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#7 Février 2020

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N°5

interview

projet PULSE vers une architecture bois

vie étudiante

le pfe du mois : Un nouveau phare en la Paz et El Alto

actualité artistique Bacon à Pompidou

culture architecturale

Paris Comme ma Poche - Le Quartier Latin

octobre 2019


Qui n’aime pas les chalets à la montagne ? Nous avons tous eu un peu d’affection pour ces constructions faites de troncs d’arbres fraîchement coupés. Cependant, dans ce numéro, le bois n’est pas seulement celui écimé par le bûcheron un peu hipster de Lozère. C’est un questionnement d’actualité: comment construit-on en bois en France ? Que dit-on de cette ressource naturelle de plus en plus présente dans les nouveaux projets à but écologique ?

edito

Le bois est chaleureux, le bois est sensible, le bois sent bon ! Finalement après cette explosion d’édifices en “tout-béton”, le monde réalise que ce n’est pas forcément la meilleure solution pour créer une architecture qui doit se confronter “aux questions métaphysiques, du soi et du monde, de l’intériorité et de l’extériorité, du temps et de la durée, de la vie et de la mort” comme dirait Pallasma. En outre, il serait temps de revenir à une architecture des sens.

Léa Balmy, rédactrice en chef

petit bureau

illustrateurs

Bois, bois es-tu là ?

Rodrigo Roméro Sastré vice pré dir. graphique rédacteur

Maud Laurentie Antoine Mahier Imane Midafi secrétaire dir. graphique trésorière illustrateur

Lucie Melot

Jules Foubet

Zoé Habert

Pasha Muradov Dimitar Bogd Yoann Dogbe

correcteur

rédacteurs

Léa Balmy présidente rédactrice en chef

Louise Cousy Barbereau

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Valora Brice

Pauline Colon Raphhael de Priester

Théo Maiques

Lucia Inza

Vincent Richard Vincent Clerc

Thomas Gendrot

Manon Fakoury Nadja Salifou

édito

Melis Yaliniz

Minas Garas

comm’ web

partenariat

pôle vidéo

maquettiste

Sarah Ramzi

Eva Persechini Cem Karahan Aydin

Claire Boulongne


sommaire

1 2 3 4 5

dossier

p.4 L’architecture en bois d’aujourd’hui made in France p.4-5 débat : le bois au coeur de l’actualité p.6-7 interview : projet Pulse p.8-13

vie étudiante

p.16 le pfe du mois : Un nouveau phare en la Paz et El Alto p.14-15 bd : p.16 annonce : FAB LAB p.17

actualité artistique

p.20

nous les arbres p.18 ad Astra p.19 Bacon à Pompidou p.20 Sugimoto p.21

culture architecturale

p.22 Paris Comme Ma Poche : Le quartier Latin p.22-23 Grand prix de l’urbanisme 2019 : Patrick Bouchain p.24 de architectura : Le double vi(e)sage du Centre National de la Danse de Pantin de Jacques Kalisz p.25

Jeux

p.26 post it p.27

sommaire

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l’architecture africaine aujourd’hui: une architecture entre tradition et modernité centre culturel de Mariam Kamara (Atelier Masomi) Alors que l’ancienne mosquée de Dandaji (Niger) tombe en ruine, Mariam Kamara y voit l’opportunité de créer un espace de partage et de culture dans le village ouvert à tous. Le bâtiment a été complétement restauré puis agrémenté d’ajouts structurels pouvant être supprimés ou réorientés pour accueillir la nouvelle bibliothèque. Différents espaces d’études privées ou collectifs, de salles de classe s’organisent autour des étagères et de la mezzanine ajoutée. La bibliothèque a été réalisée de manière à interagir avec la nouvelle mosquée conçue par la même agence. Les deux entrées se font face et impliquent ainsi un dialogue entre le monde de la connaissance laïque et le monde de la connaissance religieuse. Par ailleurs, un système d’irrigation qui capte les précipitations pendant les mois humides de l’année peuple ces deux espaces de végétation.

opaque et intime sur lequel elle repose. Clairement identifiable de l’extérieur, les deux volumes se superposent et accueillent un programme différent. L’édifice affirme un langage architectural contemporain grâce à sa structure en béton brut et ses lignes géométriques.

NIAMEY 2000 de United4Design 2000 est un ensemble immobilier de 1 700 mètres carrés proposant un nouveau modèle de logement urbain en réponse à la crise actuelle du logement à Niamey, capitale du Niger. Le projet tend à assurer l’intimité des habitants tout en densifiant la parcelle. Alors que les matériaux locaux sont de plus en plus abandonnés dans les centres urbains au profit du béton, United4design décide d’utiliser des blocs de terre compressée (CEB). Les blocs sont construits à partir de sols secs avec une petite quantité d’argile et de ciment. L’agence chercher à réintroduire ainsi les ressources locales dans la construction et à offrir des logements plus abordables dans la ville de Niger. Ce projet prouve que l’on peut puiser dans la tradition pour créer une modernité.

gymnase, Lycée Blaise Pascal de Koffi & Diabaté Koffi & Diabaté aborde ce projet par une approche durable et écologique. Le bâtiment est pensé avec le climat chaud et humide d’Abidjan (Côte d’Ivoire)., contrairement à de nombreux projets trop souvent calqués sur le modèle des zones tempérées. La façade en tôle perforée apporte une protection passive contre la lumière directe du soleil et permet une ventilation naturelle, rendant la climatisation inutile même face aux températures extérieures très élevées. La légèreté de cette membrane rouge, renfermant la salle de sport, contraste avec le bloc de béton plus

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dossier


centre des congrès de Dakar de Tabanlıoglu Architects Dans la culture sénégalaise, les baobabs ont une place majeure. Ils ont longtemps été des espaces publics où les événements importants et les décisions politiques avaient lieux. Aujourd’hui, nombreux de ces arbres historiques ont été classés monuments historiques. Le projet de Tabanlıoğlu Architects puise son inspiration dans cet être puissant et emblématique. Tel un immense baobab, un toit composé de branches et de vides protège les différentes piles du bâtiment contre les vents violents et la lumière directe du soleil. Aujourd’hui, le complexe accueille des réunions présidentielles et politiques en redessinant l’atmosphère sereine et sécurisante de l’ombre des baobabs. Les différentes unités du centre se ramifient grâce à un réseau de ponts passant au-dessus de l’eau dans lequel se reflète la toiture. Les architectes ont cherché à créer au sein du complexe une ambiance particulière mêlant jeux d’ombre, de lumière, de transparence et d’opacité tout en répondant aux exigences d’un congrès contemporain.

escalier d’honneur qui accueille le visiteur à son arrivée et l’élève vers une spiritualité symbolique.. David Adjaye a « cherché à construire un bâtiment qui non seulement comprend son paysage, mais qui soit unique à Accra et à la nation ghanéenne ».

Sandibe Okavango Safari Lodge de Nicholas Plewman Architects Le pangolin, le tatou africain, est la source d’inspiration du design de Sandibe. La peau de l’édifice ressemble étonnamment à la carapace de l’animal. L’hôtel de luxe au cœur du delta de l’Okavango, au Botswana semble avoir poussé de manière organique à travers la forêt tel un refuge au milieu de la nature. Le projet répond à de nombreuses normes écologiques du fait que le site soit classé au patrimoine mondial tout en respectant les attentes d’une clientèle de luxe. Le revêtement du bâtiment se rapproche d’un bateau, il se compose principalement de bois. Les fenêtres sont, quant à elles, fermées par une membrane de tissus perméable et très résistante. Aujourd’hui, le site n’a pas été déserté par les animaux de la région tels que le lion, le léopard, l’éléphant et l’hippopotame. L’indifférence que porte la faune pour l’édifice témoigne de la réussite environnementale du projet.

cathédrale Nationale du Ghana de David Adjaye David Adjaye, architecte né en Tanzanie à la réputation aujourd’hui internationale, s’est vu confier la conception de ce nouveau bâtiment emblématique du pays, symbole du lien étroit entre démocratie ghanéenne, religion et tradition locale. Un impressionnant toit concave regroupe ainsi un programme complexe : chapelles, vaste salle centrale, école de musique, galerie d’art, auditorium, etc. L’édifice aborde un langage contemporain s’adaptant à la topographie du lieu. De longues portées, un fin voile de béton et des poteaux élancés participent à l’élégance de l’édifice. La monumentalité de la cathédrale est accentuée par un Baptiste du Laurent de La Barre

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architecture

d’Afrique, en quête d’identité Au 8.7832° S, 34.5085° E il est un continent: l’Afrique. C’est le deuxième continent en terme de superficie et de population après l’Asie. Qui dit population, dit tradition, et qui dit tradition dit culture. Comme on le sait l’architecture est un important vecteur culturel. C’est elle qui nous permet d’expérimenter de nouveaux lieux. Contrairement à ce que l’on peut penser, l’Afrique à bel et bien une architecture. Une architecture originelle, traditionnelle et même primitive. Cette architecture faite de pierre, d’argile, de terre crue, de bois et de paille dont l’histoire millénaire révélée par de magnifiques photographies dans le livre «African Traditional Architecture» de Susan Denyer. Au cours de son développement, l’historienne nous explique l’intime relation entre les sites et les cases servant d’abris ou de grenier. Chaque tribu a donc une organisation et des habitudes particulières qu’illustre son architecture. Dans «Banco» par Sebastian Schutyser, on apprend que certains bâtisseurs de mosquées construisaient sans plan finalisé et que ce serait une erreurs de nommer cette architecture traditionnelle «Architecture sans architecte».

Maison des Mumoye, vers Zinna. Nord du Nigeria. Photo prise vers 1950. Source ‘’Russell, E. R., Primitive Farming in Nigeria: The Mumoye Tribe”

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Ces pratiques architecturales perdurèrent jusqu’à la colonisation qui bouleversa en profondeur le continent. Le colon a emmené dans ses bagages ses outils et ses pratiques. Ainsi, les Portugais construirent une multitude de villas au style colonial au Bénin. La capitale du pays autrefois nommé Adjatchè sera finalement rebaptisé Porto-Novo; autrement dit le «Nouveau Porto» en Portuguais par sa ressemblance architecturale à la ville de Porto (Portugal). Les peuples dominés, divisés, colonisés par la force des canons, ont voulu retrouver leur souveraineté. Ils se sont battu pour leur identité et ont obtenu la liberté en 1960. Ce fut le cas du Sénégal, Togo, Madagascar, Bénin, Niger, Cote d’Ivoir, Burkina Faso, Congo, Tchad, Gabon, Mali…. Ce renouveau sociétal a évidemment eu un énorme impact sur l’architecture en Afrique. Les jeunes gouvernements, ayant voulu ériger les sièges de leurs

La Pyramide, Abidjan,Côte d’Ivoire, par Rinaldo Olivieri Construction entre 1968 - 1973 Photograph: Iwan Baan

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pouvoirs, on eu recours aux techniques en vogue: blocs, acier, béton. L’architecture moderniste et postmoderniste se sont installées dans les nouvelles capitales: Yamoussoukro, Lomé, Dakar, Ouagadougou, Lagos...etc. Cette architecture est devenu le symbole de l’indépendance comme l’illustre le livre de Manuel Herz titré «African Modernism» et sous titré «The architecture of independence».

Aujourd’hui en Afrique, les grands équipements gouvernementaux sont souvent conçus par des groupes chinois. L’africain lambda n’ayant pas toujours la culture de faire appel à un architecte fait entière confiance à son maçon pour concevoir les plans.

Face à toute cette histoire et cette quête perpétuel d’une maniére de faire, une nouvelle génération se lève. Celle de Francis Kéré, Guillaume Koffi, Issa Diabaté, Mariam Kamara, Kunlé Adeyemi, Porky Hefer, Tarik Oualalou, Bilel Khemakhem …. Ils veulent marier à la perfection passé, présent, futur puis éduquer le continent concernant son potentiel architectural. Et oui, l’Afrique a une histoire propre à elle que son architecture doit reflecter. Pour un continent qui représentera 40% de la population mondiale d’ici l’horizon 2100; pour un continent qui s’annonce comme la futur Chine en terme de démographie, d’opportunité économique et de développement. Pour un continent qui s’annonce comme le centre du monde d’après tout les chiffres, la quête d’identité de son architecture est une urgence... LarryTchognignou

Ministere des Affaire étrangères, Cotonou, Bénin. Première décennie du 21ème siècle.

Maison du ‘’Migan’’ avant restauration. Porto-Novo, Benin

Ecole flottante de Kunlé Adeyemi, Makoko, Nigeria, 2013. Mariam Kamara, Atelier Masomi, Complexe Religieus et Hikma Religious and Secular Complex, Dandaji, Niger, 2018, with Studio Chahar

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interview Francis Kéré est un architecte contemporain qui se distingue par sa démarche pionnière dans son approche communautaire et son engagement au développement durable. Curieux des particularités des différents contextes où il opère et des ramifications sociales de chacun d’entre eux, il entreprend avec l’équipe de son cabinet Berlinois des projets dans des régions encore très peu partiquées par les courants dominants de l’architecture contemporaine. Son agence se base sur l’affirmation que l’engagement social et écologique est toujours le point de départ dans l’élaboration d’un projet et non pas un artifice rajouté après-coup.

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interview


étude de cas DH : Comment vous est venu le projet Gando et comment s’est-il mis en place ? Francis Kéré : Gando est mon lieu de naissance. En 2001 on s’engage pour la première fois à y apporter certaines des infrastructures qui y manquaient au temps de mon enfance. De là naît un premier projet et par conséquent l’agence, Kéré Architecture. Depuis, chaque projet entraine le suivant selon les besoins de la communauté de Gando. DH : L’architecture à la Kéré, ce n’est pas juste le bâtiment; c’est tout un éco-système. Vous avez même pu inclure les habitants dans la réalisation de l’école à Gando. En fait, vous faites participer tout le monde: les femmes, les hommes, les jeunes, les plus vieux… Tout devient un système socio-économique durable par les gens et pour les gens. Comment est-ce que Gando marche ? Comment construit-on avec l’argile et la communauté ? Francis Kéré : Gando est une communauté comme une autre : il faut tout d’abord réussir, à travers l’écoute et l’exemple, à obtenir la confiance du groupe avant d’imposer des idées. Une fois que la communauté reconnaît les fruits d’un travail, elle accepte volontiers de s’y investir et devient une précieuse ressource pour le projet. DH : Comment ont évolué ces lieux, et comment la population s’est approprié l’espace? Francis Kéré : Notre expérience nous a appris que lorsqu’une communauté s’est impliquée dans un projet, elle sent que celui-ci lui appartient et par conséquent tient à ce qu’il soit bien entretenu et respecté. L’école primaire de Gando démontre bien cela : au fil du temps, le bâtiment est devenu d’avantage qu’une infrastructure, c’est un pôle de la vie communautaire de Gando. Presque vingt ans après son inauguration, les professeurs s’étonnent encore de la fraicheur des salles de classe malgré l’absence d’air conditionné, et les élèves de la première volée retournent souvent à Gando les saluer.

interview

question sur l’architecture DH : Vous construisez beaucoup en Afrique, vous avez aussi fait des installations partout dans le monde dont ‘’Sarbalé Ke” à Coachella. Comment est-ce que l’Afrique oriente votre esthétique? Quelle est l’importance de l’esthétisme dans un projet architectural selon vous ? Francis Kéré : L’Afrique est un vaste continent aux identités multiples et nos projets ne sauraient les évoquer de façon sommaire sans nier leur richesse. D’autre part quand nous puisons notre inspiration dans le paysage culturel ouest-africain, nous avons plutôt tendance à nous intéresser à la disposition des espaces, le rapport aux éléments, le traitement des matériaux et aux techniques de construction : l’esthétique n’est donc pas à l’origine de notre processus, elle en est le point d’arrivée.

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DH : L’Histoire architecturale de l’Afrique va des pyramides de Gizeh à la grande mosquée de Djéné (au Mali) en passant par plusieurs autres bâtiments construits en terre crue. Le XIXe siècle et le colonialisme a presque effacer tout ce magnifique passé. Les bâtiments style « colonial » se sont installés dans l’héritage et le patrimoine. Au fur et à mesure, le continent a commencé à s’ouvrir aux constructions de type occidentale en béton armé juste après les indépendances. On pourrait même dire que l’architecture africaine est en quête d’identité constante. Comment mariez-vous passé, présent et futur dans votre travail ? Rejoignez-vous les idées de Joseph KiZerbo concernant le développement endogène (qui dit qu’il est important de puiser dans ses racines sans pour autant se mettre en autarcie face à la mondialisation) ?

Il y a un grand nombre d’étudiants étrangers dans notre école (Paris Val de Seine) et ainsi quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui ont, comme vous, la volonté de retourner chez eux afin de mettre des choses en place ? Francis Kéré : Les jeunes architectes pourraient d’abord se poser la question de ce qui leur tient à cœur de construire, au niveau architectural et au niveau humain, et puis se demander si cela serait pertinent et utile chez eux. Ce qui est primordial dans la réalisation d’un bon projet, c’est la connaissance de son contexte, que celui-ci soit un village ou une capitale, en Russie, au Sénégal, en Thaïlande ou en France. Il se peut que l’on connaisse bien son propre contexte d’origine, mais ce n’est pas forcément toujours le cas. Même quand ça l’est, cela n’empêche pas qu’il faut être à l’écoute et ne pas se baser sur ses propres hypothèses.

Francis Kéré : Notre travail part du principe qu’il s’inscrit dans un monde complexe et en flux perpétuel, rempli de multiplicité et de contradiction, où l’histoire n’est souvent pas linéaire. Nous ne voyons pas la tradition et la mondialisation, l’Afrique et l’Europe, comme des dichotomies. Nous sommes rattachés à nos racines tout en puisant des nos expériences acquises au niveau international et nous tentons d’assembler et d’appliquer ces savoirs selon le contexte, sans pour autant chercher à les théoriser.

DH : Nous imaginons qu’un architecte dans ces pays en plein essor n’est pas simplement un architecte et endosse une multitude de casquettes, quelles sont-elles selon vous ? Trouvez- vous que vous vous épanouissez mieux à exercer sur des terrains « vierges » où les enjeux sont tout autres que ceux en Europe ? Francis Kéré : Pour nous il n’existe pas de terrains « vierges ».

question relatives au métier d’architecte (pour les étudiants) 0 1

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DH : Vous êtes parti du Burkina Faso étant jeune, avez étudié en Allemagne puis êtes revenu construire dans votre pays natal malgré les moqueries de certains qui disaient « Il va reconstruire ses cases ».

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Partout dans le monde des êtres humains ont vécu et par conséquent bâti et cultivé. Même si les traces qu’ils ont laissées ne sont pas matérielles, elles sont néanmoins présentes et doivent êtres prises en considération. En ce qui concerne le rôle de l’architecte, nos projets à travers le monde nous ont appris que si nous voulons pratiquer notre métier de façon responsable, cette pluralité est fondamentale quel que soit le contexte. Nous sommes avant tout architectes, pas théoriciens ni politiciens, mais nous sommes conscients des multiples facettes qu’exige cette profession. DH : Quel genre d’étudiant étiez-vous et que voulez vous représenter pour les générations futurs ? Francis Kéré : Responsable et curieux. L’impact sans la destruction.

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DH : A quoi vous fait penser le terme «double hauteur» ?

mot de la fin

Francis Kéré : Notre « Double Hauteur » à nous, c’est le double toit récurent dans beaucoup de nos bâtiments : une couverture en tôle réhaussée qui offre de l’ombre à une voûte en briques perforée, la distance entre l’une et l’autre permettant à l’aire chaud de s’échapper. L’idée de générosité qu’évoque spatialement une double hauteur, nous l’offrons en termes de fraicheur.

interview assurée, propos receuillis par LarryTchogninou

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interview


blablablablabla

interview

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le pfe du mois

off/on, nouvelles énergies à l’horizon les Xemeneies symbole du passé industriel et énergétique barcelonais par Ernest Blanch et Julien Hureau

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vie étudiante


le savais-tu ?

un projet

Lucie Melot

vie ĂŠtudiante

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stage d’été et la rature le rotering

scénario Jules Foubet, illustration Lucia Inza, Zoé Habert

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vie étudiante


annonce

coop.ensapvs@gmail.com

vie ĂŠtudiante

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portrait - Marina Abramović Lorsque l’on parle de performance d’art, on pense tout de suite à Marina Abramović la célèbre artiste serbe. Abramović a dédié sa vie à tester les frontières physiques et mentales de l’homme. Telle un peintre qui s’exprime avec son pinceau, elle repose une pratique basée sur l’usage de son corps. Avec son amant Ulay, ils réalisent de nombreux performances dont « Rest Energy », le couple met sa confiance à l’épreuve. Marina serre fermement un arc tandis qu’Ulay en tient la flèche dirigée vers son cœur. Des micros sont placés sur leurs cœurs et enregistrent l’accélération cardiaque et leur respirations irrégulière au fur et à mesure de la performance. A l’âge de 23 ans, l’artiste réalise sa performance “Rythme 0”. Figée dans une pièce où se trouve 72 objets placés sur une table, elle se livre entièrement au public pendant 6 eures. La seul consigne est que le public peut faire ce qu’il veut avec les objets sur le corps de Marina. Elle affirme par la suite a cette performance que son

but était de montrer la vision des hommes sur les femmes. L’une de ses performance les plus connues et celle réalisé au MoMA (The Museum of Modern Art) à New York. Pendant 3 mois, plus précisément 736 heures, elle est assise sur une chaise au milieu d’une salle. À l’ouverture du musée, les visiteurs viennent un par un s’installer en face d’elle pendant quelques temps, sans échanger aucune parole . Elle ne s’attendait pas à que son ex compagnon Ulay qu’elle n’avait pas vu depuis 13 ans se présente devant elle. C’est grâce à ses performances iconiques que Marina Abramović est devenue l’une des plus grandes artistes de performances. Cem Karahan Aydin

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actualité artistique


oscars 2020 : la Corée du Sud à l’honneur Dans la nuit du 9 février 2020 s’est déroulée dans l’enceinte du Dolby Theater de Los Angeles la 92ème cérémonie des Oscars, cérémonie la plus prestigieuse du cinéma américain et clôturant ainsi la saison des cérémonies de remise de prix. Et quelle saison ! En effet, l’année 2019 a été chargée en termes de sorties cinéma diverses et variées, et les films en compétition cette année témoignent de cette diversité. Que ça soit des films de réalisateurs reconnus et adulés comme Martin Scorsese avec “The Irishman” ou encore Quentin Tarantino avec “Once Upon a Time... in Hollywood”, ou des films de réalisateurs moins sur le devant de la scène comme Noah Baumbach (“Marriage Story”), Greta Gerwig (“Les Filles du docteur March”) ou encore Taika Waititi (“Jojo Rabbit”), cette année a été riche propositions cinématographiques variées. Mais, contre toute attente, c’est un film Sud-Coréen qui a été le grand vainqueur de cette soirée, remportant 4 statuettes dont celle du meilleur film et meilleur réalisateur : “Parasite” du très apprécié Bong Joon-Ho. Déjà plébiscité au Festival de Cannes en mai 2019, obtenant même la très convoitée Palme d’Or, ce film réussi l’exploit d’être le premier film non anglophone à obtenir l’oscar du meilleur film, en plus des de trois autres oscars, dont meilleur scénario original et meilleur film étranger, même si l’on aurait aimé voir Ladj Ly remporté ce prix pour le magistral “Les Misérables” en compétition pour ce prix. Cette succession de récompenses apparait comme une revanche pour le réalisateur dont le film précédent,“Okja”, avait fait polémique sur la Croisette en 2017 suite à sa sortie exclusive sur Netflix et non en salle. Le géant américain du

streaming possède d’ailleurs les droits sur deux films nommés cette année, à savoir “Marriage Story” et “The Irishman”, et s’en sors même avec un oscar, à savoir celui de la meilleure actrice dans un second rôle remit à Laura Dern pour sa superbe perfomance dans “Marriage Story”, bien que l’on aurait apprécié voir Scarlett Johansson décroché enfin son premier Oscar pour sa performance remarquable dans “Jojo Rabbit”. Cela montre encore une fois que Netflix est définitivement en train de s’imposer comme un des géants du cinéma américain. Sans grande surprise, c’est bien évidemment Joaquin Phoenix qui remporta l’oscar du meilleur acteur pour sa prestation magistrale entant que Joker dans le film éponyme de Todd Phillips, film pourtant présenté comme grand favoris mais qui n’obtint finalement que deux statuettes, avec celle de meilleure musique, confirmant ainsi que l’académie décidément a du mal avec les films adaptés de comics. Un autre grand favori pour le titre de meilleur film était l’incroyable “1917” de Sam Mendes, film notamment remarqué pour son magnifique plan séquence. Malheureusement, le film ne remporta pas la prestigieuse distinction et se contenta des prix pour la meilleure photographie, le meilleur mixage son et, étonnamment, meilleurs effets spéciaux. Cette cérémonie nous a donc permis de voir que l’académie des oscars s’ouvrait de plus en plus à un autre genre de cinéma et non plus uniquement au cinéma étatsunien traditionnel, que ça soit en récompensant des films non-anglophone ou ne sortant pas des systèmes de distribution classiques. On peut donc peut-être espérer un jour voir un film français obtenir l’oscar du meilleur film, qui sait ? Yoann Dogbe

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actualité artistique

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exposition Faire corps Adrien M & Claire B Au programme une exposition d’un genre nouveau où musique et lumière interagissent avec les visiteurs. «Faire corp», à la Gaîté Lyrique jusqu’au 3 mai prochain nous plonge dans un monde enchanteur et numérique. A l'origine de cette exposition le collectif Adrien M & Claire B qui interroge depuis une dizaine d’années déjà les frontières entre corps, art et sciences. Afin d’être pleinement disponible pour cette expérience sensorielle il est demandé de retirer ses chaussures avant d’accéder à l’exposition. Une fois à l’intérieur, le temps semble s’être arrêté: les jeux de lumière et la musique procurent un grand sentiment d’apaisement. On se concentre sur ses mouvements sur ce qu’ils provoquent sur les oeuvres. En somme cette exposition ludique qui nous entraîne dans un univers insolite, on bouge, on écoute son corps et ça fait du bien! Beau et inspirant!

Raphaelle De Priester

Faire corps - Adrien M & Claire B, jusqu’au 3 mai 2020 La Gaîté Lyrique, 3bis Rue Papin, 75003 Paris Tarif plein : 10€ // Tarif 12-26 ans : 8€

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culture architecturale


tu mourras à 20 ans. « A la mémoire des victimes de la révolution soudanaise », c’est ainsi que prend fin le « meilleur premier film », selon le Festival de Venise 2019, du réalisateur soudanais Amjad Abu Alala : « Tu mourras à 20 ans », 8 e film jamais produit au Soudan. Le nom du film nous titille ; « Tu mourras à 20 ans », comme une injonction moribonde qui corroborerait le fait qu’à 20 ans, on aurait déjà tout vu, tout vécu, et que la fleur de l’âge ferait mieux d’être cueillie que de commencer à faner. « Tu mourras à 20 ans » sera plutôt une injonction à la vie ! Amjad Abu Alala attire ainsi notre attention pour nous plonger dans le Soudan profond, terre des Nubiens oubliés, où la vie des villageois tourne autour d’un islam omniprésent, un islam des marabouts diseurs de superstitions et des récitateurs de Coran ensorcelantes ; une religion en phase avec le mode de vie simple du petit village dans lequel il nous emmène. C’est l’histoire de Muzamil qui, dès sa naissance, portera en lui la mort après que sa famille n’ait fait l’objet d’une malédiction de la part d’un savant religieux de la région. On nous conte alors le quotidien meurtri de sa petite famille qui devra vivre avec ce fardeau tout en nous mettant face aux nombreuses questions que suscite cette finalité à laquelle aucun n’échappera ; comment accepter la mort ? Comment vivre avec ? Comment vivre, tout simplement, quand on nous prédit notre mort à peine étant né ? C’est l’histoire de Muzamil, un homme mortné. Au fil du film, Amjad Abu Alala nous fait découvrir les relations de la religion à la mort, du péché à la mort et de la vie à la mort dans une sphère spirituelle teintée des couleurs chatoyantes

des voiles des femmes soudanaises. Les images sont pures, lumineuses et calmes. La musique est sobre et puissante et s’entremêle aux chants traditionnels des femmes ainsi qu’aux récitations solennelles du Coran. Le réalisateur laisse le temps au temps sans nous faire oublier que ce dernier nous est compté, surtout si l’on croit que l’on mourra à vingt ans. Car tout, dans ce film, est une question de croyances, de superstitions et rites abscons qui peuvent ternir l’image d’une religion. Muzamil connaîtra certes la mort tout au long de ses vingt ans, mais il connaîtra surtout l’amour, la joie, la haine, la solitude, le travail et le cinéma sans jamais quitter son petit village. Un personnage principal enquis de courage qui fait écho à toute une jeunesse soudanaise révolutionnaire, qui n’avait plus peur de ses gourous, qui n’avait plus peur de la mort et qui a appris à l’apprivoiser. « Tu mourras à 20 ans » est une ode à la fougue, une ode à la vie et à l’envie de vivre pleinement dans un pays aussi vaste que le Soudan. Aïmen LAIHEM

Tu mourras à 20 ans – Amjad Abu Alala Sortie en salles le 12 février.

culture architecturale

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Alger comme ma poche

rédacteur : Aimen Laihem illustrateur : Dimitar Bodg

Alger, Alger la blanche, terre d’orient et pourtant si proche de l’occident, terre où s’entremêlent les cultures qui l’ont vue se construire. Car Alger s’est construit et s’est enrichi des apports de chaque peuplade qui y élut domicile. En se baladant dans ses rues baignées de soleil, et comme emportés par la brise méditerranéenne, on y découvre toute sorte d’architecture formant un ensemble harmonieux souriant à la mer qu’on va essayer de survoler dans ce « Alger comme ma poche ».

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HÔTEL EL-AURASSI

2, avenue du Docteur Frantz Fanon Architecte : Luigi Moretti 1975 Ce bâtiment-écran niché sur les hauteurs de la ville pourrait être surnommé « le roi de la baied’Alger » si les algérois ne l’appelaient pas, avec dérision, « le climatiseur d’Alger », faisant référenceà son horizontalité et à ses proportions similaires à un climatiseur domestique. L’hôtel Aurassi fait partie de cette architecture postcoloniale qui voyait grand. Impressionnant et rassurant à la fois, il s’impose comme un repère fort et tranquille dans le paysage algérois que les habitants affectionnent tant.

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GRANDE POSTE

Boulevard Khemisti-Mohamed, rue Larbi-Ben-M’hidi et rue Asselah Hocine Architectes : Jules Voinot et Marius Tondoire 1907-1910 La Grande Poste d’Alger est l’un des emblèmes de la ville tant l’édifice prend une place importante dans le paysage urbain. Aussi est-elle le porte-étendard de l’architecture néo-mauresque, si prisée au début de XXe siècle qu’elle a été bâtie sur l’une des portes des anciens remparts de la ville nouvelle. Elle marque, à elle seule donc, le passage de l’ancien Alger vers la nouvelle extension de la ville au sud. En Juillet 2015, des travaux sont entrepris à l’intérieur du bâtiment pour transformer la Grande poste en musée sur l’histoire de la poste et des télécommunications en Algérie et est classé monument historique. culture architecturale

Je n’envie pas les architectes des pays dits « normaux » parce que eux, contrairement à nous (les architectes algériens) ne sont qu’architectes. Nous, nous sommes militants. Larbi Merhoum, architecte algérien


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MUSEE PUBLIC NATIONAL D’ART MODERNE ET CONTEMPORAIN D’ALGER, MAMA

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DJAMAÂ EL-DJAZAÏR (GRANDE MOSQUEE D’ALGER) MOHAMMADIA

Mohammadia Architectes : KSP Jürgen Engel Architekten, Krebs und Kiefer 2012-2019 Et si je vous disais qu’à Alger vous pourrez retrouver la troisième plus grande mosquée du monde dotée, du plus haut minaret marquant ainsi la baie de la ville? Ce projet, longtemps et toujours décrié, aura été l’un des chantiers majeurs de la gouvernance du président déchu. Cette mosquée se veut être l’un des emblèmes du pays en symbolisant la synergie des différents styles d’architecture des mosquées, reliant la modernité et le traditionnel, tout en abritant en son sein un musée d’art et d’histoire islamiques, un centre de recherches sur l’histoire de l’Algérie, une salle de conférences, de locaux commerciaux et des restaurants.

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BIBLIOTHEQUE MOULOUD FERAOUN Route Saïd Ouaguenoun Architecte : Larbi Merhoum 2004

En se baladant le long du boulevard Krim Belkacem, un tableau de Mondrian se dresse tout d’un coup, suscitant notre curiosité. Ce projet, assez ordinaire dans l’absolu, devient extraordinaire dans le contexte algérien dans lequel il s’insère avec un contraste désarmant posant ainsi la question du caractère déstabilisant et intellectuel de l’architecture dont Larbi Merhoum prône le côté « militant ».

Rue Larbi-Ben-M’hidi Architecte : Henri Petit 1909-1914 L’extérieur de l’édifice présente des façades à grandes baies à arcs outrepassés, un luxueux décor decéramique de la travée d’angle ainsi que de la frise portant l’inscription « Galeries de France », des menuiseries de remplages et des avant-toits mauresques. Après l’indépendance de l’Algérie, l’immeuble est rebaptisé «Galeries algériennes» et garde la même affectation jusqu’à la faillite de l’entreprise publique gérant la structure, en 1988. Passé sous la coupe du Ministère de la Culture, l’édifice est transformé, en 2007, en Musée National d’Art Moderne et Contemporain d’Alger. C’est en 2008, suite à sa restauration et réaffectation par l’architecte Halim Faïdi, le bâtiment est classé monument historique.

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AERO-HABITAT

Parc Beyrouth, boulevard Krim Belkacem, Telemly Architectes : Louis Miquel, Pierre Bourlier, José Ferrer-Laloë ( membres de la section CIAM d’Alger) 1952- 1955 Cet ensemble d’habitations moderne tiendrait son nom d’une compagnie aérienne qui l’a commandé pour y loger ses employés, son côté « aérien » s’avère d’autant plus frappant lorsqu’on observe son immeuble principal qui domine les flancs d’Alger comme un navire céleste. Construit par trois membres de la section CIAM d’Alger, on le prendrait aisément pour la Cité Radieuse de Le Corbusier. Il est vrai que les deux bâtiments partagent de nombreuses caractéristiques communes ; village vertical, rue intérieure, cellules traversantes à double orientation…etc. Mais ce qui distingue l’Aéro-Habitat de son cousin marseillais est son rapport à la ville ; l’implantation et la hauteur des immeubles ont été étudiées dans le but de ne pas gêner les constructions alentours et les priver de leur vue sur mer si chère aux algérois.

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o Tu es le bobo écolo, tu viens à vélo, possèdes v une gourde Tu es le bobo écolo les escaliers plutôt que l’ascenseur. Tu es le mégaloman en inox et emprunte Un projet rime pour toi avec ennui absolu, et tu Tu as lesans plusvégétation de sais que tu as raison. Avec un peu de chance tu fais même · partie l’asso Vert de Seine, et si ce n’est pas encore le cas Tu es lede charrette en détresse ça ne saurait tarder !

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Tu le asplus le plus Tu as de de Tu as le plus de

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-Tu as leparfait, - - Tu es l’étudiant plus de à l’heure, parfai t -Tu Tu l’étudiant es l’étudiant t bien fait Tu es tes l’étudiant attentif, motivé,parfai «parfai vite fait » c’est Tu es l’étudiant parfaipour t ton credo. Tu cuisines le week-end la semaine, mange as le plusetdeà le temps Tu le asplus le plus de Tuhealthy Tu as de pour de sport le oune o un ciné ou Tu o as séance le plus de Tu le bobo écolo jeudi soir. Finalement, es notre modèle Tu le esbobo le bobo écolo Tu es écolo o estu à tous, on t’aime Tu malgré le faitécolo que notre es le bobo incapacité à t’égaler est accablante.

· as le plus endedétresse, la · · Tu es le charrette Tu Tu esne le connais charrettepas en détresse decharrette réveilen car tu · tuen Tu le escharrette le détresse Tupanne es détresse neTuteas couche pas, jamais ! Des en bouts de Tu es le charrette détresse le plus de - le dans lesascheveux, le plus de l’inspiration Tu asplus le plus de Tu Tumaquette as de es l’étudiant tpasse mais le temps toujours trop vparfai v tuvTul’as Tu as le plus de que tu n’es pas Tu v es le mégalomane Tu le esmégalomane leHeureusement mégalomane Tuvite… es seul, loin d’être Tu un incompris, tu trouves Tu as le plus de es le mégalomane toujours un ami pour te filer un coup de o pouce. Tu es le bobo écolo

v Tu es le mégalomane, futur Starchitecte, le monde n’est pas prêt pour ton génie. A quoi Tu es le mégalomane bon faire une maquette, le projet parle de lui même ! Ton image est parfaitement contrôlée, ton pseudo sur insta? M le magnifique !

Tu regardes par la fenêtre en fixant le chantier sur le périph. C’est déprimant.


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#7 Février 2020 by Double Hauteur - Issuu