Jeudi 5 février 2026 | Volume 44 | 2 e Numéro
Jeudi 5 février 2026 | Volume 51 | 2 e Numéro la réussite CULTIVER


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Jeudi 5 février 2026 | Volume 44 | 2 e Numéro
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L’ITAQ vient d’annoncer deux nouveaux ajouts à son Catalogue de formations en production fruitière et transformation de boissons alcooliques, deux formations qui débuteront au cours des prochains jours et pour lesquelles les inscriptions sont toujours ouvertes. Invitée à commenter cette annonce, Jeanne Trachy, conseillère en formation continue à l’ITAQ, a eu ces quelques mots.
Rappel des faits : avec plus de 180 vignobles répartis dans plusieurs régions du Québec, la viticulture québécoise serait en croissance constante. D’où l’importance d’une uniformisation des méthodes et pratiques.
Genèse
« En juin 2025, lors d’une rencontre de veille stratégique entre l’ITAQ et le Conseil des vins du Québec (CVQ), déjà partenaire actif dans la mise en place de formations techniques, l’idée d’enrichir l’offre actuelle et de répondre aux
ÉDITEUR :
Benoit Chartier
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ADJOINTE À LA RÉDACTION :
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TEXTES ET COORDINATION :
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besoins concrets du terrain s’est imposée suivant les échanges dynamiques survenus », explique Mme Trachy.
De cette fructueuse collaboration sont nées des formations conçues pour répondre aux enjeux spécifiques des vignerons du Québec. La première, Taille avancée – Taille douce et épamprage : comprendre et maîtriser les techniques précises de taille afin d’optimiser la structure des plants et réduire les maladies du bois, a été élaborée, entre autres, par l’expert Matthieu Marciniak, agronome, conseiller principal et fondateur d’AgroVini.
La seconde, Santé des sols, fertilisation et besoins nutritifs de la vigne : approfondissez les principes de la santé des sols, les stratégies de fertilisation et l’équilibre nutritif essentiel à la vigne pour optimiser rendement et qualité, a pour sa part été supervisée, entre autres, par Raphaël Fonclara, agronome et formateur, membre de l’équipe de Dura-Club.
Comme le souligne Mme Trachy, les formations, offertes en ligne ou en présence, s’inscrivent dans une volonté de professionnaliser le secteur viticole québécois et d’accompagner les vignerons, employés de vignoble et étudiants, puis d’améliorer leurs méthodes et pratiques, question de rendre la production plus
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durable et attractive à l’échelle hors Québec.
« Les attentes montent, les marchés évoluent et les savoir-faire doivent suivre. La précision technique fait une réelle différence, autant sur la qualité du produit que sur la pérennité des entreprises. Ces formations visent à renforcer cette précision dans les pratiques quotidiennes », a souligné Christine Ferland, directrice de la formation continue de l’ITAQ, lors de l’annonce inaugurale.
Une offre qui se bonifie, comme le bon vin Pour rappel, ces deux formations viennent bonifier l’offre déjà bien fournie visant ce secteur d’activité, soit : ABC du raisin de table : préparer le sol, contrôler les mauvaises herbes, irriguer, fertiliser
Le comité d’experts
Les nouvelles formations viennent bonifier le Catalogue de formations en production fruitière et transformation de boissons alcooliques de l’ITAQ.

et tailler pour la fructification; Défauts des boissons alcooliques : identifier, analyser et corriger les défauts sensoriels du vin et autres boissons alcooliques; Taille de la vigne, concept et pratique : tailler la vigne selon les objectifs de production, en respectant la physiologie de la plante et les conditions du terrain et Microdistillation avancée.
Outre Matthieu Marciniak et Raphaël Fonclara, plusieurs autres sommités ont contribué à l’élaborationdu Catalogue de formations en production fruitière et transformation de boissons alcooliques Elles sont : Isabelle Turcotte (agronome), Guy Langlais (expert en production fruitière), Dominique Fink (biologiste moléculaire), Véronique Decelles (technologue), Samuel Gaudette (maître distillateur) et Michel Gauthier (maître brasseur).
Publié 12 fois par année par DBC Communications inc. 655, avenue Sainte-Anne, Saint-Hyacinthe, Québec J2S 5G4 Imprimé par Imprimerie Transcontinental SENC division Transmag, 10807, rue Mirabeau, Ville d’Anjou Québec H1J 1T7. Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada Copyright® Tous droits réservés sur les textes et les photos. Les articles sont la responsabilité exclusive des auteurs. Prix d’abonnement : 1 an (taxes incluses)...............40 00$ Poste publication - convention : PP40051633
27 000 exemplaires distribués dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe et par Postes Canada aux producteurs agricoles dans les régions suivantes : Montérégie-Est Montérégie-Ouest Centre-du-Québec

Reconnu par sa recherche en agriculture biologique et le service-conseil offert aux entreprises agricoles biologiques ou en transition, le Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique (CETAB+) a pour mission le développement de l’agriculture biologique visant à contribuer à la prospérité des entreprises du secteur ainsi qu’à favoriser les systèmes agroalimentaires de proximité bénéfiques pour la société et les entreprises. Il transmet son expertise à travers une offre de formation continue destinée aux agriculteurs(-trices) ainsi qu’aux intervenant(e)s du milieu. Josée Allard, gérante des opérations depuis 2014, nous en dit plus sur ses différentes activités.
GTA : En quelques lignes, qu’est-ce que le CETAB+?
Josée Allard : Le Centre a été fondé en 2010 par Denis Lafrance et Serge Préfontaine, deux enseignants en agriculture qui ont senti le besoin de développer plus avant le créneau bio. Le CETAB+ fait partie intégrante de l’Institut national d’agriculture biologique (INAB) qui
regroupe les activités d’enseignement, de recherche, de transfert technologique et d’incubation en agriculture du Cégep de Victoriaville, où est offert le programme GTEA. En gros, nos projets de recherche se déroulent sur notre terre agricole dédiée de même que chez nos partenaires producteurs en recherche appliquée.
GTA : Quels types de formations sont offerts?
J.A. : Notre mandat inclut un volet de transfert de savoir auprès des producteurs agricoles et des conseillers. Le Centre offre ainsi de la formation de courte durée en agriculture biologique, sans certification, dont la durée se situe entre un et six jours. Les formations sont toujours adaptées aux réalités de l’agriculture bio et répondent aux besoins actuels du milieu. Elles sont offertes principalement en janvier, février et mars et presque toujours en présence et en ligne simultanément (sauf pour les cours pratiques). Comme elles sont nombreuses, je n’en citerais que quelques-unes, dont Greffage des arbres fruitiers, Rentabilité du maraîchage biologique diversifié : l’analyser et l’améliorer, Bâtir un sol vivant : pourquoi et comment?, Culture de l’ail biologique, Gestion des matières organiques et Plasticulture de champ.

GTA : Une nouveauté est à signaler également du côté de la formation des conseillers en gestion. Quelques mots à ce sujet?
J.A. : Oui. Le CETAB+ offre depuis septembre 2025 un service de mentorat destiné uniquement aux conseillers. L’objectif est d’outiller ces derniers de manière à ce qu’ils soient toujours en pleine connaissance de cause dans le cadre de leurs interventions. On compte quelques formations, dont Mentorat sur la taille et la conduite des fruitiers (arbres, arbustes et vignes) et Mentorat sur l’analyse du coût de revient et l’utilisation de l’Agro-calculateur, qui sera d’ailleurs offerte 100 % en ligne les 9 et 16 avril de même que les 7 et 14 mai 2026.
Chaque année, entre 450 et 500 personnes assistent à nos formations à Victoriaville, en visioconférence ou en différé. L’enregistrement demeure disponible quatre mois après la formation originale. Il suffit de s’informer en consultant le site Internet.
Science, polyvalence, efficience
GTA : L’offre en services-conseils pour le secteur Grandes cultures et productions maraîchères est vraiment très étoffée.
J.A. : Absolument. On trouve des services-conseils généraux, toujours spécifiquement appliqués à l’agriculture bio. Ils couvrent les processus suivants : Évaluation de la performance technique de la ferme, Plans de cultures et engrais verts, Évaluation de la santé des sols, Évaluation des besoins en fertilisation, Protection phytosanitaire, Préparation de sol et suivi des mauvaises herbes, Développement de régie des cultures, Irrigation, Biodiversité à la ferme, Recherche d’information et Soutien aux essais à la ferme.
GTA : Le volet Agroéconomie est aussi fort développé
J.A. : Oui, il porte notamment sur les catégories Gestion (plans d’affaires, diagnostic d’entreprise, analyse technicoéconomique, etc.), Mise en marché (plan de commercialisation, positionnement, soutien aux projets, etc.) et Approche multidisciplinaire (accompagnement combinant expertise technique et expertise agroéconomique, puis travail en partenariat avec les organismes du créneau).
GTA : Impossible d’en douter : la culture bio, ça ne s’improvise pas. Bien que les formations ne soient pas assor-
Le Conseil des ministres vient de nommer M e Jean Nobert à titre de membre et président de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).
Me Nobert succède à Élaine Grignon, qui assurait l’intérim de présidence depuis le 6 octobre 2025. Celle-ci poursuit ses fonctions de membre et vice-présidente de la Commission.
« Depuis mon arrivée à la Commission il y a 6 ans, j’ai été témoin de la grande expertise et du dévouement des membres du personnel de la Commission pour la protection du territoire et des activités agricoles. C’est avec fierté que j’occuperai mes nouvelles fonctions de président à leurs côtés », souligne le nouveau président.

« Au nom de la Commission, je tiens à exprimer ma reconnaissance à madame Grignon pour le leadership dont elle a fait preuve durant son intérim à la présidence. Nous continuerons de travailler ensemble au cours de mon mandat », ajoute-t-il.
En bref
Jean Nobert a intégré la Commission en 2020 comme membre et occupait les pos-
tes de membre et vice-président depuis 2025. Il est membre du Barreau du Québec depuis 2003 et détient un baccalauréat en droit ainsi qu’un diplôme d’études collégiales en exploitation d’entreprises agricoles.
Il a agi en tant que gestionnaire au sein d’entreprises du secteur agricole pendant près de 15 ans avant de pratiquer le droit dans le domaine privé pendant plusieurs années.
ties d’une certification et qu’elles visent plutôt le développement d’un bagage de connaissances spécifiques pour chaque producteur, peuventelles tout de même avoir un impact auprès des instances décisionnelles ou des institutions financières lorsque mention en est faite lors de la présentation d’un projet?
J.A. : Un certificat de participation est remis à chaque producteur. Pour répondre à la question, je suis d’avis qu’en faire mention atteste du sérieux de la démarche. Les certificats sont souvent demandés lorsque vient le temps d’appliquer pour une subvention.
Avec et pour les producteurs agricoles
GTA : Contrairement à d’autres organismes, vos conseillers proviennent de l’interne, de professionnels qui arpentent toujours les champs dans le but de toujours demeurer prêts des besoins des producteurs.
J.A. : C’est exact. D’ailleurs, Denis Lafrance, expert en agriculture biologique et cofondateur du CETAB+, est toujours des nôtres. Depuis plus de 50 ans, M.Lafrance croit fortement dans la cause de l’agriculture bio et continue d’œuvrer à son avancement, à son adoption.
Ces enseignements sont toujours directement en lien avec ses dernières connaissances des informations scientifiques et techniques ainsi qu’avec son
expérience pratique. Il aime depuis toujours enseigner à des gens qui désirent aller au fond des choses.
Formations en développement
GTA : D’autres formations seraient en développement. Des détails?
J.A. : Oui. Dans le cadre du Programme d’appui à la lutte contre les changements climatiques dans le secteur bioalimentaire (PALCCB) du MAPAQ, le CETAB+ a obtenu des subventions pour développer trois nouvelles formations visant à doter le secteur en connaissances et en outils afin d’aider les entreprises à réduire leur empreinte carbone ainsi qu’à accroître leur résilience à l’égard des changements climatiques.
La première est une actualisation de Gestion des matières organiques et débute le 23 février en mode hybride. La seconde, Réduction de l’oxyde nitreux, démarrera le 18 mars. La dernière, qui porte sur la production de canneberges en contexte de changement climatique, est quant à elle prévue pour l’automne en mode autoportant, c’est-à-dire en modules avec un accompagnement ponctuel du formateur. À noter, celles-ci sont toutes offertes gratuitement et réservées exclusivement aux conseillers.
Pour consulter l’offre complète et à jour des formations disponibles ou pour vous inscrire, rendez-vous sur le catalogue des formations du CETAB+.

Josée Allard, gérante des opérations pour le CETAB+, invite les producteurs agricoles à s’informer des méthodes et pratiques bio et de leurs avantages. Photo : gracieuseté






Le Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu offre plusieurs services de formation agricole, dont le DEC en Gestion et technologies d’entreprise agricole (GTEA), qui forme des gestionnaires pour les entreprises œuvrant dans le végétal ou l’animal, incluant la création, la reprise et la gestion d’entreprise. C’est en répondant à nos questions que Jacob Hamel-Jolette, enseignant et diplômé en agronomie de l’Université McGill et détenteur d’un D.E.S.S. en gestion - développement durable des HEC, nous présente l’offre globale et confirme les grands projets en cours.
GTA : Parlez-nous du DEC.
Jacob Hamel-Jolette : Il s’agit d’un programme technique de trois ans, similaire à celui offert dans les autres cégeps du Québec. Il faut noter que le Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu est toutefois le seul collège à l’offrir en Montérégie, puisque l’ITAQ relève d’une catégorie différente. Il offre deux spécialisations : végétale et animale. Une fois la spécialisation choisie, l’étudiant aura accès, dès la seconde année, à des cours plus spécifiques.
La cohorte du végétal se verra offrir, par exemple, des formations portant sur la production serricole et sur la production maraîchère. Actuellement, il n’y a pas de programme d’AEC ou d’AEP, mais plusieurs possibilités sont à l’étude. La grille de formation a été revue et intégrée il y a deux ans. Elle intégrait notamment davantage d’outils numériques.
GTA : Vous faites allusion à cette nouveauté : le DEC portable?
J.H.-L. : Oui, le DEC portable au Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu signifie que les étudiants doivent posséder leur propre ordinateur portable, configuré selon des exigences techniques spécifiques, pour utiliser les logiciels requis dans certains programmes, une mesure en vigueur depuis 2025 pour certains programmes. L’objectif est d’intégrer l’outil numérique dès le début du programme, avec des spécifications techniques variables selon la discipline.
GTA : Observez-vous des tendances au sein des cohortes?
J.H.-L. : La clientèle est très diversifiée, ce qui rend difficile de dégager des tendances. Si, historiquement, on recensait beaucoup de filles et de fils de familles agricoles, c’est un peu moins le cas aujourd’hui. Les personnes qui suivent le programme sont intéressées par le
milieu et souhaitent en faire une carrière, sans avoir nécessairement de lien de relève.
On compte aussi plusieurs étudiants internationaux qui présentent un parcours similaire. Je dirais que le modèle de culture de petite et moyenne taille semble correspondre aux attentes de plusieurs. Certains sont aussi attirés par la notion de gestion et entendent faire carrière dans le milieu sans nécessairement travailler la terre.
GTA : Constatez-vous beaucoup de réorientations de carrière? On dit souvent que le fait d’avoir un emploi stable et pour lequel la demande est forte et constante en motive plusieurs.
J.H.-L. : Oui. Cela ne constitue pas la majorité de notre clientèle, mais il y a toujours des gens qui décident de travailler en plein air, de changer de rythme de vie, de démarrer une entreprise. On parle peut-être de 15 % à 20 % de nos cohortes.
Services complémentaires, souvent nécessaires
GTA : La reconnaissance des acquis figure également au sein de l’offre.
J.H.-L. : Effectivement. Le programme Reconnaissance des acquis (RAC) permet d’obtenir un DEC par la reconnaissance des compétences acquises, ce qui s’avère important et idéal pour améliorer ses conditions d’emploi en agriculture, de même que pour alléger certains cheminements ou pour démarrer une entreprise. De la même manière, grâce à notre entente de passerelle DEC-BAC avec l’Université Laval, cela peut leur permettre de gagner un an sur leur parcours universitaire en agronomie. Trois ans au lieu de quatre, ça change la donne.
«Si, historiquement, on recensait beaucoup de filles et de fils de familles agricoles, c’est un peu moins le cas aujourd’hui. Les personnes qui suivent le programme sont intéressées par le milieu et souhaitent en faire une carrière, sans avoir nécessairement de lien de relève.
GTA : Comment se déroule le transfert de savoir avec vos fermes-écoles?
J.H.-L. : Nous n’avons pas de ferme-école en tant que telle, mais des serres, un atelier et des fermes partenaires de la région, qui nous permettent de réaliser

Jacob Hamel-Jolette, diplômé en agronomie de l’Université McGill et détenteur d’un D.E.S.S. en gestion - développement durable des HEC, enseigne les cursus liés au programme GTEA. Photo : gracieuseté
des laboratoires au sein de leurs installations. Ce que le Cégep apprécie grandement, notamment parce que cela permet aux étudiants de se familiariser concrètement avec différents types d’entreprise et de gestion.
Cela dit, deux stages en entreprise sont obligatoires pour réussir le parcours. Ceux-ci se déroulent, au choix, selon le mode Alternance travail-études (ATE) ou non pendant l’été entre la première et la seconde année, puis entre la seconde et la troisième. Les stages sont obligatoires, mais l’ATE est facultatif, bien qu’il ajoute certainement aux qualités d’employabilité de l’étudiant.
Amenez-en des projets!
GTA : Le Cégep Saint-Jean-surRichelieu a récemment annoncé un investissement significatif visant le programme de formation agricole. Où en est le projet de construction des nouvelles serres, qui viendront remplacer celles érigées en 1981 et qui ont atteint leur fin de vie utile?
J.H.-L.: Pour répondre aux besoins pédagogiques du programme GTEA et aux nouvelles exigences du marché du
travail, le Cégep, avec le soutien de la Fondation du Cégep, investit dans la construction d’un environnement d’apprentissage moderne, durable et innovant, beaucoup plus près de la réalité des entreprises du milieu. Les serres, d’une aire de 400 m2, seront situées à l’arrière du Cégep et scindées en deux chapelles : l’une dédiée à la production maraîchère et l’autre aux projets spécifiques, les deux à proximité de l’ensemble des nouveaux équipements à la fine pointe de la technologie. Elles seront situées sur un terrain accessible pour les cours pratiques, et bien intégrées à la vie collégiale. Les serres actuelles seront démolies et le site servira à la construction d’une clinique de santé globale. De plus, le projet comprend la construction d’un nouvel atelier.
GTA : L’échéancier de la réalisation du projet a-t-il été revu depuis l’annonce? J.H.-L. : Si tout se déroule comme prévu, les travaux débuteront en mai 2026 et s’échelonneront sur une période d’environ trois mois. L’ouverture à la communauté étudiante est prévue pour le début de la session à l’automne 2026.



Guylaine Martin
Agronome,
Répondante en formation agricole Collectif en formation agricole du Centre-duQuébec
Les productrices et les producteurs agricoles du Québec ont la chance que plusieurs spécialistes dans leur domaine préparent pour elles et eux des formations sur mesure en agriculture. Denis La France, Nicolas Saint-Pierre, Lise Lessard, Doris Dallaire, Mélissa Girard, la liste est longue.
La pandémie nous a obligé à développer de nouvelles habiletés avec le mode virtuel. Les meilleurs formateurs sont devenus plus facilement accessibles. Nicolas St-Pierre, dans le confort de son bureau au Collège d’Alma, donnera sa formation sur l’ajustement de la moissonneuse-batteuse le 17 mars 2026 à 8h30. Au cours des dernières années, M.St-Pierre s’est bâti une solide expertise provinciale dans le domaine de la ventilation, le conditionnement et le séchage des grains.
FORMATION AGRICOLE
Lise Lessard, coordonnatrice au transfert technologique pour le Centre Acer parcourt des milliers de kilomètres entre octobre et février pour aller à la rencontre des groupes d’acériculteurs. Au fil des ans, le Centre Acer a développé dix formations pour aider les acériculteurs à améliorer leurs pratiques en production, en mise en contenant, en nettoyage, en assainissement, en dégustation des sirops, etc. La dernière formation porte sur la filtration du sirop d’érable. Mme Lessard attend les participants devant son ordinateur les 17 et les 18 février.
L’agronome, Mélissa Girard, est professionnelle de recherche pour la Chaire de leadership en enseignement en sciences apicoles de l’Université Laval. Elle a mis son expertise au service du Collège d’Alma pour préparer une formation en apiculture d’une durée de 30 heures offerte en ligne. Les participants peuvent suivre la formation à leur rythme. Mme Lessard est une experte dans l’identification des miels et du pollen. Elle s’occupe également de 8 ruches pour mettre en pratique ses connaissances en apiculture.

Des ressources de première ligne Denis La France est chargé de projet pour le Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+). Il enseigne depuis plus de 40 ans en agriculture biologique. Son dernier sujet de prédilection est la connaissance des vers des terres.
Doris Dallaire a développé une expertise en transformation des produits de l’érable. Elle enseigne comment faire des produits à partir de sirop pur. Elle donne également une formation sur les friandises et les dérivés à l’érable. Ses

Valérie Plante, Agente en formation agricole
UPA - Montérégie
L’hiver est le moment de l’année pour se perfectionner, alors que la nature s’est endormie. Une grande variété de formations sont offertes par tous les Collectifs en formation agricole du Québec, soit en ligne ou en présence. Elles permettent aux producteurs agricoles de se mettre à jour, de découvrir de nouvelles façons de faire ou bien de s’informer sur des sujets précis pour développer leur entreprise.
En Montérégie, nous avons la chance de travailler avec divers partenaires ayant chacun leur champ d’expertise. Pour les producteurs acéricoles, Parcours Formation qui se spécialise aux services aux entreprises et la formation continue à Saint-Hyacinthe offre du perfectionnement en acériculture. Les sujets abordés couvrent l’aménagement acérico-fores-
tier, l’utilisation du GPS en érablière, la planification d’une installation de tubulure, l’entaillage des érables, l’osmose et l’évaporation de la sève d’érable. Par ailleurs, le Centre d’entrepreneuriat des Grandes-Seigneuries a mis en place pour la première fois en Montérégie-Ouest ces formations afin de permettre aux producteurs acéricoles de ce secteur de s’instruire dans leur région.
L’ITAQ bonifie chaque année les formations offertes afin d’élargir leur expertise et combler les besoins des participants. Voici un aperçu des nouveautés déployées depuis l’automne dernier: ABC du raisin de table, Cultures de couverture en grandes cultures conventionnelles, Gestion 4B des nutriments pour la pomme de terre et Taille avancée – taille douce et épamprage pour prolonger la vie des ceps et réduire les maladies. Par ailleurs, cette institution a changé de plate-forme d’inscriptions à la fin de l’été, vous pouvez consulter leur nouveau catalogue à l’adresse : formationcontinue.itaq.ca/.
Les producteurs forestiers ont pu saisir l’occasion l’automne dernier de se former sur l’abattage d’arbre sécuritaire
pour être conforme avec les normes de la CNESST, sur l’entretien et l’affutage de la scie mécanique, la construction et l’amélioration de chemin forestier ainsi que sur la fiscalité forestière. Cette variété de cours de perfectionnement est l’œuvre du Syndicat des producteurs forestiers du sud du Québec, vous pouvez visiter leur site Internet afin de rester à l’affût de leur offre de formations : https://formation.spfsq.com/.
Pour ceux qui doivent former leurs travailleurs en Montérégie-Ouest sur l’abattage manuel d’arbres ou bien l’affutage de la scie à chaîne, le Service aux entreprises du Centre de formation professionnelle du Suroît offre ces cours de perfectionnement dans les secteurs de Beauharnois et Salaberry-de-Valleyfield. Pour en savoir plus sur les coûts et les dates, nous vous invitons à consulter leur site page Web : https://sae-rac.ca/ formations-aux-entreprises/foresterie/
Nous voulons connaître vos besoins en formation!
Enfin, les Collectifs en formation agricoles sont toujours à la recherche de nouveaux sujets de formation afin de
notes de cours comportent 100 recettes qui incorporent du sirop d’érable. Les formatrices et les formateurs à la formation continue connaissent bien la réalité des productrices et des producteurs agricoles. Les formations sont préparées pour être courtes et efficaces.
On peut consulter le Catalogue des formations sur le site www.uplus.upa.qc.ca. Il est possible de discuter d’un nouveau besoin de formation avec sa répondante en formation agricole, Valérie Plante pour la Montérégie et Guylaine Martin pour le Centre-du-Québec.

bonifier l’offre déjà existante et pour être davantage au diapason des besoins des producteurs agricole. N’hésitez pas à contacter la personne responsable des formations agricoles de votre région. Vous aurez ses coordonnées sur le site de votre Fédération régionale dans la section « Accompagnement en formation » de l’onglet « Formations ». Pour en savoir plus sur l’offre variée en formations agricoles en Montérégie, consultez le catalogue des formations U+ sur le site https://www.upa.qc.ca/producteur/formations ou Valérie Plante au 450 454-5115 au poste 6286 ou par courriel : vplante@upa.qc.ca.



Elisabeth Lefrançois
Agr., conseillère en biodiversité en milieu agricole, Direction régionale de la Montérégie, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ)
Les bandes fleuries remplissent plusieurs rôles dans le système agricole. En plus d’être belles, elles fournissent des refuges pour la faune et peuvent servir de bandes riveraines. D’un point de vue agronomique, elles assurent des fonctions importantes, telles que la pollinisation et la lutte intégrée contre les ravageurs.
Les aménagements favorables à la biodiversité accroissent la richesse d’un milieu et jouent un rôle déterminant dans la conservation des espèces. Les bandes fleuries, comme leur nom l’indique, sont principalement composées de plantes à fleurs. Celles-ci peuvent être herbacées ou ligneuses, annuelles ou vivaces.
Services rendus
Le choix des plantes à fleurs et l’emplacement d’une bande fleurie dépendront des objectifs recherchés. En plus de la pollinisation et de la lutte contre les ravageurs des cultures, voici quelques exemples de fonctions qu’elles peuvent remplir :
• Corridor écologique
• Abri pour la faune
• Lieu de nidification
• Réservoir de nourriture pour les vertébrés
• Zone de refuge préservée des perturbations mécaniques et chimiques
• Gestion de l’érosion
• Préservation des cours d’eau en limitant le ruissellement
• Attrait paysager et touristique
• Compétition pour les mauvaises herbes en bordure de champ
Où?
Sur une entreprises agricole, plusieurs emplacements peuvent être propices à l’établissement d’une bande fleurie. Pour lutter contre les ravageurs des cultures, elle doit être implantée à l’intérieur d’une parcelle en production ou en bordure d’un champ. Le long d’un boisé ou d’un cours d’eau ainsi que dans une zone moins productive sont aussi des emplacements intéressants. Finalement, il faut prévoir les passages de la machinerie pour que la bande s’intègre facilement aux opérations.

Quelles plantes?
Myriam Ouardani
Agr., conseillère en agroenvironnement, Direction régionale de la Montérégie, MAPAQ
Lors du choix des végétaux, il faut sélectionner des espèces qui assureront une floraison tout au long de la saison. La vigilance est de mise : en début et en fin de saison de culture, les choix de ressources florales sont souvent limités. Il importe de choisir des plantes qui offrent à la fois du nectar et du pollen, puis de varier les formes de fleurs en vue de les rendre plus attrayantes pour les insectes. Varier les espèces végétales favorise une diversité fonctionnelle, et donc les services rendus. Choisir des plantes pérennes permet une floraison plus hâtive pour les années suivant l’implantation. Ces plantes peuvent servir de zone d’abri et d’hivernage, créant un environnement plus stable toute l’année. Cela va encourager les insectes bénéfiques à s’établir. En contrepartie, une bande annuelle donne la flexibilité de modifier son emplacement en fonction du plan de culture.
Pour vous aider
Plusieurs ressources et outils peuvent vous guider dans votre projet de bandes fleuries. Définir ses besoins et planifier l’aménagement sont des étapes essentielles, et un accompagnement adéquat peut faire toute la différence. Quels sont vos objectifs? Quel est le meilleur emplacement? Quelles espèces répondent à vos besoins et sont adaptées pour votre site? Quelles étapes suivre pour assurer une implantation réussie?
Le Programme services-conseils offre un soutien financier pour la réalisation d’un diagnostic et le suivi des actions favorisant la biodiversité agricole. En Montérégie, plusieurs professionnels possèdent une expertise en aménagements favorables à la biodiversité, notamment les bandes fleuries. Votre conseiller technique pourra vous diriger vers la ressource appropriée. Vous ferez ainsi des choix judicieux afin que votre aménagement soit bien adapté à vos activités courantes et qu’il vous donne un maximum d’avantages.
Des projets inspirants
Les projets de bandes fleuries se multiplient sur le territoire de la Montérégie. Grâce au programme Prime-Vert,
plusieurs cohortes de producteurs ont vu le jour. Que ce soit dans les vergers, dans les terres noires ou pour des applications plus générales, des producteurs aux profils variés ont été recrutés. Cela démontre que les bandes fleuries peuvent être adaptées aux besoins spécifiques des entreprises et se révéler utiles dans différents contextes. Le Dura-Club a d’ailleurs produit une capsule vidéo sur les bandes fleuries semées : youtube.com/watch?v=hAhqj_8W-SY.
Lors des Journées horticoles et grandes cultures 2025, les participants ont pu découvrir plusieurs projets fleuris. Le chercheur belge Felix Wäckers a abordé la lutte intégrée des thrips dans les oignons, la biodiversité et l’usage général des bandes fleuries par des exemples de pratiques européennes. Annie-Ève Gagnon, chercheuse chez Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), a expliqué comment les bandes fleuries pouvaient contribuer à la lutte contre le puceron dans la laitue. Enfin, Julie Bellefroid du Dura-Club a fait un retour sur la Mission Europe, les échanges entre les producteurs de ses cohortes et les pratiques innovantes qui en sont ressorties. Pour consulter leurs présentations, rendez-vous au www.agrireseau.net.
Un autre projet inspirant intitulé Un mètre pour les pollinisateurs (gestriesol.com/1-metre-pour-les-pollinisateurs/)
de Gestrie-Sol, a permis de convaincre les producteurs de bonifier, avec des plantes bénéfiques à nos pollinisateurs, la bande réglementaire d’un mètre pour la protection des fossés. En deux ans, 11 kilomètres de fossés ont été semés ou plantés de fleurs indigènes. Le projet a aussi sensibilisé les producteurs à l’importance des pollinisateurs indigènes et à la protection de leur zone d’alimentation.
En conclusion, les bandes fleuries sont un outil stratégique qui mérite d’être adopté et exploité davantage. Audelà de leur valeur esthétique, elles favorisent la biodiversité, protègent les sols et les cours d’eau, et rendent des services essentiels, tels que la pollinisation et la lutte biologique. Grâce aux ressources et à l’accompagnement technique offerts en Montérégie, chaque producteur peut mettre en place des aménagements favorables à la biodiversité qui répondent à ses besoins.
Ne manquez pas la Journée bandes fleuries agricoles, le 25 février 2026, organisée par le Dura-Club en collaboration avec AAC, le Consortium PRISME et le MAPAQ. C’est une occasion unique de découvrir des projets inspirants, des outils et du contenu technique sur les bandes fleuries! Pour plus de détails, consultez le calendrier des événements bioalimentaires du MAPAQ : www. québec.ca/calendrier-bioalimentaire.



Carrolyn O’Grady Agr., conseillère en productions animales et en plantes fourragères, Direction régionale de la Montérégie, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation
Cet article a été rédigé en collaboration avec Karolan Dion-Bougie, agr., conseillère en production animale, Purina/Cargill
Dans les deux premiers articles de cette série, nous avons présenté les avantages d’ajouter de 30 % à 50 % d’ensilage de luzerne dans les rations des vaches laitières. Ces avantages incluent la diminution des coûts de la ration, l’amélioration de la santé ruminale, l’incidence positive sur les sols ainsi qu’une séquestration accrue de carbone. Mais comment obtenir de belles prairies de luzerne? La préparation de la parcelle de terre, le choix des semences, la composition des mélanges, la gestion au champ et la gestion de la coupe sont des facteurs importants qui maintiendront votre prairie productive et résiliente face aux changements climatiques.
La préparation de la parcelle et le choix des semences
Bien préparer la parcelle est la base d’un semis réussi. Le choix de l’emplacement et la préparation du lit de semences sont nécessaires en amont du semis. Ensuite, le choix des semences influencera la santé et la persistance de la luzernière. Outre la productivité du cultivar, trois caractéristiques sont importantes à considérer : la résistance aux maladies, le niveau de dormance et la cote de survie hivernale. Afin de minimiser les risques de maladies, on privilégie des cultivars qui sont modérément ou hautement résistants. De plus, les cultivars ayant un niveau de dormance automnal tempéré de 3 ou 4 sont recommandés, puisqu’ils arrêtent leur croissance suffisamment tôt à l’automne pour emmagasiner des réserves dans leurs racines avant l’hiver. Comme ils demeurent dormants lors de redoux hivernaux, cela favorise leur survie. Enfin, la cote de survie à l’hiver devrait être de 1 ou 2 pour réduire les risques de mortalité.
Tirer avantage des mélanges multiespèces
L’utilisation de mélanges multiespèces augmente la résilience des luzernières puisque chaque catégorie de plante apporte ses avantages. Les graminées, grâce à leurs racines fasciculées, amélio-

Annie Vinet Agr., conseillère en grandes cultures, Groupe PleineTerre
rent la structure du sol, favorisent l’infiltration d’eau, limitent la formation de glace et renforcent la résistance aux inondations.
La luzerne, dotée d’une racine pivotante profonde, offre un rendement intéressant lors des périodes chaudes et sèches. Un mélange composé d’un minimum de trois espèces, dont une légumineuse occupant au moins 30 % de la composition du champ, assure une production plus stable en été. Lorsque ce mélange contient plus de 30 % de légumineuses, la fertilisation en azote des graminées pourrait être réduite. Un mélange de quatre à six espèces, avec 30 à 50 % de légumineuses, renforce la tolérance à la sécheresse, améliore la résilience et favorise la biodiversité.
Les espèces du mélange doivent :
- être compatibles à l’égard de leur vitesse d’établissement;
- atteindre un stade optimal de coupe à peu près au même moment;
- être complémentaires dans leur utilisation de ressources;
- s’adapter aux conditions de sol ainsi qu’à vos objectifs.
On tire ainsi profit des forces de chaque espèce tout en réduisant les effets de leurs faiblesses respectives. Les proportions des espèces au champ évoluent au fil du temps. Une évaluation printanière de la survie hivernale permet de déterminer si un sursemis ou un vasage est nécessaire, en vue de maintenir la proportion de légumineuses souhaitée.
Gestion au champ
Pour réussir la production de luzerne, il faut considérer plusieurs facteurs liés à la gestion des champs. D’abord, le nivellement doit permettre à l’eau de s’égoutter efficacement. Ensuite, un programme de chaulage correctif ou d’entretien devrait être planifié. On vise un pH du sol de 6,6 à 7, car la luzerne a une faible tolérance à l’acidité. Le pH du sol affecte également la disponibilité de tous les éléments nutritifs.
En ce qui concerne la fertilisation des prairies, elle doit être planifiée avec un agronome en vue de prévenir des carences. La luzerne est particulièrement exigeante en potassium. Cet élément permet aux racines d’emmagasiner des

réserves d’énergie suffisantes pour passer l’hiver et favorise une meilleure gestion de l’eau en période sèche. Le soufre est aussi un élément important pour la fixation de l’azote et la synthèse des protéines. Des analyses foliaires permettent de confirmer une carence en soufre et ainsi d’apporter les correctifs nécessaires, au besoin. Finalement, le bore est un élément mineur important pour la croissance de la luzerne. Une carence en bore peut affecter le rendement et la qualité du fourrage.
Gestion de la coupe à l’été et à l’automne
La gestion de la coupe doit répondre aux besoins en fourrage de votre ferme tout en favorisant la persistance des prairies. La gestion des périodes de coupe et de la hauteur de coupe est déterminante. Plus la luzerne est coupée à de courts intervalles, moins la culture persistera dans les champs.
Les racines de la plante accumulent la plus grande quantité de sucres au stade de la floraison. Cette réserve de sucres contribue à la santé des racines, favorise la croissance de la plante pendant la saison estivale et l’aide à survivre à l’hiver. C’est pourquoi il est important de laisser la luzerne fleurir au moins une fois pendant l’année.
Au lieu de puiser l’énergie de leurs racines, les feuilles de la luzerne agissent comme des panneaux solaires qui utilisent les rayons du soleil pour produire leur énergie. Il est donc important de laisser de la végétation à la suite d’une coupe pour éviter que la luzerne puise dans ses réserves. Le réglage de la faucheuse à une hauteur de 7 à 10 cm pendant l’été assure une bonne qualité de fourrage et une repousse optimale. La hauteur de l’herbe coupée devrait
dépasser la largeur d’un téléphone cellulaire, soit environ 7,5 cm, comme le montre la photo ci-dessus.
À l’automne, la hauteur optimale de la luzerne avant un gel mortel est de 20 à 25 cm. Il ne faut toutefois pas dépasser 30 cm pour éviter un surplus de résidus au printemps. Cette hauteur favorise l’accumulation de neige, ce qui protège les collets de la luzerne pendant la saison hivernale, comme un beau manteau d’hiver. Cependant, si une fauche automnale est nécessaire, il faut couper les plants à au moins 15 cm du sol pour laisser un chaume qui les protégera durant la saison froide. Une autre option de récolte à l’automne est la coupe suivant un gel mortel. Cependant, il faut alors prêter attention à la fermentation du fourrage.
Une période de repos à l’automne est essentielle à la survie de votre luzerne. Il est suggéré d’éviter de la couper environ six semaines avant un gel mortel automnal. En Montérégie, on vise une coupe ultime vers la mi-septembre. Les degrésjours sont un indicateur utile pour vérifier si les plantes ont fait des réserves dans leurs racines avant l’hiver. Une accumulation d’au moins 500 degrésjours, base 5, entre la fauche automnale et la fauche précédente permet aux racines d’emmagasiner de l’énergie, ce qui favorise la persistance de la luzerne. Le site Agrométéo Québec offre un outil de calcul pour déterminer le cumul des degrés-jours depuis la dernière coupe estivale de votre luzernière.
Pour conclure, réussir une production de luzerne repose sur une planification rigoureuse et sur une gestion assidue. Soigner vos prairies, tout comme vous le faites avec les cultures annuelles, vous permettra de maximiser leur productivité et leur durée de vie.

La 40 e édition du Salon de l’agriculture s’est conclue avec succès, accueillant 11 768 visiteurs tout au long de l’événement. Cette édition anniversaire a su mettre en valeur l’innovation, l’expertise et la diversité du milieu agricole et agroalimentaire.
Près de 250 exposants, issus de nombreux secteurs, ont pris part au Salon, offrant aux visiteurs une vitrine riche de nouveautés, de services et d’équipements pour répondre aux projets des producteurs agricoles. La présence de machinerie agricole, dont quelques tracteurs exposés sur le site, a également enrichi l’expérience des visiteurs. Les conférences vedettes ont connu un engouement marqué auprès des visiteurs et des exposants. Parmi les moments forts, la présence de La Semaine verte, de Pierre-Yves McSween et de Guillaume Lavoie a suscité des échanges riches et pertinents sur des enjeux actuels du monde agricole et économique.
Le Salon a par ailleurs pu compter sur une présence politique significative, avec la participation de Donald Martel, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, d’Audrey Bogemans députée d’Iberville, de Chantal Soucy, députée de Saint-Hyacinthe et vice-présidente de l’Assemblée nationale, de Charles Milliard, candidat à la course au leadership du Parti libéral du Québec, ainsi que d’André Beauregard, maire de SaintHyacinthe.
La Zone acéricole Lapierre a, une fois de plus, connu un vif succès. Les démonstrations techniques et les dégustations de produits d’érable ont captivé les visiteurs, confirmant l’intérêt soutenu pour le secteur acéricole et son savoir-faire.
Autres nouveautés très appréciées : la première édition de la zone Nos saveurs locales, qui a mis en lumière des exposants agroalimentaires d’ici, ainsi que l’initiative « À la Une », qui mettait en vedette des exposants présentant des produits hors de l’ordinaire.

Plusieurs événements privés se sont également tenus durant le Salon. Des activités comme la Journée acéricole, différents déjeuners, 5 à 7 et conférences privées ont mis en lumière tout le potentiel du Salon comme lieu de rassemblement corporatif etsectoriel.
Le président du comité organisateur du Salon de l’agriculture, Claude Corbeil, a eu ces quelques mots : « Cette 40e édition du Salon de l’agriculture a été marquante pour nous. Malgré la tempête, qui a freiné l’achalandage, nous étions en avance sur nos chiffres de 2025 et tout près de notre objectif de 12 000 visiteurs. Mais au-delà des chiffres, ce qui nous a le plus touchés, c’est l’ambiance, des sourires, des retrouvailles, des discussions et beau-
coup de plaisir à êtreensemble. Le Salon, c’est un moment essentiel pour décrocher du quotidien, échanger et célébrer notre passion commune pour l’agriculture.»
« En tant que partenaire présentateur du 40e Salon de l’agriculture, FAC est fière de soutenir un événement qui rassemble et fait rayonner les acteurs clés du secteur, a mentionné Charles Gauvin, vice-président principal, agri-production Est à FAC. Cette édition anniversaire témoigne de l’innovation, du potentiel et de la passion qui animent les producteurs,les entrepreneurs et tous les acteurs de l’écosystème agroalimentaire. Nous sommes heureux d’avoir contribué à ce rendez-vous annuel qui inspire l’avenir de l’agriculture au Québec. »




Stéphanie Gervais
Agronome et avertisseure RAPpomiculture, IRDA
Le portrait des vergers au Québec a beaucoup changé dans les dernières années. Les vergers traditionnels avec de grands pommiers ont été remplacés par des systèmes de conduite de verger plus modernes et plus denses afin de favoriser la productivité. L’adoption de nouvelles pratiques en production fruitière intégrée, notamment la confusion sexuelle contre le carpocapse de la pomme, de même que l’utilisation de modèles prévisionnels, ont contribué à transformer les pratiques des producteurs.
Depuis 50 ans, le Réseau-pommier soutient les producteurs dans la gestion de leurs vergers. Acteur clé du transfert des connaissances par l’entremise du site web Réseau-pommier.
Il met à votre portée toutes les ressources dont vous pourriez avoir besoin pour demeurer compétitif, durable et rentable. Le savoir et le partage de l’expertise sont essentiels afin de vous permettre de mieux vous adapter aux changements climatiques ainsi qu’être informé sur les nouvelles stratégies phytosanitaires et les innovations en régie de verger. Considérant que le temps est souvent un frein à s’informer, tous les outils sont regroupés au même endroit sur le site web du Réseaupommier.
Une ressource importante
Le Réseau-pommier est bien plus qu’un site web : c’est aussi un réseau d’experts coordonné par l’IRDA en surveillance, en accompagnement et en recherche. Il regroupe différents intervenants du milieu pomicole travaillant ensemble autour d’une mission commune : promouvoir une gestion intégrée de la pomme et la diffusion de l’information. Vous aurez la chance, en lisant les différents articles récemment mis à jour, de connaître vos passionnés pomicoles et l’accompagnement offert par les membres du Réseau-pommier.
La recherche : racine du savoir
Au-delà de ces contenus, le Réseaupommier s’appuie également sur un site d’expérimentation concret. Le verger du Mont-Saint-Bruno de l’IRDA est le centre névralgique de la recherche du Réseau-pommier. Ouvert au public lors de l’autocueillette en automne, le site vous invite à venir cueillir vos pommes tout en explorant les innovations de demain, comme les filets d’exclusion et les conduites de pommier multi-axes.

Un site revu et optimisé
Le site web du Réseau-pommier s’est refait une beauté afin de faciliter la navigation et l’accès au contenu pour mieux diffuser l’information (bientôt disponible). Les outils d’aide à la décision, tels que RIMpro, ainsi que les évènements en cours sont désormais mis en évidence sur la page d’accueil : vous n’aurez plus besoin de les chercher.
Les webinaires et vidéos ont été regroupés dans une section médiathèque pour un accès facile à tout le contenu multimédia.
Nouvelle section dédiée aux questions et réponses
Une nouvelle section, « Vos questions, nos réponses », publie des articles sur les questions les plus fréquemment posées. Vous trouverez également des sections dédiées aux projets en cours et passés, ainsi qu’aux pratiques à moindre risque pour vous tenir informer de tout ce qui se passe en pomiculture.
Inscription, plus d‘informations
La consultation du site web est gratuite pour tous et accessible en tout temps.
Inscrivez-vous à la section « Devenir membre » pour recevoir articles, avertissements et nouvelles des projets. Des contenus fiables et accessibles sont des atouts pour un verger durable et productif.
Avec le nouveau site, le Réseaupommier vous aide à trouver facilement l’information utile, au moment où vous en avez besoin.
L’IRDA est un acteur incontournable dans le développement de solutions visant l’adaptation aux changements climatiques, la réduction de l’émission des GES, la réduction de l’usage des pesticides, l’amélioration de la santé des sols et de la gestion des matières fertilisantes, l’optimisation de la gestion de l’eau et l’amélioration de la biodiversité.




Une serre, c’est un environnement soigneusement contrôlé pour offrir aux plantes des conditions optimales de croissance. Pour atteindre cet objectif, plusieurs techniques sont utilisées, notamment l’utilisation d’agents ombrageants. Ces produits permettent de modifier la façon dont la lumière solaire pénètre à travers le revêtement de la serre.
Qu’est qu’agent ombrageant?
C’est un enduit qui est appliqué sur le revêtement de la serre. Les agents ombrageants peuvent agir de différentes façons sur la lumière en modifiant la transmission, la réflexion et/ou la diffusion des rayons lumineux.
Les peintures ombrageantes remplissent plusieurs fonctions, notamment la réduction de l’intensité lumineuse. Cette action permet de prévenir les brûlures foliaires et de diminuer le stress lumineux en modifiant la transmission de la lumière.
Les agents ombrageants peuvent également être utilisés pour abaisser la température à l’intérieur des serres, améliorant ainsi le confort thermique en limitant la pénétration des rayons infrarouges.
Savoir quand l’appliquer
Le moment idéal d’application n’est pas toujours le même, puisqu’il dépend de plusieurs facteurs :
- La situation géographique, car la période d’ensoleillement varie selon la saison
- Les conditions météorologiques de l’année en cours et la durée d’ensoleillement qui est influencée par le climat local
- Le type de plante et son stade de développement
- Le contexte de la gestion de la serre (les besoins des jardineries diffèrent de ceux des entreprises en production)
- Le type de revêtement de la serre.
Il est aussi important d’être à l’affut et d’observer régulièrement si les plantes montrent des signes de stress, si la température dans la serre dépasse 30 °C et s’il y a des besoins élevés en arrosage.
Critères pour le choix de produit
Pour bien choisir un agent ombrageant, il faut d’abord définir l’objectif : souhai-
tez-vous réduire la lumière, limiter la chaleur et/ou diffuser la lumière?
Une fois le besoin identifié, déterminez le pourcentage d’ombrage nécessaire. Les agents ombrageants sont initialement sous forme de concentrés liquides à diluer dans l’eau. Plus la solution est diluée, plus l’ombrage sera léger et, à l’inverse, une solution plus concentrée donnera un ombrage plus marqué.
Deux catégories, même objectif
Sur le marché, on retrouve deux catégories d’agents ombrageants : les produits temporaires et les produits permanents. Le choix entre ces deux options dépend principalement de la durée d’efficacité souhaitée et des besoins spécifiques de la culture.

de serre enduit d’un agent ombrageant.
Les produits temporaires s’usent naturellement avec les intempéries et au fil du temps, ce qui permet une pénétration progressive de la lumière à mesure que l’enduit s’effrite. Ils agissent uniquement sur la réduction de la lumière (PAR) et ils sont utilisés pour des plantes qui tolèrent la chaleur, mais nécessitent moins de luminosité, comme les plantes d’ombre.
Les produits permanents offrent la flexibilité d’être retirés à tout moment grâce à un nettoyant adapté. Ils agissent à la fois sur la réduction de la lumière et/ou sur la diminution de la chaleur dans la serre.
Il existe plusieurs gammes de produits conçus, entre autres pour limiter la température dans la serre sans réduire excessivement la luminosité. Cette solution est particulièrement utile lorsque les cultures sont sensibles à la chaleur, mais ont besoin de lumière pour leur croissance.
C’est souvent le cas dans les jardineries ou pour les productions maraîchères en serre durant l’été. Ces produits ciblent surtout les rayons infrarouges (NIR), responsables de la chaleur, tout en ayant un effet sur la lumière photosynthétique (PAR).
Équipement utilisé et consignes relatives à l’application L’application par pulvérisation est le moyen le plus commun, il fait normalement gagner du temps et offre généralement une densité d’ombrage plus uniforme.
L’application doit s’effectuer d’abord sur le sommet de la serre, puis en descendant progressivement sur chaque versant.
L’obtention d’un pourcentage d’ombrage spécifique et/ou uniforme peut s’avérer difficile et plusieurs variables affectent la densité d’ombrage
finale. Il est recommandé de prendre des lectures à l’aide d’un photomètre afin de déterminer si des ajustements des ratios de dilution sont nécessaires ou s’il faut modifier la technique d’application.
Au besoin, vous pouvez appliquer une seconde couche sur un produit déjà en place. Toutefois, tous les produits ne sont pas compatibles entre eux. Il est donc essentiel de consulter l’étiquette du produit en question.
Conditions d’application :
• Le matin ou tard dans l’après-midi (temps qui favorise un séchage rapide)
• Ensoleillé (12h sans pluie après l’application)
• Température entre 10 et 25 °C
• Humidité relative inférieure à 80 %
Webinaires à ne pas manquer
• Ne pas appliquer par vent fort, max. 7 km/h (risque de dérive).
N’oubliez pas qu’il existe un produit ombrageant pour chaque situation. Il est toutefois essentiel de bien définir la raison du besoin afin d’orienter adéquatement le choix du produit, le pourcentage d’ombrage ainsi que le moment d’application.
L’IQDHO, l’Institut québécois du développement de l’horticulture ornementale, est un centre d’expertise unique au Québec. Pour plus de détails sur l’institut, voici nos coordonnées : 3230 rue Sicotte, Bureau E-307 Saint-Hyacinthe, QC J2S 2M2 info@iqdho.com www.iqdho.com
• Utilisation des pesticides en milieu agricole pour l’obtention des certificats E1 ou E2 ou CD8
26 février - 9 h 00 à 16 h 30
Ce cours s’adresse aux exploitants agricoles qui achètent et utilisent des pesticides (herbicides, insecticides, fongicides).
Premier cours d’une série de deux, conçus pour permettre d’acquérir les connaissances nécessaires pour réussir l’examen qui mène à l’obtention des certificats du ministère de l’Environnement (MDDELCC) pour l’utilisation et l’application des pesticides en milieu agricole (pépinières, gazon).Date limite d’inscription : 19 février 2026
• Application de pesticides en bâtiment à des fins horticoles pour l’obtention du certificat E3 ou CD10
27 février - 9 h 00 à 16 h 30
Ce cours, le second d’une série de deux, d’adresse aux producteurs qui appliquent des pesticides dans les serres ou à l’intérieur d’un bâtiment.
Il est conçu pour permettre d’acquérir les connaissances nécessaires pour réussir l’examen qui mène à l’obtention des certificats du ministère de l’Environnement (MDDELCC).
Note: La réussite de l’examen du cours Utilisation des pesticides en milieu agricole est un prérequis pour obtenir le certificat E3. Date limite d’inscription : 20 février 2026
Ce délai d’une semaine est nécessaire pour faire parvenir les guides d’apprentissage et le corrigé des exercices avant la formation.


Les Éleveurs de porcs du Québec annoncent la création de deux nouvelles distinctions honorifiques : le Prix Jeannine-Bourque et le Prix GordonThomson. Décernés pour la toute première fois en juin 2026, ces distinctions rendront hommage à des éleveuses et des éleveurs dont l’influence aura contribué à forger un secteur porcin québécois prospère, pérenne et fier. La période de mise en candidature est maintenant ouverte.
« En lançant ces deux prix hommage, nous souhaitons reconnaître celles et ceux qui font avancer notre secteur, tout en nourrissant la fierté collective et en inspirant la relève. Ces distinctions s’inscrivent pleinement dans notre volonté d’affirmer le leadership des Éleveurs de porcs du Québec et de valoriser la profession », souligne Louis-Philippe Roy, président des Éleveurs de porcs du Québec.
Deux prix, deux héritages, une même vision
La vision des Éleveurs s’est construite grâce à des leaders d’exception qui ont
contribué à en faire une référence en innovation et mobilisation au service d’une profession porcine durable. C’est pour célébrer ces parcours et poursuivre la concrétisation de cette vision que sont nés les prix Jeannine-Bourque et Gordon-Thomson.
Le Prix Jeannine-Bourque vise ainsi à reconnaître et célébrer le leadership et l’excellence entrepreneuriale dans la filière porcine. Ce prix est inspiré du parcours de Jeannine Bourque, pionnière du secteur, membre fondatrice des Éleveurs et première femme élue au sein de l’organisation.
L’implication de Mme Bourque au conseil d’administration des Éleveurs était innovante à son époque, alors que seuls les hommes participaient à la vie démocratique de l’organisation.
Cette distinction vise à mettre en lumière des personnes qui se démarquent par leur vision, leur esprit d’innovation et leur capacité à faire évoluer les pratiques, tant sur la performance technique que de la gestion d’entreprise.
Le Prix Gordon-Thomson, nommé en l’honneur du premier président des
Éleveurs, souligne quant à lui un engagement syndical remarquable et des actions mobilisatrices ayant contribué de façon durable à la défense et à la promotion des intérêts collectifs des éleveurs et éleveuses.
C’est grâce à son engagement et à sa détermination à fédérer les éleveurs et éleveuses de porcs de partout au Québec que le secteur porcin peut aujourd’hui compter sur une organisation forte, stable et reconnue pour son leadership et sa crédibilité. Il reconnaît des parcours marqués par la solidarité et l’impact sur l’ensemble de la profession.
Un appel de candidatures ouvert à toute la communauté porcine Les personnes peuvent déposer leur candidature ou proposer une personne de leur milieu. Toutes les informations relatives aux critères d’admissibilité et au processus de sélection sont disponibles sur le site des Éleveurs de porcs du Québec.

La période de mise en candidature se déroule du 20 janvier au 31 mars 2026, à 23 h 59.
Les lauréat.e.s seront honoré.e.s lors du Gala du 60e anniversaire des Éleveurs de porcs du Québec, le 4 juin 2026, au Manège militaire Voltigeurs de Québec.


Chaque année, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, en collaboration avec ses partenaires, organise plus d’une centaine d’activités pour vous permettre d’enrichir vos connaissances!
Curieux de savoir ce que des entrepreneurs d’ici en pensent? Découvrez leurs témoignages!
« Grâce aux événements du MAPAQ, les nouveaux producteurs échangent avec ceux qui sont plus expérimentés. Ces maillages nous inspirent et nous font avancer plus rapidement. C’est une richesse. »
- Mélanie Éliane Marcoux et Gaétan Gilbert, propriétaires du Verger Le Gros Pierre
« Les webinaires du MAPAQ sont accessibles en ligne, ce qui me permet de les visionner autant de fois que je le souhaite et d’apprendre à mon rythme, selon mes disponibilités. »
- Francis Ménard, propriétaire de la Ferme C.F.M.
« Les journées à la ferme sont l’occasion d’échanger entre agriculteurs sur des sujets techniques et les défis que l’on gère au quotidien. Ces discussions sont toujours très enrichissantes. »
- Jean-François Ridel, copropriétaire de la Ferme Ridel
Vous souhaitez en apprendre plus sur différents sujets, échanger avec d’autres producteurs et poser vos questions à des spécialistes? Participez, vous aussi, aux différentes activités offertes.

Entreprises de petite taille, cette activité est pour vous! Le 11 mars prochain, participez à la Journée INPACQ commercialisation et marketing à SainteEulalie. Elle se tiendra sur le thème « Parlez aux bons clients, obtenez le bon prix, gagnez du temps! ». Ne manquez pas cette occasion d’améliorer votre approche commerciale!
Vous y découvrirez comment communiquer votre valeur au-delà du prix et atteindre efficacement votre clientèle, en plus d’obtenir des astuces concrètes pour optimiser votre commercialisation. Ce sera aussi le moment d’échanger avec des entrepreneurs comme vous. Cet investissement de quelques heures vous fera gagner du temps au quotidien.
Détails
• Quand : 11 mars 2026, de 13 h à 16 h 30
• Où : Centre Noé-Tourigny, salle Chagnon, 739, rue des Bouleaux, Sainte-Eulalie (Québec) G0Z 1E0
Programme en bref
13 h : Accueil
13 h 15 : Mot de bienvenue
13 h 25 : Quels sont les profils de mangeurs?
14 h : Facteurs clés de succès pour vendre au bon prix
15 h : Pause-réseautage
15 h 25 : Aller plus vite avec Goûtez-y! : ressources et outils
15 h 35 : Parole aux entrepreneurs : astuces pour améliorer votre efficacité
16 h 30 : Mot de la fin

Cette activité est organisée par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), Notre Centre-duQuébec, Goûtez-y! et la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec, en partenariat avec la Table des MRC Centre-du-Québec.
Pour en savoir plus et s’inscrire :

https://bit.ly/4jxvaMs


La 5e édition du Rendez-vous FADQ a été l’occasion de lancer l’année du 25e anniversaire de création de La Financière agricole (FADQ). Les présentations de trois conférenciers ont su illustrer l’essence même de l’organisation, soit un partenaire incontournable pour le secteur agricole et ancré dans les défis d’aujourd’hui et de demain.
Retour historique, revue des programmes et actions de la FDAQ, témoignages de même que perspectives d’avenir étaient à l’agenda de cet événement placé sous le thème Ensemble, pour une agriculture prospère et durable depuis 25 ans.
Ainsi, Lionel Levac, journaliste spécialisé en agriculture et en agroalimentaire, a retracé l’évolution historique des lignes d’affaires de la Financière au Québec.
De son côté, Philippe Gazé, directeur régional du centre de services de la FADQ de Saint-Hyacinthe, a transmis l’attachement qui l’anime dans ses fonctions, pour l’organisation et l’agriculture.
Quant à Jonathan Gadbois, copropriétaire de la Ferme Gadbois, il a présenté
les retombées concrètes de la FADQ dans le milieu agricole en racontant la réussite de son entreprise.
Si l’objectif du Rendez-vous était de renforcer la notoriété de la FADQ, la présence des principales fédérations agricoles a confirmé de nouveau sa pertinence auprès des producteurs et productrices agricoles de même que dans la réalisation de la Politique bioalimentaire gouvernementale.
De plus, les nombreuses questions ont démontré l’intérêt que ses partenaires entretiennent à son égard.
La participation d’importants acteurs du milieu agricole, dont Donald Martel, ministre du MAPAQ et ministre responsable de la région du Centre-du-Québec, et Martin Caron, président général de l’UPA, a également contribué au succès de l’événement.
La Financière agricole du Québec (FADQ) a pour mission de soutenir et de promouvoir, dans une perspective de développement durable, le développement du secteur agricole et agroalimentaire. Dans la poursuite de cette mission, l’organisation attache une importance particulière au développement du secteur primaire.

Jonathan Gadbois, copropriétaire de la Ferme Gadbois; Philippe Gazé, directeur régional, FADQ; Lionel Levac, journaliste; Martin Caron, président général de l’UPA; Donald Martel, ministre, MAPAQ; et Stéphane Labrie, président-directeur général de la FADQ. Photo : gracieuseté

