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BIM E ST RI EL GR ATUIT
Édition Internationale
Grand national à Notre Dame d’Estrées
Quinté au Mont-Saint-Michel Gilbert Leforestier Elevage « PLATIERE»
Trophée vert à AGON-COUTAINVILLE CSO Pro 1 au Haras national du Pin
MAGAZINE DES SPORTS EQUESTRES ET DES COURSES
Une Actualité intense Theault, la Rolls Royce du transport de chevaux
« Fabricant de véhicules de transport de chevaux depuis près de cent ans, la société normande Theault dispose d’un savoir-faire d’exception qui lui vaut d’avoir obtenu récemment le label EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant). Tournée vers l’avenir, elle conforte ses marchés hexagonal et mondial en misant également sur le service ».  * Titre de l’article BPI France publié dans le journal Les Echos le 9 juin 2020
Théault est heureux et fiers d’avoir livré un magnifique #NewElegance à Virginie Coupérie Eiffel
Journées portes ouvertes -les 3, 4 et 5 juillet Pendant 3 jours, le staff Théault a accueilli ses clients et futurs clients dans une ambiance sereine et positive compte tenu des bonnes nouvelles d’une activité commerciale très intense
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L’élevage PLATIERE 27
Grand National NOTRE DAME D’ESTREES 45
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Sommaire Trophée Vert AGON COUTAINVILLE 7 LE MONT SAINT MICHEL Quinté 11 Manon Ravenel Romane Garcia Deux Euroises heureuses 15 HICKSTEAD 2004 W’ll Meet Again 21 Grand Prix Pro1 HARAS DU PIN 26 Elevage PLATIERE 31 NOTRE DAME D’ESTREES
Grand National 49 SHF Cavaliers de jeunes chevaux 55 Grand Prix de la Ville CABOURG 64 Courses - Graignes 67
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est un magazine édité par la Société EDAS Chemin du Poirier - 14220 Hamars SARL EDAS - RCS de Caen 497 704 460 N° de gestion 2007 B 343 Capital de 5 000 € Directeur de la publication Rédacteur en chef : Michel GALLET mgallet.edas@gmail.com Auteur - Photographe : Jean, Eugène BOUGIE Mobile 06 27 22 96 25 j.bougie@wanadoo.fr Charlotte MEURY - BOUGIE
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ISSN > 221-E Dépôt légal à parution. Ne pas jeter sur la voie publique.
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Trophée Vert AGON - COUTAINVILLE
Sébastien Hardy et
Blues des Landiers
Le Blues c’était pour les autres !
A 2020.
vant le déconfinement total et le plaisir d’accueillir de nouveau du public, l’hippodrome d’Agon-Coutainville était le théâtre de la 5ème épreuve du Trophée Vert
Confié comme parfois à Sébastien Hardy, le cheval de Dominique Chéradame s’est joué de toute la concurrence y compris Astor du Rozoy le leader du classement provisoire qu’il relègue à plusieurs longueurs.
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Une belle affiche et un beau podium Dix huit trotteurs de 6 à 10 ans répartis sur trois échelons en fonction de leur portefeuille qui s’affrontent sur la distance de 3425 mètres revêt un même intérêt que ceux qui s’élancent sur un mile. Il faut là des chevaux de fond qui plus est particulièrement à l’aise sur une piste en herbe. Emmenés par Blues des Landiers un hongre de 9 ans qui comptait près de 600.000€ de gains le plateau était aussi composé du fils de Ready Cash, Astor du Rozoy, âgé de 10 ans, leader du classement. Deux sujets de 6 ans qui naturellement s’élançaient au premier poteau faisaient partie du lot. Comme souvent dans ces épreuves de longue haleine, la distance jusqu’au premier passage sur la ligne et le tour suivant étaient des rounds d’observation. Alors que sous l’impulsion de Blues des Landiers qui non seulement avaient tel l’éclair fait son retard de 50 m mais se permettait le luxe de mener la meute, les distancements pour allure irrégulière se comptaient jusqu’à atteindre le nombre de 7 dont Bohème de Juillé drivé par David Thomain alors qu’il luttait pour la 2ème place. Une 2ème place acquise par Astor du Rozoy devant le régulier Diesis du Goutier avec Nicolas Raimbeaux. Avant la course, le tour du paddock nous donnait l’occasion de voir Coach Franbleu lauréat de deux groupes III parmi ses cinq éminents succès conquis sur le grand anneau de Vincennes. Distancé, le protégé de Frank Leblanc tarde à retrouver sa forme optimale. Détendu avant la bagarre avec David Thomain, Sébastien Ernault casaque rouge découvrait Douceur du Chêne. Ils seront 4èmes. Evidence Roc drivé par Bertrand Le Beller était très entouré. D’abord par son naisseur Ch. Roszak, aujourd’hui établi dans les Landes, mais en séjour estival dans la région et Eugène Lefèvre, double vainqueur du prix d’Amérique avec Idéal du Gazeau. La traditionnelle photo des balances réunissait l’entourage du cheval et Gilbert Langelier Président de la Société des courses d’Agon-Coutainville.
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LE MONT SAINT MICHEL - Quinté
François LAGADEUC
et Ezalyo..très Smart
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Gilles Donio toujours présent En prenant la 3ème place du quinté, le jeune Gilles Donio illustre parfaitement la place du Mont-Saint-Michel entre Normandie et Bretagne. En effet, installé à Saint Broladre, sur l’autre rive du Couesnon, est un habitué des pistes normandes et plus particulièrement manchoises. Très en verve au mois de mai sur l’hippodrome de Cherbourg, il avait pendant cette période, vaincu à Chartres, Nantes, Cherbourg, puis Bernay et Laval avec un merveilleux succès avec Evita Turgot. Depuis, la réussite n’était plus de mise. Cet accessit avec Elsa Rush, une jument de l’élevage familial d’ailleurs issue de l’étalon Pagalor (Jag de Bellouet) qui fut, pendant l’essentiel de sa carrière entrainée par le père de Gildas met en exergue la vitalité de cette casaque.
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Ezalyo Smart ambitieux Ambitieux surtout, son entraineur Cyrile Buhigné. Le professionnel mayennais, ne cachait en effet pas son rêve de voir le fils de Prince Gédé prendre le départ en 2021 de la « Belle » course montée qu’est le Prix du Cornulier. Eclectique, Ezalyo court aussi bien sous la selle qu’en attelage. Il l’a démontré en se montrant très offensif pour effectuer un dernier kilomètre conquérant pour dominer sans d’ailleurs beaucoup de marge Darshan, drivé par le nouveau professionnel Clément Thomain. Le fils de Jag de Bellouet est entrainé par Thomain père. La course au monté a fait l’objet d’une arrivée serrée en faveur d’Eternity Rock qui permet au jeune Noé Perron d’engranger la 5ème victoire de sa carrière EQUIN NORMAND n°118 2020
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2 Euroises heureuses L’une habite Gauville la Campagne aux portes d’Evreux, l’autre Pressagny l’Orgeuilleux à celles de Vernon. Aujourd’hui cavalières qualifiées de « senior », elles ont depuis l’enfance écumé les podiums des différentes catégories. En 2019, alors que la question de la parité sans être réglée se posait de façon moins prégnante et que celle des abus sexuels dans le sport explosait au grand jour, Manon Ravenel devenait Championne de France des jeunes et Romane Garcia s’emparait de la 2ème place. Pour 2020, la Fédération Française d’Equitation avait décidé de mettre fin au Championnat de France des cavalières, une compétition surannée dans une discipline mixte à part entière. Le Championnat 2019 des jeunes le prouve. Une autre Euroise, Alexandra Ledermann ne l’avait-elle pas montré dès 1999, en devenant la 1ère femme Championne d’Europe. Manon Ravenel et Romane Garcia ont enfoncé le clou. Equin normand les a rencontrées.
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Championne de France Jeunes cavaliers 2019 C’est au sein d’une famille dont l’activité majeure n’est pas le cheval mais le transport routier que Manon a grandi. Ceci étant ses parents mènent depuis longtemps de front les deux occupations. Et c’est dès sa plus tendre enfance que Manon monte à cheval. Sans remonter à toutes ses performances, l’on note qu’en 2016, elle était Championne de France junior à Barbaste avec Rumple Dark tout en obtenant son bac littéraire : « C’était l’objectif que m’avait fixé mes parents. Je pense qu’il est indispensable, au-delà de tout de posséder et d’améliorer sa culture ». Depuis, elle a fait son chemin pour conquérir celui des Jeunes cavaliers l’an dernier. Elle montait Ensingun Kwpn de 11 ans par Indorado « La propriétaire me l’avait confié jusqu’au Championnat d’Europe. Il est parti chez un autre cavalier ». (NDLR : Guillaume Foutrier). Cheffe d’entreprise Depuis le début de l’année, à 22 ans, elle est née le 28 janvier 1998, Manon Ravenel a pris les rênes des écuries, cela après avoir, pour parfaire sa formation travailler chez Brice Orsolini et Pauline Guignery.
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Assistée d’une groome chaque matin et de sa mère, davantage sans doute, la jeune euroise a en responsabilité, 22 chevaux. S’agissant d’une écurie de propriétaires, certains sont montés par eux, d’autres destinés à la compétition sont à sa charge. Outre quelques jeunes chevaux de 4, 5 et 6 ans, elle est engagée dans le haut niveau avec d’abord Delta Blue une jument de 7 ans et pour les épreuves mportantes Aristo de Theyssamy Chénée et Up star de la qui lui appartient. Le Grand national constitue pour elle un circuit de préférence. En 2019, elle était la « jeune » de l’écurie Chabrol/de Colligny. En 2020 sous le patronage de la « Sellerie de la Côte » à Deauville, elle fait équipe avec Skie Higgin.
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Vice-Championne de France Jeunes cavaliers 2019 Xavier Garcia, le père de Romane a construit ses écuries près de Vernon. C’était en 2001. C’est un professionnel averti du cheval de sport, de sa commercialisation à sa valorisation. Orientées vers le commerce, ses écuries accueillent également de nombreux propriétaires ainsi que Caroline Nicolas. C’est dans cet environnement que le 15 mars 1998, Romane voit le jour. Très tôt, elle est assise sur le dos d’un poney. Elle est la nièce d’Hervé Godignon. Dans ces conditions, elle aurait pu difficilement y échapper. Avant cette médaille d’argent de Macon en 2019, elle a régulièrement fait partie des meilleurs minimes et juniors de sa génération. Romane précise que son père lui a tout appris : « Hervé m’a apporté beaucoup de conseils en concours ». Si le cheval est important pour la jeune femme, les études ont été primordiales : « Mes parents m’ont poussé à faire des études. J’aime étudier j’aime l’école » affirme-t-elle en se revendiquant comme une véritable amateure en matière d’équitation. A deux de terminer ses études de pharmacie, Romane s’appuie sur Phlox avec qui elle évolue depuis plus de 10 ans « C’est un cheval que mon père avait acheté pour le commercialiser. Peu de gens en voulait. C’est un fils de Johnny Boy II et d’une mère trotteuse. A 15 ans, il n’a jamais été aussi en forme. J’espère bien lui faire accomplir 1 ou deux saisons encore ».
Entrer dans la vie professionnelle en tant que pharmacienne dans la branche industrielle ou devenir cavalière professionnelle, Romane n’a pas encore choisi : « Je vais terminer mes études, après j’aurai le choix ». Pour Romane aussi le circuit du Grand national est particulièrement bien adapté. En 2019, en compagnie de Valentin Singer au sein de l’écurie Mc Donalds Aix/Concept Sol, elle remportait le Challenge Jeunes talents. Particulièrement en verve lors du concours Pro1 du Pin fin juin avec Phlox, Romane va monter Apache de Lambres, un hongre SF de 10 ans par Sioux du Godion en espérant avoir autant de chance qu’avec Phlox.
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Hickstead Derby - 6 Juin 2004
« W’LL MEET AGAIN » Dame Vera Lynn Ce titre avait galvanisé les pilotes de la RAF en 1940.
La Reine l’a repris dans son discours du Covid 19 le 5 avril 2020. En 2004, pour le 60 ème anniversaire du D Day, Vera Lynn honorait de sa présence le Derby d’Hickstead. John Whitaker le gagne après un incroyable scénario devant sa nièce, la juvénile Ellen.
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La presse britannique 2004 THE MOST EXCITING DERBY OF THE CENTURY WHITAKER ONE-TWO IN HICKSTEAD DERBY
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2004 : Un scénario d’exception Au-delà de la présence de Vera Lynn en ce 6 juin, c'est au plan sportif que cette édition resta dans les annales. A l’époque, William Funnel montait Buddy Bunn, propriété de Douglas Bunn fondateur et propriétaire du site d’Hickstead. Le jeudi 3 juin, Funnell avait remporté une épreuve préparatoire. Victime d’une chute le vendredi, blessé à l’aine, il proposa à John Whitaker de lui confier le hongre de 11 ans fils de Maestro vd Heffinck. C’est donc au pied levé que l’aîné du clan Whitaker se lança à la conquête d’une 4ème victoire. Sans faute, il se confrontait à sa jeune nièce Elle, âgée de seulement 18 ans qui participait à son premier derby. Elle montait Locarno 62, un étalon holsteiner de 8 ans acquis pour la somme folle d’1 million d’euros. Victime de 4 points, la fille de Steven laissait le champ libre à son oncle qui réalisait un parcours sans faute par ailleurs de haute volée. La 3ème place revenait au jeune Ben Maher, victime d’1 point de pénalité au prmeier tour avec Alfredo II qui l’emmènera à la victoire en 2005. En 2011, à Auvers et à Saint-Lô, Steven puis Ellen se produisirent aux rênes de Locarno 62 qui n’a eu que deux produits dont une femelle nommée Avater. Buddy Bunn mourait le 14 octobre 2014 à l’âge de 21 ans.
Hickstead Derby Le Derby d’Hickstead se court sur le « All English Jumping course », situé au sud de Londres depuis 1961. Le plus jeune vainqueur est depuis 2019, l’Irlandais Michael Pender associé à l’étalon BWP Hearton du Bois Halleux. Il avait détrôné la grande cavalière anglaise Marion Coakes lauréate en 1967. Aucun Français ne l’a jamais remporté. Cependant, au début des années 90, on y croisa Hervé Godignon avec Quidam de Revel et Prince d’Incoville sans oublier Jacques Friant et Omnibus III. Nelson Pessoa, l’a gagné 3 fois avec 33 ans d’écart : en 1963 et 65 avec Gran Geste, en 1996 avec Loro Piana Vivaldi.
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HARAS NATIONAL DU PIN
Thomas Rousseau – Verbois des Monceaux.....................
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du PUNCH !
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Covid ou pas, le Haras du Pin organise chaque année, à cette date de fin juin, un concours pro1 de notoriété. Plusieurs cavaliers manchois, en particulier, avaient fait le déplacement et ce avec succès. En effet, Hubert Pignolet remporte deux épreuves avec Upsilon d'Elle et Benjamin Devulder aura été omniprésent avec par ailleurs ses deux montures au barrage du Grand Prix. Un Grand Prix dominé par le nouveau couple Thomas Rousseau-Verbois des Monceaux. Un Grand Prix qui réunissait 33 partants dont Audrey Paris qui présentait, malheureusement sans succès, les deux chevaux avec lesquels elle cumulait les places d'honneur dans la 135 de vitesse d'hier samedi au Pôle Hippique de Saint-Lô. Ouvreur, Thomas Rousseau qui qualifiera ses deux autres chevaux, sortait de piste avec 8 points pour Ascot des Ifs. Au final, sur un parcours construit par Jean-Pierre Cosnuau unanimement salué, on dénombrait 13 barragistes. Un exercice délicat dans la mesure où dans la situation que l'on connait, de nombreux chevaux qui sautait là 1.40 m exercent habituellement leur talent sur 10 cm supplémentaires. Le Ligérien Louisy étonne C'est en effet en partant en 5ème position dans ce barrage plus délicat qu'il n'y paraissait que Michel Hécart, associé à Solero MS prenait le leadership de l'épreuve. Thomas Rousseau et Udson de Jauzif le reléguait immédiatement avant que Yann Louisy et Ursa de la Rose (Zandor Z) le fassent. Ce fut ensuite au tour de François Xavier Boudant et Genua (Gaillard de la Pomme) de s'y installer. Restaient alors Romane Garcia, Thomas Rousseau et de nouveau Yann Louisy pour conclure ce concours très agréable à suivre et d'ailleurs fréquenté par un public nombreux. La surprise aurait pu venir de la cavalière de l'Eure. Etudiante en pharmacie, vice- championne de France des jeunes cavaliers en 2019, Romane Garcia évoluait avec son routinier Phlox âgé de 17 ans. En baissant de rythme sur la fin de parcours et en faisant tomber le dernier obstacle, le fils de Johnny Boy II, nous privait peut-être d'une belle surprise. C'est alors que Thomas Rousseau qui l'avait mis en route au Mans une semaine plus tôt, partait avec son nouveau pensionnaire Verbois des Monceaux. L'ancien champion des 5 ans, fils de Lando né chez le couple Magdelaine à Diélette dans la Manche, respectueux et volontaire à souhait, répondait parfaitement aux ordres de son pétulant cavalier pour reprendre le commandement de l'opération. Une opération qui aurait pu se terminer à la faveur du cavalier des écuries des Grands Robineaux à Perusson près de Loches. Yann Louisy avait déjà montré au premier tour la vélocité démonstrative d'Ureys de Denat. Agé de 12 ans le fils de Jarnac, qui ne trahit pas ses origines, était plus rapide que Verbois des Monceaux. Mais quelle idée d'avoir voulu emmener la barre du vertical final. EQUIN NORMAND n°118 2020
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Gilbert EFORESTIER
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es concours d’élevage qu’ils soient de poulinières, de foals, de chevaux de 2 ou 3 ansrépartis selon qu’ils sont mâles, femelles ou hongres, dégagent des atmosphères qui participent à la fois des collections de haute couture, des concours de meilleur ouvrier de France de meilleur sommelier voire de Top Chef. Car il s’agit bien là aussi d’évaluer le résultat d’assemblages qu’ils soient d’étoffe, de bijoux, de cépages, de produits culinaires. On parle là d’accouplements, mais le constat est le même et relève des mêmes incertitudes. En couture on évoque Chanel, Lanvin, Dior, en cuisine on cite Bocuse, Hermé, Blanc etc etc. Le monde du cheval de sport normand a aussi ses grands noms porteurs d’affixes de notoriété mondiale : Blin-Lebreton et les Rozel, Fardin et les Rouet, Pignolet et les d’Elle. Ils sont légion. Gilbert Leforestier est de ceux-là. A 17 ans, au décès brutal de son père Gustave le créateur, il seconde sa mère pour perpétuer et faire prospérer à la fois une exploitation laitière au cheptel exclusivement normand et un élevage de chevaux de sport. Tout cela à la ferme de la Platière sur la commune de Périers dans le Cotentin. En compagnie de son épouse Edith, il a fait naître des « Platière » qui ont foulé les grandes pistes mondiales montés par des cavaliers de renom dont, pour les Normands, le plus illustre d’entre eux Eric Navet. Aujourd’hui, à bientôt 70 ans, Gilbert Leforestier, tout en gardant un œil attentif sur son élevage, transmet le flambeau de sa passion à son fils Jean-Charles avec des « Platière » très prometteurs.
« Platière » EQUIN NORMAND n°118 2020
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Leforestier
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: des Paysans !
En 1995, Jacques Chirac en campagne électorale, avait tenu meeting à Saint-Lô. Devant son auditoire déjà bien acquis à sa cause, il avait déclaré : « Ici à Saint-Lô vous êtes tous des paysans ». En ajoutant avec une emphase de circonstance et à dessein : « Paysan ! Y-a-t-il un plus beau mot dans la langue française ». Bien sûr que d’autres mots de notre langue relèvent de la même distinction mais « Paysan » en est assurément un. Si Platière a le renom que l’on sait dans le domaine du cheval de sport sous le statut juridique de la SCEA Leforestier dont Gilbert est le gérant, Platière s’est aussi taillé une place de choix dans la production laitière au travers du GAEC Leforestier conduit par Edith Leforestier, l’épouse de Gilbert et leur fils Jean- Charles, par ailleurs cavalier amateur émérite.
L’exploitation agricole s’étend sur 170 hectares divisés en deux structures d’environ la moitié chacune. L’une à La Platière sur la commune de Périers, l’autre sur la commune de Gorges toute proche. Jean-Charles et sa mère, accompagnés de deux salariés dont l’un fidèle depuis 25 ans, conduisent un troupeau de 120 vaches normandes. L’ensemble du cheptel bovin est de l’ordre de 300 têtes. Par an, la production est de 850.000 litres de lait valorisés dans le cadre de l’AOP du camembert, de la crème et du beurre « Gaslonde » de la compagnie REO à Lessay. Cette zone AOP géographiquement limitée comprend 42 producteurs soumis à un cahier des charges strict. Entre autres, les vaches, doivent impérativement passer 7 mois par an à l’herbe. Par ailleurs, le Gaec Leforestier commercialise directement aux particuliers, en caissettes de la viande bovine et du veau. Platière : C’est du bon ! Photo : Jean-Charles Leforestier EQUIN NORMAND n°118 2020
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Un homme et cinq juments Une
histoire d’amour, de savoir- faire qui dure depuis 50 ans. Ses racines se trouvent au cœur du département de la Manche sur la commune de Périers au village de La Platière. Selon l’étymologie il s’agit d’une étendue humide entre deux rivières. C’est le cas avec la Sèves et l’Holerotte. Gilbert Leforestier y voit le jour le 31 octobre 1950. Il a un frère de 7 ans plus âgé dont les préoccupations demeureront très éloignées du cheval. Ses parents y conduisent une ferme traditionnelle de cette région où la production laitière domine. Le cheval n’y a droit de cité que pour le travail. Encore que ! « Mon père aimait les trotteurs. Il était commissaire à Graignes. Il avait acheté une poulinière de sport mais la production était bien médiocre » se souvient Gilbert. Gustave décède quasi brutalement. Gilbert alors âgé de 17 ans : « J’ai dû alors me consacrer essentiellement à la ferme. J’avais appris à monter à la Gourmette saintloise et ensuite à la SHR de Périers. J’avais même été intéressé de m’orienter vers les trotteurs. Mes parents s’y étaient opposés ». Une idée fixe Tout en accomplissant son service militaire pour partie au 6ème Régiment du génie à Angers pour partie au Groupe de Transport 512 à Saint-Lô, Gilbert est bien décidé à créer un élevage. Il prendra aussi, mais quelques années plus tard, en 1978, le temps de convoler avec Edith, fille d’agriculteurs mais dont les parents étaient étrangers au cheval. Elle sera et est toujours son soutien, parfois sa modératrice. L’affixe Platière est bâti sur 5 poulinières. Elles vont nous servir de fil rouge pour explorer l’un des élevages de sport les plus prolifiques et les plus renommés de Normandie. En 50 ans près de 300 chevaux y sont nés. Parmi lesquels de nombreux étalons nationaux : Nidor, Intime, Numidor Talent et aussi des noms qui ont anobli l’équitation française : L’Etkisse, Défi, Lys, Gentleman. Aujourd’hui, après une période plus ténue, Eskimo, Doris sont sur le chemin du renouveau de l’affixe Platière.
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DANY DE L’ERE C ’est sur le foirail de Lessay en septembre 1969 que l’aventure commence. Elle commence par une pouliche de 6 mois. C’est une fille d’Uranus de l’Ere « Je l’ai achetée au père d’Alain Laurent près des Pieux » (NDLR : Alain Laurent aujourd’hui entraineur-driver installé à Chaumes en Brie, est fort d’un palmarès élogieux entamé voilà 30 ans avec Escartefigue vainqueur du Critérium des 3 ans en 1995, en passant par Hermès de Péricard dans les années 2000, jusqu’à aujourd’hui Chica de Joudes 4ème du prix d’Amérique 2020). Dany aura 7 produits dont la fameuse Opaline : « C’était une fille de Quastor. Elle n’a pas fait de compétition mais au saut en liberté à 3 ans c’était une Formule1. Elle a eu 16 poulains. Un est mort, tous les autres ont été indicés au- dessus de 125 dont 7 au- dessus de 140 » précise Gilbert qui ajoute que beaucoup de sa production était vendue à Hubert Thirouin. Parmi les « Opaline », on retient tout d’abord Te Voilà Platière (Benroy), hongre, ISO 159 en 1985, avec André Chenu, suivi par trois filles de Muguet du Manoir avant !
« OPALINE A EU 16 POULAINS. 1 MORT, 15 INDICES AU-DESSUS DE 125 DONT 7 AU-DESSUS DE 140 » A cet instant, les yeux de Gilbert brillent à l’évocation de Baeken Platière (Laeken), ISO 183 en 2000 « Je l’avais vendu à André Chenu sous la mère » (NDLR : au sevrage à 6 mois). Après avoir gagné le Grand Critérium des 6 ans avec André, il a évolué au haut niveau avec son épouse Anick jusqu’à l’âge de 9 ans. Avec un intermède et la victoire dans le GP de Compiègne avec Hervé Godignon, le hongre est acheté par Michel Hécart. Il poursuit sa carrière dans les mêmes conditions enchaînant les Coupes des Nations et les Grands Prix, 2ème à Dublin en 2000 entre autres. Il termine sa carrière en 2002 avec la cavalière junior Athina Roussel connue aujourd’hui sous le nom d’Athina Onassis. Suivent les deux « Laudanum », Dany, poulinière à la Platière dont la descendance est exploitée avec Favorite (Diamant de Semilly) une fille de Soria (Quidam de Revel) (Photo) qui fut Championne régionale des 3 ans et Frivole Platière, ISO 142 en 1999, championne des 5 ans avec Franck Schillewaert. Icare, précéda l’autre Papillon Rouge Kopaline : « Elle a concouru avec Vincent Ferey à 4 et 5 ans. Ce fut je pense la meilleure pouliche d’Opaline » pointe Gilbert en listant ses bons produits dont Trésor (Lys Platière), Uline (Flipper d’Elle) ISO 156 en 2019, Crocus (Niagara d’Elle) ISO 141 en 2018 et surtout Aupaline lauréate en GP nationaux avec Benjamin Devulder suitée en 2020 de son premier poulain par Brando Boy de Béthune. A propos du choix des reproducteurs, Gilbert avoue ne pas avoir beaucoup d’attirance pour Flipper d’Elle qu’il n’utilisera qu’une fois- bonne malgré tout- pour Uline
Michel Hécart – Baeken Platière - NHS 2000 Soria Platière Championne régionale des 3 ans
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ETOILE Elle reste aujourd’hui pour Gilbert, celle qui a donné à l’élevage Platière son élan : « Je l’avais achetée chez les Jouenne, éleveurs de trotteurs à La Mouche (NDLR : élevage Châtelet). Je voulais une pouliche de Tanael. Elle me coûtait cher. L’équivalent à l’époque de 10 amouillantes (NDLR : génisses de 3 ans en gestation). Elle avait 3 ans, c’était au concours de printemps. Elle était 4ème. Le propriétaire voulait me vendre son autre pouliche, une Olifant qui était 3ème. En me répétant elle est meilleure, la plus belle. Peut-être, mais je voulais celle-là. Après tout ça, autour de chez nous, le voisinage disait : Il va tout bouffer ». Etoile aura dix produits dont les huit premiers par Nankin : « Je l’aimais bien » ! A-t-il besoin de l’ajouter d’autant qu’il enchaîne : « L’Etkisse un hongre que j’avais vendu à Hubert Thirouin a vraiment lancé mon élevage. Ce fut mon premier grand cheval de qualité. Il avait été acheté ensuite par les militaires de Fontainebleau. Monté par l’Adjudant Claude Lévy (NDLR : Le père de Cyrille Bost) puis par le capitaine Fulji, il a gagné 320.000 francs ».(Photo) La saga Etoile se poursuit avec Métoile Platière dont la fille Audie (Grand Veneur) a produit Ondine (Quick Star) mère d’Ambre (Mylord Carthago) vendue à 6 mois, Vice-Championne des 7 ans en Belgique avec Bertrand Genin, aujourd’hui CSI3* avec l’Irlandais Ivan Dalton. Plus près de nous Ondine est aussi la mère de Doris et Eskimo Platière (Kannan) finalistes à Fontainebleau avec Benjamin Devulder.
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Et le label Nankin continue de briller avec Nidor Platière : « Je l’ai vendu à 3 ans au Haras nationaux. Je fus l’un des premiers privés à traiter avec l’administration. A l’époque tout passait par les étaloniers qui prenaient de bonnes commissions. J’avais débourré le cheval, je le connaissais bien. Je me suis dit je vais aller jusqu’au bout. Cette année là – en 1982- pour la 1ère fois les étalons étaient vus sur les barres. Nidor n’y passa pas. Je me souviendrai toujours du passage au confessionnal (1). Quand ils m’ont appelé, j’ai monté l’escalier quatre à quatre (NDLR : Clémenceau n’a-t-il pas déclaré que dans l’amour, le meilleur moment c’est quand on monte l’escalier). Ils m’ont proposé un prix. J’ai accepté. Je leur ai demandé où il serait affecté. Ils m’ont répondu que ce n’était pas mon affaire. Juste avant moi Jean Brohier était monté pour Narcos II. Ils ne firent pas commerce. Cette année- là c’était aussi celle de Natif de Corday, Nut des Garandons... » se souvient Gilbert. Nidor, affecté à Montier en Der a engendré, jusqu’à aujourd’hui 1068 produits dont le dernier J’Eklipse des Edenes en 2019.
Le Confessionnal « C’était au premier étage dans le bureau du directeur. Ils étaient tous là assis autour de la table en grand uniforme. Il y avait les deux inspecteurs nationaux et les directeurs des environs. On restait debout. On ne posait pas de questions. Ils nous proposaient un prix pour notre étalon et c’est tout ». Une autre époque !
Octoile, la 6ème Nankin d’Etoile sera le ventre de Beau Rêve Platière (Grand Veneur) Etalon national ISO 160 en 1998 avec Vincent Férey et de Défi Platière (Type d’Elle) qui, après une belle Coupe des Nations à La Baule (0 et4), participa aux Jeux Olympiques d’Athènes avec l’Italien Vicenzo Chimirri. Gilbert évoque : « Je l’avais vendu à 6 mois aux Bretons, les frères Thouénon. C’est François Mathy qui l’acheta ensuite à 3 ans. J’ai rarement vu un cheval aussi bon au saut en liberté. Il avait une santé fragile. Les Italiens l’ont bien géré ». Pirate Platière, vendu à Guy Martin sera étalon privé indicé 156 en 1989. Après les 8 Nankin, la main de Gilbert ne tremble pas pour choisir les deux derniers amants d’Etoile. En effet avec Grand Veneur, nait Sisi Platière qui mettra au monde El Paso Platière (Rosire) Etalon national stationné à Annecy, Heloise Platière (Verdi) et Intime Platière (Verdi) Etalon national, ISO 151 en 2010 avec Vincent Férey. Toile par Uriel le dernier d’Etoile, monté à 6 ans par André Chenu est la mère de Lucifer (Quidam de Revel) ISO 167 en 2012 avec Julien Gonin et Coupe du Monde avec la Suissesse Nadja Peter Steiner. EQUIN NORMAND n°118 2020
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VALERIANNE Achetée en 1971 à Sainte Croix Hague chez les Delahaye, une fille de Bel Avenir par Centaure du Bois. Les enfants de Jean Mesnil la montèrent en concours. Elle eut 11 produits. Son premier poulain Etoile du Marais (Ibrahim) fut vendue à Jacqueline Dubuisson- Luchaire. Gladi Platière (Francilius PS) vide d’Almé fut vendue à Hubert Thirouin qui la céda ensuite à Michel Ollivier le négociant en Bourgogne bien connu qui fit naître les d’Aurélie dont l’un d’eux remporta un Groupe II à Auteuil. Merou Platière (Arthy) son 2ème poulain, hongre, fit les beaux jours de notre collègue Eric Fournier de l’Eperon qui écuma les pistes ligériennes. Suivirent Numidor Platière (Nankin) Etalon national stationné aux Bréviaires et Sophia (Grand Veneur) mère de l’étalon Gentleman Platière, ISO 173 en 2006, associé, après les années de 4 et 5 ans avec Vincent Férey, à Eric Navet. Gilbert est intarissable à la fois pour l’affection qu’il porte et porte toujours à ce cheval tout autant que pour le respect qu’il éprouve à l’égard du Champion du Monde de 1990 : « Nous avons vécu avec Eric et Gentleman une grande période. Outre ses 200.000€ de gains, il nous a permis de connaître beaucoup de gens. Je me souviens de grands moments sportifs. Déjà lors du CIR des 6 ans au Lion d’Angers, le 2ème jour avant l’épreuve au chrono, tout le monde s’est arrêté pour le voir sauter les barres d’essai. J’ai un seul regret c’est qu’il n’a jamais participé aux Coupes des Nations ». Gentleman a eu 143 produits. Valériane Platière (Le Tot de Semilly) a tracé avec Grandeur Platière (Grandeur) mère de l’étalon Lys Platière (Quidam de Revel). Vendu à Marius Huchin (Haras des Princes) à 3 ans, il fut débuté par Nicolas Delmotte avant de rejoindre les écuries du Néerlandais Piet Raijmakers Jr avec qui il a, jusqu’à très récemment, été exploité en CSI5*. Rolls Platière (Quidam de Revel), la sœur de Lys, a produit en particulier Elira Platière (Jarnac) actuellement sous la selle de Benjamin Devulder dans les épreuves SHF de 6 ans.
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KARATÉE Née chez le voisin Marcel Maunoury à Saint Germain sur Sèves, la fille d’Uriel se retrouve à La Platière pour une raison bien simple : « J’avais monté la mère » avoue Gilbert. Il s’agissait de Demoizel d’Honneur (Surioso) née chez Yves L’Honneur à Montmartin en Graignes, Karatee a produit 14 chevaux dont Okase (Ukase) et Poli (Tanael) indicés à plus de 145 et surtout Taylor Platière (Natif de Corday) indicé 171 en 1996 sous la selle de divers cavaliers français dont Walter Lapertot : « Je l’avais vendue à Hubert Thirouin. A 18 mois elle s’est cassée une jambe. Elle est revenue à la maison pour être poulinière ». «Nous avons vécu une grande période avec Eric et Gentleman »
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MAMIE DE THURIN Il ne pouvait en être autrement. Les relations nouées entre Gilbert Leforestier et Jean Pottier aboutirent à une opération commerciale. C’était au début des années 80 avec Mamie de Thurin (Grand Veneur), une souche qu’il n’est pas utile de décliner tant elle est connue de tous. Chez Gilbert, Mamie n’a eu que deux poulains : Starkie et Talent. Il s’en satisfait. Starkie était une fille de Lutino : « C’était un étalon par Uriel et l’Alcazar PS de chez Jean-Pierre Vilault. Il a très peu sailli » commente Gilbert. Certes, mais la qualité a suivi avec deux chevaux : Emir Platière (Papillon Rouge) ISO 143 en 2000, étalon national aux Bréviaires et Fétiche Platière (Papillon Rouge). Celle-ci a 15 produits répertoriés. Le premier, Lorette Platière (Beau Rêve Platière) a porté JeanCharles, le fils unique de Gilbert et Edith pendant toute sa carrière de cavalier amateur. En 2000, nait Miss Platière (Verdi) : « Au début de l’hiver des 4 ans, par l’intermédiaire de Xavier Leredde, je l’ai vendue à des Australiens qui l’ont faite saillir immédiatement avant d’entamer sa carrière chez eux » (NDLR : sous le nom de Oaks Miss Scarlet avec Hilary Scott et Todd Hinde). Elle sera indicée 147 en 2013. La belle histoire de Miss ne s’arrête pas là. Son fils engendré en Belgique par l’étalon Conquistador (Clinton) est baptisé sous le nom de Oaks Redwood. Hongre, il débute sa carrière internationale dans l’hémisphère sud sous la selle de Stéphanie Tucker puis celle de Billy Raymont. Avec l’un et l’autre il remporte les épreuves Coupe du Monde d’Adelaide et Sydney. Il participe à la finale de la Coupe du Monde de Paris en 2018 ainsi qu’aux Jeux Equestres Mondiaux de Tryon où il termine 6ème au sein de l’équipe australienne. Vraisemblablement acquis par le Belge Verloy, c’est le fils Joy qui le monte pour clôturer l’année. Il se classe en particulier 3ème d’une épreuve à 150 lors des German Masters de Stuttgart. Le premier semestre de la saison 2019, c’est en compagnie de Jennifer Gates qu’Oaks Redwood évolue avant de prendre ses quartiers chez l’Egyptien Nayel Nassar. Que de chemin parcouru depuis Périers et la Platière !!! Réjane Platière (Quite Easy) née en 2005, fut vendue en Irlande. Dalia, fille de Dollar dela Pierre fut Championne des 4 ans avec Jérémy Leroy alors que Frégate, sa sœur, dont Gilbert pense le plus grand bien est confiée à Benjamin Devulder pour la saison de 5 ans. Voilà pour Starkie. Reste Talent Platière (Galant de la Cour), étalon national qui fut affecté au Haras de Saint-Lô. • Photos – Au NHS 2000, Gilbert Leforestier présente Fétiche Platière avec son foal Miss Platière qui sera la mère d’Oks Redwood ici sous la selle de Jos Verloy aux German Masters de Stuttgart en 2018
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Oaks Redwood monté par Jennifer Gates est un fils de Miss Platière
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LESSAY Barbey d’Aurevilly, la Foire et la parade des Platière Nous
sommes à la fin du XXème siècle. Les concours de poulinières de sport revêtent encore un caractère éminemment cérémonial. La présence du Directeur du Haras national de Saint-Lô, à l’époque le regretté Guy Bideault, apportait une plus-value officielle qui, s’il en était besoin, confortait la suprématie de l’élevage manchois. AU CŒUR D’UN TERROIR D’EXCELLENCE Les éleveurs de cet antre du Cotentin sont nombreux à avoir marqué l’histoire. A commencer par Emile Ozouf. Boucher à La Haye du Puits, il promenait avec flegme sa stature de gentleman anglais avec une fine moustache à la Clark Gable. Parallèlement à son activité, il entretenait quelques poulinières dont Bribahim Grimeux. Saillie par Un Prince, elle donna naissance à Galant de la Cour. Performant sous la selle de Philippe Rozier, il fut l’un des premiers étalons à mener de front une carrière sportive et de reproducteur. Cet étalon figure dans les annales comme le géniteur du premier poulain né du transfert d’embryon. Marcel Maunoury à Saint-Germain sur Sèves a laissé son empreinte dans cette fin de siècle. Ainsi en 1997, de sa jument Riquita du Mont il enregistra, à Fontainebleau, deux « Elite ». L’un avec Fedor de Sèves (Narcos II) 4ème du Championnat des 4 ans et Emeraude de Sèves (Jalisco B) 4ème du Championnat des 5 ans. Voisins de Gilbert Leforestier, les Leconte ont marqué, encore très récemment l’excellence de l’élevage. Dester de la Lande, un hongre par Benroy, enrichissait le palmarès international de l’Aquitain Bernard Sainsardos. Cyrius de la Lande, étalon national avait lancé la carrière du jeune Antoine Courpied. Plus près de nous, Pierre Leconte récemment disparu aura eu le bonheur de voir évoluer au niveau mondial quatre de ses produits : Manon, Norway, Marquis et Valmy, tous de la Lande. La Lande qui dans son appellation complète se nomme la Lande Pourrie. Pas tant que ça !
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LA LANDE DE LESSAY « La lande de Lessay est une des plus considérables de cette portion de la Normandie qu’on appelle la presqu’île du Cotentin. Pays de culture, de vallées fertiles, d’herbages verdoyants, de rivières poissonneuses, le Cotentin, cette Tempé de la France, cette terre grasse et remuée, a pourtant, comme la Bretagne, sa voisine, la pauvresse aux genêts, de ces parties stériles et nues où l’homme passe et où rien ne vient, sinon une herbe rare et quelques bruyères bientôt desséchées. Ces lacunes de culture, ces places vides de végétation, ces terres chauves pour ainsi dire, forment d’ordinaire un frappant contraste avec les terrains qui les environnent. Elles sont à ces pays cultivés des oasis arides, comme il y a dans les sables du désert des oasis de verdure. Elles jettent dans ces paysages frais, riants et féconds, de soudaines interruptions de mélancolie, des airs soucieux, des aspects sévères. Elles les ombrent d’une estompe plus noire... ». Personne mieux que l’écrivain Jules Barbey d’Aurevilly dans son roman « l’Ensorcelée » ne pouvait mieux décrire ce qu’est la Lande de Lessay. Foire plusieurs fois centenaire Car millénaire, elle ne l’est pas. C’est en effet en 1056, voire plus tard que l’on rapporte la création de la foire Sainte Croix. Peu importe, aujourd’hui, elle est le deuxième week-end de septembre le lieu vers lequel pendant 4 jours plus de 350.000 convergent. Bovins, chevaux, poules, matériel agricole, tout y est. Sans compter et c’est pour cela que les gens y viennent, les tentes où amis et familles se retrouvent pour partager l’agneau grillé, la teurgoule, le tout arrosé de cidre.
La Grande parade Gilbert Leforestier est intarissable à propos de cet évènement qui constituait pour lui comme pour la communauté équestre manchoise l’endroit où il fallait être allé au moins une fois. Si les autres rassemblements estivaux des reproductrices suitées revêtait également un vif intérêt à Saint-James par exemple avec les élevages Morel et Fardin, ils n’avaient pas le même retentissement.
PENDANT DES ANNEES, LA PRESENTATION DES POULINIERES DE L’ELEVAGE PLATIERE A ETE L’ATTRACTION DU CONCOURS DE LESSAY.
Gilbert le savait et il s’employait à en faire un spectacle. Ainsi, toutes les poulinières et les poulains, portaient un licol blanc propre à cette occasion. En coulisse, dès le matin, très tôt, les habitués fondaient sur La Platière où chacun avait sa tâche : « Il fallait natter toutes les poulinières, faire les pieds. Vincent Férey, Denis Letan, Géraldine Potier, Vendéenne, agent du Haras de Saint-Lô et son homonyme Jean avec qui elle n’a aucun lien de parenté constituaient le gros de l’équipe. Sans oublier, notre ami vétérinaire Hubert Avenel. On partait avec 3 camions » relate Gilbert.
MIS EN SCENE PAR LE PATRON GILBERT LEFORESTIER, ELLE ETAIT REHAUSSEE PAR LA PRESENCE DU PATRIARCHE JEAN POTTIER
Sur place, au milieu du foirail de La Lande où en septembre à lieu la Sainte-Croix, le jury détaillait poulinières et poulains. Les rappels, sous l’œil attentif du Directeur du Haras national de Saint-Lô, mettaient en valeur les meilleurs. Parfois, au cours de cet examen ultime certains chevaux gagnaient ou perdaient des places, ceci ne manquant pas de susciter des commentaires. Au retour, en début d’après-midi, il est inutile de préciser qu’un repas généreux, car chez Leforestier hommes et chevaux sont bien nourris, rassemblait cette troupe. Sur cette photo qui date de plus de 20 ans, (1998 ou 199), sans faillir, Gilbert a énoncé les noms des 8 poulinières qui constituaient le cheptel régulier de La Paltière. De gauche à droite :
Cétoile, Sisi, Métoile, Toile,Apoline, Dany, Grandeur et Fétiche EQUIN NORMAND n°118 2020
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Vincent Férey Visage familier des terrains de concours normands depuis longtemps et aussi de la cour du Haras de Saint-Lô comme du reste du Pôle Hippique, Vincent Ferey cavalier émérite de nombreux étalons HN est aussi très lié à la famille Leforestier et aux «Platière ». Né dans le cercle géographique de Périers, plus précisément à Nay en 1963, Vincent est le cousin d’Edith, l’épouse de Gilbert « Mes parents étaient agriculteurs mais ne possédaient pas de chevaux. Au contact de mon oncle j’ai côtoyé Gilbert et je m’y suis intéressé ». Après un CAP de cavalier soigneur au Lycée de Laval, Vincent effectue son service national à Suai dans un régiment d’Artillerie : « Là, j’ai eu la chance de passer mes permis poids lourd et super poids lourd ». Un sérieux atout pour le jeune professionnel qui intégrait les écuries d’Hubert Thirouin en tant que groom : « Je montais les chevaux à la maison et je participais à toutes les autres tâches d’une écurie. J’y suis resté 10 ans. Je montais Numidor Platière et Talent à 4 ans. A l’époque Jean-Jouis Roudaut louait des boxes avec Jean Le Monze. Ils participaient au testage des étalons HN ». Après un passage éclair chez Albert Blin- Lebreton, Vincent est embauché par André Chenu « C’était une belle expérience. J’ai beaucoup appris ». Agent des Haras nationaux en 1992 Sur la suggestion de Gilbert Leforestier, Vincent intègre le HN de Saint-Lô dirigé alors par Guy Bideault : « Je suis allé pendant deux ans en station et ensuite en compagnie de JeanPaul Lepetit et Jacques Moulin, j’ai commencé à monter les étalons en concours. J’ai débuté Vent de la Source, puis Camélia des Ruelles à 4 ans. Je suis passé très vite de 4ème en 2ème catégorie. En 1998, on m’a confié Beau Rêve Platière. J’ai été Vice-Champion de France 2ème catégorie avec Echogène Latour. Pour terminer j’ai monté Intime Platière ».
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Parallèlement, Vincent montait aussi les chevaux privés de Gilbert : « J’ai exploité Heloise à 4, 5 et 6 ans. A 6 ans elle terminait 5ème du Critérium. J’ai aussi monté Gentleman à 4 et 5 ans » précise Vincent qui jusqu’au terrible incendie qui a ravagé une partie des écuries du Haras de Saint-Lô continuait à former les jeunes Platière dans des box rémunérés par Gilbert Leforestier, tout en ayant en charge les quelques chevaux que possède le Pôle Hippique pour animer les visites estivales. Ainsi a-t-il débuté Frégate et Favorite Platière. Depuis, Vincent n’ayant plus de place disponible, a cessé totalement de monter à cheval. Il est désormais affecté plus spécialement à l’activité et à l’entretien du site historique. Un peu éleveur « J’avais acheté Quine de Mai (In Chala) à un éleveur de Gorges. Elle avait 3 ans. J’ai eu deux poulains. Une Numidor que j’avais vendue à Claude Thiénette et un hongre par Talent Platière. J’ai ensuite acheté une maison et j’ai arrêté ». Ceci dit Vincent ne cache pas son intention, lorsqu’il sera retraité de tenter un AQPS : « J’ai des relations amicales avec Géraldine Potier qui avait été agent à Saint-Lô avant d’aller s’occuper de la jumenterie chez Guy Chérel. Elle s’est mise à son compte près du Mesnil Mauger. Je vais l’aider de temps en temps ». Pour Vincent Férey du Haras de Saint-Lô à Auteuil, il n’y a peut-être qu’un pas. A suivre !
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Entre Baeken, Défi et aujourd’hui Eskimo et Frégate, Gilbert concède une période un peu plus terne. L’élevage quel qu’il soit et bien qu’il soit conduit avec beaucoup d’attention, impose des remises en question. Outre des problèmes de santé, il arrive aussi, et ce fut le cas, que l’homme à la barre de cet élevage commette des erreurs de stratégie en s’appuyant sur sa réussite passée. Gilbert convient, avec une jumenterie un peu traditionnelle, avoir trop privilégié ce qu’on appelle le Selle Français originel : « Je me souviens, voilà déjà longtemps, lors d’une visite, Arnaud Evain m’avait prédit que le cheval de sport serait un cheval européen. Il avait complètement raison » confesse-t-il en ajoutant : « Pourtant, j’avais, par le passé, toujours chercher à renouveler le sang en allant à Laeken. J’étais allé voir l’Anglo Gaverdy ». Comme il admet avoir négligé Baloubet du Rouet : « C’était une erreur. Lorsque je me suis réveillé, sa semence n’était plus de bonne qualité ».
Les « PLATIERE »
Nouvelle vague
Aujourd’hui, la donne a changé. C’est avec Aupaline que la courbe s’est inversée, la naissance de Doris et Eskimo n’ayant par la suite qu’amplifié la renaissance « Vincent Ferey avait fait les 4 et les 5 ans. Je l’ai ensuite confiée à Amy Graham pour l’année suivante. Au terme, elle m’a dit que compte tenu de son piquet, elle ne serait pas en mesure de la garder pour les 7 ans. Elle m’a conseillé Benjamin Devulder que je ne connaissais pas beaucoup. Très vite le courant a passé. Aupaline a fait une très bonne saison avec une victoire à Saint-Lô, tout comme l’année suivante. J’ai alors décidé de lui confier d’autres chevaux dont Doris pour les 5 ans et son frère Eskimo pour les 4 ans. Les résultats de Fontainebleau ont été convaincants ». Il poursuit : « Il monte aussi Frégate, la fille de Fétiche la « Papillon » ainsi qu’Elira et aussi Favorite. J’apprécie beaucoup le garçon et aussi le cavalier. Je ne comprends que certains lui reprochent de ne pas dresser assez les chevaux, d’être trop intuitif. C’est faux. Je puis assurer que Frégate est une pouliche un peu compliquée. Aujourd’hui, elle enchaîne les sans faute. Avec Elira c’est la même chose ».
« Avec Benjamin Devulder le courant passe » Voilà comment est Gilbert : enthousiaste, franc, près du sang pourrait-on ajouter, mais aussi humble. Celui qui n’a jamais été tenté par le commerce : « Le commerce, à l’exception des chevaux de mon élevage, ne m’intéresse pas » et qui fut un temps dans le top 5 des éleveurs français entretient encore quelques poulinières. Requinqué, il avoue cependant : « Le poulinage ! C’est un colis de la poste ». Souhaitons alors que la Poste desserve encore longtemps la Platière pour donner à Gilbert Leforestier le plaisir d’ouvrir de beaux colis. EQUIN NORMAND n°118 2020
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NOTRE DAME D’ESTREES Grand National
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itona
la « Muze » d’Alexis Deroubaix
Pouvait-on rêver mieux ! Le Grand Prix de cette deuxième épreuve du Grand national 2020 remanié, Covid 19 oblige, parrainé par le Conseil départemental du Calvados se conclut par un doublé de cavaliers au service d’écuries installées dans le département. Alexis Deroubaix s’impose avec la toute nouvelle recrue du Haras du Plessis Kitona de Muze devant le multimédaillé Patrice Delaveau et le pur normand Bugs Bunny d’Authuit propriété du Haras des Coudrettes. Les deux structures situées à précisément deux lieues du Haras de la Vallée où se déroulait le concours. Un site longtemps habité et animé par le pétulant Jean-Pierre Vilault, maintenant, vivifié par Guillaume Lamare et son épouse. Cela, comme le font ailleurs : au Haras du Pin, à Saint-Lô, à Auvers ou encore à Deauville, des animateurs valeureux, au cœur d’endroits, poumons de la dynamique équestre normande.
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KITONA CEKI ? • Kitona de Muze est une jument BWP de 10 ans par Vigo d'Arsouilles et une mère par Tinka's Boy née chez Dany Boelens à Lembeke. Sa mère Heroine de Muze (souche Narcotique de Muze) est encore performante internationale avec le Japonais Taizo Sugitani. • Kitona tire son nom d’une petite ville côtière de la République Démocratique du Congo – Ex colonie belge. • Débutée par le Portugais GL Rosado à 5 ans en 2015, puis par son compatriote SM Reis. Elle entamait celle des 6 ans associée au Français Pascal Fatien dont le périmètre d'activité se limite, semble-t-il, à la péninsule ibérique. La jument revient sur le devant de la scène en mai 2019 sous la selle du Français Paco Manadou Diouf, son nouveau propriétaire établi en Normandie. Acquise par André Chenu qui en partage aujourd'hui la propriété avec 3 autres personnes dont Alexis Deroubaix et Grégoire Oberson, Kitona débute en février dernier à Royan.
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L
e Petit Grand Prix
La jeune normande Alice Laîné conteste la supériorité des aînés. Ils étaient une centaine. Vingt Sept accédèrent au barrage. On se concentra sur les valeurs sûres du circuit. François Xavier Boudant le confirma en s’adjugeant le leadership avec le prometteur étalon du GFE, Cicave du Talus. Et d’un coup, sans prévenir, la toute jeune junior Alice Laîné lui vola la vedette avec Vol’Ovent de la Serre, un hongre de 11 ans par Diamant de Semilly né dans le Tarn. Il fallut pour finir, toute la hargne qu’on lui connait à Geffroy de Coligny pour s’imposer avec le redoutable et routinier Raimondo du Plessis.
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Alice Laîné a eu 17 ans le 19 juillet. Elle est la fille de Bruno, le boss de « Litière-cheval.com » qui par ailleurs fait naître entre 7 et 10 poulains par an. En attendant la construction d’écuries propres prévue en 2021, aux portes de Rouen, elle est installée chez Timothée Anciaume. Alice habite chez son père à Forges les Eaux et suit sa scolarité via le CNED avec le soutien de professeurs particuliers. Elle dispose de 6 chevaux dont 4 aptes à sauter 1.40m. Aux flots à chacune de ses sorties, Alice a retenu l’attention d’Olivier Bost et Edouard Couperie les sélectionneurs de l’équipe de France. Outre sa passion pour le CSO à visée professionnelle, Alice voue un intérêt particulier également avec des perspectives commerciales pour les chevaux miniatures américains. La relève normande semble bien assurée.
Les « Régionaux » de l’étape Voilà selon le terme devenu courant comment on désigne les vainqueurs d’une manifestation sportive originaires des environs. Alexis Deroubaix sous le sceau de l’écurie Egide -Kineton et Patrice Delaveau celui de l’écurie HDC-Jump Five qui une fois de plus ont mis à l’honneur cette formule. Pour l’anecdote, les Allemands disent la même chose sous le vocable « Lokal Matador » ! Une piste qui reçoit les éloges, c’est en des termes de la même nature que les cavaliers saluèrent le travail du chef de piste et de ses assesseurs. Le barrage se déroula sur un rythme effréné avec les rebondissements que l’on attend d’un tel moment pour, le soir venu, à l’heure de fermer les yeux les images nous reviennent. Incessantes et apaisantes. Pour les 8 barragistes, l’obstacle du Grand national joua le rôle de juge de paix, surtout pour les 3 premiers. Mathieu Billot, Thomas Lambert et François-Xavier Boudant tous lauréats réguliers du Grand national. Même si le tour initial du bondissant Bugs Bunny d’Authuit (Quick Star) avait été un combat âpre avec les barres, il ne faisait pas de doute que Patrice Delaveau n’allait pas laisser passer sa chance. Certes il boucla un sans faute mais dans la foulée malgré une barre de pénalité, Axelle Lagoubie associée à Urane fut plus rapide. Instantanément, Alexis Deroubaix et Kinota de Muze pour qui c’était le baptême du feu à ce niveau abaissèrent encore le chrono. L’affaire fut entendue mais on retiendra avec intérêt la prestation du couple Romain Bourdoncle- Black’n Roll, 3ème. Une performance qui ouvre de larges perspectives au fils de Rubelia et Rock’n Roll Semilly. Le couple Lagoubie -Bourdoncle en forme Troisième du Grand Prix, Romain était également deuxième de l’épreuve de vitesse du samedi. Quant à sa compagne, 4ème du Grand Prix avec Urane, elle l’était aussi dans cette même épreuve du samedi. Les épreuves préparatoires ont été remportées respectivement par David Jobertie et Un diamant d’Azif puis par Clément Boulanger et Vaya de Lacke. Classement du GP du Conseil départemental du Calvados 1- Alexis Deroubaix/Kinota de Muze 0 et 42.49 2- Patrice Delaveau/Bugs Bunny d’Authuit 0 et 43.14 3 - Romain Bourdoncle/Black’n Roll 0 et 44.84 4- Axelle Lagoubie/Urane 4 et 42.80 5- Thomas Lambert/Univers de Ch’ti 4 et 44.54
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Les jeunes chevaux Focus sur ceux et celles qui les montent. Des hommes, des femmes : prometteurs et confirmés.
Léo Thomazo
Hugo Delsarte
Shanna Oltra Gérald Brault EQUIN NORMAND n°118 2020
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Hugo DELSARTE Débarqué des Hauts de France le 1
décembre dernier, le Lillois n’imaginait pas, sans qu’ils fussent un « Long fleuve tranquille » que les débuts de sa vie professionnelle allaient être aussi mouvementés. C’est en effet, tout juste trois semaines plus tard que son employeur Alexis Gautier était victime d’un accident qui, jusqu’à aujourd’hui lui interdit de monter à nouveau même si son état s’améliore rapidement. Six mois plus tard, Hugo Delsarte à qui revient la charge de monter la douzaine de chevaux dont les propriétaires sont restés fidèles, se fait remarquer à chaque sortie qu’il effectue dans les concours de jeunes chevaux. Le connaître devenait nécessaire. Né pour le cheval er
C’était le 25 juin 1998 à Croix, entre Lille et Roubaix. Son père Olivier, autodidacte et besogneux tout autant que sa mère Karine on l’imagine, conduisent un centre équestre sous le nom du Gros Chêne à Bousbecques sur les bords de la Lys, qui à l’instar du Quiévrain sépare la France de la Belgique. Fils unique, Hugo manifeste très jeune son enclin pour le cheval : « J’ai commencé très jeune et dès la 4ème je voulais en faire mon métier. A chaque vacances j’allais découvrir le métier chez Nicolas Delmotte. Si mes parents acceptaient que je choisisse cette voie, ils y mettaient une condition. Que j’obtienne mon bac. Dans un lycée de Tourcoing, j’ai suivi des études pour obtenir un Bac Pro Gestion et Administration. J’ai obtenu une mention Assez Bien. Ensuite, chez mes parents, pendant 2 ans j’ai préparé le monitorat -BPJEBS- via l’Institut Genech ». Nous étions alors en juin 2019 : « Pendant l’été, j’ai participé à différents concours. En septembre j’ai passé mon permis PL et j’ai cherché du travail. Par l’intermédiaire d’Alexandre Fichaux que mon père avait formé et avec qui il conserve des relations proches, j’ai su qu’Alexis Gautier cherchait un cavalier pour le seconder. Après quelques temps chez Alexandre, je suis venu faire un essai chez Alexis et j’y suis resté ». Tout a changé le 23 décembre Même si pour Alexis Gautier l’objectif était de trouver une personne capable à terme de le remplacer, il n’avait pas prévu cet évènement qui allait bousculer les prévisions pas davantage que le Covid 19 qui allait en rajouter. Dans ces conditions, les deux hommes ont vécu une situation qui leur a imposé de trouver très vite leurs marques. Malgré son jeune âge et son ambition, Hugo ne rechignant pas à la tâche et fort de son ancrage familial s’est vite adapté aux exigences diverses d’une écurie. Depuis, confiné dans le Saint-Lois, le Nordiste a dû monter pour les former et les conserver en forme l’ensemble des chevaux en profitant de la pédagogie très spécifique du détenteur de la méthode d’Orgeix : « Ce que j’avais appris chez Nicolas Delmotte relève d’une toute autre méthode que celle d’Alexis. Il travaille essentiellement sur le mental du cheval. On sait pourquoi on le fait, il doit comprendre ce qu’on attend de lui. Je travaille 5 chevaux par jour. Ils sortent autant le matin que plus tard dans la journée, là pour des activités plus légères. J’aime bien la rigueur qui entoure notre travail » nous confie Hugo. Alexis, confirme et apprécie son jeune protégé qui sans être rigide est effectivement particulièrement rigoureux et attentif à sa façon d’être. Il s’impose de monter les épreuves SHF en veste.
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- L’âme d’un leader
Performant avec les jeunes chevaux Jusque-là privé de concours officiels, ils n’ont débuté que fin juin, Hugo s’est mis en évidence avec deux chevaux prometteurs de 6 ans. Elite d’Aure qui l’a conduit à 3 reprises parmi les meilleurs des épreuves au chronomètre et Exzelle Duverie avec laquelle, il compte plusieurs parcours sans faute. C’est à l’occasion du concours pro1 organisé par le Pôle Hippique fin juin qu’Hugo Delsarte s’est mis en selle sur sa propre jument Brooklyne. Agée de 9 ans c’est une fille de Le Tot de Semilly. On l’a également vu sur le dos de Bogoss de Kens, un cheval d’Alexis. Indisponible, Alexis Gautier avait aimablement suggéré à Benjamin Devulder ainsi qu’à leurs partenaires Saint-Lô Agglo et Equin normand qu’Hugo le remplace dans l’écurie du Grand national. C’est donc à Notre Dame d’Estrées qu’il a débuté sous ces couleurs. Des ambitions légitimes Si l’élevage à petite échelle le tente, Hugo ne dédaigne pas le commerce : « Il y a toujours une satisfaction d’acheter un jeune cheval, de le faire évoluer et de le voir ensuite exploité au haut niveau. Le haut niveau qui est son rêve le plus cher « C’est un métier que j’aime par-dessus tout. J’ai un rêve. Faire partie un jour de l’équipe de France. Si je n’y parviens pas j’aurai l’impression d’avoir un peu raté mon métier ». Voilà ! C’est dit !
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Léo THOMAZO
C’est le plus jeune de ces cavaliers. Tout juste 20 ans le fils de Christian Thomazo. Né le 11 avril 2000 à Redon, Léo est naturellement monté sur un poney très très jeune. Malgré ce futur déjà un peu tracé par avance, il a eu l’obligation de poursuivre des études jusqu’au baccalauréat « J’ai passé un bac général STMG » en ajoutant : « Pendant les vacances j’ai travaillé, une semaine chez Tony Cadet, une autre chez Bruno Rocuet et 4 autres chez Frédéric Busquet ». Contrairement à la majorité des enfants de cavalier professionnel, Léo n’a pas pris part aux circuits internationaux junior et jeunes cavaliers : « A Poney ça marchait bien. J’ai été sélectionné pour des stages fédéraux mais pour diverses raisons je n’y ai pas participé. Avec le recul, j’ai peut-être eu tort » confesse-t-il sans amertume. Léo est arrivé chez Fabrice Paris en décembre 2018. Passé quasiment inaperçu la saison dernière, il fait, aujourd’hui, l’objet de remarques élogieuses à chaque fois qu’il conclut un parcours de jeunes chevaux. Au Haras des Forêts, Léo est affecté plus précisément aux sujets de 4 et 5 ans : « Au début de saison je montais 6 chevaux de 4 ans et 4 de 5 ans. Depuis, avec le Covid la moitié des 4 ans est allée au pré. Je monte aussi une bonne 7 ans Dynamite des Forêts (L’Arc de Triomphe) et une autre Doit des Forêt (Von Chacco X) qui manque de métier ». Le métier, Léo semble bien l’appréhender avec la soif d’apprendre et de progresser, l’apanage de la jeunesse.
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Gérald BRAULT Fils d’un officier supérieur de l’armée de l’air dont les racines sont fougeraises, Gérald Brault, aujourd’hui âgé de 36 ans, a croisé un cheval pour la 1ère fois au Maroc « Je jouais au golf, ma mère et ma soeur montaient. Elles ont depuis arrêté ». Il avait une dizaine d’années. « Mon père m’emmenait aux concours, là j’ai rencontré les cavaliers dont Ouaddar ». Gérald décide alors de rejoindre un -Sports Etudes – en seconde à La Ferté Bernard : « Mon père m’avait acheté un bon cheval. J’ai vite atteint le niveau de CSI juniors ». Il change alors d’orientation pour se diriger vers une voie professionnelle : BEP, Bac Pro et BTS Acse. Au terme de ses études, Gérald est embauché chez le marchand Bernard Scotmans. Il rejoint ensuite les écuries de Romain Bourdoncle.
Après quelques années passées en compagnie d’Anne-Sophie Morel, le Breton de cœur, s’installe dans une écurie du Haras de SaintLô. Il y travaille avec Alizé Jeandon, dont l’activité axée sur le commerce est reconnue et appréciée. Aujourd’hui, le couple qui possède son entité juridique propre exploite une vingtaine de chevaux. Certains pour le compte d’autres professionnels, certains qui leur appartiennent et d’autres, ce qui devra constituer le cœur de leur activité à terme, pour des clients américains tel Gentleman du Talus, un mâle de 4 ans acquis lors des ventes Nash de 2019. Très récemment, le jeune couple a acquis une propriété agricole à Saint Clair sur l’Elle où ils vont installer une structure d’élevage avec leurs poulinières : « Nous prévoyons la naissance de 10 poulains en 2021. Nous garderons les deux structures. Le Haras constitue une vraie vitrine et nous y sommes bien ». Pour le moment, Gérald est très attentif à la mise en valeur de son étalon Eureka de Joan. Le fils de Canturo, Elite à 5 ans, 3ème de sa génération, confirme ses qualités dès le début de la saison présente « Depuis le début de sa carrière, il n’a fait tomber que deux barres ». Très prometteur, Eureka est certes de petite taille mais selon l’adage : Quand on est intelligent on peut se permettre d’être petit !
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Shanna OLTRA Cette jeune cavalière de 23 ans dont le prénom fait penser aux palais des mille et une nuits est née à Pleumeur près de Lorient où son père élevait en particulier des Postiers bretons. Sa passion pour le cheval est née de cela. Rentrée de Nouvelle Calédonie où ses parents avaient été mutés, pour travailler dans le milieu équin, Shanna devait préparer un bac. Mais vraisemblablement davantage motivée par le cheval, ses études se sont arrêtées là : « J’ai commencé à travailler comme groom chez régis Villain en Bourgogne ». Après un passage à l’élevage du Bary, puis un an chez Olivier Guillon : « Je voulais aller dans une grande écurie pour m’améliorer. J’étais cavalière maison ». Elle rejoint quelques temps les écuries des frères Lambert avant d’intégrer l’élevage du Thot. Depuis le début du mois de juillet, Shanna est au service de l’affixe Semilly sous la houlette d’Alexis Gourdin. Par ailleurs, la jeune femme entretient chez son père aujourd’hui installé à Pré en Pail 3 poulinières et 2 hongres de 3 ans qu’elle souhaite valoriser pour les vendre. L’une de ses poulinières est pleine de For Ever de la Cense. Une jument de 5 ans formée par ses soins a été vendue. Un bon début pour la relève qui se révèle chaque année plus nombreuse dans les écuries professionnelles normandes.
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DAGON des BALEINES remporte les 7 ans à Notre Dame d’Estrées
Déjà très remarqué en cycle classique à 4, 5 et 6 ans sous la selle de Mathieu LAMBERT, DAGON DES BALEINES, cet impressionnant fils d’Ugobak des Baleines s’est adjugé l’épreuve de 7 ans à Notre Dame d’Estrées, après un barrage de toute beauté devant un parterre de très bons chevaux.
Ses origines Dagon, âgé de 7 ans, est un fils d’Ugobak des Baleines (Diamant de Semilly x Heartbreaker) – ETALON approuvé SF et Quintera Alia Z (Quaprice Bois Margot). Il est né à l’EARL des Baleines à Bar le Duc dans la Meuse. Les écuries des Baleines sont dirigées par M. et Mme Prunaux propriétaires de Dagon.
Contact : EARL Des Baleines Adresse : 36, rue du Tribel 55000 BAR-LE-DUC Tél. : 06 33 74 08 94 / 06 22 21 80 48 isabelle.abafour@wanadoo.fr
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Son histoire - Agréé à 2 ans, - Agréé à 3 ans, - Elite à 4 ans, - Elite à 5 ans, - Elite à 6 ans, 2ème du Championnat, meilleur étalon de sa génération.
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CABOURG Prix Fandango – Grand Prix de la ville de Cabourg
EVEIL DU CHATELET Pour les battre ! Il fallait se lever de bonne heure
Point fort des « Estivales » de Cabourg, le prix Fandango ravive la mémoire de l’un des deux piliers avec Kerjacques de l’élevage du trotteur français. Né en 1949, chez Alphonse Martineau à Gouez dans la Sarthe, le fils de Loudéac et Tombelaine, drivé par Michel Marcel Gougeon, réussit l’exploit de, outre de remporter le prix du Cornulier à 4 ans mais aussi et surtout d’être invaincu 38 fois de suite. Anecdotiquement, dans son édition du 3 mars 1955, le journal Le Monde rapporte que le 8 février, lors des examens obligatoires avant acquisition définitive par les Haras nationaux, les experts le rendirent à son propriétaire, estimant que : « son appareil respiratoire n’était pas en parfait état ». Fandango à eu 401 produits dont, Quérido II, Prince des Veys, arrière grand père de Jag de Bellouet. L’édition 2020, du Prix Fandango, s’est résumée à une promenade de santé pour Eveil du Chatelet, né chez Gérard Jouenne à La Mouche dans la Manche. Il appartient à l’Ecurie des Charmes, est entraîné par JM Bazire et monté par J. Y. Ricart, un Nordiste de 25 ans par ailleurs ancien lad de Belyna Josselin.
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- LOVER BOY
Le Grand prix de la ville de Cabourg support du quinté de ce vendredi 17 juillet marque l’empreinte hippique dans la cité proustienne. Course européenne de surcroit dotée de 38.000 euros, elle rassemblait 13 trotteurs du plus riche et du plus âgé Balzac de l’Iton, un hongre de 9 ans avec 470.000 euros à son crédit, au plus jeune Lover Boy, un mâle de 5 ans qui ne possédait que 133.000 Euros. L’un drivé par Franck Nivard, l’autre par David Thomain, deux Manchois soit dit en passant. Menée tambour battant par Belle Emotion avec au sulky le trépidant Gaby Gelormini, la course est devenue une formalité pour Lover Boy dès que son driver, sans même lui déboucher les oreilles a mis le cheval belge en mode sport. Favori à quasi égalité, soit 1 contre 1, l’étalon entraîné de l’écurie DSM Trotting installée à Waregem permet à Philippe Allaire son entraineur ainsi qu’au jockey de Carentan de réussir un magnifique doublé en 48 heures après le GP des Sables d’Ollonnes remporté par Feliciano.
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DESTINATION
Graignes
LES NOCTURNES Jeudi 13 août - 18h30 LUNDI 17 AOUT -16h00- Premium Samedi 22 Août – 18h30 Samedi 29 août – 18h30 Samedi 5 septembre – 18h30 
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GRAIGNES Prix des Maîtres Laitiers du Cotentin La Grande Course de l’été
La classe de Cyril CHENU et Baron Daidou parle
Comme l’avait réalisé, quasiment deux ans plus tôt, le jeune Théo Duvaldes-
tin dans le prix de l’école Afasec de Graignes, c’est aux bras, mu par un « body language » particulièrement vif que Cyril Chenu a remporté le Prix des Maîtres Laitiers du Cotentin. Cette course, dite à conditions, rassemblait 18 trotteurs dont pour certains le portefeuille était supérieur au demi-million d’Euros. C’est au sulky du tenace et travailleur Baron Daidou que les deux drivers parvenaient de façon comparable dans un élan final explosif mais tellement précis à régler leurs adversaires. EQUIN NORMAND n°118 2020
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Après un tour, Baron daidou, est intégré au milieu du peloton entre le 8 Extra Lignt et le 11 Allegro Nonantais. Pour conclure, il domine nettement Fredo Griff et Gloria du Goutier
LA COURSE L‘une des quelques grandes courses à conditions de la saison, le Prix du Cotentin, avait attiré une belle brochette de concurrents tout autant qu’une affluence de public importante. Lancée par Gloria du Goutier avec David Thomain au sulky, la course ne changeait que très peu de physionomie jusqu’à l’entame du dernier kilomètre. C’est à ce moment que les prétendants se positionnaient avec en particulier le même David Thomain et Mathieu Mottier aux commandes de Fredo Griff.
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Clément Thomain avait fait mouvement avec Contrée d'Erable pour coller au duo leader. En même temps, et à la vitesse du vent comme le disait si bien le speaker, Cyril Chenu se joignaient à eux avec le régulier Baron Daidou. Pour finir, David Thomain entrait en tête dans la ligne droite, avec une Gloria du Gouttier vigoureuse, Baron Daidou était à ses côtés ainsi que Mathieu Mottier qui manifestement s'était un peu fait endormir avec Fredo Griff. Dans un élan final, le hongre de 9 ans, fils de Saxo de Vandel ne s'en laissait pas conter et réglait ses deux adversaires avec une longueur d'avance.
Cyril Chenu un autodidacte aux mains d’or Cyril Chenu âgé de 46 ans est originaire de Carentan où son père exerçait l’activité d’entraineur. En même temps que de driver en amateur, il poursuit des études traditionnelles. Baccalauréat puis des études géographie. La passion du trotteur l’emporte cependant. Il passe professionnel et s’installe entraineur à Ver près de Gavray dans la Manche. Aujourd’hui, il a migré à Gavray proprement dit dans une structure par le passé celle de JP Léger. Il entraîne une vingtaine de chevaux « J’ai des chevaux de propriétaires, d’autres qui m’appartiennent et ceux qui passent pour être remis en forme ». D’une grande discrétion et d’une efficacité qui ne l’est pas moins, il est reconnu et apprécié dans le milieu, grâce à un travail méticuleux et adapté, pour sa compétence et sa réussite dans la remise en forme de chevaux. Baron Daidou en est le vibrant exemple : « Les grandes maisons : Dreux, Bigeon, Duvaldestin et autres m’envoient des chevaux avant ou après les meetings pour les travailler et les remettre en condition. Je travaille beaucoup à la mer mais je dispose également d’une piste chez moi. J’accueille des chevaux de Belgique, d’Italie, de Malte même ».
D’où lui viennent ces compétences particulières pour qui n’a pas suivi le cursus traditionnel des écoles dédiées : « Je pense que c’est assez simplement l’expérience, Je travaille beaucoup en relation avec les vétérinaires ». Après une année 2018 excellente, 23 succès, Cyril a connu une période moins fructueuse mais, l’après confinement lui semble profitable avec les victoires de Fondant Baulois, Baron Daidou et autres. S’il n’a pas encore vécu le bonheur d’une victoire de groupe, Cyril Chenu, se souvient avoir travaillé et ensuite accompagné en Suède My Love Lady, une jument 3ème du Critérium des 5 ans et du Prix de Paris. Mais pour lui l’essentiel n’est pas là « Je vise davantage une carrière sur la durée pour mes chevaux. Pour l’entreprise c’est important » conclut-il avec sagesse. Sage ! Cyril Chenu l’est assurément. Quant à la famille Legardinier, propriétaire de Baron daidou, qui n’a pas eu à apprécier les services de Jean-Pierre, maréchal-ferrant à Percy. Les Legardinier élèvent et sont impliqués dans le milieu du trot depuis longtemps. Jean-Pierre, manque de mots pour qualifier le travail de Cyril Chenu et les relations qu’il entretient avec lui. En un mot comme on dit en Normandie : Des « hommes et des femmes de cheval ». La réalisation de ce reportage tient également au soutien apporté par Freddy Grippeau photographe officiel de l’hippodrome de Graignes.
A Bréhal le 27 juillet Domingo Aldo, entraîné par Cyril Chenu, monté par Th. Peltier déposait Energumène dans le final.
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Villedieu les Poêles
Laurent Goffinet et Sébastien Tencé signent le renouveau du terrain des Violettes
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