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LEOS JANÁCEK: RÍKADLA

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ˇ JANÁCˇ EK LEOS ˇ RÍKADLA

COLLEGIUM VOCALE GENT HET COLLECTIEF REINBERT DE LEEUW


K

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LEOŠ JANÁCˇ EK (1854-1928)

ˇ RÍKADLA 1

Kačena divoká [The Wild Duck] JW IV/18 (1885) – Mixed Chorus

3'17

2

Což ta naše bříza [Our Birch Tree] JW IV/22 (1893) – Male Chorus

2'40

3

Elegie na smrt dcery Olgy [Elegy on the Death of my Daughter Olga] JW IV/30 (1903-1904) Tenor Solo, Mixed Chorus & Piano

6'49

4 5

1.X.1905 (Z ulice dne 1. října 1905) [From the Street, 1 October 1905] JW VIII/19 (1905-1906) Piano Sonata – arr. for Chamber Ensemble by Reinbert de Leeuw I. Predtucha [Foreboding] II. Smrt [Death]

6

Kantor Halfar [Halfar the Schoolmaster] JW IV/33 (1906) – Male Chorus

5'04

7

Vlčí stopa [The Wolf’s Trail] JW IV/39 (1916) – Soprano Solo, Female Chorus & Piano

6'34

8

Potulný šílenec [The Wandering Madman] JW IV/43 (1922) Soprano, Tenor, Baritone & Male Chorus

4'13

Concertino JW VII/11 (1925) – Piano & Chamber Ensemble 9 I. Moderato 10 II. Piú mosso 11 III. Con moto 12 IV. Allegro

4'49 6'41

5'06 3'23 3'11 3'56


› MENU Říkadla [Nursery Rhymes] JW V/17 (1926) – Chamber Choir and 10 Instruments 13 I. Úvod [Introduction] 14 II. Řípa se vdávala [The beetroot got married] 15 III. Není lepší jako z jara [There’s nothing better than Springtime] 16 IV. Leze krtek [The mole creeps] 17 V. Karel do pekla zajel [Karel rode off to hell] 18 VI. Roztrhané kalhoty [Torn breeches] 19 VII. Franta rasů [Franta the knacker’s son] 20 VIII. Náš pes, náš pes [Our dog, our dog] 21 IX Dělám, dělám kázání [I preach, I preach a sermon] 22 X. Stará bába čarovala [The old woman was casting spells] 23 XI. Hó, hó, krávy dó [Ho, ho, off go the cows] 24 XII. Moje žena malučičká [My tiny little wife] 25 XIII Bába leze do bezu [Granny’s crawled into the elder bush] 26 XIV. Koza bílá hrušky sbírá [The white goat’s picking up the pears] 27 XV. Němec brouk, hrnce tlouk [Grumpy German broke the pots] 28 XVI. Koza leži na seně [Nanny goat’s lying in the hay] 29 XVII. Vašek, pašek, bubeník [Vašek, the scallywag, the drummer boy] 30 XVIII. Frantíku, Frantíku [Frantík, Frantík] 31 XIX. Sedĕl medvid’ na kolodi [The bear sat on a log] TOTAL TIME 69'12

0'29 1'19 1'00 1'00 0'28 0'25 0'46 0'33 0'48 0'28 0'59 0'37 0'21 0'36 0'36 0'33 0'41 0'22 1'26


COLLEGIUM VOCALE GENT soprano 1

soprano 2

alto 1 alto 2

tenor 1

SYLVIE DE PAUW, EMILIE DE VOGHT, MAGDALENA PODKOSCIELNA STANISLAVA MIHALCOVÁ, ELISABETH RAPP*, ALEKSANDRA TURALSKA URSULA EBNER, SARA GUTVILL, MIEKE WOUTERS SOFIA GVIRTS, KAROLINE HARTMAN, MARLEN HERZOG PAUL BENTLEY-ANGELL*, STEPHAN GÄHLER, TOM PHILLIPS

MALCOLM BENNETT, JOHANNES GAUBITZ, TOMÁŠ LAJTKEP PHILIPP KAVEN, FELIX RUMPF*, bass 1 ROBERT VAN DER VINNE ERKS JAN DEKKER, STEFAN DREXLMEIER, bass 2 JOACHIM HÖCHBAUER chorusmasters EDWARD CASWELL, BENJAMIN BAYL tenor 2

*choir soloists

[7], [8] elisabeth rapp [3], [8], [15], [24] paul bentley-angell [8] felix rumpf

language coaches tomas lajtkep, natacha bartosek

HET COLLECTIEF CONCERTINO piano violin 1 violin 2 viola clarinet bassoon horn

ŘÍKADLA drum flute

flute & ocarina clarinet bassoon contrabassoon piano double bass

1.X.1905 flute oboe english horn clarinet bass clarinet bassoon horn accordion violin 1 violin 2 viola cello double bass

THOMAS DIELTJENS WIBERT AERTS WIETSE BEELS VINCENT HEPP JULIEN HERVÉ FILIP NEYENS ANTHONY DEVRIENDT TOM DE COCK TOON FRET PIA RODRIGUEZ JULIEN HERVÉ & NELE DELAFONTEYNE FILIP NEYENS KAAT HOOGMARTENS THOMAS DIELTJENS JOOST MAEGERMAN TOON FRET PIET VAN BOCKSTAL KRISTIEN CEUPPENS NELE DELAFONTEYNE JULIEN HERVÉ FILIP NEYENS ANTHONY DEVRIENDT LUDO MARIËN WIBERT AERTS WIETSE BEELS VINCENT HEPP MARTIJN VINK JOOST MAEGERMAN

ELEGIE NA SMRT DCERY OLGY / VLČÍ STOPA THOMAS DIELTJENS piano


UNE MUSIQUE QUI PARLE

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UNE CONVERSATION AVEC REINBERT DE LEEUW Dès le début de votre carrière, vous avez été un ardent défenseur de la musique de Leoš Janáček. Qu’est-ce qui le rend si particulier ? Milan Kundera écrit : « Si Janáček était décédé à l’âge de 50 ans, il ne serait aujourd’hui qu’une note de bas de page dans l’histoire ». Ce qui se passe dans les dernières vingt années de sa vie est stupéfiant ! Une explosion, la découverte soudaine de son propre langage. Et à mesure qu’il vieillit, les œuvres jaillissent comme d’un volcan l’une après l’autre : quatre opéras, Sinfonietta, la Messe glagolitique, Concertino, deux quatuors à cordes… Généralement, l’on observe l’évolution dans la musique d’un compositeur, jusqu’à la « phase tardive ». C’est le cas de Bach, de Beethoven, de Liszt... Une maturité que l’on n’envisage que chez quelqu’un qui a déjà toute une vie derrière lui. C’est comme si tout le contraire s’était passé chez Janáček, comme s’il se montrait de plus en plus jeune et personnel dans sa musique. La musique bouillonnante, passionnée qu’il écrit alors qu’il a 70 ans présente les caractéristiques que l’on attendrait plutôt d’un jeune compositeur : explorer les limites, emprunter constamment des voies nouvelles… Comment expliquez-vous cette floraison tardive ? On donne toujours pour explication que Janáček s’est follement épris d’une femme beaucoup plus jeune que lui et qui fut sa grande source d’inspiration, ainsi qu’il apparaît dans ses lettres. Cela a certainement joué un rôle énorme. Mais un autre élément est le rattachement de Janáček à la langue tchèque. Je ne la parle malheureusement pas, mais la musique épouse la langue. C’est ainsi qu’un récit le décrit assis sur un banc, où il ne fait que noter la mélodie de la langue qu’il entend. Il est pour moi essentiel de toujours « parler » dans la musique. Le rythme ne naît pas du métronome, mais de la parole, comme si tout était direct, spontané. Vous commencez avec quelques œuvres chorales des débuts… Nous faisons une espèce de voyage à travers sa vie. Le Canard sauvage [Kačena divoká] et Notre Bouleau 7


La Trace du loup [Vlčí stopa] est toute différente, presque un mini-opéra… C’est une œuvre chorale extraordinairement originale, très proche de l’histoire écrite. On a peine à en imaginer le texte sans la musique. On y croit en outre immédiatement. Le Fou errant [Potulný šílenec] est une autre de ces histoires qui vous prennent à la gorge. Říkadla est évidemment l’œuvre d’un Janáček magistral et unique à tous points de vue. Son traitement des instruments, le piano, la clarinette et surtout le rôle de premier plan qu’il lui donne... L’écouter est une fête. Je suis pris d’un bout à l’autre. Qu’est-ce qui vous frappe le plus dans Concertino ? Que personne d’autre n’ait fait comme ça : le piano au centre, entouré de trois instruments à cordes et de trois instruments à vents. Cela dure un moment avant que chacun ait son tour. Comme s’il s’agissait d’une conversation, où le piano raconte l’histoire. Il dialogue tout d’abord avec le cor, puis avec la clarinette dans un échange fantastique. Viennent ensuite les cordes : « Hé, nous sommes là ! » ; puis cette dernière partie exubérante, où tous sont réunis. Une conversation, avec chacun à son tour : les notes du piano au début : déclaration ! Puis le motif au cor : « Que veux-tu dire ? » Et ça continue comme ça. C’est un dialogue permanent. La musique peut être très tendre, mais aussi hargneuse, impérieuse. Il ne s’agit pas seulement de la beauté de la langue comme dans le romantisme, où il faut réciter, mais bien de son immédiateté. Je pense que l’inspiration qu’il a trouvée dans la langue a été décisive. Il voulait composer comme parlent les gens. D’où vient cette fascination pour la langue parlée ? Depuis des siècles, son pays faisait partie de l’empire des Habsbourg. Janáček a joué un rôle énorme dans la conscience de la langue et de l’identité tchèques. Pensez à l’histoire émouvante de Kantor Halfar, qui ne voulait pas parler allemand et mourut pour cette raison. L’oppression de la langue et de l’identité

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FRANÇAIS

[Což ta naše bříza] sont des œuvres très belles, mais qui auraient pu être écrites par d’autres compositeurs. Quand on les entend, on ne se dit pas : « Oh ! C’est Janáček ! ». Elles ne permettent absolument pas de présumer de ce qu’il fera plus tard.


fut un moteur extraordinaire dans la création, avec cette langue, d’une musique toute personnelle. Ce que Kundera écrit à ce propos est magnifique : « Il nous a rendu notre langue. Jamais en Tchéquie il n’avait été fait autant dans ce domaine ». Tout ce qu’il a écrit à ce sujet me semble pertinent. Je ne peux l’entendre que de l’extérieur, mais Kundera, qui était tchèque, comprenait de l’intérieur ce que cela signifiait, sur le plan social et politique également, jusqu’à ce que finalement vienne l’indépendance après la Première Guerre mondiale. C’est un aspect qui nous est un peu lointain, parce que nous ne connaissons pas cette langue et ce contexte. On retrouve également l’engagement social dans 1.X.1905, la sonate pour piano, inspirée par le meurtre d’un travailleur lors d’une manifestation pour une université tchèque de Brno… Cette œuvre a une histoire tragique. Janáček a voulu la détruire lui-même. Grâce à l’interprète qui l’a copiée, deux mouvements ont survécu. Il y en avait un troisième, une marche funèbre, mais le compositeur l’a brûlé avant la création. Pourquoi avez-vous décidé de l’arranger ? Au conservatoire, j’avais déjà joué avec grand plaisir des œuvres pour piano de Janáček, comme Dans les brumes. Je trouve la musique de cette sonate fascinante, mais le moins que l’on puisse dire est qu’elle est écrite de façon inconfortable pour le piano. On a le sentiment que les idées musicales ne sont pas vraiment réalisables. À un moment donné, je me suis dit : « Tu sais quoi ? Je vais l’arranger ». J’ai pensé alors qu’on avait un devoir envers le caractère incroyablement original de l’œuvre, et qu’il ne pouvait s’agir tout à fait d’un ensemble conventionnel. La pièce est si riche en tensions, en contrastes – tant de choses sont à l’œuvre dans cette musique. Je souhaitais donc obtenir une couleur qui soit cohérente avec ça. Ensuite m’est venue l’idée d’y mettre un accordéon. Et cela fonctionne très bien. Quand l’accordéon commence, c’est un monde nouveau qui s’ouvre. Interview réalisée par Bart Bruggeman

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1970

PHILIPPE HERREWEGHE FONDE LE COLLEGIUM VOCALE GENT, UN PETIT CHŒUR DE CHAMBRE DE 16 ÉTUDIANTS TALENTUEUX ET ENTHOUSIASTES.

1973

LE COLLEGIUM VOCALE GENT DONNE POUR LA PREMIÈRE FOIS LA PASSION SELON SAINT JEAN DE BACH, SUR INSTRUMENTS D’ÉPOQUE, SOUS LA DIRECTION DE PHILIPPE HERREWEGHE. MAX VAN EGMOND ET RENÉ JACOBS FONT PARTIE DES SOLISTES.

1976

LE COLLEGIUM VOCALE GENT EST INVITÉ PAR NIKOLAUS HARNONCOURT ET LE CONCERTGEBOUW ORCHESTRA À DONNER LA PASSION SELON SAINT MATTHIEU DE BACH À AMSTERDAM. EN JUIN SUIT LE PREMIER ENREGISTREMENT AVEC TELEFUNKEN POUR LA SÉRIE HISTORIQUE « DAS KANTATENWERK » CONSACRÉE À BACH.

1981

SOUS LA BAGUETTE DE PHILIPPE HERREWEGHE, LE COLLEGIUM VOCALE GENT REJOINT À PARIS LA CHAPELLE ROYALE NOUVELLEMENT FONDÉE DANS LE VESPRO DELLA BEATA VERGINE DE MONTEVERDI. FRANCE MUSIQUE CAPTE LA MESSE EN SI MINEUR DE BACH.

1993

LE COLLEGIUM VOCALE GENT EST RÉCOMPENSÉ DU TITRE D’AMBASSADEUR CULTUREL DES FLANDRES PAR LE GOUVERNEMENT FLAMAND.

2000 LE 26 JUILLET, À L’OCCASION DU 250E ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE J. S. BACH, LE COLLEGIUM VOCALE GENT DONNE LA PASSION SELON SAINT MATTHIEU À L’ÉGLISE SAINT-THOMAS DURANT LE BACHFEST À LEIPZIG. L’ENSEMBLE EST INVITÉ À DONNER BACH PARTOUT DANS LE MONDE, DE PARIS À MELBOURNE, DE TOKYO À NEW YORK. 2010

POUR CÉLÉBRER SON 40E ANNIVERSAIRE, LE COLLEGIUM VOCALE GENT EFFECTUE UNE GRANDE TOURNÉE INTERNATIONALE DE DIX CONCERTS AVEC LA PASSION SELON SAINT MATTHIEU DE BACH. LE COLLEGIUM VOCALE GENT ET PHILIPPE HERREWEGHE S’ENGAGENT DANS UN PROJET D’ENREGISTREMENTS AVEC LEUR PROPRE LABEL PHI , AU SEIN DE L’ÉCURIE D’OUTHERE MUSIC. LE LABEL COMPTE AUJOURD’HUI 20 ENREGISTREMENTS. www.collegiumvocale.com 10

FRANÇAIS

COLLEGIUM VOCALE GENT


HET COLLECTIEF 1998

CINQ MUSICIENS BRUXELLOIS PASSIONNÉS PAR LA MUSIQUE DE CHAMBRE DU XXE SIÈCLE FONDENT HET COLLECTIEF. L’ENSEMBLE SE PRODUIT AU SEIN DE GRANDS CYCLES ANNUELS : NIEUWE REEKS À LEUVEN, D’IMPRIMERIE À BRUXELLES, RODE POMP À GAND.

2003

LA PRESSE MUSICALE INTERNATIONALE ACCUEILLE AVEC ENTHOUSIASME UN PREMIER CD CONSACRÉ À SCHOENBERG. L’ENREGISTREMENT DE PIERROT LUNAIRE AVEC JACQUELINE JANSSEN (SPRECHSTIMME) ET ROBIN ENGELEN (DIRECTION) SERA RETENU PAR LA REVUE FRANÇAISE DIAPASON COMME RÉFÉRENCE MONDIALE EN 2011.

2009 LA SÃO PAULO COMPANHIA DE DANÇA DANSE SUR EIN MUSIKALISCHES OPFER ‘REVISITED’, UNE APPROPRIATION CONTEMPORAINE DU CHEF-D’ŒUVRE DE BACH. UNE SÉRIE DE REPRÉSENTATIONS AVEC MUSIQUE LIVE SIGNE LE DÉBUT D’UNE TOURNÉE DE CONCERTS AU BRÉSIL. 2010 HET COLLECTIEF MONTE 12X12, A MUSICAL ZODIAC AVEC CAPILLA FLAMENCA, UN PROGRAMME DE CROSSOVER COMBINANT STOCKHAUSEN ET L’ARS NOVA. UN PREMIER PASSAGE AU FESTIVAL DE SAINTES AVEC CETTE PRODUCTION EST UN SUCCÈS : HET COLLECTIEF EST DÈS LORS UN INVITÉ RÉGULIER DE CE GRAND FESTIVAL FRANÇAIS. 2011

HET COLLECTIEF REÇOIT LE PRESTIGIEUX PRIX DU « MUSICIEN DE L’ANNÉE » DE LA RADIO PUBLIQUE FLAMANDE KLARA.

2014 SOUS LA DIRECTION INSPIRÉE DE REINBERT DE LEEUW, HET COLLECTIEF ENREGISTRE DES ŒUVRES DU DÉBUT DU XXE SIÈCLE (BERG, ZEMLINSKY, WEBERN ET BUSONI). LE GRAND SUCCÈS DE CE CD DONNE LIEU À UNE SÉRIE DE CONCERTS SUR LES SCÈNES NÉERLANDAISES. www.hetcollectief.be

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REINBERT DE LEEUW

1957/62 REINBERT DE LEEUW ÉTUDIE LE PIANO AVEC JAAP SPAANDERMAN, LA THÉORIE MUSICALE AU CONSERVATOIRE D’AMSTERDAM ET LA COMPOSITION AU CONSERVATOIRE ROYAL DE LA HAYE. 1974

IL FONDE LE SCHÖNBERG ENSEMBLE, DONT IL EST LE CHEF PERMANENT ET LE DIRECTEUR ARTISTIQUE.

1992

DIRECTEUR ARTISTIQUE INVITÉ DU FESTIVAL DE MUSIQUE ET DES ARTS D'ALDEBURGH. IL REÇOIT LE 3M LAUREAAT, LA RÉCOMPENSE MUSICALE LA PLUS IMPORTANTE AUX PAYS-BAS.

1994

DOCTEUR HONORIS CAUSA À L'UNIVERSITÉ D'UTRECHT.

1994/98 DIRECTEUR ARTISTIQUE DU FESTIVAL DE TANGLEWOOD POUR LA MUSIQUE CONTEMPORAINE. 2000/02 CONSEILLER ARTISTIQUE POUR TROIS SÉRIES DE MUSIQUE MODERNE ET CONTEMPORAINE ET CHEF D’ORCHESTRE INVITÉ DU SYDNEY SYMPHONY ORCHESTRA. 2001/10 DIRECTEUR ARTISTIQUE DE L’ACADÉMIE D’ÉTÉ DU NJO (L’ORCHESTRE NATIONAL DES JEUNES DES PAYS-BAS). 2004

PROFESSEUR À L’UNIVERSITÉ DE LEYDE – ACADEMY OF CREATIVE AND PERFORMING ARTS.

2006

REINBERT DE LEEUW REMPORTE L’« ANGEL » AU FESTIVAL INTERNATIONAL D’EDIMBOURG POUR LA MEILLEURE INTERPRÉTATION DE DES CANYONS AUX ÉTOILES DE MESSIAEN AVEC LE NJO.

2008

CHEVALIER DE L'ORDRE DU LION NÉERLANDAIS.

2013

IL REÇOIT LE PRIX EDISON POUR LA TOTALITÉ DE SON ŒUVRE ET POUR SON ENREGISTREMENT DE VIA CRUCIS DE LISZT.

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FRANÇAIS

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MUSIC THAT SPEAKS

AN INTERVIEW WITH REINBERT DE LEEUW From the very beginning of your career you’ve been an ardent advocate of the music of Leoš Janáček. What makes him so special? Milan Kundera writes: ‘If Janáček had died at fifty, he would now be just a footnote in history.’ It’s so amazing what happened in the last twenty years of his life. That explosion, when he quite suddenly finds his own language. And as he grows older, the works come shooting out one after another, as if from a volcano: four operas, the Sinfonietta, the Glagolitic Mass, the Concertino, two string quartets … In much of musical history, you can see that a composer goes through a certain development and then enters his ‘late phase’. You get that in Bach, Beethoven, Liszt … A maturity you can only imagine in someone who has a whole life behind him. It’s as if exactly the opposite happens with Janáček, as if he becomes ever more youthful and more personal in his music. The vibrant, passionate music he writes when he’s seventy is more what you’d expect of a young composer: pushing back the boundaries, constantly finding his way onto new paths … How do you explain this late blossoming? Everyone always writes that he had fallen deeply in love with a much younger woman, that she was the great inspiration, as indeed is clear from his letters. That certainly played a huge role. But another factor is Janáček’s commitment to the Czech language. Unfortunately I don’t speak it myself, but the music is very closely bound up with the language. The story goes that he sat on a bench just to notate the melody of the language he heard around him. And for me it’s absolutely essential in music that you should always ‘speak’. So the rhythm doesn’t derive from the metronome, but from speech, as if everything is direct, spontaneous.

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Very different is The Wolf’s Trail [Vlčí stopa], which is almost a mini-opera . . . That’s a choral piece of extraordinary originality, very close to the written story. You can hardly imagine the text without music. You believe in it at once. The Wandering Madman [Potulný šílenec] is another story that grabs you by the throat. Říkadla, of course, is masterly in every respect, and unmistakable Janáček: the way he handles the instruments, the piano, and above all the star role he gives the clarinet in it. I find it a joy to listen to. I’m swept along by the work from one piece to the next. What do you like most about the Concertino? The fact that no one else had done that: the piano in the middle with three string instruments and three winds around it. But it takes a while for them all to have their say. It’s as if there’s a conversation going on, with the piano telling the story. First there's a dialogue with the horn. The piano notes at the beginning: a statement! Then the horn motif: 'What do you mean?' And so it continues. They really are talking to each other. Then comes a fantastic exchange with the clarinet. And then the strings: 'Hey, we're here too!' And after that the buoyant final section where they all come together. A conversation, one voice following another. They can be very tender, but they can also snarl, even swear at each other. It’s not just about the beauty of the language, as in the Romantic era, where it has to be recited, but really about its immediacy. I think the inspiration he found in language was decisive. He wanted to compose the way people talk. Where did this fascination with spoken language come from? For centuries his country was part of the Habsburg Empire. Janáček played a huge role in the whole issue of the self-awareness of Czech language and identity. Take the gripping story of Halfar the Schoolmaster [Kantor Halfar], who refuses to speak German and therefore goes to his death. The oppression of language 14

ENGLISH

You begin with a couple of early choral works. We do a sort of journey through his life. The Wild Duck [Kačena divoká] and Our Birch Tree [Což ta naše bříza] are very pretty, but any number of other composers could have written them. When you hear them, you don’t think: ‘Oh, that’s Janáček!’ You still have absolutely no idea what he will do later.


and identity became a tremendous driving force for creating a completely individual music with that language. It’s wonderful what Kundera writes about this: ‘He gave us our language back. That is the most sublime thing that has ever been done in the Czech Republic in that sphere.’ And I would add that I think everything Kundera has written on this subject is convincing. Of course I can only listen from the outside, but he, as a Czech, understands from the inside what that meant, in social and political terms as well, until the country finally achieved independence after the First World War. That’s an aspect which is fairly remote from us, because we don’t have that language and that background. Social commitment can also be found in the piano sonata 1.X.1905, inspired by the murder of a worker at a demonstration for a Czech university in Brno. That piece has a tragic history. Janáček himself wanted to destroy it. Thanks to the pianist who gave the first performance and had copied it out, these two movements survived. There was a third movement, a funeral march, but he burnt that before the premiere. Why did you choose to make your own arrangement of it? At the conservatory I already loved playing piano pieces by Janáček, like In the Mists. And I found that the sonata was fascinating music, but the least one can say is that it’s written very uncomfortably for the piano. You get the feeling that the musical ideas are not easy to realise. At one point I said to myself, you know what, I’m going to arrange it. Then I thought that there was a sort of moral debt to the incredibly original character of the piece, and that it mustn’t be an entirely conventional ensemble. The piece is so rich in tensions and contrasts – there’s so much that ‘doesn’t fit’ in this music. So I wanted to obtain a colour that was consistent with that. And then I got the idea of putting an accordion in there. And that suits me very well. When the accordion begins, you enter another world. Interview by Bart Bruggeman

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1970

PHILIPPE HERREWEGHE FOUNDS THE COLLEGIUM VOCALE GENT, A SMALL CHAMBER CHOIR OF SIXTEEN TALENTED AND ENTHUSIASTIC STUDENTS.

1973

AS A RESULT COLLEGIUM VOCALE GENT GIVES ITS FIRST EVER PERFORMANCE OF BACH’S JOHANNESPASSION ON PERIOD INSTRUMENTS. PHILIPPE HERREWEGHE CONDUCTS. AMONG THE SOLOISTS ARE MAX VAN EGMOND AND RENÉ JACOBS.

1976

COLLEGIUM VOCALE GENT IS INVITED BY NIKOLAUS HARNONCOURT AND THE CONCERTGEBOUW ORCHESTRA TO PERFORM BACH’S MATTHÄUS-PASSION IN AMSTERDAM. IN JUNE FOLLOWS ITS FIRST RECORDING WITH TELEFUNKEN OF THE HISTORIC SERIES IN BACH RECORDINGS ‘DAS KANTATENWERK’.

1981

UNDER THE BATON OF PHILIPPE HERREWEGHE COLLEGIUM VOCALE GENT JOINS THE NEWLY FOUNDED LA CHAPELLE ROYALE IN PARIS TO PERFORM MONTEVERDI’S VESPRO DELLA BEATA VERGINE. FRANCE MUSIQUE RECORDS BACH’S B MINOR MASS.

1993

COLLEGIUM VOCALE GENT IS AWARDED THE TITLE OF CULTURAL AMBASSADOR OF FLANDERS BY THE FLEMISH GOVERNMENT.

2000

ON 26 JULY, THE 250TH ANNIVERSARY OF J. S. BACH’S BIRTHDAY, COLLEGIUM VOCALE GENT PERFORMS THE MATTHÄUS-PASSION AT ST THOMAS'S CHURCH DURING THE BACHFEST IN LEIPZIG. THE ENSEMBLE IS ASKED TO PERFORM BACH ALL OVER THE GLOBE, FROM PARIS TO MELBOURNE, FROM TOKYO TO NEW YORK.

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TO CELEBRATE ITS FORTIETH ANNIVERSARY, COLLEGIUM VOCALE GENT TAKES BACH’S MATTHÄUSPASSION ON A HUGE INTERNATIONAL TOUR WITH TEN PERFORMANCES. COLLEGIUM VOCALE GENT AND PHILIPPE HERREWEGHE LAUNCH A RECORDING PROJECT WITH THEIR OWN LABEL PHI UNDER THE UMBRELLA OF OUTHERE-MUSIC. THE LABEL NOW HAS 20 RECORDINGS. www.collegiumvocale.com 16

ENGLISH

COLLEGIUM VOCALE GENT


HET COLLECTIEF 1998

FIVE MUSICIANS FROM BRUSSELS, FASCINATED BY TWENTIETH-CENTURY CHAMBER MUSIC, FOUND HET COLLECTIEF. THE ENSEMBLE APPEARS IN THE FRAMEWORK OF LARGE ANNUAL CYCLES: NIEUWE REEKS IN LEUVEN, D’IMPRIMERIE IN BRUSSELS, RODE POMP IN GENT.

2003

THE INTERNATIONAL MUSIC PRESS ENTHUSIASTICALLY GREETS A FIRST CD DEVOTED TO SCHOENBERG. THE RECORDING OF PIERROT LUNAIRE WITH JACQUELINE JANSSEN (SPRECHSTIMME) AND ROBIN ENGELEN (CONDUCTOR) WAS LATER CHOSEN BY THE FRENCH MAGAZINE DIAPASON AS THE WORLDWIDE REFERENCE IN 2011.

2009

THE SÃO PAULO COMPANHIA DE DANÇA DANCES TO EIN MUSIKALISCHES OPFER ‘REVISITED’, A CONTEMPORARY APPROPRIATION OF BACH'S MASTERPIECE. A SERIES OF PERFORMANCES WITH LIVE MUSIC MARKS THE BEGINNING OF A CONCERT TOUR IN BRAZIL.

2010

HET COLLECTIEF STAGES 12X12, A MUSICAL ZODIAC WITH CAPILLA FLAMENCA, A 'CROSSOVER' PROGRAMME COMBINING STOCKHAUSEN AND ARS NOVA. A FIRST VISIT TO THE SAINTES FESTIVAL WITH THIS PRODUCTION IS A SUCCESS, AND HET COLLECTIEF HENCEFORTH BECOMES A REGULAR GUEST AT THIS IMPORTANT FRENCH FESTIVAL.

2011

HET COLLECTIEF RECEIVES THE PRESTIGIOUS 'MUSICIAN OF THE YEAR' PRIZE AWARDED BY THE FLEMISH PUBLIC RADIO, KLARA.

2014

UNDER THE INSPIRED DIRECTION OF REINBERT DE LEEUW, HET COLLECTIEF RECORDS WORKS FROM THE EARLY TWENTIETH CENTURY (BERG, ZEMLINSKY, WEBERN AND BUSONI). THE CONSIDERABLE SUCCESS OF THIS CD LEADS TO A SERIES OF CONCERTS IN THE NETHERLANDS. www.hetcollectief.be 17


REINBERT DE LEEUW 1957/62

REINBERT DE LEEUW STUDIES PIANO WITH JAAP SPAANDERMAN, MUSIC THEORY AT THE AMSTERDAM CONSERVATORY VAN AMSTERDAM AND COMPOSITION AT THE ROYAL CONSERVATORY OF THE HAGUE.

1974

HE FOUNDS THE SCHÖNBERG ENSEMBLE, OF WHICH HE IS PERMANENT CONDUCTOR AND MUSIC DIRECTOR.

1992

GUEST ARTISTIC DIRECTOR OF THE ALDEBURGH FESTIVAL OF MUSIC AND THE ARTS. HE RECEIVES 3M LAUREAAT, THE BIGGEST MUSIC AWARD OF THE NETHERLANDS.

1994

HONORARY DOCTORATE FROM THE UNIVERSITY OF UTRECHT.

1994/98 ARTISTIC DIRECTOR OF THE TANGLEWOOD FESTIVAL FOR CONTEMPORARY MUSIC. 2000/02 ARTISTIC ADVISOR FOR THREE SERIES OF MODERN AND CONTEMPORARY MUSIC AND GUEST CONDUCTOR OF THE SYDNEY SYMPHONY ORCHESTRA. 2001/10 ARTISTIC DIRECTOR OF THE SUMMER ACADEMY OF NJO (THE NATIONAL YOUTH ORCHESTRA OF THE NETHERLANDS). 2004

PROFESSOR AT THE UNIVERSITY OF LEIDEN – ACADEMY OF CREATIVE AND PERFORMING ARTS.

2006

REINBERT DE LEEUW WINS THE 'ANGEL' FOR BEST PERFORMANCE AT THE EDINBURGH INTERNATIONAL FESTIVAL FOR HIS INTERPRETATION OF MESSIAEN'S DES CANYONS AUX ÉTOILES WITH NJO.

2008

KNIGHT OF THE ORDER OF THE NETHERLANDS LION.

2013

HE RECEIVES EDISON AWARDS FOR HIS ENTIRE ŒUVRE AND FOR HIS RECORDING OF LISZT'S VIA CRUCIS. 18

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MUSIK DIE ERZÄHLT

EIN GESPRÄCH MIT REINBERT DE LEEUW Schon seit Beginn Ihrer Karriere sind Sie ein glühender Verfechter der Musik von Leoš Janáček. Was macht den Komponisten so besonders? Milan Kundera schreibt: „Wenn Janáček im Alter von 50 Jahren gestorben wäre, wäre er heute nur noch eine Fußnote in der Geschichte.“ Es ist unglaublich, was in den letzten zwanzig Jahren seines Lebens passiert ist. Eine Explosion, ein plötzliches Finden seiner vollkommen eigenen Sprache. Mit dem Älterwerden spuckt er, wie ein Vulkan, ein Stück nach dem anderen aus: vier Opern, Sinfonietta, die Glagolitische Messe, Concertino, zwei Streichquartette … Normalerweise kann man in der Musik eines Komponisten eine bestimmte Entwicklung bis hin zu einer „späten Phase“ beobachten. Das ist der Fall bei Bach, Beethoven, Liszt … Eine Reife, die man nur bei jemanden sehen kann, der schon ein ganzes Leben hinter sich hat. Bei Janáček ist es genau umgekehrt, seine Musik scheint immer jugendlicher und persönlicher zu werden. Die sprudelnde, leidenschaftliche Musik, die er mit siebzig Jahren schreibt, klingt eher wie die eines jungen Komponisten: Grenzen überwinden, ständig neue Wege finden … Wie bewerten Sie diese späte Blüte? Es wird immer wieder gesagt, er habe sich in eine jüngere Frau verliebt, die für ihn zu einer großen Quelle der Inspiration wurde, so steht es auch in seinen Briefen. Das hat sicher eine enorme Rolle gespielt. Aber es kommt hinzu, dass sich Janáček der tschechischen Sprache sehr verbunden fühlte. Ich spreche leider kein Tschechisch, aber die Musik kommt der Sprache sehr nahe. Es heißt, er habe allein auf einer Bank gesessen und die Melodie der Sprache, die er hörte, aufgezeichnet. Das ist für mich das Wesentliche in der Musik, dass sie immer spricht. Der Rhythmus kommt nicht vom Metronom, sondern aus der Sprache heraus, direkt, spontan. Sie beginnen mit ein paar frühen Chorwerken? Wir machen so etwas wie eine Reise durch sein Leben. Die Wildente [Kačena divoká] und Unser Birkenbaum [Což ta naše bříza] sind sehr schön, hätten aber auch von vielen anderen Komponisten geschrieben werden 19


können. Wenn man das hört, denkt man nicht: „Oh, das ist Janáček!“ Es lässt sich hier nicht erahnen, was er später schreiben wird.

Was überrascht Sie am meisten im Concertino? Dass es niemand anderes so gemacht hat wie er: das Klavier im Mittelpunkt, umgeben von drei Streichern und drei Blechbläsern. Es dauert eine Weile, bis alle einmal zum Zuge kommen. Als handele es sich um eine Konversation, bei der das Klavier die Geschichte erzählt. Zunächst spricht es mit dem Horn, danach hat es einen fantastischen Dialog mit der Klarinette. Dann kommen die Streicher: „He, wir sind auch da!“. Darauf kommt der letzte, überschwängliche Teil, indem alle zusammenkommen. Ein Gespräch, in dem jeder an die Reihe kommt: die Töne des Klaviers zu Beginn - Aussage! Danach das Hornmotiv - „Was möchtest du sagen?“ So geht es weiter, ein andauernder Dialog. Die Musik kann sehr zart sein, aber auch mürrisch und herrisch. Es handelt sich nicht nur um die Schönheit der Sprache wie in der Romantik, in der rezitiert werden sollte, sondern um ihre Unmittelbarkeit. Ich glaube, dass die Inspiration, die er in der Sprache gefunden hat, entscheidend war. Er wollte komponieren, wie die Menschen sprechen. Woher kommt diese Faszination für die gesprochene Sprache? Jahrhunderte lang gehörte sein Land zum Reich der Habsburger. Janáček hat für das Selbstbewusstsein der tschechischen Sprache und Identität eine wichtige Rolle gespielt. Denken Sie an die Geschichte von Kantor Halfar, der nicht Deutsch sprechen wollte und deswegen sterben musste. Die Unterdrückung der tschechischen Sprache und der Identität war eine enorme treibende Kraft, um mit dieser Sprache eine eigene, persönliche 20

DEUTSCH

Die Wolfsspur [Vlčí stopa] ist ganz anders, fast wie eine kleine Oper … Das ist ein besonders originelles Chorwerk, ganz nah an der Textvorlage. Man kann sich die Geschichte kaum ohne die Musik vorstellen - man glaubt sie auch sofort. Des Narren Irrfahrt [Potulný šílenec] ist auch eine von jenen Geschichten, die einem den Atem stocken lassen. Říkadla ist in jeder Hinsicht ein einmaliges und unverwechselbares Meisterwerk von Janáček. Wie er die Instrumente einsetzt, das Klavier und vor allem die führende Rolle der Klarinette … Das Zuhören wird zu einem Fest - es packt mich von Anfang bis Ende.


Musik zu schaffen. Es ist wunderbar, was Kundera dazu schreibt: „Er hat uns unsere Sprache zurückgegeben. Niemand hat in Tschechien soviel auf diesem Gebiet getan.“ Alles, was er zu diesem Thema geschrieben hat, scheint mir zutreffend. Ich kann Janáček nur von außen betrachten, aber Kundera, der Tscheche war, verstand von innen, was das, bis nach dem ersten Weltkrieg endlich die Unabhängigkeit kam, auch auf sozialer und politische Ebene bedeutete. Dieser Aspekt ist uns etwas fremd, weil wir weder die Sprache noch den Kontext kennen. Das gleiche soziale Engagement finden wir in der Sonate 1.X.1905 für Klavier, die durch den Mord an einem Arbeiter während einer Demonstration für eine tschechische Universität in Brünn inspiriert wurde … Dieses Werk hat eine tragische Geschichte. Janáček wollte es selbst vernichten. Dank des Pianisten, der eine Abschrift erstellt hat, sind zwei Sätze erhalten geblieben. Es gab einen dritten, einen Trauermarsch, doch der Komponist hat ihn vor der Uraufführung verbrannt. Warum haben Sie sich dazu entschlossen, das Werk zu bearbeiten? Ich habe am Konservatorium mit großer Freude Klavierwerke von Janáček gespielt, wie zum Beispiel Im Nebel. Ich finde diese Sonate faszinierend, allerdings muss man sagen, dass sie eher unpianistisch komponiert ist. Man hat das Gefühl, dass die musikalischen Ideen nicht wirklich realisierbar sind. Irgendwann habe ich mir gesagt: „Weißt du was? Ich werde das Stück arrangieren!“ Ich dachte damals, dass man eine Pflicht gegenüber dem unglaublich originellen Charakter des Stücks hätte, und dass es sich dabei nicht um ein konventionelles Ensemble handeln müsste. Das Stück ist so reich an Spannung, an Kontrasten - es steckt soviel in dieser Musik. Ich wünschte mir also eine Farbe, die dazu passte. Dann kam mir die Idee, ein Akkordeon einzubinden. Das funktioniert sehr gut. Wenn das Akkordeon beginnt zu spielen, öffnet sich eine neue Welt. Interview by Bart Bruggeman

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1970

PHILIPPE HERREWEGHE GRÜNDET DAS COLLEGIUM VOCALE GENT, EINEN KLEINEN KAMMER CHOR AUS 16 TALENTIERTEN UND ENGAGIERTEN STUDENTEN.

1973

DAS COLLEGIUM VOCALE GENT FÜHRT ZUM ERSTEN MAL DIE JOHANNESPASSION VON BACH AUF, AUF HISTORISCHEN INSTRUMENTEN, UNTER DER LEITUNG VON PHILIPPE HERREWEGHE. MAX VAN EGMOND UND RENÉ JACOBS GEHÖREN ZU DEN SOLISTEN.

1976

DAS COLLEGIUM VOCALE GENT WIRD VON NIKOLAUS HARNONCOURT UND DEM CONCERTGEBOUW ORCHESTRA EINGELADEN, DIE MATTHÄUSPASSION VON BACH IN AMSTERDAM AUFZUFÜHREN. IM JUNI FOLGT DIE ERSTE AUFNAHME DER WERKE VON BACH GEWIDMETEN HISTORISCHEN REIHE «DAS KANTATENWERK» MIT TELEFUNKEN.

1981

DAS COLLEGIUM VOCALE GENT FÜHRT IN DER NEU GEGRÜNDETEN CHAPELLE ROYALE IN PARIS UNTER DER LEITUNG VON PHILIPPE HERREWEGHE VESPRO DELLA BEATA VERGINE VON MONTEVERDI AUF. FRANCE MUSIQUE NIMMT DIE H-MOLL-MESSE VON BACH AUF.

1993

DAS COLLEGIUM VOCALE GENT WIRD VON DER FLÄMISCHEN REGIERUNG MIT DEM TITEL CULTUREEL AMBASSADEUR VAN VLAANDEREN AUSGEZEICHNET.

2000

AM 26. JULI BRINGT DAS COLLEGIUM VOCALE GENT WÄHREND DES BACHFESTS ZUM 250. GEBURTSTAG VON J. S. BACH DIE MATTHÄUSPASSION IN DER THOMASKIRCHE IN LEIPZIG ZUR AUFFÜHRUNG. DAS ENSEMBLE WIRD WELTWEIT, VON PARIS BIS MELBOURNE, VON TOKIO BIS NEW YORK EINGELADEN, KONZERTE MIT MUSIK VON BACH ZU GEBEN.

2010

ANLÄSSLICH SEINES 40-JÄHRIGEN BESTEHENS UNTERNIMMT DAS COLLEGIUM VOCALE GENT EINE GROSSE INTERNATIONALE TOURNEE MIT 10 AUFFÜHRUNGEN VON BACHS MATTHÄUSPASSION. DAS COLLEGIUM VOCALE GENT UND PHILIPPE HERREWEGHE BEGINNEN MIT DEN AUFNAHMEN FÜR IHR EIGENES CD-LABEL PHI , DAS ZU OUTHERE MUSIC GEHÖRT. BIS HEUTE HAT DAS LABEL 20 AUFNAHMEN VERÖFFENTLICHT. www.collegiumvocale.com

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DEUTSCH

COLLEGIUM VOCALE GENT


HET COLLECTIEF 1998

FÜNF MUSIKER AUS BRÜSSEL MIT LEIDENSCHAFT FÜR DIE KAMMERMUSIK DES 20. JAHRHUNDERTS GRÜNDEN HET COLLECTIEF. DAS ENSEMBLE TRITT BEI BEDEUTENDEN FESTIVALS AUF: NIEUWE REEKS IN LÖWEN, D’IMPRIMERIE IN BRÜSSEL, RODE POMP IN GENT.

2003

DIE INTERNATIONALE MUSIKPRESSE FEIERT DIE ERSTE CD MIT WERKEN VON SCHÖNBERG. DIE EINSPIELUNG VON PIERROT LUNAIRE MIT JACQUELINE JANSSEN (SPRECHSTIMME) UND ROBIN ENGELEN (LEITUNG) WIRD 2011 VON DER FRANZÖSISCHEN ZEITSCHRIFT DIAPASON ALS WELTWEITE REFERENZ BEZEICHNET.

2009

DIE SÃO PAULO COMPANHIA DE DANÇA TANZT AUF EIN MUSIKALISCHES OPFER ‘REVISITED’, EINE ZEITGENÖSSISCHE ADAPTION DES MEISTERWERKES VON BACH. EINE REIHE VON AUFFÜHRUNGEN MIT LIVE GESPIELTER MUSIK STEHEN AM ANFANG EINER KONZERTTOURNEE DURCH BRASILIEN.

2010

HET COLLECTIEF BRINGT 12X12, A MUSICAL ZODIAC MIT CAPILLA FLAMENCA ZUR AUFFÜHRUNG, EIN CROSSOVER-PROGRAMM, DAS DIE MUSIK VON STOCKHAUSEN MIT DER ARS NOVA KOMBINIERT. DAS DEBÜT DIESER PRODUKTION AUF DEM FESTIVAL DE SAINTES FINDET GROSSEN BEIFALL: SEITDEM WIRD HET COLLECTIEF REGELMÄSSIG AUF DIESES GROSSE FRANZÖSISCHE FESTIVAL EINGELADEN.

2010

HET COLLECTIEF ERHÄLT DEN RENOMMIERTEN PREIS „MUSICUS VAN HET JAAR“ DES FLÄMISCHEN RADIOSENDERS KLARA.

2014

HET COLLECTIEF NIMMT UNTER DER INSPIRIERTEN LEITUNG VON REINBERT DE LEEUW WERKE DES FRÜHEN 20. JAHRHUNDERTS AUF (BERG, ZEMLINSKY, WEBERN UND BUSONI). DER GROSSE ERFOLG DIESER CD FÜHRT ZU EINER REIHE VON KONZERTEN IN DEN NIEDERLANDEN. www.hetcollectief.be

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REINBERT DE LEEUW 1957/62

REINBERT DE LEEUW STUDIERT KLAVIER MIT JAAP SPAANDERMAN, MUSIKTHEORIE AM KONSERVATORIUM VON AMSTERDAM UND KOMPOSITION AM KÖNIGLICHEN KONSERVATORIUM VON DEN HAAG.

1974

ER GRÜNDET DAS SCHÖNBERG ENSEMBLE UND ÜBERNIMMT DIE FUNKTION DES DIRIGENTEN UND KÜNSTLERISCHEN LEITERS.

1992

KÜNSTLERISCHER DIREKTOR DES ALDEBURGH FESTIVALS. ER ERHÄLT DEN 3M LAUREAAT, DIE GRÖSSTE MUSIKALISCHE AUSZEICHNUNG IN DEN NIEDERLANDEN.

1994

EHRENDOKTORTITEL DER UNIVERSITÄT UTRECHT.

1994/98

KÜNSTLERISCHER DIREKTOR DES FESTIVALS FÜR ZEITGENÖSSISCHE MUSIK IN TANGLEWOOD.

2000/02

KÜNSTLERISCHER BERATER FÜR DREI KONZERTREIHEN MIT MODERNER UND ZEITGENÖSSISCHER MUSIK UND GASTDIRIGENT DES SYDNEY SYMPHONY ORCHESTRA.

2001/10

KÜNSTLERISCHER LEITER DER SOMMERAKADEMIE DES NJO (NATIONALES JUGENDORCHESTER DER NIEDERLANDE)

2004

PROFESSOR AN DER UNIVERSITÄT LEIDEN – ACADEMY OF CREATIVE AND PERFORMING ARTS.

2006

REINBERT DE LEEUW WIRD BEIM EDINBURGH INTERNATIONAL FESTIVAL MIT DEM « ANGEL » FÜR DIE BESTE INTERPRETATION VON DES CANYONS AUX ÉTOILES VON MESSIAEN MIT DEM NJO AUSGEZEICHNET.

2008

RITTER DES ORDENS VOM NIEDERLÄNDISCHEN LÖWEN.

2013

ER ERHÄLT DEN EDISON AWARD FÜR SEIN GESAMTWERK UND FÜR SEINE AUFNAHME VON VIA CRUCIS VON LISZT.

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DEUTSCH

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MUZIEK DIE PRAAT

EEN GESPREK MET REINBERT DE LEEUW Al van bij het begin van uw carrière bent u een vurig pleitbezorger van de muziek van Leoš Janáček. Wat maakt hem zo bijzonder? Milan Kundera schrijft: «Als Janáček op zijn vijftigste was overleden, zou hij nu een voetnoot zijn in de geschiedenis.» Het is zo verbluffend wat er gebeurt in de laatste twintig jaar van zijn leven. Die explosie, waarin hij opeens volkomen zijn eigen taal vindt. En naarmate hij ouder wordt, komt als uit een vulkaan het ene stuk na het andere: vier opera’s, Sinfonietta, de Glagolitische Mis, Concertino, twee strijkkwartetten… Je kan in veel muziek zien dat een componist een bepaalde ontwikkeling doormaakt en dan in ‘de late fase’ komt. Dat heb je bij Bach, Beethoven, Liszt... Een bezonkenheid die je je alleen maar kan voorstellen van iemand die al een heel leven achter zich heeft. Het is alsof bij Janáček net het omgekeerde gebeurd is, alsof hij steeds jeugdiger en persoonlijker wordt in zijn muziek. Die bruisende, gepassioneerde muziek die hij schrijft als hij zeventig is, die hoort meer bij een jonge componist: de grenzen opzoeken, voortdurend op nieuwe wegen terechtkomen… Hoe verklaart u die late bloei? Iedereen beschrijft altijd dat hij een grote liefde had opgevat voor een veel jongere vrouw, dat die de grote inspiratie was, zoals ook blijkt uit zijn brieven. Dat heeft zeker een enorme rol gespeeld. Maar iets anders is dat Janáček zich met die Tsjechische taal heeft verbonden. Helaas spreek ik het niet, maar de muziek is heel dicht bij de taal gekomen. Zo gaat het verhaal dat hij op een bankje zit en alleen maar de melodie zit te noteren van de taal om hem heen. En dat is voor mij in de muziek ook heel erg essentieel, dat je altijd ‘praat’. Dus het ritme is niet van de metronoom, maar van het praten, alsof alles direct is, spontaan. U begint met een paar vroege koorwerken? We maken een beetje een reis door zijn leven. De wilde eend [Kačena divoká] en Onze berk [Což ta naše 25


bříza ] zijn heel mooi, maar dat hadden ook een heleboel andere componisten kunnen schrijven. Als je het hoort, denk je niet: «O! dat is Janáček! « Je kan nog helemaal niet bevroeden wat hij gaat doen later.

Wat spreekt u het meest aan in Concertino? Dat heeft niemand zo gedaan: die centrale piano en aan weerszijden drie strijkers en drie blazers. Maar het duurt een tijd voor die allemaal aan bod komen. Alsof er een gesprek plaatsvindt, waarbij de piano het verhaal vertelt. Eerst heeft die een dialoog met de hoorn. Die pianonoten in het begin: statement! Dan het hoornmotiefje: «Wat bedoel je?» En zo gaat het door, het is volkomen met elkaar praten. Dan volgt een fantastische dialoog met de klarinet. Daarna komen de strijkers: «Ho, hier zijn wij!». Tot slot krijg je dat uitbundige laatste deel, waar ze allemaal samenkomen. Stuk voor stuk gesprekken. Dat kan heel teder zijn, maar het kan ook snauwen, het kan vloeken. Het is niet alleen maar de mooiigheid van de taal zoals in de romantiek, waar het om reciteren gaat, maar echt de directheid ervan. Ik denk dat de inspiratie die hij gevonden heeft in de taal beslissend is geweest. Hij wou componeren zoals mensen praten. Vanwaar die fascinatie voor spreektaal? Zijn land was eeuwenlang onderdeel van het Habsburgse Rijk. Heel het zelfbewustzijn van de Tsjechische taal en identiteit, daar heeft hij een enorme rol in gespeeld. Neem nu dat aangrijpend verhaal van Kantor Halfar, die geen Duits wil praten en om die reden de dood in gaat. De onderdrukking van taal en identiteit wordt een enorme drijvende kracht om met die taal een geheel eigen muziek te maken. Het is prachtig wat 26

NEDERLANDS

Heel anders is Het Spoor van de Wolf [Vlčí stopa], bijna een mini-opera… Dat is al een buitengewoon origineel koorstuk, heel dicht op het verhaal geschreven. Je kan je de tekst nauwelijks meer zonder de muziek voorstellen. Je gelooft het ook meteen. De zwervende dwaas [Potulný šílenec] is nog zo’n verhaal dat je naar de keel grijpt. Říkadla is natuurlijk in alle opzichten meesterlijk en onverwisselbaar Janáček. Hoe hij die instrumenten gebruikt, de piano, en vooral die glansrol van de klarinet daarin. Ik vind het een feest om naar te luisteren. Ik word van het ene meegenomen naar het andere.


Kundera daarover schrijft: «Hij heeft onze taal teruggegeven. Dat is het hoogste wat er in Tsjechië op dat gebied ooit gedaan is.» Bovendien vind ik iedere zin raak, wat hij erover schrijft. Ik kan het natuurlijk alleen maar van de buitenkant horen, maar Kundera als Tsjech hoort van de binnenkant wat dat betekend heeft, ook op maatschappelijk en politiek vlak, tot uiteindelijk na de eerste wereldoorlog de zelfstandigheid komt. Dat is een aspect waar wij een beetje op een afstand van staan, omdat we die taal en die achtergrond niet hebben. Maatschappelijke bewogenheid vinden we ook terug in 1.X.1905, de sonate voor piano, geïnspireerd door de moord op een arbeider bij een betoging voor een Tsjechische universiteit in Brno… Dat stuk heeft een tragische geschiedenis. Hij heeft het zelf willen vernietigen. Dank zij de uitvoerende pianiste, die het gekopieerd had, zijn deze twee delen overgebleven. Er was een derde deel, een treurmars, maar dat heeft hij verbrand nog voor de creatie. Waarom koos u ervoor het te bewerken? Op het conservatorium al speelde ik graag pianostukken van Janáček, zoals In de Mist. En die sonate vond ik fascinerende muziek, maar het is op zijn zachtst gezegd heel ongemakkelijk voor piano geschreven. Je hebt het gevoel dat de muzikale ideeën niet goed realiseerbaar zijn. Op een gegeven moment dacht ik: weet je wat, ik ga het bewerken. Toen vond ik wel dat je ‘schatplichtig’ bent aan het ongelooflijk originele karakter van het stuk, dat het niet helemaal een conventioneel ensemble mocht zijn. Het stuk is zo rijk aan spanningen, contrasten – zoveel dat wringt in die muziek. Ik wou dus ook een kleur hebben die daarmee in overeenstemming is. En toen kwam ik op het idee om daar een accordeon in te doen. En dat bevalt mij heel erg goed. Als die accordeon begint, kom je in een andere wereld. Interview: Bart Bruggeman

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1970

PHILIPPE HERREWEGHE STICHT HET COLLEGIUM VOCALE GENT, EEN KLEIN KAMERKOOR VAN 16 GETALENTEERDE EN ENTHOUSIASTE STUDENTEN.

1973

COLLEGIUM VOCALE GENT GEEFT ZIJN ALLEREERSTE UITVOERING VAN BACHS JOHANNESPASSIE OP AUTHENTIEKE INSTRUMENTEN. PHILIPPE HERREWEGHE DIRIGEERT. SOLISTEN ZIJN ONDER ANDERE MAX VAN EGMOND EN RENÉ JACOBS.

1976

COLLEGIUM VOCALE GENT WORDT UITGENODIGD DOOR NIKOLAUS HARNONCOURT EN HET CONCERTGEBOUWORKEST OM BACHS MATTHÄUSPASSIE IN AMSTERDAM UIT TE VOEREN. IN JUNI VOLGT DE EERSTE OPNAME VOOR TELEFUNKEN IN DE HISTORISCHE REEKS BACH OPNAMEN ‘DAS ALTE WERK’.

1981

ONDER DE LEIDING VAN PHILIPPE HERREWEGHE ZINGT COLLEGIUM VOCALE GENT SAMEN MET DE NIEUW OPGERICHTE CHAPELLE ROYALE IN PARIJS DE VESPRO DELLA BEATA VERGINE VAN MONTEVERDI. FRANCE MUSIQUE NEEMT DE HOHE MESSE OP.

1993

COLLEGIUM VOCALE GENT WORDT CULTUREEL AMBASSADEUR VAN VLAANDEREN

2000

OP 26 JULI, DE 250STE VERJAARDAG VAN BACH, VOERT COLLEGIUM VOCALE GENT DE MATTHÄUSPASSIE UIT IN DE THOMASKERK IN LEIPZIG TIJDENS HET BACHFEST. HET ENSEMBLE WORDT WERELDWIJD GEVRAAGD OM BACHS MUZIEK UIT TE VOEREN, VAN PARIJS TOT MELBOURNE, VAN TOKYO TOT NEW YORK.

2010

OM ZIJN 40 JAAR TE VIEREN ONDERNEEMT COLLEGIUM VOCALE GENT EEN GROTE INTERNATIONALE TOURNEE TOURNEE MET BACHS MATTHÄUSPASSIE. COLLEGIUM VOCALE GENT EN PHILIPPE HERREWEGHE STARTTEN EEN NIEUW OPNAMEPROJECT MET EEN EIGEN LABEL PHI , IN SAMENWERKING MET OUTHERE-MUSIC. HET LABEL TELT VANDAAG 20 TITELS. www.collegiumvocale.com

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NEDERLANDS

COLLEGIUM VOCALE GENT


HET COLLECTIEF 1998

VIJF MUZIKANTEN UIT BRUSSEL MET EEN PASSIE VOOR HET 20STE EEUWSE KAMERMUZIEKREPERTOIRE RICHTEN HET COLLECTIEF OP. IN DE ‘NIEUWE REEKS’ TE LEUVEN, ‘D’IMPRIMERIE’ IN BRUSSEL EN DE GENTSE ‘RODE POMP’ SPEELT DE GROEP UITGEBREIDE JAARLIJKSE CYCLI.

2003

DE INTERNATIONALE MUZIEKPERS REAGEERT ENTHOUSIAST OP EEN EERSTE CD MET WERK VAN SCHÖNBERG. DE OPNAME VAN PIERROT LUNAIRE MET JACQUELINE JANSSEN (SPRECHSTIMME) EN ROBIN ENGELEN (DIRIGENT) WORDT IN 2011 DOOR HET FRANSE TIJDSCHRIFT DIAPASON GENOEMD ALS DE REFERENTIEOPNAME VAN DIT WERK.

2009

DE SÃO PAULO COMPANHIA DE DANÇA DANST OP EIN MUSIKALISCHES OPFER ‘REVISITED’: EEN HEDENDAAGSE INVULLING VAN BACHS MEESTERWERK. EEN REEKS UITVOERINGEN MET LIVE MUZIEK BETEKENEN HET BEGIN VAN EEN REEKS BRAZILIAANSE CONCERTTOURNEES.

2010 MET 12X12, A MUSICAL ZODIAC ZET HET COLLECTIEF SAMEN MET CAPILLA FLAMENCA EEN UNIEKE CROSSOVER VAN STOCKHAUSEN EN ARS NOVA OP DE PLANKEN. EEN EERSTE PASSAGE OP HET FESTIVAL DE SAINTES MET DEZE PRODUCTIE IS EEN SCHOT IN DE ROOS: HET COLLECTIEF IS SINDSDIEN EEN REGELMATIGE GAST OP DIT FRANSE TOPFESTIVAL. 2011

HET COLLECTIEF ONTVANGT DE PRESTIGIEUZE PRIJS VOOR ‘MUSICUS VAN HET JAAR’ VAN DE VLAAMSE PUBLIEKE RADIOZENDER KLARA.

2014

ONDER DE BEZIELENDE LEIDING VAN REINBERT DE LEEUW NEEMT HET COLLECTIEF VROEG- TWINTIGSTE EEUWSE TRANSCRIPTIES VAN BERG, ZEMLINSKY, WEBERN EN BUSONI OP. HET GROTE SUCCES VAN DEZE CD HEEFT EEN UITGEBREIDE REEKS CONCERTEN OP NEDERLANDSE PODIA TOT GEVOLG. www.hetcollectief.be 29


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REINBERT DE LEEUW

1957/62 REINBERT DE LEEUW STUDEERT PIANO BIJ JAAP SPAANDERMAN, MUZIEKTHEORIE AAN HET CONSERVATORIUM VAN AMSTERDAM EN COMPOSITIE AAN HET KONINKLIJK CONSERVATORIUM VAN DEN HAAG. 1974

HIJ STICHT HET SCHÖNBERG ENSEMBLE, WAARVAN HIJ DE VASTE DIRIGENT EN MUZIKAAL LEIDER IS.

1992

ARTISTIEK DIRECTEUR VAN HET ALDEBURGH FESTIVAL. HIJ ONTVANGT 3M LAUREAAT, DE GROOTSTE MUZIEKPRIJS VAN NEDERLAND.

1994

EREDOCTORAAT VAN DE UNIVERSITEIT VAN UTRECHT.

2000/02 ARTISTIEK ADVISEUR VOOR DRIE REEKSEN VAN MODERNE EN HEDENDAAGSE MUZIEK EN GASTDIRIGENT VAN HET SYDNEY SYMPHONY ORCHESTRA. 2001/10

ARTISTIEK LEIDER VAN DE NJO SUMMER ACADEMY VAN HET NATIONAAL JEUGDORKEST.

2004

PROFESSOR AAN DE UNIVERSITEIT VAN LEIDEN - ACADEMY OF CREATIVE AND PERFORMING ARTS.

2006

REINBERT DE LEEUW WINT DE 'ANGEL' VOOR BESTE UITVOERING OP HET EDINBURGH INTERNATIONAL FESTIVAL VOOR ZIJN INTERPRETATIE VAN MESSIAENS DES CANYONS AUX ÉTOILES MET HET NJO.

2008

RIDDER IN DE ORDE VAN DE NEDERLANDSE LEEUW.

2013

HIJ ONTVANGT EDISONS VOOR ZIJN GEHELE OEUVRE EN VOOR ZIJN OPNAME VAN LISZTS VIA CRUCIS.

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NEDERLANDS

1994/98 ARTISTIEK DIRECTEUR VAN HET TANGLEWOOD FESTIVAL FOR CONTEMPORARY MUSIC.


TEXTES CHANTÉS SUNG TEXTS GESUNGENE TEXTE GEZONGEN TEKSTEN


1 KACENA DIVOKÁ, JW IV/18 Mixed Chorus Kačena divoká letěla z vysoka, šohaj dobrý střelec, střelil ji do boka. Do boka levého, pod pravú nožičku. Ona zaplakala, sedňa na vodičku. Hořko zaplakala, na Boha zvolala: Ach Bože, Rozbože, už jsem dolétala! Ubohá kačica, už jsem dolétala, už jsem svá káčátka, už jsem dochovala. Moje drobné děti nedělajú škody; sednú na Dunaju, kalnú vodu pijú. Kalnú vodu pijú, tvrdý písek jedá. Vy drobná kačátka, poleťte vy za mnou! Šak my poletíme k velkému Dunaju. Traditional

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LA CANE SAUVAGE

THE WILD DUCK

Une cane sauvage en plein vol est tombée. C’est un gaillard, un bon fusil, qui au flanc l’a blessée,

A wild duck fell in mid-flight. A young lad, a good shot, wounded her on the flank

au flanc gauche blessée, sous sa petite patte.

on the left flank, below her little foot.

Alors elle a pleuré en se posant sur l’eau ;

Then she wept as she settled on the water;

pleuré amèrement, invoquant le bon Dieu : Ah ! mon Dieu, Dieu si bon, je ne volerai plus !

she wept bitterly, calling out to the good Lord: ‘Ah God, merciful God, I will never fly again!

Hélas, pauvre canette, je ne volerai plus, mes petits canetons je n’élèverai plus.

‘Alas, poor little duck, I will never fly again, I will no longer be able to raise my little ducklings.

Mes enfants, mes petits, ils ne font rien de mal ; sur le Danube ils nagent et boivent l’eau fangeuse,

‘My children, my little ones, do no one any harm; they swim in the Danube and drink the murky water,

ils boivent l’eau fangeuse, mangent le sable dur.

'they drink the murky water, and eat the hard sand.

Mes petits canetons, voletez à ma suite, nous prendrons notre envol vers le Danube immense.

‘My little ducklings, flutter after me! We will fly off to the great Danube.’

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2 COŽ TA NAŠE BŘÍZA, JW IV/22 Male Chorus Což ta naše bříza na dvorečku smutně se mi sklání k okénečku? Nechť je nebe tiché, voda tichá, ona stále chví se, stále vzdychá. Což se to mé srdce nepokojí? Což se o lásku bojí? Pokoje mi nedá v noci, ve dne, usedá, neusedne. Na té naší bříze pod okénkem, listí na řapíčku visí tenkém; bázlivě si šeptá, chví se v bolu, že je každý vánek strhá dolů. Na nejtenším ale pouhém vlásku, srdce zří se chvíti, zří svoji lásku. Necht’ je neuchvátí vichor žádný, dech ji může strhnout, je-li zrádný. Eliška Krásnohorská

3 ELEGIE NA SMRT DCERY, JW IV/30 Tenor solo, Mixed Chorus & Piano Hle, sama, jak smírnĕ, pokojnĕ dívka spí! Bílá, jak v spánku, s očima uzavřenýma, jen hluboký klid a mír na mramorové skráni, v mramoru čela, skrání, bez bouře zápasů, bez přání!


NOTRE BOULEAU

OUR BIRCH TREE

Notre bouleau dans la cour qu’a-t-il à ma fenêtre tristement à se pencher ? Quand même les cieux sont sereins, les eaux tranquilles, il est toujours à trembler, toujours à soupirer.

Why does our birch tree in the yard bend sadly at my window? Even when the heavens are serene, the waters calm, it still quivers, still sighs.

Qu’a-t-il mon cœur à s’alarmer ainsi ? Aurait-il peur pour son amour ? Il ne me laisse de repos ni jour ni nuit, navré, il ne cesse de palpiter.

What is it that torments my heart? Is it afraid for its love? It leaves me at peace neither night nor day; in its affliction, it trembles constantly.

Sur notre bouleau sous la fenêtre, les feuilles pendent à de frêles pétioles ; elles bruissent et frémissent, de peine et de peur que la moindre brise ne les emporte.

On our birch tree under the window, the leaves hang on thin stalks; they whisper fearfully, rustle sorrowfully lest the slightest breeze should tear them away.

Suspendu au plus fin des cheveux, mon cœur voit cependant son amour vaciller. Puisse nulle tempête ne l’assaillir, traître, un simple souffle pourrait le jeter bas.

Hanging on the slenderest thread, my heart sees its love wavering. May no storm assail it, for a mere treacherous breath could bring it down.

ÉLÉGIE SUR LA MORT DE MA FILLE OLGA

ELEGY ON THE DEATH OF MY DAUGHTER OLGA

Vois, comme en un doux sommeil, paisible, dort la jeune fille !

See how calmly, how easily, the young girl slumbers!

Blanche, comme endormie, les yeux fermés, calme profond, profonde paix sur ses tempes de marbre, dans le marbre de son front, loin des combats et des tempêtes, sans désirs !

Pale as if in sleep, her eyes closed, deep calm, deep peace on her marble brow, on her marble temples, far from stormy struggles, free from desires!


Jak s rtem navždy zmlklým se úsměv snoubí, proud kadeří chlad skráně vroubí! Hled’ sám, živých květů jak déšť s vlasů splývá, ba, zdá se, že dřímá, žádnou bolest nevnímá!

Slyš, píseň pohřební jak s kůru slétá, a pláč a nářek těch, co zůstali, co zbyli, se s písně tóny v souzvuk splétá. Než dívka dál jen sladce spí a dále svůj sen sní.

Však nad smrtí duch vítězí, v kráse dlí tam, kde žal se ztrácí, kde svatý vládne mír, kde žal a touhy, úsměv pouhý, vkouzlen v smírnou zář! Tam duše v světla proud se vznáší výše, kde zřít smí lásce nejvyšší v tvář. After Marfa Nikolaevna Veveritsa 6 KANTOR HALFAR, JW IV/33 Male Chorus Kantor Halfar byl hoch dobrý, byl hoch tichý, byl hoch hezký, Ale měl on, měl on chybu, i v Těšíně mluvil česky,


Comme à ses lèvres à jamais silencieuses un sourire semble s’unir, comme le flot de ses boucles encercle la fraîcheur des tempes ! Vois, comme une pluie de fleurs vives coule de sa chevelure, oui, on dirait qu’elle sommeille, de toute douleur délivrée !

On her lips, now for ever silent, a smile appears to hover; her flowing tresses frame her cold temples! See, living blossoms like rain fall from her hair; yes, it seems as if she is slumbering, delivered from all pain!

Écoute, le chant funèbre descend du chœur en déployant son aile, et les larmes et les sanglots de ceux qui sont restés, de ceux qui lui survivent, mêlés au chant s’accordent avec lui. Mais en un doux sommeil la jeune fille dort rêvant à l’infini son rêve.

Listen, the funeral chant floats down from the choir gallery, and the tears and sobs of those who remain, who survive her, blend with it in harmony. But the young girl sleeps sweetly on, still dreaming her dreams.

Pourtant l’esprit triomphe de la mort, dans la Beauté il séjourne là-bas, où le chagrin s’anéantit, où règne une céleste paix, où de la peine et du regret il ne reste plus qu’un sourire par un charme changé en un éclat serein !

Yet the spirit triumphs over death, and dwells in beauty in that place where grief fades, where heavenly peace reigns, where sorrow and longing dissolve into a smile, magically transformed into a radiant glow!

L’âme, là-bas, dans un flot de lumière, toujours plus haut s’élève, pour pouvoir enfin contempler face à face l’amour suprême.

There the soul, in a stream of light, rises ever upwards, to stand at last face to face with supreme love.

LE MAÎTRE D’ÉCOLE HALFAR

HALFAR THE SCHOOLMASTER

Le maître d’école Halfar était un brave garçon, un garçon tranquille, bien de sa personne, mais il avait, oui, il avait un défaut, il parlait tchèque même à Těšín

Halfar the schoolmaster was a good lad: he was a quiet lad, a handsome lad. But he made one, one mistake: in Těšín he spoke Czech


před okresním inspektorem! A když tak se kantor spustí, víš, jsou hříchy v katechismu co se nikdy neodpustí! Léta plynou, vlasy řídnou jako listí před jesení! Halfar pořád za mládence! Pro Halfara místa není! V krčmě zní jen skočná hudba. Právě v kapli dalo slovo! Co by mělo deset roků čekat děvče Halfarovo? Přišli páni: „škola polská!“ Ale vzpurný Halfar učí jak mu káže zákon boží! Tich po mezích chodí kantor bez úsměvu, bez myšlenky, v krčmě v noci sám za stolem, hledí k zemi, hledí sklenky! V horký večer, na klekání když se jednou ve vsi zvoní, vrazí děvče v černou jizbu: Kantor visí na jabloni! Bez modlitby, bez slzy ho, jak při hříšné duši jisto, v roh hřbitova zakopali a tak dostal Halfar místo! After Petr Bezruč


à la barbe de l’inspecteur de district ! Et quand un maître d’école se dévoie, vois-tu, il y a dans le catéchisme des péchés qui ne se pardonnent pas !

to the district inspector! And if a schoolmaster starts that way, you know, his sins against the catechism are never forgiven!

Les années passent, les cheveux s’éclaircissent, tel le feuillage à l’approche de l’automne ! Halfar, lui, est toujours auxiliaire ! Pour Halfar il n’y a pas de place !

Years go by, and his hair grows sparse like leaves in the autumn! Halfar is still a bachelor! There is no place for Halfar!

La musique à l’auberge joue des airs de polka. À la chapelle elle vient de promettre sa foi ! Qu’aurait-elle donc dû faire ? Attendre dix ans, la mie de Halfar ?

In the tavern only dance music is heard. She has just plighted her vows in the chapel. But was Halfar’s girl to wait ten years for him?

Les autorités ont tranché : « École polonaise ! » Halfar l’insoumis enseigne pourtant selon son âme et conscience !

The gentlemen decreed: ‘A Polish school!’ But the rebellious Halfar teaches as the law of God commands him!

Le maître arpente les champs, muet, sans un sourire, sans une pensée, la nuit à l’auberge il reste seul, les yeux à terre, ne voit que son verre !

Silently the schoolmaster walks along unsmiling, unaware; in the tavern at night, he sits alone at a table, looking down into his glass!

Un jour, par une chaude soirée, alors que l’angélus sonne au clocher, la servante accourt dans la salle enfumée : Le maître d’école s’est pendu à un pommier !

One hot evening, as the villagers knelt when the village bell rang for Vespers, a girl rushed into the dark room: ‘The schoolmaster is hanging on an apple tree!’

Sans une prière, sans une larme, comme il convient aux âmes coupables, on l’a mis en terre dans un coin du cimetière et c’est ainsi que Halfar a eu sa place !

Without prayers, without tears, as befits a sinful soul, they buried him in the corner of the cemetery. So Halfar found a place!


7 VLČÍ STOPA, JW IV/39 Soprano Solo, Female Chorus & Piano Temná noc! Starý hejtman hledá stopu vlčí. Divně se ta stopa až v sad panský stočí! Druhou noc již hejtman do svítání tiše ponocoval sám s nabitou zbraní. Kolem mlha, kam jen obzor stačí. Hejtman v zamyšlení kroutí šedé kníry. „Sper to tisíc hromů, škoda noci, škoda noci, půjdu radši domů!” A tam ve sněhu jasná záře se kmitla! Hejtmanovi hlavou myšlenka hrozná, děsná jak propast bezedná! Za ní shluk jiných ve vířivém kole! Hoj! Tak supů hejno kráká na mrtvole! Snad vlk to zavyl v dálce, či mrazivý vítr do topolů pere? A opět…zdaž to okno neb vítr sténá? „Ďáble! Za tím oknem dřímá moje mladá žena!” Jeho mladá žena, plná, krásná růže, Jeho mladá žena, holubice smavá. Kdož té bujné krvi, kdo jí může věřit?


LA TRACE DU LOUP

THE WOLF’S TRAIL

Sombre nuit ! Le vieux capitaine recherche la trace d’un loup ! Étrange ! En maints détours la trace jusqu’au parc du manoir conduit !

Dark the night! The old captain seeks the wolf’s trail. Strangely, the trail winds its way to the manor grounds!

Depuis déjà deux longues nuits le capitaine jusqu’à l’aube veille, en silence et solitaire, son fusil chargé près de lui.

The following night, until daybreak, the captain keeps watch, alone and in silence, his loaded gun beside him.

Tout autour la brume est épaisse, aussi loin que l’œil puisse voir. Le capitaine, tout pensif, tortille sa moustache grise.

All around is thick fog as far as the eye can see. The captain, lost in his thoughts, twirls his grey whiskers.

« Va au diable ! Mille tonnerres ! Assez gâché ma nuit, plutôt rentrer chez moi ! »

‘A thousand thunders! Confound this wasted night, this wasted night, I’d better be off home!’

Alors, voici que sur la neige scintille un éclat fugitif ! Et dans l’esprit du capitaine passe une terrible pensée, effrayante, comme un abîme !

And there in the snow glints a bright light! And through the captain’s mind flashes a terrible thought, as dreadful as a bottomless pit!

Et puis d’autres, d’autres encore, en un tourbillon infini ! C’est ainsi qu’un vol de vautours crie au-dessus d’un cadavre !

And then others follow, in an endless whirl! Ha, just like a flock of vultures thronging around a corpse!

Serait-ce au loin le loup qui hurle, ou la bise glacée cinglant les peupliers ? De nouveau… Est-ce la fenêtre ou la bourrasque qui gémit ? « Ah ! derrière cette fenêtre ma jeune épouse est endormie ! »

Is that the wolf howling in the distance, or the icy wind lashing the poplars? And again . . . is that a window, or the gale moaning? ‘The devil! Behind that window my young wife is sleeping!’

Sa jeune épouse, belle rose en sa floraison, sa jeune épouse, colombe au visage rieur. Qui, à ce sang ardent, qui donc pourrait se fier ?

His young wife, a lovely rose in full bloom, his young wife, a joyful dove; such wild blood, who could trust her?


Kdož jí věřit může? Jeho mladé ženě, plné, krásné růži, Jeho mladé ženě, holubici smavé. Hle zas nový proud světla, v něm dva stíny hrají; viz, dvě bílé ruce, okno otvírají, hle, stín jeden tmavý jak se spouští dolů! Druhý stín se kloní v jeho obejmutí. Slyš těch palných retů sladké přižehnutí! Div se hejtman zdrží šíleného bolu, div se zdrží, oko v slzách, pušku ohledává. K líci klade pušku v divém rozechvění. Ach! Houkla rána! Snad věčným toto políbení! Dnes jistě našel hejtman stopu vlčí! After Jaroslav Vrchlický 8 POTULNÝ ŠÍLENEC, JW IV/43 Soprano, Tenor, Baritone & Male Chorus Potulný šílenec hledal zlatotvorný kámen: vlasy měl zcuchané, vyrudlé, zaprášené; tělo vyhublé v stín, rty pevně sevřeny, jak dvéře jeho srdce, planoucí oči jak lampa světlušky, hledající druha.


Qui pourrait se fier à elle ? À sa jeune épouse, belle rose en sa floraison, à sa jeune épouse, colombe au visage rieur ?

Who could trust her? His young wife, a lovely rose in full bloom, who could trust her, that joyful dove?

Puis encore un rai de lumière, où deux ombres vont s’ébattant ; Et voici deux mains blanches qui ouvrent la fenêtre, et puis une ombre noire qui semble s’affaisser !

Look, another beam of light, where two shadows move; see, two white hands open the window. Look, one dark shadow bends down!

Et voici que l’autre se penche, à son étreinte se livrant. Entends, de ces lèvres ardentes, entends le suave baiser !

And the other leans over, yielding to its embrace! Listen to the sweet union of those ardent lips!

À grand-peine le capitaine retient sa douleur insensée, et les yeux tout baignés de larmes, il contemple son fusil.

The captain can hardly restrain his frenzied grief, hardly restrain it; his eyes full of tears, he stares at his gun.

Il prend son arme et met en joue –son cœur sauvagement palpite– C’en est fait ! Le coup est parti ! Et peut-être à jamais leurs bouches sont unies !

He raises his gun and takes aim, trembling wildly. Ah! A shot rings out! Perhaps the kiss will last for ever!

Oui, aujourd’hui le capitaine a trouvé la trace du loup !

Yes, today the captain did find the wolf’s trail!

LE FOU ERRANT

THE WANDERING MADMAN

Le fou errant recherchait la pierre de touche, la chevelure emmêlée, fauve et chargée de poussière, le corps usé jusqu’à l’ombre, les lèvres serrées, pressées, comme les portes fermées de son cœur, les yeux brûlants comme la lumière d’un ver luisant cherchant sa femelle.

A wandering madman was seeking the touchstone, with matted locks tawny and dust-laden, and body worn to a shadow, his lips tight-pressed, like the shut-up doors of his heart, his burning eyes like the lamp of a glow-worm seeking its mate.


Před ním hučel nekonečný oceán. Žvavé vlny vyprávěly, neustále vyprávěly o skrytých pokladech, vysmívajíce se nevědomosti, jež nezná smyslu jejich hovoru. Neměl již naděje, přec nechtěl odpočinouti, hledání stalo se mu životem. Tak jako oceán zdvíhá své paže k nebesům, tak jako hvězdy jdou, stále hledajíce cíle nedostižného, právě tak šílenec se zaprášenými kadeřemi bloudil, hledaje kamene zlatotvorného.

Jednoho dne přišel jsem, venkovský hoch, a tázal jsem se: „Řekni mi, jak jsi dostal ten zlatý řetěz kolem krku?“ Kde, ó kde jej potkalo to štěstí? Kde, ó kde jen potkalo ho štěstí, aniž o tom věděl? Byl si navykl zdvíhati oblázky, a jimi dotýkati se řetězu, zahazovati je, aniž se podíval, stala-li se proměna. Řetěz, který byl železný, proměnil se v zlato! Šílenec užasl, bil se do čela. Tak šílenec nalezl a ztratil zlatotvorný kámen. Cha, cha, cha, cha, cha. Slunce nížilo se k západu, obloha byla zlatá. Šílenec vracel se poznovu hledati ztraceného pokladu se silou uhaslou a tělem sehnutým, a srdcem v prachu, jako strom, jenž byl vyvrácen. Original adaptation by Francis Balej from original English poem of Rabindranath Tagore


Devant lui, l’océan infini grondait. Les vagues bavardes parlaient sans relâche de trésors cachés, se moquant de l’ignorance qui ne connaissait pas leur signification. Peut-être ne lui restait-il plus aucun espoir ; pourtant, il ne se reposait pas, la recherche était devenue sa vie, – Tout comme l’océan lève toujours ses bras vers le ciel, vers l’inaccessible, – Tout comme les étoiles tournent en rond, à la recherche d’un but qui ne sera jamais atteint, – Pourtant, sur la rive solitaire, le fou à la chevelure poussiéreuse et fauve errait encore à la recherche de la pierre de touche.

Before him the endless ocean roared. The garrulous waves ceaselessly talked of hidden treasures, mocking the ignorance that knew not their meaning. Maybe he now had no hope remaining, yet he would not rest, for the search had become his life,— Just as the ocean for ever lifts its arms to the sky for the unattainable— Just as the stars go in circles, yet seeking a goal that can never be reached— Even so on the lonely shore the madman with dusty tawny locks still roamed in search of the touchstone.

Un jour, un garçon du village vint et demanda : « Dismoi, d’où vient cette chaîne dorée autour de ta taille ? » Le fou sursauta – la chaîne qui autrefois était en fer était d’or en réalité ; ce n’était pas un rêve, mais il ne savait pas quand elle avait changé. Il se frappa furieusement le front – où, où donc avait-il réussi sans le savoir ? Il avait pris l’habitude de ramasser des cailloux et de toucher la chaîne, puis de les jeter sans regarder si un changement s’était produit : ainsi, le fou avait trouvé et perdu la pierre de touche. Le soleil descendait à l’ouest, le ciel était d’or.e Le fou revint sur ses pas pour chercher à nouveau le trésor perdu, sa force disparue, son corps tordu et son cœur dans la poussière, comme un arbre déraciné.

One day a village boy came up and asked, «Tell me, where did you come at this golden chain about your waist?» The madman started—the chain that once was iron was verily gold; it was not a dream, but he did not know when it had changed. He struck his forehead wildly—where, O where had he without knowing it achieved success? It had grown into a habit, to pick up pebbles and touch the chain, and to throw them away without looking to see if a change had come; thus the madman found and lost the touchstone. The sun was sinking low in the west, the sky was of gold. The madman returned on his footsteps to seek anew the lost treasure, with his strength gone, his body bent, and his heart in the dust, like a tree uprooted. Rabindranath Tagore


Rˇ ÍKADLA, JW V/17 Chamber Choir and 10 Instruments 13

I. ÚVOD

14

II. ŘÍPA SE VDÁVALA Řípa se vdávala, celer pískal, mrkev tancovala a křen to všecko spískal, říkadla spískal. Tidli, tidli…, tidli, fidli..., tidli dudli..., dudli tidli.

15

III. NENÍ LEPŠÍ JAKO Z JARA Není lepší jako z jara, zelená se v poli tráva, Koza leží na mezi, nic jí ležet nemrzí.

16 IV. LEZE KRTEK Leze krtek podle meze, vyměřuje louku; sysel za ním pytle veze, že bude mít mouku. 17 V. KAREL DO PEKLA ZAJEL Karel do pekla zajel na bílém koni, čert ho tam honí. Nevěděl kudy, koupil si dudy, nevěděl ještě, koupil si kleště, nevěděl nic, koupil si klíč.


COMPTINES I. INTRODUCTION

NURSERY RHYMES I. INTRODUCTION

II. AUX NOCES DE LA BETTERAVE Aux noces de la betterave, Céleri jouait du flûtiau, La carotte menait la danse, Le raifort a tout arrangé, Arrangé toutes les comptines. Tidli, tidli, tidli fidli, Tidli dudli, dudli tidli.

II. THE BEETROOT GOT MARRIED The beetroot got married, the celery played the whistle, the carrot led the dance, the horseradish arranged it all, arranged all these rhymes. Tidli, tidli, tidli fidli, Tidli dudli, dudli tidli.

III. Y A RIEN D’PLUS BEAU QUE LE PRINTEMPS Y a rien d’plus beau que le printemps, L’herbe verdit aux champs, Au pied des haies la chèvre a pris ses aises, Un bon repos n’a rien qui lui déplaise !

III. THERE’S NOTHING BETTER THAN SPRINGTIME There’s nothing better than springtime: the grass grows green in the fields, the goat lies under the hedgerow; she’s always happy to take a rest!

IV. RAMPE LA TAUPE Rampe la taupe au bord du champ, Du pré elle prend les mesures ; Hamster la suit, portant un sac, Il veut le remplir de farine.

IV. THE MOLE CREEPS The mole creeps along the hedgerow, measuring out the meadow; the hamster follows, carrying a sack, because he’s going to grind some flour.

V. CHARLOT S’EN EST ALLÉ FAIRE UN TOUR EN ENFER Charlot s’en est allé faire un tour en enfer, Sur un cheval blanc, le diable à ses trousses, Ne sait où aller, s’achète un biniou, Ne sait toujours pas, s’achète une pince, Ne sait rien du tout, s’achète une clé.

V. KAREL RODE OFF TO HELL Karel rode off to hell on a white horse, with a devil chasing him. He didn’t know where to go, so he bought himself bagpipes; still didn’t know, so bought himself pliers; still knew nothing, so bought himself a key.


18 VI. ROZTRHANÉ KALHOTY Roztrhané kalhoty, vítr do nich fouká, budu si je zašívat: pavouk niti souká. 19 VII. FRANTA RASŮ Franta rasů, hrál na basu staré krávě u ocasu. Stará kráva byla ráda že má Frantu kamaráda. 20 VIII. NÁŠ PES, NÁŠ PES Náš pes, náš pes zlámal ocas: pro svoji dobrotu strčil ho do plotu; náš pes, náš pes zlámal ocas. 21 IX DĚLÁM, DĚLÁM KÁZÁNÍ Dělám, dělám kázání, čtyři kočky svázány, a pátý pes, do pece vlez, ukrad tam topinku, běžel s ní po rynku; potkala ho kráva, to byla jeho máma; potkal ho bulíček, to byl ten tatíček; potkal ho bejček,


VI. MA CULOTTE EST DÉCHIRÉE Ma culotte est déchirée, Le vent s’y fraie un passage, Il faudra la repriser Avec du fil d’araignée.

VI. TORN BREECHES My breeches are torn, the wind blows through them. I’ll have to sew them up; a spider is spinning the thread.

VII. FRANÇOIS LE BOUSEUX François le Bouseux jouait de la basse, Auprès de la queue d’une vieille vache, La vieille vache était ravie D’avoir un ami tel que lui.

VII. FRANTA THE KNACKER’S SON Franta the knacker’s son played the bass behind the old cow’s tail. The old cow was delighted to have Franta as her friend.

VIII. NOTRE CHIEN, NOTRE CHIEN Notre chien, notre chien, Il s’est cassé la queue ; Car il l’a, ce nigaud, Coincée dans la clôture ; Notre chien, notre chien, Il s’est cassé la queue.

VIII. OUR DOG, OUR DOG Our dog, our dog has broken his tail; for the silly clot stuck it through the fence! Our dog, our dog has broken his tail.

IX. JE FAIS, JE FAIS UN PRÊCHE Je fais, je fais un prêche, Quatre chats fagotés, Mon cinquième est un chien, Il entre dans le four, Il chipe un pain grillé, Et s’enfuit au marché ; Une vache il y voit, C’est sa maman, je crois ; Il y rencontre un veau C’est son papa tout beau ; Rencontre un bouvillon,

IX. I PREACH, I PREACH A SERMON I preach, I preach a sermon: four cats tied together, And the fifth, a dog, got into the oven, stole a slice of toast, and ran around the square with it; he met a cow, that was his Mummy; he met a bullock, that was his Daddy; he met a calf,


to byl ten strejček; potkal ho hřebeček, to byl ten dědeček; potkala ho kozička. to byla jeho babička. 22 X. STARÁ BÁBA ČAROVALA Stará bába čarovala, z ječmene kroupy, z prosa jáhly dělala, to byly její čary. 23 XI. HÓ, HÓ, KRÁVY DÓ Hó, hó, krávy dó, nesó mlíko pod vodó, nesó mlíko půl židlíka. Kde je naše jalová? U božího kostela. Kostel se boří, stodola hoří. Skoč panenko do vody, máš tam zlaté korály. Nač bych já tam skákala, sukýnky si máchala, kde bych si je sušila? U pastýřa v koutku, na zeleném proutku. 24 XII. MOJE ŽENA MALUČIČKÁ Moje žena malučičká, postavím ju do hrnčička; přikryjem ju poklievičkou, nech uvre mi s polievčičkou.


C’est son petit tonton ; Rencontre un vieux mulet, Qui était son pépé ; Rencontre une brebis, Qui était sa mamie.

that was his Uncle; he met a foal, that was his Grandpa; he met a ewe, that was his Grandma.

X. LA VIEILLE D’UN COUP DE BAGUETTE La vieille d’un coup de baguette Changeait l’orge en épais gruau, Changeait le millet en bouillie, C’était là sa sorcellerie.

X. THE OLD WOMAN WAS CASTING SPELLS The old woman was casting spells, turning barley into groats, turning millet into gruel, those were her magic tricks.

XI. HO ! HO ! VL’À LES VACH’S QUI S’EN VIENNENT Ho ! Ho ! V’là les vach’s qui s’en viennent, Ell’s portent leur lait au ruisseau, Du lait toute une demi-jarre. Mais où donc qu’elle est, not’ génisse ? Là, près de l’église au bon Dieu. L’église croule, la grange brûle.

XI. HO, HO, OFF GO THE COWS Ho, ho, off go the cows, carrying their milk down to the water, carrying half a jug of milk. But where’s our young heifer got to? Right by the good Lord’s church. The church is falling down, the barn’s on fire.

Saute dans l’eau, ma mignonnette, Y trouveras bijoux dorés. Et pourquoi devrais-je y sauter, Et pourquoi mouiller ma jupette, Où donc la mettrais-je à sécher ? Dans un coin, près du petit lit, Pendue à ma verte houlette.

Jump in the water, my pretty, you’ll find gold beads there. Why should I jump in and get my petticoats all wet? Where would I dry them? By the shepherd’s hut, over at the corner, on a green branch.

XII. J’AI UNE FEMME SI PETITE J’ai une femme si petite Que je la mets dans la marmite, Avec le couvercle dessus Pour qu’elle cuise dans le jus.

XII. MY TINY LITTLE WIFE My tiny little wife, I’ll put her in the pot and cover her with the lid! She’ll warm up in the soup.


25 XIII BÁBA LEZE DO BEZU Bába leze do bezu, já tam za ní polezu. Kudy bába, tudy já, budeme tam oba dva! 26 XIV. KOZA BÍLÁ HRUŠKY SBÍRÁ Koza bílá hrušky sbírá, strakatá je třese, bílá je ponese zítra do Kolína. 27 XV. NĚMEC BROUK, HRNCE TLOUK Němec brouk, hrnce tlouk, házel jimi přes palouk a s palouku do louže šelma Němec v hrdlo lže. 28 XVI. KOZA LEŽÍ NA SENĚ Koza leží na seně, ona se na mne směje, chytím kozu za bradu, povedu ji do Brodu. V Brodě koze nemajú, šidlem mléko jídajú, pantokem chleba krájajú, měchem drva štípajú! 29 XVII. VAŠEK, PAŠEK, BUBENÍK Vašek, pašek, bubeník, zahnal kozy za rybník; kozy se mu splašily, do vody mu skočily.


XIII. LA VIEILLE GRIMPE À UN SUREAU La vieille grimpe à un sureau, Et moi je grimpe derrière elle, Où va la vieille, moi je vais, Comm’ ça nous y serons ensemble !

XIII. GRANNY’S CRAWLED INTO THE ELDER BUSH Granny’s crawled into the elder bush; I’ll go in behind her. Wherever Granny goes, I go too, that way we’ll be together!

XIV. LA CHÈVRE BLANCHE RAMASSE LES POIRES La chèvre blanche ramasse les poires, La chèvre pie secoue le poirier ; La blanche ira les apporter Demain, à Kolín, au marché.

XIV. THE WHITE GOAT’S PICKING UP THE PEARS The white goat’s picking up the pears, the piebald goat’s shaking them down; the white one will take them to Kolín tomorrow.

XV. L’ALLEMAND GROGNON L’Allemand grognon a cassé les pots, Il les a jetés à travers le pré, Il les a jetés du pré dans la mare, L’Allemand filou ment comme il respire.

XV. GRUMPY GERMAN BROKE THE POTS Grumpy German broke the pots, threw them across the meadow, from the meadow into the pond; crafty German tells lies.

XVI. LA CHÈVRE EST COUCHÉE DANS LE FOIN La chèvre est couchée dans le foin Et de moi elle se moque ! Par la barbe l’attraperai, Et jusqu’à Brod l’emmènerai.

XVI. NANNY GOAT’S LYING IN THE HAY Nanny goat’s lying in the hay and laughing at me! I’ll catch her by the beard and take her to Brod.

À Brod il n’y a pas de chèvres, On y boit le lait avec un poinçon, On coupe le pain avec la cognée, Et l’on fend le bois avec un soufflet !

In Brod they’ve got no goats, they sip their milk with an awl, slice their bread with an axe, and chop their wood with bellows!

XVII. VAŠEK, LE TAMBOUR, CE PETIT GREDIN Vašek, le tambour, ce petit gredin, Derrière l’étang a chassé les chèvres ; Les chèvres se sont emballées Et dans l’eau elles ont sauté.

XVII. VAŠEK, THE SCALLYWAG, THE DRUMMER BOY Vašek, the scallywag, the drummer boy drove his goats behind the pond; the goats bolted and jumped into the water.


30 XVIII. FRANTÍKU, FRANTÍKU Frantíku, Frantíku, dobrá kaša na mlíku, ešče lepší na smetanĕ, ale se ti nedostane. 31 XIX. SEDĔL MEDVID’ NA KOLODI Seděl medviď na kolodi, nohaveci kraje, koloda sje pohinaje, on kolodi laje. Hop, Hop, cumandra, cumandrata moloda.

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XVIII. FRANÇOIS, MON PETIT FRANÇOIS François, mon petit François, La bouillie c’est bon au lait, C’est encor’ mieux à la crème, Mais ça n’sera pas pour toi !

XVIII. FRANTÍK, FRANTÍK Frantík, Frantík, porridge is nice with milk, even better with cream, but there’ll be none left for you!

XIX. UN OURS SUR UN RONDIN ASSIS Un ours sur un rondin assis Se taillait une culotte, Le rondin s’met à rouler, Et lui se met à pester, Hop, hop ! Tralala ! Trala Tradéridéra!

XIX. THE BEAR SAT ON A LOG The bear sat on a log cutting his trouser leg; the log started rolling and he started growling. Hop, hop, cumandra, cumandrata moloda!

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RECORDED ON 9 & 10 MARCH 2015 AT THE BEGIJNHOFKERK IN SINT-TRUIDEN (BELGIUM) PIANO: YAMAHA CFX – JACEK & SVETLO. YANNICK WILLOX sound engineer, recording producer, editing mastering acoustic recording service – www.acousticrecordingservice.be JENS VAN DURME artistic coordination collegium vocale gent ERIKA ABRAMS french translation (což ta naše bříza and kantor halfar) MICHEL CHASTEAU french translation (kačena divoká, vičí stopa, elegie na smrt dcery olgy and říkadla)

CHARLES JOHNSTON english translation (booklet note, sung texts) CATHERINE MEEÙS french translation (booklet note and of potulný šílenec – from original english: the wandering madman) MONIKA WINTERSON german translation (booklet note) FRENCH AND ENGLISH TRANSLATIONS OF KAČENA DIVOKÁ, VIČÍ STOPA, ELEGIE NA SMRT DCERY OLGY AND ŘÍKADLA © HARMONIA MUNDI 2015 VALÉRIE LAGARDE & GAËLLE LOCHNER graphic design ALPHA CLASSICS DIDIER MARTIN director ALIÉNOR MAHY production COVER PHOTO © PLAINPICTURE/SORIN MORAR COLLECTIONS PLAINPICTURE, PLAINPICTURE-RAUSCHEN LICENCE DROIT GÉRÉ (DG) INSIDE PHOTOS © EMANUEL MAES (PAGE 2) © MICHEL GARNIER (PAGE 56-57) LEOŠ JANÁČEK „ŘÍKADLA|KINDERREIME|FÜR KAMMERCHOR UND 10 INSTRUMENTE“ © 1929, 1956 BY UNIVERSAL EDITION A.G. WIEN/UE 32920 ALPHA 219 & © OUTHERE MUSIC FRANCE 2015


ALPHA 219 61


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LEOS JANÁCEK: RÍKADLA by Outhere Music - Issuu