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INCLUANT SECTION CENTRALE
Le milieu communautaireSemaine de l’action bénévole
En collaboration avec :



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À BOUTTE… MAIS DEBOUT, ENSEMBLE
Depuis quelques années, on a l’impression que la « normalité » est en constante reprogrammation, comme si le disque sautait. Avec un contexte économique et géopolitique inquiétant, où le coût de la vie demeure sous pression, il y a de quoi se sentir parfois dépassés.
Malgré tout, on persiste à vouloir être des familles parfaites dans toutes les sphères de notre vie : parents et couples exemplaires, toujours présents et toujours performants. Alors qu’au fond, on essaie simplement de garder la tête hors de l’eau.
Les réseaux sociaux alimentent ce culte de la perfection, tout en servant paradoxalement d’exutoire, reflet d’une certaine morosité ambiante. On s’y compare, on s’y insurge, on y réagit… mais souvent qu’en surface. On y passe carrément trop de temps, nourrissant le cynisme et le sentiment que nos gestes ne font plus de différence. Pourtant.
La récente pétition initiée par la citoyenne Corina Bastiani, visant à protéger une portion de stationnement dans la revitalisation du centre-ville, s’est révélée comme une bouffée d’air frais. En l’espace
de quelques jours seulement, la Ville a entendu le message et apporté des ajustements. Voilà un exemple concret que nous avons un réel pouvoir d’action pour faire bouger les choses de manière constructive. Parmi nos nombreuses responsabilités, le rôle de citoyen demeure essentiel et ne devrait jamais être relégué au second plan. Au-delà de payer des taxes et de voter, il se joue dans notre capacité à nous informer, à agir et à nous mobiliser, chacun à sa manière. Une société ne tient pas debout uniquement par ses institutions, mais par l’engagement de ses citoyens qui l’animent.
L’un des moyens concrets de donner du sens et de faire une réelle différence est le bénévolat. Et les besoins sont criants. Le récent mouvement « Le communautaire à boutte » a permis de forcer le constat que ceux qui nous soutiennent ont, eux aussi, grandement besoin d’appui.
Nos organismes doivent en effet constamment lutter pour maintenir leurs activités, et ce, malgré une demande en forte croissance. Les besoins sont pourtant bien réels : près d’une personne sur trois bénéficie, directement ou indirectement, de leurs services.


Ces acteurs de première ligne – éducateurs spécialisés, intervenants psychosociaux, travailleurs sociaux, équipes de direction et bénévoles – forment un véritable filet de sécurité dans notre société. Quand le système public déborde, ce sont eux qui répondent présents!
Dans cette édition spéciale Ma Famille, Ma Région, l’équipe du journal Les 2 Rives est fière de vous proposer une panoplie de sujets qui touchent le quotidien des familles de notre région. À l’occasion de la Semaine de l’action bénévole, une section spéciale au centre met en lumière le milieu communautaire et celles et ceux qui, chaque jour, tiennent notre tissu social à bout de bras. Bonne lecture.
Marcel Rainville, directeur général Journal Les 2 Rives
Éditeur : Benoit Chartier
Contrôleur : Monique Laliberté
Directeur général : Marcel Rainville
Rédacteur en chef : Martin Bourassa
Directeur de production : Alex Carrière
Directeur de l’information : Jean-Philippe Morin
Journalistes : Timothy Farley et Stéphane Fortier
Journalistes pigistes : Stéphane Martin et Julie Lambert
Publicitaires : Linda Bourdua et Kevin Arseneault
Coordonnatrices aux ventes : Mélissa Giard et Marie-Pier Robidoux
Disponible en dépôt et distribué par :



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LE SOUTIEN AU CŒUR DE L’INTÉGRATION
À Sorel-Tracy, de plus en plus de personnes immigrantes viennent chercher une qualité de vie plus abordable. Sur le terrain, l’installation rime toutefois avec logement, emploi, garderie et une série de démarches qui obligent à apprivoiser le système québécois.
« Plusieurs familles cherchent une vie plus tranquille. Souvent, elles viennent aussi rejoindre un réseau déjà présent ici », explique Hélène Gagnon, conseillère en installation à l’Orienthèque.
L’Orienthèque offre plusieurs services d’accompagnent aux familles, notamment pour leur installation et la recherche d’emploi. L’an dernier, l’organisme a soutenu plus de 250 personnes immigrantes et leurs proches. L’organisme a soutenu également plus de 600 personnes avec ses services en employabilité.
Un parcours intensif
À peine arrivées, les familles doivent tout faire en même temps, résume Mme Gagnon : se loger, chercher un emploi, inscrire les enfants et comprendre les services. « Il y a
souvent un écart entre les attentes et la réalité. De plus, les délais surprennent beaucoup », dit-elle. Le « système québécois », rappelle-telle, « peut être complexe », notamment pour obtenir une carte d’assurance-maladie.
Parmi les obstacles qui reviennent le plus souvent, il y a la garderie. « Sans place pour leur enfant, certaines personnes refusent un emploi », constate-t-elle.
« Notre rôle, c’est de les guider et de prioriser les démarches », résume Mme Gagnon, qui souligne leur « grande motivation » malgré les obstacles.
À l’Orienthèque, le soutien passe aussi par des ateliers d’information sur des questions très terre à terre, du logement au budget en passant par le système de santé et les normes du travail. De quoi aider les personnes immigrantes à se repérer dans des plateformes qui changent et des démarches parfois longues.
Intégration au travail
L’intégration se joue aussi en milieu de travail. Dans la région, des employeurs ajustent leurs pratiques pour combler leurs besoins de main-d’œuvre, mais aussi pour retenir les recrues.
Aux Jardins de Ramezay, la pénurie en santé a mené à recruter à l’étranger.


L’Orienthèque offre différents services d’accompagnement et de soutien aux
Aujourd’hui, près de la moitié des 175 employés proviennent notamment du Cameroun, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Le bouche-à-oreille a ensuite pris le relais. Des employés ont invité proches et amis à postuler. « Il y avait une pénurie de main-d’œuvre marquée », rappelle Pascal Dumas, l’un des propriétaires.
« On nous disait que c’étaient des “perles sur pattes”… très bons au niveau humain », ajoute M. Dumas. Pour le directeur général, Ive-Étienne Lapierre, l’accueil passe par du concret, du logement aux premiers papiers.
« C’est très bureaucratique, un peu comme les 12 travaux d’Astérix », dit-il.
L’adaptation s’est faite aussi du côté des résidents, dans une ville longtemps peu diversifiée. À l’interne, l’arrivée des nouvelles équipes a changé l’ambiance. « Le mot qui me vient en tête, c’est sourire », raconte M. Lapierre. Il évoque des danses partagées lors des fêtes et un projet de « banquet africain » pour faire découvrir la culture et la cuisine de ses employés. Aux Jardins de Ramezay, Ive-Étienne Lapierre dit avoir vu l’accueil évoluer avec le temps. « Au début, avec une partie de nos résidents, c’était plus difficile : il a fallu faire beaucoup de sensibilisation. Aujourd’hui, les travailleurs étrangers sont très bien accueillis, il n’y a aucun problème. »

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COLOMBE VANIÉ, UN PARCOURS D’INTÉGRATION À CONTRECŒUR
Arrivée de la Côte d’Ivoire en 2013, Colombe Vanié s’est enracinée à Contrecœur grâce à sa persévérance et à son engagement communautaire. Son parcours montre que, malgré les embûches, les personnes issues de l’immigration peuvent réaliser leurs rêves.
Colombe Vanié explique que son installation au Québec, en 2013, était d’abord liée à un projet de formation. « On avait terminé une partie de nos études avec mon conjoint, puis on voulait continuer ici. La formation qu’on souhaitait faire n’était pas donnée dans notre pays d’origine. »
Défis relevés
L’adaptation linguistique a demandé un temps d’ajustement, surtout pour son conjoint. « Mon conjoint a eu beaucoup de difficulté à s’adapter et à comprendre l’accent québécois », dit-elle.
D’autres obstacles sont rapidement apparus, souligne-t-elle. « Trouver du travail n’a pas été non plus très aisé. J’ai aussi rencontré des difficultés avec la différence de culture. Je vais à l’arrêt d’autobus, je dis bonjour. Au restaurant, je dis bon appétit aux gens; je n’ai pas toujours de réponse, mais je m’y suis habituée », déplore-t-elle.
Elle y voit un contraste avec les habitudes de solidarité de son pays d’origine. « Chez nous, c’est la base. […] Là-bas, on dit souvent qu’il faut tout un village pour élever un enfant. […] Les gens se parlent; on se dit bonjour dans la rue », illustre-t-elle.
Sur le marché du travail, Mme Vanié dit avoir constaté un décalage entre certains diplômes et les besoins. « Moi, j’ai une maîtrise en droit, j’ai un certificat d’administration. Parfois, il peut être difficile de trouver un emploi dans son domaine. » Elle voit des nouveaux arrivants « repartir à l’école » ou « changer de carrière » pour accéder à l’emploi.
Intégration réussie
Avec le temps, l’ancrage se fait par les liens. « Tout s’est bien passé; nous avons été bien accueillis. On s’est fait des amis ici, au Québec », résume-t-elle. Dans sa boutique Afrikanye, elle dit trouver une porte d’entrée vers le dialogue et la communauté. Elle souligne aussi l’importance de certains jalons, comme l’accès à la propriété.
« Ici, les gens sont curieux; ils viennent me voir, ils veulent en savoir davantage. J’ai aussi rencontré plusieurs personnes lorsque j’ai été candidate aux dernières élections municipales », mentionne-t-elle.
Avec du recul, elle décrit un cheminement construit étape par étape. « Je suis arrivée ici, j’ai passé les premières difficul-

tés quand j’ai commencé à travailler. […] J’ai grandi tout doucement. […] Je suis devenue propriétaire à Contrecœur […] j’ai ouvert deux entreprises », énumèret-elle.
Elle observe toutefois que l’arrivée au Québec peut être plus ardue aujourd’hui, notamment pour le logement et l’emploi. « L’immigration a connu une forte hausse dans les dernières années, et la situation se complexifie », dit-elle, en évoquant aussi sur les réseaux sociaux « des commentaires à caractère raciste ». Malgré tout, son bilan demeure positif : « Ça va bien maintenant, après 12 ans ici au Québec », conclut-elle.
Portrait des familles immigrantes dans la région
Indicateur Données
Population totale 79 060 personnes
Personnes immigrantes 4 130
Proportion de la population ≈ 5,2 %
Résidents non permanents 265
Immigrants arrivés depuis 2011 1385
Dont arrivés entre 2016 et 2021 535
Immigrants économiques 2125
Parrainage familial 1045
Réfugiés 345

CAMPS DE JOUR : TOUR D’HORIZON DANS LA RÉGION DE SOREL-TRACY
À l’approche de l’été, les camps de jour demeurent une solution clé pour les familles, surtout lorsque les parents travaillent. Dans la région de Sorel-Tracy, les écarts sont marqués d’une municipalité à l’autre, tant pour les coûts que pour l’accès à un service de garde, les activités offertes et l’encadrement.
Résidente de Sorel-Tracy, Kathy Daigneault a inscrit son garçon pour la première fois l’été dernier, au site de la Colonie des Grèves. Cette année, alors qu’il aura 7 ans, elle compare encore les options — activités, coûts, horaires — et dit porter une attention particulière à l’encadrement après un épisode d’intimidation, même si son enfant a aussi apprécié la variété des activités et les animateurs.
« Le service de garde, matin et soir, correspond à nos heures de travail, mais la facture grimpe vite avec les extras, comme les grandes sorties. On n’a pas eu de réduction.
Et lorsqu’il est question d’intimidation, on s’attend à une intervention rapide », témoigne la mère d’un enfant TDAH « qui a un grand besoin de bouger ».
Camps à la carte
Dans la région, l’offre et la tarification varient d’une municipalité à l’autre, tout comme les conditions applicables aux résidents et aux non-résidents (voir tableau).
À Yamaska, l’ajout d’un service de garde désormais offert séparément a fait réagir, note l’agente de développement en loisirs, Julie Plourde. Elle précise toutefois que les familles obtiennent généralement une place; sinon, plusieurs se tournent vers une municipalité voisine. À Saint-Aimé et à Massueville, le camp est organisé avec Saint-Marcel, et un service de garde est offert en option.
À Sorel-Tracy, le camp Plaisirs d’été est réparti sur deux sites (école secondaire Fernand-Lefebvre et Colonie des Grèves), ce qui permet de conserver des places disponibles lorsqu’un site se remplit. « Il y a tou-


jours de la place », résume Ali Durocher, technicienne en loisir.
Prix sous pression
À Sainte-Anne-de-Sorel, le camp est désormais géré par la firme AES et la municipalité dit frôler sa capacité maximale. « Le conseil municipal voulait maintenir l’accessibilité pour les familles », souligne la coordonnatrice aux loisirs, Maire-Ève Marcoux. La Ville affirme avoir maintenu des activités spéciales malgré la hausse des coûts et rappelle qu’AES facture 139 $/semaine par enfant, sans activités spéciales.
À Saint-Joseph-de-Sorel, la Ville ajuste la capacité en fonction de la demande. La fréquentation se situe autour de 45 à 50 enfants par semaine et la tarification distingue résidents et non-résidents. Pour plusieurs parents, le défi demeure de trouver une formule compatible avec les horaires de travail.
L’offre et les coûts des camps de jour diffèrent d’une municipalité à l’autre dans la MRC de Pierre-De Saurel. Photo gracieuseté
À Saint-Robert, le camp géré par AES inclut un service de garde de 7 h à 18 h. La municipalité dit avoir revu sa tarification afin de réduire l’écart entre le coût réel du service et les revenus, tout en maintenant la qualité. Des ajustements ont ensuite été apportés — dont une baisse de certains tarifs — à la suite d’un sondage auprès des usagers.
À Contrecœur, le camp se déroule du 29 juin au 21 août 2026 (inscriptions dès le 23 avril). La Ville indique que la capacité est ajustée selon la demande et que les tarifs augmentent de 5 $ par rapport à l’an dernier (détails sur son site).
Enfin, d’autres offres spécialisées complètent les camps municipaux dans la région, notamment le camp musical de la Chasse-Galerie, le camp de jour du Centre équestre de Contrecœur et la Colonie Sainte-Jeanne d’Arc.
de-Sorel Dès le 28 avril
56 $/sem. (rés.) | 70 $/sem. (non-rés.) (2e enfant : -50 %; 3e enfant : gratuit)
Sorel-Tracy 25 juin au 12 août 70 $/sem. (tarif préférentiel : familles, étudiants, aide sociale, faible revenu)
Saint-Josephde-Sorel 29 juin au 14 août
Saint-Robert29 juin au 13 août
Accueil-départ inclus
40 $/sem. (rés.) | 75 $/sem. (non-rés.) Non précisé
700 $ été | 150 $/ sem. (2e enfant : -50 $; 3e enfant : -100 $)
SG inclus de 7 h à 18 h
Saint-Aimé / Massueville (avec Saint-Marcel) 25 juin au 7 août305 $/enfantSG optionnel : 170 $
Contrecœur 29 juin au 21 août 90 $/semaineSG : 35 $/ semaine

Section communautaire
La région, riche en ressources pour les familles
à conserver


MISSION BÉNÉVOLAT 2026 : FAITES BATTRE LE CŒUR DE LA
Dans le cadre de la 52e édition de la Semaine de l’action bénévole 2026, portant sur le thème de « Mission Bénévolat! » le Centre d’action bénévole du Bas-Richelieu inc. (CABBR) est fier de mettre en lumière celles et ceux qui, à chaque jour, répondent à une véritable mission: celle de s’engager pour les autres.
Cette année, le thème «Mission bénévolat» résonne particulièrement dans notre communauté.
À Sorel-Tracy et dans les municipalités environnantes, des citoyennes et citoyens choisissent de passer à l’action pour soutenir, accompagner et faire une différence concrète dans la vie des personnes plus vulnérables.
Au CABBR, cette mission prend plusieurs formes. Nos bénévoles sont présents auprès des aînés pour briser l’iso-
lement, participent à des services essentiels, contribuent à la sécurité alimentaire et soutiennent de nombreuses initiatives locales. Derrière chaque geste posé, il y a une volonté profonde d’aider et de bâtir une communauté plus solidaire.
Dans un contexte où les besoins évoluent rapidement, notamment en raison du vieillissement de la population et des réalités sociales actuelles, le bénévolat devient une réponse humaine et essentielle. Il permet de maintenir un filet social fort, basé sur l’entraide, la proximité et la bienveillance.
S’engager dans une « mission bénévolat », c’est aussi entreprendre un parcours personnel riche de sens. Les bénévoles y trouvent des rencontres marquantes, développent de nouvelles compétences et ressentent un profond sentiment d’utilité. Chacun, à sa manière, peut contribuer à cette mission collective.
En cette semaine toute spéciale, nous invitons la population à reconnaitre l’engagement exceptionnel des bénévoles d’ici. Nous lançons également un appel à celles et ceux qui souhaitent s’impliquer : il n’y a pas de petite contribution lorsqu’il s’agit de faire une différence.
Au CABBR, nous croyons que chaque personne peut devenir un acteur de chan gement. Ensemble, poursuivons cette mis sion qui nous unit et qui fait un milieu de vie plus humain, inclusif et solidaire.
Parce qu’au fond, la mission bénévo lat, c’est choisir d’agir pour les autres et faire battre, un geste à la fois, le cœur de notre communauté.
Ando Andrianady, directeur général du CABBR




DES RESSOURCES CONCRÈTES POUR RÉPONDRE
AUX BESOINS DES FAMILLES DANS LA RÉGION
Dans la MRC de Pierre-De Saurel, plusieurs organismes et services sont disponibles pour aider les familles au quotidien. Que ce soit pour de l’aide alimentaire, des vêtements à prix modique ou un accompagnement parental, il existe des solutions concrètes sur l’ensemble du territoire.
Pour un soutien alimentaire régulier ou ponctuel, on peut contacter les Centres d’action bénévole (CAB) du Bas-Richelieu et de Contrecœur, qui proposent des dépannages alimentaires, des paniers de Noël et des cuisines collectives pour réduire les dépenses des familles.
Vous pouvez également vous rendre à La Porte du Passant, une cafétéria communautaire ouverte en semaine (déjeuners, dîners et collations). L’organisme offre aussi un mini-comptoir de surplus alimentaires, des dépannages alimentaires d’urgence et des repas congelés.
Pour s’habiller à prix abordable, on peut se tourner vers des comptoirs vestimentaires et des friperies locales. Sur le territoire, il en existe plusieurs qui offrent des vêtements et des articles à faible coût, dont les CAB du Bas-Richelieu et de Contrecœur, le Recyclo-Centre de Sorel-Tracy, le bazar de l’église de Sainte-Anne-de-Sorel et la Friperie l’Armoire rose.
Soutien et accompagnement
Plusieurs organismes peuvent être utiles pour les parents et leurs enfants, dont le Carrefour naissance-famille de Sorel-Tracy, la Maison de la famille Joli-Cœur de Contrecœur ainsi que le Carrefour l’Arc-en-ciel de Saint-Ours. Ceux-ci proposent des ateliers, des groupes de soutien et du répit parental pour les familles.
Les parents peuvent bénéficier des services de la Maison Oxygène Saurel ou de la

Les cuisines collectives peuvent être une bonne option pour les familles qui souhaitent alléger le fardeau de la hausse des coûts de leur panier d’épicerie. Photo Adobe Stock

orientant vers les bons services, en offrant du transport, de l’accompagnement ou des activités de proximité. Le CLSC reste une porte d’entrée clé pour les références et le soutien en santé et en développement familial.
Accès aux ressources
Les municipalités du territoire jouent également un rôle essentiel dans le soutien aux familles, notamment en facilitant l’accès à certains services et en relayant l’information sur les ressources disponibles.
Dans la MRC de Pierre-De Saurel, les citoyens peuvent obtenir de l’information sur les organismes du milieu, les services offerts et les démarches à suivre selon leurs besoins. Pour s’y retrouver plus facilement, la MRC met d’ailleurs à disposition un bottin des ressources en développement social, qui regroupe les organismes du territoire par type de service.
Cet outil permet d’identifier rapidement les bonnes ressources, que ce soit pour de l’aide alimentaire, du soutien familial ou d’autres besoins du quotidien. Il est disponible sur le site Internet de la MRC au www.mrcpierredesaurel.com.
Ressources et organismes pour les familles de la région
Organismes Aides disponibles Adresses
Centre d’action bénévole du Bas-Richelieu Alimentation et friperie
Centre d’action bénévole de Contrecœur
70, rue Élizabeth à Sorel-Tracy
Alimentation et friperie 4956, rue Legendre à Contrecœur
La Porte du Passant Alimentation et itinérance 80, rue Phipps à Sorel-Tracy
Recyclo-Centre Ressourcerie 165, avenue de l’HôtelDieu à Sorel-Tracy
Bazar de Sainte-Anne-de-Sorel Friperie et ressourcerie
Carrefour Naissance-Famille
Soutien aux familles ayant des enfants de 0 à 17 ans
Maison Oxygène Saurel Aide et hébergement pour les pères et leurs enfants
Maison La Source Aide et hébergement pour les femmes victimes de violence ou en difficulté, et leurs enfants
CLSC Gaston-Bélanger Centre de santé communautaire
Carrefour communautaire l’Arc-en-Ciel
Soutien aux familles (enfants 0–5 ans), aux adolescents (12–17 ans) et aux personnes de 50 ans et plus
580, chemin du Chenal-du-Moine à Sainte-Anne-de-Sorel
5750, chemin Saint-Roch à Sorel-Tracy
113, rue Charlotte à Sorel-Tracy
Confidentiel
30, rue Ferland à Sorel-Tracy
96, rue Curé Beauregard, Saint-Ours, QC J0G 1P0




LE CARREFOUR NAISSANCE-FAMILLE MISE SUR LA SOUPLESSE ET LA BIENVEILLANCE
De nouveaux services ont été mis en place au Carrefour naissance-famille de Sorel-Tracy afin d’offrir aux parents un accompagnement plus ciblé et flexible, mieux adapté aux besoins concrets des familles d’aujourd’hui.
L’organisme propose des interventions familiales ponctuelles qui touchent une
vaste gamme de problématiques. « On aborde notamment des enjeux comme le sommeil de l’enfant, les crises de colère, la gestion des émotions, la propreté, la discipline, la dépression post-partum ou encore le deuil périnatal. Ce sont des rencontres que l’on offre selon les besoins des parents, toujours centrées sur la famille », explique l’intervenante famille, Johany Larue-Malo. L’approche se veut volontairement souple. Les rencontres peuvent se dérouler en




personne, en ligne ou même par téléphone, selon la disponibilité et le niveau de confort des parents.
Le Carrefour met également de l’avant le travail en coparentalité, un volet qui ne s’adresse pas uniquement aux familles séparées. « L’objectif est d’améliorer la communication entre les parents et de réduire les conflits liés aux différences de valeurs éducatives. Parfois, c’est un clash de valeurs, par exemple sur les écrans ou les règles à la maison. On les aide à trouver un terrain commun », souligne Mme Larue-Malo.
L’éducation bienveillante est un autre concept souvent abordé au Carrefour naissance-famille. « Cette approche vise à outiller les parents pour qu’ils puissent à la fois accueillir les émotions de leur enfant et maintenir des repères clairs et sécurisants. L’éducation bienveillante ne signifie pas l’absence de limites, bien au contraire. L’enfant a besoin d’un cadre pour évoluer et se sentir en sécurité. On peut reconnaître et valider ce qu’il ressent sans pour autant accepter tous les comportements. L’idée est vraiment d’accompagner l’enfant dans sa gestion des émotions, de lui apprendre à les comprendre et à les exprimer adéquatement. C’est de cette façon qu’il développe progressivement son autonomie et sa capacité à se réguler, tout en renforçant le lien de confiance avec ses parents. L’enfant doit sentir qu’il est aimé inconditionnellement,
même lorsque certains de ses comportements doivent être corrigés », explique l’intervenante.
Un autre nouveau programme intitulé « Parlons options » s’adresse aux jeunes de 12 à 25 ans vivant une grossesse ou des questionnements à ce sujet. Le service propose un accompagnement confidentiel afin de soutenir la prise de décision, que ce soit vers la poursuite ou l’interruption de grossesse.
Un marché aux puces toujours très populaire
En parallèle de ses services, l’organisme continue de mobiliser la communauté autour de son marché aux puces biannuel, les Trésors de Taquine. La prochaine édition aura lieu les 24 et 25 avril au Club de curling Aurèle-Racine à Sorel-Tracy.
« Lors de la dernière édition, plus de 130 vendeurs ont participé et environ 5000 articles ont été vendus en seulement quelques heures. L’événement a permis de générer environ 22 000 $ en ventes, tout en donnant une seconde vie à des milliers d’articles pour enfants et familles. C’est extrêmement populaire et nous sommes toujours à la recherche de bénévoles à chaque édition. On invite les gens à ne pas hésiter à s’impliquer et à communiquer avec nous », de conclure l’agente à l’accueil et aux communications, Dominique Verrette.





La région, riche en ressources pour les familles

TROIS DÉCENNIES D’ÉVOLUTION POUR LA MAISON DE LA FAMILLE JOLI-CŒUR
La Maison de la Famille Joli-Cœur de Contrecœur est bien présente dans le paysage communautaire depuis maintenant trois décennies, au cours desquelles l’organisme a profondément transformé son offre afin de s’adapter aux nouvelles réalités familiales et à la croissance démographique de la région.
Si, à l’origine, la maison de la famille proposait surtout de la halte-garderie, des ateliers parents-enfants et des activités visant à briser l’isolement, son rôle s’est considérablement élargi au fil des années. « Le volet intervention a grandi de façon phénoménale. Nous avons développé une approche de proximité axée sur l’intervention à domicile. Cette formule permet d’alléger le quotidien des parents, que ce soit pour des tâches concrètes comme la préparation des repas ou le soutien dans la routine familiale. Peu importe le besoin, on veut être la porte d’entrée pour les famille », explique la directrice générale Cindy Mathers, soulignant que les besoins des familles sont devenus plus complexes et plus urgents.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte où de plus en plus de familles vivent des réalités de conciliation travail-famille exigeantes, avec peu de temps disponible et parfois une méconnaissance des services existants. Un autre enjeu majeur concerne les délais d’accès à différents services spécialisés. Pour y répondre, la Maison de la Famille JoliCœur a développé des ateliers de stimulation du langage destinés aux parents, surtout dans un contexte où il peut être long et difficile d’obtenir des services d’orthophonie dans la région.
Dans la continuité de cette approche préventive, la Maison de la Famille Joli-Cœur mise également sur une présence plus directe auprès des familles. L’organisme a développé des interventions à domicile afin d’offrir un soutien concret dans le quotidien. Par ailleurs, l’organisme a bonifié son offre avec la mise en place d’un camp de jour estival destiné aux enfants de maternelle 4 et 5 ans. Cette formule, pensée comme une transition douce entre la maison et les milieux plus structurés, propose un encadrement adapté aux plus jeunes, avec de petits groupes et un accompagnement serré.



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DES FAMILLES PEINENT À TROUVER DES LOGEMENTS ABORDABLES DANS LA RÉGION
répond qu’il n’y en a pas, ou pas assez », résume-t-il.
Rareté des grands logements, prix et budgets qui dépassent largement leur capacité de payer; la recherche d’un appartement abordable vire en véritable casse-tête pour bien des familles dans la région. « On ne s’en sort plus », résume le sentiment sur le terrain.
À Sorel-Tracy, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) évaluait en octobre 2025 le loyer moyen d’un appartement de trois chambres et plus à 1150 $ par mois. Sa porte-parole, Monique M. LaPlante, précise toutefois qu’il s’agit d’une moyenne (logements occupés et vacants) qui ne reflète pas toujours les prix affichés dans les annonces, souvent plus élevés lors d’un nouveau bail.
Inquiétudes dans le milieu
Dominic Gosselin, coordonnateur d’Action logement Pierre-De Saurel, dit constater un manque d’unités à prix modique pour les ménages avec enfants. « On leur
Il ajoute qu’environ 31 % des demandes sur la liste d’attente de l’Office d’habitation Pierre-De Saurel proviennent de familles monoparentales ou de ménages avec enfants. Il cite aussi des annonces qui, selon lui, excluent de fait des familles, par exemple, des grands logements décrits comme « idéaux pour personnes âgées » ainsi que des 4 ½ affichés à plus de 1400 $ par mois.
Selon lui, certaines familles acceptent de louer plus petit « sans payer moins ». D’autres subissent des pressions pour quitter, dont de « fausses reprises de logements ». « Beaucoup de gens sont obligés de couper ailleurs », dit-il, et certains se tournent vers l’aide alimentaire. Il estime que la région a besoin de plus de logements sociaux et d’une définition plus réaliste de ce qui est « abordable ».
Logement introuvable
Stéphanie Proulx, mère monoparentale de trois enfants de 7 ans et moins, dit avoir eu « énormément de difficulté » à trouver un

logement « adéquat » depuis sa séparation, il y a deux ans et demi. « Sur plus de 10 loyers, seul un avait accepté avec mes enfants », raconte-telle. Lors d’une visite, « l’odeur de peinture mélangée avec une drôle d’odeur » et « des traces de moisissure » lui donnaient l’impression que le logement n’était « pas salubre ».
Même quand « rien ne bloquait » côté salaire, emploi ou références, elle affirme que tout changeait dès qu’un propriétaire apprenait qu’elle avait trois enfants : « les démarches devenaient toujours houleuses ou on ne me répondait plus ».
Elle loue maintenant un 5 ½ à Yamaska à 1850 $ par mois. L’appartement est « considéré » comme « de luxe », mais, pour elle, la priorité est d’avoir un logement propre et sans moisissure, pour la santé de ses enfants.
« Seule, je n’ai pas droit à l’allocation logement, car je gagne trop selon leur barème. Mon logement occupe plus de 50 % de mon salaire et ça m’apporte du stress au quotidien », conclut-elle.


2 chambres 922 $/mois
3 chambres et plus1150 $/mois


SIX IDÉES POUR S’AMUSER ET RENCONTRER D’AUTRES FAMILLES DANS SA VILLE
Briser l’isolement lorsqu’on est parent n’est
Peinture, bricolage ou création libre : les ateliers artistiques offrent un moment de détente autant pour les enfants que pour les parents. La Maison des gouverneurs propose d’ailleurs diverses activités au fil de jusqu’au 11 juin. De son côté, l’espace canin Chez Gaïa, sur la rue du Roi, organise des mardis créatifs où il est possible de laisser libre cours à son ima-
Les bibliothèques du territoire présentent régulièrement des heures du conte animées,


un classique apprécié des tout-petits. Les municipalités offrent aussi une programmation variée : danse, yoga, ateliers de motricité ou activités culturelles. Ces rendez-vous constituent un cadre idéal pour que les enfants se fassent des amis, tout en permettant aux parents d’échanger entre eux.
3. Fréquenter les organismes communautaires
Des organismes comme le Carrefour naissance-famille ou les centres d’action bénévole proposent une multitude de services, comme des haltes-garderies, du soutien à l’allaitement ou de relevailles, de la cuisine collective ou activités libres. Souvent accessibles à faible coût, ces ressources offrent un espace d’échange précieux pour poser des questions, partager son expérience et briser l’isolement.
4. Se donner rendez-vous au parc
Les parcs de quartier demeurent des lieux de rencontre incontournables. Les enfants y socialisent naturellement, ce qui facilite les échanges entre parents. Une sortie sponta-
née ou un pique-nique planifié lors d’une belle journée peut rapidement se transformer en moment convivial, surtout avec des jeux d’eau pour se rafraîchir en été.
5. Participer aux événements saisonniers
Tout au long de l’année, la région s’anime grâce à une foule d’activités familiales. La Semaine de la famille, les fêtes de quartier, les spectacles extérieurs ou les marchés publics attirent de nombreuses familles. Des événements comme le Gib des neiges, le Gib Fest, les Plaisirs d’hiver ou encore la fête des flocons de Contrecœur offrent autant d’occasions de se rassembler et de créer des liens.
6. S’impliquer dans le sport local Inscrire son enfant à une activité sportive permet de rencontrer d’autres parents de façon régulière. Au fil des pratiques et des matchs, les relations se développent naturellement. Soccer, baseball, gymnastique ou dek hockey : l’offre est variée dans la région et l’implication bénévole vient souvent renforcer le sentiment d’appartenance à la communauté.


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SORTIR EN FAMILLE SANS SE RUINER À SOREL-TRACY :
MISSION POSSIBLE EN 2026
Profiter d’activités familiales abordables à Sorel-Tracy n’a rien de compliqué en 2026. La région regorge de loisirs gratuits ou peu coûteux, qu’ils soient extérieurs ou intérieurs, et adaptés à tous les âges. Parcs, plages, sentiers et bibliothèques offrent une multitude d’occasions de se divertir sans trop dépenser.
Dès avril, les parcs municipaux s’animent à nouveau et deviennent des lieux de rassemblement prisés. Modules de jeux, jeux d’eau et vastes espaces verts attirent les familles en quête de plein air. À Contrecœur, le parc Henri-Lacroix se démarque notamment avec sa piste à rouleaux (pumptrack ), où les jeunes peuvent se dépenser pendant des heures.
D’autres sites valent également le détour, comme le lieu historique national du Canal-
de-Saint-Ours et ses célèbres écluses. L’endroit se prête parfaitement à un piquenique, tout en observant les embarcations circuler au fil de l’eau.
En pleine nature
Au centre-ville de Sorel-Tracy, une plage urbaine est accessible près du parc Regardsur-le-Fleuve. Une autre, plus naturelle, se trouve au Domaine des Érables à SaintRoch-de-Richelieu, idéale pour se rafraîchir lors des journées chaudes.
Les amateurs de marche peuvent aussi profiter de plusieurs sentiers aménagés. Le sentier du Marais, à Sainte-Anne-de-Sorel, s’étend sur 1,3 km et permet d’observer le plus grand marais aménagé de l’est de l’Amérique du Nord, grâce à sa tour d’observation et ses haltes. Les sentiers de la Colonie des Grèves offrent également un cadre enchanteur, tandis qu’à Contrecœur, des parcours d’hébertisme permettent de relever de nouveaux défis.

activités éducatives.
Au-delà des livres, ces espaces mettent à la disposition du public une vaste sélection de jeux de société, de films, de séries et de jeux vidéo, accessibles sans frais pour les détenteurs d’une carte citoyenne.
Pour une sortie à la fois ludique et instructive, le Biophare plonge les visiteurs dans l’univers du lac Saint-Pierre à coût modique. De son côté, la Maison des gouverneurs propose des activités culturelles accessibles, dont des spectacles, des ateliers et des expositions.
En mai, la Semaine québécoise des familles donne lieu à une foule d’animations, de spectacles et d’événements extérieurs organisés par les municipalités, souvent sans frais.

À l’arrivée de l’été, l’offre s’élargit encore avec de nombreux rendez-vous festifs.
L’Expo agricole de Sorel-Tracy, présentée du 10 au 14 juin, demeure un classique apprécié pour ses animaux, ses activités destinées aux jeunes et son ambiance conviviale. Le Gib Fest, du 9 au 18 juillet, figure aussi parmi les événements phares, notamment grâce à sa zone familiale et ses activités gratuites. Pour en savoir plus sur l’offre régionale, on consulte le site Internet www.tourisme regionsoreltracy.com.

STC de Pierre-De Saurel
LE TRANSPORT COLLECTIF S’IMPOSE
DANS LE QUOTIDIEN DE LA POPULATION
Le service de transport collectif régional connaît une croissance remarquable dans les dernières années, devenant un pilier essentiel des déplacements pour l’ensemble de la population locale, des familles aux travailleurs, en passant par les étudiants et les aînés.
La STC de Pierre-De Saurel offre plusieurs services sur le territoire de la MRC, notamment des circuits urbains, des circuits express, du transport adapté et le taxibus régional.
Ce dernier permet des déplacements sur l’ensemble du territoire de la MRC de Pierre-De Saurel ainsi qu’à Contrecœur et, depuis août dernier, à Saint-Antoine-deRichelieu. Il est de plus en plus populaire, surtout auprès des étudiants et des travailleurs (voir tableau).

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : alors que l’achalandage annuel s’élevait à 74 591 déplacements en 2018, il a atteint 318 319 déplacements en 2025, soit une augmentation de plus de 300 % en sept ans. Rien qu’entre 2024 et 2025, la hausse frôle les 9 %, confirmant une tendance ancrée désormais auprès de la population locale.
S’adapter aux besoins
Cette progression s’explique par une série d’améliorations structurantes, croit le directeur général de la STC de Pierre-De Saurel, Simon Berthiaume. « On a fait beaucoup de développement depuis 2021, que ce soit au niveau de la couverture du territoire, de la fréquence ou de l’accessibilité », explique-t-il.
En effet, la couverture s’est étendue aux municipalités rurales. L’ajout de nouvelles liaisons, dont celle vers Contrecœur et Saint-Antoine-de-Richelieu, répond directement à des besoins exprimés par la population. Le taxibus est, selon lui, une solution concrète et un service de proximité qui est complémentaire aux réseaux existants. « C’était une liaison demandée depuis longtemps. Il y a beaucoup de déplacements entre les deux municipalités, autant pour le travail que pour les études. À cela s’ajoute la modernisation du service, avec des réservations en ligne désormais simplifiées et un suivi des véhicules en temps réel, qui contribue à rendre l’offre plus accessible et plus prévisible pour les déplacements », souligne M. Berthiaume.
Des facteurs clés
Ce n’est pas tout, la STC a procédé à plusieurs autres améliorations pour répondre aux besoins de la population, dont une baisse importante de ses tarifs et l’instauration d’une tarification sociale, en colla-
boration avec le Centre d’action bénévole du Bas-Richelieu (CABBR) pour les personnes à faible revenu.
L’accessibilité financière a contribué à cette popularité grandissante. « Le service était autour de 106-107 $ par mois auparavant, et on l’a ramené à environ 84 $. Cette accessibilité-là a clairement favorisé l’adhésion », précise M. Berthiaume.
La bonification de la fréquence a également joué un rôle majeur, avec des départs aux demi-heures dans plusieurs secteurs. Le
profil des usagers a considérablement évolué au fil des années.
« Le tarif ordinaire, donc la population générale, est maintenant le plus important alors que c’était les aînés avant. Les étudiants suivent de près, et les aînés représentent encore une bonne proportion », indique le directeur général.
« Avec l’augmentation du prix de l’essence, c’est sûr que ça aura un impact. Les gens cherchent des alternatives plus économiques », conclut-il.

Nombre d’utilisateurs par profil tarifaire en 2025

ma région
Familles et travail
COMPOSER AVEC LA PÉNURIE DE GARDERIES
Julie
Concilier travail et vie familiale représente un défi bien réel pour de nombreux parents de la région de Sorel-Tracy alors que le manque de places en garderie continue de compliquer le quotidien des familles.
Au 31 janvier 2026, la MRC de Pierre-De Saurel comptait 1315 places en service de garde, dont 69 non subventionnées, alors que les besoins sont estimés à 192 places supplémentaires. Malgré des projets en cours, l’équilibre demeure fragile.
« On voit des parents refuser un emploi ou modifier complètement leur horaire faute de place en garderie », mentionne Julie Champagne, conseillère en emploi à L’Orienthèque de Sorel-Tracy.
Celle-ci a porté plusieurs chapeaux au cours des dernières années au niveau de la petite enfance, dont celui d’éducatrice, membre du conseil d’administration au CPE La Petite Marine et mère de famille. « C’est certain que je m’y connais un peu. Ça a un impact
direct sur leur qualité de vie, mais aussi sur leur participation au marché du travail. »
Des solutions insuffisantes
À l’échelle du Québec, des efforts sont en cours pour améliorer la situation, indique la coordonnatrice aux affaires publiques du ministère de la Famille, Noémie Vanheuverzwijn. Depuis 2021, près de 34 000 nouvelles places subventionnées ont été créées et 11 600 autres sont en développement. À cela s’ajoutent près de 11 000 places converties du privé vers le réseau subventionné selon les données obtenues auprès du ministère de la Famille.
« Selon les projections, la majorité des régions du Québec devraient avoir comblé leurs besoins d’ici 2028, se rapprochant d’un meilleur équilibre entre l’offre et la demande », indique Noémie Vanheuverzwijn.
Selon le ministère de la Famille, le taux de couverture pourrait ainsi passer de 87 % à 92 % d’ici 2028 dans la MRC de Pierre-De Saurel. La mise en place du guichet unique d’inscription vise à rendre l’attribution des
de Pierre-De Saurel

Pas toujours facile, à Sorel-Tracy comme au Québec, de concilier travail et vie familiale avec le nombre limité de places en garderie. Photo Adobe stock
Au Québec
QUÉBEC FAIT LE POINT SUR LE DÉVELOPPEMENT DES PLACES EN
Stéphane Martin | Les 2 Rives
Dans le cadre de ce cahier spécial Familles, une demande d’entrevue a été adressée à la ministre de la Famille, Kateri Champagne Jourdain, afin d’aborder notamment les places en services de garde, la conversion de places non subventionnées ainsi que la vision gouvernementale en matière de famille. L’échange souhaité n’a toutefois pas eu lieu. Le ministère a plutôt transmis des données générales sur l’état du réseau des services de garde au Québec.
« Depuis le Grand chantier pour les familles lancé en 2021, le développement du réseau des services de garde a connu de grandes avancées. En date du 28 février
2026, 34 740 nouvelles places subventionnées ont été créées à l’échelle du Québec. S’y ajoutent 11 280 places en cours de réalisation, qui viendront s’ajouter à celles déjà offertes. À cela s’ajoute la conversion de
9898 places non subventionnées en places subventionnées. Enfin, soulignons également l’annonce, lors du dernier budget, de la conversion prochaine de 5000 places non subventionnées en places subvention-

nées », nous écrit la conseillère en communication au ministère de la Famille, Emanuelle LeBlanc.
« Notre objectif demeure que tous les parents qui le souhaitent aient accès à une place subventionnée, et les résultats observés démontrent déjà que nos actions portent fruit. Le ministère de la Famille poursuit donc activement le développement de places et, selon les projections, d’ici 2028, la majorité des régions du Québec auront comblé leur besoin en services de garde, s’approchant ainsi d’un équilibre entre l’offre et la demande », poursuit-elle. Le ministère renvoie également au tableau de bord des statistiques sur le réseau des services de garde éducatifs à l’enfance, disponible en ligne, pour obtenir davantage de données.
