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Nouvelles à chute 4e3 brouillon 14 décembre

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Nouvelles Ă chute e 43 brouillon


Le monstre C’était la guerre contre un monstre démoniaque qui avait dévasté plus de la moitié du pays et tué on ne sait combien des nôtres. Il était tellement puissant que nous nous étions entraidés pour essayer de le vaincre, car il mesurait plus de trois fois la taille d’un de nos avions. Personne ne l’avait jamais vaincu. Je venais de recevoir un appel du président : il devait venir ce soir pour tuer le monstre. Ça allait sûrement être l’affrontement final. Je me préparai, prévins mes troupes que nous allions au combat le soir-même. Je leur dis : « Messieurs, ce soir est un grand soir, car nous allons sûrement tuer le monstre ! ». Mes troupes étaient armées d’avions. Nous arrivâmes sur le champ de bataille : nous étions tous là, prêts pour tuer l’ennemi. Le président nous dit : « Préparez-vous à attaquer ! ». La bête était là aussi, prête à nous dévorer, à nous déchiqueter. Et brusquement, elle commença à attaquer, nous fonçâmes, ce fut un bain de sang. Il y avait des cris de tous les côtés et le président nous ordonna de nous replier car un monstre plus effroyable encore et géant venait d’arriver. Nous ignorions qui c’était mais il s’empara de notre adversaire et nous sauva. La guerre était peut-être finie mais il y en aurait d’autres contre cette bête poilue, géante, avec des griffes acérées, des oreilles pointues, des moustaches toujours ensanglantées et une grande queue. Léopold Bailly


La voix Eléonore était une jeune fille de quatorze ans. Ses parents étaient divorcés et elle vivait avec sa mère, sa petite sœur de douze ans et son frère de seize ans dans un petit appartement à Paris. Elle était issue d’une famille de chanteurs : sa mère était chanteuse dans un groupe, tout comme son père et son frère, et sa sœur chantait dans la chorale du collège. Eléonore chantait dans un groupe, une chorale, elle jouait de la guitare, du piano, du violon à la perfection et elle était la préférée des professeurs de chant. Avec sa sœur elle fréquentait un collège à l’autre bout de Paris. Elles prenaient donc le bus tous les matins. Eléonore et sa sœur adoraient les matins parce qu’elles entendaient chanter une personne à la voix mélodieuse et douce qui les réveillait avec tendresse. Mais elles ne l’écoutaient pas longtemps, juste le temps d’une chanson, car elles devaient se dépêcher pour ne pas rater leur bus. Elles se levaient, s’habillaient, allaient déjeuner et elles couraient dans les escaliers de l’immeuble pour ne pas être en retard. Leur journée terminée, elles se retrouvaient, comme prévu, à l’arrêt de bus. Elles remarquèrent alors un gros nuage noir et elles se dirent qu’il fallait se dépêcher car il allait y avoir une tempête. Une fois assise dans le bus, Eléonore étant du côté de la fenêtre, elle regarda dehors et dit à sa sœur : « Regarde, il pleut dehors ! ». Une fois le bus arrivé à l’arrêt où elles descendaient, elles sautèrent du bus et coururent à l’intérieur du bâtiment . Une fois rentrées chez elles, leur mère arriva et vit qu’elles étaient trempées. Elle leur donna à chacune une couverture et leur fit des chocolats chauds. Puis elles allèrent dans leur chambre.


Un gros orage retentit et toutes les lumières s’éteignirent. Elles essayèrent d’écouter la voix en vain. La coupure dura près de deux heures et une fois le courant rétabli, elles se précipitèrent sur leur radio réveil et le mirent en marche et écoutèrent le son qu’il émettait jusqu’à l’heure du dîner. Killiana Buffard


Quand elle se leva, elle voulut le voir. Il dormait encore. Il était si mignon à observer. C’était son « Janou ». En fait, il s’appelait Jean mais elle adorait l’appeler Janou. Elle l’avait rencontré la veille de Noël. Lorsqu’elle l’avait vu, ça avait été le coup de foudre immédiat : il était brun, il avait de beaux yeux noirs et un petit nez épaté. Comme il était frileux, il portait toujours un gros blouson de fourrure. Ils s’étaient un peu parlé et s’étaient découvert de nombreux points communs. Lorsqu’elle le présenta à ses parents, ils acceptèrent immédiatement qu’il reste à la maison pour fêter Noël. Elle lui préparait beaucoup de petits plats mais ce qu’il aimait le plus, c’était les crudités bien croquantes. En attendant de l’adopter, ses parents décidèrent de l’inscrire dans son école. Les enfants se moquaient de lui parce qu’il était tout petit. Un jour, ne pouvant plus supporter les moqueries, il décida de s’enfuir. Le lendemain, en classe, elle était en pleurs. Elle n’arrivait pas à croire qu’il était parti. Pour lui faire plaisir et la consoler, tous les autres élèves de sa classe décidèrent de faire un portrait de Jean avec ses longues oreilles, ses beaux yeux noirs et ses longues dents de devant. Kewin Coqk


Coup de foudre Elle s’appelait Leslie, elle était belle et amoureuse. Amoureuse d’un amour partagé avec son « Sam ». Ils s’étaient rencontrés dans une situation très peu banale, lors d’une course. En effet, la course était leur passion. Une course par équipe avait été organisée. Ils étaient dans la même équipe. Après le « top départ », quelques kilomètres plus loin, Leslie avait vu un animal, elle avait eu peur, avait été traumatisée mais il était là : il l’avait prise sous son aile pour la rassurer. Ce fut le coup de foudre. A la fin de la course, leur équipe avait été annoncée en deuxième position. Leslie était tellement heureuse qu’elle le serra dans ses bras et le remercia. C’est là qu’il lui glissa son nom, Sam. Elle lui répondit qu’elle s’appelait Leslie. Depuis ce jour, ils se revirent beaucoup. Puis un jour Sam la demanda en mariage. Bien sûr qu’elle avait dit oui. Elle était si heureuse, si épanouie : voir Sam à ses côtés dès le matin la rassurait. Un matin comme tous les matins, ils échangèrent un baiser et Leslie partit faire quelques courses car le mariage approchait. Elle alla donc choisir sa tenue pour « le grand jour ». Elle pensa qu’en ce moment il devait faire de même. Quelques heures plus tard, elle avait trouvé son bonheur, une magnifique tenue. Sur le chemin du retour, elle pensait à Sam.


Puis les jours, les semaines passèrent, jusqu’au « Grand jour » tant attendu. Ce furent de magnifiques noces, les mariés étaient splendides, un mariage sans compromis. Pour leur voyage de noces, ils partirent à Hawaï, une île pas loin de chez eux, pour quelques jours. De retour, la vie continua son cours, ils étaient toujours fort amoureux. Mais un jour Leslie eut des douleurs. S’était-elle fait mal ? Non, elle savait ce qui allait lui arriver. Elle sortit en courant, Sam la suivit, il passa devant elle pour prendre de l’avance. Puis Leslie pondit tranquillement ses œufs sur la plage. Sam avait juste eu le temps de creuser un trou dans le sable avec ses nageoires. Ils recouvrirent ensemble leurs œufs. Ils n’avaient plus qu’à attendre que leurs petits sortent et découvrent la vie sous l’océan… Maëlle Dobrecourt


La guerre des clans Nous arrivâmes avec le roi. Le souverain venait pour conquérir des terres nouvelles. Il ordonna à ses ouvriers de construire un château pour résister plus longtemps. Puis il déclara la guerre. Mais l’armée adverse n’était pas qu’une simple armée. Ils avaient plus d’une centaine de soldats d’infanterie et une cinquantaine de cavaliers. Dans leur tour, l’empereur adverse ordonna de placer des archers qui nous tiraient dessus pour qu’on ne puisse pas atteindre leur château. Leur technique marchait tellement bien que notre roi opta pour cette dernière. Une semaine après avoir construit chacun de notre côté nos châteaux, l’ennemi attaqua et nous défendîmes notre roi et notre forteresse autant que nous le pouvions. Nos archers, situés dans chacune des tours de notre château, tiraient sur les assaillants. Les soldats ennemis moururent mais les nôtres aussi. Notre roi ordonna d’envoyer nos cavaliers sur le champ de bataille immédiatement. Alors nous avions à nos côtés nos cavaliers qui nous aidaient fortement à nous battre face à l’ennemi. Après avoir tué seulement vingt soldats ennemis, nous avions une cinquantaine de nos soldats morts, sur cent au départ. Mais nous continuâmes à nous battre. Nos archers repoussaient vigoureusement l’ennemi qui commençait à reculer. Ils rentrèrent dans leur château et fermèrent leurs portes. Nous en profitâmes pour les assiéger pendant un mois.


Ils avaient vraiment beaucoup de nourriture et ils restèrent un mois sans sortir. Alors nous établîmes une technique, nous fîmes comme si nous battions en retraite. Ils sortirent. Nous les attendions, cachés dans la forêt derrière les buissons et ils allèrent chercher de la nourriture car ils n’en avaient plus. Donc, les ayant pris au piège, nous les capturâmes et les mîmes dans nos cachots. Notre roi nous ordonna de rentrer dans leur château et d’attaquer leur roi. Il essaya de s’enfuir. Il ordonna à ses gardes de nous tuer mais nous étions plus nombreux qu’eux et nous les tuâmes avant qu’ils ne nous touchent. Nous nous approchâmes du roi Louis XVI et l’attrapâmes. Nous le mîmes dans le plus sale de nos cachots. Matis cria aussitôt : « Echec et mat ! ». Léo Dos Santos


Anna Anna était recroquevillée sur elle-même, bien au chaud sous d’épaisses couvertures. Ses parents lui avaient répété les consignes : en cas de bombardements, elle devait descendre à la cave en prenant avec elle une bougie, une couverture et son livre préféré. Elle était calme en apparence mais en fait elle était triste et apeurée, seule dans sa cave. De grosses larmes coulaient sur son visage. Le sifflement des bombes était tellement perçant qu’elle l’entendit depuis la cave. La maison trembla comme si elle allait s’effondrer. Dans la rue, un énorme feu déchirait le ciel. Les bombardements recouvraient les bruits de la nuit. A l’intérieur, elle observait les conserves rangées sur l’étagère qui tintinnabulaient. La flamme de la bougie vacillait et éclairait à peine la petite pièce sombre. Parfois des éclairs traversaient la cave grâce à une petite lucarne. Anna entendit l’escalier grincer. Quelqu’un était entré dans la maison. Elle crut que c’était son père et demanda : « Papa, c’est toi ? », terrorisée par ce bruit. En effet c’était bien son père qui entra sans bruit sans sa chambre. Elle s’était endormie alors qu’elle lisait son livre d’Histoire. Son père était venu la réveiller car toute la famille l’attendait pour aller admirer le feu d’artifice du 14 juillet qui était tiré ce soir sur la place du village. Emma Dubuisson


Thomas était un jeune jardinier comme il en existe des milliers, mais Thomas avait la chance car il travaillait avec la fille qu’il aimait, mais elle ne le savait pas et tous les jours pendant son travail, il l’observait. Ah ! Délicieuse Chloé, aux doux yeux marron légèrement en amande, aux longs cheveux bruns et au petit nez magnifique. Il l’avait rencontrée deux ans auparavant pour son premier jour de travail dans les serres. Dès le premier regard, il l’avait aimée. Mais Thomas était très timide et ne lui avait jamais parlé car il avait peur qu’elle se moque de lui. Il gardait donc son amour secret. Mais un jour, le propriétaire des serres vint lui dire qu’il allait changer d’établissement et qu’il allait dans le sud de Toulouse à plus de trois cents kilomètres d’ici. Il fut donc obligé de partir, en laissant Chloé toute seule. Cet événement lui brisa le cœur et il crut ne jamais s’en remettre. Il arriva sur son nouveau lieu de travail et dans sa nouvelle maison. Au départ, il ne travaillait pas comme il faut, car, le cœur brisé, il pensait à Chloé, qu’il ne reverrait sans doute jamais. Mais quelques semaines après, il essaya de tourner la page et de se concentrer sur son travail. Au fond de lui, il se disait : « si je n’avais pas été aussi timide, peut être serais- je avec Chloé. » Cela le rendait encore plus triste. IL songea bien à retourner avec Chloé, mais elle était bien trop loin,


alors il entreprit de monter dans le camion qui partait une fois par mois sur son ancien lieu de travail. Il commença à préparer son plan. Le premier mercredi du mois, comme à son habitude, le camion allait partir vers son ancienne maison, et le voyage se déroula sans encombre. Lorsqu’ils arrivèrent, il fut content d’être de retour. Il descendit et apprit que la belle Chloé était partie pour une semaine. Alors il se remit à travailler et le jour tant attendu arriva : Chloé vint le voir et lui dit : « Te revoilà, toi, mais maintenant, tu es trop abîmé, regarde, tes dents sont toutes usées et ton manche est fendu. Il faut en racheter un autre ». Et elle mit Thomas à la poubelle. Se prendre un râteau, c’était un comble pour Thomas. Clément Ginestet


La rencontre C’était le jour pour les professeurs et les parents d’élèves de se réunir, il était prêt à souffrir le martyre. Quelques professeurs étaient présents : Mme Fournil, M. Minos, Mme Hocine et bien d’autres ! Les parents entrèrent dans la salle 102, un blanc régnait dans cette salle : tous les professeurs étaient déjà assis. Puis ce fut le grand débat. Les mots partaient dans toutes les directions, ce fut une avalanche terrible pour le pauvre garçon. Il en sortit épuisé et le professeur principal avait mal au poignet. Mais grâce à lui, on pouvait garder une trace écrite. Hugo Hervieu


Lourdes pertes Il avait faim mais surtout froid, mais la haine le réchauffait. La haine d’avoir perdu la bataille du Mont Erébor face aux nains gardant le merveilleux métal « le Mithril des nains ». Mais en plus de cela il constata que durant la bataille il avait perdu presque la moitié de ses compatriotes. Alors la haine qui le ravageait se transforma en courroux. Un courroux si grand qu’il en fit trembler l’ensemble des créatures inventées, petites et grandes. Sans perdre de temps, enragé, il demanda l’appui des gobelins et des trolls. Dans son royaume, « le Mordor », il s’entraîna sans relâche jusqu’à en émousser quelques parties de son corps. Après plusieurs coups de marteau sur une partie de son armure. Après plusieurs jours d’attente, les gobelins et les trolls acceptèrent la demande et rejoignirent les rangs de l’armée démoralisée. Arrogant et sûr de lui, il se donne un nouveau nom : « Sauron le grand » mais en plus de cela il ordonna à son armée de faire une marche forcée vers la forteresse noire (Erébor) qui est à facilement plusieurs semaines de marche. Après une longue et épuisante marche, les voilà devant la forteresse naine. Il donna l’assaut. Trop sûr de lui, ils ordonna au reste de l’élite de son armée de partir en premier, suivi du reste des unités de faible valeur. Après une terrible bataille, il vit ses compatriotes en déroute face à la vaste et redoutable armée naine. Le voilà qui rompt les


rangs, fou de colère, ivre de sang, devant la perte de tant de compatriotes. Il se retrouva devant le puissant général nain qui le cassa avec son marteau. Devant la perte de leur roi, l’armée de Sauron entra en déroute. Le général nain ramassa le haut de son corps et demanda à son meilleur forgeron de forger une nouvelle lame mais plus solide cette fois. Gatihopuariki Houssière


Scrupules Que faisait-il là ? Pourquoi obéissait-il ? On lui demandait de faire une chose et, paf !, il la faisait. Ces gens en bas… S’il n’était pas là, ils seraient bien embêtés. Ils avaient besoin de lui. Enfin, pas réellement, ils le remplaceraient. Sans aucun scrupules. Il était déprimé, lessivé, écrasé. Il n’était rien. Plein de jeunes enviaient sa place. S’ils savaient… S’ils savaient, ils ne voudraient plus. Sans aucun doute. Qui voudrait être un pion, seul, qui reste à son poste comme un planton ? Il avait été à leur place, avant. On les avait prédestinés, formés sur un modèle unique On les avait empêchés de penser. La devise d’ici, d’ailleurs, était : «Si vous êtes capable de penser, vous êtes virés ».


Son collègue du fond venait de penser trop fort. Regarder les gens de haut… Il croyait ça, avant, lui aussi. Mais eux… Ils ne vous regardent même pas. Mais ils vous jugent, se plaignent de vous. Sans même daigner vous accorder un regard. D’ailleurs, personne ne s’intéresse à vous. Seulement à ce que vous faites. Et puis très tôt le matin. Et très tard le soir. Il vivait, au moins. Pas comme son collègue qu’on allait remplacer dans un ou deux jours. Ce n’étaient pas les candidats qui manquaient. Ça… Mais il n’avait pas bonne conscience de faire son travail. Il vivait en se servant de procédés infâmes. Ces procédés polluaient l’air, l’eau… Ou alors s’ils ne polluaient pas maintenant, ce serait un peu plus tard. Dans quelques années. Pourquoi faisait-il ce boulot-là ? Bon, s’il lâchait, un autre prendrait sa place. C’est ce que disent les trafiquants d’armes, les tueurs à gages. Les dealers. Les traders. Enfin, quoique, eux ils s’en fichent éperdument. Ils gagnent leur vie, ils vont où ils veulent. Ce qu’ils font, ils le font sans aucun remords. Alors que lui, non seulement il culpabilisait pour même pas un quart des activités des traders, mais en plus, il était à son poste tous les jours, sans pouvoir profiter de la vie. Enfin la vie… Tu nais, tu travailles, tu meurs, suivant ! Tu nais, tu travailles, suivant ! Tu nais, tu travailles, suivant ! Suivant ! Voilà. Voilà la vie à laquelle il était condamné. Il était né, il travaillait. Étape suivante, il mourrait. Tout ça pour être remplacé au bout de deux jours. Il ne pouvait pas faire grève,


sinon : « au suivant !». Parfois, il avait travaillé toute une nuit au plafond du bureau parce qu’on avait oublié de l’éteindre. Et après, ils se plaignent que leur consommation d’électricité augmente. Victor Jové


Lulla Il éteignit l'écran de la télévision et se leva, abasourdi par ce silence soudain. Il regarda furtivement autour de lui puis se dirigea vers la porte d'entrée. Il enfila un manteau et laça ses chaussures. Quand il eut fermé la porte derrière lui, il fut pris d'un fou rire soudain. Il était heureux, et pourtant, il avait cru ne plus jamais l'être. Depuis qu'il était parti de chez lui afin de poursuivre ses études, il avait perdu sa joie de vivre habituelle. Il se sentait seul dans ce petit appartement sombre, situé en centre ville. Mais deux mois auparavant, il avait rencontré Lulla, une jeune et belle Irlandaise rousse. C'était une amie de sa grand-mère qui les avait présentés l'un à l'autre et ce jour là, ce fut le coup de foudre. Leurs yeux scintillaient d'amour. Elle était gaie, amusante et aimait, comme lui, la nature et les promenades au bord de l'étang. Bref, elle était parfaite ! Ils s'étaient donnés rendez-vous presque tous les jours. Il passait des heures à l'attendre sur un banc. Il était prêt à tous les sacrifices pour elle, comme elle pour lui. C'était un amour partagé. Un amour fou. Le soir, quand ils rentraient, la séparation était terriblement difficile et il ne pouvait supporter cela plus longtemps. D'ailleurs, il avait proposé à la grand-mère, ainsi qu'à Lulla, que celle-ci vienne emménager chez lui car avec l'âge, et son handicap, la vieille dame


devait rester le plus souvent à la maison et Lulla s'ennuyait terriblement. C'était aujourd'hui qu'il devait aller la chercher et cela le remplissait de bonheur. Bien sûr, ses amis lui avaient fortement déconseillé de s'engager si vite. Ils lui disaient que cela lui causerait des problèmes, qu'il allait en souffrir, qu'il devrait lui vouer beaucoup d'attention, qu'il devrait plutôt s'occuper de ses études mais... Mais il aimait Lulla plus que tout et il ne pouvait renoncer à elle. Et maintenant, il se trouvait là. Là, devant la porte de la vieille dame et il ne pouvait faire demi-tour. Il retint son souffle et, le cœur battant, appuya sur la sonnette. La femme aux cheveux gris, assise sur un fauteuil roulant, vint lui ouvrir, un large sourire aux lèvres. « Bonjour, je viens chercher Lulla, expliqua-t-il - Bien sûr. Entre, entre. Nous t'attendions. J'avais si peur que tu changes d'avis. Elle est juste là, dans le salon. » Allongée sur le canapé, mâchonnant un os en plastique blanc, Lulla se redressa instinctivement et accourut aux pieds de son nouveau maître. Audrey Lhéritier


Paul était perché en hauteur dans un endroit bruyant et très lumineux. Qu’allait-il devenir ? Que faisait-il là ? Il roula et atterrit sans un endroit sombre. Il sortit de celui-ci quand il arriva à destination, dans un hall chaud, sec et peu éclairé. Paul se sentit tout petit face à de tels immeubles, hauts d’allez savoir combien de mètres. La nuit s’était passée à merveille. Il entendit des bruits. Qu’était-ce ? Le hall s’éclaira, une personne entra puis repartit aussi vite. L’automne et l’hiver passèrent, enfin le printemps arriva. La fenêtre laissait passer quelques rayons de soleil, c’était délicieux. Un jour, Paul fut attrapé par sa veste puis dirigé vers la cuisine ; La dame Marie lui dit : « Tu vas être splendide ! ». Elle l’appliqua sur des petits coussins doux et glissants, le rentra dans un coffre, avec un intérieur bleu et chaud, très chaud, trop chaud. Quand ce fut fini, une sonnette retentit. Marie sortit, elle le présenta à ses collègues : Pauline, Julie et Emma. Elles voulaient toutes le même, de plus c’était les soldes ; il était super, brillant, vif, il s’appliquait très facilement, une couche suffisait donc c’était très économique… Bref, c’était l’accessoire idéal pour avoir de belles mains ! Maëlle Lintz


Il se réveilla un matin de bonne heure pour aller au travail comme il en avait l’habitude, tout engourdi par cette courte nuit… Une semaine auparavant en effet il était tombé amoureux d’une certaine Emeline Lapierre. Quand il ne travaillait pas, il passait le reste du temps à l’admirer. Elle était d’une beauté sans limite avec ses lignes du corps magnifiquement dessinées. Il but son café, fit sa toilette et s’en alla à son travail avec sa douce amie. Il la déposa sur le pas de la porte de son entreprise, l’embrassa et s’en alla lui aussi accomplir son labeur. A la fin de la journée, il retourna chercher Emeline et ils repartirent tous les deux en se tenant par la main. Pénétrant dans leur appartement, ils s’assirent ensemble autour de la salle à manger, burent un petit café pour se remettre sur pied. La soirée passa, ils se couchèrent de bonne heure car la journée qui suivait s’annonçait rude. Les jours suivants furent tout aussi pénibles et éreintants. Un jour Emeline, fatiguée par le froid, la grêle, la neige et la pluie, se cassa une jambe en glissant sur une plaque de verglas. Son mari dut l’emmener à l’hôpital pour lui faire subir une échographie puis une lourde opération. Elle resta immobilisée deux mois. Après ces deux longs mois de convalescence, elle pensait reprendre son emploi, mais un autre incident surgit : ses tendons venaient à leur tour de rompre. Son époux dut à nouveau la conduire chez le mécanicien de cycles pour lui faire changer tous ses câbles… Valentin Lintz


Leur rencontre eut lieu dans un magasin de sport. Ce n’était pas banal comme lieu de rencontre mais ils avaient justement ce point commun : le sport. C’était un mardi matin, juste à l’ouverture du rideau du magasin. Il se souvenait de la date et du moment, il l’attendait tant, cette rencontre. Tous les jours depuis un mois il pensait à elle. Ça avait été pour lui le coup de foudre, il avait tout de suite compris que c’était elle. Depuis cette rencontre ils ne se quittaient plus. Il aimait jouer avec elle. Elle portait souvent un manteau rayé et un pantalon de cuir. Il partageait tout avec elle. A eux d’eux ils gagnèrent beaucoup de concours de tennis, surtout les quatre premières années. Ils restèrent dix ans ensemble. Mais après dix ans de compétition elle n’en pouvait plus et lui non plus d’ailleurs. Il continuait à disputer des matchs avec elle, les week-ends. Mais elle n’était plus aussi enthousiaste qu’au premier jour. Un jour de compétition régionale, le duo menait quinze à zéro quand tout d’un coup elle se brisa. Ses cordes se cassèrent. Pourquoi le laissait-elle tomber ainsi pendant un match ? Sans doute était-elle à bout de force. Alexandre Macchi


Il le savait. Il était condamné à mourir. Il avait été pris en otage, comme tous les autres. Tous étaient des stars, des professionnels de la natation. Cela rapporterait une somme considérable au preneur d’otages. Cela ne servirait à rien de se débattre, il le savait. Il était terrifié. La sueur coulait lentement le long de son corps tandis que ses yeux peinaient à rester ouverts. Il avait peur. « Pourrais-je être libéré ? », s’interrogea-t-il. Il craignait la mort, la redoutait terriblement. Il avait été témoin de l’atroce exécution de ses semblables. Tous avaient été mutilés, privés de leurs membres comme on arracherait ses ailes à un papillon. Désormais, c’était son tour. Il le savait. Le son sinistre des pas sur le sol se rapprochait. A chaque pas, sa vue se troublait, lui laissant vaguement entrevoir, peut-être pour la dernière fois, ce triste monde, théâtre de sa condamnation. C’est alors qu’il se présenta à lui, cet homme à la moustache malpropre et mal entretenue. Il avait tout de suite reconnu en lui son futur assassin, cet « homme à la moustache sale », auteur de terribles abominations, puisqu’il était celui qui avait auparavant tué ses semblables, ses frères de profession. A sa moustache s’ajoutait comme signe distinctif son sabre aussi fin qu’une plume, objet de ces odieux crimes. Le sang du condamné se glaça le temps d’une seconde. Sa vue se troubla à nouveau, mais plus brusquement cette fois-ci.


Alors que le tortionnaire affûtait sa lame, le nageur perdit soudainement le contrôle de son corps, lui faisant involontairement échapper un filet de bave. Cette perte de contrôle précipita le passage à l’acte du bourreau qui s’écria : « Dégoûtant ! », avant de furieusement lancer sa lame. On ne put l’entendre qu’une fraction de secondes, mais le bruit confirmant le découpage de la cible, vif et sec, s’était bel et bien produit, provoquant satisfaction et sourire sournois au bourreau. Lors de son ultime chute, le condamné put apercevoir avec stupeur ce qui serait sans aucun doute sa dernière vision : sur la table gisait son tentacule gauche. Abdenour Madani


Ah ! Dans quelle horrible planète habitait-il ! Ici, les gens le rejetaient, ne faisaient jamais attention à lui. Bref, il était le mal-aimé, le souffredouleur. C’était ce qu’il pensait, évidemment, car qui aurait voulu lui parler, lui expliquer la moindre chose ? Il était si différent, si anormal. Pourtant, s’il avait vécu ailleurs, il n’aurait pas eu à subir tous ces piétinements, ces blessures. Et comme si tout cela n’était pas assez douloureux, les hommes lui crachaient dessus car ils se croyaient supérieurs à lui. Bon, il n’y avait pas que les gens qui le malmenaient, l’Univers lui-même lui jetait des cailloux. Sans compter tous ces parasites qui poussaient et se développaient sur lui. Il n’était pas en position de se rebeller ou de se défendre. Pire encore, il était muet et n’avait aucun bras, aucune jambe. Sa peau était fragile. Les hommes détruisaient sa combinaison spatiale contre les dangers de l’Univers. Mais bon, pas facile de se faire respecter lorsque sa peau est constituée de terre et son sang de magma. Adrien Malaval


D´un monde à l´autre Aurore était là, épanouie au dessus de tous, au sommet, dominant cette ville, dominant le monde. Elle les voyait, ces gens tout petits qui passaient en courant, en marchant, seuls ou en groupe. Elle était belle, brillante, enviée et admirée. Un beau matin d´automne, un fracas, un tremblement, un vent de poussière, des cris. Que se passait t-il ? Etait-ce un attentat ? Un cyclone ? Un tremblement de terre ? Puis, la chute... Elle tomba très, très longtemps. Elle était par terre, sur le dos, incapable de se relever. Plongée dans le noir, elle avait peur. Elle entendait des bruits, toutes sortes de bruits, des cris stridents, des gémissements, elle avait peur et voulait retrouver sa famille. Elle avait faim, elle avait soif, elle attendait que le matin se lève, ˝surtout ne pas s ´endormir˝ se disait-elle. Elle aperçut des faisceaux lumineux, elle entendait ces gens marcher, parler, gratter. Elle cria de toutes ses forces, elle pleura, elle les appela. Elle se sentait seule. Pendant qu´elle criait, le matin se leva. Dans le brouillard humide, elle avait froid. Elle décida alors d´arrêter de pleurer et de se taire à tout jamais. Mais à peine avait elle décidé de tout abandonner, qu´elle sentit quelque chose l´attraper, la tirant vers le haut avec violence. Elle fut secouée dans tous les sens, elle revoyait la lumière. Elle se demandait si on allait la lâcher. Elle était sèche, elle était sale, elle ne brillait plus. Elle était sûre que son dernier instant arrivait et pourtant elle fut plaquée contre un mur, attachée et voilà qu’elle finit ses jours dans un herbier. Juliette Marol


Il sortit de chez lui comme tous les matins, il enleva son pyjama et enfila ses chaussures. Il courait toujours sur la même route plate et infinie. Lorsqu’il était fatigué, il faisait une pause au bord de la route puis il continuait… L’après-midi, il retourna chez lui et retrouva tous ses amis. Un matin, il n’arriva plus à courir. Tous s’affolèrent, ses amis demandèrent de l’aide. Son état empirait quand tout à coup on l’opéra pour lui installer une sorte de batterie. C’était l’une des seules possibilités de survie en ce monde. Il éprouva une sensation qu’il n’avait jamais connue auparavant, une sensation non pas de bien être mais d’une vitalité telle qu’il aurait pu courir jusqu’à la fin de sa vie. Le lendemain, il s’empressa d’enlever son capuchon pour écrire avec sa plume une nouvelle rédaction. Anthony Raynal


Les hommes du feu Il était neuf heures du matin et on était jeudi, il se trouvait dans le véhicule, prêt à partir en intervention. Trente minutes plus tard, il était sur un feu agricole. Ses collègues et lui commencèrent à arroser les flammes mais ce n’était pas suffisant alors l’un d’eux alla chercher en renfort ses camarades de feu qui étaient restés dans le camion. Grâce à eux, on put éteindre l’incendie et enfin ils remontèrent tous dans le camion. Ils rentrèrent au centre de secours où il s’installa à la tour qui mesurait plus de trente mètres tandis que ses camarades repartaient en mission. Ils vinrent le rechercher pour faire l’exercice d’entraînement et vérifier s’il n’était pas blessé. Dès qu’ils eurent fini, ils l’enroulèrent avec soin et le rangèrent dans le camion. Marc-Antoine Vauloup


La course folle du matin Il se réveilla. Mais cette fois-ci, ce fut différent. Il était entouré d’étranges personnages qui lui ressemblaient. Pourquoi était-il entouré de ses semblables ? Pris par l’angoisse et la peur que lui inspiraient ces êtres, il décida de fuir. Alors il courut, très vite, tellement vite qu’il finit par se retrouver sur un toit avec d’étranges gouttières sur les côtés. Un toit ? Pourquoi y avait-il un toit, si dur, sur son chemin ? Il courait toujours aussi vite, mais devant lui se tenait un groupe d’une dizaine de personnes. Le groupe restait immobile, bien qu’il se dirigeât vers eux à vive allure : rien, aucun réflexe. Alors il tenta de s’arrêter de courir pour ne pas les heurter mais ce fut impossible, il était comme emporté par une force invisible et invincible qui l’enjoignait de continuer. Subitement, un colossal bruit se mit à résonner, et ce fut le drame. Lorsqu’il fut emporté avec le groupe dans sa chute, il entendit des voix crier le mot : « STRIKE ! ». Clara Vian


Les sportifs Daouda était un jeune simple qui adorait le sport. Un jour, il l’avait rencontré sur internet. Leur point de rendez-vous était un magasin de sport. Ce n’était pas anodin comme lieu de rencontre mais ils avaient tous les deux un point commun c’était le sport. Ce fut le coup de foudre. Il la trouvait belle, douce et pétillante. Elle aussi était contente car elle le suivait partout où il allait, même le matin très tôt dans le froid pour le jogging. Il étaient inséparables, ils faisaient des promenades, des randonnées… Et un jour, toute cabossée, détériorée, elle ne fit plus rien, rien du tout dans son « sac jaune ». Marie Weisshaar


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