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Le Collectif SETRAM

Votre titre de transport monsieur

Éditions Réinsérer


Grâce aux propos rapportés des usagers, Votre titre de transport monsieur est une pièce à jouer dans les transports en commun pour un éditeur, une passante et un contrôleur. Cette pièce, tout comme l'alchimiste et les soldats de C'était comme rouler sur une IED, permet de mieux comprendre le parcours des Éditions Réinsérer. Chaque comédien aura son feuillet. Ci-dessous la reconstitution dans un tramway.


Votre titre de transport monsieur (éditeur) Contrôleur – Votre titre de transport monsieur. Éditeur – (il n'entend plus ces énormités depuis longtemps) Passante – (étonnée, elle intervient) Vous ne le connaissez pas ? Ne vous dérangez pas éditeur. Éditeur – (il retourne dans ses pensées) Contrôleur – (il croit que rien ne s'est passé, il redemande) Votre titre de transport monsieur. Passante – (décidée, elle parle) Ce monsieur est parmi nous. Vous ne voyez pas ? Contrôleur – (surpris) mais son titre de transport. Passante – (encore plus surprise que le contrôleur) Voilà son titre de transport. C'est au titre d'éditeur et général aux nombreuses étoiles de l'EMRA qu'il voyage tous les jours. Regardez tous ses galons ! On lui doit tous beaucoup, c'est à ce titre qu'il voyage parmi nous. Éditeur – (il regarde son téléphone portable) Contrôleur – (pensant qu'il aura raison) J'en vois tous les jours des éditeurs. Hé passante, toi qui le connais si bien, quel est son travail ? Passante – (gênée par l'ignorance du contrôleur) Quelle question ! Ne vous en ai-je pas assez dit ? Éditeur – (il fait confiance à la passante) Passante – (se sentant soutenu par une grande force) Ses travaux sont bien connus. L'éditeur travaille pour construire une rue, un tramway, une université ou un café pour les habitants de Coulaines et d'ailleurs. L'éditeur porte des caisses de livres chaque semaine. Éditeur – (il range son portable et regarde le public) Contrôleur – (ayant raison de poser l'importante question) Mais quelle position a-t-il sur la fiction ? Passante – (fière de sortir les mots de sa bouche) Pour ça, l'éditeur a compris le sens du réel. L'éditeur a compris que se sont les fictions qui s'offrent au monde depuis très longtemps. Les unes sur les autres pour former de petits paquets d'histoires. Voici le réel. Voici la fiction. Contrôleur – (reculant d'un pas, prêt à laisser l'éditeur s'enfuir) Son titre de transport est justifié. Il a bien raison d'être éditeur alors. Éditeur – (il sort du tramway)


Votre titre de transport monsieur (passante) Contrôleur – Votre titre de transport monsieur. Éditeur – (il n'entend plus ces énormités depuis longtemps) Passante – (étonnée, elle intervient) Vous ne le connaissez pas ? Ne vous dérangez pas éditeur. Éditeur – (il retourne dans ses pensées) Contrôleur – (il croit que rien ne s'est passé, il redemande) Votre titre de transport monsieur. Passante – (décidée, elle parle) Ce monsieur est parmi nous. Vous ne voyez pas ? Contrôleur – (surpris) mais son titre de transport. Passante – (encore plus surprise que le contrôleur) Voilà son titre de transport. C'est au titre d'éditeur et général aux nombreuses étoiles de l'EMRA qu'il voyage tous les jours. Regardez tous ses galons ! On lui doit tous beaucoup, c'est à ce titre qu'il voyage parmi nous. Éditeur – (il regarde son téléphone portable) Contrôleur – (pensant qu'il aura raison) J'en vois tous les jours des éditeurs. Hé passante, toi qui le connais si bien, quel est son travail ? Passante – (gênée par l'ignorance du contrôleur) Quelle question ! Ne vous en ai-je pas assez dit ? Éditeur – (il fait confiance à la passante) Passante – (se sentant soutenu par une grande force) Ses travaux sont bien connus. L'éditeur travaille pour construire une rue, un tramway, une université ou un café pour les habitants de Coulaines et d'ailleurs. L'éditeur porte des caisses de livres chaque semaine. Éditeur – (il range son portable et regarde le public) Contrôleur – (ayant raison de poser l'importante question) Mais quelle position a-t-il sur la fiction ? Passante – (fière de sortir les mots de sa bouche) Pour ça, l'éditeur a compris le sens du réel. L'éditeur a compris que se sont les fictions qui s'offrent au monde depuis très longtemps. Les unes sur les autres pour former de petits paquets d'histoires. Voici le réel. Voici la fiction. Contrôleur – (reculant d'un pas, prêt à laisser l'éditeur s'enfuir) Son titre de transport est justifié. Il a bien raison d'être éditeur alors. Éditeur – (il sort du tramway)


Votre titre de transport monsieur (contrôleur) Contrôleur – Votre titre de transport monsieur. Éditeur – (il n'entend plus ces énormités depuis longtemps) Passante – (étonnée, elle intervient) Vous ne le connaissez pas ? Ne vous dérangez pas éditeur. Éditeur – (il retourne dans ses pensées) Contrôleur – (il croit que rien ne s'est passé, il redemande) Votre titre de transport monsieur. Passante – (décidée, elle parle) Ce monsieur est parmi nous. Vous ne voyez pas ? Contrôleur – (surpris) mais son titre de transport. Passante – (encore plus surprise que le contrôleur) Voilà son titre de transport. C'est au titre d'éditeur et général aux nombreuses étoiles de l'EMRA qu'il voyage tous les jours. Regardez tous ses galons ! On lui doit tous beaucoup, c'est à ce titre qu'il voyage parmi nous. Éditeur – (il regarde son téléphone portable) Contrôleur – (pensant qu'il aura raison) J'en vois tous les jours des éditeurs. Hé passante, toi qui le connais si bien, quel est son travail ? Passante – (gênée par l'ignorance du contrôleur) Quelle question ! Ne vous en ai-je pas assez dit ? Éditeur – (il fait confiance à la passante) Passante – (se sentant soutenu par une grande force) Ses travaux sont bien connus. L'éditeur travaille pour construire une rue, un tramway, une université ou un café pour les habitants de Coulaines et d'ailleurs. L'éditeur porte des caisses de livres chaque semaine. Éditeur – (il range son portable et regarde le public) Contrôleur – (ayant raison de poser l'importante question) Mais quelle position a-t-il sur la fiction ? Passante – (fière de sortir les mots de sa bouche) Pour ça, l'éditeur a compris le sens du réel. L'éditeur a compris que se sont les fictions qui s'offrent au monde depuis très longtemps. Les unes sur les autres pour former de petits paquets d'histoires. Voici le réel. Voici la fiction. Contrôleur – (reculant d'un pas, prêt à laisser l'éditeur s'enfuir) Son titre de transport est justifié. Il a bien raison d'être éditeur alors. Éditeur – (il sort du tramway)



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