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DISCERNER | 2025 Nº 6

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DISCERNER Numéro 6 • 2025

Une revue de

aujourd'hui Où en sommes-nous

selon

les prophéties

bibliques ? VieEspoirEtVerite.org

DISCERNER

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Numéro 6 • 2025

DISCERNER Une revue de

La revue Discerner (ISSN 2372-1995 [imprimée] ; ISSN 2372-2010 [en ligne]) qui paraît tous les deux

mois,

est

publiée

par

l’Église

de

Dieu,

Association Mondiale, en tant que service pour les

lecteurs

de

son

site

VieEspoiretVérité.org.

Pour tout abonnement gratuit, visiter la page : V i e Es p o i re t Vé r i té.o rg /d i s ce r n e r/a b o n n e m e n t /. Contactez-nous à : discerner@vieespoiretverite.org. Services postaux : Prière d’envoyer tout changement d’adresse à : P.O. Box 3490, McKinney, TX 75070-8189 USA © 2025 Church of God, a Worldwide Association, Inc. Tous droits réservés. Éditeur : Church of God, a Worldwide Association, P.O. Box 3490, McKinney, TX 75070-8189 USA ; téléphone 972-521-7777 ; fax 972-521-7770 ; eddam.org ; info@VieEspoirEtVerite.org ; VieEspoirEtVerite.org

Articles 4 Où en sommes-nous aujourd'hui selon les prophéties bibliques ? 9 La désobéissance chrétienne est-elle jamais justifiée ? 14 Choisir avec soin : Le pouvoir des amitiés fondées sur la foi 17 Se tenir à la brèche 20 Priez pour la paix de Jérusalem 24 Dieu vous appelle-t-il ?

Conseil Ministériel d’Administation : David Baker, Arnold Hampton, Joël Meeker (président), Larry Salyer, Mike Hanisko, Leon Walker, Lyle Welty Rédaction : Président : Jim Franks ; Rédacteur en chef : Clyde Kilough ; Directeur de la rédaction : Mike Bennett ; Pagination : David Hicks, Rédacteur principal : David Treybig ; Graphiste : Elena Salyer ; Rédacteurs adjoints : Erik Jones, Jeremy Lallier ; Assistant de rédaction : Kendrick Diaz ; Relectrice : Becky Bennett ; Média Hervé Dubois, Daniel Harper Révision doctrinale :

28 Deux serviettes et un billet de 10

Rubriques

John Foster, Bruce Gore, Peter Hawkins, Don Henson, Doug Johnson, Chad Messerly, Larry Neff L’Église de Dieu, Association Mondiale a des congrégations et des ministres dans de nombreux pays. Consulter eddam.org/congregations pour de plus amples détails. Tout envoi de matériel non-sollicité à Discerner ne sera ni évalué ni retourné. En soumettant des photographies ou des articles à l’Église de Dieu, Association Mondiale, ou à Discerner, tout collaborateur autorise l’Église à les publier sans restrictions et sans recevoir de rémunération. Toutes les citations de la Bible sont tirées de la traduction de Louis Segond, Nouvelle Édition de Genève (©1979 Société Biblique de Genève), sauf si mention est faite d’une autre version. Cette publication ne doit pas être vendue. Elle est distribuée gratuitement en tant que service éducatif dans l’intérêt du public.

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3 Pensez-y

Le décor se met en place

30 Questions et réponses

Nos réponses à vos questions bibliques

31 Merveilles de la création divine L'instinct grégaire des suricates

32 Marchez comme il a marché Jésus marche sur les eaux

35 En chemin Un lieu sûr

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Image de couverture fournie par he69 via Adobe Stock Image fournie par maramade via Adobe Stock

sociaux : Hailey Brock ; Version française : Joël Meeker,


PENSEZ-Y

Le décor se met en place En 1992, ma femme et moi avons vécu une merveilleuse expérience en assistant à la production Les Misérables à Broadway, à New York. Nous avons été subjugués et inspirés par l'histoire, la musique et le talent exceptionnel des acteurs ; et l'incroyable mise en scène qui préparait chaque scène a encore accentué notre émotion. Dès que le rideau tombait à la fin de chaque acte, une activité frénétique, invisible pour le public, s'emparait des coulisses : les machinistes s'affairaient pour disposer les accessoires, les décors et les éclairages afin de préparer l'acte suivant. Ce phénomène est certes courant dans la plupart des productions théâtrales, mais lorsqu'on assiste à un tel professionnalisme, il est vraiment stupéfiant de voir comment le décor peut transformer à ce point l'arrièreplan de la prochaine étape de l'histoire. Il y a plus de 200 ans, cet aspect de la production théâtrale a donné naissance à l'expression « le décor se met en place ». Nous utilisons cette expression pour décrire les conditions qui préparent toutes sortes d'événements imminents, allant des guerres aux changements sociaux, en passant par la politique, les tempêtes ou les compétitions sportives.

Image fournie par Liudmila Chernetska via Getty Images

Les événements d'aujourd'hui et les prophéties de demain Mais aujourd'hui, la scène la plus importante qui se met en place est celle du dernier acte d'une autre « pièce » : l'histoire de l'humanité se gouvernant elle-même. Si beaucoup ont lu la Bible, la plupart ignorent encore comment les conditions s'alignent sur la scène mondiale pour annoncer ce que l'on appelle « le temps de la fin » ou encore « les derniers jours ». Ce livre, la Bible, raconte l'histoire passée, présente et future de Dieu et de l'homme. Une grande partie de la parole de Dieu est prophétique, c'est-à-dire, en substance, l'histoire écrite à l'avance. Et nombre de prophéties restent encore à accomplir… mais le décor se met en place ! Des individus, des nations, des forces religieuses et des pouvoirs politiques orchestrent les mouvements économiques et les changements sociaux et moraux,

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que Dieu dirige en coulisses. Et lorsqu'il décidera que le décor est en place et qu'il est temps de tirer le rideau sur ce dernier acte, rien ne pourra arrêter le spectacle ! Lorsque j'ai vu Les Misérables, je ne connaissais pratiquement pas l'intrigue et je découvrais donc l'histoire pour la première fois. Mais dans le plan divin, nous ne pouvons pas nous permettre d'ignorer comment les événements d'aujourd'hui préparent les prophéties de demain. Ces prophéties auront un impact direct sur votre vie, et il est essentiel de comprendre comment les pièces du puzzle s'assemblent ! L'article principal de ce numéro, Où en sommes-nous aujourd'hui selon les prophéties bibliques ?, vous éclairera sur les signes majeurs que Jésus a identifiés comme annonciateurs de son retour.

Les sages comprendront Ce qui se joue aujourd'hui sur la scène mondiale n'est ni fiction ni divertissement. C'est la réalité, et nous ne sommes pas de simples spectateurs. Nous sommes acteurs dans ce destin. Les conséquences affectent nos vies. Dieu a dit à Daniel, qui a consigné de nombreuses prophéties marquantes, que les paroles qu'il avait reçues resteraient « cachées et scellées jusqu'au temps de la fin », mais qu'enfin « les sages comprendront » (Daniel 12:9-10). Ils comprendront que, même s'ils ne peuvent contrôler ce qui se passe dans le monde, ils peuvent contrôler la façon dont cela les affecte. Jésus a mis en garde contre le temps de la fin, qui viendra sur le monde de façon inattendue. Pourquoi ? Parce que les insensés ne verront pas le décor se mettre en place, et car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la surface de toute la terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21:3536). Oui, le décor se met en place. Soyez parmi les sages qui comprennent ! Clyde Kilough Rédacteur en chef

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aujourd'hui Où en sommes-nous

selon

les prophéties

bibliques ? Sommes-nous très proches de la fin de ce monde, de cette ère de désordre humain ? Est-il possible de le savoir ?

Par Paul Luecke

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L

’horloge de la fin du monde est un symbole créé par le Bulletin des scientifiques de l’atome peu après la Seconde Guerre mondiale pour indiquer à quel point l’humanité est proche de « minuit », la fin du monde. Elle est largement reconnue comme un indicateur de la proximité d’une catastrophe globale. Son réglage initial était sept minutes avant minuit. En janvier 2025, elle a été réglée à 89 secondes avant minuit. La Bible indique-t-elle à quel point nous sommes proches de « minuit » et donne-telle de l’espoir quant à la suite ? Oui, c’est bien le cas ! Examinons ces indicateurs bibliques.

La grande détresse, les trois dernières années et demie de notre ère Les disciples de Christ lui ont demandé : « Quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? » (Matthieu 24:3). Jésus a répondu en énumérant une série d’événements qui se dérouleront dans les derniers jours. La prophétie du temps de la fin de Matthieu 24 se retrouve également dans Marc 13 et Luc 21. Lorsque nous verrons se réaliser les événements qu'il décrit, nous saurons que la fin est proche. Christ nous indique clairement que nous pouvons – et devons – avoir une bonne idée de notre proximité avec le temps de la fin. Jésus a dit : « Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous savez que l’été est proche. De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte » (Matthieu 24:32-33). Simultanément, Jésus a dit que nous ne pouvons pas déterminer avec précision le moment de son retour. « Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul » (Marc 13:32, italiques ajoutés). Après avoir révélé une série de signes majeurs du temps de la fin, Christ a déclaré : « Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis

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Le temps presse ! Mais la plupart des gens ignorent la Bible et supposent que la vie telle que nous la connaissons se poursuivra en toute sécurité pendant de nombreuses années. le commencement du monde » (Matthieu 24:21). Cette grande détresse est un événement prophétique majeur du temps de la fin et elle est mentionnée dans de nombreuses autres prophéties bibliques. En bref, elles révèlent que la grande détresse durera trois ans et demi et culminera avec le retour de Jésus-Christ (pour en savoir plus sur cette période, consultez l'article La grande détresse). Et comme plusieurs événements spécifiques prophétisés pour la grande détresse ne se sont pas encore produits, nous savons que nous ne sommes pas encore dans cette période finale de trois ans et demi.

Que doit-il se passer avant la grande détresse ?

À quel point sommes-nous proches de son début ? Nous pouvons examiner plusieurs événements spécifiques prophétisés pour le temps de la fin. Ces prophéties se trouvent dans plusieurs livres de la Bible. Le temps de la fin correspond au moment où toutes les circonstances prophétisées ci-dessous seront manifestes. Il faut comprendre que ces dynamiques n'étaient pas présentes pendant la majeure partie de l'histoire humaine, ni même pendant la première moitié du XXe siècle. Pourtant, ensemble, elles dressent le portrait d'un monde au bord de la grande détresse. À la lecture de ces indicateurs, il semble qu'il

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ne reste que quelques détails qui doivent se concrétiser avant le début des trois dernières années et demie de cette ère. « Plusieurs courront çà et là » (Daniel 12:4, Bible Darby) : Cette prophétie nous vient à l'esprit chaque fois que nous sommes sur une route encombrée ou dans un aéroport bondé. Il y a plus d'un milliard de voitures dans le monde, et des millions de passagers voyagent à bord d'avions à grande vitesse chaque jour. « La connaissance augmentera » ” (Daniel 12:4) Ces dernières années ont vu une explosion des connaissances, qui s’est manifestée par des technologies telles que l’intelligence artificielle (IA), la réalité augmentée (RA), les véhicules autonomes, les technologies portables, l’infonuagique (ou cloud computing), l’impression 3D, l’informatique quantique, la traduction instantanée, la robotique avancée et bien d’autres inventions stupéfiantes. La capacité de l’humanité à détruire toute vie « Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé » (Matthieu 24:22). La capacité de l’humanité à détruire toute vie sur la planète n’a existé qu’après 1945, avec l’avènement de l’ère atomique. Depuis lors, la prolifération des armes nucléaires a rendu possible l’anéantissement de l’humanité, et ceci à de multiples reprises. L’augmentation des famines, des épidémies et des tremblements de terre « Il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre »

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IImage fournie par Johannes, A2Z AI, metamorworks, SKT Studio, deberarr via Adobe Stock Image fournie par Julio Ricco, Pixelated Planet, Sepp Friedhuber via Getty Images

(Matthieu 24:7). Luc 21:11 les qualifie de grands tremblements de terre. L'histoire humaine a été marquée par des pénuries alimentaires, des pandémies et des tremblements de terre à travers les siècles. Mais la mention spécifique du Christ dans le contexte des événements du temps de la fin montre qu'ils deviendront un phénomène bien plus intense et plus fréquent. La possibilité de voir un événement dans le monde entier : Apocalypse 11:3-11 révèle que peu avant le retour de Christ, ses deux témoins – qui se manifesteront au monde depuis Jérusalem pendant 42 mois (3 ans et demi) – seront tués. « Des hommes d’entre les peuples, les tribus, les langues, et les nations, verront leurs cadavres pendant trois jours et demi » (verset 9). Pour que les gens du monde entier puissent voir cela, la technologie appropriée devra déjà exister. Non seulement c'est aujourd’hui possible, mais la plupart d'entre nous voient quotidiennement des images d'autres pays via les satellites et les réseaux Internet.. Une armée de 200 millions de soldats peut être déployée : Apocalypse 9:13-19 décrit un autre événement vers la fin des trois ans et demi, lors de la sixième trompette. Le verset 16 indique qu’une armée immense sera déployée à ce moment-là : « Et le nombre de l’armée à cheval était de deux cents millions : car j’entendis [que c’était là] leur nombre » (Bible Martin). De plus, cela survient après qu’un

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nombre effarant d’êtres humains ont déjà péri, comme le révèlent Apocalypse 6 à 9. La capacité de déployer une armée aussi importante n’était pas possible jusqu’à une époque récente, lorsque la population de certaines nations (comme la Chine et l’Inde, par exemple) ou groupes de nations a connu une croissance démographique spectaculaire. Le début des sacrifices à Jérusalem : Daniel 12 évoque spécifiquement les événements de la fin de cet âge (versets 4, 9). Le verset 1 parle de la pire période de détresse de l’histoire humaine, ce qui coïncide avec les paroles du Christ en Matthieu 24:21. Combien de temps faudra-t-il pour que tout cela soit achevé ? Daniel 12:7 répond que ce sera « un temps, des temps et la moitié d’un temps ». Cette expression, également mentionnée dans d’autres prophéties, correspond aux trois ans et demi (ou 1 260 jours) précédant le retour de Christ. Le verset 11 donne encore plus de détails : « Depuis le temps où cessera le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l’abomination du dévastateur, il y aura [1 290] jours ». Pour que les sacrifices soient supprimés juste avant les trois ans et demi, il faudra d’abord les recommencer. De nombreux Juifs prônent et préparent maintenant le rétablissement du système sacrificiel à Jérusalem. Jusqu’à présent, ces efforts ont été contrecarrés par l’opposition politique et civile. Cependant, les prophéties

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bibliques indiquent clairement que les sacrifices d’animaux seront réinstitués, puis supprimés. Pour en savoir plus, consultez notre article La prophétie prédit-elle un troisième temple ? Jérusalem encerclée par des armées : Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa désolation est proche (Luc 21:20). Le verset 24 ajoute que Jérusalem passera alors sous le contrôle des Gentils (nonIsraélites). Matthieu précise que l'abomination de la désolation (liée à la fin des sacrifices) en fera partie (Matthieu 24:15). Zacharie 12:3 fait aussi référence au temps de la fin, quand Dieu dit : « En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples ; Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris ; Et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle ». S'il existe une ville sur terre qui fait l'actualité presque quotidiennement, au cœur de conflits, de divisions, d'effusions de sang et de controverses, c'est bien Jérusalem. Il est facile de comprendre comment une activité militaire pourrait rapidement s'y déclencher et s'intensifier à tout moment. Consultez notre article Jérusalem d’après les prophéties. La renaissance finale de l'Empire romain : Les étudiants en prophétie biblique savent que Dieu a prédit l'ascension et la chute de quatre grands empires. Le quatrième était l'Empire romain, et la Bible indique qu'il renaîtrait au temps de la fin (Daniel 2:42-44). Cette renaissance (qui a toujours été centrée en Europe) sera l'union de dix « rois » (ou États) qui accepteront de se soumettre à la « bête » dont parle Apocalypse 17. « Les dix cornes que tu as vues [au verset 3] sont dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête. Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête » (versets 12-13). Ces dix « rois » ne seront pas parfaitement unis, mais coopéreront pour atteindre leurs objectifs communs. Cette réalité est illustrée par les dix orteils de l'image de Daniel 2:42-44. Ces dix orteils sont appelés « rois », réunis à la fin de cet âge, peu avant que Dieu n'établisse son royaume sur terre. Aujourd'hui, de nombreuses voix encouragent l'Europe à voler de ses propres ailes et à accroître considérablement sa

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puissance militaire. Leurs regards se tournent désormais vers l'A llemagne, s'attendant à ce qu'elle assume un role prépondérant. L'histoire et les prophéties indiquent en effet que l'A llemagne jouera un rôle de premier plan au sein de cette future puissance européenne.

Que devrions-nous faire ? Le temps presse ! Mais la plupart des gens ignorent la Bible et supposent que la vie telle que nous la connaissons se poursuivra en toute sécurité pendant de nombreuses années. De ce fait, la grande détresse – dont Christ a prédit qu'elle serait la pire période de tourments de l'histoire de l'humanité – en surprendra plus d'un. « Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vienne et les emporte tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme » (Matthieu 24:38-39). Que nous dit Jésus-Christ de faire, nous, ses disciples ? « Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste ; car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la surface de toute la terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21:34-36). « Toutes ces choses » constituent une grande et terrible tempête qui s'abat sur l'humanité. En restant spirituellement forts et attentifs aux signes des temps, vous serez protégés pendant la tempête prophétisée. La bonne nouvelle, c'est qu'après la tempête, Christ reviendra établir le royaume de Dieu : une époque de calme, de tranquillité et de conditions utopiques. Pour prendre part au calme après la tempête, découvrez ce que nous devrions faire maintenant dans notre brochure gratuite L'Apocalypse : La tempête avant le calme. Consultez également notre brochure Le sens des prophéties bibliques, et les articles de nos rubriques Le Moyen-Orient dans les prophéties bibliques et Le Temps de la fin. D

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La désobéissance chrétienne est-elle jamais

justifiée ?

Les chrétiens ne devraient pas chercher les conflits avec le gouvernement, mais il arrive que ces désaccords nous trouvent. Comment devons-nous réagir face à de telles situations ?

Image fournie par Taiwo via Adobe Stock

Par Kendrick Diaz

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I

l y a 2 000 ans environ, la Judée s’animait d’un mouvement et d’une attente palpables. Le Messie tant attendu était désormais proclamé avec audace : Jésus, celui qui a été crucifié pour les péchés de l’humanité, qui est mort, mais qui est ressuscité. Les apôtres, porteurs de ce message, s’affairaient à lancer un mouvement qui, avec le temps, allait bouleverser le monde. Mais voilà que ces mêmes apôtres se sont retrouvés aux mains des chefs religieux, arrêtés pour avoir diffusé des enseignements dissidents. Ces chefs détenaient un pouvoir considérable. Certains étaient membres du Sanhédrin, le plus haut conseil du judaïsme. Forts de leur autorité, « ils leur défendirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus » (Actes 4:18). Il s'agissait d'une tentative d'étouffer le mouvement dans l'œuf, avant même qu'il ne prenne son essor, et les chefs religieux n'ont pas hésité à user de leur autorité pour y parvenir. Mais la réponse des apôtres nous enseigne quelque chose : « Jugez s’il est

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juste, devant Dieu, de vous obéir plutôt qu’à Dieu ; car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu » (versets 19-20).

Une autorité supérieure

Romains 13:1 est souvent le passage de référence lorsqu'on aborde la question des relations que les chrétiens doivent entretenir avec le gouvernement : « Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu ». Autrement dit, nous avons l'obligation, selon les Écritures, de nous soumettre aux lois du pays. Ou, comme Jésus l'a si bien dit, nous devons rendre « à César ce qui est à César » (Matthieu 22:21). Supposer que les chrétiens doivent toujours être en conflit avec les autorités humaines est une erreur, et cela peut nous attirer des ennuis avec les hommes et avec Dieu. Comme Paul a averti :

C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur euxmêmes. (Romains 13:2). Mais il existe une exception importante. Il arrive que le gouvernement abuse de son autorité et impose des choses impies. Il arrive que César ordonne ce que Dieu interdit et interdise ce que Dieu ordonne. Et il arrive que le Sanhédrin interdise aux apôtres de prêcher Jésus, en contradiction flagrante avec son commandement direct (Marc 16:15). Dans de tels moments, défier le gouvernement n'est pas une simple suggestion, c'est une obligation morale. Les apôtres l'ont compris. Devant le Sanhédrin pour la seconde fois, ils ont déclaré : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes » (Actes 5:29).

Priorité à la loi de Dieu Quand un gouvernement outrepasse ses prérogatives, la

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1. Dans la

question moins souvent abordée n'est pas celle de savoir ce que nous devons faire, mais comment nous devons le faire. Dieu est clair : l'obéissance à ses lois doit être notre priorité absolue, quelles que soient les directives gouverne-mentales. Cependant, la manière dont nous obéissons à Dieu en ces temps difficiles peut varier considérablement selon les circonstances. Tout conflit entre Dieu et le gouvernement n'exige pas une confrontation directe, et aucun conflit ne justifie un affrontement direct. Le livre de Daniel nous montre qu'il existe plusieurs façons de réagir dans ces situations, et chacune d'elles est conforme à l'esprit d'Actes 5:29.

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mesure du possible, agir dans le cadre du système Lorsque Daniel et ses trois amis – Shadrach, Meshach et Abed-Nego – furent déportés à Babylone, une opportunité exceptionnelle leur fut offerte : un accès direct à la cour royale de Nebucadnetsar. Mais un obstacle se dressa sur leur chemin. « Le roi leur assigna pour chaque jour une portion des mets de sa table et du vin dont il buvait » (Daniel 1:5). Dieu a donné des lois sur ce que son peuple devait et ne devait pas manger, et apparemment, certains des mets délicats du roi – quels qu’ils fussent – n’étaient pas sur la liste. Les quatre amis se trouvèrent donc à la croisée des chemins : obéir aux hommes ou obéir à Dieu. Ils n’hésitèrent pas. « Daniel résolut de ne pas se souiller par les mets du roi et par le vin dont le roi buvait » (verset 8). C’était la foi en action. C’était le genre de résolution qui surmonte la peur, les sempiternelles incertitudes, et affirme : « Quoi qu’il arrive, j’obéirai à Dieu. » Mais voici ce que nous oublions parfois : Daniel a géré la situation avec tact. Il était humble ; il se

rendit auprès de l'intendant et lui fit une simple requête : « Éprouve tes serviteurs pendant dix jours, et qu’on nous donne des légumes à manger et de l’eau à boire ; tu regarderas ensuite notre visage » (versets 1213) . Des légumes et de l'eau. C'était un compromis, susceptible de satisfaire Nebucadnetsar, mais surtout, conforme à la loi de Dieu. Autrement dit, Daniel avait trouvé un moyen d'agir au sein du système. Ni rébellion, ni protestation, ni départ précipité de l'académie en signe de défiance justifiée. Il demanda une exemption au responsable et s'en remit ensuite à Dieu. « Au bout de dix jours, leur apparence était meilleure et leur chair plus grasse que celle de tous les jeunes gens qui mangeaient les mets délicats du roi. L'intendant leur retira donc les mets délicats et le vin qu'ils avaient consommés ». Il leur donna à boire et leur

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offrit des légumes (versets 15-16). Deux choses peuvent être vraies en même temps : on peut être inflexible sur ses principes et désireux de trouver un compromis acceptable, s'il en existe un. Notre premier réflexe devrait être de réfléchir à des solutions qui placent les lois de Dieu au premier plan, sans pour autant entrer inutilement en conflit avec les autorités. Daniel et ses amis étaient inflexibles. Ils étaient résolus à obéir à Dieu, mais ils voulaient le faire sans violence. Ils aspiraient à la paix, si possible. 2. La désobéissance silencieuse L'une des premières mesures adoptées par Darius après la prise de Babylone par la Perse fut d'organiser le gouvernement. Il nomma 120 chefs de région, et à leur tête, trois gouverneurs chargés de superviser l'ensemble des affaires. Daniel était l'un de ces gouverneurs (Daniel 6:1-2). Daniel était si exceptionnel dans son rôle que Darius souhaita le pro-mouvoir davantage, le nommant administrateur « sur tout le royaume » (verset 3). Politiquement, c'était une mauvaise

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nouvelle pour les autres chefs, qui étaient… jaloux et avides de reconnaissance ; ils se mirent à fouiller les us et coutumes de Daniel, cherchant le moindre prétexte pour le discréditer ou saboter son avenir. Il n'y avait qu'un seul problème : la vie de Daniel était irréprochable. Acculés, ils changèrent de tactique. Leur nouveau plan consistait à retourner la propre droiture de Daniel contre lui. « Puis ces chefs et ces satrapes se rendirent tumultueusement auprès du roi, et lui parlèrent ainsi : Roi Darius, vis éternellement ! Tous les chefs du royaume, les intendants, les satrapes, les conseillers, et les gouverneurs sont d’avis qu’il soit publié un édit royal, avec une défense sévère, portant que quiconque, dans l’espace de trente jours, adressera des prières à quelque dieu ou à quelque homme, excepté à toi, ô roi, sera jeté dans la fosse aux lions » (versets 6-7). C’était une manœuvre habile. Ils connaissaient le caractère de Daniel. Ils savaient que s’il était contraint de choisir entre l’obéis-

sance à Dieu et au gouvernement, il obéirait toujours à Dieu, même au prix de sa vie. Et comme lors de son précédent différend avec le gouvernement, Daniel ne broncha pas : « Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem ; et trois fois par jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant ». (verset 10). Toute négociation était impossible. Le décret était irrévocable. Mais l'exemple de Daniel nous rappelle qu'il existe une autre voie lorsque la raison s'impose : la désobéissance silencieuse. Il ne fit pas étalage de son désaccord. Il rentra simplement chez lui et continua sa prière quotidienne. C'était de la désobéissance, mais elle restait discrète.

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3. La désobéissance ouverte

Enfin, lorsque les exigences humaines s'opposent aux commandements de Dieu, il ne reste parfois qu'à regarder l'opposition droit dans les yeux et à dire : « Non. » Durant son règne, Nebucadnetsar fit ériger une statue colossale en or et convoqua des dignitaires de tout l'empire pour assister à son inauguration, parmi lesquels Shadrach, Meshach et Abed-Nego. Vint ensuite le fameux décret : au son de la musique, tous devaient se prosterner et adorer la statue d'or. Quiconque refuserait serait « aussitôt jeté au milieu d’une fournaise ardente » (Daniel 3:5-6). Pour la plupart des gens, cela ne posait aucun problème. Ils vénéraient déjà une multitude de dieux ; qu’estce qu’un de plus ? Mais pour les amis de Daniel, c’était une question de vie ou de mort. Impossible de demander une exemption, impossible de rentrer chez soi et de désobéir discrètement. C’était le genre d’édit auquel on obéissait ou qu’on défiait ouvertement. Quand la musique monta en puissance et que la foule se prosterna à terre à l’unisson, seuls les amis de Daniel restèrent debout. Impossible de les manquer : une mer de corps repliés, le front contre le sol, et trois hommes debout. Un simple « Non », mais inébranlable. Nebucadnetsar entra dans une colère noire lorsqu'il apprit la nouvelle de ces trois Juifs. On les traîna devant lui, mais ils restèrent fermes : « Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la four-

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naise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi. Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as élevée » (versets 1718). Et Dieu les sauva. La fournaise était si ardente que les hommes qui les y avaient jetés périrent dans les flammes. Mais Shadrach, Meshach et Abed-Nego en sortirent indemnes, sains et saufs, leurs vêtements sans la moindre trace de fumée. Compte tenu de leur passé, on peut affirmer sans risque de se tromper que la désobéissance ouverte n’était pas leur premier réflexe, mais bien le leur. Et lorsque ce moment arriva, ils l’affrontèrent avec courage. Ils refusèrent de compromettre leur relation avec Dieu, même au prix de se démarquer dans la foule, même au prix d’une expression publique et embarrassante de leur désaccord, même au prix de leur propre exécution. Ils dirent « Non », et ils l’assumèrent pleinement.

Un homme averti en vaut deux

Si jamais nous avions besoin d’une preuve que notre monde est sous l'influence de Satan le diable, il suffit de constater que, tout au long de l'histoire, des chrétiens fidèles ont brutalement souffert aux mains de l'État pour leur loyauté envers Dieu. La Bible appelle ce roi démoniaque de l'ombre le « prince de la puissance de l'air » (Éphésiens 2:2), « un meurtrier dès le commencement » (Jean

8:44) et celui qui fait la guerre aux saints (Apocalypse 12:17). Et il n'en a pas fini. Pour l'instant, la plupart d'entre nous pouvons continuer à vivre et à prier pour un environnement paisible propice au culte et à l'obéissance à Dieu (1 Timothée 2:12). Mais l'Apocalypse 13 nous révèle un avenir où les abus de pouvoir des gouvernements ne seront plus seulement un problème régional ou local. Ils seront mondiaux. Ce sera un système exigeant une loyauté absolue de chaque personne sur terre – et quiconque refusera de fléchir le genou sera mis à mort (verset 15). En attendant ce moment, – qui exigera sans doute une désobéissance ouverte – les conflits que la plupart des chrétiens entretiennent avec leurs gouvernements sont relativement mineurs. Mais mineurs ne signifie pas qu'ils n'existent pas, ni qu'ils ne constituent pas de véritables préoccupations. Lorsque nous sommes contraints de choisir entre l'obéissance à Dieu et l'obéissance au gouvernement, nous ne sommes pas prisonniers d'une seule voie. Parfois, un juste milieu est possible. Parfois, la désobéissance peut se faire discrètement. Parfois, une prise de position publique s'impose. Dans tous les cas, l'objectif demeure le même : faire passer Dieu avant tout. Approfondissez l'approche biblique dans notre article numérique : Citoyens des cieux sous des gouvernements humains, trois principes pour y vivre. D

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Choisir avec soin

Le pouvoir des amitiés fondées sur la foi L’amitié est comme un cadeau, mais vos relations les plus proches vous aident-elles à croître dans la foi ? Les amis qui ont partagé une foi profonde peuvent nous aider à bâtir une force spirituelle durable.

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l'ombre d'une statue dorée menaçante, trois amis se tenaient devant le roi, confrontés à une question terrifiante : « Est-ce de propos délibéré, Schadrac, Méschac et Abed-Nego, que vous ne servez pas mes dieux, et que vous n’adorez pas la statue d’or que j’ai élevée ? » (Daniel 3:14). C'était une question de vie ou de mort. Mais forts de leur foi commune, ils eurent le courage de répondre : « Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi » (verset 17).

Des amis dans l'épreuve Les trois amis affrontèrent l'épreuve ultime de la foi – et nous connaissons la fin de l'histoire. Bien qu'ils fussent prêts à donner leur vie, Dieu les sauva de la fournaise ardente, prouvant ainsi sa puissance au roi et à tout l'empire de Babylone. Mais Dieu avait fait autre chose pour eux bien avant de les délivrer des flammes de la fournaise. Dieu accorda à ces trois jeunes hommes qui se préparaient à affronter cette épreuve, ce don précieux

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Par Monica Ebersole

de partager ensemble leur foi. Contraints de vivre en terre étrangère parmi un peuple aux croyances diamétralement opposées aux leurs, chacun pouvait compter sur les autres, faisant preuve de foi individuellement, et bénéficiant de la détermination des autres à rester fidèles à Dieu, même dans des circonstances aussi difficiles. La foi qu'ils manifestèrent témoigne de la puissante vérité révélée dans l'Ecclésiaste 4:9-12 : « Deux valent mieux qu'un… Car s'ils tombent, l'un relève son compagnon … Et si quelqu’un est plus fort qu’un seul, les deux peuvent lui résister ; et la corde à trois fils ne se rompt pas facilement ». Tandis que la foule s'inclinait devant la statue d'or, Schadrac, Méschac et Abed-Nego se tenaient côte à côte. Fortifiés l'un par l'autre, ils restèrent inébranlables dans leur foi. Leur corde à trois brins ne s’est pas rompue.

David et Jonathan : une amitié enracinée dans la foi En matière de relations profondes et significatives, peu rivalisent avec l'amitié

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qui unissait David et Jonathan. Il est dit : « Jonathan l’aima comme son âme » (1 Samuel 18:1). Pourtant, Jonathan avait toutes les raisons de détester David. Les succès de David avaient poussé le père de Jonathan, Saül, à le considérer comme un ennemi et une menace pour son avenir (1 Samuel 20:31). Mais Jonathan ne se laissa pas consumer par ces sentiments, contrairement à Saül. Sa foi en Dieu lui permit de voir ce que son père ne pouvait pas voir. Au cœur d'une situation difficile qui aurait pu les séparer, l'amitié entre David et Jonathan s'épanouit. Non seulement Jonathan resta fidèle à David, même lorsque son père Saül le persécutait ; mais par sa foi, il encouragea David durant cette longue et pénible épreuve. « David, voyant Saül en marche pour attenter à sa vie, se tint au désert de Ziph, dans la forêt. Ce fut alors que Jonathan, fils de Saül, se leva et alla vers David dans la forêt. Il fortifia sa confiance en Dieu, et lui dit : Ne crains rien, car la main de Saül, mon père, ne t’atteindra pas. Tu régneras sur Israël, et moi je serai au second rang près de toi » (1 Samuel 23:15-17). Jonathan était un ami précieux pour David. Mais ce n’était pas seulement sa loyauté qui faisait de lui un tel compagnon. Jonathan croyait sincèrement que Dieu avait de grands projets pour David et qu’il le délivrerait de Saül. La foi de Jonathan lui permit de soutenir David sincèrement. Il ne se contenta pas de le réconforter par des paroles aimables ; il le fortifia par la vérité de Dieu. Pour David, cette amitié n’était pas seulement un réconfort, c’était une bouée de sauvetage. L’influence de la foi de Jonathan marqua David pour le reste de sa vie, et il honora Jonathan en prenant soin de son fils.

La compatibilité spirituelle, un ingrédient essentiel aux amitiés les plus fortes

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Il ne fait aucun doute que ces amitiés – et les nombreuses autres que l’on trouve dans les Écritures – ont intensément marqué la vie de ceux qui les ont vécues. Mais pourquoi ont-elles été consignées pour nous ? Que pouvons-nous en tirer pour construire nos propres amitiés ? Il existe une multitude de qualités importantes à rechercher chez un ami potentiel. La loyauté, la fiabilité, le soutien, le sens de l’humour et les intérêts communs ne sont que quelquesunes de ces caractéristiques que nous recherchons inconsciemment lorsque nous apprenons à

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connaître quelqu’un. Mais prenons-nous souvent le temps de considérer la compatibilité spirituelle ? Face aux épreuves et aux difficultés, pouvons-nous observer et trouver autour de nous des amis qui non seulement nous encouragent dans notre cheminement avec Jésus Christ, mais qui le suivent aussi de tout leur cœur ? Nous reconnaissons l’importance des amis fidèles. Mais qu’en est-il des amis remplis de foi – des amis qui resteront fidèles à Dieu quoi qu’il arrive ?

Les exemples bibliques nous invitent à réfléchir sur notre propre vie

Shadrach, Meshach et Abed-Nego, ainsi que David et Jonathan, partageaient quelque chose d’intense : une amitié fondée sur une foi commune. Si de nombreux facteurs ont contribué à la force de ces relations, c’est finalement leur confiance partagée en Dieu qui a posé les fondements de leur lien profond. Et nous ? Avons-nous des amis dont nous pouvons suivre l’exemple ? Comment s'appuyer et apprendre les uns des autres ? Si nous constatons un manque de ce type d'amitié fondée sur la foi, comment cultiver de telles relations ?

Construire des amitiés fondées sur une foi partagée

Demandez l'aide de Dieu : L'une des admirables qualités de notre Créateur est sa volonté de nous aider dans tous les aspects de notre vie. Demander de l'aide pour trouver des croyants partageant les mêmes convictions peut sembler une faveur insignifiante, mais Dieu se soucie des influences qui nous entourent et il nous guidera vers ceux qui aiment sa Parole et désirent obéir à sa loi autant que nous, si nous le lui demandons. Exercez votre liberté de choix : Proverbes 12:26 nous offre une sagesse précieuse : « Le juste sert de guide à son compagnon » (Bible de Lausanne). Il est facile de se contenter d'amitiés de circonstance avec des camarades d'école ou de travail. Mais cela peut nous priver des amitiés profondes et centrées sur la foi dont nous avons réellement besoin. Choisissez délibéremment. Nous n'avons pas à nous contenter de relations qui ralentissent, ou pire, entravent, notre croissance spirituelle. La vie chrétienne est le cheminement de toute une vie, et nous avons besoin de bons compagnons de route. Cela peut impliquer de sortir de notre cercle social habituel, mais l'effort en vaudra largement la peine.

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Recherchez des mentors : On n'envisage pas toujours l'amitié sous l'angle du mentorat, mais il est extrêmement précieux de choisir des amis dont on admire le caractère spirituel et que l'on aspire à imiter. De même que les bons mentors peuvent nous aider à progresser dans des domaines spécifiques de la vie, les amis qui nous accompagnent spirituellement peuvent nous aider à affiner notre caractère et à renforcer notre foi. La relation entre Paul et Timothée est un exemple éloquent de mentorat spirituel en action. Les deux épîtres à Timothée offrent un aperçu significatif d'une amitié marquée par la croissance, les conseils et une vive affection mutuelle. Ne vous découragez pas : Si certaines amitiés durent toute une vie, beaucoup de personnes ne font que passer. Les relations connaissent des hauts et des bas, et il est normal de se sentir seul dans les moments difficiles ou incertains. Le prophète Élie a ressenti la même chose. Même après avoir vu Dieu vaincre les prophètes de Baal, Élie lutta contre un sentiment de solitude, craignant d'être le seul fidèle restant : « Je suis resté seul, et ils cherchent à m'ôter la vie » (1 Rois 19:10). Mais Dieu le rassura : il n'était pas seul (verset 18). Avec le temps, Dieu nous ramènera vers des amis qui partagent nos convictions et dont l'exemple est une source de force. Soyez l'ami empreint de foi que vous aimeriez avoir : Il est vain de chercher à nouer de vraies amitiés spirituelles sans être soi-même un ami empreint de foi. Nous devons veiller à ce que notre foi et notre conduite reflètent les mêmes valeurs que celles que nous attendons des autres. Quand notre foi rayonne, nous pouvons fortifier celle des autres, tout comme ils fortifient la nôtre.

Comme le fer aiguise le fer Dieu nous appelle tous à marcher par la foi. Nous ne pouvons pas compter sur la foi d'autrui pour nous porter. Pourtant, comme l'ont si éloquemment démontré Shadrach, Meshach et Abed-Nego, avoir des amis qui partagent nos convictions et notre engagement envers notre Créateur est l'un des plus grands dons que Dieu puisse nous faire. À l'instar de David et Jonathan, lorsque des personnes fidèles se choisissent comme amis, l'impact spirituel est mutuel et durable. Comme le fer aiguise le fer, recherchons des amitiés qui fortifient notre foi, tout en nous efforçant d'en faire autant pour les autres (Proverbes 27:17). Approfondissez ce sujet dans notre article numérique : Comment se faire des amis. D

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Se tenir

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brèche

Un passage du livre prophétique d'Ézéchiel nous dit que Dieu cherchait quelqu'un pour se tenir à la brèche. Pourquoi ? Et qu'est-ce que cela signifie pour nous aujourd'hui ?

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cause des péchés de son peuple, la destruction de Jérusalem était imminente. Dans la lointaine Babylone, des exilés juifs vinrent consulter le prophète Ézéchiel pour l'interroger sur le sort de leur nation (Ézéchiel 20:1). Dans sa réponse, qui s'étend sur quatre chapitres (20-23), Dieu déclara avoir cherché parmi son peuple quelqu'un « qui élève un mur, qui se tienne à la brèche » (Ézéchiel 22:30). N'ayant trouvé personne de ce genre, il permettrait aux Babyloniens de détruire Juda et Jérusalem. Que cherchait Dieu ? Que signifie « se tenir à la brèche » ?

Se tenir à la brèche : une métaphore Par Bill Palmer

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Le premier auditoire d'Ézéchiel aurait immédiatement compris cette expression.

Ces mots étaient une métaphore inspirée de l'imagerie militaire. Dans le monde antique, les villes et les villages sans murailles étaient vulnérables aux attaques, tandis qu'une ville fortifiée était sûre. Il arrivait cependant que des pans de murailles s'effondrent, soit à cause de conflits militaires, soit à cause du vieillissement naturel. Toute brèche dans les murailles devait être réparée, mais pendant ce temps, des soldats devaient être postés à tous ces points faibles pour sécuriser la ville. Pour les habitants de l'époque, se tenir à la brèche signifiait défendre la ville.

Un accomplissement littéral Plus d'un siècle après la destruction de Jérusalem et de ses murailles par les Babyloniens, Néhémie prit la tête des efforts de reconstruction de la ville et de ses remparts. Il entreprit cette tâche avec l'autorité que lui avait conférée Artaxerxès, le roi de Perse (Néhémie 2:1-6). Sanballat,

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un fonctionnaire local, s'opposa aux efforts de Néhémie pour reconstruire la ville (Néhémie 4:1). Le récit biblique ne précise pas la raison de Sanballat, mais il se peut qu'il ait espéré gouverner lui-même la province de Judée et qu'il ait vu en Néhémie un obstacle à éliminer. Cependant, Néhémie eut connaissance du complot de Sanballat et de ses alliés cherchant à « attaquer Jérusalem et lui causer du dommage » (versets 7-8). C'est ce moment qui nous offre un exemple biblique concret de présence à la brèche. Sous la direction de Néhémie, les exilés de retour continuèrent la construction du mur, mais prirent également position de garde là où il y avait des ouvertures (verset 16). La moitié des ouvriers « travaillaient d’une main et tenaient une arme de l’autre » (verset 17). L'autre moitié montait la garde « depuis le lever de l’aurore jusqu’à l’apparition des étoiles » (verset 21), ce qui aurait été inhabituellement tardif, soulignant le zèle du peuple. Tous se tenaient littéralement « à la brèche ». Et il existe d'autres exemples bibliques utilisant cette image.

Moïse intercède pour Israël Le Psaume 106 décrit Moïse comme quelqu'un qui « se tint devant lui [Dieu] à la brèche » (verset 23). Se tenir à la brèche a la même signification qu’être sur la brèche (Tanakh). Dans l'incident décrit par le psalmiste, Moïse réagissait à la décision de Dieu de détruire Israël pour avoir créé et adoré un veau d'or (versets 19-23). L'Exode fournit plus de détails sur cet incident. Ce récit montre Moïse implorant Dieu, soulignant que détruire Israël amènerait les Égyptiens à croire que « C’est pour leur malheur qu’il [Dieu] les a fait sortir de notre pays, c’est pour les tuer dans les montagnes et les exterminer de la surface de la terre » (Exode 32:12). Moïse aurait pu devenir le père d'une nouvelle nation (verset 10), mais il était plus préoccupé par l'honneur de Dieu que par son propre statut. Grâce à son action audacieuse, « l’Éternel se repentit du mal qu’il avait déclaré vouloir faire à son peuple » (verset 14). Moïse s'est tenu sur la brèche, sauvant ainsi sa nation.

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Phinées se tient à la brèche

Un autre exemple d'action individuelle pour sauver la nation est celui de Phinées, dont l'histoire est également mentionnée dans le Psaume 106. Le psalmiste écrit : « Phinées se leva pour intervenir, et la plaie s’arrêta » (Psaume 106:30). Cette plaie était la conséquence de l'immoralité et de l'idolâtrie flagrantes d'Israël. Le peuple s'était attaché « à Baal-Peor » (verset 28), un dieu adoré par « la fornication avec les filles de Moab » (Nombres 25:1, Bible Ostervald) et de leurs alliés, les Madianites. Phinées intervint après avoir vu un Israélite amener effrontément une Madianite dans le camp d'Israël et la présenter au peuple (verset 6). Phinées suivit le couple dans la tente, les perçant tous deux de son javelot, les exécutant pour leurs actes manifestement pécheurs. Le zèle de Phinées permit d'arrêter la plaie (versets 7-8). Moïse avait intercédé auprès de Dieu lors d'une conversation, tandis que Phinées agissait avec audace pour commencer à débarrasser la nation de ceux qui transigeraient avec la loi divine. Ce qui unit ces deux hommes courageux est leur souci de l'honneur de Dieu et de sa volonté.

Des héros bibliques à la brèche

Les Écritures regorgent d'exemples d'hommes et de femmes « à la brèche », sans toutefois les décrire en ces termes. Voici une courte liste de quelques-uns de ces héros bibliques : Abraham intercéda pour Sodome (Genèse 18:1633). Son souci pour son neveu Lot, qui vivait parmi les Sodomites, était un facteur, mais il semble qu'Abraham se souciait également de la réputation de Dieu. Cela se voit dans sa question : « Feras-tu périr le juste avec le méchant ? » (verset 23) et sa déclaration suivante : « Loin de toi cette manière d’agir ! » (verset 25). Aaron intervint en faveur du peuple d'Israël après que celui-ci se fut plaint de sa direction et de celle de Moïse (Nombres 16:41-50). Aaron le fit en se tenant au milieu du peuple tandis qu'une plaie divine les engloutissait. L'encensoir à la main, Aaron courut au milieu du peuple et

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fit l'expiation pour eux. Il se plaça littéralement « entre les morts et les vivants », arrêtant la plaie (verset 48). David affronta Goliath, un géant de Gath (1 Samuel 17:23). David savait que tuer cet homme imposant lui apporterait un honneur personnel, mais ce qui le motivait réellement était le désir d'ôter « l’opprobre de dessus Israël », causé par un incirconcis se tenant

Il faut des hommes et des femmes courageux pour résister . . . devant eux « pour insulter l’armée du Dieu vivant » (verset 26).

Personne pour se tenir à la brèche

Au déclin du royaume en Juda, Dieu chercha des justes parmi une population dans un état d ’affaissement spirituel depuis des années. Ils avaient constamment rejeté ses lois et adoré des idoles au lieu du vrai Dieu. Malheureusement, lorsque les anciens juifs, déjà en captivité, demandèrent à Ézéchiel de « consulter l'Éternel » (Ézéchiel 20:1) au sujet de leur nation, la réponse directe de Dieu brisa leur espoir de voir un royaume restauré. Dieu proclama : « Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne à la brèche devant moi en faveur du pays, af in que je ne le détruise pas ; mais je n’en trouve point » (Ézéchiel 22:30). Dieu avait recherché des personnes prêtes à œuvrer pour reconstruire le tissu moral de la société et des personnes prêtes à défendre courageusement ce qui est juste. Il avait parcouru Jérusalem à la recherche de quelqu’un « qui pratique la justice, qui s’attache à la vérité » ( Jérémie 5:1), mais il n'a pas trouvé ce qu'il cherchait.

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Pourquoi les nations et les empires s'effondrent

L'histoire du monde regorge de récits de nations et d'empires qui s'élèvent et s'effondrent. Will et Ariel Durant, sont un célèbre couple marié d'historiens, et ont abordé cette question dans leur ouvrage Les Leçons de l'Histoire. Ils attribuent la cause du déclin des civilisations à celui de la moralité. L'absence de contraintes morales est mortelle, non seulement pour les personnes, mais aussi pour les nations. Coupée de ces principes, selon Will et Ariel Durant, « une génération désemparée s'abandonne au luxe, à la corruption et à un désordre familial et moral incessant, à l'exception d'un reste qui s'accroche désespérément aux anciennes contraintes et aux coutumes ancestrales » (1968, p. 93, NDT). Dans les derniers jours de Juda, Dieu n'a trouvé personne pour combler le vide. Les Écritures nous disent que les humains ont beaucoup à voir avec la chute des nations. En fin de compte, c'est Dieu qui « donne de l’accroissement aux nations, et il les fait périr ; Il les étend au loin, et il les ramène dans leurs limites » (Job 12:23).

Ce que cela signifie pour le chrétien d'aujourd'hui

Aujourd'hui, les nations occidentales en particulier, ont été témoins d'un déclin moral choquant au cours des dernières décennies. Des comportements qui dégoûtaient la plupart des gens il n'y a pas si longtemps, sont désormais adoptés au nom de la tolérance. Dieu attend des chrétiens qu'ils résistent aux pressions sociales qui les poussent à accepter davantage ces comportements. Il attend de nous que nous vivions de manière à glorifier Dieu, ce qui incitera les autres à le glorifier au retour de Christ (1 Pierre 2:12). Comme Moïse, nous pouvons intercéder auprès de Dieu par la prière et nous pouvons agir avec audace, mais toujours en accord avec la volonté de Dieu. Il faut des hommes et des femmes courageux pour résister à la vague d'immoralité, de tromperie et de méchanceté. Serez-vous parmi le peuple de Dieu qui se tiendra debout à la brèche ? D

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Priez pour la paix de Jérusalem IImages fournies par rrodrickbeiler via Getty Images

La ville de la paix souffre d'un manque criant de calme. Quand nos prières ardentes seront-elles exaucées ? Par Jason Hyde

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l y a dix-huit ans, mon épouse et moi avons eu la chance de visiter la Jordanie et Israël. Passionné d'histoire et étudiant de la Bible, j'étais enthousiasmé par la perspective de découvrir des terres imprégnées de traditions bibliques et historiques. J'étais particulièrement impatient de visiter Jérusalem. Cette « ville de paix », comme on l'appelle souvent, figure dans de bon nombre de récits bibliques, ainsi que tout au long des siècles, dans des événements aussi riches que vibrants. Malheureusement, Jérusalem a souvent été marquée aussi par la violence et les conflits. Contempler le Mont du Temple depuis le Mont des Oliviers – dont les pentes sont parsemées de milliers de tombes – fut une expérience profondément émouvante. La vue de l’étincelant Dôme du Rocher et de l'imposante mosquée Al-Aqsa évoquait les passions, les ambitions et les échecs de siècles d'histoire humaine. D'innombrables histoires de personnalités et d'héritages familiaux

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sont intimement liées à ce panorama. Nous avons erré dans le labyrinthe des ruelles étroites de la Vieille Ville, grouillantes de marchands et de passants, nous imprégnant de la profusion de couleurs, de sons et de parfums. Nous pouvions ressentir le poids de l'histoire. Sous cette atmosphère pesante couvait une tension latente. Cette tension résonne à travers l'histoire et se fait sentir dans une grande partie du monde moderne. Elle se nourrit de perspectives discordantes sur la religion, la politique, les allégeances ethniques et familiales, ainsi que sur les idéologies et pratiques religieuses et laïques.

Une ville de contradictions Jérusalem est une ville de contradictions. Une ville de paix. Une ville de conflits et de guerres. Un territoire ancien et usé par le temps, en équilibre précaire sur des passions ethniques exacerbées, des zèles religieux divergents et un terrain diplomatique miné.

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La paix véritable exigera d’apprendre la vérité et de vivre selon les justes lois de Dieu.

Faut-il s'étonner qu'un psaume attribué au roi David exhorte les croyants à prier « pour la paix de Jérusalem » (Psaume 122:6, Bible Ostervald) ? Pourtant, des siècles d'expérience révèlent que la paix pour Jérusalem s'est avérée difficile à atteindre. Cette prière est-elle vaine ? Cette ville, si profondément en proie à la division et à la violence, connaîtra-t-elle un jour une paix véritable et durable ? Examinons ce que dit la Bible.

Une ville élue La Bible révèle que Jérusalem a été choisie par Dieu pour être un phare d’espoir et une ville où la paix, la stabilité et la justice pourraient s’épanouir. Dieu a déclaré : « J’ai choisi Jérusalem pour que mon nom y réside » (2 Chroniques 6:6). Plus tard, Dieu a confirmé que Jérusalem était « la ville que j’ai choisie pour y mettre mon nom » (1 Rois 11:36). Le roi David a établi Jérusalem comme siège administratif d’Israël (2 Samuel 5:6-9 ; 1 Chroniques 11:1-9). Il y a transféré l’Arche d’Alliance, faisant de Jérusalem la capitale religieuse des Israélites (2 Samuel 6:12-17 ; 1 Chroniques 15-16). Son fils Salomon a fait construire le magnifique temple à Jérusalem (1 Rois 5-6). Ce temple était le cœur du lien d'Israël avec Dieu et du culte religieux. Jérusalem connut une brève période de paix et de stabilité sous David et Salomon. Malheureusement, Salomon ne resta pas fidèle à Dieu. Ses descendants, à de rares exceptions près, menèrent la nation contre Dieu. Leur rébellion fit voler en éclats cette paix éphémère.

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Une ville en proie aux conflits La paix à Jérusalem s'est avérée terriblement difficile à obtenir. Carrefour d'empires et lieu central de multiples traditions religieuses, Jérusalem a été assiégée, occupée, conquise, détruite et reconstruite à maintes reprises. En 586 avant notre ère, les Babyloniens conquirent Jérusalem, détruisirent le temple et déportèrent la plupart des habitants juifs. Plus tard, Cyrus le Grand autorisa les Juifs à revenir et à construire le Second Temple. Pourtant, la paix demeura hors de portée. Alexandre le Grand envahit Jérusalem. Après la division de son empire, les Séleucides (occupant la Syrie, au nord de Jérusalem) et les Ptolémées (régnant en Égypte) se disputèrent la domination de cette ville si particulière. Finalement, Rome exerça son contrôle, d'abord par l'intermédiaire de rois et de souverains vassaux. Mais même Rome ne put instaurer une paix durable. La résistance juive dégénéra en une guerre brutale. Jérusalem et son Temple furent rasés. Flavius Josèphe, historien juif du Ier siècle, décrivit ainsi la destruction : « Le reste du mur fut si minutieusement rasé par ceux qui l'avaient creusé jusqu'aux fondations qu'il ne restait plus rien qui puisse laisser croire à ceux qui s'y rendaient qu’elle n’avait jamais été habité. Tel fut le sort de Jérusalem » (La Guerre des Juifs, Livre VII, Chapitre 1, Section 1, NDT). Après avoir été reconstruite en tant que ville romaine, Jérusalem fut dominée par l'Empire byzantin, ensuite par plusieurs dynasties musulmanes, puis les Croisés, avant d'être conquise par l'Empire ottoman en 1517. Les Ottomans contrôlèrent Jérusalem jusqu'à sa prise par les Britanniques en 1917. Après la guerre israélo-arabe de

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1948, les forces jordaniennes et israéliennes se partagèrent le contrôle de Jérusalem. Lors de la guerre des Six Jours de 1967, Israël a pris le contrôle de tout Jérusalem. Mais la paix reste fragile. Conflits, escarmouches, attentats terroristes, agressions et hostilités font partie intégrante de la vie à Jérusalem.

En quête de paix Malgré l'histoire tumultueuse de Jérusalem et la situation actuelle préoccupante, le message d’encouragement de David demeure : « Demandez la paix de Jérusalem » (Psaume 122:6). Le Psaume 122 est un chant magnifique et plein d'espoir. Il est classé parmi les Cantiques des degrés. Dans son commentaire explicatif des Psaumes, James Boice note : « Ces quinze psaumes (Psaumes 120-134) semblent avoir été chantés par les pèlerins se rendant à Jérusalem pour les trois grandes fêtes annuelles. Joseph et Marie les auraient chantés en chemin avec le jeune Jésus (voir Luc 2:41), et Jésus lui-même les aurait chantés en montant à Jérusalem avec ses disciples » (Vol. 3, p. 1070, NDT). Priez pour la paix de Jérusalem. C'est un appel à l'espoir pour cette ville meurtrie. Malheureusement, même ce commandement a été utilisé comme une arme. Des groupes de tous bords, dans ce conflit complexe et épineux concernant Jérusalem, appellent ouvertement à la paix. Mais la paix, telle qu'ils la conçoivent, signifie souvent davantage de guerre, de division et de violence. Ésaïe observait : « Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, Et il n’y a point de justice dans leurs voies ; Ils prennent des sentiers détournés : Quiconque y marche ne connaît point la paix » (Ésaïe 59:8). L’humanité ignore le chemin de la paix. Depuis le jardin d’Éden, elle a choisi une vie de péché. Ésaïe commentait : « Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation Entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter » (verset 2). Comme le notait Ésaïe, il en résulte que « l’humanité ne connaît point la paix ». Il est impératif de guérir notre séparation d’avec Dieu avant que la paix puisse s’établir, à Jérusalem comme dans le monde entier. Pour plus d’informations, consultez notre article Le péché nous sépare de Dieu. La paix à laquelle nous aspirons ne viendra pas à notre époque, où les instructions de Dieu sont largement rejetées et ignorées. En réalité, Jérusalem sera un point névralgique des conflits du temps de la fin (Zacharie 12:1-3 ; voir l’article Les conflits du Moyen-Orient).

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La paix est à venir

Pourtant, l'espoir demeure pour Jérusalem. La paix est à venir. Une paix véritable. Une paix durable. La paix pour tous. Jésus-Christ reviendra dans un monde brisé, corrompu et en grande partie détruit. Pour plus de détails sur les événements prophétisés qui culmineront avec le retour de Jésus, consultez les articles de notre rubrique Le Moyen-Orient dans les prophéties bibliques. Le retour de Jésus comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs (Apocalypse 19:11-16) sera un événement majeur dans la quête de la paix. Zacharie décrit cet avenir extraordinaire. « Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des Oliviers » et établira Jérusalem comme capitale de son royaume sur la terre (Zacharie 14:1-4, 8). Jésus « sera roi de toute la terre » (verset 9). La paix véritable est à venir. Zacharie déclare : « Jérusalem sera en sécurité » (verset 11). Les tensions et les conflits disparaîtront et laisseront place à la paix pour tous les peuples, nations, tribus et familles. Dieu dit : « Je suis revenu à Sion, et j’habiterai au milieu de Jérusalem ; et Jérusalem sera appelée la Ville de la vérité » (Zacharie 8:3, Grande Bible de Tours). Dieu a de grands projets pour Jérusalem. « De nouveau des vieux et des vieilles seront assis sur les places de Jérusalem, … Et les places de la cité seront pleines de jeunes garçons et de jeunes filles qui s’ébattront sur ces places » (versets 4-5, Bible du Rabbinat français - Tanakh). Jésus régnera et le peuple habitera « dans Jérusalem ; ils seront mon peuple, et moi, je serai leur Dieu en vérité et en justice » (verset 8, ibid.). La paix véritable exigera d’apprendre la vérité et de vivre selon les justes lois de Dieu. Cette paix – et le mode de vie qui la fonde – se répandra dans le monde entier. « Et beaucoup de peuples et de nombreuses nations viendront chercher l’Éternel des armées à Jérusalem et implorer l’Éternel » (verset 22). Découvrez-en davantage sur le plan de Jésus pour instaurer la paix dans notre article La restauration prophétisée de toutes choses.

Priez pour la paix de Jérusalem Une paix véritable et durable viendra lorsque Jésus reviendra et établira le royaume de Dieu sur la terre. À l’exemple de David, nous devrions « prier pour la paix de Jérusalem ». La prière modèle de Jésus le confirme : « Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne » (Matthieu 6:9-10). Prier pour le royaume à venir, c’est prier pour la paix de Jérusalem. Alors seulement Jérusalem, et le monde, connaîtront une paix durable. Veuille Dieu hâter ce jour ! D

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Dieu vous appelle-t-il ?

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« Les dons et l’appel de Dieu sont irrévocables » (Romains 11:29). Mais qu’est-ce que l’appel de Dieu, et comment le reconnaître dans votre propre vie ?

Par Jeremy Lallier

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'un des principes fondamentaux du christianisme est que nul ne devient chrétien de son propre chef. Pour une religion construite autour du commandement « Allez, faites de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28:19), cette condition peut sembler quelque peu restrictive – mais Jésus a été catégorique : « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire » (Jean 6:44). Ce « nul » nous inclut. Certes, nous pouvons nous dire chrétiens et fréquenter une église sans que Dieu n’y soit pour rien, mais la véritable motivation à suivre les pas de Jésus-Christ ne vient pas de nous. Et cette distinction est importante, car avoir l’air chrétien ne suffit pas, en fin de compte. Jésus a insisté sur ce point également : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux,

m a i s seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là :

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Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avonsnous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Matthieu 7:21-23). Nombreux sont ceux qui diront cela au Christ, non pas seulement quelques-uns. Ils auront accompli des choses impressionnantes, en apparence chrétiennes. Ils auront coché de nombreuses cases. Mais Jésus les dénoncera pour « pratiquer l’iniquité » – pour mener une vie qui méprise constamment les préceptes et les instructions de Dieu. Jésus dit aux foules qui le suivaient : « Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus » (Matthieu 22:14).

Qu’est-ce que l’appel, au juste ?

Dans le christianisme, les mots appelé et appel peuvent revêtir une aura presque mystique : des mots

chargés d’un sens profond, mais jamais clairement définis. Peut-être

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Il allume l'étincelle, mais nous devons encore alimenter le feu. Il nous attire, mais nous devons encore faire un pas en avant. Il nous appelle, mais nous devons encore répondre.

lisez-vous cet article parce que vous vous demandez : « Dieu m’appellet-il ? » Et si telle est la question qui vous préoccupe, le jargon énigmatique et les définitions floues ne vous seront d’aucun secours. Les écrits de l’apôtre Paul encouragent les chrétiens « à vous conduire d’une manière digne de l’appel qui vous a été adressé » (Éphésiens 4:1, Bible Perret-Gentil et Rilliet), en se souvenant que Dieu « nous a adressé un saint appel » (2 Timothée 1:9, ibid.). Cela semble important. C’est important. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Dans un monde où beaucoup sont appelés et peu sont élus – où l’acte apparemment simple de venir à Jésus est un processus qui ne peut être initié que par Dieu lui-même – et où, en fin de compte, Jésus reniera ouvertement tout lien avec ceux qui se prétendent ses disciples, mais qui ignorent ses commandements, il est essentiel de clarifier la notion d’appel. En grec biblique, appeler quelqu’un signifie « inviter instamment une personne à accepter la responsabilité d’une

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tâche particulière, ce qui implique une nouvelle relation avec celui qui appelle » (Louw et Nida, Lexique grec-anglais, 33.312, NDT). L’appel lui-même est une « invitation à vivre une responsabilité et un privilège particuliers » (Bauer, Danker, Arndt et Gingrich, Lexique grec-anglais du Nouveau Testament, « klēsis », NDT). Lorsque Dieu nous appelle, il nous invite à entrer dans une relation unique avec lui, assortie de nouveaux privilèges et de nouvelles responsabilités. L’appel de Dieu est une invitation à vivre éternellement dans son royaume comme ses fils et ses filles (pour en savoir plus, consultez notre brochure gratuite Le Mystère du Royaume). Paul exhortait Timothée à combattre « le bon combat de la foi » et ainsi « saisir la vie éternelle à laquelle tu as été appelé » (1 Timothée 6:12). Il affirmait qu’il s’agissait d’un appel « irrévocable » (Romains 11.29) – un appel que Dieu ne retirera pas une fois lancé. Il parlait de « l’espérance de son appel », ancrée dans « la richesse de la gloire de son héritage parmi

les saints » et dans « l’infinie grandeur de sa puissance envers nous qui croyons » (Éphésiens 1.18-19). L’appel de Dieu est grand, extraordinaire, et notre réponse a des conséquences éternelles. Mais nous ne pouvons pas en prendre l’initiative. Par nos actions, nous ne pouvons contraindre Dieu à nous appeler – ni à appeler qui que ce soit d’ailleurs. Nous pouvons seulement choisir comment y répondre.

Comment reconnaître l’appel ?

Alors, … Dieu vous appellet-il ? Excellente question. Malheureusement, je n’en sais rien. Mais vous, vous le savez probablement. L’appel de Dieu ne se manifeste peut-être pas par une invitation papier, mais cela ne le rend pas pour autant indétectable ou insondable. Vous souvenezvous des paroles de Jésus ? « Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ». Ce sentiment d’être attiré par quelque

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chose, nous le ressentons, nous en sommes conscients. Dieu doit allumer l’étincelle en nous, mais la flamme qui en résulte est réelle et tangible. Vous arrive-t-il de vous poser des questions sur Dieu que vous ne vous étiez jamais posées auparavant ? Êtes-vous animé par le besoin de comprendre votre raison d’être et le sens du monde dans lequel nous vivons ? L’avenir qui se profile à l’horizon vous inquiète-t-il ou vous rend-il insatisfait ? Si ces questions vous interpellent d'une manière inédite, si vous ouvrez votre Bible et que vous vous surprenez à l'examiner de plus près et à la méditer plus en profondeur, alors il y a de fortes chances que ce soit grâce au Père qui vous attire à lui.

Le voile entre l’esprit et la chair

Paul a mentionné une barrière spirituelle qui existe naturellement entre nous et la parole de Dieu : une incompatibilité entre notre esprit humain et les vérités spirituelles que notre Créateur veut nous révéler. « Car l’affec-

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tion de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas » (Romains 8:7). Un voile existe entre l’humanité et Dieu, nous empêchant de voir et de comprendre les réalités spirituelles. « C’est en Christ qu’il disparaît. Jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leur cœur ; mais lorsque les cœurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté. » (2 Corinthiens 3:14-16). Sans l’intervention de Dieu, aucun d’entre nous n’est enclin à se tourner vers le Seigneur. Mais tout change lorsqu’il nous appelle et nous attire. Il commence à lever le voile dont nous ignorions même l’existence et nous révèle des vérités qui nous manquaient sans que nous le sachions. Mais la chair est chair, et l'esprit est esprit. L'hostilité naturelle de notre nature humaine ne disparaît pas pour autant. L'incompatibilité entre nous et Dieu persiste. Alors, que faire ? Sans la miséricorde de Dieu, la réponse serait : « rien ». Nous ne pouvons rien faire par nous-mêmes pour combler ce fossé. Mais Dieu nous offre un chemin : « Repentezvous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du SaintEsprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera » (Actes 2:38-39). La bonté de Dieu nous conduit à la repentance (Romains 2:4). Après avoir reconnu nos péchés et nous en être repentis, le processus du baptême nous ouvre la porte à un autre don de Dieu : Le Saint-Esprit. Son Esprit Saint, placé en nous, nous transforme lentement de

l'intérieur, nous aidant à vaincre nos penchants pécheurs, à nous libérer de nos imperfections humaines et à développer un caractère parfait et saint..

Le voile tombe En raison de ces changements nécessaires, le chemin peut être semé d'embûches lorsque Dieu commence à nous appeler. C'est vers cette transformation qu'il nous conduit, révélant les réalités spirituelles par son Esprit (2 Corinthiens 3:18). Il désire vous aider à devenir comme lui. Car il veut vous offrir l'éternité. La vie éternelle comme son enfant. Un avenir de beauté, d'espérance et rempli de signification. Bien sûr, nous pouvons refuser. Dieu ne nous forcera pas à accepter cet avenir. Il allume l'étincelle, mais nous devons encore alimenter le feu. Il nous attire, mais nous devons encore faire un pas en avant. Il nous appelle, mais nous devons encore répondre. « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire », a dit Jésus – mais l'histoire ne s'arrête pas là. « … et je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6:44). Jésus avait déjà dit quelque chose de similaire aux foules : « La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour » (verset 40). Si Dieu vous appelle, c’est qu’il y a une raison. Il a un avenir et une espérance à partager avec vous. Avez-vous envie d’aller plus loin ? Notre mallette de démarrage de trois parcours spirituels vous propose un cheminement gratuit de 21 jours pour découvrir qui est Dieu, ce qu’il fait avec nous, quelle en est la difficulté et ce que nous devons faire dans ce cheminement. D

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Deux serviettes et un billet de 10 Une période de sans-abrisme m'a appris la bonté des inconnus, la bienveillance de Dieu et à considérer chaque chose comme un sujet de joie.

Par Sonya Jeffords

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haque printemps, je repense à 2011, lorsque mes filles et moi avons passé une semaine dans un refuge pour sans-abri. Mon expérience de cette semaine-là pourrait remplir un livre, mais je ne vous en raconterai qu'un seul épisode. Le refuge était fermé de 8 h à 15 h chaque jour. Nous devions partir après le petit-déjeuner et trouver un autre endroit où passer la journée. Les seuls endroits où il était raisonnable de rester plusieurs heures étaient un grand magasin, situé à plus de 3 km dans une direction, et la bibliothèque et un parc, situés à plus de 3 km dans l'autre direction. Dans les deux cas, il fallait marcher 6,5 km aller-retour. Plus d'une fois, au moment de partir le matin, il pleuvait. Un jour, la pluie était particulièrement forte et je savais que marcher 3 km sous cette pluie battante n'était pas une bonne idée. J'avais un peu d'argent, alors nous sommes allées dans un petit restaurant. J'espérais que

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le temps de finir de manger, la pluie se serait arrêtée ou au moins calmée. Une fois arrivés, j'ai pris mon temps. J'ai longuement parcouru le menu, car je ne savais pas quand la pluie allait cesser. J'ai finalement commandé le poulet grillé : une poitrine, une cuisse et un pilon, accompagnés de deux légumes, pour environ 8 dollars. Même si dépenser le peu d'argent que j'avais ne m'enthousiasmait guère, j'étais contente de savoir que le repas serait suffisamment copieux pour nous trois. Quand les plats sont arrivés, j'ai pris mon temps. Je crois que je n'ai jamais coupé la nourriture aussi lentement. J'ai pris mon temps pour nourrir mes enfants. Je leur donnais une bouchée, puis j'attendais une minute ou deux avant d'en donner une autre. Comment ont-elles fait pour être aussi patientes ce jour-là, à seulement 1 et 3 ans, je ne saurais le dire. Pendant ce temps, je regardais sans cesse par la fenêtre. La pluie continuait de tomber à verse. Le ciel était gris. Ma vie me paraissait grise. Nos vêtements étaient encore trempés pendant que nous mangions.

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Un billet de 10 Peu de temps après, nous avions presque fini de manger. Un homme s'est approché et m'a dit qu'il voulait payer notre repas. Il a posé 10 dollars sur la table et il est parti. Je ne me souviens plus si la pluie avait cessé ni exactement ce que nous avons fait le reste de la journée. Ce serait poétique de dire que le soleil est apparu et qu'un arc-en-ciel a illuminé le ciel, mais honnêtement, je ne m'en souviens pas. Ce dont je me souviens, c'est de la chance que j'ai eue. Je crois que je n'ai jamais été aussi reconnaissante pour deux serviettes et un billet de 10 dollars que ce jour-là. Au total, mes enfants et moi avons passé plus de dix semaines à la rue. Nous avons vécu dans trois refuges différents. Nous avons vécu à l'arrière d'un salon de coiffure. Nous avons dormi dans des chambres libres d'églises. Nous avons dormi par terre. Nous avons dormi dans des lits. Des inconnus nous ont aidés. Des inconnus nous ont regardés de haut. C'était déroutant, effrayant et bouleversant.

Des leçons précieuses

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Deux serviettes Au milieu du repas, une femme s'est approchée de moi. Elle m'a dit qu'elle avait deux serviettes dans son coffre et m'a demandé si je les voulais pour mes enfants. Je ne me souviens plus exactement de ce que j'ai répondu, mais elle m'a dit qu'elle revenait tout de suite. Je l'ai vue aller à sa voiture et jeter un coup d'œil rapide dans son coffre sous une pluie battante, puis elle est montée dans sa voiture et est partie. J'ai supposé qu'elle avait finalement compris qu'elle n'avait pas les serviettes et qu'elle était peut-être trop gênée pour me l'avouer. J'ai haussé les épaules et j'ai continué à partager le repas. J'essayais de distraire mes enfants entre les bouchées pour que le repas dure le plus longtemps possible. Je continuais à regarder par la fenêtre, espérant que la pluie s'arrête. Un peu plus tard, la femme est revenue. Elle était allée dans un magasin et avait acheté deux nouvelles serviettes. Elle me les a données et je l'ai remerciée. Acacia s'est enveloppée dans l'une et Jasmine dans l'autre. J'ai toujours ces serviettes. Je doute que je m'en débarrasse un jour.

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Mais si je pouvais remonter le temps et effacer ces expériences, je ne le ferais pas. J'ai tellement appris, et je ne voudrais pas perdre ces leçons. Cela m'a permis de réaliser à quel point j'avais pris les choses pour acquises. Cela m'a permis de comprendre que le dénuement n'est pas forcément une chose à craindre. Cela m'a permis de développer plus de compassion pour les autres. Cela m'a permis d'apprendre la gratitude. Cela m'a permis de comprendre que, quoi qu'il arrive, Dieu est là, il me regarde, il m'aide. J'ai traversé de nombreuses épreuves, mais je suis toujours là. Même quand je n'avais « rien », j'avais encore assez. Je me le rappelle chaque fois que la vie me réserve des contrariétés. Mon verset préféré est Jacques 1:2, « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés ». Parfois, il est plus difficile de percevoir la joie, mais elle est toujours présente. De temps à autre, je ne la découvre que longtemps après la fin de l'épreuve. D'autres fois, je la vois au cœur même de l'adversité. Il y a de la joie dans les leçons que nous tirons de chaque épreuve. Et c'est l'une des nombreuses raisons qui me permettent de continuer à aller de l'avant, quelles que soient les difficultés. Même quand la joie me fait défaut, je garde la foi qu'elle est là. Je sais que je ne suis pas la seule à avoir traversé des obstacles. Mais j'espère que nous nous souviendrons tous que, même dans les moments les plus sombres, et même si nous ne la percevons pas encore, il y a toujours des raisons de se réjouir, même dans les épreuves. D

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Si vous avez des questions, soumettez-les à

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La réponse à vos questions bibliques

Q: R:

Que signifie « calculer la dépense » ?

Calculer la dépense signifie comprendre les défis et les engagements qu’implique le fait de suivre Jésus-Christ. Avant le baptême, nous devrions sérieusement nous demander si nous sommes pleinement disposés et prêts à le suivre fidèlement pour le reste de notre vie. Dans Luc 14:25-33, Jésus conseille aux futurs disciples de réfléchir attentivement à ce que signifie être ses disciples. Il utilise deux exemples : un roi qui envisage de partir à la guerre et un entrepreneur qui projette de construire une tour. Tous deux illustrent l’importance de se préparer et d’être prêt à affronter les exigences de la vie de disciple. Jésus-Christ a souvent parlé de la nécessité de mettre de côté nos désirs et nos ambitions personnels pour le suivre. Évaluer le prix signifie être prêt à renoncer à ce qui peut entraver notre croissance spirituelle, comme le statut social, les biens matériels et même les relations si elles entrent en conflit avec notre engagement envers Christ. Cependant, « calculer la dépense » n'est pas le seul conseil donné par Christ. Il a également promis à ceux qui s'engageaient à le suivre qu'il ne les abandonnerait jamais (Hébreux 13:5). À propos de ce passage, la Bible Annotée dit : « Il y a, dans le texte original, une double négation dont la force pourrait se rendre ainsi : “Je ne te laisserai certainement pas, je ne t’abandonnerai certainement pas” ». Le commentaire de John MacArthur dans la Nouvelle Édition de Genève ajoute ceci : « Cela revient à dire : “Il n’y a absolument aucun moyen, sous aucun prétexte, que je vous abandonne jamais, au grand jamais” ». Pour en savoir plus, consultez notre article numérique Calculez la dépense.

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Q: R:

Faut-il célébrer Noël ?

Bien que de nombreux chrétiens de profession célèbrent Noël, cette fête n'est pas enseignée dans la Bible et, de fait, elle va à l'encontre des enseignements bibliques. Noël était à l'origine une fête païenne adoptée par l'Église catholique au IVe siècle de notre ère, afin de convaincre les gens de la rejoindre. La Bible met en garde contre l'adoption de pratiques païennes (Deutéronome 12:29-32). De plus, Jésus n'est pas né en décembre, et la Bible nous recommande de commémorer sa mort, qui a rendu possible le pardon de nos péchés (1 Corinthiens 11:23-26), et non de célébrer sa naissance. Notre site web propose de nombreuses ressources pour en savoir plus sur Noël, par opposition aux fêtes bibliques que Dieu nous demande de célébrer :

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Les chrétiens devraient-ils célébrer Noël ? Plaidoirie finale au procès de Noël Jours Saints ou jours fériés Les fêtes de Dieu nous permettent d’espérer en l’avenir Des jours fériés aux jours saints : le plan divin pour vous (brochure numérique gratuite)

Q: R:

Les drapeaux nationaux sont-ils considérés comme des idoles ?

Nous croyons qu'il est très important d'éviter l'idolâtrie (voir notre article sur Le Deuxième Commandement : Tu ne te feras point d’image taillée). Cependant, nous ne croyons pas que les drapeaux soient intrinsèquement des idoles. Comme vous le savez peut-être, Dieu a utilisé des insignes spéciaux pour représenter chaque tribu d'Israël lorsque les Israélites marchaient et campaient de manière organisée. Remarquez Nombres 2:17 « Ensuite partira la tente d’assignation, avec le camp des Lévites placé au milieu des autres camps. Ils suivront dans la marche l’ordre dans lequel ils auront campé, chacun dans son rang, selon sa bannière » (italiques ajoutés). Bien sûr, on peut utiliser un drapeau de manière idolâtre, mais nous ne croyons pas que les drapeaux le soient intrinsèquement.

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Merveilles de la

Création

divine

L'instinct grégaire des suricates La coopération est essentielle chez les suricates – jusqu'à 50 individus formant une « bande ». Ces animaux travaillent ensemble pour creuser leurs terriers complexes. Chaque suricate peut fermer ses oreilles pour empêcher la terre de tomber à l'intérieur d'elles, et ses griffes spécialisées en font une véritable machine à creuser. Mais les suricates ne se contentent pas de creuser ensemble. Les adultes veillent à tour de rôle sur les petits, et une sentinelle se tient à l'extérieur, scrutant l'horizon pendant que les autres adultes cherchent de la nourriture. Si la sentinelle repère un prédateur, un cri aigu suffit à faire fuir tout le groupe vers un abri souterrain. Un seul suricate serait incapable d'accomplir tout cela. La création divine de ces animaux nous rappelle que nous pouvons réaliser bien plus en collaborant. Photo : suricate (Suricata suricatta)

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Texte : James Capo et Jeremy Lallier Photographie : James Capo

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Jésus marche sur les eaux Après que Christ eut envoyé ses disciples traverser la mer, ils subirent un fort vent contraire et virent une silhouette marcher sur l'eau. Quels enseignements ont-ils retiré de cette expérience ? Par Erik Jones

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près avoir miraculeusement nourri plus de 5 000 personnes, Jésus renvoya la foule chez elle et ordonna à ses disciples de traverser la mer de Galilée sans lui. Au lieu de les rejoindre, « il monta sur la montagne, pour prier à l’écart » (Matthieu 14:23). L’apôtre Jean explique que Jésus fit cela car il pressentait un mouvement qui couvait parmi le peuple, visant à l’arrêter de force et à le proclamer roi d’Israël (Jean 6:15). Il ne s’agirait pas d’une simple proclamation symbolique, mais d’un véritable soulèvement juif contre Rome. Puisque cela n’était pas la volonté du Messie, ni la raison de sa venue sur terre, il désamorça ce soulèvement potentiel en se retirant temporairement à la montagne. Il profita de ce temps loin de la foule pour prier Dieu le Père, cherchant peut-être à savoir comment éviter une telle situation à l’avenir. Jésus dut faire preuve d'une grande sagesse pour que son ministère ne soit pas entravé par la menace d'une insurrection armée contre Rome.

Le vent se lève Après avoir parcouru 5 à 6 kilomètres à la rame sur la mer de Galilée (elle mesure 13

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kilomètres dans sa plus grande largeur), les disciples essuyèrent un grand vent contraire, et leur barque était « battue par les flots » (Matthieu 14:24, Jean 6:19). Cela se produisit à la « quatrième veille de la nuit » (verset 25), entre 3 et 6 heures du matin. Ces hommes avaient déjà subi une telle mer agitée et avaient vu Jésus l'apaiser instantanément d'un simple ordre. Mais les voilà de nouveau dans la même situation, sauf que cette fois, Christ semblait loin. Peut-être étaient-ils terrifiés à l'idée que, sans le Fils de Dieu à proximité pour les sauver, la barque chavire et qu'ils se noient tous.

Une silhouette apparaît sur les eaux

Alors qu'ils luttaient pour maintenir la barque à flot face aux vents et aux vagues, ils aperçurent soudain une silhouette qui marchait vers eux sur l'eau. « Quand ils le virent marcher sur la mer, ils crurent que c’était un fantôme, et ils poussèrent des cris ; car ils le voyaient tous, et ils étaient troublés » (Marc 6:49-50). Matthieu ajoute : « Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris » (Matthieu 14:26). Le mot « fantôme » est traduit du mot grec phantasma. Il peut décrire une apparition, un

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spectre, un esprit ou une image mentale. Bien qu'il soit tentant d'appliquer le sens moderne du mot « fantôme » — l'âme désincarnée d'une personne décédée — au choix des mots des disciples, ce n'est probablement pas ce qu'ils craignaient réellement. La croyance et la peur des morts désincarnés (les fantômes) n'étaient pas des notions qu'ils auraient apprises dans leur éducation juive, ni dans les enseignements de Jésus. Il est plus probable qu'ils utilisaient ce terme pour décrire un esprit démoniaque. Ils avaient rencontré des démons à maintes reprises en accompagnant Christ. Ils l'avaient déjà vu exercer une autorité absolue sur le monde démoniaque. En apercevant la silhouette qui s'avançait vers eux sur l'eau, les disciples auraient pu conclure hâtivement qu'un démon approchait pour leur faire du mal, profitant de l'absence de Jésus.

« N'ayez pas peur » Avant qu'ils ne commettent une imprudence, Jésus leur a dit clairement que la silhouette sur l'eau n'était autre que leur Maître et Seigneur : « Rassurez-vous, c’est moi ; n’ayez pas peur ! » (Matthieu 14:27).

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Face à la peur ou au danger, nous pouvons prier pour trois choses : le courage, la présence de Dieu et la force d'affronter la situation sans être paralysés par la peur. La présence de Jésus les rassura : aucun mal ne leur arriverait. Mais il voulait aussi leur enseigner que Dieu connaît nos besoins avant même que nous les lui exprimions (Matthieu 6:8). Il n’avait pas besoin d’être présent avec eux dans la barque pour connaître leur situation difficile. En effet, Marc rapporte que, alors que Jésus était encore à terre, à des kilomètres de là, il les vit miraculeusement « peiner à ramer » (Marc 6:48). Ceci nous rappelle l’omniscience de Dieu – sa capacité parfaite de tout voir et de tout savoir en tout temps (Hébreux 4:13). Par son lien avec le Père, Jésus pouvait être conscient de ce qui se passait au-delà des limites des sens humains.

Pierre quitte la barque En entendant la voix de son Maître, Pierre fut le premier à répondre : « Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux » (Matthieu 14:28). Voyant Jésus accomplir un autre acte physiquement impossible – marcher sur l’eau – Pierre lui demanda le même pouvoir. Le Seigneur leur avait donné certaines de ces capacités à plusieurs

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reprises, comme celles de guérir et de chasser les démons. Jésus acquiesça : « Viens ! » (verset 29). Pierre s'agrippa alors en sortant de la barque et s'appuya de tout son poids sur l'eau, confiant qu'elle le soutiendrait aussi sûrement que la terre ferme. Et ce fut le cas. Il est facile de critiquer Pierre, sachant ce qui s'est passé ensuite, mais n'oublions pas que tous les autres sont restés en sécurité dans la barque. Seul Pierre a eu le courage de poser le pied sur l'eau et, au moins un instant, de faire confiance à Dieu pour accomplir l'impossible. Cependant, ce courage, nourri par la foi, ne dura que quelques instants. Après quelques pas, ses sens physiques reprirent le dessus. Détournant son attention de son Maître, il regarda autour de lui et se laissa impressionner par l’agitation de la mer, la force du vent et l'impossibilité de marcher sur l'eau.

« Pourquoi as-tu douté ? » « Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! » (verset 30). Bien que Pierre n'eût plus la foi nécessaire pour continuer à marcher sur l'eau, il avait toujours confiance que le Messie pouvait le maintenir en sécurité au-dessus des flots. Comprenant que la vie de Pierre était désormais en grand danger, « aussitôt Jésus étendit la main, le saisit ». Une fois Pierre en sécurité, Jésus lui posa cette question percutante : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (verset 31). Étonnamment, Pierre resta sans voix. Il ne fait aucun doute que Pierre a médité sur cette question tout au long de sa vie – et nous devrions en faire autant aujourd'hui. Ensemble, ils montèrent dans la barque. Aussitôt, le vent cessa et le calme revint sur le lac. Comme nous l'avons souligné dans des articles précédents, lorsque Christ est intervenu dans une scène chaotique, sa présence a rétabli la paix et le calme, préfigurant ainsi l'impact de sa présence sur terre après son retour (Ésaïe 9:7). Bien que nous ne sachions pas exactement qui se trouvait dans la barque avec Pierre, il semble que certains doutaient encore de

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l'identité de Jésus, mais qu'après avoir vu cela, ils l'ont accepté et adoré comme le Fils de Dieu (Matthieu 14:33).

Une foi qui rend l'impossible possible.

Cet épisode s'est déroulé pendant une période du ministère de Jésus consacrée à la formation de ses disciples. Ses paroles à Pierre visaient à l'aider, ainsi que les autres, à comprendre l'importance de remplacer le doute et la peur par la foi et le courage. Ils devaient apprendre que lorsque nous avons une foi inébranlable en la puissance de Dieu, ce qui semble physiquement impossible devient possible. Ils devaient aussi comprendre que l'impossible doit être conforme à la volonté de Dieu. Pierre a marché sur l'eau uniquement parce qu'il avait demandé et obtenu la permission de Christ. Cela ne signifiait pas qu'il pouvait marcher sur l'eau à volonté, simplement parce qu'il en avait la foi. Peu après cet épisode, Jésus a réaffirmé cette leçon : « Si vous aviez de la foi, aussi gros qu’un grain de semence de moutarde, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d’ici là, et elle s’y transporterait ; et rien ne vous serait impossible. (Matthieu 17:20, Bible Martin). Bien que Dieu puisse aisément donner le pouvoir à quelqu'un de déplacer une montagne – tout comme il peut permettre à un homme de marcher sur l'eau – il ne le ferait que si cela servait sa volonté et ses desseins. La Bible regorge d'exemples où Dieu accomplit l'impossible : séparer les eaux des mers, faire pleuvoir du pain du ciel ou donner instantanément à des personnes la maîtrise de langues qu'elles n'avaient jamais apprises. Mais il n'accomplit ces miracles que lorsque l'impossible était nécessaire et conforme à sa volonté. Dieu ne recherche pas des personnes spectaculaires, mais des gens qui vivent fidèlement en accord avec sa voie et sa volonté. Le plus important n'est pas de pouvoir marcher sur l'eau, mais d'avoir la foi pour… Marcher comme il a marché. D

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EN CHEMIN

Un lieu sûr

Image fournie par Joel Meeker Image de la quatrième de couverture fournie par borchee via Getty Images

Sortant de l'eau stagnante du tunnel de communication étroit où j'avais progressé accroupi, je me redressai sous la lumière estivale filtrée par la canopée de grands arbres. Je secouai la boue de mes chaussures, comme des centaines d'autres avant moi, tandis que je me retrouvais maintenant dans une tranchée de première ligne. Ici, soldats allemands et canadiens s'affrontèrent dans d'âpres combats, durant l'été 1916. Les tranchées creusées par les Alliés furent envahies par les troupes allemandes, chassées à leur tour quelques jours plus tard au prix de lourdes pertes. Des milliers d'hommes furent tués ou blessés ici, dans un secteur qui porte le nom d'une ville voisine réduite en ruines : Ypres, en Belgique. Les combats quasi ininterrompus autour d'Ypres, de 1914 à 1918, firent probablement plus d'un million de victimes. Deux constats me marquèrent durant ma marche. D'abord, l'incroyable conservation des tranchées. Après la guerre, la plupart d’entre elles furent comblées et nivelées, et la terre rendue à la charrue. Mais le fermier propriétaire de ce bois en avait préservé les ouvrages militaires. C'est l'un des rares endroits en Europe où l'on peut encore parcourir des tranchées et des tunnels de la Grande Guerre restés pratiquement intacts.

Le bois du Sanctuaire La deuxième observation marquante fut le nom donné à ce lieu par l'armée britannique : le bois du Sanctuaire. Le mot « sanctuaire » dans le latin original, désignait un lieu sacré, protégé par l'immunité ecclésiastique. Son sens s'est progressivement étendu à tout refuge, ou lieu sûr. Au début de la guerre, ce bois, loin des lignes de front, semblait un lieu très sûr, un endroit calme et ombragé où les combattants fatigués pouvaient se reposer et les blessés être soignés en toute sécurité. Mais en quelques mois, il se retrouva au cœur des pires combats.

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Il ressemblait alors à un paysage lunaire, grevé de trous d'obus, les arbres protecteurs réduits à l'état de combustible, le sol devenu un bourbier où un faux pas pouvait s’avérer fatal. Ce n'était plus un refuge, même si le nom perdure encore aujourd'hui.

Un désir de sécurité J'y ai pensé et repensé. Étant donné que nous sommes mortels et que nous ressentons la douleur, nous aspirons à des lieux sûrs. Nous consacrons beaucoup de réflexion et d'efforts à trouver un refuge, que ce soit physiquement, émotionnellement ou finan-cièrement. Malheureusement, nombreux sont ceux qui cherchent ce refuge dans des lieux qui n’offrent que de fausses promesses. Ils se tournent vers les dirigeants politiques pour assurer leur sécurité ; ils placent leur confiance dans leurs richesses ; ils se constituent des abris et les remplissent de provisions. La Bible nous exhorte à ne pas chercher la sécurité absolue dans de tels endroits, même si l'épargne et une planification équilibrée sont assurément conformes aux préceptes bibliques. La parole de Dieu affirme plutôt qu'il est le seul véritable refuge, un sanctuaire au sens originel du terme. « Ne vous confiez pas aux grands, aux fils de l’homme, qui ne peuvent sauver.… Heureux celui qui a pour secours le Dieu de Jacob, qui met son espoir en l’Éternel, son Dieu ! Il a fait les cieux et la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve. Il garde la fidélité à toujours. Il fait droit aux opprimés ; il donne du pain aux affamés ; l’Éternel délivre les captifs » (Psaume 146:3, 5-7). Dieu est le seul véritable refuge. Joël Meeker

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Par ses descriptions frappantes de carnages et ses visions sublimes, l’Apocalypse explique ce qui va se produire avant et après le retour de Christ sur terre.

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DISCERNER | 2025 Nº 6 by Life, Hope & Truth - Issuu