BO Christian Matriche / Comik
Christian Matriche (Liège, 1971), aka Comik, est un graphiste, peintre et illustrateur belge, à moins qu’il ne soit plutôt artiste peintre, illustrateur et graphiste ? Car s’il se lance comme indépendant en 1994, dès la sortie de ses études, le liégeois n’avait 16 ans quand il rejoint l’institut Saint-Luc à Liège, où il passera tout son temps libre à dessiner et peindre, entre deux cours d’histoire de l’Art. Il rencontre sur les bancs d’école des futurs artistes comme François Coorens, avec qui il réalisa d’ailleurs sa toute première exposition. Durant ses études, c’est la culture underground du graffiti et du Hip Hop, qu’il côtoie alors de près, qui aura une majeure influence sur lui. Il passera du temps avec des artistes graffeurs et taggeurs du JNC CREW : « J’étais avec ces gars qui bombaient des trains ou des murs, mais j’étais plus observateur, je n’avais pas les couilles de faire ça (rire). Mais C’était très inspirant cette époque, le mouvement graf ti explosait et à Saint Luc on était au coeur du truc. Cette partie de ma vie est restée dans mes gouts, même s’ils sont devenus très éclectiques, et dans mon propre travail.» Mais à l’époque déjà, Comik n’est pas juste observateur…Il crée un zine, baptisé ENA (pour Enf**rés Non Admis, sur cette sous-culture naissante, puis des stickers, des tas de dessins… En vérité, il était peut-être simplement dans une autre dynamique, entre art méditatif et plaisir solitaire : « Je n’ai aucune contrainte quand je peins. Je me sens bien. J’adore cette liberté. Quand des sujets me marquent ou m’interpellent, de l’actualité ou de la culture pop, je les dessine dans mon coin et si je le sens bien, je le peins en plus grand format. Parfois, ça reste à l’état de dessin. » Inspiré par la figuration libre et des artistes pionniers du mouvement comme Robert Combas ou Hervé Di Rosa, également admirateur de Jean-Michel Basquiat, il nous partage : « Ce que j’aime dans la guration libre, c’est le coté positif de « tout le monde peut le faire ». Moi je travaille comme ça depuis toujours. Je fais, je peins, je dessine pour moi et si ça plait à d’autres alors tant mieux mais la notion de « beau » ou « pas beau » est relative et n’est pas ce qui m’amine. »
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Aujourd’hui, à passé 50 ans, il regarde dans le rétro depuis son loft aux allures new yorkaises nichés au coeur de Liège qui lui sert de lieu de vie et d’atelier pour son épouse (céramiste et graphiste) et lui :