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Ils tiennent à l’ensevelir avant l’heure

N°1260 | 1èRe éd. vendredi 6 décembre 2013 | 24 PAGES €6 $7 CDF 4500 | FONDÉ à kinshasa PAR TRYPHON KIN-KIEY MULUMBA

Comment pérenniser la paix La politique est un jeu d’endurance physique P

artir de Kisangani, en province Orientale à Uvira au SudKivu en passant par Bunia, Beni, Butembo, Rushuru, Goma au Nord-Kivu, puis Bukavu; faire des marches à pied et des meetings en nombre, dormir au volant de son tout-terrain, la politique n’est pas donnée à n’importe qui. Elle est aussi un jeu physique, qui permet de se rendre compte soi-même des problèmes pour leur trouver des réponses. Ce que Kabila a fait. Pages 16-20.


Ils sont poursuivables d’«abus de faiblesse» la une du soft |

Sur le grand boulevard, siège du Palu l’horreur du samedi 30 novembre

D

imanche 24 novembre, une escouade de journalistes - radio, télé, presse écrite, etc. - est convoquée au château Bumba, la résidence du vieux patriarche qui pèse certainement les 95 ans. Le chemin qui conduit au château est exécrable et il faut plusieurs heures pour parcourir les 15 kms qui le séparent du boulevard qui conduit à l’aéroport de N’Djili. Le point de rassemblement est le croisement Ndjoku-boulevard Lumumba. C’est à 9 heures que le groupe arrive mais le vieux patriarche tiré à quatre épingles - comme il aime si bien soigner l’image - dans un costume de soie beige, posé sur une chemise de couleur blanche, nœud papillon blanc assorti, n’apparaît que vers 11 heures mais c’est 3 heures plus tard que laborieusement, la cérémonie prend fin. Les équipes de rédaction conduites par Mayobo et Muzitu ont ferraillé dur pour mettre au point le texte à lire que Mayobo si mais aussi le graphisme que Mayobo si précautionneux a relu mille fois. L’ultime messe anti-Kawanda est dite. La répression du samedi 30 novembre qui a fait des morts et des blessés en nombre, n’en sera que la suite logique. Dans la foule, quelqu’un trouve indécent le spectacle d’un homme d’un tel âge qy’on a tiré de sa chambre. Il crie à l’abus de faiblesse. Samedi 30 novembre, permamence du Parti Lumumbiste Unifié. Ici, une marre de sang humain dans laquelle ont baigné des corps fauchés par balles ou à la baïonnette. Là gît à terre un corps inanimé

sulfureuse pour recevoir l’onction du vieux patriarche lumumbiste retranché à «Mashita a Gizungu», le nom de la résidence lointaine dans la banlieue de Buma (Est de Kinshasa) et qui signifie en langue Pende «lieu de paix et de repos»).

qui n’émeut pas la poignée de cadres qui ont gagné les lieux et se dépêchent de commencer une cérémonie de remise-reprise qui n’aura lieu finalement qu’entre un nommé Makina et Makiashi, sans Kawanda qui n’a pas été invitée mais évitée. On apprendra plus tard qu’elle a été exclue du Palu. Ni les Députés Palu présents dans l’enceinte (Noël Botakile, Floribert Luboto, Thierry Muzaza, etc.) ni même le vice-gouverneur de la ville, Clément Bafiba, personne de ces hommes ne trahit la moindre douleur de l’horreur survenue quelques minutes avant et dont les signes sont encore visibles. «Rutshuru est libéré». à deux pas du corps sans vie, Jean Claude Mashini Dhi Mbita Mulenghe savoure au téléphone les délices d’une victoire à la barbare. «Tu peux venir mon cher, sans escorte, Rutshuru est libéré», dit-il à l’adresse de son correspondant que des témoins de la conversation disent être Willy Makiashi. Une exultation et un triomphe que son tout nouvel obligé de secrétaire permanent, Willy Makiashi ne démentira pas lorsque, sur le même ton, il salue dans son discours «le professionnalisme de la police», remercie grandement le général Célestin Kanyama dont les hommes de l’opération «Likofi» ont été vus à l’œuvre sur les lieux et qui pourtant, se faisait virer le lendemain, du commandement de cette opération qui a vite dérapé pour sombrer dans la violence. Pour qui suivait de près les péripéties

Le vieux patriarche Gizenga, tiré à quatre épingles, dans un costume de soie beige, posé sur une chemise de couleur blanche, nœud papillon blanc assorti, pèse ses plus de 95 ans. Dans la foule, d’aucuns trouvent indécent qu’on ait été prendre un tel homme dans sa chambre. le soft-de paulin. de cette affaire du Parti événements et des per- coins de la ville. kiashi comme SecréLumumbiste Unifié, sonnalités) qui font le Tous n’ont qu’un seul taire permanent et l’horreur du samedi 30 siège de la permanenobjectif: barrer la route parole-parole du parti, novembre pouvait être ce, à un jet de salive à Willy Makiashi qu’ils aucun militant de base évitée. Ce qui signifie du Pont Matete où les qualifient de «voleur» ne croit que cette décique c’était prévisible. Chinois construisent et empêcher toute tension émane d’Antoine Dès les petites heures un oléoduc, le premier tative de procéder à la Gizenga Funji tant la du matin, les centaines véritable échangeur du remise-reprise. signature au bas du de A5 (militants du pays, sont renforcés En effet, depuis le 8 document paraît susPALU chargés de la par d’autres militants novembre, date de la pecte et la réputation sécurité des lieux, des qui arrivent des quatre nomination de Madu nouveau promu trop LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1260 | PAGE 2.

en lettres de sang. Depuis que les télévisions locales, la RTVS1 (la télé appartenant à la famille Muzito, ancien Premier ministre PALU présenté par plusieurs sources comme le grand metteur en scène de la turbulence actuelle) en tête, ont montré des extraits de Gizenga, bien encadré par la bande à Mashini-Makiashi-Muzito, confirmant Makiashi dans ses fonctions de secrétaire permanent et porte-parole du PALU, les militants se sont radicalisés. Au siège de Matete, ils ont déjà crié à «l’abus de faiblesse» d’un patriarche «qui mérite mieux qu’une exploitation aussi honteuse de la part d’une poignée de Pende». La passation des pouvoirs annoncée par les pro Makiashi qui ont mis en place un comité d’organisation composé essentiellement des ultra anti-Kawanda que sont les Botakile, Luboto, Mashini, Bafiba, s’annonçait déjà périlleuse. Comme s’il était écrit quelque part que Willy Makiashi devrait coûte que coûte écrire en lettres de sang l’épisode de sa succession au siège de la permanence du PALU pour faire honneur à sa tribu. Ni la farouche détermination des A5 ni la présence sur les lieux des vieilles femmes et des vétérans lumumbistes ni même les appels à la prudence et à la modération venus de quelques rares parents lucides, rien de tout cela n’a dissuadé la bande à Makiashi de passer en force. Commencent alors les arrivées des irréductibles cadres du clan sur ce qui va devenir dans quelques instants un vrai champ de morts. Comme il se doit, Jean-Claude Mashini Dhi Mbita Mulenghe, le neveu pour qui Mme Anne Mbuba Gizenga, la Queen Mother, réclame en premier tous (suite en page 3).


«Où étaient ces cochons quand nous on se battait pour ce parti» top news |

(suite de la page 2).

les postes possibles, est le premier à débarquer sur les lieux avec quelques autres. Il y a Noël Botakile Batanga, Député élu du centre de compilation de la Fikin, oh pardon! élu de la Tshangu, qui a joué un rôle non négligeable dans la conception intellectuelle de la répression sanglante contre les militants du PALU qu’il qualfie, sans nuance, de «Kuluna» dans une correspondance adressée au Gouverneur de la ville. Son arrogance à son arrivée au siège du PALU est immédiatement sanctionnée par une bonne gifle que lui assène en plein visage un jeune A5, révolté. Botakile voit les 36

chandelles. Aussi moins chanceux que lui, Clément Bafiba, le vice-gouverneur de la ville qui a perdu de son indolence et de sa nonchalance depuis que cette affaire a commencé, en reçoit pour son grade. Rideau, fin du premier acte. L’acte II commence par l’entrée en scène des étudiants dont les célèbres «basistes» de l’ISTA, tous recrutés à coup de dollars, vêtus des t-shirts aux couleurs du PALU, coiffés des casquettes et embarqués depuis leurs campus dans des bus jaunes pour le siège du PALU. Pour faire populaire. Mais dès qu’ils débarquent de leurs bus et avancent vers le siège du parti, ils sont repoussés à

coup de pierres. C’est le prétexte recherché et tout trouvé pour que la police qui rôde aux alentours, débarque. Une vingtaine de jeeps déboulent. Les policiers jaillissent comme des abeilles. De partout. un nommé André. La bousculade, la matraque, puis le lacrymogène… et le feu. Les balles crépitent alors que s’élève dans le ciel une boule de fumée noire. La police vient à bout de ceux qui forment le premier rideau au dehors. Elle s’emploie à défoncer le portail pour accéder à la cour intérieure où sont amassés des milliers d’hommes

et de femmes. Il pleut des fumigènes sur le PALU mais les hommes en uniforme ont encore du travail. Dans une mêlée indescriptible, les policiers tirent dans le tas. à balles réelles. La baïonnette fait son travail. Le sang gicle. On compte des morts qui sont aussitôt emportés. Pour une destination inconnue. Des policiers venus de Buma, particulièrement, rassemblés selon un critère spécifique, se montrent plus cruels que les autres, rapporte un rescapé. La police procède à des arrestations. Sans considération de leur état physique. Blessés et indemnes sont embarqués. Plus tard le soir, le parquet

de Matete n’en peut plus. Il libère au moins 450 militants acheminés sans motif. Dans la foulée, un groupe de policiers se montre très entreprenant dans la destruction méchante des lieux. Il saccage et pille au passage avant d’accéder à la caisse du PALU. Encadré par un nommé André, le propre caissier du parti, ces policiers emportent le coffre-fort qu’ils font passer par-dessus le mur du derrière avant de disparaître. André est le propre parent de Mme Anne Gizenga. Mieux que nul autre, il connaissait le secret du coffre-fort. Selon des sources, au moins 14.000 dollars y logeaient tranquillement. Dès que la police

finit de nettoyer, les cadres pro-Makiashi, qui suivent la scène au loin, la peur au ventre, postés dans les environs, sortent un à un du bois et gagnent le siège du parti. Une scène surréaliste où l’on voit des Députés nationaux, un vice-gouverneur de Kinshasa, des mandataires publics enjamber des marres de sang et s’asseoir sans se laisser émouvoir par quoi que ce soit. Bien au contraire, tous ont l’air satisfait et se congratulent les uns les autres. Dans la cour, un certain Manesa, cadre Pende du PALU et mandataire à la SOCIR a ces mots étranges: «Où est-ce qu’ils étaient ces cochons quand nous les Pende,

on subissait la répression à cause de ce parti» (sic). Un discours qu’approuve Mashini qui hoche la tête. Et le rideau se referme sur un parti dont les militants ont cru naïvement qu’il était national. Alors que ceux-ci font la fête, quelques rescapés et d’autres militants de bonne foi acheminent vers les hôpitaux leurs camarades grièvement blessés. L’hôpital militaire du camp Kokolo en reçoit au moins deux qui ne survivront pas à leurs blessures. L’ex-Mama Yemo aussi reçoit son lot de blessés… Et des morts. Rideau… On compte d’abord les victimes. Fin de la tragédie. MITELEZI GAPOKOTO n

Dans une mêlée indescriptible, la police ouvre le feu et tire dans le tas. à balles réelles. La baïonnette fait son travail. Le sang gicle. On compte des morts sont aussitôt emportés. Des blessés en nombre. Qui a donné l’ordre? L’escouade venue de Buma, le quartier de la maison de retraite du vieux patriarche Antoine Gizenga Funji, rassemblée selon un critère spécifique, se montre plus cruelle que le reste du contingent, rapporte un rescapé. le soft numérique-de paulin manteke. LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1260 | PAGE 3.


la une du soft |

Mort le drapeau du parti auquel il a cru à la main

La journée de longs couteaux. La répression a fait des morts et des blessés en nombre. Ici, une marre de sang humain dans laquelle ont baigné des corps fauchés par balles ou à la baïonnette. Là gît à terre un corps inanimé qui n’émeut pas la poignée de cadres qui ont gagné les lieux et se dépêchent de commencer une cérémonie de remise-reprise qui n’aura lieu finalement qu’entre un nommé Makina et Makiashi, sans Kawanda évitée. On apprendra plus tard qu’elle a été exclue. le soft numérique-de paulin manteke.

Une succession qui s’engage dans la plus grande douleur L

e clan Pende du Parti Lumumbiste Unifié avec en tête la «reine mère», paraît s’être rendu coupable d’abus de faiblesse sur la personne d’un héros physiquement diminué - à en croire tous les observateurs - avec pour objectif de faire main basse sur un héritage qui semblait lui échapper au profit d’une base rangée comme un seul homme derrière une femme de caractère, l’Ambuun Laure Marie Kawanda Kuyena. Plus de 15 jours que la résistance des militants du PALU durait... Depuis le 10 novembre, nul n’avait mis les pieds au siège d’un des plus vieux parti du pays qui se réclame de l’idéologie lumumbiste et dont Antoine Gizenga Funji est resté, à ce jour, le continuateur fidèle pareil à nul autre. à l’origine de cette paralysie dont personne ne prédisait l’issue se trouve la nomination de Willy Makiashi comme secrétaire permanent et porte-parole du parti, en remplacement de Mme Laure Marie Kawanda Kayena, qui elle, cumulait, ces mêmes fonctions avec celle de «Représentant du Secrétaire général, Chef du Parti», ce que personne avant elle n’avait jamais été. Ni Thérèse Pakasa chez qui Gizenga posa ses valises à Matete, retour d’exil en 1991, ni Godefroid

Gifuza Ginday, ni JeanClaude Biebie, ni même Godefroid Mayobo Ngatien, le seul jusqu’ici à avoir occupé à deux reprises le poste de Secrétaire permanent et porte-parole du Palu au point que quand il devint ministre près le Premier ministre Antoine Gizenga, certaines langues superstitieuses ne manquèrent pas de dire qu’il tenait le vieux patriarche en laisse par une alliance mystique.

«FAITES DeMITOUR SINON…». Pour les militants du Palu, spécialement les fameux A5 - ceux qui ont pour mission d’assurer la sécurité des lieux, des hommes et des événements au sein de ce parti - si la décision portant nomination du député «élu» de Gungu émane bien de «Mashita a Gizungu» - ce qui signifie en langue Pende lieu de repos, la résidence de Gizenga située à l’Est de la ville -, il n’est cependant pas certain que Gizenga ait signé de sa propre main cette décision. Avec ce doute, naît la résistance d’une centaine de militants au départ. Un groupe qui va s’accroître au fur et mesure que la poignée de cadres, sans doute, à l’origine, du coup fourré contre Kawanda, multiplie les fautes pour asseoir un pouvoir que la base du Palu - «le peuple du Palu» - consacré par tous les slogans comme le seul détenteur du pouvoir, rejette avec véhémence. Bonne joueuse, Mme Kawanda

s’empresse de féliciter son remplaçant qu’elle invite à se rendre au siège du parti pour la passation des pouvoirs, dès mardi 12 novembre à 9 heures. Mais la veille de ce rendez-vous de remise et reprise, soit lundi 11 novembre, «la bande à Makiashi» commence à dévoiler, sans frais, son jeu qu’il avait pourtant intérêt à cacher. Le crime parfait n’étant pas possible, surtout dans un vieux parti blanchi sous le harnais de la vigilance déjà depuis les années dictature où chaque pas marqué ne devrait l’être que lorsque l’on était sûr de ne pas se faire prendre à défaut par la police politique du mobutisme répressif à souhait. Les cadres Pende ont oublié la leçon alors que les A5 l’ont retenue pour la vie. Eux qui en ont vu des verts et de pas mûrs. Alors, ils se mettent à guetter les fautes de ces cadres que plus rien n’intéresse, sinon le pouvoir, rien que le pouvoir. Avec tout ce qu’il procure comme avantages et honneurs. Première faute: Laure Marie Kawanda Kayena trouve porte close chez Gizenga qu’elle veut rencontrer pour lui dire merci pour la confiance placée en elle un an et demi durant et lui annoncer la date de la cérémonie de remise et reprise. Devant le portail même de la résidence du patriarche, dans la lointaine banlieue de Kinshasa, une escouade de policiers dépêchés d’un commissariat lointain, selon des sources pro-

ches de la police, tient en respect le véhicule de celle qui est encore la Secrétaire permanente et porte-parole du parti, Représentant du Secrétaire général, Chef du Parti, et la braque carrément. «Faites demi-tour sinon…». C’est le début du commencement. Mais de qui donc est venu l’ordre de ne pas laisser Mme Kawanda sous aucun prétexte approcher la résidence du vieux patriarche? De «Mama Anne Mbuba», répond un policier imprudent. Anne Mbuba est l’épouse de Gizenga. A ce titre, les militants lui vouent quasiment le même culte qu’ils réservent à son mari. Mais depuis que le Palu a accédé au pouvoir à la suite des élections de 2006, son étoile a commencé peu à peu à pâlir dans la tête des militants à cause de ses intrigues pour placer essentiellement les membres de sa famille dont les plus en vue sont les l’ancien candidat Premier ministre JeanClaude Mashini. Les militants du Palu lui en veulent particulièrement pour l’argent de la Com-A-Sol (la branche économique du parti) qu’un de ses parents a dérobé en tapant dans la caisse. Au moins 250.000 dollars volés par ce quidam disparu dans la nature avant d’être rattrapé à Brazzaville. La Queen Mother du Palu n’est plus en odeur de sainteté. «Plus personne n’est prête à mourir pour une intrigante», confesse un chef de base qui avoue

«qu’elle ne mérite plus que le respect protocolaire que l’on doit à toute personne. Elle a perdu l’estime de tous». Selon les militants, c’est encore elle qui a orchestré le coup qui a porté Makiashi à la permanence du parti. «C’est elle qui a béni le recours au faux», jure un militant de Gungu qui dit connaître la boulimie du pouvoir de l’épouse Gizenga. Deuxième faute: le soir même du 11 novembre, alors qu’elle venait de manquer l’occasion de faire asseoir leur coup, la bande à Makiashi obtient le renfort de la police qui débarque au siège du Palu et dans une altercation avec des militants, ouvre le feu sur des hommes non armés. Un militant, Batela Ndaka, s’en tire avec une balle au bras gauche. Le soir même, il est reçu à l’hôpital militaire du camp Kokolo où il se fait extraire la balle. Cet épisode exacerbe la colère et la détermination des résistants. Dans la foulée, calicots et banderoles apparaissent, traitant Makiashi de «voleur» et dénonçant la tribalisation du parti par les Pende. «Makiashi, voler n’est pas bon», ou «Le Palu n’est pas un parti des Pende mais un parti national», peut-on lire sur quelques banderoles au vent. ACTEURS EN PRéSENCE. Dans cette bataille pour le contrôle du Palu s’affrontent en réalité deux conceptions du pouvoir qui sont caractéristi-

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ques de la classe politique congolaise, et par delà de toute la société congolaise. Il y a d’abord, le camp de Willy Makiashi, prototype du parvenu qui incarne l’aile tribalo-politico-maffieuse du Palu et qui réunit en lui tous les vices que les Congolais ont fini par banaliser et tolérer parfois au point même de les exalter. Dans ce camp se retrouvent essentiellement le clan Mbuba et tous les cadres Pende qui sont au Palu, par conviction ou par opportunisme. Autour d’eux gravitent d’autres cadres issus de divers groupes sociologiques, essentiellement des exécutants ou des demandeurs d’emplois politiques qui font allégeance. C’est le Palu des cadres qui, depuis l’exercice du pouvoir, le lait et le miel qu’il offre, se sont coupés de la base et gravitent dans l’espace, refusant de se nourrir de la sève vivificatrice de l’idéologie du parti contenue dans les cinq documents de base. Ils se sont embourgeoisés et considèrent depuis les militants comme des moins que rien. Les résistants du siège de Matete les accusent de se servir de la base comme d’un escalier. Ensuite il y a le camp de Laure-Marie Kawanda qui représente les humbles militants de la base, les sans babouche, les hommes à la chemise fatiguée, les hommes du troisième âge ; tous ceux que plus personne d’en haut ne daigne regarder, ou selon une expression qui met en

colère les militants et utilisée par une correspondance adressée au ministère de l’Intérieur pour requérir la force en vue de les déloger, « les individus » inciviques. C’est ce PALU là d’en bas que Kawanda a su rassembler pendant les 13 mois de son règne. Ces hommes et ces femmes à qui elle a su redonner l’espoir d’un avenir meilleur après que les années-pouvoir dominées par le camp d’en face leur eurent ôté tout espoir. C’est ce Palu-là qui croit que quoi qu’il en soit, « le peuple vaincra » parce que c’est lui, le peuple qui est chef, qui s’est levé pour dire non à Makiashi et par ricochet dire non à Gizenga si vraiment tel est son choix. Le combat paraissait inégal dès le départ entre le camp Makiashi dont les membres ont accumulé des moyens et ne lésinent pas à en faire usage, comme dans les médias audiovisuels où ils distribuent des poignées de dollars pour empêcher le camp adverse de s’exprimer. Mais tout cela semble ne pas payer face à la détermination des hommes et femmes qui ont pris les valeurs de leur parti comme seuls moyens, armes et défense. Convaincus qu’ils sont que la poignée de cadres Pende autour de la Queen Mother se sont bien rendus coupables d’abus de faiblesse en assiégeant un homme de troisième âge, l’obligeant de bénir l’immoralité d’un acte abject.

GIMEYA GASONGO MEYA n


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Du sang a giclé? Qu’importe! L’ordre règne

Dès que la police a fini de nettoyer, les pro-Makiashi qui suivent la scène au loin, la peur au ventre, postés dans les environs, sortent du bois l’un après l’autre et gagnent le siège du parti. Des Députés nationaux, un vice-gouverneur de Kinshasa, des mandataires publics enjamber des marres de sang et s’asseoir sans se laisser émouvoir par quoi que ce soit. La bonne parole peut être dispensée. le soft numérique-de paulin manteke.

M

ême si dans son discours, Makiashi loue «le professionnalisme de la police», sur le terrain des opérations, les choses ne se passent pas aussi facilement pour les hommes en uniforme, obligés parfois de battre en retraite devant des innocents survoltés et déterminés à ne pas se laisser prendre par une violence aussi inouïe que disproportionnée. Un policier qui a vidé son chargeur sur la foule se fait prendre son arme par un militant. Le général Kanyama surgit, furieux, menaçant tout le monde de faire descendre la foudre. Rien n’y fait. Kanyama ne retrouvera pas l’arme. La brutalité de ses hommes et les morts dans la foule ne font plus peur à personne. Il a beau demander aux résistants de s’agenouiller, de se rouler à terre, de lever les mains en l’air, le général une étoile n’obtiendra rien jusqu’à ce qu’il quitte les lieux. Quant à l’arme, elle a disparu. Quel usage en feront les A5? Nul ne sait pour l’instant mais l’inédite tragédie du siège du Palu fait peur.

GIMEYA GASONGO MEYA n

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la une du soft |

Les «sans babouche» avaient cru au slogan «le pouvoir au peuple», ils s’étaient trompés

Dans l’un des salons du château Bumba, Mayobo et Muzitu attendent visiblement anxieux alors que Godefroid Mayobo Mwene Ngatien s’occupe à retravailler le texte qu’il donnera à lire au vieux patriarche. Ci-bas, la minute s’approche. La salle se remplit. On distingue l’épouse Gizenga, Anne Mbuba Gizenga. En arrière-plan, un pasteur implore Dieu et les Anciens afin qu’il ajoute des années supplémentaires de vie à Antoine Gizenga. le soft numérique-de paulin manteke.

A

u Palu, les jours passent et se ressemblent tous curieusement. Il a fini par accepter l’irréparable. Le Député Palu Godefroid Mayobo Mwene Ngatien a cédé à l’escalade d’une base électrisée ayant juré d’en venir aux voies de fait. Défait le 21 septembre 2012 par le Secrétaire général et Chef du Parti Antoine Gizenga Fundji, l’ancien Secrétaire permanent et porte-parole du Parti Lumumbiste Unifié refusait de voir la réalité et tentait un dernier baroud d’honneur refu-

sant la remise-remise avec la nouvelle maîtresse des lieux Mme Laure-Marie Kawanda Kayena affûblée du titre de représentant le Secrétaire général Chef du Parti. Dès le lendemain, des Palu déchainés avaient fait passer le message dans leurs réseaux sociaux: ils lui rendraient une petite visite musclée à son domicile du Campus universitaire. Dès le lendemain, jeudi 27 septembre, l’affaire est vite rentrée dans l’ordre. Mayobo a compris le subliminal message et s’est présenté à la remise-reprise où il a été

houspillé. Solidarité oblige, il y était avec l’autre Député Palu, un certain Muzitu... C’est donc un grand coup que Gizenga a frappé. Peut-être le dernier coup de crosse de sa vie! Par décision n°PL/SG/Léo/n°002 du 21 septembre 2012 portant nomination de Laure-Marie Kawanda Kayena en qualité de secrétaire permanent représentant le Secrétaire général Chef du Parti, l’octogénaire patriarche évince celui qui, à ce jour, passait pour son dauphin désigné, Mayobo. Du coup, il écarte de sa succession et dés-

hérite l’homme qui, ces dernières années, ne l’avait jamais quitté d’une semelle. UNE BASE ÉVEILLÉE. Celui sans lequel il ne prenait pas place à bord d’un avion. Celui sans lequel, le secrétaire général du Palu ne pénétrait pas dans un bureau du temps des années Primature. Celui qui, selon une rumeur persistante lui était si proche qu’il l’aidait à allumer son PC, à pianauter sur la Toile ou l’aidait à s’éloigner quand venait l’heure du repos... à raison, Mayobo

était apparu comme le dauphin, le successeur naturel au trône. à ce point que l’homme fort pouvait placer ses proches partout en négociant parfois avec cet autre loup garou, le tout récent dernier Premier ministre Palu Adolphe Muzito Fumunji dont les crocs devenaient chaque jour menaçants au point de se faire appeler «Mfumu Mpa» (le nouveau Chef, le Dauphin) à Gungu, dernier bastion du Palu. La base n’avait jamais laissé tomber les bras, brocardant des portefeuilles ministériels ou ceux

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de dirigeants d’entreprises publiques «trafiqués» ou «distribués à des copains» que ni la ville, ni la base de Gungu ne connaissait et qui auraient reçu leurs cartes de membre le lendemain ou la veille de l’annonce de la nomination. Ces derniers mois, des rumeurs ont fait état de la décision du patriarche de s’éloigner de la vie politique active... «Certes, l’esprit est toujours aussi vif, se rappelant les moindres petits faits de sa tendre enfance mais le corps peu à peu l’abandonne», explique un proche. On rappelle un récent moment extrême lorsqu’une préposée au service de garde donna l’alerte croyant à l’irréparable. «Il n’en était rien, Dieu merci! Mais ce fut très chaud...», ajoute un autre de la cour de Mbuma, le lointain village à l’Est de Kinshasa, à une vingtaine de kilomètres de Kingasani Ya Suka, sur la route de l’aéroport où Adolphe Muzito au temps des années Primature a cru bon de trouver une parcelle de terrain et suggéra au Président de la République d’autoriser qu’y soit érigé un immeuble surréaliste, une bâtisse sur le modèle du château du Vatican où Gizenga passe ses jours en ascète à la grande colère de ses partisans qui fulminent. «Ils l’ont enfermé et isolé comme un reclus! Ils lui ont imposé l’humiliant sort d’un vieux moine poussé dans un cloître... Ils l’ont fait pour l’éloigner de leurs combines...». LA VENGEANCE se déguste fort surgélée... La vengeance, ce plat qui ne se déguste jamais chaud mais froid voire... fort surgelé! Comme la lionne dans la jungle, la base patiente, attendait l’heure où passerait la proie. Elle qui, à plusieurs reprises, avait réclamé la tête de l’homme fort du Palu. Depuis la mémorable réunion de la résidence de Kintambo où Gizenga alors Premier ministre affronta pour la première fois de sa vie une bronca de sa base déchaînée qui ne voulait que la tête de Mayobo, et qui fit mine de l’offrir avant de se rétracter et de décoller peu de temps après avec lui pour des soins en Chine... Mayobo avait alors été accusé par le fameux CENAL (le Comité exécutif national du

Palu) de crime de lèsemajesté pour avoir créé une Fondation - les Amis de Mayobo - qui, en 2008, lui fit triomphe lors d’une descente à Kikwit. Mayobo y vit la main de son adversaire de tous les temps: Muzito... Au moins la base avait-elle réussi à obtenir la disparition des écrans radar du natif Yansi de Bagata. Car c’est aussi cela le martyre de Mayobo: être né Yansi dans le lointain territoire... Contrairement à Muzito, Mayobo n’est en effet ni Pende, ni Ambuun, ni originaire de Gungu, ni d’Idiofa. Et cela devenait compliqué à gérer au lendemain d’une victoire électorale où les candidats à un poste politique trop nombreux doivent passer par un entonnoir... Du coup, en dépit d’un passé contrasté, c’est Muzito qui avait la cote à la cour, comptant sur Anne Mbuba Gizenga, l’épouse Gizenga, obtenant qu’elle fasse fléchir plus d’une fois les positions du patriarche même quand «le Vieux» hors de lui l’a menacé un jour d’exclusion du parti pour avoir transgressé des valeurs cardinales du Palu. Seule façon pour Muzito de durer là où il invoquait des atouts biologiques: se faire plus généreux, se rendre plus utile... Car Muzito est... un Kweso! Il n’est Pende qu’en partie et provient des secteurs de Kobo et de Mudikalunga proches du secteur de Gungu, territoire de Gungu dont est originaire l’épouse Gizenga quand Gizenga qui est Pende de Gungu à 100%, vient d’un autre secteur: celui de Kandale... Dans un processus de lutte politique opaque, chaque détail prend son importance... Pourtant malgré tout, le cœur de Gizenga continuait de pencher vers le Yansi de Bagata au grand dam des originaires de Gungu et d’Idiofa. Et, le 1er février 2012, à l’occasion d’une décision n° PL/SG/ LEO/001/2012 portant mise en place des membres du Comité exécutif national pour l’exercice 2012, Gizenga remettait son protégé et en faisant le quasi n°2 du Parti. Pour la première fois dans l’histoire du Palu, Mme Gizenga prenait une fonction officielle en devenant vice-présidente et trésorière (suite en page 7).


Au Palu, la vengeance a toujours été un plat qui se déguste surgelé top news |

de la COM-A-SOL (la Communauté africaine de solidarité, la structure de développement communautaire) dont Gizenga lui-même était président et devenait Secrétaire nationale. Soit n°2. La même décision nommait Laure-Marie Kawanda Kayena Secrétaire

nationale. L’ancienne ministre des Transports et Communications nommée membre du CENAL apparaissait au n°42 quand Mayobo arrivait au n°3. Sept mois plus tard, le Yansi de Bagata retrouve son martyre. La décision n°PL/SG/Léo/n°002 du 21 septembre 2012 paraît avoir été menée

dans le grand art: dans la discrétion la plus totale. Alors que l’aile pure et dure ferraillait dans les appartements privés du château de Mbuma pour obtenir la signature du patriarche, l’autre conduite par Mayobo veillait dans des salles d’attente espérant pouvoir arrêter le tremblement

de terre. Impossible, le déplacement des plaques tectoniques était cette fois irréversible. Il avait été écrit qu’un homme au Palu serait déshérité, ne prendrait pas la course à la succession. Deuxième personne à avoir été révoquée d’un Gouvernement Kabila pour «incompétence» et ré-

voquée sur proposition d’un certain Premier ministre… Muzito - sous prétexte d’un accident spectaculaire survenu dans le secteur des Transports - humiliée, Laure Kawanda prend sa revanche sur le même Muzito. Nommée Secrétaire Permanent affûblée outre du titre de Re-

présentant le Secrétaire Général Chef du Parti, celle qui, aux termes de la décision, «signe les actes de la Direction Politique du Parti par ordre du Secrétaire Général du Parti en cas d’empêchement et assure la bonne marche quotidienne des activités du Parti», c‘est cette Ambuun

d’Idiofa, Laure- Marie Kawanda Kuyena, qui demain sera l’interface de l’Amp quand des échéances politiques sonneront. Si elles ne sonnent pas, elle pourra toujours les inventer...

umiliée pour la troisième fois - d’abord révoquée pour «incompétence» comme membre du Gouvernement central, démise de ses fonctions de Secrétaire permanente du Palu, porte-parole et Représentant du Secrétaire général Chef du Parti, exclue du Palu, sous le coup de poursuites judiciaires tout comme MM. Floribert Matiti et Godefroid Kapaya et Thierry Tshitoko, Mme Laure Marie Kawanda Kayena donnait dès le 15 novembre en pleine crise au Palu sa version des faits dans une correspondance adressée au ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières. Elle reconnaît que la «décision surprise» de sa révocation «a créé un climat détestable et des attitudes hostiles des uns vis-àvis des autres. Ce qui provoque la crainte et la discorde». Ci-après. J’ai l’honneur de vous exposer succinctement, et pour toutes fins utiles, ce qui se passe actuellement au Secrétariat Permanent du Parti Lumumbiste Unifié (PALU). Ceci, non seulement pour démentir une rumeur infondée qui prétend que j’aurais refusé de procéder à la remise et reprise avec mon successeur et cette autre encore plus odieuse, que j’instrumentaliserais la Base du Parti dans cette situation confuse et chaotique qui ne profite à personne, encore moins à la République; mais aussi pour confirmer mon implication personnelle sans faille depuis le début pour trouver une solution adéquate dans l’intérêt de tous; ce à quoi je suis heureuse d’associer l’autorité publique. Voici les faits. La dernière fois que j’étais avec le Secrétaire Général Chef du Parti, Monsieur Antoine

Gizenga, dans ses bureaux en sa résidence privée de Buma, c’était le vendredi 08 novembre 2013. Nous avons travaillé ensemble jusqu’en début d’après-midi. L’ordre du jour de notre entretien direct qui était établi de commun accord indiquait: w mon voyage dès le lendemain, c’est-à-dire le samedi 09 novembre 2013, et pour une durée indéterminée; w le sens de ma mission; w l’intérim au Secrétariat Permanent; w et le message qu’il voulait m’entendre donner de sa part aux camarades militantes et militants dans toute la Province du Bandundu, conformément à l’ordre de mission qu’il m’avait établi. à première vue, rien ne prédisait le changement intervenu et me signifié le samedi 09 novembre 2013 lorsque j’étais en pleine manifestation politique en soutien à nos Forces Armées victorieuses dans l’Est du pays. Dès réception de l’information sur cette décision, je suis rentrée à la maison, où, d’une part, j’ai instruit sur-le-champ mes collaborateurs de préparer la remise et reprise, et d’autre part, j’ai appelé mon successeur pour le féliciter. Ce dernier peut en témoigner. Mon initiative suivante a été prise le lundi 11 novembre 2013 lorsque j’étais allée à Buma dans l’intention de voir le Secrétaire Général Chef du Parti pour lui exprimer de vive voix mes sentiments de remerciements pour la confiance qu’il a su patiemment placer en ma personne en me confiant, à une époque donnée, les responsabilités de Secrétaire Permanent, Représentant le Secrétaire Général Chef du Parti, Porte-Parole. Malheureusement, arrivée sur place à Buma, j’ai été surprise d’être renvoyée, braquée par les armes de la police nationale congolaise et chassée comme une malpropre. Questionnés sur le donneur de cet ordre à

première vue déplacé, les hommes en armes ont répondu avec assurance l’avoir reçu de l’épouse même de mon Chef. Sans vouloir soulever ici un débat inutile, je tiens toutefois à avouer que la décision était sous un angle humain une grande surprise non seulement pour moi, mais surtout pour les camarades militantes et militants du Palu, pour la population, pour les partenaires politiques et même pour d’autres autorités politiques du Gouvernement et de la Présidence de la République qui m’ont contactée personnellement ou par personne interposée pour connaître la vérité. Ce dont je leur sais gré. Chaque personne réagissait à sa manière: cette décision a suscité certaines craintes pour beaucoup de camarades militants au sein du Palu, ici au pays et dans la Diaspora. C’est pourquoi, certains camarades ont exprimé leurs appréhensions sous forme de profond désaccord avec la décision, puisque, apparemment, ils n’étaient pas préparés psychologiquement à la prise de cette décision. Permettez-moi à présent d’engager ma seule responsabilité dans l’analyse mesurée ci-après. En effet, contrairement aux décisions antérieures où les camarades militants du Palu solidaires, comprenaient ce qui devrait arriver à la Permanence du Parti, notamment: w à l’entrée du Parti au Gouvernement, il était attendu que le Camarade Sylvain Ngabu laisse le poste pour des responsabilités gouvernementales, de même pour le Camarade Makina pour le poste de Mandataire; w à sa sortie du Gouvernement, le Secrétaire Général Chef du Parti a dû reprendre en mains le Parti et un changement est intervenu à la Permanence; w également, après les résultats des élections de 2011, le changement a été réclamé...

Mais cette fois, dit la base, c’est une grande surprise. C’est donc, selon les déclarations de la Base habituée à une certaine régularité, une décision qui n’est pas conforme à la coutume. C’est vrai, cette décision surprise a créé un climat détestable et des attitudes hostiles des uns vis-à-vis des autres; ce qui provoque la crainte et la discorde pour certains camarades militants du Parti. Des informations en notre possession, dans les milieux politiques, cette décision serait ressentie comme scandaleuse en ce qu’elle apparaît brusquement contraire à tous les usages politiques et ce avant les décisions annoncées par le Président de la République, Chef de l’état qui recherche la cohésion nationale. C’est pourquoi, certains camarades militants du Palu ont également eu le souffle coupé depuis samedi dernier. Oui, cette décision a facilité l’apparition de certaines émotions: l’irritabilité qui est vecteur de la colère. Cette dernière résulte généralement d’un événement évalué comme soudain, peu familier ou imprévisible ou désagréable. Les réactions sont multiples et un effort a été fait pour nous informer des opinions et de la perception des camarades militants du Palu, de la population, des partenaires politiques et même pour des autorités politiques du Gouvernement et de la Présidence de la République. Pour certains, la décision vient faire obstacle au but poursuivi, et les conséquences attendues sont vraisemblablement négatives, face auxquelles il faut rectifier les tirs immédiatement. Les erreurs sont humaines. Moi aussi, certainement, je les ai commises, mon devoir est de ne pas persister dans les erreurs. Pour moi, sans les juger, ce que je n’ai d’ailleurs pas le droit de faire, les gens ont exprimé leurs

émotions, la colère, la tristesse, abattement, le désespoir, la peur, le dégoût, l’écoeurement, la honte, l’humiliation, le mépris. Ces émotions sont à la base de ces réactions qui ne sont pas seulement déterminées par le jugement rationnel mais aussi par le cerveau reptilien et le passé politique. Qu’à cela ne tienne, je m’active à gérer cette situation désagréable dans notre Parti. Pour ce faire, le lundi 11 novembre 2013, après avoir été braquée et immédiatement à la suite de l’attaque du Siège du Palu par des éléments de la Police nationale, j’ai lancé un communiqué par le canal de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) exhortant les camarades au calme et à la discipline du Parti en attendant les directives du Secrétaire Général Chef du Parti; ce que nous attendons tous jusqu’à ce jour. Par la suite, après une enquête sommaire, j’ai porté plainte comme de droit pour le braquage à main armée contre ma personne et pour la violence dont a été victime la Base du Palu au Siège même du Parti. De même que j’ai demandé par courrier du 14 novembre 2013, ce que je réitère par la présente, une protection policière pour les sites et les camarades du Parti. J’ajoute ici que le mercredi 13 novembre, le policier du premier bataillon de la Légion PIR commis à ma sécurité et à celle de ma famille s’est vu retirer par sa hiérarchie, sous un motif que luimême ne sait expliquer, son équipement de travail. Ma famille et moi-même nous retrouvons ainsi sans assistance publique; ce qui m’oblige de demeurer à domicile alors que les camarades révoltés ont besoin d’un encadrement ordinaire à l’avantage de tous dans une situation quelque peu floue qui s’étend avec le temps. En effet, des troubles internes ont été enregistrés dans plusieurs Provinces

du Parti, notamment au Nord-Kivu, SudKivu, Maniema, Kasaï, Katanga, Kinshasa et même au Bandundu qui ont immédiatement manifesté leur opposition à ce qui s’est décidé. Ce qui se passe aujourd’hui plonge le Parti dans le chaos et la confusion totale! Et, ce filtre qu’est le temps passant, apportant des révélations inattendues mais imaginées qui seraient à l’origine de cette situation, renforce la résistance à la base. Des interrogations naissent par ailleurs sur le sens de ces réunions politiques qui se tiendraient dans la résidence du Secrétaire Général Chef du Parti à Buma autour de son épouse, entre membres de famille et avec l’aide des membres du CENAL que, de droit jusqu’à la remise et reprise qui n’est pas encore faite, je dirige encore. Mais comment procéder à cette reprise remise avant d’avoir vu le détenteur et mandant du pouvoir, le Secrétaire Général Chef du Parti? Et, que cache cette interdiction qui m’est faite de le joindre au téléphone, par médiateur ou directement? L’avenir nous le dira. Je vais terminer comme j’ai commencé, en criant mon innocence par le Ciel qui donne la fortune à qui et quand Il veut, et la retire de la même façon: w1. Je ne refuse pas de procéder comme de droit à la reprise remise; je respecte la pratique qui me l’impose après instructions du Secrétaire Général Chef du Parti; ce que j’attends; w2. Je n’instrumentalise pas cette Base politique du Parti finement formée par son Leader; la Base du Palu se suffit à elle-même. Selon les informations en ma possession, sûre de ses sources domestiques solidaires, la Base jugerait elle-même sa cause suffisamment juste et claire pour se prendre en charge. Je me permets de préciser que c’est cette même Base qui sauve toujours

le Parti face aux adversaires politiques extérieurs! Pourquoi et comment deviendraitelle subitement inapte et impuissante à se sauver à l’interne? Mon devoir, dans ces circonstances désolantes que nul ne peut approuver, demeure constant: je continue à appeler les camarades de tous bords à la retenue et à la stricte observance de nos pratiques politiques traditionnelles. Je suis plus que résolue à contribuer avec l’aide de la collectivité nationale à résoudre cette crise dont le pays n’a pas besoin en ce moment sans insister sur le prestige de notre Chef du Parti et du Peuple que j’ai l’obligation de sauvegarder, car, comme lui-même le Secrétaire Général Chef du Parti me le rappelle tel un ordre: «Le Peuple vaincra». J’espère avoir apporté un peu de lumière dans ce qui ne fait présentement pas l’honneur du Parti Lumumbiste Unifié (Palu) ni ne conforte la grandeur de notre pays et la dignité de nos populations. Je prie Dieu et les ancêtres bienveillants envers nos activités humaines imparfaites, certes, mais nécessaires, que la cause qui nous unit soit la raison majeure de ce rassemblement pacifique que j’appelle de tous mes voeux. J’en appelle également à l’assistance publique et aux bons offices de nos partenaires pour accéder aussi bien aux instructions du Secrétaire Général Chef du Parti, qu’aux aspirations profondes de la Base qui se désespère, certes, mais qui se détermine également quotidiennement à s’allier celles et ceux des camarades qui seront toujours de son côté. Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération. Kinshasa, le 15 novembre 2013 Laure Marie Kawanda Kayena

(suite de la page 6).

T. MATOTU

Le Soft International n°1191 daté lundi 1er oct. 2012.

La version troublante de Laure-Marie Kawanda Kayena

H

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Il s’appelait Pascal Emmanuel Sinamoy l’actus |

I

«Lui et Franco sont les pères de la musique congolaise moderne, dit Ray Lema. Pour nous, Tabu Ley représentait la rumba mélodique et Franco, la rumba groove». DRéservés.

l La dépouille mortelle de l’artiste-musicien Pascal Emanuel Sinamoyi Tabu, connu sous le nom de scène de «Tabu Ley Rochereau», décédé le 30 novembre à Bruxelles, est attendue samedi dans la Capitale pour son inhumation sera l’occasion d’un hommage national et international. Plusieurs personnalités du monde des arts sont en effe annoncées à Kinshasa. Le ministre de la Jeunesse, Sports, Culture et Arts, Beaudouin Banza Mukalay, a donné la nouvelle lors d’une conférence qu’il a tenue mercredi marquant le début des obsèques nationales en hommage à l’artiste. Banza a dévoilé le programme de ces obsèques élaboré par le comité d’organisation mis en place pour la circonstance et dirigé par le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku Ndjalanjoku. Selon le programme, le corps du disparu, après son arrivée à l’aéroport de N’Djili, sera conduit au Palais du peuple, en passant par la Place des artistes (RondPoint Victoire entre les

communes de Kalamu et de Kasa-Vubu). Il s’en suivra dimanche une procession et le dépôt de gerbes de fleurs par des membres de sa famille, des artistes, des représentants des forces vives de la nation, des membres des institutions de la République et des délégations étrangères. La cérémonie solennelle aura lieu lundi avec une messe d’action de grâces au Palais du peuple, des dépôts de gerbes de fleurs par des hautes autorités nationales et le gouverneur de la ville de Kinshasa ainsi que l’inhumation au cimetière «La Nécropole entre ciel et terre», dans la commune de N’Sele. Il était, après le décès de Wendo Kolosoy, en 2008, l’un des derniers survivants de la génération qui a inventé la rumba congolaise, à la fin des années 1950. Le chanteur Tabu Ley Rochereau, père du rappeur français Youssoupha, est mort, samedi 30 novembre, à l’hôpital Saint-Luc de Bruxelles. Né Pascal Emmanuel Sinamoyi (nom du village de ses parents) Tabu, à Bagata, une localité de la province du Bandundu, dans le Kwilu, il était âgé de

76 ans. Il tenait son surnom, «Rochereau», d’une blague de potaches. `

PREMIER ARTISTE AFRICAIN À L’OLYMPIA. Lors d’une interrogation, lui seul s’est souvenu du nom de ce héros de la guerre francoallemande de 1870. Les copains n’ont pas loupé le bon élève. Le voilà rebaptisé. Sous ce surnom, il deviendra l’une des deux plus grandes stars de la rumba congolaise, avec Franco (mort en 1989). «Tabu Ley, c’est le Congolais qui nous a mis le plus de mélodies dans la tête», dit au Monde le pianiste et chanteur Ray Lema, qui l’a accompagné au Festac 77 (le deuxième Festival des arts et de la culture négroafricains) à Lagos, en 1977. Plus tard, il reprendra l’un de ses succès, Africa Mokili Mobimba. «Lui et Franco sont les pères de la musique congolaise moderne, affirme Ray Lema. Pour nous, Tabu Ley représentait la rumba mélodique et Franco, la rumba groove». Le chant, Tabu Ley l’a commencé, comme beaucoup de gosses de son âge, dans les chorales d’églises et

celles des écoles. En 1956, il se fait recruter pour une séance d’enregistrement par Grand Kallé (Joseph Kabasele), auteur du premier tube panafricain Indépendance Cha Cha (1960). Content de lui, le boss l’engage dans son groupe, l’African Jazz. La jeune recrue compose ses premiers titres, dont Kelya, et, en 1963, forme avec le guitariste Docteur Nico, le groupe African Fiesta qui, plus tard, se scindera en deux. En 1969, il monte un groupe de danseuses qu’il appelle Les Rocherettes (l’une deviendra l’une des clodettes de Claude François).Tabu Ley qui revendiquera la paternité de quelque 2.000 titres, peut se vanter d’avoir été le premier artiste africain à s’être produit à l’Olympia. C’était en 1970. Quand, l’année suivante, Mobutu rebaptise le pays Zaïre et exige que chacun prenne un nom «authentiquement» zaïrois, Rochereau se fait appeler Tabu Ley. Il change aussi à cette époque le nom de son groupe, qui devient Afrisa International. Pendant un temps patron d’une boîte de nuit à Kinshasa, le Type K, il se brouille

avec Mobutu et s’exile aux états-Unis, puis en Belgique. «J’ai toujours été en controverse avec lui, déclare le musicien en 2003, lors d’un entretien à Rfi, à l’occasion de la sortie de son album Tempelo. Moi, j’étais républicain, eux, conservateurs. On ne s’entendait pas vraiment. J’étais d’inspiration lumumbiste. Du côté, donc, de ceux qu’on prenait - à tort - pour des communistes. J’étais en revanche défenseur des valeurs républicaines et démocratiques. Mes façons de voir, les

chansons que je faisais, défendaient ces aspirations, quelque peu contraires à celles de Mobutu. Donc, de temps en temps, on m’arrêtait. J’ai connu la prison politique deux fois». Il est nommé MINISTRE de Kinshasa. En 1993, sa chanson Le glas a sonné est censurée. à la chute du régime de Mobutu, il rentre au Congo et s’investit dans la vie politique tout en gardant un pied dans le monde artistique. Co-fondateur du Rassemblement congolais pour la

démocratie, il devient ministre, Député et, en 2005, vice-gouverneur de la ville de Kinshasa. En juillet 2008, il est victime d’un accident vasculaire cérébral. Une rumeur annonçant sa mort dans une clinique bruxelloise circule alors, suscitant une vive émotion sur le continent et parmi la diaspora congolaise. La fausse nouvelle est démentie par ses proches, images à l’appui diffusées sur le Net de l’artiste dans son lit. Tabu Ley Rochereau ne s’est jamais remis de cet AVC et son état de santé s’était détérioré récemment.

La vérité que j’ai dite, c’est que nous voulons que tous nos neuf voisins commencent à respecter le Congo et ses habitants. Nous n’avons pas d’intérêt à provoquer nos voisins». Hervé Ladsous: «Il faut offrir aux excombattants une perspective sinon ils seront tentés de repartir à leurs crimes passés», a estimé mercredi 4 décembre le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé de maintien de la paix. «Nous vivons des moments très importants dans

l’histoire du Congo, dans l’histoire de la Monusco. Jamais n’ont été rassemblés autant de facteurs qui nous permettent d’espérer une sortie durable de cette crise abominable que l’Est du Congo a subi depuis près de 20 ans». «On est sur une dynamique dans laquelle, clairement, on voit que les groupes armés se posent des questions existentielles». Il a évoqué la robustesse dont fait preuve la Monusco tout comme le succès remporté par les Forces armées congolaises.

Kabila réclame «le respect du Congo» oseph Kabila J mercredi 4 décembre à Bukavu la

population du SudKivu: «Nous voulons que tous nos neuf voisins commencent à respecter le Congo et ses habitants», a-t-il déclaré peu avant de quitter cette ville pour Kinshasa. «La défense demeure la priorité des priorités. Lorsque j’étais à Rutshuru, j’avais apporté un message qui m’a valu plusieurs réactions disant que je viens menacer les voisins. Non! Ce n’est pas dans nos habitudes, nous, Congolais, de menacer nos voisins.

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La firme danoise Maersk Line fait part des «conditions extrêmes» pour exercer son métier au Congo

C

Un incident qui n’a aucun rapport avec Maersk Line a fait bloquer les comptes en banque de la première firme danoise contrainte de payer USD 4,3 millions afin de recouvrer l’accès au système bancaire. «La situation est intenable», soupire la firme danoise qui a décidé d’alerter tous les détenteurs de pouvoirs en RDC. droits réservés. nement danois a fait gouvernementales l’économie, nous som- selon l’ordre de la ri de détres- pays. Ses dirigeants ne, le représentant de part de ses profondes (SCTP/ONATRA, mes très régulièrement Haute Cour et a déduit se lancé par disent faire ce qui est la Banque mondiale, préoccupations» et a CVM, OGEFREM soumis à une forme le montant corresponla danoise possible en vue de etc.), Maersk Line adressé au gouverneet LMC), totalisant à extrêmement grave de dant des paiements Maersk. faire vivre l’activité écrit - plutôt dénonce: ment congolais une titre d’exemple pour tracasserie judiciaire, réguliers réalisés à la Victime d’une «forme d’import-export au «Ces dernières années, note verbale. Chef de l’année 2012 des laquelle, si elle venait faveur de l’ONATRA/ extrêmement grave Congo en permettant la situation est allée la délégation de l’UE montants s’élevant à à se poursuivre, comSCTP. Peu après le de tracasserie judil’ouverture du pays en se détériorant et au Congo, Jean-Mieuros 8.958.225,08 promettra nos activités paiement de la somme, ciaire». Même si le aux investisseurs et nous nous trouvons chel Dumond s’en est et dollars américains dans le pays». une autre partie a fait mot n’est pas proaux consommateurs actuellement dans une mêlé… 2.492.541,80. Au cours apparition dans l’afnoncé, il s’agit d’esd’importer des biens situation telle que nous Le board de Maersk de la même période, L’affaire CID faire, déclarant détenir croquerie en bande marchands. Maersk ne pouvons plus même fait état particulièrele montant des imcontre SCTP. la véritable direction organisée dont se Line parle même de utiliser nos comptes en ment des quatre cas de pôts payés (IBP, IRL, «Vingt années avant de CID et de ce fait, rend coupable l’ex«grandes difficultés banque. Nous avons justice «comme exem- INPP, INSS, IPR, TVA que n’ouvrent les réclamant à Maersk Onatra en complicité pour exercer en tant continué à exercer nos ple de conditions extrê- & LS) s’est élevé à bureaux de Maersk Line le paiement de avec des juges du trique ligne maritime». activités sans utiliser mes» dans lesquelles 3.366.928.943,62 de Line en RDC a eu lieu dollars américains 3,3 bunal de commerce. Dans une corresponces derniers depuis l’entreprise danoise FC. Nous prenons égaun cas de justice entre millions. Nous nous Contrainte de payer dance adressée au tout déjà un mois car ceux«s’efforce d’exercer lement part de manière CID (ndlr: un fournissommes pourvus en USD un million pour début novembre au ci ont été bloqués en son métier de ligne active au développeseur de l’ONATRA/ appel auprès du Tricompte de l’ex-Onaministre des Transports raison de décisions maritime et de rendre ment du pays. Nous SCTP, société appartebunal de commerce de tra dans une affaire et Voies de Communide justice infondées, disponibles des serviavons participé au nant à l’ancien homme Gombe. Le versement qui la concerne nulcations Justin Kalombo n’ayant aucune base ces» dont le Congo a financement du dragad’affaires Gabriel Kuinitial a été reçu par les lement, le juge lui Mwana Ngongo avec légale, et qui vont de ge du fleuve Congo au tula Mwelo) et SCTP. personnes désignées réclame le lendemain copies à la ministre surcroît à l’encontre de un véritable besoin. travers de l’octroi d’up Cependant, selon la par la Cour et a été fait le triple. Un imporde la Justice et des tout sens de la justice». Compte tenu de son importance, le Soft prêt au Gouvernement décision de la Haute en accord total avec tateur prétend avoir Droits Humains WiLettre signée par un International publie (CVM) à hauteur de Cour de Boma (REC l’ONATRA/SCTP. Au perdu un conteneur vine Mumba Matipa board de directeurs de des extraits de cette euros 3,8 millions, sans 4052/4061), Maersk a cours des douze derde tissus d’une vaainsi qu’à sa collègue Maersk: Lars Reno correspondance qui a lequel il aurait été posreçu l’ordre de payer niers mois, le Tribunal leur de USD 50.000, du Portefeuille, Louise Jakobsen, Ivan Heetout l’air d’un S.O.S. sible que les navires de CID et de se retourner de commerce a saisi le juge condamne Munga Mesozi, de som-Green, MohamCi-après: toutes les lignes mariti- ensuite vers SCTP/ nos comptes en banla firme danoise de même qu’à plusieurs med Ahmed, respec«Nous avons quatre mes puissent continuer ONATRA afin de récu- que à neuf reprises, et payer plus de USD 6 autres autorités et tivement directeur navires spécialement à desservir le port de pérer la somme versée depuis juillet de cette millions! diplomates (le premier général du Groupe AP alloués à la desserte de Matadi. Cela aurait à CID. Après avoir été année, nos comptes en ministre, le premier Maersk Line a bien du Moller Maersk AfriMatadi et nous offrons eu des conséquences plusieurs fois débouté banque ont été gelés Président de la Cour mal à fonctionner au que, directeur général de ce fait un service désastreuses sur l’enen appel de manière à trois reprises. Nous Suprême de Justice Congo. Leader monMaersk line Afrique, de grande importance semble de l’économie infondée et après exerçons à présent noégalement président dial dans le transport directeur général depour l’économie toute qui est largement avoir reçu l’accord tre activité sans compdu Conseil Supérieur conteneurisé, la firme Maersk Congo. entière. De plus, notre dépendante de l’imde l’ONATRA/SCTP, tes en banque. Les mêde la Magistrature, le danoise connue sous La situation est telle participation finanportation de marchanMaersk Line a procédé mes raisons infondées directeur de cabinet du que s’agissant de l’appellation complète cière est conséquente, dises. Malgré tous ces de manière forcée au et irrecevables ont été président de la Répude de son groupe AP «l’entreprise la plus au travers de sommes efforts et contributions paiement de 1 million blique, l’ambassadeur Moller-Maersk l’est importante du Da(suite en page 10). versées aux institutions au Gouvernement et à de dollars américains de l’Union européenégalement dans notre nemark, le GouverLE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1260 | PAGE 9.


porte-monnaie |

Maersk veut poursuivre ses activités au Congo et lance un SOS face au harcèlement judiciaire (suite de la page 9).

utilisées pour bloquer nos comptes et nous croyons sincèrement que ceci est expressément fait dans le but de harceler Maersk Line afin d’obtenir le paiement des 3,3 millions de dollars américains à CID. En raison d’un incident qui n’a aucunement trait à Maersk Line, nous ne pouvons même plus posséder de comptes en banque et sommes contraints de payer un total de dollars américains 4,3 millions afin de recouvrer l’accès au système bancaire. La situation est intenable. Ce à quoi nous avons été confrontés avec les tribunaux pour le cas CID va à l’encontre de tous les principes fondamentaux de justice. Non seulement nous ne sommes pas impliqués dans le conflit entre CID et l’ONATRA/ SCTP qui a commencé deux décennies avant notre arrivée, mais nous avons déjà payé au nom de/avec l’agrément explicite de l’ONATRA/SCTP le 1 million de dollars américains aux bénéficiaires de chez CID désignés par les instructions de la Cour. Dans ces conditions, il s’avère alarmant que les mêmes tribunaux rendent de nouveaux jugements contre Maersk line, saisissent nos comptes en banque et fassent preuve de harcèlement permanent à notre encontre afin d’obtenir qu’un autre paiement de 3.3 millions de dollars américains soit réalisé en faveur de CID, sous prétexte que le premier paiement n’a pas été reçu par les bonnes personnes». De 50.000 USD à 6.2 millions USD. «Nos navires apportent des milliers de conteneurs chaque année à Matadi et parfois, en raison de circonstances hors de notre contrôle, des conteneurs se trouvent endommagés». «Dans la grande majorité des cas, nous arrivons à un accord à l’amiable avec nos clients. Nous souhaiterions utiliser le cas FADWA comme exemple des difficultés que nous éprouvons à exercer notre activité en RDC en raison de graves et injustes décisions de justice. Un conteneur, qui selon le connaissement maritime, transportait du tissu d’une valeur de 290.094 dollars américains, contenait une petite partie de la marchandise qui été

En 12 mois, un juge de commerce a saisi à neuf reprises les comptes en banque de Maersk Line et depuis juillet de cette année, les comptes en banque au Congo de la première firme danoise ont été gelés à trois reprises. D’où le cri d’alarme lancé par un board de trois directeurs. dréservés.

endommagée. L’importateur a déclaré qu’il y avait également une voiture à l’intérieur du conteneur (même si cela n’était pas mentionné sur le connaissement maritime) et a porté l’affaire auprès du Tribunal de commerce». «Les tribunaux ont non seulement décidé qu’il y avait eu des dommages pour lesquels il devait y avoir dédommagement, mais ils ont également saisi nos comptes sur lesquels ont été retirés sans notre consentement 796.185 dollars américains. En plus de cette somme, nos assureurs sont parvenus à un accord à l’amiable et ont effectué un versement supplémentaire de 1.4 million de dollars américains en vue de prévenir tout autre décision infondée du Tribunal. L’importateur a de nouveau porté l’affaire auprès du Tribunal de commerce afin d’obtenir un nouveau paiement de 4 millions de dollars américains pour le même conteneur. Avec les auditions qui ont actuellement lieu au Tribunal de commerce, nous sommes préoccupés par le fait que nos assureurs vont très probablement être

contraints de payer cette somme, quand nos actifs, et notamment nos comptes en banque, sont saisis. La raison mise en avant par l’importateur pour revenir sur sa parole en ce qui concerne l’accord à l’amiable est que nous n’avons pas respecté cet accord, quand bien même nous avons effectué le paiement dans les délais mentionnés par l’accord et que ceci peut être confirmé par nos écritures bancaires. En raison d’un conteneur de tissu dans lequel la partie endommagée ne représentait pas plus de 50.000 dollars américains, nos assureurs font actuellement face au risque de payer 6.2 millions de dollars américains. Il va de ce fait nous être très difficile de nous assurer en RDC, et la couverture que l’on nous proposera s’avérera très onéreuse, ce qui augmentera en conséquence nos coûts». «La question que nous devons nous poser est la suivante: comment un conteneur de tissu peut-il coûter 6.2 millions de dollars américains?» «Nous avons suivi la voie légale. Cependant, toutes nos actions ont été bloquées malgré

de très nettes preuves que les cas été viciés, portant atteinte à notre activité ainsi qu’à l’image de la RDC en tant que pays désireux d’attirer les investisseurs». «Au-delà de frais de justice très conséquents que nos assureurs et nousmêmes avons été contraints d’assumer pour ce cas de justice infondé, nous nous trouvons à l’heure d’aujourd’hui face au risque de payer 4 millions de dollars américains pour un conteneur qui ne contenait légalement que du tissu, raison pour laquelle nous sollicitons votre intervention afin que justice soit faite». ONATRA/SCTP siphone MAERSK. «Le 21 juin 2013, nous avons reçu l’ordre du Tribunal de commerce de Gombe de payer au nom de l’ONATRA/ SCTP la somme de 289.317 dollars américains. Sous la menace de conséquences sérieuses de la part du Tribunal, nous avons été contraints d’effectuer le paiement et de demander le remboursement de la somme à l’ONATRA/SCTP. Un cas est actuellement en cours auprès du même Tribunal de commerce

de Gombe suite auquel nous avons reçu l’ordre de ne pas effectuer un paiement de 925.000 dollars américains en faveur de SCTP, et ce, en raison d’un litige survenu entre SCTP et cinq de ses employés. Nous sommes donc très préoccupés par le fait d’être contraints une fois de plus, par le même Tribunal de commerce de Gombe, qui a été impliqué dans les cas CID, FADWA et Kahasha, de payer ces cinq personnes sous la menace de sanctions. Nous avons joint à cette lettre tous les documents émis par les tribunaux, toutes les confirmations des virements bancaires ainsi que les copies des accords à l’amiable quand ces derniers ont eu lieu, pour chacun des quatre cas de justice que nous avons utilisés pour illustrer les difficultés que nous éprouvons à exercer nos activités de manière légale en RDC. Maersk Line et ses entreprises sœurs au sein du Groupe AP Moller Maersk, telles AP Moller Terminais, Maersk Oil and Gas, etc., sont présentes dans tous les pays du monde. En Afrique, notre Groupe a investi très lourdement dans des ports

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1260 | PAGE 10.

tels que Lagos, Luanda, Freetown, Abidjan, Douala, etc. Sur toute la côte atlantique de l’Afrique, nous avons investi et opérons neuf ports dans huit pays. Au-delà de l’investissement supplémentaire de 330 millions de dollars américains dans l’expansion du port de Lagos, nous allons également construire un nouveau port au Nigéria». «Nous faisons également partie d’un consortium qui a pour projet d’investir dans une zone franche ainsi que dans des terminaux gaziers et pétroliers afin de soutenir l’activité du port. Mis à part les terminaux, nous sommes également d’importants investisseurs dans les projets gaziers et pétroliers sur le continent, et bien que l’économie de la RDC soit d’un grand intérêt pour nous, nous sommes en mesure d’affirmer que la sphère légale est particulièrement hostile et de nature à décourager toutes initiatives. Les quatre exemples ci-dessus mentionnés et pour lesquels la justice n’a pas été faite, suffisent à générer un coût potentiel de 11.7 millions de dollars américains. Le marché

du transport maritime en RDC est limité et notre activité ne peut supporter de tels coûts, qui sont de surcroît injustifiés. Quand bien même les réformes en cours sont impressionnantes et que l’économie croît, de très bonnes initiatives, telles que la mise en place de OHADA afin d’améliorer le climat commercial, risquent de voir leurs résultats anéantis par des cas de justice comme ceux que nous avons portés à votre attention et qui rendent très difficile l’exercice d’une activité commerciale en RDC, tout en contribuant négativement au classement de la RDC au rapport de «l’aisance à exercer une activité commerciale» (Ease of Doing Business) de la Banque Mondiale. Nous espérons très sincèrement que vos excellents services seront en mesure d’adresser ces cas qui nous sont très pesants, ce qui contribuera à améliorer «l’aisance à exercer une activité commerciale» en RDC et qui permettra également à notre Groupe de considérer des investissements dans d’autres domaines, et ce, dans notre intérêt commun».


notes de conjoncture économique |

USD 1.694 millions assurent 9 semaines d’imports

Analyse de l’environnement international. w Aperçu de l’économie mondiale. Dans l’ensemble, les fonds obligataires ont accusé des sorties nettes de 7,2 milliards de USD sur la période contre un retrait de 7,4 milliards une semaine plus tôt. Il sied de noter que ces retraits se sont opérés au profit des actions européennes, dont les fonds ont enregistré des entrées nettes de 1,3 milliard de USD, confirmant l’attractivité retrouvée de l’économie. Par ailleurs, le Comité de Bâle a donné, le mercredi 28 août, un rapport rassurant sur le système financier

Amérique. Aux états-Unis, la consommation des ménages, principal moteur de la croissance, s’est affaiblie sur fond de baisse des salaires. Au deuxième trimestre, elle n’avait connu qu’une progression infime de 1,8 % contre 2,3 % au premier

trimestre 2013. Cette baisse est de nature à perturber le calendrier du resserrement de la politique monétaire de la Fed.

améliorations devraient se poursuivre, avec une reprise modérée tirée par une demande intérieure solide et l’accélération de l’activité à l’étranger.

Asie. La Chine a signé le 27 août un accord de coopération fiscale sous l’égide de l’Organisation de coopération et de développements économiques (OCDE). Par le biais de cette convention, elle s’associera aux efforts de la communauté internationale pour lutter contre l’évasion et la fraude fiscales. Par ailleurs, selon des chiffres des douanes, la balance commerciale de la Chine s’est établie à 17,8 milliards de USD tenant à des exportations de 186 milliards de et des importations de 168,2 milliards, soit un recul de 29,6 % sur un an. Cette situation est expliquée par la faiblesse de la demande intérieure et extérieure. Au Japon, la Banque Centrale a maintenu inchangé sa politique d’assouplissement monétaire dont l’objectif est de sortir le pays de la déflation d’ici à deux ans. La Banque Centrale pense que les récentes

Afrique. Lors des échanges des pays de Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) tenus à Johannesburg autour du commerce avec l’Afrique, il est apparu la volonté de renforcer le commerce avec l’Afrique et de mettre en oeuvre le projet de création d’une banque de développement. Par ailleurs, suite à l’instabilité que connait l’Egypte, le FMI vient d’arrêter les discussions sur le plan d’aide de 4,8 milliards de USD convenu entre les deux parties. Marchés des produits de base intéressant l’économie congolaise. Au 29 août 2013, les cours des principaux produits de base intéressant l’économie congolaise ont évolué de manière divergente. Produits agricoles. Blé, Maïs, Soja D’une semaine à l’autre, les cours de produits agricoles, ont

(suite en page 12).

évolution du cours du cuivre. 9000,00

mai - 13

avr - 13

mars -13

6000,00

 

7210,00

29 août -13

22 août -13

7000,00

juil - 13

 

juin -13

8000,00

évolution DU cours du pétrole brut (londres).

100,00 95,00 90,00

29 août -13

22 août -13

juil - 13

105,00

mai - 13

110,00

115,11

avr - 13

115,00

juin -13

120,00

mars -13

Pour le cours du pétrole. Au 29 août 2013, il s’est inscrit en hausse en se situant à 115,11 USD le baril contre 109,96 USD une semaine avant, suite à la crainte d’une intervention militaire américano-britannique contre la Syrie. Les résultats publiés sur les enquêtes de baromètre de conjoncture du mois d’août 2013 font état de la poursuite de l’optimisme de la part des chefs d’entreprises dans l’évolution de la conjoncture

Secteur monétaire. Le taux directeur reste maintenu à 3 % et sa marge de positivité s’établit à 2,09 points. Le marché interbancaire est de moins en moins actif, le volume mensuel des opérations en août est de 5 milliards au taux moyen pondéré de 1,5 %. Au 28 août 2013, l’encours global du titre BTR s’est établi à 129,5 milliards de CDF venant de 127 milliards. Son évolution a donné lieu à des ponctions annuelle et hebdomadaire respectives de 34,5 milliards de CDF et de 2,5 milliards. En cumul annuel, à fin juillet 2013, les dépôts

Europe. Dans le Zone euro, selon des données publiées par la Commission européenne, l’indice de confiance économique a continué de s’améliorer en août pour le quatrième mois consécutif et a atteint son plus haut niveau en deux ans, s’inscrivant à 95,2 points, soit une hausse de 2,7 points par rapport à juillet. Dans l’ensemble de l’UE, l’indice de confiance économique a progressé de 3,1 points, à 98,1 points.

févr -13

Pour les produits miniers et énergétiques. Malgré une baisse de 1,8 % d’une semaine à l’autre, le cours du cuivre demeure toujours élevé et se situe à 7.210,00 USD la tonne en raison des perspectives favorables de la demande.

w Secteur extérieur. Au 30 août 2013, le marché des changes demeure stable. En comparaison à la semaine dernière, il se dégage une appréciation du cours indicatif de 0,01 % et une dépréciation de 0,18 % du cours parallèle. Le taux de change s’est établi à 917,89 CDF à l’indicatif et à 928,00 CDF au marché parallèle.

évolution de l’activité dans les principaux pays et zones économiques

févr -13

Pour les produits agricoles. Maïs (+0,6%), soja (+7,6%) et blé (-0,9%). D’une semaine à l’autre, les cours de produits agricoles, ont été caractérisés par des progressions, en raison de la révision à la baisse des prévisions américaines consécutives au manque de pluies et à des températures élevées.

mondial. Ce rapport aboutit à la conclusion selon laquelle les banques sont plus solides qu’elles ne l’étaient en 2007 et sont à même de résister à un nouveau choc financier majeur.

janv - 13

w Marché des biens. Au 29 août 2013, les cours des principaux produits de base intéressant l’économie congolaise ont évolué de manière divergente.

w Opérations financières de l’état. Au 30 août 2013, la balance du Compte Général du Trésor indique un déficit mensuel de 28,2 milliards de CDF, consécutif aux recettes de 270,8 milliards de CDF et aux dépenses de 299,1 milliards. Ce résultat tient principalement de la faiblesse des recettes au titre des impôts directs et indirects. En cumul annuel, le compte Général du Trésor affiche un excédent de 4,8 milliards de CDF. La situation consolidée des principaux souscomptes du Trésor laisse apparaître un déficit de 88,3 milliards. Quant à l’exécution du plan de trésorerie de la BCC, au 29 août 2013, elle affiche un excédent mensuel de 1,0 milliard de CDF, soit 1,8 milliard en cumul annuel.

bancaires ont augmenté de 4,79 % par rapport à décembre 2012 et de 1,47 % rapport à juin 2013 et les crédits à la clientèle de 3,48 %, d’un mois à l’autre, et de 15 % par rapport à fin décembre 2012. D’un mois à l’autre, il s’observe une baisse, de faible ampleur, des taux d’intérêt aussi bien en monnaie nationale qu’en monnaies étrangères pour les banques classiques. Tous les objectifs de la politique monétaire sont sous contrôle.

janv - 13

Marchés mondiaux. w Le marché des changes. La parité entre l’euro et le dollar américain s’est établie à 1,32 revenant de 1,33 une semaine avant, consécutivement à la possibilité de réduction des achats d’actifs par la Fed au mois de septembre prochain et aux craintes d’une intervention militaire en Syrie.

économique intérieure. En effet, le solde global brut s’est établi à +15,7 % revenant de +16,0 % un mois plus tôt.

déc -12

mondial. Ce rapport aboutit à la conclusion selon laquelle les banques sont plus solides qu’elles ne l’étaient en 2007 et sont à même de résister à un nouveau choc financier majeur.

déc -12

L

e taux d’inflation hebdomadaire au cours de la semaine allant au 30 août s’est établi à 0,036 %, soit un recul de 0,001 point par rapport à la semaine précédente, soit un taux d’inflation mensuel de 0,2 % contre 0,1 % au mois de juillet. L’exécution du budget en devises au 29 août 2013 renseigne des recettes de 93,60 millions de USD et des dépenses de 69,95 millions, soit un excédent de 23,65 millions. En cumul annuel, le solde du plan de trésorerie en devises indique une accumulation annuelle nette de devises de 49,06 millions de USD. Ce qui porte les réserves à 1.694,14 millions de USD correspondant à 8,98 semaines d’importations des biens et services. Le taux directeur reste maintenu à 3 % et sa marge de positivité s’établit à 2,09 points. Le marché interbancaire est de moins en moins actif, le volume mensuel des opérations en août est de 5 milliards au taux moyen pondéré de 1,5 %. S’agissant du secteur de B&T, l’optimisme des chefs d’entreprises est en léger recul progressif amorcé depuis le mois de juillet dernier, le solde de leurs opinions pondérées a encore une fois fléchi, en passant de +16,2 % un mois plus tôt à +12,0 % en août 2013. coup d’ Œil. La conjoncture économique internationale était dominée par le sommet du G20 (5-6 septembre 2013 à Pettersbourg, en Russie) et qui, par crainte d’un retour à la crise de 2008-2009, a traité de la volatilité des marchés émergents créée par la perspective d’une réduction des achats d’actifs par la Réserve fédérale américaine. En effet, les spéculations autour de la mise à terme du quantitatif easing ont occasionné des retraits de fonds obligataires d’environ 2 milliards de USD des marchés des pays émergents au cours de la semaine au cours de la semaine sous analyse (allant au 30 août) selon une étude de la Bank of América. Il sied de noter que ces retraits se sont opérés au profit des actions européennes, dont les fonds ont enregistré des entrées nettes de 1,3 milliard de USD, confirmant l’attractivité retrouvée de l’économie. Par ailleurs, le Comité de Bâle a donné, le mercredi 28 août, un rapport rassurant sur le système financier

Cours des principaux produits de base (2013). Rubrique

Déc-12

Janvier-13

Février-13

Mars-13

Avril-13

Mai -13

Juin-13

Juil-13

22 août-13

29 août-13

Produits agricoles Mais USD/T.

271,75

272,33

264,71

255,61

251,19

243,57

251,84

183,46

181,53

182,54

Blé USD/T.

770,75

782,00

708,00

691,00

725,25

706,00

646,75

664,25

634,25

640,00

Soja USD/T

531,99

540,26

542,46

514,71

540,17

555,33

573,90

505,15

490,35

527,39

Produits miniers Cuivre USD/T.

7.914,5

8.168,0

7.825,0

7.582,0

7.073,0

7.240,0

6.750,0

6.800,0

7.340,0

7.210,0

Cobalt USD/T.

25.644,15

26.460,0

26.195,40

25.137,00

27.893,25

28.995,75

31.641,75

31.531,50

29.106,00

28.665,00

100,05

101,97

108,10

109,96

115,11

Produit énergétique Pétrole USD/baril Londres

111,25

115,72

111,80

109,69

101,86

SOURCE: BANQUE CENTRALE DU CONGO, 2 SEPTEMBRE 2013.

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1260 | PAGE 11.


notes de conjoncture économique |

Un taux d’inflation de 0,2% en août contre 0,1% en juillet été caractérisés par des progressions, en raison de la révision à la baisse des prévisions américaines consécutives au manque de pluies et à des températures élevées. Produits miniers. Le cuivre. Malgré une baisse de 1,8 %, d’une semaine à l’autre, le cours du cuivre demeure toujours élevé et se situe à 7.210,00 USD la tonne en raison des perspectives favorables de la demande. Le cours du pétrole. Au 29 août 2013, le cours du pétrole s’est inscrit en hausse, se situant à 115,11 USD le baril contre 109,96 USD une semaine auparavant. Cette montée est provoquée par la crainte d’une intervention militaire américano-britannique contre la Syrie. Le marché des changes. La parité entre l’euro et le dollar américain s’est établie à 1,32 revenant de 1,33 une semaine avant, consécutivement à la possibilité de réduction des achats d’actifs par la Fed au mois de septembre prochain et aux craintes d���une intervention militaire en Syrie. évolution de la conjoncture intérieure. Secteur réel. La Production intérieure w Le taux de croissance. Les récentes estimations faites sur base des réalisations de production à fin juin 2013, ont fourni des indications selon lesquelles le rythme de progression de la croissance du PIB réel serait de 7,8 %, après un taux de 7,9 % estimé en avril dernier contre des résultats provisoires de 7,1 % enregistrés en 2012. Cette évolution, qui représente une accélération de la croissance de l’ordre de 0,7 point de pourcentage par rapport à l’année précédente, reste toutefois en deçà des prévisions annuelles de 8,2 % retenues dans le cadrage macroéconomique 2013. w Approche par la valeur ajoutée. Selon le calcul du PIB suivant l’approche de la valeur ajoutée, les estimations de la croissance économique obtenues en appliquant la méthodologie du SCN 93 sur les données de production à fin du mois de juin de l’année en cours, révèlent que le rythme de création de la richesse

nationale devrait être principalement soutenu par le secteur primaire à concurrence de 4,3 points de pourcentage revenant de 3,3 points une année plus tôt. Cette évolution résulterait de la contribution de 2,9 points à la formation du PIB pour la branche de «l’Extraction minière et des hydrocarbures» et 1,4 point pour celle de l’«Agriculture, forêt, élevage, chasse et pêche» contre respectivement 2,1 et 1,1 point en 2012. w Approche par la dépense. L’analyse de la croissance économique par l’approche de la dépense indique que l’activité économique serait principalement tirée par la demande intérieure dont la contribution à la croissance atteindrait 7,2 points de pourcentage sur les 7,8 % de progression du PIB réel en 2013, contre 6,1 points une année plus tôt, soit une amélioration de l’ordre de 1,1 point de croissance.

w Quant à la contribution de la demande extérieure nette, elle est passée de 0,9 point de pourcentage à 0,5 point entre les années 2012 et 2013, soit une contraction de 0,4 point qui consacre ainsi un accroissement du taux de dépendance de la RDC vis-à-vis de l’extérieur en dépit de la forte augmentation des exportations des biens et services en termes réels de 46,1 % contre 9,4 % une année plus tôt.

Le Baromètre de conjoncture. En août 2013, en dépit d’un léger repli du solde global brut à +15,7 % revenant de +16,0% un mois plus tôt, les entrepreneurs dans leur ensemble continuent à croire au raffermissement de la conjoncture économique. Cet optimisme est entretenu, au plan national, par la pérennisation de la stabilité du cadre macroéconomique et la poursuite par le Gouvernement de la République des efforts de reconstruction des infrastructures de base en vue d’assurer la circulation aisée et rapide des biens et des personnes sur l’étendue du territoire national. Analyse des soldes d’opinions par secteur d’activité économique. w Dans le secteur des industries manufacturières, la confiance des chefs d’entreprises, se réconforte davantage avec une nette appréciation observée au cours du mois

sous analyse. En effet, le solde brut d’opinions dans ce secteur, qui s’était situé à +15,8 % en juillet dernier, est remonté à +25,7%. Ce regain de confiance s’explique par l’effervescence exceptionnelle que connaissent les marchés de principaux produits alimentaires et chimiques avec l’ouverture des activités foraines à Kinshasa. w Dans les industries extractives, il convient de noter que la confiance affichée par les Chefs d’entreprises depuis plus d’une année demeure significativement positive, mais tout en étant marquée par un léger repli en août. En effet, le solde brut d’opinions dans ce secteur est passé de +18,8 % un mois plus tôt à +16,4 % en août 2013. Ce maintien de l’optimisme de la part des entrepreneurs reste soutenu par la relative stabilité de la demande dans un environnement économique où les cours des matières premières intéressant l’économie congolaise sont demeurés globalement haussiers au cours du mois sous revue.

restent optimismes, dans la mesure où ils jugent satisfaisantes l’évolution de l’activité et des demandes des travaux reçues et favorables, celle de la remise des prix.

hebdomadaire au cours de la semaine sous analyse (allant au 30 août) s’est établi à 0,036 %, soit un recul de 0,001 point par rapport à la semaine précédente, dégageant un taux d’inflation mensuel 0,2 % contre 0,1 % au mois de juillet. Il sied de noter que la dernière fois que le taux mensuel avait franchi la barre de 0,1 % remonte en février 2012 où le taux s’était situé à 0,5 %. En cumul, le taux d’inflation se situe 0,65 %. La prolongation de cette tendance à fin décembre 2013 établirait le taux d’inflation à 0,966 %. En glissement annuel, l’inflation s’établi à 0,905 % contre un objectif de 4,0 % en moyenne. Sur la place de Kinshasa, il s’observe une détende du taux d’inflation hebdomadaire qui a connu un repli de 0,008 point, soit un niveau de

w En ce qui concerne le secteur des services, il a été affiché en août un solde d’opinions positif de +1,7 % revenant de +2,7% correspondant au maintien d’une stabilité relative. Ce maintien de l’optimisme à un niveau jugé bas par les entrepreneurs reste expliqué par le comportement moins rassurant de la demande des services et l’évolution des prix pratiqués dans les marchés intérieurs contrairement aux prévisions correspondant à cette période de grandes vacances.

Les prix intérieurs. Le taux d’inflation

0,027 %.

influencé par le bon comportement des recettes des droits de portes qui ont représenté 49,8 % de l’ensemble des recettes. Les autres rubriques des recettes dont les impôts directs et indirects ainsi que les recettes administratives ont contribué respectivement à concurrence de 17,9 % et 9,2 % de l’ensemble des recettes. Quant aux dépenses, les montants décaissés à ce titre ont été alloué principalement aux dépenses courantes qui ont représenté 97,4 %. En ce qui concerne les dépenses d’investissement sur ressources propres, elles n’ont représenté que 2,6 %. Les débours au titre des dépenses courantes ont concerné principalement les rémunérations (43,1 %), les frais de fonctionnement (34,3

Secteur Public. Exécution des Opérations financières de l’état. Au 30 août 2013, la balance du Compte Général du Trésor indique un déficit mensuel de 28,2 milliards de CDF, consécutif aux recettes de 270,8 milliards de CDF et des dépenses de 299,1 milliards. Ce résultat tient principalement de la faiblesse des recettes au titre des impôts directs et indirects comme l’illustre le graphique ci-dessous. Toutefois, en cumul annuel, le compte Général du Trésor affiche un excédent de 4,8 milliards de CDF. La situation consolidée des principaux souscomptes du Trésor laisse apparaître un déficit de 88,3 milliards. Les ressources, comptabilisées à cette date ont été

(suite en page 13).

évolution du taux d’inflation hebdomadaire 2012-2013 (INS).

w Quant au secteur de la construction, l’optimisme des chefs d’entreprises demeure en léger recul progressif amorcé depuis le mois de juillet dernier, le solde de leurs opinions pondérées a encore une fois fléchi, en passant de +16,2 % un mois plus tôt à +12,0 % en août 2013. En dépit de ce fléchissement, il importe de noter que les entrepreneurs évoluant dans ce secteur

janvier

février

mars

avril

mai

juin

juillet

1er sem août

2è sem août

3è sem août

4è sem août

Taux d’inflation hebdomadaire 2012

1,63

0,50

0,09

0,06

0,06

0,03

0,05

0,02

0,01

0,01

0,01

Taux d’inflation hebdomadaire 2013

0,07

0,07

0,05

0,06

0,08

0,06

0,11

0,032

0,038

0,033

0,037

évolution du taux de l’inflation hebdomadaire 2012-2013.

0,037

0,004 0,03

0,03

0,036

0,022

0,026

0,02 0,01 0

0,01 1ère sem jan 2ème sem jan 3ème sem jan 4ème sem jan 5ème sem jan 1ère sem fév 2ème sem fév 3ème sem fév 4ème sem fév 1ère sem mar 2ème sem mar 3ème sem mar 4ème sem mar 1ère sem avr 2ème sem avr 3ème sem avr 4ème sem avr 2ème sem mai 3ème sem mai 4ème sem mai 5ème sem mai 1ère sem juin 2ème sem juin 3ème sem juin 4ème sem juin 1ère sem juill 2ème sem juill 3ème sem juill 4ème sem juill 1ère sem août 2ème sem août 3ème sem août 4ème sem août 5ème sem août

(suite de la page 11).

Evolution trimestrielle comparée du plan de trésorerie de la BCC entre 2012-2013 (en milliards de CDF) 2012 1er Trim 1er Sem

2013

Juillet

août

cumul

1er Trim 1er Sem

Juillet

29 août

cumul

Variation 2013/2012

I. Encaissements

47,3

101,0

20,4

21,4

142,8

55,1

112,8

18,0

14,3

145,1

2,4

II. Decaissements

60,2

119,6

19,8

20,7

160,1

55,0

112,4

17,7

13,3

143,4

16,7

III. Résultat

12,9

18,6

0,6

0,7

17,3

0,1

0,4

0,3

1,0

1,7

19,1

évolution du Plan de trésorerie de la BCC (en millions de CDF) Rubriques

Prév. Juillet

Réal. Juillet 2013

Taux dexéc en %

Prév. Août

Réal. Août au 29

Taux dexéc en %

Encaissements

17 890,0

18 014,0

100,7

18 053,0

14 841,0

82,2

Dép. BCC Entreprise

13 208,0

11 878,0

89,9

12 607,0

10 859,0

86,1

- Charges courantes

12 806,0

10 401,0

81,2

12 205,0

9 988,0

81,8

402,0

1 477,0

367,4

402,0

871,0

216,7

Résultat BCC Entrep.

4 682,0

6 136,0

131,1

5 446,0

3 982,0

Dép./ Pol mon et Int Gén.

4 682,0

4 667,0

99,7

4 348,0

2 034,0

46,8

- Charges d’expl. mon.

3 963,0

3 151,0

79,5

3 490,0

1 389,0

39,8

- Charges d’exploit banc.

540,0

1 435,0

265,7

679,0

562,0

82,8

- Autres charges/intér. Publ.

179,0

81,0

45,3

179,0

83,0

46,4

Débours à récupérer

0

1 138,0

1 098,0

925,0

TVA

0

0

0

0

0

0

17 890,0

17 683,0

98,8

18 053,0

13 818,0

76,5

-

331,0

-

1 023,0

- Dép. d’investiss.

II. Décaissements III. Solde

SOURCE: BANQUE CENTRALE DU CONGO, 2 SEPTEMBRE 2013.

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1260 | PAGE 12.


notes de conjoncture économique |

Le marché interbancaire peu actif, le B&T est en léger recul

SECTEUR EXTERIEUR. Le marché des changes. Au 30 août 2013, le marché des changes demeure stable. En comparaison à la semaine dernière, il se dégage une appréciation du cours indicatif de 0,01 % et une dépréciation du cours parallèle de 0,18 %. Le taux de change s’est établi à 917,89 CDF à l’indicatif et à 928,00

w Marché interbancaire (en milliards de CDF). Marché des titres BTR. Au 28 août 2013, l’encours global du titre BTR s’est établi

Comportement des facteurs de la liquidité bancaire. Au 27 août 2013, le bilan monétaire provisoire de la Banque Centrale indique que les facteurs de la liquidité bancaire ont induit une injection nette de la liquidité de 46,5 milliards de CDF

Evolution des facteurs autonomes et institutionnels.

l’autre, une baisse de 0,41 point en monnaie nationale et de 0,28 point en monnaie étrangère pour les banques classiques, alors que pour les banques de microfinance, il s’observe un statu quo. Un constat analogue est fait pour les taux créditeurs des banques classiques qui ont connu, d’un mois à l’autre, un décru de 0,17 point en monnaie nationale et de 0,13 point en monnaie étrangère.

Evolution des taux d’intérêt. D’un mois à l’autre, il s’observe une baisse, de faible ampleur, des taux d’intérêt aussi bien en Monnaie nationale qu’en monnaie étrangère pour les banques classiques. Le taux débiteur a connu, d’un mois à

Evaluation des objectifs de la politique monétaire. L’un des trois objectifs de la politique monétaire, en l’occurrence la masse monétaire hors dépôts en devises et provisions est en léger dépassement par rapport à la cible programmée.

1ère sem sept

4ème sem août

2ème sem août

5ème sem juill

1ère sem juill

3ème sem juin

1ère sem juin

Taux parallèle Taux plafond

4ème sem mai

2ème sem mai

4ème sem avr

Taux indicatif Taux plancher

2ème sem avr

960,00 950,00 940,00 930,00 920,00 910,00 900,00 890,00 880,00 870,00

2,5 % par rapport à fin juin 2013. w l’augmentation du crédit à la clientèle de 3,48 %, d’un mois à l’autre, et de 15 % par rapport à fin décembre 2012 ; w la hausse du crédit en monnaie nationale de 10 % par rapport à juin et 3,9 % par rapport à décembre; w la hausse du crédit en monnaie étrangère par rapport au mois précédent et à fin décembre 2012 de, respectivement, 2,8 % et 15,2 %.

évolution Evolution du taux de change

4ème sem mar

w Facilités permanentes (en milliards de CDF). à l’interbancaire, le volume mensuel des opérations se chiffre à 13,0 milliards de CDF au taux moyen de 2 %. En rythme annuel, le volume des transactions effectuées sur ce guichet a totalisé à cette date 1.545,9 milliards de CDF.

évolution de l’encaisse monétaire. Au 23 août 2013, les émissions nettes cumulées se sont établies à 101,1 milliards de CDF. Le total des billets recyclés s’est établi à 643,2 milliards de CDF. En province, le recyclage a représenté 60,7 % contre 39,3 % au Siège.

évolution des facteurs institutionnels. L’arsenal opérationnel de la Banque Centrale, via principalement les Billets de Trésorerie et le coefficient de la réserve obligatoire, a permis de réduire de 46,3 milliards de CDF le total d’injections signalées. Ce qui a ainsi favorisé une injection nette de 46,5 milliards de CDF contre celle de

2ème sem mar

Monnaie et Crédit. w Marché monétaire. Le guichet des prêts à court terme et celui des facilités permanentes sont demeuré inactifs. S’agissant notamment du second guichet, il n’a plus fait l’objet de sollicitation depuis la dernière opération du 23 mai dernier qui a porté le cumul annuel des transactions y enregistrées à 20,9 milliards de CDF. Cette situation dénote une aisance en liquidité pour les banques.

évolution des avoirs libres des banques. Au 30 août 2013, le compte courant des banques a totalisé 241,7 milliards de CDF contre 261,2 milliards de CDF une semaine auparavant. Par ailleurs, la moyenne notifiée des réserves obligatoires pour la période du 15 août au 14 septembre 2013 se chiffre à 167,3 milliards de CDF; ce qui a situé les avoirs excédentaires des banques à 74,4 milliards de CDF.

Dynamisme de l’Activité bancaire. Dépôts de la clientèle et crédits à l’économie L’analyse des dépôts de la clientèle des banques dégage les enseignements ci-après: w les dépôts bancaires ont augmenté de 4,79 % en juillet 2013 par rapport à décembre 2012 et de 1,47 % rapport à juin 2013 ; w les dépôts à terme ont enregistré une hausse de 16,1 % en termes annuels contre une baisse 0,6 % d’un mois à l’autre. Cela dénote la confiance du public dans la consolidation de la stabilité économique et monétaire; w les dépôts en monnaie nationale ont augmenté de 8 % en juillet par rapport à fin 2012 et de

Evolution des facteurs autonomes. Ils ont injecté 92,8 milliards de CDF contre un flux programmé de 106,7 milliards de CDF. Cette situation procède principalement de l’évolution moins importante que prévue des Avoirs Extérieurs Nets.

4ème sem fév

évolution du plan de trésorerie de la Banque Centrale Au 29 août 2013, l’exécution du plan de trésorerie de la BCC affiche un excédent mensuel de 1,0 milliard de CDF. En cumul annuel, la Banque a réalisé un excédent de 1,8 milliard. Par rapport aux prévisions, les encaissements et les décaissements en cette période du mois ont atteint respectivement 82,2 % et 76,5 %. Les décaissements ont été effectués en grande partie au profit des dépenses courantes avec une proportion de 72,3 %. Les autres rubriques, à savoir: les dépenses de politique monétaire et d’intérêt général ainsi que celles d’investissement, ont représenté respectivement 14,7 % et 6,3 % du total décaissé. A cette même période, la BCC en tant qu’entreprise a réalisé un excédent de 4,0 milliards de CDF lequel, après l’intégration des dépenses de politique monétaire et d’intérêt général, s’est chiffré à 1,0 milliard.

45,5 milliards de CDF attendue à cette date.

2ème sem fév

Budget en devises et réserves internationales. L’exécution du budget en devises au 29 août 2013 renseigne des recettes de 93,60 millions de USD et des dépenses de 69,95 millions, soit un excédent de 23,65 millions. En cumul annuel, le solde du plan de trésorerie en devises indique une accumulation annuelle nette de devises de 49,06 millions de USD. Ce qui porte les réserves à un niveau de 1.694,14 millions de USD correspondant à 8,98 semaines d’importations des biens et services.

contre une injection programmée de 45,5 milliards de CDF.

5ème sem jan

%), les rétrocessions (11,0 %) ainsi que les autres dépenses urgentes (9,5 %).

à 129,5 milliards de CDF venant de 127 milliards. Son évolution a donné lieu à des ponctions annuelle et hebdomadaire respectives de 34,5 milliards de CDF et de 2,5 milliards. Le coût financier hebdomadaire a été de 10,87 millions de CDF contre 11,46 millions la semaine d’avant. Une diminution du taux moyen pondéré a été enregistrée, le taux s’étant situé à 1,35 % contre 1,51 % la semaine précédente. En termes réels, la marge de positivité s’est chiffrée à 0,45 point pour les BTR à 7 jours et de 2,09 points pour le taux directeur.

3ème sem jan

CDF au parallèle.

1ère sem jan

(suite de la page 12).

Budget en devises 2013 (en millions de U5D). Moyenne 1er semestre 2013

Juillet

29/08/2013

1 686,41

1 692,66

1 670,48

106,05

91,16

93,60

A. Recettes d’exploitation

3,69

4,78

3,81

1. Redevance de contrôle de change

3,11

4,11

3,25

B. Opérations de change

102,39

86,37

89,79

1. Rachats recettes fiscales et non fisc.

95,06

84,37

79,87

- Recettes pétrolières

45,24

33,68

32,95

- Recettes minières

44,01

49,31

36,82

3. Achats interbancaires (Adjudications)

4,60

2,00

2,00

Il. FLUX PROJETES EN DEPENSES

98,15

113,33

69,95

A. Dépenses du Trésor

88,00

109,58

67,69

RUBRIQUES Stock initial* I. FLUX PROJETES EN RECETTES

Programmation 06 juin 2013

Réalisation flux 06 juin 2013

27 août 2013

27 août 2013

1. Fact. autonomes (hors circul fiduc.)

106,7

92,8

-13,8

a) AEN

50,9

28,6

-22,2

b) AIN

55,8

64,2

8,4

- Crédits intérieurs

71,2

29,3

-41,9

1. Service de la dette extérieure

11,37

38,49

4,72

* CNE

102,1

30,1

-72,0

* Créances sur BCM (RME)

-32,2

-4,3

26,9

2. Paiements diverses créances

13,98

11,83

7,49

* Créances sur secteur privé

0,3

3,5

3,2

3. Fonctionnement

62,64

59,25

55,47

- APN hors BTR

-15,4

34,9

50,0

2. Fact. Institutionnels

61,1

46,3

-14,9

- Fournisseurs

29,28

21,43

35,37

a) Encours BTR

50,1

32,0

-18,1

B. Dépenses de la BCC

10,15

3,75

2,25

b) Réserve Obligatoire

13,2

17,0

3,8

c) Encours refinancement

2,1

2,7

0,6

5. ventes interbancaires

4,80

-

-

Fact. Auton. Fact.Instit. (1-2)

45,5

46,5

1,0

BALANCE

7,91

22,17

23,65

POSTES

Ecart

Variation en milliards de CDF

(+) injection; (-) ponction

Stock final SOURCE: BANQUE CENTRALE DU CONGO, 2 SEPTEMBRE 2013.

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1260 | PAGE 13.

1.678,51

1.670,49

1.694,14


prestige de l’auto |

La GT3 type 911 atteint un niveau de technologie jamais vu sur ses devancières

L

Avec 1.430 kg, la GT3 991 est plus lourde de 35 kg que la GT3 997 et affiche 15 kg de plus que la Carrera S 991. Porsche n’a pourtant pas lésiné sur l’aluminium (toît, ailes, ouvrants), mais le régime compense en partie seulement le surpoids lié au bagage high-tech et à la boite automatique. droits réservés.

e constat est toujours le même. On se demande où Porsche trouve sa marge de progression pour faire de chaque nouvelle 911 une machine toujours plus aboutie. Cela vaut surtout pour la GT3, sa version radicale. Mais cette fois, la GT3 type 991 vit une stupéfiante révolution avec un contenu technologique inédit. Suffisant pour conforter son aura de terreur des circuits… et de tout ce qui comporte de l’asphalte.

allemande: une relative polyvalence et facilité d’utilisation. D’aucuns sont formels: avec un peu de concessions sur le confort des vertèbres et l’équipement, une GT3 fait l’affaire en trajet domicile-travail… ou pour se rendre par la route sur son circuit préféré. Au risque de troubler les adeptes de la première heure, la GT3 type 991 atteint aujourd’hui un niveau de technologie jamais vu sur ses devancières. Citons notamment les roues arrière directrices et l’arrivée de la boite PDK montée d’office. Voilà qui annonce un chambardement.

Circuit des Écuyers, (Aisne). Dans la famille 911, il y a la Carrera et ses dérivés. S, 4S… À l’autre bout de la gamme, on trouve la Turbo, monstre à mi-chemin entre GT et supercar. La GT3 occupe une place à part: celle de l’athlète, qui s’épanouit aussi bien sur piste que sur route ouverte. Voilà son rôle depuis sa naissance en 1999, sur la génération 996. Par la suite, la GT3 997 a gagné en efficacité au fil de ses évolutions, culminant à 435 ch en fin de carrière (500 ch avec l’éphémère RS 4.0 en 2012). C’est surtout auprès des puristes que la GT3 trouve écho. Avec l’embourgeoisement progressif des modèles Carrera, certains considèrent la GT3 comme la véritable descendante de la 911 originelle. Rude, mais sans se départir de ce qui fait le sel de la mythique

QUOI DE NEUF SUR LA 911? Une zone rouge à 9.000 tr/min, 40 ch de plus par rapport à la précédente GT3, un peu plus de couple (440 Nm à 6.250 tr/min), et surtout quelques nouveautés qui marquent un tournant pour les 911 radicales… Déjà, l’abandon de la boîte manuelle au profit de la transmission PDK fera tiquer les adeptes du talon-pointe. Ensuite, elle hérite d’une direction à assistance électrique, également une première pour une GT3. Le plus spectaculaire concerne ses roues arrière, désormais directrices. Le principe est connu: à basse vitesse, les roues arrière braquent à l’inverse de l’avant, puis s’orientent dans le même sens à partir de 80 km/h. Dans les faits, le dispositif est censé améliorer l’agilité et la stabilité de la 911. Le train arrière de la GT3 est aussi épaulé

par le PTV (Porsche Torque Vectoring), agissant comme un autobloquant électronique au niveau du différentiel. L’autre grosse évolution porte sur le moteur. Cette fois, le flat-6 n’est plus un bloc développé à part (le «Metzger», extrapolé de la course sur les précédentes GT3), mais dérive du 3,8 litres civil de la Carrera S. Donc, doté de l’injection directe (autre grande première pour une GT3). Pour passer de 400 à 475 ch et grimper 1.400 tours plus haut, il a subi de sérieuses optimisations. Outre l’admission remaniée, ce moteur à carter sec reçoit de nouveaux éléments mobiles (bielles en titane, pistons en alu forgé, nouveau vilebrequin). On oublie presque que l’allègement, l’un des piliers de la GT3, n’est pas au rendez-vous. Avec 1.430 kg, la GT3 991 est plus lourde de 35 kg que la GT3 997, et affiche 15 kg de plus que la Carrera S 991. Porsche n’a pourtant pas lésiné sur l’aluminium (toit, ailes, ouvrants), mais le régime compense en partie seulement le surpoids lié au bagage high-tech et à la boite automatique. Le reste de l’évolution réserve moins de surprise. Hormis le compte-tours, l’absence des sièges arrière et quelques inscriptions GT3 (seuils de portes…), rien ne distingue l’habitacle de celui d’une simple Carrera. Les baquets de notre modèle sont optionnels (3.336 €). Pour plus de sport, il faut choisir le pack Clubsport (option

gratuite incluant arceau, harnais, extincteur), ou attendre une future GT3 RS, dépouillé et allégée. Esthétiquement, on retrouve les éléments aérodynamiques typiques de la GT3. Large bouclier ajouré et imposant spoiler arrière rendent sa silhouette facilement identifiable. à ceci près que de la 997 à la 991, les dimensions ont enflé: plus longue de 8,5 cm, la GT3 cru 2013 repose aussi sur un empattement de 2,457 m, soit 10 cm de plus que la devancière. Par la même occasion, les voies ont été élargies de 4 cm à l’avant. CE QUE ÇA CHANGE? Le constat est clair : la GT3 991 pose de nouvelles références dans le petit monde des supersportives. En matière de dynamisme, équilibre et facilité, un cap spectaculaire est franchi. Déjà, ses dimensions en hausse se traduisent par une stabilité accrue à haute vitesse. Quant aux quatre roues directrices, leur bénéfice se fait très vite sentir. Le système, couplé au répartiteur de couple PTV, gomme totalement la tendance au museau baladeur typique de la 911. Un gros travail a aussi été mené au niveau du train avant pour arriver à ce résultat. Aucune autre 911 n’offrait une telle agilité jusqu’alors: on entre très vite en courbe, avec une aisance ahurissante, et on en ressort encore plus fort. Avec une surprise : le sur-virage intervient progressivement, et relativement tôt. L’effet sac à dos

a presque disparu, au profit d’un équilibre plus neutre. En fait, cette GT3 se rapproche d’une super-sportive à moteur central (comme une certaine Ferrari 458 Italia). Autre bonne surprise, la direction offre une consistance et un ressenti de vraie sportive, infiniment plus connectée à la route que sur une Carrera. On sait à quel moment les Michelin Sport Cup vont lâcher prise (très tard). Avec ce châssis, on dispose de quoi exploiter sans retenue ce flat-6 au tempérament de moteur de course. Docile sous les 5.000 tours, il parait presque étouffé, demandant à être sollicité par ses raclements rauques. C’est en milieu de compte-tours que cette mécanique libère son muscle et pousse de plus belle jusqu’en zone rouge, dans un méchant râle métallique. Pas vraiment élégant, mais terrifiant. Surtout lorsque votre serviteur rétrograde à presque 7.000 tours… et que la boite s’exécute. Ce geste n’était pas nécessaire: en mode Sport Plus, la gestion de la PDK est suffisamment intelligente pour maintenir le régime dans la plage d’utilisation optimale, entre 6.000 et 9.000 tours. Pour le plus grand plaisir des oreilles, et du chrono: avec un 400 m D.A. en 11,4 s, la GT3 accélère plus fort que la redoutable RS 4.0 (12,1 s). Elle la dépasse aussi de 5 dixièmes sur le 0 à 160 km/h (7,5 s pour la GT3 991). C’est moins qu’une 911 Turbo S, mais les sensations sont autrement plus viriles. Au vu des libertés

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permises par la PDK, on se demande ce qu’il reste à une transmission manuelle conventionnelle… En rapidité (100 millisecondes) et anticipation, la machine fait mieux que la plupart des pilotes. Garder les mains sur le volant et

commander la boite aux palettes permet de se concentrer sur ses trajectoires et son freinage. Toujours indestructible et ultra-puissant, avec une attaque à la pédale très directe et facile à doser. Mais vous devez disposer de 139.000 €.

Assurez-vous que vous n’êtes pas en France...

O

n peut imaginer assez facilement que de temps en temps, Jeremy Clarkson et ses complices se retrouvent légèrement audessus de la limitation légale de vitesse sur une voie rapide. Lui et le reste des présentateurs de Top Gear conduisent régulièrement des machines extraordinairement puissantes, sur toutes les plus belles routes du monde. Il y a quelques semaines, Jeremy Clarkson et Richard Hammond ont justement emprunté les routes françaises avec deux machines de rêve, une Aston Martin Vanquish et une Porsche 911 GT3, dans le but de tourner une émission spéciale qui sera très prochainement diffusée. Mais alors qu’ils roulaient à un rythme assez tranquille au regard des capacités de leur machine, ils ont eu la mauvaise surprise de se faire arrêter par la police. Des policiers qui effectuaient des contrôles radars dans le coin, et qui ont attrapé les deux compères en excès

de vitesse: 141 km/h pour Jeremy et 143 km/h pour Richard, sur une portion qu’ils croyaient limitée à 130 km/h comme c’est normalement le cas sur une portion d’autoroute sans aucun danger en France. Erreur! La portion était en fait limitée à 90 km/h. La suite a rendu Jeremy Clarkson très en colère: «ils ont pris nos permis de conduire sur le champs. Pas de procès, pas d’explication, rien. Après avoir collecté l’amende, ils nous ont laissé sur l’autoroute avec l’Aston Martin et la Porsche, sans moyen de les déplacer puisque nous étions, Richard et moi, interdits de conduite sur le territoire français pour trois mois. Fort heureusement, les membres de notre équipe de tournage ont pu nous sauver mais que ce serait-il passé si nous avions été seuls? Il n’y a qu’en France où j’ai eu ce problème, mon permis de conduire était intact depuis 25 ans. Un conseil: si vous pensez dépasser la limitation de vitesse, assurez-vous de ne pas être en France».


Mettre les gaz en période d’incertitude

C’est ce qui s’appelle une salle noire de monde, que nul n’avait jamais remplie avant où, en pleine période d’incertitude et de reniement, sur le thème «Tous ensemble derrière Kabila», le Parti pour l’Action refuse du monde sur une terre passant pour hostile, laisssant des grappes humaines traîner dans les dépendances de cette Fikin. lesoft numérique.

Sur les bords de la Luye, sur nos terres bénies de Bandundu, dans Masimanimba, des villages entiers se vident et entrent en transe à l’apparition de Ya Khala (le Grand Crabe).Une histoire vient de commencer qui passera par la matinée politique de rentrée organisée dans la mythique salle de la Fikin sur le thème «Tous ensemble derrière Kabila». lesoftNumérique.

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la une du soft |

Comment pérenniser la paix au Congo

Une vue du Conseil des Ministres extraordinaire présidé le samedi 30 novembre 2013 à Goma par le Président de la République. à l’ordre du jour: comment parachever, consolider et pérenniser la paix? Invités du Conseil: les gouverneurs des quatre provinces touchées par la guerre (les deux Kivu, le Maniema et la province Orientale). dréservés. Le Président Joseph part à ce conseil des existants; draft; provinces et territoires l’identification des les activités de ces Kabila Kabange a ministres. Les quatre L’absence w échanges avec le affectés ainsi que le organes de suivi groupes armés», a-tgouverneurs ont d’appropriation par le Comité Exécutif de contexte administratif, pour des échanges regagné Kinshasa il martelé, invitant présenté des états des Gouvernement, couplé coordination des socio-économique et systématiques mercredi, venant de notables, députés lieux qui constituent au faible alignement Partenaires sur le projet démographique. d’information et des Bukavu, dernière provinciaux et des matériaux de des partenaires au du programme spécial. w Détermination des revues à mi-parcours; étape de sa tournationaux à séjourner base essentiels pour développement aux à ce sujet, il a été secteurs prioritaires par - Les contraintes et les née dans la partie dans la province l’enrichissement et priorités nationales, convenu avec le Comité province et par territoire risques de la mise en orientale du pays où pour sensibiliser la finalisation du malgré la mobilisation Exécutif des partenaires Le diagnostic des ceuvre du PSR-TCA il s’est rendu pour et conscientiser la Programme Spécial importante des au Développement, la secteurs prioritaires étant donné qu’elle peut réconforter la popupopulation afin de de Reconstruction des ressources (cas du nécessité d’harmoniser établit un état des lieux être butée à un certain lation au lendemain nettoyer ces poches Territoires affectés STAREC: 317,72 les priorités du PSRde sept (07) secteurs nombre de facteurs de la victoire des d’insécurité. «Sans par les Conflits Armés millions de dollars TCA avec l’Accord considérés comme internes et externes FARDC sur les rebel- ce processus, il sera PSR-TCA. Des experts américains). cadre d’Addis-Abeba prioritaires dans chaque dont les principaux les du M23. Dans une difficile de parer à la du Gouvernement et Face à cet état de choses et les résolutions province et dans chaque sont: l’insécurité, la adresse aux autorités situation actuelle», ceux de ces provinces et en vue d’assurer de concertations territoire concerné à mauvaise gouvernance politico-administrati- a-t-il dit. Joseph devaient se concerter en la réappropriation nationales. Ce travail savoir: et l’absence de ves auxquelles se sont Kabila a appelé une veillant à ce que soient par le Gouvernement d’harmonisation qui - Infrastructures de financement intérieur et jointes les différennouvelle fois les forces dégagées les actions du processus de fait partie des étapes en transport; extérieur. tes couches sociales négatives à déposer les prioritaires à mettre en stabilisation et de cours devra préciser: - Ressources w Mise à disposition de la population de armes. «Nous n’avons oeuvre à court terme reconstruction des w Les engagements du Hydrauliques et de projets bancables Bukavu, réunies dans aucune envie de verser pour chaque province. territoires affectés Gouvernement; électricité; à financer par le la salle des spectadu sang. Que ces Sont également par les conflits armés, w Les engagements - Agriculture et Gouvernement ou par cles de la paroisse groupes déposent les concernées les un cadre cohérent internationaux pour Développement rural; les PTF. catholique Mater armes et nous, en tant provinces du Katanga et devant fédérer tous ces améliorer l’efficacité - Santé; En annexe du draft Dei de la commune l’équateur. Ci-après les programmes et intégrer de l’aide dans la éducation; du programme en que gouvernement, d’Ibanda, le chef de justifications de ce PSTle besoin d’alignement mise en oeuvre de ce Genre et famille; élaboration, sont repris: nous saurons comment TCA. des interventions des programme; Environnement - Les projets en cours l’état a déclaré que les utiliser», a-t-il I. CONTEXTE ET partenaires aux priorités w Un cadre de et Situations d’exécution des sans paix ni sécurité, déclaré, ajoutant qu’il JUSTIFICATION DU du Programme d’Action redevabilité mutuelle; Humanitaires. territoires affectés par aucun développement n’est «plus question PROGRAMME. du Gouvernement, w Les mécanismes w Défïnition des les conflits armés par durable n’est possible d’enrôler ou d’intégrer w Depuis 1996, devra être mis en place de suivi conjoint de objectifs, des Province et par Secteur; pour lutter contre la les éléments de ces la plupart des à travers un programme la mise en oeuvre du orientations stratégiques - Les projets d’urgence, pauvreté que contigroupes armés dans infrastructures sociounique. programme. et sectorielles de reconstruction et de nue à vivre le peuple les FARDC comme économiques de C’est ainsi qu’un Au regard du diagnostic développement dont les congolais. «Bien que en 2003 et 2009». Il base et autres ont été Groupe Technique du III. PRéSENTATION et des objectifs, des financements sont à l’on ait remporté la sera mis en place en endommagés surtout Travail a été créé pour SOMMAIRE orientations stratégiques rechercher; victoire sur le M23, province une structure dans les territoires élaborer ce programme DU PROGRAMME. sectorielles coulés - Les projets bancables la grande lutte qui d’identification des affectés par les conflits unique nommé Les grands points du en actions ont été (les projets intégrateurs nous reste est celle éléments des forces armés; Programme Spécial PSR-TCA sont les formulées dans la et nationaux). à mener contre la négatives qui doivent w Leur état de pour la Reconstruction suivants: perspective de la mise pauvreté», a déclaré déposer les armes délabrement continue des Territoires affectés - Identification des en œuvre des projets IV. PROCHAINES le Chef de l’état, avant de retourner chez à s’aggraver jusqu’à par les Conflits Armés territoires affectés par des secteurs prioritaires éTAPES. ajoutant qu’il faut eux, a-t-il indiqué, ce jour, sans compter (PSR-TCA) sur les conflits armés en retenus. L’atelier consolider la paix qui soulignant que «sinon, d’importants recommandation du RDC; w Formulation d’un d’enrichissement et de est en train de s’obsla force sera utilisée». mouvements des Groupe thématique - Détermination des cadre de mise en oeuvre pré-validation du draft, tenir et que cette lutte Le Président de la populations; «Secteurs Productifs» secteurs prioritaires La formulation du cadre organisé le 06 et 07 n’est autre que celle République est arrivé w Pour faire face tous en sa réunion du 08 par province et par de mise en oeuvre du novembre dernier avait du développement. à Bukavu mardi par le ces problèmes, le avril 2013. territoire; PSR-TCA décline: pour but: «Retenez qu’il y a des territoire de Kalehe, Gouvernement de la II. éTAT - Définition des - L’estimation des coûts w d’apporter les poches d’insécurité à République a mis en D’AVANCEMENT objectifs et des des projets par secteur, amendements des en provenance du travers la province. place, avec l’appui DES TRAVAUX. orientations stratégiques par province et par experts sectoriels aux Nord-Kivu, après des Partenaires au Les travaux entrepris par secteur; bailleur; diagnostics, objectifs et Notre objectif est d’y avoir séjourné dans développement, jusqu’à ce jour ont Formulation d’un La stratégie de orientations stratégiques mettre fin. la province Orientale. plusieurs programmes abouti aux résultats cicadre de mise en œuvre; financement des du document; Dimanche 1er Et pour y parvenir, il dont: le STAREC, le après: Mise à disposition projets en cours w d’identifier les décembre, le président faut la collaboration DDR, le PCP,... w élaboration des de projets bancables d’exécution et ceux projets d’urgence de la République a de la population. Sans w Cependant, il y a lieu Termes de Référence à financer par le sans financement par le et de reconstruction présidé un Conseil cette collaboration, de reconnaître qu’en (TDR); Gouvernement ou par Gouvernement national, desdits territoires dont des ministres l’on ne parviendra pas dépit de tous les efforts w élaboration d’une les PTF. les gouvernements le financement est à extraordinaire à l’issue à avoir une sécurité pour venir en aide à note méthodologique; w Identification des provinciaux concernés rechercher; duquel a été adopté totale en province», ces populations, les w Production d’une territoires affectés par ainsi que les partenaires w d’identifier et de a-t-il expliqué révélant un programme de résultats obtenus après feuille de route les conflits armés en bilatéraux et fournir les informations qu’outre des étrangers, reconstruction des la mise en oeuvre de déclinant les activités RDC. multilatéraux; sur les projets de provinces touchées tous ces programmes du GT/PSR-TCA; - L'identification et - Le dispositif de suividéveloppement et il y a des enfants par la guerre (les deux sont restés mitigés. Ceci w élaboration du draft la présentation des évaluation, notamment d’intégration régionale de la province dans Kivu, le Maniema et s’explique par: du programme; territoires affectés la mise en place dont les études des groupes armés la province Orientale). La fragmentation w Organisation d’un par les conflits du système de sui­ de faisabilité sont ennemis, et que le Les gouverneurs de ces des efforts dans atelier technique armés circonscrivent évaluation, l’élaboration disponibles dont les Sud-Kivu en héberge quatre provinces avaient les programmes de d’enrichissement et de succinctement les aires des indicateurs de études de faisabilité 19. «Il faut mettre été invités à prendre reconstruction pré-validation du géographiques des suivi-évaluation, sont disponibles (...). un terme à toutes exceptionnellement LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1260 | PAGE 16.


la une du soft |

Programme minimum d’urgence pour la consolidation de la paix et la reconstruction des territoires libérés

L

e Soft International publie ciaprès le programme minimum d’urgence pour la construction de la province du Nord-Kivu, particulièrement de la ville de Goma et des territoires de Nyiragongo et Rutshuru, libérés de l’occupation du M23, adopté au conseil des ministres extraordaire présidé par le Président de la République le samedi 30 novembre dernier à Goma. 1. INTRODUCTION. Pour évaluer les urgences et dégager les actions à mener, une mission gouvernementale, conduite par le Ministre en charge de l’Intérieur, Décentralisation, Sécurité et Affaires Coutumières et comprenant les Ministres du Plan et Suivi de la Mise en oeuvre de la Révolution de la Modernité, de la Santé Publique, de l’Agriculture et Développement Rural, des Affaires Sociales et Humanitaires ainsi que les ViceMinistres du Budget et de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel a été organisée. Cette mission avait également pour but de marquer la présence de l’autorité de l’état dans les entités sinistrées et réarmer le moral de la population. à l’issue des rencontres d’échanges organisées notamment avec la Société Civile, les Partis Politiques, la FEC, les représentants des groupes armés prêts à se rendre et les étudiants, la délégation gouvernementale a constaté, d’une part que toute la population du Nord-Kivu salue unanimement la reconquête par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) des territoires de Nyirangongo et Rutshuru qui étaient sous occupations du M23. Elle félicite le Chef de l’état, Commandant Suprême des FARDC et tout le Gouvernement de la République pour l’action salvatrice de libération du Territoire national. D’autre part, un consensus se dégage sur l’urgence de mettre en place un programme minimum, pour rétablir durablement l’autorité de l’état dans ces territoires, consolider la paix, reconstruire les infrastructures socio-économiques détruites et relancer l’activité économique sur l’ensemble de la Province du Nord-Kivu. Les données recueillies

par les administrations des ministères sectoriels ainsi que celles fournies par les différents groupes rencontrés permettent de formuler un programme minimum d’urgence axé principalement autour des secteurs ci-après: 1. Questions Humanitaires et accompagnement des femmes et des enfants victimes directs des conflits armés; 2. Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel; 3. Santé; 4. Agriculture et Développement Rural; S. Routes nationales et voiries; 6. Eau et Electricité ; 7. Economie et Commerce; 8. Emploi; 9. Jeunesse, Sports, Culture et Arts; 10. Réconciliation et cohabitation pacifique des communautés; 11. Justice et Droits Humains.

1. QUESTIONS HUMANITAIRES 1.1. Constats. i. Déplacement massif des populations. w Déplacés des guerres internes - 35.000 personnes déplacées de guerres, logées dans des sites publics autour de la ville de Goma ; - Plusieurs autres centaines de milliers des déplacés internes dans les provinces du NordKivu et du Sud-Kivu notamment dans les territoires de Rutshuru, Nyiragongo, Masisi et Kalehe ; - Malnutrition des ménages déplacés; - Femmes et enfants en situation de détresse; - Phénomène des enfants non accompagnés. w Réfugiés en Ouganda et au Rwanda - 18.320 refugiés en Ouganda. - Plusieurs dizaines de milliers de refugiés au Rwanda. ii. Viols des femmes et des mineurs Plusieurs cas de viols ont été signalés, à savoir 4.689 cas des violences sexuelles rapportés en 2011 et 7.075 cas en 2012 dus aux incursions meurtrières de M23. iii. Blessés et Morts Civils Il convient de signaler que parmi ces disparus et blessés civils, quelques cas sont imputés aux soldats FARDC à Tshengerero et à Bunagana, juste

après la reconquête de ces entités par nos troupes. La population réclame la prise en charge de soins médicaux de ces blessés encore dans les hôpitaux en Ouganda et à Jomba.

iv. Destruction des maisons et autres édifices publiques w 153 maisons touchées à Rutshuru-Centre w 282 maisons endommagées sur l’axe Burayi-Bunagana en Territoire de Rutshuru w 240 maisons endommagées par le bombardement lors des affrontements à Kibumba w 146 maisons endommagées dans le groupement de Buhumba à Nyiragongo v. Pillage des biens publics et privés Plusieurs cas de pillage du bétail et de récoltes (sous forme de rançons) par le M23 w Des radios publiques et communautaires vandalisées par le M23 : cas de la radio la Colombe, de la RTNC/ Sauti ya Rutshuru à Rutshuru-Centre et de la Radio communautaire de Bunagana. vi. Risque majeur de protection dans les territoires de Nyiragongo (particulièrement dans le groupement de Kibati, Rutshuru (Localités de Chanzu, Mbuzi et Runyonyi...) et la Ville de Goma, suite aux résidus de guerre non explosés. 1.2. Actions à mener. Le Ministère des Affaires Sociales et Humanitaires a proposé les actions suivantes à mener à court terme: - L’organisation du retour des déplacés de guerre vers leurs milieux d’origine; - La distribution des kits de retour constitués des vivres, non vivres et semences; - Des actions d’hygiène et d’assainissement des milieux d’accueil des retournés; L’impact budgétaire des actions proposées se présente comme suit: S’agissant particulièrement des personnes victimes des violences sexuelles, le Ministère du Genre de la Famille et de l’Enfant propose, outre la prise en charge médicale et psychosociale, l’appui en kits de dignité pour les femmes, la mise en place d’un programme

Blessés et Morts Civils

Groupement / Territoire Jomba

Bunagana et Tshengerero Nyiragongo Totaux

Morts

Blessés

Totaux

15

29

44

35

-

5

12

16

28

62

45

Source: Société Civile Rutshuru et Nyiragongo

107

N° 1. 2. 3. 4. 5.

Désignation Organisation de retour vers les milieux d’origine Activité d’eau, Hygiène et Assainissement Appui en vivres pendant la période de soudure Frais logistiques Sécurisation des personnes et des biens Total Général

de réinsertion socioéconomique des femmes victimes de violences sexuelles et autres violences liées au genre, l’appui en vivres aux centres de réhabilitation nutritionnelle en faveur des enfants malnutris. En outre, d’autres actions devront être menées à savoir: - Sensibilisation de la femme et de la jeune fille sur la participation active aux instances de prises des décisions; - Vulgarisation des textes des lois sur les droits de la femme; - Sensibilisation sur la lutte contre les coutumes rétrogrades; - Renforcement des capacités de femmes et des responsables des associations féminines; - Sensibilisation de la population sur les violences faites à la femme et aux enfants; - Redynamisation des réseaux des femmes pour la consolidation de la paix, de la sécurité

Montant Total (en CDF) 3.045.700.000 23.500.000 457.500.000 20.000.000 827.800 3.547.527.800

et de la cohésion nationale; - Accompagnement des victimes des violences sexuelles et l’appui aux avocats pro-déo, ONG et cliniques juridiques. A cet effet, le budget des actions urgentes proposées par le Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant se présente comme suit: 2. ENSEIGNEMENT PRIMAIRE, SECONDAIRE ET PROFESSIONNEL. 2.1. Constats. i. Destruction des bâtiments scolaires w Au terme des affrontements entre les FARDC et les M23, le Ministère Provincial de l’Education du NordKivu a transmis une première liste de 25 écoles touchées par les affrontements dans les sous-divisions de l’EPSP de Nyiragongo et Rutshuru I ; w De ces écoles, les travaux de certaines d’entre elles seront pris en charge par les projets de Réhabilitation et

Reconstruction des Infrastructures Scolaires (PRRIS); après étude, quelques unes sont à reconstruire et d’autres à réhabiliter. Pour le seul Territoire de Rutshuru, la liste définitive transmise le 11 novembre 2013 par le Chef de la Sous Division provinciale de l’EPSP fait état de 37 écoles endommagées suite à la guerre entre les FARDC et les M23. ii. Plusieurs écoles ont vu leurs équipements vandalisés soit par le M23, soit par les déplacés de guerre qui n’avaient d’autres choix que de se servir des pupitres comme bois de chauffage; iii. Par delà les écoles endommagées, la plupart des écoles des entités libérées sont dépourvues des toitures appropriées; une action de distribution des tôles à ces écoles aura un impact social et politique sans précédent; iv. La difficulté de scolarisation des élèves des cycles maternel, primaire et secondaire due au faible revenu des parents lié au chômage du fait des guerres à répétition. 2.2. Actions à mener. w étendre le projet PRRIS à toutes les écoles endommagées par la guerre; w Envisager la distribution des tôles à toutes les autres écoles

Le budget des actions urgentes

ACTIVITES A REALISER

01

Octroi des kits de dignité aux femmes déplacées de guerre pour au moins 15 000 femmes. Chaque kit comprend: pagne, savon, bidon et gobelet, marmite et bassin, brosse à dent, bande hygiènique et sousvêtement

02

Mise en place d’un programme de réinsertion socioéconomique des femmes victimes des violences sexuelles et autres violences liées au genre, avec les volets suivants: - Accompagnement des femmes aux activités génératrices de revenus; - Renforcement des capacités des femmes en comptabilité élémentaire (achat, vente, tenue de caisse, épargne); - Octroi des microcrédits de 250$ (par groupe de 05 femmes exerçant dans le même secteur) à 800 femmes;

EVALUATION (Montant en USD) 15 000 femmes x 20$ le kit = 300.000$

3.500$ x 8 sessions = 28000$ 800 femmes x 250$=200 000 $

03

Organisation des campagnes de communication pour le changement de comportement et redynamisation des réseaux des femmes pour la consolidation de la paix, de la sécurité (Résolution 1325 du Conseil de Sécurité) et de la cohésion nationale: appuyer ces réseaux en moyens de fonctionnement pour 6 mois:

30.000$

04

Accompagnement des victimes des violences sexuelles et appui aux avocats PRO DEO, ONG ET Cliniques juridiques

30.000 $

05

Equipement et renforcement en capacité au moins de deux maisons de la femme, en tant que guichets uniques d’information, de formation des femmes et de prise en charge holistique des victimes des violences sexuelles et basées sur le genre: 1° Pour la maison de la femme de Goma, située sur l’avenue Révélias n°152, Quartier des Volcans dans la Commune de Goma 2° appui au Centre Communautaire Polyvalent

120.462 $ 20.000$

06

Achat billots des friperies pour enfants hébergés dans les centres sociaux

15.000$

07

Appui en vivres aux Centres de réhabilitation nutritionnelle en faveur des femmes et enfants malnutris

24.000$

TOTAL

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1260 | PAGE 17.

767.462 $

dont les locaux sont dépourvus de toitures appropriées; w Face à la situation exceptionnelle des Territoires de Rutshuru et Nyiragongo, envisager la gratuité totale des études primaires et secondaires pour un temps limité (modalités pratiques à approfondir par le Ministère de l’EPSP). 2.3. Impact budgétaire Le Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel propose que les écoles à réhabiliter et à équiper soient prises en charge par le projet PRRIS.

3. SANTé PUBLIQUE. 3.1. Constats. w 03 zones de santé en Territoire de Rutshuru et 01 zone de santé en Territoire de Nyiragongo pour une population totale évaluée à 795.187 âmes ont été affectées par les combats; w Carence grave des infrastructures sanitaires pillées et délabrées dans les zones libérées; w Rupture en médicaments essentiels génériques et intrants spécifiques; w Problème de subsides pour le fonctionnement des formations médicales; w Résurgence des maladies endémo épidémiques (paludisme, infections respiratoires, maladies diarrhéiques, rougeole...) w Inaccessibilité financière de la population aux soins de santé ainsi que fuite des personnels soignants. Ceux-ci sont par ailleurs démotivés car seulement 20% d’entre eux bénéficient du salaire de l’Etat, alors que le restant du personnel dépend essentiellement des recettes locales générées par les actes des soins. 3.2. Actions à mener Les actions prioritaires à mener dans ces zones ainsi que dans la Ville de Goma portent sur: w La réhabilitation des infrastructures pillées et délabrées dans les zones libérées; w La dotation en équipement de base des structures de santé dans les zones libérées; w L’approvisionnement en médicaments essentiels génériques et intrants spécifiques; w Le subside au fonctionnement des formations médicales pour réduire pendant une période de 03 mois au moins, la bannière financière à l’accès de la population aux soins de santé. (suite en page 18).


la une du soft | (suite de la page 17).

3.3. Impact budgétaire Le budget afférent à ce scénario est décrit: Toutefois, il se dégage sur terrain, des besoins additionnels urgents sur les réhabilitations des équipements, les approvisionnements en médicaments et l’appui pour le fonctionnement qui se chiffrent à 497.200 USD. Dans le cadre de la Révolution de la Modernité, le Ministère de la Sante Publique propose la construction de 03 Centres de Santé de Référence préfabriqués dans un délai maximum de 20 jours pour une surface battue de 350 m2 avec équipements, énergie solaire et puits forés pour un montant unitaire de 650.000 USD soit 1.950.000 USD pour les trois centres à construire à Rusayo dans le Nyiragongo, à Kabaya dans le Rutshuru et à Kamango à Beni. En définitive, le budget global d’intervention à court terme est de 3.215.444 USD dont 497.200 USD à décaisser en urgence, 885.501 USD à prendre en charge par le PESS et 1.832.743 USD à financer à brève échéance. 4. AGRICULTURE ET DéVELOPPEMENT RURAL. 4.1. Constats. w Déplacement massif des populations et abandon des champs; w Absence d’outils aratoires et de semences pour les retournés; w Destruction des routes de desserte agricole; w Carence en intrants agricoles pour la population sinistrée;

w Fermeture d’unités agro-industrielles de la région: cas du domaine de Katale qui jadis, fut la principale unité de production et d’exportation du café en RDC ; w Pillage des récoltes et du bétail par le M23 ; w Prévalence de certaines endémies, particulièrement le « banana wilt bacterien » qui a dévasté les bananeraies; w Aucune route de desserte agricole dans le Territoire de Nyiragongo. 4.2. Actions à mener. Le Ministère de l’Agriculture et de Développement Rural a proposé deux types d’actions: la réinsertion des ménages et leur appui en outils aratoires et semences d’une part et le désenclavement des Territoires libérés par la réhabilitation des routes de desserte agricole d’autre part.

4.3. Impact budgétaire i. Réinstallation des 200.000 Ménages ii. Désenclavement des territoires libérés: Réhabilitation Routes de desserte agricole Il convient de préciser qu’un programme de réhabilitation de principales routes de desserte agricole dans toute la Province du Nord-Kivu a déjà été élaboré par le Ministère de l’Agriculture et Développement Rural pour un coût total évalué à 11.913.695 USD. 5. INFRASTRUCTURES ET VOIRIES ROUTIERES 5.1. Constats. w Infrastructures routières endommagées; w Différentes voies

de communications délabrées; w à Goma, la Route Nationale 2 (RN2) depuis Sake, le Boulevard Kanyamuhanga et la RN2 en direction de Rutshuru ainsi que l’avenue du Commerce se trouvent en état de délabrement avancé; w Toujours à Goma, la voirie urbaine est dans un état chaotique; w Les axes routiers Goma-RutshuruRwindi-Kanyabayonga, Burayi-JombaBunagana, KiwandjaKisharo-NyamilimaIshasha-Mushoga sont en état de délabrement total. 5.2. Actions à mener. Les actions proposées par le Ministère en charge des infrastructures portent sur la réhabilitation de plusieurs axes routières ainsi que des ponts et ouvrages d’art, en tenant compte des besoins de l’ensemble de la Province dont le coût total s’élève à 24.124.955 USD. La situation chiffrée des actions prioritaires porte sur les axes routiers, ponts et ouvrages ciaprès à réhabiliter en extrême urgence: - Goma-RutshuruRwindi-Kanyabayonga; - Burayi-JombaBunagana; - Kiwanja- Ishasha ; - Butembo-Lubero; - Sake-Masisi; - Travaux des voiries RN2 Rutshuru, avenue du commerce à Goma et traversée Butembo. Le coût total des travaux ci-dessus d’extrême urgence est évalué à 8.290.572 USD 6. EAU ET éLECTRICITé 6.1. Eau potable

6.1.1. Constat. w Réseau insuffisant de fourniture d’eau dans la Ville de Goma ; w Aucune source d’eau dans le Territoire de Nyiragongo dont la population s’approvisionne sur de très longues distances à partir de Rutshuru et du Rwanda; w Aucune source d’eau dans les groupements de Rugari et Gisigari en Territoire de Rutshuru ; w Faible capacité de fourniture d’eau dans la Ville de Rutshuru et dans la Cité de Kiwanja; w Très faible capacité de fourniture d’eau dans la Cité de Bunagana ; Utilisation des eaux de pluie et leur consommation sans traitement dans presque tout le reste de Rutshuru et Nyiragongo. 6.1.2. Actions à mener. Les actions à court terme de sécurisation de la desserte en eau potable portent sur l’acquisition des camions citernes, des réservoirs, des groupes motopompes, des canalisations et la construction des bornes fontaines pour Goma, Nyiragongo, Kiwanja, Rutshuru et Bunagana. 6.1.3. Impact budgétaire 1. Pour Goma 2. Pour Nyiragongo 3. Pour Kiwanja et Rutshuru Centre 4. Pour Bunagana Le coût total des actions à court terme (actions d’urgence) s’élève à 3.369.800 USD 6.2. ELECTRICITE 6.2.1. Constats. w Insuffisance criante de fourniture en énergie électrique face aux besoins de la Ville

de Goma : 07 MW fournis face aux besoins évalués à 37 MW; w Aucune source d’alimentation en énergie électrique dans le Territoire de Nyiragongo, dont les principaux centres de négoce sont pourtant situés à moins de 30 Km de Goma (Taux de desserte 0% pour une demande évaluée à 3 MW). w Alimentation de la Ville de Rutshuru et de la Cité de Kiwanja par la micro centrale hydroélectrique de MONDOGUISTO (réseau privé), de très faible capacité: 0,7 MW pour des besoins locaux évalués à 6MW ; Aucune source énergétique pour la cité stratégique de Bunagana (un important poste frontalier). Taux de desserte 0% pour une demande évaluée à 04 MW. 6.2.2. Actions à mener. Les actions d’urgence à mener à court terme comprennent l’installation de trois centrales thermiques de 500 KVA chacune pour alimenter Rutshuru, Kiwandja et Bunagana. Quant au Territoire de Nyiragongo, il pourrait être approvisionné à moyen terme à partir de la Ville de Goma. Le coût total s’élève à 3.000.000 USD. 6.2.3. Impact budgétaire 7. ECONOMIE ET COMMERCE 7.1. Constats La FEC Nord-Kivu a fait valoir une matrice de 21 mesures qui avait été dressée par la Primature à la suite de l’audience lui accordée par Son Excellence

Impact budgétaire N°

Activités

Quantité

Fréquence

Coût unitiaire (en USD)

Coût total (en $USD)

PESS (en $USD)

Gap à Mobiliser (en $USD)

2.484.004

885.501

1.598.503

de recevoir des gros porteurs; - Les tracasseries aux niveaux des postes frontières, ports et aéroports; - Les tracasseries et perceptions des taxes en amont du Guichet unique de l’OGEFREM à Mombasa (Kenya) et Dar-es-salam (Tanzanie); - L’absence de dialogue entre le pouvoir public en province et le secteur privé; - Le prélèvement des taxes illégales de sortie et d’entrée sur la circulation des biens et personnes entre les provinces; - L’impact négatif de la mesure de limitation d’importation des véhicules éle-.pl.ys de 10 ans d’âge;

(suite en page 19).

Réinstallation des 200.000 Ménages N°

Désignation

1.

Appui en outils aratoires de base

2.

Appui en semences

Montant Total (en CDF) 3.000.000.000 895.000.000

Total Général

3.895.000.000

Réhabilitation Routes de desserte agricole N°

Groupement/ Territoire

1.

Rutshuru

2.

Montant Total (en $ USD)

Nyiragongo

Total Général

Acquisition des camions citernes

Carburant pour véhicules à raison de 3 courses de 80 litres par véhicule par jour pendant 30 jours

63.450

1

147.000

588.000

441.000

147.000

1.2

Equipement de base 20 CS

Kit

20

1

9.800

196.000

147.000

49.000

1.3

Réhabilitation des 4 HGR

Pièce

4

1

150.000

600.000

120.000

480.000

1.4

Réhabilitation des 20 CS en raison de 5/ZS

Pièce

20

1

30.000

600.000

112.500

487.500

1.5

Approvisionnement en Médicament pour 3 mois pour les 4ZS

Kit

4

3

18.000

216.000

54.000

162.000

1.6

Transport des médicaments de la CDR vers le ZS

4

3

3.057

36.684

9.171

27.513

1.7

Frais de service FEDECAME (4% de la valeur)

4

3

610

7.320

1.830

5.490

1.8

Appui aux fonctionnements de 4 HGR

4

3

10.000

120.000

0

120.000

1.9

Appui aux fonctionnements de 40 CS de 4ZS

40

3

1.000

120.000

0

120.000

2.

Intervention dans les 02 zones de Sante de Goma affectées

234.240

0

234.240

Acquisition et pose des canalisations, Construction et raccordement de 20 nouvelles bornes fontaines

2.1

Approvisionnement en Médicament pour 3 mois pour les 2 ZS

108.000

108.000

Actions à Long et Moyen Terme

2.2

Transport des médicaments de la CDR vers les ZS

2.3

3

1.000

6.000

6.000

Frais de service FEDECAME (4% de la valeur)

2

3

40

240

240

2.4

Appui aux fonctionnements de 2 HGR

2

3

10.000

60.000

60.000

2.5

Appui aux fonctionnements des 20 CS de 2 ZS en raison de 10 par ZS

20

3

1.000

60.000

60.000

2.718.244

885.501

1.832.743

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1260 | PAGE 18.

48 960

Construction des rampes de puisage (bornes fontaines) à 20 robinets

Entretien véhicules et bladers

4

2

480.000

101.300

Kit

18.000

Montant Total (en $ USD)

Acquisition et montage des bladers (réservoirs en plastiques) de 30m3

1.1

3

3.390.000

Actions en mesures d’urgence dans le très court terme

Equipement de base 4 HGR y compris le transport et distribution

2

1.050.000

Solutions/ Actions

Intervention dans les 04 zones de santé récemment libérées

Kit

2.340.000

Impact budgétaire/Goma

1.

Total Budget Priorités des Priorités

Unités

Monsieur le Premier Ministre au mois d’août dernier (voir document en annexe). Parmi ces mesures figurent: - l’absence de compétitivité de la production locale exportée suite au niveau exhorbitant des droits à l’exportation; - L’incapacité des PME locales à concourir aux offres des marchés publics; - Le coût élevé des droits et taxes grevant les prix des produits pétroliers à l’Est par rapport à l’Ouest de la RDC ; - L’état de délabrement très avancé des infrastructures de base; - La carence en énergie électrique et en eau potable; - L’incapacité de l’aéroport de Goma

1.200

Sous TotaI

694.910

Acquisition de Groupe motopompes de 150-180 m3/h, hauteur manométrique 120-150 + Fontainerie, Tableau de commande et câbles afin d’augmenter la production à l’usine de Kyeshero pour permettre l’approvisionnement des camions citernes de l’axe de Mugunqa et Nyiragongo

300.000

Actions en mesures d’urgence dans le très court terme

Acquisition de 2 camionnettes LandCruiser pour la supervision des activités de distribution d’eau par camions citernes

Acquisition des radios phonie portatives (marque motorolla) pour la communication

Sous Total

90 000 7.800 200 000 597.800

Etudes et travaux de renforcement de la production et l’extension du réseau de distribution dans les zones non couvertes par les projets mercy corps et CICR

15.000.000

TOTAL

16.292.710

Sous Total

15.000.000

Source: Ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité : Actions de choc pour sécuriser la desserte en eau potable et en électricité de la Ville de Goma et des localités de Nyiragongo, Rutshuru, Kiwanja et Bunagana


la une du soft | (suite de la page 18).

- Le non paiement de la dette intérieure; - La non utilisation des instruments du COMESA. 7.2. Recommandations Comme principale recommandation, la FEC demande la mise en œuvre de la matrice de suivi en annexe, portant mesures d’amélioration du climat des affaires dans la Province du NordKivu. 8. EMPLOI ET JEUNESSE. 8.1. Constats. - Plusieurs établissements d’Enseignement Supérieur et Universitaire non viables; d’où une formation médiocre; - Suite au chômage, nombreux jeunes se font enrôler au sein des groupes armés; - Plusieurs jeunes désoeuvrés devenus des cibles privilégiés pour les groupes armés; - Insuffisance des centres récréatifs; - Absence des Centres de Formation Professionnelle des jeunes;

- Manque d’équipement dans les centres de formation professionnelle des jeunes pour l’apprentissage des métiers (maçons, menuisiers, charpentiers, plombiers, électriciens, mécaniciens, informaticiens, carreleurs, etc.) afin de les empêcher d’aller vers les carrières des mines ou vers les groupes armés. - Absence des structures de sensibilisation et de formation des jeunes sur la culture de la paix, la citoyenneté, l’entreprenariat y compris l’entreprenariat agricole, les droits humains, les mesures contre les IST, le VIH/SIDA et autres problèmes de Santé de la reproduction. 8.2. Actions à mener. - Initier une évaluation de viabilité des établissements d’ESU de Rutshuru, Nyiragongo et Gama et prendre des mesures d’appui pour leur viabilisation (Ministère ESU); - Améliorer l’accès des jeunes à l’apprentissage et à la formation

Impact budgétaire/Nyiragongo Solutions/ Actions Actions en mesures d’urgence dans le très court terme

Acquisition des camions citernes

Carburant pour véhicules à raison de 3 courses de 80 litres par véhicule par jour pendant 30 jours Acquisition et montage des réservoirs métalliques 150 m3

Montant Total (en $ USD) 240.000 16.320 500.000

Personnel (coût mensuel) 2 Chauffeurs, 5 Gestionnaires des Bornes Fontaines

1.650

Construction des bornes fontaines

12.500

Entretien Véhicule

Groupes motopompe diesel (portatif) 40 m3/h, 20 de hauteur Sous Total

Actions à Long et Moyen Terme

600

5.800 776.870

Mobilisation de financement pour la réalisation des travaux d’AEP

5.000.000

TOTAL

5.776.870

Sous Total

5.000.000

Source: Ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité : Actions de choc pour sécuriser la desserte en eau potable et en électricité de la Ville de Goma et des localités de Nyiragongo, Rutshuru, Kiwanja et Bunagana

Impact budgétaire/ Kiwanja et Rutshuru Centre Solutions/ Actions Actions en mesures d’urgence dans le très court terme Actions à Long et Moyen Terme TOTAL

Montant Total (en $ U5D)

5.000.000 5.525000

4. Impact budgétaire/Bunagana Actions en mesures d’urgence dans le très court terme Actions à Long et Moyen Terme TOTAL

9.RECONCILIATION ET COHABITATION PACIFIQUE DES COMMUNAUTéS. 9.1. Constats. - Mauvaise cohabitation et conflits communautaires marqués par des empreintes des groupes armés; - Prévalence des groupes armés à dominante ethnique; - Cas de règlement des comptes, particulièrement à Rutshuru et dans la, Cité de Bunagana ; - Présence des chefs coutumiers récusés par la population, car accusés d’avoir collaboré avec le M23; - Peur des populations d’origine TUTSI

525.000

Source: Ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité : Actions de choc pour sécuriser la desserte en eau potable et en électricité de la Ville de Goma et des localités de Nyiragongo, Rutshuru, Kiwanja et Bunagana

Solutions! Actions

professionnelle de qualité (Ministère Emploi); - Créer des brigades de formation et d’encadrement agricole sur l’ensemble de la Province du Nord-Kivu (Ministère Agriculture et Développement Rural); - Envisager des projets d’appui et d’apprentissage de métiers aux jeunes désœuvrés en vue de leur procurer des revenus et les rendre autonomes (Emploi); - Renforcement des capacités techniques et opérationnelles de l’Administration Provinciale de la Jeunesse et du Conseil provincial de la Jeunesse (Province du Nord­Kivu); - Vulgarisation de la Politique Nationale de la Jeunesse et son Plan Stratégique (Ministère de la Jeunesse, Sports et Loisirs); - Promotion de l’Education à la Culture de la Paix, à la Citoyenneté et aux Droits Humains (Ministère de Médias, l’Education à la Citoyenneté); - Campagnes de prévention des IST et VIH/SIDA et autres problèmes de la santé de reproduction Ministère de Genre et Santé Publique); - Initier un tournoi de football pour la paix au Nord-Kivu. 8.3. Impact Budgétaire (Jeunesse, Sports, Cultures et Arts):

Montant Total (en $ U5D) 775.220 1.600.000 2.375.220

Source: Ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité : Actions de choc pour sécuriser la desserte en eau potable et en électricité de la Ville de Goma et des localités de Nyiragongo, Rutshuru, Kiwanja et Bunagana

Item 1. 2. 3. 4. 5.

qui craignent d’être victimes de règlement des comptes après la défaite de M23; A Bunagana particulièrement, presque tous les tutsi se sont refugiés en Ouganda; - Conflits entre éleveurs et agriculteurs. 9.2. Actions à mener. - Campagne pour la réconciliation et la cohabitation pacifique des communautés: Soutenir la campagne pour la paix initiée par l’église catholique, réactiver le Barza intercommunautaire et mettre en place un comité «Paix, Vérité et Réconciliation» - Mobilisation et sensibilisation de la population: Réhabiliter la Rtnc/ Rutshuru et appuyer la réouverture d’autres radios communautaires vandalisées par le M23 ; - Installation rapide des Cours et Tribunaux; - Règlement des conflits de pouvoirs coutumiers pour prévenir la résurgence des conflits intercommunautaires ; - Interdire les règlements de compte et sanctionner sévèrement les auteurs de tels actes. 10. JUSTICE ET DROITS HUMAINS 10.1. Constats. - Plusieurs cas d’exactions et de règlement de comptes qui requiert la présence des magistrats et du personnel judiciaires; - Absence des structures d’accueil appropriées pour le fonctionnement des Cours et Tribunaux en Territoire de Rutshuru et Nyiragongo. - Plusieurs cas de violences sexuelles, viols de femmes et sur mineurs. 10.2. Actions à mener. - Faire un état de lieux exhaustifs des infrastructures administratives, judiciaires et pénitentiaires ainsi que des besoins en personnel judiciaire nécessaire pour une bonne administration de la justice; - Déploiement et motivation des magistrats et personnel judicaire; - Adoption de la loi

6.2.3. Impact budgétaire Composante

Coût (U5D)

Production à court terme

750 000

Distribution

1 870 000

Sensibilisation de la clientèle

5 000

Gestion de la clientèle Imprévu

2013

11 493 233

-

2014 2015

-

-

03 04 05 06 07

-

13 448 994 1 512 736

avec les Partenaires au développement, dans le cadre d’un mécanisme cohérent de coordination de l’aide au développement. Toutefois, s’agissant du programme minimum d’urgence, le Gouvernement pourrait déjà prendre en compte le financement acquis de la part de l’Union Européenne pour la voirie urbaine de Goma, la Banque Mondiale qui a promis une enveloppe de 6 millions USD ainsi que le fonds social de la République (montant à déterminer). Par ailleurs, la contribution des partenaires au développement envisagée dans le cadre d’un plan à long et moyen terme par la mise en oeuvre de l’Accord Cadre d’Addis-Abeba prévoit une enveloppe globale de l’ordre de 10.186.767.767 U5D, en ce .compris le financement des projets intégrateurs pour l’ensemble des pays de la sousrégion des Grands Lacs. En définitive, la contribution des partenaires au développement ne pourrait être prise en compte que dans le cadre du Programme Spécial pour la Reconstruction des Territoires affectés

par les Conflits Armés (PSR-TCA), encore en élaboration sous la coordination du Ministère du Plan et Suivi de la Mise en oeuvre de la Révolution de la Modernité et dont un premier draft déjà présenté aux experts des ministères sectoriels est en cours d’enrichissement. 12. TABLEAU SYNTHèSE DES ACTIONS A MENER ET IMPACT BUDGéTAIRE. De façon résumée, le budget estimatif encore provisoire des actions à mener est repris cidessous (tous les chiffres convertis en U5D) : 13. PLANNING POUR LA MISE EN œuvre DU PROGRAMME. Le tableau ci-dessous reprend les différentes activités à mener, les ministères et structures responsables ainsi que le calendrier de mise en œuvre. 14. COORDINATION TECHNIQUE ET SUIVI éVALUATION. 14.1. La mise en oeuvre du programme minimum d’urgence pour la consolidation de la paix et la reconstruction des territoires libérés se fera

(suite en page 20).

8.3. Impact Budgétaire (Jeunesse, Sports, Cultures et Arts)

Action à réaliser

Période

Budget (enCDF)

1er Trimestre 2014

51.000.000

1er Trimestre 2014

34.000.000

1er Trimestre 2014

166.000.000

2e Trimestre 2014

316.240.000

Renforcement des capacités techniques et opérationnelles de l’Administration Provinciale de la Jeunesse et du Conseil provincial de la Jeunesse

2e Trimestre 2014

21.750.000

Concerts de Musique (détail en annexe)

Décembre 2013

451.701.000

Décembre 2013

513.732.000

Promotion de la Culture de la Paix, de l’Education à la Nouvelle Citoyenneté et aux Droits Humains

Vulgarisation de la Politique Nationale de la Jeunesse et son Plan Stratégique Amélioration de l’accès des jeunes à l’apprentissage et à la formation professionnelle de qualité Promotion de l’auto-emploi et de l’entreprenariat des jeunes

Tournoi de football à Goma TOTAL GENERAL

1.554.823.000

12. TABLEAU SYNTHESE DES ACTIONS A MENER ET IMPACT BUDGETAIRE N° 1.

Secteurs Affaires Sociales et Humanitaires Genre

2. 3. 5. 7. 8.

Engagement prévus

53 183 569

02

6.

Versement effectif 45 411 916

01

3 000 000

Période Engagement effectif 68 769 689

4.

CONTRIBUTION DES PARTENAIRES AU DEVELOPPEMENT

2012

11. CONTRIBUTION PARTENAIRES AU DEVELOPPEMENT. Plusieurs partenaires au développement sont déjà sur terrain tant dans le domaine de l’humanitaire que du développement durable. La situation des interventions des partenaires au développement au Nord-Kivu pour la période de 2012 à 2015 se résume comme suit (en U5D): A ce stade, il est prématuré pour le Gouvernement de pouvoir compter sur ces ressources en dehors d’une concertation préalable

300 000 75 000

Total

portant création des chambres spécialisées par la répression des crimes internationaux. - Organisation des audiences foraines des tribunaux compétents pour juger les viols commis et autres graves exactions perpétrés à l’endroit des femmes et des enfants. 10.3. Impact budgétaire: Encore à évaluer Toutefois, l’état des besoins minimum pour le fonctionnement du Tribunal de Paix de Rutshuru installé le 18 novembre 2013 et le devis pour la réhabilitation de la prison de Rutshuru s’élèvent à 97 561,75$.

9.

10.

Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnels Santé

Agriculture et Développement Rural Routes nationales et voiries Eau et Electricité

Economie et Commerce Emploi

Jeunesse, Sorts, Culture et Arts Réconciliation et cohabitation Justice et Droits Humains Total. Général (encore provisoire)

* Données provisoires

LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1260 | PAGE 19.

Montant (en $ U5D)

Equivalent en CDF tx = 930

3.814.546

3.547,527.800

767.542

713.814.060

Voir projet PRRIS

Voir projet PRRIS

3.215.444

2.990.362.920

7.578.172,034

7,047.700.000

8.290.572

7.710.231.960

Encore à évaluer

Encore à évaluer

1.671.852,688

1.554.823.000

6.369.800

Encore à évaluer

5.923.914.000

Encore à évaluer

Encore à évaluer

Encore à évaluer

31.805.410,48

29.579.031.747,50

97.561,75*

90.732.427,50


la une du soft | (suite de la page 19).

sous la coordination d’un comité de pilotage constitué comme suit: - Président: Son Excellence Monsieur le Premier Ministre - Vice-président: Ministre de l’Intérieur, Décentralisation,

Sécurité et Affaires Coutumières Superviseur; - Secrétariat Technique: Ministère du Plan et Suivi de la Mise en oeuvre de la Révolution de la Modernité - Membres : - Tous les Ministères Sectoriels

Actions

Responsable

Organisation du retour des déplacés de guerre vers leurs milieux d’origine Distribution des kits de retour constitués des vivres, non vivres et semences Actions d’hygiène et d’assainissement des milieux d’accueil des retournés Sensibilisation de la femme et de la jeune fille sur la participation active aux instances de prises des décisions Vulgarisation des textes des lois sur les droits de la femme Sensibilisation sur la lutte contre les coutumes rétrogrades Renforcement des capacités de femmes et des responsables des associations féminines Sensibilisation de la population sur les violences faites à la femme et aux enfants Redynamisation des réseaux des femmes pour la consolidation de la paix, de la sécurité et de la cohésion nationale Accompagnement des victimes des violences sexuelles et l’appui aux avocats pro-déo, ONG et cliniques juridiques

Ministère des Affaires Sociales et Humanitaires

Etendre le projet PRRIS à toutes les écoles endommagées par Guerre

Ministère du Genre, Famille et de l’Enfant

Ministère de l’Enseignement la Primaire, Secondaire et Professionnel

Assurer la gratuité totale des études primaires et secondaires pour un temps limité Evaluation de viabilité des établissements d’ESURS de Rutshuru, Nyiragongo et Goma et prendre des mesures d’appui pour leur viabilisation - Réhabilitation des infrastructures pillées et Ministère de la Santé délabrées dans les zones Publique libérées - Dotation en équipement de base des structures de santé dans les zones libérées - Approvisionnement en médicaments essentiels génériques et intrants spécifiques - Subside au fonctionnement des formations pour réduire pendant une période de 03 mois, la bannière financière à l’accès de la population aux soins de santé Campagnes de prévention des IST et VIH/SIDA et autres problèmes de la santé de reproduction Ministère de Réinsertion des ménages et l’Agriculture et leur appui en outils aratoires et Développement semences Rural Désenclavement des Territoires libérés par la réhabilitation des routes de desserte aqricole. Mise en place des brigades de formation et d’encadrement agricole sur l’ensemble de la Province du Nord-Kivu Ministère de Réhabilitation de plusieurs l’Aménagement axes routiers ainsi que des du Territoire, ponts et ouvrages d’arts en Habitat, Urbanisme, tenant compte des besoins de Travaux Publics et l’ensemble de la Province Réhabilitation

concernés; - le Gouverneur de la Province du Nord-Kivu. 14.2. Sous la direction de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, le Comité de Pilotage tiendra une réunion trimestrielle pour évaluer la mise en

œuvre du programme. 14.3. Le Ministère du Plan et Suivi de la Mise en oeuvre de la Révolution de la Modernité devra élaborer une matrice d’indicateurs de suivi sur base de laquelle le Comité de pilotage

évaluera le niveau d’exécution de chaque action prévue. A cet effet, le Ministère du Plan et Suivi de la Mise en oeuvre de la Révolution de la Modernité, devra, en collaboration avec la Province élaborer

13. PLANNING POUR LA MISE EN œUVRE DU PROGRAMME

Déc Jan Fév Mars Avril Mai 2013 2014 2014 2014 2014 2014

Actions Acquisition des camions citernes, des réservoirs, des groupes motopompes, des canalisations et la construction des bornes fontaines pour Goma, Nyiragongo, Kiwanja, Rutshuru et Bunaqana Installation de trois centrales thermiques de 500 KVA chacune pour alimenter Rutshuru, Kiwandia et Bunagana Mise en œuvre de la matrice de suivi, portant mesures d’amélioration du climat des affaires dans la Province du Nord-Kivu Améliorer l’accès des jeunes à l’apprentissage et à la formation professionnelle de qualité Mettre en place des projets d’appui et d’apprentissage de métiers aux jeunes désœuvrés en vue de leur procurer des revenus et les rendre autonomes Renforcement des capacités techniques et opérationnelles de l’Administration Provinciale de la Jeunesse et du Conseil provincial de la Jeunesse Vulgarisation de la Politique Nationale de la Jeunesse et son Plan Stratégique

Promotion de l’auto-emploi et de l’entreprenariat des jeunes Tournoi de football Concerts de Musique Promotion de l’Education à la Culture de la Paix, à la Citoyenneté et aux Droits Humains Campagne pour la réconciliation et la cohabitation pacifique des communautés: Réactiver le Barza intercommunautaire et mettre en place un comité «Paix, Vérité et Réconciliation» Mobilisation et sensibilisation de la population : Réhabiliter la RTNC/RUTSHURU et soutien à d’autres radios communautaires vandalisées par le M23 Installation rapide des Cours et Tribunaux Règlement des conflits de pouvoirs coutumiers pour prévenir la résurgence des conflits intercommunautaires

Faire un état de lieux exhaustifs

Déploiement et motivation des magistrats et personnel judicaire ; Adoption de la loi portant création des chambres spécialisées par la répression des crimes internationaux.

un rapport mensuel à l’attention de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre qui pourrait en cas de besoin, organiser des réunions extraordinaires du Comité de Pilotage. 14.4. à l’issue de chaque réunion du

Responsable

Comité de Pilotage, un rapport sera dressé à l’intention de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’état.

Fait à Goma, le 30 novembre 2013. Célestin VUNABANDI KANYAMIHIGO

Déc Jan Fév Mars Avril Mai 2013 2014 2014 2014 2014 2014

Ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité)

Ministère de l’Economie et Commerce Ministère de l’Emploi et de la Prévoyance Sociale

Province du NordKivu Ministère de la Jeunesse, Sports et Loisirs

. Ministère de Médias, l’Education à la Citoyenneté Réconciliation et Cohabitation pacifique des Communautés

des infrastructures administratives, judiciaires et pénitentiaires ainsi que des besoins en personnel judiciaire nécessaire pour une bonne administration de la justice ;

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LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1260 | PAGE 21.


Les évêques catholiques prient pour l’Est

E

ntre l’Eglise catholique et l’Eglise anglicane de la R-dC, c’est l’entente cordiale. Elles travaillent déjà à une campagne pour la consolidation de l’unité et de la paix à l’Est de la R-dC. Dans son message, à l’ouverture de cette campagne de paix, Mgr Fridolin Ambongo, évêque de BokunguIkela et président de la Commission justice et paix au sein de la Conférence épiscopale de Congo (CENCO), convie l’Afrique des Grands lacs à «préserver la paix pour éliminer les causes des discordes entre les hommes et les nations, dans le but de créer des conditions humaines nécessaires au rayonnement de la paix». En attendant que les autres confessions religieuses les rejoignent, les 2 églises condamnent toutes les agressions vécues à l’Est de la R-dC, lesquelles ont été commanditées par le M23 et les autres groupes armés. «La CENCO et l’Eglise anglicane de la R-dC s’insurgent contre les massacres, le déplacement de la population ainsi que les pillages des ressources

justice qui sanctionne avec efficacité», insistet-il.

Les prêtres de l’église Sainte Anne. LE SOFT NUMERIQUE. du clergé qu’il revient Une paix obtenue naturelles», a déclaré de promouvoir et au bout du canon Mgr Ambongo. d’harmoniser l’avancée et des tractations Et de poursuivre : diplomatiques nécessite dans le domaine de «En vertu de notre la paix, de l’unité à la préserver pour mission de paître, et de la justice en qu’elle soit durable, avec dévouement, terre africaine. En voire perpétuelle, le troupeau qu’est le dépit des efforts bien souligne-t-il. Pour peuple de Dieu, nous intentionnés, les consolider la paix, il condamnons avec la policiers et d’autres faut un long processus dernière énergie la agents de l’ordre, des qui amène à instaurer, violence dans les zones travailleurs sociaux, partout, le respect des où nous exerçons notre des organisations du pastorale. Nos 2 Eglises droits humains. Les droit des travailleurs Eglises de la CIRGL, entreprennent, sans sociaux, des pose-t-il, doivent relâche, des initiatives organisations de droits appeler à la conscience de dialogue pour la de l’homme et des de ses dirigeants, de paix et la cohabitation autres professionnels former leurs peuples des peuples. Pour ce, qui s’occupent de la selon la loi de Dieu nous invitons aussi protection des victimes, aux fins de devenir des tous les hommes et les gouvernements citoyens honnêtes dont femmes à s’investir de la CIRGL devront les nations ont besoin, totalement dans un montrer leur supériorité artisans de la concorde, plaidoyer en vue d’un par des fortes dialogue permanent que de la franchise et de instructions pratiques, la sérénité. «C’est nous voulons vraiment apprenant aux gens une d’abord aux membres constructif».

Le prochain forum des femmes aura lieu à Kinshasa

Les femmes francophones doivent être au centre des débats sur la paix et la sécurité, ont convenu les deux ministres qui pensent que le Forum devrait aborder d’autres thématiques comme la lutte contre les violences sexuelles, la promotion des droits des femmes et leur autonomisation. dréservés. e deuxième L’annonce en a été faite au Quai d’Orsay autorités françaises Forum mondial jeudi 29 novembre à et Représentante lors du 1er forum tenu des femmes la ministre du Genre, personnelle du Président à Paris. Selon Yamina francophones Famille et Enfant, Mme François Hollande à la Benguigui, le forum se tiendra à Kinshasa Geneviève Inagosi Francophonie, qui lui de Kinshasa connaîtra Bulo Kassongo par rendait visite. la participation de (3-4 mars 2014) et Yamina Benguigui, Le choix de la Capitale plusieurs personnalités traitera notamment de la participation des ministre française congolaise répond à du monde qui sont femmes comme actrices Déléguée en charge la demande faite par «déterminées à honorer de développement. de la Francophonie Mme Inagosi aux le Congo».

L

Engagement. Les évêques dont les pays sont impliqués directement ou indirectement dans la guerre à l’Est de la R-dC commencent à mettre en action leur engagement pris à Kinshasa. Celui de sensibiliser les décideurs politiques de leurs pays respectifs pour le retour d’une paix durable en R-dC. En vue de concrétiser cet engagement pour la paix, la justice et la réconciliation, les évêques catholiques d’Afrique et de Madagascar réunis récemment en symposium à Kinshasa ont adopté un plan stratégique quinquennal de 2013-2018 avec des projets concernant la gouvernance, le bien commun et les transitions démocratiques en Afrique, plus particulièrement en R-dC. «Nous nous sommes engagés à poser des actes forts. Maintenant, c’est à

chaque Conférence et au niveau continental de voir quelles sont les situations qui demandent des interventions précises et responsabiliser tous ceux qui sont engagés dans cette affaire de la guerre», a indiqué Mgr Gabriel Mbilingi (Angola), le premier vice-président du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) qui a récemment tenu assises (8-14 juillet 2013) à Kinshasa. La situation en R-dC, Centrafrique, Tunisie, Egypte ; dans les pays de la Corne de l’Afrique ; au Mali, Nigeria, Soudan du Sud, Madagascar ont dominé les échanges de ce forum des prélats à Kinshasa. Une centaine d’évêques d’Afrique et de Madagascar se sont donc penchés sur le thème : «L’Eglise famille de Dieu en Afrique au service de la réconciliation, la justice et la paix». Le but de cette rencontre était de réfléchir sur l’importance

d’arrêter des nouvelles orientations pastorales en vue de la réconciliation à travers l’évangile. A l’issue de l’assemblée générale du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar, Mgr Nicolas Djomo, évêque de Tshumbe et président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), a conduit auprès du président Joseph Kabila Kabange une délégation des évêques du SCEAM pour l’encourager pour son engagement pour le rétablissement de la paix à l’Est de la R-dC. Les assises du SCEAM à Kinshasa auront été un événement non seulement de grande portée religieuse mais aussi sociale. Car, les évêques ont confirmé dans la foi leur bonne volonté de voir l’Afrique en général, et la R-dC en particulier, vivre la paix. «Nous savons tous qu’il y a beaucoup de conflits en Afrique, lesquels freinent le développement et la paix.

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LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N°1260 | PAGE 22.

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Ces seins qui nous éblouissent tous

L

es femmes s’attardent tout autant que les hommes sur la poitrine de leurs interlocutrices, mais pas pour les mêmes raisons, révèle une étude américaine.

«Regardez-moi dans les yeux… J’ai dit les yeux». La réplique mythique, popularisée par une publicité de soutiengorge, en dit long sur le ressenti de nombreuses femmes d’être ramenées à un objet dans le regard de leurs interlocuteurs. Mais il semblerait que les hommes ne soient pas les seuls à blâmer pour cela, selon une étude américaine parue cette semaine dans la revue Sex Roles. Les auteurs, Sarah Gervais et Michael Dodd, de l’université

Nebraska-Lincoln, sont des spécialistes de la théorie de l’objectivation, qui étudie de quelle façon le regard porté sur les parties sexuelles du corps de la femme (poitrine, hanches) agit sur leur santé mentale. Les recherches de ce courant tendent à montrer que l’objectivation des femmes peut générer chez elles de l’anxiété, baisser leurs performances intellectuelles et les pousser à s’autocensurer. Gervais et Dodd ont voulu vérifier un a priori largement répandu, à savoir que ce regard insistant était davantage le fait des hommes et qu’il était d’autant plus appuyé que la silhouette de la personne observée répondait aux canons actuels de beauté (forte poitrine, taille fine). Ils ont pour cela demandé à 65 étudiants en licence de psycho-

«Regardez-moi dans les yeux… J’ai dit les yeux». Pas aux seins. Sophia Loren et Jayne Mansfield. dr.

logie sur leur campus (29 filles, 36 garçons) de noter les photos d’une dizaine de fem-

mes. Celles-ci avaient été parfois retouchées à l’aide d’un logiciel informatique pour ac-

centuer leurs attributs (poitrine amplifiée, taille affinée) ou pour les atténuer (taille

épaissie, poitrine réduite). Les étudiants étaient équipés d’une techno-

logie de suivi du mouvement des yeux (eyetracking, en anglais). Résultat: les femmes s’attardent autant que les hommes sur la poitrine et la taille des femmes. Mais, contrairement aux hommes, elles le feraient «plutôt pour se comparer à leurs semblables», analyse Sarah Gervais. Les silhouettes «très féminines» étaient par ailleurs perçues plus positivement que les autres par les observateurs masculins, même lorsque la consigne était de se concentrer sur la personnalité se dégageant de la photo. Un cliché, tout de même, est tombé: même lorsqu’on leur demande d’évaluer l’apparence des modèles, les hommes, comme les femmes, s’attardent plus longtemps sur le visage que sur les seins ou les hanches.

Découvrez la recette qui permet d’entretenir la flamme aux couples

N

ous connaissons tous un couple de ce genre: cela fait des années qu’ils sont ensemble, mais ils se font toujours tourner la tête comme deux adolescents. Quel est leur secret? La chance? Une pilule du bonheur? En fait, cela tient peut-être simplement à quelques bonnes habitudes et une pincée d’efforts de leur part. Découvrez la recette secrète qui permet d’entretenir la flamme malgré le temps qui passe.

1. Rire ensemble. Certains des couples les plus heureux du monde ne sont pas forcément ceux qui ont le moins de problèmes. Ce sont simplement ceux qui mettent de l’humour dans leurs difficultés. «Nous sommes mariés depuis bientôt 10 ans, et je suis malade depuis presque aussi longtemps», raconte Nathalie. «Mais nous sommes heureux tous les deux, et nous l’avons toujours été. Je pense que l’importance que nous accordons au bien-être de l’autre joue un rôle primordial. Et nous gardons toujours le sens de l’humour». 2. Se retrouver régulièrement, en toute simplicité. Hélène Sauvage, psychothérapeute, aide les couples en capitalisant sur ce qui marche déjà. Elle suggère par exemple de prendre l’autre dans vos bras lorsque vous vous retrouvez. Ou si vous sortez le soir,

Quel est leur secret? La chance? Une pilule du bonheur? Bonnes habitudes et pincée d’efforts. dr. mois, ni même tous promenez-vous 10 ou routine, des corvées, de 5. Se pardonner l’un les ans. Soyez attentif 15 minutes ensemble, la banalité et du stress l’autre et passer outre aux centres d’intérêt de main dans la main, du quotidien, ravive ins- les petites contrariétés votre partenaire, à ses avant de rentrer chez tantanément la flamme de la vie. besoins et à ses désirs, vous. Lorsqu’un couple entre nous». Les couples amoureux tout en essayant de se touche et échange des développent une apnouvelles choses engestes tendres, il crée 4. Communiquer titude à pardonner, et semble. Bien souvent, un cocon naturel contre efficacement et savoir entretiennent cette apil ne faut pas plus qu’un le stress. Vous pouvez admettre qu’on a tort. titude. Jennifer Dupuis, petit geste attentif ou aussi consacrer un quart Les couples amoureux psychologue, observe: romantique pour raviver d’heure par jour à simassument leurs paro«J’ai vu de nombreuses l’étincelle. «Les microplement discuter avec les et leurs actes. De personnes refuser de comportements sont votre moitié. nombreuses personnes pardonner les broutilles s’acharnent à rejeter la les plus infimes. Ces les petites choses que 3. Voyager et essayer responsabilité des proproblèmes finissent par l’on fait pour l’autre de nouvelles choses. blèmes que rencontre s’envenimer et devenir quand on est amoureux, Les couples amoureux leur couple sur l’autre. lancinants comme des mais qu’on arrête de sont heureux de chanMalheureusement, cette maux de dents, jusqu’à faire au fil du temps. Et ger de décor de temps attitude les empêche ce que le couple ne se après, on se demande en temps, et de rester d’amener quelque chan- supporte plus. Avoir une où est passé l’amour», ouverts à la nouveauté. gement positif que ce relation intime signifie explique Simon Rego, Diane Lemercier, une soit. Pour prendre vos qu’à un moment, vous psychologue. journaliste, conseille responsabilités, vous ferez forcément de la «C’est un peu comme de voyager et de faire pouvez tous les deux peine à votre conjoint, l’œuf et la poule : estde nouvelles choses commencer par comcar après tout, nous ne ce qu’on arrête de se ensemble, des choses muniquer de manière sommes que des êtres comporter ainsi quand amusantes et palpitansincère et constructive. humains. Mais le parle sentiment amoureux tes, au moins une ou La communication est don s’apprend, et plus s’étiole, ou l’inverse?» deux fois par an. un pilier essentiel qui on est prêt à le pratiSi vous aviez l’habitude «Les voyages sont l’un permettra à un mariage quer, plus ça devient de vous embrasser pour des moyens les plus ou à une relation de facile». vous dire au revoir ou efficaces pour apporter résister à l’épreuve du de vous écrire des petits un souffle d’air frais temps: le dénominateur 6. Entretenir les élémots et que vous avez dans notre relation, à commun de nombreux ments romantiques de arrêté de le faire, il est mon mari et moi. Nous divorces, c’est que l’un la période de séduction. temps de réintroduire ces petites habitudes retrouver quelque part, des partenaires, ou les Les couples amoureux gentilles et romantiques loin de la maison et de deux, a cessé de comne font pas le point sur dans votre routine. ses obligations, de la muniquer avec l’autre. leur relation tous les LE SOFT INTERNATIONAL | ÉDITION NATIONALE | N° 1260 | PAGE 23.

7. Laisser à son partenaire l’occasion de passer du temps tout seul. Être amoureux ne signifie pas être constamment l’un avec l’autre… Passer du temps chacun de votre côté, à l’occasion, peut être une manière saine de mieux vous retrouver. Lisa, une Américaine vivant à Paris, est mariée depuis huit ans. Ce sont leurs secondes noces à tous les deux. «J’ai beaucoup appris des Françaises sur ce qui fait le ciment des couples», observe-telle. «Aussi surprenant que cela puisse paraître, il ne s’agit pas de la proximité. Bien sûr, c’est merveilleux d’être ensemble, mais il faut aussi passer du temps loin de l’autre. Quand on se retrouve, on apporte quelque chose de nouveau et de passionnant dans le mariage. Et avouons-le: ces retrouvailles romantiques sont un délice». 8. Rester en forme et actifs, ensemble. Pour Léon Marchal, avocat retraité, «les couples qui font de l’exercice ensemble se soutiennent, passent du temps tous les deux et font le plein d’endorphines, ce qui les rapproche et leur procure un sentiment de bien-être. Et puis, quand on fait de l’exercice ensemble, on se motive l’un l’autre, ce qui nous aide à donner le meilleur de nous-mêmes». 9. Ne pas être avare de marques d’affection

et de reconnaissance. Janine Vribois, psychothérapeute, est convaincue qu’«entretenir la tendresse et l’admiration est l’un des facteurs majeurs qui permettent aux couples de rester amoureux malgré le nombre des années. Montrer régulièrement à votre partenaire que vous appréciez sincèrement ses qualités tout en acceptant et comprenant le rôle que vous jouez dans les défauts qui vous agacent reste le meilleur moyen de conserver une note positive et aimante dans votre relation, au lieu de laisser les choses tourner au vinaigre». 10. Entretenir une ambiance torride dans la chambre. Les couples amoureux savent s’exprimer sous la couette. «Ne laissez pas votre vie sexuelle s’endormir», recommandent Pierre et Annie Lenormand, qui animent des séminaires sur le mariage. «Retrouvez-vous régulièrement en amoureux, surtout si vous sentez que vous y mettez moins d’entrain. C’est surprenant comme l’anticipation peut mettre en appétit, comme c’était le cas quand vous sortiez ensemble. Laissez vos petits désaccords sur les préliminaires et sur les rôles passifs ou actifs de côté en menant la danse à tour de rôle. Les réactions chimiques déclenchées dans le cerveau par l’activité sexuelle sont essentielles pour entretenir le lien entre vous».


«Parce que c’est l’oncle du Président»

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Même aux états-Unis, tout peut être à la tête du client! Parcqu’il est l’oncle du Président, un juge ne l’a pas reconduit à la frontière, bien au contraire. Il est le bienvenu. dréservés. manent en Amérique la région de Boston «J’ai un neveu», a-t-il vécu avec lui à Caml s’appelle reconnaissant pour le FINANCE PRESS GROUP. Le Soft International par un juge de l’immidepuis cette date, a indit, «c’est le président bridge, dans la région privilège de recevoir Onyango Global site www.lesoftonline. gration de Boston. diqué Margaret Wong des États-Unis». de Boston, près de sa carte verte après Okech net/www.lesoft.be L’oncle a obtenu dans un communiqué. Selon son avocate, trois semaines lorsque plus de 50 ans aux LeSoftConcept Obama. Il LeWebSoftConstruct mardi sa «green card» À l’audience, devant le c’est le père défunt de Barack Obama était États-Unis», a encore est kényan InterCongoPrinters (carte verte de rêve juge de l’immigration Barack Obama qui fut étudiant à Harvard à rapporté Margaret Radio Télé Action et vivait aux pour tout candidat Leonard Shapiro, le ministre à son retour la fin des années 1980. Wong. Comme quoi, kkmtry@yahoo.com états-Unis dans info@lesoft.be à l’immigration), sexagénaire a invoqué au Kenya avant de L’histoire ne dit pas si même aux états-Unis, l’illégalité et dans la Phone 0898936344 un document qui lui son neveu, selon le sombrer dans une vie le sexagénaire est soutout peut être à la tête SIP-AFRiMAGES clandestinité. Mais permet de rester aux Boston Globe. très peu recommanda- du client! L’homme vent des fêtes familiaB-1410 Belgique. l’homme est l’oncle Tél 00-32-488205666. États-Unis, a annoncé - Comment êtes-vous ble avec la loi de son les présidentielles à la n’a pas été reconduit Fax 00-322-3548978. du Président des son avocate. Onyango resté si longtemps pays, selon ses biogra- à la frontière. Selon le Maison Blanche tout eFax 00-1-707-313-3691 états-Unis. Okech Obama, né au dans l’illégalité sur le phes, qui a fait venir en étant dans l’illéjournal The Boston Fondateur Un oncle kényan de Kenya et âgé de 69 territoire américain son frère Onyango galité sur le territoire Globe qui savoure la Tryphon Kin-kiey Mulumba. Barack Obama, en ans, était arrivé en sans vous inquiéter? aux États-Unis pour se nouvelle, l’oncle du américain. L’histoire situation illégale, vient Amérique en octobre Pour toute réponse, rendre dans une école ne dit pas non plus s’il Conseil de direction président américain de se voir attribuer sa 1963 avec un visa l’homme un peu intiprivée. Le Kényan s’adonnait à des petits Mireille Kin-kiey Ngingi a également précisé Mpanza. carte de résident perétudiant et a vécu dans midé, a eu ces mots: «est extrêmement boulots. que son neveu avait Gasha Kin-kiey.

Obama ne veut pas troquer son Blackberry canadien contre iPhone Us

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Barack Obama parle au téléphone avec son inséparable BlackBerry alors qu’il arrive à la Maison Blanche lors d’nn sommet sur la jeunesse. reuters. arack pour des «araisons de mobile phone maker computer, the iPad. kBerry after coming go email, but lost its Obama sécurité» faisant acBlackBerry still has Apple was one of to the White House in market stranglehold continue créditer la thèse qu’un at least one very loyal several tech companies 2009, though he said as rivals brought toujours iphone peut être plus customer: U.S. Presithat may have allowed only 10 people have out more consumerd’utiliser facilement piégé qu’un dent Barack Obama. the National Security his personal email adfriendly devices, like son Blac- BlackBerry. Ce que At a meeting with Agency (NSA) direct dress. Neither George Apple’s iPhone and kBerry bien que la déjà l’on savait noyouth on Wednesday access to servers W. Bush nor Bill Clin- phones using Google’s marque canadienne ait tamment à la suite des to promote his landcontaining customer ton used email during Android software. de sérieux problèmes déboires de la marque mark healthcare law, data, according to their presidencies. The company recently et soit en situation de canadienne dans des Obama said he is not revelations by former BlackBerry, a Cahalted plans to be faillite. Le président pays arabes où il fut allowed to have ApNSA contractor Ednadian company sold and is trying to des états-Unis a expli- interdit de commercia- ple’s smart phone, the ward Snowden. The formerly known as chart a new course by qué qu’il ne peut pas lisation. iPhone, for «security companies deny the Research In Motion focusing on large busirecourir à la marque WASHINGTON (Reu- reasons,» though he allegation. Obama fou- Ltd, virtually invented ness and government à la pomme iPhone ters) - The troubled still uses Apple’s tablet ght to keep his Blacthe idea of on-theclients. Le soft international est un Journal de droit étranger | AUTORISATION DE DIFFUSION en R-dCongo M-CM/LMO/0321/MIN/08 daté 13 janvier 2008.

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