur le site Internet. Le Top Price de la vente ICE CREAM BRIMBELLES une fille de CORNET OBOLENSKY s'est adjugée 90 500€ et restera en France. HELMA MOUCHE une fille de CANDY DE NANTUEL prendra la direction de la Suisse. C'est un total de 10 pouliches et embryons qui ont trouvés preneur avec un prix moyen de 24 400€. Total : 244 000€ Moyenne : 24 400€ Moyenne 2 et 3 ans : 40 000€ Moyenne foals: 16 500€ Moyenne embryons : 9 000€


CCIO4* Haras national du Pin

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Le PIN « COMPLET » pour les Français

Quatrième victoire consécutive dans la Coupe des Nations, victoire individuelle, la première de sa brillante carrière, pour Thibaut Vallette ; l’épreuve ornaise a été menée à la baguette par les représentants français. Et, ça ne mange pas de pain ! Dans un rush final, ils s’approprient les cinq premières places.

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Phoebe Locke

Une jeune Anglaise de choc

On se souvient au Pin de la victoire d’Emily Balwin quasi inconnue en 2010. Elle s’imposait avec son fameux Drivetime après avoir terminé parmi les meilleurs à Aix la Chapelle, Bramham, Belton. Dix ans plus tard, le Grand Complet a peut-être mis en valeur, sans qu’on y ait prêté une attention particulière, une jeune cavalière de 20 ans pour qui le week-end normand a été dense et à propos duquel sur sa page Facebook elle a été élogieuse. Couronnée par une 3ème place dans CCI2*S avec Clotaire de Férivel, son parcours a été plus laborieux dans le CCIO4*. Clotaire de Férivel est un hongre de 8 ans par Songe de Toscane (C Indoctro et Quick Star) et une mère PS par l’illustre Marchand de Sable. Il est né chez Lucie Nivelle à Monts sur Orne (61) aux portes d’Argentan. Il s’agissait du baptême du feu pour ce nouveau couple. Clotaire était monté par Maxime Livio avec qui il avait en particulier emporté le CCI3* S de Jardy en 2019. Phoebe Locke habite Burtle dans le Somerset, un comté du sud-ouest de l’Angleterre, près de Cheddar, célèbre pour son fromage. Après des débuts en CSO à poney et un succès à l’Olympia de Londres à Noël, elle n’a fait que cumuler les succès en concours complet tant à poney qu’à cheval et cela sans interruption depuis 2005 : Championnats d’Europe par équipes, Championnat d’Angleterre. Parallèlement la jeune fille suivait avec assiduité suivant sa scolarité à la fameuse « Millfield School » qui depuis 1956 a toujours eu de ses anciens élèves aux JO dans diverses disciplines. En 2015, elle obtenait le titre très convoité dans cette honorable institution de : « Girls Sports Performer of the Year ».

3 chevaux dans CCIO 4* En 2019, au Pin, pour ce qui était, à 19 ans, son premier CCIO, la jeune britannique montait 3 chevaux. Les mêmes que cette année. Elle entamait le cross avec Cooley Challenger, un hongre Westfalien de 13 ans. Classée 52ème après le jumping, elle remontera à la 44ème place finale. Avec Bellagio Decyclange, un hongre de 9 ans par Tinka4s Boy et Belo des Vernières AA né chez Marie Claire Terrassson à Fromental (87), Phoebe connut moins de chance. Trente Cinquième avant le cross, elle essuya un refus dans le gué avant de prendre un bon bain sans conséquence. Vite remise en selle, elle apparaissait fringante en fin de série avec Pica d’Or un hongre de 17 ans, fils de Trésor de Renom et Hurlevent, l’ancienne monture de Maxime Livio vainqueur entre autres du CCI3S de Jardy en 2019. Mais, hélas avec 23 points de pénalité, elle dégringolait de la 35ème à la 52ème place. On en reparle très vite !

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Les Chevaux Quatre Selle Français dont deux Normands Qing du Briot Hongre de 16 ans par Eolien II et Henriette par Etalon Or AA. Né chez les Planchat-Bardon à Lussat dans la Creuse. Eolien II, né chez Michel Ruel, propriété des Planchat, est un fils de Sioux de Baugy et de la fameuse Phedra Ratelière mère aussi de Cirka de Blondel (Quidam de Revel) « Horse of the Year » 2002 aux USA. Propriété de l’IFCE, Qing du Briot est associé à Thibaut Vallette depuis le début de 2012.

Triton Fontaine Hongre de 13 ans par Gentleman IV et Grenouil Fontaine par Nightko né chez Sophie Pélissier- Coutureau à Gonneville sur Mer (14). Grenouil est quasiment une jument pur-sang. Nightko l’est à 99% et Mousse sa mère est par Erioso (Laudanum x Furioso). Débuté par B. Coutureau, il a fait ses débuts en CC avec Antoine de Silly jusqu’en 2017 avant de devenir le partenaire de Karim Floren Laghouag.

Totem de Brécey Hongre de 13 ans par Mylord Carthago et Jessy Landaise par Qouglof Rouge né chez Jean Muris à Brécey. Il évolue au niveau international depuis 2017 avec Christopher Six. Jessy Landaise sa mère est la sœur d’Ut Majeur de Brécey (Diamant de Semilly) ISO 158, international avec Cassio Rivetti et aujourd’hui avec le Colombien Gnecco. Dans cette souche on retrouve Kellandaise (Duc de la Cour II) née chez Annick Dulin-Roger ISO 154 en 2008, mise en valeur par Frantz Cahart, internationale en Italie.

Birmane Jument de 9 ans par Vargas de Ste Hermelle et Royce de Kreisker par Diamant de Semilly, née à la SCEA du Béliard. Comme son frère Dartagnan (Quite Easy), Champion de sa génération à 4 et 6 ans, Vice-Champion du monde des 6 ans, Birmane est attachée à Thomas Carlile. Jifrane de Chalusse leur grand-mère a produit Nifrane de Kreisker (Carnute) CSI5* avec Roger-Yves Bost. Birmane, fut Championne de sa génération à 5 et 6 ans ainsi que 3ème du Championnat du monde des 6 ans.

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E

n individuel, Thibaut Vallette et Thomas Carlile étaient à égalité avant le cross. Le militaire écope d’1.2 point de pénalité, Thomas du double et voilà le Champion olympique de Rio qui décroche sa première grande victoire individuelle. Pour le reste, les compliments vont à Gwendolen Fer qui grâce à un cross réalisé dans le temps optimal, remonte de la 10ème à la 3ème place avec Traumprinz. Comment ne pas mettre tout autant à l’honneur, Christopher Six et Totem de Brécey ainsi que Karim Florent Laghouag associé à l’autre Normand Triton Fontaine. L’un et l’autre passent de la 13ème aux 4 et 5èmes places. Karim pénalisé par une seconde de plus au jumping.

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ROYAL Family

Zara Tindall aime la Normandie A-t-on oublié où tout simplement se fait elle oublier. Toujours est-il que celle que la presse, même locale, suivait à la trace lorsqu’elle faisait les beaux jours du Grand Complet de Martinvast dans les années 2004, 2007 et 2008 évolue aujourd’hui telle une illustre inconnue. Et pourtant ! Zara Phillips, fille de la princesse Anne et du Cne Mark Phillips, petite fille de la Reine Elisabeth II, aujourd’hui âgée de 39 ans, mariée en 2011 au joueur de rugby Mark Tindall et mère de deux enfants, possède un palmarès prestigieux : Médaille d’argent par équipes au JO de Londres, Championne du monde individuelle aux JEM de 2006 et mdaille d’argent par équipes, Championne d’Europe individuelle en 2005 et double médaille d’argent par équipes en 2005 et 2007. Après ses visites à Martinvast, Zara était aux JEM de Caen avant de revenir au Haras du Pin en 2019 et cette année associée à Class Affair. EQUIN NORMAND n°119 2020

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NORMANDIE Horse «Chaud»

En faisant le deuil du CSI3* au profit d’une organisation doublée à vocation nationale, les organisateurs du NHS ont fait preuve de beaucoup de réactivité et de pragmatisme. Cela, afin de procurer à la filière équine normande un sursaut d’activité et de visibilité dans cette période troublée. Bien vu ! L’orientation populaire entamée voilà quelques années en a certes un peu pâti sans cependant en souffrir. Au vu de la réussite et de la portée professionnelle affichées cette année, le Normandie Horse Show renforce son aura dans la filière et c’est là sa raison d’être.

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PRIX DE LA REGION NORMANDIE

Laurent GOFFINET – VALKYRIE Condéenne L’élevage saint-lois se distingue

Depuis l’âge de 4 ans la « Déesse

guerrière » noire est sous la selle de Laurent Goffinet. Ses naisseurs et propriétaires Patrick et Françoise Herman, élèvent des chevaux de sport à Condé sur Vire et plus précisément à La Carbonnière. C’est la jument éponyme de cette exploitation qui est à la base de l’élevage Condéen. Le plus illustre de ses produits fut l’étalon Le Condéen. Valkyrie est une fille de l’étalon l’Arc de Triomphe, parfois voué à controverse mais dont les produits de qualité, confiés à des pilotes qui n’en manquent pas, engrangent des résultats probants. Valkyrie en fait partie. Lauréate voilà quelques années du GP de Pontivy, elle venait au NHS avec des ambitions.

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Des ambitions qui se révélèrent justes, dans la mesure où avant son succès dans le prix de la Région avec 7 secondes d’avance sur le 2ème elle avait pris, la veille, un premier accessit prometteur. La deuxième place de cette épreuve est à mettre au crédit d’Hugo Delsarte, cavalier de l’écurie Alexis Gautier. Le jeune nordiste montait Belphégor d’Ouilly un hongre de 9 ans par Nabab de Rêve et Kronos d’Ouilly, né et appartenant à la famille Lebon. Le podium est complété par PierreMarie Friant en selle sur Doris, une jument par Kannan et Quick Star semble-t-il promise à un grand avenir.


PRIX EQUICER

Bilal Zaryouh et Dune des Roches sa 3ème victoire du NHS Il nous y a habitué, le sympathique cavalier des écuries

de Philippe Epaillard. Habitués à écumer les premières épreuves d’un concours pro et cette fois, il n’y a pas dérogé. Lauréat du prix SLCO avec vanille d’Aragon, il changeait de condiment pour remporter le prix NHS avec Basilic d’Aragon : deux chevaux maison. Dans le prix Agrial, le plus rapide au barrage il écopait de 4 points avec Dune des Roches. Venait le prix Equicer et le signe de la revanche. Avec deux secondes d’avance, il imposait Dune des Roches devant un couple inédit. Il s’agissait en effet de Charles-Henri Ferme et Zigali. Pour les connaisseurs, Zigali, hongre Kwpn de 16 ans, fut voilà 6 ans l’un des chevaux de tête d’Eric Lamaze avec en particulier une victoire dans le GP CSIO de Rome en 2014. Jusque-là, Zigali était monté par Mathilde Pinault, une cavalière junior fille de François-Henri Pinault Président du Groupe Kering. EQUIN NORMAND n°119 2020

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PRIX AGRIAL

Axelle Lagoubie et Caligula de Vains Triplé féminin pour cette épreuve remportée avec autorité par Axelle Lagoubie. La cavalière

de Céaux montait Caligula de Vains. Fils d’Hélios de la Cour II et d’une mère par Lucky du Reverdy ce mâle de 8 ans, finaliste à Fontainebleau à 6 ans, remportait là sa première victoire à 130. La deuxième place revient à Manon Geismar- Bonnemains associée à Bamboo d’Aston. Il s’agit d’un mâle de 9 ans par No Name de Siva et Olisco. Margaux Rocuet à 1 centième, s’empare de la 3ème place avec Bonnie du Park, une jument de 9 ans par Kannan et Quidam de Revel. On peut noter que comme l’ensemble des épreuves, le Prix Agrial comptait un nombre important de partants : 103

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PRIX SAINT-LO AGGLO

Jemma KIRK et Diamonds are Unique Une Ecossaise en Normandie

Ecossaise installée aujourd'hui près de Pont-Lévêque et habituée des concours normands depuis

une bonne dizaine d'années, Jemma n'était pas spécialement attendue pour recevoir le premier prix de l'épreuve réservée aux chevaux de 7 ans qui traditionnellement précède le GP final. Une élimination féroce Sur les 63 partants, ils ne furent que 6 à se présenter au barrage dont deux chevaux pour l'habile Margaux Rocuet. Le triple restera comme le cauchemar des cavaliers qui pour la plupart fautèrent sur l'un des 3 obstacles. A en croire, l'observation du chef de piste, après un boulevard entre l'obstacle précédent et l'entrée, ils s'y fracassaient, n'ayant pas semble-t-il, adopté la bonne cadence. Seule double sans faute avec le Fougerais Mathieu Bourdon et Daisy du Tertre, Jemma montait Diamonds are Unique - Les Diamants sont Uniques, un hongre par Diamant de Semilly et Unique des Grèves par Apache d'Adriers. Diamonds est né chez Jemma de cette jument comme dirait Alain Hinard : "Achetée à Nash" !!! EQUIN NORMAND n°119 2020

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Concours Régional des Chevaux arabes d’Endurance

Bien

sûr que le pur-sang arabe n'est pas l'art majeur du NHS. Ceci étant, sous la baguette de l'ACA Normandie et la volonté d'Hervé Lehman, le PS arabe a trouvé sa place dans la manifestation. Une place d'autant plus notable cette année, qu'elle était organisée sous le haut patronage de la Royal Cavalry of Oman. En France, dans la région de Melun-Fontainebleau, le sultanat d’Oman a acquis deux domaines où il conduit au travers de la société de la Cavalerie Royale un effectif de 120 chevaux partagés entre l’endurance, le show et les courses. Monsieur Edwin Gould, colonel retraité de l’armée britannique est le directeur général de cette maison qui dispose d’un effectif d’environ 100 personnes dont une quarantaine dédiées au cheval. Lors des JEM 2014, une équipe du sultanat avait silloné les chemins manchois autour de Sartilly (Photo).

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Le sultanat d'Oman se distingue des autres pays du Golfe arabique par son régime relativement libéral avec une pratique de l'islam très tolérante mais aussi en se concentrant dans le domaine du cheval uniquement à l’élevage, l’utilisation et la promotion du pur sang arabe le considérant comme un élément majeur de sa culture. Dans le hall du Pôle Hippique une vingtaine de chevaux : poulinières suitées, mâles et hongres de 1, 2 et 3 ans est passée sous le regard des juges avec à leur tête Yves Richardier, le «Pape» de l’endurance française, créateur des 160km de Florac et promoteur de l’étalon Persik.


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PRIX DE LA VILLE DE SAINT-LÔ

Mathieu BOURDON et Bigouden du Tertre

Il ne fit pas flotter le drapeau breton mais l’envie ne lui en manqua pas. Mathieu Bourdon ne laisse jamais passer l’occasion de marquer son appartenance bretonne et plus précisément fougeraise. Les Normands, devraient en prendre de la graine, une occasion supplémentaire pour valoriser leur élevage qui en vaut ô combien la peine.

Bref ! Dans cette épreuve aux couleurs de la ville de Saint-Lô, c’est aux rênes de Bigouden du Tertre que Mathieu s’imposait. Cette jument, fille de Putch des Isles avait fait sensation voilà deux ans sur le Grand Parquet bellifontain en remportant le championnat des 7 ans. Depuis, elle a fait du chemin avec en particulier, début mars, une victoire dans un GP CSI3* à Villamoura au Portugal. Laurent Goffinet et Valkyrie Condéenne sont deuxièmes devant Pierre-Marie Friant et Bianca Star qui manifestement fourbissaient leurs armes pour le Grand prix. Olivier Guillon, discret jusque-là, prenait les 4ème et 6ème place avec Vitot du Château et Andain du Thalie.

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Championnat Régional des foals KENTUCKY DELQUE Champion suprême

Organisé par Cheval Normandie, dans le cadre du Normandie

Horse Show, ce championnat régional rassemblait 113 poulains : 56 mâles, 57 femelles, une quasi parité avec malgré tout une dominante de 39 jeunes mâles. Et c'est l'un d'eux qui s'impose. Opposé à la jeune femelle Kiss Me de Brion, une fille de Funky Music Semilly et Opium de Talma, le fils du très tendance Bandro Boy de Béthune a vaincu. Une décision tout compte fait en cohérence avec les résultats obtenus lors de l'examen initial. En effet, il obtenait 18.50 soit la meilleure note de tous. Il faut dire que si Kinox du Plant le mâle âgé fils de Bisquet Balou à Claude Sauvé obtenait 18.30, le jury devait avoir recours à 3 conditions spéciales du règlement pour départager les 4 mâles jeunes derrière Kentucky Delque. Tous avaient obtenu la note de 18.10. Kentucky Delque est né chez Renaud Delaroque à Saint Cyr Bocage dans la Manche, une bourgade entre Montebourg et Valognes. Là, Renaud Delaroque conduit en compagnie de Christophe Levavasseur et son épouse, une exploitation laitière importante. Christophe Levavasseur étant par ailleurs le Président de la coopérative des Maîtres Laitiers du Cotentin. Renaud Delaroque qui pérennise l'élevage familial, entretient 6 poulinières. Il n'est pas inconnu au championnat des foals puisqu'en 2019, il prenait la 2ème place avec Jupiter Delque un mâle par Untouchable, frère utérin de Kentucky. Il n'avait pas souhaité le présenter au Championnat de France. Action Delque (Quite Easy) leur mère est la soeur utérine de Vesuvio Delque (Quick Star) international avec l'Italien Paolo Mencolini, alors que Delire Delque (Niagara d'Elle), son frère utérin, hongre né en 2013, était Elite à 5 et 6 ans en concours complet monté par le garde Fabrice Lucas, originaire de Saint-James.

Les autres lauréats KISS ME DE BRION- Femelle jeune (poulains

nés avant le 15 mai), la future grise est une fille de Funky Music Semilly et la bien connue dans l’élevage, Vanille de Brion par Opium de Talma. Elle est née chez Charles Gauquelin à Dragey dans la Manche.

KISS ME DU VOUGE - Femelle âgée, née chez

Sylvie Planet à Audrieu dans le Calvados. Produit d’Armitages Boy et Starlette au Heup, une jument par Qredo de Paulstra née chez le chef de piste JeanPaul Lepetit. Kiss me, lauréate du concours local de Saint-Lô un mois plus tôt était présentée par Mathieu Laisney cavalier installé au Haras de SaintLô.

KINOX DU PLANT- Mâle âgé, fils de Bisquet

Balou et d’une mère par Concorde, Kinox a vu le jour à l’élevage de Claude Sauvé à Bacilly dans la Manche. L’élevage Sauvé manque rarement le podium des concours de foals, montrant ainsi sa constance dans l’excellence de la production de chevaux de sport dont la Normandie et plus précisément la Manche est le leader.

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Grand Prix du Conseil départemental de la Manche

Pierre-Marie

FRIANT Avec gourmandise Après de nombreux classements dans les différentes épreuves, Pierre-Marie domine rageusement le Grand Prix en s’emparant d’une victoire avec Bianca Star à laquelle il ajoute la 3ème place avec Urdy d’Astrée

Agé de 31 ans, il est né le 29 avril, le même jour que Jean Rochefort. Breton comme l’acteur, mais de Nantes, PM Friant dispose en 2020 d’un piquet de chevaux apte à régner sur l’ensemble d’un concours pro1 comme à briller lors d’un CSI de haut niveau. Il l’a prouvé en remportant voilà 1 an le GP du CSI4* de Samorin.

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Classement du Grand du Conseil départemental de la Manche 1- Pierre-Marie Friant/Bianca Star 0 et 38.80, 2- Timothée Anciaume/Isabeau van Dorperheide 0 et 40.58, 3- Pierre-Marie Friant/Urdy d’Astrée 0 et 40.61, 4- Axelle Lagoubie/Urane 0 et 41.23, 5- Manon Geismar-Bonnemains/Romando de l’Abbaye 0 et 42.21 72 EQUIN NORMAND n°119 2020


Un final digne de tout ce que peut-être le Normandie

Horse Show malgré cette situation inédite. Treize barragistes pour 65 partants avec malgré tout un nombre important de couples auteurs de scores égaux ou supérieurs à 8 qui exprimaient l'hétérogénéité du plateau. Parmi ces heureux qualifiés, on était heureux de voir en particulier Manon Geismar- Bonnemains associée à son vétéran Ramondo de l'Abbaye (Flipper d'Elle). Ouvreuse du barrage, elle se classera 5ème, une vraie belle performance pour cette sympathique amazone manchoise. La cavalière de l'écurie Manciaise était précédée d'Axelle Lagoubie en selle sur sa prometteuse Urane. Friant est bien armé. En 2019, réalisait la meilleure saison de sa carrière avec en particulier 1 victoire dans le GPCSI4 de Samorin, une autre dans un GPCSI3 à Arezzo et la 7ème place du GPCSI5* de Gijon, tout cela avec Urdy d'Astrée, un hongre de 12 ans, par Bouffon du Murier et Pamphile. Il faut se souvenir qu'Urdy fut Champion des 6 ans à Fontainebleau. Avec Bianca Star, jusque-là son numéro 2, il avait à son actif quelques belles prestations mais qui se situaient essentiellement sur les hauteurs d'1.35 et 1.40m. Bianca est une jument de 9 ans par Quick Star dont elle a tous les traits et une mère par Qualisco III. Timothée Anciaume fait parler son expérience en 5* Régulièrement sur les podiums de CSI avec Isabeau van Dorperheide (Winningmood), Timothée Anciaume a mis toute son expérience pour détrôner PM Friant du leadership provisoire avant d’être hélas repris par le garçon. C’est entre l’avant dernier obstacle un oxer vert et le vertical de la région Normandie, que le Rouennais a habilement trouvé le bon pied pour réaliser un virage de rêve. Des actions de cette efficacité à laquelle l’esthétique se mêle - il y en eut pendant ce barrage- firent oublier le premier tour un peu monotone bien que d’un tracé fort agréable à suivre. EQUIN NORMAND n°119 2020

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CIR SHF DES JEUNES CHEVAUX DE 4-5 et 6 ans

Valentin BESNARD – Eiffel de Hus*GFE taille patron

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M

algré tout ce que l’on peut dire et écrire à propos de cette année 2020, il en reste que grâce à des mesures prises judicieusement, le cycle de formation des jeunes chevaux se déroule normalement. Normalement sur le terrain certes à cette exception près que sauf les mesures de soutien prises localement, le volet financier n’a pas été traité à la hauteur de ce que l’ont été d’autres secteurs de l’économie. Alors qu’habituellement le CIR des 4 ans avait lieu à Auvers, il l’a été à Saint-Lô en même temps que ceux des 5 et 6 ans. Revenir en 2021 à la situation antérieure sera certainement, au-delà de tout, la solution la plus raisonnable. En effet, le rythme soutenu auquel sont soumis les cavaliers, n’est pas spécialement favorable à des performances qui peuvent être déterminantes pour des opérations commerciales. Ces épreuves CIR ont rassemblé environ 520 chevaux répartis ainsi : 130 de 4 ans, 258 de 5 ans et 130 de 6 ans. On en ajoute une centaine dans les épreuves dites de « Formation ». En 2019, ils étaient 550 : 180 de 4 ans, 210 de 5 ans et 160 de 6 ans. On constate donc que suite à la crise du Covid beaucoup de chevaux de 4 ans n’ont pas entamé ou poursuivi leur formation.

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EUREKA DE JOAN Acheté poulain par Gérald Brault, cavalier à la pépinière du Haras de Saint-Lô, Eureka est le fils de Canturo et une mère par Darco. Finaliste à 4 ans et Elite à 5 ans, Eureka est passé sous la selle de Marc Dilasser début juillet. Son propriétaire nous confiait vouloir donner ses meilleures chances au cheval dont l’objectif outre la finale des 6 ans est sa commercialisation. Une commercialisation introduite par le biais de Frenchhorse Exports, une société conduite par Alizé Jeandon, installée également au Pôle Hippique de Saint-Lô. Sa 2ème place dans le CIR manchois confirme la stratégie entreprise.

Arthur LE VOT A 22 ans, le toujours souriant et juvénile Arthur s’est déjà forgé, aux Conillaux, à Cesson Sévigné près de Rennes, une solide expérience professionnelle. Toujours accompagné de son père Olivier, le gamin est pétri de l’esprit insufflé par le patriarche Joseph. Propulsé sur le devant de la scène voilà quelques années avec le phénomène Vinchester vendu à Jan Tops, Arthur s’attelle aujourd’hui, certes au sport de haut niveau mais aussi et surtout à la formation des jeunes chevaux. Cavalier attitré de l’écurie de B’néville de Jean Baptiste Thiébot en particulier, le Breton n’a pas chômé pendant le CIR. Avec Génial de B’néville, il remplissait le carton du fils Kapitol d’Argonne avec 10 parcours sans faute sur 10. Avec Epice la sœur utérine de Génial par Todt un Prince et malgré une faute dans l’épreuve au chrono, il finalisait le travail accompli depuis le début de la saison. En selle sur Eothym de Kergane (Kinoto Bois Margot), lauréat du CIR des 5 ans à St- Lô en 2019, il dessinait une ligne finale d’exception qui lui octroyait la 2ème place de l’épreuve chronométrée. A Saint-Lô, on le voyait aussi avec First d’Amaury et Fancy de Kergane Pour mémoire, classement du CIR des 6 ans 1- Valentin Besnard/Eiffel de Hus*GFE 2- Marc Dilasser/Eureka de Joan 3- Jérôme Coulombier/Eulalie de Vesquerie

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C

oline BARRE La Tête et les Jambes

Chaque année, les épreuves de jeunes chevaux permettent de voir émerger de nouveaux cavaliers. Beaucoup de jeunes femmes dont, pour la majorité, la pugnacité se révèle être le trait dominant. Une situation qui reflète la féminisation de la pratique de l’équitation. Coline Barré, une Vendéenne arrivée dans la Manche voilà 3 ans, en est la parfaite illustration.

Passe ton bac d’abord Une rengaine parentale bien rodée qui traduit l’inquiétude de voir ses enfants, ses filles en particulier, embrasser une carrière que l’on résumera simplement « atypique ». Coline, qui vient de fêter ses 22 ans n’y a pas échappé. Née à la Tranche sur Mer où ses parents sont commerçants, elle pratique l’équitation depuis son plus jeune âge « Depuis toute petite j’ai voulu travailler avec le cheval. Mes parents m’ont imposé de passer le bac avant. J’ai obtenu un Bac S et aussitôt je suis venue dans la Manche. J’ai travaillé 3 ans chez Philippe Epaillard où j’ai tout appris du travail du jeune cheval ». Coline était arrivée dans le Cotentin avec un trotteur réformé avec lequel elle montait en amateur : Volcan d’Anjou.

« Je l’ai vendu et j’ai pu m’acheter en y ajoutant mes économies Aubade des Roches Z et Ecume des Roches, à Noël Lemaître à Martinvast. Je vais aller à Fontainebleau avec Aubade ». Une première pour la jeune femme qui depuis le début de 2020 a été recrutée par Sylvain Montigny pour le travail des jeunes chevaux. Une formation qu’elle a acquise et validée à la MFR de Balleroy. Le travail auprès de l’ancien élève d’Alain Hinard semble la ravir : « Sylvain a beaucoup de bon sens. Il est très pédagogue. Je travaille entre 6 et 8 chevaux ». Depuis quelques semaines, Coline a franchi un nouveau pas. En effet, avec son compagnon, elle a acquis la ferme de Pierre Levavasseur à Gourbesville : « Nous avons un peu de terrain et des boxes. J’ai entamé l’élevage mais seulement pour me faire plaisir et comprendre comment ça fonctionne. Avec une poulinière prêtée par Noël Lemaître et une autre achetée, j’ai deux poulains, un de Tornesch et un autre de Dexter Boimargot ». Coline Barré : On souligne son nom. EQUIN NORMAND n°119 2020

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Thomas Rousseau et

T

homas Rousseau ! Il a connu de bons moments tant sur la carrière d’honneur que dans le hall du pôle hippique saint lois. Cette victoire dans le Grand Prix du NHS fait partie des meilleurs. Ce succès vient, on le souhaite, définitivement effacer peut- être pas, mais du moins atténuer le souvenir des épisodes douloureux qu’il y a vécu. Sans tomber, il se fractura le poignet en selle sur La Luna du Thot, puis ce fut la mort de la jument grise avec laquelle il venait juste de terminer un barrage du grand prix. Enfin, il y eut une chute et à la clé une fracture de la clavicule, sans compter la participation à un concours alors qu’il venait tout juste de vivre un événement familial douloureux. Dernier à partir dans ce barrage à 9, associé au mâle de 9 ans Baboun des Flagues, il s’impose pour seulement 20 centièmes à Nicolas Delmotte qui montait là Ilex VP, l’étalon avec lequel il avait, en 2018, participé aux Jeux Equestres Mondiaux de Tryon aux Etats Unis. Benjamin Devulder, Saint-Lois par excellence, membre de l’écurie Saint- Lô/ Equin normand remporte, après 2013 et 2014, le titre de meilleur cavalier du concours. La distinction de meilleure cavalière est attribuée à la Bretonne Margaux Rocuet.

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Grand Prix du Conseil départemental de la Manche

Baboun des Flagues : La Revanche !

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Benji sur le toit de la Manche S’il fallait une preuve supplémentaire de l’importance et de l’ancrage national et local du NHS, Benjamin Devulder l’a donnée en cumulant les résultats aux rênes de chevaux propriétés de « Gens d’ici » comme l’écrivit Gilles Perrault. Si la Manche est connue pour être le département leader en terme de naissance, elle est aussi une terre d’accueil pour ceux qui souhaitent s’y installer afin de valoriser au haut niveau et commercialiser la production locale. Alors que la notion de développement durable, de bien- être animal s’imposent chaque jour davantage, le soutien des collectivités à la filière équine contribue grandement à l’animation économique du territoire sans obligatoirement nécessiter 10 heures de déplacement en camion chaque semaine. Une tendance irréversible.

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Les Normands en évidence dans le Grand Prix Axelle Lagoubie et Urane La « sylphide » de la baie avait réalisé un NHS 1 de très belle facture. Outre une 4ème place dans le Grand Prix avec Urane, elle avait décroché la distinction de meilleure cavalière. Lors de la seconde étape, sa réussite a été plus modeste.........avant le Grand Prix qu’elle termine à la 3ème place. Elle avait adopté la stratégie d’engager la fille de Miami de Semilly uniquement dans l’épreuve majeure. Bien vu. Eric Février et Aline d’Helby Bien qu’installé en Bretagne depuis longtemps, Eric Février est un pur Manchois, originaire de La Rochelle Normande près de Sartilly. Le routinier Eric n’a pas manqué son séjour saintlois et plus particulièrement le dernier jour. En effet, 4ème du Grand prix des 7 ans, avec Debosia d’Orval, il se qualifiait brillamment en montrant beaucoup d’allant avec Aline d’Helby dans le Grand Prix du CG50. Il confirmait lors du barrage en prenant une 6ème place avec la fille de Kouros d’Helby , étalon qui lui avait valu de remporter le GP du CSI3* en 2012. Hugo Paris et Bruyère de Gué Monté accessoirement par toute la famille Paris en allant de Fabrice le père qui remportait avec elle le GP de Repentigny en 2018, aux filles Audrey et Pauline, c’est malgré tout Hugo le petit dernier qui en est le cavalier titulaire. Actuellement en formation chez Pénélope Leprévost après l’avoir été chez Kevin Staut, Hugo restitue sur la piste les enseignements de ses réputés mentors. Il mérite d’autant plus d’être mis à l’honneur qu’il manque le barrage pour 1 point de temps dépassé : 77.07 pour 77 autorisé. Il décroche quand même la 10ème place. • Baboun des Flagues, le cheval de Thomas Rousseau est un mâle de 9 anspar Ugano Sitte et Rocaille par Hélios de la Cour II. Il est né chez Frédéric Lavoinne à Guerron dans le Calvados.

Classement du Grand Prix 1- Thomas Rousseau /Baboun des Flagues 0 et 42.21 2- Nicolas Delmotte/Ilex VP, 0 et 42.41 3- Axlle Lagoubie/Urane, o et 43.00 4- Margaux Rocuet/Trafalgar Kervec, 0 et 43.45 5- Mathieu Billot/Cycnos d’Helby, 0 et 43.67 EQUIN NORMAND n°119 2020

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PRIX DE LA VILLE DE SAINT-LÔ

PRIX DE LA REGION NORMANDIE

Bylal Zaryouh et Vanille d’Aragon

Encore Bourdon

Il s’agissait là d’une épreuve à barrage. Toujours

très perspicace le couple de chefs de piste composé des fidèles Lepetit-Lhopital avait réussi à en extraire 13 des 95 partants : une performance. Performance aussi pour Mathieu Bourdon et Atina du Tertre qui marque une nouvelle fois son passage à Saint-Lô. Thomas Rousseau n’est pas en reste puisqu’après le prix de ville de Saint-Lô, il prend, toujours avec Udson de Jauzif, la 2ème place. François-Xavier Boudant est 3ème en selle sur Brazil du Mezel.

Vingt troisième des 72 partants, le régulier Bylal

imposait, associé à Vanille d’Aragon, un temps de 62.52 secondes qui ne sera pas battu. Thomas Rousseau, le futur vainqueur du Grand Prix le tutoiera à 1 seconde avec Udson de Jauzif alors que Margaux Rocuet prendra la 3ème place aux rênes de Vahiné de Biéville

PRIX DE SAINT-LÔ AGGLO L’inattendu Ghiragossian et Darling de Cleudrain

Soixante

- dix partants, 27 barragistes pour cette épreuve marathon qui pour de nombreux chevaux servait de dernière répétition avant le championnat national de Fontainebleau. Ouvreur, le Rennais Ghiragossian mettait toute sa fougue, associé à Darling de Cleudrain. Une véritable échappée en solitaire pour ce cavalier qui manifestement franchit rarement les rives du Couesnon. Darling de Cleudrain est une femelle par L'Arc de Triomphe et Paola du Mesnil (Hélios de la Cour II) indicée 150 en 2011 avec son propriétaire Frédéric Couenne naisseur de Darling à Tréglamus dans les Côtes d'Armor. La 2ème place revient à Mathieu Bourdon, autre Breton et Daisy du Tertre (Nervoso), fille d'Atina du Tertre avec laquelle il remportait hier samedi le Prix de la Région Normandie. Troisième, Benjamin Devulder a fait forte impression avec la puissante Doris Platière (Kannan) propre soeur de l'étalon Eskimo.

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PRIX AGRIAL Julien Anquetin oui mais avec Clarence Gendron et 3 chevaux dans le top 10

Julien Anquetin porteur du brassard de meilleur cavalier à cette étape du concours, s’emparait de l’épreuve avec Ivizi, un hongre kwpn de 7 ans par Ustinov. Fait marquant et particulièrement heureux, Eden Leprévost- Blin Lebreton plaçait deux de ses 3 chevaux barragistes dans le top 10 et Clarance Gendron très en verve les 3. La première se classe 2ème avec Don’t Stop Semilly (Nonstop) et 9ème avec Céthys de Vernay (Kannan). La seconde est cinquième avec Gigant B (Chatman), 6ème avec Azura Z (Air Jordan) et 10ème avec Rodrigo (Calato). Ces trois chevaux âgés de 14 et 15 ans.

Prix EQUICER Le cavalier saint-lois confortait là son leadership du challenge de meilleur cavalier repris à Anquetin. C’est au NHS 2019 que le fils d’Heartbreaker c’était déjà mis en vedette en remportant une épreuve et en se classant 3ème d’une autre. Agé de 13 ans Taquin de l’Extase a, on l’imagine, trouvé son cavalier de prédilection qui l’avait monté lors de la finale des 4ans à Fontainebleau en 2011. Entretemps, il a évolué sous la selle de 6 cavaliers différents et observé une pause de 18 mois. EQUIN NORMAND n°119 2020

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Championnat de France des Foals

La Bretonne

KELLEMOI

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Varnel

Les Normands tout près

Organisé 1 mois plus tard qu’habituellement, le Championnat de France des Foals a connu un retentissement sans précédent. D’une part eu égard au nombre de participants, près de 150 venus de Normandie certes mais aussi de Bretagne, du Berry comme Joanne Mennessier une jeune éleveuse de Saint Eloy de Gy dans le Cher qui rafle le titre des femelles jeunes et la médaille d’argent chez les mâles âgés. Avec Kandeur de Meillac, Elodie Thiault avait fait le plus long déplacement depuis Lançon- Provence soit une distance de plus de 1100 kms. D’autre part, l’enthousiasme suscité sur place par l’ensemble des éleveurs allait de pair avec la qualité de présentation de leurs animaux et l’excellence de l’organisation que le studbook Selle français double d’une amabilité de tous les instants.

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La Championne suprême KELLEMOI VARNEL Il s'agit d'un produit de Balou du Rouet et d'une mère par Kannan. D'une souche maternelle assez modeste, elle est née chez Elodie Nicolas à Inzinac Lochrist, une commune aux portes d'Hennebont. Vendredi, largement en tête après le passage dans le rond, Kellemoi confirmait sa supériorité dès qu’elle foula la pelouse de la cour du haras par une personnalité détonante. Belle récompense pour cet élevage fidèle du rendez-vous saint-lois. Femelles Jeunes KHALEESI DE BRESNEAU Par Untouchable (kwpn) et Jalisca de Litrange (Corland).Elle est née et appartient à Joanne Moissonnier de Saint Eloi de Gy dans le Cher. La 3ème mère de Khaleesi n’est autre que la fameuse Fragance de Chalus mère de Mylord Carthago. Cette souche a pour racines Ifrane, mère de Morgat (ISO 177) avec Hubert Bourdy, Nifrane (ISO)165 dont Birmane (Vargas de Ste Hermelle) cheval de tête de Thoams Carlile en Concours complet

Mâles âgés KISS ME ROSE D CHAUMES Fils de Conte Bellini et Belrose des Chaumes par Sunday de Riverland. Il est né chez Régis Quinton à Le Cloitre Pleyben dans le Finistère à qui il appartenait. Les ventes de foals SF Lors de la 1ère vente de foals organisée par le studbook SF à l’issue du championnat, Kiss Me a changé de main pour 5500 €. A cet égard, il est intéressant de noter qu’un tiers de 50 poulains présentés a été vendu pour un prix moyen égal à celui de Kiss me. Pour le top price, le marteau est tombé à 10.000€ au profit de Kylie Star de Bel Air, une pouliche âgée, fille de All Star (han) et Dalton van het Lindehof à Gérard Nicolas de Gouy sous Bellonne dans le Pas de Calais. Kylie Star avait terminé 8ème du championnat.

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Les Normands

Malgré un parcours sans faute de la part de Kentucky Delque, la Normandie, sans être aussi bien représentée que les années passées sur le podium comme dans les top 10 de chaque catégorie, a malgré tout bien tiré son épingle du jeu. On ne reviendra pas sur la belle performance du poulain présenté par Renaud Delaroque d’autant qu’à l’issue de la manifestation, il a été vendu pour rejoindre la Belgique. C’était l’objectif. Dans la même catégorie, celle des mâles jeunes, Kimono Minotière prend la 3ème place. Il s’agit d’un fils d’Andiamo Semilly et d’une mère par Flipper d’Elle. Présenté par Philippe Allain de La Graverie dans le Calvados, Kimono est issu d’une des plus belles souches de l’élevage normand. Il suffit de citer Oscar Minotière (ISO 180) et Emeraude Minotière (ISO 159) et Siamoise Minotière (ISO159).

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L’autre podium est à mettre au crédit de Kergnema RG, une femelle jeune qui décroche le second accessit. C’est une fille de Querlybet Hero (SBS) et d’une mère par Vigo d’Arsouilles. Elle appartient à Florence Guille de Neuville sur Touques dans l’Orne chez qui elle est née. Les autres Chez les femelles jeunes, les Manchois réalisent un tir groupé aux 7, 8 et 9èmes places avec Komète de l’Isle (Mylord Carthago) à Etienne Poisson de Saint Marcouf, Klesia de Karia, également Mylord Carthago à Emmanuel Bacheley de Terre et Marais, Kiss me de Brion à Charles Gauquelin de Dragey-Ronthon. Parmi les mâles jeunes, deux autres Manchois avec Kobra Mouche (Drugster des Forêts) 6ème à Julien Bellet de la Mouche et Kings of Leon d’Utah (Mylord Carthago) à François Vasche de Sainte-Marie du Mont. Kiara Laure (Delstar Mail), une femelle âgée présentée par Bernard-Pierre Lecourtois de Brullemail dans l’Orne est 6ème. Enfin, dans la catégorie des mâles âgés, Kirnormand de la Hague (Verbois des Monceaux) à Jean Leflambe de La Hague est 8ème. Dans ce palmarès normand, ce sont naturellement les Manchois qui s’imposent, et qui ironie du sort imposent également les 3 produits de Mylord Carthago qui figurent au palmarès des 10 meilleurs de chaque catégorie de ce championnat comme Untouchable (kwpn) et Balou du Rouet. C’est cependant ce dernier qui obtient la palme du meilleur reproducteur avec un doublé chez les femelles âgées et le titre suprême.


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LISIEUX - Grand National du Trot

Fakir du Lorault - Elie de Beaufour François LECANU - Joëlle Laignel -Eric Levallois

On voit les choses très loin depuis Paris. On se contente de rapporter cette lutte titanesque qui a opposé Elie de Beaufour et Fakir du Lorault pour la victoire dans cette étape du GNT disputée sur la piste de Lisieux. A y regarder de plus près, tout ce monde-là : les naisseurs, les propriétaires, l’entraîneur du vainqueur et le driver sont Normands. Un épisode qui marque beaucoup plus qu’on ne le dit l’étroite imbrication des mondes du trot et du sport au service de l’or normand : le cheval.

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Ce moment intense de l’excellence normande valait bien une revue de détail sans occulter la course elle-même qui se résuma en un duel entre les deux acteurs vedettes qui laissèrent à distance les 14 autres figurants. Le vainqueur tenace, coriace même, qui rendait 25 mètres venait de terminer 3ème du Prix de l’Etoile (Gr1) derrière l’inaccessible Face Time Bourbon. A Lisieux, il confirme tout simplement cette performance. Et en battant le record de la piste il laisse augurer un hiver parisien de haute volée. Quant au second, drivé par Eric Raffin et entraîné par JM Bazire, grandissime favori après son succès de l’étape de Chatellallion-La Rochelle, il n’a pas le moins du monde démérité. Le 23 septembre, Fakir du Lorault, qui courait pieds nus était trop fort.


tous NORMANDS !

Une affaire saint- loise En effet, Fakir du Lorault est la propriété de Joëlle Laignel, domiciliée à Saint-Pierre de Semilly dont toute la vie professionnelle se déroula sous le sigle du Haras national de Saint-Lô. Elle fut par ailleurs la secrétaire de l’ADECNO, association des éleveurs de chevaux de sport dont Germain Levallois, le père d’Eric était l’un des leaders. Fakir du Lorault drivé par le Normand François Lecanu est entraîné par Mickael Charuel de Beauchamps dans la Manche. Colette Esnault de Pontorson et Alain Lebreton de la Lucerne d’Outremer, sont à 51 et 49% répertoriés comme ses naisseurs. Quant à Eric Levallois, propriétaire d’Elie de Beaufour, aujourd’hui installé à Beaufour-Druval dans le Calvados, c’est à Saint-Lô que s’est construite sa carrière de cavalier. Une carrière couronnée en 2002 par le titre de Champion du Monde par équipe en compagnie de l’étalon maison Diamant de Semilly. Dans le Calvados, Eric a développé un établissement qui compte plus de 60 poulinières partagées entre le sport et le trot qu’il a débuté voilà 10 ans. Elie de Beaufour avec 17 succès sur 23 sorties est sa figure de proue. Aujourd’hui, le Champion du Monde ne cache pas son intérêt naissant pour les galopeurs : « J’ai acheté un 2 ans pour l’obstacle. Il est à l’entraînement chez François Nicolle ». Alors, sommes-nous à la veille de voir à Auteuil un duel Levallois – Leredde. Xavier, lui aussi ancien grand nom du jumping a superbement réussi son passage aux courses d’obstacles avec le concours de la famille Papot. EQUIN NORMAND n°119 2020

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ARGENTAN

Un rendez-vous « Galop »

A

quasi huis clos et c’est dommage, l’hippodrome d’Argentan accueillait fin septembre une réunion « premium » de plat. Sur un anneau baigné de lumière que l’ensemble des professionnels reconnut être de grande qualité, 8 courses étaient au programme. Ancien jockey amateur, c’est en tant que tel que le jeune ligérien avait remporté sa première course en 2017 sur l’hippodrome de Mons. Au service d’Henry Alex Pantal à Beaupréau, le Sicilien d’origine en a ajouté une très belle avec New World Next. La belle opération du jour aura été réalisée par Théo Bachelot. Le jockey de la maison Wattel s’est imposé d’abord avec Glicourt aux dépens de Coralie Pacaut et Cloud Eight. Ensuite, alors que l’on aurait donné la victoire sans combattre à PC Boudot venu là pour une seule monte avec l’inédite Hanouka du Seuil aux couleurs de sa mère. Théo Bachelot s’impose avec Haut et Clair un hongre de 3 ans à Mlle Daniela Mele qui l’entraîne à Gavray dans la Manche. Lors de cette réunion deux victoires féminines. L’une pour Laura Grosso et Baileys Guapa une femelle de 2 ans (Photo) et l’autre pour Maryline Eon.

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automnal

Maryline Eon se distingue avec Genola La jeune femme de Pouancé, Championne du Monde des femmes jockeys en 2017, fut, la même année, la 1ère femme à participer au prix de Diane. C’était Yellow Strom à Alain Couétil. A Argentan c’est aux rênes de Genola, appartenant à Mlle David et entrainé par le même Alain Couétil chez qui elle née que la jeune femme s’imposait. Agée de 4 ans, la fille de Martaline a on le souhaite un bel avenir devant elle.

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FONTAINEBLEAU Grande Semaine de l’Elevage

Une razzia normande

Rien de nouveau dans la hiérarchie régionale des Championnats des jeunes chevaux. D’année en année, la Normandie domine largement les palmarès. Dans des conditions sanitaires et climatiques d’exception, le bilan demeure le même et justifie pleinement l’intérêt des collectivités territoriales pour cette filière économique de proue.

4 ans Les mâles et hongres 3 des 5 « Elite » sont Normands, 2 complètent le top 10 2ème, Ginko du Rouet (Vagabond de la Pomme) né chez Yannick Fardin à Saint Aubin de Terregatte (50), monté par G. Pistiaux. 3ème, Grabuge (Quick Star) propre frère d’Orient Express, né au Haras de la Gisloterie à Ste Marguerite d’Elle (14), monté par Elodie Frotiée. 5ème, Groovy Semilly (Diamant de Semilly) né chez Richard Levallois à Couvains (50), monté par Alexis Gourdin. 7 , Génial de B’néville (Kapitol d’Argonne) à Jean -Baptiste Thiébot de Benoitsville monté par Arthur le Vot. 10ème, Galax du Rouet (Lauterbach) monté par Eva Tournaire ème

Les juments : 2 des 5 « Elite» sont nées en Normandie 2 , Girl Power DK (By Cera d’Ick) née au Haras d’Ick à Saint Sylvestre de Cormeilles dans l’Eure, montée par Elliot Souster ème

3ème, Galactée de Tivoli (Vagabond de la Pomme) née chez Jean-Paul Chauvin à Valognes (50), montée par Marina Gibert Raya 6ème, Give me one Reason DK (By Ceira d(Ick) au Haras d’Ick, montée par Sébastien Tence.

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5 ans Juments : 1 « Elite » et 2 dans le top 10 3ème, Fantasia de Beaufour (Contendro) née chez Eric Levallois à Beaufour Druval, montée par Valentin Besnard 7ème, Funny Girl DK (By Ceira d’Ick) au Haras d’Ick 10ème, Frénésie Manciaise (Contendro) née chez Denis Hubert à Saint-Lô montée par M. Geismar Bonnemains. Mâles et Hongres : 3 « Elite » sur 5, doublé sur le podium Champion, Fave d’Authuit (Cornet Obolensky) au Haras d’Authuit monté par Faustine Laferrerie. Vice-Champion, Figo de Cordrac (Diamant de Semilly) né chez N. Pineira à Courtonne la Meurdrac (14) monté par S. Lepagneul son propriétaire. (Photo Eric Fournier) 4ème, Falcao de Beaufour (Cornet Obolensky) né chez E. Levallois à Beaufour Druval (14) monté par R. Bouguennec 7ème Fundao Semilly (Kannan) né chez Richard Levallois monté par Jean-Marc Le Guennec.


6 ans Un doublé sur le podium pour les juments Championne : Elektra du Val Henry (Président), née chez Hélène Amar, SCEA du Val Henry à Livarot Pays d’Auge dans le Calvados

L’Evénement femelle

Hypnose de l’Etre – Championne des 3 ans

2ème, Europe d’Authuit (Kanna x L’Arc de Triomphe) au Haras d’Authuit à Rosay sur Lieurre dans l’Eure. Dans le top 10 : 7ème, Eyepop Semilly (Diamant de Semilly) à Richard Levallois de Couvains (50) monté par Alexis Gourdin 9ème, Eulalie de Vesquerie (Quartz du Chanu) à Jérôme Coulombier de Sartilly (50) est 9ème Mâles et Hongres 1 Elite et 4 dans les 10 premiers 3ème, Enarque Dam (Labrador de Brekka) à Florence Morin de Sainte-Marie du Mont (50) monté par Alexa Hinard-Dufour. 6ème, Episode de Vains (Vagabond de la Pomme) à la famille Bihl de Vains (50) monté par Valentin Pacaud, 7ème Eureka de Joan (Canturo) à Gérald Brault de SaintLô (50) monté par Marc Dilasser, 9ème Eskimo Platière (Kannan) à Gilbert Leforestier de Périers (50) monté par Benjamin Devulder, 10ème Elwood Blues (Ogrion des Champs) né chez Steve Collinson de Ste Cécile (50) monté par Laurent Goffinet.

Championne des 2 en 2019, la fille de Contendro confirme son potentiel. Belle récompense pour la famille Thébault de Saint-Pierre du Regard dans l’Orne. La jument était présentée par Nicolas Lebourgeois, cavalier de jeunes chevaux installé à La Lucerne d’Outremer 2 ans- Les «Chanu» bétonnent

7 ans 3 Normands -Manchois- parmi les 10 premiers 8ème, Darlany du Bois (Malito de Rêve) à Alain Goffinet de Ste Cécile (50) monté par L. Goffinet 9ème, Doris Platière (Kannan) à Gilbert Leforestier de Périers (50) monté par B. Devulder 10ème, Dalhousie du Mesnil (Vigo Cécé) née chez JL. Lebourgeois à La Lucerne d’Outremer, montée par J. Le Roy. Par ailleurs on note la 13ème place de Dora du Valon (Kannan) à JP. Herpin de Sartilly (50) montée par Margaux Rocuet qui s’octroie les deux premières places du championnat

Brigitte et Yves Langelier, éleveurs des déjà bien identifiés «Chanu» à Hocquigny dans la Manche, rentrent de Fontainebleau avec une place de 3ème pour Italia du Chanu (Delstar Mail) et la 5ème pour Iroise du Chanu (Balou du Rouet.

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