DÉCEMBRE 2025 JANVIER 2026
Magazine
Le mensuel de l’entrepreneur et de l’installateur Une publication d'Embuild • Avenue des Arts 20, 1000 Bruxelles • Bureau de dépôt Gent X • €6
DOSSIER :
LA LOI D’ACCÈS À LA PROFESSION LÉGISLATION Qu’est-ce qui change en 2026 ?
/fr.embuild
RENDEZ-VOUS DE LA CONSTRUCTION WALLONNE L’innovation et la formation au cœur de l’événement
@fr.embuild
embuildBE
.embuild.be
EMBUILD FOUNDATION AWARDS L’engagement sociétal des entreprises récompensé
BOUWFORUM
CONSTRUCTION Rebuild Belgium. 13 février 2026 • 8h30 • Palais 10, Brussels Expo www.BouwForumConstruction.be
PROGRAMME 3 workshops sur l’IA, la cybersécurité et les matériaux de construction biosourcés. 1 session plénière avec Georges-Louis Bouchez (président du MR) comme orateur principal. Notre ForumConstruction se clôturera par un lunch gratuit et un moment de réseautage pour les professionnels de la construction.
Merci à nos sponsors
ÉDITO
Construire ou détricoter ?
D
ans notre pays, le secteur de la construction et de l’installation reste fortement sous pression. En 2025, l’activité du secteur a de nouveau reculé de 0,5 %, principalement à cause de la crise persistance dans la construction résidentielle. Dans ce segment du secteur, les permis de construire ont atteint leur niveau le plus bas depuis 30 ans, tandis que l’activité de rénovation demeure également insuffisante. Sans un changement structurel, une menace pèse sur notre offre de logements, alors même que nous en avons davantage besoin pour accueillir une population croissante et atteindre nos objectifs climatiques. Le recul ne se limite pas aux logements. La construction non résidentielle a, elle aussi, subi de lourds coups en 2025. Ecoles, hôpitaux, bureaux et autres bâtiments ont été victimes du gel des investissements, alors qu’ils réclament, eux aussi, une modernisation. Heureusement, l’activité dans le secteur des infrastructures reste positive, même si elle a quelque peu diminué après les pics observés ces dernières années. Malheureusement, 2026 ne laisse pas non plus présager d’amélioration rapide pour le secteur de la construction et de l’installation, ni pour ses sous-secteurs. Il y a quand même une lueur d’espoir : grâce à nos efforts de lobbying soutenus, nous avons pu éviter que le gouvernement fédéral n’augmente les taux de TVA sur la construction et la rénovation. Ce n’était pas gagné d’avance compte tenu des problèmes budgétaires, mais c’était crucial pour notre secteur. En effet, une hausse aurait rendu la construction et la rénovation véritablement inabordables, entraînant encore davan-
tage de faillites et de pertes d’emploi. Pour 2026, nous avons surtout besoin d’une politique cohérente et constante, pas une politique de volte-face. Des règles stables, des procédures de permis fluides, des incitants fiscaux et des investissements durables sont indispensables. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons reconstruire notre secteur et notre pays dans une perspective d’avenir. Ce thème, « Rebuild Belgium », nous le lancerons lors de notre ForumConstruction (www.bouwforumconstruction.be) du 13 février 2026, un événement où vous êtes d’ailleurs convié. Espérons que 2026 marque un tournant. Un nouveau départ, avec l’ambition d’investir dans les logements, les bâtiments et les infrastructures. Au nom d’Embuild, je vous souhaite de tout cœur une année 2026 prospère, ambitieuse et surtout tournée vers l’avenir !
Grâce à nos « efforts de lobbying soutenus, nous avons pu éviter que le gouvernement fédéral n’augmente les taux de TVA sur la construction et la rénovation.
»
Niko Demeester CEO Embuild
EMBUILD MAGAZINE • 12-01|2025-2026
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SOMMAIRE
DÉCEMBRE 2025 JANVIER 2026
Magazine
Le mensuel de l’entrepreneur et de l’installateur Une publication d'Embuild • Avenue des Arts 20, 1000 Bruxelles • Bureau de dépôt Gent X • €6
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DOSSIER :
LA LOI D’ACCÈS À LA PROFESSION LÉGISLATION Qu’est-ce qui change en 2026 ?
/fr.embuild
RENDEZ-VOUS DE LA CONSTRUCTION WALLONNE L’innovation et la formation au cœur de l’événement
@fr.embuild
embuildBE
EMBUILD FOUNDATION AWARDS L’engagement sociétal des entreprises récompensé
.embuild.be
L’ENGAGEMENT SOCIÉTAL DES ENTREPRISES RÉCOMPENSÉ À TRAVERS LES AWARDS DE L’EMBUILD FOUNDATION Le 26 novembre dernier, l’Embuild Foundation a remis ses Awards au Hi !, à Grimbergen. Parmi les 21 projets déposés, le jury a désigné quatre tandems (entreprise de construction/d’installation et un partenaire sociétal) lauréats pour leur engagement sociétal : Cordeel (avec Buurman), Atriatech (avec Good-4you), Louis De Waele (avec Jobroad) et SPIE Belgium (avec Time4Society).
3 ● Édito Construire ou détricoter ?
7 ● Point de vue régional Nos entreprises bruxelloises ont besoin d’un gouvernement. Et maintenant !
ÉVÉNEMENT 8 ● Embuild Foundation Awards Deuxième édition au Hi !, à Grimbergen.
VOS INTÉRÊTS 10 ● Législation Qu’est-ce qui change en 2026 ?
16 ● Politique
Le ministre David Clarinval visite le site de Buildwise, à Limelette.
17 ● Présidence Embuild
Karl Neyrinck est le nouveau président d’Embuild.
DOSSIER 19 ● Introduction
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La loi d’accès à la profession.
20 ● Historique
Origine, évolutions et effets de cette législation.
22 ● Région wallonne
Embuild Wallonie regrette que les compétences de gestion soient supprimées.
24 ● Région de BruxellesCapitale « L’un des gros enjeux est de valoriser cet accès à la profession ».
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DOSSIER : LA LOI D’ACCÈS À LA PROFESSION La loi d'accès à la profession avait pour objectif de garantir la compétence professionnelle et les connaissances en gestion d'entreprise des entrepreneurs, en particulier dans le secteur de la construction. Cette loi a été introduite en 1958 et a ensuite été modifiée, d'abord en 1970 puis à nouveau en 1998, alors notamment via la loi-programme. Depuis 2014, cette législation a été régionalisée. La Flandre l’a supprimée et la Wallonie et Bruxelles ont gardé les obligations de compétences techniques, mais ont supprimé l’aspect gestion. Avec quelles conséquences pour chaque Région ? Et qu’en pensent nos entités régionales ? Analyse dans ce dossier.
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SOMMAIRE
26 ● Région flamande La suppression en Flandre : causes et conséquences.
SECTEURS & MÉTIERS 29 ● Investissements publics Les budgets d’investissement dans les communes wallonnes chutent de 37,5 %.
30 ● Rendez-vous de la construction wallonne
L’innovation et la formation au cœur de l’événement.
34 ● Energie renouvelable
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L’INNOVATION ET LA FORMATION AU CŒUR DU RENDEZ-VOUS DE LA CONSTRUCTION WALLONNE Le traditionnel Rendez-vous de la construction wallonne s’est tenu au Business Village d’Ecolys à Namur, le 13 novembre dernier. Le thème de cette année était : « Innovation et construction : améliorez votre productivité, bâtissez des solutions ». Près de 600 personnes étaient présentes et des membres du Gouvernement wallon ont aussi assisté à l’événement. Preuve de l’intérêt manifeste que portent les autorités à notre secteur, pilier de l’économie wallonne.
Les bâtiments wallons neufs devront en intégrer 35 %.
35 ● « Construis ton avenir » La deuxième édition a attiré 500 participants.
36 ● Cellule « construction
durable et circulaire » d’Embuild.Brussels
Présentation du rapport 2020-2025.
38 ● AD VITAM MATERIAL Evénement annuel du réseau du réemploi dans la construction en Belgique.
39 ● « Stoemp by The Brussels Construction Night » Embuild.Brussels réunit plus de 500 personnes autour du célèbre stoemp.
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40 ● Constructiv
Fin de la présidence de Natacha Jérouville.
44 ● Buildwise
• Humidité dans les murs creux : comment éviter les pièges ? • Garde-corps : les nouvelles règles de géométrie.
PROJETS & ENTREPRISES 48 ● Projet Le Grand Musée Égyptien : un chefd'œuvre... avec un petit accent belge !
50 ● Avantages membres
LE GRAND MUSÉE EGYPTIEN : UN CHEF-D’ŒUVRE…AVEC UN PETIT ACCENT BELGE ! BESIX a dirigé, en collaboration avec Orascom Construction, l’ensemble de la construction du Grand Musée Égyptien du Caire pour le compte du Ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités. Le projet comprenait les travaux structurels, l’installation de systèmes MEP avancés (mécaniques, électriques et de plomberie), ainsi que la réalisation d’environnements climatisés pour près de 20.000 artefacts. L’ampleur et la complexité exceptionnelles du projet ont rendu son exécution particulièrement exigeante du début à la fin.
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Votre affiliation se rentabilise.
52 ● Marché de la construction • Knauf • Unilin
54 ● Marquant
• Dirk Evenepoel est le nouveau président d’Embuild VlaamsBrabant. • Chiffre du mois
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BATIMOI et Embuild Wallonie vous invitent à la 2ème édition des “Petits-déjeuners de la construction” Vendredi 30 janvier 2026
Au WEX à Marche-en-Famenne
Rejoignez-nous pour un moment privilégié au cœur du BatiLab, notre tout nouvel espace interactif et didactique dédié aux innovations du secteur. Pensé comme un véritable laboratoire d’expériences, il offrira aux visiteurs un parcours unique articulé autour de plusieurs zones thématiques : • Chantiers ouverts avec JD Construct & Frère, Natural Energy, Nido Concept et Stabilame
• Village des métiers en collaboration avec l’IFAPME et Les Ateliers de Pontaury
• Vision de Demain avec Magic Home et sa projection immersive en 3D
• Bati-Awards, qui récompensent les produits les plus innovants des exposants
• Ateliers connectés dédiés au stockage d’énergie, à l’éco-construction et aux matériaux de demain
PROGRAMME 9H00 Accueil autour d’un petit-déjeuner café/croissant au BatiLab 10H00 - 10H45 Conférence inspirante sur les outils digitaux dans les chantiers avec Embuild Wallonie 10H45 - 11H00 Présentation du BatiLab et de ses partenaires 11H00 - 12H00 Visite du BatiLab 12H00 Ouverture officielle du salon
Comment y participer ?
Inscrivez-vous via le formulaire en ligne : Date limite : 19 janvier 2026
BATIMOI, c’est aussi : Retrouvez toutes les informations sur
batimoi.be
170 exposants Des conférences, workshops et ateliers Un palais dédié aux hébergements touristiques
POINT DE VUE RÉGIONAL
Nos entreprises bruxelloises ont besoin d’un gouvernement. Et maintenant !
L
a fin d'année, c'est le moment de vérité. Celui où l'on fait les comptes, où l'on mesure ce qui tient encore et ce qui commence à lâcher. Dans nos entreprises bruxelloises de construction, le constat est brutal : retards de paiement, carnets de commandes qui se vident, trésoreries qui craquent. Le moteur s'enraye. Et il risque de s'arrêter. Je porte la voix d'entrepreneurs qui se demandent s'ils seront encore là en 2026. L'enquête qu'Embuild.Brussels vient de réaliser met des chiffres sur cette triste réalité : 70 % des entreprises constatent une baisse d'activité, 65 % sont confrontées à des retards de paiement et 54 % ont des difficultés de trésorerie. Ce ne sont pas que des statistiques, mais surtout les difficultés quotidiennes concrètes que vivent nos entreprises. Et pendant ce temps, Bruxelles n'a toujours pas de gouvernement. On nous demande d'avancer à l'aveugle, alors que chaque semaine qui passe nous enfonce un peu plus. Notre secteur, c'est 16 % des entreprises bruxelloises et 8 % de l'emploi. Ce vide politique détruit chaque jour de la valeur, des emplois, des entreprises et des savoir-faire.
Notre message au monde politique est simple : l'économie bruxelloise et son moteur, la construction, ont besoin urgemment d'un gouvernement afin de relancer la machine, de relancer les investissements publics ainsi que la dynamique de rénovation énergétique via Renolution, mais également de donner de la visibilité aux entreprises sur l'avenir de la Région et le respect des délais de paiement. Assez de jeux politiques ! Pour nos élus, il est temps d'assumer leurs responsabilités. Aux entreprises du secteur, je veux le dire clairement : Embuild.Brussels ne vous lâche pas. Nous documentons vos difficultés, nous les portons sans détour auprès des autorités et nous poussons pour obtenir des solutions concrètes. Notre mobilisation est totale parce que c'est notre rôle et parce que c'est vital, surtout maintenant. Nous continuons d'y croire et de nous battre car nous n'avons pas le choix. En cette fin d'année, je vous souhaite néanmoins de bonnes fêtes et espère sincèrement au plus vite un gouvernement pour Bruxelles. Un gouvernement qui agit. Maintenant. !
Cette situation résulte directement de l'immobilisme politique qui dure. Pendant que certains négocient, nous, on encaisse : les charges tombent, les délais s'allongent, les lignes de crédit s'épuisent. Et c'est déjà en cours : licenciements, faillites et délocalisation forcée hors de Bruxelles. Face à cela, Embuild.Brussels continue inlassablement à porter ce message alarmant aux responsables politiques. Chaque jour qui passe aggrave davantage la situation.
Nous « documentons
vos difficultés, nous les portons sans détour auprès des autorités et nous poussons pour obtenir des solutions concrètes.
»
Alexandre De Cesco Président Embuild.Brussels
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ÉVÉNEMENT
Le duo Cordeel Group/ Buurman.
Le duo Atriatech/Good-4you.
Le tandem SPIE Belgium/Time4Society.
L’engagement sociétal des entreprises récompensé à travers les Awards de l’Embuild Foundation Le 26 novembre dernier, l’Embuild Foundation a remis ses Awards au Hi !, à Grimbergen. Parmi les 21 projets déposés, le jury a désigné quatre tandems (entreprise de construction/d’installation et un partenaire sociétal) lauréats pour leur engagement sociétal : Cordeel (avec Buurman), Atriatech (avec Good-4you), Louis De Waele (avec Jobroad) et SPIE Belgium (avec Time4Society).
L
e moment est toujours très chaleureux et cosy. C’est la soirée de l’année où l’on montre que la construction, ce n’est pas que du bruit, des briques et des engins de chantier. Le secteur et nos nombreux affiliés, peu importe leur taille, ont aussi un grand cœur. Et ils n’hésitent pas à s’engager pour la bonne cause et adopter une démarche de « responsabilité sociétale », plus connue sous le nom de RSE. En Belgique, de nombreuses entreprises s’investissent dans ce domaine. Près d’une entreprise sur deux pratique le mécénat d’une façon ou d’une autre, de façon financière, en nature ou en compétences, dans la culture, le patrimoine, le sport ainsi que des projets humanitaires et sociaux. Et notre secteur n’est pas en reste. « Beaucoup d’entreprises de construction pratiquent du mécénat sociétal en partenariat avec des organismes dédiés à des activités sociales ou culturelles. C’est le rôle de l’Embuild Foundation de les mettre à l’honneur avec ses Awards », a indiqué MICHEL VANDERSTRAETEN , le président de l’Embuild Foundation. Depuis l’année dernière, outre
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avec les asbl, le partenariat peut aussi se nouer avec des entreprises commerciales ou des organisations gouvernementales. Le successeur de Jef Lembrechts à la présidence de cette fondation a rappelé les priorités de l’Embuild Foundation : l’amélioration du bien-être et de la santé ; la lutte contre le décrochage scolaire par l’éducation et la formation professionnelle ; l’intégration professionnelle des personnes en marge de la société et la préservation et la valorisation du patrimoine culturel ou architectural.
Jury
Pour sélectionner les 8 projets nominés parmi les 21 déposés et les 4 projets vainqueurs, un jury a analysé méticuleusement les dossiers. Cette année, il était composé de Solange Berger (journaliste indépendante), Els Jonckheere (rédactrice en chef de Bouwkroniek), Bruno Vandenwijngaert (Constructiv), Robert de Mûelenaere (Prométhéa asbl) et Anne-Laure-Lejeune et Francis Carnoy (Embuild). Au cours de la soirée, les tandems vainqueurs ont été invités à monter sur scène pour rece-
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ÉVÉNEMENT
Le tandem Louis De Waele/Jobroad.
voir une sculpture originale de l’artiste belge Tania Wolski (voir encadré), destinée à l’entreprise, et un chèque de 10.000 euros pour l’organisme partenaire. Premier lauréat : Cordeel Group (Temse) qui soutient l’asbl Buurman (Anvers). Ensemble, ils transforment les restes des matériaux de chantier et de production en ressources précieuses, tout en offrant des opportunités aux personnes éloignées du marché du travail par le biais de stages, de formations et de programmes d’expérience professionnelle. Deuxième vainqueur : l’entreprise d’installation Atriatech (Spa) avec l’agence créative Good-4you (Liège) avec le projet « Noël Magique à l’Hôpital », qui rend les séjours des en-
LES 4 STATUETTES SONT L’ŒUVRE DE TANIA WOLSKI
Tania Wolski, artiste plasticienne, s’est formée à l’Académie de Boitsfort et vit à Bruxelles. Elle est tout naturellement reliée à notre monde de la construction par sa filiation directe avec l’architecte Léon Stynen. Son parcours a été façonné par l’héritage qu’elle a reçu, enfant, de son grand-père et de son environnement artistique familial. Le travail de l’artiste explore le lien entre matière et architecture, silence et expression, offrant un regard sur notre époque et
ses singularités. Les 4 statuettes pour les Awards de l’Embuild Foundation reposent sur une technique de grès et émail basse température. Elles font partie de l’ensemble de l’œuvre de Tania Wolski intitulée « Tribu/S », personnages d’argile imaginaires et fascinants exprimant toute la variété des archétypes et des émotions humaines, dialoguant entre eux et avec nous. Parfois genrées, mais démunies de bouche, les créations de Tania Wolski nous rappellent que le dialogue ne passe pas uniquement par la parole. Ses « tribus » racontent leurs histoires et nos histoires. Sans mots, en nous faisant parler d’elles, elles nous font parler de nous. Et pour l’Embuild Foundation, certaines des œuvres remises ce 26 novembre font apparaître une main, symbole de la solidarité inhérente aux actions sociétales mises en lumière par notre fondation sectorielle.
fants à l’hôpital plus agréables avec des jouets et des repas chauds. Une initiative impressionnante : plus de 60.000 euros de jouets pour les enfants malades, 45 hôpitaux partenaires et 8.000 cartes en ligne pleines d’espoir. Le troisième tandem couronné est Louis De Waele (Watermael-Boitsfort) soutenant l’asbl Jobroad (Roulers), qui favorise l’intégration des personnes issues de groupes défavorisés par le travail, contribuant ainsi à lutter contre les pénuries de main-d’œuvre. Enfin, la collaboration entre l’entreprise d’installation SPIE Belgium (Anderlecht) et l’asbl Time4Society (Malines) a été récompensée. Depuis plus de dix ans, elles s’engagent dans des projets qui luttent contre la pauvreté et améliorent le bien-être et la santé des personnes vulnérables : nettoyer le lit des rivières, replanter des forêts, apporter une aide technique dans les écoles…
Conclusion
Le mot de la fin est revenu au CEO d’Embuild, Niko Demeester. « Les projets que nous venons de découvrir montrent qui nous sommes réellement en tant que secteur de la construction et de l’installation. Nous sommes souvent perçus comme un univers de béton et d’acier très bruyant où l’on effectue un travail pénible. Mais notre véritable moteur, ce sont nos gens. Et ces personnes prouvent, encore et toujours, que notre secteur est non seulement fort dans ce qu’il construit, mais aussi dans ce qu’il représente pour les autres. Nous renvoyons peut-être une image dure, mais nous avons un cœur au moins aussi grand que nos chantiers. Un cœur pour ceux qui traversent des moments difficiles. Pour les personnes vulnérables. Pour tous ceux qui ont besoin de soutien, de chaleur humaine et d’humanité. » Après avoir félicité les quatre lauréats, il a aussi adressé un message à tous ceux qui ont présenté un projet. « Permettez-moi de souligner que vous n’êtes pas les seuls à être mis à l’honneur ce soir. Il y a également quatre nominés pour lesquels nous avons un souvenir, ainsi que treize autres projets qui méritent chacun notre admiration. Chacune de ces histoires témoigne de chaleur humaine, de créativité et d’engagement. Je remercie sincèrement toutes les entreprises et organisations qui ont participé et ont montré leur engagement sociétal. Ensemble, vous créez un véritable impact. »
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VOS INTÉRÊTS
Qu’est-ce qui change en
C’est une tradition de l’Embuild Magazine. À l’approche de chaque nouvelle année, la rédaction compile les nouveautés qui vont entrer en vigueur l’année prochaine. Des réglementations qui vous concernent dans différents domaines liés au secteur. Voici donc un petit aperçu de ce qui vous attend.
Social
Obligation de retenue pour les dettes sociales des indépendants
En 2026, des changements importants entreront en vigueur en ce qui concerne l’obligation de retenue pour les dettes sociales et fiscales sur le paiement des factures pour les travaux immobiliers. Le contrôle se limite à deux situations : la sécurité sociale et les impôts. La décision concernant la retenue pour la sécurité sociale comprendra désormais non seulement les dettes ouvertes à l’ONSS ou à l’OPOC, mais aussi les cotisations sociales impayées des indépendants. Le pourcentage de retenue appliqué pour la sécurité
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sociale est déterminé en fonction de la situation spécifique (15 %, 35 % ou 50 %). L’introduction de l’obligation de retenue sur les dettes sociales des indépendants est prévue pour avril 2026.
Lutte contre l’emploi illégal
Lorsque les travaux sont effectués en Région f lamande, vous devrez, à partir du 1er janvier 2026, respecter l’obligation de vigilance afin d’éviter que vos sous-traitants n’emploient, en tant que travailleurs ou indépendants, des ressortissants de pays tiers en séjour illégal. Concrètement, vous devrez demander à vos sous-traitants les documents nécessaires concernant l’identité ainsi que
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LÉGISLATION
la validité du séjour et de l’emploi des travailleurs et indépendants originaires de pays tiers.
Harmonisation des pensions complémentaires pour les ouvriers et employés de la construction
Le 1er janvier 2026, nous franchirons une nouvelle étape dans l’harmonisation des pensions complémentaires des ouvriers de la CP 124 et des employés de la CP 200 dans la construction. Le versement minimum dans les plans sectoriels passe de 1,1 % à 1,8 % du salaire de référence. Le plan sectoriel pour les employeurs comprendra également un volet solidarité. Pour les ouvriers, le financement passera toujours par les moyens existants de Constructiv. Pour les employés, la cotisation patronale s’élève à 2,23 % du salaire de référence. Les employeurs, qui disposent déjà d’un plan équivalent pour leurs employés devaient, déjà en 2025, confirmer qu’ils ne tombaient pas sous le joug du plan sectoriel.
Emplois de fin de carrière
Dès le 1er janvier 2026, les conditions de carrière pour bénéficier d’indemnités d’interruption pour un emploi de fin de carrière à partir de 60 ans seront adaptées. La condition d'ancienneté passe à 31 ans pour les hommes et à 26 ans pour les femmes (contre 25 ans auparavant). À partir de 2027, la condition de carrière sera encore augmentée par étapes. Pour un emploi de fin de carrière à partir de 55 ans, les conditions actuelles restent en place, à condition qu'il y ait une convention collective au niveau du secteur.
Heures supplémentaires volontaires
La réforme du régime des heures supplémentaires volontaires, qui était annoncée pour le 1er janvier, n’entrera pas en vigueur avant le 1er avril 2026. Nous n’avons, à l’heure où nous clôturons cet article, aucune information sur une éventuelle prolongation des heures supplémentaires de relance pour le 1er trimestre 2026.
Économie
Facturation électronique obligatoire au 1 janvier 2026
Dès le 1er janvier 2026, la facturation électronique devient la norme pour toutes les transactions B2B en Belgique. Concrètement, il ne s’agit pas seulement d’envoyer vos factures à vos clients, mais aussi de recevoir celles de vos four-
nisseurs via un format structuré et des échanges sécurisés sur la plateforme européenne Peppol. Une période de tolérance de 3 mois est prévue, mais attention : des contrôles auront lieu et les entreprises devront prouver qu’elles ont entamé les démarches pour éviter des sanctions financières. Les impacts sont clairs : fin des PDF, conformité TVA, adaptation des outils, mais aussi des gains en temps, fiabilité et traçabilité. Et ce n’est qu’un début : l’e-reporting (la déclaration électronique) suivra bientôt pour une numérisation complète des transactions.
Juridique
Nouvelles règles pour les cautions et les garanties (Code civil)
Le 1er janvier 2026, les règles relatives aux « garanties » sont renouvelées dans le livre 9 du Code civil. Cela a une incidence sur les garanties que vous devez offrir ou recevoir. La loi établit une distinction claire entre la caution traditionnelle (dépendante du contrat) et la garantie bancaire autonome (indépendante). Pour les contrats de consommation, les règles deviennent plus strictes, mais pour les transactions entre entreprises (B2B), la liberté contractuelle est heureusement largement préservée. Ce dernier point était important pour le secteur, afin que la f lexibilité entre les entrepreneurs ne soit pas perdue.
De nouveaux cahiers de charges standard pour les marchés publics flamands
En Flandre, le 1er janvier, les règles du jeu changent pour les entrepreneurs qui travaillent pour les pouvoirs publics (comme l’« Agentschap Wegen en Verkeer »), avec la parution de nouvelles versions de cahiers de charges standard pour la construction de voiries (SB 250 v5.0), les œuvres d’art (SB 260) et les techniques électromécaniques (SB 280). Important : l’arrivée d’un tout nouveau cahier des charges « Standaardbestek 200 », qui rassemble les dispositions juridiques et techniques générales applicables à tous les travaux. Les nouveaux textes mettent fortement l'accent sur la durabilité, la construction circulaire et la construction écologique. Une période de transition a été prévue pour donner à chacun le temps de maîtriser les nouvelles règles techniques.
Réforme du Code pénal : impact sur les entreprises
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VOS INTÉRÊTS
Cette réforme va entrer en vigueur le 8 avril 2026. Cette modernisation du droit pénal a des répercussions sur les entreprises. Un nouveau crime, l’« écocide », est introduit : il s'agit d'actes intentionnels qui causent des dommages graves, à long terme et à grande échelle à l'environnement. Le mode de calcul des amendes imposées aux entreprises change également : les amendes seront liées à la sévérité des peines d'emprisonnement prononcées pour l'infraction en question. Embuild veille à ce que les règles soient claires, af in que les entrepreneurs de bonne foi ne se mettent pas involontairement en difficulté.
Réforme du droit des contrats (Livre 7 du Code civil)
Cette réforme est en cours de discussion et est peut-être prévue pour 2026. La commission de la Justice de la Chambre des représentants est en train de moderniser en profondeur les règles relatives aux contrats spéciaux tels que le contrat de vente, le contrat d'entreprise (défini comme un contrat de service), le contrat de bail... Bien que la date définitive ne soit pas encore fixée, nous nous préparons à des changements importants. Embuild veille à ce que les nouvelles règles ref lètent le plus possible les pratiques actuelles, afin de ne pas créer d'incertitude juridique.
Union européenne
Abaissement des seuils pour les appels d'offres européens
Cet abaissement entre en vigueur le 1er janvier 2026. Pour la période 2026-2027, les seuils des montants des marchés publics diminuent légèrement. Les seuils des marchés publics à passer en publicité européenne passent de 5.538.000 euros à 5.404.000 euros pour les marchés de travaux et les seuils en procédure négociée sans publicité préalable diminueront de 143.000 euros à 140 000 euros. Cela signifie que les marchés publics tomberont un peu plus rapidement sous le coup des règles européennes strictes et devront donc faire l'objet d'une publication à l'échelle européenne.
Un registre européen pour le soutien « De Minimis » (subsides)
À partir de 2026, un nouveau registre européen (eAidRegister) entrera en vigueur pour les soutiens dits « de minimis » (petits subsides). Jusqu'à présent, en tant que chef d'entreprise, vous deviez souvent remplir une « déclaration sur l'honneur » pour prouver que vous n'aviez pas
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dépassé le plafond des subsides. À partir de 2026, les gouvernements (et les organisations comme Embuild si nous agissons en tant qu'intermédiaires) devront entrer ce soutien directement dans le registre central. L'avantage pour vous ?
Fiscalité
À partir de 2026, il y aura plusieurs changements sur le plan fiscal, mais il n’existe pour l’instant aucun texte définitif. Rien n’est encore arrêté, car l’accord budgétaire pour 2026 n’a été approuvé que fin novembre. Tout ce qui suit reste donc sous réserve et encore en cours d’élaboration.
TVA
En ce qui concerne la TVA, pas de hausse générale à annoncer. Rien ne change pour notre secteur : on garde les 6 % pour la rénovation et la démolition-reconstruction et 12 % pour le logement social. Signalons aussi la baisse du taux de TVA à 6 % pour la fourniture et l’installation d’une pompe à chaleur dans les habitations de moins de 10 ans, pour les factures émises entre le 1er janvier 2026 et le 31 décembre 2030.
Impôts
Dans l’impôt des sociétés, le taux réduit pour les PME sera conservé, mais assorti de conditions plus strictes, notamment une rémunération minimale de 50.000 euros pour le dirigeant. Le régime des RDT (Revenus Déf initivement Taxés) deviendra plus exigeant, surtout pour les groupes. Les déductions pour investissements PME seront élargies, tandis que les avantages fiscaux pour véhicules hybrides disparaîtront progressivement au profit des voitures électriques. Pour les indépendants, l’impôt des personnes physiques sera allégé et simplifié via une déduction forfaitaire, la suppression de la pénalité pour versements anticipés insuffisants et le retour des amortissements dégressifs.
Taxes
À partir du 1er janvier 2026, une taxe de 10 % sur les plus-values réalisées par les particuliers sur actions, obligations, fonds, ETF, trackers ou crypto sera introduite, avec une exonération annuelle de 10.000 euros et sans rétroactivité. Les moins-values ne seront déductibles que l’année même. Un régime spécifique restera prévu pour les participations d’au moins 20 %, c’est important pour les dirigeants et familles actionnaires. Parallèlement, le taux de la taxe sur les
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LÉGISLATION
comptes-titres de plus d’un million d’euros passera à 0,30 %, et les règles anti-abus seront renforcées. À partir de 2026, les portefeuilles importants seront ainsi soumis à la fois à la taxe annuelle et à la taxation des plus-values, rendant la planification plus essentielle.
Régime VVPRbis maintenu
Les voies classiques pour sortir des fonds d’une société évolueront également. Le régime VVPRbis sera maintenu mais avec une retenue portée à 18 %. La réserve de liquidation restera accessible, avec une période d’attente ramenée à trois ans et une imposition effective similaire, offrant néanmoins davantage de f lexibilité pour les dirigeants. Le choix entre rémunération, dividendes et réserves devra être réévalué au cas par cas.
Autres…
Enfin, signalons d’autres mesures, comme une taxe de 2 euros sur les colis hors UE, une taxe aérienne portée à 10 euros et une hausse des accises sur les combustibles fossiles.
Wallonie
Réforme des aides à l’emploi
La Wallonie prépare une révision des dispositifs d’aides à l’engagement (Tremplin, Impulsion, SESAM…), avec l’objectif de mieux cibler les publics prioritaires et de simplifier les régimes. Pour la construction, l’enjeu est de préserver l’attractivité des aides tout en tenant compte des pénuries de main-d’œuvre.
Réforme des aides à la formation
Le gouvernement entend rationaliser les multiples primes, chèques et incitants destinés aux travailleurs, demandeurs d’emploi et entreprises. Le secteur de la construction attend une lisibilité accrue, un soutien renforcé et une transition sans rupture pour les entreprises formatrices.
Réforme de l’enseignement qualifiant
La Fédération Wallonie-Bruxelles veut moderniser les filières techniques/professionnelles via la mise à jour des référentiels, une gouvernance renforcée et une orientation plus cohérente des élèves. La construction a besoin d’élèves mieux préparés aux réalités des chantiers, avec des équipements et pratiques pédagogiques à la hauteur des technologies actuelles.
Généralisation de l’alternance
La généralisation vise à faire de l’alternance une voie privilégiée vers les métiers techniques, avec davantage d’entreprises formatrices. Pour la construction, c’est une opportunité clé d’attirer des jeunes, à condition d’alléger la charge administrative et de soutenir les PME dans l’accueil des apprenants.
Réforme du Fonds d'investissement des communes wallonnes
Dès 2026, le FERI (Fonds Extraordinaire Régional d’Investissement) remplacera le FRIC (Fonds régional pour les investissements communaux). Bien que cette réforme vise à simplifier les procédures et améliorer l’efficacité du dispositif, le mécanisme offre désormais la possibilité aux communes de financer également des dépenses courantes. Vu l'importance des investissements communaux, le secteur reste vigilant : les moyens publics initialement prévus pour l’investissement doivent être utilisés exclusivement pour de l’investissement.
Obligation d’énergie renouvelable et interdiction du mazout et du charbon dans les bâtiments neufs
Les bâtiments neufs ou assimilés devront intégrer au moins 35 % d’énergie renouvelable. Pour les bâtiments de plus de 1.000 m², le seuil est réduit à 15 %. Des dérogations sont possibles en cas d’impossibilité technique, fonctionnelle ou économique, mais elles imposent des exigences PEB plus strictes. D’autre part, l’installation de systèmes au mazout ou charbon sera interdite. Référence : AGW du 5 juin 2025 publié au Moniteur belge le 18 septembre 2025.
Obligations d’isolation et de régulation des installations
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VOS INTÉRÊTS
techniques des bâtiments
Obligations en matière de régulation des systèmes de chauffage et de climatisation et en matière de calorifugeage des conduites (chauffage, eau chaude sanitaire, eau glacée, ventilation). Les bâtiments non résidentiels qui comportent un système de chauffage ou un système de climatisation d’une puissance nominale supérieure à 290 kW devront être équipés d’un système d’automatisation et de contrôle. Référence : AGW du 11 janvier 2023 publié au Moniteur belge le 17 mars 2023.
Bruxelles
Application du calendrier Brudalex 3
Les organismes de gestion des terres excavées et des granulats recyclés devront être enregistrés auprès de la Région d’ici le 1er septembre 2026. Dès que les premiers organismes auront obtenu leur enregistrement, les concasseurs pourront à leur tour s’inscrire auprès d’eux. Cette étape déclenchera la mise en œuvre progressive du système de traçabilité prévu dans Brudalex 3.
Nouvelles échéances PEB dès 2026
À partir du 1er janvier 2026, les propriétaires de logements disposeront de cinq ans pour obtenir un certificat PEB valide pour leur logement. À partir de cette même date, ils auront vingt ans pour que leur logement atteigne l’objectif PEB 150, soit une performance énergétique inférieure ou égale à 150 kWh/(m².an). Les logements avec un certificat PEB D et E ne seront alors plus autorisés. Entre le 1er janvier 2026 et 2030, les pouvoirs publics régionaux ou locaux ne pourront acquérir ou louer que des bâtiments neufs de type « zéro énergie ». Enfin, au 31 décembre 2026, les unités PEB neuves appartenant aux pouvoirs publics, ou occupées ou destinées à être occupées par eux, devront répondre aux exigences PEB « zéro émission » et être équipées de systèmes solaires de production d’énergie appropriés.
La LEZ reprend sans report
En 2026, la mise en œuvre de la LEZ (Zone de Basses Emissions) reprend sans report. Depuis septembre 2025, seuls les diesel Euro 5 et les essence Euro 2 ou plus récents peuvent encore circuler à Bruxelles. La période transitoire se termine en janvier : les automobilistes recevront d’abord des avertissements, avant les premières amendes au printemps 2026. L'objectif reste inchangé pour
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les années à venir : interdiction de tous les diesels en 2030, puis tous les véhicules thermiques et hybrides en 2035 (hors poids lourds).
Le certificat RESCert PV obligatoire à Bruxelles
Le 1er janvier 2026 entrera en vigueur l’arrêté du Gouvernement bruxellois relatif à la promotion de l'électricité verte. À partir de cette date, en Région de Bruxelles-Capitale, toute nouvelle installation photovoltaïque d'une puissance maximale de 5 kWc devra obtenir un certificat RESCert PV (aussi appelé « certificat SER » à Bruxelles) de la part d’un installateur ou d’une installatrice agréé(e). Sans ce certificat RESCert, le propriétaire de l’installation ne pourra pas avoir accès aux certificats verts. Les avantages d’être agréé RESCert PV sont multiples : outre le lien direct avec les certificats verts dans la Région de Bruxelles-Capitale, il y a aussi un lien avec les primes Qualiwatt (PV) en Région wallonne, une garantie de qualité, un atout pour répondre aux marchés publics. Ce certificat est reconnu dans toute l'Union européenne.
Nouvelles normes minimales pour les logements
À partir du 1er janvier 2026, tous les logements mis en location et situés en Région bruxelloise, qu’ils soient mis en location par des bailleurs privés ou publics, doivent respecter 10 nouvelles normes. À la suite d’une modification de l’arrêté du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 30/11/2003 déterminant les exigences élémentaires de sécurité, de salubrité et d’équipement des logements ; tous les logements mis en location devront respecter de nouvelles normes minimales. Parmi ces nouvelles normes, on peut lister les exigences minimales suivantes :
● présence obligatoire d’une douche ou d’une baignoire ; ● superficie minimum de 18 m2 pour une personne augmentée de 10 m2 par habitant supplémentaire (sauf kot = 12 m2 minimum) ; ● interdiction des appareils à gaz de type B dans les chambres à coucher ; ● obligation d’avoir au moins deux points d’eau chaude et froide (cuisine et salle et bain) ; ● hauteur sous-plafond de minimum 2,10m sur 10m2 au sol pour le salon et sur 4m2 au sol pour les chambres. Tous les bailleurs publics ou privés ont l’obli-
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LÉGISLATION
gation de se mettre en règle pour le 31 décembre 2025 au plus tard et des sanctions sont possibles si le bailleur ne se met pas en conformité après inspection.
Flandre
Réforme de « Mijn VerbouwPremie »
En 2026, la prime « Mijn VerbouwPremie » sera reformée. Si vous appartenez aux catégories de revenus supérieurs 1 et 2, vous ne pourrez demander une prime que pour une pompe à chaleur ou une chaudière à pompe à chaleur, et ce à partir du 1er mars 2026. Pour toutes les autres catégories de travaux, il ne sera plus possible de bénéficier d’une prime. Cette limitation s’applique aussi aux bailleurs privés. Les primes pour une pompe à chaleur et une chaudière à pompe à chaleur peuvent être demandées jusqu'à la fin de l'année 2027. Et si vous investissez dans un bâtiment non résidentiel, vous n’aurez plus droit à une prime « Mijn VerbouwPremie » à partir du 1er mars 2026.
Réforme de « Mijn VerbouwLening »
Cette réforme s'applique aux demandes effectuées à partir du 1er janvier 2026. « Mijn VerbouwLening » prévoit une réduction du taux d’intérêt standard de 3 % par rapport au taux d’intérêt légal. En 2025, celui-ci s’élevait à 4,5 %. Par conséquent, le taux d’intérêt de « Mijn VerbouwLening » était de 1,5 %. Dans le nouveau décret, une réduction des taux pour les catégories de revenus les plus basses est prévue ; pour les catégories de revenus 4, une réduction supplémentaire de 2 % est prévue, et de 1 % pour la catégorie de revenus 3. Mais ce prêt n’est pas possible pour les rénovations intérieures et les appareils sanitaires.
Primes supprimées
La prime f lamande pour les démolitions-reconstructions sera supprimée pour les permis d'urbanisme approuvés à partir du 1er janvier 2026. Toutefois, la prime peut toujours être demandée dans les trois mois suivant l'approbation du permis de construire. La prime de niveau E du gestionnaire de réseau Fluvius sera complètement supprimée et la prime du label EPC sera complètement supprimée à partir du 1er juillet 2026.
Obligations pour les bâtiments non résidentiels
À partir du 1er janvier 2026, toute grande unité de bâtiment non résidentielle d'une surface utile inférieure à 1.000 m² devra être dotée d'un EPC (un certificat de performance énergétique) NR (non résidentiel), indépendamment des ventes (et autres transferts) ou des locations. Les bâtiments non résidentiels équipés de systèmes de chauffage et/ou de refroidissement d'une puissance nominale supérieure à 290 kW doivent être dotés d'un système d'automatisation et de contrôle des bâtiments d'ici au 31 décembre 2025. Cette obligation s'applique aux bâtiments non résidentiels nouveaux et existants.
Nouveau régime pour les formations en entreprise
Le régime pour les formations individuelles en entreprise qui débutent en 2026 tomberont sous le joug d’un nouveau régime. Les principales différences par rapport au régime en place jusqu'à présent sont les suivantes : ● un nouveau calcul de la prime : la prime des formations sera liée à la rémunération post-recrutement ; ● votre choix entre 70 % et 100 % de la prime : en tant qu'employeur, vous choisissez de payer la prime proposée à 100 % ou à 70 %, 80 % ou 90 %. Ce pourcentage est fixé avec le VDAB avant le début de la formation, il est inclus dans le contrat de formation et reste inchangé pendant la formation ; ● le paiement direct de la prime et de l’indemnité de déplacement à l’apprenant.
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POLITIQUE
Le ministre David Clarinval visite le site de Buildwise, à Limelette Preuve de l’intérêt qu’il porte à notre secteur, David Clarinval, le ministre de l’Emploi, de l’Economie et de l’Agriculture, s’est rendu sur le site de Buildwise à Limelette, le 2 décembre dernier. Objectif de cette visite : découvrir les activités de recherche, d’innovation et de soutien technique menées au service du secteur de la construction. Christine Lhoste, la directrice générale d’Embuild, était également de la partie.
D
ans l’interview qu’il nous avait accordé dans notre édition d’octobre, le ministre DAVID CLARINVAL nous faisait part part de son grand intérêt pour le secteur de la construction. « Vous pouvez compter sur moi pour défendre votre secteur au sein du gouvernement », avait-il déclaré. Cette visite au sein de notre centre de recherche et d’innovation s’inscrit donc dans cette logique d’intérêt. Et notre fédération professionnelle était également représentée pour rappeler les enjeux sectoriels au ministre. Au cours de cette visite et guidé notamment par le président de Buildwise Thomas Scorier et le CEO Olivier Vandooren, David Clarinval a pu découvrir les nombreuses recherches et innovations en cours, à Limelette. Des avancées qui font progresser tout le secteur. Celles-ci portent notamment sur : la qualité et la sécurité de l’eau dans les bâtiments ; la résistance, la déformation et le réemploi des matériaux ; la prévention des risques d’inondation ; le confort acoustique ; l’impression 3D béton… Le tout nouvel Experience Center a d’ailleurs permis d’offrir un aperçu de certaines de ces innovations.
Soutien
OLIVIER VANDOOREN a indiqué au ministre qu’avec le plan sectoriel BuildForward 2030, le secteur mettait tout en œuvre pour renforcer la collaboration, le partage des connaissances et l’innovation au service de la transition du secteur, avec le rôle central joué par Buildwise en ce qui concerne l’innovation. Et bonne nouvelle : David Clarinval a confirmé soutenir le centre de recherche. « Les centres de connaissances et d’accompagnement tels que Buildwise
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constituent un maillon stratégique du secteur de la construction et donc de notre économie. Ils permettent à nos entreprises de construction, et notamment à nos PME, d’innover, de rester compétitives et de respecter des normes qui garantissent la qualité et la sécurité. Dans un contexte de transitions technologiques rapides, leur travail est essentiel pour maintenir la performance du tissu industriel. C’est pourquoi je confirme aujourd’hui l’engagement du SPF Économie de soutenir ces centres, leurs projets et de garantir des moyens qui leur permettent de remplir leur mission », a-t-il notamment indiqué. La visite s’est d’ailleurs conclue sur des échanges autour des projets soutenus par le SPF Economie, renforçant la collaboration entre les pouvoirs publics et Buildwise dans la transition vers une construction plus durable et circulaire.
Embuild
CHRISTINE LHOSTE , la directrice générale d’Embuild, a pour sa part insisté sur l’importance cruciale d’un tel centre de recherche « pour assurer l’évolution du secteur vers une innovation efficace et une plus grande rentabilité dans un contexte économique difficile. » Et de rappeler les dernières statistiques dans la construction. « L’activité du secteur recule à nouveau de 0,5% en 2025. Et c’est la construction de nouveaux logements, en particulier, qui souffre le plus avec un recul de 5,5%. La rénovation reste également inférieure aux attentes. Il est donc essentiel que les gouvernements prévoient davantage d’investissements dans le logement, les bâtiments et les infrastructures. Soutenir l’innovation et les centres tels que Buildwise est également nécessaire. »
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Le ministre David Clarinval au centre et à sa droite la directrice générale d’Embuild, Christine Lhoste, à côté de Thomas Scorier, le président de Buildwise. À g. de l’image, le CEO de Buildwise Olivier Vandooren.
VOS INTÉRÊTS
Karl Neyrinck est le nouveau président d’Embuild En octobre dernier, Christophe Maes, alors président national d’Embuild, nous quittait inopinément. Le 10 décembre dernier, le Conseil national d’Embuild a désigné Karl Neyrinck, administrateur délégué d’EEG Group, pour lui succéder. Il s’agit d’une figure bien connue au sein de notre fédération professionnelle.
«A
vant tout, je vise la continuité. Christophe a tracé un chemin clair et je veux continuer son travail. Il a posé les fondations, c’est désormais à nous de continuer à construire sur ces bonnes bases », a affirmé le nouveau président d’Embuild. KARL NEYRINCK est administrateur délégué d’EEG Group, un groupe d’entreprises spécialisé dans les techniques de bâtiment. Le successeur de Christophe Maes est actif chez Embuild depuis des années. Il a été président d'Embuild Vlaanderen entre juin 2020 et mai 2025 et président de la fédération sectorielle Techlink de juin 2015 à septembre 2022, poste qu'il a repris en juin de cette année. Il promet de poursuivre dans la direction tracée par Christophe Maes, avec le focus sur un dossier très important. « L'un des principaux projets qu'il a lancés est le plan d'action "Embuilding the Future", qui vise à moderniser le fonctionnement de la famille Embuild. Ce sera également un dossier prioritaire pour moi. Les choix stratégiques déjà effectués nous donnent un point de départ solide. Il s'agit maintenant d'aller de l'avant et de donner encore plus de poids à Embuild. Nous voulons construire une organisation au cœur de l'écosystème du secteur de la construction et de l'installation. » Le CEO d'Embuild, NIKO DEMEESTER , est convaincu que le nouveau président va continuer à faire progresser notre fédération professionnelle. « Je me réjouis de travailler avec Karl pour renforcer encore Embuild dans les années à venir. Nous sommes sur la bonne voie, l'important est maintenant de la maintenir. Le secteur de la construction et de
l'installation est confronté à d'énormes défis dans les années qui viennent pour répondre à la pénurie de logements, moderniser nos infrastructures et apporter des solutions pour le climat. C'est à Embuild de prendre l'initiative dans ce domaine. »
MICHEL VANDERSTRAETEN NOMMÉ HOMME DE LA CONSTRUCTION 2025 Le 4 décembre dernier, les Belgian Construction Awards ont eu lieu, à Bruxelles. Il s’agit d’un événement qui met en lumière le savoir-faire du secteur. MICHEL VANDERSTRAETEN, alors président ad interim d’Embuild et président d’Embuild Vlaanderen, a remporté le titre de « Homme de la construction 2025 ». Pour l’administrateur délégué du Groupe VDS, ce prix revêt une saveur particulière, car VDS Group fête cette année son 90e anniversaire. Michel Vanderstraeten, ingénieur civil en construction, est diplômé de la VUB et travaille depuis 1997 chez Vanderstraeten NV, une entreprise générale de construction. En 2000, il en devient l’administrateur délégué, mais aussi en 2013 CEO du Groupe VDS, qui comprend également les entreprises Execon et Peremans. Il est actif depuis un certain temps chez Embuild, en tant qu’administrateur d’Embuild Limburg et président d’Embuild Vlaanderen. « En tant que troisième génération, je suis fier de poursuivre l'œuvre de mon
père et de mon grand-père. Mon principal objectif est de rendre l'entreprise familiale durable et prête pour l'avenir. Je m'y consacre pleinement. Les défis auxquels notre secteur est confronté sont immenses : changement climatique, transition énergétique, vieillissement de la population, migration, révolution numérique, IA, …L'innovation est le mot-clé d'un avenir réussi », a indiqué Michel Vanderstraeten.
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DOSSIER
La loi d’accès à la profession La loi d'accès à la profession avait pour objectif de garantir la compétence professionnelle et les connaissances en gestion d'entreprise des entrepreneurs, en particulier dans le secteur de la construction. Cette loi a été introduite en 1958 et a ensuite été modifiée, d'abord en 1970 puis à nouveau en 1998, alors notamment via la loi-programme. Entre 1960 et 1993, de nombreux métiers de notre secteur ont été réglementés et en 2007, la réglementation a été simplifiée en neuf clusters « construction ». Depuis 2014, cette législation a été régionalisée et la Flandre a d’abord supprimé le volet compétences de gestion, en 2018, et ensuite les compétences professionnelles en 2019. La loi d’accès à la profession est donc purement supprimée en Flandre. La Wallonie et Bruxelles ont gardé les obligations de compétences techniques, mais ont, dans un passé assez récent, supprimé l’aspect gestion. Avec quelles conséquences pour chaque Région ? Et qu’en pensent nos entités régionales ? Analyse dans ce dossier.
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DOSSIER
Origine, évolution et effets de cette législation La loi d’accès à la profession existe déjà depuis 1958, et a été introduite afin de garantir la qualité de l’exercice d’une profession et pour éviter que de nombreux « starters » ne lancent une entreprise sans les compétences préalables. Dans les années 1960, 1970 et 1980, le nombre de métiers de la construction soumis à une réglementation augmentait déjà rapidement. Mais les gouvernements régionaux remettent de plus en plus en question cette législation.
U
ne des critiques les plus virulentes concernant cette loi est qu’elle freine le développement économique, car elle complexifie l’entrée de nouveaux acteurs dans le monde de l’entreprise, et limite donc la concurrence. Mais les partisans insistent sur l’intérêt des consommateurs et accordent plus d'importance aux starters ayant un minimum de chance de réussite qu’à une augmentation brute du nombre de starters. Dans cet article, nous examinons de plus près l'évolution de cette législation et ses effets économiques.
Connaissances professionnelles, mais aussi en gestion
La loi d’accès à la profession de 1958 a été adaptée en 1970 et enfin une troisième et dernière fois au niveau fédéral, notamment via la loi-programme du 10 février 1998. Cette loi définit ce qu’est une PME, et indique clairement que les compétences entrepreneuriales comprennent deux aspects : d’une part la compétence professionnelle (la maîtrise des exigences spécifiques nécessaires à l’exercice d’un métier selon les règles de l’art), et d’autre part les compétences de base en gestion (afin de pouvoir gérer une entreprise), comme c’était déjà le cas dans la loi de 1970 par ailleurs. L’exposé des motifs de cette loi notait que, déjà à l’époque, 30 % des faillites étaient dues à un manque de compétences en gestion d’entreprise.
De plus en plus de métiers construction
Dans le cadre de la loi d’accès à la profession, 42 professions ont été réglementées entre
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1960 et 1993, dont une quinzaine de métiers de la construction. L’émission de réglementations d’accès à la profession, par Arrêté royal (AR), était en principe dépendante d’une demande venant d’une association professionnelle considérée comme représentative. Les associations qui font partie d’Embuild, ont réussi à ce moment-là à faire réglementer leur profession. L’AR a été publié en 1960 pour la réglementation des menuisiers-charpentiers, en 1961 pour les installateurs de chauffage central et les plafonneurs-cimentiers et en 1963 pour les entrepreneurs en peinture. Toujours dans les années 1960, les métiers d’entrepreneurs en maçonnerie et béton, de tailleurs de pierre, de marbriers, de carreleurs, d’installateurs électro-techniques et de poseurs de papiers peints et de revêtements de sols. Dans les années 1970, c’était le tour des entrepreneurs en vitrage, des installateurs sanitaires et plombiers, ainsi que des entrepreneurs en toiture métallique et non métallique. Dans les années 1980, ce sont les travaux d'imperméabilisation et de démolition qui ont été réglementés.
Simplification en 2007
En 2007, le nombre de professions réglementées dans la construction a été rationalisé. Mais le principe de base de 1998 était conservé : l'AR du 29 janvier 2007 a continué à exiger des « connaissances administratives » dans des domaines tels que les contrats d’entreprise, la politique de sécurité et de qualité, le calcul des coûts et les techniques de calcul a posteriori, de suivi, de contrôle et de planification, en plus des compétences spécifiques à la profession. L'AR du 29 janvier 2007 a laissé neuf clusters d'activités réglementés pour la construction. Les professions de la construction au-
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EN PRATIQUE : L’ACCÈS Bien que l’accès à la profession ne soit pas obligatoire partout, il est toujours utile d'inclure cette mention à la BCE (Banque-Carrefour des Entreprises). Cela permet de renforcer la crédibilité de votre entreprise et peut se montrer utile pour certaines formalités administratives et en cas de litige. Il existe trois possibilités : ● un droit acquis (inscription avant le 1er septembre 2007) : les activités enregistrées à la BCE avant cette date sont automatiquement reconnues. Le guichet d’entreprise le contrôle via les codes NACEBEL. Parfois, on pourra vous demander des pièces justificatives supplémentaires (déclarations TVA, factures). ● un diplôme : un diplôme reconnu (diplôme d'études supérieures, bachelier ou équivalent) dans le domaine concerné suffit. Pour les diplômes moins courants, on pourra vous demander une liste de points ou une description des cours.
HISTORIQUE
paravant réglementées séparément ont été regroupées sous un titre plus général (comme installateur de chauffage central, plombier et tout ce qui concerne la toiture) et la profession d'entrepreneur général a été ajoutée. Ces neuf activités réglementées sont toujours d'application en Région bruxelloise et en Wallonie, mais plus en Flandre.
Compétence régionalisée à partir de 2014
À LA PROFESSION ● Vous ne disposez pas de diplôme ou de droit acquis ? Vous pouvez donc faire appel à votre expérience professionnelle : 3 ans à temps plein durant les 15 dernières années ou 5 ans à temps partiel durant les 15 dernières années. Vous devez les prouver via des attestations d’employeurs, des contrats, des fiches de salaire ou des extraits BCE. Enfin, il existe une quatrième possibilité : si l’administrateur n’est luimême pas qualifié, il peut nommer une autre personne, une « personne désignée » disposant des compétences requises et participant effectivement à la gestion technique. À prouver par le diplôme ou l'expérience ainsi que par un document officiel (contrat de travail ou décision du conseil d'administration). Assurez-vous de coordonner l’ensemble des démarches par le biais d’un guichet d’entreprise agréé, tout en vérifiant que les informations inscrites à la BCE reflètent la réalité économique de vos activités.
En effet, depuis la sixième réforme de l’État, la compétence en matière d'accès à la profession a été transférée aux Régions. Cela signifie que, depuis 2014, chaque Région est devenue compétente pour adapter ou supprimer les règles qui la concernent. La dichotomie susmentionnée concernant les compétences entrepreneuriales (compétences professionnelles et compétences en gestion) joue toujours son rôle dans ce cadre. En Flandre, les compétences obligatoires en gestion d’entreprise ont été supprimées en 2018, et les compétences professionnelles obligatoires en 2019. Concrètement, cela signifie qu'à partir de ce moment-là, n'importe qui peut créer une entreprise de construction en Flandre. En Région bruxelloise, la compétence de gestion obligatoire a été supprimée le 15 janvier 2024. En Wallonie, cette obligation est supprimée depuis le 1er octobre 2025. Cependant, les gouvernements bruxellois et wallon ont maintenu les exigences de compétences pour les métiers de la construction.
Effet ressenti sur le nombre de « starters »
En ce qui concerne le nombre de créations d’entreprises de construction, nous remarquons qu'il était d’environ 4.000 à 5.000 par an en Flandre entre 2008 et 2016. Mais c'est surtout à partir de 2019 que ce nombre a commencé à augmenter fortement pour atteindre 10.000 à 12.000 par an entre 2020 et 2024. Ainsi, nous constatons que ce nombre a plus que doublé en Flandre. La suppression des règles d’accès à la profession en Flandre va donc de pair avec une augmentation remarquable du nombre de créations d’entreprises de construction. Selon Embuild.Brussels, cette hausse est en partie due à l'augmentation du nombre de start-ups dans le Brabant flamand et à leur déclin concomitant dans la Région bruxelloise, jusqu'à ce
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que le gouvernement régional assouplisse lui aussi les règles d'accès à la profession.
Effet aussi sur le nombre de faillites
Voilà pour les nouvelles positives. Mais, dans le même temps, les statistiques sur les faillites montrent clairement que leur nombre a fortement augmenté en Flandre à partir de 2022. Pour les années 2022-2025, elles sont environ 80 % plus élevées que pour les années 2018-2021, alors que le nombre de faillites dans les deux autres Régions n'a pas augmenté autant. Cette tendance inquiète Embuild Vlaanderen et, avec l'affaiblissement de la loi d'accès à la profession en Wallonie, Embuild Wallonie craint une augmentation similaire en Région wallonne. En outre, il est surprenant de noter que près de 95 % des faillites dans la construction concernent des entreprises n’employant aucun ou au maximum cinq collaborateurs. En revanche, la catégorie des entreprises de construction de 5 à 9 travailleurs représente à peine une part d'environ 3 % du nombre de faillites. Ces dernières années, ce sont pourtant les plus petites entreprises de construction qui ont connu la plus forte augmentation des faillites. Il convient également de noter qu'environ un tiers des entreprises de construction, en moyenne, stoppent déjà leurs activités au cours de la période de cinq ans suivant leur création. Les premières années sont donc cruciales pour leur survie.
Problème de l’incompétence
Selon le prestataire de services financiers Graydon, 27 % des faillites sont dues à l'incompétence des entrepreneurs. Graydon indique désormais sur son site web que la mauvaise gestion est la principale cause de faillite. Cela signifie que l'entrepreneur ne connaît pas suffisamment bien le marché, qu'il n'a pas une vision suffisante de l'avenir ou qu'il n'anticipe pas suffisamment l'évolution des conditions du marché. Les raisons commerciales jouent un rôle dans 18 % des faillites : défaut de paiement des clients ou baisse de la demande qui réduit le nombre de clients. L'insuffisance des fonds constitue une troisième cause de faillite (dans 15 % des cas), selon Graydon. Il n'en reste pas moins que l'esprit d'entreprise reste crucial pour la survie d'une entreprise de construction.
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DOSSIER
Embuild Wallonie regrette que les compétences de gestion soient supprimées En Région wallonne, depuis le 1er octobre 2025, le Gouvernement wallon a décidé de supprimer l’obligation de détenir des compétences de gestion de base pour toute personne souhaitant exercer une activité commerciale ou artisanale, donc aussi dans le secteur de la construction. Embuild Wallonie s’oppose à cette décision. Explications avec son directeur général, Hugues Kempeneers.
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n Wallonie, on maintient donc l’obligation de posséder les compétences professionnelles, mais plus celles liées à la gestion d’une entreprise. Avant le 1er octobre 2025, la législation imposait aux entrepreneurs de prouver des connaissances en gestion (comptabilité, droit, gestion commerciale…) via un diplôme, une expérience professionnelle ou la réussite d’un examen devant le jury central. Le but était de préparer les indépendants à la gestion journalière de leur activité. Mais selon la Région wallonne, l’efficacité de cette mesure n’a jamais été démontrée, notamment en matière de prévention des faillites. Elle s’est donc alignée sur les réformes déjà mises en place en Flandre, à Bruxelles et dans d’autres pays européens.
Qualité primordiale
En supprimant cette obligation, le Gouvernement wallon espère que davantage de candidats pourront concrétiser leur rêve de création d’entreprise et ainsi contribuer à la création d’emploi et au développement du tissu économique wallon. Même si Embuild Wallonie n’est bien sûr pas contre cet argument de la création d’emploi, surtout dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre actuel que l’on connaît dans le secteur, elle s’oppose à cette décision. « Nous voulons que les deux types de
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compétences soient maintenues : professionnelles et gestion. Tout simplement parce que pour nous, la qualité de nos entrepreneurs sur le territoire wallon est primordiale. On pouvait certes faire évoluer les choses d’une législation devenue un peu désuète, mais pas supprimer complètement l’obligation de compétences de gestion », souligne HUGUES KEMPENEERS.
Attention aux comparaisons
Selon le directeur général d’Embuild Wallonie, le premier problème lié à cette modification est que l’on met la construction dans « le même sac » que les autres secteurs. « J’entends cet argument de favoriser l’entrepreneuriat. Mais il ne faut pas comparer un restaurateur ou un frituriste avec un entrepreneur général. Quand vous allez au restaurant, le restaurateur ne fera jamais faillite pendant que vous mangez votre plat de pâtes. Or dans la construction, il se peut qu’une entreprise mette la clé sous le paillasson pendant la durée de votre chantier. Le lien contractuel avec le client est beaucoup plus long et les conséquences peuvent être plus importantes et dramatiques avec des milliers d’euros perdus. Avec cette modification de la loi d’accès à la profession, je me demande quel type d’entreprise voulons-nous offrir aux clients, en sachant qu’il faut rénover 20
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RÉGION WALLONNE
logements par heure pour atteindre l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050. »
Conséquences de la suppression en Flandre
Il explique également les conséquences liées à la suppression totale de l’accès à la profession en Flandre. « Les faillites ont augmenté de 113 %, entre 2018 et 2024, après la décision d’y supprimer l’accès à la profession. Le risque de voir les faillites augmenter considérablement en Wallonie est donc bien réel avec la suppression des compétences de gestion. Cette décision fragilise donc l’offre du secteur de la construction, ce qui n’est pas un signal positif vu l’importance des défis qui nous attendent ces prochaines années. Le secteur est favorable à la création de nouvelles entreprises, pour autant qu’il s’agisse d’entreprises de qualité. Je ne le répèterai jamais assez : on peut être un très bon technicien, mais un très mauvais gestionnaire. »
Soutien et formation
La Région wallonne explique encore que cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de simplification et de parcours entrepreneurial en Wallonie. L’objectif étant de supprimer les freins inutiles, tout en renforçant l’accompagnement des entrepreneurs via des outils de soutien, de formation et
peut être «un On très bon technicien, mais un très mauvais gestionnaire.
»
d’aide à la création. « Wallonie Entreprendre va travailler à l’accompagnement des entreprises à ce sujet et l’IFAPME va également créer de nouvelles formations pour apprendre à créer sa société. Citons encore l’importance de structures comme la SAACE Start Construction qui accompagne les créateurs d’entreprises du secteur, tant du point de vue technique qu’en termes d’accompagnement à la gestion, avec des taux de survie à 5 ans de 88 % des entreprises accompagnées nettement supérieurs à la moyenne de 65 %. » Hugues Kempeneers conclut en insistant encore sur le fait qu’il regrette cette décision. « Nous avons fait notre travail de lobbying et nous avons interpellé le ministre à plusieurs reprises. Malheureusement, sur ce dossier, nous n’avons pas été écoutés. Espérons que le futur ne nous donne pas raison ! »
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DOSSIER
« L’un des gros enjeux est de valoriser cet accès à la profession » Dans la Région de Bruxelles-Capitale, depuis le 15 janvier 2024, le Gouvernement bruxellois a décidé de supprimer l’obligation de prouver des connaissances en gestion de base. La situation est donc similaire à la Région wallonne, mais déjà depuis bientôt deux ans. On maintient l’obligation de compétences professionnelles pour les métiers de la construction, mais plus celles de gestion. Embuild.Brussels est également contre cette décision. Explications avec son secrétaire général, Laurent Schiltz.
L
a loi d’accès à la profession a été instaurée pour éviter que trop de starters se lancent dans la construction, sans les compétences nécessaires. Cette loi vise donc aussi à protéger les consommateurs d’entrepreneurs incompétents et malhonnêtes. « Et c’est un problème car le fondement de cette loi est en lien avec la protection des consommateurs qui est une matière fédérale. Donc, à mes yeux, la loi d’accès à la profession n’aurait jamais dû être régionalisée lors de la sixième réforme de l’Etat, en 2014. Mais la législation est ainsi faite et nous devons l’accepter. » En Région bruxelloise donc, exit l’obligation de compétences de gestion pour exercer l’un des métiers repris dans la liste « construction ». Sur le site internet du Service public régional de Bruxelles Economie et Emploi, les objectifs de cette simplification sont : « Stimuler la création d’entreprises, défendre l’entrepreneuriat comme vecteur d’émancipation et d’intégration, créer des conditions plus équitables pour les entrepreneurs bruxellois et renforcer la position de la Région comme hub entrepreneurial. » Chez Embuild.Brussels, cette décision de supprimer une des parties de cette loi d’accès n’a pas été très bien accueillie. « Non, nous n’étions pas pour cette suppression des compé-
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tences de gestion, mais la partie compétences professionnelles est maintenue et c’est ce que nous voulions. Nos membres sont unanimes sur le sujet. Pour les professionnels du secteur, l’accès à la profession reste une barrière à l’arrivée sur le marché d’entreprises de construction qui font prendre des risques à leurs clients et qui ont un impact négatif sur l’image du secteur », souligne LAURENT SCHILTZ .
Sensibiliser les maîtres d’ouvrage
Même si le volet gestion a été supprimé, on peut écrire que l’accès à la profession est donc toujours en place dans la Région de Bruxelles-Capitale. « L’un des gros enjeux désormais est de dire : ok, on le maintient, mais comment valoriser cet accès à la profession ? L’important, et c’est la demande des entreprises bruxelloises, est de le valoriser. Car je pose la question suivante : quel maître d’ouvrage demande à un entrepreneur s’il a bien son accès lors de travaux ? Poser la question, c’est y répondre. Il faut sensibiliser tous les maîtres d’ouvrages à le demander. On peut lier cela à la demande de primes RENOLUTION en expliquant que la condition pour les obtenir est que l’entrepreneur ait l’accès à la profession. Les primes, c’est de l’argent public, il doit être correctement utilisé. Vous n’aurez vos primes que si l’entrepreneur a son accès, quand un accès est requis en fonction du travail concerné ! D’une part, c’est une motivation pour le maître d’ouvrage et d’autre part, l’entrepreneur se sent valorisé qu’on le lui demande. Valoriser est notre message, malheureusement il n’est pas encore appliqué », explique Laurent Schiltz. Suite à la suppression en Flandre en 2019, le secrétaire général d’Embuild.Brussels confirme que la création d’entreprises s’est effondrée à Bruxelles. « Cette année-là, on a effectivement constaté une forte diminution de starters et en corallaire, une très
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BRUXELLES
nette augmentation notamment en Brabant flamand. C’était effectivement facile de bouger de quelques kilomètres pour venir lancer son entreprise et Bruxelles est bilingue donc ça ne posait pas de problèmes au niveau de la langue », explique encore le secrétaire général d’Embuild.Brussels. « Avant 2019, les chiffres concernant les starters construction à Bruxelles étaient en constante augmentation et puis cela a donc commencé à diminuer pour fortement remonter en 2024, suite à la suppression des compétences de gestion aussi à Bruxelles. »
Quelle jurisprudence ?
Question : que faire avec un entrepreneur f lamand ou autre qui vient travailler à Bruxelles ? La position d’Embuild.Brussels est très ferme à ce sujet. « Il doit démontrer qu’il détient bien l’accès à la profession, comme l’exige la loi. Aujourd’hui, on ne sait pas encore quelle sera la jurisprudence majoritaire dans ce domaine, cependant, notre interprétation est que c’est bien le lieu du chantier qui détermine si l’accès est nécessaire ou pas. Et soyons clairs : il ne s’agit absolument pas d’empêcher des entreprises f lamandes de venir travailler à Bruxelles. La Région de Bruxelles-Capitale est le poumon économique du pays, c’est un marché très ouvert dans lequel les entreprises du Nord du pays réalisent déjà plus d’un chantier sur deux. Par ailleurs, elles peuvent tout à fait demander leur accès à la profession ou le démontrer afin de mettre à jour la Banque Carrefour des Entreprises (BCE). La toute grande majorité des entreprises f lamandes l’ont d’ailleurs encore, toutes celles qui ont
été créées avant la suppression de l’accès en Flandre en 2019. L’enjeu au contraire, c’est de valoriser cet accès à la profession sur le territoire bruxellois et surtout d’éviter de créer une distorsion de concurrence négative pour les entreprises bruxelloises qui travaillent à Bruxelles, ce serait un comble ! Toute entreprise qui vient travailler à Bruxelles, qu’elle que soit sa région ou son pays d’origine, doit donc avoir l’accès à la profession, ou le démontrer par tout système similaire, diplôme ou expérience qui démontre qu’elle possède bien les compétences pour exercer les métiers dans lesquels elle va réaliser des travaux pour lesquels des accès sont requis. »
Formations
Bien que qu’il n'y ait plus d'obligation de prouver ses connaissances de gestion de base pour exercer une activité d'indépendant, notamment dans la construction, en Région de Bruxelles-Capitale, un grand nombre d’organismes de formation proposent encore des formations en connaissance de gestion de base afin d’outiller les jeunes adultes et leur permettre d’acquérir les compétences nécessaires pour mieux gérer une entreprise. Pour ne citer qu’eux, La Cité des Métiers référence près d’une petite dizaine de centres de formation dispensant ce type de formation. Bruxelles Formation propose également une formation qui s’en rapproche intitulée : « Management pratique de l'entreprise : option management ou création d'entreprise », sans oublier l’EFP qui offre une formation complète d’un an permettant d’acquérir le certificat en connaissance de gestion de base.
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maître « Quel d’ouvrage demande à un entrepreneur s’il a bien son accès lors de travaux ? Poser la question, c’est y répondre.
»
DOSSIER
Causes et conséquences de la suppression en Flandre À la suite de la sixième réforme de l’État, la Flandre, comme les deux autres gouvernements régionaux, est devenue en 2014 compétente pour réglementer ellemême l’accès à la profession. Le Gouvernement flamand n’a pas tardé à supprimer les règles d’accès à la profession dans la Région. Quelques questions : pourquoi ? Quels sont les effets de cette décision ? Et que peut faire le Gouvernement flamand pour limiter l’augmentation du nombre de faillites dans le secteur de la construction ? Cet article tente de répondre à ces questions.
E
n Flandre, depuis le 1er janvier 2018, un certain nombre de professions réglementées non liées à la construction, comme les bouchers, les boulangers et les coiffeurs, peuvent déjà être exercées par n'importe qui, même s'il n'est pas possible de prouver ses connaissances professionnelles. En outre, depuis le 1er septembre 2018, il n’est plus nécessaire de disposer d’un certificat de connaissances de base en gestion d’entreprise pour créer une entreprise en Flandre. Enfin, le Gouvernement f lamand a également décidé de supprimer les compétences professionnelles requises pour les métiers de la construction réglementés. Cette suppression est entrée en vigueur le 1er janvier 2019.
Non compatible avec les directives européennes
La principale préoccupation du Gouvernement f lamand était que la loi d’accès à la profession n’était pas compatible avec les directives européennes. En effet, l’Union européenne demande que tous les Européens puissent exercer librement leur métier dans les autres Etats membres. Le Gouvernement flamand ne peut donc pas imposer des exigences supplémentaires aux entrepreneurs étrangers lorsque leur métier est déjà réglementé dans leur Etat membre. C'est le cas, par exemple, des entrepreneurs allemands et luxembourgeois. Si la profession n'est pas réglementée dans l'État membre de base, une seule condition est requise : avoir exercé la profession à temps plein ou à temps partiel pendant au moins un an au cours des dix dernières
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années. Ainsi, en imposant des conditions supplémentaires dans sa propre législation, le Gouvernement f lamand exigerait davantage des entreprises f lamandes que ce qu'il peut imposer aux entrepreneurs étrangers.
Insuffisamment évolutif
De plus, le Gouvernement f lamand a estimé que la législation sur l’accès à la profession ne prenait pas suffisamment compte de l’évolution rapide du marché. De nouvelles professions risquaient ainsi d'être exclues du champ d'application. En outre, les conditions d'accès à la profession ne déterminent que la position de départ de l'entrepreneur et non la qualité des services à plus long terme. Enfin, il existe déjà d'autres réglementations qui déterminent l'accès à une profession de la construction, comme les certificats RESCert pour les entreprises de construction qui installent des énergies renouvelables. Af in de répondre à quelques préoccupations à l’encontre de la loi d'accès à la profession, le Gouvernement f lamand aurait pu la modifier. Mais le gouvernement, et en particulier le ministre de l'Économie de l'époque, Philippe Muyters, s'y est résolument opposé. Le gouvernement a supposé que la déréglementation serait compensée par des programmes d'orientation et de formation supplémentaires dont
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RÉGION FLAMANDE
bénéficieraient les entreprises de construction (en phase de démarrage). Mais cela n’a absolument pas été le cas.
Offre de formations en baisse chez Syntra
«
Il y a un avant et un après 2019 pour les starters de la construction en Flandre.
»
À l'époque, Syntra était le partenaire de formation désigné pour préparer les entreprises de construction aux obligations sur l’accès à la profession. Le réseau Syntra propose aujourd'hui de nombreuses formations destinées à l'entrepreneuriat indépendant dans les domaines du gros-œuvre, de la finition et de la construction bois. En outre, le réseau propose un programme axé sur les startups. Bien qu'elle ne soit pas spécifique à la construction, cette formation initiale est bien alignée sur la gestion d'entreprise appliquée qui fait partie des parcours d'entrepreneuriat professionnel et technique. Mais WIM VAN STAPPEN , innovateur de la formation à la transition énergétique chez Syntra Midden-Vlaanderen, témoigne. « Nous constatons actuellement une baisse d'intérêt pour les formations de constructions traditionnelles, comme les cours de maçonnerie et de béton, de peinture, de carrelage et d'entreprise générale. Nous percevons cependant un intérêt croissant pour les professions de niche telles que coordinateur de rénovation, architecte d'intérieur et pour les cours de recyclage obligatoires RESCert imposés par les autorités régionales. Mais nos cours de gestion d'entreprise suscitent particulièrement peu d'intérêt. » Et c'est précisément dans le domaine de la gestion d'entreprise qu'un grand nombre de jeunes entreprises de construction éprouvent des difficultés.
L’entrepreneuriat dans l’enseignement construction ?
Dans l'enseignement secondaire construction, la préparation des relevés de mesures et le calcul des coûts sont abordés à partir de la deuxième année. Mais avec la suppression de la loi d’accès à la profession, le sujet de la gestion d'entreprise a été abandonné au cours des 7e années. Cependant, IVAN DEMEYER , responsable pédagogique dans l’enseignement catholique f lamand, note que ce réseau a permis d’inclure une nouvelle matière pour les 7e années, appelée « Entrepreneuriat ». « Dans cette matière, les élèves
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apprennent à développer des idées créatives et à élaborer un projet. Pour ce faire, ils calculent méticuleusement les coûts et jugent ainsi de la faisabilité de leur concept d'entreprise. En outre, ils recherchent activement des conseillers professionnels et apprennent à convaincre les clients potentiels. Ils collaborent également avec d'autres personnes à cette fin et apprennent à rester flexibles dans des circonstances changeantes », explique le responsable pédagogique. Mais, à la suite de la réforme de l’enseignement, le nombre d'élèves en 7e année a été réduit de moitié.
Climat entrepreneurial fragile
Dans un récent communiqué de presse, Embuild Vlaanderen a souligné que les startups de construction en Flandre sont désormais moins performantes qu'en Wallonie. Alors qu’en Wallonie, 94 % des starters sont encore actifs, ce pourcentage a baissé à 88 % en Flandre. Après trois ans, le taux de survie d'une entreprise de construction f lamande n'est plus que de 72 %, tandis qu'en Wallonie, il est encore proche de 82 %. CAROLINE DEITEREN , directrice générale d’Embuild Vlaanderen, remet les choses en perspective : en Flandre, n’importe qui peut créer une entreprise de construction, en Wallonie et à Bruxelles, il reste des freins à la création. « Il y a un avant et un après 2019 pour les starters de la construction en Flandre. Depuis la suppression de la loi d’accès à la profession, de plus en plus d’entreprises de construction sont créées, mais leurs chances de réussite ont drastiquement baissé. De plus, la construction se porte moins bien que les autres secteurs. La comparaison avec la Wallonie, où la loi d'accès à la profession a été maintenue, le souligne également. Avant 2019, les taux de réussite des starters dans la construction étaient plus élevés en Flandre qu'en Wallonie. Entre-temps, la situation est complètement inversée. Mais l'exigence d'une compétence professionnelle n'explique pas tout : la combinaison d'une forte augmentation des coûts, de marges étroites et de lourdes charges liées à de longues procédures d’obtention des permis, ainsi que l'absence d'une politique de rénovation ferme en Flandre, créent trop d'incertitude, en particulier pour les petites entreprises et les entreprises qui démarrent. »
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27 & 28 janvier 2026 Palais 5 - Brussels Expo
Connect & innovate for a sustainable tomorrow
UNE PLATEFORME DE CONNAISSANCES POUR L’ENSEMBLE DE LA CHAÎNE DE CONSTRUCTION Après une première édition couronnée de succès, Futurebuild Belgium revient en 2026 avec une ambition claire : offrir au professionnel flamand de la construction des solutions concrètes, applicables et innovantes pour bâtir de manière durable et efficace. Avec le déménagement vers le Palais 5 de Brussels Expo, l’événement gagne en espace, en contenu et en possibilités de rencontres et de partage d’expertise.
Selon Lien Van Vynckt, Head of Event chez Futurebuild – Easyfairs, le salon évolue progressivement d’un événement classique vers une véritable plateforme de connaissance. « Aujourd’hui, les professionnels ne veulent plus seulement découvrir les nouveautés. Ils veulent comprendre comment appliquer l’innovation, sur chantier comme dans leurs projets. »
Un secteur en quête de repères et de progrès Futurebuild s’adresse aux architectes, ingénieurs, entrepreneurs, services publics et professionnels de l’immobilier, des publics qui partagent les mêmes défis : construire écoénergétique à un coût maîtrisé, gérer la hausse des prix des matériaux, faire face à une réglementation plus stricte et intégrer la digitalisation. « Malgré leurs différences, tous recherchent la même chose : des réponses claires, des processus opérationnels et des innovations qui font réellement la différence », explique Van Vynckt. « C’est exactement ce que Futurebuild propose. »
Une durabilité ancrée dans la réalité La durabilité reste le fil conducteur, mais présentée sous un angle pragmatisch, adapté au quotidien des professionnels. « La question “la durabilité est-elle encore abordable ?” est omniprésente », confie Van Vynckt. « C’est pourquoi nous mettons en avant des solutions déjà applicables aujourd’hui : nouveaux matériaux, projets circulaires, méthodes de construction industrialisées et solutions énergétiques éprouvées. » Sur les cinq scènes thématiques, une question centrale revient : Comment rendre l’innovation réellement opérationnelle sur le terrain ? Un autre moment fort sera les Futurebuild Innovation Awards, qui récompensent produits, technologies et services contribuant à une construction plus durable et plus efficace.
L’innovation comme catalyseur L’innovation n’est pas un thème isolé : elle est présente dans tout Futurebuild. Les visiteurs découvrent non seulement des avancées technologiques, mais aussi des nouveaux modèles économiques, matériaux et méthodes. « L’innovation n’a pas besoin d’être abstraite », souligne Van Vynckt. « Les innovations les plus fortes sont celles qui simplifient les processus, réduisent les coûts ou améliorent la qualité. » Grâce aux démonstrations, retours d’expérience et cas pratiques, exposants et intervenants montrent comment l’innovation permet de construire plus rapidement, plus durablement et plus efficacement.
Avancer ensemble avec le secteur
En intégrant les principes de durabilité, le secteur de la construction assume sa responsabilité envers les générations futures. Construire aujourd’hui, c’est penser demain. C’est créer des lieux qui respectent la planète, valorisent les ressources locales, et placent l’humain au centre. Hugues kempeneers Directeur général Embuild Wallonie
Futurebuild est soutenu par des partenaires engagés, dont Embuild, qui contribuent à diffuser les connaissances et à rapprocher les professionnels. « Notre secteur est confronté à d’immenses défis, mais aussi à d’immenses opportunités », conclut Van Vynckt. « Futurebuild rassemble des solutions pragmatiques et des idées innovantes. Et pour renforcer encore les rencontres, nous organisons un network drink avec happy hour en fin de chaque journée, de 16h à 18h. C’est là que naissent les collaborations et les idées qui préparent la construction de demain. »
futurebuildbelgium.be
Strategic partners
INVESTISSEMENTS PUBLICS
Les budgets d’investissement dans les communes wallonnes chutent de 37,5 % Dans de nombreuses communes wallonnes, les projets avancent au ralenti : voiries non réparées, bâtiments publics en attente de rénovation, écoles dont les travaux sont repoussés…Cette situation inquiète le secteur qui tire la sonnette d’alarme. La transformation du FRIC (Fonds régional pour les investissements communaux) en FERI (Fonds extraordinaire régional d’investissement) ne rassure pas non plus la construction wallonne. Explications.
en début de législature communale. Mais ce montant est tout de même préoccupant pour le secteur, surtout quand on sait qu’un million d’euros d’investissement permet de créer ou maintenir 6,5 emplois », indique Hugues Kempeneers, le directeur général d’Embuild Wallonie. « C’est non seulement une menace pour l’emploi, mais cela entraîne aussi un net recul des commandes : moins 15 % pour les entreprises actives dans les travaux publics. »
Besoin de prévisibilité
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n Région wallonne, les communes représentent plus d’un tiers des investissements publics. En effet, les pouvoirs locaux financent une grande partie des infrastructures que nous utilisons au quotidien : routes, trottoirs, écoles, crèches, halls sportifs, maisons de repos…Alors quand elles ralentissent, c’est toute la Région qui tousse. Entre 2020 et 2024, grâce à différents plans européens, fédéraux et régionaux, les investissements publics ont fortement soutenu l’activité du secteur. Et les entreprises de construction tournaient à plein régime avec des chantiers qui avançaient bien. Depuis le début de l’année 2025, la tendance s’est inversée. Et les chiffres fournis par la banque Belfius le prouvent. Les budgets d’investissement dans les communes wallonnes ont chuté de 37,5 % en 2025 par rapport à 2024. « Cela représente un milliard d’euros en moins. Un milliard, il faut bien se rendre compte que c’est mille millions. Certes, on assiste généralement à une diminution des investissements
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Où va-t-on ? C’est la question posée par le directeur général de notre entité régionale wallonne. « Dans tous les cas, si on continue avec des budgets aussi faibles, on doit le savoir ! Le secteur a besoin de prévisibilité. Nos entreprises investissent dans des machines et dans du personnel. Elles ont besoin de savoir pour s’organiser », affirme-t-il. Outre cette réduction drastique des investissements publics communaux, un autre dossier inquiète Embuild Wallonie : la transformation du FRIC (Fonds régional pour les investissements communaux) en FERI (Fonds extraordinaire régional d’investissement). « Jusqu’ici, 100 % de ces investissements étaient dédiés aux infrastructures. Avec ce nouveau fonds, et cela dès 2026, les communes pourront financer les dépenses courantes ou rembourser la dette. Concrètement : l’argent prévu pour rénover une école, une voirie ou un hall sportif pourrait être utilisé pour boucler le budget de fonctionnement et les dépenses ordinaires. Cela ne va pas ! Le secteur craint que l’investissement devienne une simple variable d’ajustement au détriment du long terme », explique encore Hugues Kempeneers. Le directeur général d’Embuild Wallonie conclut en réitérant sa demande. « Le secteur de la construction demande une chose simple : que les moyens publics initialement prévus pour l’investissement restent utilisés pour…l’investissement. Pas pour des dépenses courantes. Pas pour combler des trous. Parce que chaque euro investi intelligemment aujourd’hui, c’est une école plus sûre, une route plus praticable, un bâtiment public moins énergivore et une économie locale qui reste debout. »
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SECTEURS & MÉTIERS
L’innovation et la formation au cœur du Rendez-vous de la construction wallonne Le traditionnel Rendez-vous de la construction wallonne s’est tenu au Business Village d’Ecolys à Namur, le 13 novembre dernier. Le thème de cette année était : « Innovation et construction : améliorez votre productivité, bâtissez des solutions ». Près de 600 personnes étaient présentes et des membres du Gouvernement wallon ont aussi assisté à l’événement. Preuve de l’intérêt manifeste que portent les autorités à notre secteur, pilier de l’économie wallonne. Photos © Sven Hanssen
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’il y a bien un moment où le secteur de la construction wallonne et ses nombreux partenaires se retrouvent, c’est lors de cet événement. Cette année encore, il a attiré beaucoup de monde. Et comme depuis quelques éditions, c’est Sacha Daout, le journaliste de la RTBF, qui a animé cette soirée instructive et conviviale axée sur l’innovation, la formation et la présentation de différents outils numériques. Une soirée réhaussée par la présence du Ministre-Président wallon, ADRIEN DOLIMONT, qui a d’ailleurs introduit la séance académique, en mettant notamment le travail de nos entrepreneurs en avant, tout en leur demandant de redoubler d’efforts pour innover. « La Wallonie avance, innove et change ses habitudes grâce à vous, qui formez et investissez. Vous êtes les bâtisseurs d’une Wallonie qui veut prendre les devants. Innover, c’est revoir ses méthodes et ça prend une énergie de dingue. Il faut constamment se battre contre le mal wallon : on a toujours fait comme ça ! », a-t-il indiqué. « Dans le cadre de la transition énergétique, la Wallonie soutient toutes ces innovations. Depuis 2023, grâce au projet EDIH-Connect, les entreprises du secteur ont l’occasion d’être accompagnées sur les questions liées au numérique. En 2026, le projet EDIH WallonIA permettra de renforcer ces actions encore pendant 3 ans. Mais l’innovation, ce n’est pas que la technologie, ce sont aussi les compétences. C’est pourquoi nous menons une réforme pour rapprocher le monde de la formation et des métiers. Nous voulons une formation profes-
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sionnelle moderne. Former, c’est investir dans l’avenir ! Simplifier, former et accompagner sont d’une importance capitale. Le service 1890 est là pour vous aider et j’insiste pour terminer : la Wallonie croit en ses entrepreneurs et les soutient ! »
Buildwise
Après cette introduction, SACHA DAOUT a insisté sur le fait qu’innover n’était plus une option mais une obligation, pour une question de survie économique. « Comment changer les mentalités ? », a-t-il interrogé. « La numérisation va apporter sérénité et confort. Et en ce moment, qui dit numérisation dit intelligence artificielle. » Après une vidéo générée par l’IA, où l’animateur se voyait conf ier une mission sur un chantier, c’est FRANÇOIS DENIS, R&D Program Lead Digital Construction chez Buildwise, qui a pris la parole pour présenter différents outils numériques disponibles pour aider les entrepreneurs. « Être entrepreneur aujourd’hui, c’est compliqué. Il doit être une sorte d’agent spécial comme James Bond. Comment utiliser les drones ? Comment travailler en hauteur dans des situations parfois dangereuses ?... Aujourd’hui, le chantier seul ne suffit pas, il faut aller au-delà et créer de la valeur, collaborer intelligemment et innover en continu. De nombreux outils numériques permettent d’optimiser les tâches : la caméra 360°, le scanner 3D, le Moasure, les apps, le BLK3D, le mètre laser Bluetooth, le proliner ou encore le scanner laser et les drones. Face à cette multitude d’outils, l’enjeu aujourd’hui est
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Le Ministre-Président wallon, Adrien Dolimont, a introduit la séance académique.
ÉVÉNEMENT
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François Denis, R&D Program Lead Digital Construction chez Buildwise, a présenté différents outils numériques disponibles pour aider les entrepreneurs.
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La table ronde, animée par Sacha Daout, a réuni (de dr. à g.) : Olivier Lambert (Cefora), Fanny Deliège (Agence du Numérique), Laëtitia Ory (Service Public de Wallonie Economie, Emploi, Recherche) et Ignacio Molina (Volta).
de se faire accompagner. Embuild et Buildwise peuvent vous aider pour trouver l’outil qui correspond à votre métier et vos besoins. » Il classe ces outils en trois catégories. Premièrement, ceux qui permettent de voir (reconnaissance et suivi de mission) comme la caméra 360°, qui offre une vision complète du chantier. Elle est utile pour le suivi de chantier, prendre des mesures, réaliser des tâches de documentation, de validation avec l’architecte et les impétrants, par exemple. Dans le cadre du projet EDIH-Connect, Buildwise met à disposition des kits d’équipements dont la caméra 360°, pour permettre aux entreprises de tester la solution avant d’investir. Evidemment, d’autres équipements tels que les scanners 3D permettent d’aller plus loin et prendre des mesures pour faciliter la phase de devis ou fournir un suivi de meilleure qualité. Ensuite, les outils de mesure pour collecter, de manière fiable, des données sur le terrain. François Denis a indiqué que le bloc-notes était encore assez répandu et que les données étaient parfois encodées à sept reprises. Aujourd’hui, il existe des outils qui vont de 500 euros à 100.000 euros pour prendre des mesures. Un iPhone ou un iPad peut facilement et rapidement générer des plans 2D ou 3D ou des rapports de visites ou des devis. Si l’entreprise a un besoin supplémentaire de précision comme pour la commande d’un châssis ou d’une pièce spécifique, il est possible de combiner la tablette avec un télémètre bluetooth, évitant ainsi les erreurs d’encodage ou recopiage de données. Enfin, les outils qui permettent d’automatiser les tâches pour aider le client à se projeter, traiter un devis, découper et vérifier un cahier
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des charges, comparer plusieurs offres avec un document de référence, comparer un devis avec un document technique…En résumé : des outils pour permettre aux entrepreneurs de se focaliser sur leur métier et leur expertise et pas sur les tâches annexes chronophages et à faible valeur ajoutée. « Les trois mots-clés de notre plan BuildForward 2030 sont : créer de la valeur, collaborer et innover. Dans ce cadre, les outils numériques permettent d’optimiser les tâches de votre processus. N’oubliez pas, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Après tout, vous détenez la licence to build », a-t-il conclu. « Comment intégrer tous ces outils dans vos tâches quotidiennes ? », s’est ensuite demandé Sacha Daout. Une partie de la réponse a été illustrée via une vidéo : grâce à l’accompagnement numérique personnalisé proposé par les équipes d’Embuild Wallonie. Une question sur l’ERP ou encore la cybersécurité ? Dans le cadre du projet EDIH-Connect, nos collègues se déplacent gratuitement dans votre entreprise pour vous répondre et vous aider à numériser vos processus. Un service à absolument utiliser si ce n’est pas encore le cas !
Table ronde
La soirée s’est poursuivie avec une table ronde où plusieurs acteurs/partenaires du secteur ont donné leur point de vue sur le sujet du jour. Pour le Service Public de Wallonie Economie, Emploi, Recherche (SPW EER), l’attachée LAËTITIA ORY a expliqué que des aides et dispositifs wallons existent pour aider les entreprises à innover et pour soutenir l’Industrie du Futur et la Construction du
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SECTEURS & MÉTIERS
Futur, dont s.3.wallonie.be et la stratégie Digital Wallonia 2025-2029. « Des chantiers et réformes sont en cours à ce sujet pour plus de lisibilité, d’efficacité, d’efficience et d’impact », a-t-elle indiqué. Laëtitia Ory a également évoqué le projet EDIH Connect, qui vise à accompagner les entreprises dans leur transformation numérique, en particulier les PME de la construction. Ce projet est cofinancé par la Région wallonne et l’Europe. FANNY DELIÈGE , la directrice du Pôle Secteur et Economie numérique de l’Agence du Numérique (AdN), a ensuite évoqué le dernier baromètre de maturité numérique des entreprises, qui a analysé plus de 3.000 entreprises dont 300 du secteur de la construction. Le secteur a bien progressé avec plus trois points et se retrouve dans le top 2 des secteurs qui ont accéléré leur maturité numérique. La moyenne est donc très bonne hormis dans l’usage de l’IA et de ChatGPT, un peu en-deçà. « Dans le cadre de la stratégie Digital Wallonia, nous allons collaborer avec Embuild Wallonie pour voir les actions les plus pertinentes à mener », a indiqué Fanny Deliège. Comme l’a indiqué le Ministre-Président wallon, pour innover il faut aussi se former ! C’est OLIVIER LAMBERT, le directeur général de Cefora, le centre de formation de la CP 200, qui est venu parler de ce thème. « Le directeur d’Embuild Wallonie, Hugues Kempeneers, me disait encore récemment que l’enjeu est la croissance des entreprises. Sur une fiche de salaire, 0.23 % vont au fonds sectoriel, ce qui représente 150 euros/an/employé. Cette cotisation au fonds social de la CP 200 permet à Cefora de vous donner accès à 400 formations dans tous les domaines et dans tous les métiers. En une journée, vous pouvez acquérir un tas de compétences. Vous nous financez, alors utilisez-nous ! », a-t-il indiqué. Au début de l’année, Cefora a mené une enquête au sujet de l’IA auprès des employés. Résultats : 25 % ne connaissent rien, 40 % ne l’utilisent pas et 66 % veulent être formés. Ces chiffres ont déjà peut-être évolué, mais ils donnent déjà un bon aperçu de la perception de l’IA chez les employés. « L’intelligence artificielle ne va pas prendre votre métier, mais ceux qui la maitrisent prendront une longueur d’avance. En mai, nous avons organisé la semaine de l’IA et plus de 20.000 participants ont suivi nos webinaires à ce sujet. C’est le plus gros succès d’un événement de formation sur ce thème en Belgique », a
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Pierre-Yves Jeholet, le ministre wallon de l’Economie, de l’Industrie, du Numérique, de l’Emploi et de la Formation, a aussi tenu à adresser quelques mots au public d’entrepreneurs.
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Bernard Piron, le président d’Embuild Wallonie, a conclu la partie académique.
INTÉRESSÉ PAR UN ACCOMPAGNEMENT NUMÉRIQUE ? Contactez immédiatement l’équipe numérique d’Embuild Wallonie : celine.lejeune@ embuild.be et henri. vandendries@embuild.be.
encore souligné Olivier Lambert. Pour rappel, chez Cefora, les compétences sont divisées en trois axes : les générales, les métiers et les sectorielles spécifiques. « On retrouve l’IA dans ces trois axes », a insisté le directeur général de Cefora. Le quatrième acteur de cette table ronde était IGNACIO MOLINA , conseiller en technologie et innovation chez Volta, l’organisation sectorielle paritaire au service des sociétés et travailleurs de la sous-commission paritaire 149.01. Dans ce secteur de l'électrotechnique, où les nouvelles technologies évoluent rapidement (bornes de recharge, installations photovoltaïques, gestion d’éclairage LED, Energy Management System, batteries…), il a rappelé l’importance de diffuser la bonne information et de disposer d’une bonne formation. « Nos collaborations avec Cefora et Embuild sont très importantes à ce sujet et notre Academy propose des formations en présentiel ou en ligne. » Volta suit également de près la réglementation et les nouvelles normes et participe, avec le SPF Economie, au groupe de travail pour faire évoluer le règlement général sur les installations électriques (RGIE).
Pierre-Yves Jeholet
Avant la conclusion générale de cette soirée prononcée par Bernard Piron (voir encadré), Pierre-Yves Jeholet, le ministre wallon de l’Economie, de l’Industrie, du Numérique, de l’Emploi et de la Formation, a aussi tenu à adresser quelques mots au public d’entrepreneurs. « La construction est l’un des princi-
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ÉVÉNEMENT
Comme le veut la tradition, c’est Bernard Piron, le président d’Embuild Wallonie, qui a conclu la partie académique. Voici quelques citations à retenir de son discours : « L’innovation, pour nous, c’est le quotidien. Ce n’est pas un concept abstrait : c’est une dalle mieux isolée, une voirie mieux pensée, un chantier mieux organisé, … Et cette innovation, elle ne vient pas d’un algorithme, mais d’entrepreneurs, d’ouvriers, d’ingénieurs qui ont la passion du concret. Ce soir, je tiens aussi à rappeler le rôle fondamental que joue notre secteur dans l’économie wallonne. La construction est un pilier essentiel de la prospérité régionale, représentant plus de 100.000 emplois directs et indirects, ainsi que 6 % du PIB wallon. » (…) « Investir dans la construction, c’est investir dans l’avenir de la Wallonie afin de : moderniser les infrastructures pour être une Région qui attire et pérennise ; améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments (nécessité de tripler le niveau de rénovation pour pouvoir atteindre le label A en 2050 ; la réglementation PEB doit dès lors être adaptée sans plus tarder et ce, afin d’intégrer des obligations de rénovation PEB, on notera que c’est déjà en vigueur en Flandre) ; améliorer l’accessibilité financière au logement (et plus généralement aux travaux de construction et de rénovation), dans un contexte d’augmentation des prix des matériaux (+ 40 % en moyenne, entre 2021 et 2024), du coût de la maind’œuvre (+ 20 % entre 2021 et 2024) et des taux d’intérêt (1.2 % à 3.6 % entre 2021 et 2024), avec des conséquences directes sur l’activité dans le secteur des permis d’urbanisme entre 2021 et 2024 ; il est à noter qu’aucune amélioration n’est constatée en 2025 et, sans vouloir plomber l’ambiance, soyons réalistes, la période 2026-2027 ne s’annonce pas facile ; et enfin pérenniser un emploi et des structures qui restent résolument locaux. »
« Nous sommes prêts à jouer un rôle majeur et à apporter des solutions concrètes et innovantes, si le cadre réglementaire reste favorable à notre compétitivité et à notre développement. D'ailleurs, sur ce sujet, j’aimerais souligner l’importance du Gold Plating – bien ancré dans la DPR –, un concept que nous devons garder à l’esprit pour éviter les surcharges réglementaires, éventuellement mal échelonnées dans le temps, qui pèsent sur nos entreprises et les citoyens. » (…) « Autre point d'attention important : une pénurie de main-d’œuvre qui devient une menace réelle pour la pérennité de nos entreprises. L’un des enjeux auxquels nous ne pouvons échapper est celui des carrières longues. Il devient difficile d’imaginer un ouvrier du bâtiment terminer à 65 ans dans les mêmes conditions que lorsqu’il en avait 25. Une piste à exploiter est la création de passerelles pour que nos travailleurs expérimentés, ceux qui ont accumulé un savoir-faire irremplaçable, puissent devenir les formateurs de demain. » (…) « Par ailleurs, nous ne pouvons ignorer la réalité économique difficile qui impacte actuellement notre secteur : les faillites se multiplient (nombre record enregistré en 2025, après déjà un précédent record en 2024) et les carnets de commandes fondent comme neige au soleil. Tout cela affecte grandement le tissu local qui est, par essence, notre premier lieu de travail. » (…) « Ensemble, continuons à bâtir l’avenir de notre secteur, avec ambition, intelligence et une vision commune pour une Wallonie compétitive et durable. Je vous souhaite une excellente soirée ! »
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Environ 600 personnes ont participé à la soirée.
paux moteurs de l’économie wallonne. Dans un contexte géopolitique qui ne facilite pas la vie des entrepreneurs, vous bâtissez nos logements et nos routes. Vous construisez l’avenir des Wallons. Votre secteur est un moteur de changement et l’innovation est une question de survie. La transition numérique redéfinit la manière de concevoir et pour innover, il faut fabriquer des talents. La formation est le ciment de cette transformation. Il faut former davantage avec le paradoxe qu’en Wallonie, on dénombre 260.000 chercheurs d’emploi et un tas de métiers en pénurie. Embuild est un moteur de la réflexion et je salue également le travail du Forem et de l’IFAPME. Le monde de l’entreprise est prêt à mener cette réforme de l’enseignement qualifiant, le monde de l’enseignement moins. Question : comment attirer et garder les talents ? Il faut continuer à travailler sur l’image de métiers qui ne sont plus lourds mais qui mettent l’accent sur la modernité. La construction n’est pas un métier du passé mais bien de l’avenir », a indiqué le ministre. Il a ensuite conclu en regrettant que de trop nombreux projets soient encore bloqués par des réticences citoyennes. « Les mandataires locaux sont parfois soumis à de fortes pressions au sujet de certains projets. Le message que je lance est clair : la construction de logements ou d’infrastructures améliorera toujours la qualité de vie au lieu de la dégrader. » Une chose est sûre : Pierre-Yves Jeholet sait parler aux entrepreneurs… Cette soirée s’est terminée par un agréable moment de networking. Vous pouvez déjà bloquer la date du 26 novembre 2026 pour la prochaine édition du Rendez-vous de la construction wallonne.
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WALLONIE/LÉGISLATION
Les bâtiments wallons neufs devront intégrer 35 % d’énergie renouvelable En janvier 2026, tous les bâtiments résidentiels et non-résidentiels neufs et assimilés devront intégrer un pourcentage d’énergie qui provient de sources renouvelables de 35 % au minimum, en Wallonie. C’est le fruit de la récente transposition de la directive européenne, relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables, dans le droit belge. L’AGW du 5 juin 2025 a été publié au Moniteur belge le 18 septembre 2025. Explications.
L
ors de la récente conférence « Le secteur de la construction en pleine mutation : les défis décryptés », organisée par Embuild Wallonie au salon Energie & Habitat/Batireno à Namur, NICOLAS SPIES, conseiller senior Energie & Rénovation chez Embuild Wallonie, donnait quelques statistiques intéressantes au sujet du recours aux énergies renouvelables. En 2023, selon le SPF Economie, 12,4 % de la consommation belge d’énergie primaire provenait des énergies renouvelables et en Wallonie, le Plan Air Climat Energie définit un objectif de 28-29 % à l’horizon 2030. « En vue d’atteindre cet objectif, cette nouvelle réglementation est donc accueillie positivement par le secteur. Il s’agit néanmoins d’un changement important, et le grand défi sera le surcoût lié à ces installations, car on parle de plusieurs milliers d’euros », souligne Nicolas Spies. Précisons que cette nouvelle législation s’applique pour un bâtiment dont l’accusé de réception de la demande de permis est postérieur au 31 décembre 2025. Mais qu’entend-on par « énergie renouvelable » ? Il s’agit du solaire photovoltaïque, des pompes à chaleur, du solaire thermique, du bois et des réseaux de chaleur renouvelable. Le niveau d’exigence de couverture des besoins par de l’énergie renouvelable est donc de 35 %, selon le calcul réalisé à l’aide du logiciel PEB en appliquant la méthode de calcul wallonne. Pour un bâtiment d’une superficie utile totale supérieure ou égale à 1.000 m², l’exigence minimum d’énergie renouvelable est diminuée à 15 %. Lorsqu’un bâtiment comporte plusieurs unités PEB, l’évaluation de l’exigence renouvelable s’effectue à l’échelle du bâtiment.
Dérogation
Le respect de cette obligation ne sera
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probablement pas possible pour tous les bâtiments neufs et assimilés. Dès lors, que faire lorsque le déclarant PEB estime que son projet ne pourra pas rencontrer les exigences ? Il joint à la déclaration PEB initiale une note justif icative indiquant les raisons qui justif ient, selon lui, l’impossibilité technique, fonctionnelle ou économique d’installer les systèmes permettant d’atteindre le pourcentage d’énergie provenant de sources renouvelables requis. Voici quelques exemples de cas dans lesquels une dérogation peut être accordée : impossibilité de respecter les normes de bruit ; absence d’ensoleillement suffisant ; absence de superficie suffisante sur le bâtiment concerné ou sur la parcelle du bâtiment, pour placer des panneaux solaires… « Il est à noter que les bâtiments qui bénéficieront d’une dérogation aux exigences devront respecter des exigences PEB globales (ndlr : Ew, Espec) plus strictes. La grosse question est de savoir sur quelles bases vont être évaluées les dérogations », souligne Nicolas Spies. Outre l’installation liée à l’énergie renouvelable, l’installation de systèmes de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire fonctionnant au mazout ou au charbon est interdite à partir du 1er janvier 2026. Il est prévu une amende de 2.000 euros par système prohibé, majorée de 3.000 euros pour chacune des unités PEB desservies par ce système. « Ces obligations sont nécessaires pour développer les énergies renouvelables et diminuer nos émissions de CO2, mais Embuild Wallonie reste attentive à l’accessibilité au logement », conclut Nicolas Spies. EMBUILD MAGAZINE • 12-01|2025-2026
INFO : energie.wallonie.be et nicolas.spies@embuild.be
WALLONIE/EMPLOI
La deuxième édition de « Construis ton avenir » a attiré 500 participants En Wallonie, le secteur de la construction est l’un des secteurs les plus représentés dans la liste des métiers en pénurie et fonctions critiques. En effet, on y dénombre 6.000 postes vacants. Pour répondre à ce besoin, Embuild Wallonie a lancé, en 2024, le projet « Construis ton avenir », en collaboration avec Constructiv et le Forem. Il vise à organiser des journées d’orientation pour les chercheurs d’emploi. La deuxième édition a attiré environ 500 participants. Les participants ont eu l’occasion de se rendre sur chantier et de voir le travail en conditions réelles.
trois à quatre métiers : maçonner des briques, tailler une ardoise, réaliser un raccordement entre des tuyaux, toucher les matières…Et l’autre demi-journée, ils se rendaient sur chantier pour voir le travail en conditions réelles et discuter avec le chef de projet. Cette partie leur permettait donc d’échanger avec des professionnels », explique Juliette Graci.
274 vers une formation
MERCI À TOUS NOS MEMBRES D’AVOIR PARTICIPÉ ! Cette initiative n’est possible que grâce à vous, chers membres, qui rendez accessibles vos différents projets : l’extension d’une école à Bastogne (Thomas & Piron), la future Ecole des sports de Mouscron (AM Interconstruct/ Tradeco), la construction d’un lotissement à Nivelles (Wust, Thomas & Piron et Cobelba), deux chantiers de construction et de rénovation sur le Quai de la Gare du Sud à Charleroi (SM Duchêne/Bemat), le chantier d’une maison de repos à Flexhe-le-HautClocher (Eloy), le hall omnisports de Chapellelez-Herlaimont (Lixon) et enfin la construction d’un lotissement à Frameries (Thomas & Piron).
R
ecruter de la main-d’œuvre fait partie de vos priorités. Embuild Wallonie est bien consciente de ce problème et a donc initié, l’année dernière, un projet pour rapprocher les chercheurs d’emploi et le secteur. Cette année, il s’agissait donc de la deuxième édition de « Construis ton avenir ». « Ce projet vise à répondre directement aux besoins en main-d’œuvre des entreprises en faisant naître des vocations parmi les chercheurs d’emploi », indique JULIETTE GRACI , conseillère Emploi, Formation, Enseignement chez Embuild Wallonie. Le programme était le suivant. Durant sept journées organisées dans sept communes wallonnes, des chercheurs d’emploi ont eu l’opportunité de tester des métiers de la construction dans les ateliers du Forem et de visiter un chantier. « La journée était divisée en deux avec à chaque fois deux groupes. La première moitié de la journée était consacrée à la visite d’un atelier dans un centre du Forem pour une initiation aux gestes techniques. Les participants pouvaient y tester
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Le projet a démarré le 16 septembre à Libramont et s’est terminé le 4 novembre, à Frameries. Il était également organisé à Châtelineau, Tournai, Haine-Saint-Paul, Nivelles et Grâce-Hollogne. L’objectif était d’attirer environ 70 participants par journée et environ 500 au total. « Cet objectif est atteint et parmi les 500 chercheurs d’emploi, près de 300 ont décidé de continuer leur parcours vers une formation dans un métier de la construction », souligne encore la conseillère d’Embuild Wallonie. Qui a participé à l’entièreté du projet, lui permettant de dresser le constat suivant : « j’ai pu constater que les rencontres avec les professionnels étaient particulièrement inspirantes pour de nombreuses personnes en recherche de reconversion professionnelle. » L’équipe d’Embuild Wallonie vous f ixe déjà rendez-vous pour la troisième édition qui se tiendra l’année prochaine. « Les deux premières éditions de Construis ton avenir ont démontré une efficacité remarquable. Sur 802 participants, 494 soit 61,6 % ont manifesté un intérêt concret ou signé un contrat de réservation dans le secteur. Ce succès illustre clairement le pouvoir de l’immersion pour susciter des vocations. Nous espérons frapper encore plus fort lors de la troisième édition », conclut Juliette Graci.
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SECTEURS & MÉTIERS
Des résultats significatifs pour la cellule « construction durable et circulaire » d’Embuild.Brussels Le 4 novembre dernier, Embuild.Brussels a convié la presse au HUBB, notre siège social, pour présenter le rapport 2020-2025 de sa cellule « construction durable et circulaire ». Il dresse le bilan de cinq années d’actions. Lors de ce cette rencontre avec les journalistes, notre entité régionale a présenté quelques résultats significatifs obtenus au cours de ces cinq dernières années, ainsi que quelques projets d’envergure. Un rayon de soleil dans la morosité politique bruxelloise ambiante.
À
l’heure d’écrire ces lignes, Bruxelles n’avait toujours pas de gouvernement. Qu’à cela ne tienne, Embuild.Brussels n’attend pas jusqu’aux calendes grecques et continue d’être dynamique et trouvait, à juste titre, important de faire passer quelques messages au sujet de ses nombreuses actions entreprises pour réussir la transition énergétique et promouvoir la circularité sur chantier. « Oui, notre objectif aujourd’hui est de donner un message positif dans un climat complexe », a d’emblée insisté LAURENT SCHILTZ , le secrétaire général d’Embuild.Brussels. Qui a rappelé, en guise d’introduction, le poids de la construction dans l’économie bruxelloise. « On parle d’environ 14.000 entreprises, soit 16 % des entreprises bruxelloises, et près de 36.000 emplois directs et indirects. Le secteur emploie 8 % de la population active à Bruxelles. Les objectifs de rénovation du bâti pourraient engendrer jusqu’à 15.000 emplois supplémentaires d’ici 2040. »
Build Circular.Brussels
Vous l’aurez compris, un tel pilier économique est et doit être écouté par le gouvernement bruxellois. En effet, depuis une vingtaine d’années, Embuild.Brussels collabore avec les autorités régionales. Et en 2020, avec le lancement du programme Build Circular.Brussels soutenu par la Région de Bruxelles-Capitale et qui s’inscrit dans la stratégie de rénovation du bâti RENOLUTION, notre entité régionale a été désignée comme acteur majeur pour assurer une rénovation durable du bâti. L’objectif de ce programme : accompagner la transition
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«
Plus de 760 entreprises font partie du programme Build Circular.Brussels et ont été accompagnées.
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circulaire du secteur en s’appuyant sur la collaboration entre acteurs publics et privés. « Notre ambition est de faire évoluer toutes les entreprises du secteur pour réussir la transition climatique », a souligné Laurent Schiltz. Cette évolution se déroule parfaitement, selon LARA PÉREZ DUEÑAS, la coordinatrice du département économie circulaire, qui a présenté quelques chiffres et réalisations majeurs dans le cadre de ce programme, au cours de cette conférence de presse. « Cinq référents proposent des accompagnements personnalisés centrés sur l’humain. Depuis 2020, nous arrivons à grandir au fil des années. Plus de 760 entreprises font partie du programme et ont été accompagnées. Plus d’un tiers d’entre elles, 258, ont entrepris des actions sur le terrain pour aller dans la durabilité et la circularité. Près de 150 bonnes pratiques, allant de la gestion des déchets au réemploi des matériaux, en passant par la logistique de chantier et la structuration de business models durables, ont été recensées et insérées dans des plans d’action individualisés. Plus de 50 problématiques ont été soulevées et nous les avons transmises aux partenaires. Depuis 2024, la synergie s’est également renforcée avec les autres Régions avec un seul objectif : tous avancer dans la même direction », a mis en avant Lara Pérez Dueñas.
Chiffres et projets
En consultant le rapport, quelques autres chiffres sont aussi intéressants à mentionner : 419 questions ont été traitées via l’helpdesk, 76 événements de sensibilisation ont eu lieu et 35 collaborations structurelles avec des
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BRUXELLES/RAPPORT D’ACTIVITÉS
partenaires ont été enclenchées. 9 événements de réseautage ont également été organisés et 8 projets d’envergure lancés : Build Circular. Brussels, la Plateforme Réemploi devenue AD VITAM MATERIAL (réseau belge du réemploi), la filière palettes (service de collecte de palettes centralisé), ReloAD.Brussels (solution logistique pour une meilleure gestion des déchets), Linear2Circular (catalogue de bonnes pratiques en économie circulaire), ReUse Park (centre de stockage pour les matériaux de réemploi), FCRBE (projet européen pour lever les freins au réemploi et la plateforme logistique BCCC (Brussels Construction Consolidation Center). « Le bilan de ces cinq dernières années est très positif, et il complète le travail entamé il y a vingt ans déjà. J’ai intégré la cellule il y a dix ans et on voit qu’elle se développe considérablement. La différence est que les entreprises viennent de plus en plus vers nous et la durabilité est devenue une évidence. Le bilan est également très positif pour les institutions. C’est toute la Région qui profite de la dynamique ! », a indiqué la coordinatrice du département économie circulaire.
De droite à gauche : Rothman Salazar gérant de l'entreprise Darensp Construction, Hervé Guillemot coach chez BatiCréa, Laurent Schiltz sécrétaire général d'Embuild.Brussels, et Lara Pérez Dueñas Coordinatrice Constrution circulaire chez Embuild.Brussels.
Témoignages
Cette conférence de presse a également permis d’entendre des témoignages d’entreprises qui ont collaboré avec le programme Build Circular.Brussels. C’est notamment le cas de BatiCréa (JobYourself). « Nous sommes un acteur spécialisé dans la création d’emplois dans l’économie sociale. Nous accompagnons et coachons des chômeurs ou des personnes bénéficiaires du CPAS, qui souhaitent lancer et tester sans risque leur entreprise, notamment dans la construction. Depuis 2020, nous collaborons avec Embuild.Brussels pour intégrer la circularité dans les entreprises. En 2025, sur 26 candidats que j’ai pu soutenir, 20 ont choisi le programme Build Circular », a indiqué HERVÉ GUILLEMOT, coach chez BatiCréa. « 70 % des projets que nous menons débouchent sur de l’emploi durable. Nous voulons que cette dynamique devienne structurelle et nous avons besoin de cette continuité dans le partenariat avec Embuild. Merci à cette fédération de nous donner la possibilité de faire connaître de belles histoires humaines. » C’est notamment le cas de celle de ROTHMAN SALAZAR , gérant de l’entreprise Darensp, qui a été accompagné pour lancer sa société. Il était présent pour témoigner. « Je remercie
toutes les personnes qui m’ont aidé chez BatiCréa et Embuild. Sans elles, j’aurais échoué et grâce à elles, je me suis structuré comme un professionnel, notamment pour créer de meilleurs devis avec des prix fiables pour travailler en toute sérénité sur chantier. Ces 18 mois d’accompagnement ont été une aventure enrichissante et la création de ma société, le fruit d’un travail collectif avec mon coach et les équipes d’Embuild.Brussels, dont l’accompagnement a été déterminant. Build Circular.Brussels m’a permis de lancer mon entreprise sur des bases pérennes et de mettre la durabilité au cœur de mon activité. »
Conclusion
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Ces 18 mois d’accompagnement ont été une aventure enrichissante et la création de ma société, le fruit d’un travail collectif avec mon coach et les équipes d’Embuild. Brussels.
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Quelques chiffres encore pour conclure. L’objectif de l’Union européenne est de réduire de 47 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Bruxelles a réduit les siennes de 28 % depuis 2005 et produit 32 % de déchets de construction en moins depuis 2018. 96 % de ces déchets de construction et démolition sont recyclés. « La transition durable n’est pas seulement un impératif environnemental pour atteindre les objectifs européens, elle constitue aussi un formidable levier économique et social. À Bruxelles, les rénovations énergétiques, soutenues par les politiques régionales et européennes, ont déjà permis de réduire sensiblement les émissions de CO2 du secteur de la construction », a conclu LAURENT SCHILTZ . Une chose est sûre : il faut continuer dans cette direction et, de préférence, avec un interlocuteur qui se nomme gouvernement.
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BRUXELLES/ÉCONOMIE CIRCULAIRE
« Ça bouge, une fois » à l’événement annuel d’AD VITAM MATERIAL Le 27 novembre dernier, AD VITAM MATERIAL, le réseau du réemploi dans la construction en Belgique, organisait son événement annuel, à Mons. Objectif : réunir l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur du réemploi des trois Régions autour d’un format renouvelé, conçu pour stimuler les échanges et faire avancer concrètement la thématique. L’édition de cette année voulait bousculer les codes avec son slogan « Ça bouge, une fois ». Retour sur cette soirée.
@Vizual Studio
P
orté par GreenWin et Embuild.Brussels, le réseau AD VITAM MATERIAL a pour objectif de stimuler le réemploi des matériaux de construction en Belgique et de créer des connexions entre tous les acteurs de la thématique. L’année dernière, ce réseau avait organisé son premier événement annuel à la Tricoterie, à Saint-Gilles. Et fort de ce beau succès, il a remis le couvert dans le chef-lieu de la Province de Hainaut. Dès l’entrée dans la salle, les couleurs noir, jaune et rouge donnaient le ton. À chaque plat, les participantes et participants changeaient de table, recomposant en continu les groupes de discussion. Ce dispositif simple mais efficace créait un véritable flux d’échanges, permettant à chacun de croiser successivement des points de vue bruxellois, wallons et flamands. L’effet était immédiat : les conversations se diversifiaient, les expériences se complétaient et les idées circulaient.
Fresque repère
Pendant que les tables se recomposaient, une fresque réalisée en direct traduisait visuellement les idées phares. Au fil des traits, elle révélait les complémentarités régionales, les défis évoqués et l’énergie collective qui se dégageait de la salle. Très vite, cette fresque est devenue un repère pour tout le monde, offrant une lec-
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La fresque était le point de repère de la soirée.
ture instantanée de la dynamique de la soirée. Le premier temps des discussions invitait à partager ce qui fonctionne déjà : les réussites, les projets solides, les avancées concrètes du réemploi sur les chantiers… Ces échanges ont permis de dresser un panorama positif des initiatives en place, et de valoriser les démarches pionnières qui ouvrent la voie.
Identifier les obstacles
Les rotations suivantes ont permis d’aborder les freins rencontrés par les acteurs de terrain : manque d’outils opérationnels, coordination encore insuffisante, contraintes logistiques ou administratives…Un état des lieux précis des obstacles qui ralentissent le passage à l’échelle a été dressé. Ce moment a fait émerger de nombreux constats partagés, au-delà des frontières régionales.
Actions à l’avenir
Au dernier tour de table, le regard se tournait vers l’avenir : quelles actions concrètes pourraient être développées collectivement dans les mois à venir ? Les idées ont convergé vers des besoins communs : renforcer les synergies interrégionales, structurer des outils partagés, professionnaliser certaines pratiques et faire du réseau un véritable levier opérationnel pour le secteur.
Dynamique collective
Cette année encore, l’événement annuel du réseau confirme que le réemploi progresse lorsqu’il se construit dans l’échange, le mouvement et la collaboration. Entre réussites partagées, défis identifiés et perspectives communes, cette édition a renforcé les bases d’une dynamique collective, qui ne demande qu’à s’amplifier. Rendez-vous l’année prochaine pour un nouvel événement d’AD VITAM MATERIAL.
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ÉVÉNEMENT
Embuild.Brussels réunit plus de 500 personnes autour du célèbre stoemp La troisième édition du « Stoemp by The Brussels Construction Night » a eu lieu au Docks Bruxsel, le 28 novembre dernier. Plus de 500 personnes ont de nouveau participé à cet événement festif organisé par Embuild.Brussels. L’objectif étant de passer un moment convivial entre acteurs issus de tous les horizons du secteur. Les fonds récoltés à l’occasion de cette soirée permettent également de soutenir l’association Prométhéa, en lui remettant un chèque de 5.000 euros.
C
@Verou Social Networks
’est LE rendez-vous de fin d’année des acteurs bruxellois de notre secteur et de ses nombreux partenaires. Quelques semaines avant la dinde de Noël, ils se retrouvent à table pour déguster le célèbre stoemp, le plat typique servi à Bruxelles. ALEXANDRE DE CESCO, le président d’Embuild.Brussels, n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler l’origine du mot lors de son speech : « doorgestoempte patatjes », ce qui signifie « pommes de terre écrasées ». Même si le contexte politique bruxellois est morose ces derniers temps, il a insisté pour que la bonne humeur et l’envie de se retrouver priment au cours de la soirée. « Soyez fiers du secteur que vous représentez car on ne le dit jamais assez : la construction en Belgique, c’est le premier secteur en termes d’emploi, le secteur qui représente le plus gros budget des ménages pour se loger et le plus important en matière d’émission de gaz à effet de serre, d’où notre marge de manœuvre importante pour réduire ces émissions », a-til indiqué.
Plus de 500 personnes ont participé à la troisième édition du « Stoemp by The Brussels Construction Night ».
Soutenir le mécénat
Fédérations professionnelles, entrepreneurs, promoteurs, architectes, bureaux d’études, avocats, fournisseurs et décideurs politico-économiques… Le public était très diversifié. « Merci à vous tous d’être présents ! Votre effort collectif nous permet, ce soir, de financer une œuvre qui nous tient à cœur et nous pouvons remettre un chèque pour soutenir l’action de Prométhéa, cette association soutient le mécénat dans le domaine de la culture et surtout du patrimoine qui nous est cher », a indiqué Alexandre De Cesco. Avant que les festivités ne commencent, LAURENT SCHILTZ , le secrétaire général d’Em-
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build.Brussels, a remercié toute l’équipe de notre entité régionale bruxelloise pour l’organisation et a adressé un message rempli d’espoir. « Ce soir, je veux juste rappeler une chose aux décideurs présents ou futurs. Comme l’expliquait Alexandre, notre secteur fait vivre l’économie bruxelloise et il a besoin d’un gouvernement qui fonctionne pour pouvoir le faire. Il faut continuer d’y croire et surtout d’y travailler ! Voilà, c’est dit, place maintenant à ce pour quoi nous sommes vraiment là : profiter de cette soirée ensemble. » Et cette soirée, après la partie gustative, c’est le sulfureux DJ bruxellois Kid Noize qui l’a animée. Rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine. La quatrième édition aura lieu le vendredi 27 novembre 2026. Bloquez dès à présent la date dans votre agenda !
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SECTEURS & MÉTIERS
« Constructiv est davantage connu et son rôle est beaucoup plus clair pour tout le monde » Natacha Jérouville, administratrice déléguée de l’entreprise de construction Jérouville à Libramont, termine son mandat de présidente de Constructiv, notre fonds sectoriel, ce 31 décembre 2025. À cette occasion, Embuild Magazine a réuni cette dirigeante d’entreprise, bien connue dans la province du Luxembourg, et Bruno Vandenwijngaert, le CEO de Constructiv pour une interview « bilan » en duo. Entretien.
N
atacha Jérouville, dans quel état d’esprit quittez-vous la présidence de Constructiv ?
Je suis satisfaite. Tout d’abord car l’application My Constructiv, dont nous parlons depuis des années et qui me tenait à cœur, vient d’être finalisée. C’est une mine d’or pour les employeurs et les ouvriers du secteur qui peuvent y trouver un tas d’informations importantes. Et ensuite, car je trouve que désormais, Constructiv est plus tourné vers les entreprises que vers lui-même, en interne. Le nom est davantage connu et son rôle est beaucoup plus clair pour tout le monde. Je tiens aussi à dire que le personnel de notre fonds sectoriel est remarquable et qu’il s’agit des gens les plus efficaces du monde. Ils sont à l’écoute de cinq publics cibles : les patrons, les syndicats, les wallons, les bruxellois et les f lamands. Et ils arrivent à satisfaire tout le monde. C’est fantastique !
Natacha a «une forte
personnalité et grâce à son pragmatisme, elle a fait avancer les dossiers.
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Bruno Vandenwijngaert, qu’a apporté la présidence de Natacha à Constructiv ?
Natacha a une forte personnalité et grâce à son pragmatisme, elle a fait avancer les dossiers. L’application dont elle parle est un bon exemple. Mais le plus important à mes yeux est qu’au cours de sa présidence, elle a su obtenir la reconnaissance sectorielle des interlocuteurs sociaux et donc aussi celle du monde syndical. C’est un dossier sur lequel il faut travailler en permanence et elle a réussi
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FONDS SECTORIEL
à obtenir cette confiance primordiale dans une telle fonction. Natacha, quel était votre objectif au début de votre présidence et est-il atteint ?
J’en avais trois : augmenter le nombre de formations pour les ouvriers, améliorer leur bien-être et simplifier la gestion administrative. Je pense pouvoir dire qu’ils sont atteints. Bruno, les grands défis du secteur restent la pénurie de main-d’œuvre et la numérisation, comment voyez-vous leur évolution ?
Pour attirer les gens dans notre secteur, nous devons continuer à promouvoir notre campagne d’image dont on parlera plus tard dans cet entretien. Former et trouver de la main-d’œuvre sont deux points essen-
Natacha Jérouville et Bruno Vandenwijngaert ont dressé le bilan du travail réalisé par toutes les équipes de Constructiv, ces dernières années.
tiels. Tout secteur pêche actuellement dans le même vivier et il faut donc se montrer créatifs en attirant tous les publics. Je dirais même : allons chercher, aussi dans d’autres secteurs et via des nouveaux créneaux ! À ce sujet, je souligne également l’importance de l’insertionlatérale, comme le projet Reboot4You, qui est une collaboration avec la Défense qui vise à attirer des jeunes de 18 à 25 ans dans notre secteur. Il faut continuer à nouer de tels partenariats. En termes de numérisation, je scinderai la partie administrative et les formations. Il y a dix ans, nous gérions 3 millions de documents sur papier. Aujourd’hui, la moitié est numérisée, ce qui accélère notamment les paiements. Pour les formations, avec notre plateforme Building Your Learning, il est possible de télécharger un tas de fiches ou illustrations d’apprentissage en ligne. C’est une mine d’or pour les professeurs et élèves dans l’enseignement construction. Le défi sera de davantage utiliser l’intelligence artificielle et faire en sorte que ça soit le cas, aussi chez les ouvriers. Natacha, en ce qui concerne la numérisation, votre souhait était de créer cette application My Constructiv pour trouver des infos sur vos ouvriers. Elle vient d’être mise au point comme vous l’avez souligné au début de cet entretien. Une belle réussite.
C’est un avantage pour les entreprises : les indemnités versées aux travailleurs par le fonds seront directement accessibles dans l’app. Elle permet également de consulter les formations suivies par chaque travailleur, un atout précieux à présenter à de futurs employeurs. J’encourage d’ailleurs tout le monde à télécharger cette application. Bruno, pour recruter du personnel dans le secteur, Constructiv a lancé avec ses partenaires, dont Embuild, la campagne sur dix ans « Nous construisons demain ». Quel est le bilan actuel de cette initiative ?
Lancée en 2022, elle a été mise en œuvre en 2023. L’objectif sur dix ans est triple : augmenter les inscriptions dans l’enseignement et les formations de base en construction et la transition vers un emploi dans le
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SECTEURS & MÉTIERS
secteur, et diminuer le nombre de sorties du secteur. Ne rien faire, c’est reculer. Et force est de constater que pour la première fois depuis 15 ans, les inscriptions dans les écoles professionnelles construction sont en légère augmentation. C’est aussi le fruit du travail et des actions de nos équipes d’insertion sur le terrain, en partenariat avec les organisations patronales. La campagne est divisée en trois phases : sensibilisation, information et activation. Nous sommes actuellement dans la phase d’activation, c’est-à-dire qu’il faut aller chercher toutes les personnes intéressées par le secteur et les activer, notamment celles qui ont manifesté un intérêt lors des festivals d’été ou lors de notre action « Construction on Tour ». Pour les activer, je tiens à souligner l’existence de notre plateforme en ligne ConstruWizard, elle permet aux candidat(e) s de trouver une formation ou un emploi dans la construction et de se faire aider dans un parcours d’orientation par l’un de nos conseillers. Cette campagne a été mise en œuvre pendant la présidence de Natacha, et c’est un projet dans lequel elle s’est également beaucoup investie, notamment dans le jeu Minecraft Constructiv, une version « construction » du célèbre jeu dans lequel les participants devaient rénover ou construire une maison. Il a attiré pas mal de jeunes. Il y a encore un tas d’autres projets et événements, mais je ne saurais pas tous les citer ici. Des fameux projets qui prennent du temps, or une journée n’est composée que de 24 heures. Natacha, comment gère-t-on la gestion de son entreprise et la présidence d’une institution sectorielle comme Constructiv ?
En déléguant. Il faut faire confiance à ses collaborateurs, surtout avec une entreprise de 170 personnes. Avec les nouvelles technologies, c’est plus facile aujourd’hui. Comme mon père déjà à l’époque, j’ai toujours trouvé important de consacrer du temps aux organisations professionnelles comme Constructiv ou Embuild. Cela permet de donner des impulsions, mais aussi de rencontrer un tas de personnes et apprendre de leur expérience. C’est tellement enrichissant. Bruno, quelle est la priorité de Constructiv
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La campagne "Nous construisons demain" a été mise en oeuvre pendant la présidence de Natacha Jérouville.
dans les années à venir ?
«
J’avais trois objectifs : augmenter le nombre de formations pour les ouvriers, améliorer leur bien-être et simplifier la gestion administrative.
»
Il y en a plusieurs. Tout d’abord, continuer à montrer que nous existons pour les entreprises et intensifier ce service à notre clientèle. Ensuite, miser davantage sur le numérique dans toutes nos actions et enfin renforcer nos relations avec nos partenaires. L’approche collective de Constructiv est très importante et c’est elle qui apporte une plus-value à tout le secteur. Voici quelques chiffres intéressants pour se rendre compte de nos services aux entreprises, sur base annuelle : 1.650.000 heures de formation données, 6.200 entreprises qui font de la formation, 57.000 ouvriers qui les suivent, 7.500 visites de chantier pour donner des conseils sécurité, 2.500 visites de conseiller en entreprise, pour établir une politique de sécurité, 300.000 affiliés au plan de pension et enfin, la gestion de 25 régimes liés aux avantages sociaux. Qui va succéder à Natacha Jérouville ?
Au 1er janvier 2026, c’est Patrick Vandenberghe qui lui succèdera. Il est le président de la CSC Bâtiment-Industrie & Energie. On alterne et c’est donc une personne issue du monde syndical qui, je n’en doute pas, continuera à faire progresser Constructiv. Sous sa présidence, on fêtera aussi notre 80e anniversaire et 80 ans de paix sociale dans notre secteur. Natacha, un dernier mot pour conclure cet entretien ?
Je souhaite à toutes les organisations d’avoir un personnel aussi dévoué et compétent que celui de Constructiv : au service des entreprises, des ouvriers et du secteur de la construction en général.
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Fig. 1 Relevé de la membrane de drainage à son extrémité.
Humidité dans les murs creux : comment éviter les pièges ? Les murs creux jouent un rôle clé dans la protection des bâtiments contre l’humidité, à condition qu’ils soient bien conçus et correctement réalisés. Une simple erreur peut compromettre cette protection et en faire un véritable point faible, favorisant les infiltrations, les dégradations et l’inconfort.
Le mur creux : un système à double barrière d’étanchéité
Le mur creux fonctionne comme une double barrière : ● le parement extérieur freine l’eau de pluie ● la coulisse drainée sert de barrière anticapillaire et permet d’évacuer l’eau traversant le parement.
On sous-estime souvent la quantité d’eau pouvant s’écouler dans la coulisse. Lorsque la maçonnerie de parement est saturée, comme lors de pluies battantes prolongées, jusqu’à 50 % de l’eau frappant la façade est susceptible d’y pénétrer. Bien que l’on parle de double barrière, il ne faut pas négliger l’importance d’une bonne étanchéité à l’air, généralement assurée par les finitions intérieures. Sans cette protection, l’humidité présente dans la coulisse peut migrer vers l’intérieur du bâtiment sous l’effet des mouvements d’air, accroissant ainsi les risques d’infiltration.
LES MEMBRANES DE DRAINAGE Outre les risques liés à l’humidité ascen-
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sionnelle, une membrane mal placée ou mal positionnée peut également entraîner des infiltrations dans le bâtiment. Les membranes de drainage doivent impérativement être installées en pied de mur, ainsi qu’à chaque interruption horizontale de la coulisse. Voici quelques erreurs courantes à éviter : ● une membrane placée trop haut par rapport à l’interruption ● la présence de poches dans la membrane de drainage (panse de vache), ce qui favorise l’accumulation d’eau dans la coulisse ● un recouvrement insuf f isant des membranes (jamais inférieur à 150 mm, idéalement avec une jonction soudée ou collée) ● l’absence de relevé latéral aux extrémités (voir figure 1).
LES JOINTS OUVERTS Les joints ouverts jouent un rôle essentiel dans l’évacuation de l’eau présente dans la coulisse. Il est recommandé de prévoir au minimum un joint par mètre au-dessus des membranes, afin d’assurer un drainage efficace.
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Fig. 2 Jonction avec un mur creux.
Voici quelques erreurs courantes à éviter : ● des joints mal évidés, notamment lors du jointoyage de la façade : rien ne doit entraver l’écoulement de l’eau ● des joints situés sous le niveau du revêtement extérieur ● des joints obstrués par l’encrassement ou par des travaux ultérieurs.
l’eau vers l’extérieur ● soit être équipé d’un larmier (cassegoutte) au niveau de la coulisse.
LA LAME D’AIR
Certains problèmes d’humidité semblant provenir du bas du mur peuvent en réalité trouver leur origine bien plus haut. En effet, dans une structure composée de blocs en terre cuite, par exemple, les alvéoles verticales traversantes offrent peu de résistance à l’écoulement de l’eau, qui peut percoler librement jusqu’à la membrane anticapillaire située en pied de mur. Les blocs de terre cuite étant peu capillaires, l’humidité peut n’apparaître qu’en bas du mur, créant l’illusion d’un problème d’humidité ascensionnelle depuis le sol. Un diagnostic minutieux permet souvent d’identifier la véritable origine du problème et d’éviter des interventions inutiles et coûteuses.
La lame d’air n’est nécessaire que lorsque la coulisse ne contient pas d’isolant souple et hydrofugé. Elle sert de barrière anticapillaire et permet l’aération de la coulisse, facilitant ainsi l’évacuation de l’humidité accumulée dans celle-ci. L’épaisseur minimale recommandée est de 3 cm. Voici quelques erreurs courantes à éviter : ● la présence de gravats, qui entrave l’écoulement de l’eau et crée des ponts capillaires ● un isolant non hydrofugé mal fixé, en contact avec le parement.
Attention aux traversées de la coulisse
Les éléments traversant la coulisse, tels que les câbles électriques, les conduits de ventilation ou les attaches d’ancrage (crochets), constituent des points sensibles pouvant favoriser les infiltrations s’ils ne sont pas correctement traités. C’est pourquoi tout élément traversant la coulisse doit : ● soit être incliné de manière à évacuer
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Par ailleurs, il convient de ne jamais percer les membranes de drainage.
Attention aux mauvais diagnostics
Résumé d’un article paru en p. 18-19 du Buildwise Magazine mars-avril 2025. Seul l’article original de Buildwise, rédigé dans le cadre de l’Antenne Normes ‘Détails constructifs’ subsidiée par le NBN, peut être cité en référence.
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Garde-corps : les nouvelles règles de géométrie La géométrie des garde-corps joue un rôle essentiel dans la sécurité des personnes et dans la conformité des ouvrages. La nouvelle version de la norme NBN B 03004 introduira prochainement de nouvelles exigences portant sur les hauteurs de protection (toujours comprises entre 0,9 et 1,2 m selon l’épaisseur du garde-corps et la hauteur de chute), mais aussi sur les ouvertures entre les éléments, y compris entre les barreaux inclinés ou croisés.
Domaine d’application
La norme NBN B 03-004 s’applique aux garde-corps de tout ouvrage définitif, public ou privé, y compris les parkings et les toitures accessibles au public. Elle ne concerne ni les escaliers de secours ni les garde-corps d’ouvrages d’art ou d’installations industrielles. Un garde-corps est à prévoir : ● si la hauteur de chute est supérieure ou égale à 1 m (ou moindre si le cahier des charges l’exige) ● si une personne peut circuler ou stationner à une distance inférieure ou égale à 2 m du vide.
Tableau A Hauteurs de protection minimales des garde-corps.
Fig. 1 Ouvertures maximales (en millimètres) entre les éléments verticaux et horizontaux des garde-corps.
Géométrie des garde-corps
La hauteur minimale d’un garde-corps dépend de deux facteurs : ● son épaisseur (Ep) : un garde-corps est considéré comme épais si son épaisseur est supérieure à 200 mm, et comme mince si elle est inférieure ou égale à 200 mm ● le positionnement des pieds des personnes par rapport au garde-corps, qui détermine si ces dernières se tiennent en équilibre normal ou précaire.
La hauteur de protection (H) correspond à la distance verticale entre le bord supérieur du garde-corps et la surface la plus haute où une personne peut se tenir en équilibre stable, sans aide ou appui. La hauteur de protection réduite (Hr) est mesurée dans les mêmes conditions, mais pour une position en équilibre précaire (instable ou assisté). En présence d’un garde-corps mince, H et Hr doivent être respectivement supérieures ou égales à 1,1 m et 0,9 m. Ces valeurs peuvent
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être réduites si le garde-corps est épais (voir tableau A). Toutefois, lorsque la hauteur de chute est supérieure ou égale à 12 m (mesurée depuis le bord du garde-corps jusqu’à la surface située en contrebas), H doit être au moins égale à 1,2 m et Hr à 1 m.
Ouvertures entre les éléments
Les ouvertures entre les éléments d’un garde-corps sont également strictement en-
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Fig.2 Ouvertures maximales (en millimètres) entre les éléments verticaux et inclinés des rampes d'escalier.
Dès la conception, il est indispensable de vérifier l’épaisseur, la hauteur et l’espacement des éléments constituant un garde-corps. Le non-respect de ces règles peut entraîner des travaux de mise en conformité coûteux.
Géométrie des rampes d’escalier
cadrées par la norme. Dans le cas de barreaux d’allure verticale (inclinaison < 15°), l’espacement entre ces éléments ne peut pas dépasser (voir figure 1) : ● 110 mm maximum jusqu’à une hauteur de 450 mm, mesurée à partir de la zone la plus élevée où une personne peut se tenir en équilibre précaire ou, à défaut, en stationnement normal ● 180 mm pour tous les éléments situés au-delà de 450 mm. Les barreaux croisés ou d’allure horizontale (inclinaison > 15° par rapport à la verticale) sont interdits jusqu’à une hauteur de 450 mm à partir de la zone de stationnement normal, sauf s’il est impossible de faire passer un cube de 20 mm de côté au travers des ouvertures. Au-delà d’une hauteur de 450 mm, les barreaux peuvent être espacés de maximum 180 mm.
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La hauteur mesurée verticalement entre le nez de la marche et le bord supérieur du garde-corps doit être d’au moins 0,9 m (voir figure 2 ci-dessous). En ce qui concerne les paliers, la hauteur minimale du garde-corps est de 1,1 m (ou 1,2 m si la hauteur de chute est supérieure à 12 m). La géométrie des éléments de remplissage diffère selon qu’il s’agit d’un escalier avec ou sans limon (voir figure 2).
Résumé d’un article paru en p. 16-17 du Buildwise Magazine septembre-octobre 2025. Seul l’article original de Buildwise, rédigé dans le cadre de l’Antenne Normes ‘Menuiserie et vitrerie’ subsidiée par le NBN, peut être cité en référence.
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PROJET
Le Grand Musée Égyptien : un chef-d'œuvre... avec un petit accent belge ! BESIX a dirigé, en collaboration avec Orascom Construction, l’ensemble de la construction du Grand Musée Égyptien du Caire pour le compte du Ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités. Le projet comprenait les travaux structurels, l’installation de systèmes MEP avancés (mécaniques, électriques et de plomberie), ainsi que la réalisation d’environnements climatisés pour près de 20.000 artefacts. L’ampleur et la complexité exceptionnelles du projet ont rendu son exécution particulièrement exigeante du début à la fin. Photos © Besix
L
e musée a été développé par le b ureau d’architectes irlandais H eneghan Peng Architects. En 2003, ce bureau a remporté un concours d’architecture international. Celui-ci avait réuni plus de 1.300 candidats venant de plus de 80 pays. Mais en 2011, le président Hosni Moubarak a dû quitter le pouvoir, après avoir symboliquement posé la première pierre du musée. S’en est suivi une période de tensions en Égypte, qui n’a pris fin que lorsque Abdel Fattah al-Sissi est arrivé à la tête du pays en 2014. Ce dernier a, une nouvelle fois, soutenu le projet avec force. En effet, il souhaite faire de l’Égypte en général, et de ce musée en particulier, une nouvelle destination de choix pour les touristes et doubler leur nombre dans le pays. L’inauguration officielle a eu lieu le 1er novembre dernier, en présence de dizaines de chefs d’Etat, parmi lesquels le Roi Philippe et le Premier ministre Bart De Wever. D'une superficie de 490.000 m², le musée est le plus grand jamais construit consacré à une seule civilisation. En comparaison, le Louvre ne fait « que » 360.000 m². L'absence d'axes parallèles et d'angles répétitifs a fait de l'exécution un défi technique exceptionnel.
deux angles droits dans le concept. En outre, des triangles rappelant la forme des pyramides apparaissent tout au long du projet, et le toit est également incliné vers le haut, en direction du sommet des pyramides situées à deux kilomètres de là. Ces différentes structures sont
Variété comme atout
Situé en périphérie du Caire, le Grand Musée Egyptien surplombe les trois pyramides de Khéops. Les axes visuels du musée sont alignés sur ces pyramides, lui donnant la forme d'un coin. Il n'y a donc pas deux lignes parallèles ou
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La statue de Ramsès II avec le hall d'entrée encore en phase de construction.
L'escalier monumental avec des "stilettos".
Pour la «construction, BESIX
a travaillé avec plus de 300 partenaires. Grâce au BIM, la coordination a permis d’obtenir des résultats impressionnants.
»
Une vue d'ensemble du musée orientée vers les trois pyramides de Khéops.
sources de défis pour la construction. « Lorsque nous construisons un bâtiment, nous savons normalement qu'entre, disons l'axe F et l'axe G, il y a le même nombre de mètres partout. Mais dans ce bâtiment, à un moment donné, vous mesurez 15 mètres entre les axes F et G, et un peu plus loin, 12 mètres. Tout est variable, tout change. De toutes les pierres que l'on trouve dans le hall d'entrée, par exemple, aucune n'a les mêmes dimensions », explique le chef de projet JORIS DE KINDER , quand il aborde la complexité du bâtiment.
Dalle de couverture pliée
Autre élément remarquable : la dalle de couverture pliée de 33.000 m², formée de panneaux en cascade et dont aucun m² n’est similaire. Ses dimensions, sa complexité et ses pentes ont exigé une précision extrême pour garantir l’alignement parfait du plafond et des structures suspendues. Abordons ensuite les « stilettos ». Ce sont des structures orientées vers le bas, de 26 mètres de haut, qui s’érigent aux côtés de l’escalier monumental, qui constitue la grande artère d’accès au bâtiment. Sur les marches de cet escalier, se trouvent une centaine de statues de pharaons. L'escalier conduit les visiteurs au troisième étage, qui abrite les espaces d'exposition à proprement parler et offre aux visiteurs une vue panoramique sur les pyramides de Khéops. Le musée comprend également des ateliers de restauration, des espaces éducatifs, une bibliothèque, des salles de conférence, des magasins et des restaurants.
Plusieurs merveilles technologiques
Bref, ce musée est un chef d'œuvre technique. Il présente des plafonds de 25 mètres de haut, des porte-à-faux de 20 mètres et la première façade à double vitrage d'Afrique avec des
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câbles précontraints. Le bâtiment intègre plus de 30 systèmes MEP et IT. Pour la construction, BESIX a travaillé avec plus de 300 partenaires. Grâce au BIM, la coordination a permis d’obtenir des résultats impressionnants. Il convient de mentionner, par exemple, que la statue de Ramsès II, haute de 11 mètres et pesant 83 tonnes, qui orne aujourd'hui le hall d'entrée, a été apportée avant même que la structure du hall ne soit achevée. Il a donc fallu continuer les travaux autour de cette statue pendant un certain temps. Sinon, la sculpture n'aurait pas pu entrer dans le musée. Autre défi : déplacer la barque solaire de Khéops, vieille de 4.500 ans, sur 8,5 kilomètres et la soulever à 30 mètres avec une précision millimétrique, à l'aide d'une grue de 800 tonnes.
Rôle de BESIX au MoyenOrient
L’entreprise en « joint-venture » BESIX-Orascom Construction était responsable de toutes les activités de construction, y compris les travaux structurels, les systèmes mécaniques, électriques et sanitaires avancés et les environnements sécurisés pour la préservation de quelque 20.000 artefacts historiques. Cela comprenait les vitrines, le contrôle de la température et l'éclairage. Le musée a également fait appel à BESIX pour les cartels disposés dans les salles du musée. « L'entreprise BESIX est bien représentée au Moyen-Orient », conclut le COO JAN VAN STEIRTEGHEM . « Elle est présente en Égypte depuis 1994. Nous avons également construit la Grande Mosquée Cheikh Zayed, à Abu Dhabi. Le Musée National Zayed y a été achevé à la fin de 2025 et le nouveau Musée Guggenheim suivra en 2026. Mais le Grand Musée Égyptien du Caire est certainement l'un des projets les plus importants et les plus difficiles que nous ayons jamais réalisé. »
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RÉDUCTIONS AUX MEMBRES
PROMO DU MOIS DÉCEMBRE 2025 - JANVIER 2026 Masque anti-poussière FFP1 – FFP2 – FFP3
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MARCHÉ DE LA CONSTRUCTION
Unilin Technologies lance des technologies éprouvées sur le marché qui transforment les panneaux de sol en accessoires parfaitement assortis Unilin Technologies ; la division innovante et propriété intellectuelle d’Unilin, notamment spécialisée dans la production de solutions d’isolation thermique et acoustique ; annonce fièrement le lancement d’une technologie de fabrication révolutionnaire qui permet de produire directement à partir du panneau de sol d’origine des accessoires de revêtement de sol, tels que des couvre-escaliers à nez rond et carrés, des profils de transition et des plinthes cliquables, directement à partir du panneau de sol d’origine. « Cette technologie apporte une solution attendue depuis longtemps à un défi bien connu dans notre secteur. En permettant aux fabricants de créer des accessoires directement à partir de leurs panneaux de sol, nous éliminons les déviations de conception,
réduisons les étapes de production et offrons une expérience d’installation plus facile. Cela permet aux marques de présenter des collections véritablement uniformes, du sol au mur et à chaque transition », indique Floris Koopmans, directeur des ventes et du marketing chez Unilin Technologies. Développée, validée et commercialisée avec succès par Unilin, cette technologie témoigne de l’engagement d’Unilin à apporter des solutions éprouvées sur le marché. Il garantit une uniformité parfaite entre le sol et tous les accessoires associés, simplifiant considérablement, la production tout en améliorant l’installation et la cohérence visuelle. INFO : www.unilin.com
Knauf Easy Side : du préfabriqué en plaque de plâtre pour une finition rapide et prête à peindre Knauf, l’entreprise qui a fait du plâtre un matériau incontournable dans le domaine du parachèvement et des bâtiments, vient de lancer un produit simple, mais ingénieux : le Knauf Easy-Side. Il s’agit d’un élément préfabriqué en plaque de plâtre pour une finition rapide et prête à peindre. Il est doté d’une cornière métallique galvanisée sur un de ses longs côtés. Cette cornière sert de raccord et de guide et permet d’assurer une finition précise et sans fissures des murs intérieurs contigus. Knauf facilite ainsi grandement le parachèvement des embrasures de portes et de fenêtres en vue de leur mise en peinture. Cet élément simplifie, accélère et optimise le parachèvement. Grâce à sa finition prête à peindre et à son ajustement précis, les opérations de ponçage chronophages et les retouches fastidieuses appartiennent définitivement au passé. En résumé, ses avantages sont : pose simple et rapide ; finition, renfort d’angle et guide en un seul élément ; surface parfaitement plane et prête à peindre ; réduction drastique du risque de fissures et élément disponible en plusieurs dimensions standard. INFO : www.knauf.com
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LA NUMÉRISATION EST ESSENTIELLE POUR LES ENTREPRENEURS QUI VEULENT SE PROFESSIONNALISER, ET EMBUILD DOIT LES PRÉPARER À CE NOUVEAU DÉFI.
MARQUANT
DIRK EVENEPOEL EST LE NOUVEAU PRÉSIDENT D’EMBUILD VLAAMS-BRABANT
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in octobre 2025, DIRK EVENEPOEL est devenu président d’Embuild Vlaams-Brabant. Le cogestionnaire de BATO à Schepdaal succède à Eddy Vandezande, dirigeant de Vandezande Construct, à Oud-Heverlee. Les trois prochaines années, ce dernier assumera la fonction de vice-président. En tant que président, Dirk Evenepoel souhaite se concentrer sur cinq axes majeurs : renforcer les structures internes en offrant davantage d’autonomie et un fonctionnement efficace adapté à l’échelle du Brabant flamand ; mettre en place des initiatives communes avec d’autres organisations telles que Techlink, la FEGC, NAV (Netwerk Architecten Vlaanderen) et le VOKA ; œuvrer à un ancrage local solide via un dialogue étroit entre les entrepreneurs de la construction, les décideurs politiques et les habitants ; accroître l’impact sur les politiques publiques en faisant entendre plus fortement la voix du secteur au niveau flamand et local et enfin stimuler les réseaux grâce à des initiatives comme le Bouw Netwerk Café, où les professionnels peuvent se rencontrer et s’inspirer mutuellement. Dirk Evenepoel a 52 ans et est un professionnel de la construction motivé, avec plus de 25 ans d’expérience dans le développement de projets, la gestion des installations et l’entrepreneuriat. Il a commencé sa carrière chez Colruyt Group, puis a travaillé pour IKEA et Eurostation
Dirk Evenepoel a 52 ans et succède à Eddy Vandezande.
avant de rejoindre BATO en 2017. BATO n’est pas seulement une entreprise de construction. Dans le Pajottenland, elle agit également en tant que promoteur immobilier. En plus de sa carrière professionnelle, Dirk Evenepoel est actif dans des initiatives communautaires locales. Il est également président de la GECORO (commission communale pour l’aménagement du territoire) de Dilbeek.
NOUVELLES PERSPECTIVES D’EUROCONSTRUCT POUR LA CONSTRUCTION JUSQUE 2028 Selon les derniers pronostics d’Euroconstruct du mois de novembre, le secteur de la construction européen se stabilisera après deux années de baisse consécutives. Pour l’année 2025, nous nous attendons à une croissance modeste de 0,3 %, suivie par une augmentation substantielle de 2,4 % en 2026. Cependant, le secteur reste confronté à des augmentations de coûts significatives et à une incertitude économique persistante, ce qui exerce une pression sur le marché des nouvelles constructions en particulier. Selon le réseau Euroconstruct, la reprise dans les 19 pays participants sera néanmoins soutenue dans les années à venir grâce à des conditions financières plus favorables, de programmes d'infrastructure à long terme et d'une demande continue en rénovation. Le résumé et le rapport par pays de cette 100e édition d'Euroconstruct, avec les prévisions pour la construction pour la période 2026-2028, peuvent être achetés auprès d'Embuild, avec un avantage pour les membres. Il est également possible de ne commander que les perspectives pour la Belgique. Pour demander un bon de commande, veuillez contacter officeteam@embuild.be.
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Ce qui m’étonne chaque jour, c’est de voir à quel point les entreprises de construction s’engagent dans la durabilité et l’innovation. Cet esprit d’entreprendre est la clé de l’avenir de notre secteur. Caroline Deiteren Directrice générale, Embuild Vlaanderen
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