PRIX PROFESSION SANTÉ
DROIT
EN CHIFFRES
Les lauréats 2023 (suite)
L’autonomie du pharmacien et l’interdisciplinarité
Les contrecoups de la COVID-19
INTERDISCIPLINARITÉ
VERS UN OBJECTIF COMMUN
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NOVEMBRE 2023
VOL. 9 – N° 9
Polypharmacie en pédiatrie : définition, prévalence et effets cliniques
VOICI
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DANS CE NUMÉRO CP 83621, Montréal , QC H2J 4E9 1 877 687-7321 téléc. 1 888 889-9522 www.professionsante.ca n
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GESTION DE LA MARQUE
PREMIÈRE VICE-PRÉSIDENTE, CANADA, GROUPE SANTÉ Donna Kerry 416 786-6315 dkerry@ensembleiq.com n
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ÉDITORIAL
RÉDACTEUR EN CHEF Christian Leduc cleduc@ensembleiq.com RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE Anne Hébert ahebert@ensembleiq.com CHEF DE PUPITRE Aude Boivin Filion abfilion@ensembleiq.com JOURNALISTES Geoffrey Dirat gdirat@ensembleiq.com Geneviève Larochelle-Guy glarochelleguy@ensembleiq.com Justine Montminy jmontminy@ensembleiq.com RÉVISION LINGUISTIQUE Sylvie Gourde COLLABORATEURS Olga Bukhtiyarova, professionnelle de recherche Alice Collin, pharmacienne Catherine Couturier, journaliste Paul Fernet, avocat et pharmacien Clément Lechat, journaliste Neha Patel, étudiante en pharmacie Caroline Sirois, pharmacienne et professeure n
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À l’aube d’une transformation majeure
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Incidents médicamenteux – Sept façons de s’assurer de ne pas rater d’information cruciale sur les patients
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Quiz – Le hoquet
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PROFESSION SANTÉ Christophe Augé, M. Sc., Ph. D., FOPQ Guylaine Bertrand, B. Pharm. Christine Larivière B. Pharm. Céline Léveillé-Imbeault, B. Pharm., M. Sc. Dr Mathieu Pelletier Dre Claudel Pétrin-Desrosiers Nicolas St-Onge, Pharm. D. Geneviève Tirman, B. Pharm. MEDACTUEL Dre Johanne Blais Dr Roger Ladouceur Dre Diane Poirier
BRÈVES Burnout chez les médecins – Qui sont les plus à risque ?
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COMITÉ DE RÉDACTION
ÉDITORIAL
12 À LA UNE Interdisciplinarité : vers un objectif commun
21 Des lauréats remarquables (suite) Soirée gala – À la rencontre de lauréats inspirants Billy Vinette – Étudier pour mieux former ses pairs Kevin Yang Wu – De violoncelliste à résident en ophtalmologie GAP de la Montérégie-Ouest – Une équipe qui voit grand Robert Marchand – Un médecin qui a le cœur sur la main Prévost Jantchou – Un médecin inspiré et inspirant
VENTES ET PUBLICITÉS
DIRECTEURS DE COMPTES Norman Cook 647 290-3967 ncook@ensembleiq.com Scott Tweed 416 230-4315 stweed@ensembleiq.com Nancy Dumont 514 557-6660 ndumont@ensembleiq.com Samir Iggui 647 679 6368 siggui@ensembleiq.com COORDONNATRICE, VENTES ET ÉDITORIAL Sylvie Graveson 514 805-0634 sgraveson@ensembleiq.com COORDONNATRICE DE PROJET Kalli Sagos ksagos@ensembleiq.com n
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CONCEPTION/PRODUCTION/MARKETING DIRECTRICE, CRÉATION Nancy Peterman npeterman@ensembleiq.com DIRECTEUR ARTISTIQUE Dino Peressini dperessini@ensembleiq.com GESTIONNAIRE DE LA PRODUCTION Lisette Pronovost lpronovost@ensembleiq.com GESTIONNAIRE PRINCIPALE DU MARKETING Nicola Tidbury ntidbury@ensembleiq.com n
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SERVICE DES ABONNEMENTS
Questions relatives à l’abonnement contact@professionsante.ca ABONNEMENT IMPRIMÉ Canada : 110,40 $ par an, 14,40 $ l’exemplaire. Tarif de groupe ou en vrac : 76,80 $ par an (pour 6 abonnements et plus) ABONNEMENT NUMÉRIQUE 64 $ par an, 104 $ pour deux ans
POUR NOUS LIRE EN LIGNE Profession Santé se trouve sur le site sécurisé ProfessionSante.ca (inscription gratuite). Site accessible aux professionnels de la santé, aux étudiants en médecine et en pharmacie, ainsi qu’aux résidents.
DIRIGEANT(E)S PRÉSIDENTE ET CHEFFE DE LA DIRECTION Jennifer Litterick PREMIÈRE DIRECTRICE, FINANCES Jane Volland PREMIÈRE DIRECTRICE, RESSOURCES HUMAINES Ann Jadown CHEF DE LA STRATÉGIE Joe Territo CHEF DES OPÉRATIONS Derek Estey
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35 MEDACTUEL Polypharmacie en pédiatrie : définition, prévalence et effets cliniques
40 GESTION Pharmacie : gérer un employé non fonctionnel
42 DROIT L’autonomie du pharmacien et l’interdisciplinarité
46 EN CHIFFRES Hôpitaux canadiens : les contrecoups de la COVID-19
Profession Santé est publié 10 fois par an par EnsembleIQ. Le contenu du magazine ©2023 par Stagnito Partners Canada Inc. ne peut pas être reproduit sans autorisation. Profession Santé reçoit de temps à autre des commentaires et des documents (y compris des lettres à l’éditeur) non sollicités. Profession Santé, ses sociétés affiliées et cessionnaires peuvent utiliser, reproduire, publier, rééditer, distribuer, garder et archiver ces soumissions, en tout ou en partie, sous quelque forme ou sur quelque support que ce soit, sans aucune rémunération de quelque nature. Dépôt légal : Bibliothèque du Québec – 1980, Bibliothèque du Canada – 1980, ISSN 0229-9429, Convention de la poste-publication N° 42940023
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DÉSOLÉ
COVID
LE VACCIN AMÉLIORÉ SPIKEVAXMC XBB.1.5 EST ARRIVÉ
SPIKEVAXMC XBB.1.5 (andusoméran vaccin ARNm) est indiqué pour l’immunisation active des personnes âgées de 6 mois et plus contre la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) causée par le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS-CoV-2).
APPRENEZ-EN PLUS AU SUJET DU VACCIN AMÉLIORÉ À SPIKEVAX.COM Se référer à la monographie de produit au spikevax.com/fr-CA/xbb15-pm.pdf pour les contre-indications, les avertissements et les précautions, les effets indésirables, les interactions médicamenteuses, la posologie et les indications et utilisation clinique. La monographie de produit est également disponible en composant le 1-866-MODERNA (1-866-663-3762). © Moderna, Inc. 2023
CA-COV-2300035
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ÉDITO
À l’aube d’une transformation majeure
CHRISTIAN LEDUC, RÉDACTEUR EN CHEF
En parallèle du projet de loi 15 et de la réforme qu’il entraînera dans le réseau de la santé et des services sociaux, un autre chantier majeur est en train de se mettre en branle, mais plus discrètement : celui de la modernisation du système professionnel québécois. Le système professionnel tel qu’on le connaît a été créé en 1973 avec l’adoption du Code des professions. Cinquante ans plus tard, un bon coup de pinceau se révèle toutefois nécessaire pour le rafraîchir.
Qui oserait aujourd’hui remettre en question les compétences des pharmaciens à vacciner, à prescrire certains médicaments et à renouveler des ordonnances de manière autonome, pour ne nommer que ces activités ? Or, il a fallu plus de dix ans pour concrétiser l’élargissement de leurs responsabilités, et si ce n’était pas des mesures d’urgence liées à la pandémie de COVID-19, nous serions peut-être encore en train de discuter des modalités… Le fruit est donc mûr pour une réflexion sur une refonte majeure du système professionnel québécois afin d’accroître la marge de manœuvre et l’autonomie des ordres professionnels et de leurs membres, en particulier dans le domaine de la santé et des services sociaux. Tel que le montre notre dossier en page 12, les vieilles chasses gardées d’autrefois n’ont plus leur place aujourd’hui.
L’un des principaux problèmes à régler est la lenteur des instances gouvernementales à traiter les demandes. Une initiative même mineure de l’un des 46 ordres professionnels doit faire l’objet d’une approbation par l’Office des professions du Québec et ensuite être entérinée par l’Assemblée nationale du Québec. Or, la multiplication des demandes des ordres auprès de l’Office, en particulier celles en lien avec le partage des responsabilités entre les professionnels de la santé, sature la machine administrative et freine la cadence des modifications réglementaires nécessaires. Le processus entourant l’entrée en vigueur du projet de loi 41, qui octroyait de nouvelles responsabilités professionnelles aux pharmaciens, a été un cas d’espèce de ce qu’il faudra éviter à l’avenir. Adoptée en 2011, la loi 41 est entrée en vigueur… en 2015. Pis encore, la mécanique pour payer les pharmaciens grâce à l’assurance maladie – évitant ainsi d’exiger des frais aux patients – a été mise en place en 2021.
« LE SYSTÈME PROFESSIONNEL TEL QU’ON LE CONNAÎT A ÉTÉ CRÉÉ EN 1973 AVEC L’ADOPTION DU CODE DES PROFESSIONS. CINQUANTE ANS PLUS TARD, UN BON COUP DE PINCEAU SE RÉVÈLE TOUTEFOIS NÉCESSAIRE POUR LE RAFRAÎCHIR. »
Certes, les professionnels ont des expertises qui leur sont propres, mais il n’est plus question de les faire valoir en rabaissant les compétences des autres professionnels comme on pouvait l’entendre il n’y a pas si longtemps. Mais une telle refonte du système professionnel québécois prendra du temps. Cet automne, les ordres professionnels ont fait part de leurs constats à l’Office des professions et au Conseil interprofessionnel. La population a aussi été consultée par sondage en septembre. Le gouvernement souhaite ensuite procéder à des allégements réglementaires et à des modifications au Code des professions en 2024. Tout cela avec l’objectif que la modernisation du système professionnel soit bien entamée en 2025. Ces travaux doivent se faire en gardant en tête le grand principe établi en 1973 et qui est toujours pertinent aujourd’hui, même à l’heure de « l’efficacité » prônée par le gouvernement, soit celui de protéger le public. Comme le montre la chronique Droit en page 42, le décloisonnement des activités autorisées et l’autonomie plus grande des professionnels sont des concepts louables, mais qui peuvent entraîner des dommages collatéraux. Un professionnel avec un mauvais jugement professionnel et qui travaille de manière autonome pourrait léser un patient, même sans s’en rendre compte. C’est là que la notion de collaboration interprofessionnelle prend tout son sens. Tout en encourageant l’autonomie des différents professionnels, la collaboration et la bonne communication représentent des filets de sécurité absolument essentiels pour la sécurité des patients. Souhaitons que nous parvenions à jeter les nouvelles bases du système professionnel de demain, mais en nous appuyant sur les fondations toujours solides de 1973. n
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BRÈVES BURNOUT CHEZ LES MÉDECINS
Qui sont les plus à risque ? Selon une nouvelle étude américaine portant sur plus de 1300 cliniciens, les femmes, les médecins ayant moins de 10 ans d’expérience et ceux de la première ligne seraient davantage à risque d’avoir un épuisement professionnel. L’étude publiée dans le JAMA Network Open a analysé les tendances en matière d’épuisement professionnel de 1373 médecins du Massachusetts General Physicians Organization. L’épuisement professionnel a été analysé sur trois ans, soit en 2017, en 2019 et en 20211. Les résultats de cette étude suggèrent que le taux d’épuisement professionnel des médecins aux ÉtatsUnis est en augmentation. En effet, il est passé de 44 % à 50 % entre 2017 et 2021. Les femmes médecins présentaient un taux d’épuisement professionnel plus élevé que les hommes (rapport de cote [OR], 1,47; IC à 95 %, 1,02-2,12). Du côté des médecins de soins de première ligne, le taux d’épuisement professionnel était presque trois fois plus élevé que chez les médecins internistes (OR, 2,82; IC à 95 %, 1,76-4,50).
INCIDENTS MÉDICAMENTEUX
Sept façons de s’assurer de ne pas rater d’information cruciale sur les patients En 2022, près de 50 000 déclarations d’incidents médicamenteux ont été soumises au Référentiel de données nationales sur les incidents pour les pharmacies communautaires de l’ISMP Canada par les provinces participantes. C’est ce que montre un Aperçu national1. La plupart des incidents rapportés ont été évités de justesse ou n’ont pas causé de préjudice. Toutefois, 603 d’entre eux, soit 1,2 %, ont entraîné des répercussions légères à graves, voire fatales. L’Aperçu national se concentre sur les incidents médicamenteux signalés en 2022 pour lesquels « une absence d’informations cruciales sur le patient » a été citée comme facteur contributif. Ainsi, 315 rapports d’incident comportant des descriptions détaillées ont été analysés. Les problèmes les plus fréquents concernaient : Les renseignements personnels (nom complet, date de naissance) :
35,7 %
L’indication clinique :
21 %
Les informations sur les assurances de tiers :
9,9 %
L’historique des médicaments :
8,4 % Les allergies : 7,3 %
Aussi, chez les médecins ayant 30 ans d’expérience ou plus, le taux d’épuisement professionnel était inférieur à celui des médecins ayant 10 ans ou moins d’expérience (OR, 0,21; 95 % CI, 0,13-0,35).
« DANS L’ENSEMBLE, CETTE ÉTUDE A RÉVÉLÉ UNE ASSOCIATION ENTRE L’ÉPUISEMENT PROFESSIONNEL DES MÉDECINS ET PLUSIEURS FACTEURS PERSONNELS ET PROFESSIONNELS. »
Cet aperçu énumère des stratégies pour mieux collecter les informations essentielles sur les patients.
– Les chercheurs
En effet, le fait que les médecins les moins touchés par l’épuisement professionnel étaient souvent ceux qui avaient le plus d’années d’expérience suggère que la familiarité avec la profession est associée à une réduction du stress. « Cette tendance [de l’augmentation des taux de burnout] représente une menace potentielle pour la capacité du système de santé à soigner les patients aux États-Unis et nécessite des solutions urgentes », concluent les chercheurs. n 1. Ortega MV, Hidrue MK, et coll. Patterns in Physician Burnout in a Stable-Linked Cohort. JAMA Netw Open. 2023;6(10):e2336745. 6
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Les informations manquantes les moins courantes comprenaient la confirmation de l’âge pour les vaccins (6,7 %), le poids (4,8 %), les conditions médicales coexistantes (2,4 %), les données de laboratoire (2,2 %) et la grossesse (1,6 %).
Tout d’abord, les pharmaciens devraient utiliser un formulaire standardisé pour les nouveaux patients et une liste de contrôle pour les patients déjà connus, afin de s’assurer que toutes les informations pertinentes sur le patient ont été collectées et sont à jour. On suggère également d’ajouter une fonction de contrainte au logiciel de dispensation pour rendre le remplissage du champ « allergie » obligatoire dans le dossier patient avant que l’ordonnance ne puisse être exécutée. On suggère aussi de programmer des alertes en cas de maladie du patient requérant l’examen des résultats de laboratoire (par exemple, l’exécution d’une ordonnance pour un patient diabétique nécessiterait la vérification de l’hémoglobine glyquée). Quant à la vérification des informations en lien avec les patients, l’ISMP Canada recommande aux pharmaciens de s’entretenir avec eux et d’utiliser d’autres sources d’information, telles que les ordonnances de sortie d’hôpital, pour établir le meilleur schéma thérapeutique possible. Il conseille aussi de recourir à des questions ouvertes pour confirmer l’identité du patient (nom et date de naissance), et ce, lors de la saisie de l’ordonnance, avant de délivrer les médicaments et avant d’administrer les vaccins. Par ailleurs, pour limiter les risques de confusion entre des patients portant un nom identique ou similaire, une « alerte au même nom » devrait être configurée dans le système. Enfin, les patients devraient être encouragés à discuter de leurs médicaments grâce aux affiches « 5 questions à poser » développées par l’ISMP, qui rappellent aux patients de poser des questions sur les changements apportés à leurs médicaments notamment. n 1. ISMP Canada et Référentiel de données nationales sur les incidents. Aperçu national. Publié en juillet 2023.
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Dans le cas des patients atteints du psoriasis en plaques modéré ou sévère
Songez à pour leur
BRÈVES Maintenant remboursé par les fonds publics en Ontario, en Alberta, au Manitoba, en Saskatchewan et dans les provinces de l’Atlantique (sous réserve de restrictions)
Inscrivez vos patients au Programme de soutien SUN destiné aux patients traités par ILUMYA®, qui a été conçu pour vous aider, vous et vos patients, à chaque étape du parcours
QUIZ – LE HOQUET Le hoquet est un phénomène physiologique qui peut survenir à tout âge, tout le monde en a fait l’expérience ! Si la plupart du temps il est passager et juste un peu incommodant, il peut pour certaines raisons devenir chronique, et de fait être un véritable problème pour les personnes qui en souffrent. Les patients atteints rapportent une réelle baisse de qualité de vie et souvent un manque de prise en charge de ce symptôme pourtant très dérangeant. En connaissezvous les causes ? Quelles solutions pouvez-vous apporter à vos patients ? 1. Parmi les classes de médicaments suivantes, laquelle est la plus susceptible de causer le hoquet ? n
ISRS
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IECA
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Benzodiazépines
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Analogues GLP-1
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Statines
2. Parmi les pathologies ou conditions suivantes, lesquelles peuvent être une cause de hoquet (plusieurs réponses possibles) ? Pr ILUMYA® (tildrakizumab pour injection) est indiqué pour le traitement du psoriasis en plaques modéré ou sévère chez les adultes qui sont candidats au traitement à action générale ou à la photothérapie.
Pour plus de renseignements : Veuillez consulter la monographie de produit à l’adresse info.Ilumya.ca/Product_Monograph_FR pour obtenir des renseignements importants, notamment sur les contre-indications, les mises en garde et précautions, les effets indésirables, les interactions médicamenteuses, la posologie et l’usage clinique. Vous pouvez aussi obtenir la monographie de produit en communiquant avec notre service de l’information médicale au numéro sans frais : 1 844 924-0656.
RÉFÉRENCE : Monographie actuelle d’ILUMYA®, Sun Pharmaceutical Industries Limited. © 2023 Sun Pharma, ou ses filiales et les sociétés affiliées. Tous droits réservés. ILUMYA est une marque déposée de Sun Pharmaceutical Industries Limited. Utilisée sous licence. Toutes les marques de commerce sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.
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Méningite
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Obésité
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Hernie hiatale
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Hypocalcémie
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Reflux gastro-œsophagien
3. À propos du hoquet chronique, quel énoncé est faux ? n
Le hoquet est dit chronique s’il persiste plus de 48 heures.
n
Les causes de hoquet chronique peuvent être abdominales, thoraciques, cervicales ou neurologiques.
n
Il est absolument nécessaire de chercher la cause d’un hoquet chronique, car il est souvent associé à un processus pathologique sousjacent et peut être le signe avant-coureur d’une morbidité importante.
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Les patients sous chimiothérapie sont plus à risque de souffrir d’un hoquet persistant.
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Le hoquet n’étant pas dangereux, on ne le traite pas; seule la cause doit être prise en charge.
4. Quels sont les traitements possibles pour le hoquet ? (Plusieurs réponses possibles) n
Baclofène
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Chlorpromazine
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Gabapentine
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Oméprazole
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Métoclopramide
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À LA UNE
INTERDISCIPLINARITÉ : VERS UN OBJECTIF COMMUN
Le mantra du « bon soin, au bon moment, au bon endroit, par le bon professionnel » est devenu l’alpha et l’oméga de la réorganisation du réseau de la santé, son ministre, Christian Dubé, misant sur l’interdisciplinarité dans le but d’améliorer l’accès aux soins. Si des progrès significatifs ont été accomplis par les professionnels ces dernières années, grâce aux efforts de leurs ordres, il reste encore des étapes à franchir pour aboutir à une réelle collaboration interprofessionnelle. GEOFFREY DIRAT
Deux décennies de pourparlers
Se plonger dans les annales de l’interdisciplinarité en santé permet de mesurer à quel point celle-ci était loin d’aller de soi et combien les mentalités et les perceptions ont évolué ces 20 dernières années. À la suite de l’adoption en juin 2002 de la loi 90 qui a redéfini le champ d’exercice de 11 professions de la santé, en particulier celui des infirmières, le Dr Renald Dutil, alors président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), écrivait un éditorial sans équivoque dans le Médecin du Québec : « Disons-le franchement, certains de ces groupes veulent ni plus ni moins se substituer aux méde12
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cins et accomplir des actes que la Loi médicale a toujours réservés exclusivement à ces derniers. » Le Dr Dutil, qui a présidé la FMOQ de 1995 à 2007, soulignait également que « la Fédération ne croit pas opportun actuellement d’établir une pratique avancée de l’infirmière en première ligne ». Il estimait aussi que plusieurs activités accordées par la loi 90 aux infirmières spécialisées, qui devaient s’exercer sous la surveillance du Collège des médecins du Québec (CMQ) ou celle d’un médecin, « n’en constitue pas moins une autorisation à exercer la médecine ». L’omnipraticien enjoignait finalement ses pairs à demeurer vigilants en évi-
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tant absolument de « créer un vacuum dans [leurs] champs de pratique ». Près d’une décennie plus tard, en 2011, les débats autour de la loi 41, qui allait entre autres permettre aux pharmaciens de prolonger ou d’ajuster une ordonnance et d’entreprendre une thérapie médicamenteuse pour des conditions mineures au diagnostic déjà établi, ont suscité des levées de boucliers et des saillies verbales peu amènes. Des médecins de famille se demandaient ainsi si les patientes attein‑ tes d’une infection urinaire allaient devoir baisser leurs culottes au milieu de la pharmacie…
À LA UNE
PHOTO : OIIQ
Ce passé pas si lointain semble aujourd’hui révolu. Autrefois témoin « d’échanges épistolaires tendus entre le CMQ et l’OPQ [l’Ordre des pharmaciens du Québec] », le président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), Luc Mathieu, affirme que « la guerre des clochers est bel et bien finie. On est tous dans un tout autre état d’esprit dorénavant. L’interdisciplinarité est un work in progress, il reste encore de beaux défis, mais on s’est collectivement donné une bonne erre d’aller. » Même son de cloche à la FMOQ, où son premier vice-président, le Dr Sylvain Dion, convient qu’il y a eu « des réticences au départ », mais que l’« on n’en est plus là aujourd’hui ». « Il y avait une culture qui devait évoluer. [Au tournant de l’an 2000], les médecins de famille travaillaient en solo. Ils n’étaient pas exposés à cette réalité. Les champs de pratique n’étaient pas ce qu’ils sont non plus et la société était comme ça : en première ligne comme à l’hôpital, tout passait par le médecin. » Vingt ans plus tard, « la donne a changé. On est vraiment dans la perspective de mieux répondre aux besoins de santé de la population selon la logique du bon professionnel, au bon moment », souligne le Dr Dion. La longue avenue de l’interdisciplinarité a été jalonnée de plusieurs tournants. Sur un plan législatif, on peut mentionner la
« LA GUERRE DES CLOCHERS EST BEL ET BIEN FINIE. ON EST TOUS DANS UN TOUT AUTRE ÉTAT D’ESPRIT DORÉNAVANT. » Luc Mathieu, président de l'OIIQ
loi 90, fondatrice à bien des égards, la loi 21 qui a redéfini en 2009 les champs d’exercice professionnels dans le domaine de la santé mentale, les lois 41 et 31 relatives à l’exercice de la pharmacie, respectivement entrées en vigueur en 2015 et en 2020, ou encore la loi 43 qui confère aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) la faculté de poser des diagnostics et d’établir des plans de traitement, en application depuis janvier 2021. Sur le plan interprofessionnel, le président de l’Ordre des ergothérapeutes du Québec (OEQ), Alexandre Nadeau, avance comme fait marquant l’énoncé de position conjoint sur la collaboration interprofessionnelle publié en 2015 par le CMQ, l’OPQ et l’OIIQ. « Il mentionnait qu’outre le médecin, le pharmacien et l’infirmière, d’autres professionnels de la santé peuvent constituer l’équipe de soins selon les besoins des patients. C’était majeur en termes de reconnaissance, et ça a pavé la voie à ce que les ergothérapeutes, les physiothérapeutes et d’autres soient considérés », observe Alexandre Nadeau. L’énoncé prévoyait en effet que les trois ordres plaident auprès du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) « pour que le déploiement d’équipes interprofessionnelles soit accentué » dans les groupes de médecine de famille (GMF), les CISSS et les CIUSSS et les hôpitaux universitaires.
PHOTO : FMOQ
« On n’en est plus là »
« LA DONNE A CHANGÉ. ON EST VRAIMENT DANS LA PERSPECTIVE DE MIEUX RÉPONDRE AUX BESOINS DE SANTÉ DE LA POPULATION SELON LA LOGIQUE DU BON PROFESSIONNEL, AU BON MOMENT. » Dr Sylvain Dion, premier vice-président de la FMOQ
Vent de changement
De concert, les différents présidents des ordres professionnels en santé interviewés par Profession Santé notent qu’un vent de changement souffle sur l’interdisciplinarité depuis l’élection du Dr Mauril Gaudreault à la présidence du CMQ en 2018. Son prédécesseur, le Dr Charles Bernard, avait certes œuvré en tandem avec la présidente de l’OPQ de l’époque, Diane Lamarre, pour promouvoir la loi 41, mais le « Dr Gaudreault a une vision plus interprofessionnelle, plus orientée sur la protection du public que sur celle de ses membres », indique Luc Mathieu en mettant de l’avant la loi 43. « C’est une sacrée avancée. Auparavant, le diagnostic semblait un Graal intouchable. » Sans tirer la couverture à lui – « ça a commencé avant moi » –, le Dr Gaudreault se définit effectivement comme un « apôtre du travail interdisciplinaire ». Pour ce faire, le médecin de famille réfère à sa pratique dans les années 1990 à la Clinique des maladies neuromusculaires, à Jonquière, où les patients voyaient successivement un neurologue, lui-même, une infirmière, un travailleur social, un ergothérapeute et un physiothérapeute. « À partir de nos constats respectifs, on déterminait collectivement la conduite à suivre. J’ai beaucoup aimé cette façon de travailler [dans l’intérêt du patient] », témoigne le président du Collège qui, à la fin de sa première tournée provinciale, est parvenu à la conclusion qu’il n’y avait « pas assez d’interdisciplinarité ». « Offrir une médecine de qualité, c’est aussi offrir une médecine accessible, par un médecin compétent ou par un professionnel de la santé compétent », explique-t-il. « Un des moyens pour régler les problèmes d’accessibilité, c’est de travailler en interdisciplinarité. Mais ce n’est pas que ça », précise le Dr Gaudreault. « On travaille en équipe pour bien soigner les gens, avec d’autres professionnels et avec le patient. Tous ensemble, on forme une équipe de soins », ajoute-t-il en mentionnant que la communauté médicale est favorable à ce modèle. Un avant et un après COVID-19
Concrètement, le CMQ a passé plusieurs accords en ce sens avec des ordres professionnels en santé. En avril 2020, une entente permanente conclue avec les ergothérapeutes et les physiothérapeutes leur >
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PHOTO : CMQ
À LA UNE
« ON TRAVAILLE EN ÉQUIPE POUR BIEN SOIGNER LES GENS, AVEC D’AUTRES PROFESSIONNELS ET AVEC LE PATIENT. TOUS ENSEMBLE, ON FORME UNE ÉQUIPE DE SOINS. » Dr Mauril Gaudreault, président du CMQ
permet par exemple d’attribuer à leurs patients des fauteuils roulants, des cannes ou des marchettes (ou de les remplacer) sans avoir à requérir une ordonnance ou une autorisation écrite de la part d’un médecin spécialiste. Le mois suivant, les physiothérapeutes ont été autorisés à prescrire des radiographies à des patients blessés à la suite d’un traumatisme survenu depuis moins de 72 heures. Dernièrement, le Collège a publié un règlement qui autorise les diététistes-nutritionnistes, selon certaines modalités, à prescrire des macronutriments et des analyses de laboratoire ainsi qu’à ajuster des doses d’insuline et des antidiabétiques. La pandémie de COVID-19 a aussi été un tournant notable. « Ça a été un catalyseur et un accélérateur », estime Luc Mathieu qui se souvient d’une « collaboration gigantesque entre les ordres de santé autour de la vaccination de masse. On a prouvé que l’interdisciplinarité peut fonctionner en respectant les compétences de chacun. » La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Julie Bouchard, abonde dans le même sens en soulignant de son côté que les inhalothérapeutes ont prêté main-forte dans des milieux inusités. « Avant, on les cantonnait à l’hôpital. Ça a ouvert une brèche en montrant qu’ils pouvaient être utiles ailleurs. » n
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Pas assez loin, pas assez vite, selon les praticiens Dans les plans, l’interdisciplinarité vise à accroître l’accessibilité aux soins. Sur le terrain, dans les cliniques et dans les pharmacies, il reste encore quelques murs à abattre pour venir à bout de l’œuvre et de son dessein. GEOFFREY DIRAT
Dans ses discours comme dans les projets de loi qu’il a déposés, le ministre de la Santé Christian Dubé a fait de l’interdisciplinarité le socle de ses réformes du réseau de la santé. Que ce soit avec les guichets d’accès à la première ligne (GAP), les cliniques d’IPS, le rôle accru des pharmaciens via la loi 31 ou encore le chantier en cours de l’élargissement des pratiques professionnelles, le ministre Dubé ne cesse de répéter qu’il veut « changer les règles du jeu pour s’assurer que le bon patient soit traité par le bon professionnel, au bon moment ». « On sent qu’il y a une volonté politique. Les barrières sautent, ça évolue bien », confirme Christine Laliberté, la présidente de l’Association des infirmières praticiennes spécialisées du Québec (AIPSQ) qui attend cependant « de voir comment tout cela va se concrétiser ». Sa consœur présidente de la Fédération de la santé du Québec affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (FSQCSQ), Isabelle Dumaine, se montre plus sceptique concernant le décloisonnement des professions : « Pourquoi on le fait, jusqu’à quel point on le fait et comment ce sera appliqué sur le terrain ? » interroge-t-elle en se disant « inquiète », car ce genre de réforme peut, selon elle, servir « à patcher des trous ». « L’interdisciplinarité doit se faire pour de bonnes raisons. Les infirmières peuvent déjà poser beaucoup d’actes. Il ne faudrait
pas leur en donner d’autres parce qu’elles coûtent moins cher que les médecins. » Disparités sur les planchers
Au demeurant, Isabelle Dumaine constate sur les planchers que la pratique interdisciplinaire reste à « géométrie très variable. Dans les régions éloignées, où il manque de médecins et d’autres professionnels, nos membres font plus d’actes. À l’inverse, dans les centres hospitaliers universitaires, les infirmières n’exploitent pas leur champ de compétences », observe la présidente de la FSQ-CSQ. « Tout dépend des directions des soins infirmiers », poursuit Julie Bouchard qui encourage ces dernières à faire preuve de « leadership dans leurs établissements pour pousser l’interdisciplinarité ». La présidente de la FIQ souligne également que dans les GMF, la collaboration interdisciplinaire demeure sous la coupe des médecins, certains conservant des actes qu’ils pourraient déléguer. Résultat, « les études montrent que les infirmières cliniciennes n’exploitent que la moitié de leurs activités réservées. Elles restent cantonnées à des tâches procédurales et techniques au lieu de faire de l’évaluation, du suivi et de la surveillance clinique », regrette Luc Mathieu. Le président de l’OIIQ considère donc qu’avant de modifier des lois et des règlements dans le cadre du chantier sur l’élargissement des professions, « on devrait déjà optimiser l’organisation des soins ». >
AIDEZ-LES À DÉCOUVRIR
BOUFFÉES DE CHALEUR? Pr
DUAVIVEMC : pour le traitement des bouffées de chaleur modérées à sévères liées à la ménopause1 Dans les études cliniques, DUAVIVE, un comprimé pris une fois par jour pour le traitement des symptômes vasomoteurs modérés à sévères associés à la ménopause : a réduit significativement le nombre (5,9 vs 2,8; p < 0,001) et l’intensité (0,58 vs 0,09; p < 0,001) des bouffées de chaleur modérées et sévères par jour comparativement au placebo, dès la 4e semaine*.
a été associé à une incidence d’hyperplasie de l’endomètre ou de néoplasmes malins de l’endomètre < 1 % (0 % et 0,30 % après 1 an et 0,68 % après 2 ans)†‡.
n’a pas augmenté le taux de saignements utérins ou de microrragies comparativement au placebo (taux cumulatif d’aménorrhée à un an : 83 % vs 85 %, respectivement)†.
LE PREMIER ET LE SEUL TRAITEMENT qui associe des estrogènes conjugués à un MSRE (bazédoxifène)1,3,4,§
Usage clinique : Ne doit pas être administré en association avec un progestatif ni avec un autre estrogène ou un autre modulateur sélectif des récepteurs des estrogènes (MSRE). L’emploi de DUAVIVE n’a pas été évalué chez les femmes de plus de 75 ans; par conséquent, il n’est pas recommandé chez cette population de patientes. L’emploi de DUAVIVE est contre-indiqué chez l’enfant. Contre-indications : • Présence ou antécédents de thromboembolie veineuse ou présence de thrombophlébite. • Présence ou antécédents de maladie thromboembolique artérielle. • Hypersensibilité (p. ex., œdème angioneurotique, anaphylaxie) aux estrogènes, au bazédoxifène, à l’un des autres ingrédients de la préparation ou à l’un des composants du contenant. • Saignements utérins anormaux d’origine indéterminée.
• Antécédents de cancer du sein ou présence confirmée ou présumée de cette affection. • Néoplasie maligne estrogénodépendante, confirmée ou présumée. • Dysfonctionnement ou affection hépatiques, tant et aussi longtemps que les résultats des tests de l’exploration fonctionnelle hépatique ne sont pas revenus à la normale. • Hyperplasie de l’endomètre. • Déficit connu en protéine C, en protéine S ou en antithrombine, ou autres anomalies du bilan de thrombophilie. • Grossesse confirmée ou soupçonnée, femmes en âge de procréer et allaitement. • Cécité complète ou partielle résultant d’une atteinte vasculaire ophtalmique. Mises en garde et précautions les plus importantes : Risque d’accident vasculaire cérébral et de thrombose veineuse profonde : estrogènes seuls
n’a pas augmenté la douleur ni la densité mammaire comparativement au placebo (semaines 9 à 12 : 6 % vs 5 %, respectivement)‡. DUAVIVE est indiqué pour soulager les symptômes vasomoteurs modérés ou sévères associés à la ménopause chez la femme non hystérectomisée.
(âge moyen : 63,6 ans). En conséquence, les estrogènes, associés ou non à un progestatif : • ne doivent pas être prescrits pour la prévention primaire ou secondaire des maladies cardiovasculaires; • doivent être prescrits à la dose minimale efficace pendant la plus courte période possible pour l’indication approuvée. Autres mises en garde et précautions pertinentes : • Risque de cancer de l’ovaire. • Surveiller la tension artérielle des patientes sous hormonothérapie. • Prudence en présence d’otosclérose. • Prudence chez les femmes qui présentent des troubles endocriniens ou métaboliques préexistants. • Prudence chez les patientes qui présentent une intolérance héréditaire au galactose, une affection rare. • Saignement vaginal anormal. • Peut faire augmenter la taille d’un fibromyome utérin existant.
• Peut exacerber une endométriose préexistante. • Peut augmenter le risque de thromboembolie veineuse. • Risque de troubles de la vésicule biliaire. • Prudence chez les patientes qui ont des antécédents de troubles hépatiques ou biliaires. • Prudence chez les femmes qui ont un hémangiome hépatique. • Œdème angioneurotique. • Prudence en présence de lupus érythémateux disséminé. • Insuffisance vasculaire cérébrale. • Peut exacerber l’épilepsie. • Rétention liquidienne. • Emploi déconseillé en présence d’une atteinte rénale. • Emploi déconseillé chez les femmes non ménopausées. • Les femmes qui ont un indice de masse corporelle (IMC) élevé risquent de présenter une diminution de l’exposition au bazédoxifène qui pourrait être associée à une hausse du risque d’hyperplasie de l’endomètre.
Pour de plus amples renseignements : Veuillez consulter la monographie au http://pfizer.ca/pm/fr/duavive.pdf pour obtenir des renseignements importants sur les effets indésirables, les interactions médicamenteuses et la posologie qui n’ont pas été mentionnés dans le présent document. Vous pouvez également vous procurer la monographie en composant le 1-800-463-6001. MSRE = modulateur sélectif des récepteurs des estrogènes. * SMART 2 : étude de 12 semaines, comparative avec placebo, menée à double insu auprès de 318 femmes qui éprouvaient 7 bouffées de chaleur modérées ou sévères par jour ou au moins 50 bouffées de chaleur par semaine au moment de leur admission. Le paramètre principal visait à évaluer l’efficacité à soulager les symptômes vasomoteurs. Les paramètres d’évaluation secondaires étaient le nombre de bouffées de chaleur légères, modérées et sévères, les paramètres relatifs au sommeil (échelle MOS [Medical Outcomes Study] d’évaluation du sommeil) et le score global au questionnaire MENQOL (Menopause-Specific Quality of Life) d’évaluation de la qualité de vie des femmes ménopausées. Nombre quotidien moyen de bouffées de chaleur modérées ou sévères au départ : 10,3 dans le groupe DUAVIVE, 10,5 dans le groupe placebo1,2. † SMART 1 : étude de détermination de la dose de 24 mois, comparative avec placebo et agent actif, menée à double insu avec répartition aléatoire chez 3 397 femmes qui ont reçu DUAVIVE (n = 433), du raloxifène à 60 mg ou un placebo. Les participantes ont reçu du calcium et de la vitamine D (Caltrate 600 + DMC) tous les jours. L’étude avait pour paramètre principal l’incidence de
DUAVIVE, M.C. de Wyeth LLC, Pfizer Canada SRI, licencié © 2023 Pfizer Canada SRI, Kirkland (Québec) H9J 2M5 PP-DUA-CAN-0211-FR
l’hyperplasie de l’endomètre et pour paramètre secondaire, le traitement des symptômes vasomoteurs1. ‡ SMART 5 : étude de 12 mois, comparative avec placebo et agent actif, menée à double insu auprès de 1 843 femmes réparties aléatoirement entre les 5 groupes suivants : DUAVIVE (n = 445), groupe estrogènes conjugués à 0,625 mg/bazédoxifène à 20 mg (n = 474), groupe bazédoxifène à 20 mg (n = 230), groupe estrogènes conjugués à 0,45 mg/acétate de médroxyprogestérone (AMP) à 1,5 mg (n = 220) et groupe placebo (n = 474). Elles ont également reçu 600 mg de calcium et 400 UI de vitamine D par jour1. § La portée clinique comparative n’a pas été établie. Références : 1. Monographie de DUAVIVE. Pfizer Canada SRI, 16 janvier 2019. 2. Pinkerton JV, et al. Relief of vasomotor symptoms with the tissue-selective estrogen complex containing bazedoxifene/conjugated estrogens: a randomized, controlled trial. Menopause. 2009;16(6):1116–24. 3. Données internes. Pfizer Canada SRI. 4. Pickar JH, et al. Tissue selective estrogen complex (TSEC): a review. Menopause. 2018;25(9):103–45.
À LA UNE Élargir encore plus
Ce chantier, lancé en mai 2022, les ordres en santé y collaborent en formulant leurs doléances. Les physiothérapeutes veulent que leur expertise en troubles musculosquelettiques leur permette de les diagnostiquer. « On souhaite aussi que notre faculté de prescription soit élargie à certains médicaments et aux examens non invasifs et que les compétences des technologues en physiothérapie soient reconnues », détaille Manon Dufresne, la présidente de l’Ordre des physiothérapeutes. Les chiropraticiens aimeraient pouvoir intervenir auprès des accidentés de la route et du travail ou des victimes d’actes criminels sans qu’ils soient adressés au préalable par un médecin. « Pour les accidentés du travail souffrant de lombalgie, cela générerait des économies de 12 millions de dollars grâce à l’accélération de leur prise en charge », argumente le président de l’Ordre des chiropraticiens, le Dr Philippe Larivière, qui désire surtout que la chiropraxie soit ajoutée au panier de services de la RAMQ et que le réseau de la santé embauche ses pairs. Deux revendications également portées par la présidente de l’Ordre des podiatres, la Dre Fadji Koffi, qui demande que ses membres soient mieux utilisés par le système public de santé. « Un ongle incarné pris en charge à l’urgence, ça ne fait pas de sens. On pourrait le traiter. » Préoccupées par une disposition du projet de loi 15 qui remet en question leur autonomie professionnelle acquise de haute lutte à la fin des années 1990 et les mettrait sous la tutelle d’un directeur médical, les sages-femmes désirent tout simplement que leurs compétences soient reconnues. « On pourrait être impliquées
en santé sexuelle et reproductive ou dans le dépistage et le traitement des ITSS [infections transmissibles sexuellement et par le sang, NDLR] », précise la présidente de leur ordre, Julie Pelletier, qui mentionne que le champ de pratique de ses consœurs est actuellement cantonné du début de la grossesse à la sixième semaine après l’accouchement. Lever les freins
La présidente de l’Ordre des diététistesnutritionnistes, Joëlle Emond, rapporte pour sa part que ses membres ont été autorisés à poser de nouveaux actes en 2022, comme l’administration de médicaments et d’autres substances par voie orale ou entérale, la prescription des formules nutritives et des analyses de laboratoire ou encore l’ajustement de l’insuline et des antidiabétiques. Cependant, « on est confrontés à une embûche terrible sur le terrain. Pour exercer ces activités, il faut que le patient nous soit référé par un médecin ou une IPS. C’est une étape supplémentaire inutile », exprime la professionnelle. Elle indique aussi avoir soumis dernièrement une demande conjointe avec les ergothérapeutes et les orthophonistes pour pouvoir prescrire une vidéofluoroscopie de la déglutition afin d’évaluer et gérer la dysphagie. « Cela permettrait aux patients d’obtenir des soins plus rapidement. » De son côté, le président de l’OPQ, JeanFrançois Desgagné, reconnaît que les pharmaciens ont connu « une mini révolution depuis 2015 », mais qu’« il faut être capable de leur donner du gaz ». Comment ? En assouplissant certaines modalités des loi 41 et 31 qui limitent leur capacité de prolonger une ordonnance à un diagnostic posé dans les cinq années précé-
dentes, explique-t-il. « Historiquement, ce cadre était nécessaire. Depuis, les pharmaciens ont démontré qu’ils pouvaient le faire et qu’ils le faisaient bien. » Infection urinaire, herpès, otite, « on pourrait avoir plus d’autonomie pour les conditions qui ne demandent pas d’investigation invasive », convient pareillement le président de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires (AQPP), Benoit Morin, en estimant que le jugement professionnel des pharmaciens est sous-exploité. « On est capable de savoir si on peut traiter ou pas. » Un moyen, pas une fin
Élargissement du panier de services de la RAMQ, des champs de pratique et de la faculté d’établir des diagnostics, le président du CMQ se dit ouvert à ces requêtes. Il souligne toutefois qu’il s’agit de « gros changements » à opérer avec prudence « en s’assurant que les professionnels [concernés] ont les compétences et les formations nécessaires ». Cela dit, le Dr Gaudreault signifie que l’élargissement de l’autonomie des uns et des autres n’est pas une fin en soi. « C’est un moyen pour pratiquer en interdisciplinarité. Elle ne doit pas aboutir à un élargissement des silos. » En la matière, le médecin considère que « les équipes ont encore des défis à relever. Une culture, c’est long à changer. » Pour parfaire la prise en charge interdisciplinaire, les professionnels de la santé appellent de leur vœux une amélioration des trajectoires de soins. Le président de l’OEQ milite ainsi pour que les ergothérapeutes interviennent en temps opportun. « Actuellement, on est un peu le département des miracles, ceux qu’on sollicite quand on ne peut plus rien faire. On ne veut plus être la solution de dernier recours,
FRISE DU TEMPS > 2002
> 2005
Adoption en juin de la loi 90 qui a redéfini le champ d’exercice de 11 professions de la santé.
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Profession Santé
novembre 2023
Premières lignes directrices conjointes entre l’OIIQ et le CMQ encadrant les programmes de formation universitaire et la pratique clinique des IPS.
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> 2009
Adoption de la loi 21 qui a redéfini les champs d’exercice professionnels dans le domaine de la santé mentale, incluant ceux des psychologues et des travailleurs sociaux.
> 2011
Adoption de la loi 41 qui permet aux pharmaciens de pratiquer sept nouveaux actes pharmaceutiques.
« L’INTERDISCIPLINARITÉ DOIT SE FAIRE POUR DE BONNES RAISONS. LES INFIRMIÈRES PEUVENT DÉJÀ POSER BEAUCOUP D’ACTES. IL NE FAUDRAIT PAS LEUR EN DONNER D’AUTRES PARCE QU’ELLES COÛTENT MOINS CHER QUE LES MÉDECINS. » Isabelle Dumaine, présidente de la FSQ-CSQ
mais être intégrés au bon moment dans les trajectoires pour parvenir à des résultats optimaux. » Trajectoires à définir
Jean-François Desgagné n’hésite pas à parler d’« enjeu fondamental ». « Élargir les champs de pratique, c’est bien, mais on doit travailler fort sur les trajectoires de soins », affirme le président de l’OPQ. « Quand un pharmacien prend en charge un patient ayant une condition chronique et qu’il arrive au bout de ce qu’il peut faire, on ne veut pas lui dire d’aller à l’urgence », illustre-t-il. « On doit donc tracer des lignes et mettre en place des corridors de soins, comme on l’a fait pour la prescription du Paxlovid. En cas de problème, on pouvait
> 2015
Entrée en vigueur de la loi 41 après d’âpres négociations entre l’AQPP et le MSSS au sujet de la rémunération des nouveaux actes pharmaceutiques.
NORMAND HUBERDEAU, GROUPE NH PHOTOGRAPHES
PHOTO : OPQ
PHOTO : FSQ-CSQ
À LA UNE
« ÉLARGIR LES CHAMPS DE PRATIQUE, C’EST BIEN, MAIS ON DOIT TRAVAILLER FORT SUR LES TRAJECTOIRES DE SOINS. » Jean-François Desgagné, président de l'OPQ
référer nos patients à un point de service en centre hospitalier. » Au niveau intraprofessionnel aussi, des parcours restent à définir pour optimiser la prise en charge. « L’Association des pharmaciens des établissements de santé a initié des travaux en ce sens avec l’OPQ et la grande famille de la pharmacie », informe sa présidente, Julie Racicot, l’idée étant de « mieux arrimer le parcours de soins pharmaceutiques du patient. Quand il quitte l’hôpital, on doit déterminer si c’est le pharmacien communautaire, le pharmacien en GMF, voire le médecin ou l’infirmière qui est le mieux placé pour suivre la thérapie initiée et on doit établir des corridors de consultation entre le milieu communautaire et les établissements », expose la pharmacienne. Mieux communiquer
À l’unanimité, l’autre enjeu à dépasser demeure la communication entre les différents intervenants. Quelle information
> 2020
Adoption de la loi 31 qui accorde de nouvelles activités aux pharmaciens, dont les services sont désormais couverts par la RAMQ et non plus par le régime public d’assurance médicaments.
« ON AURAIT AVANTAGE À MIEUX SE CONNAÎTRE. LA PLUPART [DES PROFESSIONNELS] ONT DERNIÈREMENT CONNU DES AVANCÉES SIGNIFICATIVES EN TERMES D’ACTIVITÉS RÉSERVÉES ET AUTORISÉES, MAIS ON N’EST PAS FORCÉMENT AU COURANT. » Dr Philippe Larivière, président de l’Ordre des chiropraticiens
transmettre, à quel moment et à qui ? Et surtout quel canal utiliser pour qu’elle arrive au bon destinataire et qu’il en prenne connaissance en temps opportun ? Toujours omniprésent dans les échanges entre professionnels de la santé, le fax montre ses limites à l’ère du tout digital. « Le problème, c’est leur quantité et le fait qu’on doive les trier manuellement », souligne Benoit Morin. « Ça nous prend un outil efficace pour communiquer sur une base bidirectionnelle afin de pouvoir s’organiser et se compléter en documentant les dossiers des patients », résume le président de l’AQPP en espérant que le futur dossier santé numérique, promis par Québec à l’horizon 2028-2030, va améliorer le partage d’informations. >
> 2021
> 2022
Entrée en vigueur de la loi 43 qui permet aux IPS de poser des diagnostics et de définir des plans de traitement.
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Ouverture par le gouvernement du chantier de la réforme du système professionnel pour alléger, moderniser et permettre l’élargissement des pratiques professionnelles.
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Profession Santé
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Le PREMIER et le SEUL anti-androgènes TOPIQUE indiqué pour le traitement de l’acné vulgaire*
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INDIQUÉ POUR LE TRAITEMENT TOPIQUE DE L’ACNÉ VULGAIRE CHEZ LES PATIENTS DE 12 ANS ET PLUS.
* La signification clinique comparative est inconnue.
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À LA UNE
INDIQUÉ POUR LE TRAITEMENT TOPIQUE DE L’ACNÉ VULGAIRE CHEZ LES PATIENTS DE 12 ANS ET PLUS. Veuillez consulter la monographie du produit à l’adresse https:// sunpharma.com/wp-content/ uploads/2023/08/WINLEVI-PMFR-14-Jul-23.docx.pdf pour des renseignements importants, notamment : • les mises en garde et précautions, y compris les suivantes : Pr WINLEVI® (clascotérone) est destiné à un usage externe seulement; éviter tout contact avec les yeux, les lèvres, la bouche, les coins du nez ou d’autres muqueuses; suppression de l’axe hypothalamo-hypophysosurrénalien; irritation locale; sensibilité à la toxicité systémique chez les enfants et adolescents; il n’y a pas de données disponibles sur l’utilisation de WINLEVI® chez les femmes enceintes et aucune étude n’a été réalisée pour déterminer la présence de clascotérone ou de son métabolite dans le lait maternel chez l’humain ou l’animal.
Au-delà des outils, pour bien communiquer, il faut se connaître et savoir ce que les uns et les autres peuvent faire, ou pas. De l’aveu des professionnels interviewés par Profession Santé, c’est encore là que le bât blesse. « On aurait avantage à mieux se connaître », confirme le Dr Philippe Larivière qui constate « une méconnaissance générale des compétences respectives des différentes professions de la santé. La plupart ont dernièrement connu des avancées significatives en termes d’activités réservées et autorisées, mais on n’est pas forcément au courant. Des mises à jour régulières sont nécessaires pour débloquer les freins », déclare le chiropraticien. « C’est de mieux en mieux, mais il faut répéter, répéter, et encore répéter pour que cette connaissance augmente. Car avec la connaissance vient la confiance », souligne Manon Dufresne. « La collaboration interprofessionnelle, ça s’apprend », affirme également Luc Mathieu qui voit d’un bon œil l’initiative de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke de réunir les étudiants de ses différentes écoles et départements pour les cours de sciences fondamentales. « En socialisant dès le début de leur formation, ces futurs professionnels
seront plus enclins à collaborer », espère le président de l’OIIQ. « Apprendre à collaborer, ce n’est pas facile », reconnaît le président du Collège québécois des médecins de famille, le Dr Alain Papineau, en ajoutant que « les médecins ne sont pas vraiment formés à ça. Ils ont des notions théoriques, mais n’ont pas la pratique. On doit les initier à la collaboration interprofessionnelle et au leadership médical qu’ils devront exercer. » Enfin, le dernier enjeu relevé à l’unanimité – et il n’est pas des moindres – pour définitivement franchir le mur du son de l’interdisciplinarité, c’est celui de la pénurie généralisée de professionnels et son corollaire : des listes d’attente à rallonge. Comment collaborer quand un médecin ou une IPS ne peut pas solliciter un ergothérapeute, un physiothérapeute ou un psychologue ? Comment ces derniers peuvent-ils s’en remettre aux omnipraticiens en cas de besoin alors que ces derniers sont débordés ? Comme le dit l’expression, poser ces questions, c’est y répondre. n Profession Santé a sollicité la Fédération des médecins spécialistes du Québec dans le cadre de ce dossier sur l’interdisciplinarité. Son président, le Dr Vincent Oliva, n’a pas été en mesure de répondre à nos questions dans le délai de 15 jours que nous lui avions imparti.
• l’usage clinique, les effets indésirables, les interactions médicamenteuses, la posologie et l’administration. Vous pouvez aussi obtenir la monographie du produit en communiquant avec notre Service médical au numéro sans frais 1 844 924-0656. RÉFÉRENCE : Monographie actuelle de WINLEVI®, Sun Pharmaceutical Industries Limited. © 2023 Sun Pharma, ou ses filiales et sociétés affiliées. Tous droits réservés. WINLEVI est une marque déposée de Cassiopea, S.p.A., utilisée sous licence exclusive. Toutes les marques de commerce sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.
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Profession Santé
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Les initiatives d’entraide entre pairs améliorent le bien-être des médecins au Canada Sheila Kerry et Dre Nicole Green — MSPEI
Nous prenons soin des médecins. Il y a un besoin pressant au sein de la communauté des médecins de créer des occasions de tisser de vrais liens entre collègues, de se sentir accompli et de surmonter les problèmes liés à l’épuisement professionnel. Grâce au financement issu d’un partenariat stratégique entre l’Association médicale canadienne, Gestion financière MD et la Banque Scotia, la Société médicale de l’Île-du-Prince-Édouard (MSPEI) a propulsé des programmes essentiels visant à cultiver des environnements où les médecins peuvent discuter sérieusement, développer des stratégies d’adaptation et recevoir les bons outils pour faire face aux facteurs de stress liés à leur carrière. En savoir plus sur l’approche de la MSPEI grâce à notre vidéo et notre article au amc.ca/MSPEI-histoires.
Gestion financière MD offre des produits et services financiers, la famille de fonds MD et des services-conseils en placement par l’entremise du groupe de sociétés MD et de Services d’assurance Gestion de patrimoine Scotia Inc. Pour obtenir une liste détaillée du groupe de sociétés MD, rendez-vous à md.ca, et pour plus d’informations sur Services d’assurance Gestion de patrimoine Scotia Inc., consultez gestiondepatrimoinescotia.com. Les marques de commerce de l’Association médicale canadienne sont des marques déposées et utilisées sous licence. La Banque de Nouvelle-Écosse (Banque ScotiaMD) offre des produits et services bancaires et de crédit. Consultez le site banquescotia.com. MD Marques déposées de La Banque de Nouvelle-Écosse utilisées sous licence.
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À LA RENCONTRE DE LAURÉATS INSPIRANTS Le 4 octobre dernier à Montréal, s’est déroulé le gala des Prix Profession Santé. Ce fut l’occasion de souligner les accomplissements des lauréates et lauréats de cette année, de véritables modèles d’engagement envers leurs patients et de soutien à leurs pairs. Durant l’événement, les lauréates et lauréats ont pu remercier leurs collègues et leurs proches qui ont contribué à leur réussite et inspirer les gens dans la salle.
Merci à notre commanditaire
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ÉTUDIER POUR MIEUX FORMER SES PAIRS Étudiant au doctorat en sciences infirmières à l’Université de Montréal, Billy Vinette consacre sa thèse à l’élaboration d’un programme de formation innovant pour ses consœurs et confrères. Celui-ci vise à les soutenir dans la prise en charge des patients oncologiques qui consomment du cannabis pour soulager leur condition. GEOFFREY DIRAT
Quand il a appris qu’il était le lauréat infirmier des Prix Profession Santé 2023 dans la catégorie « Étudiant(e)s/ résident(e)s », Billy Vinette a aussitôt appelé sa famille pour partager la bonne nouvelle. « J’étais très, très, très heureux. C’est un bel honneur, une belle reconnaissance et une belle source de motivation pour continuer à étudier. »
des outils aux infirmières pour les aider à aborder ce sujet avec leurs patients afin qu’ils gèrent leur consommation de manière sécuritaire.
« L’aspect innovant de son projet est d’élaborer une intervention éducative numérique qui favorise l’autonomie des infirmières quant à leur processus d’apprentissage et d’en évaluer les effets préliminaires », signale sa directrice de recherche, la Inscrit au tableau de l’Ordre des infirmières et infirmiers du professeure Karine Bilodeau, qui a présenté sa candidature aux Québec (OIIQ) depuis novembre 2014, le jeune homme origiPrix Profession Santé. Le volet évaluation est central dans ce naire de Sainte-Anne-de-la-Pérade a repris ses études en 2017 projet, dans le sens où les technologies de l’information sont en s’inscrivant à la maîtrise en sciences infirmières, option foravérées pour accroître les connaissances des stagiaires, « mais mation, de l’Université de Montréal (UdeM). Son diplôme de sont-ils capables de les mettre en pratique au bon moment ? deuxième cycle en poche, il a enchaîné avec un doctorat, La littérature scientifique n’est pas si toujours en sciences infirmières, option claire », observe le doctorant. La formation formation, dans le même établissement, qu’il élabore est en mode asynchrone. Elle qu’il prévoit d’achever en 2024. Il compte s’articule autour de contenus personnali« MON AMBITION ensuite parachever sa formation par un sés et de vidéos présentant des situations postdoctorat en sciences de la réadaptaEST D’AIDER LES cliniques crédibles. « L’aspect technique tion au sein de l’École de physiothérapie INFIRMIÈRES ET de la formation est très important pour et d’ergothérapie de l’Université McGill. que les infirmières aient la capacité de INFIRMIERS À AIDER « J’adore apprendre et acquérir de mettre en œuvre les acquis », souligne l nouvelles expertises », confie l’infirmier LEURS PATIENTS e trentenaire. clinicien qui se destine à une carrière de professeur-chercheur, avec pour leitmotiv de « donner au suivant en formant les autres ». « Mon ambition est d’aider les infirmières et infirmiers à aider leurs patients pour, au final, aider le système de la santé dans son ensemble », précise-t-il en indiquant s’être lancé le défi d’explorer des rôles cliniques inconnus pour ses pairs.
POUR, AU FINAL, AIDER LE SYSTÈME DE LA SANTÉ DANS SON ENSEMBLE. »
Dans l’immédiat, il se consacre à sa thèse de doctorat qui consiste à concevoir une formation pour outiller les infirmières afin qu’elles puissent accompagner adéquatement des patients atteints de cancer qui consomment du cannabis pour atténuer leurs symptômes. « Environ 60 % des patients oncologiques prennent du cannabis, mais très peu en parlent à leurs soignants. Or, cela peut réduire l’efficacité de leur traitement », explique Billy Vinette. Sa formation vise donc à fournir
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En parallèle, il continue de s’impliquer au sein de l’Association québécoise des infirmières en oncologie (AQIO) comme trésorier du conseil d’administration et comme membre actif du comité organisateur du séminaire annuel de l’association. L’étudiant chercheur est également chargé de cours et auxiliaire d’enseignement à la Faculté des sciences infirmières de l’UdeM. « Je donne plusieurs formations théoriques. Ça me permet de me garder à jour des meilleures pratiques », déclare Billy Vinette qui désire motiver ses étudiants « à rester en sciences infirmières pour augmenter le taux de rétention [du programme] ». Un objectif ambitieux sachant que le taux d’abandon après la première session peut, bon an mal an, atteindre près de 20 %. n
ÉTUDIANT(E)S/ RÉSIDENT(E)S
Billy Vinette
PHOTO : PIERRE LONGTIN
infirmier
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DE VIOLONCELLISTE À RÉSIDENT EN OPHTALMOLOGIE Talentueux joueur de violoncelle depuis l’enfance, le Dr Kevin Yang Wu ne se destinait pas à une carrière médicale lorsqu’il est arrivé au Québec à l’âge de 13 ans. Sa persévérance et son parcours académique remarquable font de ce futur ophtalmologiste un modèle inspirant qui n’a pas manqué d’impressionner le jury. CLÉMENT LECHAT
Le Dr Wu ne parlait ni français ni anglais lorsqu’il est arrivé de Taïwan en 2006, mais il a apporté avec lui une langue qu’il maîtrisait parfaitement : la musique. « Quand j’étais plus jeune, je voulais devenir violoncelliste », se rappelle celui qui a joué dans plusieurs orchestres et enregistré un album professionnel.
Dr Patrick Daigle, chirurgien oculoplastique, le Dr Wu a mis en place des solutions, dont l’amélioration de la communication entre les chirurgiens et les pathologistes, avec à la clé 90 % des biopsies désormais réalisées dans le délai réglementaire.
Le potentiel de recherche dans le domaine de l’ophtalmologie est un facteur qui le motive. « Le progrès scientifique en ophtalMusicien de rue, le Dr Wu s’est vu décerner le titre d’étoile du mologie est en croissance exponentielle dans les récentes anmétro en 2012 après avoir passé une audition, lui permettant nées, comparé aux autres spécialités chirurgicales », se réjouit-il. de se produire dans les lieux les plus populaires du réseau montréalais. Il fait alors sa première apparition médiatique. Déjà responsable d’actes simples, le ré« Tout le monde me demandait qu’est-ce sident réalisera des chirurgies plus approque je faisais avec un violoncelle sur la fondies au bloc opératoire lorsque sa quapage principale de 24 heures. C’était assez trième année commencera, en juillet 2024. « SI JE POUVAIS incroyable » se remémore-t-il en riant. Les « C’est beaucoup de responsabilités parce PARLER AU JEUNE donations du public furent si importantes que pour moi, les yeux sont l’organe le qu’il put financer une partie de ses études plus important et le plus noble du corps MOI, […] JE LUI en médecine dentaire à l’Université McGill. humain », explique-t-il, à la fois stressé et Après avoir obtenu son doctorat en médecine dentaire, le Dr Wu a continué ses études à l’Université Laval, où il a obtenu son doctorat en médecine, puis il s’est finalement orienté vers l’ophtalmologie à l’Université de Sherbrooke.
DIRAIS QU’ÊTRE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ EST UN PRIVILÈGE. »
La chirurgie l’a attiré. Lors d’un stage d’observation de chirurgie maxillo-faciale à Boston, il était tombé amoureux de l’univers du bloc opératoire. « Il fait froid, c’est calme, propre, un peu stressant mais challengeant », explique le résident, qui passe aujourd’hui son temps entre la clinique d’ophtalmologie, le bloc, les salles de cours et la recherche. À travers ses multiples publications, pas moins de sept en 2023, le Dr Wu entend redonner à une communauté médicale sélective qui lui a permis de se réaliser. Il s’est notamment penché sur le problème des délais anormalement longs des biopsies oculaires dans son département. Seules 37 % d’entre elles étaient r éalisées dans le délai recommandé par le ministère de la Santé et des Services sociaux, soit sept jours. Sous la supervision du
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impatient de bientôt franchir cette étape.
Une fois sa résidence terminée d’ici juin 2026, le Dr Wu aimerait effectuer un fellowship en chirurgie oculoplastique et orbitaire, peut-être à l’étranger. Bien qu’il ne soit pas encore sûr de sa future sous-spécialité, une chose est certaine : le résident veut revenir à Sherbrooke pour y exercer. « C’est un endroit avec beaucoup d’exposition chirurgicale, un bon volume, et une bonne équipe », estime-t-il. Il se dit chanceux du soutien de ses mentors sousspécialistes qui lui ont permis de réussir. Même si le Dr Wu n’a plus le temps de jouer du violoncelle, sa passion reste intacte. Il espère s’y remettre l’année prochaine et retrouver un rythme de vie plus équilibré. Malgré les sacrifices qu’il a dû faire, il ne regrette pas ses choix et apprécie les leçons qu’il a apprises au long de son parcours. « Si je pouvais parler au jeune moi, […] je lui dirais d’apprécier le présent, d’être content de ce qu’il est en train de faire. J’aimerais lui rappeler qu’être professionnel de la santé est un privilège. » n
ÉTUDIANT(E)S/ RÉSIDENT(E)S
Kevin Yang Wu
PHOTO : PIERRE LONGTIN
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UNE ÉQUIPE QUI VOIT GRAND Afin de maximiser la prise en charge des patients orphelins, l’équipe des soins professionnels transitoires du GAP de la Montérégie-Ouest a instauré ce printemps des trajectoires de soins en collaboration avec tous les pharmaciens communautaires du territoire. Un travail colossal qui permettra de mettre pleinement à profit leur expertise au service des patients. GENEVIÈVE LAROCHELLE-GUY
Pas peu fière de voir son initiative saluée par un Prix Profession Santé, l’équipe du Guichet d’accès à la première ligne (GAP) de la Montérégie-Ouest était particulièrement fébrile et complice lors de notre rencontre. « Ça représente beaucoup pour nous et nous sommes très fiers de ce prix, d’autant plus qu’on est parti de zéro », avoue sa directrice, Marie Pavageau. Le GAP de la Montérégie-Ouest, lancé au début de 2022, a mis en place cette collaboration inédite permettant ainsi d’assurer une prise en charge optimisée des patients orphelins de plus en plus nombreux (la région en compte plus de 110 000).
ladies chroniques, d’une travailleuse sociale, d’un infirmier clinicien assistant au supérieur immédiat et d’une pharmacienne-conseil. Le patient peut ainsi être traité par l’intervenant le plus adéquat selon les différentes situations, et l’aide apportée par les pharmaciens du territoire facilite encore plus l’atteinte de la mission. « Ça fait des années que certains patients n’ont pas eu de rendez-vous avec un médecin ou tout autre professionnel de la santé, la pandémie a exacerbé les problèmes de santé chez les gens qui n’ont pas consulté », affirme Sacha Sabbagh.
« Les patients veulent revenir nous voir, ils s’accrochent à nous, car on permet rapidement d’identifier la bonne ressource aux Face à l’afflux grandissant de patients, l’appui des pharmaciens bons patients », constate Sophie Cloutier, infirmière clinicienne était essentiel. Attachées au travail en interen maladies chroniques. disciplinarité, les infirmières du GAP ont décidé de faire appel aux différents pharCette nouvelle collaboration avec les « LES PATIENTS maciens du territoire, qu’ils travaillent en pharmaciens s’accompagne d’une éducaVEULENT REVENIR pharmacie communautaire ou en GMF, tion du patient. « On veut préparer le paafin d’optimiser la répartition des tâches. tient à aller consulter le pharmacien. On ne NOUS VOIR, ILS peut pas envoyer les dossiers juste comme « Le but est de travailler en collaboration S’ACCROCHENT À ça. Les patients ont eu un lien de confiance selon les forces de chacun et non de NOUS, CAR ON avec nous au GAP et ils ne connaissent pas laisser complètement les patients dans tous les rôles qu’un pharmacien peut PERMET RAPIDEMENT leur cour », explique Marie Pavageau. jouer », rappelle Marie Pavageau. Patients et C’est une collaboration qui fonctionne D’IDENTIFIER LA professionnels de la santé en profitent donc dans les deux sens : l’équipe du GAP peut pour apprendre le rôle des différents soiBONNE RESSOURCE demander de l’aide au pharmacien, et celuignants collaborant avec le GAP. AUX BONS PATIENTS. » ci peut adresser un patient au GAP. « Il est La clé, selon Marie-Ève Bertrand, c’est de possible que certaines situations sortent un gérer un humain comme un humain et non peu de l’expertise du pharmacien. Par comme de la paperasse, soit en faisant preuve d’empathie. Et les exemple, si un patient vient voir le pharmacien avec un abcès ou patients semblent satisfaits : « Un patient m’a déjà dit qu’il avait du sang dans l’urine, celui-ci pourra nous le référer, en remplissant eu un meilleur service avec le GAP qu’avec son ancien médecin un formulaire de référence. Avant la collaboration, ce patient serait de famille. On ne conseillera jamais de se désinscrire de son peut-être allé engorger les urgences », illustre l’infirmier clinicien médecin, mais on a l’impression d’avoir un retour du balanassistant au supérieur immédiat, Sacha Sabbagh. cier lorsqu’on voit que les efforts mis en place sont reconnus « Notre but est d’optimiser l’approche “un patient, un besoin, une ressource pertinente” », estime la pharmacienne-conseil de l’équipe, Marie-Ève Bertrand. La collaboration interprofessionnelle est donc mise de l’avant comme jamais par l’équipe, qui est composée d’une infirmière en santé mentale, d’une infirmière en ma-
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et qu’on fait une différence », se réjouit Sophie Cloutier. L’équipe voit grand : « Ce qu’on souhaite, c’est d’être la plus grande équipe multidisciplinaire du Québec, on aimerait y ajouter d’autres professionnels de la santé, comme des physios », affirme Marie-Ève Bertrand. n
ÉQUIPE INTERPROFESSIONNELLE COMMUNAUTAIRE
Équipe des soins professionnels transitoires du GAP
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CISSS de la Montérégie-Ouest
Rangée du haut, de gauche, à droite: Marie Pavageau, Nadine Bourdeau, Émelie Proulx et Sacha Sabbagh Rangée du bas, de gauche à droite: Carole Rousseau, Sophie Cloutier, Julie Clermont, Patrick Bourrelle et Marie-Ève Bertrand www.professionsante.ca
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UN MÉDECIN QUI A LE CŒUR SUR LA MAIN Le Dr Robert Marchand a consacré de nombreuses années de sa vie professionnelle à aider une clientèle vulnérable : celle en fin de vie. GENEVIÈVE LAROCHELLE-GUY
Cela ne fait aucun doute que le Dr Robert Marchand est un soignant reconnu et apprécié. À peine arrivé au CHSLD Champlain de Verdun, il se fait saluer énergiquement par collègues et patients. « J’habite à cinq minutes à pied de mon lieu de travail. C’est plus facile de venir rapidement lorsqu’ils ont besoin de moi », explique le Dr Marchand, « de garde » à tout moment pour ses patients. « Ça fait 43 ans que je traîne ma pagette sur moi ! »
qu’il voulait vraiment, c’était un certain contrôle sur les derniers moments de sa vie, qu’il ne voulait pas souffrir. On s’est donc entendu pour commencer une sédation et, juste avant, il disait des aurevoirs à sa famille et il me remerciait et me souhaitait une bonne vie dans la bonne humeur. La crise était passée », raconte le médecin. Dans ce moment particulièrement délicat, le Dr Marchand n’accompagne pas uniquement le patient, mais aussi sa famille. « Lorsque la personne a eu une belle vie et que la fin approche, je pense qu’il est important de vivre sereinement avec l’idée de la mort, surtout lorsqu’elle arrive à point. J’essaie de travailler avec la famille pour avoir des moments de “chapelle ardente”, en créant de beaux moments avant, on fête avec le mourant parfois », exprime-t-il.
Sa longue carrière comme médecin généraliste l’épanouit encore aujourd’hui. Il s’est occupé dans son cabinet privé d’une clientèle familiale fidèle qui pouvait compter jusqu’à quatre générations. Mais il a aussi été au front dans les urgences, fait de la santé communautaire et de l’enseignement clinique, il a fait partie des premiers à démarrer un Groupe de médecine familiale à Montréal et en être chef et a été chef de service à l’hôpital de Verdun. Il est le co-instigateur de la Fondation Jacques« JE LES AIME, Bouchard, qui a pour mission de maintenir MES PATIENTS, à domicile les patients en fin de vie.
Ce médecin à la carrière bien accomplie aime le leadership discret; rendre service à ses patients au mieux de ses capacités est ce qui le valorise en soi. « Je les aime, mes patients, je trouve que c’est important de les défendre et de les protéger, car ils sont vulnérables, exprime le Dr Marchand. Je veux faire ce que le patient souhaite jusqu’à son dernier souffle. »
JE TROUVE QUE C’est d’ailleurs son apport aux soins de fin de vie qui lui a valu une reconnaissance C’EST IMPORTANT particulière du jury des Prix Profession DE LES DÉFENDRE Santé. Il pratique l’aide médicale à mourir ET DE LES PROTÉGER, Son amour pour la profession ne s’est depuis plusieurs années maintenant et il pas effrité au fil des années. Même qu’à dit le faire pour le bien-être de ses paCAR ILS SONT l’approche des dernières années de sa tients, même si c’est parfois difficile sur le VULNÉRABLES. » carrière, le Dr Marchand avait envisagé de plan moral. « Les deux premières fois où faire de la recherche pour clore sa contrij’ai réalisé cette procédure, j’ai eu des pabution, mais il se dit incapable d’être loin tients extraordinaires qui m’ont guidé et de ses patients. « Je les aime trop, c’est eux qui m’amènent à m’ont permis d’être en paix avec la pratique de l’aide médicale vivre. En recherche, il manque le côté rencontre avec l’autre, à mourir. J’estime que mon rôle dans tout ça est de défendre l’empathie et les conflits d’ordre humain », confie le médecin l’autonomie du patient, son libre arbitre et de faire en sorte que de 72 ans. ses décisions soient le plus éclairées possible », indique le Dr Marchand. Même si la retraite commence à se pointer le bout du nez, le D’un patient à l’autre, il se donne la mission de trouver ce qui résonne le plus chez eux, de comprendre leur besoin. « Une fois, il y avait un patient qui était en crise et qui allait probablement succomber dans les 72 prochaines heures et il voulait l’aide médicale à mourir pour demain matin. Puisque ce n’est pas possible, en creusant un peu, on s’est rendu compte que ce
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Dr Marchand n’est pas encore prêt à arrêter complètement. Il a commencé à réduire ses heures de travail, mais il veut continuer d’accompagner ses patients. n
VOCATION SOCIALE
Robert Marchand
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UN MÉDECIN INSPIRÉ ET INSPIRANT La rédaction de Profession Santé a décidé à l’unanimité de remettre au Dr Prévost Jantchou le Prix Profession Santé 2023 de l’équipe éditoriale. Un choix qui s’est imposé comme une évidence. GEOFFREY DIRAT
De prime abord, on peut penser que le Dr Prévost Jantchou est un hyperactif. « C’est ce qu’une amie m’a dit dernièrement », confirme le médecin d’origine camerounaise, passé par la France où il a accompli ses études en médecine et entrepris sa carrière, avant de poser son stéthoscope à Montréal. Gastroentérologue pédiatrique au Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine, clinicien-chercheur spécialiste des maladies inflammatoires de l’intestin, professeur agrégé de pédiatrie à l’Université de Montréal (UdeM), le bientôt quinquagénaire préside également la fondation Inspire qu’il a créée en 2020 pour épauler des jeunes Afro-descendants vivant au Canada. Présent sur Facebook, X (feu Twitter), LinkedIn et Instagram, il a sa propre chaîne TikTok, qui compte 208 000 abonnés et sur laquelle il diffuse une vidéo par jour pour faire de la vulgarisation médicale et de la prévention. Le praticien anime aussi le Café Santé Health Corner, un club de discussion international qui rassemble plus de 7000 professionnels de la santé et patients, et il multiplie les présences médiatiques pour parler de son travail ou de la maladie de Crohn. À côté de ça, il danse la salsa, joue au volley-ball quatre à cinq fois par semaine et écrit des poèmes et des romans. Alouette !
Une fois diplômé, le jeune docteur effectue ses quatre années de résidence en pédiatrie au CHU de Besançon, dans l’est de la France, avant de se surspécialiser en gastroentérologie pédiatrique pendant deux ans, d’abord à l’hôpital Robert Debré, à Paris, puis à l’Hôpital des Flandres, à Lille, dans le nord de l’Hexagone. De retour dans le Doubs, il monte le département de gastro-pédiatrie du CHU de Besançon, dont il sera l’unique clinicien pendant six ans. En 2011, alors qu’il se sent un peu seul dans son service, il est approché par un confrère du CHU Sainte-Justine qui lui offre une place au sein d’une équipe élargie. Il ne fait ni une ni deux et accepte la proposition. Il arrive au Québec en plein hiver. « Toujours vers le nord, toujours vers le froid », observe ironiquement le médecin.
« AU DÉPART, LA MÉDECINE ÉTAIT UN ART, MAIS ELLE EST DEVENUE UNE SCIENCE. MOI, J’Y METS DE L’ART. »
Adolescent, le Dr Jantchou raconte avoir trouvé sa voie en se blessant gravement au pied avec un tesson de bouteille dans les rues de Yaoundé, la capitale du Cameroun. « Je voulais que plus aucun enfant ne souffre. » Il sera donc pédiatre. Refusé en médecine dans son pays, il est admis à la faculté de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, où il débarque à 17 ans, habité par plusieurs sentiments. « La liberté, seul dans ma chambre d’étudiant; la responsabilité, pour ne pas décevoir ma famille qui a consenti des sacrifices financiers; et l’émulation de me retrouver dans un nouvel environnement. »
À Montréal, sa bonhomie, sa joie de vivre et son empathie ont vite fait de séduire ses jeunes patients, leurs parents, de même que les soignants qui collaborent avec lui et louent son professionnalisme. Le Dr Jantchou a également la cote auprès des étudiants en médecine de l’UdeM. Au cours de la dernière décennie, il en a accueilli plus d’une soixantaine au JantchouLab, son laboratoire de recherche clinique, épidémiologique et translationnelle dédié à la maladie de Crohn, à la colite ulcéreuse ainsi qu’à la sécurité des soins en endoscopie digestive pédiatrique.
Partager le stylo « C’est mon crédo. Je veux inspirer les étudiants à s’engager dans la recherche, être le mentor, le modèle, que je n’ai pas eu durant mes études. La recherche est essentielle. Elle affine leur esprit critique, stimule l’innovation et renforce leur conscience éthique », indique le clinicien qui a signé, ou cosigné avec eux, quelque 35 publications scientifiques. Avec ces futurs praticiens, il parle du concept du stylo qu’il a élaboré. « Avant, le stylo n’était tenu que par le médecin. Aujourd’hui, on doit le parta>
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PRIX DE L’ÉQUIPE ÉDITORIALE
Prévost Jantchou
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FAITES CONFIANCE À LA PUISSANCE DE STELARA® POUR TRAITER LES PATIENTS ATTEINTS DE COLITE ULCÉREUSE MODÉRÉMENT À SÉVÈREMENT ACTIVE
STELARA®/STELARA® I.V. est indiqué1 : • dans le traitement de la colite ulcéreuse modérément à sévèrement active chez les patients adultes qui ont présenté une réponse insatisfaisante, une perte de réponse ou une intolérance au traitement classique ou à un traitement par un médicament biologique ou qui ont présenté des contre-indications médicales à de tels traitements
Consultez les ressources et les données sur l’efficacité de STELARA® > L’image présente des modèles et sert à des fins d’illustration seulement.
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ger avec le patient et l’écouter, car c’est lui qui tient le plus ce stylo. C’est lui l’expert de sa maladie. » Le Dr Jantchou les encourage aussi à faire preuve de créativité. « Au départ, la médecine était un art, mais elle est devenue une science. Moi, j’y mets de l’art. La question du storytelling est fondamentale. Il faut amener le patient à raconter son histoire. Quand tu procèdes à un examen en pédiatrie, tu ne peux pas être un robot. Il faut s’adapter, être créatif pour faire participer le patient. » Cette approche empathique, il l’adopte sur les réseaux sociaux où il se voit comme un « portier » depuis qu’il s’est fixé comme mission, au début de la pandémie de COVID-19, de rendre la connaissance médicale accessible au plus grand nombre. « Je m’adapte à mon public pour faire de la prévention et de la sensibilisation. J’utilise un langage imagé, accessible, je danse et si je suis rigoureux, je ne me prends pas trop au sérieux », décrit le médecin, admettant que sa chaîne TikTok est devenue une vraie passion. « Je peux mesurer l’impact que j’ai sur les gens », apprécie-t-il tout particulièrement. Il évoque, entre autres, cette maman africaine qui a renoncé à faire défriser sa fille après qu’il eut diffusé une vidéo montrant que la soude caustique augmente le risque de cancer du sein à l’adolescence.
Contre-indications : • Patients présentant une hypersensibilité connue à l’un des composants de STELARA®/STELARA® I.V. • Infections graves telles que sepsis, tuberculose, ou infections opportunistes. Mises en garde et précautions pertinentes : • Potentiel d’augmenter le risque d’infection ou de réactiver des infections latentes. • STELARA®/STELARA® I.V. (ustekinumab) ne doit pas être administré aux patients présentant une infection active cliniquement importante. Les patients doivent faire l’objet d’un dépistage de la tuberculose avant l’instauration du traitement et d’une surveillance visant à déceler une tuberculose active pendant et après le traitement. • Susceptible d’augmenter le risque de néoplasies malignes. • Tous les patients, notamment ceux ayant plus de 60 ans, ceux ayant déjà reçu un traitement prolongé par immunosuppresseurs, ou ceux ayant déjà reçu une PUVAthérapie, doivent faire l’objet d’une surveillance pour détecter l’apparition d’un cancer de la peau. • Réactions d’hypersensibilité, telles que réactions allergiques graves (réaction anaphylactique et œdème de Quincke), alvéolite allergique, et pneumopathie à éosinophiles. • Peut causer des réactions allergiques chez les personnes sensibles au latex. • L’administration concomitante de vaccins renfermant des bactéries ou des virus vivants n’est pas recommandée. • Chez les nourrissons exposés in utero, l’administration de vaccins vivants n’est pas recommandée avant l’âge de 6 mois, à moins que le bénéfice de la vaccination l’emporte nettement sur le risque.
Le Dr Jantchou s’implique également auprès de la jeunesse canadienne afro-descendante. « Durant mon MBA à HEC Montréal, j’ai réalisé à quel point le réseautage guide le monde. En fait, tout fonctionne par réseau. Ça crée des privilèges pour ceux qui en ont un et des obstacles pour ceux qui n’en ont pas. Il y a beaucoup de jeunes Noirs qui, pour cette raison-là, se mettent des barrières », constate-t-il. La Fondation Inspire vise à aider ces jeunes à « franchir ces barrières invisibles ». Elle réunit aujourd’hui une cinquantaine de mentors, de différents milieux professionnels, qui leur ouvrent des portes et les motivent en leur montrant des visages de réussite. « La preuve par l’exemple est une source d’inspiration très puissante », affirme le gastroentérologue pédiatrique. Il suffit de le rencontrer pour s’en convaincre. n
• On doit faire preuve de prudence lorsque l’emploi concomitant d’un immunosuppresseur et de STELARA®/STELARA® I.V. est envisagé. • STELARA®/STELARA® I.V. pourrait avoir un effet sur une immunothérapie contre des allergies. • Si l’on soupçonne un syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible, on doit administrer un traitement approprié et arrêter le traitement par STELARA®/STELARA® I.V. • STELARA®/STELARA® I.V ne doit être administré à une femme enceinte que si les avantages l’emportent nettement sur le risque. • Les femmes en mesure de procréer doivent utiliser une méthode de contraception et recevoir des conseils préconceptionnels avant de planifier une grossesse, car STELARA®/STELARA® I.V. reste dans la circulation pendant environ 15 semaines après l’arrêt du traitement. • STELARA® I.V. n’a pas fait l’objet d’études portant sur les patients pédiatriques. Aucune étude n’a été menée chez les patients pédiatriques atteints de rhumatisme psoriasique, de maladie de Crohn ou de colite ulcéreuse. Pour de plus amples renseignements : Veuillez consulter la monographie de produit à l’adresse www.janssen.com/canada/fr/our-medicines pour obtenir des renseignements importants concernant les effets indésirables, les interactions médicamenteuses et la posologie qui n’ont pas été abordés dans ce document. Vous pouvez également vous procurer la monographie de produit en composant le 1-800-567-3331. Référence : 1. Monographie de STELARA®/STELARA® I.V., Janssen Inc., 5 avril 2023.
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exactitude accrue , résultats sans équivoque *,1
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LE NOUVEAU DEXCOM G7 Le système de SCGtr de Dexcom obtient des résultats cliniques inégalés en contexte réel‡,7 Est associé à une réduction significativement plus marquée du taux d’HbA1c, à moins d’épisodes d’hypoglycémie et à plus de temps passé dans la plage cible que le système de SCGbi FreeStyle‡,7.
Alerte prédictive Urgence glucose bas imminent Avertit les utilisateurs jusqu’à 20 minutes avant un épisode d’hypoglycémie grave (< 3,1 mmol/L) pour qu’ils puissent prendre des mesures immédiates.
Plus facile à utiliser – et à continuer d’utiliser Insertion simple et indolore grâce à l’applicateur à pression unique du capteur tout-en-un – aucun assemblage requis8. 90 % des utilisateurs utilisent encore le système de SCG Dexcom après 1 an§,9.
Appareil intelligent vendu séparément†
SCG : surveillance continue du glucose * En comparaison avec les systèmes de SCG offerts sur le marché au Canada en octobre 2023. † Visitez le site dexcom.com/fr-CA/compatibility pour consulter la liste des appareils compatibles. ‡ Analyse d’observation rétrospective en contexte réel du Canadian LMC Diabetes Registry à l’aide des dossiers médicaux de 143 adultes jumelés dans chacune des cohortes SCGtr et SCGbi atteints de diabète de type 1 (DT1) n’ayant jamais utilisé la SCG. Pour être admissibles, les personnes devaient présenter les caractéristiques suivantes : diagnostic de DT1 > 12 mois, taux d’HbA1c initial ≥ 7,0 % ainsi qu’au moins une mesure du taux d’HbA1c prise dans les 6 mois précédant la date de référence et de 6 à 12 mois après la date de référence. § D’après les données obtenues des utilisateurs de la SCG de Dexcom aux États-Unis. 1. Dexcom, données internes, 2023. 2. Beck RW, et al. JAMA. 2017;317(4):371-378. 3. Beck RW, et al. Ann Intern Med. 2017;167(6):365-374. 4. Martens T, et al. JAMA. 2021;325(22):2262-2272. 5. Laffel LM, et al. JAMA. 2020;323(23):2388-2396. 6. Welsh JB, et al. J Diabetes Sci Technol. 2022:19322968221099879. 7. Brown RE, et al. Diabetic Medicine. 2022;39:e14937. 8. Guide de l’utilisateur du système de SCG Dexcom G7, 2023. 9. Dexcom, données internes des États-Unis, 2022. Dexcom et Dexcom G7 sont des marques déposées de Dexcom, Inc. aux États-Unis et peuvent également l’être dans d’autres pays. © 2023 Dexcom Canada, Co. Tous droits réservés. MAT-0536 V1.0
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Polypharmacie en pédiatrie : définition, prévalence et effets cliniques OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES 1. Définir la polypharmacie chez les enfants. 2. Décrire les maladies chroniques fréquemment associées à la polypharmacie dans la population pédiatrique. 3. Décrire l’évolution de la prévalence de la polypharmacie en pédiatrie dans les dernières décennies. Cette leçon est accessible sur
Introduction et mise en contexte RÉDACTION OLGA BUKHTIYAROVA, PROFESSIONNELLE DE RECHERCHE À LA FACULTÉ DE PHARMACIE DE L’UNIVERSITÉ LAVAL; NEHA PATEL, ÉTUDIANTE À LA FACULTÉ DE PHARMACIE DE L’UNIVERSITÉ LAVAL; CAROLINE SIROIS, PHARMACIENNE, PROFESSEURE À LA FACULTÉ DE PHARMACIE DE L’UNIVERSITÉ LAVAL
RÉVISION KARINE CLOUTIER, PHARMACIENNE, PROFESSEURE À LA FACULTÉ DE PHARMACIE DE L’UNIVERSITÉ LAVAL
La polypharmacie, soit l’utilisation simultanée de plusieurs médicaments, est devenue une préoccupation majeure chez les personnes âgées. Elle a été associée notamment à un risque accru d’interactions médicamenteuses, d’événements indésirables, de visites aux urgences ainsi que d’erreurs d’administration des médicaments1. La prévalence et les conséquences de la polypharmacie chez les enfants sont beaucoup moins étudiées que dans la population adulte. Cet article vise à fournir aux
professionnels de la santé une compréhension de la polypharmacie chez les patients pédiatriques en abordant sa définition, les maladies qui y sont associées, les classes de médicaments contributives, l’évolution de la prévalence au fil du temps ainsi que les effets cliniques potentiels. Définition de la polypharmacie chez les enfants
Il n’y a pas de définition universellement acceptée de la polypharmacie chez les >
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MEDACTUEL Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)
CAS CLINIQUE 1/2 M., un garçon de 16 ans avec un diagnostic connu de TDAH et de trouble anxieux généralisé (TAG), se présente à la clinique pédiatrique pour une visite de suivi. Dans les années précédentes, le patient a eu des difficultés à réussir à l’école et a démontré un comportement d’opposition face à l’autorité parentale. Il a été suivi par un psychiatre et s’est fait prescrire divers médicaments au cours de la dernière année. Pour le TDAH, il prend du méthylphénidate à action prolongée (ConcertaMD) 18 mg une fois par jour le matin et du méthylphénidate à courte action 5 mg en début d’après-midi. Il prend également de la sertraline 50 mg une fois par jour pour le TAG et de l’aripiprazole 10 mg une fois par jour pour les troubles de comportement. Les parents du patient expriment des inquiétudes concernant le bien-être général de leur enfant. Celui-ci se plaint notamment d’une diminution de son appétit et de difficultés à s’endormir. Ses enseignants remarquent qu’il semble particulièrement agité lorsqu’il est assis en classe. Quelles modifications du régime médicamenteux peuvent être considérées pour ce patient ?
enfants. De façon générale, elle varie entre deux médicaments ou plus en ambulatoire et cinq médicaments ou plus lors d’hospitalisation2. Le manque d’homogénéité quant à la définition du terme a certaines conséquences. Il est notamment plus difficile d’évaluer la prévalence au fil du temps. À cela s’ajoute le fait qu’il est difficile d’évaluer l’ampleur du problème et de comparer la situation au Québec ou au Canada par rapport à d’autres juridictions. Maladies ou troubles associés à un risque plus élevé de polypharmacie Trouble du spectre de l’autisme (TSA)
La polypharmacie est fréquente chez les enfants et adolescents avec des TSA 3. La prévalence varie considérablement selon les comorbidités présentes, telles que les troubles de santé mentale (incluant le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité [TDAH]), l’épilepsie, les troubles du sommeil et les troubles gastrointestinaux. D’autres facteurs, comme le sexe, le genre, l’âge, les comportements agressifs ou d’automutilation, sont également des facteurs influençant la présence de polypharmacie. Aux États-Unis, deux médicaments sont approuvés pour le traitement de l’irritabilité chez les enfants avec TSA : la rispéridone et l’aripiprazole. Au Canada, aucun médicament n’a d’indication officielle pour le traitement de l’irritabilité dans le 36
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TSA4. Toutefois, d’autres classes de psychotropes sont couramment prescrites dans cette population, dont les antidépresseurs, les psychostimulants, les anxiolytiques et les anticonvulsivants3. L’usage de plusieurs médicaments psychotropes chez les enfants avec TSA a été associé à divers effets indésirables comprenant la prise de poids, la sédation, les tics, la salivation excessive, l’automutilation et les problèmes d’élocution. De plus, les enfants recevant des antipsychotiques de deuxième génération courent un risque plus élevé de développer de l’obésité, surtout en cas d’usage à long terme (plus de 12 mois) et d’utilisation concomitante d’antidépresseurs5. Au Québec, une étude basée sur des données de 1993 à 2010 a montré que la prise concomitante de deux psychotropes et plus augmentait considérablement au cours des cinq années suivant le premier diagnostic de TSA, passant de 9 % à 22 %6. Cette tendance était particulièrement présente chez les jeunes enfants de 1 à 12 ans, principalement en raison de la combinaison de médicaments antipsychotiques et de psychostimulants. La prévalence de polypharmacie était plus stable chez les adolescents, pour lesquels la combinaison la plus fréquente d’un antipsychotique et d’un anticonvulsivant était remplacée au fil du temps par un antipsychotique et un antidépresseur.
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L’utilisation simultanée de plusieurs médicaments est une approche courante dans la gestion du TDAH chez les enfants et les adolescents7. Une étude au Québec a révélé que dans les années 2007-2012, environ un enfant et un adolescent sur cinq prenant des psychostimulants recevait une thérapie combinée ou avait eu au moins un changement de traitement8. Les agents les plus souvent combinés aux psychostimulants étaient les antipsychotiques atypiques, l’atomoxétine et la clonidine. Une revue de littérature a recensé 39 études publiées entre 1993 et 2019 portant sur la polypharmacie en contexte de TDAH7. La plupart des thérapies médicamenteuses combinaient deux médicaments, dont la majorité incluait un psychostimulant. La combinaison la plus fréquemment observée comprenait un psychostimulant et un agoniste des récepteurs alpha-2. Certains essais contrôlés randomisés (ECR) ont rapporté des avantages à ajouter la rispéridone ou l’acide valproïque au traitement psychostimulant dans un contexte d’agressivité associée au TDAH. D’autres études abordant l’ajout de l’atomoxétine au traitement ont produit des résultats mitigés pour l’efficacité sur les symptômes de TDAH. De plus, les ECR portant sur l’ajout des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ont trouvé des preuves limitées d’un bénéfice pour les comorbidités liées aux troubles anxieux et de l’humeur associés avec le TDAH. Ainsi, les auteurs de la revue de littérature suggèrent d’éviter un traitement combiné en première intention, puisqu’il pourrait conduire à une exposition inutile à la polypharmacie et aux risques associés. En effet, plusieurs enfants pourraient répondre de manière adéquate à une monothérapie comprenant un psychostimulant. Toutefois, comme peu d’études récentes ont été identifiées et incluses dans cette revue de la littérature, de nouvelles recherches sont nécessaires pour mieux comprendre les tendances actuelles. Épilepsie
L’épilepsie nécessite souvent un traitement pharmacologique pour contrôler les crises. Dans certains cas, elle peut être sévère et
MEDACTUEL réfractaire aux médicaments anticonvulsivants standards, ce qui nécessite l’utilisation simultanée de plusieurs médicaments comme stratégie de prise en charge. La prévalence de polypharmacie chez les enfants épileptiques peut atteindre 45 %, voire jusqu’à 70 % quand l’épilepsie est accompagnée de retards neurocognitifs9. Une étude a révélé que les troubles cognitifs et les problèmes de comportement étaient plus fréquents chez les enfants atteints d’épilepsie précoce, ceux qui souffraient d’épilepsie depuis une longue durée, ceux dont l’étiologie de l’épilepsie était connue (p. ex., secondaire à un autre problème de santé, comme un traumatisme crânien) et ceux recevant une polypharmacie10. De ces situations, seule la présence de la polypharmacie est un facteur potentiellement modifiable10. D’autres études sont nécessaires pour mieux comprendre les risques d’effets indésirables associés aux combinaisons d’anticonvulsivants chez les enfants. Les études actuelles comportent plusieurs biais méthodologiques et il est difficile de départager ce qui relève de la maladie et ce qui appartient au traitement. Asthme
L’asthme est une maladie chronique nécessitant une polypharmacie chez plusieurs enfants. Une étude transversale américaine s’échelonnant de 2011 à 2020 et qui incluait 1776 enfants asthmatiques a montré une prévalence augmentée de polypharmacie chez cette sous-population par rapport à la population pédiatrique générale ainsi que des visites à l’urgence plus fréquentes11. Notamment, un tiers des enfants atteints d’asthme prenaient au moins deux médicaments au cours du mois précédant le questionnaire, et 5 % des participants prenaient simultanément cinq médicaments. Alors que 83 % des enfants recevaient des médicaments destinés à traiter l’asthme, les prescriptions fréquentes de médicaments non respiratoires contribuaient à la polypharmacie. Une des classes les plus courantes comprenait les glucocorticoïdes systémiques (17 %) qui sont fréquemment utilisés dans le traitement d’exacerbations aiguës de l’asthme. L’utilisation fréquente des antihistaminiques (20 %), et des anti-infectieux (13 %) peut s’expliquer par des comorbidités d’al-
CAS CLINIQUE 2/2 Ce cas met en lumière un problème potentiel lié à la polypharmacie. Le patient M. prend plusieurs médicaments différents qui présentent des effets indésirables. Il pourrait souffrir de symptômes extrapyramidaux dont l’akathisie. Il existe également une interaction par mécanismes d’action antagoniste entre l’aripiprazole et le méthylphénidate. Il serait pertinent de réévaluer la dose de méthylphénidate (longue et courte actions) en considérant l’efficacité et la présence d’effets indésirables. L’horaire de prise pourrait notamment être à revoir afin de s’assurer qu’il ne contribue pas à la présence des effets indésirables sur le sommeil. On pourrait également reconsidérer la nécessité de l’usage de l’aripiprazole; des mesures non pharmacologiques, comme de la psychothérapie, pourraient notamment être utiles pour gérer les troubles de comportement de l’adolescent.
lergies et d’infections dans ce groupe. Par ailleurs, les adolescents asthmatiques étaient six fois plus susceptibles de recevoir des antidépresseurs que la population pédiatrique générale (18 % contre 3 %). Fibrose kystique (FK)
Les patients pédiatriques atteints de FK doivent avoir recours à plusieurs médicaments au long cours. Une étude portant sur 113 patients de l’University of North Carolina Pediatric Pulmonary Clinic a révélé que les enfants de cette population recevaient en moyenne 12 médicaments à l’âge moyen de 12 ans, dont 4 par inhalation13. Les schémas thérapeutiques plus complexes, identifiés entre autres par un score basé sur la quantité élevée de médicaments, les différentes formes pharmaceutiques et les fréquences d’administration, étaient associés à une utilisation plus importante d’antibiotiques oraux et intraveineux et à des hospitalisations plus fréquentes. Les enfants atteints de cette maladie peuvent se voir prescrire une combinaison de médicaments tels que des suppléments d’enzymes pancréatiques, des multivitamines, des antibiotiques, des anti-inflammatoires, des mucolytiques, des bronchodilatateurs et des potentialisateurs de régulateur de conductance transmembranaire de la FK pour tenter de contrôler la maladie et ses complications. Cette polypharmacie peut néanmoins être associée à plusieurs effets indésirables, de sorte qu’il est crucial de surveiller étroitement ces patients14. Des effets rares mais graves ont
notamment été rapportés dans cette population, tels qu’un allongement de l’intervalle QT d’origine médicamenteuse, en particulier lors de l’utilisation de médicaments comme l’azithromycine, la ciprofloxacine, la clarithromycine et les antiémétiques comme la dompéridone et l’ondansétron15. Enfin, cette polypharmacie peut être associée à une faible adhésion thérapeutique; dans une étude, on a notamment rapporté une faible adhésion aux suppléments enzymatiques (72 % des cas) et aux vitamines (59 % des cas)16. Alors qu’on sait qu’une monothérapie est rarement possible en FK, il y a tout de même certains moyens d’alléger le fardeau thérapeutique d’un patient. Certains médicaments combinent plusieurs agents en un et permettent ainsi de faciliter l’adhésion du patient. Ce principe peut aussi s’appliquer pour les autres pathologies. Évolution de la prévalence de la polypharmacie pédiatrique
Comme mentionné dans les sections précédentes, les psychotropes contribuent significativement à la polypharmacie chez les enfants. Par exemple, de 1999 à 2015, le taux de prescription de l’association antipsychotique-méthylphénidate (un psychostimulant) a augmenté significativement chez les enfants au Canada et aux États-Unis17,18. En Alberta, les combinaisons de psychotropes les plus courantes entre 2008 et 2015 comprenaient des psychostimulants avec des agonistes alpha-2 et des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine avec des antipsychotiques de deuxième génération19. >
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MEDACTUEL De même, l’utilisation de la combinaison d’antipsychotiques avec le méthylphénidate a augmenté de 13 % à 43 % entre 1999 et 2008 au Manitoba17. La même tendance a été remarquée aux États-Unis entre 2008 et 2015 chez les enfants et les jeunes adultes avec un diagnostic de TDAH où la polypharmacie associée au traitement du TDAH a passé de 17 % à 21 % et la polypharmacie avec les psychotropes en général s’est accrue de 26 % à 41 %18. Les psychotropes sont associés à divers effets indésirables, y compris les troubles métaboliques et la somnolence (médicaments antipsychotiques) et les troubles du sommeil et la diminution de l’appétit (psychostimulants), ce qui justifie une surveillance attentive des enfants recevant plusieurs psychotropes. Cette tendance soulève des inquiétudes quant aux risques associés à la polypharmacie et démontre la nécessité de réaliser des études contemporaines enfants québécois.
Conclusion
La polypharmacie chez les patients pédiatriques nécessite une attention de la part des professionnels de la santé. Bien qu’il puisse avoir un intérêt clinique, l’usage simultané de plusieurs médicaments chez les enfants accroît le risque d’effets indésirables et ajoute au fardeau économique de l’individu et du système de santé. En comprenant la définition de la polypharmacie, les maladies chroniques à risque, les classes de médicaments qui y contribuent et les conséquences potentielles de l’usage simultané, les professionnels de la santé peuvent optimiser la gestion des médicaments pour leurs jeunes patients. n
Références 1. Gosselin E, Simard M, Dubé M, Sirois C. Portrait de la polypharmacie chez les aînés québécois entre 2000 et 2016. Institut national de santé publique du Québec, Québec; Gouvernement du Québec. 2020. 2. Ewig CLY, Wong KS, Chan PH, Leung TF, Cheung YT. Chronic Medication Use and Factors Associated With Polypharmacy Among Outpatient Pediatric Patients. J Pediatr Pharmacol Ther. 2022;27(6):537-44. 3. Ritter C, Hewitt K, McMorris CA. Psychotropic Polypharmacy Among Children and Youth with Autism: A Systematic Review. J Child Adolesc Psychopharmacol. 2021;31(4):244-58. 4. Ooi A, Banno B, McFee K, Elbe D, Friendlander R. Evaluating and managing irritability and aggression in children and adolescents with autism spectrum disorder: An algorithm. BC Medical Journal (En ligne). 2023;65(8). 5. Croteau C, Ben Amor L, Ilies D, et coll. Impact of Psychoactive Drug Use on Developing Obesity among Children and Adolescents with Autism Spectrum Diagnosis: A Nested Case-Control Study. Child Obes. 2019;15(2):131-41. 6. Croteau C, Mottron L, Presse N, Tarride JE, Dorais M, Perreault S. Increase in Psychoactive Drug Prescriptions in the Years Following Autism Spectrum Diagnosis: A Population-Based Cohort Study. J Popul Ther Clin Pharmacol. 2017;24(3):e19e32.. 7. Baker M, Huefner JC, Bellonci C, Hilt R, Carlson GA. Polypharmacy in the Management of Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder in Children and Adolescents: A Review and Update. J Child Adolesc Psychopharmacol. 2021;31(3):148-63. 8. Ben Amor L, Sikirica V, Cloutier M, et coll. Combination and switching of stimulants in children and adolescents with attention deficit/hyperactivity disorder in quebec. J Can Acad Child Adolesc Psychiatry. 2014;23(3):157-66. 9. Plevin D, Jureidini J, Howell S, Smith N. Paediatric antiepileptic polytherapy: systematic review of efficacy and neurobehavioural effects and a tertiary centre experience. Acta Paediatr. 2018;doi:10.1111/apa.14343. 10. Valova V, Kochan A, Werry B, et coll. Early Onset, Long Illness Duration, Epilepsy Type, and Polypharmacy Have an Adverse Effect on Psychosocial Outcome in Children with Epilepsy. Neuropediatrics. 2020;51(2):164-9. 11. Xie L, Gelfand A, Murphy CC, et coll. Prevalence of polypharmacy and associated adverse outcomes and risk factors among children with asthma in the USA: a cross-sectional study. BMJ Open. 2022;12(10):e064708. 12. Kyler KE, Hall M, Antoon JW, et coll. Polypharmacy among medicaid-insured children with and without documented obesity. Pharmacotherapy. 2023;43(7):588-95. 13. Tjugum SL, Hansen BK, McKinzie CJ. Association of Medication Regimen Complexity With Clinical Endpoints in Pediatric Patients With Cystic Fibrosis. J Pediatr Pharmacol Ther. 2021;26(3):248-52. 14. Horace AE, Ahmed F. Polypharmacy in pediatric patients and opportunities for pharmacists’ involvement. Integr Pharm Res Pract. 2015;4:113-26. 15. Sareen A, Ramphul M, Bhatt JM. It’s not all about inhaled treatment: challenges with oral therapy in paediatric respiratory medicine. Breathe (Sheff). 2021;17(1):210005. 16. Goodfellow NA, Hawwa AF, Reid AJ, Horne R, Shields MD, McElnay JC. Adherence to treatment in children and adolescents with cystic fibrosis: a cross-sectional, multi-method study investigating the influence of beliefs about treatment and parental depressive symptoms. BMC Pulm Med. 2015;15:43. 17. Alessi-Severini S, Biscontri RG, Collins DM, Sareen J, Enns MW. Ten years of antipsychotic prescribing to children: a Canadian population-based study. Can J Psychiatry. 2012;57(1):52-8. 18. Girand HL, Litkowiec S, Sohn M. Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder and Psychotropic Polypharmacy Prescribing Trends. Pediatrics. 2020;146(1). 19. Leung BMY, Kellett P, Youngson E, Hathaway J, Santana M. Trends in psychiatric disorders prevalence and prescription patterns of children in Alberta, Canada. Soc Psychiatry Psychiatr Epidemiol. 2019;54(12):1565-74. 38
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EXERCICE DE RÉFLEXION Vous pouvez valider vos réponses en accédant à la version en ligne de cet article sur eCortex.ca.
1. De manière usuelle, quel seuil minimal de médicaments correspond à la définition de polypharmacie chez les enfants ? A. 2 B. 4 C. 5 D. 7 2. Quelles maladies chroniques sont associées à un risque élevé de polypharmacie ? A. Obésité B. Trouble déficitaire de l’attention C. Asthme D. Fibrose kystique E. Toutes ces réponses 3. Parmi ces tendances d’usage de médicaments psychotropes, laquelle n’a pas été observée dans les dernières décennies chez les enfants ? A. Augmentation de l’usage des psychostimulants avec des agonistes alpha-2 B. Augmentation de l’usage de la combinaison d’antipsychotiques avec le méthylphénidate C. Diminution du taux de polypharmacie psychiatrique D. Hausse de la prescription de médicaments pour le trouble déficitaire de l’attention
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Pharmacie : gérer un employé non fonctionnel Avec la pénurie de main-d’œuvre criante en pharmacie, il peut être déchirant de devoir se départir d’un employé, même problématique. Sévir ou retenir ? Conseils. CATHERINE COUTURIER
« Licencier un employé n’est pas quelque chose à prendre à la légère », affirme Philip Morgan, pharmacien et ancien propriétaire, et aujourd’hui président de la firme de l’entreprise de consultation Crescendo Pharma. D’abord parce qu’il est difficile de trouver un ATP, un pharmacien ou un commis de plancher en pleine pénurie, mais aussi parce que « perdre un employé, volon-
tairement ou non, engendre des coûts plus élevés qu’on pense », prévient-il. Selon lui, les dépenses liées à un départ (indemnisation de départ, bonus de recrutement, formation et erreurs initiales, etc.) s’élèvent de 10 à 20 % du salaire annuel de cet employé. Mais que faire lorsqu’un employé est démotivé, incompétent ou causeur de trouble ? Peut-on se permettre de le perdre ? Le remettre dans le droit chemin en vaut-il la chandelle ?
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Mieux vaut prévenir que guérir, soulignent unanimement les trois experts interviewés. « Les employeurs disent “on n’a pas le choix, on doit prendre n’importe qui”. Au contraire, il est essentiel de faire un bon processus de dotation », souligne Denis Morin, professeur au Département d’organisation et ressources humaines de l’UQAM. Ainsi, les pharmaciens gestionnaires doivent s’assurer de définir leurs exigences, les qualités et les valeurs recherchées, qu’ils évalueront dans une entrevue structurée. « Il faut éviter d’embaucher une personne toxique. Il existe une foule de tests pour évaluer le profil psychologique », ajoute Denis Chênevert, professeur au Département de gestion des ressources humaines à HEC Montréal, et directeur du Pôle Santé.
Dès le départ, il faut guider les employés pour s’assurer que ceux-ci possèdent tous les outils nécessaires pour bien effectuer leur travail. « Il y a peut-être un dysfonctionnement parce que l’employé ne sait pas comment s’y prendre ! » suggère Denis Morin, qui ajoute qu’un employé en pharmacie doit composer avec des tâches techniques comme du service à la clientèle.
Car, au-delà des connaissances techniques, c’est surtout sur certaines attitudes qu’on doit mettre l’accent : collaboration, autodiscipline, service client, initiative, engagement, goût et volonté d’apprendre, etc. « Oui, on peut chercher des compétences techniques, mais à la limite, ça s’enseigne. Les valeurs, la personnalité, ça ne se change pas », constate Denis Chênevert.
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Quand il y a pénurie de main-d’œuvre, il se peut qu’on fasse des compromis sur les compétences techniques de ses futurs employés… ce qui nous donne alors l’occasion de les former. « C’est une bonne chose. Il faut s’adapter », selon Philip Morgan, et ce, autant aux employés avec des difficultés d’apprentissage, dans des situations familiales qui demandent plus de flexibilité, qu’aux retraités qui font un retour au travail. Il suggère de concevoir un plan de formation, pour montrer « la bonne chose, au bon moment ». Il faut aussi faire un suivi régulier des attentes – celles des employés comme de l’employeur – et offrir des rétroactions (pour les bons comme les moins bons coups) et s’occuper de ces employés. « C’est encore plus vrai en temps de pénurie », rappelle Philip Morgan.
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ACCOMPAGNER LORSQU’IL Y A UN PROBLÈME Il faut aussi différencier un employé difficile d’un employé avec des difficultés. Les problèmes peuvent en effet être temporaires et surmontés avec le soutien de l’employeur. « C’est la responsabilité du gestionnaire de soutenir un employé qui a un problème. Si l’employé fonctionnait bien, mais qu’un problème est apparu, ça vaut la peine de s’y pencher », souligne Denis Chênevert. L’employé doit sentir qu’il peut communiquer en toute sécurité, sans peur d’être congédié : « Il peut avoir un problème avec un autre superviseur, ou même moi-même ! » note Philip Morgan. Le gestionnaire qui entrevoit une difficulté doit donc accompagner son employé. « C’est difficile pour le superviseur, c’est un être d’émotions. Mais il doit dire à l’employé : “Je pense qu’il y a une difficulté. Qu’en penses-tu ?” » suggère Denis Morin. Il doit aussi avoir des exigences raisonnables : « On doit encourager la personne selon ses habiletés; on veut toujours la performance maximale, mais ce n’est pas la norme », poursuit-il. Et si, malgré ces efforts, on en vient à se départir de l’employé, cette transparence évitera le pire scénario, selon Philip Morgan. « À ce moment-là, c’est rare que l’employé soit fâché. On évite les larmes, l’incompréhension. »
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ET SI C’ÉTAIT MOI, LE PROBLÈME ?
Dans certains cas, la personne n’est peut-être pas à sa place, tout simplement. « On peut essayer de trouver une solution de rechange, dans un autre poste dans l’entreprise », suggère Philip Morgan. « Vouloir congédier quelqu’un est un réflexe naturel, mais ce n’est pas la meilleure voie possible. À moins que ça soit manifeste et dysfonctionnel », nuance Denis Morin. Si malgré les avertissements et les tentatives de redressement, la mauvaise foi, l’attitude négative avec la clientèle ou la médisance envers les autres employés, par exemple, se poursuivent, il vaut mieux se départir de l’employé. « Parfois, c’est inévitable », constate Philip Morgan. Parce qu’à un certain moment, le problème n’est plus l’affaire d’un seul individu. « Les autres employés vont voir que le gestionnaire n’intervient pas », note Denis Morin. Et devant la détérioration du climat de travail, le gestionnaire risque de perdre ses bons employés dans la foulée. « C’est là qu’il faut prendre des mesures, parce que même en pénurie, un employé comme ça va dépanner à court terme, mais à long terme, va causer le départ des bons employés », avertit Philip Morgan. Le gestionnaire doit prendre du recul, documenter la situation et procéder par étapes ou, comme le résume Denis Morin, avoir une « approche diligente, rigoureuse, et fondée sur les faits ». Celui-ci doit bien étoffer son dossier et documenter les actions entreprises pour redresser la situation. « Il faut procéder par gradation des sanctions. La Loi sur les normes du travail prévoit des mécanismes qui régissent le processus de licenciement », rappelle Denis Chênevert : avertissement verbal, puis écrit, suspension courte, suspension longue et fin du contrat. « Sauf si c’est une faute grave », précise-t-il. En effet, harcèlement, vol ou faute professionnelle, notamment, justifient un licenciement immédiat.
Les gestionnaires doivent aussi prendre conscience qu’ils peuvent avoir contribué au problème de l’employé, par exemple en ne rectifiant pas le tir. « Si un employé a une mauvaise performance, le gestionnaire est souvent en partie responsable », soulève Denis Morin. En effet, l’employé doit apprendre à naviguer dans l’organisme, au-delà de ses tâches. « Quand on parle de quelqu’un de non fonctionnel, ça veut dire qu’il ne fonctionne pas comme on veut. Et parfois, c’est notre faute », ajoute Philip Morgan. Et comme ses employés, le gestionnaire est sur une courbe d’apprentissage. Les pharmaciens qui occupent des postes de gestion n’ont pas toujours la formation ni les outils nécessaires pour gérer les situations difficiles. Et si on devient le pro des mises à pied en série, et qu’on observe des départs volontaires fréquents, il faut se poser de sérieuses questions. « Le gestionnaire est peut-être à bout et veut des résultats instantanés, mais il ne peut avoir des exigences démesurées. Sinon, les gens vont finir par démissionner », souligne Denis Morin. C’est comparable à une classe d’école, note Philip Morgan. « Si une personne échoue, c’est sa faute. Mais si tout le monde échoue, c’est la faute de l’enseignant ! » n
Denis Chênevert, directeur du Pôle Santé HEC Montréal
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FAIRE PREUVE DE COURAGE LORSQUE RIEN NE VA PLUS
« C’EST LA RESPONSABILITÉ DU GESTIONNAIRE DE SOUTENIR UN EMPLOYÉ QUI A UN PROBLÈME. »
« PERDRE UN EMPLOYÉ, VOLONTAIREMENT OU NON, ENGENDRE DES COÛTS PLUS ÉLEVÉS QU’ON PENSE. » Philip Morgan, pharmacien et consultant pour Crescendo Pharma
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L’autonomie du pharmacien et l’interdisciplinarité
Ces 30 dernières années, le pharmacien a été propulsé d’un rôle essentiellement d’exécutant à celui de décideur dans un grand nombre de situations cliniques. Aujourd’hui, le pharmacien peut notamment prescrire et interpréter des analyses de laboratoire, ou alors évaluer la condition physique et mentale d’une personne, toujours dans le but d’assurer l’usage approprié des médicaments. Quel avancement ! PAUL FERNET, AVOCAT
S’il est vrai que les habilitations professionnelles des pharmaciens ont progressé de façon fulgurante, le corollaire se trouve dans l’exigence de la mise à jour constante de leurs connaissances et de la reconnaissance qu’on ne peut être savant en toute chose. La responsabilité professionnelle et déontologique du pharmacien s’est accrue avec l’importance du rôle lui étant maintenant dévolu, l’autonomie dans ses prises de décisions pouvant bien plus qu’auparavant porter à conséquence… Ainsi, une pharmacienne ayant prescrit un médicament contre la malaria à une patiente en prévision d’un séjour en Guinée a commis à son insu une faute déontologique. La pharmacienne avait posé des questions à sa patiente avant de lui prescrire de la chloroquine, mais n’avait pas complété toutes les étapes de l’algorithme d’aide à la décision relative à la prophylaxie du paludisme et n’avait pas consulté de site de voyage pour confirmer que l’ordonnance était appropriée.
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La pharmacienne avait ensuite exécuté sa propre ordonnance bien qu’une résistance à ce médicament soit répertoriée pour l’Afrique subsaharienne et qu’il existait une meilleure alternative pharmacothérapeutique. Après avoir pris connaissance de l’ordonnance de la pharmacienne, le médecin traitant habituel de la patiente avait dénoncé la situation à l’Ordre des pharmaciens du Québec en prenant soin de détailler les complications qui auraient pu s’en suivre. Le passage suivant de la décision rendue par le Conseil de discipline en 2019 mérite réflexion : De plus, l’intimée ne fait pas que prescrire de la chloroquine, elle exécute elle-même sa propre ordonnance en remettant le médicament à la patiente. Lorsqu’un médecin prescrit un médicament, le pharmacien apporte un facteur supplémentaire de sécurité puisqu’il peut découvrir une erreur en validant l’ordonnance. Comme l’intimée joue les deux rôles, il est d’autant plus important qu’elle redouble de prudence et fasse preuve de rigueur.1
Si le pharmacien devient de plus en plus autonome dans ses prises de décisions et dans la réalisation de ses actes pharmaceutiques, il doit non seulement faire preuve d’une grande prudence, mais également ne pas hésiter à miser sur la consultation et sur l’interdisciplinarité. Ainsi :
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La science et l’impact des nouvelles innovations en matière de vaccins antigrippaux
39. Le pharmacien doit, dans l’exercice de la pharmacie, tenir compte de ses capacités, de ses limites ainsi que des moyens dont il dispose. Il doit, si l’intérêt du patient l’exige, consulter un autre pharmacien, un autre professionnel de la santé ou toute personne experte dans le domaine de la médecine ou de la pharmacologie ou le diriger vers l’une de ces personnes.2
Par Sherilyn Houle, BSP, PhD, CTH, AFTM RCPS(Glasg) À l’issue de cette leçon de formation continue, les participants devraient être à même de :
Il faut voir par exemple les pharmaciens et les infirmières spécialisés en oncologie œuvrer auprès des patients pour prendre conscience de la complémentarité de leurs expertises. C’est par la consultation et par l’interdisciplinarité que les patients bénéficieront le mieux des nouvelles habilitations professionnelles du pharmacien et que celui-ci pourra véritablement se considérer comme un membre à part entière de l’équipe de soins. n
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Optimiser la vaccination contre la grippe chez les personnes âgées Par Victor Wong, PharmD
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À l’issue de cette leçon de formation continue, vous serez plus à même de :
Grand-Sault
Kim Sarah Côté
kscote@pjc.jeancoutu.com
506-473-3300 ext 1,7
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Greenfield Park
Stéphanie Gagné
sgagne4@pjc.jeancoutu.com
514-915-7837
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L'Île-Perrot
Jonathan Carrier
jcarrier3@pjc.jeancoutu.com
514-453-2896
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Longueuil
Tristan Giguère
tgiguere@pjc.jeancoutu.com
514-813-3990
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Mirabel
Karenne Bourque
kbourque@pjc.jeancoutu.com
450-565-0529
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MontLaurier
Julie Forget
jforget9@pjc.jeancoutu.com
819-623-2296
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Repentigny
Mélissa mdessureault1@pjc.jeancoutu.com 450-585-7725 Dessureault
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Rivièredu-Loup
David Patry
418-862-6326
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Roberval
Caroline clamontagne@pjc.jeancoutu.com 418-637-6477 Lamontagne
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OPQ : 12406 • Veuillez consulter cette leçon en ligne sur eCortex.ca pour en connaître les dates de validité
SaintCésaire
Yanick Marchand
ymarchand@pjc.jeancoutu.com
450-775-5928
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Forum de santé en gynécologie destiné aux pharmaciens
SainteMarie-deBeauce
Claude Roy
s0187direction@jeancoutu.com
418-387-4942
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Sorel-Tracy
Sylvain Roysroy2@pjc.jeancoutu.com Boisselle
450 780-2243
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Sorel-Tracy
Julie Pelletier
jpelletier@pjc.jeancoutu.com
450-742-3783
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Sorel-Tracy
Nathalie Laporte
nlaporte@pjc.jeancoutu.com
450-742-3783
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Ste-Foy
Luc Marmen
lmarmen@pjc.jeancoutu.com
418-955-1592
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Sud-Ouest Réjean de Montréal Richer
rricher@pjc.jeancoutu.com
514-935-8813
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arouillard2@pjc.jeancoutu.com
819-443-2695
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1. Expliquer la cause du fardeau de la grippe touchant le plus lourdement les personnes âgées de 65 ans et plus. 2. Examiner l’évolution de l’épidémiologie de la grippe et la protection croisée des souches B par le vaccin. 3. Discuter de la pertinence et des preuves de l’efficacité « dans les conditions du monde réel » des vaccins antigrippaux dans le paysage en constante évolution de la grippe. 4. Décrire les récentes directives mondiales sur la grippe dans différents pays du monde et les programmes publics destinés aux personnes âgées. Leçon commanditée par un financement à visée éducative de Seqirus, une compagnie de CSL
FC
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F O N T: H E LV E T I C A N E U E 7 5 B O L D ( M O D I F I E D )
P R O G R A M M E C YA N 5 0 , Y E L L O W 1 0 0
M A G E N TA 1 0 0
D E
Formation continue C YA N 1 0 0
Approuvée pour
1,25 UFC
Ordre des pharmaciens du Québec
Par D Jamie Kroft, M.D., FRCSC et Kerry Roberts, pharmacienne re
Objectifs d’apprentissage : 1. Examiner les répercussions des fibromes utérins, de l’endométriose et de la contraception sur la santé gynécologique. 2. Éduquer les patientes en ce qui concerne l’emploi approprié et les effets indésirables possibles de la pharmacothérapie pour l’endométriose et les fibromes utérins. 3. Guider les patientes en ce qui concerne l’emploi approprié, les risques et les bienfaits de la contraception, y compris les contraceptifs oraux combinés. 4. Comprendre la meilleure façon de communiquer avec les patientes sur l’emploi de la contraception et la pharmacothérapie pour les fibromes utérins et l’endométriose. Leçon commanditée par un financement à visée éducative de Corporation AbbVie.
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Profession Santé
novembre 2023
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Val-d'Or
Antony Rouillard
dpatry@pjc.jeancoutu.com
TEMPS TEMPS PLEIN PARTIEL
Parce que mieux soigner est au coeur de notre mission, nous offrons une pratique professionnelle enrichissante assortie de ressources et de reconnaissances spécialement adressées aux professionnels. Pour plus de détails, sur la profession de pharmacien chez Jean Coutu consulter le emploi.jeancoutu.com
Les pharmaciens propriétaires affiliés à
OFFRES ET SERVICES
LJT accueille l’équipe de Fernet Avocats
LJT Avocats est fier d’annoncer que l’équipe de Fernet Avocats, un cabinet au service des pharmaciens et autres professionnels de la santé, s’est joint à nous. L’équipe de Fernet Avocats, spécialisée en droit disciplinaire et pharmaceutique, possède une connaissance approfondie du marché pharmaceutique et du fonctionnement des différents ordres professionnels de l’industrie de la santé. Cette expertise lui permet de faire des représentations devant les différents conseils de discipline et de réaliser diverses transactions commerciales dans ce champ d’activités. Me Paul Fernet
Me Andrée-Anne Fernet
Me Cédric-Anthony Gohier
Me Paul Fernet jouit d’une réputation enviable en droit pharmaceutique et professionnel. Il pratique également en droit des affaires et en droit du travail. En plus de sa formation en droit, Me Fernet est détenteur d’un baccalauréat en pharmacie et a été pendant plusieurs années président de l’Ordre des pharmaciens du Québec. Il est toujours membre de cet Ordre et rédige fréquemment des articles dans l’actualité pharmaceutique.
Me Andrée-Anne Fernet a d’abord été stagiaire au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales. Par la suite, elle a rejoint l’équipe de Fernet Avocats au sein de laquelle elle a développé une pratique en litige, en droit du travail, en droit corporatif ainsi qu’en droit professionnel et disciplinaire. Elle a une compréhension des enjeux du monde de la pharmacie, ce qui lui permet de gérer des dossiers délicats.
Me Cédric-Anthony Gohier s’est quant à lui joint à l’équipe de Fernet Avocats en septembre 2020 afin de compléter son stage de formation professionnelle de l’École du Barreau, et développe maintenant sa pratique en droit du travail, en droit corporatif et en droit professionnel et disciplinaire.
En plus de soutenir le Cabinet dans sa constante croissance, ces professionnels chevronnés contribueront au succès de notre clientèle. « L’intégration de cette nouvelle équipe au sein de LJT positionnera le Cabinet comme un partenaire de choix dans l’offre globale de services juridiques destinée aux pharmaciens et autres professionnels de la santé » ajoute Me Robert Thiffault, associé et gestionnaire du Cabinet.
380, rue Saint-Antoine ouest #7100, Montréal – 514.842.8891 – www.ljt.ca LJT-TEAM-FERNET_FINAL_6,75X9,16_PRINT.indd 1
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2023-10-04 10:20 AM
novembre 2023
Profession Santé
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EN CHIFFRES HÔPITAUX CANADIENS
Les contrecoups de la COVID-19 CHRISTIAN LEDUC
1 sur 17
La pandémie de COVID-19 a exacerbé les difficultés en lien avec la dotation du personnel dans les hôpitaux canadiens, ce qui a notamment eu comme conséquence d’accroître les taux de préjudices subis par les patients, révèlent de nouvelles données de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS)1. VOLUME ET HAUSSE DU NOMBRE D’HEURES SUPPLÉMENTAIRES POUR LES MEMBRES DU PERSONNEL AUTRES QUE LES MÉDECINS 20 Heures supplémentaires (en million) Augmentation annuelle
16 12
14,19
8 4
53 %
6,97
7,89 13 %
VOLUME ET HAUSSE DU NOMBRE D’HEURES DE CONGÉ DE MALADIE
60 % 48 %
16
36 %
12
9,30
24 %
8
4%
14 %
12 %
4
0%
0
TAUX DE PRÉJUDICES SUBIS PAR LES PATIENTS À L’HÔPITAL
36 % 5,4 %
5,9 %
6,0 %
0%
10,53
10,91
2%
4%
4%
2020-2021
2021-2022
47 % 31 %
24 %
18 %
Profession Santé
novembre 2023
4%
0% Affections liées Infections liées aux soins de santé aux soins et médicaments de santé
Institut canadien d’information sur la santé. Les préjudices dans les hôpitaux canadiens… une réalité. Consulté le 22 octobre 2023. www.professionsante.ca
48 % 12,77
36 %
17 %
24 % 12 % 0%
12 % 2019-2020
46
9,92
10,1
RÉPARTITION DES QUATRE TYPES DE PRÉJUDICES EN 2022-2023 48 %
24 %
60 % Heures de congé de maladie (en million) Taux d’augmentation
2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022
2017-2018 2018-2019 2019-2020 2020-2021 2021-2022
12 %
20
8,19
0
Séjour hospitalier ayant mené à au moins un préjudice en 2022-2023
Affections liées aux interventions
Accidents subis par les patients
August et Marie Krogh Arrivée au Danemark après la tournée de conférences d’August aux États-Unis, en 1922
Propulser le changement pour toutes les générations La création de Novo Nordisk est le résultat d’une histoire d’amour rendue possible grâce aux efforts inlassables du physiologue August Krogh et de sa femme Marie, médecin. August et Marie ont consacré leur vie à élargir l’accès à l’insulinothérapie et leur passion pour l’humanité continue de nous inspirer chaque jour. Leur conviction que les choses peuvent toujours être bonifiées nous pousse à apporter toutes les améliorations possibles, même lorsque la solution parfaite n’est pas à portée de main. Parce que nous savons aujourd’hui que toute avancée, même modeste, peut faire une différence considérable pour les personnes que nous sommes appelés à servir. Pour en savoir plus, visitez novonordisk.ca
Le logo du taureau Apis est une marque déposée de Novo Nordisk A/S.
HABILLEZ-VOUS CHAUDEMENT PENDANT LA SAISON DE LA GRIPPE LORSQUE VOUS PARLEZ DE LA GRIPPE, RECOMMANDEZ AUSSI LE VACCIN CONTRE LE ZONA
SHINGRIX peut être administré en concomitance avec un vaccin sans adjuvant contre la grippe saisonnière. Les vaccins doivent être administrés à des points d’injection différents. PENDANT LA SAISON DE LA GRIPPE aidez à prévenir le zona grâce à SHINGRIX
SHINGRIX est indiqué pour la prévention du zona chez les adultes de 50 ans ou plus et chez les adultes de 18 ans et plus qui sont ou seront exposés à un risque accru de zona en raison d’une immunodéficience ou d’une immunosuppression causée par une maladie connue ou un traitement. Veuillez consulter la monographie du produit à l’adresse gsk.ca/SHINGRIX/MP pour connaître les contre-indications, les mises en garde et précautions, les effets indésirables, les interactions et les renseignements sur la posologie et l’administration. Pour obtenir une monographie de produit ou pour signaler un effet indésirable, veuillez composer le 1-800-387-7374.
BALAYEZ LE CODE QR POUR EN SAVOIR PLUS SUR SHINGRIX
Références : 1. Monographie de SHINGRIX. GlaxoSmithKline Inc., 15 novembre 2022. 2. Agence de la santé publique du Canada. Une déclaration d’un comité consultatif (DCC), Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) – Recommandations à jour sur l’utilisation des vaccins contre le zona. Ottawa, Ontario : Agence de la santé publique du Canada; juin 2018. Disponible au : https://www.canada.ca/fr/services/sante/publications/vie-saine/recommandations-jour-utilisation-vaccins-contre-zona.html. 3. Harpaz R., I.R. Ortega-Sanchez et J.F. Seward. Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP), Centers for Disease Control and Prevention (CDC). « Prevention of herpes zoster: recommendations of the Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP) » MMWR Recomm Rep 2008;57(RR-5):1-30. Les marques de commerce sont détenues ou utilisées sous licence par le groupe de sociétés GSK. © 2023 Groupe de sociétés GSK ou son concédant de licence.
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