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#11 Octobre 2021

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Journal étudiant de l’ENSA Paris Val-de-Seine

N°10 // octobre - novembre 2021 // Gratuit

interview

Encore Heureux Le réemploi et la matière grise vie étudiante

PFE : Balogun Ola Davies de architectura

Le MNATP de Dubuisson actualité

© Cyrus Cornut

Récompense à l’agence K&+


Édito À l’heure où sont tombés les masques, où les réminiscences des anciennes vagues se délitent lentement de nos mémoires, DH a décidé de montrer de nouveau son visage. Un visage, mais surtout des figures qui se renouvellent et comptent maintenant dans leur rang de nouveaux membres en provenance directe de notre école et d’autres ENSA parisiennes. Un regard « neuf » qui vient renforcer les débats au moment où, plus que jamais, nous avons besoin de penser notre monde sous l’égide de la résilience et de la frugalité. C’est d’ailleurs tout l’objectif de ce nouveau numéro, qui se veut être une entrée en matière par la première page sur les notions de réemploi, durabilité des constructions ou encore par des réflexions épisodiques sur des matériaux insoupçonnés du quotidien. « Faire avec ce qui est là », les mots sont posés, et c’est bien tout l’enjeu. Un constat tout aussi pragmatique que salvateur à qui en sait déceler les potentialités. Une manière en cette période difficile, pourquoi ne pas être « Encore Heureux ». On se prend alors à écouter le murmure des « Pierres Sauvage », à regarder les mycéliums sous un autre angle ou encore à se délecter des bienfaits du chanvre. Dans cette valse intemporelle, des matériaux et des possibles, les études deviennent alors le temps d’imaginer des utopies concrètes ou de confectionner des réalités rêvées, pour que « La Belle Verte » puisse de nouveau respirer et nous, à nouveau espérer !

Petit Bureau

Léa Balmy

Pauline Toussaint

Présidente

Vice-présidente

Vincent Richard du P. Mathieu Khairallah Co -Rédacteur chef

Valora Brice

Thomas Nodari

Johanna Lepante B.

Co -Trésorière

Co -Trésorier

Secrétaire

Co -Rédacteur chef

L’équipe

Rodrigo Romero S.

Camille de Ruffray

Romane Bernard

Jean Cassien

Iliona Médard

Valentin Bonvarlet

Lyna Imakhlaf

Paul Priel

Ornella Trantoul

Laure Manissadjan

Baptiste Du Laurent

Aghate Pastre

Vincent Richard du Perron

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édito


Sommaire

1 2 3

Dossier Le retour du réemploi

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Débat

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Interview : Encore Heureux

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Actualité architecturale De architectura

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Women’s pavillion

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Récompense

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Grands ensembles

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Le filtre de la cigarette, l’isolant du futur

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Vie étudiante Mental obsessions

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PFE du mois

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Tribune

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Horoscope

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Le retour du réemploi Avant le XIXème siècle, on ne parle pas de « déchets » mais de « produits de nulle valeur »1. Tout l’enjeu était de leur trouver un nouvel usage !

De la théorie à la pratique

Dès la fin du XVIIIème siècle, dans les villes récemment industrialisées, les chiffonniers participaient à revaloriser la matière délaissée. Ils collectaient les boues, les os, les papiers ou les chiffons pour le revendre aux industriels et aux agriculteurs. Ce cycle n’a pas résisté à l’expansion démographique et aux innovations techniques qui ont vu apparaître des centres de tri et des décharges : il n’est plus question de trouver un nouvel usage aux objets de nulles valeurs, désormais qualifiés de « déchets ». Cependant, les acteurs du secteur du bâtiment renversent aujourd’hui la tendance. En effet, la conscience d’une finitude des ressources de la Terre rend impératif l’adage : « faire avec ce qui est là ». .

Si le modèle d’une économie circulaire est séduisant, il reste à le mettre en pratique. Pour cela, en France, les textes de loi encadrent les pratiques de réemploi. La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire à été adoptée le 30 janvier 2020. Un projet regroupant la Belgique, le Royaume-Uni et le nord de la France se sont fixés comme objectif de passer de 1% des matériaux du secteur BTP réemployés à 50% d’ici 2032.2 Si des leviers juridiques et financiers sont progressivement levés, il reste un enjeu culturel. Comment proposer des matériaux déjà utilisés ?

Venise 2010 @ Eric Mairiaux

Faire avec ce qui est là

Le tapis rouge suspendu au mur était placé dans une salle de bureau. La trace du mobilier est découpée dans la moquette, l’usure témoigne d’un usage passé.

S house

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Inventaire de matériaux d’occasion @ Rotor

Vers une économie circulaire L’enjeu est également pratique : comment encourager les architectes à envisager le réemploi dès la phase de conception ? Une solution envisagée est celle des outils numériques : matériauxréemploi.com, rotordc. com ou mineka.fr sont autant de sites web proposant à la vente des matériaux issus de chantiers de démolition. Des applications de géolocalisation permettant de trouver l’ensemble des centres de recyclage de déchets et excédents de chantier à proximité, sont conçues3. Ces outils servent à constituer des inventaires et rendent accessibles l’information quant à la disponibilité et l’état des matériaux aux acteurs du chantier.

Le réemploi n’est donc pas une révolution, il s’inscrit dans la continuité de pratiques anciennes et il se développe grâce aux outils de notre société actuelle. Cette manière de construire encourage la mise en place d’une économie circulaire soutenable pour les décennies à venir. Elle invite aussi à créer de nouveaux liens entre concepteurs, constructeurs et déconstructeurs. Dorianne DUPRÉ

1- L’invention des déchets urbains - Sabines Barles - 2005 2- Projet FCRBE - Facilitating the circulation of reclaimed building elements in Northwestern Europe, nweurope.eu - consulté le 05.10.2021 3- association Materrio-Normandie - consulté le 05.10.2021

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Débat

Déconstruire pour mieux reconstruire « Récupérer, démolir, reconstruire, ça c’est de l’architecture » - Eduardo Souto de Moura

La déconstruction, une nouvelle filière du BTP. Un des constats récurant des acteurs du réemploi est le manque de filières constituées de matériaux de réemploi. Ce qui implique qu’à chaque projet, une stratégie d’approvisionnement doit être mise en place : un facteur chronophage et décourageant pour les non-initiés.

filières de démontage, de reconditionnement, de stockage et de redistribution des matériaux récupérés.

Le potentiel de la préfabrication

La déconstruction, si elle est mise en place à grande échelle, peut devenir une nouvelle filière du BTP. Elle nécessite la création de

La préfabrication induit soit une conception contrôlée par une trame et une répétition structurelle, dans le cas d’une préfabrication

Déconstruction par Architecture sans frontirère Québec

Il n’existe pas, en France, de structure répondant aux besoins de la filière de la construction. Les structures existantes s’adressent aux particuliers et ont un impact très local.

La préfabrication est en adéquation avec la pratique de la déconstruction : les matériaux reconditionnés se trouvent être des éléments préfabriqués permettant des assemblages rapides et réversibles. Les filières constructives « sèches », dont les matériaux sont assemblés mécaniquement tels que le bois ou l’acier, sont les plus adaptées à ces pratiques. Cela est dû aux systèmes d’assemblages qui n’endommagent pas la matière.

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[image de Koji Fujii / Nacasa and Parteners Inc. : Kamikatsuki public house - premier bar majoritairement construit à partir de matériaux réemployés, par Hiroshi Nakamura & NAP, Kamikatsu, Japon - 2016]

fermée ; soit une conception basée sur les composants pour la préfabrication ouverte. Ce procédé demande alors un grand nombre de répétitions rendant le projet viable économiquement parlant, ou d’analyser les qualités nécessaires à son projet et ainsi réaliser une grande économie sur sa construction. D’un autre côté, cela permet également de réduire l’impact d’un chantier dans son site par un gain de temps notamment.

l’imaginaire collectif que le réemploi n’était que détournement des produits industriels. Néanmoins, avec la disparition des matières premières ; il est nécessaire d’anticiper et de trouver des nouvelles manières de bâtir. Nous ne pouvons plus considérer l’optimisation de matière comme utiliser le minimum, mais penser à la pérennité de celle-ci.

Ne plus subir le réemploi

Romane-Lifang BERNARD

Jusqu’à présent, le réemploi s’adressait à une population disposant de peu de moyens, qui utilisait les seuls matériaux à leur disposition. Il fallait faire avec l’existant, ce qui a implanté dans 1- http://materiauxreemploi.com/ 2- Matière grise, Encore Heureux

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Interview

Encore Heureux Encore Heureux est un collectif d’architectes français fondé en 2001 par Julien Choppin et Nicola Delon, rejoins par Sébastien Eymard et Sonia Vu. Devenu une référence en termes de réflexion sur la gestion des ressources et des matériaux, Encore Heureux prône une pratique de l’architecture responsable, afin de consommer moins et plus intelligemment. REMIX est un bureau d’étude en réemploi des matériaux de construction, co-fondé par Encore Heureux et Morgan Moinet. Plaine Commune est l’un des projets d’aménagement urbain les plus importants de France qui comprend le Village olympique et les 7 gares du Grand Paris Express. Il comprend le projet de « Métabolisme Urbain ».

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Quelle a été la démarche du projet de « Métabolisme Urbain » de la Plaine Commune en partenariat avec Bellastock ?

Romain Leal : Plaine Commune, qui a été créé en 2016, à l’intuition qu’il y a un sujet autour des matériaux et notamment les déchets du bâtiment. Il faut les étudier et développer des solutions pour pouvoir les gérer d’une façon plus respectueuse de l’environnement et surtout valoriser la matière. À l’issue de ce marché, une équipe a été désignée, pilotée par Bellastock, accompagnée de six structures aux compétences complémentaires dont Encore Heureux. Le sujet portait sur les acteurs du territoire, les flux de matières et le réemploi des matériaux (quantité, valorisation, développement de la filière, formation.) Chez Encore Heureux, nous développions le sujet des outils numériques et existants qui permettent de soutenir le développement des pratiques (accompagnement professionnel, économie circulaire). On a cherché à trouver des solutions qui pouvaient aider Plaine Commune ou des acteurs du territoire à développer ces pratiques. La conclusion du projet, c’est qu’il n’existait pas d’outils spécifiquement adaptés pour répondre aux besoins d’un territoire, les outils sont adaptés pour répondre à ceux d’une entreprise ou d’une opération même si nous avons créé un cahier des charges.

Comment avez-vous acquis cette expertise sur les questions de réemploi et de numérique en venant d’une formation d’architecture ? J’ai acquis cette expertise au travers de beaucoup de lectures, de la fabrique des outils de veille. C’était une pratique que j’avais déjà développée avant Encore Heureux, j’ai fait beaucoup de veille média en ligne via […] la plateforme MatériauxRéemploi. com que j’ai créé il y a déjà quelques années. Au quotidien, sur un projet comme Métabolisme Urbain, tu rencontres des acteurs, tu les interviews, tu essayes de comprendre comment ils travaillent, quelles sont leurs problématiques, comment ils les résolvent. L’un des éléments clef, c’est d’aller rencontrer les gens qui font, qui ont déjà les pieds dedans, et de les écouter.

© Cyrus Cornut

Morgan Moinet : La genèse du projet, c’est un appel d’offres public de Plaine Commune, un établissement public territorial qui décide de se doter d’une équipe pour l’accompagner sur les questions de Métabolisme Urbain au sens large pour caractériser le flux de matière. C’est un terme qui définit une méthode pour étudier les flux de matière sur le territoire.

Est-ce que cette démarche mise en place à Plaine Commune est révélatrice d’une mouvance actuelle de la part des Établissements Publics Territoriaux ? Lorsqu’on s’intéresse à un territoire, c’est très difficile d’ancrer une opération sans avoir de relais locaux. Métabolisme Urbain a lancé une dynamique, qui a permis aux acteurs du territoire qui ne travaillaient pas forcément sur les sujets de réemploi, de se rendre compte du potentiel, qu’il y a des besoins et de s’intéresser au sujet. Et puis il y a une spécificité qui fait que ce projet est particulièrement juste c’est que

L’un des éléments clef, c’est d’aller rencontrer les gens qui font, qui ont déjà les pieds dedans, et de les écouter. ce territoire est en renouvellement urbain rapide avec une organisation foncière historiquement tournée vers l’industrie avec des flux de matières importants qui sont déplacés. Ce n’est pas un hasard si ce projet est né en SeineSaint-Denis sur des territoires où il existe beaucoup de friches, de territoires en transformation urbaines et de chantiers qui sont encore en cours. La Seine-SaintDenis va se transformer dans dix ans, elle n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était déjà il y a quelques années. Jusqu’à présent, ce département était un peu regardé de haut par la promotion immobilière. Ils se sont rendu compte que c’était un territoire de tous les possibles,

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En quoi vos compétences se complètent ? C’est différent, Bellastock n’est pas une agence d’architecture, ils apportent plus une expertise sur l’intégration des sujets de réemploi aux opérations ou encore l’urbanisme temporaire. Lorsqu’on répond à un marché public comme Métabolisme Urbain, il faut faire le poids. On cherche plutôt la complémentarité et on essaye de monter une équipe qui soit suffisamment solide pour mener une opération sur trois ans, avec des budgets importants, des contraintes conséquentes. Et puis il y a une raison tout d’abord technique, il faut une équipe suffisamment nombreuse pour répondre aux demandes de la maîtrise d’ouvrage.

On s’est dit que ce serait intéressant d’adresser notre expérience à d’autres acteurs qui puissent aussi construire avec du remploi.

© Cyrus Cornut

avec des zones foncières libres incroyables. Les JO contribuent à augmenter ce dynamisme et il faut faire attention à son développement. Ce n’est pas un hasard si est né sur ce territoire Métabolisme Urbain. Il y avait déjà un terreau de structures qui n’étaient pas fédérées. Il y a par ailleurs un tissu associatif très présent pour des raisons sociales, économiques et politiques. Ce sont des communes qui sont essentiellement de gauche, engagées et qui portent ces sujets.

Dans cette dynamique territoriale, comment êtes-vous en lien avec Bellastock ? Certainement, déjà, parce que les équipes de Bellastock et d’Encore Heureux s’entendent bien, on a des compétences complémentaires. Lors de l’exposition Matière Grise [ndlr : Pavillon de l’Arsenal, 2014] ils avaient participé en fournissant notamment de la matière pour les échantillons. Et puis souvent quand on monte une équipe, c’est parce qu’on pense que les autres membres de l’équipe nous permettent d’être plus forts ou plus intelligents. Et puis je pense qu’Encore Heureux avait déjà travaillé sur la question du numérique en toile de fond. Par ailleurs, nous ne sommes pas tout à fait sur le territoire, mais presque [ndlr : localisation à la Villette]. On travaille toujours en réseaux (affinités, expériences). Bellastock fait évidemment partie de cet archipel d’acteurs. Il y a une filiation initiée par l’agence de Patrick Bouchain, Construire, et ensuite par Encore Heureux au début des années 2000. On apparaît maintenant comme des grands frères auprès de collectifs qui se sont montés dans les années 2010 et sur lesquels on avait un peu d’avance sur l’expérience. Nous sommes reliés à des collectifs comme ETC, Yes We Camp, Plateau Urbain. On travaille sur des sujets en commun ou l’on échange en cas de besoin d’expertise.

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Quels sont vos projets pour la suite ? On a fait le choix de co-créer REMIX avec Morgan qui est un bureau d’étude technique à la fois pour officialiser et concrétiser notre démarche de réemploi. Le réemploi est une des manières de concevoir l’architecture que l’on intègre dans notre démarche tout comme notre attention aux matériaux biosourcés, au tissu local dans lequel on va construire. REMIX nous permet à la fois de s’associer sur des projets en tant que maître d’œuvre ou de développer une activité plutôt d’expertise pour d’autres agences d’architecture et institutionnelles. Dans l’agence, on intègre le réemploi comme un élément normal à toutes les phases du projet (ressources présentes sur le site, filières de matériaux). REMIX réponds aux nombreuses demandes faites à Encore Heureux sur les questions de réemploi. On s’est dit que ce serait intéressant d’adresser notre expérience à d’autres acteurs qui puissent aussi construire avec du réemploi. Finalement, l’avenir du réemploi serait la création de bureaux d’études, mais avec des matériaux de réemploi.

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Comment diffuser la culture du réemploi ?

L’architecture, c’est de créer des ruptures, des impressions, créer des espaces où l’on peut parfois ressentir quelquechose dans notre corps.

Un des sujets est aussi de sensibiliser les acteurs en venant de la maîtrise d’œuvre qui peuvent formaliser ça dans son cahier des charges. Pour nous, la sensibilisation passe par répondre à des interviews, diffuser des vidéos, participer à des master class. C’est pourquoi on est ravie d’échanger lorsqu’on est invité à le faire, d’enseigner quand on en a la possibilité. Le site matériaux.réemploi.com a pour objectif de sensibiliser les acteurs, mais aussi de donner des informations techniques pour renseigner des gens qui se poseraient notamment des questions juridiques. Si les craintes peuvent être levées par des contributeurs passionnés et compétents ça peut aider à faire avancer les pratiques.

A quoi vous fait penser le terme double hauteur ? Romain : La double hauteur, c’est un terme important dans l’architecture qui marque un contraste avec la simple hauteur. J’entends double hauteur relativement au reste : la simple, la triple ou les espaces extérieurs. L’architecture, c’est ça, c’est créer des ruptures, des impressions, créer des espaces où l’on peut parfois ressentir quelque chose dans notre corps. C’est une des raisons qui m’ont fait devenir architecte, c’est d’avoir des émotions. La double hauteur est un des dispositifs permettant de créer cette émotion. Morgan : Instinctivement, la double hauteur me fait plutôt penser à l’escalade, à l’altitude, à ce truc un peu grisant quand tu commences à être haut et que tu n’es pas dans un environnement naturel pour un être humain. Ce moment où tu as les mains moites, ça fait peur et puis pourtant c’est cool tu es là pour ça.

© Cyrus Cornut

Franchement, j’ai l’impression qu’on n’a pas besoin de vous mobiliser, vous l’êtes ! On essaye de toujours avoir un lien avec les écoles et les étudiants. Parfois, c’est bien d’apprendre en vase clos sur des sujets théoriques, mais il faut aussi faire le lien avec la pratique du métier. Je pense que votre génération est particulièrement sensible à ces enjeux-là et au contraire, c’est elle qui va nous pousser. Quand je me replace à la fin de mon master, j’avais bossé plusieurs mois sur l’expo Matière Grise, je commençais à écrire mon mémoire sur le réemploi et aujourd’hui je rencontre des étudiants qui ont un niveau de compréhension avancé et qui à la fin de leurs études vont pousser les barrières toujours plus loin en facilitant sa mise en place, en le diffusant. On rencontre beaucoup d’étudiants qui ont la volonté de se dire que notre future activité doit permettre de répondre à cette urgence [climatique]. Finalement, le réemploi est un sujet, il y en a plein d’autres dans le domaine de l’architecture. C’est une génération qui non seulement a conscience de l’urgence d’agir, mais aussi du fait qu’elle a le pouvoir de fabriquer des outils pour y remédier.

© Cyrus Cornut

Comment mobiliser les étudiants sur cette question ?

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Propos récueillis par Vincent RICHARD DU PERRON et Raphaelle DE PRIESTRER photographies : Cyrus Cornut Projet : Grande Halle, réhabilitation d’une halle industrielle en tiers-lieux, Colombelle 2019, Encore Heureux « Dans une logique de réemploi, les radiateurs, sanitaires, bois, faïences, fenêtres et portes coupe-feu, proviennent de chantiers de déconstruction de la région »

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© mcem/RMN. Source : AMC

de architectura « Faire Campagne » : Le MNATP de Dubuisson, Un ardent hommage de Paris à ses traditions Il suffit pourtant d’un battement de cils pour qu’il disparaisse de votre vision. Tapis sous l’hermétique canopée du bois de Boulogne, l’ancien MNAT dévoile en de rares occasions, son massif écrin dans les reflets concaves de la Fondation Louis Vuitton. Conçu par l’architecte Jean Dubuisson, figure emblématique des Trente Glorieuse et de la Reconstruction (Prix de Rome, 1945) spécialisé dans les grands ensembles de logements (Shape Village, La Caravelle, Maine-Montparnasse), le Musée National des Arts et Traditions Populaires a été inauguré en 1975 sous l’impulsion du conservateur Georges-Henri Rivière. Authentique « musée-laboratoire » issu des grands idéaux du Front Populaire, Le MNATP est sorti de terre avec pour objectif majeur de rendre hommage aux coutumes, savoir-faire locaux et autres habitats vernaculaires de nos régions. Si son programme fait déjà preuve d’originalité en incorporant les nouvelles sciences humaines émergentes (ethnologie), le monolithe à la figure en T inversé, innove sur le terrain de l’architecture en procédant à un renouvellement de la typologie muséale des siècles passés.

Une abstraction constructive visible tout d’abord par sa flexibilité fonctionnelle exacerbée (trame libre sans point porteur intérieur), ses volumes épurés ainsi que son jeu sur les transparences et les opacités. Tirant profit de ses influences Scandinaves, ce nouvel archétype d’une grande modernité, propose dans un rationalisme / minimalisme maniériste, un dialogue par les atmosphères entre l’espace construit et ses vastes étendues d’espaces verts. Pourtant labellisé Patrimoine du XXe siècle, le MNATP a, paradoxalement à son avant-gardisme humble et latent, mal résister face aux fluctuations du poids du temps. Abandonné totalement en 2005, il a fallu que le Saint-Sauveur de N-D fasse une nouvelle fois appel à sa fidèle e-Gehry pour enrober d’un miroitant diaphane l’ancienne forteresse des peuples, souvent méprisés. En attendant de récolter les « Moissons du Ciel » dès 2022 avec l’ouverture de son nouveau temple, une petite école buissonnière en site délaissé pourras vous permettre d’une dernière fois contempler, ce monument empreint de fonctionnalisme et de grande clarté / pureté.

Vincent RICHARD DU PERRON

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actualité architecturale


Actualité Women’s pavillon Dans le but de promouvoir la cause des femmes à travers l’architecture, le magazine Volume Zero, en partenariat avec Archdaily, lance le concours ouvert aux étudiant.e.s «Women’s pavillon”. Un espace de 500 m² avec des salles de réunion, de workshop, des lieux d’interventions, des cabines de conseils, avec pour but la sensibilisation aux droits et à l’autonomisation des femmes. Libre aux participant.e.s de proposer des innovations programmatiques et architecturales ! 15 décembre 2021 : clôture des inscriptions 22 décembre 2021 : clôture de dépôts de dossiers 10 février 2022 : résultats volumezerocompetitions.com

Récompense L’agence K&+ Architecture globale a été récompensé par Le Prix du Projet Citoyen, porté par l’Union nationale des syndicats français d’architectes (UNSFA) pour sa réalisation d’un foyer d’accueil médicalisé pour adultes avec autisme. Le projet livré en 2020, à Coulommiers (77) a été mené main dans la main avec les familles et l’association AEDE. « Une architecture humaine, centrée sur ses usagers, qui ne se contente pas de proposer des façades photogéniques mais dont l’essence même est de contribuer au bien-être de ses occupants. » Les personnes atteintes de troubles du spectre autistique ressentent le monde différemment. Notre objectif était de proposer une architecture qui réponde à ces particularités sensorielles et perceptives.

actualité architecturale

Léa BALMY

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Actualité Grands ensembles Suite à la proposition en 1961 d’un plan d’organisation de la ZUP de Meaux-Beauval, Marcel Lods réalise 6 tours “tripodes”, avec un plan enY, qui fondent une identité urbaine considérée comme novatrice. Aujourd’hui, ce patrimoine moderne, témoin de la politique des grands ensembles des années 60, est voué à la démolition. Déjà 3 immeubles tripodes ont été dynamités, en 2019 et 2020 et les autres démolitions sont prévues pour 2024 et 2027. Est-ce que d’ici là, la destruction sera toujours considérée comme unique solution ?

Et si à votre bouche se trouvait le prochain isolant thermique de demain. Effectivement dit comme ça, vous vous dites sûrement “mais qu’est-ce qu’ils ont fumé à la rédac ? ”On ne vous rassure rien, mais le filtre de vos cigarettes pourrait servir d’isolant pour les bâtiments du futur. En effet, l’entreprise TchaoMegot recycle et collecte les filtres afin de transformer ce déchet, qui malheureusement est l’un des plus grands polluants de notre planète, 1 déchet sur 3 retrouvé sur les plages est un filtre de cigarette. Ces déchets sont dépollués en circuit fermé sans eau ni solvant toxique afin d’y récupérer la fibre artificielle présente dans le filtre : l’acétate de cellulose. Cette fibre ainsi recyclée peut être utilisée de différentes manières en vrac ou en plaques, pour l’isolation thermique des bâtiments (comble/mural) mais également comme rembourrage pour la confection de doudounes. La fibre de mégot recyclée offre une alternative au rembourrage traditionnel, le plus souvent en plume animale. Alors, oui, on vous l’accorde dit comme ça, c’est un peu utopiste nous on veut y croire !

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actualité architecturale

Source :TchaoMégot

Le filtre de la cigarette, l’isolant du futur

Iliona MEDARD


Mental obsessions • Build That Wall (Zia’sTheme) - Darren Korb

• Haunt me (x3) - Teen Suicide Dans un registre calme, un groupe de rock indé venant de Baltimore. Dans un style Lo-Fi le personnage décrit l‘envie de l’auteur d’avoir une romance tellement forte qu’elle le hante. Et aussi la recherche d’un ami pour ne plus se sentir seul.

Un duo à la mélodie languissante, reprenant un thème récurrent du jeu vidéo Rogue-like. Le chant nous parle de la cruauté de la vie, nous apprenant à vivre avec les épreuves ou les douceurs qu’elle nous présente.

• Exposition Aérodream- centre Pompidou Metz - jusqu’au 14 février 2022

Une exposition sur le thème de la conception et du design gonflable, florissant entre les 60’s et les 70’s, passant des outils militaires à l’architecture et le mobilier.

frimhaw.global

Sont exposés des œuvres d’Archigram comme l’Instant City, ci dessous, ou encore un concept de l’agence Snøhetta, Tuballoon de 2006, une structure gonflable; la scène principale du Kongsberg JazzFfestival ayant la forme d’une oreille, pour avoir des propriétés acoustiques propres et facilement modifiable.

• SKIP - Molly Mendoza - Nobrow - 2019 Ce roman graphique nous emporte dans une histoire envoûtante, sur l’amitié et le dépassement des peurs. Le plus intéressant reste son style graphique très finement tissé. En effet, il s’agit d’un véritable travail sur les couleurs.

Mathieu KHAIRALLAH Vie étudiante

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PFE du mois Le réemploi et les questions sociales :

Le résistance la lutte et la démarginalisation Le réemploi peut aller de paire avec un projet social qui cherche à servir ses occupants et son quartier. Notre Histoire commence dans une usine squattée à Montreuil où les occupants ont fait d’un lieu abandonné un espace de travail chargé d’une valeur historique et révolutionnaire importante pour le quartier. Le projet étant d’abord axé sur les luttes qui ont permis aux occupants de garder ce lieu au détriment d’un projet promotionnel qui aurait détruit 2 hectares d’un mur emblématique au quartier, l’option du réemploi a naturellement découlé du processus de recherche, d’analyse, et de conception d’une nouvelle façon de s’approprier l’espace.

Realisé par Balogun Ola Davies de l’ENSA Paris Malaquais, diplômé en 2021. Département PASS «Villes Vivantes» lieu et les gens du quartier qui seront par la suite soutenus par la mairie de Montreuil. Le bâtiment restera donc occupé par ces artistes et artisans (du bâtiment notamment) pour y pratiquer leur fonction.

2. Anticiper en chantier de (dé)construction et reconstruction. Travailler là sur la question de comment faire de l’usine un lieu social et un laboratoire de vie tout en composant avec le déjà là.

Le projet s’est réalisé sur 3 grandes étapes :

1. Révéler l’existant : zone à défendre et zone à dépolluer. Une enquête sur l’usage du lieu et l’identification de qui l’occupait ont révélé que c’est un quartier politisé avec une population très artistique et artisanale engagée. Après avoir retracé l’histoire du lieu et ses multiples occupations avant le squat, il s’est avérée qu’elle avait beaucoup servi à l’industrie textile avant de s’orienter vers le bâtiment. Un concours fut ensuite organisé pour définir le projet qui reprendrait le terrain, il fut cependant fortement désapprouvé par les occupants du

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vie étudiante

ETAPE 9

ETAPE 8

R

PLANCHE 11

ETAPE 12

ETAPE

ESCALIERS

PIEDS

ETAPE 1

ETAPE 2

PS

ETAPE 3

PORTEURS

ETAPE 4

ETAPE 5

SOLIVES ETAPE 6

COR GARDE 13 ETAPE

ETAPE 14

ETAPE 15


En prévoyant une reconstruction par phases qui s’adapte aux besoins des occupants tout en faisant participer ceux-ci dans le processus. Ce projet se voulait participatif au point même d’étendre la participation à tout le quartier. Les matériaux furent classés selon leur avenir qui allait être : - Récupération, : réutiliser pour redonner la même fonction à l’objet. - Réemploi, : Employer différemment en apportant quelques modifications.

3.L’agora des murs à pêche. En référence au mur emblematique bordant l’usine que les habitants et la mairie tenaient à garder. C’est ainsi que les occupants de l’usine : Collectif garde la pêche artistes artisans et travailleurs du bâtiment, seraient potentiellement aidés par les habitants et ateliers du quartier pour dépolluer, sécuriser, et rénover les 13 bâtiments de l’usine (selon leurs degrés d’endommagement) pour en faire des lieux plus saints et appelants à la vie de quartier

- Recyclage : redonner une toute autre nouvelle vie au matériaux. Couverture zinc Profilé métallique Pare pluie Isolant ep. 15 cm Ferme métallique Cheneau métallique Plaque de rive en zinc

Menuiserie aluminium Couverture zinc Profilé métallique Pare pluie Isolant ep. 15 cm Ferme métallique Pare vapeur Cheneau métallique

Poutre treillis Poteau métallique Remplissage brique rouge récupéré de la déconstruction Isolant ep. 15cm Pare vapeur Enduit

Poutre

Linteau

DÉTAIL 2 SUR CHÉNEAUX SHEDS

DÉTAIL 1 SUR CHÉNEAUX | CATHÉDRALE ACTIVE

mezzanine de travail

ESPACE RECHERCHE DEPOLLUTION

bibliothèque

AT RÉ ELIE UN RS ION & S

Salle d’exposition/spectacle

Mur-à-Pêche reconstruit

Phytorémediation

Nvx système d’évacuation

Coupe perspective qui montre les baies vitrées visant à une meilleure aération et exposition tout en gardant la structure d’origine

Lyna IMAKHLAF vie étudiante

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Recherche architecte junior, 3 ans d’expérience minimum. Qu’attendent les écoles d’un.e étudiant.e pour lui délivrer le diplôme ? Qu’attendent les professionnels d’un.e jeune diplômé.e pour l’embaucher ? C’est cet écart entre formation et profession qui retient toute notre attention pour cette tribune issue d’un article publié par l’UNEAP dans la revue l’Architecture d’Aujourd’hui. Après cinq années d’études en école d’architecture et paysage, intégrer le marché du travail reste souvent difficile. 25 % des jeunes diplômés sont embauchés sans délai après l’obtention de leur diplôme, et 74% accèdent à leur premier emploi en moins de 6 mois, des chiffres qui laissent à penser que l’insertion professionnelle des jeunes diplômés n’a rien d’inquiétant. Cependant, l’étude ne prend pas en compte la corrélation entre l’emploi obtenu et les attentes initiales des jeunes.* Les offres d’emploi mentionnant la nécessité d’une expérience en agence sont nombreuses. Or, c’est précisément cette expérience préalable exigée qui pose question : ou l’acquérir, si ce n’est en agence? Il semble que les professionnels ont des attentes que les écoles semblent ignorer. Alors, qui est en mesure d’assurer l’intermédiaire entre les attentes des professionnels et l’enseignement de l’architecture en France ?

En effet, d’autres acteurs possèdent une part de responsabilité. Le Ministère de la Culture, dont le rôle de conseil du projet pédagogique des ENSA devrait permettre des recommandations qui intègrent un programme plus adapté. De plus, le Conseil National de l’Ordre des Architectes, en tant qu’interlocuteur privilégié entre les écoles et les professionnelles, devrait faciliter l’insertion des jeunes et réduire la distance entre les étudiants et la profession, dans toute sa diversité. Si les écoles n’ont pas vocation à être totalement professionnalisantes, elles gagneraient à faire un pas vers le monde professionnel pour renforcer le lien entre la profession et les étudiant.es, afin de mieux préparer les futur. es diplômé.es à répondre aux attentes des employeurs mais aussi mieux préparer les agences d’architecture à accueillir un.e jeune diplômé.e avec des attentes adaptées. Sans demander une totale réforme de l’enseignement de l’architecture, cela peut passer par l’intégration du stage dans le cursus permettant la réalisation d’un stage long, tout comme des cours optionnels de management, de gestion d’entreprise ou de droit. Article redigé par l’uneap dans le cadre d’un partenariat avec la revue AA.

Cette question de la responsabilité ne trouve pas son unique réponse dans le décalage entre le programme des écoles et les demandes des agences. *Enquête Archigraphie 2020 auprès des architectes, étude démographique et économique menée par le CNOA, p.64.

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Tribune


HOROSCOPE Bataille - G1

Atelier X - G8

Bataillon, ce mois sera enfin sous le signe de la stabilité professionnelle. L’horizon est prometteur. vous faites peau neuve et vous affirmez avec force. Partant, vaillant, à la conquête des charrettes. Offrandes sont à prévoir pour éviter la disette, payez votre masse c’est bientôt l’heure des raclettes !

Membres du G8 vous présenterez une forme resplendissante. Cela vous permet d’être particulièrement productif au travail. Certains d’entre vous n’hésiteront pas à prendre des risques dans le domaine professionnel. Le maître mot du mois : faitesvous confiance !

Laurent - G2 Laurentiens, le mois de novembre est un mois de tensions... Mars, votre seconde planète, vous rend d’humeur bagarreuse. Prenez garde aux propos que vous tenez qui ne manqueront pas de se retourner contre vous !

CMAU - G3 Cmauiens, délaissés depuis toujours par Karini, votre indépendance, forgée à la dure ne fait que croître. Votre régime ? fruit le jeudi, pastis le vendredi. Ce rythme effréné est la clé de votre réussite ! Persévérez, vos efforts paieront ce mois-ci !

Atelier D - G9 Le roi Louis a posé son D-iagnostic ... Novembre sera le mois D-écisif. vous serez mise à l’épreuve. Une période D-ifficile vous attend. Il va falloir D-issocier D-éconner de travailler. On D-ose les bêtises. Louis attend que vous D-onniez le meilleur.

HM - G10 Si l’activité professionnelle sera toujours au firmament, il n’en sera rien au niveau sentimental. Les célibataires devront prendre leur mal en patience. La rumeur court que Gardebois séducteur aiguisé; se tourner vers lui pourrait être judicieux...

MDM - G4 Natifs du G4, il y aura de l’effervescence ce mois-ci. Après un week-end tombé à l’eau, l’ambiance morose règne à l’atelier... vous reprenez le cap , nous dévoilant un nouveau profil. Serait-il annonciateur d’un nouveau départ ?

Tabet - G5 Fraternels Tabetiens, un beau mois vous ouvre les bras. De plus, les astres alignés n’annoncent aucune difficulté notable. Côté santé, gare aux charettes qui s’annoncent; on évite le surmenage !

Studio - G11 Un mois dynamisant, ami en studios ! Le trio planétaire dans le signe du Scorpion vous envoie des influx positifs qui vous rendent plus performant, vous offrant l’opportunité de vous démarquer.

Studio - G12 La conjoncture astrale zoome sur votre travail et sur les obligations d’évolution que vous ne soutenez pas forcément... Votre légèreté et votre insouciance habituelles risquent d’être mises à mal.

Laroche - G6 Ô Jacotiens, vous connaîtrez quelques difficultés ce mois-ci. Après deux jours de débauche, le mois s’annonce aussi explosif que ce week-end. (ps attention au cutter, votre place est au front; non à l’hôpital !)

BE - G7 Du côté de BE, des perspectives réjouissantes s’annoncent. Concernant la santé, il y aura quelques petits bobos mais sans gravité aucune. La vie sentimentale vous sera favorisée.

La Def - G13 Natifs du G13, un mois de novembre plutôt calme vous attend. Votre activité vous demandera d’être très productifs. Un gros coup de fatigue et des envies de vacances se feront ressentir. On s’accroche ! il semble qu’une soirée d’exception pourrait se poindre...

Massena - G14 Masséniens ... vous vivrez un mois de novembre mitigé. Votre domaine professionnel sera à l’honneur. Il faudra simplement faire attention à votre hygiène de vie et aux excès répétés.


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#11 Octobre 2021 by Double Hauteur - Issuu