PERGOLESI
STABAT MATER
SANDRINE PIAU CHRISTOPHER LOWREY
LES TALENS LYRIQUES CHRISTOPHE ROUSSET
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giovanni battista pergolesi (1710-1736) stabat mater, P.77 1 I. 2 II. 3 III. 4 IV. 5 V. 6 VI. 7 VII. 8 VIII. 9 IX. 10 X. 11 XI. 12 XII.
Stabat Mater dolorosa Cujus animam gementem O quam tristis et afflicta Quae moerebat et dolebat Quis est homo qui non fleret Vidit suum dulcem natum Eia Mater fons amoris Fac ut ardeat cor meum Sancta Mater istud agas Fac ut portem Christi mortem Inflammatus et accensus Quando corpus morietur
4’50 1’55 1’40 2’15 2’57 2’50 1’52 1’52 4’28 3’47 1’59 4’41
nicola porpora (1686-1768) salve regina in g major for soprano 13 I. 14 II. 15 III. 16 IV. 17 V. 18 VI.
Salve Regina Ad te clamamus Ad te suspiramus Eia ergo Et Jesum O clemens
3’36 1’41 2’35 2’19 2’52 3’55
leonardo leo (1694-1744) beatus vir qui timet for alto 19 I. 20 II. 21 III. 22 IV. 23 V. 24 VI. 25 VII.
Beatus vir Exortum est Misericors Iucundus homo Dispersit Gloria Sicut era
Total Time: 66’11
2’51 1’00 1’21 3’23 2’49 1’05 1’24
Sandrine PIAU Soprano Christopher LOWREY Contralto Les Talens Lyriques Christophe Rousset Conductor Gilone GAUBERT, Josef ŽÁK, Josépha JÉGARD, Karine CROCQUENOY, Christophe ROBERT Violin I Charlotte GRATTARD, Yuki KOIKE, Jean-Marc HADDAD, Bérengère MAILLARD, Roldán BERNABÉ-CARRIÓN Violin II Stefano MARCOCCHI, Delphine GRIMBERT Viola Emmanuel JACQUES*, Jérôme HUILLE, Marjolaine CAMBON cello Gautier BLONDEL double bass Stéphane FUGET harpsichord & organ*
*Continuo
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par dinko fabris
L’image romantique du jeune Pergolèse, âgé de vingt-six ans, couché sur son lit de mort avec le manuscrit de sa dernière œuvre, le Stabat Mater, qu’il vient à peine d’achever a grandement contribué à l’extraordinaire célébrité de son auteur ainsi que de cette composition. Quelques années seulement après la disparition de Giovanni Battista Pergolesi, cette œuvre était en effet déjà arrivée entre les mains de Johann Sebastian Bach, qui en fit une paraphrase en allemand publiée en 1748 (« Tilge, Höchster, meine Sünden », BWV 1083), et, quelques années plus tard, à Paris, en 1753, le Stabat Mater de Pergolèse entra définitivement au répertoire du Concert Spirituel, où il fut interprété pour la première fois par Pierre Dota, « chantre de la musique du Roi », et par Antoine Albanèse, castrat formé à Naples. Au cours de ces mêmes années battait son plein à Paris la « querelle des Bouffons », dont Pergolèse était aussi le protagoniste à cause de son intermezzo comique, La serva padrona (« la Servante maîtresse »). On dispose aujourd’hui d’innombrables copies historiques du Stabat Mater, dispersées dans les bibliothèques du monde entier, mais un seul manuscrit est considéré comme l’original, conservé aujourd’hui dans les archives de l’abbaye du Mont-Cassin. Sur la dernière page de cette précieuse partition est écrite l’histoire fascinante de ce document : « Ceci est le Stabat Mater original de Pergolèse, qui me fut offert par M. Giuseppe De Maio, maître de la Chapelle royale, le 26 septembre 1771, lequel De Maio m’a dit que le susdit Pergolèse lui avait fait ce don avant sa mort pour qu’il se souvînt de lui. À la fin de l’année 1771, M. don Giuseppe De Maio est passé en un monde meilleur. Qu’on conserve [ce manuscrit] avec soin, car il est de ce grand auteur, sans le prêter à aucun ami, quelque cher qu’il soit. » Ces lignes furent écrites par le musicien Domenico Corigliano, dernier propriétaire du manuscrit qu’il légua à l’abbaye du MontCassin, où il a été conservé jusqu’à nos jours.
français
splendeur de la musique sacrée napolitaine du XVIIIe siècle
Au début du XVIIIe siècle, après la mort d’Alessandro Scarlatti en 1725, la musique napolitaine était dominée par quatre maîtres très différents : Sarro, Vinci, Durante et Leo. Vinci était peut-être le plus génial et le plus international d’entre eux, mais il mourut prématurément en 1730, après avoir conquis Rome, Venise et Londres. Pergolèse avait été son élève mais il ne lui a survécu que six ans, et c’est peut-être pour cette raison que le mythe a rapproché ces deux musiciens morts si jeunes. Leurs noms ont facilité la dissémination des musiciens napolitains dans toute l’Europe et la diffusion de leurs œuvres. Et pourtant, Nicola Porpora n’avait certainement pas eu besoin de l’aide du mythe de Pergolèse pour faire connaître son talent, d’abord comme professeur de chant (c’est dans son école privée de Naples qu’avait étudié Carlo Broschi, devenu ensuite, sous le nom de Farinelli, un des plus célèbres chanteurs de tous les temps), puis comme compositeur d’opéras. Son Salve Regina a voce sola con istromenti (« Salve Regina pour voix seule avec instruments ») a probablement été composé pendant la période qu’il avait passée à Venise comme maître de chapelle de l’Ospedale degli Incurabili (1726-1733) – sans doute était-il dédié à l’une des jeunes interprètes de cette institution. Il faut cependant rappeler qu’au cours de ces mêmes années, Venise était dominée par une mode musicale irrésistible, imposée par les maîtres napolitains arrivés dans la lagune à la suite
français
L’extraordinaire fortune du Stabat Mater de Pergolèse a fait croire depuis le XVIIIe siècle que cette œuvre avait inauguré une nouvelle façon de composer la musique sacrée, le « style napolitain », qui alliait le contrepoint sévère du passé à des éléments stylistiques profanes de la commedia musicale. Mais en fait, Pergolèse avait suivi un modèle préexistant précis, qui lui était parvenu au terme d’une transmission pédagogique de professeur à élève plus que centenaire. Non seulement son précédent immédiat, le Stabat Mater d’Alessandro Scarlatti, composé pour la même confrérie napolitaine de San Luigi di Palazzo en 1724, utilise le même ensemble (soprano, alto et cordes) et la même disposition structurelle, mais si l’on remonte dans le temps, on retrouve la même formule initiale, avec des retards et des chocs d’intervalles de seconde, chez d’autres compositeurs napolitains des générations précédentes : Fago, Provenzale, Salvatore, et jusqu’à Erasmo Di Bartolo, qui écrivit son Stabat Mater vers 1640, chacun d’entre eux ayant été l’élève du suivant.
La longue et languissante phrase déclamée par l’alto qui ouvre le Salve Regina de Porpora, anticipée par les cordes dans une atmosphère déjà tout à fait galante, montre bien l’importance de la mélodie « cantabile » que les Napolitains apprenaient à manier avec aisance en étudiant les « solfèges » et qu’ils pouvaient combiner ensuite avec un accompagnement d’allure improvisée mais parfaitement réalisé grâce à l’existence de formules toutes faites, les partimenti. Porpora lui aussi, comme Pergolèse, fait alterner des moments de contrepoint grave et solennel avec des airs de style d’opéra et des passages d’allure dansante, comme l’Allegretto à 12/8 sur le verset « Ad te clamamus », construit comme une tarentelle. D’autres moments sont plutôt repliés sur une atmosphère intime, avec des successions de retards et de légères dissonances, jusqu’à la dissolution finale du dernier « Salve » dans lequel le chanteur conclut de façon hautement virtuose une œuvre très représentative de l’art musical de Porpora. L’autre grand protagoniste de la musique napolitaine de la première moitié du XVIIIe siècle, Leonardo Leo, n’a presque jamais quitté Naples, mais sa musique a beaucoup circulé, en particulier grâce aux voyageurs mélomanes, qui établirent sa renommée surtout en Angleterre et en France. Dans son imposante production de musique religieuse, Leo n’a mis en musique que quatre des psaumes formant la séquence typique des Vêpres – dont certains, comme le Dixit Dominus, en plusieurs versions pour différents ensembles. Nous n’avons qu’un seul manuscrit de son Beatus vir (psaume 111), autographe mais non daté, conservé dans la collection Santini de Münster. Il s’agit d’une brève composition en fa majeur pour voix d’alto, deux violons et basse continue. Le texte glorifie l’homme qui craint Dieu, et la formule initiale du chanteur, « a motto », est anticipée par la mélodie des cordes pour préparer et faire résonner cette idée. Chaque section du texte du
français
de la saison théâtrale de 1725, qui vit triompher l’opéra Partenope de Leonardo Vinci. Avant cette date, le public vénitien avait toujours considéré avec suspicion et peu de sympathie les œuvres des Napolitains, même celles de Scarlatti. Mais à partir de 1725, et pendant plusieurs décennies, des musiciens venant des conservatoires de Naples furent invités à diriger les ensembles musicaux des hôpitaux vénitiens : à côté de Porpora, mentionnons par exemple Gaetano Latilla et Tommaso Traetta.
Au cours des cinquante dernières années, l’existence d’une « école de musique napolitaine » a fait l’objet de nombreux débats entre musicologues de différents pays. Certains, comme Hucke, Degrada et Strohm, ont montré que, dans l’opéra du XVIIIe siècle, le style pratiqué par les compositeurs napolitains ne différait pas d’un style « italien » en général, également utilisé par les musiciens contemporains de différents pays européens. Pour cette raison, l’expression d’« école napolitaine » a été abolie pendant longtemps. Les recherches les plus récentes sur la musique à Naples, qui s’intéressent enfin de manière systématique à la production auparavant inconnue du XVIIe et du début du XVIIIe siècle, ont montré qu’il existait bien une « école napolitaine », reconnue même à l’époque, et qui comprenait tous les musiciens formés dans les quatre anciens conservatoires de Naples. Une transmission pédagogique ininterrompue reliait les maîtres des conservatoires napolitains du plein XVIIe siècle à leurs élèves, devenus à leur tour les maîtres des grands musiciens du XVIIIe siècle, le principal objet d’étude de ces musiciens étant la musique sacrée, et non l’opéra. Aussi pouvons-nous sans risque considérer Porpora, Pergolèse et Leo comme trois grands représentants d’une « école napolitaine » qui aura duré plus de deux siècles.
français
psaume fait l’objet d’une élaboration musicale spécifique, constituant six parties au total. L’œuvre commence par un Allegro à 4/4 en fa, puis un Largo ternaire en ré mineur (« Exortum est »), un Vivace ternaire en ré majeur (« Iucundus homo »), un Spiritoso, à 2/4, en la mineur (« Dispersit dedit ») et enfin un Gloria, en rythme quaternaire, en fa, lui-même divisé en une section Un poco andante et le finale Allegro (« Sicut erat »). Cette œuvre courte mais intense incarne bien, elle aussi, la leçon stylistique d’un grand maître napolitain.
Révélée au public par la musique baroque, Sandrine Piau affiche un large répertoire, reflété par une abondante discographie, et confirme sa place d’exception dans le monde lyrique. Elle s’illustre dans de nombreux rôles sur les plus grandes scènes internationales : Cléopâtre (Giulio Cesare), Morgana (Alcina) à l’Opéra de Paris, Alcina, Mélisande, Sandrina, (La Finta Giardiniera), Sœur Constance (Dialogue des Carmélites) à la Monnaie, Alcina et Dalinda (Ariodante) à Amsterdam, Pamina (Die Zauberflöte), Donna Anna (Don Giovanni) et Sœur Constance au Théâtre des Champs-Élysées, Despina (Cosi fan tutte) et Tytiana (A Midsummer Night’s Dream) au Festival d’Aix en Provence. Sandrine Piau se produit régulièrement en concert et en récital, notamment à New York, Paris, Londres, Tokyo, Munich, Zurich, Salzburg et récemment à Hambourg pour l’ouverture de l’Elbphilharmonie. Sandrine Piau a déjà consacré quatre disques à Haendel et Mozart et deux albums de récitals, Après un rêve et Évocations témoignant de sa relation privilégiée avec Susan Manoff avec laquelle elle se produit régulièrement en récital (Carnegie Hall, Wigmore Hall, tournée aux USA et au Japon). Son dernier opus, Desperate Héroines, enregistré avec l’Orchestre du Mozarteum Salzburg et Ivor Bolton a fait l’unanimité des critiques. Aujourd’hui, Sandrine Piau enregistre exclusivement pour Alpha Classics et son premier disque sous ce label est un récital en collaboration avec Susan Manoff et intitulé Chimère. La saison 2019/2020 verra Sandrine Piau prendre part à une grande tournée célébrant le 40ème anniversaire des Arts Florissants ainsi qu’à une tournée européenne avec Teodor Currentzis. Elle sera également de retour au Festival d’Aix-en-Provence pour la création Innocence de Kaija Saariaho. Sandrine Piau a été faite Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2006 et élue « Artiste Lyrique de l’Année » aux Victoires de la Musique 2009.
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sandrine piau soprano
Au sein de l’école américaine, mais avec un accent britannique, le contre-ténor Christopher Lowrey, lauréat d’un Gramophone Award, a su trouver un équilibre entre les meilleurs éléments de ces diverses traditions, alliant la franchise de l’expression et la beauté du timbre à la précision et à l’agilité. Il travaille désormais régulièrement avec bon nombre de grandes maisons d’opéra, orchestres et festivals, et fait une carrière qui l’emmène à travers l’Europe, les États-Unis et l’Australie. Les temps forts de cette saison comprennent ses débuts au Teatro Real dans Achille in Sciro (Ulisse) de Francesco Corselli sous la baguette d’Ivor Bolton, Giulio Cesare (rôle-titre) de Haendel au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, au Festival d’Ambronay et au Festival Enesco de Bucarest, où il chantera également Ottone dans Agrippina de Haendel avec Les Talens Lyriques sous la direction de Christophe Rousset, un retour au Festival Haendel international de Göttingen pour chanter Bertarido dans Rodelinda, sous la direction de Laurence Cummings, ses débuts au Concertgebouw d’Amsterdam, où il reprendra le rôle de Guildenstern dans Hamlet de Brett Dean, avec l’Orchestre philharmonique de la Radio dirigé par Markus Stenz, ses débuts au Wigmore Hall dans un programme Purcell avec Peter W�helan à la tête de l’Ensemble Marsyas, Il diluvio universale de Michelangelo Falvetti avec la Cappella Mediterranea sous la baguette de Leonardo García Alarcón au Festival d’Ambronay, le Stabat Mater de Pergolèse avec l’Orchestre du Teatro Real à Tolède, en Espagne, la Trauerode de Bach et Mattituno de morte de Davide Perez avec l’Orchestre Gulbenkian à Lisbonne, et des récitals en solo à San Francisco avec Voices of Music. Originaire des États-Unis, Christopher a obtenu des diplômes avec mention de l’Université Brown, de l’Université de Cambridge, où il était choriste boursier au Trinity College Choir sous la direction de Stephen Layton, et de l’École internationale d’opéra du Royal College of Music. Il est lauréat des Helpmann Awards, du Sullivan Foundation Award, des Metropolitan Opera National Council Auditions, du Prix Michael Oliver au Concours de chant Haendel de Londres, et du Keasbey Award. Il a étudié avec Russell Smythe, Derek Lee Ragin, Ashley Stafford et Pierre Massé.
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christopher lowrey contre-ténor
Fondateur de l’ensemble Les Talens Lyriques et claveciniste internationalement reconnu, Christophe Rousset est un musicien et chef d’orchestre inspiré par sa passion pour l’opéra et la redécouverte du patrimoine musical européen. Christophe Rousset est invité à se produire avec Les Talens Lyriques dans toute l’Europe : Opéra National de Paris, Opéra Comique, Opéra National des Pays-Bas, Concertgebouw Amsterdam, Théâtre des Champs-Élysées, Philharmonie de Paris, Opéra de Lausanne, Teatro Real de Madrid, Theater an der Wien, Staatsoper de Vienne, Opéra Royal de Versailles, La Monnaie de Bruxelles, Wigmore Hall et Barbican Center de Londres, Bozar Bruxelles...ainsi que pour des tournées dans le monde entier au Mexique, Nouvelle-Zélande, Canada, USA etc. Parallèlement, il poursuit une carrière active de claveciniste et de chambriste en se produisant et en enregistrant sur les plus beaux instruments historiques. Ses enregistrements des œuvres pour clavecin de Louis et François Couperin, Rameau, D’Anglebert, Royer, Duphly, Forqueray, Balbastre, Scarlatti et les divers enregistrements consacrés aux pièces de J. S. Bach sont considérés comme des références. La dimension pédagogique revêt une importance capitale pour Christophe Rousset qui dirige et anime des masterclasses et académies : CNSMDP de Paris, Académie d’Ambronay, Fondation Royaumont, Opera Studio de Gand, OFJ Baroque, Junge Deutsche Philharmonie, Accademia Chigiana à Sienne, Amici della Musica à Florence, ou encore le Britten-Pears Orchestra. Il s’investit également avec énergie aux côtés des musiciens des Talens Lyriques dans l’initiation de jeunes collégiens de Paris et d’Île-de-France à la musique. Christophe Rousset poursuit enfin une carrière de chef invité : Liceu de Barcelone, San Carlo de Naples, Scala de Milan, Opéra Royal de Wallonie, Royal Opera House de Londres, Orchestre national d’Espagne, Orchestre philharmonique de Hong Kong, l’Orchestre du Théâtre Royal de la Monnaie, the Orchestra of the Age of Enlightenment etc. Christophe Rousset est Chevalier de La Légion d’Honneur, Commandeur des Arts et des Lettres et Chevalier de l’Ordre national du Mérite.
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christophe rousset direction
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les talens lyriques L’ensemble Les Talens Lyriques, qui tient son nom du sous-titre de l’opéra de Rameau, Les Fêtes d’Hébé (1739), a été créé en 1991 par le claveciniste et chef d’orchestre Christophe Rousset. Défendant un large répertoire lyrique et instrumental qui s’étend du premier Baroque au Romantisme naissant, Les Talens Lyriques s’attachent à éclairer les grands chefs-d’œuvre de l’histoire de la musique, à la lumière d’œuvres plus rares ou inédites, véritables chaînons manquants du patrimoine musical européen. Les Talens Lyriques voyagent de Monteverdi, Cavalli, Landi, à Hændel en passant par Lully, Desmarest, Mondonville, Cimarosa, Traetta, Jommelli, Martin y Soler, Mozart, Salieri, Rameau, Gluck, Beethoven et enfin Cherubini, García, Berlioz, Massenet, Gounod ou Saint-Saëns. La recréation de ces œuvres va de pair avec une collaboration étroite avec des metteurs en scène ou chorégraphes tels que Pierre Audi, Jean-Marie Villégier, David McVicar, Eric Vigner, Ludovic Lagarde, Mariame Clément, Jean-Pierre Vincent, Macha Makeïeff, Laura Scozzi, Natalie van Parys, Marcial di Fonzo Bo, Claus Guth, Robert Carsen, David Hermann, Christof Loy, Jetske Mijnssen, Alban Richard ou David Lescot. Outre le répertoire lyrique, l’ensemble explore d’autres genres musicaux tels que le Madrigal, la Cantate, l’Air de cour, la Symphonie et l’immensité du répertoire sacré (Messe, Motet, Oratorio, Leçons de Ténèbres…). De saison en saison, Les Talens Lyriques sont ainsi amenés à se produire dans le monde entier, dans des effectifs variant de quelques musiciens à plus d’une soixantaine d’interprètes de toutes générations. La riche discographie des Talens Lyriques comprend aujourd’hui une soixantaine de références. L’Ensemble a également réalisé la célèbre bande-son du film de Gérard Corbiau, Farinelli (1994), vendue à plus d’un million d’exemplaires. Depuis 2007, l’ensemble s’emploie à initier des élèves à la musique, à travers un programme d’actions artistiques ambitieuses et d’initiatives pédagogiques innovantes. Ils sont en résidence dans des établissements scolaires à Paris et en Île-de-France, où ils ont créé notamment une classe orchestre et un petit chœur des Talens.
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by dinko fabris
The romantic legend of the 26-year-old Giovanbattista Pergolesi on his deathbed with the barely completed manuscript of his final composition, the Stabat Mater, made this work exceptionally famous – more so than its composer. Only a few years after Pergolesi’s demise, the piece was already in the hands of Johann Sebastian Bach, who set it in a German paraphrase (Tilge, Höchster, meine Sünden, BWV 1083, published in 1748), and only a few years later, in 1753, Pergolesi’s Stabat Mater established itself in the repertoire of the Concert Spirituel in Paris, first performed there by Pierre Dota, ‘Singer of the King’s Music’, and Antoine Albanese, a castrato who had studied at Naples. At this time the ‘Querelle des Bouffons’ was at its height: a controversy in which Pergolesi had a posthumous but crucial role because of his comic intermezzo La serva padrona. Innumerable copies of the Stabat Mater found their way into libraries all around the world, but only one manuscript is considered to be the original autograph, kept today in the Archive of the Abbey of Montecassino. Handwritten on the last sheet of this priceless score is its fascinating history: ‘This is the Stabat Mater, the Original by Pergolesi, presented to me by Signor Giuseppe De Maio, Master of the Royal Chapel, on the 26th of September 1771, which [manuscript] De Maio told me the said Pergolesi had given to him before his death, to remember him by. At the end of anno 1771 the aforementioned Signor Giuseppe De Maio passed on to a better life […] Let it be preserved with care, as being by a great Composer, and without being lent to anyone at all, dear Friend.’ These remarks were penned by the musician Domenico Corigliano, the ultimate possessor of the manuscript, who left it to the abbey of which he was a monk: the abbey has preserved it until our own time.
english
glories of 18th century neapolitan sacred music
After the death of Alessandro Scarlatti in 1725, music in early 17th-century Naples was dominated by four very diverse composers: Sarro, Vinci, Durante and Leo. Vinci was perhaps the most brilliant and internationally renowned of them, but he died prematurely in 1730 having triumphed in Rome, Venice and London. His pupil Pergolesi survived him by only six years, and possibly this has led to the legendary linking of these two composers who both died young. Their joint names helped later Neapolitan composers and their works to spread and flourish throughout Europe. Nicola Porpora, another talented Neapolitan, certainly had no need to rely on the Pergolesi myth to make his reputation, firstly as a singing teacher (at his private school in Naples one of his students was Carlo Broschi, who under the name Farinelli became the most famous singer of all time), then as an opera composer. Porpora’s Salve Regina for solo voice with instruments was probably composed during his time in Venice (1726-1733) as maestro di cappella of the Ospedale degli Incurabili (Hospital for the Incurable), and must have been intended for one of the young performers of that institution. It was at precisely during these years that Venice was overwhelmed by a compulsive vogue for the music of the Neapolitan composers who had arrived there from the theatrical season of 1725 onwards, thanks to the triumph that year of Leonardo Vinci’s Partenope.
english
The exceptional good fortune enjoyed by Pergolesi’s Stabat led to the belief, from the 18th century onwards, that this composition had created a new method of writing sacred music ‘in the Neapolitan style’, uniting the strict counterpoint of the past with the profane elements of the musical commedia. Yet Pergolesi was actually following a specific, pre-existing model that went back more than a century, in a chain of composers and their pupils. Not only are the same structural form and scoring (for soprano, alto, and strings) found in the work’s immediate predecessor, the Stabat Mater composed in 1724 by Alessandro Scarlatti for the same Neapolitan Confraternity of San Luigi di Palazzo; but the selfsame initial formula – with its suspensions and clashing intervals of a second –was used by Neapolitan composers of the preceding generations, each of whom had been the pupil of the previous one. Going progressively backwards from Pergolesi’s time, they are: Nicola Fago, Francesco Provenzale, Giovanni Salvatore, and beginning that musical lineage, Erasmo Di Bartolo, whose Stabat Mater was composed around the year 1640.
The long, languishing phrase declaimed by the alto soloist at the beginning of the Salve Regina, anticipated by the strings in a quintessentially galant atmosphere, shows the importance of the cantabile melody that the Neapolitans were able to write with such ease, having studied the solfege system, and learnt how to accompany the melody in a seemingly improvisatory but carefully crafted style, through their study of the Neapolitan ‘partimenti’ – the specialised Harmony and Counterpoint handbooks circulating in Naples during the 18th century. Like Pergolesi, Porpora alternates moments of strict, solemn counterpoint with airs in an operatic style, even in a dancing rhythm, such as the tarantella-like Allegretto in 12/8 for the verse ‘Ad te clamavi’. Other moments by contrast are full of intimacy, with chains of suspensions and delicate dissonances, up until the climax of the last ‘Salve’ where a final display of virtuosity from the singer ends the work, one highly typical of Porpora’s artistry as a composer. The other great figure of Neapolitan music in the first half of the 18th century, Leonardo Leo, almost never left Naples, but his music was in wide circulation, thanks largely to music-loving travellers spreading his fame in their home countries – mainly in England and France. Among his impressive corpus of sacred works, Leo set just four of the typical sequence of psalms for Vespers, some (such as the Dixit Dominus) in various versions for different ensembles. Beatus vir (Psalm 111) is however extant in only one version, in a single undated autograph manuscript held in the Santini Collection in Münster. In this brief work in F major for alto voice, two violins and bass continuo, the words describe the exalted state of the man who fears God, depicted at the opening by the melodic motive in the strings, taken up by the voice. Each of the psalm’s six sections has its own independent musical development. The opening Allegro in F in 4/4 time is followed by a ternaryform Largo in D minor (Exortum est) and a ternary Vivace in D major (Iucundus homo); then comes
english
Actually, up until then the Venetian public had actually always viewed Neapolitan works suspiciously and unappreciatively – even music by Scarlatti. Yet from now on, for several decades, musicians from the Naples conservatories were invited to direct at the Venetian Ospedali: not just Porpora, but others such as Latilla and Traetta.
In the last fifty years there has been much debate among the world’s musicologists about the very existence of a ‘Neapolitan school’ in musical composition. Scholars such as Hucke, Degrada and Strohm have asserted that the style of the 18th-century Neapolitan composers was no different from the generic ‘Italian’ style, nor from that of the other composers of the time in the various countries of Europe. As a result, for a long time the very concept of a ‘Neapolitan school’ was taboo. Yet more recent studies of the music of Naples, now systematically focusing on hitherto unknown repertoire of the 17th and early 18th centuries, have proved that there really was a ‘Neapolitan school’, recognized as such during the period, and involving all the musicians educated at the four ancient conservatories of Naples. A continuous didactic chain links the composers teaching at the mid-17th-century Neapolitan conservatories with their pupils, who in turn taught the great musicians of the 18th century: and the principal object of study was sacred music, not the opera. For this reason, we can safely describe Porpora, Pergolesi and Leo as three great exponents of a Neapolitan school – one that lasted for more than two centuries.
english
a 2/4 section in A minor marked Spiritoso (Dispersit dedit), and finally the Gloria, a 4/4 movement in F major, in two subsections – ‘Un poco andante’, and ‘Allegro’ (Sicut erat). Brief but intense, this piece is a masterful lesson in style from a great Neapolitan composer.
Sandrine Piau initially became known for her baroque roles; with a wide repertoire, reflected in an extensive discography, she occupies a unique position in the world of opera and oratorio. She has starred in roles at all the leading international opera houses: as Cleopatra (Giulio Cesare) and Morgana (Alcina) at the Opéra de Paris; as Alcina, Mélisande and Sandrina (La Finta Giardiniera) and Sœur Constance (Dialogue des Carmélites) at La Monnaie in Brussels; as both Alcina and Dalinda (Ariodante) in Amsterdam; at the Théâtre des Champs-Élysées, in the roles of Pamina (Die Zauberflöte), Donna Anna (Don Giovanni) and Sœur Constance; and as Despina (Cosi fan tutte) and Tytania (A Midsummer Night’s Dream) at the Festival of Aix-en-Provence. Sandrine Piau appears frequently in concerts and recitals, notably in New York, Paris, Londres, Tokyo, Munich, Zurich, Salzburg, and recently in Hamburg to mark the opening of the Elbphilharmonie. Sandrine Piau has already devoted four CDs to Handel and Mozart, and two song-recital albums, Après un rêve and Évocations, bear witness to her close musical partnership with Susan Manoff and their frequent concerts together (Carnegie Hall, Wigmore Hall, and tours of the USA and Japan). Her album, Desperate Heroines, recorded with the Mozarteum Orchestra Salzburg under Ivor Bolton was unanimously praised by the critics. Sandrine Piau now records exclusively for Alpha Classics; her first disc for the label is a recital album in collaboration with Susan Manoff, entitled Chimère. In the season 2019/20 Sandrine Piau will be taking part in a grand tour celebrating the 40th anniversary of Les Arts Florissants, as well as a European tour with Teodor Currentzis. She will also be returning to the Festival of Aix-en-Provence for the first performance of Innocence by Kaija Saariaho. In 2006 Sandrine Piau was honoured with the title Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, and received the award of Opera Artist of the Year at the Victoires de la Musique 2009.
english
sandrine piau soprano
In the American school, but with a British accent, gramophone award-winning countertenor Christopher Lowrey balances the best elements of these diverse traditions, merging directness of expression and beauty of tone with precision and agility. Now regularly working alongside many of the world’s leading opera houses, orchestras, and festivals, his career takes him throughout Europe, the USA, and Australasia. Highlights this season include Christopher’s debut at the Teatro Real in Corselli Achille in Sciro (Ulisse) under the baton of Ivor Bolton, Handel Giulio Cesare (title role) at the Théâtre des Champs-Elysées in Paris, Ambronay Festival, and the Enescu Festival in Bucharest, where he will also perform Handel Agrippina (Ottone) with Les Talens Lyriques directed by Christophe Rousset, a return to the Göttingen International Handel Festival to sing Bertarido in Rodelinda, conducted by Laurence Cummings, his debut at the Concertgebouw in Amsterdam, where he will reprise the role of Guildenstern in Brett Dean’s Hamlet, with the Radio Filharmonisch Orkest conducted by Markus Stenz, his debut at the Wigmore Hall in a programme of Purcell with Ensemble Marsyas directed by Peter Whelan, Falvetti Il Diluvio Universale with Cappella Mediterranea under Leonardo García Alarcón at the Ambronay Festival, Pergolesi Stabat Mater with the Orchestra of the Teatro Real in Toledo, Spain, Bach Trauerode and Perez Mattituno de Morte with the Gulbenkian Orchestra in Lisbon, and solo recitals in San Francisco with Voices of Music. Originally from the United States, Christopher holds degrees with distinction from Brown University, the University of Cambridge, where he was a choral scholar with Trinity College Choir under Stephen Layton, and the Royal College of Music International Opera School. He is a winner of the Helpmann Awards, the Sullivan Foundation Award, the Metropolitan Opera National Council Auditions, the Michael Oliver Prize at the London Handel Singing Competition, and the Keasbey Award. He has studied with Russell Smythe, Derek Lee Ragin, Ashley Stafford, and Pierre Massé.
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christopher lowrey countertenor
Internationally known as the founder-director of the ensemble Les Talens Lyriques and as a harpsichordist, the musician and conductor Christophe Rousset is inspired by a passion for opera and for the rediscovery of European musical patrimony. Christophe Rousset and Les Talens Lyriques have been invited to appear throughout Europe: at the Opéra National de Paris, Opéra Comique, Dutch National Opera, Concertgebouw Amsterdam, Théâtre des Champs-Élysées, Philharmonie de Paris, Opéra de Lausanne, Teatro Real de Madrid, Theater an der Wien, Vienna Staatsoper, Opéra Royal de Versailles, La Monnaie and Bozar in Brussels, Wigmore Hall and the Barbican Centre in London, Their world tours have taken them from New Zealand to Mexico, the USA and Canada. Christophe Rousset also pursues a parallel concert and recording career as a solo harpsichordist and chamber musician, performing on some of the finest historic instruments. His recordings of works for harpsichord by Louis and François Couperin, Rameau, D’Anglebert, Royer, Duphly, Forqueray, Balbastre, Scarlatti, and his many recordings dedicated to J. S. Bach, are considered as benchmarks. Teaching activity is of enormous importance to him: he organises and directs masterclasses and courses at the CNSMDP Paris, the Académie d’Ambronay, Fondation Royaumont, Ghent Opera Studio, OFJ Baroque, Junge Deutsche Philharmonie, Accademia Chigiana in Siena, Amici della Musica in Florence, and the Britten-Pears Orchestra. Alongside the musicians of Les Talens Lyriques he is enthusiastically involved in a project to introduce music-making to secondary schoolchildren in Paris and the Île-de-France. Christophe Rousset also pursues a career as guest conductor, at the Liceu Barcelona, San Carlo in Naples, La Scala in Milan, Opéra Royal de Wallonie, Royal Opera House in London, Spanish National Orchestra, Hong Kong Philharmonic, Orchestra of the Théâtre Royal de la Monnaie, Orchestra of the Age of Enlightenment, etc. Christophe Rousset is a Chevalier de la Légion d’Honneur, Commandeur des Arts et des Lettres, and Chevalier de l’Ordre national du Mérite.
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christophe rousset conductor
The ensemble Les Talens Lyriques was founded in 1991 by the harpsichordist and conductor Christophe Rousset: it takes its name from the subtitle of Rameau’s opera of 1739, Les Fêtes d’Hébé. With its wide operatic and instrumental repertoire ranging from the Early Baroque to the dawn of the Romantic period, Les Talens Lyriques aims at illuminating the great masterpieces of musical history, in the light of works that are neglected or totally unknown – vital missing links of the European musical patrimony. Les Talens Lyriques are on a journey, one that has taken them from Monteverdi, Cavalli and Landi to Handel, from Lully and Desmarest to Mondonville, Cimarosa, Traetta, Jommelli, Martin y Soler, Mozart and Salieri, from Rameau to Gluck, Beethoven, Cherubini, García, and Berlioz – and as far as Massenet, Gounod and Saint-Saëns. This process of rediscovery and revival has involved a close collaboration with directors and choreographers such as Pierre Audi, Jean-Marie Villégier, David McVicar, Eric Vigner, Ludovic Lagarde, Mariame Clément, Jean-Pierre Vincent, Macha Makeïeff, Laura Scozzi, Natalie van Parys, Marcial di Fonzo Bo, Claus Guth, Robert Carsen, David Hermann, Christof Loy, Jetske Mijnssen, Alban Richard, and David Lescot. The ensemble explores not only opera but other musical genres as well, such as the madrigal, the cantata, the ‘air de cour’, the symphony, and the enormous body of sacred music (masses, motets, oratorios, the Office of Tenebrae, etc.) Over the years Les Talens Lyriques have performed all around the world in varying combinations, from just a few musicians to more than sixty players of all ages. Les Talens Lyriques has a substantial discography of around sixty recordings, among them the soundtrack they created for Gérard Corbiau’s film Farinelli (1994), which sold more than a million copies. Since 2007 the ensemble has been introducing schoolchildren to music, in an ambitious practical arts programme based on innovatory educational ideas. They are artists in residence at schools in Paris and the Île-de-France, where they have founded a classroom orchestra and a chamber choir, ‘le petit chœur des Talens’.
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les talens lyriques
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Die Pracht der neapolitanischen kirchenmusik des 18. jahrhunderts Der romantische Mythos vom sechsundzwanzigjährigen Pergolesi, der mit dem gerade fertiggestellten Manuskript seiner letzten Komposition, des Stabat Mater, auf dem Sterbebett liegt, hat den außerordentlichen Ruhm dieses Werkes und seines Komponisten begründet. Wenige Jahre nach dem Tod von Giovanni Battista Pergolesi hielt Johann Sebastian Bach das Werk bereits in seinen Händen und fertigte eine deutsche Paraphrase an („Tilge, Höchster, meine Sünden“, BWV 1083, erschienen 1748). Einige Jahre später, nämlich im Jahr 1753, wurde Pergolesis Stabat Mater dauerhaft ins Repertoire des Concert Spirituel in Paris aufgenommen, wo es erstmals von Pierre Dota, einem „chantre de la musique du Roi“, und dem in Neapel ausgebildeten Kastraten Antoine Albanese aufgeführt wurde. Dies geschah, während der Buffonistenstreit in Paris in vollem Gange war, zu dessen Protagonisten Pergolesi durch sein komischesIntermezzo La serva padrona ebenfalls gehörte. Es gibt unzählige Abschriften des Stabat Mater, die in Bibliotheken auf der ganzen Welt verstreut sind, aber nur eine Handschrift gilt als Original und wird heute im Archiv der Abtei von Montecassino aufbewahrt. Auf der letzten Seite dieser kostbaren Partitur steht die faszinierende Geschichte dieses Dokuments: „Dies ist das originale Stabat Mater von Pergolesi, das ich am 26. September 1771 von Sig. re Giuseppe De Maio, dem maestro der Cappella Reale, erhalten habe, der mir sagte, dass der erwähnte Pergolesi ihm dieses Geschenk zu seinem eigenen Andenken vor seinem Tod machte. Ende 1771 ging Sig.re Giuseppe De Maio in ein besseres Leben ein. [Die Partitur] soll sorgfältig aufbewahrt werden, da sie von jenem großen Komponisten stammt, und soll an niemanden verliehen werden. Lieber Freund, so sei es.“ Diese Notizen stammen von dem Musiker Domenico Corigliano, dem letzten Besitzer der Handschrift, der sie der Abtei hinterließ, in der er Mönch war. Dort wird sie bis heute aufbewahrt.
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von dinko fabris
Im frühen 18. Jahrhundert, nach dem Tod von Alessandro Scarlatti 1725, wurde die Musik in Neapel von vier sehr unterschiedlichen Meistern dominiert: Sarro, Vinci, Durante und Leo. Vinci war vielleicht der brillanteste und internationalste unter ihnen, starb aber 1730 zu früh, nachdem er Rom, Venedig und London erobert hatte. Pergolesi war sein Schüler, überlebe ihn aber nur um sechs Jahre, und vielleicht sind diese beiden jung verstorbenen Musiker aus diesem Grund im Mythos vereint. Durch ihre Namen wurde die Diaspora neapolitanischer Musiker in ganz Europa und die Verbreitung ihrer Werke gefördert. Doch Nicola Porpora war keineswegs auf den Mythos Pergolesi angewiesen, um sein Talent zunächst als Gesangslehrer (in seiner Privatschule in Neapel hatte er Carlo Broschi unterrichtet, der unter dem Namen Farinelli zum berühmtesten Sänger aller Zeiten werden sollte) und dann als Opernkomponist bekannt zu machen. Sein Salve Regina für Solostimme mit Instrumenten entstand wahrscheinlich während der ersten Zeit, die er in Venedig als maestro di cappella am Ospedale degli Incurabili (1726-1733) verbachte und entstand wohl für einer der jungen Sängerinnen dieser Institution. Es sei daran erinnert, dass Venedig in diesen Jahren von einer
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Das außerordentliche Schicksal von Pergolesis Stabat Mater hat ab dem 18. Jahrhundert zu dem Eindruck geführt, dass mit dieser Komposition eine neuartige Kompositionsweise für geistliche Musik geschaffen worden sei, nämlich der „neapolitanische Stil“, der den strengen Kontrapunkt der Vergangenheit mit den weltlichen Stilmitteln der musikalischen commedia verband. Tatsächlich orientierte Pergolesi sich an einem bereits existierenden Modell, das mehr als ein Jahrhundert lang durch Unterricht von Lehrern zu Schülern weitergegeben wurde und schließlich auch Pergolesi erreichte. Nicht nur in seinem unmittelbaren Vorläufer, dem Stabat Mater, das Alessandro Scarlatti 1724 ebenfalls für die neapolitanische Bruderschaft von San Luigi di Palazzo komponiert hatte, wird die gleiche Besetzung (Sopran, Alt und Streicher) und der gleiche Aufbau verwendet, sondern auch zuvor ist die gleiche Anfangsformel mit Vorhalten und Sekundreibungen schon bei anderen neapolitanischen Komponisten vorangegangener Generationen zu finden: von Fago, Provenzale, Salvatore bis hin zu Erasmo Di Bartolo, der um 1640 sein Stabat Mater schrieb. Alle diese Komponisten bilden eine Kette aus Lehrern und Schülern.
Eine lange und schmachtende Phrase, die von der Altstimme deklamiert wird, steht am Beginn von Porporas Salve Regina. Sie wird von den Streichern mit einer Atmosphäre vorbereitet, die bereits vollkommen galant ist, und drückt die Bedeutung von Melodien im „Cantabile“ hervorragend aus, deren Handhabung den Neapolitanern durch ihren Solfeggio-Unterricht mit Leichtigkeit gelang. Diese Linien kombinierten sie mit einer Begleitung, die improvisiert wirkte, aber dank der „Partimenti“ perfekt war. Auch Porpora wechselt wie Pergolesi strenge und feierliche kontrapunktische Abschnitte mit Arien im Opernstil und Tanzsätzen ab, wie etwa dem Allegretto im 12/8-Takt über den Vers „Ad te clamavi“, das wie eine Tarantella aufgebaut ist. Andere Passagen sind stattdessen innig gestaltet, mit Vorhaltreihen und schwachen Dissonanzen, bis hin zur endgültigen Auflösung im letzten „Salve“, mit dem die Sängerin das Werk auf höchst virtuose und für Porporas Kompositionskunst typische Weise abschließt. Leonardo Leo, der zweite bedeutende Protagonist der neapolitanischen Musik der ersten Hälfte des 18. Jahrhunderts, verließ Neapel fast nie, aber seine Werke verbreiteten sich in großer Zahl, vor allem durch reisende Musikliebhaber, die besonders in England und Frankreich seinen Ruhm begründeten. In seinem imposanten geistlichen Schaffen vertonte Leo nur vier der Psalmen, aus denen sich die typische Abfolge der Vesper zusammensetzt, einige wie das „Dixit Dominus“ aber in mehreren Versionen für unterschiedliche Besetzungen. Vom „Beatus vir“ (Psalm 111) gibt es dagegen nur eine signierte, aber undatierte Handschrift in der Santini-Sammlung in der Diözesanbibliothek Münster. Es handelt sich um ein kurzes Werk in F-Dur für Altstimme, zwei Violinen und Basso continuo. Der Text drückt den Lobpreis eines Mannes aus, der Gott fürchtet.
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unaufhaltsamen musikalischen Mode beherrscht wurde, zurückgehend auf jene neapolitanischen Komponisten, die ab der Theatersaison 1725 nach dem Triumph von Leonardo Vincis Parthenope in die Lagune gekommen waren. Vor diesem Zeitpunkt hatte das venezianische Publikum die Werke von Neapolitanern, darunter auch Scarlatti selbst, immer mit Argwohn betrachtet und nicht besonders hoch geschätzt. Doch in den darauffolgenden Jahrzehnten wurden zahlreiche Musiker von neapolitanischen Konservatorien eingeladen, an den Venezianischen Ospedali zu dirigieren: Neben Porpora sind es beispielsweise auch Latilla und Traetta, an die man sich erinnert.
In den letzten fünfzig Jahren gab es in der internationalen Musikwissenschaft viele Diskussionen darüber, ob es überhaupt eine „neapolitanische Schule“ gibt. Wissenschaftler wie Hucke, Degrada und Strohm haben die Position vertreten, dass sich der von neapolitanischen Komponisten verwendete Stil in der Musik des 18. Jahrhunderts nicht von einem allgemein „italienischen“ Stil unterscheidet, wie er auch von anderen zeitgenössischen Musikern aus verschiedenen europäischen Ländern verwendet wurde. Aus diesem Grund wurde die Definition „neapolitanische Schule“ lange nicht verwendet. Die jüngsten Forschungsarbeiten zur neapolitanischen Musik, die sich schließlich systematisch auch auf das frühe unbekannte Repertoire des 17. und frühen 18. Jahrhunderts bezogen, haben jedoch gezeigt, dass es sehr wohl eine „neapolitanische Schule“ gab. Diese war schon damals als solche anerkannt, und alle Musiker, die an den vier alten Konservatorien Neapels ausgebildeten wurden, waren an ihr beteiligt. Eine ununterbrochene Ausbildungskette verbindet die Meister der neapolitanischen Konservatorien von der Mitte des 17. Jahrhunderts mit ihren Schülern, die wiederum zu den Lehrern der großen Musiker des 18. Jahrhunderts wurden. Ihr Hauptinteresse galt der geistlichen Musik, nicht der Oper. Aus diesem Grund kann man Porpora, Pergolesi und Leo unbestritten als drei große Vertreter der „neapolitanischen Schule“ definieren, die mehr als zwei Jahrhunderte lang Bestand hatte.
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Die anfängliche „Motto“-Formel der Sängerin wird durch die Streichermelodie vorweggenommen, um dieses Konzept vorzubereiten und zu verdeutlichen. Jeder Textabschnitt des Psalms weist eine eigene musikalische Ausarbeitung auf, sodass das Werk insgesamt sechs Teile umfasst. Es beginnt mit einem „Allegro“ in F im Vierertakt, darauf folgt ein „Largo“ in d-Moll („Exortum est“) im Dreiertakt, ein „Vivace“ in D-Dur („Iucundus homo“) ebenfalls im Dreiertakt, dann ein „Spiritoso“, in a-Moll im 2/4-Takt („Dispersit dedit“) und schließlich das „Gloria“ in F im Vierertakt, das aus einem langsameren Abschnitt („Un poco andante“) und dem Finale „Allegro“ („Sicut erat“) besteht. Diese kurze, aber ausdrucksstarke Komposition vermittelt die Stilistik des großen neapolitanischen Meisters hervorragend.
Sandrine Piau, die vor allem mit Barockmusik bekannt wurde, verfügt über ein vielfältiges Repertoire, das sich in ihrer umfangreichen Diskographie widerspiegelt und ihre herausragende Bedeutung in der Opernbranche bekräftigt. Sie hat in zahlreichen Rollen auf den wichtigsten internationalen Bühnen brilliert: Cleopatra (Giulio Cesare), Morgana (Alcina) an der Pariser Opéra, Alcina, Mélisande, Sandrina, (La Finta Giardiniera), Sœur Constance (Dialogue des Carmélites) an La Monnaie, Alcina und Dalinda (Ariodante) in Amsterdam, Pamina (Die Zauberflöte), Donna Anna (Don Giovanni) et Sœur Constance im Théâtre des Champs-Elysées, Despina (Cosi fan tutte) und Tytiana (A Midsummer Night’s Dream) beim Festival d’Aix en Provence. Sandrine Piau tritt regelmäßig in Konzerten und Recitals auf, vor allem in New York, Paris, London, Tokio, München, Zürich, Salzburg und kürzlich in Hamburg zur Eröffnung der Elbphilharmonie. Sandrine Piau hat bereits vier Alben mit Händel und Mozart sowie zwei Rezitalalben, Après un rêve et Évocations, aufgenommen, die ihre besondere Verbundenheit mit Susan Manoff bezeugen, mit der sie regelmäßig bei Liederabenden auftritt (Carnegie Hall, Wigmore Hall, Tourneen durch die USA und Japan). Ihre jüngste Aufnahme, Desperate Heroines, eingespielt mit dem Mozarteum Orchestra Salzburg und Ivor Bolton, wurde einhellig gelobt. Sandrine Piau nimmt derzeit exklusiv für Alpha Classics auf, und ihre erste Aufnahme bei diesem Label ist eine Recital-CD mit dem Titel Chimère in Zusammenarbeit mit Susan Manoff. In der Saison 2019/2020 wird Sandrine Piau an einer großen Tournee anlässlich des vierzigjährigen Bestehens von Les Arts Florissants sowie an einer Europa-Tournee mit Teodor Currentzis mitwirken. Sie wird auch wieder beim Festival d’Aix-en-Provence zu hören sein und in der Uraufführung von Innocence von Kaija Saariaho auf der Bühne stehen. Sandrine Piau wurde 2006 zum Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres ernannt und bei den Victoires de la Musique 2009 zur „Opernsängerin des Jahres“ gewählt.
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sandrine piau sopran
Der in den USA ausgebildete und mit einem Grammophon ausgezeichnete Countertenor Christopher Lowrey, der dennoch einen britischen Akzent hat, bringt die besten Aspekte dieser unterschiedlichen Traditionen in Einklang und verbindet Direktheit des Ausdrucks und Tonschönheit mit Präzision und Agilität. Mittlerweile arbeitet er regelmäßig mit vielen der weltweit führenden Opernhäuser, Orchester und Festivals zusammen; seine Auftritte führen ihn durch Europa, die USA sowie Australien, Neuseeland und Ozeanien. Höhepunkte dieser Saison sind sein Debüt am Teatro Real in Corsellis Achille in Sciro (Ulisse) unter der Leitung von Ivor Bolton, Händels Giulio Cesare (Titelrolle) am Théâtre des Champs-Élysées in Paris, das Ambronay Festival und das Enescu Festival in Bukarest, wo er Händels Agrippina (Ottone) mit Les Talens Lyriques unter der Leitung von Christophe Rousset aufführen wird. Außerdem kehrt er zu den Internationalen Händelfestspielen Göttingen zurück, um den Bertarido in Rodelinda unter der Leitung von Laurence Cummings zu singen, gibt sein Debüt im Concertgebouw in Amsterdam in der Rolle des Güldenstern in Brett Deans Hamlet mit dem Radio Filharmonisch Orkest unter der Leitung von Markus Stenz, sein Debüt in der Wigmore Hall in einem Purcell-Programm mit dem Ensemble Marsyas unter der Leitung von Peter Whelan, singt den Falvetti in Il Diluvio Universale mit der Cappella Mediterranea unter Leonardo García Alarcón beim Ambronay Festival, Pergolesis Stabat Mater mit dem Orchester des Teatro Real in Toledo, Spanien, Bachs Trauerode und Perez’ Mattutino de’ Morti mit dem Gulbenkian Orchestra in Lissabon sowie Soloabende in San Francisco mit Voices of Music. Der ursprünglich aus den Vereinigten Staaten stammende Christopher Lowrey hat seine Studien an der Brown University und der University of Cambridge mit Auszeichnung abgeschlossen, wo er choral scholar im Trinity College Choir unter Stephen Layton war. Außerdem wurde er an der International Opera School des Royal College of Music ausgebildet. Er erhielt den Helpmann Award, den Sullivan Foundation Award, gewann die Metropolitan Opera National Council Auditions, den Michael Oliver Prize bei der London Handel Singing Competition und den Keasbey Award. Er studierte bei Russell Smythe, Derek Lee Ragin, Ashley Stafford und Pierre Massé.
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christopher lowrey countertenor
Christophe Rousset, Gründer des Ensembles Les Talens Lyriques und international renommierter Cembalist, ist ein Musiker und Dirigent, der von seiner Leidenschaft für die Oper und für die Wiederentdeckung des europäischen Musikerbes begeistert ist. Christophe Rousset konzertiert europaweit mit Les Talens Lyriques: Opéra National de Paris, Opéra Comique, Opéra National des Pays-Bas, Concertgebouw Amsterdam, Théâtre des Champs-Élysées, Philharmonie de Paris, Opéra de Lausanne, Teatro Real de Madrid, Theater an der Wien, Wiener Staatsoper, Opéra Royal de Versailles, La Monnaie in Brüssel, Wigmore Hall und Barbican Center in London, Bozar Brüssel... Außerdem unternimmt das Ensemble weltweite Tourneen nach Mexiko, Neuseeland, Kanada, USA etc. Gleichzeitig verfolgt er eine aktive Karriere als Cembalist und Kammermusiker und spielt auf den wertvollsten historischen Instrumenten spielt und CDs aufnimmt. Seine Einspielungen der Cembalowerke von Louis und François Couperin, Rameau, D’Anglebert, Royer, Duphly, Forqueray, Balbastre, Scarlatti sowie mehrere Alben mit Werken von J. S. Bach haben Referenzcharakter. Für Christophe Rousset ist auch das Unterrichten von entscheidender Bedeutung; er gibt Meisterkurse und leite Akademien: CNSMDP in Paris, Académie d‘Ambronay, Fondation Royaumont, Opernstudio in Gent, OFJ Baroque, Junge Deutsche Philharmonie, Accademia Chigiana in Siena, Amici della Musica in Florenz und das Britten-Pears Orchestra. Mit viel Energie arbeteitet er gemeinsam mit den Musikern von LesTalens Lyriques auch daran, Schülern aus Paris und der Region Île-de-France den Zugang zur Musik zu ermöglichen. Christophe Rousset ist schließlich auch als Gastdirigent sehr gefragt: Liceu de Barcelona, Teatro San Carlo in Neapel, Mailänder Scala, Opéra Royal de Wallonie, Royal Opera House in London, Orquesta Nacional de España, Hong Kong Philharmonic Orchestra, Orchestre du Théâtre Royal de la Monnaie, Orchestra of the Age of Enlightenment etc. Christophe Rousset ist Chevalier de la Légion d’Honneur, Commandeur des Arts et des Lettres und Chevalier de l’Ordre national du Mérite.
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christophe rousset leitung
Das Ensemble Les Talens Lyriques, benannt nach dem Untertitel von Rameaus Oper Les Fêtes d‘Hébé (1739), wurde 1991 von dem Cembalisten und Dirigenten Christophe Rousset gegründet. Les Talens Lyriques beschäftigen sich mit einem beitgefächerten Repertoire, dasO vom Frühbarock bis zum Beginn der Romantik reicht, und streben danach, die großen Meisterwerke der Musikgeschichte im Licht seltener oder unveröffentlichter Werke zu beleuchten und so echte Lücken im europäischen Musikerbe zu schließen. Les Talens Lyriques reisen von Monteverdi, Cavalli und Landi bis hin zu Händel, über Lully, Desmarest, Mondonville, Cimarosa, Traetta, Jommelli, Martin y Soler, Mozart, Salieri, Rameau, Gluck, Beethoven und schließlich Cherubini, García, Berlioz, Massenet, Gounod oder Saint-Saëns. Die Umsetzung dieser Werke geht mit einer engen Zusammenarbeit mit Regisseuren oder Choreographen wie Pierre Audi, Jean-Marie Villégier, David McVicar, Eric Vigner, Ludovic Lagarde, Mariame Clément, Jean-Pierre Vincent, Macha Makeïeff, Laura Scozzi, Natalie van Parys, Marcial di Fonzo Bo, Claus Guth, Robert Carsen, David Hermann, Christof Loy, Jetske Mijnssen, Alban Richard oder David Lescot einher. Neben dem Opernrepertoire erforscht das Ensemble auch andere musikalische Gattungen wie Madrigale, Kantaten, Airs de cour, Sinfonien und das schier unermessliche geistliche Repertoire (Messen, Motetten, Oratorien, Leçons de Ténèbres...). In jeder Saison treten Les Talens Lyriques weltweit auf, in Besetzungen von wenigen Musikern bis hin zu mehr als sechzig Künstlern aller Generationen. Die reiche Diskographie von Les Talens Lyriques umfasst mittlerweile rund sechzig Aufnahmen. Das Ensemble spielte auch den berühmten Soundtrack zu Gérard Corbiaus Film Farinelli (1994) ein, von dem mehr als eine Million Stück verkauft wurden. Seit 2007 arbeitet das Ensemble daran, Schüler mit einem Programm anspruchsvoller künstlerischer Aktionen und innovativer Bildungsinitiativen an die Musik heranzuführen. Es arbeitet mit Schulen in Paris und in der Region Île-de-France zusammen, wo sie eine Orchesterklasse und einen TalensKinderchor gegründet haben.
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les talens lyriques
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DIE GESANGSTEXTE TEXTES CHANTÉS SUNG TEXTS
giovanni battista pergolesi (1710-1736) stabat mater, P.77 1
Stabat Mater dolorosa Juxta crucem lacrimosa Dum pendebat Filius.
Elle était debout, la Mère, malgré sa douleur, En larmes, près de la croix, Où son Fils était suspendu.
The Mother of Sorrows Stood weeping by the Cross On which her Son was hanging.
2
Cujus animam gementem Contristatam ac dolentem Pertransivit gladius.
Son âme gémissante, Contristée et dolente, Un glaive la transperça.
A sword transfixed Her groaning soul, Oppressed and grieving.
3
O quam tristis et afflicta Fuit illa benedicta Mater Unigeniti.
Qu’elle était triste, anéantie, La femme entre toutes bénie, La Mère du Fils de Dieu !
O how sad and afflicted Was that blessed woman, Mother of the Only-Begotten.
4
Quæ mœrebat et dolebat Et tremebat cum videbat Nati pœnas incliti.
Dans le chagrin qui la poignait, Cette tendre Mère tremblait Son Fils mourant sous ses yeux.
She mourned and grieved And trembled when she saw Her glorious Son in torment.
Qui est homo qui non fleret Matrem Christi si videret In tanto supplicio?
Quel homme sans verser de pleurs Verrait la Mère du Seigneur Endurer si grand supplice ?
Who is the man that would not weep To see the Mother of Christ In such agony?
5
Quis non posset contristari Christi Matrem contemplari Dolentem cum Filio?
Qui pourrait dans l’indifférence Contempler en cette souffrance La Mère auprès de son Fils ?
Who could not feel compassion, Contemplating the Holy Mother Suffering with her Son?
Pro peccatis suæ gentis Vidit Iesum in tormentis Et flagellis subditum.
Pour toutes les fautes humaines, Elle vit Jésus dans la peine Et sous les fouets meurtri.
She saw Jesus in torment, Subjected to scourging For the sins of humanity.
6
Vidit suum dulcem natum Morientem desolatum Dum emisit spiritum.
Elle vit l’Enfant bien-aimé Mourant seul, abandonné, Et soudain rendre l’esprit.
She saw her sweet Son Dying forsaken As He yielded up His spirit.
7
Eia mater fons amoris Me sentire vim doloris Fac ut tecum lugeam.
Ô Mère, source de tendresse, Fais-moi sentir grande tristesse Pour que je pleure avec toi.
Blessed Mother, fount of love, Make me feel the depths of thy sorrow That I may mourn with thee.
8
Fac ut ardeat cor meum In amando Christum Deum, Ut sibi complaceam.
Fais que mon âme soit de feu Dans l’amour du Seigneur mon Dieu : Que je Lui plaise avec toi.
Make my heart burn With love for Christ my God, That I may please Him.
9
Sancta mater istud agas Crucifixi fige plagas Cordi meo valide.
Mère sainte, daigne imprimer Les plaies de Jésus crucifié En mon cœur très fortement.
Holy Mother, do this for me: Let the wounds of the Crucified Be engraved deep upon my heart.
Tui nati vulnerati Tam dignati pro me pati Pœnas mecum divide.
Pour moi, ton Fils voulut mourir, Aussi donne-moi de souffrir Une part de Ses tourments.
Thy Son, wounded grievously, Deigned to suffer for me; Let me share His pain.
Fac me vere tecum flere Crucifixo condolere Donec ego vixero.
Donne-moi de pleurer en toute vérité, Comme toi près du Crucifié, Tant que je vivrai !
Let me truly weep with thee; May I suffer with Christ on the Cross for as long as I may live,
Luxta crucem tecum stare Te libenter sociare In planctu desidero.
Je désire auprès de la croix M’associer à toi, Dans ta plainte et ta souffrance.
Stand with thee by the Cross And freely join with thee In thy weeping.
Virgo virginum præclara Mihi iam non sis amara: Fac me tecum plangere.
Vierge des vierges, toute pure, Ne sois pas envers moi trop dure, Fais que je pleure avec toi.
Virgin of virgins most blessed, do not be harsh with me; let me weep with thee.
10
Fac ut portem Christi mortem Passionis fac consortem Et plagas recolere.
Du Christ, fais-moi porter la mort, Revivre le douloureux sort Et les plaies, au fond de moi.
Grant that I may bear Christ’s death; Let me share His Passion And think upon His wounds.
Fac me plagis vulnerari Fac me cruce hac inebriari Ob amorem Filii.
Fais que ses propres plaies me blessent, Que la croix me donne l’ivresse Par l’amour de ton Fils.
Let me be wounded with His stripes, Inebriated with the Cross For love of thy Son.
11
Inflammatus et accensus Per te Virgo sim defensus In die judici.
Je crains les flammes éternelles, Ô Vierge, assure ma tutelle À l’heure de la justice.
Lest I burn in fiery flames, May I be defended by thee, O Virgin, At the Last Judgment.
Fac me cruce custodiri Morte Christi præmuniri Confoveri gratia.
Fais que la croix soit ma protection, La mort du Christ ma garantie, Sa grâce mon soutien.
May I be protected by the Cross, Saved by the death of Christ And sustained by His grace.
12
Quando corpus morietur Fac ut animæ donetur Paradisi gloria. Amen.
À l’heure où mon corps va mourir, À mon âme, fais obtenir La gloire du paradis. Amen.
When my body dies May my soul be granted The glory of Paradise. Amen.
Nicola porpora (1686-1768) salve regina in g major 13
Salve Regina mater misericordiæ, Vita dulcedo et spes nostra, salve.
Nous te saluons, Reine, mère de miséricorde, Vie, douceur et notre espoir, nous te saluons.
Hail, O Queen, Mother of mercy; our life, our sweetness, and our hope, all hail.
14
Ad te clamamus exsules filli Hevæ.
Vers toi nous crions, fils d’Ève exilés.
To thee we cry, we banished children of Eve.
15
Ad te suspiramus gementes et flentes In hac lacrimarum valle.
Vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant Dans cette vallée de larmes.
To thee we sigh, mourning and weeping in this vale of tears.
16
Eia ergo advocata nostra Illos tuos misericordes oculos Ad nos converte.
Eh bien donc, ô notre avocate, Ces yeux miséricordieux qui sont les tiens, Tourne-les vers nous !
Turn then, our advocate, those merciful eyes of thine upon us.
17
Et Jesum benedictum fructum ventris tui Et Jésus, le fruit béni de ton sein, Nobis post hoc exsilium ostende. Après cet exil, montre-le nous.
And after this our exile show us Jesus, the blessed fruit of thy womb.
18
O clemens, o pia, o dulcis, Virgo Maria, Salve.
Ô clémente, ô bienveillante, ô douce Vierge Marie, Nous te saluons.
O clement, O holy, O sweet Virgin Mary, All hail.
leonardo leo (1694-1744) beatus vir qui timet 19
Beatus vir qui timet Dominum: In mandatis ejus volet nimis. Potens in terra erit semen ejus: Generatio rectorum benedicetur. Gloria et divitiæ in domo ejus: Et justitia ejus manet In sæculum sæculi.
Heureux l’homme qui craint l’Éternel Qui trouve un grand plaisir à ses commandements. Sa postérité sera puissante sur la terre La génération des hommes droits sera bénie. Il a dans sa maison bien-être et richesse Et sa justice subsiste À jamais.
Blessed is the man that feareth the Lord: he shall delight exceedingly in his commandments. His seed shall be mighty upon earth: the generation of the righteous shall be blessed. Glory and wealth shall be in his house: and his justice remaineth for ever and ever.
20
Exortum est in tenebris lumen rectis:
La lumière se lève dans les ténèbres pour [les hommes droits,
To the righteous a light is risen up in darkness:
21
Misericors et miserator et justus.
Pour celui qui est miséricordieux, compatissant [et juste.
he is merciful, and compassionate and just.
22
Jucundus homo Qui miseretur et commodat: Disponet sermones suos in judicio. Quia in æternum non commovebitur. In memoria æterna erit justu : Ab auditione mala non timebit. Paratum cor ejus sperare in Domino: Confirmatum est cor ejus, Non commovebitur, Donec despiciat inimicos suos.
Heureux l’homme qui exerce la miséricorde Et qui prête, Qui règle ses actions d’après la justice. Car il ne chancelle jamais ; La mémoire du juste dure toujours. Il ne craint point les mauvaises nouvelles ; Son cœur est ferme, confiant en l’Éternel. Son cœur est affermi ; Il n’a point de crainte, Jusqu’à ce qu’il mette son plaisir à regarder [ses adversaires.
Acceptable is the man that sheweth mercy and lendeth: he shall order his words with judgment: because he shall not be moved for ever. The just shall be in everlasting remembrance: he shall not fear the evil hearing. His heart is ready to hope in the Lord: his heart is strengthened, he shall not be moved until he look over his enemies.
23
Dispersit dedit pauperibus: Justitia ejus manet In sæculum saeculi: Cornu ejus exaltabitur in gloria. Peccator videbit et irascetur Dentibus suis fremet et tabescet: Desiderium peccatorum peribit.
Il fait des largesses, il donne aux indigents ; Sa justice subsiste À jamais ; Sa tête s’élève avec gloire, Le méchant le voit et s’irrite, Il grince les dents et se consume ; Les désirs des méchants périssent.
He hath distributed, he hath given to the poor: his justice remaineth for ever and ever: his horn shall be exalted in glory. The wicked shall see, and shall be angry, he shall gnash with his teeth and pine away: the desire of the wicked shall perish.
24
Gloria Patri et Filio Et Spiritui Sancto.
Gloire au Père, et au Fils, Et au Saint-Esprit.
Glory be to the Father, and to the Son, and to the Holy Spirit.
25
Sicut erat in principio Et nunc et semper Et in sæcula sæculorum. Amen.
Comme il était au commencement Maintenant et à jamais Pour les siècles des siècles. Amen.
As it was in the beginning, now and for evermore, world without end. Amen.
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Une église, un village de peintres, des artistes et un public Le Festival d’Auvers-sur-Oise est devenu au fil des années, l’un des rendez-vous européens incontournables de la musique classique. Avec son charme poétique, il a su préserver l’esprit d’aventure qui en a marqué ses débuts. Dans des lieux charges d’histoire, la cité dont le pinceau de Van Gogh immortalisa l’église, se plonge depuis 1981 dans un grand bain de musique. Présence de stars, éclectisme et ouverture à la jeune génération caractérisent le Festival d’Auvers-sur-Oise. Son audience est internationale et c’est près de 18 000 artistes et 350 000 festivaliers qui sont venus depuis la création dont 17 000 enfants scolarisés ayant bénéficié d’une sensibilisation. Sans oublier la construction d’un orgue de 30 jeux, le changement du mobilier de l’Eglise Notre-Dame (300 chaises) et les 300 000 disques produits par son label mission DiscAuverS ayant permis de révéler un très grand nombre de musiciens dans le paysage musical international.
Les Talens Lyriques sont soutenus par le Ministère de la Culture, la Ville de Paris et le Cercle des Mécènes. L’Ensemble remercie ses Grands Mécènes : la Fondation Annenberg / GRoW – Gregory et Regina Annenberg Weingarten, Madame Aline Foriel-Destezet, et Mécénat Musical Société Générale. Les Talens Lyriques sont depuis 2011 artistes associés, en résidence à la Fondation Singer-Polignac. Les Talens Lyriques sont membres fondateurs de la FEVIS (Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés) et de PROFEDIM (Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique). RECORDED in july 2018 at église notre-dame de-l’assomption d’auvers-sur-oise (france) laure casenave recording producer, editing & mastering vincent mons sound engineer john thornley english TRANSLATION laurent cantagrel french TRANSLATION susanne lowien german TRANSLATION charles johnston english TRANSLATION (sung texts 2-18)
english translation sung texts 16-25 from Douay-rheims bible louis segond french TRANSLATION (sung texts) valérie lagarde design & aline lugand-gris souris artwork
© rmn-grand palais (ateliers d’art des musées nationaux, moulage et chalcographie) / mathieu rabeau – frans torres cover image jean-thomas miquelot inside photo (p.2-3) sandrine expilly inside photo (sandrine piau p.13) D.R inside photo (christpher lowrey p.15) éric larrayadieu inside photo (christophe rousset) éric larrayadieu/cargocollective–Julien vermeesch inside photos (les talens lyriques p.19) ALPHA CLASSICS DIDIER MARTIN DIRECTOR LOUISE BUREL PRODUCTION AMÉLIE BOCCON-GIBOD EDITORIAL COORDINATOR ALPHA 449 P les talens lyriques & Alpha Classics / Outhere Music France 2020 C Alpha Classics / Outhere Music France 2020
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