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FR-02-2026 Techlink Magazine-LR

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L’IA est un outil, pas un conseiller

L’avenir est numérique. Voilà des années que nous l’entendons. Mais avec l’essor rapide des applications d’intelligence artificielle, cet avenir semble aujourd’hui devenir une réalité tangible. Des logiciels rédigent des textes, réalisent des dessins, calculent des installations et produisent en quelques secondes des rapports complets. Cela paraît presque trop beau pour être vrai. Et souvent, ça l’est aussi.

Installateurs, grossistes et fabricants investissent chacun, à leur niveau, dans des solutions digitales qui rendent les processus plus intelligents et plus efficaces. De plus en plus, nous voyons des entreprises d’installation accompagner activement leurs collaborateurs dans l’utilisation des outils numériques, dont l’IA. Concrètement, cela signifie par exemple qu’un installateur peut dicter son rapport après une intervention, et qu’une application le transforme automatiquement en texte structuré.

Les techniciens peuvent commander directement des pièces depuis leur lieu de travail, tandis que les grossistes et fabricants développent des applications qui soutiennent ces processus de manière fluide. Au sein de toute notre Integrated Value Chain, des investissements sont réalisés dans des solutions – et, lorsque nécessaire, dans des profils spécialisés – qui prennent en charge les tâches administratives et de support du professionnel. Cela permet aux experts de se concentrer sur ce qui fait réellement la différence : leur savoir-faire et leur expérience.

Nous pouvons déjà nous estimer heureux si nous parvenons à maintenir le nombre de travailleurs dans notre secteur au cours des prochaines années. Cela implique une utilisation intelligente et ciblée des ressources humaines disponibles. La digitalisation peut jouer un rôle clé à cet égard, à condition d’accepter de repenser la répartition du travail. Où mobilisons-nous nos professionnels, et quelles tâches périphériques peuvent être organisées via le support, la collaboration ou l’automatisation ?

L’IA est un outil, pas un conseiller. Elle ne remplace pas le travail, mais transforme la manière dont nous collaborons et organisons nos processus. L’avenir de notre secteur ne sera donc pas déterminé par l’IA elle-même, mais par les installateurs qui choisiront, de manière consciente et judicieuse, comment utiliser cette technologie.

TECHLINK MAGAZINE

Voici le nouveau magazine professionnel destiné à tous les acteurs de notre secteur des installations : électriciens, spécialistes HVAC et chauffage, sanitaire, intégrateurs domotiques, bureaux d’études, fabricants et distributeurs. Le magazine est né de la fusion de Power+ et Heat+ et reflète la convergence naturelle des techniques et de la transition énergétique.

PÉRIODICITÉ

Trimestriel

TIRAGE

4.000 néerlandais, 3.000 français

ÉDITEUR RESPONSABLE

Carole Metzmacker carole.metzmacker@techlink.be

Kleine Kloosterstraat 23 - 1932 Zaventem T. +32 2 720 40 80 info@techlink.be www.techlink.be

MANAGING DIRECTOR

Kris Van Dingenen kris.vandingenen@techlink.be

ÉQUIPE DE RÉDACTION

Carole Metzmacker

Dirk De Wolf

Sophie Lambert

Sofie Lapière

COMMUNIQUÉS DE PRESSE press@techlink.be

PUBLICITÉ

Inge De Ridder T. +32 53 80 87 47 Inge.deridder@techlink.be

GRAPHISME nikka.cuypers@embuild.be

IMPRESSION

Graphius

DÉCLARATION DE DROITS D’AUTEUR

Rien dans cette publication ne peut être reproduit et/ou rendu public, par impression, photocopie, enregistrement sonore, voie électronique ou de quelque autre manière que ce soit, sans l’autorisation écrite de l’éditeur.

Les informations contenues dans ce magazine ont été rassemblées avec le plus grand soin. L’éditeur décline toute responsabilité pour les dommages résultant d’informations manquantes ou incorrectes dans ce magazine. L’éditeur s’engage uniquement à apporter des corrections dans l’édition suivante.

Les auteurs sont seuls responsables des articles signés. Les annonceurs sont seuls responsables du contenu des annonces.

SOMMAIRE

ÉDITO

L’IA est un outil, pas un conseiller (Karl Neyrinck, Président Techlink) 3

BEHIND THE SCENE

La vie de TECHLINK, côté coulisses 6

MANAGEMENT

Tooli et EMMA : l’IA qui soulage enfin les installateurs 10

Comment l’IA allège la charge administrative ................... 12

L’IA change le marketing. Mais l’humain redevient la clé 22

Leadership, digitalisation et transparence salariale : les priorités RH du moment 48

HEAT

Comment intégrer l’IA dans votre activité d’installateur ? 14

Équilibrage hydraulique : les bases et la pratique (partie 1) 67

Vers une décarbonation du chauffage central : par où commencer ? (Partie 8 – Humidité de l’air) 92

POWER

La vidéosurveillance sans surprise 18

Borne to be Smart : un workshop de Techlink sur l’électromobilité .............................................................. 54

De la gestion des pics à l’autonomie locale : le stockage intelligent comme réponse à la pression sur le réseau.. 82

Saturation du réseau : quel rôle pour l’installateur PV ? 110

INTEGRATED VALUE CHAIN

L’IA chez nos grossistes 26

De la maintenance à la performance énergétique : la transformation silencieuse des prestataires techniques .............................................................................. 86

Henkens Frères : expertise technique et polyvalence au coeur du secteur 89

EVENTS

Maintenance : le rendez-vous incontournable où innovation et industrie se rencontrent 31

Light + Building rassemble notre chaîne de valeur intégrée ................................................................................... 32

44e édition de Mostra Convegno Expocomfort 73

Retour sur le ForumConstruction 2026 79

Indumation 2026 : une vision intégrée de l’automatisation industrielle ....................................... 106

LEGAL

Accords sectoriels 2025-2026 : Divergence dans le dialogue social entre le secteur de l’électricité, de la construction,

79

du commerce des métaux et des employés 42 BIM, données produits et apps de chantier : preuve ou piège ? 56

RENEW

La géothermie, juste une autre technique de pompe à chaleur ? 60

Quand l’énergie se stocke sous nos pieds 98

Pompes à chaleur et systèmes énergétiques intégrés : penser global pour réussir la transition énergétique .... 101

SANITAIRE

Maîtriser la température de l’eau potable : le refroidissement actif, nouvelle réponse aux défis climatiques ..................... 50

EDUCATION

Avancer ensemble : un partenariat qui fait bouger les lignes entre Techlink & Innoptus Solar Team .............................. 64

Former aux systèmes énergétiques de demain – L’IFAPME de Dinant inaugure un pôle HVAC à la pointe 70

Ethan et Maxence, meilleurs élèves chauffagistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles ............................................ 76

Décarbonation du chauffage : sans talents, pas de transition ! 104

89

La vie de TECHLINK, côté coulisses

Derrière TECHLINK, il y a bien plus qu’une fédération : il y a des femmes et des hommes, des projets, des évolutions et des moments partagés qui font vivre notre réseau au quotidien. À travers notre nouvelle rubrique Behind the Scene, nous vous proposons un regard sur les actualités que nous partageons régulièrement avec nos membres : les changements, les nouveaux visages, les nominations clés et les instants de convivialité qui rythment la vie de la fédération.

Conférence de presse sur la sortie du mazout

Le 31 mars dernier, Techlink a organisé une conférence de presse consacrée à la sortie du mazout en Wallonie. Une douzaine d’installateurs HVAC membres étaient présents aux côtés de Jean-Bernard Cuvelier, notre Transition Manager Renewables, pour représenter le secteur et relayer un message clair auprès des médias: la transition énergétique doit rester réaliste, faisable et socialement soutenable.

Face aux échéances annoncées, les installateurs tirent la sonnette d’alarme. Ils pointent notamment le manque de préparation du terrain, les contraintes techniques encore importantes et les inquiétudes des particuliers face aux coûts et aux solutions alternatives.

Le secteur plaide dès lors pour une approche progressive, intégrant des solutions hybrides et un accompagnement renforcé des citoyens.

Cette prise de parole a bénéficié d’une large couverture médiatique, tant dans la presse quotidienne que dans les journaux télévisés, confirmant l’importance du sujet et la pertinence du message porté par les installateurs.

Découvrez le témoignage de Jean-Bernard Cuvelier à cette occasion.

Legal webinaire

SCP149.01

Le 19 février, Techlink a organisé un webinaire sur la sCP149.01. L’accord national 2025-2026 fixe les conditions de travail et salariales des ouvriers de la sCP 149.01 pour les électriciens (installation et distribution). Il constitue ainsi un cadre important pour les employeurs et travailleurs du secteur.

En tant que fédération patronale, Techlink y a défendu les intérêts de ses membres. Afin d’informer clairement nos membres sur :

✓ le contenu de l’accord national

✓ l’impact concret sur votre organisation (indépendants et PME)

✓ les marges de choix pour les employeurs

✓ l’état d’avancement des CCT d’exécution encore à suivre

Notre Senior Legal Advisor Alicia Dumont de Chassart y a expliqué les accords conclus et a partagé des pistes pratiques pour anticiper, à temps et correctement, les nouvelles dispositions.

Découvrez notre webinar →

LEDVANCE: Geert Bordau succède à Derek Mc.Millan

Après une impressionnante carrière de 21 ans chez LEDVANCE et OSRAM, Derek McMillan prend sa retraite. Depuis son arrivée chez OSRAM Benelux en 2005, il a joué un rôle clé dans la croissance et le positionnement de l’entreprise. Après la scission de LEDVANCE en 2016, il a continué à contribuer activement au développement de l’organisation Benelux. Grâce à sa vision, son leadership et son engagement, Derek McMillan a dirigé plusieurs équipes et mené de nombreux projets à succès dans le secteur de l’éclairage. Depuis le 1er avril 2026, il a été remplacé par Geert Bordau au poste de Managing Director Benelux. Fort de sa solide expérience du secteur, Geert poursuivra le développement de LEDVANCE dans le Benelux. « Cefutunprivilègedefairepartiedecetteorganisation et de collaborer avec autant de collègues talentueux. Je suis fier de ce que nous avons accompli ensemble et confiant pour l’avenir sous la direction de Geert », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, LEDVANCE a reçu une importante reconnaissance en matière de durabilité. L’entreprise a obtenu la médaille d’or EcoVadis pour ses excellentes performances ESG, la plaçant parmi les 5 % des entreprises les mieux évaluées au monde. Cette distinction récompense les engagements de LEDVANCE en matière d’environnement, d’éthique, de droits humains et d’achats responsables. Selon Laura Fernández Gutiérrez, Sustainability Manager chez LEDVANCE, cette médaille confirme la volonté de l’entreprise de construire un avenir plus durable à travers toute sa chaîne de valeur.

Assemblée des membres de la plateforme pompes à chaleur

Le 11 mars 2026, Techlink a participé à l’assemblée des membres de la plateforme pompes à chaleur de ODE Vlaanderen. Une rencontre enrichissante réunissant fabricants, décideurs politiques et organisations sectorielles autour du déploiement des pompes à chaleur.

Techlink siège au conseil d’administration de la plateforme et, pour le secteur de l’installation,

partagé le point de vue des installateurs ainsi que des réflexions sur l’enseignement et la formation, deux leviers essentiels pour réussir la transition énergétique.

Ce qui ressort de cette rencontre, c’est une volonté claire, tant du secteur que des pouvoirs publics, de collaborer à une mise en œuvre ambitieuse et réaliste des pompes à chaleur.

Le 29 janvier 2026, la troisième édition de la « Nuit des Piscines » s’est tenue au Wavre Indoor Karting, organisée par la Fédération Belge des Professionnels de la Piscine et du Bien-être.

Lors de cette soirée de networking exclusive pour les professionnels du secteur, le partage de connaissances était au cœur du programme, notamment à travers un workshop consacré aux gaz fluorés dans les pompes à chaleur et à la réglementation future. Cette session était animée par notre collègue Kurt Van Campenhout, Sector Manager HVAC & San.

La soirée s’est clôturée de manière sportive avec une compétition de karting, mêlant esprit d’équipe, saine compétition et convivialité.

Nouveau workshop technique – La Nuit des Piscines

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Tooli et EMMA : l’IA qui soulage enfin les installateurs

Rédiger une offre, établir un rapport de chantier, vérifier une réglementation… Pour un installateur, ces tâches administratives s’accumulent et grappillent un temps précieux. Le secteur belge de la construction vient de lancer Tooli, une plateforme d’intelligence artificielle conçue précisément pour alléger cette charge... et les installateurs ont tout à y gagner.

Développée conjointement par Buildwise, Embuild, Bouwunie et Constructiv, Tooli est la première initiative concrète du plan sectoriel BuildForward 2030. Elle part d’un constat partagé par tous les corps de métier: les entrepreneurs consacrent en moyenne plus de trois heures par jour à des tâches qui ne génèrent pas de valeur sur le chantier. « C’est le premier exemple de ce que notre secteur est capable de produire collectivement », déclare Olivier Vandooren, CEO de Buildwise. « Un outil à forte valeur ajoutée, pensé pour l’ensemble des acteurs de la chaîne,maisaussipourlasociétédanssonensemble. »

Des agents pensés pour le terrain Tooli regroupe sept agents spécialisés, directement utiles au quotidien d’un installateur.

• l’Assistant général répond aux questions de base liées à la construction ou à un métier spécifique

• l’analyseur d’appels d’offres analyse les documents d’appels d’offres et détecte les risques, incohérences et erreurs

• le Coach d’offre examine les projets d’offres et fournit des conseils ciblés pour des dossiers plus solides

• le Rédacteur de rapport transforme des notes ou

EMMA, l’experte réglementaire disponible 24h/24

Pour les membres d’Embuild, Tooli intègre également EMMA, un agent spécialisé dans les questions réglementaires, sociales et juridiques: un terrain particulièrement miné pour les installateurs, soumis à des normes en constante évolution. « Nos agents fournissent uniquement des réponses basées sur des informations validées par des experts du secteur », précise Sven Nouten, Porte-Parole d’Embuild. « Et quand une réponse ne peut pas être apportée avec certitude, la plateforme le dit clairement et redirige vers un expert qualifié. L’objectif n’est pasderemplacerleconseilhumain,maisdelerenforcer. » Deux semaines après son lancement, EMMA avait déjà traité 1300 questions pour 447 entreprises, avec un temps de réponse moyen de 8 secondes. Un signal clair : le besoin est là. Tooli est accessible sur tooli.be. EMMA sur emma.embuild.be.

mémos vocaux en rapports structurés

• l’Assistant d’analyse des risques : vous accompagne étape par étape dans l’élaboration et la structuration d’une analyse des risques liés à une tâche, en tenant compte des risques, des mesures de prévention et de l’évaluation des risques.

• Nexo, l’assistant technique, est capable de se référer à des sources validées par Buildwise

• EMMA qui éclaircit vos doutes sur les réglementations, obligations et documents appropriés (réservé aux membres d’Embuild).

La plateforme est accessible gratuitement sur tooli.be pour les membres des organisations partenaires, en français et en néerlandais, via navigateur ou smartphone.

Pieter Van Geite, Chief Strategy & Digital Transformation Officer chez Buildwise, insiste sur ce qui distingue Tooli des outils grand public : « L’objectif est de nous différencier des ChatGPT et autres solutions généralistes, en proposant une approche spécifiquement pensée pour le secteur. Le savoir-faire et le regard critique de l’entrepreneur restent essentiels - mais l’IA peut devenir un véritable levier pour renforcer l’efficacité des petites commedesgrandesentreprises. »

Sven Nouten, Porte-Parole d’Embuild, Pieter Van Geite, Chief Strategy & Digital Transformation Officer chez Buildwise, Olivier Vandooren, CEO de Buildwise lors de la conférence de presse de présentation de Tooli
Sophie Lambert

Comment l’IA allège la charge administrative

La Belgique fait clairement le pari de l’intelligence artificielle (IA) comme moteur de transformation des secteurs de la construction et des installations. Si des entreprises pionnières comme EnergyKing tirent déjà pleinement parti de ces technologies, beaucoup d’acteurs doivent encore relever le défi de leur intégration concrète sur le terrain.

Une révolution en marche dans l’énergie, la construction et les installations L’IA s’impose progressivement comme un véritable levier de transformation pour l’ensemble de la chaîne. Dans le secteur de l’énergie, elle devient indispensable pour gérer des réseaux de plus en plus complexes et décentralisés, tout en facilitant l’intégration des énergies renouvelables. Des algorithmes avancés permettent aujourd’hui de prévoir et d’optimiser la consommation énergétique jusqu’à l’échelle d’un bâtiment.

Dans la construction, les jumeaux numériques et les processus automatisés accélèrent les chantiers tout en améliorant la qualité et la sécurité. Parallèlement, l’émergence de machines autonomes contribue à atténuer la pénurie de main-d’œuvre.

Côté installations, l’impact est tout aussi structurant. L’IA permet d’optimiser la conception, la mise en œuvre et la gestion des installations techniques. Les systèmes HVAC, électriques ou sanitaires sont mieux dimensionnés, mieux coordonnés et plus performants sur le plan énergétique. La maintenance prédictive, basée sur l’analyse continue des données, permet d’anticiper les pannes avant qu’elles ne surviennent. Les bâtiments intelligents, quant à eux, exploitent ces données en

Nos collaborateurs ne sont pas engagés pour traiter des données. L’IA s’en charge.

L’énergie humaine est consacrée à nos clients.

temps réel pour ajuster automatiquement le confort, la consommation énergétique et les performances globales.

Moins d’erreurs, plus de productivité

En amont comme sur le terrain, l’IA apporte des gains significatifs. Détection automatique des conflits dans les modèles BIM, estimations de coûts plus précises, planification de chantier optimisée ou encore meilleure anticipation des besoins en matériaux : autant d’outils qui réduisent les erreurs et augmentent la productivité. Pour les installateurs, cela se traduit par une évolution du métier vers des services plus orientés données et des contrats de maintenance à long terme.

Mais c’est sans doute dans les fonctions de support que l’impact est le plus immédiat. Planification, contrôles, communication client, finance ou logistique : l’IA automatise une part croissante de ces tâches, souvent chronophages et à faible valeur ajoutée.

Lucas Robberechts (32 ans), gérant et COO de EnergyKing, sacré Jeune Entrepreneur flamand de la Construction 2025 pour la province du Brabant flamand.

MANAGEMENT

En résumé, l’IA renforce le rôle du secteur des installations en tant que maillon essentiel de la transition énergétique et de la réalisation de bâtiments intelligents et durables.

EnergyKing : un pionnier belge de l’IA appliquée

Acteur incontournable du marché belge, EnergyKing rend l’énergie à la fois accessible et intelligente. Spécialisée dans l’installation de panneaux solaires, de batteries domestiques et de bornes de recharge, l’entreprise connaît une forte croissance, soutenue notamment par plusieurs acquisitions stratégiques.

Avec de nombreux chantiers gérés chaque jour, EnergyKing s’impose comme une référence en matière d’innovation dans le secteur. Cette dynamique a notamment été saluée en 2025, lorsque son COO, Lucas Robberechts (32 ans), a été distingué comme Jeune Entrepreneur de la Construction pour la province du Brabant flamand.

L’IA au cœur des opérations

Chez EnergyKing, l’IA est déjà intégrée à plusieurs niveaux.

• Les techniciens créent et utilisent des guides digitaux intelligents via l’outil manual.to. Une simple vidéo d’une opération est transformée en procédure claire et structurée.

• Les clients bénéficient d’un chatbot intelligent capable de les orienter vers les bonnes ressources ou vers un collaborateur.

• Les produits eux-mêmes intègrent de l’IA, notamment via la plateforme KingConnect, qui fournit des conseils personnalisés pour optimiser la consommation énergétique.

Cas concret : automatiser les obligations administratives

Le défi

Avec plusieurs chantiers actifs chaque jour, EnergyKing faisait face à une lourde charge administrative :

• Déclarations obligatoires auprès de la Sécurité sociale, nécessitant un encodage manuel des données issues de Teamleader

• Transmission des contrôles aux gestionnaires de réseau, impliquant l’extraction manuelle d’informations à partir de rapports reçus par e-mail

• Processus chronophages et sources d’erreurs, mobilisant des ressources précieuses

La solution

L’entreprise a mis en place des modules d’IA capables de :

• Extraire automatiquement les données nécessaires et les encoder directement sur les portails officiels

• Lire et analyser les rapports de contrôle (PDF, e-mails), puis transmettre les informations sans intervention humaine

Les résultats

Les bénéfices sont immédiats :

• Gain de temps : les équipes se concentrent sur le suivi client et les projets

• Fiabilité accrue : les données sont traitées de manière cohérente et sans erreur

• Fluidité des processus : les démarches sont plus rapides

• Meilleure expérience client : les délais de traitement sont réduits

Un levier stratégique pour la transition énergétique

En allégeant la charge administrative et en renforçant l’efficacité opérationnelle, l’IA permet aux installateurs de se recentrer sur leur cœur de métier. Plus qu’un simple outil, elle devient un levier stratégique pour accélérer la transition énergétique et construire des bâtiments plus intelligents, durables et performants.

L’IA est puissante. Mais sans contrôle, elle ne sert à rien. Chez Nunki, nous aidons les entreprises à l’utiliser de manière intelligente et fiable.

Dries Costermans, AI Engineer chez Nunki.ai

Focus : Nunki, l’IA au service des PME

Derrière cette automatisation se trouve Nunki, une start-up belge spécialisée dans l’optimisation des processus administratifs via l’IA. Active dans des secteurs variés — énergie, construction, RH, facility ou encore hospitality — l’entreprise développe des solutions sur mesure capables de s’intégrer aux logiciels existants.

Son approche : superposer une couche d’intelligence artificielle aux systèmes en place, sans bouleverser l’organisation interne. Résultat : des processus automatisés, sans lourds projets de transformation.

Comment intégrer l’IA dans votre activité d’installateur ?

La transition énergétique, la pénurie de main-d’œuvre et la complexité croissante des installations exercent une pression accrue sur le secteur de l’installation. Les clients attendent des conseils rapides, des calculs précis et des solutions intelligentes et durables, alors même que les marges restent sous tension. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle (IA) offre de nouvelles opportunités aux installateurs pour gagner en efficacité, réduire les coûts liés aux erreurs et améliorer la qualité de leurs services. Mais comment intégrer concrètement l’IA dans le quotidien d’une entreprise d’installation ?

L’événement “AI Boost”

Le 4 décembre dernier, le comité Vision de Buildwise organisait l’événement « AI Boost! ». Près de 450 professionnels de la construction et de l’installation s’y sont réunis pour s’inspirer des perspectives offertes par l’IA dans leur secteur.

La présentation de Peter Hinssen sur « The Era of Augmented Intelligence » a particulièrement marqué les esprits. Il y a souligné comment la data, l’IA et la digitalisation redessinent en profondeur les secteurs de la construction et de l’installation. Et c’est au travers d’analyses pointues, de débats pertinents et de nombreux exemples concrets issus d’enquêtes, que notre intervenant à mis en avant le caractère durable de l’intégration de l’IA dans nos métiers, loin d’être un simple effet de mode.

La présence de Techlink à ce type d’événement est donc essentiel, non seulement à des fins informatives, mais également afin de contribuer activement à un avenir intelligent, durable et innovant des techniques de l’installation.

Innovation Paper n°49

Découvrez l’Innovation Paper n°49 : « Impact des applicationsdel’IAdanslesecteurbelgedelaconstruction : vers 2030 et au-delà ».

On peut s’attendre à un impact considérable de l’IA sur le secteur. Mais une question demeure : les entrepreneurs et installateurs sont-ils prêts à franchir le pas ?

Entre mai et juin 2025, plusieurs workshops ont été organisés, avec un focus initial sur le Comité Technique Chauffage et régulation climatique (CT HVAC).

Un secteur partagé

Au sein de ce comité, une fracture nette apparaît : certains installateurs adoptent déjà l’IA de manière proactive dans leur approche du métier, alors que d’autres l’envisage encore avec prudence. Malgré cela, une conviction forte se dégage : les applications concrètes et immédiatement exploitables – comme l’aide à la navigation dans les réglementations, la gestion des primes

ou la maintenance prédictive – suscitent un réel intérêt. Ces bénéfices tangibles permettent de dépasser en partie les réticences initiales, même chez les professionnels disposant de connaissances techniques limitées en matière d’IA.

Une vision à long terme encore floue

En revanche, le secteur peine à se projeter dans des scénarios à plus long terme. Si le potentiel est reconnu, des incertitudes subsistent quant à la faisabilité d’une implémentation avancée et durable.

Cette situation met en évidence un besoin urgent de formation ciblée en IA dans le secteur HVAC, même si à court terme – ce qui est souvent la priorité des installateurs – il reste difficile d’en retirer un retour immédiat.

Mais par où commencer ?

Pas besoin d’implémenter une solution IA complète dès le départ. L’approche la plus efficace consiste en effet à avancer progressivement.

1) Identifiez où vous perdez du temps : Administration, planification, service après-vente ? C’est là que se trouvent sans doute vos premières opportunités.

2) Exploitez l’IA sur les outils dont vous disposés déjà : En effet, de nombreux logiciels intègrent déjà des fonctionnalités d’IA. Apprendre à les utiliser vous

fera gagner en efficacité. Il est donc important de prendre connaissance des capacités de vos solutions actuelles.

3) Formez vos équipes : L’IA est un outil, pas un substitut. Vos collaborateurs doivent apprendre à l’utiliser intelligemment.

4) Mesurez les résultats : Gain de temps, réduction des erreurs, satisfaction client : évaluez concrètement les bénéfices.

Exemples concrets

Une communication client plus claire grâce à ChatGPT

Tous les installateurs ne sont pas à l’aise avec la rédaction. Pourtant, les clients attendent des explications claires sur les installations, les choix techniques et les coûts.

L’IA jouera un rôle clé dans la transformation vers un secteur de la construction plus orienté data, durable et compétitif.

Peter Hinssen, keynote speaker et expert de premier plan en IA et en innovation

Lors de l’utilisation de l’IA, il est essentiel de tout vérifier et de conserver un esprit critique.

Des IAs, comme ChatGPT, peuvent vous aider à :

• Rédiger des explications claires pour vos clients sur une pompe à chaleur, une installation PV ou un système de ventilation,

• Simplifier des informations techniques en informations accessibles pour vos clients,

• Accompagner vos devis de notes explicatives,

• Formaliser des instructions internes pour les installateurs.

En tant qu’installateur, vous savez précisément pourquoi vous optez pour une solution donnée. L’IA vous aide à l’expliquer de manière claire et convaincante, en l’adaptant au niveau de compréhension du client.

CONCRÈTEMENT : Lors de l’installation d’un système de ventilation dans une nouvelle construction, l’IA peut générer une séquence de travail claire, une checklist de montage et une liste de matériaux par pièce. Résultat : une équipe mieux préparée sur le terrain.

Automatisation des bons de travail et des rapports

L’administratif représente une charge importante pour les installateurs. Grâce à l’aide de l’IA :

• Les interventions peuvent être dictées via reconnaissance vocale,

• Des rapports structurés sont générés automatiquement,

• Les photos sont associées aux bonnes installations.

CONCRÈTEMENT : Après la maintenance d’une centrale de traitement d’air, l’installateur dicte ses actions. L’IA produit instantanément un rapport clair pour le client et le dossier interne.

Mieux voir, pour installer plus intelligemment

Grâce à la réalité augmentée (tablette ou lunettes intelligentes), des éléments invisibles deviennent visibles : conduites dans les murs, flux d’air, etc. Cela aide les installateurs à travailler plus rapidement et avec davantage de précision lors des opérations de maintenance ou de réparation.

Couplée à l’IA, cette technologie va encore plus loin :

Le vieillissement de la main-d’œuvre se fera de plus en plus sentir dans les années à venir. De nombreux installateurs expérimentés approchent de la retraite, avec le risque de voir disparaître une part importante de savoir-faire pratique. Cette expertise ne pourra pas être entièrement remplacée par des profiles jeunes ou moins expérimentés. Il est donc essentiel de capitaliser sur ces connaissances au sein de l’entreprise. En documentant systématiquement les méthodes, les expériences et les insights techniques dans des outils d’IA, ce savoir reste accessible à toute l’organisation, et n’est donc plus limité à quelques experts. Cela permet donc de réduire la dépendance vis-à-vis de ces profiles experts, et de renforcer la continuité et la pérennité de l’entreprise.

Une paire de lunettes connectées peut, par exemple, analyser en temps réel les données d’une pompe à chaleur et fournir immédiatement des recommandations sur la consommation énergétique, le débit ou les réglages.

RÉSULTAT : l’installateur évolue vers un rôle d’expert orienté data, capable de prendre des décisions plus rapides et plus précises sur base de données en temps réel.

Conclusion

L’IA n’est plus une technologie du futur. Elle offre déjà des avantages concrets aux installateurs : moins d’administration, une meilleure planification, une maintenance prédictive, une communication client renforcée. Elle n’est toutefois pas une solution miracle : les IAs peuvent commettre des erreurs, mal interpréter certains contextes et nécessitent toujours une supervision humaine.

En avançant pas à pas, avec des objectifs réalistes et des investissements ciblés, chaque entreprise d’installation peut dès aujourd’hui tirer parti de cette technologie.

La question n’est donc plus de savoir si vous utiliserez l’IA, mais par où vous allez commencer.

Plus d’infos ?

Contactez Joris Van Bossche : consult@techlink.be

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La vidéosurveillance sans surprise

Pourquoi une approche réfléchie est cruciale pour un système de caméras fiable

La vidéosurveillance est aujourd’hui omniprésente. Entreprises, autorités publiques et particuliers utilisent des caméras pour protéger leurs biens, analyser des incidents ou contrôler des processus. Parallèlement, la technologie évolue rapidement : les caméras deviennent plus intelligentes, les techniques d’analyse se complexifient et les systèmes sont de plus en plus souvent reliés à d’autres solutions de sécurité telles que le contrôle d’accès ou les systèmes d’alarme.

Pourtant, dans la pratique, de nombreuses installations de caméras ne donnent pas les résultats attendus. Les images manquent de netteté, la détection ne fonctionne pas comme prévu ou les systèmes génèrent trop de fausses alarmes. La cause ne réside généralement pas dans la technologie elle-même, mais plutôt dans la conception du système. Des notes techniques telles que la note INCERT T030/2 constituent à cet égard un cadre de référence important.

Lors d’un workshop organisé par ALIA Security, Nico Wuyts, spécialiste avec plus de trente ans d’expérience en technologie vidéo, a approfondi cette problématique. Son message principal était clair : pour installer un système de vidéosurveillance sans surprise, il faut surtout investir dans une préparation réfléchie et une conception technique correcte.

Le rôle de l’expert en projet

Selon Nico, le rôle d’un expert en projet est encore trop souvent sous-estimé dans le domaine de la vidéosurveillance. Dans d’autres domaines de la sécurité, la situation est différente. En détection incendie, les spécialistes sont familiarisés avec les normes BOSEC, et en détection intrusion, il existe des directives claires et des systèmes de certification comme INCERT.

En vidéosurveillance, cela est moins évident et le nombre de spécialistes certifiés reste relativement limité. Pourtant, c’est précisément la conception du système qui détermine si l’installation répondra aux attentes.

Un bon projet de vidéosurveillance commence donc tou-

jours par une analyse approfondie de la situation. Trois questions simples sont essentielles : où veut-on regarder, que veut-on voir précisément et pourquoi est-ce important. Ces questions doivent être posées pour chaque emplacement. Un parking, un site industriel, un entrepôt ou une habitation privée présentent chacun leurs propres défis techniques.

Lors de cette phase de conception, le dossier technique d’exécution est également établi. Ce document décrit concrètement la mise en œuvre du système et sert de base pour l’offre et l’installation ultérieure.

De la conception au suivi

Une installation de caméras ne se limite pas à fixer quelques caméras. Selon Nico, chaque projet se déroule idéalement en trois phases : préparation, exécution et suivi.

Pendant la phase de préparation, le design est élaboré et les choix techniques sont effectués. Lors de l’installation, on vérifie si la réalité correspond au design. En pratique, des ajustements sont parfois nécessaires, par exemple si une caméra ne peut pas être installée à l’endroit prévu ou si un trajet de câble doit être modifié.

Après l’installation vient une étape essentielle : la validation du système. L’expert vérifie que l’installation est conforme au design et que le système fonctionne comme prévu. Parallèlement, l’utilisateur est accompagné dans la prise en main du système. Cette phase est encore trop souvent négligée, alors qu’elle est déterminante pour un fonctionnement fiable à long terme.

Quand la technique fait la différence

L’un des malentendus les plus fréquents en matière de vidéosurveillance concerne la résolution. De nombreux utilisateurs supposent qu’une caméra à haute résolution fournit automatiquement de meilleures images. En réalité, le résultat dépend de plusieurs facteurs, tels que l’objectif choisi, la distance par rapport à l’objet et la largeur du champ de vision.

L’objectif détermine en effet l’ampleur du champ que la caméra peut couvrir. Une faible valeur de focale donne un angle de vue large, tandis qu’une valeur de focale plus élevée produit une image plus étroite, avec davantage de détails à distance.

La résolution de la caméra joue également un rôle. Plus une caméra produit de pixels, plus il est possible de percevoir de détails dans l’image. Mais lorsque le champ de vision est très large, ces pixels sont répartis sur une plus grande surface, ce qui peut malgré tout entraîner une perte de détail.

Pour aider les installateurs à concevoir des systèmes de vidéosurveillance, on utilise souvent le modèle dit DORI. Ce modèle définit quatre niveaux de qualité d’image : la

détection, l’observation, la reconnaissance et l’identification. Ce sont les niveaux les plus couramment utilisés, bien qu’ils soient dérivés de la norme NBN EN 62676-4, qui en définit six.

Fonction de la caméra

Surveiller

Détecter

Observer

Reconnaître

Identifier

Inspecter

• Détection : voir qu’une personne est présente

• Observation : suivre le comportement

• Reconnaissance : reconnaître une personne connue

• Identification : identifier une personne avec certitude

Chaque niveau nécessite un nombre minimal de pixels par mètre. Par exemple, l’identification requiert environ 250 pixels/mètre. Ces calculs permettent de fixer des attentes réalistes et de choisir la bonne combinaison objectif–résolution–distance.

Outre la résolution et l’objectif, la position de la caméra joue également un rôle important. Une caméra orientée directement vers une personne fournira généralement une image bien plus exploitable qu’une caméra placée en hauteur et filmant vers le bas.

L’éclairage est lui aussi un facteur crucial. En journée, cela ne pose généralement pas de problème, mais la nuit, les caméras doivent souvent utiliser un éclairage infrarouge ou des sources lumineuses supplémentaires pour produire une image exploitable. La lumière infrarouge est invisible à l’œil humain, mais peut être perçue par les caméras, ce qui permet d’obtenir des images nocturnes.

Quand les images deviennent des données intelligentes

Les systèmes traditionnels de vidéosurveillance détectent les mouvements en analysant les changements dans l’image. Lorsque des pixels changent, une alerte est générée. Ce principe fonctionne, mais entraîne souvent des notifications indésirables. Des feuilles en mouvement, des animaux ou des reflets peuvent rapidement déclencher une alerte.

C’est pourquoi les systèmes de caméras modernes sont

de plus en plus souvent équipés d’intelligence artificielle. Cette technologie permet de classifier les objets et, par exemple, de distinguer les personnes, les véhicules et d’autres objets.

L’intégration de l’IA ouvre en outre la voie à de nouvelles applications. La reconnaissance des plaques d’immatriculation en est un exemple bien connu, mais cette technologie peut aussi être utilisée pour classifier les véhicules, compter les personnes ou analyser les comportements.

Pour les entreprises, cela peut fournir des informations précieuses. Un système peut ainsi, par exemple, détecter quels types de véhicules entrent sur un site ou analyser combien de visiteurs se trouvent à un endroit donné.

Selon Nico, cette évolution représente une avancée importante pour la vidéosurveillance. Grâce à la reconnaissance d’objets, un système de caméras peut déterminer beaucoup plus précisément quels événements sont pertinents. Cela se traduit non seulement par une réduction des fausses alertes, mais aussi par une sécurité plus efficace et des images de surveillance plus exploitables.

L’influence de l’infrastructure

Dans les systèmes de caméras modernes, l’infrastructure informatique joue également un rôle important. Les caméras peuvent fonctionner localement, mais elles peuvent aussi être reliées à des serveurs ou à des plateformes cloud où des analyses avancées sont effectuées.

Ce choix a une incidence sur le coût, la gestion et la fiabilité du système. Les solutions cloud offrent par exemple une grande flexibilité, mais nécessitent généralement un abonnement et une connexion internet stable. En effet, si la connexion internet tombe en panne, l’accès à distance au système de caméras n’est plus possible.

Les limites des caméras classiques

Malgré l’évolution technologique rapide, la vidéosurveil-

lance reste tributaire d’une condition fondamentale : la caméra doit pouvoir voir l’objet. Lorsque l’image n’est pas claire, la détection ou l’analyse ne peut pas non plus fonctionner correctement.

En pratique, des conditions météorologiques telles que de fortes pluies, le brouillard ou la neige peuvent influencer de manière significative les performances d’un système de caméras. Dans de telles situations, le contraste de l’image diminue et il devient plus difficile pour la caméra de détecter correctement les objets. Cela peut entraîner une détection moins fiable, voire la disparition complète des alertes.

Pour les applications où de telles conditions se produisent fréquemment, la technologie des caméras thermiques peut offrir une alternative. Contrairement aux caméras optiques classiques, les caméras thermiques ne fonctionnent pas sur la base de la lumière visible, mais détectent les différences de chaleur. Elles peuvent ainsi continuer à fonctionner dans des conditions où une caméra classique ne fournit pratiquement plus d’image exploitable.

Les caméras thermiques sont donc souvent utilisées pour la surveillance périmétrique ou dans des applications industrielles. Elles peuvent détecter des personnes dans l’obscurité totale, à travers la fumée ou par mauvais temps. Elles ont toutefois aussi leurs limites : comme elles enregistrent des images thermiques, elles sont moins adaptées à la reconnaissance ou à l’identification des personnes.

Une question de conception

La principale conclusion de l’atelier est que la vidéosurveillance est avant tout un exercice de conception. La technologie seule ne suffit pas. Le succès d’un système de caméras dépend de la bonne combinaison entre le positionnement, le choix de l’objectif, la résolution, l’éclairage et l’analyse.

Comme Nico l’a résumé : « une caméra ne peut faire que ce pour quoi elle a été conçue. Lorsque le système est correctement conçu, la vidéosurveillance peut être un outil extrêmement puissant. Dans le cas contraire, des surprises surgissent inévitablement — et c’est précisément ce que l’on cherche évidemment à éviter dans le domaine de la sécurité. »

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L’IA change le marketing.

Mais l’humain redevient la clé

L’intelligence artificielle bouleverse tous les métiers, y compris le marketing et la communication. En quelques secondes, elle permet de générer textes, images ou campagnes entières. Mais paradoxalement, plus la technologie progresse, plus les consommateurs recherchent… de l’humain.

La multiplication de contenus automatisés entraîne aujourd’hui une forme de fatigue numérique. Les internautes deviennent plus critiques face aux contenus standardisés et impersonnels. Ils attendent désormais des marques qu’elles démontrent une personnalité, une authenticité et un véritable engagement.

Pour les entreprises techniques, cette évolution constitue une opportunité. Car dans un monde saturé d’algorithmes, l’expertise humaine devient une valeur rare et précieuse.

L’IA, un formidable accélérateur

L’IA transforme la production et la diffusion des contenus. Elle permet de générer des idées, d’analyser les tendances, d’automatiser certaines tâches et d’optimiser la visibilité en ligne. Dans les secteurs techniques, elle facilite aussi la vulgarisation de sujets complexes.

Mais elle ne remplace pas la réflexion stratégique. Utilisée sans discernement, elle produit des contenus génériques qui se ressemblent. L’enjeu n’est donc pas de produire plus, mais de produire mieux, avec du sens.

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L’authenticité, nouvel avantage concurrentiel

Face à l’uniformisation des contenus, les entreprises qui se démarquent sont celles qui adoptent une communication plus humaine. Montrer ses équipes, ses projets, ses réussites mais aussi ses défis devient essentiel.

Dans le secteur technique, cela passe par des témoignages de terrain, des explications pédagogiques, la valorisation des innovations ou des récits concrets de transition énergétique. L’IA peut amplifier ces contenus, mais c’est l’humain qui leur donne leur crédibilité. Autrement dit, l’IA peut aider à structurer et amplifier ces histoires, mais c’est toujours l’humain qui les rend crédibles.

Vos collaborateurs, premiers ambassadeurs

Les collaborateurs occupent une place croissante dans la communication. Leurs prises de parole inspirent souvent plus de confiance que les messages institutionnels.

Dans les métiers techniques, encore trop méconnus, ils jouent un rôle clé pour valoriser les professions, attirer des talents et montrer la diversité des compétences. Ils deviennent ainsi de véritables ambassadeurs de leur entreprise et de leur métier.

L’expérience humaine reprend de la valeur

À mesure que les interactions digitales se multiplient, les expériences physiques retrouvent de l’importance  : événements, rencontres, démonstrations ou formations.

Le département MarCom de Techlink peut organiser des formations ciblées en marketing et communication. Afin de les rendre aussi pertinentes que possible, nous serions ravis de connaître vos besoins en la matière. N’hésitez pas à nous envoyer un e-mail à sophie.lambert@techlink.be.

Ces moments favorisent des échanges authentiques et renforcent la confiance. Dans un secteur comme celui des installations multitechniques, ces rencontres restent essentielles pour découvrir les innovations, partager les expériences et construire des collaborations durables.

L’IA ne remplace pas l’humain : elle le révèle

L’IA continuera à transformer le marketing. Mais dans un univers saturé de contenus automatisés, les entreprises qui se distingueront seront celles qui préserveront une voix humaine, une vision et une identité forte.

Pour les entreprises techniques, les atouts sont clairs: savoir-faire, innovation et passion des équipes. Car au fond, l’intelligence artificielle ne remplace pas l’humain. Elle rappelle simplement à quel point l’intelligence humaine reste irremplaçable.

Lambert, Communication Strategist chez Techlink

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Les tuyaux et raccords multicouches Alupex peuvent être combinés en toute sécurité avec les produits les plus courants du marché. Alupex lance sa “compatibilité inter-marques” : flexibilité et liberté de choix que vous connaissez déjà des systèmes de tuyauterie en cuivre et en acier.

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L’IA chez nos grossistes

Le commerce de gros est en pleine transformation digitale. Les installateurs attendent des livraisons rapides, des informations fiables, des prix transparents et un conseil technique sur mesure. Parallèlement, la pression augmente sur les marges, la gestion des stocks et l’efficacité logistique. Les grossistes qui investissent aujourd’hui dans la qualité des données, les processus digitaux et les applications d’intelligence artificielle construisent un avantage concurrentiel durable.

De la data à l’insight

Les grossistes techniques disposent d’énormes quantités de données : historiques de ventes, comportements clients, informations produits, données logistiques et évolutions de prix. L’IA permet non seulement de collecter ces données, mais surtout d’en extraire des insights à forte valeur ajoutée.

Là où les analyses classiques regardent principalement vers le passé, l’IA se projette vers l’avenir. Les modèles prédictifs identifient des schémas et aident les entreprises à anticiper la demande future, les effets saisonniers ou les évolutions du marché.

Gestion intelligente des stocks et prévision de la demande

La gestion des stocks est l’un des plus grands défis du secteur. Trop de stock immobilise du capital et comporte un risque d’obsolescence ; trop peu entraîne des ventes perdues et des clients insatisfaits.

Les algorithmes d’IA peuvent prédire avec précision les

modèles de demande sur base des données historiques, des cycles de projets, des segments clients et de facteurs externes. Résultat :

• des niveaux de stock optimisés

• moins de livraisons urgentes

• un meilleur taux de service

• une réduction des coûts de stockage

La gestion des stocks passe ainsi d’une approche réactive à une approche proactive.

Tarification dynamique et optimisation des marges

Dans un marché concurrentiel, la stratégie de prix est cruciale. L’IA permet d’analyser la sensibilité au prix par segment client, catégorie de produits ou région. En combinant données de marché et informations sur la concurrence, les prix peuvent être ajustés dynamiquement tout en préservant les marges.

Il ne s’agit pas nécessairement de baisser les prix, mais de les rendre plus intelligents : alignés sur la valeur, la relation client et la situation du marché.

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SALON PROFESSIONNEL

POUR L’INSTALLATEUR EN ÉLECTRO ET POUR L’INDUSTRIE

Le monde est en constante évolution et notre secteur doit faire face à de nombreux défis. Du mardi 2 au jeudi 4 juin, nous vous présenterons les derniers produits, solutions et opportunités pour les marchés résidentiel, tertiaire et industriel. Avec 150 fabricants de premier plan, nous vous ferons découvrir toutes les innovations dans le domaine de l’électrotechnique et de l’HVAC. Après votre visite au salon Cebeo Technologie, vous serez prêt pour l’avenir !

Une expérience client améliorée

Côté client, l’IA ouvre également de nouvelles perspectives :

• recommandations produits personnalisées sur les plateformes e-commerce

• moteurs de recherche intelligents capables de comprendre les termes techniques

• chatbots répondant 24/7 aux questions de base

• devis automatiques basés sur les achats précédents

Pour les installateurs, souvent sous pression temporelle, rapidité et précision sont essentielles. L’IA permet de rendre l’information plus accessible, plus rapidement et de manière plus pertinente.

Optimisation logistique et opérationnelle

Les entrepôts deviennent de plus en plus complexes en raison de la largeur de l’assortiment et des délais de livraison courts. L’IA contribue à :

• optimiser les parcours de picking

• améliorer l’organisation des entrepôts

• anticiper la maintenance du matériel interne

• optimiser les tournées de livraison

Résultat : moins d’erreurs, des délais réduits et des coûts opérationnels plus faibles.

Exemples concrets

En tant que plus grand grossiste belge en matériel électrotechnique, Cebeo mise fortement sur l’IA pour mieux accompagner ses clients. L’entreprise a développé une “recommendation engine” avancée qui apprend en continu à partir du comportement d’achat individuel de chaque client, enrichi par des profils similaires.

Grâce à cette approche, le système génère automatiquement des suggestions d’achat ciblées pour des produits complémentaires à partir d’un article de base, sur un catalogue de plus de 2 millions de références. Résultat : les clients composent leurs commandes plus rapidement, avec beaucoup moins de recherche.

L’algorithme prend également en compte le cycle de vie des produits. Lorsqu’un article est en fin de vie, le système propose proactivement son successeur, garantissant continuité et compatibilité.

Leader mondial de la distribution de produits et solutions électrotechniques, Rexel place l’IA au cœur de sa feuille de route stratégique “Axelerate 2028”. Cette stratégie met l’accent sur l’innovation digitale, l’excellence opérationnelle et le service client.

Concrètement, en Belgique, l’IA est utilisée pour renforcer l’efficacité des équipes commerciales via des “Sales Alerts” basées sur les données, permettant de prioriser les clients et de recommander les meilleures actions à entreprendre. Une fonction de recherche produit assistée par IA permet également de trouver plus rapidement la bonne référence ou des alternatives compatibles sur base d’une simple description.

Chez Alsan, grossiste en salles de bains, cuisines, chauffage et ventilation, l’IA est déjà intégrée dans plusieurs domaines. Lors de la conception de salles de bains, des croquis sont automatiquement transformés en plans concrets, accélérant le processus et améliorant la précision. L’IA est également utilisée pour la rédaction et l’optimisation des contenus, adaptés au ton propre de l’entreprise, tant en interne que pour les communications externes. En réunion, les collaborateurs n’ont plus besoin de prendre de notes : une application d’IA enregistre les échanges et génère automatiquement un compte rendu structuré avec des actions claires. Enfin, Alsan expérimente activement l’IA en marketing (notamment pour la production vidéo) et dans les décisions opérationnelles, comme l’arbitrage entre transport interne et externalisé lors de l’ouverture de nouvelles implantations.

L’intelligence artificielle n’est donc plus une promesse lointaine, mais une réalité concrète qui transforme en profondeur le commerce de gros.

Et

vous ?

Le HVAC s’électrifie. Rexel est prêt.

Le monde du HVAC évolue rapidement. L’électrification, la gestion de l’énergie et des normes plus strictes posent de nouveaux défis aux installateurs.

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Toute la chaîne y gagne !

Pour les FABRICANTS

Vos données alimentent directement les logiciels utilisés quotidiennement par le secteur, via un canal unique de diffusion. Vous restez propriétaire de vos données, vous décidez de leur usage, et vous anticipez les futures exigences de la législation européenne.

Pour les GROSSISTES

Les données produits et commerciales circulent sans friction, du fabricant vers votre ERP et votre webshop, ce qui réduit le travail manuel, limite les erreurs et améliore la fluidité

Pour les INSTALLATEURS

Plus de temps perdu à chercher ou ressaisir des données. Des calculs plus rapides et plus justes, des devis plus transparents, des commandes plus efficaces.

Maintenance: le rendez-vous incontournable où innovation et industrie se rencontrent

Le salon Maintenance s’est tenu les 25 et 26 mars 2026 au Antwerp Expo. À cette occasion, les visiteurs - principalement des techniciens de maintenance, superviseurs, ingénieurs, responsables maintenance et data engineers - ont pu découvrir plus de 250 exposants. Tous proposaient une expérience complète autour de la maintenance industrielle, avec un accent marqué sur l’optimisation des processus et de la production. Les dernières technologies, outils et expertises étaient au rendez-vous, combinant innovation, automatisation et réalité virtuelle pour répondre aux défis actuels du secteur.

Pour les exposants, le salon constituait une plateforme idéale pour présenter leurs services, produits et innovations à un public professionnel ciblé issu de l’industrie et de la maintenance. Pour les visiteurs, il s’agissait d’un lieu privilégié d’échanges, de découvertes et de networking.

Integrated Value Chain

Il était particulièrement inspirant de constater comment les membres de l’Integrated Value Chain de Techlink s’engagent eux aussi dans le développement de solutions intelligentes et tournées vers l’avenir pour l’industrie.

Geberit

Geberit a présenté une sélection de solutions destinées aux installations industrielles, techniques et aux infrastructures de bâtiments. Au cœur de leur offre figuraient les systèmes de conduites à sertir Geberit Mapress, disponibles en acier, cuivre et acier inoxydable, conçus pour garantir une fiabilité maximale. L’entreprise a également mis en avant les systèmes multicouches Geberit FlowFit et Geberit Mepla, dotés d’un design ergonomique favorisant une installation efficace et limitant les

erreurs. Enfin, les conduites d’évacuation Geberit PE se distinguent par leur durabilité et leur résistance chimique, particulièrement adaptées aux environnements industriels exigeants.

LEDVANCE

LEDVANCE a présenté ses dernières solutions d’éclairage pour l’industrie, les applications extérieures et la gestion de l’éclairage sans fil, dans une mise en scène claire et inspirante.

Febetec

Febetec est la fédération belge regroupant de grandes entreprises actives dans la maintenance technique et les installations HVAC. Elle représente des acteurs clés en charge de la gestion, de la maintenance et de l’optimisation des installations techniques dans les bâtiments et infrastructures. Parmi ses membres figurent notamment Equans, TEM Services, Veolia, SPIE Belgium, VMA, Luminus Solutions, Vinci Energies et TPF Utilities. Ensemble, ces entreprises contribuent activement à la gestion technique des bâtiments et à la transition énergétique, notamment via le déploiement de solutions innovantes et d’installations à haute efficacité énergétique.

Techlink s’est réjoui de constater la présence de deux membres de Febetec sur le salon, illustrant la dynamique et l’engagement du secteur.

Techlink a rencontré Dieter Speltincx (Conseiller Technique Vlaams-Brabant chez Geberit).
Derek McMillan est venu encourager ses équipes sur le stand - un moment particulier puisqu’il s’agissait également de son dernier salon avant son départ à la retraite.

Light + Building rassemble notre chaîne de valeur intégrée

Le salon Light + Building s’impose comme la référence mondiale en matière d’éclairage et de technologies du bâtiment. Véritable vitrine des tendances et innovations, il offre un aperçu complet des évolutions en éclairage, électrotechnique ainsi qu’en automatisation des habitations et des bâtiments. Techlink y était présent les 9 et 10 mars afin de capter les signaux forts du secteur et renforcer ses liens avec les acteurs clés.

L’éclairage au sein de notre chaîne de valeur intégrée

L’éclairage constitue un levier essentiel pour l’ensemble des acteurs du secteur. Il génère des opportunités concrètes pour les installateurs, les concepteurs, les fabricants, les distributeurs et les prestataires de services. De la maintenance au monitoring, en passant par la conception lumière ou encore les approches liées à l’économie circulaire - comme le réemploi des luminaires -, le champ des possibles ne cesse de s’élargir. Dans ce contexte, la présence de Techlink au salon Light + Building s’inscrit dans une démarche claire : renforcer les liens au sein de l’écosystème.

« Avec ce voyage d’affaires, Techlink souhaitait aller à la contribuer à renforcer les liens avec les installateurs et les grossistes visiteurs. C’est précisément cette transversalité entre les différents acteurs qui fait la valeur ajoutée de l’Integrated Value Chain portée par Techlink. Dans ce cadre, un réseau solide, nourri par des contacts personnels, constitue un atout majeur », explique Eric Piers

Nous vous proposons ci-après une sélection succincte des temps forts avec la parole donnée à plusieurs fabricants membres.

Installateur/fabricant SOLTECH repéré Dans le hall 4.1, notre attention s’est portée sur Glassiled, une entité du membre Soltech. L’entreprise se distingue par une approche innovante qui transforme les tiques transparentes grâce à une technologie de verre

Electrifying Places. Illuminating Spaces.

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Grâce à une analyse approfondie des tâches à réaliser – y compris les frustrations, les besoins et les contraintes – nous allons au-delà des solutions existantes. Nous développons des solutions entièrement nouvelles et proposons des innovations de pointe, visibles dans l’ensemble de nos gammes de produits.

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intégrant des LED. Les LED haute qualité sont directement intégrées dans un double vitrage isolant, sans compromis sur la transparence, ni sur les performances thermiques et acoustiques. Une prouesse technologique qui allie esthétique, performance énergétique et communication visuelle.

Glassiled décline son offre en trois lignes de produits :

• MOTION, dédiée aux animations dynamiques,

• SIGN, conçue pour affirmer une identité de marque de manière permanente,

• UNI, axée sur un éclairage homogène des façades.

Autant de solutions durables qui permettent aux bâtiments de renforcer leur identité architecturale en journée et de se transformer, à la nuit tombée, en véritables supports vivants et interactifs.

Solutions d’éclairage : vers des systèmes intelligents et durables Dans le secteur de l’éclairage, l’évolution est claire : la transition vers des systèmes intelligents s’accélère. Capteurs, luminaires connectés et pilotage par intelligence artificielle permettent désormais d’adapter la lumière avec précision en fonction de la présence, de la lumière naturelle ou encore des usages spécifiques. Pa-

Le salon réunit fabricants, grossistes et installateurs et constitue ainsi un terreau fertile pour de nouvelles idées et collaborations.

Eric Piers, CEO de Techlink

rallèlement, la lumière reste un outil essentiel pour les architectes d’intérieur. Le choix des luminaires, la diversité des formes, la qualité des matériaux et les températures de couleur contribuent pleinement à l’ambiance et à l’expérience des espaces. Cette transformation s’accompagne d’une attention accrue portée à la durabilité. Le secteur met en avant l’utilisation de matériaux responsables, la longévité des produits et le développement de solutions pensées dans une logique circulaire.

Dans les halls 3 et 5.1, l’éclairage technique occupait une place centrale, avec la présence de grands acteurs tels que SG Lighting, LEDVANCE, Signify et TRILUX

SG Lighting : l’expertise scandinave au service de solutions durables Fondée en 1990 en Norvège, SG Lighting est aujourd’hui une entreprise familiale active dans plus de 35 pays. Malgré cette présence internationale, la marque reste fidèle à son ADN : qualité, design scandinave épuré et prix compétitifs. Son positionnement repose sur une forte attention portée à l’efficacité énergétique, à la durabilité et à la facilité d’installation. Autant d’atouts qui font de SG Lighting un partenaire de choix pour les professionnels en quête de solutions fiables et tournées vers l’avenir.

Eric Piers en discussion avec Ronny Franken (Business Development Manager) et Patrick Van Bortel (Business Development Manager).
Eric Piers a été accueillis par Sara Lutin (Sales Manager BeLux).

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« Chez SG Lighting, nous cherchons à concilier qualité et simplicité dans des solutions à la fois durables et conviviales.Àl’occasiondeLight+Building,nousavonsprésenté nos derniers luminaires et innovations intelligentes, conçuspourfaciliterletravaildesinstallateursetrendre les bâtiments plus efficaces sur le plan énergétique et plusconfortables.Nousavonségalementinspirénosvisiteurs à travers la philosophie scandinave qui guide notre entreprise familiale depuis 1990 », explique Sara Lutin, Sales Manager BeLux chez SG Lighting Benelux.

LEDVANCE : d’un fabricant de sources lumineuses à un fournisseur de solutions globales

Sous le slogan « 10 Years of LEDVANCE, 100 Years of Excellence », LEDVANCE a illustré, à l’occasion de Light + Building, son évolution stratégique : d’un producteur de sources lumineuses à un acteur proposant des solutions complètes pour les projets d’éclairage. Parmi les innovations présentées, le système de gestion de l’éclairage Direct Easy a particulièrement retenu l’attention. Cette solution intelligente permet la mise en service rapide de systèmes d’éclairage dimmables en quelques minutes, sans nécessiter de passerelle ni d’infrastructure IT, le tout via une application unique. Autre point fort du stand : le Floodlight Max, une gamme de luminaires professionnels conçus pour les terrains extérieurs et les infrastructures sportives, alliant performance et robustesse.

« Aujourd’hui, nous proposons des solutions d’éclairage

intelligentes et durables qui répondent à des besoins spécifiques, transforment les environnements du quotidien en espaces inspirants et ont un impact concret sur la productivité, la santé et le bien-être », souligne Derek McMillan, CEO LEDVANCE Benelux, UK & Irlande.

Signify : l’innovation au service d’un éclairage intelligent et durable

En tant que leader mondial de l’éclairage, Signify incarne à la fois innovation de pointe et qualité éprouvée. Ses solutions illustrent pleinement le rôle que peut jouer la lumière aujourd’hui : efficacité énergétique, design, durabilité et connectivité. Lors de Light + Building, Signify a présenté l’étendue de son portefeuille mondial à travers des applications concrètes et immersives. Parmi cellesci : des bâtiments intelligents, des solutions d’éclairage public et extérieur connectées, ainsi que des installations dédiées au divertissement. Les visiteurs ont ainsi pu expérimenter comment un éclairage intelligent, centré sur l’humain et durable, contribue à créer des environnements inspirants.

« Light+Buildingestpournouslemomentprivilégiépour échanger avec nos clients et partenaires sur la prochaine étape de l’éclairage », explique Ivo Van Gucht, Commercial Director Belux chez Signify. « Aujourd’hui, il nes’agitplusseulementd’efficacitéénergétique,maisde systèmes intelligents et intégrés capables de rendre les bâtiments et les villes plus durables, tout en améliorant le bien-être, la performance et l’expérience des utilisateurs. »

Eric Piers a été chaleureusement accueilli par Derek McMillan (CEO LEDVANCE Benelux, UK & Irlande).
Ivo Van Gucht (Commercial Director Belux) a rencontré Eric Piers et Bruno Van der Stappen.

TRILUX : des solutions globales pour un éclairage intelligent

Acteur majeur du marché allemand de l’éclairage professionnel, TRILUX se distingue par des solutions innovantes et une qualité éprouvée. Lors de Light + Building, l’entreprise a proposé une expérience immersive démontrant comment la lumière peut redéfinir les espaces — de l’industrie aux bureaux, en passant par le retail, l’éclairage extérieur et le light management. Sur un stand de plus de 900 m², TRILUX a présenté ses dernières innovations tout en favorisant les échanges autour de la qualité de la lumière et des solutions d’éclairage.

« Avec le nouveau portefeuille de capteurs IntuSens, le système E-line pro et plusieurs luminaires innovants, TRILUX propose des solutions complètes et écoénergétiques qui allient design, fonctionnalité et facilité d’utilisation.Nousaffirmonsainsinotrepositiondefournisseur intégré de systèmes d’éclairage intelligents », explique Jan Van Riel.

Techniques du bâtiment : vers des bâtiments acteurs du système énergétique

Dans le domaine des techniques du bâtiment, l’accent est désormais mis sur le rôle actif des bâtiments dans le système énergétique. Ceux-ci évoluent progressivement de simples consommateurs passifs vers des acteurs intégrés au sein de réseaux énergétiques intelligents.

Tendances en éclairage

La conceptrice lumière Sabine De Schutter (Studio De Schutter, Berlin) identifie trois grandes tendances :

• Du produit à l’expérience : les présentations classiques laissent place à des expériences immersives. La lumière est désormais mise en scène dans son contexte d’usage, avec une attention particulière portée aux applications, au pilotage et à l’expérience utilisateur.

• Une durabilité fragmentée : si la durabilité est omniprésente, elle reste abordée de manière hétérogène selon les acteurs. Certains misent sur des certifications comme le Cradle to Cradle, d’autres sur des matériaux recyclables, la réparabilité ou encore des outils numériques comme le digital twin.

• IA et gestion intelligente : l’intelligence artificielle s’impose progressivement, tant dans la domotique que dans la production ou les luminaires eux-mêmes. Les systèmes adaptent désormais l’intensité lumineuse en fonction de l’usage, de la présence et de la fonction des espaces.

De son côté, Catherine Lootens (Cluster Manager “Groen Licht Vlaanderen”) souligne :

• L’essor de la circularité : la plupart des fabricants proposent aujourd’hui des solutions de retrofit pour les installations existantes, notamment en réponse à la montée en puissance des tubes LED.

• Le bien-être comme priorité : l’éclairage centré sur l’humain (Human Centric Lighting) s’impose davantage, avec une meilleure compréhension et une distinction plus claire par rapport aux solutions « tunable white ».

Enfin, Wouter Wissink (Conseiller technologique chez Volta) complète :

• Une efficacité LED en constante progression : certaines solutions, comme les bandes LED, atteignent désormais des performances de l’ordre de 140 lm/W. Par ailleurs, l’utilisation de spectres lumineux spécifiques se développe selon les applications.

• Miniaturisation des luminaires : les formats se réduisent tout en conservant des performances élevées.

• Des protocoles de communication encore fragmentés : de nombreuses solutions, souvent sans fil, coexistent. Toutefois, le standard Matter gagne du terrain, tandis que dans les installations professionnelles, le protocole DALI reste dominant, notamment avec le DALI Push, simple et évolutif.

Eric Piers a rencontré Jan Van Riel (Responsable de l’Académie TRILUX Benelux).

La distribution intelligente de l’énergie, la gestion intégrée de la recharge et le développement du chargement bidirectionnel renforcent les interactions entre bâtiments, réseaux électriques et mobilité électrique.

Les bâtiments existants occupent également une place centrale. Des solutions modulaires et évolutives facilitent les rénovations énergétiques, rendant les adaptations plus efficaces et plus accessibles. En parallèle, les outils numériques de planification et de gestion, ainsi que les interfaces multifonctionnelles, contribuent à simplifier l’installation et l’utilisation au quotidien.

Dans les halls 12 et 12.1, une large gamme de produits et services dédiés aux solutions de systèmes de bâtiment à haute efficacité énergétique et aux installations électriques était présentée. Des fabricants membres tels que ABB, Spelsberg et OBO Bettermann ne se positionnent plus comme de simples fournisseurs de produits, mais comme des partenaires proposant des systèmes intégrés couvrant l’ensemble de l’infrastructure électrique des bâtiments.

ABB : des solutions intelligentes pour les bâtiments de demain

Lors de Light + Building, ABB a démontré, à travers des expériences interactives, comment ses solutions prennent vie dans les habitations, les bâtiments tertiaires et l’industrie. Les visiteurs ont pu observer concrètement comment les différentes technologies du groupe interagissent de manière fluide, efficace et intelligente. L’approche d’ABB repose sur des écosystèmes ouverts et des partenariats solides, permettant

de développer des solutions évolutives et pérennes, adaptées à tous les types de bâtiments. Qu’il s’agisse d’efficacité énergétique, de rénovation ou encore de pénurie de main-d’œuvre, ABB apporte des réponses concrètes qui améliorent le confort, la sécurité et la productivité dans les environnements résidentiels, commerciaux et industriels.

« Grâce à la gestion intelligente de l’énergie et à l’automatisation,ABBcontribueactivementàlaconstruction d’un environnement bâti sûr, intelligent et durable. À Light + Building, les visiteurs ont pu découvrir comment nous développons dès aujourd’hui les solutions pour les bâtiments de demain », explique Stephane Deschuyteneer, Sales Director BeLux chez ABB.

Spelsberg : des solutions concrètes pour chaque application

Sur le stand de Spelsberg, pas de simples boîtiers vides ni de boîtes de dérivation exposées, mais une présentation structurée autour d’applications concrètes. Chaque produit était présenté comme une solution prête à l’emploi, adaptée à des situations spécifiques : applications industrielles, installations résistantes au feu, environnements extérieurs non protégés ou encore conditions exigeantes comme les zones côtières ou agricoles.

« Chez Spelsberg, une boîte de dérivation n’est jamais un simple produit standard », souligne Bart Tastenoye.

« La concertation avec l’installateur ou le chef de projetestessentielleafindesélectionnerlasolutionlaplus adaptée à chaque type de projet. »

Eric Piers aux côtés de Stephane Deschuyteneer (Sales Director BeLux).
Bart Tastenoye (General Manager) en discussion avec Eric Piers et Bruno Van der Stappen

Techlink a établi des contacts avec EFG-GRUPPE, un important groupe allemand de distribution électrotechnique. À travers le concept « Dein Elektriker », EFG place l’électricien au cœur de sa stratégie, en le valorisant comme une véritable marque et en soutenant activement sa visibilité, sa croissance et sa professionnalisation.

OBO Bettermann : des systèmes complets pour l’infrastructure électrique

Référence mondiale en matière de systèmes d’installation pour infrastructures électriques, OBO Bettermann propose un portefeuille de plus de 30 000 articles couvrant les chemins de câbles, la protection contre la foudre et les installations coupe-feu. Lors de Light + Building, l’entreprise a mis en avant des innovations axées sur la durabilité et la facilité d’installation.

« À Francfort, nous avons montré comment nous accompagnons les professionnels en tant qu’OBO Solution Partner,avecdessystèmesquiaméliorentlasécuritéet l’efficacité sur chantier, dans une perspective durable. Notre “gold status” chez Ecovadis en est une illustration », explique Bart De Bruyne.

Un lieu de rencontre pour tout le secteur

Le salon Light + Building a une nouvelle fois confirmé son rôle de plateforme incontournable pour le networking. Fabricants, installateurs et grossistes s’y retrouvent pour échanger, nouer des contacts et renforcer leurs collaborations. Parmi les visiteurs, plusieurs acteurs majeurs de la distribution étaient présents, dont Kurt Colin, CEO de Breemes, Pierre Debatty, CEO de Rexel, et Hein De Bruyn, CEO du Groupe Alelek.

« Une visite à Light + Building offre une réelle valeur ajoutée pour la distribution électrique. En tant qu’intermédiaire entre fabricants et installateurs, il est essentiel

pour nous de découvrir rapidement les nouveautés et innovations. Cela nous permet d’adapter notre offre et de répondre aux grandes tendances telles que la digitalisation, l’efficacité énergétique et les technologies de bâtiments intelligents », souligne Hein De Bruyn.

Au-delà des innovations, le salon constitue également un moment clé pour entretenir les relations avec les fournisseurs existants, établir de nouveaux partenariats et dialoguer directement avec les fabricants. Ce contact direct avec le terrain permet aussi de mieux comprendre les besoins des installateurs et des utilisateurs finaux.

En conclusion

Le salon Light + Building a, une fois encore, confirmé son statut de rendez-vous incontournable pour découvrir les innovations et technologies en matière d’éclairage et de techniques du bâtiment.

Mais au-delà des tendances et des solutions présentées, l’essentiel reste - comme toujours - les rencontres humaines. Merci aux entreprises pour leur accueil chaleureux sur leurs stands, aux collègues de Techlink pour ces moments partagés, ainsi qu’aux fabricants membres et aux grossistes présents. Car, plus que jamais, c’est la dimension humaine qui fait la différence.

Rendez-vous est déjà pris pour la prochaine édition : du 5 au 10 mars 2028.

Bart De Bruyne (Managing Director de OBO Bettermann Belgique) en conversation avec Hein De Bruyn (CEO d’Alelek) et Bruno Van der Stappen.

Les 500 Series de Valeco sont des adoucisseurs d’eau durables et compacts avec de grandes performances.

Consommation économique

Débit le plus élevé du marché

Détection des fuites

Simplicité d’utilisation et d’installation

Loved by installers

Accords sectoriels 2025-2026 :

Divergence dans le dialogue social entre le secteur de l’électricité, de la construction, du commerce des métaux et des employés

Un unique cadre interprofessionnel, 4 réalités sectorielles

Les négociations sectorielles pour la période 20252026 montrent à nouveau à quel point le dialogue social belge reste différencié. Bien que tous les secteurs partent du même contexte interprofessionnel, avec notamment une norme salariale nulle et une marge limitée pour d’autres mesures de pouvoir d’achat, cette réalité se traduit par des accords sectoriels variés.

L’accord national dans le secteur de l’électricité (Sous-Commission Paritaire 149.01) constitue à cet égard une référence intéressante. Le secteur combine une flexibilité pour les entreprises avec des lignes directrices sectorielles claires, tout en confirmant l’importance du dialogue social.

Dans cet article, nous nous concentrons sur le contenu et l’évolution au sein de la SCP 149.01. Parallèlement, nous établissons une comparaison systématique avec le secteur de la construction (CP 124), le commerce des métaux (SCP 149.04) et le secteur des employés (CP 200), où des équilibres différents sont recherchés entre la réglementation sectorielle et l’autonomie des entreprises.

Le secteur de l’électricité : la flexibilité comme point de départ de l’accord Après des mois de négociations intenses, les partenaires sociaux du secteur de l’électricité ont conclu début 2026 un protocole d’accord pour la période 2025-2026. Cet accord a été élaboré à partir de positions de départ fort divergentes et aboutit à un texte équilibré combinant pouvoir d’achat, faisabilité du travail et flexibilité.

Sa concrétisation plus détaillée, par la conclusion de conventions collectives dites d’exécution, est encore

en cours. En ce sens, l’accord cadre non seulement le contenu pour la suite, mais est aussi une illustration d’un processus de dialogue social en évolution.

Pouvoir d’achat : le champ de tension de la norme salariale en pratique

Un modèle hybride avec des points d’attention juridiques

La norme salariale de zéro pour cent a largement mis hors-jeu les négociations salariales classiques. L’attention a dû se déplacer vers des instruments alternatifs de pouvoir d’achat, dont les chèques-repas et les écochèques constituent les principaux exemples.

Dans le secteur de l’électricité, un modèle hybride a été retenu. Les partenaires sociaux ont convenu de tra-

vailler avec deux scénarios. D’une part, une entreprise peut opter pour une augmentation de la contribution patronale aux chèques-repas de 2 euros, couplée à la suppression des écochèques sectoriels. D’autre part, elle peut maintenir les écochèques ou une affectation alternative à ceux-ci, l’augmentation des chèques-repas restant alors limitée à 1 euro en contrepartie. Ce choix n’est pas anodin. Par le passé, de nombreuses entreprises du secteur avaient déjà fait usage de la possibilité de convertir les écochèques en une affectation alternative, à condition que le montant de 250 euros soit garanti. Cet historique a eu un impact direct sur les négociations actuelles.

Le secteur a en effet dû tenir compte des droits existants et des situations acquises. La suppression ou la conversion des écochèques n’est pas juridiquement neutre. Il n’y a pas seulement la règle de conversion –la possibilité de réorienter les instruments de pouvoir d’achat – mais aussi son mécanisme, qui doit être mis en œuvre de manière correcte et juridiquement sécurisée.

Cela illustre la complexité de la rédaction des conventions collectives sectorielles dans un contexte où de nouvelles règles sont imposées à partir d’un cadre interprofessionnel. Les secteurs doivent non seulement introduire ces nouvelles règles, mais aussi les articuler avec les dispositifs existants et les pratiques propres aux entreprises.

D’un point de vue juridique, il est essentiel que les droits soient respectés. Les travailleurs ne peuvent subir aucun désavantage du fait de la conversion d’avantages existants. Cela exige une articulation minutieuse entre les choix sectoriels et la réalité vécue au niveau des entreprises. C’est précisément pour cette raison que le secteur de l’électricité a opté pour un système de scénarios plutôt que pour une obligation uniforme. Cette approche permet de tenir compte des différentes situations de départ au sein des entreprises.

Concertation, choix et sécurité juridique Du point de vue patronal, il est clair qu’une réglementation sectorielle pour la mise en œuvre est recherchée. L’objectif est de créer, via des conventions collectives d’exécution, une base uniforme offrant de la sécurité juridique et évitant les discussions.

Parallèlement, il est explicitement prévu que le choix s’effectue après concertation avec la délégation syndicale. Les conventions collectives d’exécution sont encore en discussion : d’une part, on examine jusqu’où la concertation doit être menée et, d’autre part, les syndicats s’inquiètent de la mesure dans laquelle le choix de l’employeur restera traçable à l’avenir. Les discussions à ce sujet sont donc toujours en cours à ce sujet. Un élément important entre également en jeu. Le secteur souhaite éviter que des difficultés n’apparaissent au niveau des entreprises lors de la conversion des écochèques. En fixant des lignes directrices claires au niveau sectoriel, il est possible de prévenir des interprétations divergentes ou des risques juridiques pour les entreprises individuelles.

La sécurité juridique est ici un concept clé. Le choix opéré au niveau sectoriel doit être non seulement juridiquement correct, mais aussi applicable en pratique dans des entreprises présentant des historiques différents. Au moment de la rédaction de cet article, les conventions collectives d’exécution sont donc encore en discussion. Cela souligne que le secteur se trouve toujours dans une phase d’affinement, où l’on cherche le bon équilibre entre normalisation, flexibilité et sécurité juridique.

Comparaison avec d’autres secteurs

L’approche du secteur de l’électricité contraste nettement avec celle d’autres secteurs. Dans le secteur de la construction, un modèle fortement centralisé a été retenu. Les chèques-repas y sont introduits ou augmentés de manière obligatoire via une réglementation sectorielle prévoyant une contribution patronale fixe. Parallèlement, les écochèques sont supprimés. Le

secteur ne se contente donc pas de définir la direction et l’instrument, mais il en fixe également les modalités concrètes. Les entreprises disposent de peu de marge de manœuvre pour s’en écarter.

Le commerce du métal adopte une approche différente. Les négociateurs sociaux ont finalement choisi de ne pas instaurer de régime sectoriel relatif aux chèques-repas, limitant les négociations sociales 2025-2026 à un accord minimal. Concrètement, les entreprises décident de manière autonome si elles souhaitent introduire un régime de chèques-repas au niveau de l’entreprise (dans la marge légale d’introduction ou d’augmentation des chèques-repas pour 2026).

À l’instar du commerce du métal, le secteur des employés (CP 200) ne prévoit pas non plus de réglementation sectorielle en matière de chèques-repas. Ici aussi, les entreprises sont libres de décider si elles introduisent de tels avantages et à quelles conditions. Il en résulte un paysage fortement différencié. Le secteur de l’électricité se positionne ainsi clairement entre ces modèles. Il combine une structure sectorielle avec un choix laissé aux entreprises, ce qui aboutit à un système hybride.

Différenciation versus harmonisation

Les entreprises sont de plus en plus confrontées à des situations variées, notamment lorsqu’elles emploient à la fois des ouvriers et des employés. Alors qu’une entreprise relevant de l’électricité ou de la construction est liée par des règles sectorielles concernant l’introduction et/ou l’augmentation des chèques-repas, l’employeur conserve une liberté de choix pour ses employés.

Dans un contexte social marqué par des réflexions sur l’harmonisation des statuts (ouvriers et employés), ainsi que par l’émergence prochaine de législations en matière de transparence salariale, la différenciation dans l’introduction et/ou l’augmentation des chèques-repas (sectoriels) complique les choix des entreprises. Celles-ci peuvent en effet être confrontées à des demandes émanant de différentes délégations syndicales présentes en leur sein.

Comment une entreprise doit-elle aborder cette situation ? Techlink accompagne les entreprises qui souhaitent être guidées dans l’élaboration de visions communes en matière de politique salariale.

Formation et développement : de la fragmentation à un système cohérent

Un deuxième pilier important de l’accord sectoriel na-

tional concerne la formation et le développement. Ce chapitre doit être lu à la lumière de la loi du 3 octobre 2022 portant diverses dispositions relatives au travail, mieux connue sous le nom de « Deal pour l’emploi ».

Au sein du secteur de l’électricité, il existait historiquement plusieurs systèmes en matière de formation, souvent fondés sur des conventions collectives sectorielles et complétés par des instruments tels que le crédit-prime. Le secteur s’est toujours inscrit dans la dynamique de mise en œuvre des mesures fédérales, notamment en ce qui concerne la concrétisation collective, à l’époque, du droit à la formation. Le « Dealpour l’emploi », a déplacé l’accent vers un droit individuel à la formation. Ces différentes approches et systèmes ont engendré complexité et chevauchements. Le protocole d’accord mise désormais sur une harmonisation. L’ambition est d’évoluer vers un système unique, cohérent et transparent, davantage aligné sur le « Dealpourl’emploi ». La formation demeure à cet égard un pilier stratégique. Dans un secteur en forte évolution, marqué par la digitalisation et l’innovation technologique, les compétences sont essentielles.

Le secteur continue de soutenir les entreprises via le crédit-prime. La délégation patronale a ainsi plaidé pour une augmentation de son montant. Alors que celui-ci était resté fixé pendant des années à 15,50 EUR, les négociations 2023-2024 ont permis de franchir une première étape avec une augmentation temporaire à 22 EUR pour les entreprises de moins de 20 travailleurs et à 18 EUR pour celles comptant au moins 20 travailleurs, à partir du 1er janvier 2024. La délégation patronale ne s’est pas limitée à demander une augmentation définitive : le montant applicable à partir du 1er janvier 2024 a été relevé une nouvelle fois. Depuis le 1er janvier 2026, le crédit-prime s’élève à 23,30 EUR pour les entreprises de moins de 20 travailleurs et à 19,06 EUR pour celles comptant au moins 20 travailleurs.

Outre les montants, c’est également la manière dont ce soutien est organisé qui évolue. Les procédures d’octroi du crédit-prime sont réécrites afin de gagner en simplicité et en efficience, permettant ainsi aux entreprises de se concentrer davantage sur la formation effective.

Comparaison avec d’autres secteurs Ici aussi, les différences sont marquées. Dans le secteur de la construction, la formation est fortement institutionnalisée via des fonds sectoriels et des structures formalisées par CCT étendues. Le secteur organise et soutient la formation de manière centralisée, dans un cadre large et élaboré. Dans le commerce du

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métal, le droit individuel à la formation se voit confirmé et davantage développé au sein du système existant, tout en maintenant des instruments sectoriels tels que le crédit-formation et le soutien via Educam Dans la CP 200, l’accent est mis sur le niveau de l’entreprise. La politique de formation est principalement élaborée en interne, avec moins de pilotage sectoriel (mais le soutien de Cefora). Le secteur de l’électricité se situe à nouveau entre ces modèles : il conserve des instruments sectoriels, tout en les simplifiant et en les modernisant.

Mobilité et organisation du travail : corrections sectorielles si nécessaire

L’accord national dans le secteur de l’électricité comprend également des dispositions relatives à la mobilité et à l’organisation du travail. Le secteur intervient là où des goulots d’étranglement structurels existent, notamment en adaptant les indemnités et en clarifiant les règles.

L’indemnité vélo sera portée à 0,32 euro par km à partir du 1er octobre 2026, avec un maximum de 40 kilomètres (aller-retour) et 12,80 euros par jour, s’alignant ainsi sur les maxima fédéraux. Le secteur de la construction augmente également l’indemnité vélo à 0,32 euro par kilomètre à partir du 1er octobre 2026.

Tant le secteur de l’électricité que celui de la construction disposent d’un régime de mobilité très spécifique, assorti d’indemnités de mobilité. Bien que les deux secteurs soient caractérisés par des conditions de travail particulières, telles que les déplacements vers des chantiers mobiles, la mise en œuvre de ces régimes diffère. Pour les deux secteurs, la mobilité reste un défi et le dossier est suivi de près. Techlink assure ce suivi avec ses membres.

Pour les ouvriers du commerce du métal et les employés de la CP 200 aussi, l’indemnité vélo sera fixée, respectivement à partir du 1er juillet 2026 et du 1er octobre 2026, à 0,32 € par kilomètre effectivement parcouru à vélo, avec un maximum de 12,80 € (maximum 40 km aller-retour) par jour de travail.

Malgré les défis en matière de mobilité, on constate une tendance uniforme où les partenaires sociaux souhaitent encourager la mobilité durable. En rendant l’usage du vélo plus attractif financièrement, on contribue également à la santé, au bien-être et à la prévention, avec des effets positifs à long terme tels qu’une diminution de l’absentéisme et un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Fin de carrière et protection sociale : la continuité comme principe de base

Tant les secteurs de l’électricité et de la construction que celui du commerce métal confirment les dispositifs existants en matière de fin de carrière, tels que le RCC, le crédit-temps et les emplois de fin de carrière. En prolongeant ces systèmes, ils offrent stabilité et sécurité juridique. Dans les secteurs précités, ces dispositifs sont complétés par des indemnités sectorielles additionnelles, versées par les Fonds sectoriels, ce qui permet de développer un modèle de protection solide. Pour des informations spécifiques sur ces indemnités complémentaires, vous pouvez contacter Techlink.

Dans la CP 200, le rôle sectoriel reste plus limité et l’on s’aligne principalement sur les dispositifs interprofessionnels.

Conclusion : Notre secteur en transition

Les accords sectoriels 2025-2026 montrent une nette divergence dans la concertation sociale. Les mêmes contraintes interprofessionnelles conduisent à des choix fondamentalement différents.

Le secteur de la construction opte pour des règles uniformes et contraignantes. Le commerce du métal adopte un cadre procédural laissant une marge de manœuvre aux entreprises. Le secteur des employés laisse largement la mise en œuvre aux entreprises. Le secteur de l’électricité se positionne entre ces modèles, comme un secteur en transition. Il combine une normalisation sectorielle avec des choix au niveau de l’entreprise et développe ainsi un modèle hybride.

Pour les responsables RH, la direction et les spécialistes du secteur électrotechnique et HVAC, une connaissance approfondie du cadre sectoriel reste essentielle. Parallèlement, il devient de plus en plus important de comprendre où se situe la marge de décision au niveau de l’entreprise.

La poursuite de l’élaboration des conventions collectives d’exécution sera déterminante pour l’application concrète. Il s’agit non seulement d’un enjeu juridique, mais aussi d’un enjeu stratégique pour le secteur.

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Leadership, digitalisation et transparence salariale : les priorités RH du moment

Quelles sont aujourd’hui les priorités des départements RH dans les PME ? Une enquête menée par le prestataire de services IT et RH Orbid auprès de 105 professionnels RH et CEO de PME met en lumière plusieurs tendances fortes : le développement du leadership reste un enjeu majeur, tandis que la digitalisation des processus RH et la transparence salariale gagnent en importance. Dans un contexte marqué par l’évolution des réglementations et par les avancées technologiques, la fonction RH évolue elle aussi : elle s’éloigne progressivement des tâches purement administratives pour jouer un rôle de plus en plus stratégique au sein des organisations.

Le développement du leadership en tête des priorités

Pour les responsables RH, le développement du leadership reste la priorité absolue : 78 % des répondants le considèrent comme un thème clé.

Les entreprises investissent dès lors davantage dans des programmes de développement destinés aux cadres et aux responsables d’équipe, souvent liés à la gestion de la performance, à l’évolution de carrière et aux initiatives de learning & development. Dans une entreprise d’installation, cela se traduit par exemple

Schéma 1 : Priorités RH

Développement du leadership

Digitalisation des RH

Bien-être

Engagement des collaborateurs

Formation et développement

Transparence salariale et conformité

Rétention

Gestion de la performance

Culture du feedback

Rémunération et avantages

Recrutement et sélection

Planification stratégique des ressources humaines

Marque employeur

IA dans les RH

People analytics (analyse des données RH)

Mobilité interne

Protection de la vie privée et sécurité des données

Diversité, équité et inclusion

Responsabilité sociétale des entreprises (RSE)

par un accompagnement renforcé des chefs d’équipe ou des contremaîtres, afin de faciliter la gestion des projets et de soutenir le développement des collaborateurs. (Schéma 1)

Digitalisation et IA : un potentiel encore en construction

La digitalisation figure également parmi les grandes priorités pour 74 % des responsables RH. La digitalisation de processus tels que l’administration, la planification ou la communication interne permet aux équipes RH de dégager davantage de temps pour accompagner les collaborateurs et soutenir les managers.

« Dans quelle mesure ce thème sera-t-il important pour votre organisation en 2026 ? »

Schéma 2 : L’IA reste une tendance RH majeure

IA Bien-être

Transparence salariale

Flexibilité

Digitalisation

Pénurie sur le marché du travail

Budget mobilité

Formation et développement

Rémunération et avantages

Leadership Législation sociale

Changement

Rétention

Diversité

Rôle stratégique des RH

Schéma 3 : La transparence salariale, un projet RH majeur

Loontransparantie & complience

L’intelligence artificielle suscite elle aussi beaucoup d’intérêt, même si ses applications concrètes restent encore en phase d’exploration dans de nombreuses entreprises. Parmi les défis : la rapidité d’adoption, la qualité des données ou encore les questions éthiques. Dans le secteur de l’installation, ces évolutions pourraient par exemple se traduire par le traitement automatisé de bons de travail ou par des systèmes de planification digitale plus performants. (Schéma 2)

Well-being

Digitaliseren van HR

Leiderschapsontwikkeling

Learning & development

Compensation & benefits

Recrutering & selectie

Performance management

AI Employee Engagement

Retentie

Mobiliteitsbudget

People analytics

Employer branding

Change management

Strategische personeelsplanning

Diversiteit, gelijkheid & inclusie

Tijdsregistratie

Feedbackcultuur

Internationalisering

Le bien-être devient un enjeu structurel Avec 73 %, le bien-être au travail figure également parmi les priorités importantes. De plus en plus d’entreprises passent d’initiatives ponctuelles à des approches plus structurelles, axées sur la prévention, la réintégration et l’employabilité durable. Ces programmes visent à réduire l’absentéisme et à maintenir la motivation des équipes — un défi particulièrement important dans des secteurs confrontés à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée.

Transparence salariale : les entreprises s’y préparent

La question de la transparence salariale prend également de l’ampleur. La nouvelle réglementation européenne sur le sujet, qui entrera progressivement en vigueur dans les prochaines années (voir également l’édition de février du TECHLINK Magazine, pages 6466), pousse de nombreuses entreprises à anticiper. « La transparence salariale s’annonce comme l’un des grands projets RH des prochaines années », souligne Pieter Staelens.

Concrètement, les entreprises réexaminent leurs structures salariales, ajustent leurs packages de ré-

« À quoi pensez-vous lorsque vous entendez le terme tendance RH ? »

munération et développent des solutions telles que les budgets cafétéria ou les budgets mobilité. Le budget mobilité deviendra ainsi obligatoire à partir du 1er janvier 2027 pour les entreprises comptant au moins 50 travailleurs. Les entreprises de 15 à 50 travailleurs disposeront d’un délai jusqu’au 1er janvier 2028 pour se conformer à cette obligation. Les entreprises plus petites ne sont pas concernées par cette mesure.

“Welke concrete HR-projecten liggen er bij jullie op tafel in 2026?”

Pour les entreprises d’installation, ces évolutions peuvent contribuer à offrir davantage de clarté aux collaborateurs sur leur rémunération et leurs perspectives d’évolution, tout en renforçant l’attractivité de l’entreprise sur le marché du travail. (Schéma 3)

En résumé

Les priorités RH évoluent clairement vers des enjeux plus stratégiques : développer des leaders solides, digitaliser intelligemment les processus, renforcer le bien-être des équipes et progresser vers davantage de transparence dans la rémunération. Autant de leviers qui contribuent à renforcer l’engagement des collaborateurs et la performance des organisations.

À propos de l’enquête

Cette enquête a été réalisée auprès de 105 professionnels RH et CEO de PME. Orbid mène cette étude chaque année afin de suivre l’évolution des priorités et tendances en matière de ressources humaines.

Maîtriser la température de l’eau potable : le refroidissement actif, nouvelle

réponse aux défis climatiques

Face au réchauffement climatique, les installations de distribution d’eau potable sont confrontées à un enjeu croissant : maintenir l’eau froide en dessous du seuil critique de 25 °C afin de prévenir le développement de la légionelle. Or, avec l’augmentation des températures extérieures et le réchauffement des eaux de captage, les solutions traditionnelles – comme le rinçage automatique des réseaux – montrent aujourd’hui leurs limites, notamment en raison de leur impact sur la consommation d’eau. Encore peu répandu en Belgique, le refroidissement actif de l’eau potable s’impose progressivement comme une alternative innovante et durable, déjà en cours adoptée d’adoption dans plusieurs pays voisins. Qu’il soit intégré dans un système circulant ou non circulant, ce type de technologie ouvre de nouvelles perspectives pour garantir la qualité sanitaire de l’eau tout en optimisant les performances des installations. Décryptage d’une solution appelée à jouer un rôle clé dans les bâtiments de demain.

Refroidissement actif dans les installations de distribution d’eau froide L’eau potable froide dans les installations de distribution ne peut pas se réchauffer au-delà de 25 °C afin d’éviter le développement de la légionelle. Les meilleures techniques disponibles (BBT Legionella) prévoient qu’il peut être dérogé temporairement à cette règle dans des situations exceptionnelles, comme lors de vagues de chaleur. Cependant, ces dernières années, on constate une augmentation de la température de l’eau potable entrant dans nos installations, notamment en raison du changement climatique, surtout lorsque l’eau potable est prélevée à partir d’eaux de surface.

La mesure de gestion classique consiste à renouveler l’eau dans l’installation lorsque celle-ci dépasse 25 °C dans le bâtiment. Ce rinçage automatique entraîne bien entendu une consommation d’eau importante. Bien que cette solution ne soit pas encore courante en Belgique, on observe dans certains pays voisins, principalement en Allemagne et aux Pays-Bas, l’émergence d’une solution innovante : le refroidissement actif de l’eau potable froide.

Le refroidissement actif de l’eau potable peut être divisé en deux catégories : systèmes non circulants et systèmes circulants

Système non circulant

Un système non circulant est applicable lorsque l’eau potable entre dans le bâtiment en été à une température supérieure à 25 °C. Dans ce cas, il suffit d’abaisser la température de l’eau potable en dessous de 25 °C. Il faut toutefois s’assurer que la température ambiante du bâtiment, y compris les locaux techniques et les gaines, reste inférieure à 25 °C.

Dans ce type de système, un échangeur de chaleur à plaques est installé sur la conduite principale, à proximité du compteur d’eau, afin de refroidir l’eau potable en dessous de 25 °C (voir schéma1).

Schéma 1 : Échangeur de chaleur à plaques pour refroidir l’eau après le compteur. La vanne motorisée s’ouvre chaque semaine pour éviter la stagnation.

En parallèle de cet échangeur, une conduite équipée d’une vanne motorisée (ouverte/fermée) peut être installée afin d’éviter les pertes de charge lorsque le refroidissement n’est pas nécessaire.

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OPSISHUNT

La solution pour la rénovation des cheminées existantes dans les appartements

La cheminée en surpression Opsinox OPSIRENO OPSISHUNT est destinée à la rénovation des cheminées dans les immeubles collectifs, ou les évacuation de plusieurs appareils de chauffage fermés sont racoordées à un conduit commun type ‘SHUNT’. La cheminée existante n’est souvent plus adapatée pour le raccorderment des nouvelles chaudières à condensation (Type C4.2 ou C4.3)

La cheminée est modulaire et peut être adaptée à chaque étage en fonction de la hauteur. Chaque élément de connextion est pourvu d’un support personalisé qui s’appuie sur le shunt et assure un minimum de rupture d’installation. L’élément inférieur est équipé d’un piège à condensats.

En fin de vie, le système CLV peut êter entièrement recyclé.

OPSINOX NV Zone industrielle ‘De Prijkels’ Venecoweg 22, B-9810 Nazareth (Belgique) +32 (0)9 381 09 40 Info@opsinox.com W WWW OPSINOX COM

Pendant les périodes sans besoin de refroidissement, la vanne motorisée s’ouvre une fois par semaine afin d’éviter la stagnation de l’eau.

Ce type de refroidissement est particulièrement adapté aux immeubles de grande hauteur avec de nombreux appartements. Durant le transport vers les points de puisage, l’eau peut se réchauffer en fonction de la température ambiante dans les gaines. Il est donc recommandé de mesurer la température de l’eau en fin de colonne montante afin de vérifier que la température reste conforme sur toute la hauteur de l’installation collective. Les occupants sont responsables de l’utilisation hebdomadaire de l’eau dans les branches secondaires de leur logement.

Système circulant

Dans les situations où toutes les mesures structurelles ont été mises en œuvre sans parvenir à maintenir l’eau potable en dessous de 25 °C, le refroidissement actif combiné à une circulation peut constituer une solution.

Il s’agit d’un système de circulation d’eau potable équipé d’un échangeur de chaleur à plaques (WTWEAP) placé près du compteur d’eau, comparable à un système de circulation d’eau chaude sanitaire. L’échangeur refroidit l’eau dans le réseau circulant. En période sans besoin de refroidissement, la pompe de circulation fonctionne une fois par semaine pour éviter la stagnation.

Schéma 2 : Schéma simplifié d’un système circulant avec plusieurs boucles, selon le principe de cascade.

Le débit de circulation dépend de plusieurs facteurs :

• température ambiante

• température moyenne de l’eau potable

• matériau des conduites

• isolation des tuyaux

L’isolation limite le réchauffement de l’eau. La température ambiante des locaux contenant les conduites doit être estimée ou mesurée et doit dépasser 25 °C, sinon le refroidissement actif n’est pas nécessaire. Dans les bâti-

ments existants, cette température peut être mesurée. Une plage de température de l’eau potable de 16 à 19 °C peut être choisie. Avec un ΔT de 3 K, on obtient un débit relativement élevé, ce qui facilite le réglage des vannes d’équilibrage (les faibles débits étant plus difficiles à ajuster avec précision).

Le matériau et surtout l’épaisseur de l’isolation influencent fortement les échanges thermiques. Le tableau 1 donne une indication du réchauffement par mètre d’un tube en cuivre 39/42 mm avec différentes épaisseurs d’isolation en mousse élastomère.

Conditions :

• température ambiante : 27 °C

• température de l’eau : 17,5 °C

Résultat : doubler l’épaisseur d’isolation permet de réduire d’environ 30 % le réchauffement.

Tableau 1 : Échauffement d’une conduite en cuivre 39/42 mm avec une isolation en mousse élastomère flexible, pour différentes épaisseurs d’isolation. Épaisseur (mm) 6 9 13 Réchauffement (W/m) 6 4,9 4,0

La puissance de refroidissement nécessaire est relativement faible

Afin de se faire une idée de la puissance de refroidissement nécessaire pour refroidir un réseau d’eau potable, un calcul global peut être réalisé. Pour cet article, l’exemple d’un hôtel d’affaires a été pris : un bâtiment de 10 étages comprenant 6 gaines techniques de chaque côté du couloir, alimentant chacune deux chambres, soit un total de 12 gaines desservant 240 chambres en eau potable. La pomme de douche présente un débit de conception de 0,12 l/s. La partie circulante de l’installation d’eau potable se compose au total de 700 mètres de conduites en cuivre, avec des diamètres allant de 13/15 mm à 51/54 mm. La température ambiante est en moyenne de 27 °C et la température de l’eau dans les conduites est en moyenne de 17,5 °C. L’échauffement de l’eau potable a été calculé en régime stationnaire, c’està-dire sans soutirage d’eau aux points de puisage. Cet échauffement a été évalué pour trois épaisseurs d’isolation en mousse élastomère flexible : 6, 9 et 13 mm, avec une majoration de 20 % pour tenir compte des imperfections dans la mise en œuvre de l’isolation.

L’échauffement, autrement dit la puissance de refroidissement nécessaire, du réseau d’eau potable varie entre

SANITAIR

environ 2 100 et 3 000 W en fonction de l’épaisseur de l’isolation (voir tableau 2). Comparées aux puissances de refroidissement couramment utilisées pour les installations de climatisation, ces valeurs sont très faibles. Une isolation deux fois plus épaisse du réseau d’eau potable permet de réduire d’environ 30 % la puissance de refroidissement nécessaire.

Tableau 2 : Échauffement du système d’eau potable circulant en régime stationnaire, sans soutirage.

Épaisseur (mm) 13 9 6 Puissance (W) 2 500 3 000 3 600

En partant d’un coefficient de performance (COP) de 3,5 pour une installation de refroidissement, une puissance électrique de 0,7 à 1 kW est nécessaire pour assurer le refroidissement. Rapportée à la consommation électrique totale d’un hôtel de 240 chambres, cette valeur est négligeable.

Refroidisseur d’eau potable nécessaire

Pour abaisser la température de l’eau potable, un refroidisseur doit être installé à un endroit central dans le bâtiment. L’emplacement le plus logique est à proximité du compteur d’eau. Cela peut prendre la forme d’un échangeur à plaques alimenté par de l’eau froide provenant d’un système de refroidissement central ou d’un système séparé. Comme indiqué précédemment, la demande de refroidissement dans l’exemple décrit se situe entre 2,5 et 3,6 kW. Comparée aux besoins de refroidissement habituels d’un bâtiment tertiaire, cette

Photo 1 : Illustration d’un échangeur de chaleur (WTW) pour le refroidissement de l’eau potable (Source:Viega).

Schéma 4 : Schéma de principe d’un échangeur de chaleur (WTWEAP) avec ballon de stockage et groupe frigorifique air/eau (Source:Kemper).

Photo 2 : Illustration d’un échangeur de chaleur (WTW) avec ballon de stockage (Source:Kemper).

valeur est très faible. On peut dès lors s’interroger sur l’intérêt technique de puiser ce refroidissement dans un réseau central d’eau glacée. Une solution logique et pratique consiste à installer un système de refroidissement indépendant. Le schéma 3 est un schéma de principe issu d’une étude conceptuelle de Viega, avec une machine frigorifique air/eau installée à l’extérieur, offrant une puissance de refroidissement de 4,4 à 8,1 kW. La photo 1 montre l’échangeur de chaleur à plaques avec isolation.

Une deuxième solution disponible sur le marché est un refroidisseur d’eau potable de la marque Kemper, type KHS Coolflow (voir schéma 4 et photo 2). Ce refroidisseur se compose d’un ballon de stockage de 100 litres. Côté primaire, l’eau contenue dans ce ballon est refroidie par une source de froid. Côté secondaire, le fluide intermédiaire refroidit, via un échangeur de chaleur à plaques, l’eau potable circulant dans le réseau. La source de froid peut être un système de refroidissement central ou une unité indépendante air/eau. Le ballon de stockage sert également de réservoir tampon pour le réseau d’eau refroidie, relativement limité, associé à la machine frigorifique air/eau.

Article basé sur l’article TVVL « Eau potable hygiénique grâce au refroidissement actif », publié dans le magazine n° 01 / février / 2022.

Borne to be Smart : un workshop de Techlink sur l’électromobilité

L’électromobilité s’impose aujourd’hui comme une réalité incontournable pour le secteur des installations techniques. Mais derrière cette évolution se cache une complexité croissante : gestion intelligente de l’énergie, interopérabilité des systèmes, smart charging, pilotage des bornes, intégration des systèmes… Autant de défis qui redéfinissent le rôle des installateurs. Comment rester à la pointe et transformer ces enjeux en opportunités ? Pour répondre à cette question, Techlink organise, le jeudi 11 juin 2026, l’événement Borne to be Smart – Smart Charging Workshop, au SparkOH! à Frameries.

L’objectif est clair : aider les acteurs du secteur à passer d’une logique d’installation à une approche globale d’intégration de systèmes énergétiques intelligents. Car aujourd’hui, installer une borne de charge ne suffit plus. Il s’agit désormais de comprendre et de maîtriser l’ensemble de l’écosystème énergétique dans lequel elle s’inscrit.

Durant cette après-midi, les participants auront accès à une série de workshops techniques directement connectés aux réalités du terrain. L’accent sera mis sur des solutions concrètes et immédiatement applicables, avec des cas pratiques, ainsi que sur l’acquisition de compétences clés pour intégrer des bornes de charge et des hubs énergétiques intelligents.

Au-delà des contenus techniques, l’événement se veut également un véritable lieu d’échanges. Installateurs, fabricants, distributeurs et sociétés de maintenance auront l’occasion de partager leurs expériences et de confronter leurs visions. Une approche collaborative essentielle pour faire face aux mutations rapides du secteur.

Borne to be Smart –Smart Charging Workshop

• Jeudi 11 juin 2026

• 12h00-17h00

• SparkOh ! Rue de Mons, 2 7080 Frameries

Inscriptions

Le workshop ambitionne aussi de fournir des clés stratégiques aux professionnels : comment optimiser la gestion de l’énergie ? Comment intégrer les bornes dans des systèmes plus larges ? Comment créer de la valeur à partir de ces nouvelles compétences ? Autant de questions auxquelles les experts présents apporteront des réponses concrètes.

Nous révèlerons et analyserons les résultats de notre enquête e-mobilité organisée auprès de nos membres entre janvier et mars 2026. Avec Borne to be Smart, Techlink confirme son rôle d’accompagnateur de la transition énergétique. En mettant l’accent sur la formation, l’innovation et le partage d’expertise, la fédération entend soutenir ses membres dans l’évolution de leurs métiers. Un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui souhaitent rester à la pointe et transformer les défis de l’électromobilité en véritables opportunités de développement.

Sophie Lambert

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BIM, données produits et apps de chantier : preuve ou piège ?

Une mauvaise référence produit dans une commande, une fiche technique modifiée, une livraison non conforme à l’offre ou encore un produit utilisé différemment de ce que le fabricant avait prévu. Lorsque ce type de situation dégénère, une question s’impose rapidement : qui peut prouver quoi ?

L’essor de la preuve numérique dans la chaîne de construction

Le secteur de la construction et des installations se digitalise à grande vitesse, à tous les niveaux de la chaîne, du fabricant à l’installateur. Là où les échanges reposaient autrefois sur des bons de commande papier, des courriels ou des témoignages, les outils numériques offrent aujourd’hui de nouvelles possibilités.

Plateformes de commande, scans de livraison, communications via WhatsApp ou Teams, plans numériques et BIM : tout laisse désormais des traces. Les fabricants mettent en ligne fiches techniques et objets BIM, souvent actualisés, tandis que des outils comme SharePoint structurent la communication de projet.

Ces évolutions offrent des avantages évidents: une documentation plus rapide, plus objective et des litiges plus faciles à trancher. Mais elles posent aussi une question essentielle: ces preuves sont-elles juridiquement solides ? Car introduire des outils numériques sans réfléchir à leur valeur probante ou aux exigences contractuelles peut, au contraire, augmenter les risques juridiques.

Quand trop de données nuit à la preuve En pratique, les litiges naissent rarement d’un manque d’information, mais bien d’un manque de structure. Un installateur réalise des travaux supplémentaires sur base d’une instruction téléphonique. Un grossiste traite une commande à partir d’une référence transmise à la hâte. Un fabricant modifie une fiche technique en ligne sans archiver systématiquement les versions précédentes. Dans le même temps, chacun renvoie vers ses conditions générales, parfois difficiles à retrouver ou obsolètes. Lorsque la responsabilité est contestée, les

traces numériques existent souvent… mais pas sous une forme juridiquement exploitable. Plus de données ne signifie pas automatiquement plus de sécurité juridique. Au contraire, des données non structurées peuvent affaiblir la position d’une partie. Car l’incertitude reste le terreau des conflits.

Un exemple typique: un installateur commande une pompe via une plateforme digitale. Le produit livré ne correspond finalement pas aux exigences techniques du projet. Le fabricant se réfère à une fiche technique mise à jour entre-temps, tandis que l’installateur s’appuie sur une version antérieure. La question devient alors cruciale: quelle information était disponible au moment de la commande ?

Le cadre légal : le Livre 8 du Code civil Depuis la réforme du droit de la preuve (Livre 8 du Code civil), la preuve est en principe libre : tout moyen peut être utilisé, y compris les données numériques comme des aperçus de commandes, des messages WhatsApp ou des logs BIM. Mais tous les éléments n’ont pas la même force probante. Le juge évalue leur fiabilité, leur authenticité et leur contexte.

Un message WhatsApp confirmant un accord verbal pèsera généralement moins qu’une commande signée numériquement ou qu’un processus structuré avec horodatage. Un installateur qui confirme via WhatsApp qu’un produit alternatif peut être utilisé peut, par la suite, se voir questionné sur la portée réelle de ce message: constitue-t-il effectivement une modification contractuelle ?

Les systèmes qui enregistrent les données de manière chronologique ou conservent les modifications - comme

des logiciels spécialisés ou des bons de commande digitaux - renforcent considérablement la crédibilité des preuves. À l’inverse, une utilisation incorrecte ou incohérente de ces outils peut se retourner contre leur utilisateur, dont les propres traces numériques pourraient être invoquées à son encontre.

La contradiction reste essentielle

Il est par ailleurs recommandé de rendre les éléments de preuve contradictoires, c’est-à-dire de permettre à toutes les parties contractantes concernées de constater les faits ensemble et d’y apporter leurs observations, par exemple lors d’une visite organisée avec un expert désigné conjointement. La preuve contradictoire demeure déterminante pour de nombreuses juridictions, tandis qu’une preuve unilatérale devra toujours se mesurer à cette exigence. Elle conserve néanmoins un rôle, notamment comme début de preuve pouvant justifier la désignation d’un expert judiciaire

Le contrat, toujours central

Le contrat demeure déterminant. Certains contrats prévoient ou excluent explicitement certaines formes de preuve (par exemple, l’exigence d’un document signé préalablement pour valider une modification). Il est essentiel de tenir compte de ces limitations ou obligations.

Lorsque le contrat ne précise rien en matière de preuve – ou lorsque les parties ne respectent pas ces règles en pratique –, le juge se penche également sur leur comportement. Si, tout au long du chantier, les parties ont validé des ajustements via un workflow sur un SharePoint partagé, il devient plus difficile de contester la valeur probante des données disponibles dans ce système.

Points d’attention pour la preuve numérique

Si la preuve digitale offre de nombreux avantages, certaines précautions s’imposent pour en garantir la solidité juridique :

• Garantir l’intégrité et l’authenticité

Utilisez des outils qui horodatent et sécurisent automatiquement les données, comme des applications avec time-stamping ou des plateformes basées sur la blockchain. Attention : sur WhatsApp, un message envoyé peut être supprimé. L’extraction des messages - éventuellement via un huissier - peut renforcer leur valeur. La conservation des métadonnées est également essentielle.

• Documenter de manière contradictoire

Faites valider les constats importants par les parties concernées, par exemple via des signatures électroniques. À défaut, veillez à pouvoir démontrer que les informations ont été lues (l’absence de réaction peut valoir acceptation tacite). Il en va de même pour les photos ou vidéos : les transmettre à la partie adverse crée une trace datée, potentiellement non contestée. Il est également crucial de pouvoir prouver que vos conditions générales ont été portées à la connaissance de votre cocontractant avant la commande - et non pour la première fois lors de la facturation.

• Combiner avec des preuves “traditionnelles”

Le numérique ne remplace pas le dossier papier, qui conserve toute sa pertinence.

• Structurer l’information

Une collection désordonnée de photos ou de messages aura moins de valeur qu’un dossier structuré, clair et chronologique.

Un complément au dossier traditionnel

Malgré la digitalisation, un dossier classique solide reste indispensable :

• Contrats et documents contractuels

Ils constituent toujours la base.

• Bons de commande et documents de livraison

Ils permettent de démontrer ce qui a été commandé, confirmé et livré.

• Documents techniques

Les litiges liés à la qualité, aux règles de l’art ou aux responsabilités techniques nécessitent souvent des fiches produits, normes techniques ou expertises. Pour les fabricants, une gestion rigoureuse des versions est essentielle. Lorsque des données produits ou objets BIM sont modifiés sans archivage, il devient difficile de prouver quelles informations étaient disponibles au moment de la commande ou de l’installation. Cela peut s’avérer déterminant dans le cadre de garanties ou de responsabilités.

• Factures et preuves de paiement Elles attestent de ce que les parties considèrent comme exécuté ou livré. Une facture payée sans contestation peut être interprétée comme une acceptation des prestations.

• Correspondance

Lettres, courriels et autres échanges documentent accords, instructions ou modifications. L’absence de réaction peut traduire une acceptation tacite. Les échanges antérieurs au litige (“in tempore non suspecto”) ont davantage de valeur que ceux intervenus après l’escalade du conflit. Même les messages informels peuvent avoir une portée juridique: une jurisprudence récente admet par exemple qu’un simple emoji “��” peut valoir acceptation d’une offre. Il est également recommandé de centraliser les courriels: la boîte mail d’un ancien collaborateur peut devenir inaccessible.

• Autres rapports

Les procès-verbaux et constats formels sont essentiels pour documenter des livraisons, défauts ou dommages. Un constat d’huissier établit des faits, mais ne constitue pas une preuve contradictoire et ne se prononce pas sur les responsabilités.

La combinaison du digital et du traditionnel

Associer outils numériques et dossier classique renforce considérablement la valeur juridique des preuves. Les outils digitaux facilitent la collecte, le stockage et l’analyse des données, tandis que le dossier traditionnel offre une base solide, largement reconnue par les juridictions. Ensemble, ils limitent les litiges et consolident la position des parties.

Mais la digitalisation ne garantit pas automatiquement une preuve plus forte. Au contraire, plus les données sont nombreuses, plus leur gestion doit être structurée et réfléchie. Des outils comme le BIM, les données produits en ligne ou les applications de chantier sont puissants, mais sans stratégie probatoire claire, ils peuvent tout autant se retourner contre leurs utilisateurs.

Concrètement, que faire ?

Le défi ne réside pas tant dans la collecte des données que dans leur gestion structurée. Les fabricants ont tout intérêt à archiver leurs fiches techniques, données produits et objets BIM, afin de pouvoir démontrer quelles informations étaient disponibles à un moment donné. Les installateurs et fournisseurs doivent, quant à eux, veiller à formaliser par écrit toute instruction technique, modification ou déviation, et à conserver ces éléments de manière centralisée. Il est également essentiel de pouvoir prouver que ces informations ont été communiquées à la partie adverse - ou, à tout le moins, qu’elles étaient accessibles. Les outils digitaux sont précieux, mais leur valeur probante dépend avant tout de la manière dont ils sont utilisés.

Points clés à retenir

Vérifiez votre contrat ainsi que les obligations ou limitations en matière de preuve.

• La preuve contradictoire a une valeur probante plus forte.

• Sharing is caring : partagez les éléments de preuve pertinents pendant le chantier avec les parties concernées – une photo ou vidéo envoyée par e-mail a plus de valeur qu’un fichier conservé seul. N’oubliez pas d’archiver cet e-mail dans votre dossier.

• La force d’une preuve (digitale ou non) repose sur sa crédibilité et sa traçabilité : horodatage et métadonnées sont essentiels. Une preuve qui ne peut être présentée correctement est sans valeur.

• Un dossier structuré et complet reste la clé du succès dans tout litige, en combinant preuves digitales et traditionnelles.

Jef Feyaerts, avocat et Managing Associate chez Schoups - Sarah Van Praet, avocate et Junior Associate chez Schoups

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Questions & réponses

La géothermie, juste une autre technique de pompe à chaleur ?

La géothermie constitue, aux côtés de l’air extérieur et de l’eau, une source de chaleur possible pour une pompe à chaleur, utilisée tant pour le chauffage que pour le refroidissement. À quelques dizaines de mètres de profondeur, la température du sol reste quasiment constante. Grâce à des forages verticaux (jusqu’à environ 150 m, selon le projet), des sondes géothermiques sont installées, permettant d’échanger une grande quantité d’énergie avec de faibles écarts de température. La pompe à chaleur fonctionne ainsi sur une source stable, été comme hiver, ce qui se traduit généralement par de meilleurs rendements saisonniers et un risque réduit de problèmes de confort ou de nuisances sonores pour l’utilisateur final.

Comment démarrer un projet géothermique ?

Pour établir une estimation ciblée, les plans de construction, une indication de la puissance installée de la pompe à chaleur et une brève description de la taille et de l’accessibilité du site suffisent. Sur cette base, un premier concept et un prix indicatif peuvent être proposés. Dans une phase ultérieure, il est essentiel d’affiner la puissance à partir d’un calcul des pertes de chaleur, des données PEB ou de mesures existantes, afin de définir précisément les besoins énergétiques. L’entreprise de forage traduit ensuite ces éléments en nombre de forages, profondeur et configuration du champ géothermique. Plus le foreur est impliqué tôt dans le projet, plus le risque de surprises lors de l’exécution et dans le décompte final est limité.

Quels sont les avantages par rapport aux pompes à chaleur air/eau ?

Les pompes à chaleur air/eau dépendent de températures extérieures fortement variables. En cas de gel, leur rendement diminue et des cycles de dégivrage peuvent survenir. De plus, la puissance disponible baisse également lorsque la température extérieure chute. Pour une même habitation, une puissance installée plus élevée est donc souvent nécessaire avec une pompe air/eau afin de couvrir la demande thermique dans des conditions de conception, par exemple à -7 °C, équivalentes à celles de la géothermie. La géothermie, en revanche, repose sur une source stable toute l’année. Puissance et rendement restent constants, même lorsque la température extérieure diminue. Résultat : de meilleures performances saisonnières, moins de puissance de pointe et, en général, une consommation électrique plus faible. Par ailleurs, l’absence d’unité extérieure rend le système moins sensible à l’entretien et facilite le respect des normes de confort et de bruit, notamment en milieu urbain dense.

Pourquoi passer à la géothermie maintenant ?

La réalité géopolitique

Depuis la guerre en Ukraine, l’Europe importe de plus en plus de gaz sous forme de GNL. Au troisième trimestre 2025, 60 % des importations européennes de GNL pro-

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Compatible avec tout générateur de chaleur, en particulier les pompes à chaleur.

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La vanne antigel est installée dans le circuit fermé de la pompe à chaleur pour éviter que des coupures de courant imprévues ou des pannes du système ne provoquent le gel de l’eau à basses températures, entraînant ainsi des dommages aux tuyauterie, aux équipements et à l’installation.

venaient des États-Unis : une dépendance remplacée par une autre. Les tensions s’accentuent avec l’implication de l’Iran dans le conflit : en cas de prolongation ou d’escalade, le prix du pétrole pourrait dépasser les 100 dollars - un seuil déjà largement atteint - et l’inflation européenne pourrait augmenter de plus de 2 points de pourcentage. Aujourd’hui, se chauffer au gaz revient donc à confier ses coûts énergétiques à des facteurs incontrôlables.

Les évolutions structurelles des politiques

Même sans conflit, le prix du gaz reste sous pression à la hausse. À partir de 2028, plusieurs mesures impacteront directement les consommateurs :

Tax shift flamand (2028)

Taxe carbone européenne ETS2 (2028)

Augmentation des accises fédérales (2029)

Hausse de la TVA (2030)

Fin des certificats verts (2030)

Total le gaz

+40 à +60 €

+115 € ou plus +75 € jusqu’à +200 € / +401 €/an l’électricité -30 à -100 € / -35 € / -95 € environ -200 €/an

Une pompe à chaleur fonctionne à l’électricité, avec un rendement moyen 4 à 5 fois supérieur à celui d’une chaudière à gaz. La géothermie affiche les meilleures performances parmi toutes les technologies de pompes à chaleur. En outre, des primes attractives existent encore aujourd’hui : via MijnWarmtepomp (en Flandre), les aides peuvent atteindre 8.000 €, auxquelles s’ajoute un taux de TVA réduit à 6 %. Cela représente environ 2.500 € de plus que pour une pompe à chaleur air/eau.

L’investissement est-il trop élevé pour le client moyen ?

L’investissement initial est plus élevé que pour une pompe air/eau, car la source (forages, sondes et coulis) est installée une seule fois. Cette infrastructure a généralement une durée de vie équivalente à celle du bâtiment, tandis que la pompe à chaleur doit être remplacée après 15 à 20 ans. Grâce à un meilleur rendement et à une facture énergétique plus faible, le coût global sur le cycle de vie est souvent plus avantageux. Pour les installateurs, c’est une opportunité : développer un argumentaire basé sur le coût total de possession (TCO) plutôt que sur le seul prix de l’équipement, afin de

se différencier de la concurrence axée sur les prix. Une approche transparente, avec différents scénarios, renforce considérablement l’argument commercial.

La géothermie est-elle réservée aux grands projets ?

Non, bien au contraire. La géothermie est une solution évolutive, adaptée aussi bien aux petites qu’aux grandes installations : maison unifamiliale bien isolée, immeuble à appartements, bureaux ou établissements de soins. Tant que la demande énergétique est connue et que le terrain permet le forage, un champ géothermique (BEO) peut être pertinent. Pour les petits projets, les contraintes logistiques peuvent être plus importantes (accès au site, espace disponible), mais des solutions existent, comme des installations de forage compactes pouvant être positionnées, parfois à l’aide d’une grue, au-dessus d’un bâtiment ou dans une fouille. De plus en plus, les forages sont réalisés sous le bâtiment ou sous le sous-sol, moyennant une coordination rigoureuse.

Pour les projets de plus grande envergure, la géothermie devient souvent le choix logique : une source collective centralisée permet de répartir les coûts fixes liés au forage, améliorant la rentabilité globale. Des synergies peuvent également apparaître, par exemple entre le refroidissement et la production d’eau chaude sanitaire en été, améliorant encore le rendement. Les grands projets adoptent souvent une approche modulaire (plusieurs boucles, collecteurs et réserves), permettant d’anticiper des extensions futures sans surcharger la source initiale.

Pourquoi collaborer avec une entreprise de forage spécialisée ?

Une entreprise spécialisée en forage regroupe expertise technique, études, expérience de terrain et maîtrise des aspects administratifs liés à la géothermie. Étude, permis, exécution et reporting sont centralisés, tandis que l’installateur peut se concentrer sur la conception, la régulation et le service — là où sa valeur ajoutée est maximale. Elle garantit également la qualité : dimensionnement correct, utilisation de sondes certifiées, personnel qualifié, matériaux de scellement performants, tests de pression adaptés et reporting précis. Grâce à des procédures standardisées, une communication claire et une planification rigoureuse, l’installateur est largement déchargé des contraintes opérationnelles.

David Beulens en Jeroen De Bundel de Geo Project Putboringen.

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Avancer ensemble : un partenariat qui fait bouger les lignes entre Techlink et Innoptus Solar Team

Dans un contexte de transition énergétique accélérée, le secteur des installations est en première ligne. Nouvelles technologies, exigences accrues en matière de durabilité, pénurie de main-d’œuvre qualifiée : les défis sont nombreux. Mais une chose est claire : l’innovation ne se décrète pas. Elle se construit. Et surtout, elle se partage. C’est précisément dans cet esprit qu’est né le partenariat entre Techlink et l’Innoptus Solar Team, une collaboration qui illustre à quel point le lien entre enseignement, jeunes talents et secteur professionnel peut devenir un véritable moteur de transformation.

Depuis un an et demi, notre fédération accompagne cette équipe d’étudiants ingénieurs de la KU Leuven, reconnue comme l’une des meilleures au monde dans la conception de voitures solaires. À leur actif : deux victoires à la Bridgestone World Solar Challenge et, plus récemment, une médaille de bronze lors de cette course mythique de plus de 3 000 kilomètres à travers l’outback australien. Mais au-delà des performances, c’est une autre course que le Solar Team entend gagner : celle de la transmission.

Apprendre autrement : la Solar Olympiade comme terrain d’expérimentation

Car pour ces jeunes ingénieurs, la mission ne s’arrête pas à la ligne d’arrivée. Leur ambition est aussi de susciter des vocations. Avec la Solar Olympiade, ils invitent des centaines d’élèves du secondaire à passer de la théorie à la pratique. Objectif : concevoir un gadget solaire ou construire une mini-voiture fonctionnant à l’énergie du soleil. Le concept est simple, presque minimaliste : un panneau solaire, une batterie, un budget limité. Mais derrière cette contrainte se cache une formidable opportunité d’apprentissage.

Tout au long de l’année scolaire, les élèves sont accompagnés dans un véritable parcours. Point d’orgue : le bootcamp organisé le 5 janvier 2026 à la KU Leuven, qui a réuni près de 500 participants. Au programme : ateliers pratiques, découvertes technologiques et immersion dans des thématiques clés comme l’aérodynamique, l’intelligence artificielle ou encore le project management. «Apprendre en faisant » n’est ici pas un slogan, mais une réalité. Les jeunes soudent, testent, échouent parfois… et recommencent. Ils apprennent aussi à travailler en équipe, à structurer leurs idées et à les défendre.

Un deuxième temps fort leur permet d’aller plus loin, notamment sur les aspects entrepreneuriaux et le pitch. Avant une finale, prévue le 8 mai à Halle, où projets et prototypes seront confrontés à la réalité - et au regard des autres. Un moment où créativité, technologie et collaboration prennent vie à travers des réalisations concrètes.

Techlink, acteur engagé sur le terrain

Pour Techlink, soutenir ce type d’initiative relève d’une conviction forte : donner envie aux jeunes de s’orienter vers les métiers techniques passe avant tout par l’expérience. L’idée est de leur montrer à quel point le sec-

teur des installations est pertinent… et passionnant.

Notre fédération ne se contente d’ailleurs pas d’un rôle de soutien. Elle s’implique concrètement dans le dispositif. L’an dernier, Wilfried De Greef a ainsi participé au jury de la catégorie « SolarGadget », tandis que Techlink remettait le prix budget — à la clé, une journée à Walibi pour la classe lauréate. Présente également lors du bootcamp de janvier, la fédération entend poursuivre cet engagement en 2026.

Quand la rencontre fait la différence

Le partenariat a également pris une dimension très concrète lors de l’Install Tomorrow Experience Day, organisé à Walibi en 2025. Sur place, la voiture solaire du Solar Team n’est pas passée inaperçue. Véritable aimant à regards, elle a surtout servi de point de départ à des échanges directs entre jeunes et ingénieurs. Un moment clé. Car c’est souvent dans ces échanges que naît l’envie.

Yarne Billen, membre du Solar Team 2025, résume l’expérience : « C’était vraiment enrichissant de rencontrer des élèves francophones et néerlandophones et de pouvoir les inspirer avec notre projet. »

Rendre l’innovation tangible

C’est là que réside toute la force de cette collaboration. En mettant des visages sur la technologie, elle rend l’innovation concrète. Accessible. Réalisable. Les élèves découvrent que derrière les projets les plus ambitieux se trouvent des jeunes comme eux, animés par la curiosité et l’envie de construire.

Et le lien avec le secteur des installations est loin d’être théorique. Efficacité énergétique, énergies renouvelables, solutions intelligentes : les thématiques explorées par le Solar Team font directement écho aux enjeux du terrain.

En connectant ces univers, Techlink joue pleinement son rôle de facilitateur, créant un écosystème où les idées circulent et où les talents peuvent émerger.

Préparer la relève

Car au fond, l’enjeu est bien là. La transition énergétique ne pourra se concrétiser sans une nouvelle génération de professionnels capables de la porter. Et cela suppose plus que de l’information : cela nécessite de l’engagement, de l’expérimentation, du concret. En permettant aux jeunes de concevoir, tester et améliorer

EDUCATION

leurs propres projets, on développe bien plus que des compétences techniques. On construit de la confiance, de la motivation… et parfois même des vocations.

Le partenariat entre Techlink et l’Innoptus Solar Team en est une démonstration vivante. Elle montre qu’investir dans les jeunes et dans la collaboration n’est pas une option, mais une nécessité. C’est un investissement dans l’avenir du secteur des installations… et de la société dans son ensemble.

Conclusion : la force du lien

Dans un secteur en pleine mutation, la technologie ne suffit pas. Ce sont les femmes et les hommes qui feront la différence. Et à ce titre, créer des ponts entre l’enseignement, les jeunes et les professionnels n’est pas un luxe - c’est une nécessité.

À l’approche de la finale de la Solar Olympiade, le 8 mai, une chose est déjà certaine : c’est en reliant les énergies que l’on construit l’avenir.

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Le nouveau C ALEFFI eCAL ® série 5377 est un dispositif anticalcaire électrolytique avec filtre et aimant. Il protège les conduites, les chauffe-eaux, les appareils ménagers et les robinets contre le calcaire, sans altérer la qualité de l’eau potable. L’utilisateur profite ainsi d’un confort optimal et de coûts d’entretien réduits. CALEFFI GUARANTEED.

L’Innoptus Solar Team lors de notre Install Tomorrow Experience Day.
Sofie Lapière

Équilibrage hydraulique : les bases et la pratique (partie 1)

L’équilibrage hydraulique est une étape cruciale, mais souvent négligée, dans l’optimisation d’une installation de chauffage. Sans une répartition correcte des débits, certains circuits reçoivent trop d’eau tandis que d’autres en reçoivent trop peu, ce qui entraîne des problèmes de confort et une perte de rendement. Dans la pratique, on augmente souvent la vitesse de la pompe ou on ajuste la courbe de chauffe sans traiter la véritable cause du problème.

Qu’est-ce que l’équilibrage hydraulique et pourquoi est-il nécessaire ?

L’équilibrage hydraulique consiste à fournir à chaque circuit d’une installation de chauffage le débit adéquat en fonction de la puissance demandée. Dans une installation correctement équilibrée, l’eau ne circule donc pas partout en quantité égale, mais précisément selon les besoins de chaque émetteur. Dans la pratique, ce principe est souvent mal appliqué. Sans équilibrage, l’eau emprunte le chemin de moindre résistance : les branches courtes et hydrauliquement favorables reçoivent trop de débit, tandis que les circuits plus éloignés ou les émetteurs plus importants en reçoivent trop peu.

Le résultat est bien connu : certaines pièces sont trop chauffées, d’autres n’atteignent jamais la température souhaitée. Un bon équilibrage garantit confort, efficacité énergétique et fonctionnement stable de l’installation.

Quelles sont les conséquences d’une mauvaise répartition des débits?

Lorsque l’installation n’est pas correctement équilibrée, le débit est réparti de manière inégale entre les différents circuits. Un excès de débit dans certains circuits entraîne :

• des pièces qui chauffent trop rapidement et deviennent difficiles à réguler

• des températures de retour plus élevées, réduisant le rendement des chaudières et des pompes à chaleur

• une vitesse d’eau plus élevée, pouvant provoquer

réglage correct

des bruits d’écoulement dans les conduites et les vannes

À l’inverse, un débit insuffisant dans d’autres circuits provoque :

• une limitation de la puissance disponible

• des pièces qui ne parviennent pas ou difficilement à atteindre la température souhaitée, même en cas de demande maximale

Le problème ne réside donc pas dans le débit total de l’installation, mais dans sa répartition. Sans équilibre hydraulique, les problèmes de confort et les pertes de rendement apparaissent simultanément.

Pourquoi augmenter la pompe ou la courbe de chauffe ne résout-il pas le problème ?

Face à des problèmes de confort, des interventions sont souvent réalisées sans s’attaquer à la cause réelle. Deux réactions typiques sont l’augmentation de la vitesse de la pompe et le relèvement de la courbe de chauffe. Augmenter la vitesse de la pompe permet d’accroître le débit total, mais la répartition reste inégale. Concrètement  :

• les circuits déjà suralimentés reçoivent encore plus de débit

• la consommation électrique de la pompe augmente

• les risques de bruit et d’usure s’accentuent

Une autre intervention fréquente consiste à augmen-

réglage incorrect

ter la courbe de chauffe. La température de départ est alors plus élevée, ce qui permet aux circuits défavorisés de recevoir davantage de chaleur. Cela peut sembler efficace, mais présente des inconvénients majeurs :

• l’installation fonctionne à une température plus élevée que nécessaire, ce qui réduit le rendement global, en particulier pour les pompes à chaleur

• les circuits déjà suralimentés chauffent encore plus vite, ce qui accentue les problèmes de régulation et d’inconfort

Ces deux approches traitent les symptômes, mais pas la cause. Sans équilibrage correct, le système reste inefficace et difficile à réguler.

Comment démarrer concrètement l’équilibrage sur chantier ?

Un équilibrage efficace commence toujours par une bonne préparation :

• purger complètement l’installation

• ouvrir entièrement toutes les vannes de réglage

• vérifier le bon réglage de la pompe

L’équilibrage débute ensuite à partir du circuit le plus défavorisé. Il s’agit du circuit présentant la plus grande

perte de charge, généralement le plus éloigné ou le plus exigeant hydrauliquement. Ce circuit sert de référence : il reste entièrement ouvert et le débit est ajusté via la pompe afin de garantir le débit minimum requis.

Les autres circuits sont ensuite réglés progressivement par rapport à cette référence. Les circuits recevant trop de débit sont limités à l’aide de vannes d’équilibrage jusqu’à ce que chaque circuit reçoive le débit approprié. Un plan d’action complet va toutefois au-delà de ces principes de base. Dans la pratique, différentes méthodes existent, comme la mesure de débit ou la méthode par température, chacune avec son niveau de précision.

Des organismes comme Buildwise mettent à disposition des lignes directrices et des outils pratiques permettant aux installateurs de travailler de manière structurée et fiable.

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Former aux systèmes énergétiques de demain L’IFAPME de Dinant inaugure un pôle HVAC à la pointe

Le Centre IFAPME de Dinant a franchi une étape stratégique en inaugurant, le 31 mars 2026, son tout nouveau pôle dédié au HVAC, au chauffage et aux pompes à chaleur. Une soirée marquée par une forte mobilisation du secteur et un message clair : la formation doit évoluer au même rythme que les technologies énergétiques.

Une réponse à la transformation du métier

Face à l’accélération de la transition énergétique, les métiers du chauffage connaissent une mutation profonde. L’époque du simple installateur de chaudières est révolue. Place à des profils hybrides, capables de concevoir, piloter et optimiser des systèmes énergétiques complexes. Pour Frédéric Dinon : « On ne forme plus uniquement des chauffagistes, mais de véritables techniciens capables d’intervenir sur des systèmes énergétiques globaux, intégrant les nouvelles technologies. » Comme l’a souligné Stéphane Malevez, Président de l’IFAPME de Dinant : « Aujourd’hui,onvoitbienqu’ilvafalloirévoluer. Pas du jour au lendemain, mais intelligemment, et surtout en étant solides. C’est exactement le rôle que nous voulons jouer ici : anticiper, former, accompagner. » Dans cette optique que le centre a investi dans des ateliers modernisés, intégrant les technologies qui façonnent déjà le secteur : pompes à chaleur, systèmes hybrides, régulation avancée et pilotage énergétique intelligent.

Des infrastructures alignées sur les réalités du terrain

Le nouveau pôle HVAC repose sur une ambition claire : former des professionnels immédiatement opérationnels. Les installations reproduisent donc fidèlement les configurations rencontrées sur le terrain, avec notamment :

Nous devons aujourd’hui adapter nos formations à des métiers en pleine mutation, où les compétences techniques évoluent au rythme des enjeux énergétiques et climatiques.

Frédéric Dinon, Directeur du Centre IFAPME de Dinant

• des pompes à chaleur de dernière génération,

• des systèmes hybrides gaz/mazout,

• des chaudières à condensation,

• des solutions air-air et des ballons thermodynamiques,

• des outils de régulation et de gestion énergétique.

« L’objectif est que les apprenants soient directement confrontés aux équipements qu’ils retrouveront sur le terrain. Nous avons voulu reproduire des situations réelles pour accélérer leur montée en compétences », explique Frédéric Dinon. Pour Stéphane Malevez, l’enjeu est sans ambiguïté : « Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement d’installer une chaudière, mais de maîtriser des systèmes énergétiques complets, intelligents et interconnectés. »

Une mobilisation forte du secteur

L’inauguration a rassemblé un large éventail d’acteurs : installateurs, entreprises, fédérations, représentants institutionnels et responsables politiques. Une parti-

©
IFAPME Dinant

cipation qui confirme à la fois la tension sur les métiers techniques et l’urgence de renforcer les compétences. Une dynamique essentielle selon Frédéric Dinon : « Ce type d’événement permet de créer du lien entre les apprenants, les formateurs et les professionnels du secteur, mais aussi de sensibiliser aux évolutions du métier. »

Techlink était bien représentée par Benoît Tasiaux, Carole Metzmacker, Sophie Lambert et notre membre Grégory Valard (Valard Elec) qui est par ailleurs également formateur au centre. L’occasion de mettre le focus sur notre campagne Install Tomorrow auprès des apprenants et des professeurs de l’IFAPME de Dinant. Le rôle du Centre IFAPME de Dinant apparaît aujourd’hui plus

• les enjeux de décarbonation,

• et les applications concrètes des technologies hybrides.

Deux visions – stratégique et opérationnelle – parfaitement alignées avec les objectifs du projet. (voir articles p.98 et p.101)

Former, mais surtout anticiper

Plus qu’une inauguration, cet événement marque une étape dans la transformation de la formation technique en Wallonie. Comme l’a résumé Stéphane Malevez : « Ce type d’initiative est essentiel, car il permet de rapprocher encore davantage la formation de la réalité du ter-

essentiel que jamais. Chaque année, il forme des dizaines d’apprenants et accompagne des professionnels en activité dans l’évolution de leurs compétences, notamment via plus de 400 heures de formation continue en 2025.

Un projet collectif porté par l’engagement

Au-delà des infrastructures, cette réalisation est avant tout le fruit d’un engagement collectif. Stéphane Malevez a tenu à insister sur cet aspect lors de son discours : « Ce projet n’aurait pas vu le jour sans le soutien de l’Institut, maissurtoutsansl’implicationexceptionnelledenosformateursetdenoséquipes.Ledélaiétaitcourt,maistout s’estconcrétiségrâceàl’engagementdechacun. »

Des experts pour éclairer les enjeux

La soirée a également été ponctuée par des interventions de référence, notamment celles de Philippe Delaisse, David Verscheure et Frédéric Ransy, qui ont apporté un éclairage complémentaire sur :

• l’intégration des pompes à chaleur dans les systèmes énergétiques,

rain.Notremissionestclaire:formerdesprofessionnels directement opérationnels. »

« Notre rôle, aujourd’hui, c’est d’anticiper les besoins de demain et de donner aux apprenants toutes les clés pourévoluerdansunsecteurenpleinetransformation », conclut Frédéric Dinon. Avec ce nouveau pôle HVAC, l’IFAPME de Dinant confirme son rôle de catalyseur dans la transition énergétique du secteur du bâtiment, en plaçant la formation au cœur des enjeux économiques, technologiques et environnementaux.

Richard Fournaux, Bourgmestre de Dinant, aux côtés de Frédéric Dinon, Directeur du centre
De gauche à droite : Grégory Valard, Carole Metzmacker, Sophie Lambert et à l’arrière, Benoit Tasiaux
Découvrez notre vidéo de l’événement
Sophie Lambert

Devenez exposant lors du Digital Construction Day

Mardi 13 octobre 2026

Brussels Gate

Rencontrez en une seule journée plus de 1.300 professionnels activement à la recherche de solutions digitales pour le secteur de la construction.

● Renforcez votre visibilité aux côtés de plus de 50 acteurs innovants et profitez d’une formule qui a déjà fait ses preuves (75 % de nos exposants reviennent chaque année).

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● Bénéficiez d’opportunités de networking maximales dans un cadre inspirant, avec séminaires, démos et moments d’échange informels

Le Digital Construction Day, c’est l’endroit idéal pour mettre en avant vos solutions digitales et accélérer développement de votre entreprise. www.digitalconstructionday.be

RÉSERVEZ VOTRE STAND AUPRÈS DE STEVE

44e édition de

Mostra

Convegno Expocomfort

La grande messe internationale du HVAC et du sanitaire s’est tenue du 24 au 27 mars 2026 sur le site d’exposition de Milan. Ce salon biennal de référence a une nouvelle fois confirmé son rôle de point de rencontre incontournable pour l’innovation et l’avenir des secteurs HVAC, de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables et des systèmes hydrauliques. Une impression partagée par les présidents des comités techniques sanitaire et HVAC de Buildwise, présents sur place durant deux jours.

Placée sous le thème « Energy is evolving », cette édition mettait en lumière la profonde transformation du secteur de l’énergie et des installations. Pour le secteur HVAC-San, cela se traduit concrètement par:

• des systèmes de plus en plus intégrés (chauffage, refroidissement, ventilation et sanitaire) ;

• des applications intelligentes et connectées ;

• des solutions à la fois durables et économiquement performantes.

Avec ce positionnement, le Mostra Convegno Expocomfort s’affirme comme une plateforme où se rencontrent innovation, durabilité et technologies d’avenir, permettant aux professionnels d’anticiper les évolutions d’un paysage énergétique en pleine mutation.

Tendances observées

Présent sur le salon aux côtés de Peter Deweer (Buildwise) et Dirk Peytier (Techlink), Bart Bleys (Buildwise) a identifié plusieurs tendances marquantes. Les systèmes évoluent vers une intégration toujours plus poussée, où contrôleurs, capteurs et logiciels interagissent au sein d’architectures ouvertes et évolutives, telles que BACnet et Modbus.

Les systèmes BACS passent d’un simple monitoring à une interprétation intelligente des données, avec une meilleure gestion des alarmes afin de réduire la charge de travail des installateurs. Par ailleurs, les standards ouverts - comme Project Haystack - favorisent l’interopérabilité et une utilisation uniforme des données pour l’analyse et le pilotage.

Les solutions sans fil gagnent en popularité grâce à leur

Peter Deweer et Dirk Peytier ont découvert de nombreuses nouveautés et temps forts sur le salon.

flexibilité et leur rapidité d’installation, tout en nécessitant une attention particulière en matière de fiabilité et de cybersécurité, notamment avec l’émergence de nouveaux protocoles de communication.

Du côté des installations sanitaires, plusieurs innovations ont également été mises en avant : traitement UV-C dans les systèmes de distribution d’eau, nouvelles solutions d’évacuation supprimant le besoin de ventilation secondaire, ou encore nouveaux types de réseaux de tuyauterie, comme des conduites en inox nervuré avec raccords emboîtés sans pièces spécifiques.

L’Integrated Value Chain en action

Caleffi

Spécialiste des solutions de régulation pour les installations d’eau potable, les pompes à chaleur et les systèmes de chauffage, Caleffi a présenté plusieurs nouveautés, dont le doseur compact de polyphosphates XP MINI, le filtre inox XL pour grands débits et le mélangeur connecté LEGIOMIX®evo, garantissant sécurité et protec-

FEST à la Mostra

Lors de cette édition, les membres de FEST - l’association européenne des grossistes en sanitaire et chauffage, qui regroupe plusieurs fédérations nationales dont la fédération belge Fesah - ont tenu leur assemblée générale annuelle.

À cette occasion, un changement de gouvernance a été annoncé, avec la nomination d’un nouveau Conseil d’administration. David Juan Navarrete devient président, succédant à Dobrochna Pelsma-Kasperek, désormais Past President. Uwe Niederpruem a été nommé Vice-Président.

Johan Stevens (Sanitop) a également été chaleureusement remercié pour son engagement de longue date au sein de l’organisation, en tant que Vice-Président, Président puis Past President. Comme le souligne Sven Machielsen, Vice-président de Techlink et CEO de Van Oirschot : «  Johanestpourbeaucoupdansnotresecteurune référence et un véritable bâtisseur de ponts. Grâce à ses racines belges et à son expérience entrepreneuriale internationale, il a non seulement développé une entreprise solide, mais aussi contribué activement à l’évolution et à la professionnalisation du secteur HVAC et sanitaire en Europe. »

Mauro Manfredi, General Manager chez Caleffi Benelux, présente l’une des innovations phares : le filtre inox CALEFFI XL, conçu pour les applications à haut débit.

tion contre la légionelle. Ces innovations, aux côtés de FILTERSTOP et eCAL®, ont d’ailleurs été récompensées lors du salon. Parallèlement, Caleffi a continué de mettre en avant ses solutions éprouvées, telles que les séparateurs de boues magnétiques, les ballons tampons, les systèmes anticalcaires et les outils intelligents de thermorégulation et de monitoring via le cloud.

Un des points forts du stand était le nouveau CUBOROSSO, une installation interactive offrant une immersion dans l’ensemble du processus de production. L’exposition extérieure dédiée à FILTERSTOP a également attiré l’attention, notamment grâce à un challenge interactif mettant à l’épreuve les compétences techniques des professionnels.

Siemens

Les systèmes HVAC doivent être fiables, faciles à entretenir et capables de détecter les anomalies à un stade précoce afin d’éviter des coûts de maintenance élevés. Dans cette optique, Siemens a présenté Climatix, un écosystème de régulation HVAC destiné aux OEM. Cette solution propose des contrôleurs évolutifs, des applications éprouvées, une connectivité ouverte et des services cloud, avec pour objectif d’améliorer l’efficacité et la fiabilité des installations.

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Ethan et Maxence, meilleurs élèves chauffagistes de

la Fédération Wallonie-Bruxelles

Ils ont su faire la différence là où tout se joue dans le détail : précision, maîtrise technique et esprit d’équipe. À l’issue d’une journée intense de compétition qui se déroulait cette année à l’Athénée Royal de Waimes, Ethan Dernoncourt et Maxence Poquet-Liekens de l’ICET Mouscron ont décroché le titre convoité de Meilleurs Élèves Chauffagistes de la Fédération Wallonie-Bruxelles 2026. Une consécration méritée pour ce duo prometteur.

Le 18 mars dernier, la 8è édition du Concours du Meilleur Élève Chauffagiste de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a rassemblé les talents issus des filières techniques en chauffage et sanitaire de toute la Wallonie et de Bruxelles. Destiné aux élèves de 5è et 6è professionnelle, il reproduit les conditions réelles du terrain :

• réaliser une installation complète sur base d’un plan ;

• respecter des contraintes de temps strictes ;

• garantir qualité, sécurité et précision.

Pour cette édition 2026, le défi consistait à installer un système combinant un chauffage au sol, une chaudière et un radiateur mural. Un exercice exigeant, qui nécessite précision, organisation et capacité à résoudre des problèmes concrets. Face aux concurrents, un jury composé de professionnels aguerris, attentifs à chaque détail. Car ici, rien n’est laissé au hasard.

Une performance remarquable

Tout au long de l’épreuve, Ethan et Maxence se sont distingués par leur rigueur et leur complémentarité.

Leur capacité à travailler avec méthode, à anticiper les étapes et à maintenir un haut niveau de qualité leur a permis de se hisser à la première place. Leur victoire ne récompense pas seulement une performance technique, elle souligne aussi un savoir-être essentiel dans le métier : collaboration, sang-froid et efficacité.

En remportant ce concours, Ethan et Maxence deviennent les ambassadeurs d’une génération de jeunes talents passionnés. Ils participeront d’ailleurs aux sélections des WorldSkills Belgium, une étape clé vers une possible participation aux compétitions internationales. Leur parcours illustre aussi la diversité des profils : si Maxence évolue dans le chauffage depuis plusieurs années, Ethan s’est réorienté récemment après

Ethan et Maxence en pleine action

1 - Ethan Dernoncourt & Maxence Poquet-Liekens (ICET Mouscron)

2 - Ronja Piront & Loan Koch (Athénée Royal de Waimes)

3 - Adem Aziri & Florian Curi – ITN Namur

une formation en pâtisserie, prouvant que ces métiers offrent de réelles opportunités de reconversion.

Un enjeu crucial pour le secteur

Au-delà de la compétition, cet événement met en lumière une réalité incontournable : les métiers techniques, et en particulier celui de chauffagiste, sont en forte demande. Dans un contexte de transition énergétique et de rénovation du parc immobilier, ces compétences sont plus essentielles que jamais. Pourtant, les profils qualifiés restent trop peu nombreux. Valoriser ces parcours, inspirer les jeunes et créer des vocations est donc une priorité.

Installer l’avenir

À travers ce concours, c’est tout un secteur qui se mobilise pour mettre en avant ses talents et son savoir-faire. Ethan et Maxence en sont aujourd’hui les visages. Demain, ils seront peut-être ceux qui concevront et installeront les solutions énergétiques de notre quotidien. Une chose est sûre : l’avenir est entre de bonnes mains.

Sophie Lambert

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Retour sur le ForumConstruction 2026

Membre d’Embuild, Techlink était comme chaque année bien représentée le 13 février dernier au Forum Construction, le rendez-vous d’information et de networking des professionnels de la construction et des techniques, organisé au Palais 10 de Brussels Expo. Si le 80e anniversaire d’Embuild constituait le point de départ de cette édition, c’est bien l’avenir qui était au cœur des échanges. Intelligence artificielle, isolation bio-circulaire, cybersécurité: le programme faisait résolument la part belle à l’innovation.

Une journée sous le signe de l’innovation

La journée a débuté par deux workshops inspirants.

• Digitaliser avec l’IA

Face à la nécessité de faire toujours plus avec moins de ressources humaines, l’intelligence artificielle s’impose comme un allié de taille pour les secteurs de la construction et de l’installation. Evelyn Meysman (Buildwise) et Thijs Eeckhaut (Embuild) ont présenté deux outils appelés à gagner en importance dès 2026 :

✓ Tooli : un assistant IA conçu pour et par le secteur de la construction, disponible dès mai avec six agents ;

✓ EMMA : un chatbot IA intégré au portail membres d’Embuild, qui deviendra prochainement le sixième agent de Tooli.

• De la digitalisation aux cyberrisques

La cybersécurité était également au programme. Lors d’un workshop dédié, le hacker éthique Mathias Vissers a partagé des conseils concrets pour mieux protéger les entreprises de construction et d’installation contre les cyberattaques, tout en soulignant le rôle que peut jouer une cyberassurance.

Rénover toute la Belgique d’ici 2050 : un défi colossal

Le constat est sans appel : le rythme de construction et de rénovation doit impérativement s’accélérer. Aujourd’hui, pas moins de 92 % des logements ne répondent pas aux normes énergétiques de 2050. Cela représente environ 5,2 millions d’habitations à rénover en profondeur.

Les collaborateurs de Techlink ont pu échanger et renforcer les liens avec les membres présents.

Karl Neyrinck, Président de Techlink et d’Embuild, a rappelé l’urgence d’un cadre stable: « Nous avons aujourd’hui besoin avant tout d’une politique cohérente et constante. Des règles stables, des procédures de permis fluides, des incitants fiscaux et des investissements durables dans les logements, les bâtiments et les infrastructures sont indispensables. C’est à cette condition que nous pourrons reconstruire notre secteur et notre pays avec une vision d’avenir. Espérons que 2026 marquera un tournant. »

Embuilding the Future

Un panel d’entrepreneurs, composé notamment de Tom Willemen (Willemen Groep) et Christophe Cardinael (DHERTE S.A.), a également posé un regard critique sur le rôle d’Embuild. Avec « Embuilding the Future », la confédération réaffirme sa volonté de rester plus que jamais pertinente pour ses membres, aujourd’hui comme demain.

Rebuild Belgium

Le programme s’est poursuivi avec « Rebuild Belgium », une séquence consacrée aux défis de la construction à l’horizon 2050, ainsi qu’aux opportunités pour les entreprises du secteur. Un panel réunissait Vicky Dethier (Dethier), Virginie Dufrasne (LIXON), Gérard Sevrin (Macors SRL) et Wiet Vande Velde (EnergyKing).

Présent au sein du panel, notre membre EnergyKing a partagé une vision claire par la voix de son CEO, Wiet Vande Velde : « Nous parlons constamment de pénuries de main-d’œuvre technique, d’efficacité, de capacité d’action. Mais le problème ne réside pas uniquement dans le manque de personnes. Il tient aussi à la manière dont nous les organisons. L’IA va profondément transformer denombreuxemploisadministratifsrépétitifs.C’estune

Wiet Vande Velde (EnergyKing) s’est particulièrement distingué

Karl Neyrinck (Président de Techlink et d’Embuild), Georges-Louis Bouchez (MR), Christine Lhoste (Directrice générale du service d’études d’Embuild) et Niko Demeester (CEO d’Embuild).

opportunité formidable pour permettre à davantage de personnes d’évoluer vers des métiers techniques où les besoins sont réels. Parallèlement, nous devons oser simplifier notre réglementation. Je suis un Belge fier : pensons moins en termes de trois régions et davantage dans un cadre clair et uniforme. Moins de fragmentation, plus de progrès. »

Un keynote remarqué

Le moment fort de la journée fut sans conteste le keynote du Président du MR, Georges-Louis Bouchez. Alors que la formation du gouvernement bruxellois menaçait sa présence, il a lancé avec humour : « Nous avons réglé cela rapidement, car je devais intervenir pour Embuild. »

Un lieu d’échanges et de connexions

Avec près de 650 participants, le Forum Construction a confirmé son rôle de plateforme incontournable pour le secteur. Tout au long de la journée, les équipes de Techlink ont échangé avec les professionnels présents, partageant insights et bonnes pratiques pour accompagner les entreprises d’installation dans leur transformation digitale et leurs projets d’innovation. Le Forum Construction rassemble l’ensemble des acteurs de la construction et des techniques et offre un cadre propice aux échanges, à l’inspiration et au développement de collaborations durables.

lors du débat.
Dirk Dewolf

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De la gestion des pics à l’autonomie locale : le stockage intelligent comme réponse à la pression sur le réseau

Le marché de l’énergie évolue à un rythme effréné. La croissance rapide de l’énergie solaire et éolienne entraîne de plus en plus souvent des pics de surproduction et des pénuries, ce qui met le réseau électrique sous pression. Dans ce contexte, le stockage intelligent et la gestion intelligente de l’énergie gagnent rapidement en importance. Talemate et For-E sont deux acteurs qui répondent à cette évolution. Dans cette interview, les partenaires expliquent comment fonctionne leur collaboration, pourquoi le stockage et la gestion intelligente prennent de plus en plus d’importance, et comment ils envisagent l’avenir d’un système énergétique plus décentralisé.

Quelle est exactement la relation entre Talemate et For-E ?

Talemate et For-E travaillent en étroite collaboration, mais ont chacune leur propre spécialisation. For-E développe des systèmes de batteries et la technologie de stockage sous-jacente, tandis que Talemate fournit des logiciels intelligents qui pilotent ces systèmes de manière optimale. On peut voir cela comme un tandem : For-E fournit le matériel, les batteries et les onduleurs destinés tant aux particuliers qu’aux entreprises, capables d’absorber les pics de consommation électrique et de délivrer rapidement la puissance demandée, tandis que Talemate veille à ce que ce matériel prenne les bonnes décisions au bon moment. Ensemble, nous formons ainsi une solution énergétique intégrée.

Qu’est-ce qui se passe aujourd’hui sur le marché de l’énergie pour que de telles solutions soient nécessaires ? L’énorme essor de l’énergie solaire et éolienne entraîne de plus en plus de pics de surproduction et de pénuries. Et simultanément s’ajoute l’électrification croissante de la consommation d’énergie qui met les réseaux sous pression, entraînant ainsi des congestions et des coupures de courant. C’est précisément pour cette raison que les solutions de stockage intelligentes, telles que les systèmes de batteries de For-E, associées à des systèmes de gestion intelligents comme ceux de Talemate, sont devenues si cruciales.

Comment cette collaboration s’inscrit-elle dans l’écosystème plus large des acteurs du marché ?

Nous distinguons quatre rôles : le fournisseur de batteries, le fournisseur de logiciels, l’installateur et le canal de distribution et de vente. Dans le cadre de notre collaboration, nous nous répartissons les deux premiers rôles, ce qui nous permet à chacun de nous concentrer sur la qualité. Pour commercialiser notre produit commun, nous travaillons en outre avec des installateurs formés et des magasins spécialisés capables d’expliquer correctement la complexité de nos solutions, mais surtout de

Tommy Deblieck (CEO Talemate) et Lucas Conings (CEO For-E).

présenter aux clients finaux un calcul réaliste des avantages de nos systèmes.

For-E n’utilise pas de batterie au lithium classique, mais un condensateur à base de graphène. Pourquoi ce choix ?

Cette technologie fonctionne de manière électrostatique plutôt que chimique, ce qui lui permet de supporter un nombre extrêmement élevé de cycles, de se charger et de se décharger très rapidement, de fonctionner indépendamment de la température et d’être totalement sûre. Cela la rend idéale pour les applications nécessitant des pics de courant élevés. Sa densité énergétique plus faible rend le stockage de longue durée moins pertinent, mais pour la gestion des pics, c’est une solution particulièrement performante.

Et quel est exactement le rôle de Talemate dans tout cela ?

Le logiciel de Talemate analyse les prix dynamiques de l’énergie, les prévisions météorologiques, les profils de consommation et les habitudes de l’utilisateur. Sur cette base, il décide automatiquement quand le système For-E doit charger, décharger ou lisser les pics de consommation. Le matériel est robuste et performant, mais c’est le logiciel qui apporte l’intelligence. C’est cette combinaison qui fait vraiment la différence.

Dans quelles applications cette collaboration se concrétise-t-elle ?

Dans l’industrie, les entreprises utilisent nos systèmes pour la gestion des pics de consommation, la stabilisation des processus ou comme investissement en négociant sur le marché de l’énergie via le logiciel. Pour les ménages et les petites entreprises, il s’agit plutôt d’optimiser leur propre consommation en combinant le trading automatique sur le marché de l’énergie grâce à des tarifs dynamiques et la gestion intelligente des appareils. Dans tous les cas, c’est un travail d’équipe : For-E fournit les appareils robustes et performants, Talemate détermine comment les utiliser de manière optimale.

Vous avez également évoqué précédemment des problèmes chez les gestionnaires de réseau. Comment voyez-vous cela ?

Les déficits de capacité, les files d’attente administratives et les problèmes de raccordement constituent des défis structurels. L’avenir de notre réseau énergétique réside dans la décentralisation : des utilisateurs capables de produire, de stocker et de gérer eux-mêmes leur énergie. Mais cela n’est possible qu’avec les raccordements nécessaires, après des études et l’obtention des autorisations. Et c’est là que le système se bloque aujourd’hui. Grâce au matériel de For-E et au logiciel de Talemate, nous pouvons soutenir et piloter l’autonomie lo-

Un système industriel de stockage d’énergie piloté par la plateforme Talemate Energy, installé dans le cadre d’un investissement lié aux opérations sur le marché de l’énergie.

cale, mais le goulot d’étranglement administratif menace de ralentir considérablement l’ensemble du processus.

Qu’est-ce qui distingue encore votre approche sur le marché ?

La transparence et une intelligence avancée. La communication sur le marché de l’énergie est souvent trompeuse, notamment en ce qui concerne les délais de rentabilité des batteries domestiques. Nous misons sur le réalisme, des données fiables et un service après-vente solide. Notre expérience dans le domaine des robots de soins nous a appris à quel point un accompagnement de qualité est important. Nous mettons cette expérience au service de nos solutions énergétiques. Nous calculons le retour sur investissement pour chaque client, sur la base de ses propres données, et fournissons une estimation précise en appliquant notre méthode, après quoi le client peut prendre sa décision en toute connaissance de cause.

Comment envisagez-vous l’avenir de Talemate et de For-E ?

Le marché évolue vers des systèmes énergétiques hybrides et locaux. Le logiciel en devient le cœur et le matériel les muscles. For-E continuera à se concentrer sur des technologies de stockage robustes, performantes et sûres. Talemate poursuivra le développement et le renforcement de son propre système intelligent. Ensemble, nous voulons permettre à nos clients de gérer leur énergie de manière plus intelligente, de rentabiliser rapidement et efficacement leurs systèmes via le marché de l’énergie, tout en allégeant la charge du réseau.

Geert Verhoeven en Paul Jacobs, VOLTA

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Un seul partenaire pour tout votre climat intérieur : désormais aussi pour vos pompes à chaleur De la ventilation au chauffage, retrouvez tout sous le même toit. Grâce à l’intégration des pompes à chaleur, nous offrons maintenant une solution globale via un partenaire unique et de confiance. Ainsi, tout reste simple et clair.

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De la maintenance à la performance énergétique : la transformation silencieuse des prestataires techniques

La transition énergétique est souvent associée aux énergies renouvelables, à l’électrification ou aux grandes rénovations. Plus discrète, mais tout aussi essentielle, est la contribution des entreprises qui assurent au quotidien la gestion et la maintenance des installations techniques dans les bâtiments. Ces acteurs connaissent aujourd’hui une évolution profonde : de partenaires de maintenance traditionnels, ils deviennent des acteurs stratégiques de la performance énergétique et de la réduction des émissions de CO2.

Là où leur mission consistait autrefois principalement à garantir le bon fonctionnement des installationschauffage, ventilation, refroidissement ou systèmes électriques -, leur rôle évolue désormais vers la performance énergétique et la gestion durable des bâtiments. La maintenance technique ne se limite plus à la fiabilité : elle intègre désormais des enjeux d’efficacité, de durabilité et d’impact climatique.

Des installations techniques à la performance énergétique

Les bâtiments représentent une part importante de la consommation d’énergie et des émissions de CO2 en Europe. Les systèmes HVAC y jouent un rôle central. Une gestion plus efficace et la modernisation de ces installations permettent de réduire significativement la consommation énergétique.

Ce constat a profondément transformé le secteur ces dernières années. Les grands prestataires techniques se positionnent de plus en plus comme des ESCO (Energy Service Companies) ou proposent des modèles tels que le Heating as a Service ou le Cooling as a Service. Autrement dit, ils ne se contentent plus d’entretenir les installations : ils assument désormais une part de la responsabilité de la performance énergétique des bâtiments. Cela signifie que leur offre de services évolue d’une maintenance réactive vers une approche inté-

grée, où conception, optimisation, monitoring et gestion de l’énergie se rejoignent.

Du contrat de maintenance au contrat de performance

Un levier clé de cette transformation est le contrat de performance énergétique (EPC - Energy Performance Contracts). Dans ce type de contrat, il ne s’agit plus seulement de garantir le bon fonctionnement des installations, mais aussi d’atteindre des objectifs concrets d’économie d’énergie. Concrètement, le partenaire technique :

• analyse et optimise les installations ;

• assure un suivi continu de la consommation énergétique ;

• utilise des outils digitaux pour améliorer les performances ;

• investit souvent dans des technologies plus efficientes.

Sa rémunération peut être partiellement liée aux économies d’énergie réalisées, ce qui crée un incitant fort à optimiser en continu. Le paradigme change : on passe de « maintenir l’existant » à « faire fonctionner les installations de manière intelligente ».

La digitalisation comme moteur

La digitalisation joue un rôle déterminant dans cette évo-

lution. Les bâtiments génèrent aujourd’hui une quantité croissante de données via capteurs, systèmes de gestion technique et compteurs intelligents. Ces données permettent une analyse en temps réel et une optimisation continue de la consommation énergétique. Parmi les applications concrètes :

• la maintenance prédictive basée sur l’analyse de données ;

• l’optimisation automatique des systèmes HVAC ;

• l’intégration des énergies renouvelables dans les systèmes du bâtiment ;

• le suivi digital des performances énergétiques.

Le passage d’une maintenance réactive à une maintenance proactive devient ainsi une réalité. Les problèmes sont anticipés, et les installations ajustées en permanence pour éviter les pertes d’énergie.

De nouveaux modèles économiques

L’émergence des modèles « as-a-service » transforme également la structure financière des installations techniques. Plutôt que d’investir eux-mêmes, les gestionnaires de bâtiments peuvent s’appuyer sur des partenaires spécialisés qui :

• conçoivent et financent les installations ;

• en assurent la maintenance ;

• garantissent la performance énergétique.

Le client ne paie plus pour l’installation en tant que telle, mais pour la performance énergétique ou le niveau de confort fourni. Ce modèle réduit les barrières à l’investissement et accélère le déploiement de solutions durables.

Une évolution qui implique aussi les donneurs d’ordre

Cette transformation nécessite également un changement de mentalité du côté des donneurs d’ordre, tant publics que privés. Trop souvent, les marchés sont encore attribués sur base du prix le plus bas. Dans le contexte de la transition énergétique, cette approche est insuffisante. Les critères devraient prioritairement porter sur la performance énergétique, les économies réalisées et le coût global sur le cycle de vie.

Il est par ailleurs nécessaire de rétablir un équilibre contractuel. Certains contrats de maintenance transfèrent aujourd’hui l’ensemble des risques au prestataire, assortis de pénalités particulièrement lourdes. Ces « contrats déséquilibrés » freinent l’innovation et instaurent un climat de méfiance.

Si les prestataires techniques doivent assumer des en-

gagements à long terme en matière de performance énergétique, les contrats doivent reposer sur un véritable partenariat, avec une répartition équilibrée des responsabilités. Cela implique des accords de niveau de service réalistes, une répartition équilibrée des risques et des contrats qui favorisent la collaboration plutôt que le conflit.

C’est uniquement dans un tel cadre que les partenaires techniques peuvent investir dans l’innovation, la digitalisation et des solutions durables.

Un impact concret sur la transition énergétique

L’impact de cette évolution est majeur. En améliorant l’efficacité des bâtiments existants, le secteur contribue directement aux objectifs climatiques. Parmi les effets concrets :

• une réduction de la consommation d’énergie ;

• une diminution des émissions de CO2 ;

• une intégration accélérée des énergies renouvelables ;

• un meilleur suivi des performances énergétiques.

Étant donné que ces acteurs gèrent souvent des milliers de bâtiments - hôpitaux, bureaux, sites industriels ou infrastructures publiques -, de petites optimisations peuvent produire un impact considérable à grande échelle

Un secteur en pleine transformation

Cette évolution vers des partenaires de performance énergétique implique le développement de nouvelles compétences. Outre l’expertise technique classique, deviennent aujourd’hui de plus en plus essentielles :

• l’analyse énergétique ;

• les data et la digitalisation ;

• la gestion contractuelle et garanties de performance ;

• l’intégration de technologies durables.

La collaboration avec d’autres secteurs - construction, énergie, technologie - s’intensifie également, à mesure que les frontières entre métiers s’estompent.

Vers des bâtiments comme systèmes énergétiques actifs

À l’avenir, les bâtiments deviendront de véritables systèmes énergétiques actifs, capables de produire, stocker et échanger de l’énergie avec le réseau.

Les prestataires techniques joueront alors un rôle élargi, intégrant notamment :

• les réseaux de chaleur ;

• les communautés énergétiques locales ;

• les systèmes de stockage ;

• les réseaux électriques intelligents.

Ils évolueront ainsi d’un rôle de maintenance vers celui d’intégrateur énergétique.

Une transformation discrète mais essentielle

Moins visible que les grands projets énergétiques, cette transformation n’en est pas moins cruciale dans la réalisation des objectifs climatiques.

En optimisant la gestion des bâtiments et le fonctionnement des installations, ces acteurs permettent de réduire la consommation d’énergie sans compromettre le confort ni la fonctionnalité. Le partenaire de maintenance devient ainsi un acteur stratégique de la transition énergétique. C’est une révolution silencieuse, mais qui opère un changement fondamental dans la manière dont nos bâtiments consomment l’énergie et dans la façon dont nous abordons les défis climatiques des prochaines décennies.

Febetec est la fédération belge des grandes entreprises actives dans la maintenance technique et les installations HVAC. Elle regroupe des sociétés spécialisées dans la gestion, l’entretien et l’optimisation des installations techniques dans les bâtiments et infrastructures.

La fédération œuvre à renforcer la qualité, l’innovation et la durabilité du secteur, et agit comme interlocuteur auprès des autorités sur les enjeux liés à l’efficacité énergétique, aux objectifs climatiques et à la réglementation technique.

Elle rassemble les principaux acteurs du secteur en Belgique, parmi lesquels Equans, TEM Services, Veolia, SPIE Belgium, VMA, Luminus Solutions, Vinci Energies et TPF Utilities. Ensemble, ces entreprises contribuent activement à la gestion technique des bâtiments et à la transition énergétique, en déployant des solutions innovantes et performantes.

Henkens Frères : expertise technique et polyvalence au cœur du secteur

Notre équipe Members Affairs souhaite rapprocher les membres les uns des autres et renforcer ainsi leur implication. Notre Account Manager, Rudo Bonni, est le est le premier point de contact pour la Wallonie et Bruxelles. Il a rendu visite à l’entreprise membre Henkens Frères. Nous parlons de son métier, de l’avenir, de la formation de ses collaborateurs et son engagement au sein de Techlink. Rien de tel qu’une conversation avec l’un de nos membres pour mieux comprendre leurs besoins et ce qui nous aide à optimiser et améliorer nos conseils et services.

La S.A. HENKENS FRERES confirme aujourd’hui une expérience très appréciée pour la réalisation de tous travaux de Chaudronnerie, HVAC (chauffage, ventilation, climatisation) – Installation et production de vapeur, Réfrigération industrielle et Tuyauteries industrielles. L’entreprise possède deux grands départements destinés principalement aux industriels : celui du « TherMIC » et la Chaudronnerie.

« Lancée par trois frères, l’entreprise a bien changé », explique Michel Thérer, membre du personnel depuis décembre 1985 et Administrateur depuis décembre 1995, qui accueille la délégation de Techlink. Corentin Roemans, Directeur de production, s’est également joint à notre entretien et nous a ensuite fait visiter avec fierté leur atelier et leur magasin.

Pouvez-vous expliquer votre parcours ?

Au début du siècle, Monsieur Henkens père exploitait une forge de village ainsi qu’un petit commerce de quincaillerie au centre de Henri-Chapelle. Dans les années 1950, trois de ses cinq fils s’associent pour reprendre et développer l’activité. L’entreprise familiale industrielle est officiellement fondée en 1954. Le 24 avril 1979, à la suite du départ de l’un des trois gérants, la société adopte la forme de S.A. Henkens Frères, avec Monsieur Pierre Joseph Henkens en tant qu’Administrateur délégué.

Notre Account Manager, Rudo Bonni, a rencontré Michel Thérer, Administrateur, et Corentin Roemans, Directeur de production.

Une cuve de stockage chauffée sur mesure.

De la conception à la fabrication en atelier, jusqu’à l’expédition, Henkens Frères prend en charge chaque étape.

Depuis 1996, plusieurs fonctions de direction ont été confiées à des collaborateurs issus de l’entreprise :

• Gérard Struvay, ingénieur industriel, en tant que Directeur technique et financier ;

• Christian Bonaventure, ingénieur industriel, en tant que Directeur technique du département Chaudronnerie.

• Moi-même (Michel Thérer), ingénieur industriel, en tant que Directeur administratif et technique ;

À ce jour on occupe quelque 120 personnes (cadres, employés et ouvriers).

Pouvez-vous décrire la nature précise de votre offre ?

Henkens Frères réunit sur un même site des activités dans les domaines de la chaudronnerie, du froid industriel, de la vapeur, de la ventilation et du chauffage au sens large. L’entreprise fonctionne donc autour de deux grands secteurs ainsi qu’une quincaillerie, qui évoluent en parallèle. Le plus connu du grand public est le Hobby, un magasin d’outillage pour professionnels et particuliers, situé à Henri-Chapelle, à proximité des autres installations. La chaudronnerie, quant à elle, dispose d’un atelier capable de fabriquer des échangeurs thermiques et des appareils sous pression sur mesure, destinés aux industriels belges et étrangers.

Inspirant de voir comment le savoir-faire, l’innovation et la formation vont ici de pair.

Rudo Bonni

Soudage de tubes d’échangeur sur leur plaque tubulaire via une soudeuse orbitale.

Le département « TherMIC » est en charge de la maintenance, de l’installation et la conception d’équipements de chauffage, de froid industriel et de vapeur industrielle, tant pour les professionnels que pour les particuliers.

La majorité de ses activités est réalisée directement sur site, chez les clients. Le service après-vente compte une trentaine de techniciens, spécialisés dans le dépannage et la mise en service des installations.

Ensuite, le pôle tertiaire (écoles, sociétés immobilières, etc.) a développé des compétences spécifiques dans les domaines du chauffage, de la ventilation et de la climatisation (HVAC). « Chaque projet que nous réalisons allie précision, qualité et innovation, afin d’offrir à nos clients des solutions sur mesure, fiables et performantes », souligne Michel.

L’avenir de l’entreprise est assuré

Dans la famille Henkens, il n’y avait pas vraiment d’héritiers pour prendre la relève de l’entreprise. C’est pourquoi l’actionnariat a été ouvert à des personnes extérieures. Aujourd’hui, après la confiance accordée par la famille fondatrice, les administrateurs actuels espèrent que de jeunes talents de la région prendront les rênes et feront progresser la société. Bertrand Toussaint (département therMIC) et Corentin Roemans (chaudronnerie) sont le duo pressenti pour leur succéder dans les prochaines années, et tous deux souhaitent renforcer les synergies entre les différents départements.

La guerre des talents reste un défi

La formation est un sujet qui tient à cœur à Michel pour

↑↑

La vapeur comme moyen de transfert de chaleur et d’utilisation rationnelle de l’énergie.

↑

Chaufferie industrielle pilotée par automate programmable.

préparer les entreprises à l’avenir. Pensez à CEFORTEC (un centre de formation spécialisé dans les techniques spéciales du bâtiment). « La pénurie de main-d’œuvre persiste et devient un défi de plus en plus important dans le secteur de l’installation. » Corentin Roemans ajoute : « Nous sommes, en tant qu’entreprise, très polyvalents avec un large éventail d’activités, ce qui compliquenotrerecherchedetalentsadaptés.Lepersonnel est composé d’ingénieurs, de gradués, de techniciens, de tuyauteurs, de soudeurs… »

« C’est ici qu’ils développent leur polyvalence, car il est impossible de trouver un profil répondant à toutes nos attentes », confie Michel Therer, qui a débuté comme ingénieur.

Ces moments d’échange sont précieux pour valoriser les métiers techniques, partager notre expertise et renforcer les liens au sein du secteur.

Michel Thérer

Engagement au sein d’Embuild/Techlink

Michel a été Président d’Embuild Verviers-Ostbelgien pendant 5 ans. Le 29 novembre 2024, il a transmis son mandat à Astrid Convents. Michel a su faire avancer des dossiers essentiels pour le secteur tout en renforçant la position de l’organisation professionnelle comme un acteur incontournable.

Au sein de Techlink, il a également fait partie de l’organe d’administration pendant 6 ans. Michel reste actif au sein de la section Techlink Liège-Verviers. Il reste partisan d’un contact plus direct (par téléphone, en personne) avec les membres. Plus une organisation grandit, plus elle devient professionnelle et structurée, mais le lien avec la base s’en trouve également affaibli.

Avez-vous déjà fait appel aux services d’Embuild/Techlink ?

Bien sûr, la reconnaissance d’entrepreneur dans le cadre des marchés publics, nous l’avons obtenue avec l’aide d’Embuild. Ils offrent à cet égard un accompagnement complet, y compris le renouvellement des reconnaissances ou des certificats, qui interviennent généralement après une période de 5 ans (ou d’autres délais). Par ailleurs, notre personnel relève de quatre commissions paritaires ; là aussi, nous faisons appel à Embuild. Ils nous aident à appliquer les avantages sectoriels et les normes de sécurité pour les ouvriers. Ils peuvent également nous assister pour les questions socio-juridiques.

Sortie du mazout en Wallonie. La stratégie concernant la sortie du gaz n’est toujours pas clarifiée. En tant que fédération professionnelle du secteur de l’installation, Techlink continuera à porter la voix du terrain, à outiller ses membres et à soutenir une décarbonation du chauffage résidentiel fondée sur la compétence, la confiance et la réalité des pratiques. Ce travail de lobbying de Techlink est l’un des avantages.

Vers une décarbonation du chauffage central : par où commencer ? (Partie 8)

Dans le cadre de la décarbonation du chauffage des bâtiments, le Plan Énergie-Climat flamand mise sur les réseaux de chaleur et les pompes à chaleur. Cette évolution implique une nouvelle approche dans la conception et le réglage des installations de chauffage central. À travers une série d’articles, Techlink donne la parole à Eddy Janssen sur ces transformations. Dans ce huitième volet, l’accent est mis sur l’humidité de l’air, en préparation d’un prochain article consacré au refroidissement par pompe à chaleur.

Avec le changement climatique, les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes. La lutte contre la surchauffe commence par des mesures simples : utiliser des protections solaires extérieures, maintenir les fenêtres fermées lorsque la température extérieure dépasse celle de l’intérieur et limiter les apports de chaleur internes. Le refroidissement peut améliorer le confort, mais il doit idéalement être envisagé en dernier recours. Pour bien comprendre les possibilités offertes par le refroidissement via pompe à chaleur, il est essentiel de maîtriser certains concepts de base liés à l’humidité de l’air.

L’air humide

L’air atmosphérique est composé d’air sec et d’une quantité variable de vapeur d’eau. Dans les calculs HVAC, on considère généralement une pression constante de

1,013 bar, ce qui permet de décrire l’état de l’air humide à l’aide de deux paramètres. En pratique, on retient le plus souvent la température et l’humidité relative, car elles sont facilement mesurables. Les autres grandeurs peuvent être déduites à l’aide du diagramme de Mollier ou de la carte psychrométrique de Carrier.

Humidité absolue et relative : comprendre la différence

L’humidité absolue de l’air s’exprime en grammes de vapeur par kilogramme d’air (g/kg). Dans les applications HVAC, elle est généralement définie par kilogramme d’air sec, mais pour cette explication pratique, il est plus simple de la considérer en grammes de vapeur par kilogramme d’air humide, ce qui constitue une bonne approximation.

Quel est l‘avenir du chauffage ? Chez Buderus, nous misons pleinement sur l‘électrification, comme le démontre notre toute dernière gamme de pompes à chaleur propane. Cependant, l‘avenir se construit dès aujourd‘hui. C‘est pourquoi les systèmes hybrides sont si importants : la puissance du gaz et du fioul, combinée à l‘efficacité CO2 des énergies renouvelables grâce aux pompes à chaleur. Cette vision globale prépare Buderus pour l‘avenir.

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La quantité maximale de vapeur d’eau que l’air peut contenir est déterminée par la pression de saturation de la vapeur, qui dépend uniquement de la température. À saturation, la vapeur d’eau est en équilibre avec l’eau liquide : les deux phases peuvent coexister à la même pression et à la même température, comme dans le cas de l’eau en ébullition avec formation de bulles de vapeur. Il en découle que la densité maximale de vapeur peut être déduite du volume spécifique de la vapeur d’eau saturée (v’’ dans les tables de vapeur). Un exemple permet d’illustrer ce principe :

À pression atmosphérique (101,325 kPa), l’eau bout à 100 °C. La vapeur d’eau saturée présente alors un volume spécifique de 1,673 m³/kg, ce qui correspond à une densité de vapeur de 1/1,673 = 0,6 kg/m³.

À 20 °C, le volume spécifique est de 57,8 m³/kg et la densité de vapeur de 0,0173 kg/m³. En tenant compte de la densité de l’air atmosphérique (1,2 kg/m³), cela correspond à une humidité absolue maximale de 0,0173/1,2 = 0,014 kg de vapeur par kg d’air.

L’humidité relative est le rapport entre l’humidité absolue réelle et la valeur maximale à la même température.

À 20 °C et 60 % d’humidité relative, l’humidité absolue s’élève à : 0,6 × 0,014 = 0,008 kg de vapeur par kg d’air.

vochtigheid absolute vochtigheid (%)

Humidité de l’air et confort thermique

Le graphique montre que l’air chaud peut contenir davantage de vapeur d’eau que l’air froid, car la pression de saturation de la vapeur d’eau augmente avec la température.

L’humidité de l’air intérieur dépend de la production de vapeur dans le bâtiment, du débit de ventilation et des conditions climatiques. Il en résulte des situations dif-

férentes en hiver et en été.

Par temps de gel, l’air extérieur contient peu de vapeur d’eau, même à saturation, comme c’est le cas avec la neige (100 % d’humidité relative). Lorsque cet air pénètre à l’intérieur et est réchauffé, la quantité absolue de vapeur d’eau reste identique, mais la capacité maximale de l’air à contenir de la vapeur augmente. L’humidité relative chute alors fortement. Un air dont l’humidité relative est inférieure à 30 % peut entraîner un dessèchement des muqueuses nasales et une plus grande sensibilité aux infections.

Par temps chaud et orageux, l’air extérieur contient au contraire beaucoup de vapeur d’eau. Lorsque cet air entre dans un bâtiment et se refroidit, l’humidité relative augmente. L’évaporation de la transpiration sur la peau est alors ralentie, ce qui provoque une sensation de moiteur et d’inconfort.

Moisissures et humidité relative Une humidité relative élevée, typique des périodes estivales, peut favoriser le développement de moisissures sur les objets et les surfaces.

En hiver, des problèmes de moisissures peuvent apparaître au niveau des ponts thermiques. À ces endroits, la température peut descendre en dessous du point de rosée de l’air intérieur, entraînant de la condensation. À terme, cette humidité peut provoquer l’apparition de moisissures.

La ventilation joue ici un rôle double. En été, une ventilation avec de l’air extérieur chaud et humide peut aggraver le problème d’humidité, tandis qu’en hiver, elle contribue au contraire à évacuer l’humidité intérieure.

Condensation de surface et conséquences pour les installations de refroidissement

L’air situé à proximité immédiate d’une surface adopte la température de cette surface. Lorsque cette température atteint le point auquel l’air devient saturé, on parle de point de rosée. Si la température descend encore davantage, de la condensation se forme, comme les gouttelettes d’eau visibles sur une bouteille qui vient d’être sortie du réfrigérateur.

Le point de rosée est déterminé uniquement par l’humidité absolue de l’air, elle-même dépendante de la combinaison de la température ambiante et de l’humidité relative. À une température de 25 °C et une humidité relative de 70 %, le point de rosée est de 19 °C. La condensation

ne se produit donc pas tant que la température de l’eau reste supérieure à cette valeur. À des températures ambiantes plus élevées, l’humidité relative doit être plus faible pour éviter la condensation.

Dans les installations techniques, la condensation peut entraîner la formation de flaques, la détérioration des isolants et la corrosion des éléments métalliques. Les composants susceptibles de descendre en dessous du point de rosée doivent dès lors être isolés de manière étanche à la vapeur. On utilise généralement pour cela des mousses élastomères. Il est essentiel que tous les joints soient soigneusement collés afin de garantir l’étanchéité à la vapeur.

Les systèmes de refroidissement à basse température, dans lesquels la température de l’eau peut descendre sous le point de rosée, sont dès lors équipés d’un bac de récupération et d’un système d’évacuation des condensats.

En revanche, dans les systèmes de refroidissement à haute température, la température de l’eau reste au-dessus du point de rosée. Les systèmes sans bac de récupération – comme le refroidissement par le sol ou les convecteurs dynamiques – peuvent alors être utilisés en toute sécurité, même si la puissance de refroidissement reste limitée en raison du faible écart de température.

Lorsqu’une limite inférieure fixe est choisie pour la tem-

pérature de l’eau, par exemple 19 °C, un compromis apparaît entre la puissance de refroidissement et le risque de condensation.

Une régulation basée sur le point de rosée constitue une solution efficace. Sur base de la température et de l’humidité relative mesurées, le système de régulation calcule en continu le point de rosée et ajuste la température de l’eau en conséquence. Cela permet d’optimiser la puissance de refroidissement sans risque de condensation.

Température de bulbe humide et refroidissement adiabatique

L’effet rafraîchissant d’une serviette humide par temps chaud constitue un exemple simple de refroidissement adiabatique : l’eau s’évapore en absorbant de la chaleur de son environnement.

Ce principe peut être illustré à l’aide d’un thermomètre enveloppé dans un tissu humide. Lorsque de l’air circule, l’eau s’évapore. La chaleur nécessaire à cette évaporation refroidit le thermomètre. Tant que la chaleur apportée par l’air ambiant est inférieure à la chaleur d’évaporation, la température continue de baisser, jusqu’à atteindre un équilibre. La température mesurée à ce moment est appelée température de bulbe humide.

Le point de rosée est toujours inférieur à la température de bulbe humide, elle-même inférieure à la température sèche. Plus l’air est sec, plus l’écart entre ces températures est important. En air saturé, aucune évaporation ne se produit et les trois températures –point de rosée, bulbe humide et température sèche –sont identiques.

Conclusion

L’humidité de l’air et la chaleur latente qui y est associée jouent un rôle essentiel dans les possibilités et les limites du refroidissement de confort. Des notions telles que l’humidité absolue et relative, le point de rosée et la température de bulbe humide sont indispensables pour bien comprendre les concepts de refroidissement et les appliquer correctement.

Dans l’édition de septembre, ces principes de refroidissement seront approfondis.

Ing. Eddy Janssen, ancien enseignant et Président du groupe de travail énergie de l’Université d’Anvers

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Quand l’énergie se stocke sous nos pieds

Et si la solution à la crise énergétique ne se trouvait pas dans de nouvelles centrales… mais juste sous nos pieds ? C’est la conviction portée par l’intervention conjointe de David Verscheure, concepteur de pompes à chaleur chez Covers, et de Frédéric Ransy, docteur en sciences appliquées à l’Université de Liège ayant réalisé une thèse sur l’intégration des pompes à chaleur sur air extrait dans les bâtiments. Ensemble, ils ont dressé un constat sans détour : la transition énergétique ne sera ni théorique ni lointaine. Elle est déjà en marche, ici, en Belgique.

Une pompe à chaleur, ce n’est pas une chaudière : c’est un système dynamique qui doit être compris, suivi et intégré.

David Verscheure

Un système énergétique sous pression

Aujourd’hui encore, l’Europe dépend massivement des importations d’énergie fossile. Gaz, pétrole, charbon… autant de ressources externes qui rendent nos économies vulnérables et exposées aux fluctuations des prix.

Le défi est clair : atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, tout en réduisant drastiquement notre dépendance extérieure. Mais pour y parvenir, une transformation profonde est nécessaire. Et elle commence par un principe simple : consommer moins et consommer autrement. Le duo gagnant : pompes à chaleur et réseaux thermiques

Au cœur de cette transformation, deux technologies s’imposent ;

• les pompes à chaleur, capables de capter l’énergie présente dans l’air, l’eau ou le sol,

• les réseaux de chaleur, qui mutualisent et redistribuent cette énergie à l’échelle d’un quartier ou d’une ville.

Les travaux de Frédéric Ransy montrent d’ailleurs que ces systèmes sont essentiels pour décarboner le chauffage résidentiel. Sa recherche sur les pompes à chaleur met en évidence leur potentiel, mais aussi leur complexité : leur performance dépend fortement de leur conception et de leur intégration dans le bâtiment. Autrement dit : la technologie existe, mais son déploiement nécessite compétence, formation… et vision.

Stocker l’énergie autrement :

le retour du bon sens

L’un des messages les plus marquants de cette intervention tient en une idée simple : le futur du stockage énergétique n’est pas uniquement électrique. Face à l’intermittence des énergies renouvelables, la tentation est grande de multiplier les batteries. Mais celles-ci ont leurs limites. La réponse explorée par les intervenants ?

Le stockage thermique massif. Concrètement, cela signifie utiliser :

• le sol comme réservoir d’énergie

• l’eau comme vecteur de stockage

• des infrastructures existantes comme… des mines ou des ardoisières

Des projets bien réels en Wallonie

Loin des concepts théoriques, plusieurs projets illustrent déjà cette approche. À La Louvière, un quartier de logements sociaux est chauffé grâce à la géothermie, avec des forages à 100 mètres de profondeur. Le sol y joue le rôle de batterie thermique naturelle.

À Martelange, un projet innovant auquel David Verscheure et Frédéric Ransy ont contribué transforme d’anciennes ardoisières en système de stockage énergétique. L’eau y est utilisée pour stocker chaleur et froid, redistribués ensuite via un réseau local.

Plus spectaculaire encore : l’exploitation d’anciennes mines inondées comme réservoirs géants d’énergie. À plusieurs centaines de mètres sous terre, l’eau naturellement tempérée devient une ressource précieuse pour alimenter bâtiments et infrastructures.

Une révolution aussi humaine que technologique

Mais cette transition ne se jouera pas uniquement sur le terrain de l’innovation. Elle implique une transformation des métiers :

• les chauffagistes doivent devenir aussi électriciens et thermiciens

• les installateurs doivent maîtriser des systèmes complexes

• les bâtiments deviennent des acteurs actifs du réseau

Autrement dit, la transition énergétique est aussi un défi de compétences et de formation.

Vers des villes autonomes en énergie

La vision portée par David Verscheure et Frédéric Ransy est claire : produire localement, stocker localement et consommer intelligemment. Dans ce modèle, les bâtiments ne sont plus de simples consommateurs, mais des éléments d’un écosystème énergétique interconnecté.

Une transition déjà en cours Le plus frappant dans cette intervention n’est pas tant la technologie… que son niveau de maturité. Ces solutions ne sont pas des projections futuristes. Elles existent. Elles fonctionnent. Elles se déploient. Et elles dessinent un futur où l’énergie ne vient plus d’ailleurs, mais de notre territoire lui-même.

Si on ne stocke pas l’énergie renouvelable, un système 100 % électrique ne peut tout simplement pas fonctionner.

Frédéric Ransy

Le quartier de logements sociaux “Clos de l’Âge d’Or” à La Louvière est chauffé grâce à la géothermie
Frédéric Ransy (à gauche) et David Verscheure (à droite)
Sophie Lambert
Pompes

à chaleur et systèmes énergétiques intégrés : penser global pour réussir la transition énergétique

Face à l’instabilité croissante des marchés énergétiques, une certitude s’impose : la transition vers des systèmes durables n’est plus une option. Lors d’une récente conférence à l’IFAPME de Dinant, Philippe Delaisse, Administrateur de Géotherm Engineering, a livré une analyse aussi lucide que structurante des enjeux actuels… et des solutions à activer sans tarder.

Bioingénieur en économie, également diplômé en sciences politiques et en droit de l’environnement et de l’énergie, Philippe Delaisse conjugue expertise technique et vision stratégique. Primé dès 1998 par la Louvain School of Management pour la qualité de son management, il accompagne depuis 2005 PME et TPE dans leurs défis énergétiques. Son message est clair : « Nous entrons dans une nouvelle ère ».

Une énergie sous tension permanente « Les prix de l’énergie ne sont plus simplement élevés, ils sont devenus structurellement volatils », explique-t-il. Crises financières, pandémie, guerre en Ukraine, tensions géopolitiques : ces chocs successifs ont profondément bouleversé les équilibres. Résultat : une dépendance accrue aux marchés internationaux et une incertitude permanente sur les approvisionnements. Dans ce contexte, les énergies fossiles apparaissent de plus en plus comme un pari risqué. « Rester dépendant du fossile, c’est avancer en terrain miné », résume-t-il. La transition vers les renouvelables devient donc inéluctable, mais elle ne peut se limiter à un simple changement de technologie.

Philippe Delaisse lors de sa conférence à l’IFAPME de Dinant
© Antoine Similon

Les pompes à chaleur (PAC) illustrent bien cette complexité. Si elles permettent de valoriser des ressources naturelles gratuites comme l’air, l’eau ou le sol, leur rentabilité reste liée au prix de l’électricité… lui-même influencé par le marché du gaz. « Même une électricité vertepeutaujourd’huiavoirunprixfossile », souligne-t-il, en référence au mécanisme européen de fixation des prix (le Merit Order1).

Vers des systèmes énergétiques intégrés

Dès lors, la clé réside dans une approche globale. Philippe Delaisse plaide pour des systèmes énergétiques intégrés, combinant production locale, stockage et gestion intelligente. « Il faut penser multiénergie et territorialisé », insiste-t-il.

Concrètement, cela signifie développer :

• l’autoproduction d’électricité (photovoltaïque, éolien),

• le stockage thermique, notamment saisonnier, et électrique,

• la géothermie,

• les réseaux de chaleur de nouvelle génération,

• et des systèmes intelligents capables d’optimiser les flux en temps réel.

Ces infrastructures permettent non seulement de réduire la dépendance aux marchés internationaux, mais aussi de stabiliser les coûts et de sécuriser l’approvisionnement. L’exemple des réseaux de chaleur est particulièrement parlant. Encore trop peu développés en Belgique, ils constituent pourtant un levier majeur pour chauffer les villes de manière efficace et durable. Couplés à des pompes à chaleur et à des sources renouvelables, ils offrent une alternative crédible aux systèmes traditionnels. Bien sûr, ces transformations nécessitent des investissements importants. Mais pour Philippe Delaisse, il s’agit d’un choix stratégique à long terme. « Ce sont des infrastructures qui doivent être pensées sur plusieurs générations », insiste-t-il.

En conclusion, la transition énergétique ne se jouera pas uniquement sur les technologies, mais sur notre capacité à repenser l’ensemble du système. Dans ce nouvel équilibre, les pompes à chaleur s’imposent comme un pivot, à condition de les intégrer dans une vision globale, intelligente et résiliente.

APPEL À PROJETS

Techlink met volontiers ses membres à l’honneur, comme le démontre une nouvelle fois cette édition.

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Décarbonation du chauffage : sans talents, pas de transition !

Le vrai défi n’est pas technologique… il est humain

Alors que la Wallonie accélère sa sortie des énergies fossiles, un constat s’impose de plus en plus clairement : la transition énergétique ne se jouera pas uniquement dans les laboratoires ou dans les décisions politiques. Elle se joue sur le terrain, dans les entreprises, et surtout… dans les mains des installateurs. Notre enquête sur la sortie du mazout en Wallonie, menée auprès de 241 professionnels du secteur HVAC tire la sonnette d’alarme. Derrière les ambitions climatiques, un obstacle majeur se dessine : le manque criant de main-d’œuvre qualifiée.

Un talon d’Achille qui menace toute la transition

Les chiffres parlent d’eux-mêmes — et ils sont sans appel :

• 95 % des entreprises rencontrent des difficultés de recrutement

• 73 % manquent de personnel qualifié pour les réseaux de chaleur

• 67 % font face à une pénurie sévère de compétences en biomasse

Autrement dit, même les meilleures technologies resteront lettre morte sans professionnels capables de les installer et de les entretenir.

Un secteur clé… mais sous pression

Le secteur HVAC est un pilier de la décarbonation du bâti. Pourtant, il repose aujourd’hui sur des bases fragiles :

• 64 % des professionnels ont plus de 46 ans

• Seulement 15 % ont moins de 35 ans

• 74 % des entreprises comptent moins de 6 personnes

Un cocktail préoccupant : vieillissement de la maind’œuvre, faible renouvellement générationnel et structures majoritairement composées de très petites entreprises, peu armées pour absorber la transition.

Une expertise précieuse… mais en voie de disparition

L’enquête révèle également que 66 % des professionnels disposent de plus de 20 ans d’expérience. Une richesse immense pour le secteur, mais aussi un risque majeur. Car sans transmission efficace, cette expertise pourrait disparaître dans les prochaines années, laissant un vide difficile à combler.

Des formations déconnectées du terrain

Autre point critique : l’inadéquation des formations actuelles. Les professionnels pointent plusieurs failles :

• des référentiels peu actualisés face aux nouvelles technologies

• des équipements pédagogiques insuffisants

• un manque de collaboration entre écoles et entreprises

• une approche encore trop théorique

Résultat : les jeunes arrivent sur le marché du travail sans être pleinement opérationnels.

Le terrain réclame du concret

Le message du secteur est clair : il faut changer de paradigme.

Pompes à chaleur

Entreprises confrontées à des difficultés de recrutement 67% Biomasse

Entreprises en pénurie sévère de compétences

73%

Réseaux de chaleur

Entreprises sans personnel qualifié pour le raccordement

EDUCATION

• 60 % des professionnels demandent des formations directement opérationnelles

• priorité aux compétences pratiques : diagnostic, installation, maintenance

En d’autres termes : apprendre aujourd’hui pour appliquer demain.

Repenser la formation pour les PME

Dans un secteur composé majoritairement de petites structures, les modèles classiques de formation ne tiennent pas la route. Difficile, en effet, pour une PME de libérer un collaborateur plusieurs semaines sans impact direct sur ses chantiers. Les professionnels appellent donc à :

• des modules courts (1 à 3 jours)

• des formats flexibles (soirées, week-ends)

• de l’apprentissage en conditions réelles

Un risque réel pour les objectifs climatiques

Sans réaction rapide, les conséquences pourraient être lourdes :

• objectifs climatiques hors d’atteinte

• ralentissement du marché de la rénovation

• explosion des coûts et des délais

• perte d’attractivité du secteur

Et ces risques ne sont pas hypothétiques : certains sont déjà visibles sur le terrain.

Former aujourd’hui pour décarboner demain

Pour Techlink, le message est sans équivoque : la transition énergétique est avant tout une transition des compétences. Sans un investissement massif dans l’en-

seignement technique, la formation continue et l’attractivité des métiers, la décarbonation du chauffage résidentiel restera un objectif hors de portée.

Des priorités claires pour inverser la tendance

Le secteur appelle à une mobilisation rapide et coordonnée autour de plusieurs leviers :

• adapter les programmes aux technologies émergentes

• renforcer les passerelles entre écoles et entreprises

• former les formateurs

• investir dans les équipements pédagogiques

• valoriser les métiers techniques auprès des jeunes

Une opportunité à saisir

Au-delà des défis, cette transition représente aussi une formidable opportunité avec la création d’emplois locaux, la montée en compétences ou encore le renforcement de la compétitivité du secteur. À condition d’investir dès aujourd’hui dans celles et ceux qui feront la transition de demain.

À

propos de l’enquête

Réalisée entre décembre 2025 et janvier 2026, cette étude s’appuie sur 241 professionnels représentant 412 entreprises wallonnes, offrant une photographie fidèle des réalités du terrain.

Indumation 2026 : une vision intégrée de l’automatisation industrielle

Du 4 au 6 février 2026, le salon biennal Indumation a une nouvelle fois ouvert ses portes à Kortrijk Xpo. Pendant trois jours, les visiteurs ont pu découvrir, auprès de 250 exposants - dont plusieurs membres comme ABB, ATS Groep, Cebeo, Legrand, Siemens, Technord ou WAGO - l’ensemble de l’écosystème de l’automatisation industrielle, autour des technologies intelligentes et de la digitalisation.

Cette édition a une nouvelle fois combiné technologie, inspiration et networking au sein d’une expérience globale. Avec le thème « Shift into Fifth », Indumation s’inscrit pleinement dans la dynamique de l’Industry 5.0. L’approche dépasse désormais la simple automatisation pour intégrer une vision holistique mêlant autonomie, digitalisation, cybersécurité, expertise humaine et durabilité.

Les dirigeants présents ont ainsi été invités à confronter leurs propres environnements de production aux solutions exposées, rendant les promesses de l’Industry 5.0 concrètes et directement applicables.

Kris Van Dingenen, Managing Director de Techlink, était présent afin de découvrir les dernières innovations. Une fois de plus, il a été impressionné par l’ampleur du salon, véritable point de rencontre pour les professionnels à la recherche de solutions d’automatisation intelligentes, de nouvelles technologies et de partenaires capables de les concrétiser. Plusieurs de ces acteurs font d’ailleurs partie de notre Integrated Value Chain de Techlink.

ABB

Dans l’industrie manufacturière et de process, la technologie ne doit pas seulement être performante : elle doit aussi être fiable, efficace et durable. Les solutions d’auto-

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matisation et d’électrification d’ABB illustrent cette ambition en accompagnant les industriels vers des productions plus autonomes, intelligentes et énergétiquement efficientes. À Indumation, les visiteurs ont pu découvrir comment augmenter le temps de disponibilité des installations, réduire la consommation d’énergie et accélérer l’intégration grâce à des solutions connectées.

ATS Groep

ATS Groep est un groupe technologique multidisciplinaire et intégrateur de systèmes, actif dans les domaines de l’électricité et de l’automatisation, de la mécatronique ainsi que du HVAC et des solutions énergétiques. Il a présenté au salon ses innovations dans des domaines clés tels que l’automatisation industrielle, les réseaux industriels, l’automatisation des bâtiments et la construction de tableaux.

Cebeo

Cebeo Industry a mis en avant son approche centrée sur le client. Grâce à sa spécialisation en automatisation industrielle, l’entreprise accompagne les ingénieurs et recherche avec eux des solutions adaptées. Elle prend également en charge l’ingénierie de tableaux à l’aide du logiciel EPLAN. Cebeo a également exposé ses produits semi-finis, ainsi que d’autres produits et services personnalisés. L’objectif de ces services est de décharger totalement les organisations afin qu’elles puissent se concentrer sur l’essentiel : leur activité.

Legrand

Legrand a, de son côté, dévoilé sa vision globale de l’infrastructure électrique, couvrant l’ensemble de la chaîne, du transformateur jusqu’au point d’utilisation final, avec un focus sur les datacenters et la distribution d’énergie.

Siemens

Sous le slogan « Let’s automate automation », Siemens a présenté sa vision d’une industrie plus résiliente et compétitive grâce à la transformation digitale et durable, notamment via des solutions intégrant l’intelligence artificielle générative. En tant que leader européen de l’IA industrielle, Siemens a notamment présenté un Engineering Copilot piloté par l’IA générative, capable de géné-

rer du code d’automatisation à partir du langage naturel, ainsi qu’un Operations Copilot Drivetrain Analyzer qui assiste activement les opérateurs dans le diagnostic, la maintenance et l’optimisation énergétique sur le terrain.

Technord

Technord, entreprise familiale fondée en 1945 et reconnue comme un acteur important dans la fourniture de solutions industrielles à haute valeur ajoutée, a mis en avant ses expertises dans cinq domaines clés :

• l’électricité industrielle (BT/MT/HT) ;

• l’automatisation et le motion control ;

• le MES et la digitalisation de la production ;

• la data, l’IA et l’analytics industriel ;

• la cybersécurité pour les environnements OT/IT.

Wago

Enfin, en tant que l’un des principaux fabricants mondiaux de technologies de connexion, d’automatisation et d’électronique d’interface, WAGO a présenté ses dernières innovations:

• des solutions d’IA pour la programmation des contrôleurs ;

• la gestion de l’énergie, du capteur jusqu’au reporting ESG ;

• des mises à jour en matière de cybersécurité et sur le Cyber Resilience Act ;

• un nouvel écosystème digital destiné aux constructeurs d’armoires électriques.

Dirk Dewolf

Également repéré : un spécialiste des tableaux électriques

P&V Group s’impose depuis plus de 40 ans comme un acteur de référence dans la conception, la fabrication et la maintenance de tableaux électriques. Avec plus de 400 collaborateurs, l’entreprise est aujourd’hui le plus grand tableautier indépendant de Belgique.

Forte d’une approche résolument orientée client, elle met son expertise au service de solutions sur mesure, adaptées à des projets variés - de l’infrastructure à l’industrie, en passant par les bâtiments et les OEM.

À Indumation, P&V Group a présenté l’étendue de son savoir-faire et de son offre multi-marques, confirmant son positionnement : « OneStepAhead ».

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Saturation du réseau :

quel rôle pour l’installateur PV? Les GRD répondent à Techlink

Avec l’essor rapide du photovoltaïque en Belgique et le retour des périodes ensoleillées, les tensions sur le réseau électrique se multiplient. Dans certaines zones, les phénomènes de surtension et les décrochages d’onduleurs deviennent récurrents. Face à cette situation, Techlink a interrogé plusieurs gestionnaires de réseau de distribution (GRD). Leur constat est sans ambiguïté: si les limites du réseau sont bien réelles, les choix techniques posés lors des installations photovoltaïques jouent un rôle déterminant dans la stabilité globale du système.

Le compteur communicant, pierre angulaire

L’élément indispensable pour la gestion du réseau et notamment des problèmes de tension est d’abord d’encourager le client à placer un compteur communicant. C’est grâce aux données collectées que les GRD seront en mesure d’identifier les points où des rééquilibrages de tension ou des investissements seront nécessaires à l’avenir

Repenser le dimensionnement des installations

Autre message clé : le temps du dimensionnement basé uniquement sur la production maximale est révolu. Les GRD invitent désormais les installateurs à adapter la puissance des installations au profil de consommation réel des clients, en privilégiant l’autoconsommation plutôt que l’injection massive sur le réseau.

Dans les zones déjà sous pression, limiter volontairement la puissance injectée peut s’avérer pertinent. Au-delà de l’impact sur le réseau, cette approche présente aussi un intérêt économique : l’électricité injectée est aujourd’hui peu valorisée, tandis qu’un dimensionnement plus juste permet de réduire le coût initial de l’installation. L’objectif est clair : mieux intégrer les installations dans un réseau existant, plutôt que de continuer à le solliciter de manière excessive.

L’onduleur, pièce maîtresse du système

Dans les échanges avec les GRD, un élément revient systématiquement : l’onduleur. Son choix, ses fonctionnalités et surtout son paramétrage influencent directement le comportement de l’installation vis-à-vis du réseau.

Triphasé : un choix stratégique

Lorsque c’est possible, certains GRD recommandent de privilégier les onduleurs triphasés, y compris dans le résidentiel. Contrairement aux systèmes monophasés, ils permettent de répartir l’énergie sur plusieurs phases, limitant ainsi les surtensions locales et les risques de décrochage. Si l’investissement est légèrement plus élevé, il se traduit par une production plus stable pour le client.

Vers des onduleurs intelligents

Les GRD insistent également sur l’importance d’opter pour des équipements capables de pilotage actif. Ces onduleurs permettent notamment de limiter dynamiquement l’injection, de fonctionner en mode zéro injection ou encore d’être pilotés via un système de gestion énergétique. Dans un contexte de forte pénétration du photovoltaïque, ces fonctionnalités deviennent indispensables. Elles offrent aussi un avantage économique, notamment en cas de tarification dynamique : lorsque les prix deviennent négatifs, limiter l’injection peut éviter des pertes financières.

Le paramétrage, un enjeu encore sous-estimé

Au-delà du matériel, le paramétrage des onduleurs reste un point critique. Le respect des prescriptions techniques de Synergrid (C10/11) constitue une base incontournable, mais ne suffit plus toujours dans les zones sensibles. Certains GRD recommandent d’activer des fonctions avancées comme le Volt-Watt ou le Volt-Var. Ces mécanismes permettent à l’onduleur de réagir progressivement aux variations de tension, en réduisant l’injection ou en stabilisant localement le réseau, plutôt que de provoquer un arrêt brutal. Encore trop peu uti-

lisées sur le terrain, ces fonctionnalités peuvent pourtant limiter significativement les décrochages et améliorer la continuité de production pour le client.

Stockage et autoconsommation : des solutions à manier avec discernement

Si les batteries sont souvent présentées comme une solution miracle, les GRD appellent à la nuance. Leur efficacité dépend fortement du profil de consommation et de leur mode de pilotage.

En revanche, le développement de l’autoconsommation apparaît comme le levier le plus efficace. Les installateurs peuvent y contribuer en proposant des solutions de pilotage des usages : chauffe-eau, pompes à chaleur ou bornes de recharge peuvent ainsi être activés au moment de la production photovoltaïque. Chaque kilowattheure consommé localement est autant d’énergie qui ne transite pas par le réseau.

Mieux maîtriser l’injection

Les GRD encouragent également le recours à des solutions permettant de contrôler activement l’injection : limitation de puissance, zéro injection ou régulation dynamique. Ces outils permettent de réduire les pics d’injection responsables des problèmes de tension, tout en offrant une protection économique au client dans un contexte de prix variables. À moyen terme, les exigences en matière de flexibilité et de pilotage à distance devraient encore se renforcer, notamment sous l’impulsion du gestionnaire de réseau de transport Elia. Anticiper ces évolutions devient essentiel pour le secteur.

La qualité de l’installation, un facteur déterminant

Les problèmes de décrochage ne trouvent pas toujours leur origine dans le réseau. Des défauts d’installation - câbles sous-dimensionnés, connexions de mauvaise qualité, longueurs excessives ou mauvais équilibrage des phases - peuvent générer des surtensions locales. Les

prescriptions techniques imposent notamment une augmentation de tension inférieure à 1 % entre le compteur et l’unité de production, ainsi qu’un déséquilibre maximal de 5 kVA entre phases en triphasé. Dans ce contexte, l’installateur doit porter une attention particulière à la répartition des charges et de la production, ainsi qu’au choix des phases de raccordement. Une installation bien conçue limite les contraintes sur le réseau… et les pertes pour le client.

Un rôle qui s’inscrit dans la durée

Le rôle de l’installateur ne s’arrête plus à la mise en service. Un suivi régulier permet de détecter les problèmes de décrochage et d’apporter des ajustements, parfois simples mais efficaces. En cas de difficultés persistantes, les GRD se tiennent disponibles pour analyser la situation et identifier l’origine du problème, qu’il soit lié au réseau ou à l’installation. Cette collaboration entre installateurs et gestionnaires de réseau devient essentielle pour garantir des solutions rapides et adaptées.

Informer pour éviter les frustrations

Enfin, les GRD insistent sur l’importance d’une communication transparente avec les clients. La production photovoltaïque peut être impactée par les contraintes du réseau, et il est essentiel de le préciser dès le départ. Une information claire permet d’éviter les attentes irréalistes et les litiges. La déclaration des installations constitue également un enjeu clé : elle permet aux gestionnaires de réseau d’avoir une vision précise des capacités installées et d’anticiper les investissements nécessaires.

Un métier en pleine mutation

Au fil des échanges, un message s’impose : l’installateur devient un acteur central de la stabilité du réseau. Son rôle évolue vers la conception de systèmes intelligents, capables de s’adapter aux contraintes locales. Dimensionnement, choix et paramétrage des équipements, pilotage des usages et gestion de l’injection deviennent des compétences clés. Dans un réseau de plus en plus sollicité, chaque installation compte.

Jean-Bernard Cuvelier, Transition Manager Renewabkes - Techlink

Pour retrouver l’analyse complète de Jean-Bernard Cuvelier, Transition Manager Renewables chez Techlink, scannez ce code QR

Innovation, croissance, collaborations… le secteur des installations est en constante évolution. À travers cette rubrique, découvrez un aperçu des actualités qui font bouger les lignes : lancements de produits, partenariats stratégiques, fusions et acquisitions, distinctions et initiatives inspirantes. Un condensé des tendances et des mouvements clés pour rester connecté à l’essentiel du secteur.

URBAN WALL VARIO : éclairage de façade flexible

L’éclairage de façade joue un rôle essentiel dans la perception des bâtiments à la tombée de la nuit, tout en contribuant à la sécurité et à l’usage des espaces extérieurs. URBAN WALL VARIO de LEDVANCE répond pleinement à ces attentes des utilisateurs finaux et des concepteurs. Conçu pour offrir un éclairage vers le haut, vers le bas ou combiné, ce système permet aux prescripteurs et installateurs de mettre en valeur les façades, de souligner les entrées et de créer de la profondeur ainsi qu’un intérêt visuel. Des réflecteurs interchangeables sont fournis de série et permettent des angles de diffusion de 30° ou 55°. URBAN WALL VARIO est également disponible en version DALI-2 pour une gestion intelligente de l’éclairage. www.benelux.ledvance.com

Anémomètre compact

Le VA 100 de Blauwe Lijn est un anémomètre à hélice particulièrement compact, conçu pour mesurer la vitesse de l’air de 0,1 à 25 m/s ainsi que la température jusqu’à 50 °C. L’appareil se distingue par sa simplicité d’utilisation, avec une seule touche de commande, et par son écran rétroéclairé, parfaitement lisible même dans des conditions de faible luminosité. Le VA 100 est équipé du Bluetooth, permettant une connexion à un smartphone

ou une tablette via l’application gratuite EuroSoft Live (iOS et Android). Cette application permet d’afficher et d’enregistrer les mesures à distance, ainsi que de calculer les débits d’air après introduction des dimensions du conduit ou de l’ouverture de ventilation. Des mesures conformes à la norme EN 12599 sont également possibles.

www.euro-index.be

Cebeo acquiert Aleco

Cebeo, société du groupe Sonepar, annonce avoir conclu un accord pour l’acquisition des activités d’Aleco à

partir du 1er mai 2026. Aleco est un grossiste local en matériel électrique, câbles, éclairage, HVAC et solutions d’énergie durable, fondé en 1997 par Geert Tournoy et Francis Van Den Driessche. Basée à Zedelgem, avec une seconde implantation à Roulers, l’entreprise a construit en près de trente ans une solide réputation dans le nord et le centre de la Flandre occidentale, où elle dessert une large clientèle. En 2025, Aleco a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 8 millions d’euros. Ses activités seront entièrement intégrées à celles de Cebeo, tandis que les collaborateurs continueront à mettre leur expertise au service des clients. Grâce à cette acquisition, Cebeo renforce son modèle de proximité auprès des clients et des installateurs locaux en Flandre occidentale.

www.cebeo.be

Adoucisseurs Valeco 500 Series: la simplicité au service de la performance

Les adoucisseurs Valeco 500 Series associent compacité, durabilité et hautes performances. Leur technologie d’analyse des habitudes de consommation ajuste auto-

matiquement les cycles de régénération, ce qui permet de réduire significativement la consommation de sel et d’eau. Composée de quatre modèles, la gamme offre le débit le plus élevé du marché, garantissant une pression stable même en usage intensif. Le design compact, dont un modèle de seulement 48 cm de hauteur, facilite l’intégration dans les espaces les plus restreints. Pensés pour l’efficacité sur chantier, les 500 Series sont fournis avec un kit d’installation complet comprenant bypass, flexibles et test de dureté, assurant une mise en place rapide et maîtrisée. L’interface à trois boutons et l’écran clair renforcent la simplicité d’utilisation au quotidien. Avec leur gestion intelligente, leur faible consommation

et leur conception robuste, les adoucisseurs 500 Series constituent une solution fiable, économique et durable pour les installations professionnelles.

www.valeco.be

Integratech renforce l’identité de H27 grâce à un éclairage LED réfléchi

Integratech a doté H27, ancien hangar aéronautique situé sur le site militaire de Saint-Trond, d’un concept d’éclairage innovant alliant patrimoine et modernité. Le caractère industriel est préservé, tandis qu’une technologie écoénergétique assure un équilibre optimal entre

ambiance et fonctionnalité. Dans la halle événementielle, les luminaires existants ont été conservés et modernisés avec la technologie LED. Cela garantit un éclairage puissant et homogène, sans compromettre l’authenticité du lieu. Pour les bureaux et salles de réunion, Integratech a opté pour des panneaux fins et discrets, créant une lumière apaisante et uniforme. Ce choix améliore le confort de travail et renforce la sensation d’espace et de clarté. Des accents LED subtils, notamment au bar et le long des

escaliers, enrichissent l’expérience et apportent de la profondeur à l’ensemble. L’éclairage devient ainsi un élément clé de l’identité du lieu. Avec ce projet, H27 devient un environnement inspirant où architecture, technologie et expérience se conjuguent harmonieusement. www.integratech.be

Choisir rapidement le bon câble avec l’outil d’aide au choix de câbles de Zelektro

Choisir le bon câble n’est pas toujours évident dans la pratique. C’est pourquoi Zelektro a développé un outil d’aide au choix de câbles en ligne, conçu pour accompagner les installateurs et les professionnels dans leur sélection. En répondant à quelques questions ciblées, tu es directement orienté vers les câbles les plus adaptés sur la boutique en ligne. Cet outil simplifie le processus de sélection et permet de comprendre rapidement les différences entre les types de câbles et leurs spécifications techniques. Le risque de commander le mauvais produit diminue ainsi, tandis que la préparation des installations devient plus efficace. Découvre l’outil d’aide au choix de câbles sur https://www.zelektro.be/fr/kabelkeuze-hulp#scrollTop=0. www.zelektro.be

LEGIOMIX®evo: une nouvelle référence dans la prévention de la légionellose Caleffi présente la LEGIOMIX®evo Série 6003 : un mitigeur électronique avancé qui associe sécurité, efficaci-

té et connectivité intelligente pour la distribution d’eau chaude sanitaire. La légionelle reste une menace sérieuse dans les réseaux d’eau chaude des hôpitaux, établissements de soins, hôtels, installations sportives et immeubles collectifs. La bactérie prolifère dans l’eau stagnante entre 20 °C et 50 °C et peut provoquer des affections respiratoires graves. Les mesures classiques ne suffisent pas toujours. La LEGIOMIX®evo répond directement à ce défi grâce à une désinfection thermique automatique. Le mitigeur élève périodiquement la température de l’eau à un niveau létal pour les bactéries et surveille en continu les paramètres via des capteurs intégrés. Grâce au datalogging et à la connectivité Modbus/BACnet, toutes les fonctions sont simples à gérer à distance et intégrables dans les systèmes modernes de gestion technique des bâtiments (GTB). Outre la sécurité, Caleffi mise sur la convivialité et l’efficacité. Le régulateur numérique avec écran tactile couleur rend l’utilisation intuitive et permet de programmer des cycles personnalisés de désinfection. Via un tableau de bord cloud et une application, les opérateurs peuvent contrôler et optimiser le système

partout. Le design compact et la faible consommation énergétique contribuent à la durabilité et à la réduction des coûts d’exploitation.La LEGIOMIX®evo est disponible en plusieurs modèles et adaptée à divers contextes : habitations et appartements, hôpitaux, hôtels, centres sportifs et campings. Partout où une eau chaude fiable et sûre est indispensable, ce mitigeur apporte une solution performante. Avec la LEGIOMIX®evo, Caleffi réaffirme son engagement pour des installations d’eau saines et sécurisées. Le produit établit une nouvelle référence en matière de prévention de la légionellose, tout en alliant flexibilité, technologie intelligente et durabilité. www.caleffi.com

Cette solution basée sur Zigbee 3.0 est conçue pour les installateurs et les professionnels de l‘éclairage. Elle permet de gérer jusqu‘à 40 luminaires par zone, sans nécessiter de passerelle, de connexion au cloud ni de support informatique. Il suffit de se connecter via Bluetooth, de définir ses préférences et le tour est joué. Scannez le code QR et regardez la vidéo.

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