Charles Bonnet, vigneron, professeur honoraire de l’Antiquité tardive à l’université de Genève, a été archéologue cantonal. Il est devenu membre associé étranger de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en France et a dirigé la Mission archéologique suisse-franco-soudanaise de Kerma-Doukki Gel au Soudan oriental durant 56 ans. Là, il va découvrir une civilisation africaine du 3e et du 2e millénaire avant J.-C. Dominique Sewane est anthropologue. Ses recherches ont porté sur les rites funéraires et initiatiques des Batammariba du Koutammakou (Bénin-Togo), inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. De 2006 à 2018, elle a occupé une Chaire visant à préserver le patrimoine culturel africain. En 2008, elle a coordonné avec les autorités togolaises un programme pour la sauvegarde de la langue et des savoirs des Batammariba, exemple pour toute culture menacée par la mondialisation. ISBN 978-2-8289-2367-9
Prix : 18 € 9 782828 923679
Charles Bonnet Dominique Sewane
Traces et mémoires
De Doukki Gel au Koutammakou
Traces et mémoires
Quel rôle tenait un autel dans une société africaine il y a 4000 ans ? Telle est la question que se sont posée le Professeur Charles Bonnet – qui a découvert au Soudan les fameuses statues de Pharaons Noirs datant du VIIe siècle avant J.-C. – et l’anthropologue Dominique Sewane. À Doukki Gel, puissante cité dont Charles Bonnet vient de mettre au jour les fondations, les autels sacrés restent muets : aucun signe graphique. Assurément, ils étaient au centre d’une intense vie cérémonielle. Auraient-ils un lien avec les autels de sociétés très anciennes ? Tels les Batammariba du Koutammakou, installés dans le massif de l’Atakora, au nord du Togo et du Bénin, dont Dominique Sewane a étudié la vie rituelle. Les autels de Doukki Gel auraient-ils tenu un rôle comparable ? Charles Bonnet est persuadé qu’au sud du Sahara, nombre de sites témoignent de l’existence de sociétés aussi puissantes et structurées que devait l’être Doukki Gel il y a 4000 ans. Il encourage les jeunes Africains à partir sur leurs traces afin de mettre au jour une civilisation brillante et originale : la leur. Tout laisse à penser que la civilisation africaine a connu très tôt un essor dont nous n’avons encore aucune idée. La magnificence des fondations de Doukki Gel semble en être la preuve. L’esprit de l’ancienne cité a pu survivre chez des sociétés à la très ancienne mémoire.
Charles Bonnet Dominique Sewane
Traces et mémoires
Charles Bonnet & Dominique Sewane
TRACES et MÉMOIRES De Doukki Gel au Koutammakou
Éditions Favre SA 29, rue de Bourg CH-1003 Lausanne Tél. : (+41) 021 312 17 17 lausanne@editionsfavre.com www.editionsfavre.com Groupe Libella, Paris Distribution | importation France, Belgique, Canada : Interforum 92 Avenue de France F-75013 Paris Contact.clientele@interforum.fr Distribution Suisse : Office du livre de Fribourg Route André Piller CH-1720 Corminbœuf Dépôt légal : août 2026 Achevé d’imprimer par Flex Print ink Juin 2026 Union européenne Lot : 01 Tous droits réservés pour tous pays. Sauf autorisation expresse, toute reproduction de ce livre, même partielle, par tous procédés, est interdite. Mise en page : SIR ISBN : 978-2-8289-2367-9 © 2026, Éditions Favre SA, Lausanne, Suisse Les Éditions Favre bénéficient d’un soutien structurel de l’Office fédéral de la culture pour les années 2026-2028. Les Éditions Favre bénéficient d’un soutien de la Ville de Lausanne pour les années 2026-2028.
Préface Pour une archéologie de l’invisible Didier N’Dah et Philippe Charlier1 La découverte par l’éminent archéologue Charles Bonnet de sept statues de pharaons noirs au Soudan qui ont régné sur l’Égypte et la Nubie au VIIe siècle a transformé notre regard sur l’histoire africaine en mettant l’accent sur la puissance – et la magnificence – des anciens royaumes situés au sud du Sahara. Non loin du même site, il a mis au jour les fondations d’une cité ancienne de 4000 ans – Doukki-Gel – plus surprenante encore. L’architecture, qui ne doit rien à des apports extérieurs, a de quoi surprendre : raffinement des tables d’offrandes, forme de l’enclos, facture des colonnes… Quant aux constructions quadrangulaires à élévation circulaire, elles figurent des autels, à n’en pas douter. Probablement étaient-ils au centre de rituels liés au pouvoir. Lesquels ? Ils sont muets : aucun signe graphique. Leur impact aurait-il quelque similitude – sans être identique – avec 1. Didier N’Dah, co-directeur de la mission AROMA (note 3), Université d’Abomey-Calavi, Maître de Conférences en Archéologie et Préhistoire (CAMES), Directeur du Laboratoire d’Art, d’Archéologie des dynamiques Culturelles et d’Expertise Patrimoniale et Touristiques (LACEPT), Directeur Adjoint de l’Institut National des Métiers d’Art, d’Archéologie et de la Culture (INMAAC). Philippe Charlier, co-directeur de la mission AROMA (note 3), titulaire de la Chaire UNESCO « Anthropologie, Archéologie et Histoire de l’esclavage transatlantique », Directeur du Laboratoire Anthropologie, Archéologie, Biologie (LAAB) et Vice-Doyen culture & patrimoine de l’UFR Simone Veil – Santé (UVSQ / Paris-Saclay).
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Traces et Mémoire
celui qu’ont de nos jours les autels de petites sociétés de l’Ouest africain ? Celles dont la vie cérémonielle a été exceptionnellement préservée et documentée ? Ainsi le Koutammakou, situé au nord du Bénin et du Togo2 où, depuis les années 1980, Dominique Sewane conduit des recherches sur les rituels funéraires et initiatiques.3 Le massif de l’Atakora représenta longtemps une zone refuge pour les Batammariba, dont l’origine reste inconnue. Peuple aux fortes traditions guerrières, il a toujours refusé d’être asservi. Au cœur de son univers, de discrets autels sont les points de rencontre entre vivants, âmes d’ancêtres et forces de la nature. Les uns sont préservés à l’intérieur des takiènta, les autres disséminés aux alentours de roches, points d’eau ou bosquets. Chacun porte la trace d’une histoire et perpétue une « parole » que les maîtres du savoir transmettent à ceux qu’ils en jugent dignes. « Contrevenir à leurs règles, affirment-ils, serait attirer la mort sur nous ! » Sans conteste, les autels sont les véritables maîtres d’un territoire dont les habitants se considèrent comme les simples gestionnaires. Les recherches archéologiques menées sur ce territoire montrent que les ancêtres de ce peuple ont occupé cet espace depuis le VIe siècle ap. JC. au moins, par conséquent depuis fort longtemps, contrairement aux chronologies préétablies qui se basaient uniquement sur les traditions orales. Cette longue occupation a permis aux Batammariba de marquer leur territoire en profondeur, dont un riche patrimoine culturel immatériel porte la trace. Ce sont les éléments de ce patrimoine que Dominique Sewane décrit dans cet ouvrage en le faisant revivre pour la postérité. En effet, les deux auteurs refusent de considérer les monuments du passé comme les vestiges de cultures disparues sans possibilité de reconstitution pratique. Un signe à peine visible sur une pierre ou à l’intersection de couches de terrain, une empreinte sur une colonne sont les indices d’un intemporel arrière-monde dont une société reçoit l’impulsion créatrice au cours des générations.
2. Le Koutammakou est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco en tant que « Paysage culturel évolutif ». 3. Voir bibliographie.
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Préface
Sans conteste, les recherches des deux auteurs sont novatrices. Elles ont valeur d’exemple et s’inscrivent dans notre propre démarche : l’« archéologie de l’invisible »4 que promeut la mission AROMA5. Celle-ci vise à mieux comprendre l’organisation des rituels magico-religieux vaudou au sein des palais royaux d’Abomey (au Bénin) et à promouvoir la recherche archéologique pour le nouveau musée des rois et des amazones. En même temps, elle contribue à la formation d’une nouvelle génération d’archéologues. Dans ce but, nous avons diversifié les approches et les méthodes d’investigation, en utilisant les moyens médico- techniques pour l’analyse des résidus, qu’ils soient intra-céramiques ou au cœur des murs et enduits. Examen après examen, il devient possible de lire le déroulé de cérémonies anciennes dans les traces infimes qu’elles ont laissées. De la même façon, Charles Bonnet et Dominique Sewane, par leur regard multiple, réalisent eux aussi une « archéologie de l’invisible », une autopsie du sacré, passant sans cesse du physique (sensible) au métaphysique (spirituel). Cet ouvrage est essentiel, en cela qu’il montre la puissance d’une analyse plurielle de structures complexes, et sert d’exemple sur la façon avec laquelle il faut, désormais, considérer la traduction (sans trahison) des éléments rituels issus de l’archéologie. Aux jeunes collègues africains de prendre le relais !
4. Charlier P. Rituels. Paris, Éditions du Cerf, 2020. 5. AROMA : « Archéologie de l’exercice du pouvoir royal et magico-religieux, palais d’Abomey ». Projet franco-béninois soutenu par le Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), par l’Université de VersaillesSaint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ), l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin), le musée du quai Branly-Jacques Chirac (2018-2023), l’Agence Française du Développement (AFD) et l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin (ANSALB).
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Les autels de Doukki Gel Charles Bonnet
Introduction Il est rare de découvrir un site archéologique présentant dans un même complexe architectural deux ensembles qui se distinguent aussi nettement. Dans notre cas, nous avons retrouvé le long du Nil une ville définie par les échanges avec l’Égypte et le bassin méditerranéen prouvés par des milliers d’empreintes de sceaux accompagnant des produits du Sud, comme l’or, l’ivoire ou le bois d’ébène. À l’inverse, des objets manufacturés du Nord étaient présents dans les tombes, les temples ou les habitations de Kerma. Les constructions en briques crues pouvaient également être associées à une tradition égyptienne ou à celle du MoyenOrient. Les très nombreuses recherches menées dans ces régions permettaient de comparer nos résultats du territoire central de la Nubie et d’établir, avec une chronologie ancienne (2550-1500 avant J.-C.), le développement d’un royaume noir, complexe, dominant d’immenses pays aux frontières méridionales de l’Égypte (Fig. 1).
Fig. 1. Vue du site de Doukki Gel et en arrière le site de Kerma.
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Les autels de Doukki Gel
Ce n’est qu’à quelques centaines de mètres qu’une autre agglomération, Doukki Gel, constitue un ensemble unique dont les bâtiments sont tous circulaires ou ovales, leur architecture est encore inconnue, les techniques employées sont très sophistiquées et attirent l’attention sur une société ayant atteint un haut degré de développement. Il paraît clair que ces édifices, souvent monumentaux, ont une datation identique à celle de Kerma ; ils témoignent d’une ville jumelle qui trouve ses origines dans les pays du Sud. Il est devenu indispensable de comprendre les courants d’influence venus d’Afrique centrale pour faire état de cette double tradition. C’est avec le constat que des autels circulaires existaient seulement à Doukki Gel que ce genre d’installations religieuses nous a paru marquer une provenance intéressante. En étudiant les travaux de Dominique Sewane où la présence d’autels est particulièrement pertinente, il est devenu utile de tenir compte d’un exemple contemporain concernant les pays éloignés à l’ouest du continent, au Togo et au Bénin (Fig. 2). On doit relever que cette auteure a mis en place une approche bien différente de la nôtre pour une population aux caractères presque incomparables. Cependant la richesse de l’information est telle que nous estimons utile d’analyser cette œuvre qui concerne surtout l’organisation d’un village, alors que nos résultats font état d’un royaume puissant. Après avoir passé des années à étudier quelques maisons « fortifiées » de ce village, Dominique Sewane a su obtenir des données surprenantes qui touchent la vie quotidienne d’une société complexe ayant peu à peu développé des rituels et des cérémonies significatives. Les autels ont pris une importance fondamentale puisqu’ils représentent « le souffle de la vie » des défunts. C’est l’occasion de pratiquer un culte funéraire qui met en valeur des ancêtres omniprésents.
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Introduction
Fig. 2. Autel de mère devant une takiènta.
Dès lors, on peut comparer nos autels antérieurs de plusieurs millénaires mis au jour en grand nombre durant nos fouilles. Cette approche peu conventionnelle peut malgré tout nous obliger à interpréter d’une autre manière des dispositifs restés mystérieux.
Fig. 3. Représentations humaines et des échelles d’accès sur un autel de KXI. Un temple funéraire à Kerma.
À Kerma, les autels correspondent à des tables quelquefois décorées de peintures (Fig. 3). Ces massifs maçonnés marquent
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Les autels de Doukki Gel
l’extrémité d’une salle hypostyle qui dessine le plan du lieu de culte destiné à un groupe de fidèles. D’autres aménagements sont installés sur le haut des tumuli qui recouvrent la fosse des tombes : il s’agit de table d’offrandes et de jarres. D’énormes blocs de calcaire voient aussi leur surface arrondie dont la blancheur apparaît de loin sur les tertres. À Doukki Gel, que ce soit dans le sanctuaire des temples ronds ou dans les palais devant les sièges des responsables ou alignés tout au long des trônes, les autels sont toujours circulaires sur une base rectangulaire. Ces dispositifs se sont multipliés et témoignent de l’attachement des habitants à ces signes religieux. Dans les temples, ces autels sont seuls dans un sanctuaire indépendant. Pour certaines pièces du palais, ils se multiplient selon la présence de plusieurs officiants dont les sièges ou les trônes sont ainsi sacralisés. C’est donc à Doukki Gel seulement que l’on découvre ces installations, que nous associons aux pays du Sud. Pour nous, la reconstruction ou l’élévation est compliquée car les vestiges sont arasés. Toutefois les circulations rendent le passage difficile et les autels ne devraient pas être très élevés. Si la morphologie de ces structures paraît bien se rattacher à une fonction cultuelle, la position de chaque élément arrondi semble faire partie du siège concerné comme le point de focalisation des temples. Les alignements qui entourent certains trônes peuvent aussi définir un emplacement privilégié déjà consacré. Dans les bâtiments officiels, les sièges sont sous la sauvegarde d’un personnage ancêtre ou d’une divinité. La proximité d’un être vivant, en relation avec ses activités, nous assure d’un culte sur place dans des salles de réunion ou près d’un personnage représentatif. Tous les exemples retenus doivent sans doute être mis à disposition d’un ensemble de personnes réunies pour une cérémonie religieuse, mais on peut également restituer des réunions prévues pour la gestion de l’administration du royaume. Dans la ville de Doukki Gel où l’on ne connaît que des bâtiments religieux ou des édifices royaux destinés à une élite, nos hypothèses ne sont pas aisées à préciser. Certes dans les huttes, vraisemblablement occupées par des ouvriers pour la construction des fortifications, il n’existe pas d’autels domestiques, cepen-
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Introduction
dant les habitations des élites nous manquent pour compléter nos données. La mystérieuse fonction des autels doit peut-être s’élargir à l’armée. On doit bien constater que les systèmes défensifs sont considérables. La barrière de grandes forteresses élevées sur la deuxième cataracte devient dès le Moyen Empire égyptien très efficace et les Nubiens vont répondre à cette menace par une chaîne de fortifications de grande ampleur qui s’étend loin au sud. L’impression que donnent ces massifs grandioses de bastions militaires permet de se faire une idée à Doukki Gel. Ces dispositifs doivent être implantés le long du Nil, comme on l’observe avec des tours énormes sur le site voisin de Kawa. Il devait y avoir d’autres éléments de défense jusqu’au Gebel Barkal (Fig. 4).
N
0
200 km
Fig. 4. Carte du Soudan.
Cette frontière, très développée, fournit un exemple unique de l’archéologie nilotique. Des surfaces considérables sont concernées
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Table des matières Préface...............................................................................
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Les autels de Doukki Gel Introduction......................................................................
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Les autels de Doukki Gel................................................... Le temple nord-ouest...................................................... Le palais royal................................................................ Le quartier général des forces coalisées.............................. Le règne de Thoutmosis Ier............................................... Des temples plus tardifs................................................... Une première interprétation............................................
17 20 23 27 29 31 34
Fonctions des autels...........................................................
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Trois autels au nord du site urbain de Doukki Gel............. Les autels des temps anciens............................................. Le temple napatéen (Fig. 24).......................................... Le temple méroïtique (Fig. 25)....................................... Le temple central nord N2............................................... Les changements de fonction méroïtiques pour une saqqieh L’emplacement des temples successifs à l’est........................ Les trois temples nord.....................................................
45 45 51 53 55 58 61 63
Le palais des rois de Kerma................................................ Les premiers états........................................................... Une nouvelle architecture............................................... Le quartier général des forces coalisées..............................
71 71 78 84
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Traces et mémoires
Conclusion........................................................................
89
Bibliographie.....................................................................
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Les autels du Koutammakou Préambule.........................................................................
99
Introduction...................................................................... Isolement relatif et résistance........................................... Une société clanique à la longue histoire..........................
105 105 106
Chapitre I Témoignage daté............................................................... Maîtrise de soi et renommée : une éthique exigeante.......... Avaler sa douleur........................................................... Scarifications................................................................. Savoir se tenir................................................................
111 113 116 118 120
Chapitre II Origine............................................................................. Dinaba......................................................................... Les « choses essentielles ».................................................. Koubentiégou : Haut-Lieu.............................................. Les trois espaces sacrés d’un village...................................
123 123 124 126 129
Chapitre III Les Babiatiba et la fondation de Warengo.......................... La traversée des marécages............................................... Les autels des dibo.......................................................... La fondation de Warengo................................................
131 131 132 133
Chapitre IV Les autels dissimpo............................................................. Structure d’un dissimpo................................................. Renouvellement d’un dissimpo.......................................
139 141 142
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Tables des matières
Chapitre V La construction de la takiènta............................................ Kudiéku, case centrale.................................................... Les signes de la takiènta..................................................
145 147 150
Chapitre VI La Vieille Takiènta et « l’Abri des morts »............................ « Ceux qui tuent le bœuf ensemble »................................. Les autels « dibodueni »...................................................
151 151 153
Chapitre VII Les noms secrets des ancêtres.............................................
155
Chapitre VIII La tombe........................................................................... Parenté entre la tombe et la takiènta............................... Éventualité....................................................................
157 157 161
Chapitre IX L’ancêtre formateur........................................................... Les ossements.................................................................. Le couple de défunts....................................................... Le rôle de Kouyé, entité solaire, compagnon de Kétenké ou Terre........................................................ L’ancêtre formateur........................................................ Choix prénatal chez des populations voisines.................... Chapitre X Les maîtres du savoir......................................................... La mémoire du nom des morts........................................ Transmission du savoir................................................... Laconisme et forme de pensée..........................................
165 165 166 167 170 174 177 177 179 180
Conclusion........................................................................ 183 Pragmatisme.................................................................. 184 Les découvertes du Professeur Charles Bonnet...................... 186
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Traces et mémoires
Bibliographie..................................................................... Films et photographies....................................................
189 193
Annexe I............................................................................ Souvenirs d’enfance de N’Baah Santy..............................
195 195
Annexe II.......................................................................... Chronologie du peuplement du Koutammakou.................
205 205
Bibliographie.....................................................................
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Annexe III......................................................................... Les Batiatiba/Bèètibè dans l’Atakora (Nord-Ouest du Bénin) ..................................................
215
Bibliographie.....................................................................
219
Annexe IV......................................................................... Premiers occupants des falaises.........................................
221 221
Glossaire............................................................................
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