CARNET DE BORD
CONSTRUCTION EN SUPER-ADOBE Et architecture en Equateur
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________________________________________________________ Partenariat avec l’association Red de Guardianes de Semillas Bourse du programme «Voyager pour apprendre les métiers d’art» UNESCO / Culture et Diversité
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C
L -,
« La terre crue, utilisée depuis onze millénaires, reste aujourd’hui le matériau de construction le plus répandu à travers le monde. Un tiers de l’humanité vit dans un habitat en terre, soit plus de deux milliards de personnes dans 150 pays. Les architectures de terre, simples ou monumentales, sont présentes dans des contextes variés et répondent à des besoins très divers. » Craterre.
Le superadobe est une technique constructive de l´architecture de terre parmi d'autre comme l'adobe (brique de terre crue), le pisé, la bauge, le cob et etc. Cette technique constructive a été inventée en 1988 par l´architecte d´origine iranienne N K, installé aux Etats-Unis. « Le retour à la terre m´a semblé évident. Je n´ai rien inventé, toutes les civilisations méditerranéennes ont utilisé la terre sur laquelle elles vivaient pour bâtir » affirme-t-il.
Adobe
Cob
Pisé
Super-Adobe
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Ecole dĂŠjĂ construite avec cette technique
C : > Le travail: - Dur et fastidieux. Il est nécessaire d'avoir une bonne condition physique. - Intéressant et enrichissant de travailler seulement à la main malgré le nombre d'heures de travail. - On est confronté en temps qu'ouvrier à différents avis ; Celui de l'architecte qui n'a jamais construit en superadobe mais beaucoup d’autres constructions en terre, en bois... Celui de Rogelio et Don Fermin, qui sont des constructeurs et qui connaissent le superadobe mais qui n'ont pas les études d'architecture. Et la difficulté de ne pas avoir la décision de Javier qui ne peut pas être là à cause d'un atelier qu'il anime durant tout ce mois sur la côte équatorienne.
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Groupe de travail pour les fondations
> Mon rôle : - Aider les ouvriers manuellement mais aussi théoriquement sur la lecture du plan par exemple. Car Don Fermin et Amelia ne sont pas habitués à travailler avec un dessin d’architecte, donc ils ne savaient pas le lire. Pour la représentation à taille réelle et pour comprendre la vision globale de la maison mon aide était utile. Dès que mon espagnol a été meilleur j’ai donné mon avis, posé des questions, la relation avec mes compagnons de travail était très bonne.
> L’architecture en terre - Elle n’est pas couteuse si on fournit de la main d’œuvre car pour construire une maison de super-adobe il faut être au moins 3 chaque jour. Si ce n’est pas le cas, la construction ne peut pas avancer vite.
> Mon ressentis : - Avec ce stage, j’ai beaucoup appris car je n’avais aucune connaissance pour la construction de super-adobe. Néanmoins, à ce jour, je reste un peu frustrée car je pense que j’aurais pu apprendre beaucoup plus, si ma venue avait été un peu plus organisée. Par exemple, j’aurais souhaité visiter d’autre chantiers, rencontrer d’autres professionnels pour appronfondir mes connaissances dans ce domaine. J’ai comblé ce besoin par d’autres apprentissages autour de la permaculture par exemple. Car toutes les personnes autour de moi détenaient beaucoup d’informations sur ce principe très intéressant. J’ai appris à connaître quelques plantes natives de l’équateur, participé à un projet de reforestation, et j’aimerais vraiment revoir dans quelques années ce paysage dénudé recouvert de tous ces arbres. J’ai appris des techniques pour garder les graines, les faire germer et les planter. Comment faire du café, des yaourts et du pain. C’était donc un apprentissage très complet et non spécialisé seulement sur le super-adobe. - Bien que j’ai un peu soufert du manque de présence de Javier, et de son manque d’implication à mes cotés, il m’a laissé beaucoup de liberté pour ces petits voyages qui ont ouverts ma curiosoté, et a toujours répondu à mes questions.
Vue d’ensemble
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COUP DE MAIN, AUTRES TRAVAUX :
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R I
avec la
communauté de ma famille d’acceuil. Ce projet est organisé avec une classe d'élève de 17 à 19 ans. J'ai pu participer deux journées car elles étaient coordonnées par Rogelio et Ramiro. La première nous avons pré-positionner les endroits où seront plantés les arbres (tous d'origine de la région, « nativos »). Avec l'aide d'un niveau en bois, nous avons planté des piquets à intervalles réguliers. Et grâce à ce niveau nous pouvons positionner les arbres sur une courbe qui suit la courbe naturelle de la montagne. (CF, petit croquis) La deuxième fois, nous avons fait des trous sur ces mêmes emplacements, de 40x40x40 cm. Puis il ne restait qu'à planter les arbres qui étaient préparés dans une serre depuis environ 2 ans, afin d'avoir une racine suffisante et de meilleures chances d’arriver à se développer.
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T Huerta signifie ici : petite ferme, dans le sens d'un terrain où on peut cultiver et avoir quelques animaux. La famille où je vis, possède une huerta où il y a : . un grand jardin avec arbres fruitiers, plants de toutes sortes de légumes, ou patates, et herbes aromatiques. . une serre pour les semis, et d'autres légumes comme les tomates . 2 cochons
Avec Diogo et Nidia (volontaires pour l’organisation « red de guardines de semillas ») on a monté des tuteurs pour les tomates avec des bambous. 1. nettoyer les bambous des résidus de feuilles 2. créer une succession de «ponts» au dessus des tomates 3. rattacher ses ponts entre eux par des bambous transversaux 4. attacher des plus petits bambous pour former un carré autour de chaque plant de tomate. Créer une autre serre pour d'autres tomates : . Structure en bois d'eucalyptus . Tendre fermement le plastique du toit pour ne pas que l'eau s'accumule. . Idem pour le plastique des murs. . Laisser une aération d'air.
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L : La découverte de l’Équateur
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C : Je vis à Tumbaco, dans une famille composée d'un couple et de leurs deux filles de 11 et 15 ans. La maison, comprend une pièce à vivre cuisine/salle à manger, 3 chambres et une salle de bain. Cette maison est construite d'adobe et de brique de béton, elle ne semble pas réellement finie – comme la plupart des maisons ici- mais pour celle-ci il y a une explication : la rue qui passe devant la maison sera, à l’avenir, une voie rapide pour le nouvel aéroport de Quito. Les autorités ont donc demandé aux personnes de détruire une partie de leurs maisons pour avoir la place de construire cette future avenue. La maison où j'habite a donc été coupée ! La famille est propriétaire de quelques terrains dont celui où nous fabriquons la maison de Javier. Elle a aussi un jardin potager et une serre avec des semis, des arbres dont quelques fruitiers et quelques animaux.
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L’ : - L'intégration dans le pays s'est fait premièrement par l'intégration dans la famille. Seules les filles parlent un peu l'anglais ce qui m'a beaucoup aidé les premières semaines. - Deuxièmement grâce aux cours d'espagnol intensifs la première semaine qui m'ont permis de m'exprimer très rapidement. - Troisièmement par les rencontres : un couple de volontaires portugais qui habite à coté de chez moi, les autres étudiants de l'école d'espagnol, les personnes présentes dans l’association « red de guardianes de semillas » et les volontaires qui la traversent. Il y a souvent des nouvelles personnes, ainsi que d'autres portugais de passage appartenant au même programme que mes voisins. Ils peuvent d’ailleurs se rendre visite dans d’autres régions de l’Équateur, et dans différentes associations qui font partie du même réseau et enfin les rencontres fortuites régulières.
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L’ - La priorité a été pour moi d’apprendre et de maîtriser l’espagnol. - L'adaptation à la maison et à la famille : s'intégrer au rythme familial, vivre avec d’autres coutumes et valeurs n’est pas toujours aisé. - Adaptation à la nourriture, beaucoup de choses différentes ; un nombre de bananes différentes incroyable, beaucoup de fruits et, beaucoup de riz. - Puis les coutumes locales, comment prendre un bus, comment aborder une personne, comment dire bonjour, quels sujets peut-on aborder, etc... - Il y a aussi l'altitude à quelque 2300 mètres au dessus du niveau de la mer, Tumbaco fait partie de la cordillère des Andes. Lors des efforts le manque d'oxygène se ressent. - S'adapter à être une expatriée dans un nouveau pays. Les taxis et les magasins pratique un tarif spécial étranger, il faut donc un peu s'imposer et demander à des personnes franches le prix juste.
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Participation aux fêtes traditionnelles : La Rogativa Oct 20111
LES VOYAGES, D’AUTRES CONSTRUCTIONS :
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L'AMAZONIE Cinq jours passés dans la communauté de Sarayaku. A 6h en canoë pour l’ aller sur le fleuve bobonazo, et 30min en avionnette pour le retour.
L'histoire de Sarayaku aujourd'hui est la fin d'une lutte contre le pétrole. Les firmes se partagent le territoire et investissent ces paysages magnifiques pour faire leurs puits et partir en laissant les fuites de pétrole détruire la nature; nature qui est d'autant plus indispensable au beau milieu de la jungle ! Le peuple a résisté et repoussé plusieurs missions d'exploration pétrolière et ont empêché l'exploitation du pétrole dans cette région.
Ce voyage en Amazonie était compris dans le programme (SVE) de 8 portugais, pour pouvoir parler du volontariat, des projets, des choses qui ne vont pas, des changements possibles et etc. J'en ai profité pour les accompagner étant moi aussi un cas de volontariat.
Les habitations, Elles sont réalisées avec une structure en bois, et un toit en feuilles de palmier. Et rien de plus ! Les maisons n'ont presque pas de mur (ou s'il y en a, ils sont en planche de bois, ou feuille de palmier). La température de la jungle est très chaude et humide, ce qui permet de dormir chaque jour de l'année sans protections murales, dans un hamac ou sur un matelas. La structure de bois paraît un peu compliquée, il n'y a ni clou, ni vis, tout est amarré avec des lianes et taillé pour s’emboîter. Un savoir faire incroyable.
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Maison en construction
LES VILLES DE QUITO, CUENCA ET VILLCABAMBA : > Q La ville de « Quito luz de America » - « Quito lumière d'Amérique », célèbre phrase du libérateur Simon Bolivar. Phrase qui peut être prise au premier degré car la ville culmine à 2850m (deuxième capitale la plus haute du monde après La Paz en Bolivie), et que le soleil est souvent fort et rayonnant. La ville s'étend sur 30km de longueur pour 4 à 7 km de largeur. Guide du routard 2011-2012
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L'architecture : « Quito se caractérise par ses contrastes architecturaux et particularités culturelles. Ville du dernier Cacique Inca Atahualpa, les indiens en 1532, n'avaient pas hésité à brûler entièrement la ville pour ne pas la livrer aux envahisseurs espagnols. Erigée donc, sur les ruines d'un antique centre aborigène des indiens shyris, San Francisco de Quito est fondée par les espagnols le 6 décembre 1534 (Sebastian Benalcazar), et devient le centre politique du pays sous le nom de : Audencia de Quito. » (e.ecuador.com)
« Quito, au moins 1 100 000 habitants (1990), fondée en 1534 sur le modèle en damier, fonctionne sur une hiérarchisation rigoureuse de l'espace autour du centre urbain. Plan fait à la règle, l’organisation de l'espace est accepté ou, tout du moins, indiscuté. La monumentalité des églises, des couvents et des palais, leurs richesses, côtoient la modestie des lieux d'activité et de vie domestique. […] » René Maximy - géographe urbaniste. Pour moi la particularité de Quito c'est la division de la ville en deux parties : le Quito colonial (centre historique), où sont regroupés les bâtiments décrits ci-dessus et le Quito moderne qui concentre les services touristiques, ainsi que les bureaux, musées etc. La ville se découpe nettement entre tradition et modernité, ce qui permet un mélange des cultures ; entre citadins, indiens des Andes de la côte ou de l'Amazonie, touristes etc, et un mélange de style architecturaux : entre la basilique de style néogothique, les maisons coloniales, et quelques édifices encore plus anciens.
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PROJET PROFESSIONNEL ET PERSONNEL Ce stage s'intégre directement dans mon projet de vie professionnel que personnel. Bien que je n'ai pas encore un projet professionnel fixe, mon travail devrait s'orienter vers des techniques écologiques proche de la construction. Nous sommes deux à chercher une idée pour créer une entreprise, et nous aimerions créer un atelier d'enduits et de fresque pour particuliers et collectivités, ou monter un projet sur la construction de super-adobe qui devrait se développer beaucoup lors de ces prochaines années. Cette dernière idée est directement liée à mon stage ici en équateur.
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Pour ma vie personnel, ce voyage et ses rencontres on changer ma vision de la vie. Je suis convaincu que nous pouvons vivre beaucoup plus indépendant de la société que je le croayis. J'ai appris beaucoup de technique agricole pour faire son jardin, cultiver avec des techniques simples que nous av ons perdues. Se soigner avec des plantes qui ont des effets parfois radicaux, et avoir un cycle d'eau qui permet de ne pas assècher les reserves. Mon rythme de vie ici est beaucoup plus proche de la nature, se levé et se coucher avec le soleil, marcher plus pour d'un point à un autre sans transport, apprendre à reconnaître les arbres et les plantes. Cette façon de vivre est beaucoup plus naturelle et me permet de relativiser et de comprendre beaucoup de choses. Cette nouvelle impression et cette nouvelle manière d'appréhander les choses se retrouvera évidemment dans ma façon de travailler. Cette expérience est une clé pour ma vie future.