Journal étudiant de l’ENSA Paris Val-de-Seine
interview
N°6 // novembre 2019 // Gratuit
Norman & Kelley From Chicago
vie étudiante
Portrait des présidents d’associations
actualité artistique Exposition Océan
culture architecturale Réinventons nos places
D O U B L E HAUTEUR
Pour ce numéro, direction les États-Unis, à Chicago. Un numéro assez complexe à définir car il s’inscrit dans notre actualité, un temps pas encore révolu. C’est un monde où tout change à une vitesse incroyable, où tout se chamboule et s’influence, un monde où l’Homme s’adapte tant bien que mal ; et l’architecture aussi. Serait-ce l’heure de la véritable transdisciplinarité, l’heure de réinventer de nouvelles programmations liées à notre temps, à l’ère du numérique ?
edito
Double Hauteur aussi, se pose la question de nouvelles programmations. Bien que revendiquant le journal papier, plusieurs projets émergent : une chaine Youtube pour visualiser tous nos interviews, des visites guidées « Paris Comme Ma Poche » en partenariat avec le BDE, et bientôt, des tables rondes à la k’fet.
Louise Cousy Barbereau
Cem Karahan Aydin
Claire Boulongne
Valora Brice
Ladin Yazici
Minas Garas
Sarah Ramzi
Lucia Inza
édito
Nadja Salifou Manon Fakhoury
Larry Tchonignou
Pauline Colon
Jules Foubet
Dimitar Bogd
Pasha Muradov
Zoé Habert
Partenariat
Théo Maiques
Mélis Yaliniz
Raphaëlle de Priester
Illustration
Yoann Dogbe Vincent Richard du Perron
Thomas Gendrot
Vidéos
Baptiste du Laurent de la Barre
Imane Midafi Trésorière
Relecture
Rodrigo Romero Antoine Mahier Maud Laurentie Sastré Dir. Graphique Secrétaire Vice-président
Communication
Petit bureau Rédaction Maquette
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Léa Balmy Présidente
Rédaction
Ne soyons pas frileux en ce mois de novembre. La neige arrive trop tôt, mais l’année ne fait que commencer !
Léa Balmy
Éva Persechini
Sommaire
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Dossier - L’architecture pour “le concept-store” - Phénix - Interview : Norman & Kelley
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p.4 p.6 p.8
Vie étudiante - Les présidents des associations - BD : Pas besoin de costume ! - Récoltes de jouets pour Noël
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Actualité artistique - - - - - - - -
Sous l’océan Matthias et Maxime de Xavier Dolan Mr. DOB, une nouvelle fois exposée ! Je veux du speed Charlotte Perriand Pour Sama de Waad al-Katea Body and Soul - Crystal Pite Hans Hartung au Musée d’Art Moderne
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p.18 p.18 p.19 p.19 p.20 p.20 p.21 p.21
Culture archi
p.14 p.16 p.17
- Istanbul Comme Ma Poche - Libérez nos places - De Architectura
p.22 p.24 p.25
Gossip - Archi connus
sommaire
p.26
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L’architecture pour “ le concept-store” Dans une société où l’on consomme d’avantage, les marques redoublent d’efforts et de stratégies pour mieux nous faire acheter. C’est dans cette problématique que le ‘‘concept store’’ est né. Mot devenu incontournable dans le domaine du marketing, le concept store se définit par une pensée simple: réunir une sélection de produits selon une thématique, souvent celui de la tendance. Le tout est d’attirer une clientèle à fort pouvoir d’achat, toujours plus exigeante, pour lui faire vivre une véritable expérience d’achat unique et mémorable dont elle pourra en faire la publicité. Les maîtres mots sont l’exclusivité et la tendance. De ce procédé marketing est né le ‘‘pop-up store’’, un nouveau concept qui se caractérise par un lieu éphémère à l’occasion du lancement de nouveaux produits ou de la commercialisation d’une série limitée. Cet enjeu de ‘‘plaire’’ à la clientèle, est pensée dans les moindres détails, du lieu de la présentation des produits jusqu’aux tenues des vendeurs, en passant par le design des emballages et des sacs de distribution. Galerie Lafayette des Champs-Elysées, Agence BIG
L’architecture et le design dans tout ça L’architecture a une place importante dans l’installation d’un concept store. Ce sont des enjeux de visibilité, de luminosité, de parcours et de relations architecturales qui doivent s’harmoniser pour créer un lieu unique et convivial sans dénaturer ‘‘l’esprit’’ de la boutique. De plus, la plupart des programmes de concept store vont au-delà de la simple boutique de quartier. De nombreux services viennent s’y ajouter tels que des espaces de restauration, de café-bar (comme le bar à eau Chez Colette); des espaces de repos ou de jeux (Micha Concept Store); et parfois même des événements culturels peuvent y être organisés comme des expositions ou des concerts (Boutique Edith). L’objectif reste de créer un lieu de vie et d’échanges, voire même un lieu d’évasion. La célèbre chaîne de café à queues de poissons l’a très bien compris, Starbucks parle même ici de la notion d’un « troisième lieu » qui se distingue des lieux de domicile et de travail. Pour créer une image forte, certaines entreprises n’hésitent pas à s’identifier par l’architecture, comme Apple avec ses apples-store transparents qui s’ouvrent sur le quartier, de manière minimale, pour s’adresser en toute confiance à une communauté high-tech et créative. A l’heure où le e-commerce met à mal les modes de consommation classique, la collaboration entre artistes, marques et parfois même architectes réinventent les boutiques du XXIème siècle par leur concept et leurs ventes exclusives. On peut citer la boutique de Shang Xia, habillé d’une résille immaculée de blanc, ressemblant à un tressage en osier, réalisé par l’architecte japonais Kengo Kuma, à Paris. Ou les impressionnantes boutiques éphémères à pois rouges de l’artiste japonais Kusama pour Louis Vuitton, en 2012.
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The ROW, Agence Montalba Architects
Exemples de ‘‘concept store’’ remarquables
est bien dans une chic demeure de la côte ouest. Avec l’utilisation de matériaux nobles, de coupes sculpturales et d’une élégance minimale qui font l’identité de la marque, les sœurs Olsen ont réussi pleinement leur reconversion dans le milieu de la mode.
Boutique Aesop, Agence March Studio À l’image de marque durable et boisée, Aesop a décidé de s’implanter sur la rue de Saint Honoré, à Paris. Un concept store au style naturel, créé par un jeu d’étagères en bois aux dimensions variées permettant d’entreposer les produits cosmétiques afin de créer des espaces libérés et spacieux.
Chocolatier Patrick Roger, Agence XTU Les architectes ont choisi pour ce magasin, une mise en scène futuriste originale afin de mettre en valeur les sculptures de chocolat. L’utilisation de tuyaux d’acier avec différents tons permet de refléter les objets entreposés dans un environnement en miroir total.
The ROW, Agence Montalba Architects Situé à Los Angeles, la marque de haute couture des jumelles Olsen, « the ROW », repense la boutique dans un esprit moderniste californien entre intérieur et extérieur. Ici, le cadre nous immerge dans une véritable intimité avec des salons qui se succèdent, des jardins minimalistes et même une piscine. Oublié la boutique, nous sommes belle
Galerie Lafayette des Champs-Elysées, Agence BIG L’agence d’architecture danoise BIG a été choisi entre 4 agences pour aménager le tout récent Galerie Lafayette des Champs-Elysées. Un lieu hybride, interconnecté sur 4 niveaux où se mêlent shopping, lieux de restauration et événements. On retiendra la conservation de l’intérieur Art Déco et la scénographie avec ses jeux de cubes en verre pour présenter les collections et le tunnel lumineux pour attirer les clients à l’entrée.
Boutique Dior, Christian de Portzamparc Situé à Séoul, en Corée du Sud, la boutique Dior ondule vers le ciel, évoquant le mouvement d’un drapé. Réparti sur 4 niveaux comprenant un espace de ventes, des salons privés, une galerie et un café terrasse sur le toit, l’édifice réalisé comme une sculpture, s’enveloppe de coques blanches en résine armée poursuivant la métaphore du vêtement.
dossier
Thomas Gendrot Illustrations : Antoine Mahier et Yoann Dogbe
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Phénix Et si l’architecture était un moyen d’apporter de nouveaux caractères à ce monde changeant ? L’architecture comme phénix, renaissant de ses cendres. Espace de bureaux transformé en logements, usine devenue musée, rue transformée en allée ; la réhabilitation de l’ancien est aujourd’hui une véritable problématique pour les architectes. Dans ce domaine, on entend souvent dire qu’« aujourd’hui tout a été fait », mais bien au contraire, tout reste à faire. Nous sommes sans aucun doute à l’aube d’une nouvelle ère de l’architecture, celle du faire neuf avec l’ancien, celle qui fait muer les édifices d’autrefois, qui, tel un serpent, doivent faire peau neuve pour s’adapter à cette nouvelle époque. Le temps est aujourd’hui une notion qui n’est plus
prise comme étant abstraite. Les objets, les édifices, vieillissent, s’usent, se rabougrissent, restent dans l’oubli… pourtant subsiste l’âme, l’idée, l’essence. C’est cette âme de l’architecture que les nouvelles programmations permettent de revaloriser, elles donnent à des lieux délaissés une importance plus actuelle. L’idée n’est pas d’inventer à partir de rien mais de réussir à s’inspirer sans plagier, à emprunter sans voler pour réinventer, sans simplement copier. C’est ce que l’on apprend en ENSA : à concevoir l’architecture comme une éponge qui s’inspire de toutes autres matières. L’architecture aujourd’hui n’est plus juste une question, eh bien, d’architecture. A l’heure de l’anthropocène chacun espère une remise en question de l’architecture de par la sociologie, ou tout autre étude des comportements humains. En effet, par cette analyse des fonctions et du commun de ces vingt dernières
Couvent de Carne, Lisbon
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Couvent de Carne, Lisbon
années, différentes aptitudes apparaissent : l’hyperconsommation grandissante, qui se remet petit à petit en question ; la rapidité de transmission des informations ou encore le culte de l’image et du paraître au travers des réseaux sociaux. Il en découle alors de nouvelles approches de l’architecture, comme une architecture de l’iconographie, qui doit faire sens, rapidement. Puis, une architecture éphémère et réflective, avec par exemple la question du réemploi et de la requalification.
Les nouvelles programmations sont aussi un sujet qui touche le design, le marketing ou la vente. Aujourd’hui rien n’est plus possible sans l’image que renvoie un objet à consommer. Est-ce quelque chose qu’il faut changer ? Est-ce au contraire une opportunité pour l’architecte de pouvoir enfin s’affirmer ? Léa Balmy et Maud Laurentie Photographie : Nadja Salifou
Mais d’autres domaines des arts et des arts appliqués sont atteints, c’est le cas du design d’objet. L’objet devient partie intégrante de l’espace : comme Perec qui qualifierait la place du crayon sur le bureau, bureau lui-même placé dans une pièce, l’objet doit se penser dans le temps de la pièce, dans le temps de l’édifice et non pas uniquement comme objet propre. Beaucoup d’architectes se posent la question de l’ameublement de leur espace, hier comme aujourd’hui, c’est le cas de Mackintosh, de Le Corbusier ou encore d’Alvar Aalto. dossier
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interview Basée à Chicago et à la Nouvelle Orléans, Norman & Kelley est une agence collaborative d’architecture et de design émergente. Fondés en 2012 par Carrie Norman et Thomas Kelley, leurs travaux professionnels et théoriques améliorent la compréhension de la culture matérielle en se concentrant sur deux ou trois dimensions. Entre rénovations audacieuses, nouvelles programmations et design de mobilier, nous pouvons dire que c’est une agence touche à tout. Kelley est professeur adjoint à l’Université de l’Illinois à la Chicago School of Architecture et membre de l’American Academy of Rome. Norman est une architecte agréé dans l’État de New York et un professeur à Tulane University of Architecture à la Nouvelle Orléans. Ceci montre une balance constante de leur travail entre pratique en agence et enseignement. Norman & Kelley a collaboré à la 14e Biennale d’architecture de Venise (2014), à la Biennale d’architecture de Chicago (2015, 2017) et est récipiendaire du prix Young Architects de la Ligue d’architecture de New York (2014). Leur travail de conception a été exposé par Volume Gallery à Chicago. Les deux partenaires sont diplômés de l’Université de Virginie et ont une maîtrise en architecture de l’Université de Princeton. Entre travaux expérimentaux et collaboration, Norman & Kelley représente une nouvelle facette de la discipline.
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Entrée du Magasin; avec la ‘’Stramp’’au premier plan, et les espaces d’exposition des produits en arrière plan
Pratiques DH : Votre agence a réalisé beaucoup de projets divers à Chicago. Vous avez collaboré avec des artistes, des marques dont Nike. Qu’est-ce que Norman Kelley ? Comment définir l’approche de l’agence ? Thomas Kelly : Norman Kelley est un collectif d’architecture et de design fondé par Carrie Norman et moi même, Thomas Kelley, en 2012. On est basé à Chicago et tout récemment à la Nouvelle-Orléans. Ensemble, nous prenons en compte une large gamme de projets et d’échelles. Cela inclut le design de mobilier, le design d’intérieur, l’architecture, la conception d’expositions, des collaborations avec des artistes. Ce qui définit vraiment notre pratique est le “Work in Progress”. On aime penser qu’on est intéressé par le fait de redécouvrir et de réinventer le quotidien. Et je sais que souvent, ça peut être pris comme un cliché parce que c’est un peu l’obsession des artistes et des architectes de tout temps. On a convenu que c’était un ethos qui nous permettait de prendre des décisions différentes en terme d’esthétique pendant le processus de conception. Spécifiquement, je dirais que l’investigation du quotidien se fait par la manière de percevoir les objets, les espaces et les interactions sociales. Nous essayons d’offrir une nouvelle façon de voir les choses du quotidien. Souvent, dans
nos projets, nous aimons prendre l’avantage sur la manière dont les yeux peuvent nous jouer des tours. Nous utilisons beaucoup d’astuces visuelles. Des astuces et des stratagèmes qui permettent à tous de participer et d’aliéner l’audience pour créer une distance entre créateurs et consommateurs. Actuellement, on est vraiment investi dans les académies. Je suis moi-même assistant-professeur à l’Illinois University of Chicago (UIC) où j’enseigne et ma partenaire, Carrie, est assistante-professeur à Tulane University of Architecture à la Nouvelle-Orléans. DH : En regardant les bâtiments autour de nous, nous pourrions dire qu’ils ont une “date de péremption”. Au bout de dix, vingt ans ou plus, la fonction principale du bâtiment perd de sa qualité, voire est laissée à l’abandon. Quelle est l’importance des nouvelles programmations aujourd’hui ? En pratique, comment se concrétise l’idée de retoucher une oeuvre obsolète afin de lui trouver un nouveau but, une nouvelle dynamique ? Thomas Kelly : Je pense que ce que vous décrivez se définit chez les praticiens comme “la réutilisation adaptative”. En académie, c’est un mauvais mot parce qu’il y a un intérêt plus
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accru pour l’esthétique ou la conception elle même. Nous investissons beaucoup la réutilisation adaptative ou nouvelle programmation, pour les raisons que vous venez de mettre en avant. Nous comprenons très bien que les bâtiments et les programmes ont des dates d’expiration. Nous sommes intéressés par le fait de réinvestir le bâtiment, sa forme, ses priorités sociales avec une manière qui nous permettrait d’allonger sa durée de vie. Pour nous c’est important d’être à la fois projectif ; c’est à dire appréhender le futur ainsi que de prendre en compte le contexte historique. Pour chaque projet que nous approchons, nous essayons toujours de trouver un point de balance entre l’ancien et le nouveau. Le but est que le résultat de ces projets parlent à deux publics, l’ancien et le nouveau évidemment. Cela peut signifier faire un espace accessible pour les handicapés ou faire des espaces plus grands que ce qu’ils doivent être. Je pense aussi que chaque projet est différent. Les projets sur lesquelles nous réfléchissons actuellement à Chicago, par exemple, portent un nouveau regard sur l’architecture du 19ème siècle. Mais nous recherchons une manière de balancer cela avec la vision de ceux qui associent Chicago au modernisme et Mies Van der Rohe. Notre travail consiste en grande partie à faire ombre et lumière sur des aspects de l’Histoire qui ne sont pas toujours liés. C’est une des leçons que nous devons apprendre à l’école ; l’architecture est un marathon de disciplines et nous devons éviter les modes afin d’anticiper de nouvelles attentes. DH : Architecture et design sont liés par la manière d’amener de la texture, du volume, de la puissance
aux espaces et aux formes. Votre agence d’architecture est l’une des seules à Chicago qui porte un réel intérêt pour le design d’objet, les chaises en particulier. Vous aviez fait la Wrong Chairs Collection qui revisite le travail de John Kassay, mais de manière assez déconstruite. Avec ce travail, vous avez pensé la chaise comme une collection et non comme un objet unique. Finalement, peut-on raisonner également comme cela en terme d’architecture, un espace aux multiples programmes et usages ? Thomas Kelly : Je dirais que peu importe l’architecte à qui vous vous adressez, nous portons tous le mobilier en grande estime. Le mobilier en effet est le standard pour du corps humain et permet de donner une échelle aux espaces. Pour notre pratique de l’architecture, c’est ainsi central. Quand on a conçu la Wrong Chair Collection, on était pour un mobilier qui donnait l’idée d’un bâtiment. Il y a une intention pour l’artisanat, la matérialité, l’histoire. La réinvention d’objets familiers est une dimension que nous essayons d’inclure dans notre travail architectural. Je dirais que le mobilier a la force de reconfigurer l’intention des espaces par la disposition, la quantité, l’orientation par rapport aux autres objets du mobilier . Il nous renseigne sur la façon dont un espace peut être utilisé. Cela me rappelle des architectes comme Le Corbusier ou Wright qui intégraient certaines pièces du mobilier directement dans leurs constructions. Aussi, ce qu’on a appris avec le style international, c’est que le mobilier peut refléter une sorte
Vêtement exposés dans l’un des espaces qui s’ínspire de la brique de Chicago
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d’abord penser au-delà de la fonction traditionnelle d’une boutique : c’est-à-dire acheter et vendre. Il fallait plutôt imaginer Notre comme un espace de conversation, d’engagement communautaire, un espace pour des ateliers, un espace de lecture ; vous avez mentionné la librairie. Il fallait une variété de choses.
Espace d’exposition des produits
de liberté dans l’espace. Ceci veut dire qu’il faut trouver un point de balance. Dans certains de nos projets, nous recommandons du mobilier libre aux clients. Ainsi, ils peuvent définir l’intention de l’espace. La majorité de nos clients veulent des espaces qui combinent le changement ; c’est-à-dire des espaces aux programmes multiples. Nous aimons beaucoup contribuer à cela.
Etudes de Cas : NotreShop DH : Nous ne pouvions pas avoir une conversation avec Norman Kelley sans parler de «Notre». Notre est donc un magasin situé dans le West Loop de Chicago que vous aviez totalement rénové avec une nouvelle approche. C’est plus qu’un magasin de sneakers finalement. De la «stramp» aux espaces articulés, en passant par la bibliothèque et la lumière, on s’y sent comme à la maison. Comment avez-vous approché ce projet ? Qu’est-ce qui rend «Notre» si unique ? Thomas Kelly : Je dois vous dire que l’envie que la boutique ressemble à une maison vient entièrement du client. Plus qu’un détaillant, je crois que Notre est un organisateur de communauté. On était très excité à l’idée que la maison comme type devienne le point de départ de toute la conception. Pour nous, la maison est un endroit de confort, un endroit qui permet des utilisations multiples. C’était un challenge de faire tout ce travail avec un espace aussi différent et qui n’a jamais été traité comme une maison. L’espace qu’occupe Notre en ce moment à servi autrefois d’usine et par la suite de galerie d’art. Pour imaginer ce lieu comme un espace de confort, il fallait
Par rapport à l’accessibilité, on a pensé à une rampe qui puisse permettre d’entrer facilement dans l’espace. Avec le temps, est venu l’idée de combiner des escaliers avec une rampe : d’où la “stramp”. Cette stramp permet aussi aux gens de s’asseoir, de discuter, de se rencontrer. C’est une partie de l’espace qui est non productive. Ceci permet d’apporter l’esprit de la maison à Notre. On a aussi rendu accessible les proportions. Ainsi, contrairement aux magasins traditionnels, le plafond est très bas. Nous avons aussi retirer les éléments architecturaux qui montraient que l’espace original est très ancien. Tout ceci transporte le visiteur dans un autre monde : le monde Notre. Il y a aussi un réel travail sur la matérialité qui provoque tactilité et chaleur. Nous travaillons beaucoup avec la brique commune de Chicago qui est un matériau durable apparu à la fin du XIX° siècle et qui semble toujours actuel. C’est une manière de mettre en avant l’Histoire. Tout cela permet à Notre de ressembler à une maison. DH : Finalement cet espace de “boutique expérimentale” s’inspire-t-il du modèle français qui est à l’origine initié par exemple par la boutique “Colette” à Paris ? Thomas Kelly : Il y avait plusieurs références introduites par le client dès le départ. Colette était l’une d’entre elles ; Céline aussi. J’argumenterai qu’il y a une longue tradition chez les boutiques dans le fait d’engager le consommateur et non de faire tout simplement des transactions. Ces magasins se présentent par leur palette de couleur, leur chorégraphie. Ils transcendent le programme avec une manière qui leur permet d’accueillir un public ainsi que d’être un espace de vente. Ces modèles sont très important pour nous. Regrouper ces inspirations et les assembler d’une autre manière nous a permis de toucher une nouvelle audience. Ceci était très important pour le client. DH: A l’heure d’internet, tous les magasins se trouvent en ligne et le marché de la vente physique s’écroule. Est-ce que «Notre» représente le futur des magasins de ventes? Devrait-on ne plus venir en magasin pour acheter mais pour vivre des expériences que le digital seul ne permettrait pas ? Thomas Kelly : Oui ! Est-ce que Notre est le futur ? Oui ! Finalement, Notre fait plus que vendre des produits. Il accueille des rencontres, conférences, des show DJ, centre de donation...etc. Tout ça est excitant. Ce que Notre essaye de produire est un espace où on essaye de comprendre les produits, où peut faire des produits et comprendre l’intention du produit. C’est totalement contraire au fait de surfer rapi-
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dement sur internet pour acheter. Le challenge des magasins comme Notre est de continuer connecter à la mode car elle tient une place importante dans la culture. Coupler cette vision avec le bon goût architectural permet d’élever la culture.
Questions pour les étudiants DH : Votre collègue Carrie et vous-même vous êtes rencontrés à l’école d’architecture . Vous êtes aussi tous deux professeurs aujourd’hui. Quel est aujourd’hui votre modèle d’enseignement, et votre rapport avec vos élèves ? Thomas Kelly : Oui ! J’ai rencontré Carrie à University of Virginia à Charlotteville. On a exploré l’architecture comme quelque chose qui devait trouver une balance entre académie et pratique. De plus, les professeurs que nous idolâtrions et pour qui nous avions travaillé, partageaient aussi leur temps entre une pratique conventionnelle et enseignement. Cette double approche vous permet en fait d’intellectualiser et de prendre du recul par rapport à votre travail. Quand on choisit tout simplement l’un ou l’autre, je pense que c’est compliqué. On pense qu’une bonne conception, que ce soit un bâtiment ou un simple verre, requiert l’évaluation de plusieurs sujets. Cela va du professionnel à l’académie en passant par les pratiquants. On fait comprendre aux élèves que discuter d’un projet le rend culturellement important. Ce qu’on enseigne souvent aux étudiants, c’est l’importance de la représentation. C’est-à-dire savoir dessiner et produire des imageries photoréalistiques comme les rendus 3D ou les expériences en réalité virtuelle. Il s’agit tout simplement de prétendre avant même d’arriver au bâtiment réel. C’est une expérience d’apprentissage expérimental. Il y a beaucoup à apprendre dans le fait de prétendre.
DH : Auriez-vous une anecdote lorsque vous étiez étudiant qui vous aurait permis de tirer une leçon ? Thomas Kelly : Pendant mes années à l’école, j’ai fait face à plusieurs personnages. L’une de mes histoire préférées est celle avec un professeur qui essayait de trouver un équilibre entre sa pratique personnelle et l’enseignement. C’était à l’école d’architecture de Princeton. Sir David Adjaye prenait des avions, venait de New York à chaque fois pour corriger nos projets. Pour moi, c’était très important d’être près de David et de lui montrer mon travail à chaque fois même si les corrections étaient optionnelles. Certains de mes camarades ne profitaient pas de ce temps de correction et ne se présentaient jamais. Je pense qu’il fallait profiter de ce temps le plus possible. J’encourage et je pousse les étudiants à prendre vraiment ce temps de rencontre avec les professeurs au sérieux. En dehors de l’école, c’est vraiment compliqué de trouver cette complicité et cette intimité avec quelqu’un qui vous connait plus que vous. C’est du bon temps pour montrer son travail et avoir de bonne discussion, développer, progresser. Pour moi, c’était tout simplement insensé de ne pas rencontrer David à chaque fois ; surtout qu’aujourd’hui, il est devenu l’un des architectes les plus intéressants à l’international.
La question DH DH : En un mot, à quoi vous renvoie le terme Double Hauteur ? Thomas Kelly : Je pense d’abord qu’il faut se demander ce que veut dire “Hauteur”. Pour moi c’est une conversation avec la proportion. Ça va de l’approche égoïste, de la proportion de Frank Lloyd Wright et ses espaces compressés liés à sa petite taille ; aux espaces publics qui sont conçus pour s’adapter à toutes les dimensions. Double Hauteur pour moi serait alors la balance entre l’ego et le public.
A droite : La Librairie, servant d’espace de culture et de lecture Ci -dessous : The Wrong Chair Collection
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Interview assurée par Larry Tchogninou
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Portraits des présidents Ce mois-ci une petite curiosité. DH est allé dans les couloirs de l’ENSAPVS faire tirer le portrait des présidents des assos de l’école. Président avec bière à la main, duo de présidentes dynamiques ou dictatrice avérée, mais qui sont ces gens engagés ?
Paul-Efflam Heuel
Président de l’Association Musique (AM) Création: 2014 “Se retrouver entre amateurs de musique pour jouer et partager notre passion.” La phrase que je kiffe dire en réunion : «On en discute autour d’un verre.”
Une anecdote : Le jour de ma rentrée en L1, je suis arrivé dans le jardins de l’école. J’ai rencontré les membres de l’AM. Ils m’ont invité à les rejoindre pour jouer. Ce jour là, on a fait une impro de 15 minutes une des meilleures que l’on ait faites. C’est l’un des meilleurs moments que j’ai passé dans l’Asso. Mon but dans la vie c’est de découvrir le monde et résoudre le problème de l’aqua alta. Plutôt président passionné et créatif. Un mot pour la fin ? Let’s play music.
Fabian Estirac
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Marine Bréard Zoé Teulet
Co-présidentes de l’Association Vert de Seine Création: octobre 2019 ‘‘Si la conscience est le fruit de l’évolution, il est plus que jamais nécessaire que cette conscience permette de prendre définitivement la mesure des risques écologiques et conduise à une évolution des modes de pensées et du fonctionnement de notre société actuelle.’’ La phrase qu’on kiffe dire en réunion : “Vous avez tous une gourde ?” Une anecdote : Les jardins de Versailles sont le lieu de naissance de la pousse Vert de Seine. Mon but dans la vie c’est de me donner à fond dans tout ce que j’entreprends (Zoé), participer aux changements pour un meilleur monde (Marine) Plutôt présidentes ouvertes d’esprit et investies.
Pauline Broquet
le Fab
Président de La Voûte Création : 2017 (bien avant au sein du BDE en 2015 sous le nom de ‘‘pôle constru’’) “Pédagogie, matériaux, réemploi, expérimentation, égalité, entraide, écologie.”
Présidente de la FSEA (Fédération Sportive des Écoles d’Architecture) Création: 2014 “Une fédération qui a pour but de promouvoir le sport dans la vie d’un étudiant en architecture en organisant annuellement des événements sportifs comme les Archipiades et l’Archiglisse.”
La phrase que je kiffe dire en réunion : “On va boire une craft beer ?” Une anecdote : Quand je me remémore la remontada (7/3/2017 never forget) Mon but dans la vie c’est de bosser chez OMA mais je vais sûrement finir brasseur de bière. Plutôt président PDG dictateur généralissime. Non sans blague je suis gentil mais têtu. Un mot pour la fin ? Visca Catalunya, Catalunya independent ! Mès que une club !
La phrase que je kiffe dire en réunion : «P’tite bière après ?” Une anecdote : Que du sérieux ici, on rigole pas nous. Mon but dans la vie c’est d’être architecte et construire des villas américaines avec des palmiers, des piscines qui vont de là à là... et ici... un petit géranium. Mais manger sans grossir ça me va aussi. Plutôt présidente charrette tavu Un mot pour la fin ? Archiglisse c’est du 1 au 9 Février avec les ENSA de France. T’as des rattrapages ? Pas de soucis, on rembourse ta place si t’as un échec dans ta vie de partiels.
alias
portraits des présidents
Paul Ruer
alias
Alice Chrétien
Rio
Présidente de l’Association Sportive (AS) “Une asso pour faire du sport et lâcher du lest.” La phrase que je kiffe dire en réunion : “On se fait un conf call ?” Une anecdote : Gardebois est une anecdote à lui tout seul. Mon but dans la vie c’est LA BAGARRE (avec la réf c’est mieux) Plutôt président un peu bêta Un mot pour la fin ? C’est une bonne situation ça président ?
Élise Morvan
alias
Lasagne
Présidente de La Brigade du Cuivre Création: 2012 “La brigade c’est l’association qui souhaite réunir les gens autour de la fanfare.” La phrase que je kiffe dire en réunion : « Je reviens je vais me reprendre une pinte. » Une anecdote : La tradition fanfares beaux arts a plus de 100 ans et elle est toujours aussi active aujourd’hui. Mon but dans la vie c’est de continuer la fanfare le plus longtemps possible, d’avoir 50 ans, toujours avec mes potes en train de faire de la fanfare et de me marrer toutes les semaines. Plutôt présidente soutenue par son équipe et les fanfarons.
Hamza Bouatir
Président de la Fédération des Associations et des masses de l’ENSAPVS (la Fed) “La Fed a pour mission de veiller à l’épanouissement de la vie étudiante dans l’école, en encourageant l’action des assos et des masses. Elle a aussi un rôle logistique et administratif parfois, en assistant les associations et les masses dans leur démarches et en suppléant l’administration dans la communication et l’organisation de certains aspects de la vie étudiante.” La phrase que je kiffe dire en réunion : ‘‘Je vois ça avec Eonet.” Une anecdote : Quand on me demande : ‘‘C’est quoi la Fed ?’’ Mon but dans la vie, je le cherche encore. Plutôt président bienveillant et diplomate.
Présidente de la COOP Création: 2007 “Boutique de l’école… mais vous savez déjà.” La phrase que je kiffe dire en réunion : ‘‘Ça paaaart” Une anecdote : Rester bloqués dans l’ascenseur qui nous sert de montecharge et devoir décharger 1 tonne de carton, un à un. Mon but dans la vie c’est d’être présidente du BDE ! @luciecoulon Plutôt président increvable Un mot pour la fin ? Rejoins-nous !
Jeanne Larida Théophile Aureau
Présidents du BDE (Bureau des Etudiants) “Organisation de soirées, visites, et divers évènements toute l’année.” La phrase qu’on kiffe dire en réunion : «T’es viré.” Une anecdote : Un 27ème membre du BDE se promène très souvent près de la voûte. Notre but dans la vie c’est d’intégrer l’atelier Laroche. Plutôt présidents increvables Un mot pour la fin ? Rejoignez l’équipe du BDE 2020/2021 !
Léa Balmy
Présidente de Double Hauteur (DH) Création: février 2019 “DH est le journal étudiant de l’ENSAPVS qui permet de s’exprimer sur l’architecture, rencontrer des architectes, créer et partager des projets !” La phrase que je kiffe dire en réunion :Une anecdote : A la fin de nos interviews, on pose toujours la question “A quoi vous renvoie le terme Double Hauteur?” et finalement, c’est toujours la question qui définit le mieux et qui différencie chacun des architectes. Mon but dans la vie c’est de conquérir le monde. Plutôt présidente dictatrice de la servitude volontaire, mais qui a bon cœur dans le fond. Un mot pour la fin ? J’aimerai dire qu’on cherche quelqu’un pour la mise en page. A toi qui sait utiliser Indesign comme un dieu.
portraits des présidents
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Pas besoin de costume !
scénario : Jules Foubet illustrations : Zoé Habert
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vie étudiante
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Sous l’océan Exposition Océan à la Galerie de l’Évolution 36 rue Geoffroy Saint-Hilaire 75005, Jusqu’au 5 janvier 2020 9€ tarif réduit et tarif 3-25 ans // 12€ plein tarif // 35€ forfait 2 adultes + 2 jeunes Si comme nous, la plage et le soleil vous manquent déjà en ce début d’octobre, rendez-vous à la Galerie de l’Évolution pour visiter l’exposition Océan et retrouver, pour un instant, les charmes de la mer. Vous y découvrirez l’histoire de l’exploration sous-marine, ainsi que les découvertes les plus récentes sur les abysses. Ces milieux, difficiles d’accès, restent méconnus et présentent un grand intérêt scientifique ; certains planctons, par exemple, permettraient de guérir du cancer! Les abysses inquiètent, fascinent et sont aussi à l’origine de nombreux mythes et légendes qui nourrissent notre imaginaire. Mais au-delà de cet univers fantasmé, cette exposition ludique est l’occasion d’en apprendre davantage sur la pollution marine qui touche aujourd’hui des écosystèmes entiers, auxquels nous n’avons pourtant que difficilement accès, et dont l’exploitation future serait irréversible. Valora Brice et Raphaelle De Priester
Matthias et Maxime de Xavier Dolan Sorti le 16 Octobre 2019 C’est l’histoire de deux amis d’enfance Matthias et Maxime, ils ont toujours appartenu au même groupe d’amis, approchent de la trentaine et vivent de façon différente. Matthias est un peu le « Perfect Guy » il est beau, a un travail, une femme, une situation aisée, tandis que Maxime, plus sensible, est discret, a une situation familiale compliquée, pas de travail fixe, ni de copine. L’histoire tourne autour de ces deux personnages, de leurs vies, durant les quelques jours avant le départ de Maxime pour une année sabbatique en Australie. Cependant lors d’une fête, leur relation prend un nouveau tournant : Matthias après avoir perdu un pari, doit embrasser Maxime pour les besoins du court métrage d’une de leurs amies. Quelles sont les suites que vont avoir ce baiser ? Ce qui change ? Ce qu’il engendre ? Ce n’est pas seulement un film sur l’amitié ou sur l’amour mais avant tout sur la complexité des sentiments humains. Pauline Colon
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actualité artistique
Mr. DOB, une nouvelle fois exposée ! Exposition: « BAKA » de Takashi Murakami Du 16 octobre au 21 décembre à la galerie Perrotin Pour sa 14ème exposition à la galerie Perrotin, l’artiste présente pas moins de 19 œuvres pop art, « à la japonaise », pour son exposition intitulée « BAKA », traduit par « idiot ou abruti ». Connu dans le monde de l’art pour ses œuvres psychédéliques et ses collaborations pour les clips de Pharrell Williams et de Kanye West, l’artiste développe sous différents supports, un univers éclectique inspiré de la pop culture japonaise. Entre motifs floraux kitsch et couleurs délirantes, Murakami est sujet à de nombreuses controverses autour de son art, jugé obscène et disgracieux. À cette occasion, Murakami a consacré le cœur de son exposition à son personnage de manga : Mr. DOB, inspiré de plusieurs figures animées comme Sonic, Hello Kitty ou Mickey Mouse. Son nom est un diminutif de l’expression « dobojite » signifiant « pourquoi » en argot japonais. L’artiste lui a conçu 6 portraits, un avatar de lui-même qui affirme sa psychologie complexe en contrepoint à ses deux autoportraits caricaturaux, présents eux aussi à l’exposition. Au sous-sol, le visiteur découvre un autre aspect de son travail, inspiré de la peinture traditionnelle japonaise. Ces œuvres plus classiques permettent de comprendre la place fondamentale de l’iconographie par le jeu de motifs qui se répètent et qui deviennent, sa marque de fabrique. Thomas Gendrot
Je veux du speed Peter Hujar, Speed of life Du 15/10/19 au 19/01/2020 au Jeu de Paume Tarif Réduit -26 ans 7,50€ // Plein Tarif 10€. Depuis le 15 octobre, le Jeu de Paume rend hommage à l’un des plus grands photographes du XXe siècle, Peter Hujar. Photographe new yorkais des années soixante à quatre-vingt, son oeuvre est le témoignage des avants gardes artistiques qu’il côtoyait. Peter Hujar débuta sa carrière dans la presse mais s’en détacha rapidement préférant l’autonomie et la pauvreté de la vie d’artiste. Loin de ne s’intéresser qu’au tumulte new yorkais, ce dernier réalisa un grand nombre portraits d’une grande intimité, allant jusqu’à photographier ses modèles dans leur propre lit. Les expositions qu’il organisa à la fiwwn de sa carrière lui permirent, par ailleurs, de s’intéresser à la scénographie de ses clichés et aux associations que celle-ci pouvait créer. En somme cette exposition est l’occasion de découvrir l’oeuvre d’un artiste sensible, désinvolte et non dénué d’humour, dont l’oeuvre apparait comme le reflet en négatif d’une ville en perpétuel mouvement. Raphaelle De Priester
actualité artistique
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Charlotte Perriand Fondation Louis Vuitton Dates de l’exposition : Du 2 octobre 2019 au 24 février 2020 Tarif plein 16.00€ - Tarif -25 10.00€ - Tarif -18 5.00€ Figure incontournable du XXe siècle, Charlotte Perriand est une architecte et designer française. À l’occasion des 20 ans de sa disparition, la fondation Louis Vuitton lui rend un fabuleux hommage déployant ses oeuvres dans la totalité des galeries du bâtiment. Le monde nouveau de Charlotte Perriand retrace les travaux de la créatrice qui a grandement servi la Reconstruction d’après-guerre et qui a permis d’ouvrir les portes de la modernité à tous. Formée à l’école de l’union des arts décoratifs à Paris, la designer se distingue rapidement et se fait remarquer par Le Corbusier et Pierre Jeanneret, avec lesquels elle collabore durant une dizaine d’années. Dès lors, seule femme parmi les hommes, elle est désignée comme partenaire en charge du mobilier des accessoires de 1920 à 1930. Par le biais d’une créativité toujours en éveil, Charlotte Perriand développe une collection de chaises en tubes d’acier avec ses coéquipiers qui incarne son travail le plus connu. Créatrice libre et engagée, elle mène le combat du nouvel art de vivre et d’habiter sur tous les fronts en brisant constamment les codes et conventions avec une audace inégalable. Elle pose les bases d’une intimité modernisée en ouvrant la chambre sur la salle de bain, elle extirpe les femmes de « leur petite prison » qu’est la cuisine en l’ouvrant sur les espaces de vie avec comme intention une dénonciation gracieuse de l’image de la ‘‘femme-objet’’. Après dix ans d’association avec les cousins Jeanneret et, pour cause de discordes, c’est avec la tête haute qu’elle claque la porte de leur atelier. Quelques années plus tard, elle se lance dans une escapade asiatique ou elle est missionnée pour aider le Japon à intégrer la modernité. Elle travaille alors comme designer indépendante et sublime ses oeuvres avec un geste fortement influencé par cette culture, qui constitue une révélation pour cette poétesse du « beau dans le fonctionnel ». Le monde nouveau de Charlotte Perriand est une réelle immersion dans la synthèse des arts que propose la créatrice. Cette exposition pleine de surprises prodigue un panel de reconstitutions fidèles mêlées à des oeuvres d’avant-garde d’artistes inéluctables qui en valent le détour ! Sarah Ramzi
Pour Sama de Waad al-Katea Sorti le 9 Octobre au Cinéma Il ne vous reste plus beaucoup de séances pour aller voir Pour Sama, qui même s’il n’a pas forcément eu autant d’aura que Joker, mérite réellement d’être vu. Ce film traite de la vie d’une famille à Alep sous la dictature de Bachar Al Assad, dans un contexte de guerre et de bombardements. Pour Sama est la lettre ouverte d’une femme, Waad al-Katea, qui décide de filmer son quotidien pour pouvoir le montrer un jour à sa fille Sama qui vient de naître. Elle filme sa vie et celle de son mari de 2012 à 2016 dans un des derniers hôpitaux d’Alep où son mari est médecin. Entre le bombardement et la mort omniprésente c’est un documentaire plein d’humanité qui fait prendre du recul sur sa propre vie, mais avant tout qui informe et montre la réalité de la guerre actuellement en Syrie. Pauline Colon
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actualité artistique
Body and Soul - Crystal Pite Du 25 octobre au 23 Novembre à l'Opéra Garnier Il s’agit d’un des spectacles les plus attendu de la saison à l’Opéra Garnier, création originale de la chorégraphe canadienne Crystal Pite dont le spectacle The Seasons’ Canon avait été particulièrement bien accueillie en 2016. Ce ballet se développe en trois actes. Le premier réunit deux danseurs habillés en bas noir et débardeur blanc. Semblant se confondre, ils dansent avec pour seule musique une voix-off féminine qui décrit la situation « Figure 1 est étendue au sol. Figure 2 fait les cent pas […] Ses mains bougent sans cesse : touchant son menton, son front… ». Anticipant tous les gestes des danseurs. Du début où l’étrangeté de cette voix omniprésente nous plongeant dans un univers inhabituel, le rythme de la voix se transforme en musique et peu à peu tout prend sens. Les danseurs ne dansent plus que sur ses mots, « Figure 1 main en l’air, se tourne, baisse la tête, et pivote encore » on oublie la musique, la voix ne restent que les actions. Les deux personnages s’affrontent, à présent c’est un combat. Par la suite une foule d’autres danseurs les rejoignent, on ne les distingue plus. Où sont les danseurs originels ? Maintenant il n’y a qu’un groupe, de femmes et d’hommes, qui là encore se ressemblent, toujours dans cet uniforme sobre. Parfois, ils dansent ensemble formant un seul et même corps. Certains danseurs s’échappent du groupe, ce sont des électrons libres. Comme une représentation de la société. Cependant c’est la force du groupe qui les rassemble, cette fois-ci la voix s’est tue et le groupe danse, s’affronte, se réunit sur les Préludes de Chopin. Le troisième acte est délirant, en totale rupture avec les deux précédents, le décor sombre avec peu de lumière se transforme en scène dorée où des personnages du troisième types se déplacent sous l’œil de leur gourou, un danseur en star des années 80 avec cheveux longs, manteau en fourrure et pantalon latex. Sur la musique Body and Soul de Teddy Geiger (référence au titre du spectacle). La coupure est totale, burlesque et nous laisse sur une belle note de fin. Pauline Colon
Hans Hartung au Musée d’Art Moderne Du 11 octobre 2019 au 01 mars 2020 13 euros // 11 euros tarif réduit Lorsque l’on parle d’abstraction, il y a un nom qui vient tout de suite en tête, c’est celui d’Hans Hartung. En près de 60 ans, l’artiste allemand s’est imposé comme l’un des précurseurs et principal chef de file de ce mouvement artistique qui inspira bon nombre d’artistes après lui, notamment Pierre Soulage. 50 ans après sa dernière rétrospective à Paris, le Musée d’Art Moderne propose de redécouvrir le travail de cet artiste majeur du 20ème siècle à travers une sélection de près de 300 œuvres, composée de peintures, mais également de photographies, de croquis et d’extraits vidéo. La grande diversité des œuvres présentées permet d’apprécier le travail de cet artiste touche-à-tout, qui expérimenta les formes, les couleurs et les supports de travail. L’exposition, sous forme chronologique, revient sur quatre grandes époques de sa vie. De son adolescence en tant que lycéen expérimentant l’abstraction, à la fin de sa vie, entièrement dédiée à la création, en passant par la guerre et par sa reconnaissance en Europe. L’exposition fait un tour d’horizon des différentes époques qui ont marqué l’artiste et ont nourri son art. Yoann Dogbe actualité artistique
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Istanbul Comme Ma Poche Grande ville turque vallonnée, pleine d’odeurs, de bruits et de vie, Istanbul est fourmillante. On s’y promène, on y mange, on y vit à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit ; on ne se lasse pas d’arpenter ses rues longues et sinueuses, ses ruelles courtes et escarpées. Le Corbusier lui-même a connu le charme istanbuliote… Nous allons donc vous offrir un aperçu - trop bref ! - de cette ville si belle.
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Yapikredi Beyoglu TEGET
Église devenue mosquée puis musée, cette basilique est l’illustration d’un chef-d’œuvre architectural entre Islam et Christianisme.
Situé au cœur d’Istanbul, dans le quartier de Taksim, ce bâtiment se trouve à l’angle de l’avenue de Galatasaray et la rue Istiklal la plus visitée d’Istanbul. Le centre culturel d’art Yapikredi de TEGET est remarquable par son revêtement en marbre et sa façade en portique vitrée avec vue sur la rampe qui fait l’entrée.
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La basilique SainteSophie Érigée en 537, elle fut proclamée mosquée par le sultan Mehmed II le Conquérant lors de la prise de Constantinople par ses armées en 1453. Aujourd’hui, des vestiges historiques de ces transformations religieuses sont encore visibles comme les croix chrétiennes ou le somptueux mihrab qui indique la direction de la Mecque.
Istanbul comme ma poche
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Palais de Topkapı Ce palais est à Istanbul ce qu’est Versailles à la France : un condensé des plus beaux savoirs-faire, des plus innovantes techniques, des plus nobles matériaux ; agrandi et parfait au fil des siècles. Mehmed II initie sa construction en 1459, en surplomb de la Côte d’Or, du Bosphore et de la Mer Marmara. Si vous avez la chance d’y aller, visitez à tout prix le Harem !
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Sancaklar Camii - Emre Arolat La mosquée de Sancaklar est l’un des bâtiments les plus remarquables de l’architecte Emre Arolat. C’est une mosquée souterraine moderne située à Büyükçekmece, en périphérie d'Istanbul. Achevé en 2012, ce bâtiment public aspire à être un lieu de méditation, offrant une promenade architecturale.
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La Citerne Basilique Si le film Skyfall, un James Bond interprété par Daniel Craig vous parle, vous reconnaitrez sans doute la fameuse citerne souterraine d’Istanbul réalisée en 532 par l’empereur Justinien. Construite pour répondre au besoin d’eau, elle abrite aujourd’hui la célèbre colonne à tête de méduse dont la légende est plus que troublante. Pour les plus curieux, on vous laisse enquêter !
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AKM Beyoglu - Murat Tabanlioglu Le centre culturel Atatürk (AKM) construit par Hayati Tabanlıoglu en 1969 a fermé ses portes pour être reconstruit en 2008. Il se situe sur la place Taksim en plein centre d’Istanbul. L’architecte Murat Tabanlıoglu qui s’est occupé de la reconstruction a affirmé vouloir réutiliser les murs en céramique et les escaliers en aluminium pour rendre hommage à son père, le constructeur initial. Istanbul comme ma poche
Melis Yaliniz Valora Brice Cem Karahan Aydin Ladin Yazici
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Libérez nos places Actuellement, se construit une presqu’île entièrement dédiée aux piétons et aux cyclistes place de la Bastille. Cet hectare d’espace libéré se déroulera vers le Canal Saint Martin et s’ouvrira sur un escalier permettant de rejoindre directement le port de l’Arsenal et son jardin depuis la place. Une nouvelle place à vocations multiples verra le jour. S’inscrit au sein du projet une volonté de valoriser le patrimoine historique français et de l’intégrer dans le nouvel aménagement des places parisiennes. La place de la Bastille peut être facilement associée à la prise de la Bastille, symbole de l’Histoire française. Les délimitations de l’ancienne forteresse matérialisées au sol témoigneront de ce passé. Alors que nous vivons aujourd’hui dans une ville où l’automobile est reine, Anne Hidalgo, maire de la ville de Paris depuis avril 2014, décide en 2015 de rendre 7 grandes places parisiennes aux piétons. Ainsi, est lancée l’opération « Réinventons nos places ». Nombre d’entre-elles ne sont à présent que des ronds-points, esclaves de notre recherche de rapidité et d’efficacité dans nos déplacements. Cette démarche vise alors à désencombrer, revégétaliser, mettre en valeur les places, faciliter les cheminements des piétons et l’accès au transport en commun. La place est vouée à reprendre son rôle d’espace public, lieu de vie des citadins et du quartier facilitant les échanges et la détente.
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L’opération se veut la plus verte possible. Des arbres seront plantés, des espaces verts formés et les chantiers tendent vers le zéro carbone. Effectivement, la méthode de réemploi de matériaux et l’approvisionnement du chantier par voie fluviale permettent de réduire l’impact environnemental et économique du chantier. La place de la Bastille se verra métamorphosée en mars 2020, bien plus accueillante et accessible. S’en suivront très vite la place de la Nation, la place de La Madeleine et encore la Place d’Italie.
culture architecturale
Baptiste du Laurent de la Barre
de architectura La Grille Libératrice et l’Espace Intermédiaire : Quand le « Rationnalisme High-Tech » de Renzo Piano réenchante l’Habitat Social Parisien Habilement camouflés au sein du tissu parisien dense et populaire du XIXème arrondissement, se cachent rue de Meaux, un ensemble résidentiel, aux façades d’apparences neutres, mais qui abrite entre leurs murs un corpus de bâtiments uniques, marqués à leur livraison en 1991 du célèbre sceau de l’Equerre d’Argent. Cet ensemble de logements sociaux contemporains est le fruit non-défendu de la collaboration prolifique, troisième du nom, entre l’architecte italien Renzo Piano (Pritzker Price 98’) et les paysagiste français Michel Desvigne (Grand Prix Urbanisme 2011) et Christine Dalnoky. Aux antipodes d’une vision ouverte de l’ilot parisien, ce projet de 220 logements prends le parti de faire s’articuler, sur une parcelle enclavée de forme rectangulaire, quatre grands blocs de bâtiments rassemblés autour d’une cour intérieure composée de bouleaux aux formes élancées et de chèvrefeuilles rampants. Malgré son faible budget, ce projet brille par sa capacité à questionner et réinventer le logement social classique. Au niveau de la composition végétale, l’objectif était ainsi de recréer une nature artificielle qui prennent la forme d’une ‘‘forêt urbaine’’. Ce jardin bucolique permet ainsi aux habitants de s’isoler des nuisances sonores urbaines et au bâtiment de capter une lumière directe et continue, créant ainsi un véritable ‘‘ilot de fraicheur’’ propices aux rencontres de voisinages cultivées.
Au niveau constructif, le travail de l’architecte s’est illustré tant à l’échelle de la ville qu’à l’échelle du détail structurel. D’un point de vue urbain, les façades modulaires divisées chacune en trois trames permettent ainsi une continuité avec la ville en s’alignant aux murs pignons et aux gabarits existants. Une trame verticale régulière aux multiples variantes qui se prolonge à l’horizontal dans le tracé des allées du jardin sauvage. Les volumes à la géométrie épurée reprennent les codes typologiques de l’usine et sont ponctués à leurs extrémités de fentes dévoilant les différents accès aux bâtiments tout en brisant l’aspect monolithique général. Enfin, au niveau de la matérialité, l’édifice tire sa spécificité d’une structure à double peau composée de béton composite et d’un fin parement de brique de terre cuite [ndlr : Cité Internationale de Lyon]. Par la transplantation gracieuse et délicate d’un véritable morceau de paysage bio-climatique (Arboretum de Chevreloup de Versailles) tout en brisant les codes du bâti compact Haussmannien, le Paysagiste et l’Architecte, par leur « désobéissance commune », font retrouver aux HBM, leurs lettres de noblesse. « Sans contrainte, nous serions perdus », Renzo Piano
de architectura
Vincent Richard du Perron Illustrations : Pasha Muradov
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Archi célèbre À toi jeune étudiant qui doute, est-ce que je suis à la bonne place ? Serais-ce un jour une personne illustre de ce monde ? C’est pourtant, dans les écoles d’architectures, ces temples de la perspective, que de belles rencontres se font,et où de grands noms s’y sont formés. Des personnalités que vous ne soupçonnez pas forcément...
Samuel L. Jackson On le connaît avec une cicatrice à l’œil dans Avengers, une arme à la main dans Pulp Fiction, ... Avant de devenir acteur, Samuel L. Jackson a passé une partie de sa vie a étudié l’architecture. C’est au Morehouse College d’Atlanta qu’il apprend le dessin mais il finira par abandonner ses études pour se consacrer à l’art dramatique. Il devient comédien en 1972 et ne touchera plus jamais au dessin.
Thomas Jefferson
Seal (Henry Olusegun Adeola Samuel )
Le « Bat-Man » de la liste, président le jour, architecte la nuit. Il porte avec honneur ses deux casquettes et a eu une vraie carrière d’architecte malgré son manque de formation. Il apprend des livres de Palladio et se penche sur l’architecture italienne. En 1772, Jefferson se construit une résidence en Virginie et la baptise Monticello, cette maison donc devenue un exemple de ce que l’on appellera plus tard une «Architecture Jeffersonienne».
Pour ceux qui ne le savent pas, Seal est un artiste britannique, son style alterne entre la pop, le rock et la soul. Il obtient un diplôme d’associé architecte après deux ans d’étude à Londres, ces études vont l’amener à travailler dans plusieurs entreprises où il développera son amour pour la musique.
Ice Cube (O’Shea Jackson, Sr.) Peut être le plus surprenant de la liste, mais avant de faire partie du groupe N.W.A et de s’imposer comme une référence de la culture américaine, le rappeur a étudié à l’Institut de technologie de Phoenix. Il commence ses études en 1987 et est diplômé en dessin. Il s’inspire d’architectes californiens, en particulier par les dessins de The Eames House. Ces études servaient de garantie en parallèle de sa carrière artistique.
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gossip
Serge Gainsbourg Il a marqué une génération par son génie musical, le plus pompier d’entre nous à lui aussi touché à la perspective et aux axonométries. Il étudie la peinture et l’architecture au Beaux-Arts de Paris, ce n’est que plus tard qu’il fait son entré dans le monde du spectacle comme pianiste de bar, avant de devenir celui que l’on connaît tous.
Art Garfunkel
Tom Ford
« Hello darkness, my old friend ... I’ve come to talk with you again »
Si je vous dis « marque de luxe italienne », vous me dites ?... Gucci ! Alors non la marque n’est pas un ancien cabinet d’architecture, mais un de ses principal designer a bien étudié l’architecture à la Parsons School of Design de New York. Tom Ford étudie en grande partie sur le campus parisien où il développe un goût pour la mode française. Ses références architecturales de Ford sont visibles dans son film «A Single Man», qui se déroule dans un bungalow moderniste de Los Angeles datant des années 1960.
On doit cette musique au duo Simon and Garfunkel. Et il s’avère que Art Garfunkel est un acteur dynamique de la communauté artistique issu de la musique, du cinéma, de la poésie mais aussi de l’architecture. Il étudie l’histoire de l’art et obtient son diplôme en 1962. Pour l’anecdote, le groupe compose une musique nommée «So Long, Frank Lloyd Wright», un hommage à l’un des héros de Garfunkel.
Pink Floyd (Roger Waters, Nick Mason et Richard Wright) Et oui, plusieurs membres du groupe Pink Floyd ont suivi des cours d’architecture à Londres. La légende raconte que ce serait sur les bancs de l’établissement qu’ils auraient décidé de former le groupe. Si Nick Mason a fini sa formation, les autres non, malgré tout, ils ont tout de même baptisé leur plus célèbre album: The Wall, (le mur).
gossip
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Et c’est pas fini !
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