Après 30 ans de Défi Gérard-Côté, nous célébrons bien
plus qu’une course : une véritable histoire de communauté, de dépassement et de passion.
Merci à tous les coureurs, marcheurs, bénévoles et partenaires qui ont contribué à ces souvenirs inoubliables. Votre énergie et votre engagement ont fait grandir cet événement emblématique. Ensemble, continuons à inspirer les jeunes, à rassembler les familles et à faire vivre la magie du Défi Gérard-Côté pour les années à venir.
Je m’appelle Julien Pinsonneault, président du Club athlétique de Saint-Hyacinthe. Avec près de 60 ans d’histoire, notre club a vu grandir des générations de passionnés. Le Défi Gérard-Côté est devenu un rendez-vous incontournable pour les Maskoutains, créant souvenirs et succès depuis de nombreuses années. C’est avec enthousiasme et engagement que notre comité organisateur, entièrement bénévole, met tout en œuvre pour offrir cette expérience unique.
Merci à tous ceux et celles qui ont soutenu le Défi Gérard-Côté et qui continueront de le faire, permettant à cette tradition sportive de se poursuivre et de rassembler petits et grands. Des gestes concrets, des retombées durables Votre contribution permet de transformer concrètement la vie des jeunes et de la communauté :
- Réalisation du cross-country scolaire : couverture des frais de transport en autobus pour permettre à tous les élèves de participer et des frais entourant l’organisation.
- Soutien aux courses partagées de Saint-Hyacinthe : encourager l’inclusion et la participation de personnes à mobilité réduite.
Saint-Hyacinthe, une ville en mouvement
- Accompagnement des écoles moins biens nanties : financement des inscriptions à nos évé nements pour garantir l’accès à tous.
- Organisation du Relais 2 heures : permettre la tenue de cet événement rassembleur et motivant pour tous.
- Aide aux jeunes moins fortunés et aux personnes aux prises avec des limitations physiques/de santé : prise en charge des frais d’inscription au club pour favoriser leur engagement sportif.
- Maintien du Défi Gérard-Côté : assurer la pérennité de cet événement emblématique qui mobilise la communauté.
- Soutenir l’aide bénévole (groupes communautaires) : soutenir la communauté en échangeant un montant forfaitaire contre leur service lors de nos événements.
En soutenant notre organisation, vous contribuez à l’accessibilité, à l’inclusion et au développement du sport chez les jeunes, tout en renforçant l’esprit communautaire à Saint-Hyacinthe.
Depuis près d’un siècle, la course à pied fait vibrer Saint-Hyacinthe. Tout commence en 1931, lorsque le spectaculaire Marathon à relais Peter Dawson — une épreuve de 800 km courue en duo — traverse la ville. Le passage des athlètes marque les esprits. À peine ont-ils repris la route que, derrière eux, plusieurs jeunes Maskoutains rêvent déjà de suivre leurs traces. Parmi ces aspirants coureurs se trouve un certain Gérard Côté. Inspiré par ce moment fondateur, il deviendra l’une des figures les plus marquantes de l’histoire sportive locale. Aujourd’hui, son nom résonne encore à travers le Défi Gérard-Côté, qui en est déjà à sa 30e édition.
Page couverture du programme du Marathon à relais Peter Dawson de 1931.
Photo : Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH395 Lucille Wilson.
Julien Pinsonneault, président du Club athlétique de Saint-Hyacinthe, heureux de souligner le 30e anniversaire du Défi Gérard-Côté.
Photo : François Larivière.
L’Association des coureurs amateurs de Saint-Hyacinthe
À Saint-Hyacinthe, un premier groupe de douze coureurs passionnés se forme en 1933 et demeure actif jusqu’en 1935. Ensemble, ils tracent les premiers jalons de la course à pied locale. En plus d’organiser des épreuves de 40 km, ce noyau anime le parc Laframboise avec une série de compétitions. Par exemple, à l’été 1934, on y présente des courses de 1,6 km, 3,2 km et 16 km, auxquelles s’ajoute une épreuve de 4,8 km spécialement destinée aux jeunes filles. Une programmation variée, audacieuse pour l’époque, qui témoigne déjà de l’élan et de l’ouverture de ce premier regroupement.
Le Club athlétique de Saint-Hyacinthe
Au cours des années 1960, l’activité physique s’impose peu à peu comme un véritable outil de santé publique, dépassant les sports traditionnels comme le hockey ou le baseball. Dans ce contexte en pleine évolution, René St-Germain, professeur à Saint-Hugues, initie en 1968 un groupe de jeunes à l’athlétisme. Ce premier noyau jette les bases de ce qui deviendra le Club athlétique de Saint-Hyacinthe.
L’année suivante, sa rencontre avec l’éducateur physique Normand Ménard donne un nouvel élan au projet. Ensemble, ils structurent le club et lancent en 1970 le tout premier Relais 2 heures, un événement appelé à devenir une tradition maskoutaine.
L’annonce, puis la tenue des Jeux olympiques de Montréal en 1976, amplifient l’engouement pour la course sur route. Le club attire alors de plus en plus d’adultes. En 1979, lors du premier Marathon de Montréal, près d’une trentaine de coureurs y participent fièrement sous les couleurs du Club athlétique de Saint Hyacinthe.
Le 8 novembre 1979, le Club obtient officiellement ses lettres patentes. Depuis, il poursuit sa mission de promotion de la santé par l’activité physique en organisant des événements phares comme le Relais 2 heures et le Défi Gérard Côté.
Normand
Ménard
Normand Ménard, né en 1938, incarne l’âme du Club athlétique. Éducateur physique de vocation, entraîneur dévoué et athlète accompli — coureur, skieur et patineur —, il a allumé la flamme du sport chez des centaines de jeunes. Cofondateur du légendaire Relais 2 heures, de la Classique Maskou et du Défi Gérard Côté, il reste une figure fondatrice du sport maskoutain.
Normand Ménard lors d’une épreuve de course à pied dans les années 1980.
Photo : Collection Normand Ménard.
Au cœur du Relais 2 heures, les coureurs enchaînent les relais dans une démonstration d’énergie, de maîtrise et d’endurance collective. Photo : Gracieuseté.
La Classique Maskou (1980-1992)
En août 1980, le Club athlétique de Saint-Hyacinthe lance la première Classique Maskou à la polyvalente Hyacinthe-Delorme, avec des épreuves de 5 km et 15 km. Malgré des frais d’inscription modestes pour l’époque — 2 $ en pré-inscription et 4 $ sur place —, l’événement attire 170 participants.
Dès 1981, la Classique rejoint le circuit provincial de Loto Québec, ce qui lui apporte un soutien financier et logistique. La participation grimpe à 354 coureurs, puis à 654 en 1982. Le 15 km devient l’épreuve phare, et le niveau est tel qu’en 1983, 73 coureurs franchissent la distance sous les soixante minutes.
En 1986, Loto Québec réduit son circuit et la Classique est retirée. Le Club réagit en déplaçant l’événement en avril, en misant sur la participation des élèves du primaire et en remplaçant le 15 km par un 10 km. Cette stratégie porte ses fruits : en 1990, près de 1 400 coureurs prennent le départ, dont plusieurs centaines de jeunes.
Puis, la participation adulte s’effondre, reflet d’un essoufflement général de la course sur route et d’un engouement pour le vélo. La Classique Maskou sera finalement tenue une dernière fois en 1992.
Le Défi Gérard-Côté
À la suite du décès de Gérard Côté en 1993, des membres du Club athlétique proposent de créer une course en hommage au champion maskoutain. L’idée est adoptée et, le 1er mai 1994, 120 coureurs prennent le départ du premier Défi Gérard-Côté. Pour attirer davantage de participants, le Club multiplie les initiatives : en 1996, il lance la coupe Gérard-Côté pour les jeunes de 18 ans et moins, ajoute une course de 1 km pour les 12 ans et moins, ainsi qu’un 5 km en patins à roues alignées.
Si la participation adulte demeure modeste au début, le Défi scolaire, lui, connaît une ascension fulgurante. En 2000, l’idée d’offrir une médaille à chaque élève attire plus de 600 jeunes, puis 800 l’année suivante, et autour de 1000 lors des éditions subséquentes.
En 2005, une épreuve de 15 km est ajoutée pour diversifier l’événement. Après un passage à l’ITA en 2009 et 2010, le Défi revient à la polyvalente Hyacinthe‑Delorme. En 2013, plus de 1400 coureurs participent au 20e Défi, qui accueille le Championnat canadien des Maîtres sur 10 km.
La popularité du Défi continue de croître durant les années 2010. En 2018, on compte 1569 coureurs adultes et 900 jeunes. Après une pause forcée de 2020 à 2022 en raison de la pandémie, l’événement revient en force et devient une activité incontournable pour les familles maskoutaines. Le Défi rassemble plus de 3800 participants lors de la dernière édition en 2025.
Sydney Adams et Julien Pinsonneault, vainqueurs du 1,6 km, entourés de Marcel Trépanier, coordonnateur, Émilien Pelletier, député provincial, Marie-Claude Morin, députée fédérale, et André Brochu, président d’honneur du Défi 2012.
Photo : Collection Paul Foisy.
Les coureurs attendent impatiemment le départ lors d’une épreuve de la Classique Maskou en 1982. Photo : Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH548 Raymond Bélanger, photographe.
2800 jeunes en pleine action lors du Défi Gérard-Côté 2025, illustrant l’énergie et la relève sportive. Photo : Gracieuseté.
HOMMAGE À GÉRARD CÔTÉ, HOMME DE
VISION, HOMME D’ACTION
Né à Saint-Barnabé-Sud en 1913, Gérard Côté entreprend sa carrière de coureur en 1931. Il ne tarde pas à se démarquer, d’abord sur la scène locale, puis à l’échelle régionale.
Photo : Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH085 Studio B.J. Hébert.
Fier de sa victoire à Boston en 1940, Gérard Côté répète l’exploit en 1943, 1944 et 1948. Combinées à ses triomphes à Yonkers en 1943 et 1946, ses performances lui valent une immense renommée au Québec comme au Canada. À l’été 1948, il fait la une du magazine Sports et loisirs. Pas mal pour un coureur!
Photo : Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH627 Gérard Côté.
En 1950, Gérard Côté présente le tout premier Marathon de SaintHyacinthe, alors une course de 16 km. À partir de 1957, l’épreuve adopte la distance officielle du marathon, soit 42,2 km, et conservera ce format jusqu’en 1967. Le Marathon de Saint-Hyacinthe sera finalement présenté une dernière fois en 1975. Pendant de nombreuses années, il demeure l’une des rares courses organisées au Québec, aux côtés de la célèbre course du parc La Fontaine à Montréal.
Photo : Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH627 Gérard Côté.
Gérard Côté remporte son premier marathon à Montréal en 1934. Quelques années plus tard, il s’impose parmi l’élite nord-américaine en décrochant, de 1936 à 1939, quatre médailles d’argent consécutives au championnat américain de Yonkers. En 1940, il franchit enfin un cap majeur : il triomphe au prestigieux marathon de Boston (photo), puis enchaîne avec une victoire à Yonkers.
Photo : Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH627 Gérard Côté.
En 1948, Gérard Côté devient le premier Maskoutain à participer aux Jeux olympiques. Fort de ses victoires à Boston, Los Angeles et Hamilton — où se tient la sélection canadienne —, il aborde l’épreuve du marathon avec de grandes ambitions. Mais une blessure survient en cours de route. Souffrant, il parvient tout de même à franchir la ligne d’arrivée en 17e position. Déçu, il confiera plus tard qu’il aurait volontiers échangé l’une de ses victoires à Boston contre une médaille olympique.
Photo : Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH627 Gérard Côté.
En 1976, à l’occasion du relais de la flamme olympique des Jeux de Montréal, Gérard Côté reçoit un honneur d’une grande portée symbolique. On le choisit pour allumer la vasque du mont Royal, où la flamme reposera la veille de l’ouverture officielle des Jeux. Ce geste, empreint de respect et de reconnaissance, souligne la place exceptionnelle qu’il occupe dans l’histoire sportive du Québec. On le voit ici aux côtés de Grégoire Girard, maire de Saint-Hyacinthe en 1976.
Photo : Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH627 Gérard Côté.