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Quotidien régional Le Progrès

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LE PROGRÈS MARDI 8 AOÛT 2017

20 ACTU LONS-LE-SAUNIER LONS -L E- S A U NIE R DANS MA VIE D’ANIMATRI CE

« Dans ce métier il faut garder une âme d’enfant » A 27ans, Mélanie Vandenbussche vient de signer un CDI au centre de loisirs Crockylou, à Montmorot. Responsable des adolescents au « Secteur », elle met ainsi son diplome de médiation sociale à profit.

n 9 h 30 : « C’est toi qui choisis »

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n ce dernier mercredi matin du mois de juillet, c’est calme au Secteur. « Seulement 8 adolescents se sont inscrits pour aujourd’hui. Parfois ils sont beaucoup plus nombreux », note l’animatrice. Alors que les premiers arrivants jouent tranquillement avec le deuxième animateur, Mélanie en profite pour préparer le programme de l’été « Je fais des devis et réserve les activités, c’est essentiel. Ça m’arrange quand Frédéric est là, sinon c’est difficile à gérer », précise la jeune femme très dynamique. Avant le début des animations, elle relance les parents des retardataires et annonce : « Finalement nous ne serons que sept. C’est un bon nombr e pour fai-

re du bricolage et de la décoration ». Alors que la visseuse s’active et la peinture s’étale, un adolescent surgit et demande ce qu’il doit faire. « C’est toi qui choisis », lui sourit Mélanie. « Chacun décide ce qu’il veut faire. Ils doivent prendre conscience que ce ne sont plus des enfants. Je ne veux pas faire les choses à leur place », explique-t-elle.

n 12 h : « Beaucoup n’avaient jamais utilisé une poêle » À midi tout le monde s’active pour préparer le repas. Mélanie sort les ingrédients du placard, mais ce sont

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anticipée. « Pourquoi tu as pensé à prendre mes chaussures ? », s’ébahit le joueur. « Parce que je suis merveilleuse », dit-elle d’un air malicieux.

n 16 h : « Le Drive est mon ami ! » Après l’effort, le réconfort… Mais que pour les enfants. Pendant qu’ils cuisent et mangent leurs crêpes, Mélanie prépare le camp de survie prévu les deux prochains jours, « Je commande les courses en ligne car je n’aurai pas le temps d’y aller. Le Drive est mon ami ! », s’exclame-t-elle. « Vous voulez quoi comme céréales ? Je suis sympa, je ne vous enverrai pas découper votre écureuil pour déjeuner ! », s’amuse l’animatrice. Une heure plus tard, elle part en repérage au camp de survie, situé à une vingtaine de minutes de route. Une fois sur place elle pose beaucoup de questions et prend des photos. « Il y a une bâtisse où on peut s’abriter en cas de gros orages et

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n Mélanie Vandenbussche est animatrice au centre de loisirs Crockylou à Montmorot. Photo Elsa HELLEMANS

Les 3 qualités essentielles La joie de vivre : « Il faut garder une âme d’enfant, aimer jouer et ne pas avoir peur de se salir ! Bien sûr, on n’aime pas tout. Pour ma part, c’est le chant… c’est pour leur bien ! Mais parfois, dans le bus, on pousse la chansonnette ». La responsabilité : « Les enfants sont tous différents et je les connais très bien. Je sais qui a quel problème de santé. Parfois on discute de choses sérieuses et un lien relationnel se crée, c’est là que je retrouve mon rôle d’éducateur ». L’autorité : « De temps en temps il faut taper du poing sur la table ou on se laisse dépasser. Demain, il y en a deux qui sont punis car ils ont fait une bêtise. Je ne suis pas là pour faire la police et je veux qu’il y ait une bonne ambiance ».

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les enfants qui préparent les avocats et font cuire les pâtes. « Il y en a plein qui n’avaient jamais utilisé un four ou une poêle », s’étonne la responsable avant de clamer : « Ceux qui veulent aller chercher le pain nettoient la table ! ». Un bon moyen d’instaurer l’équité. « Les garçons essaient d’y échapper mais, du coup, ce sont souvent eux qui débarrassent », glisse l’animatrice.

n 14 h : « Parce que je suis

} Je ne vous enverrai pas découper votre écureuil pour le déjeuner ! ~

Mélanie Vandenbussche, Animatrice tous les chiens sont dans les enclos, ça me rassure », observe Mélanie.

merveilleuse »

n 18 h 40 : « C’est un métier de

Une fois les pasta aldente avalées, les jeunes enfilent des rollers pour faire une partie de hockey. « Tout le monde est équipé ou presque, car on n’a pas de pointure en 43 ! », s’amuse Mélanie. Après quelques minutes de match au gymnase, un premier joueur retire ses patins douloureux et se retrouve en chaussettes. « C’était quoi que je vous avais dit de prendre ? Ah oui ! Vos chaussures… », rappelle-t-elle en allant les chercher au Secteur. À son retour, un deuxième adolescent est déchaussé. Une éventualité qu’elle avait

passion » De retour au Secteur, les derniers parents viennent récupérer leurs enfants. Bien que sa journée devrait être finie, elle doit encore préparer la malle pour l’expédition du lendemain et écrire le projet pédagogique « Je le ferai ce soir à la maison. C’est un métier de passion, on ne calcule pas ses heures. Et, encore, c’est une journée calme ! », assure la responsable.

Elsa Hellemans INFOS Secteur jeune Crockylou au 03.84.43.16.68. 39B - 1


SAMEDI 13 AOÛT 2016 LE PROGRÈS

ACTU JURA ET RÉGION

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S OLID AR ITE F RA NCHE-COMT É

Atteints d’un cancer, trois Jurassiens ont gravi un sommet de 4 215 mètres En rémission, Simon, Ethan et Olivier ont gravi la Pyramide Vincent située dans le massif du Mont-Blanc. Une opération baptisée « Les sommets de l’espoir » et initiée par l’association franc-comtoise « Semons l’espoir ».

S

imon Feaud a attendu 18 ans pour faire les « Sommets de l’espoir ». Véronique Hugon, sa mère, lui avait promis « quand tu seras guéri on ira tous les deux ». Fin juillet, enfin, la famille installée à Saint-Lupicin, dans le haut Jura, a pu grimper les 4 215 mètres de la Pyramide Vincent avec Bastien, le frère de Simon.

Un combat en famille Atteint d’un cancer depuis sa naissance, Simon et sa famille se sont battus contre la maladie et c’est ensemble qu’ils ont vécu la guérison. « En tant que parent c’est extraordinaire. À chaque pas devant l’autre on pense à une étape de la maladie. Ça m’a permis de faire le bilan et de vraiment tourner la page », raconte Véronique La mère des garçons se réjouit également que Bastien ait pu se joindre à l’équipe : « Ses frères ont souffert de dommages collatéraux car

n , Bastien son frère , Véronique , sa mère, et Simon Feaud (au centre de la photo)ont gravi la Pyramide Vincent. Photos D.R.

quand on a un enfant malade, toute l’attention est portée sur lui. » « On ne se voit pas très souvent et ça nous a permis de nous rapprocher, on a vraiment pu se parler. Quand on est arrivé en haut c’était magique, on s’est pris dans les bras, tout le monde a versé une larme. Tous ceux qui étaient avec nous ont réussi, c’était vraiment très émouvant et touchant »,

« Quand je suis arrivé en haut, j’étais très fier » Ethan Guignat est en rémission d’un cancer musculaire depuis deux ans. Le Champagnolais de 13 ans a gravi la Pyramide Vincent sans sa famille, comme un grand : « C’était ma semaine à moi et j’étais bien content. En plus l’ambiance du groupe était dynamique, on sortait à Chamonix le soir et c’était très sympa ». Ethan n’a suivi n Ethan Guignat a gravi aucun entraînement parti- la Pyramide Vincent. culier pour se préparer à cette ascension, mais il était déterminé : « Je savais que je pouvais y arriver parce que j’y croyais et quand je suis arrivé en haut j’étais très fier. C’était une réussite pour nous tous ».

confie Bastien, 20 ans.

Le guide, un ancien malade Simon a aussi rencontré des personnes qui ont été ou sont malades. « Ça représentait beaucoup pour moi. J’entendais parler des « Sommets de l’espoir » depuis que j’étais petit. Quand on m’a annoncé ma guérison j’étais très impatient de découvrir l’ambiance et tous les autres jeunes. On n’a pas souvent l’occasion de discuter avec des gens qui comprennent ce qu’on ressent. De plus le guide était un ancien malade, ce que je ne savais pas. Être entouré de ma famille et de toutes ces personnes c’était un symbole très fort, ça a marqué la fin d’une période ».

Une nouvelle étape Aujourd’hui Simon a de nombreux projets. Il intègre une école de kinésithérapeute à la rentrée et compte s’engager dans l’association Semons l’espoir. Il souhaite ainsi rencontrer des gens qui ont vécu la même chose que lui et semez à son tour un peu d’espoir.

« J’ai fait des choses dont je ne me pensais pas capable la veille » Julia Beaudrey est une Belfortaine de 19 ans souffrante d’un cancer des os. Elle a été amputée de sa jambe gauche l’été dernier, ce qui ne l’a pas empêché d’intégrer la cordée des Sommets de l’espoir un an plus tard. Un exploit rendu possible grâce au soutien du groupe. « Quand j’étais trop épui- n Julia Beaudrey a grimpé sée le guide me portait et 3 800 m sur une jambe. chaque jour je faisais des choses dont je ne pensais pas capable la veille. En arrivant en haut ça a été une consécration, on s’est tous serrés dans les bras. Je n’y suis pas arrivée toute seule, on y est arrivé tous ensemble ».

REPÈRE n Semons l’espoir C’est en 1994, à l’initiative de Pierre Dornier, que des adolescents atteints de cancer ou de leucémie réalisent pour la première fois l’ascension du Grand Paradis (4 060 m). À travers cette démarche, l’association franc-comtoise souhaite encourager les enfants malades dans leur combat. Depuis, la cordée « Som-

mets de l’espoir » est organisée chaque année dans le massif du Mont Blanc par l’association Semons l’espoir. Fin juillet, la 23e édition a conduit 22 personnes au sommet de la Pyramide Vincent : elle a rassemblé enfants, parents et soignants. PRATIQUE semons.lespoir@wanadoo.fr www.semonslespoir.asso.fr

Elsa hellemans JUR - 1

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SAMEDI 29 JUILLET 2017 LE PROGRÈS

ACTU JURA ET RÉGION JU R A

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M ANIFESTATION

Confédération paysanne : opération « coup de poing » sur le Pont de la Pyle n’y a aucune difficulté, ils ont accepté de ne bloquer qu’une voie, ce qui nous permet d’alterner la circulation sur le pont », constate le major Genod-Olivier, com-

Une trentaine de personnes ont manifesté sur le pont de la Pyle hier après-midi à l’appel du syndicat. Ils dénoncent la décision du gouvernement de baisser les aides publiques en faveur des éleveurs de montagne et de l’agriculture biologique.

} Nous ne sommes pas reconnus à notre juste valeur ~

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griculteurs et citoyens ont manifesté leur inquiétude sur le pont de la Pyle, au lac de Vouglans, hier après-midi. En cause, la décision annoncée par le gouvernement de réduire la part d’aide de la PAC dédiée aux zones de montagne, biologiques et agro-environnementales, en passant de 8 % à 4,2 %. « C’est un très gros problème, car il va manquer 1 milliard d’euros pour payer la totalité des aides. Ça n’aidera pas les paysans en crise », alerte Nicolas Girot, porte-parole de la Confédération paysanne du Jura. Les surfaces de moins de 52 hectares seraient les premières impactées par cette baisse de subvention. Or la majorité des exploitations biologiques sont des zones

LYON

Vincent Guillemin, céréalier biologique

n La baisse des subventions menace 200 fermes biologiques du Jura. Photo Elsa HELLEMANS

de petites tailles. Aussi, les manifestants pointent une contradiction entre les déclarations et les actes du gouvernement. « La société nous demande de produire de façon plus durable mais, alors que l’État met en avant

la biodiversité. Il n’y aura plus assez d’argent pour l’aide à la conversion et au maintien à la production biologique », dénonce Nicolas Girot. « Malgré toutes les externalités positives qu’on produit, nous ne sommes

JUSTICE

JUR - 1

Elsa Hellemans

ÉLECTIONS SÉNATORIALES

Logo : une nouvelle audience programmée le 4 août Le tribunal de commerce de Lyon a fixé vendredi au 4 août une nouvelle audience consacrée à l’ancien fabricant de lunettes Logo, basé à Morez. Les débats ont une nouvelle fois porté vendredi à Lyon sur la cession des stocks de la société. Elle fait l’objet d’un différend entre les différentes parties intéressées par le dossier. Tag Heuer, le principal client de Logo jusqu’à sa liquidation judiciaire le 15 novembre 2016, s’oppose par exemple à la cession des stocks à deux sociétés candidates qui seraient des soldeurs. Tag Heuer (groupe LVMH) souhaite acquérir le stock pour continuer d’assurer le service après-vente. L’audience du tribunal de commerce de Lyon par ailleurs fixée au 5 septembre n’est pas remise en cause. Elle doit statuer sur le montant des indemnités promises à la plupart des 172 anciens s alariés de Logo. L’audience de vendredi, très techni-

pas reconnus à notre juste valeur », ajoute Vincent Guillemin, président du Groupement des Agriculteurs Bio du Jura. Outre l’énervement de quelques conducteurs, la manifestation s’est bien déroulée, « Il

mandant de la communauté de brigades de gendarmerie d’Arinthod, Orgelet et SaintJulien. Après deux heures de démonstrations, le secrétaire général de la préfecture a accepté de rencontrer les manifestants, qui ont quitté le pont de la Pyle à 16 h. « Nous souhaitons que l’aide soit maintenue en totalité et que notre demande soit transmise au gouvernement », espère le secrétaire de la Confédération paysanne. Environ 200 fermes écologiques du Jura seraient menacées.

La République en Marche : la deuxième investiture pour François Godin Trois jours après une première salve d’investitures, le parti d’Emmanuel Macron a révélé vendredi soir treize nouveaux candidats aux élections sénatoriales du 24 septembre prochain. Parmi ceux-ci, François Godin qui décroche comme prévu la deuxième investiture pour le Jura après celle déjà accordée mardi à Philippe Antoine. Le maire de Bois-d’Amont, conseiller départemental de Morez a d’ores et déjà quitté l’UDI et devrait finaliser son adhésion à La République en Marche dans les prochaines semaines.

S AÔN E-E T-LOIRE

Des dentiers pucés pour éviter les confusions

n L’indemnisation des salariés n’est pas encore réglée. Photo Philippe TRIAS

que selon un avocat, n’a pas permis d’avancée majeure dans le règlement du dossier.

Avec les lunettes, les résidents de l’Ehpad de la Capitainerie à Digoin avaient pour habitude d’égarer… Leurs dentiers. Gêne à la communication ou encore frein à l’alimentation, cette étourderie avait de graves conséquences. C’est désormais de l’histoire ancienne depuis deux ans et l’installation de « puces » dans chaque prothèse. Nom, prénom, et même numéros de chambre : ce dentier high-tech contient presque la carte d’identité de son propriétaire. Il suffit pour le personnel soignant de le scanner avec un petit lecteur de carte pour retrouver à qui il appartient. Et cela a déjà été utile, comme l’explique Sylvie Guillemet, infirmière dans l’établissement : « Comme l’entretien du linge est fait par une entreprise extérieure, on peut même scanner les sacs de linge avant qu’ils ne partent : on en a déjà sauvé plusieurs comme ça ! » www.leprogres.fr


LUNDI 7 AOÛT 2017 LE PROGRÈS

ACTU LONS-LE-SAUNIER

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LON S - L E-S A UNIE R MÉTIERS

Patronne trois mois après son bac IDÉES CADEAUX

Lisa Georgel a repris la cordonnerie située rue Edmond Chapuis, à Lonsle-Saunier, depuis bientôt un an. Un premier pas réussi dans le monde professionnel.

n4€ Une pochette en cuir pour ranger des écouteurs ou des boucles d’oreilles. n 20 € Un porte-monnaie dessiné et fabriqué par Lisa.

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émarrer sa vie professionnelle en tant que patronne, ce n’est pas donné à tout le monde. Et pourtant, Lisa Georgel s’est lancée en octobre 2016, seulement trois mois après l’obtention de son Bac pro métiers du cuir. « Le gérant de la Cordonnerie Blondet cherchait quelqu’un pour reprendre la boutique en échange d’une formation de six mois. Noël Blondet m’a formé au fur et à mesure », explique la Montpelliéraine de 19 ans. Au cours de ses études, Lisa Georgel a étudié les techniques de fabrication et de réparation du cuir, mais pas la gestion d’un magasin. « M. Blondet m’a appris à faire de la comptabilité, à accueillir les clients… Heureusement qu’il était là, sinon je ne me serais pas sentie capable de repren-

n 45 € Un porte-documents en cuir pour ranger les courriers importants. n 90 € Un sac en cuir ou une paire de sandales.

n À 19 ans, Lisa Georgel a ouvert La Cordonnerie de Lisa. Photo Elsa HELLEMANS

dre le magasin. Je suis beaucoup plus à l’aise aujourd’hui, et je peux l’appeler si j’ai un problème, c’est rassurant », sourit la jeune femme. À présent, elle conduit sa boutique, La Cordonnerie de Lisa, sans difficultés, six jours sur sept.

} Je suis très contente et fière, c’est clair ! ~ Lisa Georgel, cordonnière

LON S - L E-S A UNIER

Son plaisir : raccommoder et fabriquer des accessoires La clientèle de son prédécesseur continue à venir et les curieux, attirés par la nouvelle vitrine, sont de plus en plus nombreux. « Je réalise tous les travaux multiservices, les clefs, plaques minéralogiques, gravures mais aussi l’affûtage. Ce n’est pas ce que je préfère, mais ça paie bien, alors cela ne

me dérange pas de le faire ! », s’exclame la cordonnière. Mais ce qu’elle affectionne, c’est surtout raccommoder et fabriquer des ceintures, des sandales, des bijoux. « J’aime bien faire durer et revaloriser les objets. Je les répare et les revends au prix de la réparation. C’est écologique. Plus tard j’aimerais fabriquer des chaussures pour enfants et ouvrir une boutique dans le centre pour montrer mes

créations ». Mais dans un premier temps, la jeune patronne compte se faire connaître sur les marchés pour accroître son activité. Même si cela nécessitera du temps, Lisa reste optimiste « Je connais peu de gens qui ont ouvert leur entreprise juste après le bac. Je suis très contente et fière, c’est clair ! J’espère que ça durera encore de longues années ».

Elsa Hellemans PRATIQUE La cordonnerie de Lisa, 13 rue Edmond Chapuis Contact 03.84.24.21.48.

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n Marie-Frédérique, Bernard, Agnès, Catherine, les neveux et nièces de Josette Coras et Laurence, la galeriste. Photo Jean-Paul BARTHELET

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La galerie des cordeliers, dirigée par Laurence Machard, propose une exposition d’été consacrée à Josette Coras grâce à la participation de la famille de l’artiste jurassienne et de l’association Josette Cora. Les principaux objectifs ont été rappelés par Marie-Jeanne Lambert lors du vernissage vendredi 4 août : « garder vivant son souvenir, connaître ses aspects moins connus et travailler sur son inventaire ». Bernard Comby, l’un de ses neveux a évoqué l’histoire familiale et combien la tante Josette a eu d’influence sur ses proches. Parmi les tableaux accrochés aux cimaises de la galerie, des sérigraphies, des œuvres d’art : autant de témoignages historiques sortis des cartons pour l’occasion représentent les principales places de Lons-le-Saunier comme celles de la Liberté, du théâtre ou de la comédie. Sur les quatre côtés de la feuille sont représentés tous les bâtiments mis à plat avec un grand souci du détail. Avec un petit saut dans le temps d’un demisiècle, les anciens Lédoniens reconnaîtront facilement des enseignes dont la plupart d’entre elles ont aujourd’hui disparu.

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Quotidien régional Le Progrès by Elsa Hellemans - Issuu