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Cahier agriculture

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L’AVENIR CULTIVER

Agriculture

La Ferme du Petit 6 construit sa première serre de maraîchage

Véronique Lemonde | La Pensée Lorsque des corvées se présentent, la Ferme du Petit 6 fait appel à des volontaires qui aident avec générosité la jeune ferme maraîchère. Photo gracieuseté

À l’aube de la saison de la culture des légumes et du retour des kiosques de produits frais, la Ferme du Petit 6 de Saint-Théodore-d’Acton termine la construction d’une première serre de maraîchage, après trois années d’opérations.

« Cela va nous assurer une plus longue saison et un rendement plus élevé de légumes, car avec une serre, nous avons le contrôle sur le climat. C’est un incontournable en culture maraîchère », estime Joëlle Gauthier, copropriétaire de la Ferme du Petit 6 avec son conjoint Jérôme Bresson. Pour une deuxième année, la ferme maraîchère offre également la possibilité de s’abonner à ses paniers de légumes biologiques. L’an passé, c’est 45 personnes et familles qui étaient inscrites à ses paniers, de même qu’à l’abonnement par carte prépayée. Cette dernière permet aux gens de venir au kiosque de la ferme au besoin dans l’été pour choisir les légumes qu’ils préfè-

rent. « Que ce soit avec les paniers, la carte prépayée ou en venant au kiosque, les gens qui consomment nos produits mangent de bons produits frais et biologiques, ce qui est

un gros plus dans leur alimentation. Nos produits, nous l’espérons toujours en tant que producteurs maraîchers, incitent les gens à mieux manger. Cependant, même en

étant dans un petit milieu, certaines personnes des environs ne connaissent pas encore notre entreprise, même après trois années. »

La Ferme du Petit 6 fait maintenant partie du Réseau Fermier(ère) de famille, un regroupement qui en est à sa 30e année d’existence. « Les abonnements par panier, cela reste pour nous une mise en marché que nous devons encore apprivoiser. Le Réseau nous aide donc dans ce sens », souligne Mme Gauthier.

En plus des légumes plus traditionnels que nous retrouvons dans les potagers, la ferme offre un bel éventail de produits plus nichés, que ce soit du bok choy, du kale, du pâtisson, de la sucrine et du chou rave.

Comme l’an passé, la boutique de la ferme fonctionnera de manière hybride. Du mardi au samedi, les clients pourront y faire leurs courses selon deux formules distinctes. Les mercredis et samedis seront dédiés à des mini-marchés, offrant un large choix de légumes frais et de produits provenant de fermes locales. Les autres jours de la semaine, à savoir le mardi, le jeudi et le vendredi, la boutique opérera en libre-service.

Agriculture

CLÔTURES ÉLECTRIQUES

Révisez les principes de base de l’entretien!

Zoom sur l’équipement indispensable dans une ferme d’agrément

Gérer une ferme d’agrément est beaucoup plus facile et plaisant quand on dispose du matériel adéquat. Si chaque exploitation a ses besoins précis, ces éléments s’avèrent utiles à tout coup :

• Une camionnette fiable : pour transporter des charges lourdes (ex. : nourriture pour animaux, matériaux de construction) et tracter de gros outils et des remorques.

• Un véhicule utilitaire ou tout-terrain : pour se déplacer entre les pâturages, rassembler le bétail, vérifier les clôtures,

transporter des outils ou des aliments et circuler dans les zones accidentées ou difficiles d’accès.

• Un tracteur compact : pour entretenir la propriété (équipez-le d’une fraise, d’un épandeur de fumier, d’une tondeuse, d’une lame arrière, etc.).

• Des outils à main : pour effectuer les réparations et mener à bien les projets quotidiens (songez aux scies, haches, marteaux, pinces, clés, perceuses, enfonce-pieux et compagnie).

• Des outils de jardinage : pour cultiver un jardin ou un potager florissant (râteau,

Les clôtures électriques constituent un moyen efficace de gérer le bétail et de protéger les cultures. Vous exploitez une ferme et possédez des clôtures électriques? Suivez ces quelques conseils d’entretien :

• Effectuez des inspections régulières : traquez les fils cassés ou affaissés, les poteaux desserrés ou inclinés, les isolateurs fissurés, etc., et retirez tout ce qui touche au fil et pourrait affaiblir la clôture.

Contrôlez la tension : utilisez un voltmètre pour vérifier que la clôture fournit la tension adéquate sur toute sa longueur. Une tension trop faible pourrait permettre aux animaux de passer à travers la clôture.

Gérez la végétation : mauvaises herbes, branches basses et compagnie peuvent détourner l’énergie de la clôture et en

réduire l’efficacité. Ainsi, taillez la végétation pour la dégager.

• Surveillez la source d’alimentation : selon le cas, positionnez vos panneaux solaires pour maximiser leur exposition au soleil et veillez à ce qu’ils restent dégagés, ou vérifiez le niveau de charge de vos batteries et remplacez-les au besoin. Si votre clôture est connectée au réseau principal, assurez-vous que tous les cordons, prises et fiches demeurent bien fixés et protégés.

• Portez attention aux changements saisonniers : le temps humide augmente les risques de court-circuit; un sol gelé ou sec réduit l’efficacité de la mise à la terre. Vérifiez régulièrement les piquets et ajoutezen si nécessaire.

Pour vous procurer le matériel requis pour l’entretien de vos clôtures, visitez votre détaillant d’équipement agricole local!

d’arrosage sont souvent indispensables).

• Une brouette : pour faciliter le transport de la terre ou du matériel de jardinage.

fournitures agricoles locaux tout l’équipement dont vous avez besoin pour exploiter votre ferme d’agrément.

Agriculture

Des thématiques bonifiées au Marché d’été de Sainte-Christine

L’organisme Le Levier alimentaire de Sainte-Christine a décidé de miser davantage sur des thématiques pour l’édition 2026 du Marché d’été. Celles-ci ont été décidées lors de son assemblée générale annuelle qui s’est tenue le 9 avril.

Le président de l’organisme et apiculteur Jean Beaulieu a expliqué que les visiteurs avaient bien apprécié l’ambiance l’an dernier et c’est pourquoi le conseil d’administration, qui est demeuré similaire, désire la bonifier davantage.

Le Marché d’été se déroulera les mercredis, du 24 juin au 26 août. Le 24 juin, le thème sera bien évidemment la SaintJean-Baptiste et un chansonnier sera au rendez-vous de 16 h à 19 h. Puis, le 8 juillet, le country sera à l’honneur alors qu’une enseignante et ses élèves offriront un cours de danse aux visiteurs qui voudront bien se prêter au jeu. Le 22 juillet, ce sera l’occasion de souligner le Noël des campeurs, alors que 5 août, le maïs sera à

l’honneur avec différentes garnitures. La semaine suivante, un Oktoberfest prendra le site d’assaut. « Nous voulons aussi qu’il y ait le plus possible de musique ou des chansonniers », a mentionné M. Beaulieu. À la demande des visiteurs, environ cinq à six tables de bistro seront ajoutées à proximité du camion de nourriture de rue et des producteurs pour leur permettre de manger au cœur de l’action.

La nouvelle venue sur le conseil d’administration, Brigitte Corbin, de la Serre René Robidoux à Sainte-Christine, productrice de raisins bleus, proposera d’ailleurs des barbotines, des popsicles et autres produits glacés faits de jus naturel.

Depuis l’an dernier, moment où Le Levier alimentaire a décidé de se concentrer seulement sur le Marché d’été, le conseil d’administration est composé de la coordonnatrice Éliane Bérubé, de Marie-Ève Joyal, de la Savonnerie Calendula, d’Acton Vale, de Félix-Antoine Caumartin, producteur de veau de la Ferme Retour à la terre, de Béthanie, et de Yvette Denis. Un poste est toujours à pourvoir.

Le Marché d’été de Sainte-Christine sera de retour les mercredis du 24 juin au 26 août avec différentes thématiques chaque semaine.

En 2025, le Marché d’été avait attiré 1784 visiteurs et, en moyenne, une vingtaine d’exposants étaient au rendez-vous chaque semaine. Les organisateurs espèrent au moins que le même nombre de personnes se

déplacent afin de créer une certaine fidélité. Le but reste toujours d’offrir des produits locaux de qualité, comme des fruits, des légumes, du miel et de la viande. Des artisans seront aussi de la partie.

Photo gracieuseté

Cultivez des légumes pour la communauté

Ce projet incite les gens à cultiver un rang de plus dans leur potager personnel afin de remettre au CBAV des légumes pour le dépannage alimentaire tout au long de la saison estivale. « Nous souhaitons surtout que les gens pensent à nous comme organisme, car très souvent, on fait un trop gros potager pour nos propres besoins. Alors, que ce soit de rajouter un rang à votre potager pour nous offrir des produits frais ou de nous remettre certains de vos surplus, l’aide est plus qu’appréciée », indique

Anouk H. Champigny, intervenante du volet alimentaire pour le CBAV.

Un rang, une cause a aussi pour objectif de conscientiser les gens au fait que les services d’aides alimentaires ont très peu accès à des produits frais. « En dépannage alimentaire, nous remettons souvent aux gens des produits ultra transformés, ce qui a pour effet de stigmatiser encore plus les personnes défavorisées. Aussi, dans les écoles primaires, plusieurs produits trop transformés ou contenant des allergènes sont interdits,

donc les jeunes ont parfois peu d’options pour leurs lunchs. Des légumes, des fruits, c’est du vivant et c’est excellent pour la santé », rajoute Mme H. Champigny.

Le CBAV fait aussi appel aux producteurs maraîchers qui ont des plants en surplus qui pourraient aussi être remis lors de dépannages alimentaires. Par exemple, un plant de tomate sur un balcon devient un plus dans l’environnement d’une personne qui vit des problèmes financiers.

Encourager l’entraide

Les denrées fraîches peuvent être déposées directement au CBAV durant les heures d’ouverture, mais également par le biais du frigo communautaire accessible en tout temps à l’extérieur du bâtiment de l’organisme.

« Plusieurs personnes l’utilisent en sécurité alimentaire et c’est donc souvent nous qui le remplissons pour les gens. C’est moins ancré dans l’esprit des gens de venir y porter des denrées. Nous souhaitons encourager l’entraide avec ce frigo et que de plus en plus de Valois viennent l’approvisionner. »

En 2025, plus de 1450 dépannages alimentaires ont été demandés au CBAV, des chiffres qui sont désormais beaucoup plus élevés un an plus tard.

« Cette année, nous ne sommes qu’en avril et déjà, nous avons dépassé le chiffre de toute l’année 2025. Nous avons atteint un point de rupture important dans les besoins en sécurité alimentaire. Plusieurs personnes ont faim et demandent nos services », conclut Anouk H. Champigny.

Véronique Lemonde | La Pensée
Photo Pexels

Racine, les marchés ont la belle part! Agriculture

5 faits à connaître sur la culture hydroponique

La culture hydroponique, aussi appelée « hydroponie », est un moyen efficace de cultiver des végétaux. Voici ce qu’il faut savoir sur le sujet!

1. Aucune terre n’est utilisée

Contrairement aux cultures classiques, la culture hydroponique ne requiert pas de terre. Les végétaux poussent plutôt dans ce qu’on appelle un substrat neutre. Celui-ci peut être du sable, de la fibre de coco, du gravier, de la pierre ponce, etc.

2. Il faut arroser souvent

Pour obtenir des plantes en santé, on ajoute au substrat une solution nutritive (un type d’engrais à base d’azote, de phosphore et de potassium) ainsi que de l’eau. Il faut irriguer souvent les végétaux, soit plusieurs fois par jour. Pour cette raison, la plupart des producteurs installent des systèmes d’arrosage automatisés. Bon à savoir : la même eau peut être réutilisée à plusieurs reprises!

3. Les risques de maladies sont réduits

Parce que les substrats employés pour l’hydroponie sont stériles, c’est-à-dire

exempts de microorganismes, les maladies bactériennes ou les champignons sont très rares.

4. Les pesticides ne sont pas requis

Comme l’environnement est parfaitement contrôlé dans une culture hydroponique, il n’est pas nécessaire d’employer des pesticides. Cela donne des produits plus sains.

5. C’est une option écologique

Forte d’une faible empreinte carbone, l’hydroponie en serre peut s’effectuer partout, y compris en milieu urbain. Au Québec, l’agriculture hydroponique verticale gagne en popularité et permet de cultiver, entre autres, de la laitue, du chou et des fines herbes.

Envie de tenter l’expérience de l’hydroponie à la maison? Visitez les détaillants d’équipements et de produits de jardinage spécialisés de votre région!

À

Juste avant que le Marché Locavore de Racine recommence avec ses dates estivales, plusieurs marchés spéciaux se sont tenus dans la Municipalité grâce à l’entreprise Les Cochons tout ronds. Après des marchés spéciaux pour la Saint-Valentin et le temps des sucres, un dernier marché chez Les Cochons tout ronds aura lieu le 9 mai à l’occasion de la fête des Mères. Les gens pourront y dénicher tout ce qu’il faut pour cuisiner et célébrer les mamans, soit des produits simples et confectionnés dans les environs de Racine. La saison régulière 2026 du Marché Locavore se déroulera du 30 mai au 31 octobre, tous les samedis, de 9 h à 13 h, au 154, route 222. V.L. Photo tirée de Facebook

Agriculture

DOMAINE DU CAP

La belle expansion d’un transformateur alimentaire valois

Reconnue pour ses produits de l’érable variés, l’entreprise valoise du Domaine du Cap a pourtant plus d’une corde à son arc. À la suite de sa décision de cesser ses activités viticoles, en 2024, une belle opportunité d’affaires s’est présentée pour le producteur agroalimentaire avec des accents italiens.

Le Domaine du Cap a ainsi pu faire l’acquiMaestro Pasta, un kiosque-boutique situé au Marché de Drummondville, alors que les propriétaires de la petite entreprise productrice de pâtes fraîches et de sauces prenaient leur retraite. « C’est vraiment un hasard qui s’est présenté à nous puisque nous nous rendions déjà au Marché de Drummondville avec nos produits l’été. Une personne nous a alors parlé de ce kiosque

qui était à vendre et, tout de suite, j’ai eu un coup de cœur pour l’esprit de leur entreprise, le côté entreprise familiale et le côté transformation alimentaire de produits aux accents italiens. Nous avons donc pris la décision d’acquérir le kiosque, mais aussi leur inventaire, leurs recettes et leur savoirfaire en mai 2024 », explique le copropriétaire Nicolas Baron.

S’intégrant facilement à leur plan d’affaires où l’acériculture – la passion de sa conjointe Zoé Bisaillon – côtoie la transformation alimentaire, l’acquisition de Maestro Pasta a permis au Domaine du Cap d’intégrer encore plus de leurs produits sur le marché et de prendre la voie que M. Baron souhaitait en mettant de l’avant la transformation agroalimentaire.

« Nous avons dû trouver notre rythme làdedans et notre logistique, mais cela nous permet vraiment de centrer notre entreprise autour de la production de nourriture en y intégrant nos produits bruts comme le sirop d’érable. »

Ainsi, le Domaine du Cap a pu peaufiner et perfectionner les produits de la gamme Maestro Pasta en y intégrant de nouveaux procédés et de nouvelles recettes, que ce soit des raviolis gourmets avec des produits de saison, des sauces pour pâtes maintenant pasteurisées et des cannellonis faits main. Aussi, avec des produits locaux comme les merguez d’agneau des Trouvailles gourmandes des Canton, le Domaine du Cap a créé des cannellonis et des raviolis au goût inédit, tandis que des viandes de l’entreprise Porc du Roy, à

Danville, lui permettent de confectionner des saucissons séchés dans la pure tradition italienne.

En plus de tous ces produits, Nicolas Baron s’est découvert une nouvelle passion pour la confection de pizzas au four à bois en argile, un produit que les gens ont pu apprécier et découvrir récemment. « C’était un peu un rêve de confectionner des pizzas de style romain et traditionnel. J’adore cela! Je fais des pizzas romaines, mais aussi des pizzas Margherita, au jambon braisé, au salami mozzarella, etc. »

Deux lieux à visiter

Pour vendre ses produits, l’entreprise se concentre principalement sur sa boutique à la ferme et sur son kiosque du Marché de Drummondville, dans les deux cas, les vendredis et les samedis de 10 h à 16 h.

L’ensemble des produits de l’érable se retrouvent surtout directement à la boutique à Acton Vale, qui compte aussi les sauces, les pâtes fraîches et les pizzas de l’entreprise. Au Marché de Drummondville, les visiteurs retrouvent certains produits de l’érable plus nichés du Domaine du Cap, question de ne pas nuire au producteur acéricole qui se retrouve aussi à ce marché depuis longtemps.

« Nous essayons de nous garder du temps en famille, c’est primordial. C’est pourquoi nous avons aussi notre boutique en ligne qui se garnit de plus en plus de nos produits et pourquoi nous avons acquis un nouveau véhicule réfrigéré pour les livraisons », conclut Nicolas Baron.

Pourquoi l’analyse du sol est importante en agriculture?

Un sol en santé est la base d’une exploitation agricole prospère. En examinant les facteurs clés de la qualité du sol (niveaux de nutriments, pH, matière organique, texture, etc.), l’analyse permet de savoir si celui-ci contient assez de nutriments ou s’il souffre de carences ou de déséquilibres.

Améliorer le rendement des cultures

L’analyse du sol permet de doser les engrais et les amendements selon les besoins réels des cultures, ce qui augmente la santé et le rendement des plantes.

Économiser argent et ressources

Une trop grande utilisation d’engrais entraîne un surcoût et peut perturber la biologie du sol ou endommager les cultures. Une application insuffisante peut limiter la production. L’analyse du sol permet de trouver le juste équilibre!

Protéger les sols et l’environnement

En indiquant précisément les besoins des terres, l’analyse du sol évite que des excès de nutriments se retrouvent dans les eaux souterraines ou les cours d’eau voisins, ce qui contribue à préserver la qualité de l’eau et la santé des sols à long terme.

L’analyse des sols élimine les approximations et permet d’optimiser la rotation des cultures, l’utilisation du fumier et la gestion globale des sols.

Nicolas Baron, du Domaine du Cap, s’est découvert une passion pour la confection de pizzas. Photo gracieuseté

Agriculture

Incubateurs et motels agricoles : des modèles d’accès à la terre intéressants

Encore souvent méconnus, les incubateurs agricoles et les motels agricoles constituent pourtant d’excellents canaux pour la relève. Pierre Olivier Ouimet,chercheur-chargé de projet au Centre d’innovation sociale en agriculture (CISA), apporte des précisions sur le mode d’opération de ces entités, sur leur potentiel de même que sur leurs besoins.

Quelques mots sur l’importance de la relève agricole pour le CISA?

Pierre Olivier Ouimet : Le soutien à l’établissement est un champ de recherche très important pour le CISA. Une de mes collègues, Catherine Théberge, s’y intéresse aussi beaucoup. De mon côté, je m’intéresse particulièrement aux concepts d’incubateur et de motel agricoles. On voit un changement du profil de la relève. On voit de plus en plus de gens issus d’un milieu urbain se lancer dans une entreprise agricole. Cela dit, on trouve une grande place pour la relève, la jeunesse, au sein de notre organisation et de nos projets. Pour rappel, le CISA est associé au programme Gestion et technologies

d’entreprise agricole (GTEA) du Cégep de Victoriaville et attaché à l’Institut national d’agriculture biologique (INAB).

Un rappel du principe d’un incubateur agricole?

P.O.O. : Un incubateur d’entreprise agricole, c’est un service pour soutenir les aspirants agriculteurs qui sont souvent non originaires du milieu agricole. Il offre la possibilité d’expérimenter un projet en conditions réelles. On met à leur disposition, selon l’incubateur, des moyens de production, une terre, de la machinerie et des services d’accompagnement. C’est temporaire, mais ça dure au minimum une année de production. La définition commune d’un incubateur est d’offrir un espace, des ressources et des services professionnels d’accompagnement permettant à des personnes ayant terminé leur formation académique de développer un projet avant l’établissement à long terme et de gagner en autonomie.

Combien de temps un projet est-il incubé avant d’être déclaré viable ou non?

P.O.O. : Il faut savoir qu’au Québec, les incubateurs peuvent être portés par différentes

instances : Municipalité, MRC, institution d’enseignement, OBNL, etc. Dans tous les cas, chaque projet est associé à un réseau de partenaires, question d’assurer le réseautage et les services d’accompagnement, de formation et de mentorat. L’incubation, d’une durée minimale de 12 mois, dure souvent de trois à cinq ans. À terme, selon l’incubateur, plusieurs options sont possibles, notamment l’installation sur une autre terre ou rester au même endroit afin de poursuivre le développement de l’entreprise.

C’est à ce moment que le modèle de motel agricole devient intéressant.

P.O.O. : Ce modèle est plus récent au Québec. Le CISA mène d’ailleurs actuellement un projet de recherche-action sur les « motels agricoles » en collaboration avec différentes instances, dont les conclusions seront publiées sous peu. La définition commune du motel agricole est qu’il rend accessibles les moyens de production (terre, équipements et infrastructures mutualisés, achats groupés) à la relève pour s’établir sur un horizon à long terme. Le motel agricole n’offre toutefois pas d’accompagnement ni de services professionnels aux entreprises installées, mais permet de développer une crédibilité financière qui aide lors de la recherche de financement, notamment pour l’achat d’une terre.

Le CISA recense actuellement combien d’incubateurs agricoles en activité et en développement?

P.O.O. : Un peu plus d’une dizaine. Un incubateur est présentement en phase de développement dans le Haut-Richelieu

Des détails sur la procédure, sur le processus visant à en développer un?

P.O.O. : Le Réseau Racines planche actuellement sur la conception d’un guide de démarrage et d’opération d’un incubateur agricole, qui devrait être publié d’ici le mois de juin. Par ailleurs, le CISA travaille

sur un outil numérique qui sera intégré au site Internet du CISA et qui permettra aux instances désirant développer un motel agricole de tout savoir sur les apprentissages et les enjeux : recrutement, gouvernance, etc.

DES

RACINES QUI PORTENT FRUIT

Le CISA a créé le Réseau Racines pour instaurer un lien entre les différents incubateurs québécois. Quelles observations peut-on tirer de ce réseau?

P.O.O. : Il est difficile pour l’instant de qualifier ou de quantifier exactement les données puisque tout ça est encore assez nouveau. Ça reste à documenter. On peut toutefois mentionner que le réseau contribue à soutenir l’accès à la terre sans grands coûts d’investissement pour la relève. Un premier rassemblement des incubateurs a été tenu en 2018 avec l’objectif de réseauter. L’impact de cet événement ayant été jugé très significatif, il a été décidé de créer un véritable réseau.

En vertu d’un cadre de recherche financée par le Conseil de recherche en sciences humaines et le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE), le Réseau Racines est devenu une réalité. Cela dit, le transfert de connaissances entre les membres plus anciens et les nouveaux est très précieux. Avec un réseau, on peut confirmer ou infirmer certaines idées. C’est très proactif et ça brise l’isolement.

Quel en est l’impact pour l’objectif d’autonomie alimentaire?

P.O.O. : Ça se joue davantage au niveau local. Un incubateur ou un motel peut cibler un secteur et offrir des produits qui manquent dans ce système d’approvisionnement alimentaire local, et ainsi répondre à une demande qui s’inscrit dans l’objectif d’autonomie alimentaire. De plus, les incubateurs s’inscrivent dans le besoin de renouveler la population agricole québécoise qui est de plus en plus vieillissante.

Yves Rivard | La Pensée
L’Avant-Champ, membre du Réseau Racines offre à la fois des espaces-tests et des services de motel agricole à Boisbriand. Photo Valérie Guerriat

Agriculture

Cette année, ajoutez des fruits à votre potager!

Que diriez-vous de cueillir des fruits frais directement dans votre jardin pour combler vos fringales estivales? Si l’idée vous séduit, voici quelques variétés à explorer!

Bleuets

En plus d’être délicieux et bons pour la santé, les bleuets attirent une foule de pollinisateurs utiles au jardin. Installez-les en plein soleil et à l’abri

du vent dans un sol très acide et bien drainé, et préparez-vous à vous régaler!

Camerises

Récoltées plus tôt que les fraises, ces baies qui ne craignent pas le froid et dont le goût rappelle à la fois les framboises et les bleuets ont tout pour plaire. Pour obtenir des fruits, il vous faut au moins deux camérisiers, plantés plein soleil et espacés de près d’un mètre.

Cantaloups

Bien qu’ils soient plus frileux, ces melons peuvent s’épanouir dans les endroits ensoleillés à l’abri du vent. Attendez que les nuits se réchauffent pour les transplanter et veillez à ce que le sol demeure humide. Attention : ils ont besoin d’espace!

Fraises

Ces douceurs sucrées poussent aisément dans la plupart des terres à jardin, mais surtout dans les sols sablonneux. Selon les variétés, elles se plaisent en plein soleil ou à la miombre. Pour avoir une belle récolte, assurez-vous qu’elles ne manquent jamais d’eau et désherbez régulièrement.

Niveler son terrain, ça sert à quoi?

Vous êtes propriétaire d’un terrain ou êtes sur le point d’en acheter un? Ne sous-estimez pas l’importance de procéder à son nivellement, car cela pourrait vous éviter bien des ennuis. Voici pourquoi!

Se protéger des dégâts de la pluie

On aime la pluie lorsqu’elle abreuve la pelouse et les fleurs… mais pas quand elle s’infiltre dans nos fondations! Le principe du nivellement consiste à créer une pente dans le terrain dont le sommet se situe près de votre demeure et qui descend progressivement jusqu’à la limite de votre propriété. Sous l’effet de la gravité, l’eau suit l’inclinaison du sol qui se draine. À l’inverse, une pente négative (dirigée vers la maison) ou des creux sur le terrain peuvent provoquer une accumulation d’eau et donc des infiltrations dans le sous-sol. Les dommages potentiels peu-

vent compromettre l’intégrité de votre habitation, sans parler du stress vécu et de la hausse de votre prime d’assurances si vous devez réclamer!

Faire appel à des professionnels

Si vous remarquez la présence de flaques d’eau sur votre pelouse après la pluie ou que votre sous-sol est anormalement humide, il se pourrait qu’un mauvais nivellement soit en cause. Et puisque le nivellement est un travail technique plutôt difficile, retenir les services de professionnels est un choix sensé.

L’ajout de terre pour corriger la pente, le bouchage des trous, le creusage de tranchées et la pose de drains sont toutes des tâches qui, une fois réalisées adéquatement, protégeront votre maison. Pas de temps à perdre : faites appel à des experts en aménagement paysager dès aujourd’hui!

Framboises beaucoup de soleil ainsi que d’un sol riche

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