Espace Nord
PROGRAMME DE PARUTIONS DE SEPTEMBRE À NOVEMBRE 2026
photo de couverture du présent document : Close up sunset clouds reflected in camera lens © Aliyev Alexei Sergeevitch, 2015.
septembre-novembre 2026
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sommaire Patiemment élaboré depuis 1983, le catalogue Espace Nord constitue la plus riche et la plus vaste collection de textes littéraires écrits par des auteurs et autrices belges francophones. Ce patrimoine inestimable, né du pari de rééditer au format de poche, à prix abordable, le meilleur de la production francophone belge publiée en France ou en Belgique, est aujourd’hui la propriété de la Fédération WallonieBruxelles. Depuis 2011, la collection Espace Nord est gérée par Les Impressions Nouvelles.
Vinciane Moeschler – Trois incendies
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Françoise Mallet-Joris – Le Rempart des béguines
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Irène Hamoir – Boulevard Jacqmain
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André Baillon – Le Perce-oreille du Luxembourg
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septembre-novembre 2026
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Vinciane Moeschler
Trois incendies postface de Laurence Boudart
Le livre Beyrouth, 1982. Pour dire la fragilité du monde, Alexandra est devenue reporter de guerre. Avec son Rolleiflex, elle capte la folie humaine. Mais le massacre de Chatila est celui de trop. Ébranlée, elle ressent l’urgence de revoir sa mère, Léa. Née en Belgique, Léa a connu une enfance marquée par la violence et les secrets. Alors que sa mémoire s’efface, un souvenir résiste : la fuite des Ardennes sous l’occupation nazie, qu’elle transmet à sa fille.
roman – septembre 2026 – no 424 392 pages – 12 x 18,5 cm 11 € – 978-2-87568-742-5
Et puis il y a Maryam, la fille d’Alexandra. Celle qui refuse la guerre, veut s’affranchir de l’héritage familial, se sent prête à aimer, et trouve refuge auprès des animaux.
‘‘ Léa, Alexandra et Maryam :
trois femmes, trois destins, trois façons d’affronter la violence, les blessures de l’histoire et les défis de l’émancipation dans un roman où la mémoire et la filiation s’entrelacent.
De Beyrouth à Buenos Aires, en passant par Bruxelles, Berlin et Brooklyn, le portrait de trois générations, trois tempéraments, trois incendies.
‘‘
Vinciane Moeschler © Christian Kettiger
L'autrice Née à Genève d’un père suisse et d’une mère belge, Vinciane Moeschler est journaliste et romancière. Correspondante à Paris pendant douze ans, elle a réalisé des documentaires radio pour la RTBF et France Culture, écrit pour le théâtre et publié des romans et des courts métrages. Installée à Bruxelles depuis vingt-cinq ans, elle a reçu le prix Rossel (2019) pour Trois incendies et le prix des lycéens pour Alice et les autres. Elle publie Guérillera en 2026 au Mercure de France.
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Espace Nord
Françoise Mallet-Joris Le Rempart des béguines postface de Cécile Vanderpelen-Diagre
Le livre À Gers, petite ville de province où chacun connaît la place qu’il doit tenir, Hélène grandit seule auprès d’un père aussi respectable que distant. Depuis la mort de sa mère, la vaste maison familiale lui semble trop silencieuse, trop ordonnée, trop étroite pour ses quinze ans.
roman – septembre 2026 – no 425 312 pages – 12 x 18,5 cm 10 € – 978-2-87568-743-2
‘‘ Premier roman audacieux
L’arrivée de Tamara bouleverse cet équilibre fragile. Divorcée, indépendante, installée au Rempart des béguines, cette femme que la bonne société regarde avec méfiance ouvre à Hélène la perspective d’un autre monde. Entre admiration, désir de liberté et besoin d’être aimée, la jeune fille s’abandonne à une fascination qui transformera peu à peu son regard sur les autres comme sur elle-même.
de Françoise Mallet-Joris, Le Rempart des béguines explore avec finesse l’éveil à la sexualité et la complexité des sentiments dans une société bourgeoise étouffante.
‘‘
• Entre fascination, emprise et rébellion, une adolescente explore les complexités de l'amour et des rapports de pouvoir. • Dans une petite ville bourgeoise, l’homosexualité féminine devient une expérience transgressive et formatrice.
Françoise Mallet-Joris © Michel Szabo et AML (AML 00848-0152)
septembre-novembre 2026
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Françoise Mallet-Joris
Née à Anvers le 6 juillet 1930, Françoise Mallet-Joris grandit dans un milieu intellectuel et artistique privilégié. Fille d’Albert Lilar, avocat qui deviendra ministre d’État, et de Suzanne Lilar, alors au début d’une brillante carrière littéraire, elle passe son enfance dans la vaste demeure familiale, où se côtoient artistes et gens de lettres. Très tôt plongée dans la littérature, elle lit Balzac à onze ans, Tolstoï à treize, puis découvre Flaubert, Maupassant, Stendhal, Zola, Dostoïevski et Rilke. Elle récusera pourtant toute idée de précocité, expliquant qu’elle n’était pas une enfant particulièrement avancée, mais simplement une enfant à qui l’on n’achetait pas de livres pour enfants. À dix-sept ans, déjà mère, mariée puis séparée, Françoise Lilar s’installe à Paris. Elle adopte le pseudonyme de Françoise Mallet-Joris, fait de l’écriture son métier et organise sa vie autour de cette vocation. Trois mariages, quatre enfants et une œuvre considérable jalonneront ce parcours. En 1951, elle fait une entrée fracassante en littérature avec Le Rempart des béguines, roman audacieux dont l’héroïne, une adolescente en révolte contre le milieu bourgeois anversois, entretient une relation avec la maîtresse de son père. Publié par une très jeune femme à l’apparence sage, ce texte au cynisme élégant, traversé d’accents autobiographiques, provoque un scandale retentissant, pour le plus grand plaisir de son éditeur René Julliard. Le succès est immédiat et se confirme en 1955 avec La Chambre rouge. Françoise MalletJoris peut désormais se consacrer pleinement à son projet de vivre de sa plume. S’ouvre alors une carrière littéraire riche de plus de trente ouvrages et couronnée par plusieurs distinctions majeures, dont le prix Femina, qu’elle reçoit en 1958 pour L’Empire céleste. Son parcours la conduit à l’Académie Goncourt en 1970, puis, en 1993, à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, où elle occupe le fauteuil autrefois détenu par sa mère. Son œuvre embrasse des genres variés : roman, essai, biographie, nouvelle, mais aussi chanson, puisqu’elle en écrira plus de trois cents, principalement pour Marie-Paule Belle, dont la célèbre Parisienne. Parallèlement, Françoise Mallet-Joris publie plusieurs textes autobiographiques, autant d’occasions d’introspection et de questionnement personnel. Lettre à moi-même paraît en 1963, suivie en 1970 de La Maison de papier, dont le ton de confidence et le charme séduisent un large public : l’ouvrage se vendra à plus d’un million d’exemplaires. Elle revient une dernière fois sur son parcours autobiographique en 2000 avec La Double Confidence dans laquelle, à travers la vie et l’œuvre de Marceline Desbordes-Valmore, l’écrivaine interroge une nouvelle fois son propre itinéraire, avec une intuition fulgurante. Françoise Mallet-Joris s’éteint le 13 août 2016.
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Espace Nord
Irène Hamoir
Boulevard Jacqmain postfaces d'Olivia Ardui et Marie Godet Le livre
roman – octobre 2026 – no 426 222 pages – 12 x 18,5 cm 9,5 € – 978-2-87568-744-9
‘‘ Plongez dans Bruxelles à travers
les yeux d’Irène Hamoir, où les surréalistes deviennent gangsters et la ville un terrain d’enquête.
Boulevard Jacqmain est un roman policier d’Irène Hamoir, à la croisée du surréalisme et du roman noir. Inspiré de son expérience de journaliste, il met en scène ses proches sous pseudonymes : René Magritte devient « Gritto », tandis que Paul Nougé, sous le nom de « Nouguier », est assassiné dès l’ouverture. Les hommes y sont des gangsters, les femmes des prostituées, et Hamoir ellemême apparaît en « Crépue ». L’enquête traverse Bruxelles et ses lieux emblématiques. Entre parodie et critique sociale, le roman interroge les normes de genre et livre un témoignage précieux sur le milieu surréaliste.
‘‘
Irène Hamoir © Droits réservés
L'autrice Née en 1906 à Bruxelles, Irène Hamoir est une figure majeure du surréalisme belge. Introduite dans le groupe par Marc Eemans, elle épouse Louis Scutenaire en 1930 et fréquente René Magritte. Elle participe à l’exposition de La Louvière (1935) et se réfugie à Carcassonne pendant la Seconde guerre. Elle contribue à l’essor du mouvement surréaliste, publie plusieurs textes, dont La Cuve infernale (1944). Journaliste au Soir, elle laisse une œuvre singulière.
septembre-novembre 2026
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André Baillon
Le Perce-oreille du Luxembourg postface de Daniel Laroche Le livre
roman – novembre 2026 – no 12 272 pages – 12 x 18,5 cm 9,5 € – 978-2-87568-745-6
‘‘ Quand la mémoire devient
Carnet d’un fou, Marcel. Qui n’arrête pas de se fourrer le doigt dans l’œil, violemment, au risque de s’éborgner. Ce qui l’a conduit à la Salpêtrière : une espèce de mécanique. Un père qui dit oui, une mère qui dit non, des petits scrupules d’absolu. Il raconte. Le perce-oreille, c’est Dupéché qui l’a écrasé dans les jardins du Luxembourg, avant même que Marcel ait pu vérifier si l’insecte avait ou non une queue. L’horrible Dupéché, qui se prétend son ami. Il raconte. Où sa vie l’a conduit. Ce que ces Messieurs les médecins ne veulent pas savoir.
obsession et l’obsession folie, Marcel bascule dans un monde à la logique bouleversante.
‘‘
André Baillon © AML (FS03 00162/0051)
L'auteur Né à Anvers en 1875, de père français et de mère flamande, André Baillon fut journaliste à La Dernière Heure. Il émigre en France en 1920, après avoir obtenu le Prix français de la Renaissance. Sa vie instable et mouvementée ébranle sa résistance nerveuse et le conduit plusieurs fois à l’asile de La Salpêtrière où il se suicide en 1932. Auteur de Délires, Un homme si simple, Le Perce-oreille du Luxembourg, Par fil spécial, il est considéré comme un des maîtres du roman réaliste moderne.
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