ACCOMPAGNER LES MALADES
CÉLÉBRER DES SACREMENTS EN FIN DE VIE Pastorale de la santé
Ce document pastoral est destiné aux acteurs pastoraux du diocèse de Lyon envoyés en mission par leurs paroisses et la Pastorale de la Santé en milieu hospitalier, en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et à domicile. Il permet la mise en œuvre des propositions faites aux familles dans le dépliant « Des sacrements pour les malades », édité par la Pastorale de la Santé et le Service « Initiation et Vie chrétienne » du diocèse de Lyon. Il s’attache à cette période ultime de la vie terrestre, appelée “fin de vie”, quand la mort est proche à la suite d’une dégradation importante de la santé de la personne malade. Il s’inspire fidèlement du document « Sacrements pour les malades - Pastorale et célébrations » (Chalet-Tardy, 1977, 128 pages), le rituel adapté pour les pays de langue française de l’Ordo unctionis infirmorum eorumque pastoralis curae et approuvé par les évêques de la Commission internationale francophone, le 13 mars 1976.
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Dans le cadre de ce document pastoral, un rituel est un recueil dans lequel est consignée la démarche liturgique à suivre pour la célébration des sacrements de fin de vie.
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QUAND LA MORT APPROCHE… Dans les hôpitaux et établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou chez eux, des hommes et des femmes se trouvent confrontés à cette expérience humaine de la « fin de vie », suite à une aggravation de leur état de santé. La mort se fait proche, l’heure est à se préparer à passer de la vie terrestre à la vie en Dieu, à vivre leur Pâque. Heureusement, ils ne sont pas seuls. Des hommes et des femmes de toutes convictions expriment à leur égard une attitude de bienveillance. Équipes médicales, familles, hommes et femmes de diverses confessions et origines partagent leur vie dans une attitude d’écoute, d’accompagnement, de sollicitude, d’empathie et de bienveillance. Parmi eux, des croyants en Christ, membres des équipes d’aumônerie ou du SEM 2 et du personnel, parents ou amis. Ces temps de fin de vie habitent leur prière et les poussent à célébrer leur foi, en Eglise. Jésus n’a-t-il pas dit : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux » (Mt 18, 20) ? Ces temps de fin de vie sont des moments particuliers et prophétiques, des occasions d’annonce de l’Évangile toujours vivant au cœur du monde. L’Église se laisse guider par l’Esprit Saint pour répondre le plus justement aux demandes formulées en ces lieux de périphérie. Humblement, l’Église servante des hommes et de Dieu, met en œuvre le meilleur d’elle-même et de ce qui est bon, à un moment donné, en un lieu donné et pour une personne particulière en fin de vie. Chacun peut alors expérimenter combien sont fortes complémentarité et fraternité entre les patients3, les familles, le personnel médical et tous les acteurs d’une équipe d’aumônerie : hommes et femmes, catholiques et protestants, jeunes et plus âgés, laïcs, bénévoles et laïcs en mission ecclésiale, religieux et religieuses, pasteurs, diacres et prêtres… Chacun peut prendre alors sa place dans le processus de discernement de la demande, de préparation et de célébration du sacrement de fin de vie qui sera le plus approprié à la personne proche de la mort. Il s’agit en effet de permettre, en fonction des possibilités du lieu et des personnes présentes, que se vive au plus intime de chacun cette alliance entre Dieu et l’homme. Ils ouvrent à cette vie sacramentelle qui met l’humanité souffrante - et tout particulièrement le patient – dans la Bienveillance, la Miséricorde et la Tendresse de Dieu. 2 3
Service de l’Évangile auprès des Malades Sur Lyon, les aumôneries d’hôpitaux sont catholiques et protestantes
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QUELQUES FONDEMENTS DE LA MISSION JÉSUS ET LES MALADES Dès le début des Évangiles, il nous est dit que Jésus avait une attention toute particulière pour les personnes malades : « Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple » (Mt 4, 23) et « de grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies » (Lc 5, 15). Ses disciples en ont témoigné en agissant en son nom, comme nous le rapportent les Actes des Apôtres : « Pierre déclara : de l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche » (Ac 3,6). Cette présence et cette attention au souffrant sont telles que Jésus va jusqu’à exprimer la primauté de la personne souffrante sur l’observation d’un usage, aussi respectable soit-il ; il guérit les malades durant le sabbat, ce qui lui vaut l’hostilité des grands prêtres, des scribes et des pharisiens : « Je vous le demande : est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien plutôt que de faire le mal, de sauver une vie plutôt que de la perdre ? » (cf. Lc 6, 6-10). Enfin, le Christ s’est identifié lui-même aux personnes malades et souffrantes : « J’étais malade, et vous m’avez visité » (Mt 25, 36). Voilà pourquoi, à la suite du Christ, l’Église est appelée à imiter cet amour envers les malades : « En toute ville où vous entrez et où l’on vous accueille, [...] guérissez les malades » (Lc 10, 8-9). L’ÉGLISE, SACREMENT DU FRERE Cette attention aux personnes malades demeure, à travers les siècles, l’une des caractéristiques majeures de la charité chrétienne et de la sollicitude de l’Église. Comme l’affirme Vatican II : « L’Église entoure tous ceux qu’afflige l’infirmité humaine ; bien plus, elle reconnaît dans les pauvres et dans ceux qui souffrent l’image de son Fondateur pauvre et souffrant, elle s’emploie à soulager leur détresse et veut servir le Christ en eux » (Lumen gentium, 8). Il est donc de la responsabilité de l’Eglise, communauté de fidèles baptisés en Christ, riche de sa diversité de ministères, de se faire proche des hommes et des femmes qui sont en fin de vie, de les soutenir dans leur chemin de foi, d’être pour eux comme un frère, de reconnaitre en eux la présence aimante du Christ. Des chrétiens ont pris l’habitude d’évoquer alors le « sacrement du frère ». Le Christ nous invite à regarder nos frères (tous fils d’un même Père) - notamment les plus pauvres, ceux malades ou en fin de vie, comme signe de la présence de Dieu - à nous faire proche d’eux, à nous mettre à leur service. 4
UNE MULTIPLICITE D’ETAT PHYSIQUE La situation des personnes s’approchant de la mort est diverse. Certaines sont dans une dépendance forte qui entrave leurs capacités relationnelles et de mobilité. D’autres sont en soins palliatifs. D’autres encore sont devenues très faibles et les médecins ont diagnostiqué une fin de vie proche. D’autres enfin sont en sédation ou à la veille d’entrer dans un processus de sédation assumé par elles-mêmes ou leur entourage et l’équipe médicale. DES EQUIPES D’AUMÔNERIE PROPOSANTES Dans ces contextes, les équipes d’aumônerie travaillant en milieu hospitalier, en EHPAD et à domicile aspirent à proposer des temps adaptés où seront déployés des rituels pouvant être signe de la présence du Christ auprès des personnes en fin de vie et à célébrer la Vie plus forte que la dépendance, la souffrance et la mort. L’ANNONCE D’UNE FIN DE VIE PROCHE Au quotidien, les équipes mesurent l’importance qu’il y ait de la part de l’Eglise une attention et une écoute aux personnes en fin de vie et à leurs familles, cela vaut tout particulièrement au moment où l’équipe médicale annonce au patient et à sa famille que ses jours sont comptés, qu’il n’y a plus de guérison possible, ou qu’au regard d’une douleur devenue insupportable, une sédation est envisagée. C’est en effet le moment, pour les uns, de passer du déni de la mort prochaine à une ouverture à vouloir vivre chrétiennement ce moment du passage et de la Pâque, et, pour d’autres, de demander à l’Église de les accompagner, en particulier en recevant une « bénédiction », la « confession », la « communion », le « viatique » ou l’ « onction des malades ». 3
Cet ensemble de propositions vient répondre à ce que les proches demandent souvent en termes de « derniers sacrements » ou d’« extrême onction ».
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Célébrer le pardon et vivre la miséricorde de Dieu Préliminaire
Les personnes rencontrées confient spontanément à la personne envoyée en mission leur vie et parfois les péchés qu’elles reconnaissent. Il est important de les aider à se mettre en présence du Seigneur, de lui confier cet aveu pour accueillir sa miséricorde. Pour cela, il est possible de dire avec elles une prière pour demander humblement pardon, lire un psaume de pénitence ou un passage de la Parole de Dieu, et terminer par le Notre Père. Dans la mesure où un prêtre est disponible et si le patient le souhaite, le sacrement du pardon peut être intégré dans cette célébration ou bien être célébré ultérieurement selon le rite habituel.
Proposition de célébration Accueil En entrant dans la chambre, prendre le temps de se saluer, se présenter, échanger des nouvelles…
Entrée en célébration Introduction à la célébration à partir de la 1ère lettre de saint Jean : « Car si notre cœur nous accuse, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connait toutes choses » (1 Jn 3,20)
Prière pour demander pardon L’une ou l’autre formule pourra être utilisée. « Jésus, Fils de Dieu Sauveur, Prends pitié de moi, pécheur.» (tous) : « Je confesse à Dieu tout puissant, je reconnais devant mes frères que j’ai péché en pensée, en parole, par action et par omission. Oui, j’ai vraiment péché. C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les anges et tous les saints et vous aussi mon frère (ou ma sœur) de prier pour moi le Seigneur notre Dieu. (célébrant) : Que Dieu tout puissant nous fasse miséricorde, qu’il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle. Amen ! »
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(tous) : « Jésus Christ, Sauveur du monde, comme le bon larron, à qui tu as ouvert les portes du paradis, je te demande : « Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton Royaume. » Esprit Saint, source d’amour, je t’invoque avec confiance : « Purifie-moi, accorde-moi de vivre en enfant de lumière. » (célébrant) : Dieu dont la miséricorde est infinie, par la mort et la résurrection de Jésus Ton Fils bien-aimé, tu nous réconcilies avec Toi. Envoie sur nous ton Esprit Saint, accorde-nous le pardon et la paix, toi qui es vivant pour les siècles des siècles. »
Lecture d’un psaume ou d’un passage d’Évangile (cf. p. 22-23) Prière du Notre Père (célébrant) : « Seigneur Jésus, nous avons foi en toi lorsque tu accueilles nos faiblesses et que tu pardonnes nos péchés. Aide-nous à vivre la réconciliation et la paix, apprends-nous à dire : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui, notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal. Car c’est à Toi qu’appartiennent le règne la puissance et la gloire pour les siècles des siècles. (tous) : Amen ! »
Prière de conclusion (célébrant) : « Seigneur, tu connais notre faiblesse, mais sans te lasser, tu offres ton pardon. Donne-nous de savoir l’accueillir dans la joie, et de trouver dans la miséricorde la force de vivre comme tes fils. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen Que Dieu tout puissant nous bénisse, Le Père, le Fils et le Saint Esprit. (tous) : Amen ! »
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Communier et recevoir le Pain de Vie Préliminaire
Proposer la communion à un malade, c’est attester pour lui que la communauté ecclésiale se soucie de lui, le soutient dans la prière et lui offre une présence fraternelle. Cette démarche prend sens dans la célébration eucharistique et s’enracine dans l’offrande du Christ qui porte et rejoint toute l’humanité. Le Christ se donne en partage pour fortifier notre foi en Dieu qui marche sur nos routes humaines et nous ouvre un avenir que nous ne connaissons pas encore. En ce temps de la fin de vie et dans la proximité de la mort, cette communion vient nous rappeler que le Christ vient refaire l’unité en nous - et entre nous - et que nous sommes invités à vivre de cette communion en plénitude, maintenant et à l’heure de la mort. Selon l’état de la personne (si elle est ou non en capacité de déglutir, ce qui est à vérifier auprès du personnel soignant ou de la famille), selon sa fatigue et les personnes en présence, on adaptera le rituel. 1° La personne souhaite recevoir la communion 2° La personne souhaite vivre l’offrande et l’abandon de sa vie en communion avec le Christ (viatique) 3° La personne n’est pas consciente. Si la personne est consciente pour accueillir ce temps de prière et souhaite partager la communion on pourra s’appuyer sur la proposition ci-dessous :
Proposition de célébration Accueil • En entrant dans la chambre, prendre le temps de se saluer, se présenter, échanger des nouvelles…
Entrée en célébration (célébrant) exemple d’introduction : « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ! Seigneur Jésus, tu es là, présent parmi nous. Ouvre nos cœurs à ta Parole et prépare nous à recevoir ton Corps »
Préparation pénitentielle On peut réciter ensemble le « Je confesse à Dieu » ou « Seigneur, toi qui connais notre coeur, ses brisures et ses blessures, Ta miséricorde est un baume de tendresse et ton pardon nous relève, donne ta grâce pour consoler N… et lui donner ta Paix. » 8
Lecture de la Parole de Dieu Choisir un Psaume et un texte d’Evangile (lectures du jour ou textes appropriés) Si c’est opportun, temps de partage sur la Parole de Dieu écoutée.
Prière universelle Inviter la personne à formuler des intentions de prière à partir de la Parole de Dieu, de sa vie personnelle et de celle de son entourage. On peut l’aider en formulant une ou deux intentions s’il a du mal à s’exprimer :
Prière du Notre Père (célébrant) exemple d’introduction au Notre Père : « Nous pouvons rassembler nos intentions de prière dans la prière que Jésus nous a apprise et en communion avec toute l’Église qui s’est rassemblée ce jour, nous pouvons dire : Notre Père […] »
Communion Se lever, prendre le Corps du Christ et le présenter en disant : (célébrant) : « Heureux les invités au repas du Seigneur ! Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (fidèles) : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole, et je serai guéri » (célébrant) : « Le Corps du Christ ! » (fidèles) : « Amen ! » Dans quelques cas particuliers, si la personne ne peut pas recevoir la communion et si elle avait l’habitude d’une communion fréquente, on pourra poser sur elle la custode ou la lui faire embrasser, avec une parole qui exprime son désir de vivre de cette communion au Corps du Christ, lui qui a partagé nos souffrances.
Après la communion Il convient de garder un temps de silence pour l’action de grâce. Ensuite, on peut dire cette prière après la communion. (célébrant) : « Le Seigneur vous aime. Il est venu vous le dire dans cette célébration. Vous n’êtes pas seul(e), il demeure avec vous jour et nuit. » ou bien une autre prière ou une antienne proposée dans la liturgie du jour.
Bénédiction (célébrant) : « Que le Seigneur qui nous a réunis, bénisse N… et nous tous ici présents, qu’il nous garde dans sa Paix, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, Amen ! » On peut proposer de dire un « Je vous salue Marie » pour terminer.
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La communion en viatique La communion reçue en viatique par celui qui s’approche de la mort vient affirmer cette parole : « Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ». Le viatique offre au malade de s’unir au Christ, « le Premier-né d’entre les morts » (Col 1, 18). Celui-ci peut aider le malade à assumer sa propre mort pour en faire une Pâque » (Rituel § 144). Le malade en pleine conscience accepte son passage vers la mort et en fait un acte de foi.
Proposition de célébration Accueil On marquera, au cours de la célébration, le sens de cette communion par une prière particulière.
Entrée en célébration (célébrant) : « N… a demandé à recevoir la communion à ce moment capital pour lui (elle). Il (elle) souhaite accueillir le Christ : celui qui nous accompagne, celui qui nous aide dans les passages difficiles, celui qui ouvre le chemin et qui est la Vie. L’affection nous rassemble aujourd’hui autour de lui (elle) […] »
Préparation pénitentielle On peut réciter ensemble le « Je confesse à Dieu » et conclure par la prière : « Que Dieu tout puissant-nous fasse miséricorde : qu’il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle. Amen ! »
Profession de foi baptismale : invitation à redire la foi du baptême (célébrant) : « Tu es la Résurrection et la vie » (N) : Je crois, Seigneur. (célébrant) : « Celui qui croit en toi vivra. » (N) : Je crois, Seigneur. »
Prière de recommandation du malade (célébrant) : « Seigneur, toi qui nous invites à vivre de ta vie, nous te confions N…, Toi qui es tendresse pour les pauvres, espoir pour ceux qui te cherchent, et amour pour tous, donne-lui ta force et affermis-le (la) dans l’espérance de te connaitre un jour en plénitude […] »
Invitation à dire ensemble la prière du Notre Père
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Communion Prendre le Corps du Christ et le présenter en disant : (célébrant) : « Heureux les invités au repas du Seigneur. Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. (N) : Seigneur, je ne suis pas digne de te revevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri. (célébrant) : Le corps du Christ (N) : Amen (célébrant) : Qu’il vous protège et vous accompagne jusqu’à la vie éternelle. »
Prière de conclusion (par exemple) (célébrant) : « Dieu notre Père, grande est notre reconnaissance pour cette communion. En s’offrant à nous comme la force de notre vie, le Christ, ton Fils, nous prend par la main et nous donne part à sa victoire sur le mal et la mort. Que rien, ni le présent, ni l’avenir, ne nous sépare de lui, le Seigneur de nos vies pour les siècles des siècles. Amen ! »
Bénédiction finale (célébrant) : « N…, que Dieu tout puissant vous protège, qu’il vous bénisse et vous accompagne jusqu’à la vie éternelle, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, Amen ! »
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Communier et recevoir le Pain de Vie Si la personne n’est pas consciente - communion avec les proches Il est bon de se rassembler, en demandant aux personnes présentes de se nommer, éventuellement de nommer les absents qui auraient aimé être là, et de nommer éventuellement les personnes de la famille déjà décédées qui comptent pour le malade. Ce temps de communion est favorable pour permettre à la famille d’entrer dans la compréhension d’une communion qui se prolonge par-delà la mort.
Proposition de célébration Accueil En entrant dans la chambre, prendre le temps de saluer les personnes présentes, se présenter, prendre la mesure de la situation, saluerla personne malade inconsciente, s’approcher d’elle, lui parler, lui dire pourquoi nous sommes là et percevoir la manière dont ceux qui sont là accueillent cette realité de la mort prochaine…
Entrée en célébration (exemple de salutation) (célébrant) : « Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Seigneur, c’est toi qui nous rassembles autour de N…, nous (chacun dit son prénom, et ceux des absents). Nous sommes là auprès de N… pour le confier à ta tendresse et ta miséricorde, te demander de l’accompagner dans ce chemin qu’il a à faire et nous donner la force pour nous tenir à ses côtés. »
Préparation pénitentielle On peut dire ensemble le « Je confesse à Dieu » et conclure par la prière : « Que Dieu tout puissant nous fasse miséricorde : qu’il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle. Amen ! »
Lecture de la Parole de Dieu Choisir un Psaume et un texte d’Évangile (lecture du jour ou un texte proposé pour l’onction ou la bénédiction des malades, ou un texte choisi par la personne ou sa famille).
Prière de recommandation du malade Rendre grâce pour la vie partagée avec N…
Invitation à dire ensemble la prière du Notre Père Proposer éventuellement de se tenir la main. (célébrant) : « Nous allons redire cette prière que N… a sans doute dit bien des fois, avec lui (elle) et pour lui, en communion avec toute l’Église : Notre Père… » 12
Communion Inviter ceux qui le souhaitent à communier, signe d’une communion pour maintenant mais aussi pour les temps futurs. Prendre le Corps du Christ et le présenter en disant : (célébrant) : « Heureux les invités au repas du Seigneur. Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. » (fidèles) : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole, et je serai guéri. » (célébrant) : « Le Corps du Christ ! » (fidèles) : « Amen ! »
Bénédiction (exemple) (célébrant) : « Nous t’en prions Seigneur, Toi qui partages notre vie. Comme tu nous as réconfortés dans cette communion, réconforte N… par la présence de ton amour : soutiens-le (la) sur le chemin qu’il (elle) a à accomplir ; pour qu’il n’avance pas seul, délivre-le de l’angoisse de la mort, Et accueille le (la) dans ta Paix et dans ta lumière au moment venu. Amen ! » Après avoir demandé l’autorisation sa famille, la personne qui préside la prière fait un geste de bénédiction sur le front du malade. Elle invite ensuite chacun à refaire ce geste ou tout autre geste pour dire son affection et sa présence jusqu’au bout. Invitation à se confier à la prière de Marie
Conclusion Le célébrant bénit les personnes présentes. (célébrant) : « Seigneur, que ton Esprit nous accompagne et nous bénisse ! Donne-nous ta force pour avancer au long des jours. Garde chacun dans la confiance et l’espérance. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen ! » Dire la présence de l’aumônerie ou de la paroisse pour les temps à venir. Laisser un dépliant avec un numéro de téléphone.
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Recommander le mourant et donner la bénédiction Préliminaire
La personne malade, en fin de vie, peut être consciente ou pas. Dans la mesure du possible, les proches ou d’autres membres de la communauté chrétienne seront présents. La recommandation à Dieu (ou bénédiction) peut intervenir dans trois situations : • la personne a déjà reçu l’onction des malades ou communié en viatique récemment et souhaite néanmoins une prière ; • la personne (ou sa famille) souhaite une présence chrétienne, une prière ou une bénédiction. Cette demande peut provenir d’une personne que l’on ne connaît pas bien, mais dont la demande de prière nous parvient et nous oblige. • la personne ou sa famille ont souhaité explicitement le sacrement de l’onction des malades ; face à l’impossibilité matérielle de joindre un prêtre à temps, alors que le danger de mort est imminent, la recommandation à Dieu est proposée. Comme pour l’onction des malades, un climat de prière et de paix, sera établi. Une veilleuse peut être allumée. Une icône ou un crucifix rappelle la présence du Christ. Si on le peut, chanter le refrain du psaume, les répons de la prière d’intercession, chanter les prières (Notre Père, Je vous salue Marie), ouvrir ou clore la rencontre par un chant adapté.
Proposition de célébration Accueil • En entrant dans la chambre, prendre le temps de se saluer, se présenter, échanger des nouvelles…
Entrée en célébration • On peut prendre un chant qui replace le malade au sein de la communauté chrétienne, par exemple, « Nous sommes le corps du Christ ». Puis le célébrant peut dire la formule de salutation suivante : (célébrant) : « N…, vos proches vous entourent de leur présence, de leur affection, de leur prière. Vous êtes fatigué, la fin de votre vie dans ce monde se fait proche… Nous allons prier ensemble pour vous confier au Seigneur, à notre Dieu qui vous aime et vous accueille. Nous commençons notre prière par un signe de croix : Au nom du Père… » 14
Prière de recommandation (célébrant) : « Nous te recommandons, Seigneur, ton serviteur (ta servante) N… et nous te prions, Jésus Christ, Sauveur du monde : reçois avec bonté dans la joie de ton royaume celui (celle) pour qui tu as bien voulu venir sur la terre. Quels que soient ses péchés, il (elle) a cru au Père, au Fils et au Saint-Esprit, et il (elle) a fidèlement adoré le Dieu créateur de toutes choses. »
Lecture de la Parole de Dieu Cela peut être un psaume ou un passage d’Evangile approprié. On évitera la lettre de Saint Jacques, pour éviter toute confusion avec l’Onction des malades. On peut ainsi lire le Psaume 30 (2a .3a. 6, 15-16a. 17b) : R. O Père, dans tes mains, je remets mon esprit. En toi, Seigneur, j’ai mon refuge ; Écoute, et viens me délivrer. En tes mains, je remets mon esprit ; Tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité. Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, Je dis : Tu es mon Dieu ! Mes jours sont dans ta main ; délivre-moi, Sauve-moi par ton amour. »
La signation baptismale Outre la prière de recommandation, la signation baptismale est le geste propre à la recommandation, accompli en mémoire du baptême. Le célébrant signe la personne en disant : « N…, comme au jour de votre baptême et dans la foi de l’Église, je fais sur votre front le signe de la croix : au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Amen ! » Il invite les personnes présentes à faire de même en laissant à chacun le temps de l’accomplir. On peut faire le signe avec de l’eau bénite, si l’on en dispose.
Prière d’intercession (célébrant) : « Seigneur Jésus, nous croyons en ta Parole : sûrs de ton amour, nous tournons notre cœur vers toi et te prions pour N… Jésus, toi qui as partagé sa vie, réconforte N… par le don de ton amour. (tous) : Seigneur, nous te prions. - Jésus, toi qui as connu la souffrance, soutiens N… sur son dernier chemin. (tous) : Seigneur, nous te prions. - Jésus, toi qui as connu l’angoisse de la mort, donne-lui ta paix . (tous) : Seigneur, nous te prions.
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Si la personne est en toute fin de vie : (célébrant) : « Seigneur Jésus, toi qui as donné ta vie pour tous les hommes et ne veux qu’aucun ne se perde, accompagne N… (éventuellement : « par l’intercession de la Sainte Vierge, de saint Joseph, du saint patron de N…) dans la demeure que tu as préparée pour lui (elle) et dans la Paix de ton Amour. » (tous) : Seigneur, nous te prions.
Notre Père (célébrant) : « Comme Jésus nous l’a appris, nous disons avec confiance : Notre Père… » Cette prière peut-être suivie du Je vous salue Marie, en l’introduisant par exemple ainsi : « Que la Vierge Marie, qui se tenait au pied de la Croix de son Fils, nous aide à vivre dans l’espérance ! »
Oraison (célébrant) : « N… comme un père et une mère, que le Seigneur, plein d’amour et de force, vous garde ! Il a placé auprès de vous des amis qui vous accompagnent. Que la confiance habite votre cœur ! Que vous vous sentiez aimé, accueilli, accepté tel que vous êtes ! Que le Seigneur fasse luire sa face sur vous ! Libéré du poids trop lourd qui vous pesait, ouvrez-vous à son pardon ! En ce temps de maladie et de souffrance, découvrez sa tendresse : que sa force coule en vous ! Le Seigneur vous donne sa paix afin que votre cœur repose dans le calme et que vous soyez conduit près des eaux fraîches qui renouvellent ! (tous) : Amen ! »
Bénédiction et signe de croix final (célébrant) : « Que le Seigneur nous bénisse et nous garde, qu’il soit, N…, votre force dans cette épreuve et qu’il nous garde tous dans la Paix. Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, Amen ! » On peut également prendre le chant : « Que le Seigneur te bénisse et te garde » d’après Nb 6,24. 16
Célébrer le sacrement de l’onction des malades Préliminaire
La célébration de l’onction des malades est obligatoirement présidée par un prêtre. Il est souhaitable que la dimension ecclésiale puisse être bien signifiée par la présence d’un ou plusieurs membres de l’équipe d’aumônerie ou du SEM – en plus du prêtre célébrant – et, si cela est possible, par l’une ou l’autre personne membre de la communauté paroissiale (ou du groupe ecclésial) de la personne en fin de vie. S’il y a de la part de la personne une demande de confession, il est préférable de la faire en amont de la célébration proprement dite de l’onction du malade dans la mesure où seront présentes d’autres personnes à cette célébration d’onction. Cela n’empêchera nullement de vivre un temps de pénitentiel pendant la célébration. Trois propositions pourront être faites aux personnes présentes : • Si l’état de la personne en fin de vie lui permet de communier, inviter l’ensemble de la communauté présente à communier, en même temps qu’elle, au Corps du Christ. • Se donner tous la main au moment de la récitation du Notre Père. • À la fin de la célébration, permettre à chaque personne d’aller dire une dernière parole d’affection et d’espérance à la personne en fin de vie.
Proposition de célébration Accueil • En entrant dans la chambre, prendre le temps de se saluer, se présenter, échanger des nouvelles… • Introduction par un membre de l’équipe d’aumônerie
Salutation liturgique (prêtre) : « N…, nous sommes réunis auprès de vous, au nom de Jésus Christ qui accueillait les malades pour les réconforter, répondre à leur appel et à l’appel de leurs proches » « Nous sommes rassemblés en ton nom, Seigneur, écoute notre prière, Regarde avec bonté N… avec qui nous te prions aujourd’hui, et accorde-lui la force dans l’épreuve. Donne à tous ceux qui souffrent le soutien dont ils ont besoin. Toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles. (tous) : Amen ! » 17
Temps pénitentiel et de réconciliation Invocations au Christ, lecture d’un psaume, demande de pardon. (prêtre) : « Que le Seigneur tout-puissant nous fasse miséricorde, qu’il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle. (tous) : Amen ! »
Lecture de la lettre de saint Jacques 5, 13-16 (ou Évangile du jour, ou du dimanche, ou d’un psaume) « L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris. La supplication du juste agit avec beaucoup de force. »
Imposition des mains par le prêtre (prêtre) : « Prions ensemble pour que notre confiance s’enracine solidement dans la foi de l’Église. Seigneur notre Dieu, Père de toute consolation, au moment d’imposer les mains sur N… et de lui faire l’onction d’huile sainte, nous nous souvenons de ton Fils Jésus-Christ. Tout rempli de ton Esprit Saint, Il est passé en faisant le bien et il a imposé les mains sur les malades. Bénis N… à qui nous imposons les mains. » (elle se fait en silence).
Onction du malade par le prêtre (prêtre) : « N…, par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint. Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève Amen ! »
Intentions de prière Elles sont partagées par les personnes présentes avec évocation, en particulier, des personnes proches du patient et absentes.
Prière du Notre Père Tout le monde se donne la main (éventuellement). 18
Rite de la communion Si cela est possible.
Bénédiction (prêtre) : « N… Que Dieu notre Père vous bénisse et vous garde dans son amour Que son Fils Jésus Christ vous réconforte, Que le Saint Esprit vous éclaire et conseille Que sa bénédiction descende sur vous et y demeure toujours. (tous) : Amen ! » Dire le Je vous salue Marie : le patient est confié à la Vierge Marie au moment où est dit : « priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort, Amen ! » Chaque personne présente va partager quelques dernières paroles intimes avec le patient et lui dire « à Dieu » ; ce dernier geste peut être omis quand les personnes présentes sont trop affectées par l’approche de la mort.
Baptême et confirmation Préliminaire
Il peut arriver que des personnes s’approchant de la mort et en cheminement vers le baptême et la confirmation demandent à être baptisées ou confirmées. Il est important de pouvoir faire le lien avec les personnes qui les ont accompagnées dans cette démarche pour célébrer ensemble ces sacrements. On se référera à ce qui est proposé dans les rituels.
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QUAND LA MORT EST LÀ… Il arrive que, par suite d’un appel tardif, de difficultés d’acheminement ou d’une évolution foudroyante de la maladie, le célébrant arrive trop tard auprès de la personne en fin de vie et qu’il lui soit annoncé qu’elle vient de décéder. Habité de cette conviction profonde que la Vie est plus forte que la mort et que tout homme est promis à la Vie éternelle en Dieu, le célébrant aura alors à cœur de témoigner de cette foi au Christ ressuscité en prenant le temps de se recueillir avec les parents, amis et parfois personnel médical présents. Une prière de recommandation et une bénédiction du corps pourront être faites à partir des propositions faites pages 14-16 et en adaptant les termes au contexte.
« J’en ai la certitude : ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.
«
Lettre de saint Paul apôtre aux Romains 8, 38-39
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ANNEXES A l’attention des équipes SEM et d’aumôneries
Prière avant d’aller célébrer un sacrement de fin de vie Seigneur, toi qui fais toutes choses nouvelles quand passe le vent de l’Esprit, viens encore accomplir tes merveilles aujourd’hui. Donne-nous la grâce d’une écoute libre, sans préjugés, sans interprétations hâtives et sans crainte. Donne-nous de discerner dans la parole des autres ce qui pourrait être une invitation à inventer, à oser, à créer. Donne-nous la grâce d’un regard libre et renouvelé qui ne s’arrête pas à la surface des choses, qui ne s’arrête pas à l’image que nous avons des autres, et que n’encombre pas le souci de notre propre image. Donne-nous la grâce d’une parole libre, qui soit toujours respectueuse des autres. Donne-nous d’offrir aux autres une présence qui délivre. Cela nous ne pouvons que le recevoir de Toi. Seigneur, Toi qui fais toutes choses nouvelles, quand passe le vent de l’Esprit. Viens encore accomplir tes merveilles aujourd’hui. Ou bien Alors que nous allons à la rencontre d’un frère (d’une sœur) en fin de vie, Seigneur Jésus-Christ, inspire-nous les attitudes et les sentiments qui étaient les tiens quand tu visitais les malades ; Car c’est à nous, tes disciples, qu’il incombe de montrer Ton visage, tendresse de Dieu parmi les hommes. Rends-nous attentifs à ce que Ton Esprit nous suggère afin que nous devenions les instruments dociles de la Rencontre ; et qu’ainsi s’accomplisse ce que Tu as voulu, dans ton amour, pour ce frère (cette sœur). Amen.
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Quelques textes et psaumes (Jc 5,13-16) Frères, Si l’un de vous se trouve dans la souffrance ? Qu’il prie. Si quelqu’un est dans la joie, qu’il chante le Seigneur. Si l’un de vous est malade ? Qu’il appelle ceux qui exercent dans l’Église la fonction d’Anciens : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. Reconnaissez vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris. La supplication du juste agit avec beaucoup de puissance. (Mt 5,1-12) Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. (Jn 6,51) Après avoir multiplié les pains, Jésus disait à la foule : « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. » (Jn 11,25-26) Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » D’autres textes peuvent être utilisés 22
Ps 22 Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis, tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
Ps 50 (3-6 ; 11-12) Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché. Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense. Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi. Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. D’autres psaumes peuvent être utilisés : Ps 26 ; Ps 62 ; Ps 129…
Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.
Quelques propositions de chants • Que le Seigneur te bénisse et te garde (S 88 / Y 572) • Nous sommes le Corps du Christ (A 14-56-1) • Celui qui aime (S 89) • Lumière des hommes (G 128) • Seigneur, rassemble-nous, dans la paix de ton amour (D 087) • Grain de blé qui tombe en terre (GX510/H510)
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ÉDITION 2019
Pastorale de la santé • Maison St-Jean-Baptiste 6 avenue Adolphe Max • 69321 Lyon Cedex 05 sante@lyon.catholique.fr • tel 04 78 814 817