NEVERMIND
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CONVERSATIONS JEAN-BAPTISTE QUENTIN (1690 - vers 1750) 1
CONCERTO À QUATRE PARTIES, ŒUVRE XII LARGO
4’25
2 3 4 5
QUATUOR, SONATA III, ŒUVRE XV I. ALLEGRO II. ADAGIO III. PREMIÈRE ET SECONDE ARIA IV. PRESTO
2’05 3’18 6’05 3’55
LOUIS-GABRIEL GUILLEMAIN (1705-1770) 6 7 8 9
SONATA III, PREMIER LIVRE DE SONATES EN QUATUORS I. ALLEGRO MODERATO II. LARGHETTO III. ARIA IV. ALLEGRO
3’43 5’01 2’55 3’45
JEAN-BAPTISTE QUENTIN 10 11 12 13
SONATA IV À QUATRE PARTIES, ŒUVRE VIII I. LARGO II. ALLEGRO III. GAVOTTA, TENDREMENT IV. ALLEGRO
2’45 2’26 2’30 2’12
LOUIS-GABRIEL GUILLEMAIN 14 15 16
SONATA IV, SECOND LIVRE DE SONATES EN QUATUORS I. ALLEGRO II. ARIA GRATIOSO III. PRESTO
4’29 4’40 3’31
JEAN-BAPTISTE QUENTIN 17 18 19 20
SONATA V EN TRIO, ŒUVRE X I. ADAGIO II. ALLEGRO III. PREMIÈRE ET SECONDE ARIA IV. VIVEMENT
2’34 1’55 5’11 2’35
TOTAL TIME: 74’09
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NEVERMIND ANNA BESSON FLUTE FLUTE BY JEAN-JACQUES MELZER AFTER CARLO PALANCA
LOUIS CREAC’H
VIOLIN VIOLIN BY FRÉBINET, MID-18TH CENTURY / BOW BY SOLANGE CHIVAS, 2011
ROBIN PHARO
VIOLA DA GAMBA SEVEN-STRING BASS VIOL BY JUDITH KRAFT, PARIS, 2012, AFTER GUILLAUME BARBEY, 1687 / BOW BY PIERRE PATIGNY
JEAN RONDEAU
HARPSICHORD HARPSICHORD BY BRUCE KENNEDY, CHATEAU D’OEX, 1985, AFTER PASCAL TASKIN, PARIS, 1769
C’est vrai que Musset leur va bien. Derrière un faux nez romantique, un peu fleur bleue, un peu léger, ils cachent une maîtrise d’orfèvre dans la construction du drame, et des éblouissements à foison qui mettent le feu à la mécanique.
« Aimer est le grand point, Qu’importe la maîtresse ! Qu’importe le flacon, Pourvu qu’on ait l’ivresse. »
Qu’importe qu’ils soient jeunes et fringants, et aient cent ans à eux quatre ! Qu’importe leur rencontre dans les couloirs de la Villette, ou peut-être était-ce au café Le Jumin ? Qu’importent les diplômes, les concours et les honneurs... trop d’honneur, mes seigneurs ! Qu’importe cette renommée qui commence à les porter aux quatre coins de l’Europe, jusqu’à Reykjavik et Paradyz˙ ! Qu’importe le sérieux des articles et la fantaisie de leurs autoportraits décalés, à tête de renne ou en ombre pink-floydienne ! Qu’importe, qu’importe... pour ce quatuor en démocratie absolue autoproclamée, une seule chose compte : la musique ! Tout le reste... NEVERMIND ! Walter Pond
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GUILLEMAIN ET QUENTIN, À MI-CHEMIN ENTRE LES STYLES FRANÇAIS ET ITALIEN PAR JEAN SAINT-ARROMAN La date et le lieu de naissance de Jean-Baptiste Quentin ne sont pas connus. Il naît probablement vers 1690. En 1715, il est « dessus de violon » à l’Académie royale de musique (Opéra de Paris) ; en 1738, il est « quinte de violon » (alto) dans le même orchestre. Il publie sa première œuvre, Sonates à Violon Seul et Basse Continue, en 1724. Il demeure alors « rue Saint-Martin, proche de Saint-Julien », église de la corporation des Ménestriers, démolie depuis longtemps (son domicile se trouvait autour de l’actuel no 151 de la rue Saint-Martin). Deux ans plus tard, on le rencontre « rue Saint-Martin vis-à-vis la rue Aubery le boucher » et, en 1728, « rue Saint-Martin vis-à-vis la rue Saint-Médéric ». Ces deux adresses se situent vers l’actuel no 100 de la rue Saint-Martin. Les partitions de Quentin sont commercialisées dans le même quartier, soit chez Madame Boivin, soit chez Le Clerc. Il est membre de l’orchestre de l’Opéra alors situé au Palais-Royal. L’univers quotidien de Quentin est donc géographiquement très restreint. Jean-Baptiste Quentin est un habitué du salon de Madame et Mademoiselle Du Hallay : « deux personnes des plus belles & des plus savantes de leur sexe, & deux grandes virtuoses pour le clavessin […]. C’est dans ces Concerts où l’on entend de fameux Musiciens François, […] tels Batiste, Quentin, Mangean & Petit pour le violon ; Blavet & Taillard pour la flûte ; Roland Marais et De Caix pour la viole ; Rameau, Daquin, Du flitz [Du Phly] pour le clavecin » (Le Parnasse françois). Ce salon, situé rue de la Cerisaie, est donc le lieu de réunion des meilleurs musiciens de Paris : Quentin y retrouve Rameau, Roland Marais, Blavet, Daquin ou Duphly, et le milieu musical le place ainsi parmi les premiers. L’œuvre de Jean-Baptiste Quentin compte 19 volumes : recueils de sonates pour le violon et la basse continue (1724 et 1728), de sonates pour le violon ou la flûte et la basse continue (1742), de trios pour deux violons ou deux flûtes traversières et basse continue (de 1729 à 1750). Enfin, 9
les six livres de « Sonates en trio et à quatre parties pour Violons, Flûtes Traversières, Viole et Basse Continue » constituent la partie la plus novatrice de son œuvre (1737 à 1742). Chacun de ces six livres ne comporte qu’une seule sonate en quatuor. La dernière œuvre de Quentin, publiée en 1750, est son œuvre XIX. Après cette date, Quentin ne figure plus sur les registres de l’Opéra, ni comme instrumentiste, ni comme pensionné (retraité), c’est probablement à ce moment qu’il décède.
Cet enregistrement présente le Largo du concerto à quatre parties de l’œuvre XII (1742). Les sonates en quatuor des œuvres VIII (1737) et XV (1747) sont interprétées en entier. La troisième sonate de l’œuvre XV adopte une disposition particulière : flûte seule, violon seul, viole, violoncelle. La partie de basse n’est pas chiffrée, ce qui est une instrumentation nouvelle à cette époque. Cela n’empêche aucunement les interprètes modernes, comme ceux du XVIIIe siècle, d’adapter l’œuvre à leur formation. Louis-Gabriel Guillemain naît à Paris le 15 novembre 1705. Voyant ses évidentes dispositions pour le violon, le comte de Rochechouart le prend sous sa protection et lui fait donner une solide formation. On sait qu’il travaille ensuite en Italie, avec Somis. Il restera fidèle à son maître, prenant le parti de Guignon, autre élève de Somis, et de Miroglio, neveu de Somis, dans l’affaire les opposant à l’éditeur de La Chevardière (1767). En 1729, il est violoniste à l’Opéra de Lyon, puis il se rend à Dijon où il est premier violon à l’Académie de musique. L’année 1734 voit la publication de son Premier livre de sonates à violon seul avec basse continue, dédié au marquis de Bourbonne, président à mortier au parlement de Dijon et violoniste amateur. Par la suite, Guillemain dédiera ses œuvres à des protecteurs importants : Mgr de Vauréal, le marquis de Bissy, le marquis de Sourches, la marquise de CastriesTalaru, la marquise de Pompadour… L’année 1737 révèle le caractère du compositeur. Devenu « musicien ordinaire de la Chapelle et de la Chambre du Roi », il loue un grand appartement à l’hôtel de Gamaches à Versailles, le meuble et le décore somptueusement. Il se met ainsi dans une situation financière désastreuse et mourra 10
criblé de dettes. Il fait pourtant une belle carrière, ajoutant à ses fonctions celle de deuxième dessus de violon dans l’orchestre des Petits-Cabinets (1747), puis celle de violoniste du Concert de la Reine (1759). De plus, Louis XV lui verse, à dater de 1759, une pension de 550 livres « en considération de ses services ». Les symphonies de Guillemain sont souvent jouées au Concert Spirituel (de 1739 à 1762). Mais il n’aime pas jouer en soliste, et ce violoniste si brillant n’y jouera qu’un seul concerto (1750). En octobre 1770, on retrouve son corps près de Chaville, transpercé de 14 coups de couteau. Il est inhumé sur place, le 1er octobre, au cimetière de Chaville. On décide rapidement qu’il s’agit d’un suicide, ce qui paraît étonnant. Guillemain fut un violoniste admiré à sa juste valeur. D’Aquin de Château-Lyon note : « Lorsqu’on parle d’un homme plein de feu, de génie et de vivacité, il faut nommer M. Guillemain, ordinaire de la musique du Roi ; c’est peut-être le violon le plus rapide, et le plus extraordinaire qui se puisse entendre. Sa main est pétillante, il n’y a point de difficultés qui puissent l’arrêter ; et lui seul en fait naître dans ses sçavantes productions qui embarrassent quelquefois ses rivaux. » Son œuvre est importante : sonates pour le violon avec basse continue, sonates à deux violons sans basse, pièces de clavecin en sonates avec accompagnement de violon, sonates en trio, sonates en quatuor, concertinos à quatre parties, pièces pour deux vielles, deux musettes, flûtes ou violons, symphonies, ballet pantomime et comédie épisodique. Enfin, sa dernière œuvre propose « 12 caprices » d’une redoutable difficulté. Parfois fantasque et souvent très complexe chez Guillemain, toujours claire et classique chez Quentin, leur écriture présente toutefois des points communs. La Régence a développé un goût pour l’union des styles français et italiens. Mais chez Quentin et Guillemain, le style italien domine le style français. Notons au passage que toute la terminologie employée est italienne (allemanda, aria, etc.). La sonata da camera est partout présente.
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‘Aimer est le grand point, Qu’importe la maîtresse ! Qu’importe le flacon, Pourvu qu’on ait l’ivresse.’
‘To love is what counts, Never mind who the partner is! Never mind the bottle, As long as it makes us drunk.’
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It’s true that Musset (freely adapted into English!) fits them like a glove. Behind a Romantic false nose, seemingly a little naïve, a little lightweight, they conceal a craftsmanlike skill at dramaturgical construction, and an arsenal of dazzling effects that set the music alight. Never mind that they’re young and zippy, and just a hundred years old between the four of them! Never mind whether they met in the corridors of the Conservatoire at La Villette or at the café Le Jumin! Never mind their diplomas, their competition prizes and their awards – they’re much too modest to talk about those! Never mind their growing reputation which is starting to take them all over Europe, as far afield as Reykjavik and Paradyz˙! Never mind the seriousness of the articles on them and the extravagance of their quirky self-portraits alongside a reindeer’s head, conjuring up shades of Pink Floyd! Never mind, never mind – for this quartet that works in a spirit of absolute and self-proclaimed democracy, only one thing counts: the music! As for all the rest . . . well, you’ve guessed it: NEVERMIND! Walter Pond
GUILLEMAIN AND QUENTIN, MIDWAY BETWEEN THE FRENCH AND ITALIAN STYLES BY JEAN SAINT-ARROMAN The date and place of birth of Jean-Baptiste Quentin are unknown. He was probably born around 1690. In 1715 he was a dessus de violon at the Académie Royale de Musique (Paris Opéra); by 1738, he was quinte de violon (a viola player) in the same orchestra. He published his first work, the Sonates à Violon Seul et Basse Continue, in 1724. At that time he was resident in ‘rue Saint-Martin, opposite Saint-Julien’, the church of the musicians’ guild (corporation des Ménestriers), long since demolished; this is roughly equivalent to no.151 in the modern rue SaintMartin. Two years later he was to be found at ‘rue Saint-Martin vis-à-vis la rue Aubery le boucher’, then, in 1728, ‘rue Saint-Martin vis-à-vis la rue Saint-Médéric’. These two addresses are situated in the vicinity of no.100 in today’s rue Saint-Martin. Quentin’s scores were sold in the same district, either at Madame Boivin’s shop or at Le Clerc’s. Since he was a member of the orchestra at the Opéra, then located at the Palais-Royal, his everyday world was very circumscribed geographically. Jean-Baptiste Quentin was a regular at the salon of Madame and Mademoiselle Du Hallay, ‘two of the most beautiful and learned persons of their sex, and two great virtuosos on the harpsichord . . . It is at these concerts that one may hear famous French musicians . . . such as Batiste, Quentin, Mangean and Petit on the violin; Blavet and Taillard on the flute; Roland Marais and De Caix on the viol; and Rameau, Daquin, Du flitz [Du Phly] on the harpsichord’ (Le Parnasse françois). Thus the salon in question, held in the rue de la Cerisaie, was the meeting-place of the finest musicians in Paris: Quentin associated there with Rameau, Roland Marais, Blavet, Daquin and Duphly, among others, which shows that the musical milieu placed him in the forefront of his profession. Quentin’s œuvre comprises nineteen volumes, among them collections of sonatas for solo violin and continuo (1724 and 1728) and for violin or flute and continuo (1742) and trios for two violins or two transverse flutes and continuo (from 1729 to 1750). Finally, the six books of Sonates en trio et à 13
quatre parties pour Violons, Flûtes Traversières, Viole et Basse Continue (Sonatas in three or four parts for violins, transverse flutes, viol and continuo) constitute the most innovative portion of his output, published from 1737 to 1742. Each of these six books contains just one sonate en quatuor. Quentin’s final work, printed in 1750, was his op.19. After that date, he no longer appears in the records of the Opéra, either as an instrumentalist or as a pensioner (i.e. retired from his post), which probably means that he died at this time . This recording presents the Largo from the concerto à quatre parties of op.12 (1742). The sonates en quatuor of opp. 8 (1737 and 15 (1747) are performed in their entirety. The third sonata of op.15 is for the unusual combination of solo flute, solo violin, viol and cello. The bass part is not figured, which was a novel form of instrumentation at the time. But this need not prevent modern ensembles, like their eighteenth-century counterparts, from adapting the work to suit their forces. Louis-Gabriel Guillemain was born in Paris on 15 November 1705. Seeing his obvious aptitude for the violin, the Comte de Rochechouart took him under his protection and ensured he was given a thorough training. We know that he went on to study in Italy with Giovanni Battista Somis. He was to remain loyal to his teacher, taking the side of Guignon, another pupil of Somis, and the latter’s nephew Miroglio in their lawsuit of 1767 against the publisher de La Chevardière. Guillemain was a violinist at the Opéra de Lyon in 1729, then moved to Dijon, where he was leader of the Académie de Musique. The year 1734 saw the publication of his Premier Livre de sonates à violon seul avec basse continue, dedicated to the Marquis de Bourbonne, président à mortier (principal magistrate) of the parlement of Dijon and amateur violinist. He was subsequently to dedicate his works to other important patrons, including Monseigneur de Vauréal, the Marquis de Bissy, the Marquis de Sourches, the Marquise de Castries-Talaru and the Marquise de Pompadour. An event of the year 1737 revealed the composer’s character. Having been appointed musicien ordinaire de la Chapelle et de la Chambre du Roi, he rented a large apartment at the Hôtel de Gamaches in Versailles and furnished and decorated it in sumptuous style. In so doing, he placed himself in a disastrous financial situation, and he was eventually to die up to his eyes in debt. Yet he enjoyed a fine 14
career, adding to his duties in royal service those of second dessus de violon in the orchestra of the Petits-Cabinets (1747), followed in 1759 by a post as violinist in the Concert de la Reine. Moreover, from 1759 onwards Louis XV paid him a pension of 550 livres ‘in consideration of his service’. Guillemain’s symphonies were often played at the Concert Spirituel between 1739 and 1762. But he did not like appearing as a soloist, and this brilliant violinist played only a single concerto there, in 1750. On 1 October 1770 his body was found near Chaville; he had been stabbed fourteen times. He was buried the same day in the town’s cemetery. His death was quickly ruled to be suicide, which seems a somewhat astonishing conclusion. Guillemain was justly admired in his lifetime as a violinist. D’Aquin de Château-Lyon observed: ‘If one wishes to speak of a man full of fire, genius and vivacity, mention must be made of M. Guillemain, ordinaire de la musique du Roi; his is perhaps the swiftest and most extraordinary violin playing to be heard today. He possesses sparkling dexterity, and there exists no difficulty that can give him pause; and he alone throws up such difficulties in his skilful compositions as sometimes to embarrass his rivals.’ His output is abundant: sonatas for Solo violin with continuo and for two violins without bass, pièces de clavecin en sonates avec accompagnement de violon (solo harpsichord pieces with optional violin accompaniment), trio and quartet sonatas, concertinos in four parts, pieces for two hurdy-gurdies, musettes, flutes or violins, symphonies, a ballet-pantomime and a comédie épisodique. His last published work presents twelve formidably difficult ‘caprices’. Sometimes whimsical and often extremely complex in Guillemain, always lucid and classical in Quentin, their respective idioms nevertheless display similarities. The Régence period developed a taste for the combination of the French and Italian styles. In the case of Quentin and Guillemain, though, the Italian style predominates over the French. It may be noted in passing that all the terminology they use is Italian (allemanda, aria, etc.). The sonata da camera is omnipresent. 15
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„Aimer est le grand point, Qu’importe la maîtresse! Qu’importe le flacon, Pourvu qu’on ait l’ivresse.“
„Das Lieben zählt, allein egal, wer die Mätresse ist! Wen kümmert schon das Fläschchen, es zählt allein, der Rausch!“ 1
Berühmtes Zitat aus dem dramatischen, nicht auf Deutsch vorliegenden Gedicht „La Coupe et les lèvres“ des franz. Schriftstellers der Romantik Alfred de Musset (1810 – 1857). Übers. und Anm. d. Ü. 1
Ja, Musset passt gut zu ihnen. Ein wenig scheinbar naiv, ein wenig unbeschwert verbergen sie hinter einer romantischen falschen Nase ihre fein ziselierte Kunst beim Aufbau des Dramas sowie auch Betörendes in großer Zahl, was dem Ganzen „Zunder“ gibt. Was macht es schon, dass sie jung sind und keck, und zusammen hundert Jahre alt! Was spielt es schon für eine Rolle, ob ihre erste Begegnung in den Gängen von La Villette oder vielleicht doch im Café Le Jumin stattgefunden hat? Wen kümmern ihre Zeugnisse, Wettbewerbe und Ehrungen! Zuviel der Ehre, meine Herren! Welche Rolle spielt da das Renommee, das sie allmählich in alle Winkel Europas führt, bis nach Reykjavík und Paradyz˙! Was tun die seriösen Kritiken und die fantasievollschrägen Selbstporträts schon zur Sache, mit Renntierköpfen oder als „Doubles“ von Pink Floyd?! Was bedeutet das alles schon? Für dieses Quartett in seiner selbst ausgerufenen absoluten Demokratie zählt nur wirklich eine Sache: die Musik! Alles Übrige: NEVERMIND! Walter Pond
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GUILLEMAIN UND QUENTIN: ZWISCHEN FRANZÖSISCHEM UND ITALIENISCHEM STIL VON JEAN SAINT-ARROMAN Geburtsdatum und -ort des französischen Komponisten Jean-Baptiste Quentin sind unbekannt. Er wurde wahrscheinlich um 1690 geboren. 1715 ist er als „Dessus de violon“ an der königlichen Musikakademie (Pariser Oper) verzeichnet sowie 1738 als „Quinte de violon“ (Viola) im selben Orchester. 1724 veröffentlichte Quentin sein erstes Werk, „Sonates à Violon Seul et Basse Continue“. Er wohnte damals in der Pariser „Rue Saint-Martin, in der Nähe von Saint-Julien“, der seit langem schon abgerissenen Kirche der Zunft der „Ménestriers“ (dt. Spielleute), sein Wohnsitz befand sich bei der heutigen Hausnummer 151 in der Rue Saint-Martin. Zwei Jahre später begegnet man ihm in der „Rue Saint-Martin gegenüber der Rue Aubery le boucher“ und 1728 in der „Rue Saint-Martin gegenüber der Rue Saint-Médéric“, wie zeitgenössische Quellen berichten. Diese beiden Adressen befinden sich in etwa auf der Höhe der heutigen Rue Saint-Martin 100. Quentins Notenausgaben wurden im selben Viertel verkauft, entweder bei Madame Boivin oder bei Le Clerc. Er war Mitglied des Orchesters der Pariser Oper, welche zum damaligen Zeitpunkt im Palais-Royal beheimatet war. Das alltägliche Umfeld JeanBaptiste Quentins war also räumlich sehr begrenzt. Jean-Baptiste Quentin war Stammgast im Salon von Madame und Mademoiselle du Hallay, „zwei Personen unter den schönsten & gelehrtesten ihres Geschlechtes & zwei große Virtuosinnen auf dem Cembalo […]. In diesen Konzerten hört man bekannte französische Musiker wie […] Batiste, Quentin, Mangean & Petit an der Violine; Blavet & Taillard an der Flöte; Roland Marais und De Caix an der Viola; Rameau, Daquin, Du flitz [Du Phly] am Cembalo“ (Le Parnasse François 1). Dieser in der Rue de la Cerisaie angesiedelte Salon war Treffpunkt der besten Pariser Musiker, neben Quentin etwa Rameau, Roland Marais, Blavet, 17
Daquin oder Duphly; die damalige „Musikszene“ zählte Quentin somit zu den Musikern allerersten Ranges. Jean-Baptiste Quentins Œuvre umfasst neunzehn Bände: Sammlungen mit Sonaten für Violine und Basso continuo (1724 und 1728), mit Sonaten für Violine oder Flöte und Basso continuo (1742), mit Trios für zwei Violinen oder zwei Traversflöten und Basso continuo (von 1729 bis 1750). Die sechs Bücher mit „Sonates en trio et à quatre parties pour Violons, Flûtes Traversières, Viole et Basse Continue“ (1737 bis 1742) stellen den innovativsten Teil seines Werkes dar. Jedes dieser sechs Bücher enthält nur eine Quartettsonate. Das letzte, 1750 veröffentlichte Werk Quentins ist sein Opus XIX. Nach diesem Datum erscheint Quentin nicht mehr in den Registern der Pariser Oper, weder als Instrumentalist noch als Pensionär, wahrscheinlich war er zu diesem Zeitpunkt bereits verstorben. Diese Einspielung enthält das Largo des „Concerto à quatre parties“ aus dem Opus XII (1742). Die Quartettsonaten aus Opus VIII (1737) und XV (1747) werden in voller Länge interpretiert. Die dritte Sonate des Opus XV verfügt über eine Sonderbesetzung: Solo-Flöte, Solo-Violine, Viola da gamba und Violoncello. Der Bass ist nicht beziffert, zu dieser Zeit ein sicherer Hinweis auf eine neuartige Instrumentierung. Ebenso wenig wie ihre Kollegen im 18. Jahrhundert schon hindert dies die modernen Interpreten keineswegs daran, das Werk an ihre jeweilige Ensemblebesetzung anzupassen. Louis-Gabriel Guillemain wurde am 15. November 1705 in Paris geboren. Der Graf de Rochechouart bemerkte Guillemains offensichtliche Begabung für das Violinspiel; er nahm ihn daraufhin unter seine Fittiche und ließ ihm eine gründliche musikalische Ausbildung angedeihen. Es ist belegt, dass Louis-Gabriel Guillemain danach in Italien bei Giovanni Battista Somis Unterricht genommen hat. Er blieb diesem Maestro treu, und ergriff auch Partei für Guignon, einen anderen Schüler von Somis, sowie für Somis’ Neffen Miroglio, in deren Rechtsstreit mit dem Pariser Verleger Louis-Balthazard de La Chevardière (1767).
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1729 wurde Louis-Gabriel Guillemain Geiger an der Oper von Lyon, danach begab er sich nach Dijon, um eine Stelle als Konzertmeister an der Musikakademie anzutreten. 1734 erfolgte die Veröffentlichung seines „Premier livre de sonates à violon seul avec basse continue“, das dem Marquis de Bourbonne gewidmet ist, dem „Président à mortier“ (Vorsitzenden Richter) am „Parlement“ (höchstes französisches Berufungsgericht zur damaligen Zeit. Anm. d. Ü.) von Dijon sowie Amateurgeiger. Später widmete Guillemain auch anderen wichtigen Gönnern seine Werke, so etwa Monseigneur de Vauréal2, dem Marquis de Bissy, dem Marquis de Sourches, der Marquise de Castries-Talaru sowie der Marquise de Pompadour. 1737 trat die Persönlichkeit des Komponisten in aller Deutlichkeit zutage. Nachdem er „gewöhnlicher Musiker der Kapelle und der Kammer des Königs“ geworden war, mietete er eine große Wohnung im „Hôtel de Gamaches“ in Versailles, stattete sie mit Mobiliar aus und sorgte zudem für eine kostbare Innenausmalung. Er brachte sich so in eine verheerende finanzielle Lage und starb völlig überschuldet. Dabei hatte er eine glänzende Karriere absolviert, zu seinen zuvor schon bestehenden Ämtern kam noch jenes als zweiter „Dessus de violon“ im Orchester der „Petits-Cabinets“ (1747) hinzu sowie noch das eines Geigers beim „Concert de la Reine“ (1759). Außerdem zahlte Ludwig XV. ihm von 1759 an eine Pension von 550 Livres „in Würdigung seiner Dienste“. Guillemains Symphonien wurden oft beim „Concert Spirituel“ aufgeführt (von 1739 bis 1762). Aber Soloauftritte behagten ihm nicht und daher spielte dieser hervorragende Geiger dort insgesamt nur ein einziges Concerto (1750). Am 1. Oktober 1770 fand man Guillemains mit vierzehn Messerstichen übersäte Leiche in der Nähe von Chaville; er wurde noch am selben Tage auf dem dortigen Friedhof bestattet. Man kam erstaunlicherweise rasch zu dem Schluss, dass es sich um Selbstmord handelte. Guillemain erfreute sich hoher Anerkennung als Geiger. Pierre-Louis D’Aquin de ChâteauLyon schrieb damals: „Wenn man von einem Mann voller Feuer, Genialität und Lebhaftigkeit spricht, kommt man nicht umhin, Monsieur Guillemain zu erwähnen, daselbst gewöhnlicher 19
› MENU Violinist im Orchester der „Musique du Roi“. Vielleicht ist er der Geiger mit dem flinksten und brillantesten Spiel überhaupt. Dieses ist spritzig-sprühend und durch keine wie auch immer geartete Schwierigkeit zu bremsen. Und er allein bringt in seinen kunstvollen Kompositionen ebenfalls solche Schwierigkeiten hervor, welche seine Wettstreiter manchmal in Verlegenheit geraten lassen.“ Sein Œuvre ist bedeutend: Sonaten für Violine mit Basso continuo, Sonaten für zwei Violinen ohne Bass, „Pièces de clavecin en Sonates avec violon“, Triosonaten, Quartettsonaten, „Concertinos à quatre parties“, Stücke für zwei Fideln, zwei Musettes, Flöten oder Violinen, Symphonien, ein Ballet pantomime sowie eine Comédie épisodique. Und sein letztes Opus schließlich enthält „12 Caprices“ von höchstem Schwierigkeitsgrad. Der Tonsatz der beiden Komponisten, manchmal verwunderlich und oft sehr komplex bei Guillemain, immer klar und klassisch bei Quentin, weist jedoch auch Gemeinsamkeiten auf. Die Régence 3 hatte Gefallen an der Vermischung des französischen und italienischen Stils gefunden. Bei Quentin und Guillemain hingegen dominiert Letzterer. Im Übrigen ist die verwendete Terminologie durchgängig italienisch (Allemanda, Aria usw.). Die Sonata da camera ist hier allgegenwärtig.
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Der französische Chronist Évrard Titon du Tillet (1677–1762) nahm in seine Biographiensammlung Le Parnasse françois, suivi des Remarques sur la poësie & la musique et sur l’excellence de ces deux beaux-arts avec des observations particulières sur la poësie & la musique françoise & particulièrement sur nos spectacles & nos pièces de théatre (Paris, 1732) zahlreiche bedeutende französische Dichter und Musiker seiner Zeit auf. Anm. d. Ü.
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Louis Guy Guérapin de Vauréal (1688- 1760), 1732 Ernennung zum Bischof von Rennes. Anm. d. Ü.
3
Nach der Regentschaft Philipps von Orleans benannter französischer Kunststil (frühes 18. Jahrhundert). Anm. d. Ü. 20
ACKNOWLEDGMENTS ALINE BLONDIAU, ELISABETH GEIGER, LORIS BARRUCAND, SKIP SEMPÉ, JEAN SAINT-ARROMAN, ROLAND BESSON, ANNE-SOPHIE RONDEAU, EMMANUEL RONDEAU, PATRICIA LAVAIL, CAMILLE FRACHET, EDOUARD BRESSY, NICOLAS WORMS, PAULINE PUJOL, DIDIER MARTIN & THE ALPHA LABEL. RECORDED FROM 3 TO 6 SEPTEMBER 2015 AT NOTRE DAME DE BON SECOURS (PARIS) ALINE BLONDIAU recording producer, editing & mastering ELISABETH GEIGER & LORIS BARRUCAND harpsichord tuning CHARLES JOHNSTON english translation HILLA MARIA HEINTZ übersetzungen ins deutsche VALÉRIE LAGARDE & GAËLLE LÖCHNER graphic design ÉDOUARD BRESSY cover & inside photos ALPHA CLASSICS DIDIER MARTIN director PAULINE PUJOL production AMÉLIE BOCCON-GIBOD editorial coordinator JEAN RONDEAU APPEARS BY KIND PERMISSION OF ERATO/WARNER CLASSICS ALPHA 235 & © ALPHA CLASSICS / OUTHERE MUSIC FRANCE 2015
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