OCTOBRE 2026
Magazine
Le mensuel de l’entrepreneur et de l’installateur Une publication d'Embuild • Avenue des Arts 20, 1000 Bruxelles • Bureau de dépôt Gent X • €6
DOSSIER :
L’UTILITÉ DES DRONES DANS LE SECTEUR SERVICE D’ÉTUDES Présentation du département et des dossiers de lobbying
POLITIQUE La ministre Éléonore Simonet visite un chantier à Flémalle
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ÉDITO
Qui prend le logement abordable au sérieux doit agir dès maintenant
L
e recul dans le secteur de la construction et de l’installation, et plus particulièrement dans la construction de logements, est loin d’être un simple creux conjoncturel temporaire. Nos entreprises doivent faire face simultanément à une diminution des commandes, à un financement plus coûteux et à une hausse des prix des matériaux. Ce cocktail dévastateur menace structurellement la capacité d’action de notre secteur.
Faisons rapidement un « reality check » : actuellement, 67 % des entreprises de construction et d’installation disposent d’un carnet de commandes moins rempli que d’habitude. C’est surtout dans la construction de logements que l’inquiétude est particulièrement grande, et aucune amélioration ne semble se profiler : 53 % des constructeurs de logements s’attendent même à une année 2027 encore plus difficile. L’activité est en baisse depuis 2022 déjà et la tendance ne semble pas prête de s’inverser. La situation est très problématique ! Les ménages freinent sérieusement leurs projets. Ils reportent leurs projets de construction et de rénovation parce qu’emprunter est devenu plus coûteux. Pour un crédit de 250.000 euros, le surcoût par rapport à il y a un an s’élève à environ 27.000 euros. Dans le même temps, le coût des matériaux de construction continue d’augmenter. En un an, les prix de l’aluminium, du zinc et du plomb ont augmenté de 32,6 %, ceux du PVC et des matières plastiques de 21,5 %, ceux du bitume et des autres produits pétroliers de 18 % et deux de l’acier de 13,6 %. De plus, 72 % des entreprises de construction et d’installation s’attendent à de nou-
velles hausses de prix d’ici fin 2026, de 8 % en moyenne. La guerre au Moyen-Orient est de loin la cause la plus souvent citée pour expliquer ces nouvelles hausses. Il est tout à fait logique les entrepreneurs ne puissent pas continuer à absorber, eux-mêmes, ces chocs dans leurs marges déjà limitées. C’est pourquoi ils recourent de plus en plus à des clauses de révision des prix et à des prix journaliers. Ces mécanismes permettent de maintenir les contrats réalisables et offrent de la clarté au maître d’ouvrage. La prudence contractuelle ne suffira toutefois pas à relancer la construction de logements. Pour y parvenir, une action politique urgente est nécessaire. D’ici 2050, la Belgique aura besoin de 900.000 logements supplémentaires, alors que construire ou louer devient financièrement inaccessible pour de plus en plus de ménages. Plus de la moitié du coût d’un logement neuf retourne à l’Etat sous forme de charges fiscales et sociales. Cela rend le logement inabordable. C’est pourquoi Embuild demande un taux de TVA réduit pour la construction et l’achat d’un logement propre et unique, ainsi que pour les logements loués pendant au moins 15 ans, avec dans les deux cas une limitation de la superficie. Prendre le logement abordable au sérieux, c’est redonner dès maintenant de l’oxygène à la construction résidentielle. Les reports ne font qu’aggraver la crise du logement et affaiblir les entreprises, qui devront construire ces nombreux logements supplémentaires pourtant indispensables. Niko Demeester CEO Embuild
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Plus de « la moitié du
coût d’un logement neuf retourne à l’Etat sous forme de charges fiscales et sociales. Cela rend le logement inabordable.
»
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SOMMAIRE
Magazine
Le mensuel de l’entrepreneur et de l’installateur Une publication d'Embuild • Avenue des Arts 20, 1000 Bruxelles • Bureau de dépôt Gent X • €6
DOSSIER :
L’UTILITÉ DES DRONES DANS LE SECTEUR SERVICE D’ÉTUDES Présentation du département et des dossiers de lobbying
POLITIQUE La ministre Éléonore Simonet visite un chantier à Flémalle
@fr.embuild
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.embuild.be
embuildBE
ON N’EST PAS ENTREPRENEUR OU INSTALLATEUR DE NEUF À CINQ, ON L’EST POUR LA VIE ! Chez Embuild, nous sommes fiers de vous compter parmi nos membres. Vous exercez un formidable métier et vous n’êtes pas entrepreneur ou installateur de neuf à cinq, vous l’êtes pour la vie ! Dans le cadre de nos salons professionnels du mois d’octobre, nous lançons donc la campagne « Fiers de notre métier », en collaboration avec nos associations professionnelles.
3 ● Édito Qui prend le logement abordable au sérieux doit agir dès maintenant.
7 ● Point de vue régional
Investir aujourd’hui, ou payer plus cher demain
CAMPAGNE 8 ● « Fiers de notre métier » On n’est pas entrepreneur ou installateur de neuf à cinq, on l’est pour la vie !
VOS INTÉRÊTS 10 ● Service d’études Une équipe d’experts qui défendent vos intérêts.
14 ● 80 ans d’Embuild
Conjoncture de la construction : des hauts et des bas.
16 ● Social
AR n°213 et heures supplémentaires volontaires : deux régimes complémentaires.
DOSSIER 19 ● Introduction L’utilité des drones dans le secteur.
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20 ● Réglementation
Les drones légers dans la catégorie « open A1 » : accessibles et très utiles dans la construction.
DOSSIER : L’UTILITÉ DES DRONES DANS LE SECTEUR Les drones s’imposent progressivement comme de véritables outils de travail sur les chantiers de construction. Prises de mesures pour les devis, inspection des toitures et façades, repérage de ponts thermiques, suivi de chantier, contrôle final avant la réception… Ces appareils permettent de réaliser de nombreuses tâches rapidement et sans prise de risques, dans des zones qui peuvent être difficiles d’accès. On vous explique tout dans ce dossier.
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SOMMAIRE
22 ● Cas concrets « C’est moins cher, plus rapide et plus safe ».
24 ● Témoignage
« C’est très important d’avoir une personne référente qui s’y intéresse dans l’entreprise ».
26 ● Flywel
Utiliser les drones sur la liaison Oosterweel à Anvers, le chantier du siècle.
28 ● EspaceDrone
Le centre de formation pour obtenir un brevet ou une licence.
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SECTEURS & MÉTIERS 30 ● Embuild Liège/Politique
LA MINISTRE SIMONET VISITE UN CHANTIER À FLÉMALLE ET RENCONTRE DES ENTREPRENEURS LIÉGEOIS Le 15 septembre dernier, Éléonore Simonet, la ministre fédérale des Classes moyennes, des Indépendants et des PME, a visité le chantier du futur commissariat de police de Flémalle. La ministre a répondu favorablement à l’invitation lancée par Embuild Liège et l’entreprise Cop & Portier, basée à Awirs (Flémalle) et active sur ce chantier. Objectif : découvrir les réalités de terrain d’une PME active dans la construction. La ministre s’est ensuite rendue au Château Rorive, à Amay, pour présenter son plan PME et échanger avec des entrepreneurs.
La ministre Simonet visite un chantier à Flémalle et rencontre des entrepreneurs liégeois.
32 ● Formations
Les associations locales sont passées maîtres en la matière.
34 ● Ponts et viaducs bruxellois
675 millions sont nécessaires pour les rénover et les entretenir d’ici 2045.
36 ● Durabrik
L’entreprise fête ses 60 ans.
38 ● Cefora
Le partenaire institutionnel et naturel d’Embuild.
40 ● Buildwise
• Toitures climatiques : évitez d’endommager l’étanchéité ! • Des marchés publics durables. • Une seule toiture, de multiples fonctions.
PROJETS & ENTREPRISES 44 ● Projet Un nouveau siège moderne pour Constructiv.
46 ● Avantages membres
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Votre affiliation se rentabilise.
48 ● Marché de la construction
UN NOUVEAU SIÈGE MODERNE POUR CONSTRUCTIV À l’image de sa campagne « Nous construisons demain », Constructiv joue un rôle important pour améliorer l’image du secteur. Son siège doit donc véhiculer cette bonne image. Ce nouveau bâtiment, de haute qualité, en termes d’architecture, de techniques et de finitions, a été construit de manière exemplaire, en respectant les exigences les plus strictes sur la sécurité et la formation.
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• Cedral • Triflex
50 ● Marquant
• Demo Days a attiré environ 5.500 visiteurs. • Chiffre du mois
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SCANNEZ ET DÉCOUVREZ
POINT DE VUE RÉGIONAL
Investir aujourd’hui,
ou payer plus cher demain
L
a Wallonie serre la ceinture. Le budget initial 2026 prévoit plusieurs centaines de millions d’euros d’économies structurelles, un solde encore déficitaire, et le 21 avril dernier l’agence Moody’s a abaissé la note de crédit de la Région. Dans ce contexte, une ligne du budget est toujours la première que l’on rabote, parce qu’elle ne déclenche aucune protestation immédiate : l’investissement. C’est humainement compréhensible. C’est économiquement une erreur. Rappelons-le : l’investissement public belge est, avec celui de l’Allemagne, l’un des plus faibles de la zone euro. Depuis la fin des années 1980, il fluctue autour de 2 à 2,5 % du PIB — à peine de quoi compenser l’usure naturelle de notre patrimoine collectif, selon la Banque nationale de Belgique.
Car il existe deux dettes, et nous n’en regardons qu’une. La dette financière est chiffrée, suivie, notée par les agences. Mais une seconde dette s’accumule en silence, chaque fois qu’un pont, une école, une station d’épuration ou une route vieillit sans être entretenu : une « dette cachée » qui n’apparaît dans aucun tableau budgétaire. Elle ne pèse pas sur nous aujourd’hui — elle pèsera demain sur nos enfants, qui la rembourseront au prix fort, en réparations d’urgence et en infrastructures dégradées. Reporter un investissement n’est pas une économie : c’est transférer une facture, majorée, à la génération suivante. D’où deux principes simples. Toutes les dépenses ne se valent pas : payer des intérêts est une charge ; rénover un pont est un actif qui servira des décennies. Une « règle d’or budgétaire » devrait protéger l’investissement productif des coups de rabot, comme un ménage distingue ses charges courantes de son crédit immobilier. Et cela suppose une comptabilité patrimoniale publique fiable : on
ne rembourse pas — ni même ne perçoit — une dette que l’on refuse de mesurer. L’infrastructure de demain, du reste, n’est plus seulement du béton : elle est résiliente face au climat, sobre en énergie et de plus en plus numérique. La maintenance préventive — entretenir avant de devoir réparer — évite les défaillances les plus coûteuses. Investir, ce n’est donc pas dépenser plus ; c’est dépenser mieux, et plus tôt. Et l’urgence n’est pas que comptable. Les carnets de commandes du génie civil ont reculé de 17 % en un an : ce sont des milliers d’emplois qui sont en jeu — des emplois locaux, ancrés dans nos communes, qui ne se délocalisent pas. Chaque chantier reporté, c’est de l’activité, des recettes et des savoir-faire qui s’effacent ici, chez nous. Les solutions existent, et elles ne reposent pas que sur le budget régional. Les entreprises ont d’abord besoin de prévisibilité : un programme pluriannuel d’investissements, clair et stable, permet de planifier, de former et d’embaucher. La Wallonie peut ensuite mobiliser une ressource considérable qui dort à ses portes — l’épargne. En activant des partenariats public-privé bien conçus, cette épargne privée peut financer les infrastructures wallonnes plutôt que de sommeiller sur des comptes, au bénéfice partagé de l’épargnant et de la collectivité. Que les choses soient claires : Embuild Wallonie ne demande pas de dépenser sans compter. Nous demandons de ne pas confondre rigueur et renoncement. La rigueur véritable, c’est aussi celle qui refuse de léguer une dette cachée à ses enfants. Investir aujourd’hui, c’est l’assurance de ne pas payer — et de ne pas faire payer — beaucoup plus cher demain. Hugues Kempeneers Directeur général Embuild Wallonie
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Investir « aujourd'hui,
c'est l'assurance de ne pas payer - et de ne pas faire payer beaucoup plus cher demain.
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CAMPAGNE
On n’est pas entrepreneur ou installateur de neuf à cinq, on l’est pour la vie ! Chez Embuild, nous sommes fiers de vous compter parmi nos membres. Vous exercez un formidable métier et vous n’êtes pas entrepreneur ou installateur de neuf à cinq, vous l’êtes pour la vie ! Dans le cadre de nos salons professionnels du mois d’octobre, nous lançons donc la campagne « Fiers de notre métier » , en collaboration avec nos associations professionnelles.
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our un entrepreneur ou un installateur, le métier n’est pas une simple occupation. Il détermine votre façon de regarder, de penser et de résoudre les problèmes. Être un professionnel dans le secteur de la construction ou de l’installation, ce n’est pas ce que vous faites, c’est qui vous êtes. Le savoir-faire, vous l'avez au bout des doigts, dans votre œil pour le détail et dans la rigueur que vous vous imposez. Embuild soutient les professionnels qui réalisent chaque jour un travail de qualité et qui exercent leur métier avec expertise et passion. C'est pourquoi nous valorisons ce savoir-faire par les conseils et services d'Embuild, mais aussi en organisant des salons et autres moments de réseautage, ainsi que des formations, tout en veillant à ce qu'il soit transmis aux générations futures.
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Chez Embuild, nous pensons que ces professionnels ont toutes les raisons d’être fiers de leur métier. Et cette fierté ? Elle mérite d'être mise en valeur. C’est pourquoi Embuild lance la campagne « Fiers de notre métier ». Cette campagne s’accompagne d’un hoodie au message simple mais clair : « Fiers de notre métier ». Portez-le sur le chantier, en route ou lors d’un salon professionnel. Pas parce que vous avez besoin qu'on vous félicite de votre travail, mais tout simplement pour montrer à quel point vous aimez votre métier.
Demandez votre hoodie gratuit Vous êtes fier de votre métier ? Demandez votre hoodie gratuit via le QR code et dites-nous pourquoi vous êtes fier de votre métier. Affichez votre fierté !
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VOS INTÉRÊTS
Le service d’études d’Embuild,
une équipe d’experts qui défendent vos intérêts
Dans chaque édition de ce magazine, nous publions des articles en collaboration avec le service d’études d’Embuild dans notre rubrique « Vos Intérêts ». Ce département de notre fédération professionnelle est composé d’experts qui suivent de très près les matières fédérales et européennes qui ont un impact sur notre secteur. Christine Lhoste, la directrice générale d’Embuild, présente ce département et explique l’importance de son rôle auprès des pouvoirs publics, des membres et des collègues de la grande famille Embuild.
«A
«
Nous arrivons à être entendus sur un tas de matières, mais je rappelle tout de même que c’est toujours le politique qui a le dernier mot et qui décide.
»
CHRISTINE LHOSTE
u quotidien, je suis impressionnée par la qualité des experts du service d’études, qui sont de véritables références dans leur matière respective et qui abattent un travail incroyable et essentiel pour le secteur, souvent dans l’ombre », souligne d’emblée CHRISTINE LHOSTE . Ces experts sont une petite quinzaine au total et actifs dans six thématiques fédérales et une européenne : le social, le fiscal, l’économique, le juridique, les PME, la durabilité et enfin l’Europe. « Mon équipe interagit en permanence car toutes ces matières sont liées et impactent directement le secteur de la construction et de l’installation. Leur travail consiste à suivre l’actualité dans leur domaine d’expertise, informer les membres et les équipes de la famille Embuild sur les discussions et nouvelles réglementations, influencer les décisions politiques, accompagner les membres en seconde ligne et réaliser des études, enquêtes ou analyses pour connaître les besoins et tendances dans le secteur. Sur la base de ces études et du précieux retour du terrain que nous rapportent notamment les régions, associations locales et associations professionnelles, nous allons défendre les intérêts des entreprises de construction et d’installation auprès des autorités fédérales et européennes », explique la directrice générale d’Embuild.
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Lobbying Cette défense des intérêts est ce que l’on appelle le lobbying. « Il est capital et se construit petit à petit au contact des autorités de notre pays et l’Europe. Je suis fière de pouvoir dire que nous avons généralement noué une bonne relation de confiance avec la plupart des ministres du gouvernement fédéral Arizona : Bart De Wever, Jan Jambon, David Clarinval, Vincent Van Peteghem, Maxime Prévot, Rob Beenders, Jean-Luc Crucke et Eléonore Simonet. Ces relations de confiance résultent notamment de la crédibilité qu’ils accordent à nos analyses et points de vue. Nos interlocuteurs reconnaissent en outre notre représentativité du secteur. Nous arrivons à être entendus sur un tas de matières, mais je rappelle tout de même que c’est toujours le politique qui a le dernier mot et qui décide. Nous ne faisons en effet que de tenter de convaincre les décideurs politiques par la pertinence de nos analyses, mais les décisions de ces derniers se font parfois sur la base d’équilibres ou marchandages politiques qui nous échappent. » Beaucoup de dossiers de lobby relevant des compétences fédérales et régionales nécessitent une collaboration étroite avec les collègues des régions. Toutes ces actualités, évolutions législatives, enquêtes, et quelques actions de lobbying sont relayées en interne via nos différents canaux de communication que sont l’Embuild
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DÉPARTEMENT
Magazine, le flash et nos médias sociaux et en externe via des communiqués de presse. « Nous avons toutefois l’ambition de davantage communiquer auprès de nos membres sur notre travail, qui reste bien souvent dans l’ombre. Il faut toutefois comprendre que parfois, certaines démarches et négociations doivent rester confidentielles si on veut aboutir et garder la confiance de nos interlocuteurs. »
Soutenir la grande famille Embuild La petite quinzaine d’experts a aussi un rôle de soutien auprès des membres et d’information des équipes des associations locales et professionnelles sur les nouvelles réglementations. « Quand nos entreprises ont des questions sur n’importe quelle matière, elles doivent d’abord prendre contact avec leur association locale. C’est la première ligne. En cas de questions plus spécifiques, le service d’études est là pour aider les membres en seconde ligne. En 2025, ce sont 1.913 avis aux
membres qui ont ainsi été rendus par le service d’études », indique Christine Lhoste. « Enfin, notre mission est de mettre à disposition des documents-types, des projets de contrat ou clauses, des documents de travail…, suite à une évolution législative, et qui vont soutenir et protéger nos entrepreneurs. » Afin de vous donner une idée du travail actuel réalisé par ces experts, nous résumons ici avec la directrice générale d’Embuild les dossiers prioritaires en cours (ndlr : cette liste est loin d’être exhaustive).
Fiscal « L’une de nos toutes grosses priorités, c’est le budget fédéral qui est très tendu avec le gouvernement Arizona qui cherche à trouver 10 milliards d’ici 2029. Nous continuons à nous battre pour une diminution de la TVA sur les nouvelles constructions, un segment sous pression avec des permis et des carnets de commandes en berne ainsi qu’une hausse des faillites et du coût des matériaux, alors
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Le service d'études d'Embuild: une équipe d'experts au service de la grande famille Embuild.
VOS INTÉRÊTS
Nous «entamerons
en novembre notre tour de Belgique afin de préparer les négociations sectorielles 2027-2028. JAN VOCHTEN
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que 900.000 nouveaux logements seront nécessaires d’ici 2050. C’est un dossier fondamental et nous entretenons les contacts informels continus avec Jan Jambon et les autres ministres du gouvernement pour le faire avancer », indique Christine Lhoste. « Toujours au niveau fiscal, la dispense du précompte professionnel pour le travail en équipes suscite beaucoup de questions quant à son contrôle par l’administration fiscale. Notre conseil d’administration nous a mandatés pour rencontrer l’administration fiscale et Jan Jambon, afin d’éclaircir au maximum les conditions. C’est une mesure importante qui rapporte 400 millions d’euros par an au secteur. Enfin, l’accord de gouvernement prévoit une condition de durabilité dans la TVA à 6 % pour les démolitions-reconstructions. Nous sommes en contact avec Jean-Luc Crucke pour que cette évolution législative soit pragmatique. »
avis du Conseil d’Etat, ce projet de loi a été approuvé en juillet. Ce service a des avantages avec une résolution de conflits moins onéreuse et moins longue. Nous avons pu obtenir certaines garanties du ministre Beenders. Premièrement, le financement se fera selon le principe du pollueur-payeur : seules les entreprises impliquées dans un litige contribueront, sans prélèvement préalable sur l'ensemble du secteur. Deuxièmement, la contribution due par dossier sera répartie entre toutes les entreprises concernées, et non supportée par une seule d'entre elles lorsque plusieurs intervenants sont impliqués, ce qui est très fréquent dans la construction. Troisièmement, les frais exposés en cours de procédure, comme les frais d'expertise, seront partagés entre l'entreprise et le consommateur. Cela dit, de nombreux éléments doivent encore être affinés dans le règlement de procédure du Service de Médiation. Nous continuerons donc à travailler à un meilleur équilibre entre entreprises et consommateurs. » Enfin, au niveau des marchés publics, Embuild a obtenu un beau résultat : le projet de réforme de la loi sur les marchés publics fait du meilleur rapport qualité-prix le critère d'attribution par défaut, plutôt que le prix le plus bas. « Désormais, nous plaidons auprès du Premier ministre et du ministre Clarinval pour l'interdiction des clauses abusives dans la relation business-to-government (B2G). »
Juridique
Social
Au niveau juridique, Christine Lhoste pointe plusieurs priorités. « L’accord de gouvernement prévoit une modernisation de la Loi Breyne. Nous demandons de la clarifier là où c’est nécessaire, mais pas d’étendre son champ d’application, notamment aux projets casco et de grande rénovation », indique-telle. « Un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne a déclaré non-conforme à la directive Services la distinction entre entreprises agréées et non agréées, les agréées ne devant constituer qu’un cautionnement de 5 % alors que les non-agréées doivent fournir une garantie d’achèvement que la Cour assimile à une garantie de 100 %. L’adaptation de ce système risque de mettre à mal les entreprises agréées. Nous serons donc très attentifs à la manière dont la Belgique va répondre à cet arrêt. » Autre dossier : la mise en place d’un service de médiation pour le secteur. « Après un
En matière sociale, la conclusion de conventions collectives de travail fait partie des missions essentielles de l’équipe de Jan Vochten. « Nous entamerons ainsi en novembre notre tour de Belgique afin de préparer les négociations sectorielles 2027-2028. Ce tour de Belgique est important pour connaître les priorités de nos entrepreneurs sur le terrain », explique JAN VOCHTEN . Un autre projet majeur concerne la classification sectorielle des fonctions. Après la validation en interne, l’année dernière, de la liste des 138 fonctions de référence, Optimor (bureau spécialisé dans la classification des fonctions) a finalisé une première version des descriptions de fonctions. Celles-ci seront examinées plus en détail au cours des prochains mois avec les 25 entreprises visitées et les associations professionnelles (pour ce qui concerne leurs fonctions spécifiques). La pon-
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dération de ces fonctions pourra ensuite être réalisée au printemps 2027. La classification sectorielle des fonctions constitue avant tout un outil RH pratique, surtout dans le contexte de la nouvelle directive sur la transparence des rémunérations qui se profile. Il s’agit d’un outil objectif pour faire des différences, par exemple en matière de pensions complémentaires. Ainsi, si cela s'avère nécessaire, chaque classe pourrait se voir attribuer une pension complémentaire différente. « Enfin, nous travaillons également sur certains dossiers qui nous préoccupent, comme le check-out et l’enregistrement du temps de travail. Nous essayons d’en limiter autant que possible les conséquences négatives. Pour l’enregistrement du temps de travail, nous demandons au gouvernement de mettre en place un système aussi flexible que possible et de prévoir plusieurs exceptions. Pour le check-out, nous souhaitons renforcer la responsabilité des travailleurs. Puisque les enregistrements préalables ne seront plus possibles, tous les check-in et check-out devront être effectués en temps réel. Et la seule personne qui sait exactement quand elle arrive sur le chantier et quand elle le quitte, c’est le travailleur luimême. Il est donc logique que cette responsabilité lui incombe. » L’instauration du check-out n’aura d’ailleurs lieu que le 1er avril 2027, et non le 1er janvier 2027 comme le gouvernement l’avait initialement annoncé.
Dans le département PME et durabilité, le financement bancaire des entreprises est un dossier important « Nous avons lancé une étude via notre flash qui a soulevé un certain nombre de problèmes à ce sujet : manque d’informations, garanties excessives, clauses abusives, indemnités de remploi élevées... Nous avons alors proposé des solutions concrètes à ces problèmes à la ministre des PME Éleonore Simonet », indique Christine Lhoste. « Quant au plan fédéral pour la simplification administrative, qui est une demande forte de nos membres, il comporte environ 80 mesures dont 10 concernent la construction. Nous sommes ravis d’avoir été entendus par le ministre Van Peteghem. »
Enquêtes conjoncturelles
Europe
Pour avoir une idée de la situation économique du secteur, le service d’études d’Embuild réalise également de nombreuses enquêtes conjoncturelles auprès des membres (prix des matériaux, état des lieux des carnets de commandes, de la recherche de main-d’œuvre, …), qui viennent en appui de nos actions de lobby. « Avec les résultats de ces enquêtes, nous allons défendre les intérêts du secteur auprès des différents ministres fédéraux. À cet égard, afin d’améliorer encore la fiabilité et la comparabilité des résultats, nous souhaitons constituer un panel permanent d’entrepreneurs et d’installateurs. » Au niveau économique et juridique, l’équipe a aussi un œil avisé sur la réforme des agréations. « Nous allons envoyer nos propositions concrètes et validées par notre Conseil d’administration au ministre David Clarinval. L’objectif reste une entrée en vigueur en 2027
Enfin, au niveau européen, certains directives et règlements ont un impact important sur le secteur. « Notre équipe suit ça de très près en collaboration avec la FIEC, la fédération de l’industrie européenne de la construction. Je vais citer quatre dossiers en cours qui ont des répercussions sur le secteur : la directive sur les marchés publics, l’Industrial Accelerator Act, le Construction Services Act, et le règlement sur les retards de paiement. » Les dossiers ne manquent donc pas pour nos experts. Qui sont à votre service pour défendre votre travail au quotidien. « Je ne le répèterai jamais assez. Grâce à toute cette expertise en interne, Embuild peut aller défendre les intérêts du secteur auprès des différents ministres. Et même si nous n’obtenons pas toujours ce que nous voulons, je peux assurer à tous les membres que nous sommes écoutés », conclut la directrice générale d’Embuild.
avec une période transitoire, en vue d’une bonne information à nos membres. »
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Nous arrivons «à être entendus
sur un tas de matières, mais je rappelle tout de même que c’est toujours le politique qui a le dernier mot et qui décide.
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CHRISTINE LHOSTE
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Conjoncture de la construction : des hauts et des bas Quel meilleur guide pour retracer avec nous 80 ans de conjoncture dans le secteur de la construction que Jean-Pierre Liebaert, qui a activement suivi celle-ci durant près de 40 ans de carrière (en août de cette année) au sein du service d'études d’Embuild ? Fort de ses nombreuses années d’expérience, il peut décrire avec prévision et simplicité les hauts et les bas de la conjoncture du secteur de la construction en Belgique, et même la replacer dans un contexte historique. Entretien.
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ean-Pierre Liebaert, comment la conjoncture de la construction en Belgique a-telle évolué après la Seconde Guerre mondiale ?
Après 1945, la construction est presque repartie de zéro. Avant la guerre, ce n’était encore pas moins d'environ 15.000 permis de construire qui avaient été attribués. Après la guerre, ce chiffre a chuté à 3.000 à peine. Mais, au fil des années, les choses se sont améliorées, avec une période dorée entre 1960 et 1975. À cette époque, 77.000 nouveaux permis pour des logements étaient accordés par an, dont plus de 20.000 logements sociaux. Dans le même temps, le réseau autoroutier belge s’est fortement développé. Cet essor a considérablement stimulé le secteur du génie civil. Avec cette activité intense dans le secteur du logement et l’extension rapide du réseau autoroutier, le secteur de la construction a pesé de plus en plus dans le produit intérieur brut (PIB). Mais ensuite vint la première crise pétrolière, que la construction a relativement bien surmontée, puis la deuxième crise pétrolière a durement touché le secteur. C'est au début des années 80 que les premières mesures d'économie ont été mises en place. Les pouvoirs publics ont considérablement réduit les budgets consacrés aux logements sociaux. On ne construisait alors qu’un petit millier de logements sociaux par an. Dans le même temps, le programme ambitieux visant à doter notre pays d’un réseau autoroutier très dense touchait à sa fin.
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De plus, l'inflation a alors atteint un pic d'environ 10 %, les taux d'intérêt ont grimpé jusqu'à environ 15 % et le gouvernement a décidé d'augmenter la TVA sur la construction de logements. Ainsi, la construction de logements privés a également été durement touchée. Le nombre de permis pour de nouveaux logements a baissé à 24.000 par an. À cette époque, certains économistes pensaient que nous ne pourrions plus jamais construire 40.000 logements neufs par an. Mais cette prévision ne s'est finalement pas réalisée. Comment la crise de la construction des années 80 a-t-elle finalement été surmontée ?
La relance a été initiée par une baisse temporaire de la TVA. Par la suite, dans les années 90 et au cours des deux premières décennies du 21e siècle, les taux hypothécaires n'ont cessé de baisser pour atteindre des niveaux historiquement bas, inférieurs à 2 %. Pendant des années, les financiers ont donc accepté de récupérer, après prise en compte de l'inflation, une somme inférieure à celle qu'ils avaient prêtée. Comme les économistes partent du principe que le taux d'intérêt net est supérieur d'environ 2 % à l'inflation, il était inévitable que les taux hypothécaires finissent par remonter, ce qui s'est d'ailleurs produit ces dernières années. La forte augmentation du nombre de ménages a constitué un facteur supplémentaire favorisant la construction de logements. Il est évident que l’arrivée de nouveaux ménages exige des logements supplé-
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Lorsque des morceaux de béton sont tombés du plafond de tunnels bruxellois, il y a alors eu un certain regain de conscience d'investir dans les infrastructures publiques.
80 ANS D’EMBUILD
Avant la «guerre, ce n’était encore pas moins d'environ 15.000 permis de construire qui avaient été attribués. Après la guerre, ce chiffre a chuté à 3.000 à peine. JEAN-PIERRE LIEBAERT
»
mentaires. C'est ainsi que la construction de logements a de nouveau atteint un rythme de plus de 40.000 nouveaux logements par an, et ce encore aujourd'hui. Mais la construction de logements sociaux n'a jamais retrouvé les niveaux records des années 70. Qu'est-ce qui explique que cette offre soit, aujourd'hui, manifestement insuffisante ? Après les années 70, la situation dans le génie civil ne s’est guère améliorée. La régionalisation a joué un rôle négatif à cet égard. Cela s'est produit en raison de la réduction des budgets alloués aux travaux publics, lesquels ont ensuite été transférés aux régions, mais pas intégralement. Les régions ont donc éprouvé plus de difficultés à financer ces travaux. Entre-temps, l'opinion publique avait également évolué. Alors qu’autrefois, les régions réclamaient à grands cris la construction d’une autoroute pour assurer leur développement économique, chaque nouveau projet routier a rapidement suscité des protestations de la part des riverains. La situation ne s'est que très légèrement améliorée après que des morceaux de béton sont tombés du plafond de tunnels bruxellois. Il y a alors eu un certain regain de conscience de la nécessité d’investir dans les infrastructures publiques. Les besoins restent énormes dans ce domaine, comme pour d’autres investissements de construction d’ailleurs. Néanmoins, la part du secteur de la construction dans le PIB a de nouveau augmenté, sans toutefois atteindre le niveau des années 60. Et quid de l’emploi dans la construction ?
Avant la deuxième crise pétrolière, le secteur de la construction générait directement environ 300.000 emplois. Environ 250.000 de ces emplois concernaient encore des salariés. À la suite de cette crise, l'emploi a baissé d'environ 100.000 postes en l'espace de 2 à 3 ans. Par la suite, l'emploi a de nouveau augmenté pour atteindre environ 300.000 postes. Mais sa composition a changé. Outre les salariés, un nombre croissant d'indépendants travaillaient dans le secteur de la construction. Et, parallèlement, le cadre réglementaire plus strict imposé aux chantiers a entraîné une augmentation de la proportion d'employés. En outre, le secteur a connu des circuits d'emploi alternatifs, avec successivement des phénomènes tels que les « pourvoyeurs de main-d’œuvre », les activités complémentaires et, enfin, les
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détachements. Et cela est lié au recours de plus en plus fréquent à des sous-traitants dans le secteur de la construction. Comment la productivité dans le secteur a-t-elle évolué ?
Elle a effectivement augmenté. Cela s'explique notamment par les innovations en matière de matériel et de matériaux visant à accroître le rendement. La spécialisation croissante dans le secteur de la construction a également joué un rôle important. Celui qui se consacre à un aspect particulier de la construction sera ensuite en mesure d'effectuer ces travaux plus rapidement et plus efficacement que celui qui doit alternativement s'acquitter de cette tâche puis d'une autre. L'industrialisation a également contribué à une hausse de la productivité. C'est ainsi que, par exemple, le ferraillage s'est rapidement déplacé du chantier vers l'atelier. La préfabrication et la digitalisation permettront d'accroître encore davantage la productivité. Mais parallèlement, les entreprises de construction sont confrontées à des charges administratives sans cesse croissantes et doivent composer avec des réglementations de plus en plus complexes, ce qui freine leur productivité. Quel rôle Embuild a-t-elle joué dans cette évolution ?
Embuild a réussi à obtenir plusieurs ajustements en matière de TVA, afin de faciliter les investissements nécessaires dans le secteur résidentiel et, ce faisant, de soutenir l'activité de construction et l'économie dans son ensemble. Embuild souligne souvent à cet égard l'important effet multiplicateur de ce secteur. Par ailleurs, Embuild s'emploie activement à sensibiliser aux investissements nécessaires dans le domaine de la construction, tant dans le secteur du bâtiment que dans celui des infrastructures. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai été recruté à l'époque. Et c'est d'ailleurs toujours le cas, car 40 ans plus tard, j'ai été étroitement impliqué dans l'initiative « Rebuild Belgium », qui visait précisément à sensibiliser le public lors de notre ForumConstruction de cette année. Et outre le soutien individuel apporté à ses membres, il ne faut pas oublier tout ce qu’Embuild met en œuvre pour rendre ou maintenir aussi efficace que possible le cadre dans lequel évoluent les entreprises de construction. Une « histoire sans fin ».
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SOCIAL
AR n° 213 et heures supplémentaires volontaires : deux régimes complémentaires Dans la construction, il n’est pas rare qu’une entreprise doive combiner plusieurs régimes de travail pour faire face à un surcroît d’activité ou récupérer des heures perdues. Parmi les nombreuses possibilités, l’une des plus souples est de combiner l’AR n° 213 avec les heures supplémentaires volontaires. Encore faut-il en maîtriser les subtilités. Explications.
L
Vrai plafond
a règle à retenir est simple : en cas de cumul, les limites de la durée du travail à respecter sont celles prévues par la dérogation la plus large. En clair, le régime des heures complémentaires (AR n° 213) permet de prester jusqu’à 9h30 par jour en période d’été ou d’intense activité, à concurrence de maximum 180 heures sur l’année civile. Dans ce cadre, le travailleur peut choisir de récupérer ou non les heures prestées. Quant au régime des heures supplémentaires volontaires, il permet au travailleur de prester jusqu’à 11h par jour et 50h par semaine, à concurrence de maximum 360 heures sur l’année civile. Les deux régimes peuvent être combinés au cours d’une même journée, dans le respect des limites de 11 heures par jour et 50 heures par semaine. Prenons un exemple pour illustrer cela. Le travailleur a choisi de ne pas récupérer ses heures AR 213, ses prestations sur la semaine sont les suivantes. Par rapport aux 40h/sem (5x8h), le travailleur a presté 49h30, soit 9h30 en plus. Comment va-t-on répartir ces prestations en fonction des règles ?
AR 213 LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI TOTAL
9h 10h 9h30 11h 10h 49h30
h.s.vol.
+1h +1h30 +1h30 +1h30 +1h30 +7h
● État des prestations : 7h en AR n° 213 et 2h30 supp volontaires ● Rémunération : - 7h AR n° 213 en semaine: 7h à 120% (avantage fiscal) - 2h30 supp volontaires (quota 240h) à 100%
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-+0h30 -+1h30 +0h30 +2h30
Sur papier, additionner les 180 heures de l’AR n° 213 et les 360 heures supplémentaires volontaires permettrait de prester jusqu’à 540 heures en plus par an. Ce chiffre reste toutefois théorique, pour deux raisons. D’abord, la fiscalité. L’avantage fiscal est plafonné à 180 heures : le seul fait de prester le maximum autorisé dans le cadre de l’AR n° 213 peut déjà suffire à l’épuiser. Une fois l’avantage fiscal consommé, il n’y a plus d’intérêt à prester des heures avec supplément de salaire ; la seule option qui reste intéressante est celle des 240 heures supplémentaires volontaires exonérées d’impôts et de cotisations sociales (brut=net en poche). Ensuite, la limite européenne. La directive 2003/88/CE fixe la durée hebdomadaire moyenne à 48 heures sur une période de référence que le secteur de la construction a portée à 12 mois (du 1er avril au 31 mars). Si on combine 180 heures fiscalement avantageuses et 240 heures supplémentaires volontaires, on atteint 420 heures de travail en plus sur l’année. En répartissant ce quota sur la période de référence de 12 mois, on risque alors, notamment en l’absence de chômage temporaire, de flirter avec la limite européenne.
En pratique Le cumul de l’AR n° 213 et des heures supplémentaires volontaires offre une réelle souplesse pour faire face aux pics d’activité, sans les contraintes de motif propres aux heures supplémentaires classiques. La vigilance porte alors moins sur les plafonds horaires quotidiens que sur deux limites plus discrètes : l’épuisement de l’avantage fiscal et le respect de la moyenne européenne des 48 heures sur la période de référence.
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DOSSIER
L’utilité des drones dans le secteur Les drones s’imposent progressivement comme de véritables outils de travail sur les chantiers de construction. Prises de mesures pour les devis, inspection des toitures et façades, repérage de ponts thermiques, suivi de chantier, contrôle final avant la réception… Ces appareils permettent de réaliser de nombreuses tâches rapidement et sans prise de risques, dans des zones qui peuvent être difficiles d’accès. Leur utilisation n’est que bénéfice pour une entreprise de construction, peu importe sa taille. Important : bien connaître la législation en vigueur et avoir un référent en interne qui s’intéresse à cette technologie. Dans ce dossier, nous avons compilé un résumé de la réglementation, des témoignages inspirants d’entreprises qui utilisent déjà ces engins. Et on vous explique également la possibilité de vous former avec des professionnels.
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DOSSIER
Les drones légers dans la catégorie « open A1 » : accessibles et très utiles dans la construction
Quelle réglementation un entrepreneur doit-il respecter pour utiliser un drone ? Quelle est l’utilité de cet appareil dans le secteur ? Pour répondre à ces questions et ouvrir ce dossier, nous avons rencontré Samuel Dubois, R & D Expert spécialiste des drones chez Buildwise. Il nous donne un aperçu et un résumé de ce que vous devez savoir sur cette thématique.
L
’utilisation des drones est aujourd’hui encadrée par une réglementation européenne commune. Elle définit les grandes catégories d’exploitation, tandis que certaines règles restent précisées au niveau national, notamment les zones de vol et les procédures d’autorisation. « Le cadre est désormais largement harmonisé, contrairement à la situation d’il y a quelques années, où chaque pays appliquait ses propres règles », souligne SAMUEL DUBOIS. La législation distingue trois catégories, selon le niveau de risque de l’opération. La catégorie « open » couvre les vols à faible risque qui respectent certaines limites, notamment en matière de hauteur, de vol à vue et de proximité des personnes. La catégorie « specific » concerne, quant à elle, les opérations qui ne peuvent pas respecter une ou plusieurs limites de la catégorie « open » et nécessitent alors un cadre opérationnel adapté, par exemple une déclaration ou une autorisation basée sur une analyse de risque. La troisième est la catégorie « certified », réservée aux opérations présentant les risques les plus élevés, avec des exigences comparables à celles de l’aviation habitée dans certains cas.
Construction : catégorie open Pour une petite entreprise de construction ou une PME, c’est souvent vers la catégorie « open » qu’il faut se tourner, lorsque
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l’opération reste simple et à faible risque. « Elle concerne des utilisations de drones légers, qui ne nécessitent pas d’autorisation opérationnelle préalable, à condition de respecter toutes les limites prévues. Pour voler avec les appareils les plus petits, il sera simplement nécessaire de passer un test théorique en ligne, de s’assurer et de se déclarer comme exploitant. C’est vers l’utilisation de ce type d’appareils que se tournent de nombreuses petites et moyennes entreprises de notre secteur », indique Samuel Dubois. La catégorie « open » est divisée en trois sous-catégories : A1, A2 et A3, avec des distances croissantes à respecter par rapport aux personnes et aux zones fréquentées, selon le poids du drone utilisé. Car le poids du drone définit sa classe, et ce qu’il sera possible de réaliser en restant sous les conditions « open ». « Sur un chantier urbain, il est difficile de garantir qu’aucune personne non impliquée ne se trouvera à proximité. Je conseille donc généralement un drone C0 de moins de 250 g ou, selon le besoin, un C1 de moins de 900 g en sous-catégorie A1, tout en évitant autant que possible de survoler des personnes. En catégorie open, la hauteur maximale est en principe de 120 mètres, sauf restriction locale plus stricte. » La catégorie « specific » devient pertinente lorsque l’opération sort du cadre de l’open, par exemple pour certains vols plus complexes, hors vue, au-dessus de 120 mètres ou avec du matériel plus lourd. « Ce sont plutôt des opérations pour des entreprises dispo-
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RÉGLEMENTATION
entreprise «deUne construction
doit bien se positionner : de quoi a-telle besoin ? quel est son budget ? veut-elle internaliser ou sous-traiter ce travail ? SAMUEL DUBOIS
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sant de compétences internes spécifiques et réalisant des missions spécialisées », précise Samuel Dubois. « Quant à la catégorie « certified », elle ne vise pas les usages courants du secteur de la construction. Elle concerne plutôt des opérations présentant un niveau de risque très élevé, par exemple le transport de personnes ou certaines opérations assimilables à l’aviation classique, et pas simplement les drones militaires. »
Plateforme de Skeyes Un drone ne peut pas voler n’importe où. Des restrictions peuvent s’appliquer à proximité des aéroports, de sites sensibles, de prisons, d’infrastructures critiques ou dans certaines zones urbaines. Skeyes met à disposition la plateforme Droneguide, qui permet de consulter les zones géographiques UAS et les conditions applicables. « Il est essentiel de la consulter avant chaque vol, pour des raisons de sécurité mais aussi pour éviter les infractions. Pour les zones contrôlées, Skeyes propose aussi Drones & Aerial Activities (DAA), qui permet de planifier une opération ou de demander un accès. Il vaut mieux s’y prendre à l’avance, car le traitement peut prendre plusieurs jours. »
Applications Un drone C0 de moins de 250 g peut déjà être très utile pour un entrepreneur. « C’est un appareil photo volant. Il existe aujourd’hui des modèles compacts, simples à utiliser, avec une bonne autonomie, une caméra stabilisée et souvent un GPS. Je conseille ce type de drone pour de nombreux usages simples : photos et vidéos de projet, communication et suivi visuel de chantier. » La photogrammétrie permet, à partir d’une série de photos aériennes, de créer une représentation 2D ou 3D d’un chantier, d’un bâtiment ou d’un terrain. « Pour cette application, il faut investir dans un logiciel et se former, ou sous-traiter. Elle est notamment utile pour mesurer des tas de sable, des déblais ou des remblais. » Pour les couvreurs, le drone peut servir à inspecter visuellement une toiture, repérer des zones difficiles d’accès ou documenter des dégâts. La détection précise de fuites nécessite toutefois une analyse complémentaire. Le drone peut aussi faciliter la documentation régulière de l’avancement d’un chantier.
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Certaines applications demandent davantage d’expertise. « La thermographie par drone peut aider à repérer des contrastes thermiques à la surface d’un bâtiment et à orienter un diagnostic énergétique. Mais l’interprétation dépend fortement des conditions météo, de l’heure, du bâtiment et de l’expérience de l’opérateur. Le transport de matériaux par drone est également possible, mais on sort alors des usages simples et une analyse de risque spécifique est nécessaire. »
Conclusion Vous l’aurez compris, le drone est très intéressant pour le secteur, à condition de bien définir le besoin et le cadre d’exploitation. « Ce n’est pas toujours la technologie qui est limitante : la réglementation, l’environnement de vol, la sécurité et la vie privée jouent aussi un rôle essentiel. Il faut se tenir au courant de ce qu’on peut faire, où et dans quelles conditions. Les sanctions peuvent être importantes et les riverains contactent parfois la police en cas de vol perçu comme suspect. Une entreprise de construction doit bien se positionner : de quoi a-t-elle besoin ? quel est son budget ? veutelle internaliser ou sous-traiter ce travail ? Comme expliqué, un drone C0 ou C1 utilisé dans le cadre de la sous-catégorie A1 peut déjà permettre de réaliser de nombreuses tâches simples et utiles dans le secteur. Et enfin, un autre point d’attention : veillez toujours à respecter la vie privée des personnes filmées ou photographiées. », conclut Samuel Dubois.
INFO : Intéressé par l’innovation et l’utilisation de drones dans votre activité ? Buildwise peut vous accompagner gratuitement via les projets C-Tech, à Bruxelles, et EDIH Wallonia by Digital Wallonia, en Wallonie. Contact : samuel.dubois@buildwise.be.
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DOSSIER
« C’est moins cher, plus rapide et plus safe » Mathieu Luyten est un ancien conseiller en construction digitale chez Buildwise. Il s’est lancé comme consultant en technologiques appliquées au secteur de la construction. Il connaît donc très bien l’utilité des drones pour les entrepreneurs. Il nous a expliqué deux cas concrets qu’il a, lui-même, expérimentés et pointé les avantages d’utiliser ces appareils dans le secteur. « C’est moins cher, plus rapide et plus safe », indique-t-il
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ATHIEU LUYTEN fournit des conseils aux entrepreneurs qui veulent se lancer dans l’utilisation des drones, des scanners laser 3D, des caméras 360… Concernant les drones, ses recommandations rejoignent celles déjà fournies par Samuel Dubois, en introduction de ce dossier. « Pour un petit entrepreneur ou une PME, un petit appareil de moins de 250 grammes suffit souvent. C’est vers ce type de modèle que les entreprises de construction doivent se tourner pour des usages simples. Un mini-drone coûte entre 400 et 1.200 €, en fonction du modèle et des accessoires. C’est largement suffisant pour commencer, l’important est qu’il soit étiqueté de classe C0 », explique-t-il. « Attention à ne pas oublier certaines démarches. Il faut assurer le drone, avec une assurance professionnelle car une familiale ne suffit pas pour un usage professionnel. Vous devez également l’enregistrer auprès du SPF Mobilité et Transports pour avoir un numéro d’exploitation à apposer visiblement sur le drone. Et enfin, même si elle n’est pas obligatoire et reste facultative pour les drones de moins de 250 g, je recommande de suivre gratuitement la formation et l’examen théorique A1/A3 en ligne. Vous serez ainsi informé sur la législation, la préparation du vol, le vol responsable et les règles pour la prise d’images. »
Photos d’une toiture Le premier cas évoqué par Mathieu Luyten va fortement intéresser les couvreurs : il s’agit de la prise de mesures d’une toiture, soit de la
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photogrammétrie, en vue de réaliser un devis pour des travaux de rénovation. « J’ai réalisé ce test en prenant une vingtaine de photos en faisant tourner le drone autour du toit. C’est très rapide, une quinzaine de minutes suffisent. Vous pouvez voler à un mètre ou à dix mètres du toit, en fonction du degré de détails que vous souhaitez. La marge d’erreur est de l’ordre d’1/100, soit 20 cm d’incertitude sur 20 mètres. Une fois les photos prises, vous les intégrez dans un logiciel, comme WebODM qui est gratuit, et vous obtenez un nuage de points que vous pouvez transformer en modèle 3D avec les mesures utiles pour un devis, par exemple. L’appareil permet de tout mesurer sans la moindre prise de risques. Tout est commandé à même le sol. Petit conseil : prenez les
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Dans le premier exemple, Mathieu Luyten a pris une vingtaine de photos en faisant tourner le drone autour du toit.
CAS CONCRETS
Dans le deuxième exemple, le consultant en technologiques appliquées au secteur de la construction a fait voler un drone afin de mesurer et inspecter la façade classée d’un bâtiment situé dans le centre-ville de Bruxelles.
«
Petit conseil : prenez les photos par temps légèrement nuageux pour un éclairage uniforme et moins d’ombres, ce qui est favorable pour la photogrammétrie. MATHIEU LUYTEN
»
photos par temps légèrement nuageux pour un éclairage uniforme et moins d’ombres, ce qui est favorable pour la photogrammétrie. » Outre la prise de mesures, le drone permet aussi de réaliser une inspection du toit. « Il n’est pas utile que pour la photogrammétrie. Il peut détecter des problèmes de joints d’étanchéité, survoler les gouttières pour vérifier leur état et même inspecter la maçonnerie extérieure de la cheminée. L’engin offre un tas de possibilités. »
par la démolition, pour relever la face arrière de la façade. Il fallait un très grand degré de précision, beaucoup plus que dans l’exemple de la toiture. J’ai donc fait voler le drone à maximum deux mètres de la façade et j’ai pris plusieurs centaines de photos. La mission avait un double objectif : la photogrammétrie pour réaliser un nuage de points suivi d’un modèle 3D et l’inspection en vue de remettre la façade en état », indique Mathieu Luyten.
Inspection d’une façade
Après avoir exposé ces deux cas concrets, Mathieu Luyten pointe trois avantages à faire voler les drones dans la construction. « Le premier exemple était une prise de mesures en vue d’un devis et le second également une prise de mesures ainsi qu’un état d’inspection. Premièrement, c’est moins cher de faire voler un drone. Ensuite, c’est beaucoup plus rapide. En une quinzaine de minutes, toutes les photos du toit étaient prises. Et enfin, c’est beaucoup plus « safe », pas besoin de monter sur le toit ou de prendre des risques en hauteur ! », expliquet-il. « Outre tous ces avantages, je conseille souvent aux entrepreneurs de profiter de leur temps libre pour emporter le drone avec en balade ou en vacances, afin de se familiariser à l’utilisation de l’appareil et pourquoi pas prêter les commandes aux enfants. Le drone, ce n’est pas que pour le travail, c’est aussi un objet de loisir ! », conclut-il.
Le deuxième exemple évoqué par Mathieu Luyten est un vol réalisé pour un entrepreneur afin de mesurer et inspecter la façade classée d’un bâtiment situé dans le centre-ville de Bruxelles. « Pour faire voler un petit drone dans le centre-ville de Bruxelles, obtenir une autorisation prend entre trois heures et huit jours, en fonction de la distance avec l’aéroport le plus proche. En cas d’utilisation de plus gros appareils, c’est un véritable parcours du combattant : analyse de risque SORA, constitution du dossier, frais administratifs… », précise d’abord le consultant. Sur ce chantier, seule la façade classée a été conservée : les murs intérieurs et les planchers avaient déjà été démolis. « Il s’agit d’un chantier de démolition-reconstruction réalisé par une entreprise générale. J’ai volé à l’intérieur de l’emprise du bâtiment, dans le vide laissé
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Conclusion
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DOSSIER
« C’est très important d’avoir une personne référente qui s’y intéresse dans l’entreprise » C’est valable pour toutes les nouvelles technologies, et donc aussi pour les drones. Pour implémenter leur utilisation en entreprise, il est toujours préférable et intéressant d’avoir une personne passionnée et référente en interne. C’est le cas chez notre membre Easy’Go Wood/Takki Building Duvet, une entreprise de construction en ossature bois basée à Ittre (Brabant wallon), qui a pu compter sur Tristan Peltier, ancien stagiaire et désormais ouvrier polyvalent passionné par les drones et la photogrammétrie.
C
«
Oublier une mesure est un problème qui arrive régulièrement. Avec la photogrammétrie via drone, ce n’est plus possible.
»
TRISTAN PELTIER
ela se sent directement dès les premiers instants de l’entretien. TRISTAN PELTIER est passionné par la thématique de ce dossier. « Lors de ma formation entrepreneur en ossature bois à l’IFAPME de Braine-le-Comte, j’ai eu un cours de deux heures sur la photogrammétrie via les drones. Cela m’a passionné et j’ai directement adhéré à cette technologie, principalement pour la photogrammétrie », explique-til. « J’ai rapidement décidé de suivre la petite formation en ligne, passer le test et investir dans un petit drone C0 de moins de 250 g pour voler en catégorie open. »
Un projet avec Buildwise Comme ce type de formation en alternance prévoit des stages dès la première année, il a choisi Easy’Go Wood/Takki Building Duvet pour apprendre le métier et développer ses compétences. Et le gérant de l’entreprise lui a bien évidemment autorisé à implémenter l’utilisation du drone dans cette société spécialisée dans l’ossature bois et les poteaux-poutres. « En 2024, nous avons participé avec Buildwise à un projet de rénovation énergétique d’un bâtiment classé, 12 appartements au total, datant des années 60. Nous avons travaillé comme sous-traitant de l’entreprise TS Construct. Notre mission était d’habiller la façade avec 42 caissons en ossature bois de 3m50 par 9 mètres. Tout a été préfabriqué dans notre atelier sur base d’une photogrammétrie et d’un scan 3D. Le nuage de points avait été fourni
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par Buildwise. Moi, j’ai fait voler le drone sur le chantier en prenant plus de 800 photos et pour inspecter l’état de la façade. Ce projet m’a marqué », indique Tristan Peltier. « Parallèlement à ce chantier, nous avons aussi participé à la rénovation d’un ancien séchoir situé à Albi, dans le sud de la France. J’ai reçu les nuages de points et j’y ai travaillé plus de 300 heures. Tous les caissons préfabriqués sont partis de notre atelier vers Albi. »
Début d’une longue série Ces deux projets n’étaient que le début d’une longue série… Désormais, c’est bien simple, Tristan utilise le drone pour tous les chantiers de l’entreprise. « Je ne saurais plus m’en passer, tellement les avantages sont nombreux », souligne-t-il. « Au début, il faut y passer du temps, s’intéresser, faire des recherches… Quand vous avez suivi la formation de base en ligne, environ une demi-journée, vous pouvez passer le test. Si vous échouez, pas de panique, vous pouvez le repasser quand vous le souhaitez. Et quand vous réussissez, vous obtenez le certificat de pilote exploitant que je garde toujours bien conservé avec mon drone, en cas d’éventuels contrôles. » Passer quelques heures pour apprendre. Un investissement en temps donc, mais aussi au point de vue financier. « Il existe plusieurs types de logiciels qui transforment vos photos prises par le drone en réalisations 3D. Cela va du gratuit à quelques milliers d’euros, en fonction du degré de précision que vous souhaitez. La puissance de l’ordinateur est également
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TÉMOIGNAGE
Tristan Peltier, détenteur d’un petit drone C0 de moins de 250 g, a suivi la formation en ligne et possède le certificat de pilote exploitant.
importante. Pour environ 1.000 €, vous avez un petit drone et des batteries. Le reste peut coûter beaucoup plus cher et il faut que l’entreprise ait l’envie d’investir. » Ce que Easy’Go Wood/Takki Building Duvet n’a pas manqué de faire avec l’expertise de Tristan.
Rénovation d’une toiture, réhausse, extension Il poursuit la promotion de ces engins volants en évoquant un autre projet, la rénovation d’une toiture d’un vieux bâtiment à Feluy, en nous montrant directement le dessin 3D sur l’ordinateur. « J’ai fait voler le drone une heure depuis la rue, en ne rentrant même pas sur le site de la propriété. J’ai ensuite chargé les photos sur l’ordinateur pour obtenir le dessin 3D et tout envoyer en interne à notre deviseur et à notre dessinateur. C’est un gain de temps énorme. En effet, plus besoin de retourner sur le site du projet si l’on a oublié une mesure et perdre plusieurs heures. Oublier une mesure est un problème qui arrive régulièrement, tous les entrepreneurs vous le diront. Avec la photogrammétrie via drone, ce n’est plus possible. Tout est disponible via le dessin en 3D. »
Son drone a également volé pour prendre les mesures en vue d’un chantier visant à rajouter un quatrième étage sur un immeuble, à Uccle, soit une réhausse d’immeuble. Ou encore pour réaliser l’extension d’un logement à l’arrière de celui-ci. Tristan Peltier pourrait encore parler longtemps de ce petit appareil qui lui a rendu de fiers services pour préparer les chantiers.
Merci à l’IFAPME ! Enfin, il donne un conseil. « C’est très important d’avoir une personne référente qui s’y intéresse dans l’entreprise. Cela lève les freins, notamment celui du manque de temps. En une après-midi, vous passez la formation et le test et c’est réglé ! Et je le répète, une fois que vous savez piloter ces drones, le gain de temps et donc d’argent est énorme. Quant à l’investissement financier pour un logiciel, il va de la gratuité à quelques milliers d’euros, en fonction de ce que vous voulez. » Et de conclure. « Merci à l’IFAPME de m’avoir fait découvrir tout cela. Désormais, l’entreprise participe à de nombreux événements liés à l’innovation organisés par Embuild et Buildwise. »
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DOSSIER
Utiliser les drones sur la liaison Oosterweel à Anvers, le chantier du siècle Dave Wels est fort de dix ans d’expérience dans l’utilisation de drones. Il a donc pu suivre leur évolution de près et participe aux travaux de l’Oosterweel à Anvers comme pilote et opérateur de drones. Lantis, le maître d’ouvrage, mise pleinement sur les nouvelles technologies comme les drones pour ce projet d’infrastructure à grande échelle, le « chantier du siècle » en Flandre. Dans ce cadre, Dave Wels se positionne comme pionnier dans la technologie des drones : une expérience dont peuvent bénéficier les différentes entreprises du groupement ROCO.
D
AVE WELS a débuté son aven-
ture avec les drones en fondant son entreprise FLYWEL en 2016. Il a alors obtenu une première licence au centre de formation Noordzee Drones. Il faisait ainsi partie de la première génération de pilotes de drones. Entretemps, il est passé pilote et opérateur dans la catégorie « Specific », et a suivi une formation pour effectuer des opérations BVLOS (« Beyond Visual Line of Sight », hors de la vue du pilote). Lors d’un vol BVLOS, le pilote n’a pas de vue directe sur l’appareil (le drone) et l’espace aérien autour.
Valeur ajoutée des drones Au début, Dave Wels n’exerçait qu’à titre complémentaire. À partir de 2021, il en a fait son activité principale, car il avait déjà pris conscience à cette époque de l'énorme valeur ajoutée que les inspections par drone pouvaient apporter au secteur de la construction. Il s’est toujours intéressé à ce domaine, même s’il a déjà réalisé et réalise toujours des reportages photos et des films avec ses drones. Avec FLYWEL, il s’occupe principalement des inspections visuelles et techniques, ainsi que des opérations de cartographie par drone, dans le cadre desquelles les données aériennes sont transformées en produits de mesure exploitables, comme des orthophotos et des modèles de terrain. Ainsi, FLYWEL a d’abord été sollicitée pour suivre quelques chantiers au port d’Anvers. Dave Wels s’occupe aussi du suivi de
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la construction de l’usine de déshydrogénation du propane de Borealis. Mais ce projet touche actuellement à sa fin.
Collaborer avec la construction Dès 2019, FLYWEL a commencé à suivre les travaux de la liaison Oosterweel. À cette époque, les travaux se situaient sur la rive gauche. Actuellement, FLYWEL continue de mettre ses services à disposition, mais cette fois-ci pour le sous-projet « Rive droite », pour le compte du groupement d'entreprises ROCO. Outre Cordeel Belgium, ce groupe comprend également les sociétés BESIX, DEME, Jan De Nul, Willemen Bouw, Denys, Willemen Infra, Van Laere et BESIX Infra. « Mi-2021, j'ai commencé à collaborer avec Cordeel Belgium », explique Dave Wels. « Cette collaboration avait pour objectif de faire progresser la technologie des drones et d'être pionnier dans ce domaine. Nous avons même étudié la possibilité de les utiliser pour le transport entre les chantiers. Mais c’était encore trop tôt, pour des raisons de sécurité, sans compter les soucis de régulation de l’espace aérien et de rentabilité. Nous nous concentrons désormais sur les dernières techniques en matière d’inspection et de suivi. » Dave Wels reste autonome, mais travaille en collaboration avec Cordeel Belgium. Si cette entreprise reste un partenaire important, Dave Wels ne travaille pas exclusivement pour eux. Les activités sont actuellement fortement axées sur la réalisation de la liaison de l’Oos-
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«
Je pense qu'à terme, l'ensemble du secteur pourra tirer parti de la technologie des drones.
»
DAVE WELS
FLYWEL
terweel, avec d'autres missions. Pour ROCO, Dave collabore avec le département des études, avec le responsable Bert Limbos, et le département Communication. Pour le département des études, il effectue chaque semaine des vols cartographiques au cours desquels le drone survole le chantier selon une grille préprogrammée.
Avancée technologique
Dave Wels fait voler un drone près de la Maison du Port, à Anvers.
Selon Dave Wels, la technologie des drones a largement progressé en dix ans. « La technologie des caméras a énormément évolué. Au départ, on pensait qu’il fallait acquérir de grands drones pour les inspections, mais avec l'amélioration des capteurs, ce n’est plus le cas. Les progrès dans la technologie des batteries nous permettent de faire des vols plus longs. Si, auparavant, on ne pouvait voler que 10 minutes maximum, on peut désormais s’approcher des 30 minutes. Enfin, on peut faire voler le drone en mode automatique, comme sur la liaison de l’Oosterweel. C’est le « drone in a box », un drone logé dans une sorte de boîte physique. Le boîtier sert à la fois de borne de recharge et de plate-forme de décollage et d'atterrissage. Le drone décolle automatiquement de son boîtier dès qu'on lui en donne l'ordre. En temps normal, c'est un pilote qui dirige le drone sur place, mais cela n'est alors plus nécessaire. Au lieu de cela, l'opérateur BVLOS visionne les images filmées par le drone depuis un centre de commande. »
Test de « drone in a box » « Il y a 2 ans, ROCO a décidé d’investir dans cette technologie », explique Dave Wels. « Le « drone in a box » va à l’encontre du principe de la loi qui dispose qu’un drone doit toujours rester à portée de vue. Nous avons donc dû respecter plusieurs exigences de sécurité pour garantir son bon fonctionnement. Ainsi, la notification des opérations de vol, la surveillance de la zone de vol et le suivi des images au centre de commandement revêtent une importance cruciale. Il a fallu des mois de concertation à ROCO avant que les administrations compétentes n'autorisent l'utilisation de cette technique, mais le système est désormais opérationnel. En ce sens, les travaux de l’Oosterweel constituent un cas d’essai important. L'avantage, c'est que toutes les entreprises de construction qui participent actuellement au projet de la rive droite au sein de ROCO peuvent ainsi se faire une idée
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des possibilités d'innovation, mais aussi des exigences et des contraintes qui y sont liées. »
Avantages des données des drones La technologie des drones permet à l'entrepreneur d'avoir une vision très précise de l'avancement d'un projet. « Le drone vous offre une vue d'ensemble du chantier, comme un hélicoptère, et vous permet notamment de voir ce que l'on ne voit pas, ou à peine, depuis le sol », assure Dave Wels. « C’est très intéressant pour le terrassement, entre autres pour le calcul des réserves de terrain. L'entrepreneur ne dépend plus entièrement des relevés effectués sur place par un géomètre. Il peut facilement effectuer ce calcul à partir des données fournies par les drones et transmises à la plateforme logicielle Propeller. Les photos prises par le drone sont converties en image 3D sur la plateforme Propeller, ce qui permet de suivre rapidement les volumes de terrassement en particulier, et l'avancement du chantier en général. Les drones alimentent ainsi une immense base de données, qui assure un suivi très précis (avec une précision de 2 à 3 centimètres) du projet. Toutes les étapes intermédiaires, comme les réseaux d'assainissement mis en place et les interventions provisoires qui ont ensuite été démantelées, ont été documentées de manière détaillée, avec un phasage par étapes intermédiaires rapprochées. »
Données pour les archives Enfin, Dave Wels conclut. « C'est ainsi que nous contribuons à la constitution des archives du chantier de la liaison Oosterweel. Nous survolons chaque semaine cette zone d'environ 2 millions de m², en suivant toujours le même itinéraire, afin de pouvoir comparer les images au fil du temps. Ainsi, les chefs de chantier n'ont plus besoin de se rendre aussi souvent sur le chantier pour en vérifier l'avancement. La technologie des drones est désormais incontournable sur les chantiers de construction actuels. Je pense qu'à terme, l'ensemble du secteur pourra tirer parti de la technologie des drones. Les petites entreprises de construction pourront, elles aussi, trouver ce qu'il leur faut et prendre, elles-mêmes en main, l'utilisation des drones. Les couvreurs, par exemple, pourront en tirer parti, mais aussi les entreprises du secteur immobilier. Ils pourront tous bénéficier de notre travail de pionnier. »
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DOSSIER
EspaceDrone, le centre de formation pour obtenir un brevet ou une licence Si vous voulez devenir un expert dans le pilotage de drones, il est également possible de suivre une formation qui permet d’obtenir un brevet ou une licence. C’est le cas chez EspaceDrone basé à l’aérodrome de Temploux (province de Namur) depuis 2018. Créé en 2014, il s’agit du premier centre de formation drone agréé en Belgique. Que propose-t-il pour le secteur ? On a posé la question à Joël Moreau, le CEO d’EspaceDrone.
L
e premier centre de formation drone agréé en Europe a vu le jour au Royaume-Uni en 2012. Deux ans plus tard, EspaceDrone était créé en Belgique. Ce centre fait donc figure de pionnier dans le domaine. Et vous y trouverez toutes les formations pour devenir un pilote expérimenté de drones. « Nous formons tout un chacun, que ce soit pour le loisir ou au niveau professionnel. Ici, on apprend à partager l’espace aérien et à voler en toute sécurité en combinant formations théoriques et pratiques qui permettent d’obtenir un certificat ou un permis », indique JOËL MOREAU. Ce centre n’est pas inconnu dans le secteur de la construction. En effet, il a déjà travaillé avec des partenaires d’Embuild. « Nous avons déjà collaboré avec Buildwise et Constructiv. On propose des événements et un ou deux pilotes viennent montrer ce qu’on peut faire dans votre secteur avec ces appareils. » La majorité des élèves de ce centre de formation sont des indépendants. Ils sont actifs dans divers métiers : construction, architectes, géomètres, assureurs et services de nettoyage. « Nous formons aussi la défense et la police », précise Joël Moreau.
Les formations se donnent à l'aérodrome de Temploux.
« open », la formation se déroule sur deux jours : le premier est consacré à la théorie et le deuxième est une journée pratique. « On y aborde d’abord la préparation de mission, puis la partie pratique proprement dite, avec l’exécution des manœuvres demandées par la DGTA. À l’issue de cette formation, l’élève est tout à fait apte à signer l’autodéclaration attestant qu’il a effectué son entraînement pratique, nécessaire à l’obtention de son certificat A2 », indique Joël
Formations « open » ou « specific » Quelles sont les formations proposées ? Cela dépend de la catégorie. Pour la catégorie
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APPRENTISSAGE
Moreau. « Pour la catégorie « specific », il s’agit de trois jours de formation théoriques, dans lesquels on reprend le b.a.-ba enseigné dans l’open. Ensuite, l’élève doit suivre trois modules de quatre heures pratiques. Ces séances pratiques se font en individuel, l’apprenant est donc au centre de l’attention du formateur. L’évaluation est continue sur les trois modules et à la fin, l’élève reçoit ici une licence. » Au niveau du prix, cela commence à partir d’environ 700 € pour la catégorie « open », en fonction de ce que vous souhaitez (A1, A2 ou A3) et le coût de la formation s’élève à environ 2.000 € pour la catégorie « specific ». « Nous sommes agréés par le Forem et les indépendants peuvent obtenir des chèques-formation », précise Joël Moreau.
Tous nos « instructeurs
sont des professionnels reconnus, qui réalisent des missions pour différentes entreprises. JOËL MOREAU
»
Packs métiers Outre ces formations, EspaceDrone a également développé des « packs métiers », soit des spécialisations agréées par la DGTA et l’EASA. « Pour la construction, il est possible de se spécialiser dans l’inspection, la photogrammétrie et la thermographie. Ce sont des professionnels qui donnent la formation : un
géomètre pour la photogrammétrie et un thermographe pour la thermographie. Tous nos instructeurs sont des professionnels reconnus, qui réalisent des missions pour différentes entreprises », précise Joël Moreau. « Nous avons aussi développé des simulateurs de vol pour aller notamment inspecter des cheminées industrielles et des panneaux solaires. »
Plus-value pour une entreprise Enfin, le CEO d’EspaceDrone lance un message pour inviter les professionnels du secteur à venir se former à Temploux. « Un spécialiste drone au sein d’une entreprise de construction pourra réaliser de la photogrammétrie pour les devis, suivre l’avancement du chantier, repérer les ponts thermiques et réaliser un état des lieux final lors de la réception. Disposer d’une telle ressource en interne est une réelle plus-value pour l’entreprise. » Et de conclure. « C’est très important de se former pour faire voler ces engins, même en catégorie open. On y apprend la législation, où voler, comment manipuler les applications et se retrouver sur une carte… »
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SECTEURS & MÉTIERS
La ministre Simonet visite un chantier à Flémalle et rencontre des entrepreneurs liégeois Le 15 septembre dernier, Éléonore Simonet, la ministre fédérale des Classes moyennes, des Indépendants et des PME, a visité le chantier du futur commissariat de police de Flémalle. La ministre a répondu favorablement à l’invitation lancée par Embuild Liège et l’entreprise Cop & Portier, basée à Awirs (Flémalle) et active sur ce chantier. Objectif : découvrir les réalités de terrain d’une PME active dans la construction. La ministre s’est ensuite rendue au Château Rorive, à Amay, pour présenter son plan PME et échanger avec des entrepreneurs.
«J
’aime me rendre sur le terrain et aller à la rencontre des PME et des indépendants qui sont le moteur de notre économie pour comprendre leur travail et mieux cerner les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien. » Cette phrase, ÉLÉONORE SIMONET aime la répéter régulièrement dans ses interventions médiatiques. La jeune ministre n’est effectivement pas du genre à décider seule, enfermée dans son bureau à Bruxelles. Elle va sur place, rencontre et interroge les patrons d’entreprise pour comprendre leur réalité et agir en conséquence.
Entreprise familiale Le terrain du jour était le chantier du nouvel hôtel de police de Flémalle. Une belle délégation d’Embuild était présente pour accompagner la ministre lors de cette visite : Christine Lhoste, la directrice générale d’Embuild ; Anne-Laure Lejeune, conseillère PME et durabilité chez Embuild ; Paul-Philippe Hick, le directeur d’Embuild Liège-Verviers-Ostbelgien et Astrid Convents la présidente d’Embuild Verviers-Ostbelgien, cette dernière rem-
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plaçant Alain Kohn, le président d’Embuild Liège qui était empêché. La délégation a pu découvrir le nouveau bâtiment qui permettra de réunir au même endroit les deux commissariats que compte actuellement la zone de police de Flémalle. Lancé en mars 2026, il devrait s’achever fin 2027. Notre membre Cop & Portier est à la manœuvre pour réaliser cet ouvrage et les architectes sont AM Uman & Greisch. Une petite vingtaine d’ouvriers s’occupent du gros œuvre fermé et des parachèvements. Cette entreprise familiale liégeoise, créée en 1937, est active dans les bâtiments B2B publics et privés, le génie civil, les travaux de voirie, l’immobilier, la valorisation des matériaux inertes et l’extraction de pierre bleue belge. Elle emploie près de 140 collaborateurs et est dirigée par Christophe Mayet, Robert, Laura et Nicolas Cop, ces deux derniers étant issus de la quatrième génération.
Accueil de Laura Cop C’est Laura Cop, l’administratrice déléguée, qui a accueilli la ministre, avant de faire le tour du chantier. « Je suis ravie d’accueillir Éléonore Simonet et de pouvoir échanger avec elle », a-t-
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En soirée, la ministre Éléonore Simonet a présenté son plan PME à des entrepreneurs au Château Rorive, à Amay.
EMBUILD LIÈGE/POLITIQUE
De g. à dr. : Christine Lhoste, la directrice générale d’Embuild ; la ministre Éléonore Simonet ; Laura Cop, l’administratrice déléguée de Cop & Portier ; Anne-Laure Lejeune, conseillère PME et durabilité chez Embuild ; Astrid Convents, la présidente d’Embuild VerviersOstbelgien et Paul-Philippe Hick, le directeur d’Embuild Liège-Verviers-Ostbelgien.
elle indiqué. Avant de pointer une contrainte qui plombe particulièrement le travail de cette PME. « La principale est la charge administrative qui ne fait qu’augmenter et nous freine dans notre création de valeur ajoutée. Nous sommes d’ailleurs obligés d’externaliser une série de tâches pour pouvoir faire face à cette charge », a poursuivi LAURA COP. Elle a aussi évoqué la multiplication des obligations réglementaires et les difficultés liées à la gestion des marchés publics. Selon l’administratrice déléguée, ces démarches mobilisent des ressources importantes au détriment du développement des activités et de la création de valeur sur le terrain. « Les PME demandent davantage de simplicité pour pouvoir consacrer leurs ressources humaines, financières et organisationnelles à entreprendre, investir, créer de l’emploi et améliorer leur compétitivité. » En tant que dirigeante d’entreprise, représentante de la quatrième génération, Laura Cop a également partagé son expé rience de l’entrepreneuriat féminin, dans un secteur historiquement masculin. Elle a souligné l’importance de l’accompagnement, de la confiance et de l’entourage dans le parcours des dirigeants d’entreprise et a indiqué que favoriser l’entrepreneuriat féminin constitue un levier important pour renforcer l’attractivité du secteur et répondre à ses besoins futurs. CHRISTINE LHOSTE , la directrice générale d’Embuild, a souligné l’intérêt d’une telle visite ministérielle sur chantier pour voir la réalité du terrain. « C’est important que la ministre puisse entendre ce terrain ! », a-t-elle insisté. « Je remercie Embuild Liège et Cop & Portier, une entreprise familiale dirigée par la quatrième génération, de nous accueillir. La simplification administrative est effectivement une thématique très importante pour nos entreprises, car la charge administrative ne fait qu’augmenter et empoisonne le développement des entreprises de construction. Chez Embuild, nous suivons ce dossier de près, de même que l’accès des PME aux marchés publics. Les choses évoluent dans le bon sens, c’est en cours. »
Contacts quotidiens avec Embuild Attentive aux discours qu’elle venait d’entendre, ÉLÉONORE SIMONET a ensuite pris
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la parole pour réagir et expliquer son plan d’action. « C’est un plaisir pour moi d’être ici. Je suis d’autant plus heureuse, en tant que femme, d’en retrouver une autre à la tête de cette belle entreprise familiale. Nous avons d’ailleurs évoqué ensemble la question de l’entrepreneuriat féminin. La transmission d’entreprise est un sujet important quand on sait que 6.000 entreprises ferment par an, faute de repreneurs », a-t-elle indiqué. « C’est important de venir sur le terrain. Je remercie d’ailleurs Embuild, dont je suis en contact presqu’au quotidien avec le service d’études, de m’avoir invitée sur ce chantier. J’aime bien qu’on me montre les choses concrètement et qu’on me dise que tel document est inutile. De cette façon, je peux lister. Comme vous le savez sans doute, j’ai élaboré avec mes collègues du gouvernement fédéral un plan PME qui comprend 89 mesures structurantes pour soutenir les petites et moyennes entreprises ainsi que les indépendants. Une dizaine concernent directement votre secteur et ont d’ailleurs été élaborées en concertation avec Embuild. Je ne vais pas ici entrer dans le détail de toutes ces mesures, mais j’ai bien compris que les PME veulent qu’on les laisse travailler, qu’on les laisse faire un travail pour lequel elles sont compétentes. C’est d’autant plus important que 99 % de notre économie est composée de PME et qu’environ 97 % des entreprises de construction en Belgique sont soit des indépendants sans personnel, soit des PME. Il faut renouer avec la croissance, surtout quand on connaît l’ambition du gouvernement d’atteindre un taux d’emploi de 80 % d’ici la fin de la législature. Cela ne se fera pas sans les PME. » Après les échanges et discours, toute la délégation, accompagnée par la presse, a visité le chantier du nouvel hôtel de police. La ministre a montré un vif intérêt, en posant pas mal de questions au conducteur de chantier. Prouvant par là qu’elle accorde effectivement beaucoup d’importance au terrain.
Présentation du plan PME à Amay Après cette visite à Flémalle, Éléonore Simonet s’est rendue au Château Rorive, à Amay, pour présenter son plan PME et échanger avec des entrepreneurs. Nous ne manquerons pas de revenir sur ce plan et ses mesures dans de prochaines éditions d’Embuild Magazine.
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SECTEURS & MÉTIERS
Les associations locales sont passées maîtres en matière de formations Depuis trois ans, l’offre de formations d’Embuild en Wallonie est gérée par les associations locales. Les patrons d’entreprises de construction peuvent donc envoyer leurs collaborateurs, ouvriers ou employés, se former dans les locaux des associations locales ou mis à disposition. Le catalogue proposé est large et l’offre qualitative.
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n Wallonie, depuis 2023, ce sont les associations locales qui organisent les formations pour les entreprises du secteur de la construction et de l’installation. « L’offre de formations était principalement gérée par les opérateurs publics et il y avait une réelle volonté des entrepreneurs de construction et du patronat de reprendre en main la formation continue des travailleurs de la CP 124 et 149.01, et depuis deux ans également ceux de la CP 200. C’est à nous de choisir, orienter et trouver les thématiques actuelles qui collent parfaitement aux grandes tendances du secteur », explique CHARLES MISONNE , le directeur général d’Embuild Namur-Brabant wallon. « Pour mettre en place ces formations, nous travaillons avec le fonds sectoriel Constructiv, Cefora et Volta. Le coût d’une formation en CP 124 est remboursé en grande partie par Constructiv. »
De A à Z Nos associations locales organisent donc tout de A à Z : la programmation, l’organisation, l’accueil (en l’occurrence pour Embuild Namur-Brabant wallon à Jambes, Assesse, Nil-Saint-Vincent et Nivelles), le volet administratif… « Nous sommes constamment à la recherche de nouvelles formations et d’innovation. Lors des réunions que j’ai avec mon conseil d’administration, les administrateurs entrepreneurs m’orientent et me conseillent les thématiques à développer. Nous en parlons également régulièrement lors de nos réunions d’équipe et j’ai deux collaboratrices spécialisées dans ce domaine. L’organisation des formations est un sujet constamment en
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éveil dans les associations locales », indique Charles Misonne. « Nous sommes très exigeants concernant la qualité des formateurs et nous mettons également un point d’honneur à accueillir au mieux les travailleurs qui viennent se former chez nous avec des locaux bien entretenus et un catering de qualité. C’est important et cela incite à revenir. C’est aussi une question de respect vis-à-vis des travailleurs. »
Vingtaine de thématiques Concernant la CP 124, il y a une vingtaine de thématiques proposées. « Celles qui fonctionnent le mieux sont liées à la sécurité : sécurité de base, VCA, amiante, secourisme et tutorat », indique Charles Misonne. « Chaque année, il y a des nouveautés. Récemment, on a développé la géotechnique routière, par exemple. Nous intégrons également progressivement l’IA dans notre offre et je mentionnerai aussi des formations de management comme pilotage de chantier, chef d’équipe et communication authentique, des formations liées au savoir-être. Pour la CP 200, nous travaillons en collaboration avec Cefora et le catalogue est plus classique : fiscalité, comptabilité, juridique, RH, environnement… Notre offre évolue constamment depuis trois ans et l’expansion est croissante. » La durée de ces formations est courte, il s’agit souvent d’une journée de 8h organisée en différentes ateliers. « Nous organisons également des safety days, soit des journées de sensibilisation à la sécurité et au bien-être dans les entreprises. Pour ces événements, nos formateurs se déplacent dans les locaux
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Dans le futur bâtiment d’Embuild Namur-Brabant wallon à Suarlée, 1.000 m² seront consacrés à la formation.
FORMATIONS
Les formations sont organisées en petits groupes (sur cette photo à Mons).
de l’entreprise. C’est une journée qui fonctionne très bien. » Enfin, le directeur général d’Embuild Namur-Brabant wallon rappelle la double casquette d’Embuild dans cette thématique. « D’une part, en tant qu’opérateur de formations, notre rôle est de former un maximum de travailleurs pour les faire évoluer et d’autre part, en tant qu’organisation patronale, nous devons inciter les entrepreneurs à se former. Ils ne pourront en tirer que des bénéfices et je rappelle que le coût est largement supporté par Constructiv. »
Hainaut Dans le Hainaut aussi, on constate une belle évolution et une demande en croissance. Dans cette province, notre association locale organise des formations dans ses locaux à Mons ou encore à Charleroi et Tournai. « Ce qui permet à toutes les entreprises de trouver une offre près de chez elles », indique MURIELLE BRYNART, directeur d’Embuild Hainaut, qui se réjouit de voir le lancement de la troisième saison du cycle de formations organisées par les locales. « Nous fonctionnons sur le cycle annuel d’une année scolaire, de septembre à juin. Quant aux formations hivernales, qui fonctionnent également très bien, elles s’organisent du 1er décembre au 31 mars. Durant cette période, les employeurs utilisent le chômage intempérie/formation,
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indépendamment de la météo, et envoient leurs travailleurs en formation. » Ici aussi, le catalogue est varié et les formations liées à la sécurité fonctionnent bien. « Les thématiques abordées sont plus ou moins les mêmes dans chaque locale et j’ai deux personnes à temps partiel qui s’occupent des formations dans mon équipe. Nous collaborons aussi avec Constructiv, Cefora pour la CP 200 et certaines de nos associations professionnelles pour organiser tout cela. »
Mission réussie GAUTHIER DE VOS, manager Emploi-Formation et Enseignement chez Embuild Wallonie, salue le travail réalisé par les associations locales pour former les travailleurs de la construction. « C’est un modèle lancé il y a quelques années et il fonctionne très bien », indique-t-il. « Il doit répondre à un double défi. D’une part, ces formations doivent permettre aux travailleurs de suivre l’évolution technologique et technique des métiers qui s’est accélérée ces dernières années avec des défis toujours plus importants : l’IA, la PEB… Et d’autre part, cela permet à nos entreprises de bénéficier d’une offre de formations de qualité dans leur région respective pour répondre à leurs besoins. » Et de conclure. « Nous sommes un acteur incontournable de la formation continue en Wallonie et notre mission est réussie. Poursuivons-la ! »
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SECTEURS & MÉTIERS
Ponts et viaducs bruxellois : 675 millions sont nécessaires pour les rénover et les entretenir d’ici 2045
Le 2 septembre dernier, Embuild.Brussels a organisé une séance d’information intitulée « Ponts et viaducs gérés par Bruxelles Mobilité. Etat des lieux et perspectives », au HUBB. Pour parler de cette thématique, nos collègues bruxellois avaient convié Vincent Thibert, de la direction Projets d’Ouvrages d’Art de Bruxelles Mobilité. Cette administration bruxelloise estime les besoins pour les ponts et viaducs à quelque 675 millions d’euros d’ici 2045.
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Il y a un « accord-cadre sur
la rénovation des ponts et viaducs du complexe Ring Ouest/ Pede et un autre concernant 33 ponts et viaducs dont 28 en béton ou maçonnerie et 5 en acier actuellement en préparation.
»
VINCENT THIBERT
onts, viaducs, passerelles et tunnels. Ces ouvrages sont essentiels pour le bon fonctionnement de la mobilité bruxelloise et les milliers de personnes qui les fréquentent au quotidien. Leur bon état est primordial. Notre entité régionale bruxelloise suit donc cette thématique de près et a convié ses membres à une séance d’information pour faire le point. « Si nous sommes réunis cet après-midi, c'est parce que ce dossier constitue l'un des défis d'infrastructure majeurs de la décennie à venir pour Bruxelles. Après dix ans de maintenance extraordinaire des tunnels, c'est au tour des ponts et viaducs régionaux : diagnostics, programmation, rénovations. La Région a dégagé des moyens et le fédéral pourrait y ajouter des financements complémentaires. Des chantiers concrets arrivent. Nos entreprises ont besoin de visibilité pour s'y préparer : mobiliser les compétences, les équipes et les capacités techniques. C'est tout l'objet de cette rencontre, et je remercie Bruxelles Mobilité d'avoir répondu positivement à notre invitation », a déclaré LAURENT SCHILTZ , le secrétaire général d’Embuild.Brussels pour ouvrir la séance.
155 ouvrages d’art Le patrimoine de Bruxelles Mobilité est assez conséquent. Au total, cette administration bruxelloise gère 155 ouvrages d’art : 95 ouvrages aériens (56 ponts entièrement gérés par Bruxelles Mobilité, 16 ponts en cogestion avec Infrabel, 15 viaducs et 8 passerelles pour modes actifs) ; 44 ouvrages souterrains (39 tunnels routiers et 5 passages souterrains pour modes actifs) et 16 autres ouvrages (4 murs de
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soutènement, 1 buse Armco, 1 bassin d’orage et 10 galeries techniques). Sur une carte, ces ouvrages se retrouvent sur les grands axes de la capitale : Ring Ouest/ Complexe de la Pede, E40 Bruxelles-Gand, A12 Bruxelles-Anvers, E40 Bruxelles-Liège, E411 Bruxelles-Namur et zone Canal. « Cela représente une surface totale de 235.000 m², avec des ouvrages allant d’environ 50 m² à 24.000 m² », a souligné VINCENT THIBERT. Qui connaît ces ouvrages comme sa poche, en sa qualité d’ingénieur civil chargé de l’exécution des plans d’investissement 2024-2034 de la Région bruxelloise consacrés aux infrastructures lourdes, dont les ponts et viaducs.
Tunnel Annie Cordy : lancement d’une dynamique Selon Vincent Thibert, la crise des tunnels en 2015 a eu plusieurs conséquences, particulièrement la rénovation du tunnel Annie Cordy en PPP qui a été un tremplin et a lancé la dynamique. « Avec la question suivante après les tunnels : que va-t-on faire avec les ponts, viaducs et passerelles ? Les conclusions actuelles des études stratégiques indiquent que sans mesures compensatoires lourdes, la Région bruxelloise ne peut se passer d’aucun pont ou viaduc. » Focus donc sur la maintenance, l’entretien et les rénovations de tout ce patrimoine. « Les inspections ordinaires, principalement visuelles et réalisées chaque année, ont été relancées en 2017 et sont systématiques depuis 2020. Elles sont réalisées par des sociétés expertes sélectionnées par marchés publics et permettent d’avoir une connaissance continue
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INFRASTRUCTURES
de l’état sanitaire des ouvrages et d’identifier les interventions à envisager », a-t-il expliqué.
7.136 constats Au total, 7.136 constats issus d’inspections visuelles ont été réalisés en 2025. Avec ces données à disposition, la mission de Bruxelles Mobilité est d’organiser, trier puis prioriser les travaux. Pour l’organisation, en fonction de son état, l’ouvrage est classé dans une de ces six catégories, allant de l’urgence à l’ouvrage sans défaut : A) ouvrages dangereux, B) ouvrages avec des défauts évolutifs, C) ouvrages avec défauts de moyenne importance, D) ouvrages avec des défauts cachés ou un passé pathologique, E) ouvrages avec un état de service satisfaisant nécessitant quelques travaux d’entretien et F) ouvrages sans défaut. Un constat : le patrimoine continue de vieillir. Deux chiffres pour illustrer cette évolution. Entre 2023 et 2025, il y a eu une augmentation de 28,6 % d’ouvrages dans la catégorie B et une diminution de 8,1 % dans la catégorie E. Les principales pathologies concernent la corrosion sur des ponts en acier, des défauts d’étanchéité, des dégradations d’appuis et de colonnes ainsi que des dispositifs de retenue (garde-corps, rails de sécurité…).
Où en est-on ? Pour prioriser les travaux, on regarde aussi l’impact d’une défaillance sur la mobilité, la pérennité et l’environnement. Mais quel que soit leur impact, les ouvrages classés en A et B restent prioritaires. Ensuite, il faut planifier, en fonction notamment des budgets et des ressources disponibles. Où en est-on ? C’est assurément LA question que tous les entrepreneurs présents à la séance se posaient. « Bruxelles Mobilité prévoit actuellement une double stratégie contractuelle. D’une part, les marchés « stocks » à bons de commande pour des interventions récurrentes et de l’entretien courant et des accords-cadres ou dossiers spécifiques pour des opérations plus lourdes : des rénovations ciblées et des projets prioritaires. Il y a un accord-cadre sur la rénovation des ponts et viaducs du complexe Ring Ouest/Pede et un autre concernant 33 ponts et viaducs dont 28 en béton ou maçonnerie et 5 en acier actuellement en préparation. Le pont Petite Île/ Pierre Marchant fait l’objet d’un dossier spécifique de remplacement et le viaduc du Val des
Trois Fontaines d’un projet de rénovation », a expliqué Vincent Thibert. « Un petit mot aussi sur le dossier complexe du viaduc Herrmann-Debroux. Plusieurs cahiers des charges spécifiques sont en cours, mais une décision politique devra déterminer s’il convient de démolir l’ouvrage ou de le maintenir en service. » Au niveau budgétaire, Bruxelles Mobilité a estimé que les besoins prévisionnels, sur la période 2027-2045, s’élèvent à 675 millions d’euros pour les ponts et viaducs. « Une manne de participation financière du gouvernement fédéral via l’accord de coopération Beliris pour les ponts mais également pour les tunnels, estimée entre 100 et 200 millions d’euros, est actuellement aussi en discussion », a précisé Vincent Thibert.
Décisions attendues dans les prochains mois Les entrepreneurs présents auront pris bonne note de cette stratégie de Bruxelles Mobilité pour préserver son patrimoine. Elle annonce un volume important de chantiers dans les années à venir. « Les deux accords-cadres sont actuellement dans le circuit d’approbation et devraient sortir prochainement, si les accords budgétaires et politiques le permettent. Et si en politique, le temps peut être un allié, pour un gestionnaire d’infrastructures c’est un adversaire car plus le temps passe, plus elles se dégradent et plus leurs rénovations coûtent cher », a conclu Vincent Thibert.
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Vincent Thibert a dressé un état des lieux des ponts et viaducs bruxellois lors de la séance d’information organisée par Embuild.Brussels.
SECTEURS & MÉTIERS
60 ans de Durabrik : miser sur l’expérience pour l’avenir Durabrik est promoteur immobilier depuis 60 ans. Après tant d’années, l’entreprise sait ce qui fonctionne et compte vraiment. C’est avec cette maxime que Durabrik cherche désormais à séduire les candidats-constructeurs. Mais la société se tourne également vers l’avenir pour ses clients. « S’appuyer sur le passé tout en construisant l’avenir », c’est la devise qui résume l’histoire de Durabrik.
E
n 1966, Jacques Callens pose les fondations du futur Durabrik. Si, au départ, il construisait des logements préfabriqués, il s’est tourné vers la construction traditionnelle dans les années 80. Claudia Callens, sa fille, a rejoint l’entreprise familiale en 1995, pour se consacrer à l’acquisition de terrains à bâtir. Après plusieurs expériences, son fils Joost Callens a aussi rejoint l’entreprise, tout d’abord en tant que conseiller en construction pour finir par devenir CEO de Durabrik en 2003. Depuis 2021, l’entreprise fait partie du groupe Camino, une société coupole créée après plusieurs scissions et acquisitions. En 2023, Anaïs, la fille de Claudia, ainsi que Pieter-Jan et Toon, les fils de Joost, viendront renforcer les rangs.
plexes de revitalisation des centres urbains. Nous sommes passés d'un habitat ouvert à des logements semi-fermés et fermés, puis à un mélange de maisons et d'appartements. Désormais, les constructions en bordure de rue se font rares, sauf demande expresse d’une commune. Et si les terrains sont plus petits, les espaces verts collectifs aux alentours sont devenus plus importants. La surface habitable a également diminué, mais l'équipement de nos logements a gagné en qualité. Et à la place des garages intérieurs, on installe désormais des places de stationnement en bordure des habitations.
Comment les méthodes de Durabrik ont-elles évolué ?
JOOST : Mon père a d’abord travaillé pour une entreprise d’aliments pour bétail et a alors constaté que les étables étaient souvent préfabriquées. Il a donc utilisé cette méthode pour construire des logements. Mais dans les années 70, les clients privilégiaient la construction plus traditionnelle. PIETER-JAN : Nous sommes convaincus que la construction traditionnelle peut se montrer efficace. Nous utilisons donc le BIM lors de la préparation pour assurer une meilleure coordination entre le gros œuvre et les installations, et pour détecter les conflits à l’avance. Nous appliquons les méthodes « lean » sur les chantiers pour gagner en rapidité. Nous cherchons à avoir une bonne relation avec nos sous-traitants et misons beaucoup sur la préparation des projets avec nos
CLAUDIA : Durant 25 ans, nous avons construit sur les terrains de nos clients. Á cette époque, trouver soi-même un terrain à bâtir était encore aisé. Mais dès les années 90, nous avons constitué un patrimoine foncier nous permettant de réaliser des logements ouverts. En 1997, le Plan d’aménagement du territoire en Flandre a été adopté, après quoi les autorités flamandes ont mis en œuvre le « bouwshift ». En Wallonie, où nous sommes redevenus plus actifs ces dernières années, nous constatons d'ailleurs une évolution similaire. Nous avons alors développé des projets de réaménagement de sites industriels désaffectés et, avec Miix, nous réalisons désormais, avec d'autres associés, des projets plus com-
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Durabrik construisait des maisons préfabriquées jusque dans les années 80. Est-ce toujours un point de départ ?
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ENTREPRISE/ANNIVERSAIRE
DURABRIK EN QUELQUES CHIFFRES De 1995 à 2025, le chiffre d'affaires de Durabrik a plus que quintuplé, passant de 19 à 106 millions d'euros. Le chiffre d'affaires du groupe Camino s'élevait à 130 millions en 2025, avec une prévision de 143 millions pour 2026. Le groupe compte 200 employés et 100 ouvriers et sert chaque année (toutes unités confondues) environ 850 clients.
Les deuxième et troisième générations de la famille Callens, alignées de gauche à droite : Pieter-Jan, Claudia, Joost, Toon et Anaïs.
clients, notamment à l'aide d'outils visuels. CLAUDIA : Notre expérience nous a appris les préférences des clients. Nous ne les submergeons donc pas d'une liberté de choix totale et nous facilitons leurs choix en leur proposant les alternatives les plus évidentes. Quid de la durabilité chez Durabrik ? CLAUDIA : Nous voulons aller plus loin que la législation. Ainsi, nos maisons-témoins construites en 2011 répondaient déjà aux exigences de 2020. JOOST : L'intégration, en 2013, de la société Ecopuur, qui propose une offre complète de techniques de construction à faible consommation d'énergie, s'inscrit dans cette même stratégie. Mais chez nous, le développement durable n’est pas juste bon à être inscrit dans un document qui prendra la poussière. Notre politique est régulièrement mise à jour. Lors des trois dernières années, Durabrik a obtenu à chaque fois la certification B Corp. Elle ne calcule pas seulement l’impact climatique, mais aussi celui sur les personnes et les quartiers. Pour nous, la durabilité est avant tout sociale. Chez Durabrik, nous appliquons tous des valeurs de respect, de confiance, d’épanouissement et de développement. Et dans le groupe Camino, nos valeurs sont « union », « inspiration », « authenticité » et « compétence ». Nous voulons aussi contribuer à la société et nous avons donc nommé un coordinateur pour les services. Ainsi, nous améliorons l’image de notre entreprise.
Comment fonctionne Durabrik en tant qu'entreprise familiale ? JOOST : Mon père a découvert sa passion pour la construction en travaillant pour Bouworde, et mon fils a travaillé pour cette asbl en Inde. Pour nous, la construction ne se limite pas à des calculs, il faut y mettre notre cœur, c’est inscrit dans l’ADN familial. Le « Family Business Award of Excellence » que nous avons reçu en 2025 prouve que nous savons bien gérer cet aspect familial.
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Nous nous entourons d'administrateurs indépendants qui veillent à ce que nos évaluations soient menées de manière objective. Chez Camino, nous avons un CEO qui n'appartient pas à la famille, mais qui collabore avec celleci depuis plusieurs décennies et qui connaît donc bien les valeurs auxquelles nous, en tant que famille, accordons de l'importance. CLAUDIA : Nous avons mis en place une charte familiale. Elle définit nos valeurs, nos grands choix stratégiques et les modalités de succession. À l'instar de notre père, nous souhaitons exceller en matière de « gouvernance d'entreprise ». Le code Buysse nous sert de ligne directrice. PIETER-JAN : Nous, qui appartenons à la troisième génération, bénéficions d'un accompagnement et d'une évaluation professionnels, ce qui permet aux membres de la famille travaillant dans l'entreprise d'occuper le poste qui leur convient. Comment et pourquoi Durabrik a-t-elle fini par rejoindre le groupe Camino ? JOOST : Nous souhaitons trouver une solution de logement sur mesure et de qualité pour chaque client. À cette fin, nous avons mis au point une large gamme de services. C'est ainsi que nous nous sommes lancés dans six domaines (outre le développement de projets, le logement social et les résidences médicalisées, la rénovation de logements, les technologies énergétiques, les finitions et même la location) avec 11 marques et diverses participations, parmi lesquelles, outre Durabrik, figurent également Victor, Fyxt, Istoir, Ecopuur, Veisters, Patri-One, DPS et Toontjeshuis (du nom de mon fils Toon). Certaines marques pratiquent une intégration verticale, tandis que d'autres optent pour une intégration horizontale. Nous pouvons ainsi gérer toutes les relations clients: business-to-consumer, business-to-business et business-to-government. PIETER-JAN : Nous sommes convaincus que nous devons sans cesse développer de nouveaux produits et conquérir de nouveaux marchés. L'innovation joue ici un rôle crucial. C'est pourquoi nous misons activement sur les méthodologies Lean et BIM, et désormais aussi sur l'IA, notamment pour améliorer notre portail client.
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SECTEURS & MÉTIERS
Cefora, le partenaire institutionnel et naturel d’Embuild Cefora est l’organisme belge de formation professionnelle des employés de la CP 200, dont ceux de la construction. « Nous sommes un partenaire institutionnel et naturel d’Embuild. Nous travaillons main dans la main pour évaluer les besoins en compétences du secteur et faire évoluer notre catalogue de formations en conséquence », souligne Olivier Lambert, le directeur de l’asbl.
«N
ous voulons que les entreprises nous utilisent ! Si ce n’est pas le cas, c’est qu’elles ne nous connaissent pas assez. Or, elles paient une cotisation pour que leurs employés aient accès à notre catalogue de formations », insiste d’emblée OLIVIER LAMBERT.
Deux changements dans le secteur Pour rappel, Cefora est un outil sectoriel créé par les partenaires sociaux pour accompagner les entreprises dans la gestion de leurs compétences. Et comme le monde du travail ne fait qu’évoluer, les compétences à acquérir changent également à la vitesse grand V. « Dans cette accélération des changements, j’en identifie deux importants dans le secteur de la construction », indique le directeur de Cefora. « Le premier est lié à la crise climatique. On l’a encore remarqué avec la canicule de cet été. Les thèmes liés à la durabilité et à l’environnement prennent de plus en plus d’importance, aussi bien pour les individus que pour les entreprises, avec la notion du bien-être des citoyens et des travailleurs. Ces changements liés à cette crise du climat entraînent un besoin en nouvelles compétences. Pour tout l’aspect technique de ces nouveaux métiers, nous identifions les besoins du secteur avec Embuild pour mettre en place de nouvelles formations. Notre rôle est d’aider les entreprises à s’adapter. » Olivier Lambert évoque la montée en puissance du digital et de l’intelligence artifi-
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cielle (IA) comme second changement. « L’enjeu à ce sujet est considérable. On ne parle pas de simples gadgets, mais d’une mutation profonde par rapport à la connaissance. On ne peut plus travailler sans ces évolutions qui révolutionnent notre manière d’opérer au quotidien. L’IA ne va pas remplacer les métiers. En revanche, ceux qui la maîtrisent
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Olivier Lambert est le directeur de l’asbl Cefora, l’organisme belge de formation professionnelle des employés de la CP 200.
FORMATIONS
UNE HAUSSE DE 70 % D’EMPLOYÉS « CONSTRUCTION » FORMÉS ENTRE 2024 ET 2025 Le partenariat entre Cefora et Embuild est historique. Rien de mieux que des chiffres pour prouver que cette complémentarité fonctionne bien. En 2024, 1.250 employés « construction » ont été formés et ce chiffre est monté à 2.152 en 2025, soit une hausse de 70 %. « Ce succès est lié à une meilleure visibilité de l’offre, à des échanges réguliers avec le secteur et à une meilleure compréhension des besoins des entreprises », explique Olivier Lambert. Selon Cefora, les formations qui rencontrent aujourd’hui le plus de succès auprès des employés du secteur sont : sécurité (VCA, BA4/BA5, Safety Day), e-facturation et marchés publics, législation sociale, formations numériques et outils de gestion, compétences liées au BIM. Cette offre s’adresse aux employés administratifs et techniques non ouvriers : RH, comptables, commerciaux, deviseurs, gestionnaires de chantier…
un catalogue de formations mises à jour et pertinentes pour le secteur, dont certaines sont organisées en collaboration avec Embuild. Ce catalogue de formations est structuré en trois axes. Le premier concerne les compétences générales dont tout le monde a besoin : les langues, Excel, le développement personnel, la gestion du stress… On retrouve les compétences métiers ou rôles dans le deuxième axe, celles liées aux fonctions qu’on retrouve dans toutes les entreprises : RH, comptables, informaticiens, marketing, vendeurs, acheteurs, ... Et enfin, les compétences sectorielles spécifiques à un secteur. « Les formations du premier axe, et celles liées à l’intégration de l’IA dans des fonctions de marketing ou de comptabilité par exemple, comme dans le deuxième axe, nous les organisons nous-mêmes. Par contre, pour les métiers spécifiques liés à la construction, nous collaborons avec Embuild et c’est elle qui développe le catalogue sectoriel de formations « techniques ». Nous finançons ces formations et l’offre est chez Embuild », précise Olivier Lambert.
Site internet
Sur son site internet, Cefora a une partie dédiée spécifiquement à l’intelligence artificielle.
auront une longueur d’avance sur le marché du travail », indique-t-il. Avant d’évoquer des cas concrets dans la construction. « Dorénavant, un deviseur peut aller sur chantier avec une caméra 3D, un drone ou encore des assistants IA. Cette IA aide aussi le gestionnaire de chantier à faire désormais en quelques minutes ce qui lui prenait des heures dans le passé. » Concernant ces nouvelles technologies, le directeur de Cefora insiste sur un point. « Nous ne sommes pas des promoteurs de technologies à tout prix. Nous sommes là pour aider à mieux les appréhender et apporter un regard critique à tous les employés à leur sujet. »
Catalogue de formations Le rôle de cette asbl est donc de proposer
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Pour avoir une idée des formations proposées par Cefora, nous vous conseillons v ivement de consulter leur site internet www.cevora.be/fr. « On peut y trouver deux nouveautés », précise Olivier Lambert. « La première est un onglet « Tout sur l’IA ». En cliquant dessus, vous avez accès à toutes les formations sur l’intelligence artificielle, mais également la possibilité de revoir des webinaires, lire des articles ou encore consulter des blogs sur le sujet. Et la seconde est l’onglet « Toutes nos formations » qui permet désormais d’accéder aux formations sectorielles, en l’occurrence ici celles de la construction. »
Conclusion Olivier Lambert le répète et insiste. « Notre partenariat avec Embuild est naturel. Nous avons une vision commune pour faire évoluer les compétences et nous nous remettons constamment en question pour calquer aux besoins du secteur. » Et de conclure. « L’IA prend une place de plus en plus importante dans notre offre, mais elle ne va pas remplacer un métier. En revanche, ceux qui la maîtriseront seront compétitifs et assureront la pérennité de leur job. »
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BUILDWISE
Toitures climatiques : évitez d’endommager l’étanchéité ! Lors de la mise en œuvre de toitures climatiques, il est essentiel de veiller à ne pas endommager l’étanchéité de toiture. Un contrôle visuel après la pose de l’étanchéité est nécessaire, éventuellement complété par des contrôles supplémentaires. Le stockage de matériel, la circulation et les travaux sur la toiture plate doivent être limités autant que possible et ne sont autorisés que si l’étanchéité est pourvue d’une couche de protection adéquate.
L
es toitures plates deviennent de plus en plus polyvalentes : elles peuvent être vertes, énergétiques, fonctionnelles, à rétention d’eau, etc. Ces ‘toitures climatiques’ proposent des solutions techniques et circulaires qui contribuent à réduire les émissions de CO2, à s’adapter au climat, à favoriser la biodiversité et à optimiser l’utilisation de l’espace (voir aussi notre page thématique à ce sujet sur notre site Internet). Mais ces toitures posent aussi des défis techniques et entraînent des risques tels que l’endommagement de l’étanchéité.
Fig. 1 | Essai d’injection de fumée.
Mesures à prendre avant et pendant les travaux d’étanchéité Dès la conception, il est fortement recommandé de prévoir un compartimentage (voir NIT 280), éventuellement associé à des systèmes intégrés permettant de surveiller l’humidité dans la toiture et/ou à des contrôles ponctuels de l’étanchéité (voir article Buildwise 2023/02.05).
Inspection visuelle après les travaux Avant de poser les couches supplémentaires sur la toiture, il est indispensable de procéder à une inspection visuelle (absence de perforations ou de dommages, exécution correcte et étanchéité à l’eau des raccords). Il est également possible de prévoir un contrôle supplémentaire de l’étanchéité dans
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le cahier spécial des charges. Plusieurs méthodes existent, mais chacune a ses limites et ne peut pas être utilisée dans toutes les situations. La méthode doit être choisie en fonction de la structure de la toiture.
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Fig. 2 | Détection électrique haute tension des fuites.
TEST DE MISE SOUS EAU La mise sous eau d’une toiture plate n’est utile que pour les toitures non isolées ou inversées. Pour une toiture chaude, ce test a peu d’intérêt : si le pare-vapeur a été appliqué correctement, les fuites éventuelles ne seront pas visibles depuis les locaux sous-jacents, mais elles pourraient entraîner des problèmes d’humidité dans l’isolant. Un délai suffisant entre les travaux d’étanchéité et les travaux ultérieurs permet de détecter un éventuel problème dans le bâtiment, et donne ainsi une bonne indication de l’étanchéité de la toiture plate.
ESSAIS D’INJECTION DE FUMÉE Les essais d’injection de fumée (voir figure 1) ne conviennent qu’aux étanchéités non adhérentes ou partiellement adhérentes, lorsque la fumée peut circuler librement sous l’étanchéité. Un pare-vapeur parfaitement étanche à l’air est indispensable pour que la pression s’accumule suffisamment, sans entraîner le décollement de l’étanchéité. Cette méthode n’est généralement appliquée qu’aux surfaces de toiture limitées ou compartimentées, afin de réduire le nombre de perforations – qui devront ensuite être obturées.
DÉTECTION ÉLECTRIQUE DES FUITES La détection électrique des fuites s’effectue habituellement par test haute tension (voir figure 2 et article Buildwise 2023/02.05). Cette
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méthode est non destructive et, contrairement au test basse tension, ne nécessite pas de mise sous eau de la toiture.
Protection de l’étanchéité avant les travaux ultérieurs Lors de la planification du chantier, il faut éviter d’utiliser des toitures déjà étanchéifiées comme zones de stockage ou de travail. Si nécessaire, on peut envisager dans un premier temps de ne placer que le pare-vapeur comme étanchéité temporaire. Il est interdit de circuler et de travailler sur une toiture plate tant qu’une protection adéquate n’a pas été mise en place. Le contrôle strict de cette mesure doit être assuré par l’entrepreneur principal ou une personne désignée par le maître d’ouvrage. La couche de protection doit être choisie en fonction des travaux et de l’usage prévus. Par exemple, sur une toiture industrielle équipée de panneaux solaires, une couche de protection continue s’avère moins nécessaire, mais il est crucial de prévoir une protection aux points d’appui des panneaux. Pour les charges lourdes, il est préférable d’utiliser un tapis en caoutchouc recyclé de 2 cm d’épaisseur plutôt qu’une dalle de béton coulée, cette dernière rendant plus difficile l’accès à l’étanchéité. Résumé d’un article paru aux pages 12-13 du Magazine Buildwise de mars-avril 2025. Seul le texte original, rédigé dans le cadre du projet COOCK+ ‘Klimaatdak’, subsidié par VLAIO, fait foi.
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PROJET
Un nouveau siège moderne pour Constructiv À l’image de sa campagne « Nous construisons demain », Constructiv joue un rôle important pour améliorer l’image du secteur. Son siège doit donc véhiculer cette bonne image. Ce nouveau bâtiment, de haute qualité, en termes d’architecture, de techniques et de finitions, a été construit de manière exemplaire, en respectant les exigences les plus strictes sur la sécurité et la formation.
L
’animation règne au nouveau siège de Constructiv, où les ouvriers s’affairent aux dernières finitions. En effet, l’organisation prévoit de s’y installer en janvier 2027. Le temps presse ! Nous avons rencontré Jozef De Meyer, (directeur Finances et Facility, également responsable des investissements et des contentieux chez Constructiv), Raf Van Loon (chef de projet chez Vanhout) et Louis Neyrinck (coordinateur du projet chez EEG Group) pour évoquer ce nouveau bâtiment.
Fondations du projet JOZEF DE MEYER commence par nous décrire les origines du projet. « La nécessité de rénover le siège social du 132, rue Royale à Bruxelles, un bâtiment qui datait de 1999, vient tout d’abord de considérations techniques : ventilation insuffisante, système HVAC qui laissait à désirer et problèmes dans les ascenseurs. Mais nous avons pu profiter d’une occasion unique : le bâtiment voisin, le 136, était à vendre », indique-t-il. « Après l’acquisition, la question de l’intégration de ces deux bâtiments s’est posée. Il existait d’importantes différences de niveau entre les étages des numéros 132 et 136. La tâche s’avérait donc ardue. Nous ne pouvions pas opérer une simple rénovation. Nous avons donc décidé de conserver une grande partie du bâtiment du 132, mais de démolir celui du 136 pour construire une nouvelle façade qui s’étend sur les deux immeubles. Point positif ; nous avons pu agrandir considérablement le rez-de-chaussée et aménager un patio à l’arrière, afin d’améliorer l’éclairage naturel dans les bureaux. »
Portée et calendrier Le projet a été confié au cabinet d'archi-
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tectes Jaspers-Eyers. Les travaux de démolition ont été confiés à De Meuter, tandis que les travaux de construction et de rénovation ont été confiés à la société momentanée (SM) Vanhout NV – EEG NV. Le projet s’étend au total sur 12.000 m². Le coût total de construction pour la SM s'élève à 25 millions d'euros, dont 15 millions pour les travaux de génie civil et 10 millions pour les installations techniques. En 2024, les travaux de démolition jusqu'au niveau -3 ont eu lieu : une opération délicate, car des étais devaient empêcher tout affaissement de la rue Royale. La phase de gros œuvre a débuté en novembre 2024. Dans le même temps, 13 forages géothermiques d'une profondeur allant jusqu'à 100 mètres ont été réalisés. La plupart des travaux de gros œuvre ont été réalisés au cours de l'année 2025. En conclusion, 2026 a surtout été l'année des techniques et des finitions intérieures.
Espaces transparents Les grandes baies vitrées verticales constituent le véritable élément frappant de la nouvelle façade, qui soulignent la transparence du nouveau bâtiment. La verticalité et la transparence sont encore renforcées par une immense baie vitrée en saillie au-dessus de l’entrée principale, qui s’étend jusqu’au dernier étage. Derrière la façade se dresse un vaste hall d’entrée, avec une grande salle polyvalente pouvant accueillir jusqu’à 180 personnes, ce qui n’était pas possible auparavant. Le mur de la réception se pare d’un grand écran LED, qui présente les multiples facettes de la construction. Pour créer un espace polyvalent, il a fallu réaliser une véritable prouesse technique. « Pour pouvoir aménager une salle sans colonnes au rez-de-chaussée, en évitant les poutres surbaissées aux étages intermédiaires,
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PROJET arrow_left_roundel La façade avant avec l'énorme baie vitrée en saillie. arrow_south_west_roundel Des locaux transparents grâce aux nombreuses parois vitrées. arrow_south_west_roundelarrow_south_west_roundel La nouvelle salle pour les réunions du conseil d'administration, où chaque participant dispose de son propre écran.
nous avons installé, au 7e étage, une grande charpente en treillis. Les mezzanines sont suspendues à cette charpente à l'aide de colonnes en acier. La construction fonctionne alors comme suit : les charges des planchers sont transmises vers le haut par ces colonnes en acier jusqu'à la charpente en treillis ; celleci transfère les charges aux murs en béton, qui les répercutent à leur tour vers les fondations. Ainsi, le bâtiment est littéralement suspendu à la charpente en treillis », explique RAF VAN LOON.
Utilisation du béton terrazzo Autre élément remarquable : l’utilisation massive du béton terrazzo, qui combine la durabilité du béton et la polyvalence ludique des granulats. Chez Constructiv, le béton terrazzo est utilisé tant pour les façades et les colonnes préfabriquées que pour les revêtements de sol et le mobilier (réception et bar). « Les éléments de la façade mesurent jusqu’à 11 mètres pour un poids supérieur à 10 tonnes. Acheminer tout le matériel sur place s’est avéré un casse-tête logistique, d’autant que nous ne pouvions pas installer de grues dans la rue Royale, très fréquentée. Tout devait passer par la rue de Ligne, à l’arrière. De plus, il était important que nous obtenions, pour les différentes applications du béton terrazzo, le même niveau de finition que pour tous les panneaux de placage du bâtiment, tout en autorisant des différences de couleur minimes. L'unité de style était primordiale. Nous avons donc dû bien préparer l'aménagement intérieur afin de pouvoir ensuite faire livrer tout le matériel à partir d'un seul et même stock », poursuit Raf Van Loon.
Techniques durables Le bâtiment se veut aussi un exemple de durabilité. Le toit est polyvalent, servant à l’aménagement d’espaces verts et à l’installation de panneaux photovoltaïques. La géothermie est complétée par des pompes à chaleur air-eau et par 30 bornes de recharge doubles ; ainsi, les 60 voitures garées dans le parking peuvent se recharger en même temps.
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LOUIS NEYRINCK explique. « Nous avons par ailleurs installé 5.000 m² de plafonds climatisés dans le bâtiment. Cela nous a posé un défi particulier. L'espace entre les planchers (surélevés) et les plafonds (abaissés) devait être de 2,58 mètres. Avec un plafond climatique de 6 cm, il nous restait encore 23 cm pour les autres installations. Une bonne préparation était essentielle pour que toutes les techniques s'imbriquent parfaitement les unes dans les autres. Un coordinateur BIM a dû tracer les tracés à l'avance. Les dessinateurs BIM ont ensuite réalisé les plans en suivant ces instructions. Aux étages réservés aux bureaux, nous avons équipé toutes les pièces de capteurs qui mesurent la présence, le CO2, la lumière naturelle et la température. Ceux-ci commandent, via bGrid, l'éclairage, le chauffage et la climatisation, la ventilation et les stores. Il n'est donc pas nécessaire d'installer un thermostat par pièce : chaque zone s'adapte en fonction de ce qui se passe réellement dans la pièce à ce moment-là », indique-t-il. « Les installations centrales (les pompes à chaleur, le champ de forage et les groupes de traitement d'air) sont gérées par le système de gestion technique du bâtiment, qui assure le suivi énergétique tant au niveau de la production que de la consommation. Le donneur d'ordre accordait une grande importance à la flexibilité, et c'est là que réside immédiatement le principal avantage : la répartition en zones est intégrée au logiciel plutôt qu'au câblage. Si la configuration des locaux change, ce plan est simplement redessiné, sans qu'il soit nécessaire de modifier quoi que ce soit aux installations elles-mêmes. »
Modèle social exemplaire Sur le plan social également, les exigences étaient plus strictes que les normes légales. « Nous avons dû limiter la chaîne des sous-traitants au deuxième niveau. De plus, chaque ouvrier devait être titulaire d'un diplôme VCA, ce qui n'est souvent pas encore une évidence, notamment chez les petits sous-traitants, ce qui nous a obligés à envoyer plusieurs ouvriers suivre une formation. Sur le chantier, les informations ont été vérifiées et, après avoir suivi une formation d'accueil spécifique au chantier, chaque ouvrier s'est vu apposer un autocollant sur son casque et a pu commencer à travailler. Sur le plan social également, le chantier devait donc être exemplaire », indique Raf Van Loon.
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MARCHÉ DE LA CONSTRUCTION
Le fibres-ciment surpasse le bois, découvrez pourquoi ! Le bardage bois reste très apprécié, mais il demande une attention régulière. Peinture, traitements et entretien font partie de son cycle de vie. Avec le temps, l’humidité, les UV et les variations de température peuvent également impacter son aspect et ses performances. Aujourd'hui, il existe une alternative qui combine l’esthétique chaleureuse du bois avec moins de contraintes : les lames Cedral sidings. Les lames de façade en fibres-ciment sont disponibles avec une finition aspect bois naturel et sont traitées en usine dès la production. Elles conservent ainsi durablement leur couleur et leur aspect, avec un entretien limité par la suite. De plus, elles ne se déforment pas, ne pourrissent pas et résistent à l'humidité. nette et fermée. Les lames Cedral Lap s’installent en pose Sur chantier aussi, la gamme Cedral sidings offre de
à recouvrement, pour des lignes d’ombre plus marquées.
réels avantages. Légères et faciles à travailler, les lames de
Vous pouvez dès lors adapter le rendu final à chaque projet
façade garantissent une installation rapide sur différents
architectural et aux attentes du maître d’ouvrage.
types de structures porteuses. Les lames Cedral Click sont munies d’un système à rainure et languette, pour une façade
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PU BLIREPORTAGE
"Un pick-up ne s'aménage pas comme une camionnette classique. Les volumes, l'accessibilité de la benne et les conditions d'utilisation demandent une approche totalement différente. Notre but est de proposer des conseils ultra-personnalisés selon le métier ou les loisirs de chaque client."
Des aménagements pensés pour votre quotidien Que ce soit pour le travail ou les loisirs, ce nouveau pôle conçoit des configurations sur-mesure pour exploiter pleinement le potentiel de votre benne. Chaque centimètre carré de votre benne est optimisé pour vous offrir un maximum de confort et d'efficacité sur le terrain: • Sécurité et discrétion: Des tiroirs sous-plancher robustes, idéals pour sécuriser vos armes de chasse, vos outils de valeur ou vos équipements
Professionnels ou passionnés d'outdoor: optimisez votre pick-up avec des configurations robustes, personnalisées et jusqu'à 108% déductibles Oubliez les standards limités aux catalogues proposés par les concessionnaires : Syncro System conçoit des accessoires véritablement personnalisés pour votre pick-up. Que ce soit pour un usage professionnel ou de loisir, bénéficiez de configurations robustes, fonctionnelles et à la carte, totalement adaptées à vos besoins réels et à votre budget.
Adaptez votre pick-up pour le travail et/ou le loisir Que vous soyez chasseur, aventurier ou professionnel, votre pick-up vous permet d’arpenter les terrains les plus difficiles et de tracter les charges les plus lourdes. Bien plus qu’un simple moyen de transport, c’est un outil de travail ou un allié du quotidien. Conscient de ces exigences spécifiques, Syncro System met aujourd'hui son expertise historique au service de ce segment très pointu. De l'utilitaire au tout-terrain: notre
expertise de vos défis et besoins. En un peu plus de 20 ans, Syncro System est devenu l'acteur de référence dans l’aménagement des camionnettes. Chaque année, pas moins de 2.500 véhicules utilitaires sortent des ateliers de Fernelmont, situés au cœur de la Wallonie. Il n’y avait qu’un pas à franchir pour élargir la gamme et offrir aux indépendants, petites entreprises et passionnés d’activités outdoor des solutions sur mesure pour leurs véhicules tout-terrain.
spécifiques. • Protection totale: Un couvre-bennes ou un hard-top de haute qualité pour abriter votre matériel face aux intempéries et aux regards indiscrets. • Fonctionnalité: Des rangements modulables à la carte et des solutions d’éclairages additionnels pour travailler ou charger en toute visibilité, de jour comme de nuit.
Un département dédié et un spécialiste unique à votre service
Au-delà de l’aspect pratique, l’usage d’un pick-up reste fiscalement très attractif en Belgique en comparaison avec un véhicule classique. Pour les professionnels et indépendants, l’investissement dans l’aménagement et les accessoires est déductible jusqu’à 108 %. Une excellente raison économique de confier votre projet à Syncro System et de concevoir un véhicule parfaitement adapté à vos ambitions.
La grande force de ce nouveau département ? Il est piloté par un véritable passionné de tout-terrain. À la fois conseiller commercial expert et technicien chevronné, ce référent unique comprend parfaitement les attentes, les contraintes et maîtrise absolument tous les codes de ces véhicules hors normes.
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Une fiscalité toujours aussi avantageuse
MARQUANT
Demo Days a attiré environ 5.500 visiteurs
L
e week-end du 4-5-6 septembre, les machins et engins de chantier étaient de sortie sur le Terril Saint-Antoine à Boussu. La quatrième édition des Demo Days powered by Matexpo, un événement professionnel organisé tous les deux ans, a eu lieu sous un beau soleil et peut se targuer d’avoir attiré 10 % de visiteurs en plus par rapport à la dernière édition, avec quelque 5.500 visiteurs. Ils ont pu voir, découvrir, tester et comparer plus de 100 machines et camions en fonctionnement, grâce à la présence de 55 exposants. Car c’est ça la force de cet événement : tester dans des conditions proches de la réalité du terrain les machines de notre secteur. Les visiteurs peuvent aussi obtenir des informations techniques via les constructeurs, importateurs et fournisseurs. Au cours des trois jours, Demo Days a offert un large aperçu des technologies utilisées sur et autour des chantiers et pour la deuxième édition consécutive, l’électrification
occupait une place bien visible sur les différents stands. L’organisateur The Fair Experts dresse un bilan positif de cet événement. « Ce que nous retenons surtout de cette quatrième édition, c’est la qualité des contacts et le nombre important d’essais réellement effectués. Les visiteurs viennent à Demo Days avec des questions très concrètes et souhaitent découvrir par euxmêmes quelle machine ou quelle solution correspond le mieux à leur travail quotidien. La forte présence
des professionnels le vendredi confirme également que l’extension à trois jours était le bon choix. Ce contact direct entre l’utilisateur, la machine et le fournisseur, c’est précisément ce qui fait l’essence de Demo Days », explique GREGORY OLSZEWSKI , directeur de The Fair Experts. Notez déjà que la prochaine édition aura lieu le week-end du 8-9 et 10 septembre 2028. Quant à Matexpo, l’événement se tiendra du 8 au 12 septembre 2027.
LE PRIX DE VENTE DES APPARTEMENTS ET DES MAISONS AUGMENTE des appartements a augmenté de 3 %, pour atteindre 257.000 euros. Le prix médian d’une maison 2 ou 3 façades s’est élevé à 285.000 euros (+2 %) et celui d’une maison 4 façades à 402.400 euros (+5 %).
Au cours du premier semestre 2026, moins de maisons ont été vendues en Belgique qu’au cours de la même période en 2025, tandis que les prix ont augmenté. Seuls les appartements ont enregistré une hausse, à la fois des prix et du nombre de ventes. Selon le SPF Economie, 31.198 maisons 2 ou 3 façades, 15.352 maisons 4 façades et 26.492 appartements ont été vendus. Le nombre de transactions a diminué de 5 % pour les maisons 2 ou 3 façades et de 10 % pour les maisons 4 façades, tandis que les ventes d’appartements ont progressé de 1 %.
Par rapport au premier semestre 2021, les prix des maisons 2 ou 3 façades ont augmenté de 24 % et ceux des maisons 4 façades de 22 %, tandis que le nombre de transactions a respectivement diminué de 6 % et de 3 %. Pour les appartements, les prix ont augmenté de 20 % sur la même période, tandis que le nombre de transactions a également augmenté de 15 %.
Les prix médians ont augmenté dans toutes les catégories. Le prix
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Sous le haut patronage de Monsieur Emmanuel MACRON Président de la République
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