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#4 Juin 2019

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Journal étudiant de l’ENSA Paris Val-de-Seine

interview

Nicolas Campodonico un regard sur l’Amérique latine vie étudiante

pfe du mois : Valentine Robichon

actualité artistique la lune au Grand Palais

culture architecturale Mexico Comme Ma Poche

D O U B L E HAUTEUR

N°4 // juin 2019 // Gratuit


“Architecture d’amérique latine”. Fermez les yeux … enfin non, sinon vous ne pouvez pas lire cet édito; mais réfléchissez quelques secondes à quoi cela vous fait référence. Pour moi c’était la couleur: rouge, orange, jaune, bleu vert !

edito Léa Balmy, Rodrigo Romero Sastré

Vous le savez, chers lecteurs, si nous avons décidé de créer ce journal c’est bien pour cette raison: porter un regard critique sur l’architecture. Et bien figurez-vous que l’amérique latine ne rime pas toujours avec couleurs, soleil et samba. L’Amérique latine est en réalité un monde des forts contrastes, dans l’économie, la société, mais aussi dans ses racines. L’histoire nous raconte la rencontre de deux mondes, le vieux et le nouveau. À partir de là une explosion de cultures, traditions et idéologies se sont créés et se révèlent tout autant dans son architecture.

redacteurs

petit bureau

L’architecte du mois, Nicolas Campodonico, d’Argentine nous fait découvrir le résultat de ses contrastes de l’Amerique Latine. Laissez vous attraper par la lumière, l’espace, la matière, le lieu et le temps de son architecture.

Rodrigo Romero Antoine Mahier dir. graphique Sastré illustrateur vice pré dir. graphique

Maud Laurentie secrétaire

Agathe Balèvre

Imane Midafi co-trésorière

Raphaelle De Priester

traducteur Matias HerasCourvoisier

Valora Brice

Pauline Colon

maquettiste

Jules Foubet

Clément Eygun

Pasha Muradov

Dimitar Bogdantcaliev

Marine Bréard

Zoé Habert

Théo Maiques

Louise Cousy Barbereau

partenariats

Vincent Richard du Sarah Ramzi Perron

comm

Lucie Melot

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Pauline Galateau co-trésorière

illustrateurs

redacteurs

Léa Balmy présidente rédactrice en chef

Claire Boulongne

Anna Catgui

Emma Breut

édito

Melis Yaliniz

Cem Karahan Aydin

Eve Sophys

Eva Persechini


sommaire 3 1 dossier

p.4

amérique latine : une architecture haute en couleur ? p.4-5 l’architecture latine aujourd’hui p.6-7 interview : Nicolas Campodinico p.8-13

2 vie étudiante le pfe du mois p.14-15 BD p.16 Rio ne répond plus p.17

p.14

actualité artistique p.18 mad X p.18 circulations p.19 la lune p.20 les 4 livres à lire cet été p.21

4 culture architecturale

p.22

Mexico Comme Ma Poche p.22-23 arata isozaki p.24 de architectura p.25

5 jeu

p.26

horoscope p.26 post-it p.27

sommaire

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Amérique Latine : une architecture haute en couleur ? Les cultures d’Amérique latine sont reconnues dans le monde entier comme des pays aux couleurs éclatantes. En effet, en se promenant dans les rues de Cuba, de Lima, de México ou encore de Rio de Janeiro, on voit, même dans les quartiers les plus pauvres, comme les favelas, des couleurs toujours plus vives sur les murs. Certains expliquent cela par le fait que la couleur a un effet thérapeutique sur les consciences, elle pourrait redonner une joie de vivre, une raison de se réjouir sous le soleil même dans les pires situations. Autant dans tous les arts d’Amérique latine la couleur est abondante, pourtant l’architecture est bien l’exception à la règle.

L’orientation politique des principaux protagonistes de ce mouvement en Amérique du sud est déterminante dans son développement. En effet, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, l’URSS est au faîte de sa puissance et finance les partis communistes dans le monde entier. Cette santé

Béton blanc sur fond blanc Le style international a eu une influence majeure en Amérique du sud et d’une façon particulièrement notable au Brésil avec le trio mythique d’architectes Oscar Niemeyer, Vilanova Artigas et Lucio Costa. Ce style architectural moderniste et hygiéniste arrive à une époque où la globalisation fait ses premiers pas. On retrouve donc des exemples de ce style dans le monde entier, des bâtiments publics, des maisons, des hôpitaux et même des usines reprenant les éléments de la modernité en architecture : le plan libre, les poteaux, les formes quasiment exclusivement orthogonales… principalement théorisés par Le Corbusier. Mais ce mouvement arrive aussi à l’époque des premières grandes périodes de développements économiques en Amérique latine et connaît un essor rapide puisque considéré comme l’apogée de la modernité et du nouveau monde. Historiquement on trouve dans ces pays d’Amériques latine, anciennes colonies du royaume d’Espagne ou du Portugal, une transposition de l’architecture de ces puissances européennes comprenant toutefois des adaptations techniques dues notamment aux éléments naturels et aux conditions climatiques tropicales. Le modernisme latin se définie alors aux antipodes de cet héritage colonial et se veut international, universel et intemporel en se libérant donc de l’ornementation signe d’appartenance à une culture et à un héritage historique.

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dossier

économique lui donne une influence politique et culturelle très importante. Niemeyer représente le meilleur exemple de cette influence : il adhère au parti communiste en 1945 et y restera fidèle jusqu’à sa mort en 2011 ( à 104 ans !). Il réalisera d’ailleurs le siège du parti communiste français et le siège du journal d’extrême gauche l’Humanité en accord avec ses convictions. Le style international est donc en adéquation avec les volontés universalistes de la doctrine communiste (pensez à l’Internationale Communiste ). Vilanova Artigas et Paulo Mendes Da Rocha sont deux autres exemples d’architectes brésiliens de l’architecture international appartenant au parti communiste. L’une des caractéristiques principales du style international, s’inscrivant dans l’idée de traverser toutes les frontières, est l’utilisation du blanc comme seule couleur pour les façades du moins, et du béton, parfois laissé brut de décoffrage, comme matériau premier.


Luis Barragan et Ricardo Legorreta - architectes mexicains

Lina Bo Bardi et Henri Ciriani - le modernisme avec touches de couleurs

Pourtant il existe bien des architectes d’amérique latine qui utilisent la couleur, en harmonie avec forme et lumière, comme le point d’orgue émotionnel de l’espace.

Architecte brésilienne d’origine italienne, Lina Bo Bardi est reconnue dans le monde entier comme une des pionnière de l’architecture moderne. Elle rencontre à Rio, le groupe d’architectes Niemeyer et Lucio Costa, et réalise le musée d’art à Sao Paulo. Ce projet qui est un de ses plus fameuse réalisation est reconnaissable par cet grand arche rouge vif donnant au bâtiment cet impression de lévitation. Elle réalise également le Centre social SESC Pompéia, cet édifice imposant en béton parsemé de touche de couleurs par des les fenêtres aux formes organiques. On ne peut pas dire réellement que Lina Bo Bardi ait théorisé son utilisation de la couleur dans son architecture, cependant son utilisation bien plus partielle que l’architecture de Barragan apporte des éléments symboliques à son architecture.

Tournons-nous tout d’abord vers le Mexique, “capitale artistique” d’amérique latine dans les années 30. Le plus connu pour son architecture colorée est sans doute Luis Barragan. Architecte autodidacte, il s’inspire de l’effervescence des artistes mexicains et des quartiers colorés de sa ville Guanajuato, mais également à travers ses voyages, où il rencontre notamment Le Corbusier et s’intéresse à l’architecture moderne. Il est évident que l’architecture de Barragan s’identifie clairement par l’utilisation de couleurs vives telles que le rose, le rouge, le jaune, ou encore le bleu, et la maîtrise de la lumière, de l’eau ou tout autre moyen de réflection pour la mettre en valeur. Dans la manière dont il conçoit ses édifices, Barragan le fait avec empirisme car l’architecture est avant tout une expérience sensible, de mise en valeur et mise en forme. Ces réalisations les plus saluées, tels des bâtiments manifestes, sont la maison-atelier, et la maison Gilardi. Elève incontesté de Barragan, Ricardo Legorreta il crée sa propre agence en 1964, puis son fils le rejoint en 2000. Les édifices de Legorreta utilisent des couleurs vives telles que la maison à Hawaï entièrement jaune et uniforme sur l’entièreté du bâtiment aux formes modernes. La maison Greenberg à Los Angeles fait partie des maisons remarquables du Mexique, par les différents jeux de lumières, tout avec une manière mystérieuse d’organiser l’espace.

Henri Ciriani, architecte péruvien naturalisé français, que nous avons pu rencontrer à l’ENSPAVS cette année, fait partie des architectes moderniste à utiliser la couleur dans ses projets. Dans le Musée départemental Arles antique, une grande façade bleue, se déploie et se termine tel un arche relié au sol. Dans ses nombreux logements, comme ceux situés juste à côté de l’école, rue Chevaleret, on reconnaît plusieurs touches de couleurs primaires par le même processus que Le Corbusier (utilisé par exemple à la Cité Refuge quelques rues plus loin). Mais si l’on fait référence à Ciriani pour la couleur, il nous vient tout de suite en tête ses nombreux croquis colorés. Bien que d’origine péruvienne, il est peu probable que Ciriani l’utilise en référence à son pays d’origine, mais plutôt dans une démarche liée à l’architecture moderne et sa théorisation au début du siècle. Cela nous interroge plus largement à l’utilisation de la couleur en architecture, pas seulement en Amérique Latine, mais pourquoi pas en France. Si ce sujet vous intéresse, nous vous conseillons de vous pencher sur des architectes français qui construisent aujourd’hui, en 2019, tout en couleur, avec plus ou moins de quantité de surface colorée: Jakob+MacFarlane, Dominique Coulon, Manuelle Gautrand, ou encore Frédéric Borel (ça me rappelle quelque chose). Léa Balmy et Clément Eygun Illustrations : Marine Bréard

dossier

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l’architecture latine aujourd’hui Vous connaissez peut être un ou plusieurs architectes originaire d’Amérique du Sud mais ils sont sans doute déjà morts, Barragán, Niemeyer, Costa, ou Artigas. Je vous propose ici de découvrir les femmes et les hommes qui font l’architecture latine d’aujourd’hui.

Mexique. - Tatiana Bilbao Née en 1972 cette architecte mexicaine fonde son agence éponyme et connait un grand succès assez rapidement en proposant une architecture déconstruite au style personnel. En France, on peut voir son travail a Lyon dans l’ilot Herzog & de Meuron de l’éco-quartier de Confluence. - Fernanda Canales Née en 1974 elle fonde son agence en 2002 après avoir travaillé notamment pour Toyo Ito. Son travail est caractérisé par une grande recherche et connaissance a la fois théorique et critique sur l’histoire de l’architecture mexicaine sur laquelle elle a écrit plusieurs ouvrages de référence.

Colombie. - ZITA Crée il y a 10 ans par Daniel Feldman a Bogota, ZITA (Zona Industrial Taller de Arquitectura) se spécialise dans la recherche et l’expérimentation dans les quartiers défavoriser et périphériques. A travers des lieux de rencontre dans ces quartiers et en appliquant les principes de la construction écologique il vise a pallier a l’absence d’équipement publiques dans ces territoires.

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dossier


Argentine.

Pérou.

- Esteban .Tannenbaum

- Barclay & Crousse

Javier Esteban (1980) et Romina Tannebaum (1981) crée leur agence 2009 a Buenos Aires et ont depuis réalisé de nombreux projets principalement en argentine. Dans l’approche on pourrait les comparer a Studio Muoto, l’idée étant de proposer des interventions légères ou des édifices laissé brut et sans fonctions précisément définie dans le but d’avoir des lieux facilement appropriables et modulables.

Fondée a Paris en 1994 par Sandra Barclay et Jean Pierre Crousse, tous les deux née a Lima et ayant soit étudié soit enseigné a Paris, l’agence déménage a Lima en 2006 et s’impose rapidement comme une des agences les plus en vue du Pérou. Qu’ils réalise une université, un musée ou un mémorial on ressent la forte influence du modernisme sud américain. En France, on peut voir leur travail au Havre sous la forme du Musée Malraux construit en 1999.

- Luciano Kruk Née en 1974, Luciano Kruk fonde son agence éponyme en 2012. Il travaille a lors principalement sur des logement collectifs ou individuels dont le style moderniste transforme chacun de ses projets en édifice exemplaire. Cette impression est renforcée par l’usage récurrent du béton brut de décoffrage matériau de prédilection de la modernité.

Chili.

Bresil.

- Hsu - Rudolphy

- Studio mk27

Fondé par Gabriel Rudolphy, Ian Hsu et Paulina Romo a Santiago, cette jeune agence s’est rapidement intéressé a l’architecture en bois qu’elle utilise a la fois dans des projets de maison individuelles ou de de logements collectifs.

Fondé dans les années 70 par Marcio Kogan (née en 1952, plus très jeune) cette agence très dynamique et prolifique est un peu devenu une référence nationale pour son approche minimale de l’architecture et de la gestion des volumes et des espaces. Ils proposent une architecture en totale adéquation avec le mode de vie lié aux conditions climatiques brésiliennes. - GPA&A Installée a Belo Horizonte, cette agence crée par Gustavo Penna semble puiser son inspirations dans les années 50 a 80 grade période de l’architecture moderne brésilienne dans la réalisation de grands projet (sièges sociaux, musées, ensembles de logements

Sarah Ramzi et Clément Eygun Illustrations : Rodrigo Romero Sastré

dossier

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interview

Nicolás Campodonico est diplômé de l’Université nationale de Rosario en 2001 avec une médaille d’argent. Il établit aussitôt son agence à Rosario et travaille sur des projets et des concours en Argentine et en Uruguay, qui lui valent des prix et des distinctions, dont les prix ​​de l’ICCA pour la jeune architecture en Argentine en 2015. Ses travaux ont été publiés en Argentine, au Chili, au Mexique, en Colombie, en Espagne et en Angleterre. Parallèlement à son activité professionnelle, il enseigne depuis 1998 à la faculté d’architecture de l’Université nationale de Rosario. La vision de Nicolás Campodonico sur l’architecture se base sur 5 éléments primordiales: l’espace, la matière, la lumière, le lieu et le temps. Tout cela propre à la réalité physique et culturelle de l’Amérique latine.

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interview


une architecture locale et d’actualité Quelles sont les réalités physiques et culturelles de l’Amérique latine dans laquelle l’architecture est immergée ? Les réalités physiques sont très concrètes: les lieux, les ressources, matériaux, d’une société ou l’architecture va être créé. Les réalités culturelles, dépendent du pays. Argentine est un pays qui a des forts contrastes, un pays très riche et très pauvre au même temps, aux richesses naturelles et culturelles très importantes mais au même temps 30% de la population est en dessous de la ligne de pauvreté. Alors, qu’est ce qui se passe au milieu ? La bureaucratie dans la politique et la corruption prend toutes ces richesses. Cela fait que ce qu’on a pour travailler, même si on est dans un pays riche, les ressources sont très limitées et cela est une condition qui arrive beaucoup en Amérique Latine. J’ai entendu des architectes disant sur des projets « Non, il n’y a pas de ressources » ou « Le client n’a plus d’argent » moi je crois que c’est le contraire, ce manque de ressources m’a permis d’établir un point de départ pour me concentrer à l’essentiel du projet. Au-delà d’être une difficulté, cela m’a permis de travailler avec une synthèse intuitive. Dernièrement cette intuition est devenue une condition plus rationnelle et concrète. Développer les projets avec une synthèse de ressources, la forme, les matériaux. En Amérique latine, on est tous dans un problème similaire. Entre le sous-développement et comment plusieurs acteurs profitent de ce sous-développement. Vous avez réalisé des projets en Argentine et Uruguay, avez-vous aussi fait des projets dans d’autres pays ? Comment vos façons de concevoir ont-elles évoluée d’un pays à un autre ? J’ai réalisé un petit projet au Mexique dans l’année 2015, c’était une galerie d’exposition. Je le considère comme un projet d’architecture car je l’ai voulu ainsi. La consigne était libre, je pouvais travailler dans une exposition comme dans une œuvre architecturale. J’ai décidé de travailler dans une pièce architecturale qui est quasiment comme une synthèse du reste de mes travaux. Ce fut une très belle expérience. Je suis allé le construire sur place, Projection de l’ombre de la croix de La Chapelle San Bernardo

avec des pièces préfabriquées, j’ai assisté et participé au montage. Mais mes œuvres les plus traditionnelles se situent en Argentine et Uruguay. Chaque endroit a ses conditions de travail. L’architecture qui m’intéresse de faire est formée par l’endroit où elle va être faite. J’essaye toujours de connecter le projet avec le lieu dans l’aspect direct de l’implantation mais aussi avec les techniques de construction, les matériaux, les ressources. Moi, j’essaye de me concentrer sur les pratiques locales, essayer de travailler là où je travailler et pas d’imposer une architecture différente dans n’importe quel autre lieu. Je ne cherche pas à faire quelque chose qui peut fonctionner partout mais faire un projet qui a besoin de ce lieu spécifique et inversement en utilisant les ressources et technologies de ce lieu.

spiritualité et matérialité Un élément important des foyers dans beaucoup de pays d’Amérique latine est la foi et spiritualité. En 2015, vous avez réalisé une chapelle à Cordoue en Argentine, un bâtiment qui illustre bien cette croyance. Faut-il être une personne de foi pour réaliser un bâtiment qui transmet une aura spirituelle ? Je considère que ce n’est pas nécessaire. Je parle pour moi, moi je suis croyant. C’est un projet très spécial pour moi j’ai beaucoup aimé le réaliser. C’est vraiment un projet qui me tient beaucoup à coeur. Cependant je connais beaucoup des exemples des architectures religieuses faites par des architectes non croyants. Je ne sais pas si c’est nécessaire ou non. Ma profonde

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Maison individuelle, Argentine

J’essaye toujours de connecter le projet avec le lieu dans l’aspect direct de l’implantation mais aussi avec les techniques de construction, les matériaux, les ressources. 10

croyance dans la foi et les valeurs, m’a aidé à réfléchir sur ce projet. Mais cela m’aide aussi dans la vie quotidienne. Avant qu’architecte je suis un humain et je crois que c’est fondamental de comprendre que ce sont des éléments qui vont ensemble. On se forme comme architectes mais on grandit comme êtres humains. La conviction des valeurs est toujours bonne et importante pour notre développement général. Lumière, Espace et Matière sont des éléments fondamentaux selon vous pour l’architecture, quelle est votre avis sur l’utilisation de couleurs dans les bâtiments ? Affecte-t-il ces trois aspects mentionnés avant ? Tout a de la couleur, les matériaux ont de la couleur. J’admire les architectes qui savent utiliser la couleur comme Luis Barragán, c’est incroyable. Il accroche très bien son architecture colorée avec une culture préexistant. C’est une relation très forte. Le Corbusier l’a aussi l’utilisé dans un point de sa vie. Personnellement je n’ai pas appris à utiliser la couleur de cette façon-là. Pour le moment, je suis plus intéressé à extraire la couleur des matériaux. La matière est un point très important et elle a beaucoup des choses à l’architecture dire par rapport à ses couleurs. J’essaye de travailler avec les couleurs naturels. Sinon j’utilise souvent la couleur blanche ou des tons sablés. J’aime beaucoup explorer et explorer la lumière et la couleur de la matière.

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Pour moi le moment créatif a toujours cet aspect magique, cette inquiétude de ne pas savoir ce qui viendra ensuite. Penser le projet comme une découverte, un voyage.

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l’architecture, un métier fait de hasard et de passion Quelle a été votre motivation pour exercer ce métier, comment a-telle évoluée ? A vrai dire je n’ai pas eu de motivation pour être architecte. Lorsque j’ai fini mes études au secondaire, à 17 ans, je me suis mis à travailler dans le champ, en tant qu’agriculteur. Cependant, ma mère voulait que je fasse des études, elle a donc fait un accord avec moi. Elle voulait que je rentre dans une école d’architecture pendant une semaine, si je ne l’aimais pas je pouvais retourner travailler, dans le cas contraire, poursuivre dans cette voie. Ce fut en 1991, une époque où le dessin architectural le plus utilisé était la représentation 2D et non pas la 3D comme aujourd’hui, et je donc vu pour la première fois des plans d’architecture. Cela m’a tout de suite fait penser à des labyrinthes. Depuis mon enfance, l’idée de ce qui peut se cacher ou

apparaître derrière un mur, m’a beaucoup intrigué. C’est avec ce souvenir qu’il s’est réveillé en moi la passion pour l’architecture. Par moments je ressens cette intrigue que je sentais quand j’étais petit. Bien évidemment elle n’est pas toujours présente car il y a énormément d’aspects techniques dans lesquels nous devons nous démêler. Pour moi le moment créatif a toujours cet aspect magique, cette inquiétude de ne pas savoir ce qui viendra ensuite. Penser le projet comme une découverte, un voyage. Il faut être attentif à ce qu’il peut nous renvoyer. Aujourd’hui je suis heureux car je conserve toujours cette aptitude lors de la conception des projets. Quels sont les architectes qui ont marqué votre oeuvre ? Je pourrais dire que j’ai été plus intéressé par trois des maîtres de l’architecture d’une génération un peu plus âgée que la mienne avec lesquels j’ai pu être en contact. Le premier est Rafael Iglesia, le deuxième est Marcelo Villafañe et le troisième est Ricardo Caballero. Ce sont des architectes très proches, et originaires de Rosario. C’est une très petite ville et j’ai eu la possibilité de les voir travailler, ce sont des architectures très intelligentes qui mêlent le sensible et le conceptuel. Je crois que de quelconque manière ces contacts ont été pour moi de très grande importance. Dans le plan international, les maîtres de la modernité sont très inspirateurs comme Alvar Aalto ou Mies Van Der Rohe et Le Corbusier. Tous les maîtres apportent quelque chose, cependant j’ai été très intéressé par l’architecture européenne d’après-guerre, et en concret par les architectes espagnols d’aprèsguerre. Plus récemment j’ai rencontré d’autres architectes d’après-guerre comme Lewerentz. A vraie dire, chacun compose sa propre bibliothèque personnelle d’architectes. Cette bibliothèque marque et définit un regard architectural propre à chacun.

le mot de la fin Façade d’immeuble de logements collectifs, Rosario, Argentine

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En un mot, à quoi vous renvoi le terme “Double Hauteur” ? Pour moi la double hauteur c’est « sortir du standard ». Cela me paraît merveilleux. On est dans un monde où l’obsession pour faire de l’architecture économique et efficace est primordial. Cela fait que chaque endroit ait des mesures prédéfinies et à respecter. Par exemple à Rosario la hauteur prédéfinie est de 2.50 à Buenos Aires 2.56. Je crois que la double hauteur c’est sortir de toute cette uniformité. C’est intéressant comme concept parce que cela n’implique pas une mesure de 5 mètres par exemple. Sinon rompre cela et travailler avec la coupe et l’espace. On se déplace dans l’espace horizontal donc l’expérience peut devenir très vite uniforme. C’est donc la double hauteur qui invite à jouer et qui crée des expériences. Transcription espagnol-français :Eva Lombard et Matias Heras-Courvoisier Propos receuillis par :Rodrigo Romero Sastré Remerciement à la Société Française des Architectes

A droite : Pièces en bois individuelles projetant La Croix, Chapelle San Bernardo Ci-dessous : Chapelle San Bernardo, vu extérieur

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le pfe du mois Reconversion de l’île de la Nouvelle-Hollande à Saint-Pétersbourg par Valentine Robichon

Ce mois-ci, nous nous envolons à Saint-Pétersbourg, en Russie pour découvrir le Projet d’Étude de Valentine Robichon. Elle s’est alors interrogée sur la question de la reconversion et de l’intégration de ce site exceptionnel par un aménagement global de l’île mais aussi un réaménagement des bâtiments qui l’occupent.

- une île à proximité de 8 Ha, au coeur historique, touristique et économique, du théâtre Mariinsky

Nous pouvons alors retrouvé un certains nombres de caractéristiques fortes de ce lieu :

- d’anciens entrepôts de bois dédiés au chantier naval

- une ville portuaire - Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie et ancienne capitale des tsars

- la proximité d’une autre île regroupant un grand nombre d’écoles supérieures et d’universités - une zone industrielle coupant la ville de son rapport au fleuve

- un passé militaire : une prison, la maison des commandants , une ancienne fonderie En effet l’île de la Nouvelle-Hollande a été vidée de toute activité militaire depuis une dizaine d’année.

Valentine Robichon Septembre: rentrée à l’ENSAPVS Licence : atelier Laroche-Rigaudau M1: ERASMUS à Moscou M2: étude plus détaillé de Moscou et de son patrimoine architectural Diplômée en 2018, elle travaille aujourd’hui en agence.

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vie étudiante


unun projet projet

lele savais-tu? savais-tu?

Nicolas ne senecontente Nicolas se contente intègre des logements pasValentine seulement d’uned’une réhabilipas seulement réhabilidans les anciens entrepôts l’île tation mais il envisage égaletation mais il envisage de égaledans un projet programmatique plus ment ce projet au travers de ment ce projet au travers de afin que l’île s’ouvre à la ville «la large conception d’un espace «la conception d’un espace environnante et non uniquement de représentation contemdehabitants. représentation contemaux poraine supplémentaire, qui qui poraine supplémentaire, «Ce projet travail donc ce thème permettrait de jouer les arts permettrait de jouer les de arts de du partage des espaces, applicable la scène de façon nouvelle». Ce Ce la scène de façon nouvelle». plusieursla échelles de quià implique mise en partant place qui implique la mise en place l’individu à la sphère publique. [...] d’infrastructures adéquates, d’infrastructures l’espace individuel a adéquates, beaucoup nécessitant des et dispositifs nécessitant des dispositifs d’importance on ne partage scénographiques scénographiques et technopas les espaces et du technoquotidien de logiques modernes adaptés. la logiques mêmemodernes façon avec adaptés. des membres Ilde conclut alors alors sur lesur fait sa famille, avec lesleque voisins Il conclut faitlaquede la Fondation Massa deviendrait par l’appartement, ceux des autres Fondation Massa deviendrait par étages.» ce biais «un lieu constice biais «unculturel, lieu culturel, constituéOn d’une résidence pour ar- artué d’une résidence pour retrouve également desparcours tistes d’uned’une capacité de 80de à 100 tistes capacité 80centre à 100 piétionniers qui part du personnes, d’un grand espace de historique j’au quartier industriel personnes, d’un grand espace de formation mettant à disposition enformation passant par une allée plantée, le mettant à disposition franchissement du canal. bibliothèque, sallessalles de travail bibliothèque, de travail et de répétition, d’un théâtre et de répétition, d’un théâtre Pour conclure, la morphologie de à configuration d’uned’une l’existant à étéclassique la ligne directrice du à configuration classique capacité de d’un seprojet, ce200 qui fait à lad’un culture capacité de places, 200échos places, sedecond l’appartement communiste russe. cond équipement conteméquipement contemporain; véritable espace-outils porain; véritable espace-outils d’uned’une capacité de 500 places; capacité de 500 places; permettant de recevoir tout tout permettant de recevoir typetype de spectacle, compléde spectacle, complétés par des espaces scéniques tés par des espaces scéniques extérieurs, d’uned’une partiepartie admi-admiextérieurs, nistrative, ainsi que d’un pôle pôle nistrative, ainsi que d’un d’accueil et d’un salon de thé.» d’accueil et d’un salon de thé.»

La LaFondation FondationMas- MasSon projet a des été des réalisé dans le sa, une Maison Arts Scésa, une Maison Arts Scécadre du DE6 Transformation, niques et de Séjours pour Arniques et de Séjours pour Arl’existant des tistes,Temporalités est un réalisé dansetdans tistes, estprojet un de projet réalisé patrimoines encadré par Donato le cadre du DE4 Faire, enca-encale cadre du DE4 Faire, SEVERO. dré par Stéphane THOMASSON. dré par Stéphane THOMASSON. Engendré sol Ce DE à par la fois Poiesis (ledu (le Cemèle DE mèle àla lararéfication fois Poiesis et des ressources disponibles, ce DE faire faire artistique) et Teknè (le (le artistique) et Teknè envisage la dispositif question du pédapatrimoine, savoir-faire), savoir-faire), dispositif pédade «construire dans le construire» gogique propre à l’architecgogique propre à del’architeccompte la culture, ture tout et en auettenant métier d’architecte. ture au métier des relations à d’autresd’architecte. professions Il ne et s’enferme pas dans undecorps Il ne s’enferme pas dans un corps compétences afin répondre théorique, au contraire, il en fait àthéorique, l’évolution au de contraire, la sociétéiletendefaitla le moteur de sa le moteur de recherche. sa recherche. culture contemporaine. Faire,Faire, c’est c’est former des architectes former Enseigné en studio,des les architectes enseignants à la conception et à la construcà la conception et année à la construcproposent chaque un sujet tion. imposé Une Une grande variété de de tion. grande variété (ici les hopitaux Beaujon et sujets, de sites, depermenttent contraintes sujets, de sites, de contraintes Bichât) mais ils aussi formelles, typologiques, pré- préformelles, typologiques, aux étudiants, comme Valentine, de parent les futurs architectes à un proposer un sujet libre. Alors que parent les futurs architectes à un métier en constante quêtequête de de les ateliers, de manière générale, métier en constante entame leur PFE dès le premier sens sens et qui d’évoluer. et ne qui cesse ne cesse d’évoluer. semestre de M2avec un sujet libre. Par Nicolas Deniel Luque Par Nicolas Deniel Luque par Lucie Melot

vie étudiante vie étudiante vie étudiante

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le bon, la brute et l’écran

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Jules Foubet, Zoé Habert

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vie étudiante


Rio ne rĂŠpond plus ! 24 mai 2019

vie ĂŠtudiante

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Foms and Functions, Chloé Rosser

Circulations

au Centquatre, du 20 avril au 30 juin Du 20 avril au 30 juin a lieu la neuvième édition du festival Circulations au Centquatre, l’occasion de découvrir les photographes européens de demain mais aussi de se rendre dans un lieu unique où cohabitent danseurs, artistes, et curieux. Le Centquatre donne accès à un large panel d’arts actuels, à travers une programmation populaire et contemporaine. Le lieu dispose par ailleurs d’une boutique de récup’, d’un café et d’un food truck. Le festival Circulations a pour but de présenter une quarantaine d’artistes européens de tout horizon et questionne des sujets d’actualité tels que les migrations, les frontières, notre rapport au corps et au monde… Circulations se démarque par une volonté de créer un rapport horizontal entre artistes et organisation, ceci dans le but de ne pas brider leur créativité. De nombreux événements sont proposés durant toute la durée du festival: conférences, ateliers pour les enfants, workshops photographiques… Le travail du photographe franco-britannique Ed Alcock, par exemple, avec sa série intitulée “Home Sweet Home” interroge la fermeture des frontières et la montée du nationalisme dans le contexte du Brexit. A travers une juxtaposition de photos et de cartes il offre un regard ironique et désabusé sur l’Angleterre. La série “Post Industrial Stories” de la roumaine Ioana Cirlig a aussi attiré mon attention. Il s’agit pour elle de présenter une classe industrielle roumaine à la dérive après avoir connu une période faste de développement.

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actualité artistique

Dans un autre genre, l’espagnol Ruben Martin De Lucas photographie une série d’action sur le paysage dans “Minimal Republics”. Le principe est simple: s’approprier 100m2 de territoire, créer une frontière artificielle et occuper cet espace pendant maximum 24h. Ceci dans l’optique d’interroger la nature artificielle et éphémère de toute frontière. Enfin les photographies “Form and Function” de Chloé Rosser démontent les standards de beautés à travers une série de corps contorsionnés. Elle attire notre attention sur des cicatrices, des marques que le monde des images a tendance à supprimer mais qui sont pourtant bien réelles. L’occasion de se questionner sur de nombreux sujets, et de se rendre dans un endroit atypique. Raphaelle De Priester


un dialogue émouvant entre nature et architecture au Centre Pompidou du 9 avril 2019 au 1 avril 2020 En avril 2019, le centre Georges Pompidou s’est doté d’une nouvelle exposition « MAD X » conservée dans les collections permanentes, au troisième étage pour une durée d’un an.

Paris, dont le programme comporte des habitations ainsi que des commerces se situe à Clichy-Batignolles près de TGI de Renzo Piano. Il nous laisse entrevoir la mise en œuvre d’un nouveau quartier centré autour du Parc Martin Luther-King encore en construction lui aussi. Offrant à Paris un nouveau lieu de végétation, et non des moindres. Mais mettant en place une nouvelle urbanisation du quartier engendrant un débat sur tous les types de constructions émergentes.

Comme son nom l’indique, MAD X retrace 10 projets de l’agence MAD architects, cabinet d’architecture chinois, crée en 2004 par Ma Yansong, qui a tout d’abord travaillé pour Zaha Hadid à Londres et pour Peter Eisenman à New York.

Cette exposition comprenant tous types de projets réalisés par MAD architects nous immerge dans un autre univers pour quelques instants où « l’architecture devient une nature reconstruite ». Agathe Ballevre

L’exposition met en scène 12 maquettes au centre de la pièce, d’échelles différentes, entourées d’illustrations et d’indications nous permettant de naviguer agréablement entre elles. Bien connu pour son appartenance au mouvement déconstructiviste, Ma Yansong se distingue aussi par son approche de l’architecture. Le projet pour le Zendai Himalaya Center, qui est en cours de réalisation à Nankin en Chine, illustre bien ce propos. En effet, on remarque une volonté persistante de recréer un village traditionnel. Les immeubles ne se dressent non plus comme des barres d’habitations, mais forment des montagnes, la mise en place très importante de la végétation, la création de lacs, parcs ainsi que l’insertion de petites maisons traditionnelles nous introduit une nouvelle vision de l’architecture en Chine. Cette architecture s’inspire des peintures de paysages anciennes Shanshui et a pour vocation de nous émouvoir. La réalisation du premier projet européen de MAD à

actualité artistique

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les 4 livres à lire cet été

et on parle d’architecture bien sûr, pas du dernier Marc Levy.

Il existe des rayons entiers de livres sur l’architecture dans les bibliothèques, mais aussi sur les diapositives des cours de nos profs, des livres dont on s’était promis de lire. N’empêche qu’il reste assez dur de faire un choix, même après en avoir lu seulement une petite dizaine, je vous propose de commencer par une modeste sélection de 4 ouvrages. Bien évidemment, je ne vous conseillerais pas les top 3 des classiques : “Vers une architecture” de Le Corbusier, du même auteur “La Charte d’Athènes”, ou encore “Silence et Lumière” de Louis Kahn. Voilà donc, les livres que j’ai prit plaisir à lire, qui m’ont permis d’avoir une vision très intéressante de l’architecture.

1. La République de Platon “OUH LA LA ça commence fort” me direz vous. Ne prenez pas peur, déjà Platon est plutôt agréable à lire, et en plus je vous conseille particulièrement le chapitre “La fondation et le commandement”. Dans ce passage Platon retranscrit un dialogue, ou plutôt une discussion, entre Socrate et Adimante - rapport maître à l’élève. Grâce à cette courte lecture, nous pouvons revenir à l’origine de la cité: à quel moment, une société a éprouvé le besoin d’un architecte ? NB: Je vous conseille absolument le livre “Penser la ville”, qui est un recueil de tous les extraits de philosophes parlant de la ville et de l’architecture, c’est là que j’ai trouvé Platon.

intime, qui retrace toutes les pensées conceptuelles de l’architecte. Ses premières analyses et intuitions du site, ses espoirs, mais également ses doutes et tous les problèmes qui se posent. Riboulet souhaite faire un hopital hors du commun, un havre de paix en rupture avec le paradigme des hôpitaux grillagés et des longs couloirs froids. NB: Je vous donne un peu de fil à retordre, parce que ce livre n’est plus édité, mais il est à la bibliothèque ! ”

3. Faut-il pendre les architectes ? Philippe Trétiack Le titre reflète assez bien ce que vous allez lire dans ce livre. Il a de particulier, et c’est pour ça qu’on l’aime, d’être très critique envers le métier d’architecte tout en le défendant. Il faut se l’avouer, si parfois on trouve des critiques de projet par des architectes pour des architectes, on trouve très peu souvent des critiques du métier en lui-même. On a un bel aperçu de la difficulté du métier - on s’en rend d’autant plus compte en lisant ce livre - avec ce ton cynique qu’emploi Trétiack, critique d’art et d’architecture.

4. Espèces d’Espaces de Georges Perec Généralement le livre que l’on lit en première année, c’est une très bel approche de l’architecture mais si vous êtes en master ça ne fait pas de mal de le relire. Il a de particulier d’être, comme le dit Perec le « journal d’un usager de l’espace ». Georges Perec, atteint de troubles d’hypermnésiques, c’est à dire ce pouvoir de se souvenir absolument de tout, nous permet d’être face à un récit comme une vision d’enfant qui découvre le monde et qui le décrit de façon précise. Les chapitres sont organisés d’une manière inductive, du plus petit espace comme le lit, en passant par la maison, la rue, la ville …. au plus grand, l’univers.

2. La naissance d’un hôpital de Pierre Riboulet Je vous avoue, le titre ne donne pas très envie. Mais il a un petit secret celui-ci. C’est en fait une sorte de journal

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actualité artistique

Léa Balmy


La Lune

au Grand Palais, du 3 Avril au 22 Juillet 2019 Afin de célébrer les 50 ans du premier pas de l’Homme sur la Lune (20-21 Juillet 1969). Le Grand Palais donne carte blanche à Alexia Fabre (conservatrice en chef du Mac-Val) et Jean-Luc Martinez (conservateur en chef du Louvre) pour une exposition sur ce satellite qui n’a pas fini de nous fasciner : La Lune. Entre réel et imaginaire la Lune est ici mise en valeur à travers ces deux thèmes pour nous conter au mieux son histoire, sa « conquête », les légendes tournant autour d’elle et ce en quoi elle a tant inspiré les artistes de tous temps. Dans la première partie de l’exposition, on comprend vite qu’en plus d’avoir été un fantasme pour les scientifiques, la conquête de la Lune fut entourée de nombreuses intentions politiques et qu’elle était, pour beaucoup, l’expression des volontés d’affirmation de certaines puissances par rapport à d’autres. Notamment des Etats-Unis face à l’Union Soviétique. On trouve dans l’exposition, des photos prise par Aldrin sur la lune et la fameuse photo de la Terre. Elle comprend aussi des extraits vidéos de dessins animés datant du début du 20ème siècle où la lune est un personnage de comics. Il y a aussi des exemplaires de livres tels que Cyrano de Bergerac d’Edmond de Rostand et de bandes dessinées avec le célèbre Tintin On a marché sur la Lune d’Hergé qui nous montrent comment les écrivains ont pris la lune comme un objet de fantasme. La suite de l’exposition est dédiée aux différents aspects de la lune à travers les arts. Douce et protectrice, elle inspire la peinture de Chagall. Mystique et envoûtante avec son impact sur les marées, le sommeil, et comme on le croyait à l’époque sur les femmes (la Lune mettant 28 jours pour faire le tour de la Terre). Néfaste et sombre avec les lunes rousses, les pleines lunes et les mythes sur les loups-garous ou sur les Ondines, ces jeunes filles mortes avant d’avoir connu l’amour qui errent les soirs de pleine lune. L’exposition nous présente beaucoup de pièces importantes traitant de ces différents thèmes, que ce soit des tableaux, sculptures ou installations de toutes les périodes. On apprend beaucoup. On y comprend aussi le lien entre lune, religions et anciennes civilisations : pourquoi la

Sainte Vierge est-elle représentée marchant sur une lune? ou que représentait la déesse Artémis chez les grecs ? pourquoi la culture égyptienne a-t-elle été aussi inspirée par la trop de répétition... ? Si vous voulez réponses à ces questions c’est au Grand Palais, et en visite guidée c’est encore mieux. L’exposition dure environ l’heure et demi et vaut vraiment le coup. Les explications du guide nous permettent de mieux comprendre l’enjeu historique des oeuvres exposées, les références cachées. Nous avons aussi une meilleure compréhension des différentes oeuvres, leurs liens entre elles, et le choix scénographique avec ces dernières. C’est d’autant plus passionnant.

actualité artistique

Pauline Colon

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Mexico comme ma poche

Tenez vous prêts car nous partons en voyage de l’autre côté de l’Atlantique. Mexico est l’objet de notre visite du mois de Juin pour vous donner un coup d’oeil sur l’architecture de l’une de plus grand villes au monde. Ces oeuvres du 20 et 21ème siècle vous montreront la diversité artistique et architecturales autour auxquelles le Mexique s’est bâti.

#1

Palacio de Bellas Artes 2 1 3

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Inauguré 1934, Bellas Artes est l’une des d’opéras plus importants au Monde. Il a aussi le Musée de Beaux Arts et le Musée de l’Architecture. Le bâtiment à été commandé par le président Porfirio Diaz, grand admirateur de l’art et architecture européenne, pour la célébration du centenaire de l’indépendance du Mexique. Il se caractérise pour être un hybride des styles architecturaux, l’Art Nouveau à l’extérieur et l’art Déco à l’intérieur. Le projet à été réalisé par l’architecte italien Adamo Boari qui à fuit le Mexique sans achever son projet à causse du déclenchement de la révolution. L’architecte Mexicain Federico Mariscal a finalisé l’oeuvre 30 ans après.

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Museo Soumaya

Ce musée construit a ouvert ses portes en 2011 et il a été inspiré par les ouvres de Auguste Rodin. Il comporte d’ailleurs la plus grande collection privée des ouvre de l’artiste français au monde, ainsi que d’autres œuvres européennes et américaines du 19eme et 20eme siècle. Ce musée de 17000m2 s’impose dans une zone en développement culturelle et cosmopolite de Mexico.

culture architecturale


#3

Museo Nacional de Antropologia

Le musée est l’un de plus grands bâtiments de son genre en Amerique avec une surface de 30,000 m2. Sa réalisation a été confiée à l’architecte mexicain Pedro Ramirez Vazquez en 1964. Le musée se déploie autour d’un patio couvert par un « parapluie » soutenu par une colonne sculpté avec des motifs prehispaniques.

#4

#5

Casa Diego Rivera y Frida Kahlo « Les maisons jumelles » faites sur commande par le célèbre peintre Diego Rivera à son ami architecte Juan O’Gorman ont été construites en 1931. Très influencé par l’architecture de Le Corbusier, O’Gorman transforme l’architecture traditionnelle mexicaine en créant deux maisons modernes, liés uniquement par une passerelle et clôturé par des cactus.

Casa Estudio Luis Barragán La maison - atelier du célèbre architecte mexicain a été construite en 1948. C’est la seule maison individuelle à avoir la distinction de patrimoine mondial de l’UNESCO en Amérique Latine. Elle est un véritable symbole du développement du mouvement moderne, qui intègre dans une nouvelle synthèse des éléments traditionnels et vernaculaires. La maison à eu un impact important au niveau internationale et elle est conservée avec fidélité tel que son auteur l’a habité jusqu’a sa mort en 1988.

Cet importante ouevre a été l’une des premières constructions fonctionnalistes en Amérique latine.

#6

Bibliothèque Centrale UNAM Situé sur le côté nord de la tour Rectoría de la Ciudad Universitaria, un des bâtiments plus emblématiques de la capitale Mexicaine et le principal site bibliographique de l’Université nationale autonome du Mexique a été inauguré en 1956. Le bâtiment est recouvert de la fresque de représentation historique, créée par l’artiste et architecte mexicain Juan O’Gorman. Son chef-d’œuvre unique a été classé en juillet 2007, l’UNESCO, patrimoine mondial. C’est un classique de l’architecture moderne dans laquelle l’intégration d’éléments architecturaux, sculpturaux et picturaux dénotent la philosophie de l’Université: la connaissance, l’histoire et l’identité de la culture mexicaine à travers le temps Rodrigo Romero Sastré Illustrations par Dimitar Bogdantcaliev culture architecturale

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Japan-ness : Arata Isozaki, Pritzker 2019

le Japon accède au Septième Ciel » Il est de ces penseurs-bâtisseurs traversant les époques qui représentent à eux seuls un fragment impérissable et quasi-éternel de l’histoire architecturale de leur pays. Arata Isozaki, au prix de plus d’un demi-siècle de dévotion à la matière, s’est vu en mars dernier décerné la plus prestigieuse récompense de notre profession, le Pritzker Price. Né en 1931 sur les rivages de la ville côtière nippone d’Oita, sur l’île de Kyushu, c’est pourtant à l’Université de Tokyo, comme nombre de ses confrères, qu’il obtenu en 1954 son diplôme d’architecte avec comme professeur émérite le paisible Kenzo Tange (Pritzker Price 87’) (pour qui il travailla jusqu’en 1963.) L’œuvre construite de l’architecte, maintes fois récompensée (RIBA (1986), Prix Leono d’Oro (1996)) et acclamée pour son avant-gardisme, se caractérise pourtant comme une architecture « sans style défini ». Une première période notable marquée par des édi-

fices Brutalistes (Oita Prefectural Library) très influencés par le Modernisme européen en expansion qui se poursuivit au milieu des années 70’s par une seconde, plus composite, caractérisée par l’assimilation des préceptes du Post-Modernisme et de la géométrie traditionnelle japonaise (Tsukuba Center Building, MOCA, Art Museum MITO). Un alliage mariant des compositions à la pureté géométrique ou au design vernaculaire à de l’ingénierie de pointe qui ont permis à l’architecte de bâtir aux quatre coins du globe en proposant une œuvre architecturale complexe et hétérogène. Si son architecture, conciliant avec habileté tradition et internationalisme a traversé les âges, la renommée croissante d’Isozaki s’explique aussi par ses recherches expérimentales et théoriques comme urbaniste. De ses « Cluster In The Air », véritable manifeste du Métabolisme qui redéfinissait les tracés de la ville de Tokyo, aux expériences remarquées du Fukuoka Nexus World Housing Project, Isozaki est resté l’un des plus influents émissaires responsables de l’émergence du Japon sur la scène architecturale contemporaine mondiale. Après « La Pluie Noire » qui a considérablement marqué ses années d’enfance, c’est une pluie d’applaudissements qui a donc consacré à jamais au panthéon de la profession le théorico-practicien Arata Isozaki. Un parcours sculpté par une architecture protéi-style qui débuta par le vide et le néant des décombres de la guerre pour se « conclure » sous les projecteurs pailletés d’or de la « Windy City ». A l’image d’un sulfureux dialogue d’ « Hiroshima Mon Amour », le huitième astre intronisé de son pays (K. Tange, F. Maki, Ando, SANAA, T. Ito & S. Ban) a donc réussi avec ingéniosité a « noué une relation durable entre l’Est et l’Ouest » tout en dévoilant une architecture japonaise capable d’assimiler les multiples influences culturelles extérieures pour en extraire l’essence et rassembler ses adeptes sous l’étendard de la « Japan-Ness ». Vincent Richard du Perron Illustrations : Pasha Muradov

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culture architecturale


de architectura De Still Modern : Les Room Stories de la Résidence Chris Marker d’Eric Lapierre

Le paysage urbain du 14ème arrondissement de Paris vient de s’orner d’un historique nouveau complexe de 365 logements étudiants au style épuré et rationnel mais aux allures de Manifeste. Harmonieusement enclavée en surplomb d’un centre de maintenance de bus RATP situé entre le boulevard Jourdain et la rue Tombe Isssoire, la résidence étudiante Chris Marker (2007-2017) conçue par l’architecte Eric Lapierre se définit stricto sensu comme « une réflexion sur la monumentalité domestique ». Prenant comme référence son patrimoine environnant local qui s’étend de la Cité Universitaire (Pavillon Suisse, Pavillon du Brésil, Fondation Avicienne) aux emblématiques maisons modernes à proximité (Villa Seurat, Maison Atelier, Maison Ozenfant), cet imposant « paquebot » de 100 m de long et haut de 10 étages réinterprète l’imaginaire typologique du Mouvement Moderne pour devenir une authentique « ville condensée à la verticale ». Une ville-équipement où les espaces communs, en double hauteur et en interdépendance entre les étages, « véritable volume fédérateur de l’établissement » qui compose la faille oblique du vide de la façade côté rue, se prolongent côté jardin en d’imposantes terrasses-patio à l’abri des nuisances sonores automobiles de la cité haussmannienne. Les cellules étudiantes quant à elles, surprenantes par leurs dimensions (8m x 2,5m) et leurs couleurs issues du nuancier Corbuséen, dévoilent côté jardin une façade totalement vitrée qui permet à la lumière d’éclairer en permanence les scènes intimes de la vie quotidienne.

logements réduisant l’effet linéaire de l’édifice en passant par ses percements circulaires « psychédéliques » au niveau des patios qui bousculent les lois de la perception, Eric Lapierre ne laisse aucune place au hasard. Une « architecture savante » où la performance technique, comme son ascenseur qui dessert les différents espaces communs, et sa faculté de jouer avec les normes (anti-incendie) grâce au prolongement des dalles de béton armé par exemple, lui permet une grande lisibilité tant à l’échelle urbaine que domestique. La vie [étudiante] vue comme un « photo-roman » de l’instant, c’est ce que le vainqueur du Grand Prix d’Architecture 2019 a tenté avec justesse de transmettre dans ce nouveau complexe de logements étudiants dédié au photo-cinéaste Chris Marker. Une « micro-révolution » ou la narration à l’échelle de la ville comme à celle du détail devient le moteur de conception du projet en faisant s’étendre les limites théoriques de la chambre étudiante afin de créer un gigantesque théâtre des rencontres quotidiennes. Une « machine à co-habiter » qui prône un mode de vie collectif et contemporain radical rassemblé sous le slogan : « Habiter Mieux, Habiter (à) Plus ». Vincent Richard du Perron Illustrations : Pasha Muradov

Une architecture hissée au rang d’œuvre d’art qui utilise brillamment le détail pour permettre de réduire la stature monumentale du bâtiment à une échelle domestique. De ses colonnes aux hauteurs variées, qui allient volonté formelle et économie de matière, aux menuiseries triangulaires des culture architecturale

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horoscope des ateliers G1 - Bataille

G2- Laurent

G3 - CMAU

Vous tenterez de faire comprendre aux autres que, vous aussi, vous avez aussi une vie : faire une maquette au 25e, réussir à mettre votre plan à l’échelle, réfléchir à comment reconstruire Notre Dame ...

Vous pourriez avoir la possibilité de faire une foule d’activités nouvelles et diverses. Si vous vous sentez toujours seul, achetez une plante et nommez-là “mon amour”.

Vous êtes épuisé et démotivé, il est impossible de maintenir encore ce rythme que vous vous êtes imposé ! Pour éviter le burnout, prenez une tisane, achetez des chocolats et posez-vous devant Netflix.

G4 - De monch’

G5- Tabet

G6- Laroche

Vous mettez tout à plat dans votre vie étudiante. Vos lessives oubliées dans la machine, le rapport difficile qu’entretient votre cutter avec votre pouce, mais aussi, la super soirée de l’école dont vous avez oublié une partie, et ce dont vous êtes le plus fier : de n’avoir pas perdu votre réglet au bout de 6 mois de relation.

Aujourd’hui, vous ne plairez peutêtre pas à tout le monde ! Entre vos profs de projet et votre ordi qui plante, vous ne savez pas lequel des deux pose le plus problème.

Sous la férule de Jacotey, vous aurez une vie sereine avec votre Masse. La joie de vivre règne, tel que dans Narnia, les faunes dansent et les oiseaux gazouillent. Cependant, méfiez-vous, le méchant arrive toujours à ce moment-là dans les films.

G7 - BE

G8- Atelier X

G9- Atelier D

Il est assez évident que vous avez un travail monstre à réaliser. Deux choses vous sauveront cette foisci : les pers’ sur Illustrators et les cafés bien serrés.

Le Soleil en superbe aspect jouera favorablement sur votre santé, vous serez de très bonne humeur, vous mangerez sainement, vous ferez du sport tous les jours … nan j’déconne, vous allez charrette sale.

Votre désir constant de renouveau et votre dynamisme montrent que l’important pour vous est de ne jamais vous ennuyer à l’atelier, et de prendre plaisir à avoir les dents qui collent en mangeant du caramel mou.

G10- HM

G11- Studio

G12- Studio

L’influx favorable de Gardebois berce votre vie, mais cette relation arrive à un tournant décisif. Montrez-vous tolérant et compréhensif lorsque vous le regardez, qu’il regarde votre projet et qu’il vous regarde.

Vous êtes à deux doigts de la déprime, mais ce n’est pas dû au fait que vous soyez dans un studio. Vous avez juste envie de danser et de mettre des robes à fleur ; vous aussi mesdames.

Une journée assez difficile s’annonce avec votre prof. Soyez au maximum du bluff. Si vous n’avez pas de projet, essayez de caser ces trois mots qu’aiment tous les profs de projet : colonne vertébrale, contextualisation, et promenade architecturale.

G14- Massena

G13 - La défense

Il est tentant, après une nuit blanche, de dormir devant le rendu de ses camarades. Aujourd’hui, rien ne pourra vous en empêcher, vous avez tout prévu : les lunettes de soleil, la position assise tel le Penseur de Rodin, et bien sûr, vous avez un complice si jamais la situation se retourne contre vous.

Tel un éléphant qui marche d’un pas assuré, vous pensez bien faire mais vous détruisez tout sur votre passage. Associez-vous avec le singe malicieux qui sommeille en vous et la subtilité apparaîtra tel un puceron sur une rose.

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Maud Laurentie et Léa Balmy

jeu


P O S T- I T Adeptes des formes géométriques massives, amoureux de la beauté sans apprêt, la page Facebook B R U T A L I S M saura vous apporter votre dose régulière d’architecture dénuée d’ornement. Rejoignez nous pour découvrir des édifices d’envergure de nombreux architectes (Marcel Breuer, Kenzo Tange, Paul Rudolph...) et partager vos clichés d’architecture brutale.

Mamoun est un oiseau rebelle

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Que nul ne peut apprivoiser Et c'est bien en vain qu'on l'appelle S'il lui convient de refuser Rien n'y fait, menace ou prière L'un parle bien, l'autre se tait Et c'est l'autre que je préfère Il n'a rien dit, mais il me plaît.

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#4 Juin 2019 by Double Hauteur - Issuu