Skip to main content

Catalogue 1er semestre 2026

Page 1


Espace Nord

PROGRAMME DE PARUTIONS DE MARS À JUIN 2026

photo de couverture du présent document : A lonely autumn leaf gracefully hanging on a branch © Andrii Chagovets 2024 – iStock 2186451684.

sommaire

Yves Namur – Figures de l'éphémère 5

Jacqueline Harpman – La Fille démantelée 6

Pierre Mertens – Une paix royale 7 Robert Vivier – Délivrez-nous du mal. 8

Patiemment élaboré depuis 1983, le catalogue Espace Nord constitue la plus riche et la plus vaste collection de textes littéraires écrits par des auteurs et autrices belges francophones. Ce patrimoine inestimable, né du pari de rééditer au format de poche, à prix abordable, le meilleur de la production francophone belge publiée en France ou en Belgique, est aujourd’hui la propriété de la Fédération WallonieBruxelles.

Depuis 2011, la collection Espace Nord est gérée par Les Impressions Nouvelles.

poésie – mars 2026 – no 423 280 pages – 12 x 18,5 cm 12 € – 978-2-87568-738-8

Une poésie qui explore les profondeurs de l’âme, interroge la fragilité du langage et de l’existence, confronte le lecteur au silence, au vide et à la mort.‘‘

Yves Namur

Figures de l'éphémère

postface de Daniel Laroche

Le livre

Ce recueil rassemble des extraits de Fragments de l'inachevée (1992), Une parole dans les failles (1997) et Figures du très obscur (2000).

Yves Namur adopte une approche réflexive et métaphysique, influencée par Celan, Juarroz et surtout Jabès. Le poète place au centre de sa démarche la question de l’ineffable – cette impossibilité du langage à dire pleinement le réel. Inspiré par la pensée apophatique, Namur explore la tension entre la parole et son impuissance, tout en affirmant que cette limite fonde l’humain. Sa poésie médite sur le pouvoir et l’incertitude du langage, « à l’origine et à la fin de toutes choses ».

L'auteur

Yves Namur, né en 1952 à Namur, est poète, éditeur et médecin. Influencé par Jabès, Celan, Juarroz ou Rilke, il fonde en 1984 la maison d’édition Le Taillis Pré et dirige le Journal des poètes. Son œuvre, d’abord minimaliste puis métaphysique, explore les limites du langage et le sens du poème. Membre de l’Académie royale de Belgique depuis 2001 et de l’Académie Mallarmé, il a reçu de nombreux prix pour sa poésie exigeante et spirituelle.

roman – avril 2026 – no 132 272 pages – 12 x 18,5 cm 10 € – 978-2-87568-739-5

‘‘ L’histoire bouleversante d’une fille qui écrit pour survivre à sa mère et se libérer du poids du nonamour.

‘‘

Jacqueline Harpman La Fille démantelée

postface de Laurence Boudart

Le livre

« Mais comment tue-t-on sa mère quand elle est déjà morte ? » Edmée va tenter de le faire en racontant leur histoire : chaque mot est un cri pour se délivrer de Rose, cette mère dans la lignée de Mme Lepic et de Folcoche. Elle va la mettre à nu et en tracer un portrait terrible. Dure, égoïste, Rose a été une enfant mal aimée. Et Edmée, dans ses tentatives d’élucidation, livre ici un violent réquisitoire contre une relation de haine et d’amour qui l’a marquée à jamais.

L'autrice

Psychanalyste, Jacqueline Harpman (1929-2012) a longtemps vécu à Bruxelles. Son premier roman, Brève Arcadie, lui vaut le prix Rossel (1959). Ensuite, romans et prix littéraires se sont succédés : La Plage d’Ostende, Le Bonheur dans le crime, Moi qui n’ai pas connu les hommes, Orlanda (prix Médicis 1996), La Dormition des amants, Le Passage des Éphémères et En toute impunité

Jacqueline Harpman © AML (AML 01240-0809)

roman – mai 2025 – no 53 392 pages – 12 x 18,5 cm 10 € – 978-2-87568-740-1

La Wallonie ouvrière du xixe siècle prend vie à travers le récit du Père Antoine, guérisseur et fondateur d’un culte unique. ‘‘

Robert Vivier Délivrez-nous du mal.

postface de Frédéric Saenen

Le livre

Publié comme un « roman vrai », Délivrez-nous du mal retrace la vie de Louis Antoine, fondateur d’un culte né dans la banlieue liégeoise à la fin du xixe siècle. Entre roman et biographie, ce livre rare captive tant par la force de son histoire que par la vérité humaine qu’il porte. Il y reconstitue l’itinéraire psychologique de cet ouvrier devenu guérisseur, dont la bonté et le charisme ont engendré le seul mouvement religieux né en Belgique, l'Antoinisme. Dès les premières pages, on sent que l’auteur, pourtant laïc, cherche à faire revivre un homme, ainsi que les mœurs et la mentalité d’une région qui fut aussi la sienne. Cette approche sensible apporte un éclairage précieux sur la naissance d’un culte et la figure fascinante de celui qui l’incarna.

L'auteur

Robert Vivier (1894-1989) est un auteur de romans, poésie, critique et traduction. La Première Guerre mondiale façonne son sens de l’humain, tandis que l’université de Liège devient le lieu où il approfondit son regard sur les littératures française et italienne. Il se fait aussi chroniqueur et traducteur, explorant poètes russes, polonais et occitans, tout en témoignant d’une attention rare au monde populaire. Parmi ses livres, Délivrez-nous du mal occupe une place essentielle.

Robert Vivier ©AML (AML 01240-1929)

roman – juin 2026 – no 225 600 pages – 12 x 18,5 cm 12 € – 978-2-87568-741-8

Une paix royale mêle habilement fiction et faits historiques pour revisiter la famille royale belge. Entre portrait intime et événements marquants, Pierre Mertens explore la grandeur, le doute et la responsabilité dans un roman qui a suscité une controverse judiciaire. ‘‘ ‘‘

Pierre Mertens

Une paix royale

postface de Benoît Denis

Le livre

Chroniqueur chez Touristes sans frontières, Pierre Raymond se lasse de voyager, et de décrire les merveilles du monde : il souhaiterait, désormais, se consacrer à un petit pays en partie imaginaire: la Belgique. À sa propre enfance, aussi. Il abandonne l’Espace pour le Temps. Un souvenir l’obsède : ne fut-il pas renversé, autrefois, sur son vélo par la voiture d’un roi – et même de deux : Léopold III et Baudouin ? Une paix royale jette un regard sans complaisance mais essentiellement poétique sur les rois de tous ordres : souverains constitutionnels, champions cyclistes, grands de ce monde. N’y aurait-il pas, en chacun de nous, un roi découronné ? Le livre valut à son auteur un procès retentissant.

• Une paix royale invite à réfléchir sur le rôle et l’image de la monarchie belge au xxe siècle à travers la figure de Léopold III.

• Une paix royale a fait l’objet d’un procès intenté par la princesse Lilian et le prince Alexandre pour atteinte à leur image, soulignant la tension entre fiction et réalité.

Pierre Mertens

Romancier, critique littéraire, essayiste et chroniqueur, Pierre Mertens a été décrit par Paul Emond comme « un point de repère symbolique pour toute une génération ». Traduit et commenté bien au-delà de l’Europe, il reçoit très tôt le prix Rossel 1970 pour L'Inde ou l'Amérique, puis le Prix triennal de la Communauté française pour Ombres au tableau (1982), le prix Médicis pour Les Éblouissements (1987) et le prix Jean Monnet pour Une paix royale (1996). Élu à l’Académie royale de langue et de littérature françaises en 1989, il accumule les distinctions en France, au Québec, en Allemagne et se voit attribuer le prix Prince Pierre de Monaco pour l’ensemble de son œuvre.

Né en 1939 à Berchem-Sainte-Agathe, lecteur passionné marqué dès l’adolescence par Kafka, Mertens abandonne des études de lettres pour le droit et rédige un vaste manuscrit dont émergeront ses premiers romans. Très vite, son écriture oscille entre introspection et interrogation historique. Tandis qu’il publie Les Bons Offices en 1974, il signe aussi un essai juridique sur l’imprescriptibilité des crimes de guerre, annonçant l’entrelacement constant entre son engagement de juriste et son œuvre littéraire.

Docteur en droit international, il mène de front missions d’observateur judiciaire, enseignement, chroniques au Soir et travail critique, tout en poursuivant une œuvre romanesque majeure. Ses livres, de Terre d’asile à Une paix royale, conjuguent réflexion politique, portée morale et exploration des zones de fragilité humaine. L’ampleur d'Une paix royale, qui revient sur l’abdication de Léopold III, suscite un important débat public et même une action en justice, qui lui vaut le soutien de nombreux écrivains.

Découvert par Jean Cayrol et publié au Seuil, Mertens revendique une identité belge non provincialisée, ouverte aux grandes voix internationales — de Kafka à Kundera, de Sciascia à Cortázar. Défenseur des écrivains oubliés, promoteur de la modernité, il pratique dans ses romans une déconstruction du récit classique, privilégiant hybridation, collage et fragmentation. Marqué par une vision tragique du monde, il explore les thèmes de l’exil, de la perte et de la réparation possible. Il s’est également aventuré vers l’opéra et le théâtre, écrivant notamment La Passion de Gilles. Il décède le 19 janvier 2025, à l’âge de 85 ans.

Pierre Mertens © Droits réservés

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Catalogue 1er semestre 2026 by doranemaylee - Issuu