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brochure2007-2008_fondationcultureetdiversite

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« Mettre la culture, les arts et les pratiques artistiques au service de la cohésion sociale et de l’égalité des chances pour des jeunes issus d’établissements de l’éducation prioritaire. »


sommaire

édito

Edito / 01 Mission / 02 Engagement au service de la cité / 04 Organisation / 06 Structure des programmes / 08 Partenaires de l’Education et de la Culture / 10 Premier bilan / 12

Créer la Fondation Culture & Diversité en 2006 était pour moi un devoir mais aussi une conviction intime et un aboutissement naturel. L’entrepreneur que je suis a toujours eu la volonté d’impliquer FIMALAC dans la vie de la cité et j’ai toujours considéré qu’il s’agissait d’une responsabilité à la fois humaine et collective que de participer et de m’engager dans la vie culturelle et sociale de mon pays.

Les programmes en faveur de la cohésion sociale / 14 ¬ Découvrir et pratiquer le théâtre / 16 avec le Théâtre du Rond-Point

¬ Développer la créativité / 20 avec La Source

¬ S’initier à la danse contemporaine / 24 avec les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis

¬ Partager l’Image / 28 avec les Amis de Magnum Photos

Les programmes en faveur de l’égalité des chances / 32 ¬ Etudier l’histoire de l’art / 34 avec l’Ecole du Louvre ¬ Intégrer une école supérieure d’art / 38 avec les écoles supérieures d’art et les classes préparatoires publiques d’Ile-de-France ¬ Devenir conservateur / 42 avec la classe préparatoire de l’Ecole du Louvre ¬ Faire du cinéma / 46 avec La fémis

L’action de la Fondation, ce sont les milliers de jeunes issus d’établissements de l’éducation prioritaire qui bénéficient des programmes qu’elle met en place avec ses partenaires, acteurs d’excellence au sein du monde de l’art et de la culture, établissements scolaires, rectorats et administrations. Aujourd’hui principalement en Ile-de-France, bientôt, je l’espère, à l’échelle nationale, la Fondation agit auprès de collégiens et de lycéens, pour favoriser l’accès à l’art et la culture à un plus grand nombre et toujours mieux servir ses objectifs de cohésion sociale et d’égalité des chances. Je suis heureux de présenter ici son bilan, ses projets qui, après seulement deux années d’existence, illustrent le formidable développement depuis sa naissance et je suis fier du fort encouragement que cela représente pour les années à venir. Marc Ladreit de Lacharrière Président de la Fondation Culture & Diversité

Remerciements et Crédits / 50

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mission

Une conviction L’action de la Fondation Culture & Diversité repose sur la conviction que l’un des enjeux majeurs de notre société est de permettre au plus grand nombre un égal accès aux repères culturels, aux formations et aux pratiques artistiques. Elle a pour mission de mettre la culture, les arts et les pratiques artistiques au service de la cohésion sociale et de l’égalité des chances pour des jeunes issus des établissements de l’éducation prioritaire.

Deux axes d’action ¬ La cohésion sociale Les programmes culturels et artistiques en faveur de la cohésion sociale, mis en place dans les collèges et lycées de l’éducation prioritaire, contribuent au partage des repères culturels, à l’épanouissement de chacun et à l’apprentissage du vivre-ensemble. ¬ L’égalité des chances Les programmes en faveur de l’égalité des chances visent à faciliter l’accès aux études supérieures culturelles ou artistiques d’excellence à des lycéens issus d’établissements de l’éducation prioritaire.

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FIMALAC et le mEcEnat : action culturelle et sociale FIMALAC (f. Marc de Lacharrière), créée en 1991 par Marc Ladreit de Lacharrière, exerce une activité unique dans le domaine des services financiers avec FITCH RATINGS, spécialisé dans la notation financière et ALGORITHMICS, spécialisé dans la gestion du risque financier. Depuis sa création, FIMALAC a mené des actions de mécénat dans le domaine culturel et social. En faveur du rayonnement culturel de la France, FIMALAC a soutenu de nombreuses institutions et manifestations culturelles (Théâtre du Rond-Point, musée des Arts décoratifs). FIMALAC a ainsi noué depuis 1995 un partenariat avec le musée du Louvre consacré au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines (restaurations du Gladiateur Borghèse, de la Vénus Génitrix, réaménagement de la Salle du Manège, exposition Praxitèle). FIMALAC est également présent sur le terrain du débat économique et sociétal à travers la Revue des Deux Mondes, la plus ancienne revue d’Europe, le soutien du prix du Livre politique, le Prix de photographie de l’Académie des Beaux-Arts, la Fondation Jacques Toja, la Fondation du Patrimoine et la création du Prix de l’Audace Créatrice.

engagement AU SERVICE DE LA CITE

En octobre 2006, Marc Ladreit de Lacharrière lançait la Fondation d’entreprise Culture & Diversité pour prolonger le double engagement de FIMALAC en faveur du rayonnement culturel de la France et de la lutte contre les inégalités sociales. La création de la Fondation représente, pour FIMALAC, une étape supplémentaire dans son action de mécénat.

Marc Ladreit de LacharriEre : un entrepreneur engagé dans la cité Marc Ladreit de Lacharrière a créé le groupe FIMALAC en 1991, avec le souci constant de son engagement au service de la cité et du travail pour une mondialisation éclairée. Il a participé à la création de la Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE), destinée à agir contre l’exclusion du marché du travail des personnes issues de l’immigration, dont il fut Vice-président de 1993 à 2002. Il est, depuis l’origine, administrateur de la Fondation Bettencourt-Schueller. Il exerce de nombreux mandats dans le domaine de la culture : membre du Conseil artistique des musées nationaux depuis 1997, il a été membre du Conseil d’administration du musée du Louvre de 1999 à 2005. Il est aujourd’hui membre du Conseil d’administration du musée des Arts décoratifs, de la société des Amis du musée du quai Branly et Président de l’association des Amis de Vaux-le-Vicomte. Marc Ladreit de Lacharrière est membre de l’Institut. Il est également Président du Conseil d’administration de l’Agence France-Muséums en charge du projet de musée universel du Louvre Abou Dabi.

Marc Ladreit de Lacharrière, Président de la Fondation Culture & Diversité

© Roberto Frankenberg

La Fondation Culture & Diversité s’inscrit également dans le parcours d’un entrepreneur dont la conviction est qu’une entreprise doit mettre sa réussite au service de la cité et ainsi montrer, à travers la lutte contre les inégalités sociales et la promotion des arts et de la culture, sa reconnaissance envers son pays.

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© Christophe Lebedinsky

organisation

Culture, Education et Fondation : une convention tripartite inEdite

COMITE DE PILOTAGE

L’action de la Fondation Culture & Diversité est réfléchie, conçue et discutée avec la contribution active d’un comité de pilotage composé de personnalités reconnues du monde de la création et de la diffusion artistiques, ou engagées dans la lutte contre les inégalités sociales :

Francine Mariani-Ducray Directrice des Musées de France

Olivier Duhamel Professeur des Universités à Sciences Po

Jean-Michel Ribes Auteur, Metteur en scène Directeur du Théâtre du Rond-Point

DIRECTION

Eléonore de Lacharrière, Déléguée générale Fondation Culture & Diversité

Elise Longuet, Administratrice Fondation Culture & Diversité

Philippe Durey Directeur de l’Ecole du Louvre

Daniel Templon Galeriste

Gérard Garouste Peintre & sculpteur Président fondateur de l’association La Source

Régis Wargnier Cinéaste, Membre de l’Institut

La signature, le mercredi 13 février 2008, d’une convention entre le ministère de l’Education nationale, le ministère de la Culture et de la Communication et la Fondation Culture & Diversité témoigne de la reconnaissance et du soutien des pouvoirs publics aux missions et à l’action de la Fondation auprès de jeunes issus des établissements de l’éducation prioritaire. Par cette convention, les deux ministres ont souhaité « soutenir, promouvoir, pérenniser et diffuser » les programmes en faveur de la cohésion sociale et de l’égalité des chances menés par la Fondation Culture & Diversité depuis octobre 2006.

Olivier Kaeppelin Délégué aux arts plastiques au ministère de la Culture et de la Communication

Jean-Michel Ribes : © Ph.Delacroix / Olivier Kaeppelin : Radio France / © Christophe Abramowitz

Rachida Dati Garde des sceaux, Ministre de la Justice

Monsieur Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale

Grâce à la convention, c’est l’ensemble des actions menées par la Fondation qui se trouvent reconnues et facilitées dans leur mise en œuvre. La convention ouvre à la Fondation de très larges perspectives en termes d’efficacité de son action, en prévoyant notamment une sensibilisation plus en amont et plus systématique des différents services et opérateurs concernés par les démarches de la Fondation. Elle permet également à la Fondation de bénéficier des moyens de diffusion et d’information ainsi que du savoir-faire des deux ministères signataires en matière d’évaluation des programmes, de repérages des bonnes pratiques et d’extension au-delà de la Région Ile-deFrance.

La signature de la convention

Madame Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication

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Nabila, élève du Lycée Jacques Feyder d’Epinay-sur-Seine


structure des programmes

DEvelopper des programmes d’excellence La Fondation Culture & Diversité développe et met en place avec ses partenaires des dispositifs originaux unissant culture, éducation, excellence, pertinence, pérennité et exigence :

¬ Des programmes alliant culture et éducation S’adressant aux jeunes issus de collèges et lycées de l’éducation prioritaire, les programmes de la Fondation intègrent la culture au processus éducatif. Les équipes pédagogiques des établissements concernés, fortement impliquées, contribuent activement à la réussite des programmes en participant à leur élaboration et en intégrant en classe avec les élèves, tout au long de l’année, travaux et réflexions en lien avec les programmes. L’action de la Fondation s’inscrit pleinement dans l’éducation artistique et culturelle et a été citée comme une initiative « exemplaire » par Eric Gross, Inspecteur général de l’Education nationale, dans son rapport d’étude et de propositions sur les actions concrètes à mener dans le domaine de l’éducation artistique et culturelle, remis aux ministres de l’Education nationale et de la Culture et de la Communication. ¬ Des programmes d’excellence Les programmes de la Fondation Culture & Diversité sont conçus avec des acteurs de référence dans les domaines artistique et culturel. L’excellence des partenaires garantit la qualité et l’exigence des programmes de la Fondation. ¬ Des programmes sur-mesure Les programmes sont élaborés sur-mesure par la Fondation Culture & Diversité et ses partenaires, afin de s’assurer de la pertinence et de l’efficacité de ces actions. ¬ Des programmes pérennes La méthode d’action de la Fondation Culture & Diversité se veut résolument inscrite dans le temps : la Fondation a fait le choix de mettre en place des partenariats de plusieurs années avec chacun de ses partenaires, afin de pouvoir suivre les élèves dans la durée. ¬ Des programmes exigeants Les programmes de la Fondation Culture & Diversité allient qualité, exigence et une véritable implication de la part des élèves, au travers d’une découverte active des arts. Ils amènent les jeunes participants à s’exprimer, développer leur sens critique et leur sensibilité artistique, par des représentations, ateliers, rencontres et forums.

AccompagnER LES ElEves de la sensibilisation A l’insertion professionnelle

Sensibilisation à la culture et à l’art et partage de repères culturels

Pratique artistique avec ateliers de danse, d’écriture, de théâtre et d’arts plastiques

SENSIBILISATION DES ENSEIGNANTS relais auprès des élèves pour les études supérieures culturelles ou artistiques

INFORMATION ET SENSIBILISATION des élèves sur les études supérieures et débouchés professionnels

PRÉPARATION INTENSIVE AUX CONCOURS des études supérieures culturelles ou artistiques d’excellence

BOURSES ET TUTORAT

Accompagnement dans L’INSERTION PROFESSIONNELLE 09


Les partenaires du monde de la Culture

partenaires de l’Education et de la Culture

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Le Théâtre du Rond-Point L’association La Source Les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis Les Amis de Magnum Photos L’Ecole du Louvre La fémis Les écoles supérieures d’art et les classes préparatoires publiques d’Ile-de-France : l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris l’Ecole nationale supérieure de création industrielle l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs l’Ecole nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy l’Ecole supérieure d’arts de Rueil-Malmaison les Arcades, ville d’Issyles-Moulineaux

Les partenaires du monde de l’Education Les 61 établissements scolaires partenaires en 2007-2008 ACADÉMIE DE CRÉTEIL Seine-et-Marne (77) 5 établissements Collège Camille Corot de Chelles Lycée du Gué de Tresmes de Congis sur Therouanne Lycée Jean Vilar de Meaux Lycée André Malraux de Montereau-Fault-Yonne Lycée Gérard de Nerval de Noisiel Seine-Saint-Denis (93) 19 établissements Collège Jean Jaurès de Montfermeil Collège Jean-Jacques Rousseau du Pré-Saint-Gervais Lycée D’Alembert d’Aubervilliers Lycée Henri Wallon d’Aubervilliers Lycée Jean Zay d’Aulnay-sous-Bois Lycée Alfred Costes de Bobigny Lycée Eugène Delacroix de Drancy

Lycée Jacques Feyder d’Epinay-sur-Seine Lycée Jacques Brel de La Courneuve Lycée Eugénie Cotton de Montreuil Lycée Jean Jaurès de Montreuil Lycée Evariste Galois de Noisy-le-Grand Lycée Théodore Monod de Noisy-le-Sec Lycée Olympe de Gouges de Noisy-le-Sec Lycée Marcelin Berthelot de Pantin Lycée Paul Eluard de Saint-Denis Lycée Suger de Saint-Denis Lycée Blaise Cendrars de Sevran Lycée Jean Rostand de Villepinte Val-de-Marne (94) 6 établissements Collège du Centre de Villejuif Lycée Maximilien Perret d’Alfortville Lycée Léon Blum de Créteil Lycée Antoine de Saint-Exupéry de Créteil Lycée Romain Rolland de Ivry-sur-Seine Lycée Adolphe Chérioux de Vitry-sur-Seine ACADÉMIE DE PARIS Paris (75) 3 établissements Lycée Corvisart-Tolbiac du 13ème arrondissement Lycée Gabriel Fauré du 13ème arrondissement Lycée Hector Guimard du 19ème arrondissement ACADÉMIE DE VERSAILLES Yvelines (78) 5 établissements Collège Georges Clémenceau de Mantes-la-Jolie Lycée Vincent Van Gogh d’Aubergenville Lycée Antoine Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie Lycée Jules Verne de Sartrouville Lycée Plaine de Neauphle de Trappes

Essonne (91) 7 établissements Collège Louise Michel de Corbeil-Essonnes Collège Léopold Senghor de Corbeil-Essonnes Lycée Robert Doisneau de Corbeil-Essonnes Lycée Jean Monnet de Juvisy-sur-Orge Lycée Gustave Eiffel de Massy Lycée Albert Einstein de Sainte Geneviève des Bois Lycée L’Essouriau des Ulis Hauts-de-Seine (92) 9 établissements Collège Henri Barbusse de Bagneux Lycée de Prony d’Asnières-sur-Seine Lycée Etienne Jules Marey de Boulogne-Billancourt Lycée Claude Garamont de Colombes Lycée Guy de Maupassant de Colombes Lycée Valmy de Colombes Lycée Joliot-Curie de Nanterre Lycée Louise Michel de Nanterre Lycée Georges Pompidou de Villeneuve-la-Garenne Val d’Oise (95) 5 établissements Collège Jean Lurçat de Sarcelles Lycée Romain Rolland d’Argenteuil Lycée George Sand de Domont Lycée Ferdinand Buisson d’Ermont Lycée René Cassin de Gonesse ACADÉMIE D’AMIENS Oise (60) Lycée Jules Uhry de Creil ACADÉMIE DE LYON Rhône (69) Lycée Jacques Brel de Vénissieux

Les autres partenaires La Délégation aux Arts Plastiques du ministère de la Culture et de la Communication, la Ville de Paris, l’Académie de Créteil, l’Académie de Paris, l’Académie de Versailles.

les établissements scolaires partenaires les partenaires culturels

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premier bilan 2006-2007 :

2007-2008 :

19 établissements scolaires partenaires 1500 élèves de 11 à 18 ans participant aux programmes de la Fondation

61 établissements scolaires partenaires 1800 élèves de 11 à 18 ans participant aux programmes de la Fondation

3 programmes en faveur de la cohésion sociale

4 programmes en faveur de la cohésion sociale

Avec le Théâtre du Rond-Point : ¬ 6 lycées et 3 collèges partenaires ¬ 1040 élèves sensibilisés au théâtre ¬ 2250 places distribuées ¬ 2 ateliers de théâtre ¬ 47 apprentis-comédiens guidés par 4 artistes professionnels

Avec le Théâtre du Rond-Point : ¬ 5 lycées partenaires ¬ 1170 élèves sensibilisés au théâtre ¬ 2250 places distribuées ¬ 1 atelier théâtre de 15 lycéens guidés par 3 comédiens professionnels ¬ 1 atelier écriture de 28 lycéens guidés par un auteur

Avec La Source : ¬ 8 collèges partenaires ¬ 7 stages d’arts plastiques pour 150 collégiens ¬ 5 journées encadrées par des artistes pour réaliser un projet artistique Avec les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis : ¬ 2 collèges et 1 lycée partenaires ¬ 35 élèves sur scène dans le cadre du festival éponyme ¬ un atelier chorégraphique intergénérationnel

1 programme en faveur de l’égalité des chances Avec l’Ecole du Louvre : ¬ 4 lycées partenaires ¬ 300 lycéens de 2nde et de 1ère sensibilisés au patrimoine ¬ 20 étudiants de l’Ecole du Louvre tuteurs des lycéens ¬ 43 élèves de Terminale préparés au test d’entrée à l’Ecole du Louvre ¬ 30 élèves ayant passé le test d’entrée à l’Ecole du Louvre ¬ 4 élèves admis à l’Ecole du Louvre

Avec La Source : ¬ 166 collégiens de 8 collèges ¬ 22 élèves de 2 lycées ¬ 9 stages d’arts plastiques ¬ 5 journées encadrées par des artistes pour réaliser un projet artistique Avec les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis : ¬ 6 collégiens de 5ème et 4ème ¬ 22 élèves de primaire de CE2 et CM1 ¬ 15 adultes ¬ 2 villes, 1 chorégraphe, 1 réalisatrice sonore ¬ 1 atelier chorégraphique intergénérationnel Avec les Amis de Magnum Photos, à partir de la rentrée 2008 : ¬ 7 lycées partenaires ¬ 30 lycéens de 1ère ¬ 2 stages de 5 jours pendant les vacances scolaires et 1 samedi par mois ¬ 100 heures d’atelier dans l’année ¬ 1 exposition programmée

4 programmes en faveur de l’égalité des chances Avec l’Ecole du Louvre : ¬ 6 lycées partenaires ¬ 326 lycéens de 2nde et de 1ère sensibilisés au patrimoine ¬ 16 étudiants de l’Ecole du Louvre tuteurs des lycéens ¬ 39 élèves de Terminale préparés au test d’entrée à l’Ecole du Louvre Avec les Ecoles supérieures d’art : ¬ 42 lycées partenaires en Ile-de-France ¬ 93 élèves de Terminale sensibilisés aux études supérieures artistiques ¬ 24 élèves sélectionnés par un jury pour participer au stage de préparation intensive aux concours des écoles d’art et de leurs classes préparatoires Avec la classe préparatoire aux concours de conservateur de l’Ecole du Louvre ¬ 4 élèves boursiers ¬ 3 500 euros par élève Avec La fémis, à partir de juillet 2008 ¬ 64 lycées d’enseignement général de l’éducation prioritaire sensibilisés en France ¬ 6 à 12 étudiants participant à un atelier de 3 semaines

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Ces programmes reposent sur la conviction que le partage de repères culturels est facteur de cohésion sociale, par l’épanouissement de chacun et l’apprentissage du vivre-ensemble. L’action en faveur de la cohésion sociale de la Fondation Culture & Diversité s’organise en deux volets mis en place dans les collèges et lycées de l’éducation prioritaire et en partenariat avec les acteurs culturels d’excellence : ¬ Sensibilisation à la culture La sensibilisation mise en place par la Fondation et ses partenaires repose sur un dispositif permettant un travail approfondi : rencontres avec des artistes, débats, représentations. Elle s’inscrit également au sein de la scolarité des élèves : réfléchie avec les professeurs, elle est relayée par ces derniers en classe, au travers de réflexions et travaux tout au long de l’année scolaire. ¬ Découverte de pratiques artistiques La Fondation veut également encourager la pratique personnelle d’un art, par la mise en place d’ateliers de pratique artistique. Guidés par des intervenants d’excellence, artistes et professionnels associés aux partenaires culturels, les collégiens et lycéens issus d’établissements de l’éducation prioritaire peuvent ainsi exprimer et révéler leur sensibilité individuelle au travers de l’écriture, du théâtre, de la danse, des arts plastiques ou encore de la découverte de l’image documentaire.

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DECOUVRIR & PRATIQUER LE

¬ théâtre AVEC LE THEATRE DU ROND-POINT En partenariat avec le Théâtre du Rond-Point, dirigé par Jean-Michel Ribes, ce programme propose à des lycéens issus d’établissements scolaires de l’éducation prioritaire de découvrir le spectacle vivant, à travers des représentations de théâtre et par la pratique. Les élèves assistent chaque année à plusieurs spectacles et sont accueillis avant leur venue au Théâtre. Des dossiers pédagogiques permettent également aux professeurs et aux élèves de travailler les pièces en amont et en aval des représentations. De plus, guidés par des comédiens professionnels, les lycéens de l’atelier théâtre répètent tout au long de l’année, et pendant les vacances, avant de se produire en public sur la scène du Théâtre du Rond-Point, tandis que les élèves de l’atelier d’écriture composent des textes guidés par un auteur.

Les ateliers en 2007-2008

Atelier théâtre avec le Lycée Jacques Feyder d’Epinay-sur-Seine 15 élèves volontaires ; travail sur la pièce Les Histrions de Marion Aubert ; encadrement par les comédiens Elisabeth Joinet, Martin Selze et Pierre Zaoui ; 15 séances de répétitions de 4h au lycée ou au Théâtre du Rond-Point ; un stage d’une semaine dans les locaux du Théâtre. Enfin, une représentation sur la scène du Théâtre du Rond-Point.

Atelier écriture avec le Lycée Gabriel Fauré dans le 13ème arrondissement de Paris La classe de Seconde 1 ; travail avec l’auteur et metteur en scène Michel Abecassis sur l’OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle : fondé en 1960, le propos est d’inventer de nouvelles formes poétiques ou romanesques, résultant de la rencontre entre Mathématiciens et Ecrivains et ce, sous contraintes. Les auteurs emblématiques sont Raymond Queneau, Georges Perec, Jacques Roubaud...) ; 10 séances de 2h au lycée, pendant 6 mois ; édition d’un ouvrage réunissant les travaux d’écriture des élèves.

LES REPRÉSENTATIONS EN 2007-2008

205 élèves ont vu La Mastication des morts d’après un texte de Patrick Kermann. Un spectacle de Eva Vallejo et Bruno Soulier.

433 élèves ont vu Les Diablogues de Roland Dubillard avec François Morel et Jacques Gamblin. Mise en scène d’Anne Bourgeois.

150 élèves ont vu Monsieur Kolpert de David Gieselmann avec Juliette Delfau, Vincent Garanger, Anthony Poupard et Hélène Viviès. Mise en scène de Christophe Perton.

480 élèves ont vu Questo buio feroce de Pippo Delbono.

600 élèves ont vu Batailles de Roland Topor et Jean-Michel Ribes avec Pierre Arditi, François Berléand et Tonie Marshall. Mise en scène de Jean-Michel Ribes.

152 élèves ont vu Boliloc de Philippe Genty avec Christian Hecq, Scott Koehler et Alice Osborne. Mise en scène de Philippe Genty et Mary Underwood.

118 élèves ont vu Oulipo conçu et mis en scène par Michel Abecassis, avec Nicolas Dangoise, Pierre Ollier, Olivier Salon.

Et aussi : 35 élèves pour Du vent... des fantômes, 46 élèves pour Buffo, 95 élèves pour Les Aventures de Nathalie Nicole Nicole, 35 élèves pour Phasmes, 56 élèves pour Raphaël Mezrahi et 27 élèves pour Signé Topor.

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« J’ai trouvé remarquable le fait de réussir à transmettre des émotions aussi fortes. »

Camelia, élève de Seconde 1 au Lycée Gabriel Fauré de Paris, à propos de l’atelier OuLiPo

élève de Première L2 au Lycée Evariste Galois de Noisy-le-Grand, à propos de Questo buio feroce

Thanh, élève de Seconde 1 au Lycée Gabriel Fauré de Paris, à propos de l’atelier OuLiPo

Nawal, élève de Première S au Lycée Suger de Saint-Denis, à propos de Monsieur Kolper

« Lorsque je m’embête, maintenant j’écris des acrostiches. » Rafik, élève de Seconde 1 au Lycée Gabriel Fauré de Paris, à propos de l’atelier OuLiPo

© Philippe Delacroix

Jonathan, élève de Terminale S au Lycée Suger de Saint-Denis, à propos de La Mastication des morts

« La deuxième édition de théâtre au Lycée Feyder d’Epinaysur-Seine montre à quel point la première année de travail a déjà porté ses fruits. Un groupe rapidement soudé, plein d’énergie, avide d’aller improviser sur le plateau, ouvert aux différentes approches du texte de Marion Aubert, “Les Histrions”. Notre travail de formateur en est d’autant plus satisfaisant, sans compter le plaisir toujours présent d’accompagner ces jeunes vers une nouvelle ouverture des sens, du texte, et peut-être d’eux-mêmes. » Elisabeth Joinet, Martin Selze et Pierre Zaoui, comédiens encadrant l’atelier théâtre des Histrions

« Le moment le plus exaltant pour moi a été la semaine de répétition. L’autre moment phare était celui de la découverte du plateau et des coulisses.... stress et émotions garantis. La phrase de conclusion serait : le théâtre c’est magique. » Stéphane, élève de Seconde 14 au Lycée Jacques Feyder d’Epinay-sur-Seine, à propos de l’atelier théâtre des Histrions

« Le 3 juin 1996, je suis allée au théâtre pour la toute première fois. Je venais d’avoir dix-sept ans. De ce jour, ma vie a changé, je n’avais pas connu un tel bouleversement depuis ma naissance. Et nul amour n’aurait pu rivaliser avec un tel événement. “Le théâtre sera mon époux.” Me suis-je promis. Je l’ai trompé bien des fois depuis. J’ai eu d’autres amours. Un enfant. Des maris. Mais ce jour est gravé en moi comme une deuxième date de naissance. Aussi, lorsque j’apprends que vous travaillez sur mes Histrions, j’éprouve une drôle de sensation. Je suis à la fois émue et ravie. Je pense à moi. A moi lorsque j’étais vous. En ce temps-là. Je me dis “peut-être certains d’entre vous auront une révélation. Et puis avec un peu de chance, les autres ne s’ennuieront pas. » Marion Aubert, auteur, comédienne, à propos de l’atelier théâtre des Histrions

« Pippo Delbono essaie de nous faire ressentir un monde réel, un monde de liberté. J’ai trouvé ce spectacle extraordinaire et surprenant. » Imam, élève de Seconde 7 au Lycée Evariste Galois de Noisy-le-Grand, à propos de Questo buio feroce

© Brigitte Enguerand

« J’ai trouvé la pièce divertissante. Il y a eu un échange entre les acteurs et les spectateurs, ce qui fait toute la réussite d’une pièce. » 21

© Brigitte Enguerand

© Philippe Delacroix

« Ce voyage spécial accordé aux élèves de la Seconde 1 représente des heures de randonnée de liberté, brisant les murs fragiles et bien froids instaurés dans les lycées, brisant les barrières de fer entre deux mondes, entre deux générations, entre deux statuts sociaux...»

« Cette pièce de théâtre se déroule dans un cimetière d’un village en pleine campagne française. Cependant, dans ce cimetière, les défunts se refusent au silence. Nous pouvons alors retrouver des jeunes ou des moins jeunes défunts qui racontent leurs joies, leurs amours, leurs rancœurs, leurs regrets et leurs obsessions qui parfois sont peu louables, à l’image des secrets que connaît une vieille dame jouant le corbeau et faisant chanter les victimes. »

© Brigitte Enguerand

« Lorsque j’écris, je ressens une liberté en m’exprimant à travers les textes. »

« La pièce fut très plaisante car très bien jouée, les décors étaient magnifiques et la transition entre les saynètes très ingénieuse. Les sujets étaient abordés avec légèreté et avec beaucoup d’humour tout en laissant une part de liberté pour l’interprétation qui en découlait. » un élève de Première S au Lycée Evariste Galois de Noisy-le-Grand, à propos de Batailles

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DEVELOPPER LA

¬ créativité AVEC LA SOURCE En partenariat avec La Source, l’association créée et présidée par Gérard Garouste, ce programme donne la possibilité à des collégiens et lycéens issus d’établissements de l’éducation prioritaire de s’initier à la pratique des arts plastiques lors de séjours artistiques de cinq jours dans l’Eure animés par des artistes reconnus. Les séjours sont préparés en collaboration étroite avec les délégations académiques à l’action culturelle des Rectorats de Versailles et de Créteil et les équipes pédagogiques : le projet artistique est également un projet pédagogique qui a toute sa place dans le travail effectué par les élèves tout au long de l’année avec leurs professeurs. La proximité avec un artiste joue un rôle déterminant dans le développement de la créativité et démontre aux élèves que l’excellence artistique est loin d’être réservée à une élite.

Séjours artistiques et réalisations en 2007-2008

Appropriation individuelle de l’espace naturel pour un travail en peinture réalisé par 23 élèves de 6ème du Collège du Centre de Villejuif avec l’artiste peintre graveur Olivier Masmonteil

Création d’objets en textile stimulant l’imagination et la rencontre avec l’Autre, « celui que l’on ne pourrait pas aborder comme ça » réalisé par 11 élèves de 1ère en Bac Pro artisanat métier d’art du Lycée professionnel Théodore Monod de Noisyle-Sec avec l’artiste plasticienne Marianne Goujard

Masques en latex pour une pièce de théâtre réalisé par 30 élèves de 6ème et 5ème des Collèges Louise Michel et Léopold Senghor de Corbeil-Essonnes avec l’artiste plasticien David Ferré

Chorégraphie et mise en voix de textes écrits par les élèves réalisé par 25 élèves de 5ème du Collège Jean Jaurès de Montfermeil avec l’artiste des arts de rue et de ses expressions artistiques Mohamed Kotbi

Réalisation de sculptures en métal réalisé par 10 élèves de 2ème année de Bac Pro technicien d’usinage du Lycée polyvalent Robert Doisneau de CorbeilEssonnes avec l’artiste forgeron coutelier Ferdinando Nava

Film d’animation autour de l’écriture d’un conte africain réalisé par 24 élèves de 6ème du Collège Jean Lurçat de Sarcelles avec l’artiste plasticien David Ferré

Artifices naturels Land art réalisé par 19 élèves de 4ème du Collège Georges Clémenceau de Mantes-la-Jolie avec l’artiste plasticienne Caroline Delannoy

Mises en scène filmées de jeunes en habit de miroir, Land art réalisé par 25 élèves de 5ème du Collège Henri Barbusse de Bagneux avec l’artiste paysagiste Alice Baillaud

Réalisation d’une vidéo de mise en scène des élèves et de leurs marionnettes réalisé par 20 élèves de 5ème du Collège Camille Corot de Chelles avec l’artiste plasticien vidéaste David Loureiro

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Marianne Goujard, artiste plasticienne, atelier du Lycée Professionnel Théodore Monod de Noisy-le-Sec

« J’ai aimé être indépendante, sûre de moi, faire les choses selon mes consignes, travailler avec des matières et des matériaux que je n’avais jamais utilisés et bien sûr travailler en groupe. » « C’était très bien, il fallait de l’imagination, on a appris plein de choses. J’ai aimé faire de la peinture. J’ai appris la gravure et l’encre de Chine. L’art plastique n’est pas une matière différente, c’est comme les mathématiques ou autre, c’est aussi important. Il faut aussi beaucoup d’imagination. »

une élève du Lycée Professionnel Théodore Monod de Noisy-le-Sec

élève du Collège du Centre de Villejuif « La thématique retenue en amont basée sur le signe, la nature, le paysage, apportait une ouverture dans l’expression créative de chaque élève tout en respectant l’individualité de chacun. » Y. Dublineau, C. Metivier, Y. Desble, professeurs au Collège du Centre de Villejuif

« Un très bon groupe, avec une très bonne implication des élèves, malgré l’ambition du projet. » Olivier Masmonteil, artiste peintre graveur, atelier du Collège du Centre de Villejuif

« Les 25 élèves ont été incroyablement impliqués. Plein d’effervescence, ils n’ont à aucun moment montré de désenchantement ou de démotivation par rapport à la prouesse de ce projet très technique et très physique. » David Ferré, artiste plasticien, atelier des Collèges Louise Michel et Léopold Senghor de Corbeil-Essonnes

« Chaque matin nous allions à l’atelier masque. Nous avons coupé une tête dans du polystyrène qu’on a recouvert d’un sac plastique. A partir de ça, nous avons fait notre modèle masque en terre. Nous avons commencé à former notre visage. Puis nous avons mis du plâtre et du latex. J’ai particulièrement aimé faire les formes de mon visage. »

© Association Leverderideau.19

« Les 11 élèves étaient très impliquées et appliquées dans leur travail, de plus en plus captives, créatives et inventives, elles ont réalisé une dizaine de créations. Le bouquet final de la solidarité eut lieu le jeudi, lors de la finalisation des projets, grâce à une entraide ultra efficace de 4 élèves qui ont monté un objet compliqué en très peu de temps. »

élève de l’atelier des Collèges Louise Michel et Léopold Senghor de Corbeil-Essonnes

« Dans le théâtre au début on a fait des petits jeux où il fallait faire confiance à un camarade ou faire des chutes et à la fin on a construit le labyrinthe. »

« Nous avons appris à travailler avec des camarades, travailler en groupe, peindre, assembler des objets, vu de superbes paysages et créé un labyrinthe sans mur. »

élève du Collège Jean Jaurès de Montfermeil

élève du Collège Jean Jaurès de Montfermeil

© Hugo Miserey

« La motivation générale vient probablement de l’implication directe au projet; ils ont conçu et réalisé la sculpture selon leurs propres idées. L’idée consistait aussi à leur insuffler un esprit artistique, inventif (déformation de la matière, formes courbes, végétales, organiques) pour casser la technicité et la rigidité qu’ils côtoient habituellement. A travers ce projet, le but était de les faire grandir (autonomie, confiance en soi...) pour leur avenir.» Ferdinando Nava, artiste forgeron coutelier, atelier du Lycée polyvalent Robert Doisneau de Corbeil-Essonnes

« La base du projet était de prendre des pièces et de les changer de forme pour avoir une œuvre. » élève du Lycée polyvalent Robert Doisneau de Corbeil-Essonnes

« Nous avons créé une fresque géante à partir de l’environnement. Nous avons essayé d’apprendre à faire exprimer des sentiments à des objets. » élève du Collège Jean Jaurès de Montfermeil

« Le but est de faire un film d’animation, on a enregistré des sons, de la musique, des dialogues et tourné le film. » élève du Collège Jean Lurçat de Sarcelles

« Une parenthèse magique pendant laquelle en 5 jours on a appris plus qu’en une année scolaire. Déjà, en entrant en contact avec Philippe, j’ai compris qu’on changeait d’atmosphère, et de conditions de travail par rapport au collège : confiance, écoute, humanité, saisie de la balle au bond, efficacité, tout cela introduisait le climat dans lequel j’ai eu le plaisir d’évoluer pendant une semaine, un havre de paix et de sérénité ! » Florence Guitard, professeur au Collège Jean Lurçat de Sarcelles

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S’INITIER À LA

¬ danse

contemporaine AVEC LES RENCONTRES CHOREGRAPHIQUES INTERNATIONALES DE SEINE-SAINT-DENIS En partenariat avec les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, des collégiens du département de la Seine-Saint-Denis s’engagent dans leur ville au sein du projet « Mon corps, mon lieu », parcours artistique comprenant des temps d’ateliers danse, des lectures d’œuvres, des sorties aux spectacles ainsi que des conférences. Avec des personnes d’autres générations ou âges (enfants, adolescents, actifs et retraités), « Mon corps, mon lieu » aborde la place du lien oral et corporel que tissent entre elles les générations et se fonde sur la volonté de nouer un dialogue entre les espaces, les temps et le corps de chacun, pour repenser la cohésion sociale et le vivreensemble.

« MON CORPS MON LIEU » EN 2007-2008

L’atelier 43 personnes, accompagnées de la chorégraphe Nadine Beaulieu et de la réalisatrice sonore Anne Delrieu ; près de 140h de travail entre février et avril 2008. Ateliers de danse ; ateliers de son et transmission orale ; conférences dansées, à mi-chemin entre la parole et le spectacle ; ateliers de vidéo, danse et musique ; balades sensibles et urbanistiques. Séances de prise de son aux côtés de la réalisatrice sonore ; collectes d’histoires et bruits de la ville ; questionnement de la notion de ville, de liens entre générations, et développement de la connaissance du territoire et du vivre-ensemble ; un temps de rencontre finale avec tous les participants, où la danse prend appui et trouve écho et résonance dans l’album final des histoires et sons de tous.

Programme Les participants s’engagent dans un parcours mené par la chorégraphe et par la réalisatrice sonore en suivant : ¬ Ateliers pratiques de danse, animés par Nadine Beaulieu : 88 heures, du 11 février au 5 avril ¬ Ateliers de prise de son dirigés par Anne Delrieu du 1er au 22 février ¬ Ateliers « danse et musique » les 1er et 7 février ¬ Balades patrimoniales et balades sensibles du 8 au 15 février ¬ Sorties spectacles dans le cadre du Festival des Rencontres chorégraphiques du 15 mai au 8 juin ¬ Conférence dansée le 29 mars à l’auditorium du Conservatoire de Musique de Bagnolet ¬ Une restitution de leur travail : le 5 avril à la Mairie de Bagnolet, avec l’ensemble des participants

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« Donner à entendre autre chose qu’un disque d’histoires et/ou de musique : pas de narration de style classique, mais plutôt un mélange d’enregistrement de type documentaire et fictionnel (afin de favoriser une écoute sensible) : un « disque » fait d’interviews, de conversations avec les enfants sur les interviews écoutées, peut-être re-racontées (téléphone arabe), et de bruits/sons collectés dans la ville. J’aimerais montrer avec ce disque l’importance et le plaisir partagé dans la transmission intergénérationnelle de nos histoires familiales et/ou collectives, de l’histoire de la ville... »

« Vaste terrain de jeux chorégraphiques, édifiés sur l’histoire et l’architecture mêmes de Bagnolet, cet atelier réunit dans un même groupe, des enfants de classe primaire et leur institutrice, des mamans, des adolescents et des seniors. Conçu pour s’adapter aux possibilités de chacun, il fait traverser au groupe des propositions variées de mouvement dansé.

D.R

Anne Delrieu, réalisatrice sonore

D.R

Les conférences dansées (...) offrent sous une forme ludique les clés de l’élaboration d’une œuvre chorégraphique et musicale. Très vivantes et progressivement « interactives » elles placent le public dans le rôle d’un « témoin spect-acteur » qui assiste, dans les deux sens du terme, aux différents stades du processus de création. (...) Ces conférences, à mi-chemin entre la parole et le spectacle, répondent, par le biais d’une expérience sensible, à des questions qu’il est parfois difficile d’aborder par des mots, hors du contexte de création d’un artiste... »

« C’était doux. On dirait que j’étais dans un opéra et un piano a commencé. C’était drôle au début, après ça m’a paru doux, léger, comme si j’étais une plume. Après c’est devenu plus rapide et plus joli. Un homme apparut derrière le piano et il a commencé à chanter. C’était magique et j’écoutais beaucoup. (...) Une danseuse apparaît et d’autres danseurs aussi. Ils commencent à danser doucement et font la gaine. Après, ils se posent et recommencent. Ils sont gracieux et souples. Ça commence à accélérer et ils sont vert fluo à cause des lumières. Puis, ils ralentissent et un garçon apparaît. Il prend la danseuse au milieu et disparaît. »

Nadine Beaulieu, chorégraphe

D.R

« Une voix, le son d’un piano. J’ai eu l’impression d’être dans un endroit que je ne connaissais pas et cet endroit était désert. J’avais l’impression de voler dans les airs et de tourner. J’ai pensé à mon arrière-grand-mère. » Rupert, élève de CM1 de l’Ecole primaire Paul Langevin

© Julia Romy

D.R

Anouk, élève de CE2 de l’Ecole primaire Paul Langevin

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PARTAGER L’

¬ image AVEC LES AMIS DE MAGNUM PHOTOS En partenariat avec les Amis de Magnum Photos, présidé par Raymond Depardon, le programme « L’Image en Partage » a pour objectif de sensibiliser les jeunes à la lecture d’image et de développer leur regard critique. Conçu sur la base du volontariat, et hors temps scolaire, « L’Image en Partage » s’adresse à des élèves de Première issus d’établissements de l’éducation prioritaire délivrant différentes formations, générales ou professionnelles, en lien avec l’image : communication visuelle, photographie, signalétique, etc. Ce programme se compose d’ateliers se déroulant un samedi par mois ainsi que pendant les vacances scolaires. Ces rendez-vous réguliers permettent aux élèves de rencontrer des professionnels de l’image, de visiter des expositions et de concevoir un projet d’exposition ou de publication, résultat d’un travail de recherche autour d’une thématique (recherches iconographiques, écritures de textes, conception d’une scénographie...). Cette exposition est programmée au sein des espaces du premier lieu dédié à l’image documentaire qui ouvre ses portes à Paris début 2009, puis est présentée au sein des lycées partenaires.

L’Image en Partage à partir de la rentrée scolaire 2008

Sensibilisation des enseignants Rencontre avec les équipes pédagogiques : méthodologie pour sensibiliser et repérer les élèves volontaires pour participer au projet et définition d’une thématique comme base de réflexion pour les élèves dans l’élaboration de leur thème.

Prise de connaissance avec les élèves Initiation à la lecture d’image des élèves volontaires au travers de plusieurs rendez-vous ; réflexion sur les enjeux d’une exposition et identification de ses différents acteurs ; visite d’exposition avec un commissaire d’exposition et rencontre avec un éditeur ; prise de connaissance avec le style documentaire et préparation de l’élaboration du projet.

Elaboration de la thématique du projet Séjour artistique pendant les vacances de la Toussaint à La Source, dans l’Eure, aux côtés d’un photographe ; appropriation du langage de l’image et conception du thème du projet, ainsi que de sa problématique et de ses enjeux.

Conception du projet Définition du contenu du projet ; travail sur l’approfondissement du thème, sur l’iconographie ; choix des images qui composent le projet et élaboration de la scénographie.

Production de l’exposition et de la publication Réalisation de la production en équipes, travaillant sur la scénographie (écriture des textes, légendes, simulation d’accrochage), la communication (choix des supports de communication, conception de la publication) et la production de l’exposition (suivi des tirages, encadrement et impression de la publication, signalétique).

Accrochage et vernissage Montage de l’exposition au cours d’un week-end. Pendant le temps de l’exposition, les lycéens du projet proposent des visites aux établissements scolaires d’Ile-de-France. L’exposition a également vocation à être itinérante et à s’installer temporairement dans l’enceinte d’établissements scolaires partenaires.

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Gérald Navarron, chef de Travaux du Lycée Etienne Jules Marey de Boulogne-Billancourt

« Le contact avec d’autres jeunes venant d’horizons différents, de formations générales, les amène à constater la richesse de ces échanges et de mesurer que les écarts ne sont pas aussi grands qu’ils ne le pensaient ! » Patrice Lis, proviseur du Lycée Claude Garamont de Colombes

« Les élèves bénéficieront d’une mobilisation personnelle particulière au regard des moyens humains et des moyens matériels qui seront mis à leur disposition. D’autre part, la confrontation entre étudiants d’univers différents enrichira l’expérience. »

Diane Dufour, directrice des Amis de Magnum Photos

Jean-Baptiste Nourrisson, professeur d’atelier en charge de la classe Brevet des Métiers d’Art option Signalétique Enseigne et Décor au Lycée Eugène Henaff de Bagnolet

« Il s’agit d’un beau défi réunissant des élèves très impliqués. Trois mots me viennent à l’esprit pour ce projet : synergie - sens critique - ouverture. Cette réflexion pourra être un point d’appui pédagogique pour nos futures séances notamment dans son apport culturel et réflexif (lire et comprendre des images). Les élèves vont être immergés dans une aventure à construire, et je pense que ceci, au delà des enjeux de l’image documentaire auxquels ils seront confrontés, sera très formateur pour leur avenir professionnel. » Laure Pinault, professeur d’arts appliqués au Lycée Eugénie Cotton de Montreuil

« Les jeunes, pourtant submergés d’images au quotidien, sont souvent peu ou mal armés pour les appréhender et les apprécier. Fort de ce constat, nous avons imaginé des actions inédites de sensibilisation des jeunes à la lecture de l’image : « L’Ecole du Regard ». Notre premier programme pilote mené en collaboration avec la Fondation Culture & Diversité « L’image en partage » offrira la possibilité à des lycéens de l’éducation prioritaire de s’approprier le langage de l’image et ainsi de développer un regard critique : l’image comme machine à penser. »

« J’imagine et souhaite que le projet « L’Image en Partage » soit une expérience riche de rencontres humaines et d’échanges, de savoir-faire et de réflexion autour de la photographie. »

© Trent PARKE, Magnum Photos

« Faire découvrir à nos élèves une autre vision de la photographie en sortant du cadre scolaire, et les faire participer au choix d’images de grands photographes de Magnum. L’attente pour nos élèves c’est d’être en contact avec des “Reporters”, ce monde les fait rêver. »

Raymond Depardon, président des Amis de Magnum Photos

© Martin PARR, Magnum Photos

© Martin PARR, Magnum Photos

© Richard KALVAR, Magnum Photos

« Notre rêve est d’ouvrir à Paris le premier lieu dédié à l’image documentaire et principalement à la photographie, (...) à deux pas de la Place de Clichy. Un lieu d’exposition, de confrontation et d’interrogation des multiples approches possibles du réel. Un lieu en résonance avec l’histoire en marche, une fenêtre sur le monde. »

Céline Lourd, professeur de photographie au Lycée Brassaï de Paris

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Ces programmes ont pour objectif de favoriser l’égalité des chances dans la poursuite d’études supérieures d’excellence dans les domaines culturels ou artistiques pour les élèves issus de lycées de l’éducation prioritaire. L’action en faveur de l’égalité des chances repose sur la volonté d’informer, de préparer et d’accompagner les lycéens issus d’établissements de l’éducation prioritaire les plus motivés pour la poursuite d’études supérieures, en partenariat avec des établissements d’enseignement supérieur culturel ou artistique d’excellence. ¬ Information et sensibilisation Cette étape fondamentale permet tout d’abord de rencontrer en amont les équipes pédagogiques, puis les parents et les élèves des établissements concernés. Forums d’information sur les filières, rencontres avec les professionnels, visites de musées sont organisés afin de donner une vision d’ensemble des formations, des écoles, de leurs débouchés professionnels et de permettre aux élèves de choisir l’orientation qui leur correspond le mieux. ¬ Préparation intensive aux concours Pendant les périodes de vacances scolaires, la Fondation permet à des lycéens volontaires et sélectionnés par un jury de suivre une préparation intensive, à la fois pratique et théorique, aux concours. Les lycéens sont guidés par des professeurs et intervenants des établissements d’enseignement supérieur qu’ils souhaitent intégrer, pendant des stages dont les programmes sont élaborés par les partenaires. ¬ Accompagnement et suivi A la suite de ces étapes, la Fondation Culture & Diversité continue d’accompagner les élèves ayant réussi les concours : tutorat tout au long de leurs études, bourses en l’absence d’attribution systématique de bourses publiques et, dans certains cas, aide à la recherche de stage et à l’insertion professionnelle.

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Information et Sensibilisation EN 2007-2008

Pour les élèves de Seconde et de Première, option Histoire des arts.

ETUDIER L’

¬ histoire de l’art AVEC L’ECOLE DU LOUVRE En partenariat avec l’Ecole du Louvre, dirigée par Philippe Durey, ce programme est né de la volonté de démocratiser l’accès aux métiers des musées et du patrimoine. Il accompagne des lycéens issus d’établissements de l’éducation prioritaire ayant choisi l’option « Histoire des arts » pendant leurs trois années de lycée. Les élèves de Seconde et de Première bénéficient d’informations sur les débouchés dans ce secteur, de rencontres avec des professionnels, de visites des plus grands lieux du patrimoine et d’un tutorat par des élèves de 4ème année de l’Ecole du Louvre. Les élèves de Terminale les plus motivés participent à un stage intensif de préparation au test d’entrée de l’Ecole du Louvre pendant les vacances scolaires, afin d’accroître leurs chances de réussite. Les élèves du programme admis à l’Ecole du Louvre bénéficient ensuite d’un tutorat tout au long de leur scolarité. Ce programme contribue ainsi à une plus grande égalité des chances dans l’accès à la prestigieuse filière d’études offerte par l’Ecole du Louvre.

Rencontres avec les professionnels : Journée des métiers à l’Ecole du Louvre, 200 élèves assistent à des interventions de professionnels ; présentation des métiers du patrimoine (régie d’œuvre, restauration, documentation, multimédia) ; présentation des fonctions muséales (conservation et services culturels), sur le terrain. Musées visités : musée Carnavalet, musée national des Arts asiatiques-Guimet, musée national du Moyen Age-Thermes et Hôtel de Cluny, musée de la Marine et musée Cognacq-Jay.

Tutorat : par des étudiants de 4ème année à l’Ecole du Louvre se destinant à la médiation orale. Accompagnement des visites des lycéens ; sensibilisation aux œuvres ; apprentissage des analyses formelles, iconographiques et analyses de style.

Visites de grands lieux du patrimoine : pour les élèves des 6 lycées partenaires pendant les cours d’Histoire des arts, accompagnés de leur professeur et d’intervenants de l’Ecole du Louvre. Lieux visités : musée d’Orsay, musée Rodin, musée de l’Hôtel-Dieu à Mantes-la-Jolie, Bibliothèque Nationale de France, musée du Louvre, Cluny, musée Gustave Moreau, musée du quai Branly, Centre Pompidou, musée de la Vie romantique, châteaux de Versailles et Vaux-le-Vicomte.

Stage Égalité des Chances en 2007-2008

Préparation au test d’entrée à l’Ecole du Louvre pour les élèves de Terminale, du 25 février au 1er mars 2008. Sélection 39 élèves pour le stage de préparation au test d’entrée, après appel à candidatures ouvert aux élèves de Terminale L option Histoire des arts des 6 lycées partenaires.

Cours le matin et visites l’après-midi ¬ présentation de l’Ecole et de sa scolarité, orientation des élèves / 2 demi-journées ¬ cours de méthodologie du test d’entrée, lecture et clés d’analyse des images, vocabulaire et expression écrite / 4 demi-journées ¬ cours d’histoire de l’art devant les œuvres (l’Antiquité, le Moyen Age et la Renaissance au musée du Louvre, l’époque moderne au Château de Versailles, l’époque contemporaine au musée des Arts décoratifs, Conseil économique et social) / 4 demi-journées ¬ visites d’expositions et rencontres avec des professionnels (Château de Versailles et montage d’une exposition au musée du quai Branly) / 2 demi-journées

À la suite du concours

Pour les élèves admis en 1ère année de l’Ecole du Louvre. Tutorat Les élèves bénéficient deux fois par mois d’un tutorat dispensé par un intervenant de l’Ecole du Louvre.

Statistiques pour l’année 2006-2007 4 élèves ont été admis à l’Ecole du Louvre.

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Sandra Araujo ¬ 19 ans ¬ Terminale L ¬ Lycée Jules Uhry de Creil

Depuis toute petite, je suis « fan » du 7ème art. Collégienne, je passais mon temps libre au cinéma avec mes amis. De plus, l’Egypte me fascine, ses hiéroglyphes, ses momies, ses rites, etc. et la seule façon de combler ma curiosité se trouvait dans les livres touristiques et encyclopédies, donc, dit de manière moderne : « j’ai pris un « forfait » bibliothèque ». Je suis une passionnée de l’Histoire et des Arts donc de l’Histoire des arts... Comment l’expliquer précisément ? Je n’ai pas d’autre explication que celle de ma passion et c’est tout naturellement que j’aimerais m’y consacrer. Au fur et à mesure que j’avance dans mes études, je découvre de nouvelles choses et je souhaite en apprendre davantage. Depuis que j’étudie l’Histoire des arts, j’ai repris contact avec ma marraine qui travaille dans le domaine de l’archéologie au Portugal, pays d’où mes parents sont originaires, pour discuter avec elle de ma passion et l’interroger sur son métier et ses choix.

Lorsque notre lycée a proposé aux élèves historiens d’art la possibilité de participer à un stage organisé par l’Ecole du Louvre en février, cela m’a surprise dans un premier temps. Beaucoup ont très vite adhéré quand nous avons appris qu’il s’agissait d’un stage d’égalité des chances pour préparer le test probatoire, même si pour ma part, j’ai mis un peu de temps avant d’accepter : j’avais des doutes sur mes capacités, étant une élève moyenne. Mon sentiment de départ face à cette opportunité pourrait s’exprimer à travers la métaphore suivante : « L’Ecole du Louvre serait comme une belle pomme où l’envie serait de pouvoir y croquer à pleines dents mais nous ne pourrions que la regarder ». C’est sur les encouragements de mes professeurs d’Histoire des arts (artistique et historique), de ma mère et de mon frère, et de quelques amis que j’ai dépassé cette appréhension et me suis inscrite à cette expérience. Tout le contenu du programme était excellent (les musées, les visites, les rencontres, etc.). Cela m’a apporté la confirmation de mes futures études que je souhaiterais poursuivre à l’Ecole du Louvre. Lors de ce stage, j’ai rencontré des personnes exerçant de nombreux métiers et j’ai réalisé qu’il y en avait que je ne soupçonnais pas. Moi, je ne sais pas encore quel métier envisager, mais je sais que l’Histoire des arts est ma voie. Tout ce que je souhaite maintenant, c’est réussir le test. Et si cela ne devait pas arriver, j’aurais eu la joie immense d’avoir participé au stage ».

© Diane Cesbron

« Je m’appelle Sandra, j’habite à Cauffry dans l’Oise. Je suis en Terminale L et étudie l’Histoire des arts ainsi que les Arts appliqués depuis 3 ans au Lycée Jules Uhry à Creil.

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Information et Sensibilisation EN 2007-2008

Pour les élèves de Terminale.

INTEGRER UNE

¬ école supérieure d’art AVEC LES ECOLES SUPERIEURES D’ART ET LES CLASSES PREPARATOIRES PUBLIQUES D’ILE-DE-FRANCE Ce programme vise à favoriser l’égalité des chances dans l’accès aux écoles d’art à des lycéens issus d’établissements de l’éducation prioritaire. Ce projet est développé en partenariat avec la Délégation aux Arts Plastiques du ministère de la Culture et de la Communication, les cinq Ecoles supérieures d’art d’Ile-de-France, les deux classes préparatoires publiques en Ile-de-France et les Rectorats des Académies de Créteil, Paris et Versailles. Il concerne une centaine d’élèves de Terminale se destinant à des études supérieures d’art. Repérés par leurs professeurs dans plus de quarante lycées partenaires en Ile-de-France, ces lycéens bénéficient tout au long du programme d’une vision d’ensemble de ces filières, des spécificités de chaque école et de leurs débouchés professionnels. Un stage intensif pendant les vacances d’hiver permet aux plus motivés de se préparer aux concours d’entrée de ces écoles. Un système de bourses est ensuite mis en place par la Fondation pour les élèves du programme ayant été admis en classe préparatoire.

Écoles d’art et classes préparatoires partenaires

¬ L’Ecole nationale supérieure des beaux-arts (Ensba) ¬ L’Ecole nationale supérieure de création industrielle (Ensci) ¬ L’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs (Ensad) ¬ L’Ecole nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy (Ensapc)

¬ L’Ecole supérieure d’arts de Rueil-Malmaison ¬ Les Arcades, ville d’Issy-les-Moulineaux Ainsi que la Délégation aux Arts Plastiques du ministère de la Culture et de la Communication et les Académies de Créteil, Paris et Versailles.

Rencontres avec les professeurs d’art plastiques et d’arts appliqués à propos des écoles supérieures d’art et le programme d’Egalité des Chances de la Fondation (réunions au sein des Rectorats, en présence de représentants des écoles, des classes préparatoires, des lycées et des Académies). Outil pédagogique : le Petit Manuel, guide pratique des études en écoles d’art et de leurs débouchés professionnels, élaboré pour les élèves par la Fondation Culture & Diversité.

Présentation des études supérieures en écoles d’art Journée d’Information et de Découverte des écoles d’art à l’Ensad. 93 élèves sélectionnés par les équipes pédagogiques de 42 lycées partenaires; présentation par 26 intervenants des 5 écoles d’art et des 2 classes préparatoires publiques d’Ile-de-France ; présence des professeurs et des parents. Présentation des écoles, des apprentissages, des concours, de la pédagogie des classes préparatoires, des systèmes de bourses et des débouchés professionnels.

Stage Égalité des Chances en 2007-2008

Préparation aux concours des écoles d’art et des classes préparatoires publiques en Ile-de-France, à l’Ensci, pour les élèves de Terminale, du 25 février au 1er mars 2008. Sélection 24 élèves, issus de 13 lycées, en Terminale L (option arts plastiques, Bac pro Communication graphique ou Bac pro artisanat métiers d’art pour la majorité), sélectionnés par un jury. Encadrement par 5 professeurs enseignant en écoles d’art et en classes préparatoires.

Contenu du stage ¬ histoire de l’art d’après lecture d’images / 3 demi-journées ¬ dessin de nus d’après modèles vivants / 1 demi-journée ¬ atelier d’écriture / 1 demi-journée ¬ projet dessin/peinture ou dessin/volume / 3 demi-journées ¬ projet photographie / 1 demi-journée ¬ visites d’expositions (Jeu de Paume, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Pavillon de l’Arsenal et Maison Rouge) / 3 demi-journées

À la suite du concours

Pour les élèves admis en classes préparatoires publiques. Bourses En l’absence de bourses publiques systématiques, un système de bourses est mis en place par la Fondation.

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Robin Lebey ¬ 19 ans ¬ Terminale artisanat et métiers d’art option ébénisterie ¬ Lycée professionnel de Prony d’Asnières-sur-Seine (92)

J’ai poursuivi mon cursus scolaire en allant en Seconde générale, mais avec des notes tournant toujours autour de la moyenne (et malheureusement régulièrement juste en dessous). Avec le recul, je pense que je ne me rendais pas bien compte de l’importance que cela avait pour moi et pour mon avenir, surtout en comparaison avec l’investissement à fournir. J’ai effectué de nombreuses démarches pour rentrer en lycée d’arts appliqués, mais j’ai essuyé des refus et me suis finalement redirigé vers l’ébénisterie. Cette filière m’intéressait car elle alliait savoir-faire et approche créatrice. Je suis curieux, j’aime comprendre les choses, les savoir-faire qu’elles impliquent, essayer de nouvelles techniques et matériaux. C’est cela qui permet d’innover, je pense, dans le domaine artistique. Je me suis donc orienté dans une formation de bac-pro au Lycée de Prony d’Asnières-surSeine, où je suis désormais en Terminale. J’ai pu ainsi acquérir des compétences techniques grâce au grand nombre de stages effectués, mais également des connaissances plus théoriques relatives au domaine artistique et créatif.

Après le baccalauréat, même si la formation d’ébénisterie m’apporte beaucoup, j’aimerais me réorienter vers une formation correspondant davantage à l’avenir professionnel que j’envisage. C’est la raison qui me porte à m’intéresser vivement aux études artistiques et pour laquelle j’ai participé à ce stage. Je pense que ce type d’expérience éclaire sur la vie en école d’art et nous donne une vision beaucoup plus concrète de ce qu’est l’enseignement artistique. J’ai remarqué par exemple pendant ce stage que nous communiquions beaucoup : on aurait tendance à croire que le dessin est une discipline personnelle, mais c’est surtout pendant ce cours que j’ai participé à de véritables échanges avec les professeurs et les autres élèves. J’aime créer un échange avec les autres, discuter avec eux et partager des idées. Le partage, l’ouverture sont des notions très importantes pour moi. Bien que je sois assez rêveur - ceci se traduisant souvent par des moments d’isolement qui, à mon sens, développent une sensibilité et une certaine créativité - je suis également perfectionniste : je fais toujours attention à la qualité des choses et du travail, ceci se traduisant par un goût du détail. Et, dans le fond, je pense qu’il est surtout intéressant de regarder ce qu’est une personne au travers de son travail, de ce qu’elle produit, où elle transparaît de façon plus objective. »

© Diane Cesbron

« Depuis mon plus jeune âge, j’ai été très attiré et sensibilisé par le dessin, comme un grand nombre d’enfants qui aiment avoir recours à ce moyen pour s’exprimer et illustrer leurs pensées. J’ai continué à dessiner régulièrement, ceci devenant une habitude, sans que je ne me pose précisément la question : « pourquoi le dessin ? ». Puis mes parents ont décidé de m’inscrire dans un atelier d’art où j’allais toutes les semaines me libérer, parallèlement à l’école.

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LES LAURÉATES 2007-2008

DEVENIR

¬ conservateur AVEC LA CLASSE PREPARATOIRE DE L’ECOLE DU LOUVRE En partenariat avec la classe préparatoire aux concours de conservateur du patrimoine de l’Ecole du Louvre, l’attribution de bourses par la Fondation Culture & Diversité permet de favoriser l’égalité des chances dans la poursuite d’études supérieures culturelles. Ce programme intervient dans une étape cruciale de la scolarité étudiante où les bourses publiques systématiques sur critères sociaux font défaut et où les discriminations sociales et économiques sont, de ce fait, les plus importantes. Ainsi, des bourses sur critères sociaux et académiques sont attribuées par la Fondation aux étudiants afin de leur permettre de réviser dans les meilleures conditions le très difficile concours de conservateur, et de leur donner toutes les chances d’intégrer, après plusieurs années d’études en histoire de l’art, l’Institut National du Patrimoine.

dont le parcours, la motivation à poursuivre des études d’excellence en Histoire de l’art et la personnalité ont particulièrement convaincu la Fondation : Mademoiselle Sophie Omère « Parcourir successivement tous les départements de la France, s’assurer sur les lieux de l’importance historique et du mérite d’art des monuments (Ludovic Vitet, 1834). Ma sensibilité et mon engagement pour la sauvegarde de notre patrimoine sont nés d’une soif de connaissances ainsi que d’une lecture assidue des anecdotes racontées avec humour par Mérimée dans ses Notes de Voyages. » Née en 1985, Sophie a suivi des études d’histoire de l’art à l’université d’Aix en Provence, où elle a notamment obtenu son Master en Histoire de l’art mention Bien et son Master 1 en Métiers du patrimoine. Elle se prépare à passer le concours de conservateur dans la spécialité Monuments historiques, en option Histoire de l’art et des civilisations dans l’Europe du 15ème siècle à la fin du 18ème siècle.

Mademoiselle Julie Pujol « L’art est partout, il n’exclut réellement personne pourvu que l’on s’y intéresse. » Née en 1983, Julie a effectué un BTS tourisme et s’est tournée vers des études d’histoire de l’art et d’archéologie à Toulouse puis à l’Ecole du Louvre, où elle a obtenu un Master 1 en Muséologie. Elle se prépare à passer le concours de conservateur dans la spécialité Archéologie, en option Histoire de l’art : préhistoire.

Mademoiselle Stéphanie Quantin « J’aime à penser que, dans le cadre de ces études, il n’existe pas de scénarios linéaires, il n’y a que des itinéraires personnels. » Née en 1982, Stéphanie a effectué une licence d’anglais avant de se tourner vers des études d’histoire de l’art à l’université. Après un Master 1 mention Très Bien, délivré par l’Université Paris IV-Sorbonne, elle a intégré l’Ecole du Louvre où elle a obtenu un diplôme de 1er cycle. Elle se prépare à passer le concours de conservateur dans les spécialités Monuments historiques, Inventaire général et Musées, en option Histoire de l’art et des civilisations dans le monde occidental de la fin du 18ème siècle à 1914.

Mademoiselle Audrey Sadoul « Il faut garder un regard extérieur et interdisciplinaire, développer et définir sa propre idée du patrimoine. » Née en 1982, Audrey a effectué un BTS en architecture d’intérieur puis étudié l’histoire de l’art à l’université Foscari de Venise, où elle a obtenu son Master 1 Recherche Histoire de l’art moderne mention Très Bien, et à La Sorbonne jusqu’au Master 2. Elle a ensuite intégré l’Ecole du Louvre pour un Diplôme de recherche appliquée. Elle se prépare à passer le concours de conservateur dans les spécialités Musées et Monuments historiques, en option Histoire de l’art et des civilisations de l’Europe du 15ème siècle à la fin du 18ème siècle.

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Julie Pujol ¬ 24 ans ¬ Classe préparatoire aux concours de conservateur du patrimoine de l’Ecole du Louvre

C’est avant tout une passion. Du travail aussi et de la motivation. Moi ? Je baigne dedans depuis le lycée. Puis, j’ai fait des études de tourisme (BTS), un an en Irlande histoire de perfectionner mon anglais pour entrer ensuite à la faculté du Mirail à Toulouse, obtenir ma licence en Histoire de l’art et enfin rentrer à l’Ecole du Louvre. L’Ecole du Louvre...Paris...l’excellence et le prestige... Une telle réputation qu’on ne se croit en aucun cas capable d’y être accepté. Vous n’imaginez pas la surprise, l’appréhension mêlée de fierté qu’une simple provinciale comme moi peut ressentir à l’idée de pouvoir intégrer cette Ecole. Quelques centaines de kilomètres au sud, j’étudiais l’Histoire de l’art mais le Louvre, c’était de l’ordre de l’utopie...et pourtant... »

© Diane Cesbron

« Bajou...vous connaissez ? Non ? Artigat peut-être ? Toujours pas !? Bon...Toulouse, c’est de suite plus parlant, n’est-ce pas ? Voilà d’où je viens. Moi, Julie Pujol, 24 ans, préparant le concours de conservateur national du patrimoine à l’Ecole du Louvre de Paris. L’autre bout de la France : Ariège, 09 ! Département si peu connu que la plupart des gens le confonde avec l’Ardèche. Quelle hérésie...rien à voir ! Des vaches, des montagnes, des villages de moins de 1000 habitants mais attention, pas de crème de marrons ! Une culture de la nature (paradoxal ?)! Et l’Art, où est-il ? Cinéma, architecture, sculpture, peinture, théâtre, musique, danse... Cet Art avec un grand « A », sous toutes ses formes, qu’on dit élitiste, accessible aux seuls initiés et rejetant les néophytes aux frontières externes de la culture. Il est partout. Même au fin fond des campagnes françaises. Il est en toute chose et n’exclut réellement personne pourvu que l’on s’y intéresse. Nous pouvons donc tous comprendre l’Art si l’on s’en donne les moyens.

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FAIRE DU

¬ cinéma

Information et Sensibilisation À PARTIR DE LA RENTRÉE SCOLAIRE 2008

Pour les élèves en Première et Terminale. Intervention au sein de lycées : 2 heures de rencontre avec deux étudiants et un intervenant de La fémis.

AVEC LA FEMIS

En partenariat avec La fémis, ce programme a pour objectif de favoriser l’égalité des chances dans l’accès aux études supérieures en cinéma. Cette action se déploie en deux étapes. Avant le baccalauréat, les élèves de Première et de Terminale des lycées de l’éducation prioritaire d’enseignement général sont sensibilisés par des étudiants et des intervenants de La fémis aux métiers du cinéma, aux études supérieures dans ce domaine et à La fémis en particulier. Après le baccalauréat, des étudiants (issus de lycées de l’éducation prioritaire et souhaitant intégrer la prestigieuse école de cinéma) sont sélectionnés sur l’ensemble du territoire pour participer à un atelier ayant pour objectif d’augmenter leurs chances de réussite au concours de La fémis. Cet atelier de trois semaines, organisé dans les locaux de La fémis, est constitué de rencontres avec des professionnels, d’un apprentissage de connaissances théoriques sur le cinéma et de pratique cinématographique, à travers la réalisation d’un court film de fiction.

Présentation des études supérieures en cinéma et audiovisuel : présentation aux lycéens, par les intervenants, de La fémis et ses formations, des débouchés professionnels et des réalités du secteur ; présentation de l’Atelier Egalité des Chances.

Sensibilisation à l’image : découverte pour les lycéens des problématiques liées au cinéma à partir de films projetés, échanges et débats avec les professionnels.

ATELIER Égalité des Chances À PARTIR DE 2008

Pour les étudiants issus de l’éducation prioritaire, dans leur 1ère, 2ème ou 3ème année d’études supérieures. Sélection Appel à candidatures national ouvert aux élèves ayant passé leur bac dans des lycées de l’éducation prioritaire. Sélection de 6 à 12 jeunes par un jury composé de membres de La fémis et de la Fondation.

Contenu de l’Atelier Egalité des Chances : 3 semaines au mois de juillet, dans les locaux de La fémis : approfondissement des connaissances et de l’expérience cinématographique des jeunes, réalités contemporaines du cinéma, pratique cinématographique par la réalisation collective de petits films de fiction, apprentissage de connaissances plus théoriques sur le cinéma et rencontre avec des professionnels.

À la suite DE L’ATELIER ET du concours

Pour les étudiants qui ne réussiraient pas le concours extrêmement sélectif de La fémis. Insertion professionnelle : La Fondation met en place des stages de plateau, qui leur permettront de démontrer leur motivation auprès de la profession, en leur réservant une voie d’entrée dans le monde du cinéma avec une formation professionnelle de qualité.

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Claude Miller Cinéaste, Président du Conseil d’administration de La fémis

Marc Nicolas Directeur Général de La fémis

« La fémis est une école de haut niveau, délivrant une formation dense et très complète à 10 métiers du cinéma. Par ailleurs, elle ne forme que peu d’élèves chaque année - une cinquantaine au total - car le secteur du cinéma et de l’audiovisuel en général ne sont que peu créateurs d’emplois nouveaux. Elle est, pour ces deux raisons, d’accès difficile et ses concours sont très sélectifs. Si nous assumons ce niveau d’exigence de l’Ecole et la difficulté d’y entrer, nous sommes pourtant très attentifs à ce qu’elle reste ouverte à tous et en particulier à des élèves de toutes origines sociales. La fémis est en effet une école publique et appartient donc par principe à tous. Elle est aussi une école de cinéma et le cinéma est un art ouvert sur le monde, sur l’ensemble de la société. Aujourd’hui, cette ouverture se traduit dans la diversité d’origine des élèves, plus élevée que la moyenne de l’enseignement supérieur si l’on en juge par le taux d’élèves boursiers. Néanmoins, nous pensons comme beaucoup aujourd’hui en France, que cette diversité doit être encore accrue pour refléter notre société et, pour le dire d’un mot, que nul ne doit s’interdire de penser à faire ses études à La fémis en raison de son origine sociale - alors que c’est peut être encore le cas. C’est pourquoi nous lançons un programme d’ « Egalité des Chances » en direction des jeunes issus d’établissements de l’éducation prioritaire. »

D.R.

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Remerciements THÉÂTRE DU ROND-POINT Equipe : Valérie Bouchez, Camille Clier, Charlotte Jeanmonod, Arnaud Lacoste, Pierre-Yves Lenoir, Johannes Monteaux, Kéa Ostovany, Alain Petit, Antoine Picq, Nathalie Sultan, Jean-François Tracq, et toute l’équipe du Théâtre du Rond-Point. Etablissements scolaires partenaires : ¬ Lycée Jacques Feyder d’Epinay-sur-Seine : Equipe pédagogique : Philippe Alchourroun, Jean-François Bourdon, Nathalie Broux, Etienne Buraud, Delphine Ertiani, Sylvie Gaillard, Claire Joubaire, Jeanne Minière, Béatrice Moralli, Camille Taillefer, Marion Thévenot, Philippe Yong. ¬ Lycée polyvalent Hippolyte Suger de Saint-Denis : Equipe pédagogique : Elisa Chaltiel, Hyppolite Courty, Ronan Kerneur, Violette Lecoq, Marc Le Monnier, Loren Lonzo Kouassi, Juliette Marie, M. Myara, Alice Perrin. ¬ Lycée Gabriel Fauré de Paris (13ème) : Equipe pédagogique : Théo Battistella, Sophie François, Laura Le Cadet, Anne Roudier. ¬ Lycée Joliot-Curie de Nanterre : Equipe pédagogique : Natacha Polin, Noëlle Villatte. ¬ Lycée Evariste Galois de Noisy-le-Grand : Equipe pédagogique : Elodie Crouzillas, Nadia Ettayeb, Hélène Eveleigh, Edern Gestin, Emmanuelle Guillou, Gérard Jock, Barbara Laborde, Florence Malliaros, Christine Morel. ¬ Lycée Voillaume d’Aulnay-sous-Bois : Equipe pédagogique : Cécile Febvre, M. Tomasi. Comédiens et intervenants : Michel Abecassis, Elisabeth Joinet, Martin Selze, Pierre Zaoui. Elèves de l’atelier théâtre du lycée Jacques Feyder : Olufémi Ajayi, Emmanuella Attisso, Mathilde Azuelos, Asiya Bathily, Nabila Boulaine, Vanessa Braut, Stéphane Dossantos, Ludovic Gaillot, Cindy Gandillon, Mohammed Hamdaoui, Uden Luissint, Melissa Menguelti, Martine N’Guyen, Elodie Peot, Marthika Puvirajasingam, Eden Simon. Elèves de l’atelier d’écriture du lycée Gabriel Fauré : Rafik Ait-Aissa, Alexandre An, Rougui-Anne Barry, Camelia Boukhtouche, Florence Bretille, Francesca Carole, Mike Cuvelier, Vincent Dugas, Sonia Fares, Maxsol Felissaint, Matthieu Garnier, Chafika Hamadou, Thanh La, Virgile Langlois, Amel Larras, Ngoc-Huyên Le, Fatuma Mdahoma, Rosalie Ngo, Julie Petit, Cyril Rouquier, Marilou Saurat, Victor Souriau, Jennifer Soussan, Alain Tran.

LA SOURCE

Habitants :

ECOLES NATIONALES SUPÉRIEURES D’ART ET LES CLASSES

Equipe : Philippe Bataillé, Astrid Blin, Régis Blin, Valérie Clause,

Annick Assegond, Marie Esplugas, Ginette Fabette, Monique Fontanive,

PRÉPARATOIRES EN ILE-DE-FRANCE

Eric Dauga, Carol Douix, Marie-Pierre Dubois, Martine Duhamel,

Monique Lapie, Nicole Laprevotte, René Le Bon, Diane Ossiele, Michèle

Isabelle Huray-Ferré, Mireille Lahlou, Aurore Lefevre, Claire Poudret.

Parent, Serena Perez, Lucienne Samson, Auguste Thomas.

Les Arcades, Ville d’Issy-les-Moulineaux : Equipe : Magali Desbazeille, Marie-Annick Décaudain, Alexandra Epée, Olivier Jourdan, Estelle Pagès, Jean-Marc Thommen, Rémi Uchéda, Gabrielle

Etablissements scolaires partenaires : ¬ Lycée Professionnel Théodore Monod, Noisy-le-Sec

Wanbaugh.

Equipe pédagogique : Catherine Berthelin, Isabelle Chemin , Monsieur

AMIS DE MAGNUM PHOTOS

Fouquès, Christian Krock, Anne Perron.

Equipe : Fannie Debanne, Madeleine de Colnet, Raymond Depardon,

Ecole supérieure d’arts de Rueil-Malmaison :

¬ Collège du Centre, Villejuif

Diane Dufour.

Equipe : Victoire Dubruel, Alexandre Hoarau, Jacques Hoepffner, Sté-

Equipe pédagogique : Géraldine Briand, Yohann Desblée, Monsieur

phanie Katz, Maryline Manrubia, Aurélie Ménétrieux, Sylvie Paz, Mona

Despins, Madame Dublineau Yannick, Madame Garde, Madame Sarafian,

Etablissements scolaires partenaires :

Dominique Pluchino.

¬ Lycée Brassaï, Paris 15ème :

¬ Lycée Polyvalent Robert Doisneau, Corbeil-Essonnes

Equipe pédagogique : Abdel Berrada, Martine Ernoult, Céline Lourd,

Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris (Ensba)

Equipe pédagogique : Delphine Lassort, Genevière Piniau,

Elisabeth Paul, Emmanuelle Soulier.

Equipe : Margharita Caron, Henri-Claude Cousseau, Amélie Darras, Vincent

Vincent Routurier.

¬ Lycée Eugénie Cotton, Montreuil

Gonzalvez, Gaita Leboissetier.

¬ Collège Jean Lurçat, Chelles

Equipe pédagogique : Gilles Maloberti, Laure Pinault,

Elèves participants à la Journée d’Information et de Découverte :

Equipe pédagogique : Amélie Bessai, Florence Guitard, Mme Le Beux,

Jean-François Rogeboz, Mme Touitou-Clerc.

Cyril Aboucaya, Marion Bocquet-Appel, Aurélien Lam Woon Sin.

Madame Mouchel, Nadège Varache.

¬ Lycée Claude Garamont, Colombes

¬ Collège Jean Jaurès, Montfermeil

Equipe pédagogique : Patrice Lis, Camille Saint-Jacques,

Ecole nationale supérieure des arts décoratifs (Ensad)

Equipe pédagogique : Anya Béteau, Eva Borius-Parès, Monsieur Ferret,

Jean-Pascal Février.

Equipe : Gisèle Belliot, Sophie Bord, Francis Dumas, Patrick Raynaud,

Cédric Le Nouenne, Jean-Baptiste Omhover.

¬ Lycée Olympe de Gouges, Noisy-le-Sec

Laurent Ungerer.

¬ Collège Georges Clémenceau, Mantes-la-Jolie

Equipe pédagogique : Mme Pourpoint, Didier Vignon.

Elève participant à la Journée d’Information et de Découverte :

Equipe pédagogique : Bénédicte Darribère, Pauline Donadille,

¬ Lycée Eugène Hénaff, Bagnolet

Julie Charpentier.

Norbert Lenfant, Mohamed Mokrani, Myriam Rayez, Marjorie Staath

Equipe pédagogique : Jacqueline Hicheri, Anne Froment,

¬ Collège Camille Corot, Chelles

Jean-Baptiste Nourrisson.

Ecole nationale supérieure de création industrielle (Ensci)

Equipe pédagogique : Madame Mariey, Christelle Monsavoir,

¬ Lycée Etienne Jules Marey, Mantes-la-Jolie.

Equipe : Antoine Boilevin, Alain Cadix, Valérie Druet, Véronique Eicher, Ma-

Monsieur Quêtier, Rafif Jalal Rifaï.

Equipe pédagogique : Marie-Thérèse Chefdeville, Aurélie Drion, Isabelle

thieu Foulet, Anne-Sabine Henriau, Françoise Horellou, Véronique Huyghe,

¬ Collège Henri Barbusse, Bagneux

Gauthier, G.Hervé, Norbert Le Roy, Gérald Navarron, Thierry Sauvage.

Daniel Kula, Géraldine Mehigan, Denis Pellerin, Veronica Rodriguez.

Equipe pédagogique : Thibault Capelle, Monsieur Champagne,

¬ Lycée Antoine Saint-Exupéry, Boulogne-Billancourt

Raymonde Vegetti.

Equipe pédagogique : Paul Battestini, Bruno Choque, Thomas Gayrard.

¬ Collège Louise Michel, Corbeil-Essonnes

Thomas, Liliane Viala.

Ecole nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy (Ensapc) Equipe : René Denizot, Géraldine Longueville, Mathilde Villeneuve.

Equipe pédagogique : Monsieur Beudaert, Madame Dutertre, Diane Guieke, Géraldine Obédia, Séverine Woimant.

Les élèves ayant suivi le Stage Egalité des Chances en écoles d’art : ECOLE DU LOUVRE

Elodie Anguilé, Pauline Bessières, Pauline Boyer, Nelson Castro, Hawa

Artistes associés

Equipe : Sophie Banel, Claire Barbillon, Claire-Marie Barreau,

Diop, Marion Guillon, Jenna Jérémie, Agnieszka Karpiel, Mamadou Kébé,

Alice Baillaud, Caroline Delannoy, David Ferré, Marianne Goujard,

Sabine Cassard, Claire Garcia, Cyril Grenadou, Camille Houbart,

Robin Lebey, Marie Lépine, Morgane Magnin-Feysot, Adélaïde Mocquot,

Mohamed Kotbi, David Loureiro, Olivier Masmonteil, Ferdinando Nava.

Charlotte Lannoix, Bertrand Meyrat, Jainad Muhammad,

Anna Magdalena Morera, Nadine Noel, Juliette Pinard, Yasmina Rakkaby,

Michèle Protoyéridès, Laurence Tardy, et les équipes techniques.

Johanna Schmidt, Cécilia Sendroiu, Elodie Simon, Sei-Kyung Son, Marina Souillet, Laura Weaver, Alejandro Zapata.

RENCONTRES CHORÉGRAPHIQUES INTERNATIONALES

Les étudiants du Séminaire médiation orale de Master 1 :

DE SEINE SAINT-DENIS

Sophie Benharkate, Aurélie Cottais, Claire Granet, Anne Huaulmé, Chara-

Equipe : Nadine Beaulieu, Virginie Buronfosse, Anne Delrieu, François

lampos (ou Babis) Kaimasidis, Mathilde Lejosne, Maria Francesca Martinez

LA FÉMIS

Lorin, Anita Mathieu.

Tagliavia, Sophie Mougin, Justine Perrichon, Natalya Polenova, Charlotte

Equipe : Pascale Borenstein, Carole Desbarats, Elisabeth Ledanois, Claude

Ravary, Marie Ringot, Stéphanie Rojas-Arabian, Pierre-Yves Samson,

Miller, Marine Multier, Marc Nicolas, Thomas Rosso, Roger Rozencwajg,

Romain Siegenfuhr.

Julie Tingaud, Jean-Marc Vernier.

Etablissements scolaires partenaires : ¬ Collège Jean-Jacques Rousseau, le Pré Saint Gervais Equipe pédagogique : Philippe Barbieri, Françoise Braquet, Joëlle Chemla,

Les élèves ayant suivi le Stage Egalité des Chances à l’Ecole du Louvre :

Nataly Hardy, Aline Marcot, Claire Pagnot, Amélie Pares, Corinne Perel-

Marion Albizzi, Sandra Araujo, Marie-France Aubert, Laury Bergeot,

man, Sandrine Saule.

Raphaëlle Boudry, Margot Cannevière, Fanny Chauvin, Marine Chevrieux,

Elèves : Patrick Amphimaque, Adrian Esmaïli, Mosette M’Pongia, Christa

Camille Cios, Aude Ducret, Elise Emptaz, Sonia Gauthé, Obéline Goujon,

Soospilaï, Rabbi Wankou, Shialiny Winslow.

Julie Guyet, Pauline Huard, Mélanie Jouaux, Georgine Kistner, Laura Knoth,

¬ Ecole primaire Paul Langevin, Bagnolet

Stéphanie Kohombi, Viktoria Kornilieva, Wihem Lagha, Virginie Lambert,

Equipe pédagogique : Marie-Anne Orsinet.

Rémi Langlais, Audrey Lapeyre, Naïs Lefrançois, Florian Logette, Béatriz

Elèves : Steven Awore, Eiline Bonnet, Yanice Bouchebbah, Loïs Chen,

Martin, Héloïse Moura, Loreley Müller, Catherine Nguyen, Claire Marine

Amandine Chibout, Anouar Daoudou, Sira DialIo, Dimitri Duceux, Nahel

Parodi-Cortes, Manon Pastor, Alicia Perreaudin, Marjorie Sauvard, Camille

El Khafifi, Madiba Gassama, Emeline Guyot, Imen Harriga, Gabriel Kovari,

Thireau, Hélène Timon, Frank Torrini, Stéphanie Vadier, Laura Vallée.

Alice Kowoh Bille, Rupert Molinari, Mohamed Nouairi, Tiago Pinto, Anouk Scharnitsky, Safiatou Traore, Wasswa Wamala.

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Crédits Direction de la publication : Fondation Culture & Diversité Conception : Marika Michelon www.marikamichelon.fr Impression : Stipa 8, rue des Lilas 93189 Montreuil Cedex Tél. : 01 48 18 20 20 Crédits photographiques ¬ Marc Ladreit de Lacharrière Roberto Frankenberg ¬ Comité de pilotage Jean-Michel Ribes : Ph. Delacroix Olivier Kaeppelin : Radio France / Christophe Abramowitz ¬ Signature de la Convention du 13 février 2008 Christophe Lebedinsky ¬ Le Théâtre du Rond-Point : « Questo Buio Feroce » : Brigitte Enguerand « Batailles » : Brigitte Enguerand « Monsieur Kolpert » : Philippe Delacroix « La Mastication des morts » : Philippe Delacroix ¬ La Source : Atelier du Lycée professionnel Théodore Monod de Noisy-le-Sec : Hugo Miserey Atelier des Collèges Louise Michel et Léopold Senghor de Corbeil-Essonnes : Association Leverderideau.19 ¬ Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis : « Mon corps, mon lieu » 2008 : D.R Anne Delrieu : D.R Nadine Beaulieu : Julia Romy ¬ La fémis Droits réservés ¬ Amis de Magnum Photos © Martin PARR/Magnum Photos © Trent PARKE/Magnum Photos © Richard KALVAR/Magnum Photos ¬ Portraits des élèves Sandra Araujo, Robin Lebey et Julie Pujol : Diane Cesbron Avec la toujours très aimable coopération de l’Ensci et nos plus vifs remerciements à Marika Michelon et Diane Cesbron pour leur gentillesse et leur disponibilité.


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