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La belle affaire (Ed. Favre, 2026) - EXTRAIT

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ui était vraiment Saint-Gingolph, voir s’enrôler, à agées par le roi du XVIIIe siècle. vestissant pour

s natales, elle n’a personne à t plus que sous e pas. Mais elle t la seule chose ques morts qui mpe. Elle craint la découverte à en faire plus soit pas même es où le courage attribuent à eux, vait assignée à xcellence. »

La belle affaire, c’est aussi le plaisir de retrouver Mathilde et José, Carla et Bruno, Sophie et Zoran, Julie et Rosa, Elisabeth et Greg. Dans ce roman, ils ne sont pas aux prises avec une enquête, mais à un moment décisif de leur vie, qu’ils exposent souvent à l’abri des deux très grands arbres qui marquent la fin de la forêt et qui eux aussi s’interrogent sur nous autres humains. LAU R E NCE VOÏTA

e des coulisses qui sans cesse

LAURENCE VOÏTA

LA GINGOLAISE JEUNE FEMME SOLDAT AU DESTIN SINGULIER

Laurence Voïta a été professeure de français avant de se tourner avec succès vers l’écriture. Elle est l’auteure de plusieurs romans, dont Au point 1230, couronné par le Prix du polar romand, et Aveuglément , sorti en 2023.

–  Je me demande si l’on parviendrait à les garder près de nous. –  À les apprivoiser tu veux dire ? Quelle idée, mais pour quoi faire ? –  Peut-être simplement pour les connaître mieux. On ne sait presque rien d’eux. On ne sait pas s’ils voient, leur houppier est parfois complètement dégarni. –  Leurs deux branches sont un peu ridicules. –  On ne sait pas même s’ils entendent. –  Je me demande comment ils parviennent à se prémunir des chenilles, il faut une ouïe si délicate pour entendre le bruit que fait leur mastication avant d’empoisonner nos aiguilles.

Elle est aussi dramaturge et ses pièces sont adaptées pour la scène.

ISBN 978-2-8289-2322-8

22 €

9 782828 923228

L AUR ENC E VO Ï TA

La belle affaire, c’est le projet de Paul, qui court en lui depuis presque ­toujours, de faire renaître l’hôtel des Bouquetins, ce lieu a­utrefois mythique qui ­appartenait à son grand-père. Pour atteindre son but, Paul est parvenu à convaincre Gentile Maurer, un designer fameux qui a m ­ iraculeusement ­accepté de lui octroyer un éclat nouveau et en fera à coup sûr le diamant des Préalpes ! Sous l’emprise enthousiaste, charmante et débridée de Gentile, Paul ­parviendra-t-il à mener à bien son rêve d’enfant ou celui-ci l’engloutira-t-il corps et biens ? C’est ce que se demandent Bruno et José, ses deux anciens camarades d’école, qui ne croient pas trop aux miracles…

LA GINGOLAISE

ame narrative. Il rain, très jeune usiaste et sans ment, lors de sa e.

De la même auteure aux Éditions Favre

L A U R E N C E

V O Ï T A

Laurence Voïta a été enseignante avant de se tourner avec succès vers l’écriture. Elle est l’auteure de plusieurs romans, dont Au point 1230, couronné par le Prix du polar romand, Aveuglément, sorti en 2023 et La Gingolaise, paru en 2024. Elle est aussi dramaturge et ses pièces sont adaptées pour la scène.


Ce livre est publié avec l'aimable soutien du Canton de Vaud.

Éditions Favre SA 29, rue de Bourg CH-1003 Lausanne Tél. : (+41) 021 312 17 17 lausanne@editionsfavre.com www.editionsfavre.com Groupe Libella, Paris Distribution | importation France, Belgique, Canada : Interforum 92 avenue de France F-75013 Paris Contact.clientele@interforum.fr Distribution Suisse : Office du livre de Fribourg Route André Piller CH-1720 Corminboeuf Dépôt légal : janvier 2026 Imprimé en Pologne par Totem Lot : 01 Tous droits réservés pour tous pays. Sauf autorisation expresse, toute reproduction de ce livre, même partielle, par tous procédés, est interdite. Mise en page : SIR Couverture : in18, Coralie Voïta-Busset ISBN : 978-2-8289-2322-8 © 2026, Éditions Favre SA, Lausanne, Suisse

Les Éditions Favre bénéficient d’un soutien structurel de l’Office fédéral de la culture pour les années 2026-2028.


« Le passé est toujours interprété : la fidélité qu’on lui doit n’est qu’une invention de la mémoire. » Nietzsche


À mon père, qui m’a donné l’amour des bois et des forêts. Et après lui, par ordre d’apparition dans ma vie, à Sébastien, Jérémie, Augustin, Lucas, Zachary, Numa et Raphaël.


Préface Mis à part Nina, Anna, Paul et Gentile, tous les personnages de La belle affaire ont déjà eu une vie et des aventures avant celles du présent roman. Ainsi, Gregory Manz est ici le mari d’Elisabeth, son amour d’enfance qu’il avait rencontrée lorsqu’ils étaient tous deux à l’orphelinat. Mais avant cela, dans … Au point 1230, Greg était le compagnon de Nathalie Galic, retrouvée morte sur une petite plage des bords du lac. C’est à Greg qu’étaient revenus les 3 millions gagnés au loto par sa compagne et Sophie, et Bruno l’avaient soupçonné d’en être le meurtrier. Sophie Costa, la jeune policière, collègue de Bruno pendant presque dix ans, a été à ses côtés pour résoudre leurs trois dernières enquêtes, avant d’être ici l’amoureuse de Zoran. Sophie et Bruno ont découvert ensemble qui avait tué Nathalie Galic. Ensemble encore, dans Personne ne sait que tu es là, ils ont arrêté l’assassin de ce jeune homme abandonné pieds nus, près de la rivière de leur petite ville. Une arrestation qui aurait coûté la vie à Sophie si Bruno ne l’avait pas secourue au péril de la sienne. Et c’est encore avec Sophie et cette fois avec l’aide de José, le camarade d’école de Bruno devenu non-voyant que, dans Aveuglément, ils avaient sauvé la petite Rosa des griffes de son malfaiteur. Comme dans les trois précédents romans, il y a aussi Carla, la femme de Bruno. Mathilde, la si délicieuse et très vieille amie de José. Julie, la petite fille bien-aimée de Bruno avec laquelle il a passé des heures à créer, puis à parfaire la maquette des trains miniatures qu’ils aiment tant tous les deux. Il y a Rosa, l’amie de Julie, toujours gravement malade d’avoir été enfermée dans

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le noir. Et Zoran, le père veuf de Rosa qui élève seul sa fille et qui cherche à la guérir à tout prix. Et puis bien sûr il y a Bruno. Bruno Schneider, mon inspecteur à la retraite, celui pour qui j’ai eu envie d’imaginer une suite à … Au point 1230, celui à qui j’ai voulu donner un passé dans Personne ne sait que tu es là. Un passé douloureux, qui l’a frappé d’une dépression fulgurante, lorsqu’il a appris la vérité sur les origines de sa mère. Bruno à qui j’ai encore donné une vie de famille et un regard sur le monde, constamment en quête de justice. Bruno, que j’ai pensé dorénavant assez solide pour être le héros d’un roman sans enquête et qui, dans La belle affaire, parcourt les Préalpes avec son ami José, retrouvé dans Aveuglément, ainsi qu’avec Joe, ce jeune chien qu’il n’attendait pas et qui l’emmène découvrir une nature un peu magique.

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– Tu te souviens du jour où on est arrivés ? – Tu sais très bien que ce n’ était pas moi qui étais avec toi ce jour-là. – Il nous trouvait si beaux. Il avait vu nos parents en Amérique. Un véritable coup de foudre. – Il vous avait placés à l’ écart. Pour être certain qu’on vous voie et qu’on vous admire. – Il disait que de cette manière on deviendrait vite plus grands et plus forts que tous les autres puisqu’on avait plus de place pour grandir ! – Cela a coûté la vie à Doug. – Ne parle pas de Doug ! Tu ne sais rien de lui. – Je sais qu’ il avait poussé trop vite et qu’ il n’a pas résisté. On a eu de la chance de grandir très proches l’un de l’autre. – Doug, lui, était placé trop loin de moi. Le jour où c’est arrivé, nous étions sur le point de nous rejoindre et… – L’ homme n’avait pas pensé mal faire. – Pour ça ils se ressemblent tous, comment veux-tu qu’ ils sachent, ils bougent continuellement. – Et ils sont si petits.

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Chapitre 1 – Cette voix ? – De Franel. – Tu as raison ! Paul de Franel. – Il doit être malade… – Malade, à l’hôpital, oui je… – Je parle de son ton, presque chaleureux, une première. Bruno a réprimé un éclat de rire parce que de Franel à son tour venait de le reconnaître et qu’il s’approchait. – Schneider, mon vieux, mais qu’est-ce que tu fais là ? lui a-t-il dit s’emparant de ses mains comme un pasteur plein de ferveur prendrait celles du Seigneur tombé dans son église un matin de Noël. – Une amie de José qui a eu un malaise. Paul a suivi le geste de Bruno, qui désignait José. Il a eu l’air surpris. – José ? Il a cherché dans sa mémoire, prêt à dire « enchanté », puis il s’est exclamé : – José Ritalo ! – Si tu veux, oui. C’est en tous les cas le surnom que vous me donniez. – Ce n’est pas ton vrai nom ? – Paul ! T’es con ? a dit Bruno sans réfléchir, comme il ­l’aurait fait cinquante ans plus tôt. – Excuse-moi José ! Excusez-moi tous les deux, je suis complètement bouleversé. Ma mère a fait un AVC. Je viens d’aller la voir, elle ne m’a pas reconnu. Je suis son fils unique, vous savez. Oui, bien sûr, vous le savez. Qu’est-ce que je vais devenir ?

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– Ce n’est pas forcément définitif avec un AVC, a dit Bruno, saisi par l’intimité dans laquelle le jetait l’affliction de ce vieux camarade d’école oublié depuis si longtemps – Oh Merci ! Merci, j’ai tellement besoin d’espérer. Merci ! Tout cela est si brusque. Et… Et je dois vous laisser. J’ai un rendez-vous important. Je… On va se revoir, je reviendrai demain. Sur le point de partir, il s’est ravisé, il a fait trois grands pas jusqu’à eux, leur a collé deux bises bruyantes et un peu molles. De celles qu’on donne à l’enterrement d’un parent éloigné, a pensé José. Puis il s’en est allé, la tête basculant de gauche et de droite, comme un très vieil ours de foire. – Eh bien ! La vie nous aura finalement offert une accolade de Paul de Franel ! a dit Bruno l’air réjoui. – Tu parles d’un cadeau. – Ritalo… J’avais oublié. – Moi pas. – Tu as vu, il n’a même pas remarqué que tu ne voyais pas. – Oui, j’ai vu. Ils se sont tus quelques secondes, Bruno allait s’excuser une fois de plus pour ce terme incongru, qu’il ne cesse d’utiliser. Il fait très attention pourtant, mais le verbe voir est partout et ne se laisse pas exclure d’un revers de la main ! Depuis qu’ils se sont retrouvés, Bruno prend soin de ne pas froisser José. De leur passé, il a aujourd’hui l’image d’un adolescent sensible et souvent tourmenté, qui portait en lui une colère sourde contre les injustices. Pour cela, il n’a pas changé. Ce n’est pas un sentiment que José relie à sa cécité, il ne fait pas suffisamment cas de lui-même pour cela. Non, lorsque José s’insurge, c’est contre le monde entier, et surtout contre les nantis. Bruno ne comprend pas toujours ces emportements, il ne partage pas toutes ses indignations, ces vitupérations qui explosent parfois à grand bruit. Pas avec autant de férocité du moins. Mais il aime chez José l’autre face qui souvent l’emporte, son côté rieur qui s’efforce de tordre le cou au malheur.

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José fait soudain une grimace impossible, dont Bruno s’empare avec soulagement pour pouffer comme un môme. Bruno partage avec son ami des éclats d’enfance qu’ils revivent, intacts. Bruno sent depuis longtemps que l’on est parcouru chaque jour de plusieurs âges. Des sensations de jeunesse ou d’adolescence que l’on porte en soi, que l’on a même parfois la sensation de réunir contre son cœur, d’un geste arrondi des deux bras. Ils viennent, ils surgissent et ils nous submergent. Assis par terre, on ne sait pas si c’est à l’aide d’une main, d’un coude ou d’une torsion que l’on parviendra à se relever et voilà qu’on est vraiment vieux. Seul dans la campagne avec un chien jeune et joyeux, qui d’un coup de crocs dans le vide signe la victoire d’un vingtième papillon qui vient de lui échapper, on est un homme tout simplement, sans âge et heureux de cette présence au monde. Et puis, avec José, d’une seconde à l’autre, l’enfance qui déboule, comme une averse d’été. Avant ce jour où ils ont revu Paul, après toutes ces années, il y avait donc eu les retrouvailles avec José. Un jour par hasard sur les quais. Bruno se promenait. Avec fort peu d’enthousiasme, il faut bien le dire. Cette retraite toute neuve l’y avait poussé, un peu comme dérive lentement un vieux bateau ballotté vers le port. C’est José qui, cette fois-là déjà, l’avait reconnu à sa voix et l’avait interpelé. Quelques mois plus tard, ils avaient mis fin, ensemble et grâce à leurs souvenirs, à la disparition de la petite Rosa. En dépit de leurs divergences, toujours intactes après toutes ces années, ils s’étaient retrouvés au-delà des mots et du temps. Pourquoi les liens sont-ils souvent si simples quand on a partagé l’enfance ? Il y a quelques jours, Mathilde, la très vieille amie de José, n’est pas venue le retrouver sur ce banc au bord du lac où ils se rejoignent presque quotidiennement depuis qu’il a perdu la vue. Il s’en est inquiété. Il a appelé Bruno. Ils l’ont trouvée chez elle. Souriante comme toujours, mais incapable de se lever. Elle a eu son rire de petite flûte en les voyant ­débarquer. S’est réjouie

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de ne pas avoir fermé sa porte à clé et qu’ils puissent ainsi venir la sauver ! Il n’y a plus qu’elle dans leur vie pour les appeler « jeune homme » et ils l’aiment, chacun à sa façon. Bruno avec tendresse, José infiniment. Et c’est donc dans les couloirs des soins intensifs de la petite ville où Mathilde a été admise qu’ils ont revu Paul. Cela a son importance. Ils l’auraient à peine salué s’ils l’avaient rencontré dans d’autres circonstances. Son arrogance polie de notable de la ville ne leur a jamais plu. Ils avaient déjà parlé de lui en se remémorant tous les copains de la classe. On fait souvent cela lorsqu’on s’est connus à l’école et plus revus depuis. En premier lieu on parle de nos anciens profs, « tu te souviens de Verron et de son amour pour les schémas d’Euler ? » « Il entrait dans la classe avec sa clope au bec, il l’éteignait sur le bord de la fenêtre et la rallumait en sortant », on se rappelle leurs bons mots, leur allure, leurs manies, avec les mêmes rires sous cape qu’autrefois. Puis on passe la palette des camarades d’alors. Ceux qui sont morts viennent en premier. Puis les chefs de clans qui impressionnaient. Et enfin ceux qui surgissent d’une fente de la mémoire qu’on pensait murée à jamais. « … et Paul tu te souviens ? » « Cette suffisance d’adulte qu’il nous opposait alors même qu’on n’avait pas encore dix ans ! » « Il nous clouait le bec sans pour autant nous faire envie. » Oui, cette ­prétention de Paul, comme de naissance, aujourd’hui encore ils s’en agaçaient. Surtout José, qui détestait les privilèges de classe. Ce jour-là pourtant, l’inquiétude provoquée par la peur de perdre Mathilde avait trouvé une sensibilité complice dans celle que Paul éprouvait pour sa vieille maman. Il n’en menait pas large. Ils le retrouvaient presque un demi-siècle plus tard et ne l’avaient jamais vu ainsi. – Je vais peut-être devenir orphelin, vous comprenez ? Larmes aux yeux et lèvres tremblotantes sous la poussée de son amour anxieux, peu soucieux des souffrances de sa mère

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ou de l’inquiétude de José pour Mathilde, Paul était redevenu un petit garçon, et il était terrorisé. Les deux vieilles dames ne sont pas mortes ce jour-là et les trois hommes se sont promis de se revoir. Ce qu’ils ont fait, à plusieurs reprises. À l’hôpital, d’abord, mais pas seulement.

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Chapitre 2 Paul est un homme courtois. Pas très grand, doté d’un peu d’embonpoint et le crâne dégarni, il a du charme et des mots d’autrefois, toujours précisément choisis. Il est parfois amusant, léger de temps en temps, toujours un peu d’une autre époque, c’est ce qu’on dit de lui et il ne dément pas. Les mots qui pourraient venir du fond de son cœur n’atteignent jamais ses lèvres. Ils restent tapis et si certains d’entre eux, après tellement d’années, l’étouffent encore de n’être pas sortis, il n’en sait sans doute toujours rien. Sauf ce serment qu’il s’est fait à lui-même et qu’il regrette tant de n’avoir jamais dit à son grand-père, à voix haute et de son vivant. Après plusieurs mois de correspondance, de tergiversations, d’enthousiasmes, nourris puis douchés aussitôt, et encore relancés, il va enfin rencontrer Gentile Maurer. Le grand créateur, designer architecte internationalement connu, l’artiste, pour dire le vrai, dont il a admiré les œuvres et dont il a rêvé pour restaurer le vieil hôtel, a enfin accepté le mandat qu’il lui proposait et Paul est enchanté, peut-être même au sens premier du mot. Il en est convaincu, Maurer est bien l’homme providentiel qu’il attendait pour donner à l’hôtel le confort d’aujourd’hui tout en préservant son charme d’hier. Ce jour-là il était en passe de tenir sa promesse secrète, à bout touchant, en vérité. Son cœur était immense peut-être pour la première fois ! Quelques heures avant de rencontrer celui grâce à qui, enfin, le vieil hôtel allait retrouver tout son lustre, Paul était monté jusqu’aux Bouquetins. Il avait besoin du calme salvateur que lui offre la nature pour digérer sa joie et son soulagement. Il est parti à l’aube, pour ne croiser personne. Paul déteste ces

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Vous venez de consulter un EXTRAIT d’un livre paru aux Éditions Favre Tous droits réservés pour tous pays. Toute reproduction, même partielle, par tous procédés, y compris la photocopie, est interdite. Éditions Favre SA Siège social : 29, rue de Bourg – CH–1003 Lausanne Tél. : +41 (0)21 312 17 17 lausanne@editionsfavre.com www.editionsfavre.com


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