BULLETIN Avril 2016 Miséricorde Martin
Hospitalité de Touraine Maison Diocésaine « le Carmel » 13 rue des Ursulines BP 41117 37011 TOURS cedex Tél./Fax : 02 47 31 14 48 hospitalite.de.touraine@gmail.com www.hospitalitedetouraine.org
SOMMAIRE La parole à notre aumônier
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A notre président
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Un jubilé pas comme les autres
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Porte de la miséricorde
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Année Martinienne
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Bléré la Croix : la fête
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Assemblée générale
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Engagement hospitalier
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10ème station
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L’église de Touraine dans le monde rural
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Carnet
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La parole est à notre aumônier Voici une des dernières pages de la vie de Martin selon Sulpice Sévère : sa prière à l'approche de la mort dans l'église de Candes. Seigneur, si je suis encore nécessaire à Ton peuple, je ne me dérobe point à la peine : que Ta volonté soit faite. C’est, un lourd combat que nous menons Seigneur, en Te servant dans ce corps; en voilà assez des batailles que j'ai livrées jusqu'à ce jour. Mais si Tu m'enjoins de rester en faction devant Ton camp pour continuer d'y accomplir la même tâche, je ne me dérobe point et je n'invoquerai point les défaillances de l'âge. Je remplirai
fidèlement la mission que Tu me confies. Tant que Tu m'en donneras l'ordre toi-même, je servirai sous Tes enseignes. Et bien que le souhait d'un vieillard soit de recevoir son congé, sa tâche terminée, mon courage demeure pourtant. victorieux des ans et ne sait point céder à la vieillesse. (Sources chrétiennes 133 p341) Martin jusqu'au bout de sa vie a gardé l'esprit et le vocabulaire de ses premières armes. Il s'est totalement converti, reconverti dirait-on aujourd'hui, il a changé de général, d'étendard, mais il est resté lui-même. Suprême délicatesse de la miséricorde de Dieu : elle nous façonne, elle nous pétrit de son amour, en respectant totalement nos origines, notre culture, notre histoire, y compris avec ses creux et ses bosses. Au cœur de l'hospitalité il y a cette confiance absolue : Dieu va au bout de ses plans ! Dieu se sert de nos qualités et de nos faiblesses pour aller à la rencontre de nos frères et sœurs malades, pour vivre entre nous la fraternité. Dieu se sert de nos histoires pour croiser d'autres histoires semblables ou différentes. Que Dieu nous tienne à notre place avec ce qu'il nous a donné d'être, que Dieu nous trouve disponibles si nous devons accomplir une autre mission. Jean Pierre Belliard
Et à notre Président La miséricorde, Permettez-moi de m’arrêter sur une définition de la miséricorde qui a attiré particulièrement mon attention : « C’est le sentiment par lequel la misère d’autrui touche notre cœur ». Pour nous Hospitalier(e)s, Lourdes est le lieu privilégié de cette manifestation de la miséricorde : Allez vers Marie, c’est la reconnaître comme la mère de la
miséricorde, elle qui intercède en permanence auprès de son fils pour apaiser la misère de tous ceux qui la prient. Aller à Lourdes en Hospitalier(e)s, c’est se pencher sur la misère morale et physique de ceux que nous accompagnons. Et nous savons combien notre cœur est touché pèlerinage après pèlerinage, aussi en cette année jubilaire de la miséricorde faisons le maximum pour entreprendre une nouvelle démarche vers le Rocher et comme le demande le Pape François ouvrons notre cœur à l’espérance d’être aimés pour toujours malgré les limites de notre péché. Enfin, je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager les propos du frère Lionel Gentric lus il y a quelques jours : « L’Hospitalier ne puise pas dans ses réserves quand il est au service, quand il délivre un sourire, quand il échange un regard, quand il a une parole de consolation. Tout au contraire, il refait ses forces et sa santé ». Uni à vous tous dans l’Amour de Marie.
Jean-Pierre
Edito Miséricorde… Selon Littré Sentiment par lequel la misère d’autrui touche notre cœur. La grâce, le pardon accordé à ceux que l’on pourrait punir. Dieu fait miséricorde au petit nombre de ceux qu’Il sauve par son Fils. Etre à la miséricorde de quelqu’un, dépendre absolument de la pitié de celuici. Se remettre, s’abandonner à la miséricorde de quelqu’un, se remettre, s’abandonner à sa merci, à sa discrétion. La miséricorde de Dieu, la miséricorde divine, bonté par laquelle Dieu fait grâce aux hommes, aux pécheurs. Aussi, extrême surprise ! Petit poignard de nos anciens chevaliers, servant à tuer si le vaincu ne criait pas miséricorde ! Support de stalle dans nos églises ! Petit supplément alimentaire pour religieux cloîtrés…
L’« introït » du 2ème dimanche après Pâques débute par « misericordia »… Ordre religieux pour les « filles de qualité » peu fortunées. En marine, ancre de miséricorde. Celle de Dieu nous intéresse seule ici. Nous aurons besoin de plusieurs bulletins pour en tirer des conclusions … surtout si l’on y ajoute l’actualité due à saint Martin…
Un Jubilé pas comme les autres ! Un jubilé pas comme les autres? En effet. De novembre 2015 à juillet 2017, dans le diocèse de Tours, Martin apôtre, pasteur et témoin vivifiera notre foi avec les trois dimensions de sa vie: le partage, l'évangélisation et la miséricorde. Les manifestations Martiniennes ne manqueront pas. Rappelons simplement les deux grandes phases de ce long jubilé : Du 11 novembre 2015 au 4 juillet 2016: découvrir ou redécouvrir la figure de saint Martin et, à travers lui, Celle du Christ. Du 5 juillet 2016 au 4 juillet 2017: sortir, sous l'impulsion de l'Esprit, à la rencontre des autres et en particulier des pauvres et des laissés-pour compte. Le lancement de ce jubilé, les 10 et 11 novembre 2015, marqua un engouement extraordinaire des tourangeaux et pas seulement, pour saint Martin. Cet engouement ne peut que nous stimuler à nous mettre sur les étapes de sa vie, qui sont aussi les nôtres. Mettons-nous sur les pas de l’un des premiers évêques de Tours. Marchons vers le partage, la miséricorde et l'évangélisation ! Ces 3 grâces ne se suivent pas forcément cette chronologie, nous pouvons être traversés par l'une plus qu'une autre, à un moment donné de notre foi. La question « où en suis-je dans mon chemin de foi de chrétien? » est récurrente ! Le partage. Martin, l'homme du partage. L'épisode emblématique du manteau partagé se déroule à Amiens en 354. Quelle en est la réalité historique? Voyant un pauvre à moitié dénudé, il lui donne la moitié de sa tunique militaire. L'autre moitié, il ne pourra la garder, car elle demeure la propriété de l'armée. Ainsi, Martin se dénude, d'une certaine façon ! D'ailleurs, après son geste, il subit les sarcasmes et les quolibets de ses « camarades » militaires. On voit bien que le partage martinien va au-delà du partage du manteau. Le partage martinien est du registre du dépouillement de soi ! Notons que cet épisode du partage du
manteau se reproduira plus tard (Voir « Vie de Saint Martin », Sulpice Sévère, éd. Du Cerf, page IV) La miséricorde. Elle est bien plus que le partage de son manteau avec son voisin. C'est accepter de découvrir et d'entrer dans les zones d'ombre et le chaos de l'autre, qui sont aussi les nôtres» ! C'est pouvoir dire: que puis-je faire pour toi ? L'évangélisation. Tel Saint Paul, Martin voyage et vit une vie évangélique jusqu'à l'âge approximatif de 40 ans et rencontre Hilaire, à Ligugé, près de Poitiers. Il confie à Martin un rôle...d'exorciste. Pour fuir le public trop intrusif, il se réfugie dans des grottes de Marmoutier. Inlassablement, de part et d'autre de la Loire, bien avant d'accepter d'être évêque de Tours, il part en campagne, évangéliser les païens (ceux qui n'ont jamais entendu parler du Christ, ou très mal...). Porter la bonne Nouvelle, témoigner de l'Amour de Dieu (par la parole et par les actes), c'est évangéliser. Aujourd'hui, on peut dire ré-évangéliser!
CM
« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Mt 5,7) « Nous avons toujours besoin de contempler le mystère de miséricorde. Elle est source de joie, de sérénité et de paix. Elle est la condition de notre salut. Miséricorde est le mot qui révèle le mystère de la sainte Trinité. La miséricorde, c’est la loi fondamentale qui habite le cœur de chacun lorsqu’il jette un regard sincère sur le frère qu’il rencontre sur le chemin de la vie. La miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours malgré les limites de son péché.» Avec ces paroles le saint Père nous invite à célébrer l’année jubilaire de la miséricorde qui commence avec l’ouverture de la Porte Sainte à Rome, dans les cathédrales et sanctuaires du monde entier, du 8 décembre 2015 et au 20 novembre 2016. Le sanctuaire de Lourdes, par décision de Mgr Brouwet, se fait écho de cette invitation du pape François et c’est avec une joie immense qu’il offre ces réflexions autour de la miséricorde pour aider tous les pèlerins à vivre cette année jubilaire accompagnés de Notre-Dame de Lourdes, Mère de Miséricorde, et Bernadette témoin de la miséricorde de Dieu.
La miséricorde est solidarité et engagement d’amour efficace à l’égard des frères qui sont dans le besoin et dans la misère. La miséricorde est pardon et réconciliation des offenses reçues et commises. La miséricorde est une voie universelle qui crée des liens de fraternité entre les hommes.
Martin apôtre de la miséricorde Lancement de l’année Martinienne à la cathédrale.
L’actualité de saint Martin « La plus belle figure de la Miséricorde après le Christ, c’est Saint Martin de Tours » Au-delà des prodiges et des miracles qui emplissent sa vie, il y a chez saint Martin, comme dans le Christ lui-même, un miracle de la sainteté. Une sainteté, faite de chair et de sang, de souffrances et de doutes, de courage et de fidélité. Une sainteté qui ne fut acquise que dans le constant effort d’un homme affronté à son destin et jaloux d’une vocation qui le forçait toujours à s’éloigner des voies communes … C’est la sainteté d’un homme de Dieu qui, tour à tour soldat, moine, évêque, a vécu sa vie sur les trois registres de la prière, de l’annonce de l’Evangile et de la charité. Si le soldat devint moine, c’est pour répondre à l’impérieux appel du détachement, de la retraite et du silence pour rencontrer Dieu dans la prière. Si le moine se résout à devenir évêque, c’est pour porter l’évangile dans les solitudes rurales enfoncées dans les ténèbres et l’atavisme des vieux cultes païens. L’évêque de Tours devient ainsi le fondateur de la vie monastique en occident, deux siècles avant saint Benoît. Quittant l’enceinte de la cité, il devient aussi le précurseur et l’initiateur de la mission dans les campagnes de la Gaule romaine du IVème siècle. Martin n’est donc pas seulement l’homme au manteau. Il est aussi le soldat de Dieu qui construit les citadelles de la prière, celui qui convertit et qui donne à notre pays ses premiers titres de chrétienté. Qui oserait penser qu’une telle figure, par les vertus qu’elle témoigne plus
encore que par les miracles qu’elle a semés, ne mérite pas aujourd’hui encore le culte de notre souvenir, de nos attachements, de nos prières ?
L’homme au manteau partagé Qui ne connaît le geste du soldat romain partageant son manteau avec un mendiant par un jour d’hiver sous les murs d’Amiens ? De mille manières, il a inspiré l’art chrétien. On ne compte plus les vitraux de nos églises, les enluminures, les tableaux et les sculptures Dès l’origine, partout dans les nations d’occident, des paroisses se sont mise sous le patronage de saint Martin. Il arrive au second rang, après Marie, la mère de Dieu. Pourquoi un tel rayonnement du saint évêque de Tours auprès de populations à peine sortie de la nuit païenne ? Pourquoi cette expansion aussi rapide d’une foi encore toute neuve se donnant pour modèle l’homme au manteau partagé ? Il faut bien donner des raisons. Convenons tout d’abord que nous avons dans le geste de Martin la révélation la plus simple, mais aussi la plus expressive de ce qui est au cœur de l’Evangile : l’appel à la charité fraternelle. « Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites » (Matthieu 25,40). Mieux que tous les prêches et les discours, la rencontre de Martin et du mendiant délivre un message de fraternité et d’amour. Elle nous atteint au cœur. Et, dans l’image même qu’elle nous offre, elle éveille ce qu’il y a de meilleur en nous, notre besoin de chaleur humaine et de fraternité. Ainsi dénonce-t-elle nos égoïsmes et nous
provoque-t-elle à sortir de l’Evangile et demeurer fidèle à son message. En définitive, Martin reçoit du pauvre plus qu’il ne lui a donné, puisque c’est le Christ lui-même qui s’est fait reconnaître. Ce destin, qui commence sous le signe du manteau déchiré, conduira Martin sur des routes imprévues. Il y aura celle du désert et de la solitude qui conduisent à Gallinara ; les routes paisibles et lumineuses qui mènent à Ligugé, près de Poitiers. Mais aussi les routes d’anxiété et de souffrance, celles de la ville de Tours et des campagnes qui l’entourent ; elles attendent un évêque pour les guider et les convertir. Sentiers hostiles qui s’enfoncent dans les terres et les forêts, voies romaines que sillonnent les légions et qui croisent jusqu’au bord du Rhin où réside l’empereur, Martin apprendra la longue patience des marches et des étapes solitaires. Partout, voyageur sans bagages, il sera présent aux rendez-vous que semble lui donner le « prince de ce monde » pour le défier et lui interdire sa chasse gardée. Mais la charité de Martin aura toujours le dernier mot et les béatitudes de la foi qu’il annonce seront toujours les plus fortes. Telles sont toutes ces routes traversées par saint Martin. Puissions-nous, en les découvrant recueillir les belles et grandes leçons que nous apprend l’homme au manteau partagé. Jean Honoré Archevêque de Tours « Fêtes et saisons mai 1996»
J'étais allé, mendiant de porte en porte, sur le chemin du village lorsque ton chariot d'or apparut au loin pareil à un rêve splendide et j'admirais quel était ce Roi de tous les rois !
Mais les espoirs s'exaltèrent et je pensais : c'en est fini des mauvais jours, et déjà je me tenais dans l'attente d'aumônes spontanées et de richesses éparpillées partout dans la poussière.
Le
chariot s'arrêta là où je me tenais. Ton regard tomba sur moi et tu descendis avec un sourire. Je sentis que la chance de ma vie était enfin venue.
Soudain, alors, tu tendis ta main droite et dis : "Qu'as-tu à me donner ?" Ah ! Quel jeu royal était-ce là de tendre la main au mendiant pour mendier ! J'étais confus et demeurai perplexe ; enfin, de ma besace, je tirai lentement un tout petit grain de blé et te le donnai.
Mais combien fut grande ma surprise lorsqu'à la fin du jour, vidant à terre mon sac, je trouvai un tout petit grain d'or parmi le tas des pauvres grains. Je pleurai amèrement alors et pensai : "Que n'ai-je eu le cœur de te donner mon tout !". Rabindranath Tagore.
La Fête à Bléré la Croix Tout à la joie de nous retrouver et de partager une journée conviviale, chacun de nous attendait impatiemment le 29 novembre ! Et puis, le 13 de ce même mois, 130 vies ont été fauchées par une folie aveugle ; nous nous sommes donc rassemblés, inquiets mais certains que la haine et la violence ne résoudraient jamais les problèmes de notre humanité.
Le Père Bouzy et les paroissiens de Bléré nous ont accueillis à la paroisse Saint-Jacques-du Val- de Cher en ce premier jour de l’Avent ; le chant d’entrée nous a immédiatement permis de goûter la joie des retrouvailles : « le bonheur d’être ensemble et de croire en l’amour, l’amour du Dieu Lumière, Dieu soleil
levant, l’amour du Dieu Lumière, Dieu soleil levant » ; Aux questions des jeunes de la catéchèse sur la lettre de Saint Paul qui écrivait qu’il ne fallait pas se contenter de ce que nous avons fait mais qu’il fallait faire plus et mieux qu’hier , le Père a répondu qu’aimer plus qu’hier n’est pas toujours facile ; mais comme Dieu, nous devons manifester un amour débordant à l’égard de tous, sans distinction ! Dieu nous aime tous comme un Père, et Il nous invite tous à nous conduire sur le chemin de la fraternité ! Dans son homélie il a insisté sur le sens du temps de l’Avent ; Qu’attendonsnous ? Nous attendons Celui qui est venu, qui vient, qui reviendra ; nous devons rester sur nos gardes et prier en tout temps ; mettons notre confiance dans le Seigneur ; ne nous laissons pas aller au désespoir ; Attentifs à ceux qui nous entourent, cheminons vers Noël dans l’Amour, la Foi, l’Espérance et la charité. A la sortie de la messe, nous avons vendu de nombreux calendriers ; et nous remercions chaleureusement toutes les personnes qui nous ont réservé un tel accueil ; l’argent recueilli permettra d’aider des personnes à venir prier avec nous à la Grotte. Apres cette célébration, nous nous sommes dirigés vers la salle des fêtes de la Croix en Touraine spacieuse, accueillante et confortable. Tout était prêt ; l’équipe d’organisation s’est
montrée à la hauteur de la situation : qu’elle en soit ici remerciée ! Et le potage préparé par Marie Françoise a été le bienvenu pour nous réchauffer et nous régaler ; une fois consommé, nous avons pu partager salades, tartes salées, terrines et autres gourmandises que chacun avait apportées. La Gidelle, un groupe folklorique qui présente des danses en costumes de notre région, nous a ensuite permis de passer un bon moment de détente ; mais au fait, savez-vous ce qu’est une gidelle ? C’est un ustensile, en buis, qui sert à écoper le jus de raisin au fond des cuves; chaque danseur(euse) en porte une autour du cou ; les femmes sont coiffées de bonnets en mousseline brodés; chaque bonnet est différent et indique le statut des femmes : une fleur pour les jeunes filles, plusieurs pour les femmes mariées, et rien pour les veuves ! Apres avoir rêvé au rythme des polkas, bourrées et autres danses qui ont enchanté notre groupe, Michel nous a fait revivre l’année 2015 et tous les événements qui l’ont emmaillée. Dans sa grande générosité, Monsieur Pinguet a offert à chaque malade une jolie orchidée en souvenir de cette belle journée. Nous nous sommes ensuite quittés, et dans nos cœurs d’hospitaliers, résonnait cette parole du Pape François ; ouvrons nos yeux pour voir nos frères et sœurs malades, fatigués ou handicapés : « que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié, de la fraternité ! »
L’Assemblée Générale
Nous sommes heureux de nous retrouver environ 120 hospitalier(e)s pour l’assemblée générale qui a lieu cette année, fait exceptionnel, au Carmel. Après la prière animée par le Père Belliard, nous revivons l’année 2015 au travers de quelques belles photos : les deux pèlerinages avec de nombreux visages souriants et radieux, le Père Jocelyn Fortin portant le Saint Sacrement pour l’adoration dans la basilique souterraine, la fête à la cité St. Pierre… Année dont l’effort a porté sur l’appel des jeunes, des hospitaliers et des malades et la vente de calendriers dont le bénéfice nous permettra d’emmener 4 malades. Pas de grand changement dans la participation aux différents événements à l’exception d’une baisse significative de la fréquentation des malades au pèlerinage d’Août, tendance ou phénomène conjoncturel ? L’avenir nous le dira, mais dès à présent nous avons accentué notre relance auprès de ces personnes pour 2016 !... Après un vote à l’unanimité du rapport moral, Alain Nicolas nous présente les résultats financiers, trouvant un juste équilibre entre une information complète et la saturation de chiffres ! Ce rapport concerne l'exercice clos le 31 octobre 2015. Les comptes ont été certifiés par le cabinet d'experts comptables RBA. Après 3 années de résultat négatif, cette année connaît un excédent de 5323€. L'augmentation des produits a plusieurs origines : -1) La participation financière des pèlerins malades est passée de 290€ à 310€. Je rappelle la philosophie de l'Hospitalité : la participation demandée à chacun est la même quel que soit le niveau de revenu. Elle représente le coût réel du pèlerin. Par contre l'hospitalité aide financièrement les malades qui le souhaitent, soit en faisant une remise sur le coût du pèlerinage, soit en acceptant un paiement échelonné. -2) Il y a eu moins de remises demandées cette année
La baisse des charges globales est due : -1) en partie à la diminution du nombre de pèlerins -2) économie sur le changement de restaurant (l'Ange Bleu moins cher) -3) remise sur le transport, les cars Manterola allant directement de Tours à Troyes au retour de Lourdes
Les dépenses Delta pèlerinages représente la différence entre les dépenses liées directement
aux pèlerinages et les recettes liées à la participation financière des pèlerins (remises qui sont faites aux malades, aux hospitaliers en couple et aux jeunes). Il est en baisse sur 2014, car il y a eu moins de remises cette année Communication en légère augmentation : il y a eu l'achat des calendriers Frais administratifs en légère hausse : il a fallu remplacer l'imprimante
Les recettes Les dons et legs sont en augmentation substantielle : + 5000€ Les quêtes sont moindres de 2000€ sur 2014 mais l'année précédente avait été exceptionnelle, nous revenons à un niveau « normal » Les cotisations quasiment identiques.
Conclusion Le résultat est conforme au budget prévisionnel avec même un excédent, ce qui permettra de ne pas augmenter le coût des pèlerinages en 2016, d'investir dans un ordinateur et de faire un don à l'accueil des malades de lourdes pour l'amélioration de leur confort. Les documents comptables sont consultables à la permanence de l'hospitalité. Nouvelle approbation à l’unanimité pour ce brillant rapport avec cerise sur la gâteau un excédent ! Après avoir défini les grandes lignes pour 2016 : appel hospitalier(e)s – responsables - infirmiers et malades ; préparation du pèlerinage d’avril 2017 avec les confirmands et pèlerinage en communion de prière avec les détenus de la prison de Tours ; l’accent est mis sur l’importance du travail en commission où chacun est invité à se joindre à l’une d’entre elles pour rendre notre mouvement plus solidaire et plus efficace. Sophie de Germay et Marie Laurence Meyer viennent remplacer Jean-Ebles d’Ussel qui arrive en fin de mandats et qui reçut une belle ovation pour son travail accompli et Francine Bonne dont le poste était resté vacant suite à son départ loin de la Touraine. Nominations approuvées à l’unanimité. L’assemblée générale terminée, nous nous sommes retrouvés pour prier ensemble dans le cadre de la messe célébrée par le Père Belliard.
L’engagement hospitalier Quel est l’intérêt de l’engagement ? Quand on m’a confié la charge de l’Hospitalité, au moment même où j’y entrais, je ne saisissais pas bien le sens de l’engagement proposé, ni son intérêt. Cet engagement est dans mon cœur, entend-t-on souvent : pourquoi cet affichage ? Je comprends les interrogations de certains ! On connait et on comprend les engagements « de vie », le mariage, le sacerdoce, la vie religieuse, mais un engagement « à l’Hospitalité » ? On admet que les premiers fassent l’objet d’une cérémonie, car il s’agit de la création d’une communauté nouvelle ou de l’entrée dans une communauté existante (c’est aussi vrai d’un baptême), mais l’engagement à l’Hospitalité et la cérémonie qui l’accompagne sont plus difficiles à comprendre si, pour de multiples raisons, je risque de n’être qu’un passager. De façon générale, que signifie « s’engager » ?
C’est d’abord exprimer un choix d’homme, ou de femme « libre », capable de faire le tri entre plusieurs propositions, capable, par conséquent, de renoncer à des opportunités qui viendraient contrarier ce choix. Dans l’engagement du mariage, je choisis d’aimer dans la fidélité, ce qui implique forcément le désir de protéger cet engagement en renonçant à certaines tentations ou à certains comportements. Le choix d’aimer Dieu est bien sûr de cet ordre : « celui qui veut garder sa vie la perdra, celui qui accepte de perdre sa vie à cause de moi la gardera ». L’engagement, s’il résulte d’un choix réfléchi, va me donner une plus grande liberté puisque j’ai délibérément donné un axe à ma vie et que j’ai décidé de m’y tenir. Qu’en est-il alors de l’engagement à l’Hospitalité ? A la différence des « engagements de vie », il s’agit là d’un « engagement d’étape » : actuellement, pour autant que je puisse le prévoir, je souhaite continuer à venir à Lourdes au service de mes frères et sœurs malades au sein de l’Hospitalité. Ce souhait n’est pas « un vœu », c’est d’abord le résultat d’un constat : j’ai expérimenté que j’éprouvais de la joie à accompagner les malades et j’ai compris l’importance de cette mission d’Eglise au point d’y être retourné(e) à plusieurs reprises. Partant de ce constat, ce souhait de continuer à aller à Lourdes est alors l’expression de ma bonne volonté. Mais pourquoi « cet affichage », par le biais d’une cérémonie d’Eglise ? Cet engagement, pris devant mes frères et sœurs malades, est un vrai cadeau pour les malades : je ne suis pas venu(e) ici « en touriste », je prends cette mission suffisamment au sérieux pour vous dire que ce sera désormais l’une de mes priorités, dans la mesure de mes possibilités. Et c’est vous qui allez me parrainer ! Cet engagement est aussi un vrai cadeau pour l’Hospitalité : ce n’est plus un rassemblement ponctuel de bonnes volontés, c’est une communauté solide, dotée d’une véritable colonne vertébrale, qui a une âme, un projet, qui peut s’organiser et qui inspire confiance.
C’est enfin un vrai cadeau pour notre Eglise diocésaine : Comme tout mouvement d’Eglise, l’Hospitalité reçoit sa mission de l’Evêque ; à travers cette cérémonie faite en présence de l’Evêque ou de son représentant, elle manifeste son attachement à la mission qui lui a été confiée et son souci de bien l’inscrire au sein même de l’Eglise diocésaine. Comment l’Evêque pourrait-t-il ne pas apprécier de constater notre engagement et notre disponibilité ? CdG L’engagement, c’est l’acte par lequel chaque membre de l’Hospitalité assume les valeurs qu’il a choisies et donne, grâce à ce libre choix, un sens à son existence. Un Hospitalier(e) vient à Lourdes pour la première fois sous diverses raisons : soit par simple curiosité, soit à la suite d’un vœu, d’une promesse, d’un appel, soit par solidarité familiale ou amicale. Qu’importe, il est venu ! Et puis, il revient l’année suivante. Ah ! Ca n’est plus de la curiosité mais cela correspond à quelque chose de profond et personnel. Et voilà qu’il participe à un troisième pèlerinage ! A ce stade, l’Hospitalier(e) reconnait qu’il y trouve son compte et l’Hospitalité reconnait qu’il éprouve du bonheur à cheminer avec les malades. Elle lui propose donc de faire une première démarche, dite la Reconnaissance. Et puis, deux ans plus tard, soit au bout de cinq pèlerinages, l’Hospitalité est heureuse de lui proposer alors un Engagement d’Eglise, c’est à dire de donner dans sa vie de Chrétien une priorité au service des malades. En effet, l’Hospitalité est un mouvement d’Eglise qui, pour vivre, a besoin de membres vivants, engagés et fiers de l’être. Nous devons tous nous sentir concernés par cette formidable dynamique. Chacun de nous doit se sentir un membre actif de cette grande et belle Famille qu’est l’Hospitalité en agissant avec son cœur, sa tête, ses bras et si possible ses jambes, l’important étant de s’engager ! Ne restons pas sur le bord du chemin, marchons à la même vitesse, la main dans la main ! Et puis vous verrez à quel point l’engagement libère ! Bernard
Les engagés en 2015 Reconnaissance
Engagements
Maria Linda Monteiro Antonio Monteiro Annie Guivarch Giret Michèle Giret Jehanne d’Angleville Béatrice Sebaux Alain Nicolas Mathilde de Bodisko Louise de Corbier Anne Delahousse
Hélène Bellanger Jean-Pierre Brunebarbe Céline Marie Daniel Marilleau
10ème Station
Au fil des pèlerinages diocésains auxquels j’ai pu participer en tant qu’hospitalier j’ai eu l’impression de me rapprocher toujours davantage de mes frères malades ou handicapés. Cette progression m’a mené du service des voiturettes au service des chambres. A chaque étape j’entendais la Vierge Marie me dire « tu peux en faire encore plus pour ton frère, tu peux être encore plus proche de lui, tu peux être encore plus aimant » ! Une étape importante fut de pouvoir affronter la nudité de ce frère et de me montrer attentif à son bien-être. Ce pèlerinage que je considère être le plus accompli (mon ressenti) m’a permis de dépasser la gêne qui m’habitait jusqu’alors. Ce pas, je l’ai franchi avec l’aide de Maurice frère lourdement handicapé qui s’est véritablement « donné » à moi, « offert » à moi avec une entière confiance. Maurice me fit le cadeau de lui-même ! J’ai pris conscience de la valeur de ce cadeau lors du chemin de croix, plus précisément à la 10ème station lorsque Jésus est dépouillé de ses vêtements. En contemplant le corps de Jésus, humilié, sans vêtements, je contemplais le corps de mon frère Maurice. Et en étant confronté, matin et soir, à la nudité de Maurice je contemplais le corps de Christ. Merci Maurice, merci Marie, je rends grâce au Seigneur pour cette révélation. Je rends grâce encore pour avoir vécu et partagé le service des chambres durant ce pèlerinage avec Agnès, soignante animée de délicates attentions et éclairée d’un regard d’humanité. Avec Patrick, hospitalier à la guitare toujours prêt à chanter la joie d’être au service de ses frères. Avec Corinne et Jean-Jacques, hospitaliers nouveaux, un couple qui vit à l’unisson de l’amour pour son prochain en souffrance. Je rends grâce ! C.H
L’église dans la Touraine rurale
Comme ailleurs en France, il y a en Touraine l’Église des villes et l’Église des campagnes. C'était déjà la situation rencontrée il y a 17 siècles par Martin, l'Apôtre des campagnes. Mais à son arrivée en Touraine l’Église était surtout implantée dans la cité ; les campagnes étaient encore païennes. Où en sommes-nous aujourd'hui ? Nous évoquons ici l'évolution depuis nos dernières décennies : les difficultés auxquelles l’Église est confrontée, mais aussi les aspects positifs qui soutiennent son espérance. Nous faisons état ici d'une vision du Doyenné de Château-La-Vallière qui regroupe 4 paroisses, 46 villages et environ 60 000 habitants ; le tout desservi par 3 prêtres seulement depuis septembre 2015. La première difficulté rencontrée c'est la taille d'un espace qui va, de l'Ouest à l'Est, de Rillé à Cerelles (48 kms) et, du Nord au Sud, d’Epeigné-surDême à Saint Patrice (70 kms). La paroisse réunissant le plus de villages (18) est Notre Dame-de-la-Clarté-Dieu : 35 kms Est-Ouest et 30 kms Nord-Sud. Ces distances compliquent les déplacements des prêtres, mais aussi ceux des responsables laïcs assurant un service dépassant celui de leur paroisse. Ce vaste espace conduit à une dispersion extrême de la population, à mesure que l'on s'éloigne de Tours. Les deux paroisses les plus éloignées de Tours totalisent l'une, 17 villages et l'autre 18. Autant de lieux de culte à desservir et à entretenir pour des nombres très faibles d'habitants à mesure qu'on approche de la limite Nord de l'Indre & Loire. Il devient de plus en plus difficile d'y réunir une « masse critique » de catholiques convaincus pour faire vivre des lieux de culte. Cependant la pratique du co-voiturage peut remédier à cette contrainte des longs déplacements. Depuis près de 20 ans on a regroupé des petites paroisses en grandes paroisses, passant de 46 clochers à 4 grandes paroisses. Très vite après cette mesure radicale, est apparu le Doyenné. Le passage du village à la grande paroisse a fait perdre énormément de pratique religieuse dominicale. Quant au Doyenné il a beaucoup de mal à assurer sa raison d'être. Le faible nombre de prêtres, qui, de plus, ne restent pas longtemps dans le même secteur, a incité ceux-ci à s'appuyer sur des laïcs pouvant assurer un certain nombre de services d’Église. Mais, s'il y a crise de vocations dans le clergé, il en est de même pour les bénévoles laïcs ; les jeunes sont pris par leur profession et leurs déplacements, et les retraités, eux, veulent « profiter de leur retraite »… Pour
beaucoup de rites chrétiens (baptême, mariages, sépultures) les pratiquants bénévoles et les prêtres -qui représentent 5 % des français- sont au service des catholiques « culturels » -qui représentent 60 % des français - . C'est ce qui a fait dire aux Évêques, il y a quelques années, que l’Église assurait, en quelque sorte, le « service public des funérailles ». Il en est de même aussi pour les baptêmes et les mariages. Malgré tout un nombre significatif de chrétiens est investi dans l'accueil dans la maison paroissiale de Neuvy. De nombreuses personnes animent les équipes « sépulture ». Des jeunes ont pris la relève pour animer la liturgie et en assurer l'accompagnement musical. Le Service Évangélique des malades, les groupes de Lectio Divina sont présents et actifs. Les EAP (Equipe d'animation Pastorale) fonctionnent régulièrement, et les 4 du Doyenné se retrouvent périodiquement. Il y a heureusement des aspects positifs qui conduisent à espérer. La vie à la campagne est agréable (surtout à la belle saison). Les logements y sont à des prix très abordables. Il règne une certaine convivialité. La « culture chrétienne » y demeure plus élevée qu'en ville; par exemple, les sépultures religieuses représentent 70 % des décès, alors qu'en ville la proportion est de 50 %, voire quelquefois moins de 30 %. Dans beaucoup de villages les églises sont pleines (voire débordent) aux sépultures… Quel avenir ? Il faudra probablement abandonner un jour des églises, faute de sacristain et de pratiquants, pour se regrouper sur celles qui sont bien desservies et bien équipées. Il faudra sans doute imaginer d'autres formes de regroupements et d'autres fréquences de célébrations liturgiques. Pour l'instant, les messes sont assurées chaque dimanche dans chaque paroisse, et 3 fois par an une seule messe rassemble les 4 paroisses en un même lieu. De plus, dans la mesure du possible, des messes sont dites, le samedi soir, dans des villages à tour de rôle ; mais c'est une charge particulière pour les trois prêtres. Pour demain, l'imagination et la Foi peuvent nous inspirer ; espérons-le. Les prêtres et les laïcs bénévoles, conscients que la société et le monde changent profondément, regardent l'avenir avec patience, persévérance et humilité. Ils savent très bien que l'Esprit les accompagne. MS
Le Carnet Rose blanc bleu 7 novembre Agathe première d’Alexandra Beuvin (Niot) hospitalière 27 novembre Suzie petite fille d’Hélène Bellanger hospitalière 21 janvier Aaron 4ème petit fils de Christian Massé
Nos amis disparus Novembre
Gérard Dalloz époux de Michelle hospitalière François Kohler gendre de Françoise Georgin Mme Anne de la Morandière épouse de Yves hospitalier
Février
Mme Thérèse Bajeux mère de Brigitte Clais hospitalière Mme Yvette Moreau hospitalière Mme Bernadette Renty Mme Arlette Lerat
Benoît fils de JM Bodenant hospitalier Mme Madeleine Baumard pèlerin malade Mme Marie-Thérèse Pommeret pèlerin malade Mars
Mme Simonne Riou hospitalière Serge Gabilly hospitalier Mme Jeanne Jourdin pèlerin malade
Annonces Calendriers, L’affaire se poursuivra en 2017 à partir du pèlerinage d’août. Les 450 vendus en 2016 nous permettront d’aider 4 pèlerins malades à venir à Lourdes. Les invendus ont été distribués à la prison de Tours ! Prochains pèlerinages Mai du 17 au 21 Août du 18 au 22
Directeur gĂŠrant : Jean-Pierre Noguier