N°5
interview
projet PULSE vers une architecture bois
vie étudiante
le pfe du mois : Un nouveau phare en la Paz et El Alto
actualité artistique Bacon à Pompidou
culture architecturale
Paris Comme ma Poche - Le Quartier Latin
octobre 2019
Qui n’aime pas les chalets à la montagne ? Nous avons tous eu un peu d’affection pour ces constructions faites de troncs d’arbres fraîchement coupés. Cependant, dans ce numéro, le bois n’est pas seulement celui écimé par le bûcheron un peu hipster de Lozère. C’est un questionnement d’actualité: comment construit-on en bois en France ? Que dit-on de cette ressource naturelle de plus en plus présente dans les nouveaux projets à but écologique ?
edito
Le bois est chaleureux, le bois est sensible, le bois sent bon ! Finalement après cette explosion d’édifices en “tout-béton”, le monde réalise que ce n’est pas forcément la meilleure solution pour créer une architecture qui doit se confronter “aux questions métaphysiques, du soi et du monde, de l’intériorité et de l’extériorité, du temps et de la durée, de la vie et de la mort” comme dirait Pallasma. En outre, il serait temps de revenir à une architecture des sens.
Léa Balmy, rédactrice en chef
petit bureau
illustrateurs
Bois, bois es-tu là ?
Rodrigo Roméro Sastré vice pré dir. graphique rédacteur
Maud Laurentie Antoine Mahier Imane Midafi secrétaire dir. graphique trésorière illustrateur
Lucie Melot
Jules Foubet
Zoé Habert
Pasha Muradov Dimitar Bogd Yoann Dogbe
correcteur
rédacteurs
Léa Balmy présidente rédactrice en chef
Louise Cousy Barbereau
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Valora Brice
Pauline Colon Raphhael de Priester
Théo Maiques
Lucia Inza
Vincent Richard Vincent Clerc
Thomas Gendrot
Manon Fakoury Nadja Salifou
édito
Melis Yaliniz
Minas Garas
comm’ web
partenariat
pôle vidéo
maquettiste
Sarah Ramzi
Eva Persechini Cem Karahan Aydin
Claire Boulongne
sommaire
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dossier
p.4 L’architecture en bois d’aujourd’hui made in France p.4-5 débat : le bois au coeur de l’actualité p.6-7 interview : projet Pulse p.8-13
vie étudiante
p.16 le pfe du mois : Un nouveau phare en la Paz et El Alto p.14-15 bd : p.16 annonce : FAB LAB p.17
actualité artistique
p.20
nous les arbres p.18 ad Astra p.19 Bacon à Pompidou p.20 Sugimoto p.21
culture architecturale
p.22 Paris Comme Ma Poche : Le quartier Latin p.22-23 Grand prix de l’urbanisme 2019 : Patrick Bouchain p.24 de architectura : Le double vi(e)sage du Centre National de la Danse de Pantin de Jacques Kalisz p.25
Jeux
p.26 post it p.27
sommaire
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l’architecture en bois e c n a r d’aujourd’hui made in f L’utilisation du bois dans l’architecture ne date pas d’hier. Aussi longtemps que l’on s’en souvienne, il a toujours été un matériau présent dans l’architecture mais certains de ses secrets sont encore à découvrir. Nous vous proposons ici de vous présenter une sélection de projets récents « Made In France » qui ont mis ce matériau sous les feux de la rampe.
Pôle Culturel de Philippe Madec: Situé au cœur de la ZAC Monges-Croix du Sud, le projet prend le parti de construire une médiathèque, un auditorium et une salle des fêtes à partir de matériaux biosourcés, tel que la terre crue et le bois. Sur les rives de l’Aussonnelle, le bois est utilisé dans tous ces états pour ses performances thermiques avec l’élaboration des « cheminées de ventilation », et pour la toiture en terrasse, proposant une promenade aux visiteurs. Tennis de la Cavalerie de Grégoire Nomidi: Voilà un terrain de Tennis pas comme les autres, conçu il y a de cela un siècle et couronnant un immeuble art-déco dans le 15° arrondissement de Paris. Cette structure en bois nid d’abeille accueille un court de tennis anglais, aujourd’hui reconnu monument historique. Suite à la violence de la tempête de 1999, qui a eu raison de la couverture, le projet a bien failli disparaître du paysage parisien.
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La reconstruction à l’identique de cette toiture affirme les efforts d’adaptation et de performance de la filière sèche sur le patrimoine architectural. Auditorium de la Maison de la Radio d’Architecture Studio: Ce projet met la question de l’acoustique au centre de son programme et ainsi l’utilisation de son principal matériau : le bois. L’usage de différentes essences telles que l’hêtre, le bouleau ou le merisier par l’acousticien Yasu Toyota, offre des géométries définies et une forme ovoïde suspendue au plafond permettant une efficacité acoustique remarquable.
produits alimentaires sont suspendus à la structure organique en lamellé-collé. Cette charpente exceptionnelle montre la capacité du bois à générer des formes organiques et offre une scénographie grandiose. Maison de l’énergie solaire de Cartignies-Canonica: Localisé en Lorraine, cet ouvrage de forme géodésique, tend à devenir un bâtiment-symbole. Une construction innovante en caissons de contreplaqués, à l’intérieur chaleureux, en contraste avec le revêtement en acier extérieur. Le projet s’inscrit au centre d’un champ « bleu » de panneaux photovoltaïques, évoquant « un lever de soleil sur la mer ».
Ecole de Formation au Barreau de l’Agence Wilmotte:
CJ4 Cambridge de RODA Architecte:
L’Agence Wilmotte et Associés se voit confier la création de la nouvelle école de formation du Barreau de Paris. Le moment fort du projet tient dans la relation qu’il met en place entre la façade et la distribution des niveaux. Les lames de bois constituant la façade se détachent librement pour s’incurver à l’intérieur du volume. Les mezzanines se fondent alors avec le rideau de bois pour enrichir les jeux d’espaces intérieurs.
Ce projet de 38 logements locatifs et de commerces, situé sur la ZAC de la presqu’île de Grenoble, dénommé « Secteur Cambridge », utilise massivement le bois en préfabriqué comme enveloppe; une double peau qui permet d’allier performance thermique et légèreté structurelle. Le dessin de la façade n’a jamais été aussi libre avec le positionnement des loggias et des ventelles ajourant la peau en douglas du bâtiment.
Logements Sociaux Koz Architecte:
de
Thomas Gendrot
Le projet baptisé « Tête en l’air », se constitue de 30 logements sociaux répartis dans un enchevêtrement de boîtes en ossature bois. Les architectes imaginent un jardin convivial, isolé de la ville et un esthétisme écologique qui crée un dédale rythmique sur l’ensemble du bâtiment. Pavillon de la France Expo 2015 de l’agence XTU: Représentant la France pour l’Exposition Universelle de Milan en 2015, XTU construit un marché couvert où les
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débat le bois au coeur de l’actualité
Le bois, matériau utilisé depuis la préhistoire est, au fil des ans, devenu un matériau fortementprisé par les constructeurs. En architecture, il offre un panel de possibilités d’emploi, de par ses différentes caractéristiques et sa diversité. Aujourd’hui considéré comme un matériau innovant avec la sophistication de son niveau de technicité, l’utilisation du bois contribue à l’élaboration d’un grand nombre d’ouvrages performants. Toutefois, il s’en déploie une question cruciale : dans quelle mesure l’utilisation du bois est-elle limitée?
Un matériau vivant qui se démocratise À ce jour, l’utilisation du bois est au coeur des débats dans le domaine de la construction. Lecontexte écologique actuel pousse à l’utilisation de nouveaux procédés et à l’usage de matériauxmoins funestes pour l’environnement. Depuis les années 1970, l’emploi du bois en construction a connu une croissance remarquable. En effet, le matériau, connu pour ses performances de qualité et sa souplesse d’utilisation, offre aux constructeurs et architectes moult avantages et possibilités. Sa diversité d’emploi a permis de nombreuses prouesses architecturales et les exemples ne manquent pas, comme l’illustrent parfaitement les projets des architectes BFV. Cette denrée universellement répandue a également aidé à la réalisation d’habitats collectifs ou individuels, ouvrages de défense, d’arts, bâtiments culturels, publics ou civils, abris d’activités agricoles ou pré-industrielles. Peu à peu, les architectes et constructeurs se détachent de l’image des chalets et cabanes de jardin et commencent à prendre
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conscience des réelles qualités qu’offre le bois et en extirpent des conceptions architecturales plus ambitieuses. C’est par le biais d’innovations techniques que l’on extrait le bois des forêts pour en déployer un produit final davantage élaboré. Le progrès a généré l’invention du CLT (cross-laminated timber ou bois lamellé croisé), un ensemble de plaques de bois comprimées permettant de grandes portées et une certaine rapidité d’exécution. Ce processus constitue une réelle alternative aux systèmes de construction classiques et révèle au mieux sa résistance à la traction, flexion, compression et dilatation. L’étude aiguisée de ses caractéristiques physiques nous permet de développer sa résistance au feu ainsi que ses performances thermiques et acoustiques. D’autre part, les forêts, considérées comme de véritables usines, forment un réel capital pour l’Homme. En effet, ce capital relève d’un intérêt indéniable, car il établit une chaîne de valeurs autour de laquelle un grand nombre d’acteurs s’unissent. Le bois brut parcourt une série d’exploitations différentes avant d’atteindre sa forme finale transformée. À l’inverse d’autres secteurs, les intérêts des scieurs, menuisiers, charpentiers et constructeurs de bois convergent vers la même passion pour le matériau et le travail qu’il astreint. Cette chaîne de valeurs produit un grand nombre d’emplois dans l’industrie de la ressource. Mais encore, si l’on vient à parler de l’aspect esthétique, ce matériau anisotrope suggère de nombreuses potentialités de conception car il se plie à des formes architecturales diversifiées. Dans le principe de l’édification, il induit une beauté certaine du geste avec l’art de la menuiserie dans toute son authenticité, et apporte un cachet incontestable à la forme finalisée du bâtiment. Le bois peut également être utilisé seul ou en mixité avec d’autres matériaux. Afin d’assurer la durabilité de l’ouvrage, certaines constructions bois sont mariées à d’autres corps tels que le béton pour assurer une
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L’idée principale est de reconduire les mentalités vers de nouvelles alternatives d’édification.
protection contre les eaux et l’humidité ainsi que pour rigidifier la structure. Fabriquer uniquement en béton se trouve être extrêmement polluant pour l’environnement. Les innovateurs veulent revenir à une ressource naturelle : il ne s’agit plus de construire des colombages ou chalets mais, d’édifier des immeubles de huit à dix étages. À Londres, l’architecte Andrew Waugh relève le défi en concevant un immeuble de neuf étages ainsi que plusieurs immeubles de logements avec zones commerciales entièrement en bois et recouverts de ciment pour les protéger des intempéries. Il découle alors de,ce type de projet une durée de travaux amoindrie, les composantes de l’édifice étant déjà pré-découpées et montées sur place, des travaux moins onéreux (20% de moins qu’un ouvrage en béton), ainsi que des chantiers dépourvus de nuisances sonores. Pour résumer, le bois instaure un dialogue fécond avec l’Homme et permet de faire émerger la nature au coeur même de l’édifice.
Le bois : une ressource limitée? Le bois comporte un grand nombre d’avantages, toutefois, il en demeure tout de même des controverses concernant son utilisation. Une question inévitable se pose : à termes, l’exploitation démesurée de cette denrée ne risquerait-elle pas son épuisement total ? Utiliser du bois en construction consiste à cultiver des arbres de qualité, tels que les feuillus, qui sont plus faciles à transformer en planches. Le souci majeur est d’avoir une bonne gestion des ressources. Afin de répondre à la problématique de l’épuisement du matériau, il faut avant tout trouver des solutions d’éco-gestion des forêts. C’est seulement si le secteur bois en construction se développe qu’il y aurait une diminution des menaces de déforestation. Contrairement à ce que révèle l’opinion publique, il existe peu de risques de déboisement en Europe. En France, par exemple, il ne pousse plus de bois que l’on en coupe car
les forêts y sont importantes et demeurent peu exploitées. En effet, 56 millions de mètres cubes de bois sont utilisés, contre 90 millions de mètres cubes produits par la nature par année. Des centres tels que le FCBA (institut technologique des industries du bois français) veillent à ce que les forêts produisent des bois de qualité et en quantité suffisante. Et pourtant, le pays importe tout de même ses bois des pays du Nord; en effet, il existe encore peu d’infrastructures destinées à la gestion et à la transformation de la ressource sans compter que cela constitue un long travail : il faut cultiver les forêts et attendre la poussée des arbres. En ce sens, afin d’éviter de décimer les bois il faudrait mettre en place un système de gestion écologique de ceux-ci, et penser à de nouvelles manières d’exploiter le matériau dans une optique de développement durable. Avec le temps, des techniques telles que le réemploi émergent : on réutilise certains matériaux afin de les raviver dans le but d’éviter une forte empreinte carbone dans le domaine de la construction. L’idée principale est de reconduire les mentalités vers de nouvelles alternatives d’édification. Tout bien considéré, pour acquérir une bonne gestion du matériau bois, il faudrait spécifiquement adapter infrastructures et législations à ce matériau qui ne nécessite pas le même traitement que d’autres. Le bon compromis et de diversifier au mieux les ouvrages et faire collaborer différentes matières afin d’éviter l’exhaustion des ressources existantes. Sarah Ramzi
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in ter view interview L’agence BFV architectes a été créée en 2018 par le regroupement de deux agences : Fassio-Viaud architectes et JBA architecte. Agence accueillante et dynamique, BFV est gérée par Jean Bocabeille (architecte DPLG ENSA Paris Belleville - maître de conférence associé à l’ENSA Versailles) Olivier Fassio et Jean-Brice Viaud (tous les deux architectes DPLG ENSA Versailles). Les réalisations de BFV sont multiples et abordent des thèmes d’actualité tout en développant une créativité sans cesse en renouvellement. Aujourd’hui, l’agence est reconnue pour ses réalisations en bois, telle que PULSE, la plus grande tour en structure bois d’Europe, et la Crèche de Justice, premier grand projet de réemploi à Paris.
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construire en bois en France DH : Cette année, vous avez réalisé le projet PULSE, mais en vérité l’idée de ce projet a émergé il y a dix ans. Pensez-vous, que ce bâtiment de 8 étages entièrement réalisé en structure bois n’est réalisable qu’aujourd’hui ? Y a-t-il eu un réel changement de mentalités en une décennie à propos du bois en France ? Olivier Fassio : Il y a dix ans c’était faisable, mais les mentalités n’étaient pas prêtes. Techniquement on savait faire mais les maîtres d’ouvrage étaient frileux à l’idée de faire une expérience de trente huit mille mètres carrés. Jean-Brice Viaud : C’était une option en fait. O.Fassio : On pouvait garder la possibilité de revenir au béton, au cas où. On s’est rendu compte qu’au bout de 5 ans ça devenait intéressant pour le maître d’ouvrage et qu’à la fin ça devenait indispensable de le faire en bois. Jean Bocabeille : Il a quand même fallu un voyage, dans le Vorarlberg, en Autriche, avec le maître d’ouvrage, pour leur prouver que les choses étaient mûres. Là, ils ont été totalement convaincu. O.F : C’est plus un problème de filière. Des forêts, on a en France, ce qui nous manque, c’est les infrastructures (entreprises, bureaux d’études…) pour le transformer. Dans les cultures nordiques - comme en Autriche - ils avaient déjà ça. Nous le temps de s’y mettre… voilà, aujourd’hui c’est en train d’opérer. Donc Pulse était assez innovant en terme de volonté et de réalisation. J.B : Par contre le bois n’est toujours pas français. O.F : Il y a un autre problème, économique, les bâtiments comme ça - les petits bâtiments, les maisons, les collèges il n’y a pas de souci - mais trente huit mille mètres carrés ! C’est un marché qui est attribué aux majors, pour ne pas les citer, Bouygues DeVinci et compagnie. Il se trouve que ces dernières années, ils s’intéressent au bois et ont racheté des sociétés de bois ; ainsi ça devient beaucoup plus « facile ». En effet, dans le cadre de projets aussi énormes on ne peut pas faire bosser une PME.
DH : Aujourd’hui on parle beaucoup de construction bois, matière première recyclable et naturelle. Cependant, un arbre met du temps à pousser et à sécher, d’autant plus les feuillus que les résineux. C’est pourquoi beaucoup de régions en France voient leurs forêts de feuillus remplacées par des résineux. Cela acidifie les sols jusqu’à les rendre stérils. Pensez-vous qu’une demande croissante de bois pour la construction ne risque pas lui aussi d’impacter les écosystèmes? J.B : La question de la gestion des forêts, se pose effectivement... O.F : Il faut savoir qu’une forêt si elle n’est pas exploitée, son carbone repart dans la nature. Construire en bois, c’est capter ce carbone le fixer dans la construction. J.B : Il est réutilisable. Après c’est aussi une question à long terme, relativement, parce qu’en France, on a encore beaucoup de réserves de bois, y compris de résineux. C’est comment on développe une filière bois en France, dans l’optique de remplacement et de renouvellement qui importe. O.F : C’est un travail long car il nécessite de remembrer les forêts, comme on l’a fait en agriculture. Aujourd’hui les parcelles sont privées, toutes petites, mal foutues, et donc difficile à exploiter correctement. JB.V : Mais ça arrive. On commence à investir dans le bois. Les forêts proposent à chaque particulier, s’il le veut, d’investir, dans un lot par exemple. J.B : Puis dans la filière bois, on utilise aussi des feuillus, le hêtre, le
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chêne, le frêne...on s’en sert dans la construction. Il ne s’agit pas que de douglas… ça c’est la culture nordique en fait ! Les techniques de bois évoluent, donc il n’y a pas de raison que l’on exploite pas l’entièreté de la forêt française, tout en la préservant. A priori, le béton ne pousse pas, il y a notamment le problème du sable. Donc si vous voulez, c’est d’avoir plusieurs filières qui est intéressant, ce n’est pas de tout consacrer à la filière bois. JB.V : C’est pas toujours pertinent d’ailleurs.
le réemploi, une solution ? DH : Le projet de Crèche à Justice est très intéressant car il introduit la question du réemploi : 600 portes en chêne massif ré-utilisées pour la vêture de la crèche. D’après vous, par quel moyen ce genre de projet de remploi peut être favorisé, malgré la multiplication des règles de sécurité ? J.B : C’est aussi relatif à la filière. La question du réemploi est assez contemporaine, mais elle nécessite la mise en place d’un tissu, de toute une structure de récupération de matériaux. Aujourd’hui on ne démolit pas, on déconstruit. Il faut trier ce que l’on peut remettre sur le marché du matériau employable. Comme il y a aussi des volontés politiques émergentes, le tissu est en train de se constituer. Dans le cas de cette crèche, nous avons connu un effet d’aubaine. Il y avait une volonté politique de la ville et un chantier de construction de réhabilitation d’un ensemble d’HBM à trois cent mètre de là, ce qui nous a permis de récupérer leurs portes palières. L’idée est aussi de favoriser des filières courtes.
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C’est-à-dire qu’il faut réemployer sans que ça coûte plus cher à cause de la distance et du transport : il faut générer des circuits courts. Tant qu’il n’y a pas de tissu, on reste sur cet effet d’aubaine. On attend que cela se développe aussi. En récupérant ces portes, on a obtenu un matériau que l’on aurait certainement pas pu se payer neuf pour ce projet. Finalement, on a réalisé une vêture en chêne, qui vaut à peu près ce que l’on aurait pu faire en douglas. Ce matériau est naturellement imputrescible, mais aussi sec depuis biiiiiien longtemps, donnant ainsi une pérennité à la façade, plus longue même que si on l’avait faite en douglas. DH : Vous avez travaillé avec Bellastock pour ce projet. Pensezvous qu’il est urgent de prendre des initiatives concernant la gestion de ces ressources et que ces questions peuvent être perçues, non comme une contrainte, mais comme une opportunité ? O.F : Il va falloir bouger beaucoup de choses, parce que, hormis la filière, ce qui est compliqué, ce sont les assurances, la dommage d’ouvrage, le bureau de contrôle... On a du mal à faire passer un nouveau matériau et à l’utiliser, car il doit répondre à un nombre de tests absolument hallucinant. Il va falloir se pencher sur la relation entre les matériaux d’occasion dans un bâtiment et leur garantie. C’est un vrai travail de fond et de changement de mentalités qu’il va falloir opérer pour pouvoir utiliser les matériaux de récupération. En effet, quelqu’un qui veut un bâtiment, veut assurer sa garantie dix ans. Alors forcément, assurer en plus un élément qui en a déjà dix ! Il y a tout un travail législatif, de réflexion, un cadre à poser pour arriver à utiliser ça. Aujourd’hui, c’est quand même… très compliqué, et on arrive à toucher très peu de parties du bâtiment. J.B : En fait, c’est un peu comme la filière bois. En France comme on construit en béton, tout le corpus législatif normatif est fait pour le béton. Il faut repenser les normes pour pouvoir utiliser du bois. Si on essaie de faire passer le matériau bois dans le filtre des normes et règlements qui ont été associés à la logique du béton, ça ne peut pas fonctionner. De la même façon, le matériau de réemploi vu au travers de ces filtres, a du mal à passer. Il va falloir changer. C’est tout le travail qu’opère les lobbys du bois et ceux naissant du réemploi, pour faire avancer le système législatif et normatif.
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O.F : Fût un temps, on ne pouvait pas construire de bâtiments accueillant du public en bois. Ce n’est que récemment qu’il y a eu un basculement, que la filière s’est battue pour faire en sorte que ce soit à nouveau possible. J.B : Le réemploi, c’est vieux comme le monde. Aujourd’hui on a cessé de réemployer. Avant les matériaux des églises étaient repris des églises précédentes, et ainsi de suite. C’est une notion très très ancienne, qui a été oubliée, perdue, par notre espèce de logique de consommation. Finalement, on ne fait que revenir sur des choses que l’on faisait auparavant.
aux étudiants DH : Vous avez la particularité d’être en trinôme à la tête de BFV, comment se passe le processus de conception et de gestion des projets ? Etesvous toujours sur la même longueur d’onde ? JB : Pendant très longtemps il y a eu des architectes avec un nom et un système un peu pyramidal. Après, il y a eu l’époque des binômes, ce type de collaboration était très
répandu, et encore très présent aujourd’hui. Et puis on est passé à trois, et puis il y a eu les collectifs. J’ai fais l’expérience de travailler, à deux, à dix, tout seul, et maintenant à trois. J’ai donc eu l’occasion de travailler dans des configurations différentes, et ce qui est certain, à mon sens, c’est que la richesse est de travailler à plus de deux. JB.V : C’est plus facile de dégager une majorité à trois qu’à deux. *rires*. O.F : C’est vrai que ça permet de faire avancer les choses. Souvent on essaie de trouver un consensus. Si sur un projet, tu penses qu’il y en a un qui a une meilleure vision, il vaut mieux prendre la bonne idée de l’autre que de s’accrocher à notre idée qui est moins bonne…On est jamais à l’abri d’une bonne idée ! JB.V : Ça multiplie les compétences. Par rapport aux techniques, au programme. Et après les choses se distribuent naturellement, en fonction des personnalités de chacun. Après, il y a des projets colorés plus par l’un que par l’autre. Et ça se fait, je dirai, sans comité de direction, sans choses compliquées : ça se fait naturellement. O.F : Ça permet aussi d’avoir des rôles différents. À un moment donné, sur un projet, s’il y en a un qui va être proche de ce projet, trop proche, les autres pourront avoir un regard un peu plus lointain. Et ainsi, ils pourront intervenir auprès d’un maître d’ouvrage pour discuter d’un autre sujet, car l’autre est pris dans des rapports avec le maître d’ouvrage qui l’empêchent de parler d’honoraires par exemple.Ce sont des choses qui nous permettent d’être opérationnels. Puis après, en terme de conception, au bout d’un moment, il y en a qui sont un peu moins là [ou un peu plus]. Il y a aussi un roulement qui se fait : à trois ça permet de se répartir le travail un peu plus, et de manière naturelle. DH. Créer une agence à ses débuts, ou en recréer une 20 ans après, est-ce toujours aussi périlleux, ou palpitant ? O.F : Les deux. C’est palpitant et périlleux, toujours. On mène la vie autant qu’elle nous mène. Donc si tu veux, il y a des circonstances, des opportunités ; on parlait de ça tout à l’heure. Ce chemin est long, l’architecture ça prend son temps. On accumule de l’expérience, certes, on accumule aussi un réseau ; on connaît de plus en plus de gens dans ce métier. Se regrouper, c’est un moyen de mettre en parallèle, un partage de tout cela. L’accès à la commande est en train de beaucoup changer entre le moment où on a commencé et aujourd’hui. Des structures un peu plus importantes, c’est un peu le sens, disons, de l’époque actuelle. Et puis aussi c’est une façon de se revitaliser, de se requestionner, parce que lorsqu’on travail comme cela on finit par acquérir des habitudes qui finissent par se répéter, puis l’époque change et toi, tu continues de faire les mêmes choses. Finalement, en se croisant, ça nous amène à dépasser ce que l’on sait, aller un peu plus loin. C’est une question de vitalité, je crois, vraiment. DH : Au final, toujours vouloir se renouveler, n’impliquant pas forcément de style particulier. O.F : De toute façon on nous a bien décomplexé depuis Jean Nouvel. Le
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style n’existe plus. J.B : Oui c’est ça et puis un des points communs que nous partageons - au delà de notre amitié - comme se dire « finalement on a une architecture qui est de circonstances, qui s’adapte. » Chaque projet mérite une réflexion, il est singulier. On n’est pas du tout dans une logique un peu dogmatique, théorique, de répétition de gestes. On est plutôt dans une architecture faite d’opportunités. Avec un croisement comme cela : une très grande curiosité sur les systèmes constructifs - on s’interroge beaucoup là dessus, la question des usages, qui changent - parce que l’on observe la société et elle change. En croisant tout cela on fait plutôt des architectures qui viennent s’adapter à une époque, fines, plutôt que de répéter les choses. Par exemple, Herzog et De Meuron, en prenant tous leurs projets, je ne pense pas qu’il y en ai qui se répètent tant que cela. Après on n’est plus à l’époque, même d’un Tadao Ando ou si je viens plus loin. Après il y en a encore, qui continuent de creuser leur sillon - ce qui est pas mal aussi - mais comme ce n’était pas notre cas, finalement on reste cohérents par rapport à nos démarches respectives que l’on vient croiser. O.F : Celui qui creuse son sillon, creuse sa tombe de nos jours. J.B : Par exemple moi j’ai fais une école à Belleville, où il y avait les architectes venant du mouvement moderne. Ils ont eu leur apogée au moment où nous étions jeunes architectes, puis on les a vu disparaître. Ils étaient très très forts à un moment, puis tout à coup, ils ont disparu. Ce n’est pas évident de rester sur un créneau, il vaut mieux être un peu plus souple. D’ailleurs, la plupart sont réformés ; ceux qui sont restés dans le créneau ont disparu, et, quand on regarde leur production il y a vingt ans et aujourd’hui, il y a un gap. O.F : Puis ça fait partie du plaisir. Le plaisir, c’est un moment d’arriver à la fin d’un concours ou d’un projet, d’arriver à un objet dont nous même, à la limite, allions être surpris. Plutôt que de partir d’un objet préconçu et d’essayer d’y faire rentrer après, un programme. Au début, on aurait jamais pu dire que l’on en serait arrivé là. Je trouve cela quand même plus riche dans la vie de tous les jours de se surprendre, plutôt que de toujours plaquer les mêmes recettes. J.B : La continuité c’est plus un esprit qu’un style. C’est à dire que l’esprit d’exigence que l’on a pu avoir au début de notre carrière, on l’a encore, même si le style architectural a pu évoluer, c’est plus cela qui est important. Le rapport à ce que tu construis, comment tu réponds à la question que l’on te pose, ainsi de suite, c’est plus là qu’il faut être fidèle. C’est à dire que l’on ne s’est pas renié. Plutôt que de s’acharner à rogner sur ce que l’on ne fera pas, on ne cède pas sur certaines choses, choses que l’on estime, non pas dégradantes, mais qui ne conviennent pas à notre vision de notre métier d’architecte : là dessus, on ne se renie jamais. Après notre réponse formelle peut changer. O.F : Pendant un bon moment et après même que nous soyons sortis de l’école, les gens qui parlaient de réemploi et d’écologie, c’était un style, c’était de l’architecture vernaculaire, ce n’était pas un sujet. On se rend compte que ce sujet là était intéressant à l’époque mais pas très développé. À l’école, on n’en a jamais entendu parler, enfin moi en tout cas, parler
d’écologie, de recyclage, d’énergie… Ça n’existait pas dans les années 80. On est quand même là, on n’est pas des créateurs absolus etc, on est obligé de se nourrir des sujets de réflexion que nous offre la société ; il n’y a pas que nous qui abordons des sujets. C’est la société qui nous amène les sujets. Et ces sujets, heureusement, changent et évoluent, donc il faut évoluer avec. DH: En un mot, à quoi vous renvoi le terme “Double Hauteur” ? J.B : Si tu réponds le duplex de Corbu t’as perdu. *rire* En tout cas moi ça me fait penser a une chose, c’est que effectivement, la double hauteur, il y a un truc absolument terrible dans l’architecture contemporaine : ces architectures très uniformes. C’est le dictate du 2m50 dans le logement qui est terrible. Parce que si tu va avoir des logements de Prouvé, chaque fois que tu arrives avec une hauteur sous dalle supérieure à 2m50, 2m80 ou plus, on se sent infiniment mieux. Finalement on se retrouve toujours avec, quelque part, cet a priori sur le logement. Et c’est vrai que c’est un truc très difficile à remettre en cause et qui pourtant peut changer profondément la vie des gens. Donc si t’arrive a faire un logement avec 2.80 ça change tout. O.F : La double hauteur, c’est une notion très contemporaine en fait. Tu regardes un immeuble Haussmannien y a jamais eut de double hauteur, y a un étage à 4m sous plafond, un étage avec 2m20, 2m30 ... avec la cage d’escalier qui traverse 6 étages. Cette notion de simple, double, triple hauteur elle est est du a un aspect très normatif de la simple hauteur qu’on multiplie, alors qu’on peut remettre en question cette simple hauteur. J.B : La double hauteur c’est encore mieux, mais elle est conçu comme “deux hauteurs”, alors que la “simple hauteur grande” c’est mieux.
photographies, interview assurée, propos receuillis et traduits par LarryTchogninou
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le pfe du mois Un nouveau phare entre La Paz et El Alto en Bolivie par Camila ROSSEL VILLARREAL
Ce mois-ci, je vous propose de partir à la découverte de l’exposition des meilleurs PFE 2019 de l’ENSA et plus spécifiquement celui de Camila Rossel Villarreal.
Le projet s’agit alors d’amplifier leurs relations, de créer un «entre-deux». Espace de transition entre les deux villes : la ville haute (le plateau : El Alto) et la ville basse (la cuvette : La Paz), pour les populations traversant la frontière.
Son projet se développe à 300 m de la station Tiquira du réseau téléphériques urbain entre les villes de La Paz et celle d’El Alto en Bolivie, ville natale de Camila. Ce réseau a ainsi pour but de rapprocher les deux villes et de créer de nouveaux centres d’intérêt dans les zones qui les entourent. C’est dans ce cadre que Camila intervient.
Cette question autour de la verticalité et de la pente fera donc l’objet de sa problématique :
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«Comment habiter la verticalité dans la pente : Créer un lien entre l’horizontalité de la ville haute et la ville basse.»
PFE du mois
un projet
le savais-tu?
Ce nouveau phare est un Nicolas culturel ne se et contente centre artisanal, sportif. pas programme seulementconsiste d’une alors réhabiliSon à favoriser rencontre, le partage et tation la mais il envisage égalel’échange les deux villes. Ilde se ment ceentre projet au travers compose alors : «la conception d’un espace de représentation contem-d’un centre artisanal avec un marporaine supplémentaire, qui ché, un belvédère, des salles d’expermettrait de jouer les; arts de positions, de conférence la scène de façon nouvelle». Ce implique mise en(en place -qui et des espacesla de sport exd’infrastructures adéquates, térieur et intérieur) et de culture nécessitant dispositifs avec une salledes polyvalente, une cafétéria, une salle deetjeux et une scénographiques technopartie administration. logiques modernes adaptés. Il conclut alors sur le fait que la «Le projet est un centre d’intégration Fondation Massa deviendrait par des deux villes.» ce biais «un lieu culturel, constitué d’une résidence pour arCamila tente alors de les relier tistesaux d’une capacité de 80de à 100 grâce différents niveaux sols personnes, d’un grand espace de que les villes présentent au travers formation mettant à disposition d’un bâtiment où l’espace public est bibliothèque, salles travail important. On voit ainside apparaître un public jouant surthéâtre les relaet espace de répétition, d’un tions entre l’intérieur et l’extérieur à configuration classique d’une pour inviter les individus à y descapacité de 200 places, d’un secendre ou y monter. cond équipement contemporain; véritable espace-outils d’une capacité de 500 places; permettant de recevoir tout type de spectacle, complétés par des espaces scéniques extérieurs, d’une partie administrative, ainsi que d’un pôle d’accueil et d’un salon de thé.»
Son projet a été réalisé dans La DE1Fondation Masle cadre du A-LTO encadré par sa, une Hervé. Maison des Arts ScéDUBOIS niques et de Séjours pour ArAvant trois réalisé groupesdans ont tistes, leestMaster, un projet le même courant de pensées en Lile cadre du DE4 Faire, encacence. Il s’agit du 8, 11 et 13 poudré par Stéphane THOMASSON. vant travailler sur un sujet commun, Ce DE mèle à la fois Poiesis (le avoir des corrections croisées lors faire artistique) et comme Teknèau(le de certains semestres S3 savoir-faire), l’année dernière.dispositif pédagogique propre à l’architecturesont et ainsi au des métier d’architecte. Ce groupes qui ont la Il ne s’enferme pas dans unlescorps particularité de développer mouvements moderne de l’architecture théorique, au contraire, il en fait mais aussi d’avoir de le moteur de un sa processus recherche. conception basé sur l’expérimentaFaire, c’est former des architectes tion, recherche ou la manià la la conception et encore à la construcpulation de maquettes d’études. On tion. Une grande variété de retrouve également l’importance de sujets, public de sites, de rapport contraintes l’espace et son avec formelles, préles différentstypologiques, espaces, les ouverparentleslesvues. futurs architectes à un tures, métier en constante quête de sens et qui ne par cesseLucie d’évoluer. Melot Par Nicolas Deniel Luque
Dessins montrant l’évolution du projet. Vues depuis la partie basse de l’Avenue 9 de Abril
Camila Rossel Villarreal Avant l’ENSA : une MANAA et un BTS en Design d’Espace Licence 2 : entrée en équivalence à l’ENSAPVS Rapport de PFE : «Comment habiter la verticalité dans la pente : Créer un lien entre l’horizontalité de la ville haute et la ville basse.» Mémoire : «Entre représentation et abstraction - le vide tenu dans les photographies de Lucien Hervé»
vie PFEétudiante du mois
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scénario : Jules Foubet illustrations : Zoé Habert
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BD
annonce Le VRLab ouvre très prochainement ses portes à l’ENSAPVS en salle 203 ! Pour l’anniversaire des 5 ans du Fablab, on vous réserve un cadeau de choix : L’ouverture du premier laboratoire collaboratif de réalité virtuelle d’architecture dans une ENSA, en salle 203, voisine de l’atelier de fabrication. En effet, à partir de novembre vous pourrez profiter d’une expérience unique ! Créer, concevoir, présenter et visiter vos projets d’architecture en total immersion. Le VRLab s’équipe d’une dizaine de casques de dernière génération Oculus Rift S, Quest et Valve ainsi que de puissants ordinateurs pour fournir aux étudiants la possibilité de s’immerger pleinement dans leur projet. Avec pour seule devise : utilisons les technologies d’aujourd’hui pour créer les projets de demain ! Depuis déjà 3 ans, Emmanuel Vicarini, enseignant en L2, invite ses étudiants à présenter leurs projets en VR. Aujourd’hui il les initie à la conception immersive en collaboration avec le VRLab. Venez nombreux découvrir et participer à l’émergence de ce nouveau tiers lieu en salle 203. Un grand merci à Mr le Directeur Philippe BACH et Madame la secrétaire générale Catherine LEGAL grâce à qui ce projet a pu voir le jour. Ouvrez votre modèle 3D sur Revit, Archicad, Rhino ou Sketchup, connectez un casque et visitez votre projet ! Laissez s’exprimer votre créativité dans ce nouveau lieu ouvert à tous ! Venez échanger avec ses nouveaux membres, faire de nouvelles connaissances dans ce lieu social, prenez part au projet ! L’association est gérée par des étudiants pour d’autres étudiants et nous sommes constamment en recherche de VRmanager et Fabmanager. Alors rejoignez-nous au deuxième étage dans votre VRLAB. C’est l’occasion d’apprendre rapidement de nouveau logiciels, en plus nous sommes ouverts tous les jours. We love YOU
vie étudiante
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Nous les Arbres 12 Juillet 2019 - 5 Janvier 2020 (en prolongation) Fondation Cartier pour l’art contemporain Le sujet des arbres est de mode depuis quelques temps, le succès du livre du garde forestier Peter Wohlleben, La vie secrète des arbres, lançant probablement la voie. Aujourd’hui ce serait 15 milliards d’arbres coupés chaque année, et environ un terrain de foot de forêt qui disparaîtrait chaque minute dans le monde. La Fondation Cartier pour l’art contemporain, avec pour commissaire l’anthropologue Bruce Albert, réunit autour du sujet des arbres: botanistes, artistes, vidéographes, peintres, graveurs, dessinateurs, designers pour nous parler de ces êtres intelligents dont nous avons beaucoup à apprendre. Les arbres et leur savoir semblent redécouverts ces dernières années avec un engouement pour leurs pouvoir de communication, leur sensibilité, leur mémoire ou encore leur pouvoir de régulation du climat. Êtres vivants, victimes de massacres de masse dont on parlerait bien plus s’il s’agissait de vaches ou de poussins, les arbres subissent beaucoup alors qu’ils étaient présents à la base bien avant nous. La première forêt daterait en effet de 385 millions d’années et représentait 82,5% de la biomasse. Les arbres sont une vieille espèce comparée à l’Homme qui, ne représente quand à lui que 0,01 % de la biomasse, et n’est présent
sur Terre que depuis trois cents mille ans. Est-ce une exposition pour attaquer l’anthropocentrisme ? Non, sans doute pas, l’intelligence des arbres, pourtant reconnue, n’y est pas abordée. Il est en effet plutôt question des aspects esthétique, écologique et paysage. Ainsi on peut y voir de beaux témoignages de ceux qui les côtoient quotidiennement dans une vidéo signée par Raymond Depardon, ou encore de magnifiques dessins de l’architecte Cesare Leonardi et la designer Franca Stagi dressant le portrait typologique de 374 types d’arbres au 1/100, chaque arbre étant représenté en été et en hiver, avec et sans feuilles. On peut également découvrir des dessins du botaniste-voyageur Francis Hallé, qui dessine les arbres pour les étudier, bouts par bouts pour mieux les comprendre; ces dessins, par leur finesse, deviennent de véritables oeuvres d’art. Sont également présentés des dessins d’artistes amérindiens d’Amazonie représentant leur milieu de vie, une sorte de bouteille à la mer en faveur de la défense des forêts. De belles représentations de ces êtres que l’on côtoie sans voir. Alors faut-il aller au musée pour entendre parler des arbres ? Qu’il soit question d’interviews, de documentaires, ou d’oeuvres, faut-il choisir les artistes plutôt que les scientifiques ? De nos jours, est-ce plus important de voir une représentation esthétique d’arbres et d’en parler dans un lieu clos ? Plutôt de les côtoyer, d’aller à leur rencontre? D’en prendre soin, d’en planter ou de les préserver par des actions concrète? Pauline Colon
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actualité artistique
Vers les étoiles Ad Astra est un film de James Gray - jusqu’à ce jour inconnu au bataillon. Toutefois si vous aimez les films de science-fiction, Brad Pitt, ou même les deux, n’attendez plus. Surtout, ne regardez pas la bande annonce car bien que celle-ci soit très esthétique, c’est un spoiler des moments les plus émouvants du film. Par ailleurs, il est préférable de voir ce film sur grand écran pour une immersion totale - il est sorti le 18 septembre, il vous reste encore un peu de temps.
Ad Astra, très bien réalisé, offre des plans sublimes de l’Espace, similaire à « Gravity », un scénario troublant - souvenez-vous d’« Interstellar » - qui pose les questions : est-ce que l’Être Humain sur Terre est la seule forme de vie dans l’Univers ? Jusqu’où est capable d’aller l’Homme pour la conquête spatiale ? Et bien entendu, nous nous attachons très rapidement au héros stoïcien de Roy, qui incarne à sa manière la condition Humaine. Léa Balmy
actualité artistique
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Francis Bacon à Pompidou Du 11 septembre 2019 au 20 janvier 2020 12€ // 11€ tarif réduit Un univers d’images, d’associations spontanées et de corps déformés… Lorsque les peintures de Bacon s’invitent à Pompidou, elles nous ouvrent un spectacle d’une étrangeté complexe et profonde. Dans la scénographie simple de l’exposition, entre les célèbres triptyques, et portraits aux visages flous, grimaçants, des niches sont créées. Des voix y résonnent. Eschyle, Nietzsche, Bataille, Leiris, Conrad ou encore Eliot y sont lus. Ce sont les mots, entre autres, qui inspirent Bacon, ces mots qui lui évoquent des images, ces images qui transcendent la réalité pour lui donner un sens nouveau. Les ombres, les couleurs, les formes… Que signifie cette vie menacée - sans cesse - par la mort ? Que signifient ces visages aux expressions déconstruites ? Loin de tout mettre à découvert, l’exposition nous offre cependant une intéressante triangulation entre l’artiste, ses inspirations et ses productions. Flâner, s’asseoir, regarder et écouter patiemment sont peut-être les meilleures manières de laisser tout ceci infuser ; nous rapprochant un tantinet plus des intrigantes productions de Bacon. Ce dernier se révèle être une personnalité remarquable. Le discours et le rapport qu’il entretient avec ses œuvres parlent d’eux même ; c’est pourquoi je vous invite également à feuilleter le livre Entretiens avec Francis Bacon de David Sylvester qui ouvre le dialogue et nous aide à compléter notre compréhension de l’artiste. Valora Brice
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actualité artistique
Hiroshi Sugimoto / William Forsythe Opéra Garnier Entre 12 et 25 euros Tu n’as jamais assisté à un ballet ou tu hésites entre danse contemporaine et danse classique ? La représentation à l’Opéra Garnier réalisée par Hiroshi Sugimoto et William Forsythe est faite pour toi ! Composée de deux parties, “At the Hawk’s Well” offre, au cours de ses quarante premières minutes, une chorégraphie contemporaine entre rêve et réalité où est interrogé le passage du temps, la question de l’entre deux, sur une musique de Ryoji au décor brumeux. Arrive, après l’entracte, la reprise de “Blake Works I” créé en 2016 par William Forsythe au rythme plus classique et au style euphorisant. Pendant près de 30 minutes encore les danseurs seront ainsi accompagnés par une sélection de chansons du compositeur James Blake. Lucie Melot
actualité artistique
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Paris
Le Panthéon, le jardin du Luxembourg, l’université de la Sorbonne...Connu et reconnu, le quartier Latin s’étend sur les 5° et 6° arrondissements. C’est au XVII° siècle que les auteurs commencent à le surnommer « pays Latin ». Déjà à l’époque quartier étudiant et représentant de l’intellect à la française, c’est au fil des modifications qu’il nous est parvenu tel quel. Ce PCMP, n’aura pas pour vocation de balayer les hauts lieux iconiques ou historiques du quartier Latin, mais plutôt de vous en faire découvrir ses remaniements plus récents, qui le caractérise tout autant !
comme ma poche
Quartier Latin
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culture architecturale
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RÉNOVATION DU QUARTIER MOUFFETARD
96-100 rue Mouffetard
Considéré comme insalubre, le quartier Mouffetard va néanmoins échapper à la démolition. Dans les années 70 en réaction aux excès des grands projets de rénovations urbaines des décennies précédentes, une approche totalement différente est choisie : faire de petits bâtiments avec un vocabulaire traditionnel. Une sorte de pastiche. La différence de matériaux et de méthodes de construction a pour résultat que ce genre de bâtiment offre rarement le charme et la qualité esthétique de leurs aînés. L’exemple le plus réussi étant l’ensemble d’immeubles de logements réalisé par les architectes Dominique Druenne, Arno Heinz, Olivier Leblois et J-C Moreau en 1976-1978.
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SORBONNE UNIVERSITÉ CAMPUS PIERRE ET MARIE CURIE
4 Place Jussieu
ILOT DES PATRIARCHES 1 place Bernard Halpern Robert Grosjean, 1984.
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11 LOGEMENTS COLLECTIFS
5,9 passage des Patriarches Situé dans un petit passage, rien ne laisse deviner un ensemble de 2014 d’architecture radicalement différent des autres réalisations environnantes. Les architectes de l’agence Vous êtes ici Architectes ont choisi des formes et matériaux s’inscrivant dans l’architecture se voulant écologique. Une surprise qui doit nous IMMEUBLE DE LOGEMENT inviter à sortir les grands axes 12 rue de l’Epée de bois et explorer les ruelles à la Voici la réponse de rencontre de curiosités. Paul Chemetov pour la surélévation d’un bâtiment inachevé de 1914. Il y ajoute une extension moderne se voulant être une synthèse de différents styles. Des fenêtres de formes diverses offrent ainsi à cet ensemble de 1966 plusieurs grilles de lectures selon le niveau.
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Sur le site de l’ancienne Halle aux vins l’architecte Edouard Albert conçoit un système de grils pour répartir les fonctions de l’université de Jussieu, dont le projet voit le jour en 1958. Il s’achève en 1970 avec la tour Zamasky qui dresse ses 90m de haut, au centre du campus. Devenu vétuste, l’ensemble est au cœur d’un vaste projet de réhabilitation depuis les années 2000. On notera la construction d’Esclangon en 2002, de l’Atrium réalisé en 2006 par l’agence Périphériques (mention spéciale à l’équerre d’argent 2006) ou encore de la rénovation de la tour Zamansky par l’architecte Thierry Van de Wyngaert en 2009.
culture architecturale
SIÈGE SOCIAL DU GROUPE PAP
45 rue du Cardinal Lemoine
Une façade mouvante, ponctuée de débords, d’ouvertures orientées à la vue et de terrasses, l’immeuble de bureaux se distingue avec sa certification Haute Qualité Environnementale et Très Hautes Performances Energétiques. C’est l’agence Hardel Lebihan qui réalise ce bâtiment en 2010.
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RÉSIDENCE UNIVERSITAIRE PIERRE DE COUBERTIN
53 rue Lhomond Ce bâtiment de l’architecte Paul Tournon est construit en 1930 pour loger des jeunes femmes. La façade sur rue étant étroite, le bâtiment s’entend en profondeur. Il combine modernisme et touches d’influences gothique. Une sorte de postmodernisme avant l’heure !
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Patrick Bouchain Grand Prix de l’Urbanisme 2019 Pour sa 25ème édition, Le Ministère de la Cohésion des Territoires a décerné le Grand Prix de l’Urbanisme à l’architecte Patrick Bouchain. Une nouvelle consécration pour cet autodidacte activiste du « permis de faire ». « Pionnier », « Agitateur » ou encore « Militant », les adjectifs se cumulent pour qualifier Patrick Bouchain et son agence Construire créée en 1986. Un architecte hors des normes aux multiples étiquettes (urbaniste, scénographe, paysagiste) qui compose autant avec l’existant qu’avec le collectif et qui considère à contre-courant des idées telle que « le chantier est le lieu de toutes les pratiques ». Fervent défenseur d’une méthode de conception architecturale basée sur la collaboration avec les différents acteurs directs (ouvrier, politique) et indirects (citoyen) du projet et d’un urbanisme transitoire, Patrick Bouchain a de même, durant sa carrière, coopéré avec des artistes de renommée internationale comme Bartabas, Buren,
Kosuth & Oldenburg. L’architecte engagé « qui ne voulait pas construire » s’est illustré, depuis bon nombre d’années déjà, comme précurseur dans le réaménagement d’anciennes friches industrielles en lieux culturels (Lieu Unique, La Condition publique, le Channel, Chocolaterie Poulain) comme les lieux du spectacle (Théâtre Zingaro, La Grange au Lac, L’Académie Fratellini). Déjà titulaire d’une mention spéciale à l’Equerre d’Argent (2003) et d’une grande renommée à la Biennale de Venise (« Métacité »), cette récompense, certifiée « HQH » (« Haute Qualité Humaine »), sonne comme un accomplissement pour celui qui célèbre, depuis presque quarante ans, la permanence architecturale en faisant l’éloge, peut être utopique, d’un jour construire autrement. « C’est moins l’objet architectural que l’on célèbre que l’acte collectif de sa construction », Patrick Bouchain Vincent Richard du Perron
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culture architecturale
de architectura Le double vi(e)sage du Centre National de la Danse de Pantin : Une métamorphose manifeste du « Palais du Peuple » de Jacques Kalisz
illu Pasha Muradov
Sur les rives minérales aux reflets ondulants du Canal de L’Ourcq, se dresse, ancré fièrement face à la rivière artificielle, un « vaisseau de béton » qui abrite le Centre National de la Danse de Pantin. Un palais massif aux formes pures et à la géométrie marquée construit en par l’architecte-militant Jacques Kalisz, connu tardivement pour ses œuvres comme L’Ecole d’Architecture de la Défense ou encore son affiliation à l’AUA. Cet édifice iconique de la « ceinture rouge » parisienne occupait ainsi anciennement la fonction de Centre Administratif où se regroupait, une myriade de services rattachés à la ville (tribunal, commissariat, syndicat, emploi). Authentique retranscription de la pensée utopico-marxiste de l’époque et symbole de la rupture avec l’architecture « bourgeoise et passéiste » de l’Ecole des Beaux-Arts, ce chef d’œuvre du Brutalisme, long de 150 mètres et haut de 18 mètres, ne doit pourtant sa survie qu’à la reconversion de ses lieux en un nouveau pôle artistique de danse en 2004 par les architectes Antoinette Robain et Claire Guieysse.
au passant, grâce à sa parure de verre, l’imposant escalier à double révolution qui dessert tous les étages. Pour cette réhabilitation, les architectes Robain & Guieysse ont pris le parti de ne pas entrer en rivalité avec le bâtiment existant mais plutôt de créer un système intérieur de « boîte noire » réversible pour tenter d’allier les différents éléments du programme tout en dialoguant avec le « lourd squelette de béton ». Pour lui rendre toute sa noblesse. Des plaques d’aluminium peintes en noires ainsi que tout un florilège de dispositifs architecturaux (le monumental mur-écran en stuc rouge, les persiennes dépliables ») et signalétique (les néons d’Hervé Audibert) ont permis de ne pas dénaturer le bâtiment tout en lui donnant une nouvelle identité. Le C.N.D, par son dialogue intérieur-extérieur, entre passé et présent, peut à nouveau arborer sa couronne de lauriers gris et s’inscrire au Panthéon des exemples de cohabitation entre deux formes de radicalités architecturales. Vincent Richard du Perron
Si les architectes, lauréates de l’Equerre d’Argent, ont pris le parti avec une intervention d’une grande finesse - de conserver à l’état brut cette « ville dans la ville », ce n’était que pour en signaler la brillante radicalité et la richesse patrimoniale du lieu. En effet, ce manifeste irréfragable à la gloire de la technique et du béton présente un certain nombre d’innovations architecturales. Les façades « totem » aux formes aztèques d’où se projettent les volumes intérieurs ont été conçues dans le but de signaler les différentes fonctions du bâtiment. L’entrée quand à elle monumentale et minimaliste,, située face à la rue, permet de dévoiler
culture architecturale
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jeu LES FOLIES DE LA VILLETTE BERNARD TSCHUMI, PARIS..
CITE DE LA MODE ET DU DESIGN JAKOB & MCFARLANE, PARIS.
LOUVRE ABU DHABI JEAN NOUVEL, ABU DHABI..
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P O S T- I T tement ou rche un appar et a été e ch re r ie ah Antoine M st vacciné n. Antoine e t des toilettes. o ti ca lo co e n n u battre le batta dressé pour ra selle tout . Il fait sa vais rs dans vé le é n ie b st Antoine e linge 3 jou isse pas son une fois mais ça la e n t e l u se nfin il l’a fait et de la machine (e toine a besoin d’un foyer n A é ). ss as re pour compte p vous êtes inté 2.96 ou Si . e im l’a i u q quelqu’un : 06.36.34.2 , contactez le une adoption m om@gmail.co antoinepointc une aire Antoine sur as p z e n n o d Ps: n’aban se fait pas. d’autoroute, ça
Loom est un groupe de musique, issu des belles rencontres faites à l’ENSAPVS: Antoine Mahier à la batterie, Cem Karahan Aydin à la guitare , Imane Midafi au chant, Clelia Chemin au clavier, Léa Balmy au violon (et Kévin qui met des paillettes partout sauf dans ma vie). Venez nous soutenir sur notre page Facebook Loom ou Instagram @loomofficiel Bientôt un premier clip de notre cover de Radioactive !
L’ a s s o c i Musique a t i o n recherch (AM) e des m u s ic ie n s pour venir par ti cip soirée de l’é er à la c décembre ole, le 6 !
Cette ann ée grande «jam la scène de l’AM se ra organisée» , suivi d’un une dj set. Toi qui ve ut jouer d e la musiq qui a peur ue de qui veut jo se produire sur une mais uer en gro scène, simplemen t aime la m upe, ou qui tout usique, vie retrouver a ns u soir pour jo 6 ou 7 ème étage les nous mardis uer avec n o humeur. To us les genr us dans la bonne es et tous le sont perm is ! s goûts Si vous vo u retrouvez lez plus de renseign nous sur fa e cebook, m ments et instagra essenger m.
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La jo ur né e de s as so ci at io ns de l’ENSAPVS aura lieu le jeudi 24 octobre à la kfet, de 11h à 18 h. Vi les étudiants engagé ens rencontrer s de l’école pour partager un moment de convivialité !
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