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#12 Février 2022

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Journal étudiant de l’ENSA Paris Val-de-Seine

N°12 // janvier - février 2022 // Gratuit

interview

TOA Architectes

L’architecture en terre crue Vie étudiante

BD : L’architecture déter De architectura

La BNF selon Rem Koolhaas Actualité

Sur le chantier des Tours duo En partenariat avec

1

ENSA Grenoble Le rab! - journal de Lyon Locus journal russe de l’ Académie des Beaux-arts


E

lle a traversé les millénaires et les civilisations sans jamais perdre de son éclat. Composant premier de toutes les richesses, elle a depuis des temps immémoriaux habillé nos logements de son grain si particulier. La terre, matériau aux mille parures, prenant tout autant la forme de torchis, de bauge, d’adobe ou de pisé, est le centre de ce nouveau numéro de Double Hauteur. Un nouvel épisode aux allures de voyage qui nous emmènera dans un premier « tour de la question » au cœur des réf lexions actuelles sur cette ressource réputée inépuisable. En trois étapes initiatiques allant d’une maitrise d’œuvre précurseur à un mémoire expérimental pour se ponctuer par une école à Nanterre, l ’or brun se dévoilera sous toutes ses coutures et ramif ications. D’un trône non pas de terre, mais de céramique à une façade de bâtiment bien

plus qu’esthétique en passant par la f ièvre musicale du Jazz Fusion, le tourne-disque distillera entre deux sillons les pépites sonores et les nouveautés design qui occupent l’esprit de la rédaction. Qu’elle laisse encore certains sceptiques ou qu’elle déchaîne pour d’autres les passions, il est maintenant minuit moins une sur les horloges du GIEC. Plus qu’un message générationnel, le temps est venu d’un passage à une nouvelle ère. Dans ce combat du quotidien pour la préservation de notre « maison qui brûle » et de ses milliards d’espèces habitantes, l’une des solutions peut remporter la victoire sur le soleil. Comme le dirait maintenant la réplique devenu adage de saison « Win-terre is Coming ».

Vincent Richard du Perron

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Léa Balmy

Pauline Toussaint

Vincent Richard du P. Mathieu Khairallah

Présidente

Vice-présidente

Co -Rédacteur chef

Camille de Ruffray

Valora Brice

Thomas Nodari

Johanna Lepante B.

Co -Trésorière

Co -Trésorier

Secrétaire

Romane Bernard Jean-Cassien Marmey

Iliona Médard

Valentin Bonvarlet

L’équipe

Rodrigo Romero S.

Co -Rédacteur chef

Paul Priel

Ornella Trantoul

Laure Manissadjan Baptiste Du Laurent

Ainsi que Dorianne Dupré et Safaa Sentissi ,

Agathe Pastre


L’architecture en terre crue SOMMAIRE DOSSIER

VIE ÉTUDIANTE Mental obsessions

La main à la pâte

p.15

Extrait

« Construire en limitant son impact : les choix de conception provoquent une réaction en chaîne »

p.4

Débat

ACTUALITÉ ARCHITECTURALE De architectura

En terre à terre

La BNF selon Rem Koolhaas

p.6

p.12

Mémoire du mois Extrait

Étudier la pertinence de la terre allégée utilisée en tant que correcteur thermique p.16

Actualités

Une façade en bouteilles de champagane p.13

Entretien avec Toa Architectes Extrait

« Une technique sèche qui fonctionne par la compression du matériau. »

p.8

Sur le chantier des Tours duo p.13 Les trônes de la station F p.13

ɅOKYC « Notre journal représente la communauté architecturale russe » p.18

Architecture deter p.19

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La main à la pâte

Première partie

Dossier

PAR VALORA BRICE ORNELLA TRANTUL

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Face à l’annonce des 45 millions de tonnes de terre pour la construction du Grand Paris, les architectes annonçaient la transformer en matériau de construction. Qu’en est-il six ans plus tard ?

R

encontre de Charlotte Picard, une architecte chargée de missions à la mairie de Rosny-sous-bois. Elle nous raconte le projet du centre de loisir Chirac — nommé au Terra Fibra Award — de sa conception à sa mise en usage. Après avoir travaillé en agence, elle intègre en 2016, le service de Recherche et d’Innovation de la mairie, une équipe aujourd’hui composée de 8 architectes et 5 ingénieurs. Leur position est particulière car en tant que service public, ils sont aussi maîtres d’œuvre. Ainsi, ils accèdent aux besoins de la mairie, choisissent les moyens et techniques de construction et rencontrent les entrepreneurs avec une certaine liberté.

LIMITER L’IMPACT ÉCOLOGIQUE

À

l’origine du projet, se trouve une d é m a r c h e “ é c o s y s t é m i q u e ”. Construire en limitant son impact, c’est intégrer l’idée que les choix de conception provoquent une réaction en chaîne : l’origine et les conditions de production du matériau sont aussi importantes que sa nature. En fait, « Pour faire bien, il faudrait ne pas construire [..] Faire l’école dans la forêt !» nous dit l’architecte en plaisantant. En attendant, l’école se fait entre des murs issus de filières biologiques et locales. Les bottes de paille de 80 cm de large sont porteuses et permettent de réduire la quantité de bois massif utilisé pour la structure. La conception bioclimatique du

bâtiment est renforcée par des systèmes qui optimisent la consommation d’énergie (panneaux solaires, cuve de récupération d’eau chaudes, toilettes sèches, ventilation naturelle par tour à vent…). De çà et là, des sondes apparentes sont positionnées dans l’enveloppe afin d’en étudier le comportement hygrométrique. Les recherches et les tests pour la conception du bâtiment perdurent dans son utilisation, de sorte à alimenter la connaissance de ces modes de construction frugaux. La technique ne se cache pas, elle dévoile le « vivant » des locaux du centre de loisir.

CONSTRUIRE DIFFÉREMMENT

E

ffectivement, si ce bâtiment est sorti de terre, littéralement, c’est avant tout pour ses usagers. Le projet architectural se double d’un projet pédagogique. Les enfants assistent au chantier deux fois par mois, et des espaces en retrait du site accueillent la réalisation de briques de terre crue avec le public, pour la construction du local vélo. Un bardage de bois brûlé dont les essences sont des feuillus locaux donne également lieu à des ateliers : L’architecte participe à la vie du bâtiment, y passe régulièrement pour aider à l’entretien, résoudre un problème, réapprovisionner le stock de bois... C’est une image différente du métier et des possibilités de carrière qui se dessine dans ce projet.


ET LA TERRE DANS TOUT ÇA ?

Q

uestion très juste car nous n’avons pas oublié qu’il s’agit du thème du journal. Le local vélo illustre une mise

en œuvre artisanale de la terre crue, enduite à l’extérieure, brute à l’intérieure. Il est le résultat d’un travail avec Frédérique Jonnard en partenariat avec le programme Terre de Femme de l’armée du Salut, dont les maçonnes ont réalisé le montage et les enduits. La terre utilisée vient en partie du sud de la France, récupérée par le biais d’un réseau de connaissances, le reste est acheté à la briqueterie deWulf. L’exemple ouvre une discussion sur la revalorisation des terres du Grand Paris ; 45 mille tonnes d’excavés, un nouvel or noir paraît-il ! Pourtant la réalité est plus complexe car les contraintes de chantier et modalités d’évacuation de ces terres ne prévoient pas l’espace-temps nécessaire à leur transfert. Par ailleurs, dans le cadre d’un projet à venir, Charlotte Picard nous explique que parmi les carottes de terre que

la Société du Grand Paris lui a fournis, très peu possédaient les propriétés adéquates à la construction... “La logique de la construction en terre c’est exactement l’inverse. La personne creuse pour faire sa maison, elle voit la terre qu’il y a, elle la teste : soit elle en a un usage, soit elle n’en n’a pas. On ne peut pas faire les choses à l’envers. On ne peut pas se dire que l’on va faire du pisé puis ensuite chercher de la terre à pisé, ça ne marche pas. […] En poussant la logique jusqu’au bout, finalement s’il n’y avait pas de construction en terre en Ile de France, c’est parce qu’il n’y avait pas de terre adaptée !” Cette visite fut une leçon de modestie sur la démarche du concepteur. Elle a été l’occasion de remettre le choix des matériaux en perspective, de réaliser que la valeur de l’architecture réside dans un compromis perpétuel avec l’environnement, immédiat ou non, que les réponses ne sont pas linéaires et qu’il est toujours pertinent de se poser la question : quel est le prix du compromis ?

© Ornella Trantul

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Le local vélo, ses briques en terre crue et sa charpente, issus de chantiers participatifs.


Débat

Première partie

Dossier

PAR ILIONA MÉDARD

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En terre à terre « Le matériau de construction le plus répandu est étiqueté comme alternatif ou pire, primitif »1

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epuis toujours la notion associée à la terre a une valeur très symbolique, en référence à la terre nourricière, créatrice des Hommes. Notion déjà abordée vers 3700 av JC en Mésopotamie dans l’épopée de Gilgamesh: «Les dieux sont, en effet, créateurs du monde: ils ont tiré de la mer la première motte d’argile, dont ils ont façonné le monde (...) pour donner naissance à l’ humanité». Néanmoins, rappelons-le, la terre est le premier matériau disponible en grande quantité et quasi omniprésent pour tous. L’architecture en terre n’est donc pas née du siècle dernier, mais existe depuis des millénaires déjà. Ce mode de construction, autrefois très répandu, n’existe quasiment plus dans nos procédés de constructions actuels ayant cédé sa place à la pierre et au béton.

ARCHITECTURE EN TERRE CRUE LE GRAND RETOUR

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ictime d’idées préconçues, « pas assez solide » « trop vieux », la construction en terre crue essaye de faire son grand retour sur la scène non pas musicale, mais du BTP avec l’émergence de projets architecturaux publics utilisant ce procédé. Premièrement, la terre utilisée n’est pas celle que vous pouvez trouver chez Jardiland pour faire pousser vos tomates. Mais c’est un


thermique de la maison, en jouant un rôle tampon (stockage et déstockage de la chaleur). Elle est respirante, saine et sans aucune émanation nocive.

MATÉRIAU RÊVEUR, GARE AUX ERREURS

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a réalisation de construction en terre crue peut paraitre utopique, mais il n’ est pas à négliger certains aspects désavantageux. En effet, la terre n’ est pas étanche et très sensible à l’eau. C’est pour cela que de bonnes fondations ainsi qu’une toiture résistante sont plus que nécessaires. Mais surtout construire en terre crue nécessite du temps plus que les constructions « bétons » qui poussent de manière express. Plus de temps demande parfois plus d’argent. Construire en terre est une sorte de retour aux origines pouvant sublimer un projet urbain, on espère à la rédac une démocratisation de la construction en terre aussi forte que celle du roi béton. Ronald Rael - Architectures contemporaines en terre crue en France de 1976 à 2015. 1

7 © Maude Cannat et Rachel Méau, architectes.Ecole/ Bibliothèque d’Abetenim. Ghana

mélange très précis d’argile, de limon, de sable et parfois de gravier. La terre possède de nombreux avantages techniques. L’argile qu’elle contient permet de nombreuses utilisations : mortier, enduit, brique de remplissage, brique porteuse, moulée, compactée, empilée. De plus l’utilisation de la terre est compatible avec d’autres matériaux et techniques (ossature bois, construction en bloc.). Autre avantage des plus importants est que la terre est résistante au feu. La construction en terre crue présente un bilan environnemental, très intéressant car renouvelable et recyclable. Peu d’énergie est nécessaire à sa fabrication en effet puisque la particularité de la terre crue est comme son nom l’indique sans cuisson. Elle possède également des avantages dans le confort thermique des occupants, car la terre étant en contact avec l’air intérieur, elle agit nettement sur la régulation de l’humidité relative au lieu. La terre dispose en effet de cette capacité de stocker des molécules d’eau lorsque l’air est humide et de les restituer lorsque l’air est plus sec. La densité de la terre étant élevée, elle contribue à l’inertie


Dossier Première partie

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ENTRETIEN AVEC TOA ARCHITECTES Propos recueillis par Iliona Médard interview assurée par Mathieu Khairallah

Thierry Maire, Olivier Méheux, Alain Oesch, Christelle BesseyreGayaud, et Pascal Thomas sont une bande de copains qui ont fondé TOA architectes, après avoir obtenu leur diplôme à l’ENSA de Strasbourg. Nous sommes venus aujourd’hui à la rencontre de Pascal Thomas. Pourquoi intégrer la terre crue dans un projet ? Quels en sont les avantages et désavantages techniques ? C’est un matériau qui a énormément d’inertie. Il absorbe la vapeur d’eau dans les espaces ambiants, cela crée une ambiance d’air très agréable et presque assainit par la terre. Et comme elle a une inertie en plus, pour la mettre en œuvre cela fait des murs un peu épais, entre 30 cm à l’intérieur et 40cm à l’extérieur d’épaisseur. Cela lui donne une inertie thermique. Elle redistribue la chaleur en hiver et rafraîchit en été. Ainsi, elle ralentit le réchauffement et le refroidissement du projet. La terre c’est tout ce qui est nourricier, avec un certain ancrage, et une stabilité. C’est un

matériau qui dégage tout ça quand on est en sa présence. Ce sont des notions symboliques qui ont leur importance et les gens y sont très sensibles. Il y a un respect du matériau, parce qu’il a quelque chose qui le rend noble. C’est un matériau ancien qui est utilisé depuis des milliers d’années pour construire. De cette manière, nous avons cet inconscient collectif qui nous y relie indéniablement. La symbolique de la terre, c’est la nourriture, l’enrichissement aussi; c’est là où sont cachés les trésors, c’est la culture. D’une certaine manière, il représente aussi nos ancêtres et les ancêtres qui reviennent pour participer à notre vie. C’est donc un certain nombre de strates qui viennent s’associer à ce matériau.


Aviez-vous des a priori sur ce matériau avant de l’utiliser ? Oui, pleins, j’ai longtemps cru que c’était une technique comme la poterie, mais pas du tout ! J’imaginais quelque chose de très humide alors que c’est une technique sèche qui fonctionne par la compression du matériau. C’est uniquement en le comprimant que les argiles se mobilisent et stabilisent les éléments dans le mur. Je n’avais pas grand chose d’autre en tête quand on a débuté. On ne connaissait pas le matériau, on l’a proposé sans jamais l’avoir pris en main, mais on s’est lancé là-dedans, la maîtrise d’ouvrage a accepté l’idée avec enthousiasme et on s’est lancé dedans avec la maîtrise d’ouvrage pour apprendre ensemble comment mettre en œuvre ce matériau aujourd’hui.

© Jean-Cassien Marmey ainsi qu’Ornella Trantoul

« C’est une technique sèche qui fonctionne par la compression du matériau. »

Pour toutes les raisons que je vous ai donné avant, nous ne savions pas que la mairie de Nanterre avait de grandes ambitions écologiques, c’était donc le moment de proposer une idée neuve un peu folle. Faire un ERP [Établissement Recevant du Public] sur des quantités de terre pareilles en pisé. Et ça marchait, c’est ça qui leur a plu : nous avons d’ailleurs gagné le concours à l’ouverture nous a confié le maire. Ils ont vu les plans et se sont dit, « c’est ça, c’est ça, on va faire ça », c’est une adhésion à ce matériau.

© Jean-Cassien Marmey ainsi qu’Ornella Trantoul

Pourquoi un bâtiment en terre à Nanterre ? Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

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Quelle a été la relation entretenue avec la maîtrise d’ouvrage [mairie de Nanterre] sans qui rien n’est possible ? On s’est formés ensemble à l’utilisation de ce matériau, comment faire pour ne pas faire de bêtises parce que c’est un ERP. Il faut faire attention , ce n’est pas un bâtiment privé qui peut échapper à toute une partie de contraintes par rapport au feu, à l’acoustique et à la thermique. Là on est dans un bâtiment publique avec beaucoup de personnes, des enfant, etc. Il était de mise que tout soit justifié, calculé, que tout le monde soit assuré pour faire ça. Il a fallu donc tout vérifier parce que la terre, c’est un matériau ancien, mais on a perdu en France tous les textes qui permettent de l’utiliser. Donc c’est comme si vous faisiez quelque chose d’expérimental. La terre est classée parmi les techniques expérimentales alors que c’est sans doute le plus vieux matériau de construction du monde. On était dans cette relation de recherche, de contradiction de discussion d’expérimentation, le tout, ensemble.

Là, c’était pareil, c’est-à-dire qu’il y avait une intention d’affichage d’écomatériaux dans la ZAC et c’était l’occasion de renouveler l’expérience qu’on avait eu. La démarche a à nouveau été retenue, les jurys ont adhéré à cette idée-là. Le projet est donc en bonne voie. Nous sommes en train de boucler les appels d’offres et les prix. La construction devrait commencer bientôt.

« La terre est classée parmi les techniques expérimentales alors que c’est un des plus vieux matériau de construction du monde. » Est-ce que vous êtes pour une mixité de matériaux ? En avez-vous blacklisté certains de vos projets ? C’est indispensable en fait d’utiliser plusieurs matériaux. Non, nous travaillons tous les matériaux. Il n’y a pas de raison d’en bannir, à part ceux interdits par la réglementation.

© Frédéric Delangle

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© Frédéric Delangle

Première partie

Dossier

Vous avez réalisé une école en terre, maintenant vous travaillez sur un projet de logement à Bagneux. Quelle est la différence dans le choix d’intégrer la terre entre un programme privé et programme public ?


Oui, mais pour l’étudiant en architecture, c’est plus important de s’ouvrir au matériau et à sa symbolique, à ce qu’il représente. Tous les matériaux ont un sens et un ressenti et selon la façon dont on les mets en œuvre et dont on les présente, leur couleur, leur orientation par rapport au soleil, à la lumière, interagissent ensemble. C’est-à-dire de réfléchir sur les matériaux en général et quel est le rapport qu’ils entretiennent les uns aux autres. Si vous mettez de la terre avec du bois, qu’est-ce que ça donne ? Qu’en est-il de la terre avec le métal ? Et de la terre et du verre... Chaque matériau est porteur de symbolique et de

sensibilité. Souvent, les étudiants sont dans l’archétype, le cliché et l’influence. Ce qui est normal; ils sont influencés par ce qu’ils voient et observent. Mais c’est souvent peu critique par rapport au matériau, à son emploi et à sa symbolique surtout. C’est comme si le matériau tombait du ciel. Alors que nous pourrions commencer par le matériau. Quelles sont ses contraintes ? ses dimensions ? Jusqu’où peut-on aller ? Et à partir du matériau faire une sculpture avec celui choisi.

À votre sens, qu’ est ce que la double hauteur évoque ? Je pense à des appartements en double hauteur. Quand vous êtes dans un appartement et qu’on arrive dans les pièces à vivre et qu’elles sont beaucoup plus hautes que les autres...

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© Jean-Cassien Marmey ainsi qu’Ornella Trantoul

Quel conseil donneriez-vous aux étudiants quant au choix des matériaux, ne serait-ce que dans un projet pour l’école ? Devraient-ils proposer plus souvent de l’architecture en terre dans leurs projets ? Par quel biais l’aborder ?


Actualité architecturale

De architectura

PAR JEAN-CASSIEN MARMEY

La BNF selon Rem Koolhaas Affranchir l’architecture des lois de la physique Comme dans tout concours, les projets perdants sont plus ou moins condamnés à l’ oubli. Cependant, certains gagneraient à être distingués malgré leur absence de matérialité. C’ est le cas du projet d’OMA pour le concours de la Bibliothèque nationale de France.

© illustration de Pasha Muradov

Deuxième partie

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Q

uand on demande à des gens ce qu’ils feraient s’ils pouvaient retourner dans le passé, certains retourneraient en 2010 pour acheter des bitcoins à l’époque où ils ne valaient pas un clou, d’autres choisiraient de passer quelques jours à San Francisco pendant le summer of love en 1967… Mon désir est tout autre : je me téléporterais en 1989 pour tenter de faire gagner le projet d’OMA pour la « très grande bibliothèque ». Il était me semble-t-il plus adapté que le projet lauréat, mais surtout d’un avant-gardisme saisissant : il avait la trempe d’un bâtiment iconique. Depuis quelques années, OMA s’était mis en quête de projets de grande échelle avec l’intuition que l’objet architectural pouvait s’apparenter à un véritable organe de la ville et donc être analogue à celle-ci en termes de taille, de complexité, de variété des expériences. Les bâtiments de grande échelle ayant inspiré à Koolhaas le concept de Bigness, jusque-là un fait essentiellement américain, commençait à devenir pertinents dans des contextes urbains européens. Ce projet était une de leurs premières tentatives en ce sens.

L

e programme était le suivant : quatre bibliothèques et une cinémathèque, le tout représentant 40 % du programme, et des magasins occupant les 60 % restants. Ceux-ci nécessitaient un environnement très contrôlé, sans lumière. Le problème de la cohésion de ces deux parties de programme a priori hétérogène était donc posé. L’agence avait au départ réfléchi de manière classique : les magasins seraient inclus dans un socle aveugle, les bibliothèques dans un couronnement fantaisiste. Mais Koolhaas, dans une conférence à des étudiants en architecture1 rapporte le fait que les membres de l’agence se sont finalement « lassés et irrités d’un discours dans lequel toute architecture doit 1

nécessairement partir d’un problème posé essentiellement en termes architecturaux ». Puis, un croquis réalisé pour un autre projet traduisant une résolution possible de ce problème gagne en intérêt : pourquoi ne pas mélanger les deux ? Les espaces de stockage s’étendront sur des niveaux réguliers, selon une trame structurelle classique, et les espaces publics seront considérés comme une absence de construction : des poches de gaz enfermées dans une masse solide, façon gruyère. Neuf ascenseurs disposés selon une trame orthogonale traversent de façon indifférenciée le magma des magasins et les volumes des bibliothèques, composant ainsi une structure primaire de circulation. Sur cette structure se greffent les volumes vides possédant chacun leur principe circulatoire, créant une variété d’expériences et de sensations pour les visiteurs.

L’

intérêt de cette façon schématique de concevoir le projet est la liberté qu’elle donne dans la conception de la forme des espaces, qui peuvent répondre désormais à leurs propres lois : comme le dit Koolhaas, « le sol pouvait se retourner sur lui-même, s’élever, se transformer en mur puis à nouveau en sol ». La salle de lecture principale devient alors une spirale à trois révolutions ; la filmothèque se meut en une sorte d’amphithéâtre à pente constante, un espace glissant qui finit par se jeter dans le vide vers la Seine. La bibliothèque des catalogues, elle, prend la forme d’un œuf sectionné par la façade. Enfin, la bibliothèque scientifique, la plus haute en altitude, fait un tour complet sur elle-même comme dans un looping. Ce projet, dont l’ambition était d’affranchir l’architecture des lois de la physique pour un court instant, n’aura pas lieu. Il a retrouvé Plug-In city d’Archigram au club des utopies.

Vers une architecture extrême - Rem Koolhaas, Rem. 2016.

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PAR LLIONA MEDARD LÉA BALMY

Une façade en bouteilles de champagne La boutique Bvlgari Shanghai Plaza 66, marque la troisième collaboration entre la marque de joaillerie de luxe italienne Bvlgari et l’agence d’architecture néerlandaise MVRDV. Elle arbore une nouvelle façade reprenant le motif de corniche et le style Art déco provenant de la boutique originale de Rome. Un autre élément marquant de ce projet est l’utilisation de bouteilles de champagne recyclées, donnant ainsi ce vert frappant et faisant référence à la pierre emblématique de Chine : le jade.

Sur le chantier des Tours duo ... Rencontre avec le chef de chantier des Ateliers Jean Nouvel sur le chantier des Tours duo, avenue de France. « C’est un projet de vie, imaginez 10 ans de votre carrière à mener tous les jours un chantier de cette envergure ! On est à 3 jours de la livraison, je vais être en dépression après *rires*. » « Vous voyez, Philippe Starck a fait l’architecture d’intérieur du restaurant qui se trouve au dernier étage là-haut. (…) Ils parlent de quoi Jean Nouvel et Philippe Starck ? Oh, bah, vous savez, ils parlent plus souvent de leurs problèmes de prostate que d’architecture *rires *. » « Mon plus grand regret sur ce projet ? Il y a quelques jours un des trois arbres qui devait être au dernier étage, est mort. Ce sont des petits bijoux, on essaye d’en prendre soin, mais vous savez sur le chantier les ouvriers ne se rendent pas toujours compte qu’il y a d’autres être-vivants autour d’eux. »

Les trônes de la station F

© Bulgari, © Xia Zhi

Actualité architecturale Deuxième partie

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Actualité

Si vous avez l’habitude d’aller à la Station F qui accueille l’espace de restauration La Félicita, vous avez sûrement déjà fait une photo dans les toilettes les plus instagrammables de Paris. C’est l’œuvre des architectes de l’agence Gramme qui ont co-fondé en 2017 des cuvettes en céramiques sur-mesure. Il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs !


Mental obsessions

LIVRE

Un jeu d’association d’idées pour 2 à 8 joueurs, répartis en deux équipes,. Les joueurs devront, tour à tour faire deviner à leurs coéquipiers un ensemble de mots qui leur sont attribués. Une seule règle : à chaque manche la personne faisant deviner ne peut donner qu’un seul indice, suivi d’un chiffre, le nombre de mots à trouver. Prenez donc garde de ne pas découvrir les mots de vos concurrents ou pire ... le mot piège. Codenames existe aussi en ligne et gratuit ! Un bon jeu avec lequel passer une bonne soirée avec des amis loin de nous !

Un rythme énergique et dansant, nostalgique de l’époque disco. Il est accompagné de paroles mélancoliques faisant référence à la fin d’une relation amoureuse. « C’est la fin, les Statues d’airain ; Coulent dans leur chagrin ; ne me lâche pas la main » Une sélection de 6 LP, essayant de résumer l’âge d’or du mouvement Jazz-Funk, de 1970 à 1975.

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Le Parfum -Patrick Süskind - 1985 Un récit poignant bien écrit pour faire rentrer le lecteur dans une relation forte et intense avec un pur génie névrosé, au don l’amenant à percer les êtres vivants pour en rechercher l’essence même. C’est une expérience d’une beauté touchante sur le plan littéraire, et techniquement impressionnante quant à la transcription olfactive des mots.

Vie étudiante

Codenames - Vladimír Chvátil

Le dernier jour du disco - Juliette Armanet

Troisième partie

JEU

MUSIQUES

PAR MATHIEU KHAIRALLAH

Ubiquity - Roy Ayers Groove Grease - Jimmy McGriff Black Byrd - Donald Byrd Head Hunters - Herbie Hancock Experience & Judgement - Andy Bey Afrodesia - Lonnie Smith

Rachid Ouigini - Toumani Diabaté, Sidiki Diabaté Un duo entraînant de Kora, une harpe 21 cordes, un instrument malien. La musique exprime une joyeuse mélancolie autour de 4 accords dans un « Groove » sympathique aux oreilles.


Troisième partie

Vie étudiante

Mémoire de recherche

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AVEC JULIEN NOURDIN Diplômé en 2019, de l’ENSA de Grenoble. Doctorat sur la f ilière terre, au laboratoire CRAterre.

VERS DE NOUVELLES TERRES ALLÉGÉES

C

e mémoire retrace une démarche de recherche-action qui vise à étudier la pertinence du matériau terre allégée utilisé en tant que correcteur thermique, dans le cadre de la rénovation du patrimoine bâti du XXème siècle. Cette réflexion intègre une démarche plus large, portée par le laboratoire CRAterre depuis plusieurs années. En 2020, Clément Millon, réalise un travail de recherche sur les propriétés hygrothermiques de la terre allégée. Cette dernière rend envisageable son utilisation en correction thermique. Ici, ce travail de recherche est complémentaire en venant comparer la terre allégée aux autres solutions d’isolation qui existent, en dégageant les circonstances dans lesquelles ce matériau est pertinent. Mais q u’en est-il dans la pratique ? Pour conforter cette hypothèse, il faut expérimenter la matière en tenant compte du contexte et des contraintes économiques, sociales et culturelles que cela implique. Ce qui nous amène à vérifier d’un côté la nature des matériaux terre allégée et de l’autre la viabilité de leurs mises en œuvre. Durant toute une période, nous avons pu effectuer un panel de tests comportant à chaque fois plusieurs échantillons. Pour effectuer cette comparaison, il a fallu définir un cadre. Celui-ci s’appuie sur un territoire d’étude défini, le bassin grenoblois, auquel s’ajoute le caractère écoresponsable de chacun des matériaux.

C

e mémoire est composé de deux parties principales. La première permet de mettre en valeur l’ensemble des matériaux isolants pertinents dans notre contexte, au travers de leur caractère écoresponsable. Il s’agit d’une comparaison effectuée grâce aux connaissances accumulées dans la littérature scientifique. La deuxième partie est, elle, tournée vers l’expérimentation en laboratoire de modules en terre allégée. Cette partie tente de vérifier par la pratique la faisabilité d’utiliser la terre allégée dans notre contexte. Cela permet de se confronter directement aux problématiques qui s’imposent pour le développement potentiel d’une filière. Cette partie dégage donc des pistes de réflexion sur le choix des matériaux terre et fibres/granulats légers ainsi que leurs méthodes de mise en œuvre en réponse à divers besoins y compris en lien avec l’idée d’apporter une correction thermique au bâtiment expérimental construit en 1987 au centre du campus de Saint Martin d’Hères, initialement connue sous le nom de maison 24 h, aujourd’hui connue sous le nom de Maison en terre.


L’EXPÉRIMENTATION

Terre allégée utilisée comme remplissage d’ossature.

Diff icultée à la manipulation, séchage long.

Terre allégée mise en œuvre dans les planchers et rampants.

Fissuration voire cassure des panneaux lors de la manipulation.

Coffrage vertical des panneaux puis séchage.

Remplissage de panneaux ( 10cm ), par projection depuis la tranche.

Expérimentation de projection terre-paille.

Remplissage de panneaux ( 10cm ), par projection depuis la tranche.

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Troisième partie

Vie étudiante

ɅOKYC

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par LOCUS dans le cadre d’un partenariat avec le journal étudiant russe de l’Académie des Beaux-arts.

Bonjour !

Привет!

Nous sommes le magazine architectural LOCUS.

Мы молодёжный̆ архитектурный̆ журнал ɅOKYC.

LOCUS (latin, Loci) — la place, le point, la localisation précise d’un gène sur un chromosome, la caractéristique de la personnalité, le point de caractérisation de la personnalité, le point dans l’espace, une caractéristique intangible qui rend un lieu unique.

Локус (от латинского Locus или Loci) — место, область, точка. Участок ДНК, характеристика личности, точка в пространстве.

Genius loci — Le génie, l’esprit du lieu dans la Rome Antique.

Genius loci - гений, дух места, неосязаемая характеристика, делающая какое-либо место уникальным.

Genius loci — L’esprit, le patron du village/des montagnes/des arbres ou de n’importe quelle place est considéré comme unique. Il a été représenté sous la forme d’un être anthropomorphe dont les attributs sont la corne d’abondance et fial.

В Древнем Риме Genius loci — дух-покровитель деревни/горы/дерева или какого-либо другого места, считающегося особенным. Изображался он в виде антропоморфного существа, атрибуты которого — рог изобилия и фиал.

Locus — un espace comme quelque chose de significatif et de mise en évidence.

Locus — пространство, как нечто осмысленное и выделенное.

Notre journal est construit sur les principes d’une collaboration omniprésente, si importante dans nos activités. C’est pourquoi plus de 50 personnes ont participé à notre projet et leurs rangs augmente chaque jour : quelqu’un écrit des articles, quelqu’un les édite, quelqu’un fait des illustrations, quelqu’un est engagé dans la conception et dans la mise en page.

Наш журнал построен на принципах всепроникающей коллаборации, так важной в нашей деятельности. Именно поэтому в нашем проекте приняло участие уже более 50 человек, и их ряды с каждым днем пополняются: ктото пишет статьи, кто-то их редактирует, ктото делает иллюстрации, кто-то занимается дизайном и вёрсткой.

LOCUS — ce ne sont pas juste les notes architecturales, réflexions, illustrations et expéditions. La mission du projet est d’être pour vous, non juste un simple journal, mais aussi une plateforme qui mérite de représenter la partie de la communauté architecturale qui est sur le chemin de sa formation.

Локус — это не просто архитектурные заметки, рефлексии, иллюстрации и экспедиции. Миссия проекта — быть для вас не только журналом, но и площадкой, которая достойна представлять ту часть архитектурного коммьюнити, которая в данный момент находится на пути своего становления.

On a rêvé beaucoup de ça. Maintenant, notre équipe a transformé ces rêves en objectifs, il reste à les transformer en réalité. Mais ce moment important n’est pas possible sans une collaboration amicale — une des principes de notre projet, avec laquelle il a commencé. Et la première chose de ce qu’on veut faire dans ce nouveau LOCUS — est de proposer d’être amis et de créer ensemble.

Мы много и дерзко мечтали об этом. Сейчас наша команда превратила эти мечты в цели, осталось воплотить их в реальность. Но столь важный шаг невозможен без дружеской коллаборации — одной из главных ценностей Локуса, с которой он начался. И первое, что мы хотим сделать в этом обновлённом Локусе — предложить вам дружить и творить вместе.

Équipe du journal d’architecture Locus

Команда архитектурного журнала Локус


ARCHITECTURE DETER

par Le rab! dans le cadre d’un partenariat RCHITECTURE DETER ARCHITECTURE DETER avec le journal étudiant de l’ENSA de Lyon. Proposé par le Stefan Carron & Amaury Favier

Proposé par le le Proposé par Carron & Amaury Favier StefanStefan Carron & Amaury Favier

L'architecture en terre est couramment définie dans l'architecture L'architecture en terre est courammoderne d'aujourd'hui. Ces divers ment définie dans l'architecture édifices contemporains ponctuent de moderne d'aujourd'hui. Ces divers L'architecture en terre est couramplus en plus nos paysages urbains édifices contemporains ponctuent de plus en plus nos paysagesdéfinie urbains ment dans l'architecture depuis ces cinquante dernières depuis ces cinquante dernières années. Elles se veulent le réceptacle, moderne d'aujourd'hui. Ces divers années. Elles se veulent le réceptacle, parfois engagé, d’un héritage et d’un parfois engagé, d’un héritage et d’un édifices contemporains ponctuent de savoir faire, qui va souvent de paire savoir faire, qui va souvent de paire plus enécologique plus nos paysages urbains avec un engagement avec un engagement écologique certain. depuis ces cinquante dernières certain. années. Elles se veulent le réceptacle,

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terre par ne nombre de Cependant, définir l’architecture en terre seulement de part sa matérialité techniques, on parle semble pas lui rendre justice. En effet, étant un matériaux extrêmement versatile, souvent de terre-paille, il existe autant de techniques et d’artisanats que d’architectures ! Et pour preuve d’adobe, de terre crue même il s’agit rien de moins qu’un des premiers matériaux de constructionsvoir utilisé parde terre cuite!Autant d’artisanats l’homme. dont nous avons hérités

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Aujourd’hui nous définissons l’architecture en terre par nombre de techniques, on parle souvent de terre-paille, d’adobe, de terre crue voir même de terre cuite!Autant d’artisanats dont nous avons hérités depuis des générations.

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tant, de noter que Un Patrimoine Immatériel sont aujourd’hui, conséquent,qui définissait ute par perte de le paysage urbain d’antan ment de nouveaux

d’autant d’édifices que d’artisanat, certains se demandent alors encore quels savoirs-faire anciens il nous est HEPaujourd’hui ! impossible àVOUS, recréer…

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VOUS POUVEZ PAS CONSTRUIRE EN TERRE COMME ÇA, L’INGÉNIEUR CATAPULTE IL VEUT UN ATEC POUR LES NORMES ENVAHISSEMENT. ET PI ON SAIT PAS CALCULER LA DESCENTE DE CHARGE POUR LE TORCHIS QUI COULE. LES LOBBIES DU CANON TOUSSA TOUSSA. ET PI LA BAUGE C’EST UN PEU VIEILLOT VOUS VOULEZ PAS FAIRE PLUS MODERNE NON ? FAUT VIVRE VOUS POUVEZ PAS CONSTRUIRE EN TERRE AVEC SON TEMPS MON PTIT POTE.

Cependant il est également important, de noter que certaines de ces techniques sont aujourd’hui, tombées dans l’oubli. Sans doute par perte de popularité, ou à cause de l’avènement de nouveaux matériaux plus performants.

COMME ÇA, L’INGÉNIEUR CATAPULTE IL VEUT ! UN ATEC POUR LES HEP NORMES ENVAHISSEMENT. VOUS, ET PI ON SAIT PAS CALCULER LA DESCENTE DE LÀ-BAS ?! CHARGE POUR LE TORCHIS QUI COULE. LES LOBBIES DU CANON TOUSSA TOUSSA. ET PI LA BAUGE C’EST UN PEU VIEILLOT VOUS VOULEZ PAS FAIRE PLUS MODERNE NON ? FAUT VIVRE AVEC SON TEMPS MON PTIT POTE.

LÀ-BAS ?!

PTIT BLOCAGE À LA ROMAINE? GROS BÉTON SAMER ?

PTIT BLOCAGE À LA ROMAINE? GROS BÉTON SAMER ?

Aujourd’hui nous définissons l’architecture en terre par nombre de techniques, on parle souvent de terre-paille, d’adobe, de terre crue voir même de terre cuite!Autant d’artisanats dont nous avons hérités depuis des générations.

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