N°1- 2₏ CultureL est une publication de l'association Tache d'encre, Impression : SergentPapers
www.culturel-magazine.fr
A
l'heure où internet supplante tous les médias papier, où la culture se voit plonger dans les doutes d'une crise économique et la jeunesse être la couche sociale la plus touchée par le manque d'emploi, quel avenir peut encore avoir un magazine tourné vers la création artistique chez les jeunes?
Nous aussi, nous nous sommes posés cette question. Pourtant, nous avons fait le pari de réaliser cette édition, surement par fougue, mais aussi par un besoin d'expression, de revendication. Car aujourd'hui la presse comme la création artistique sont réservés au monde « sérieux » et « responsable » des « professionnels de la profession ». Les étudiants d'aujourd'hui n'ont pas accès à cette parole, pourtant ce sont bien eux qui seront les designers, artistes et écrivains de demain. C'est contre ce manque de crédibilité et d'attention que nous avons fait de CultureL une galerie d'exposition au service des jeunes, une plateforme de diffusion qui a pour but de promouvoir les talents des étudiants et lycéens qui n'ont pas les moyens de partager leurs travaux. Notre objectif n'est pas de faire la révolution contre le monde professionnel, mais de lui donner des raisons de croire en nous. Ce témoignage d'une culture en effervescence qui ne demande qu'à être entendue, nous voulons qu'il soit la preuve que la jeunesse porte aussi des idées et des compétences qui méritent l'attention de tous. Finalement nous vous retournons la question, quel avenir êtes vous prêts à offrir aux jeunes ? Par Hugo Serraz et François-Xavier Jamin (chefs de projet)
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ILLUSTRATION
AVEC DES CRAIES DE TOUTES LES COULEURS"
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Prévert
Adèle Verlinden étudie en DMA illustration (diplôme des métiers d'art) à Estienne à l'issue d'une année de MANAA (remise à niveau en arts appliqués dans la même école). La couleur est pour moi quelque chose de primordial, qui touche à l'émotion, et qui se suffit à elle-même : pour moi, une toile abstraite peut très bien raconter une histoire. Cette histoire, je me l'imagine à partir des formes que je distingue et de l'émotion que je ressens alors. Comme un tableau, une image peut se suffire à elle-même, jouer sur le non dit. Elle laisse le lecteur parcourir les décors et les personnages, s'imaginer le déroulement de la scène qui prend place sous ses yeux. Chacun peut y voir, comme dans une tache de couleur, l'histoire qu'il veut se raconter. C'est aussi pourquoi les personnages, qu'ils soient humain, chat ou oiseau, ont une grande importance pour moi : en plus de donner une direction à mes expérimentations sur la couleur et la matière, ils portent en eux la dimension narrative de l'image.
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www.globule-ta-bille.blogspot.com
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ILLUSTRATION
ABSURDE ! Maxime Sabourin est en 1ère année de DMA Illustration à l'école Estienne où il a fait sa MANAA, après un bac S passé en Vendée. Je suis passionné de bande-dessinée depuis tout petit. C'est elle qui m'a donné envie d'apprendre à raconter des histoires par le dessin. Ce qui m'intéresse dans l'illustration est donc naturellement la narration, la mise en scène et le fait de créer des univers. Lorsque j'imagine une planche de BD j'appréhende l'action en la découpant en cases, je décortique le temps pour le répartir sur la page. C'est la partie du travail la plus intéressante; aborder la question des cadrages, des angles de vue dans les cases pour que le déroulement de l'action soit clair, et dans l'ensemble de la page pour que la lecture soit fluide. Tout comme le cinéma nous apporte la frénésie du mouvement de caméra, le papier suscite le voyage du regard sur l'espace de la page. La lecture rejoint le déroulement de la pellicule, en y apportant une dimension nouvelle, celle de la juxtaposition de différents moments dans un ensemble; la page. Ce qui m'intéressait dans ce travail c'est la liberté que nous offrait l'illustration de l'absurde. Je me suis aperçu que notre image devait raconter autre chose que le texte fournis par le sujet, qu'elle devait porter sa propre histoire, un élargissement plutôt qu’une explication. L'absurdité et le mystère qui résident dans le texte sont soutenus dans l'association inattendue avec son image.
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www.extraneusillustrations.blogspot.com
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ILLUSTRATION
PORTRAITS Cécile Bidault originaire de Melun est aujourd'hui en MANAA à Estienne. Elle a participé à plusieurs reprises au concours de la bd scolaire d'Angoulême, dont elle est revenue primée en 2010, 2011 2012 rubrique graphisme. C'est assez difficile pour moi de parler de ma pratique du dessin. Je n'ai pas assez de recul pour expliquer ma manière de dessiner actuelle, cependant je sais pourquoi la feuille m'attire autant. Ce qui m'intrigue, c'est l'idée de tout pouvoir créer. Sur un papier blanc je peux faire apparaître toutes les choses qui m'entourent (...) et toutes celles que je ne pourrais jamais rencontrer. Le dessin me permet de recréer notre univers, d'y ajouter ma vision des choses, mes sensations. Même si je pratique beaucoup la bande dessinée, j'ai aussi voulu m'orienter vers la peinture, sur plus grand format. Le personnage y reste l’élément central et le point de départ de mes histoires. Dans ce que je fais, un personnage est toujours synonyme de mouvement. Mon objectif est de transmettre cette sensation aux spectateurs, qu'ils l'imaginent s'animer, se mettre à bouger dans le cadre, et finalement suivre l'histoire qu'ils souhaitent lui inventer.
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www.le-cri-du-crabe.blogspot.com
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GRAPHISME
BENA JEAN-REMY Bena Jean-rémy vit à Paris. C'est à l'issue d'un CAP DECG (dessinateur d'exécution en communication graphique) qu'il suit un BAC pro com graphique puis qu'il intègre Estienne en CIG (communication et Industries graphiques) où il étudie encore. J'ai commencé à travailler à partir de l'image, de la photo qui se met en scène et se retouche. Mais j'ai eu envie de découvrir d'autres domaines du graphisme, de ne pas me cantonner à un axe, à une seule recherche de cette pratique. J'ai été attiré par la typographie justement parce qu'elle était peu représentée et exploitée. C'est pour moi une voie d'exploration qui offre encore des espaces à découvrir. Dans ma recherche, j'ai voulu mêler la typographie avec l'image. Je ne veux pas seulement jouer sur l'aspect purement graphique de la lettre, mais voir comment le mot peux interagir avec le visuel que l'accompagne. Le sens de la phrase se nourrissant de l'image et vis et versa. L’intérêt de ce parallèle, c'est les liens que le lecteur tissera lui même. C'est cela que je veux montrer : toutes ces images avec leurs sens, leurs contenus ne sont pas réservées aux artistes. Tout le monde est capable de les voir, de les comprendre, et de s'y reconnaître. Ce qui m'intéresse c'est parler à tous.
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benajeanremy@gmail.com
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GRAPHISME
QUI SUIS-JE ? Hugo Serraz a vécu à Toulouse, il a participé à la rédaction et la mise en page de plusieurs journaux lycéens, dont Tache d'encre et CultureL avant de se tourner vers le dessin. Il étudie actuellement en MANAA à Estienne. J'ai toujours été fasciné par le lien entre l'écriture et le dessin. Ces deux mondes sont généralement séparés, l'illustration s'affranchissant de la lettre et le texte de l'image. A tel point que dans la bande dessinée les phrases sont même enfermées dans des bulles et, dans les romans, les images reléguées à la couverture. J'ai voulu intégrer le texte non pas à l'image mais dans l'image, trouver un moyen de lier le déroulement de l'action avec celui du discours. La parole s'associe au geste, les mots se dévoilent en même temps que le personnage. Ce que je trouve extraordinaire dans le dessin et l'écriture, c'est de pouvoir donner l’illusion du réel grâce à quelques traces de crayon sur une page. Je dis illusion car on peut pleurer en lisant la mort d’un personnage alors qu’il n’est qu’une invention, sentir la salive baigner sa langue devant de somptueux festins alors que l’on sait se trouver face à une peinture. Mais malgré le canular, l'écrivain comme le peintre suscitent chez nous l'émotion, à partir de rien. Je veux comme étant enfant m'imaginer alchimiste et créer une histoire à partir d'une feuille et d'un crayon.
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hugo.serraz@wanadoo.fr
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LET'S SWIM TO THE MOON Cyril Gourdin étudie à l'école multimédia de Paris. Il a travaillé en temps que maquettiste dans plusieurs journaux professionnels et se lance aujourd'hui dans la photographie. J'ai commencé la photo en amateur, accompagnant des amis skaters dans leurs sorties. Pour moi la véritable rencontre avec la photographie s'est produite le jour où j'ai découvert le travail de JR. A travers ses clichés il nous donne l'impression de toucher la personne dans son intimité, le portrait semble à lui seul raconter l'histoire d'une existence. Dans chaque cliché que je produis, je représente ma vie de tous les jours, les rencontres, les échanges, bref mon monde. En une image je veux pouvoir exprimer tout ce que j'ai vécu au coté des gens qui m'entourent. Je veux transmettre au spectateur tout le dialogue qui se cache derrière un regard et mon objectif. J'irai peut être même jusqu'à penser que mes photos sont une porte d'entrée à la vision que j'exerce sur le monde qui nous entoure. Au final cet artiste m'a fait prendre conscience de la plus belle chose que la photo peut offrir : une expression libre, la recherche de sa propre expression.
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www.cyril-gourdin.tumblr.com/ www.flickr.com/photos/gourdincyril/
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INSTANTS FRAGILES Eloïse Labarbe-Lafon est actuellement en première L, option art visuel. Elle a baigné dans un univers artistique depuis l'enfance, que ce soit les arts plastiques, la littérature, le cinéma, la musique ou la photographie grâce à des parents, tous deux plasticiens. Aujourd'hui, la photo fait partie de notre quotidien, elle arrête le temps dans ses innombrables clichés depuis nos plus jeunes années, nous vivons entourés de ces images qui témoignent des moments les plus officiels aux plus intimes et anodins. J'aime l'idée de l'utiliser, pour créer un univers onirique parfois à la frontière du rêve et du cauchemar. La plupart du temps, j'organise des moments posés, réfléchis, composés. Même si parfois l'œil derrière l'objectif contribue au vol d'un instant. Mais pour moi une photographie ne s’arrête pas au simple déclenchement de l'obturateur. Dans le cadre d'un travail argentique, j'accorde autant d'attention à la prise de vue qu'au tirage qui offre une palette de valeurs qu'il est possible de travailler de façon quasiment picturale. De même, le numérique et ses possibilités de traitement d'image proposent une inépuisable palette d'outils aux riches applications plastiques.
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www.flickr.com/photos/eloiselab arbelafon/ eloise.labarbelafon@gmail.com
WYSE texte et itw : Suzon Bodin
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MUSIQUE
La séparation du groupe toulousain Black Jam a donné naissance à WYSE, un projet musical plein de promesses. Pour preuve leur démo (disponible en téléchargement gratuitement sur leur compte soundcloud*) sortie durant l'été dernier. Musicalement, c'est un rock original (dans le bon sens du terme bien sûr), bien à eux : dans le groupe il y a deux synthés mais ils ne font pas de l'électro et leurs morceaux ne sonnent pas non plus « rock classique »... OK, on éclaircit la situation en posant quelques questions à Augustin Charnet (chant/synthé) :
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www.facebook.com/wearewyse www.soundcloud.com/wearewyse/
- Comment le groupe s'est-il formé ? Augustin : Le groupe s'est formé en Septembre 2011, suite à la séparation de Black Jam, groupe que j'avais formé l'an dernier avec Vincent Dinis. Frustrés par cette séparation abrupte et en quête de renouveau, nous avons décidé de former WYSE. Pour la batterie j'ai fait appel à un ami de longue date (et de surcroît excellent batteur), Nathan Maliba.
En somme, WYSE est un trio composé de Vincent à la guitare, Nathan pour la batterie et moi-même aux synthés et au chant.
- Pourquoi WYSE ?
Augustin : La fameuse question.(sourire) WYSE, tout d'abord pour sa sonorité, son unique syllabe qui se retient aisément. Derrière cette syllabe, il y a aussi bien sûr un message. WYSE, en anglais, différemment orthographié, veut dire "sage". Cet adjectif qualifie pour moi toute la nouvelle jeune scène, tous ces baby rockeurs qui
veulent désespérément ressembler à leurs anciens des 70s, attirés par leurs côtés rebelles et destroys (à l'instar des Stones, Sex Pistols, la scène punk en général). Mais à leur grand désarroi, ils ne peuvent atteindre cet idéal, du fait de leur condition sociale aisée, de l'actuel monde sécuritaire, et d'autres facteurs de ce genre. WYSE qualifie toute cette scène de jeunes qui cherchent à les imiter, vainement, alors qu'ils ne sont que des rockeurs "sages". De notre côté nous sommes parfaitement conscients de cette fatalité, et ne recherchons pas à imiter qui que ce soit. D'où WYSE.
- Quelles sont vos influences ?
Augustin : L'originalité, et je pense la force du groupe WYSE, est due à la variété des influences. Nous provenons tous les trois de courants musicaux différents ; Vincent vient du Punk, Nathan du Jazz/Fusion, moi du Classique et nous nous rejoignons pour jouer de l’indie rock. Pour ce qui est des influences directes, celles
ressenties dans nos compositions, je citerai sans hésiter trois groupes : Phoenix, Arcade Fire et Sigur Rós.
- Un souvenir de concert marquant ?
Augustin : Au Gibus, le 12 novembre dernier. C'était tout bonnement génial. On a réalisé un de nos rêves, jouer à Paris et en plus dans cette prestigieuse salle qu'est le Gibus. Le courant est très bien passé avec le public parisien, ce qui n'est pas rien pour les petits provinciaux que nous sommes. On garde de cette date d'excellents souvenirs.
- Quelques projets pour le groupe ? Augustin : Faire un maximum de concerts, le plus possible en dehors de Toulouse, faire découvrir notre musique à de nouveaux horizons. Et pourquoi pas enregistrer un E.P. plus sérieux en studio, d'ici la fin de l'année.
THE FALLS
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MUSIQUE
texte : Hugo-Pierre Gausserand
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The Falls est un jeune groupe toulousain composé d'Emmanuel Davila, chanteur, guitariste et leader, Anthony Ruiz, guitariste, Victor Germier, batteur et passionné, pratiquant depuis 11 ans, et enfin Alexandre Landry qui est à la basse. Depuis longtemps, Emmanuel Davila désirait travailler dans le domaine de la musique, c'est pourquoi il est à l'origine de plusieurs tentatives inachevées pour cause de réelles tensions entre les membres. C'est donc il y a un an que le groupe se forme pour accueillir ensuite Victor. Avec une motivation sans faille et une envie d'aller très loin, ils ont composé plusieurs chansons et se sont auto-financés pour un passage en studio début septembre. Souvent associés comme étant les poussins du nouveau grand The Ruby Cube à Toulouse, ils présentent une musique portée par des influences telles qu'Arctic Monkeys. Ils désirent se rapprocher de leur sonorité anglo-saxonne, mais avec un message plutôt social, appelant à une «prise de conscience générale», sans porter cependant «aucun militantisme». La chanson ILL leur a déjà créé une certaine renommée sur les réseaux sociaux Myspace et Facebook, plus tard confirmée avec leur morceau Don't Believe The Hype montrant réellement l'étendue de leur talent avec plusieurs centaines de lectures au compteur. Quand vous leur demandez pourquoi ils sont dans la musique, ces littéraires vous répondront que c'est tout simplement «l'expression la plus matérielle et la plus sensuelle de l'art.» The Falls se lance comme des grands et nous risquons très fortement d'entendre parler d'eux à l'avenir sur la scène musicale toulousaine. ///
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www.myspace.com/musicthefalls
INSANE HATS
texte : Julie Deconchat
C’est dans un petit bar près de la place Wilson que je retrouve César, le bassiste, et Eric, le batteur d’Insane Hats. Autour d’un café et d’un chocolat chaud, ils m’expliquent que Yann (guitare) et Tristan (chant et guitare), les deux autres membres du groupe, vont être en retard, « C’est l’esprit grunge ! » ajoutent-ils en rigolant. Après une quinzaine de minutes, les voilà en effet qui arrivent. Tous très influencés par Nirvana et par la musique alternative des années quatre-vingt-dix ; les quatre garçons ont aujourd’hui à leur actif une quinzaine de chansons, toutes écrites et composées par Tristan. Mais comme ils le disent, « chacun amène son petit truc dans la musique ». Le groupe existe depuis près de six ans, mais ne tourne réellement que depuis un an avec, par exemple, le treize mai dernier, le tremplin rock de Tournefeuille au Phare qu’ils ont même gagné. Ils ont aussi réalisé un enregistrement en home studio de six chansons, afin d’avoir une démo à envoyer pour certains bars, mais aussi pour des labels indépendants. Quant au nom du groupe, c’est Tristan qui me l’explique en rigolant « On cherchait un nom de groupe, et puis on avait tripé en répét avec de grands chapeaux de fêtes, et j’avais sorti le nom d’Insane Hats que tout le monde avait aimé ! », avant de rajouter que ce qui est le plus drôle maintenant, c’est que personne en France n’arrive à le prononcer correctement ! Et pour juger de leur prestation scénique, vous pouvez voir leur concert au Phare sur youtube en tapant « Insane Hats- Phare » ; ou plus simplement en allant à l’un de leurs concerts prévu cette année. ///
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www.myspace.com/insanehatsband
EMMA SULLIVAN
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MUSIQUE
texte : Julie Deconchat
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Multi-instrumentaliste, Emma pratique tout aussi bien le piano, que la guitare ou de façon plus originale le ukulélé. Quand on lui demande pourquoi cet instrument, elle dit être tombée folle amoureuse de l'album "From Panda Mountains" de Cocoon. « Et aussi et surtout de Julia Nunes, qui est la reine du ukulélé ! » ajoute-t-elle. En avril 2010, elle publie sur Youtube sa première vidéo, un duo avec sa sœur. ça ne marche pas vraiment, la vidéo ne tourne pas. « C’est un peu mission impossible de se faire une place !». Mais elle continue et ne s’arrête pas sur ce petit échec, elle veut savoir ce que les gens pensent de son travail. Portée par une voix simple et profonde, elle enchaîne les reprises : Elle ne cherche pas forcément à chanter ce qu’elle aime, mais plutôt à interpréter à sa manière des chansons mythiques (All my loving, Hallelujah…) et les tubes du moment (Price Tag de Jessie J, Right Now de Akon), avec pour ambition de les modifier « au point d'espérer que ça fasse passer la pilule aux gens qui n'en peuvent plus d'entendre la chanson en boucle à la radio » ! A cela elle ajoute, afin de rendre ses reprises plus éclectiques encore, des chansons moins connues mais récentes de Julia Nunes ou de Damien Rice. « J’aime bien susciter des choses chez les gens. Ils peuvent ne pas aimer, forcément, on plait pas à tout le monde. Mais au moins, produire quelque chose chez eux. C'est ce que je veux. » Les vidéos commencent à circuler, ses amis lui créent une page facebook « Emma’s Music », avec aujourd’hui plus de mille fans. Elle participe au FIUL (Festival International de Ukulele de Lerrain), au festival jeune talent de Dijon, et fait aujourd’hui quelques scènes dans son département, en Charente-Maritime. Une seule question subsiste, les reprises étant excellentes... Qu'attend-t-elle pour nous pondre de jolies compos ? ///
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www.emmasullivan.weebly.com Facebook : Emma's Music
MAIGRITUDE RECORDS
texte : Florian Ordonez
Impossible de parler du Hip-Hop à Toulouse sans citer la clique de maigritude records. C'est un collectif de rappeurs très proches dans la vie de tous les jours créé en 2007 par Tecka,Mr hans, et DF qui se sont inspiré de leurs physiques pour trouver le nom du collectif. Tout d'abords, Tecka, c'est le "boss", il est rappeur mais c'est aussi lui qui gère tout ce qui est enregistrements studio. Il organise tout ce petit monde même si chacun participe activement a la réalisation de tous les projets. Mr Hans et DF sont les amis d'enfance qui forment le groupe I2C. Un groupe de rap pas comme les autres car en effet, leur crédo est la positivité. Fans de hip-hop, de sneakers et des choses simples de la vie, I2C apparait comme un rayon de soleil dans le rap français. Ensuite il y a les 2 fous Timus et Ekyone qui forment le groupe "Booty Love Gang". Comme leur nom l'indique ces deux là ne jurent que pas les fesses bien dodues bougeant en rythme sur leur son, que l'on écoute en soirée et entre potes pour passer un bon moment. Mais attention le nom Maigritude records est trompeur, on le comprend lorsque que l'on découvre la silhouette imposante de Chelpy. Rappeur-boxeur à la sonorité américaine qui enchaine uppercut, crochet et punchlines. Il y a aussi le rappeur Njeazzy dont j'aurais l'occasion de vous reparlez dans un autre article. La plupart des instrus sont signés Noizstar, beatmaker officiel du collectif. Et au milieu de toute cette testostérone, il y a une fille. L'envoutante Nathy avec sa voix soul et chaleureuse. Donc on a compris Maigritude records c'est de la musique mais pas que ! En effet, tout une équipe s'occupe du coté Image du collectif. Boops pour la photo, hadrien pour les vidéos et Simple boy graphiste, créateur du logo. Pas étonnant alors que de nombreux autres rappeurs toulousains participent à leurs projets et collaborent avec eux. C'est en écoutant leur musique et en les rencontrant que l'on comprend que maigritude records n'est pas un simple collectif, mais une famille. /Big Flo pour CultureL, restez hip-hop ! ///
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www.maigritude.tumblr.com
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ECRITURE
Les cornichons
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Il y a un mec qui rode. Sourire avenant, regard confiant, gestes surs. Il transporte toujours sur lui une boîte remplie de cornichons et d’oignons au vinaigre. Si vous le croisez, il vous proposera (gratuitement bien sûr) de goûter un de ses cornichons. Bien sûr vous vous laisserez tenter, après tout c’est gratuit, ça n’engage à rien et le monsieur a l’air gentil. Mais le problème c’est que ses cornichons sont les plus délicieux au monde. Une fois le cornichon croqué vos pupilles deviendront des arcs de feu, vos sens en hyper-éveil capteront tout en vous noyant dans un océan de sensations, chacun de vos muscles vous ordonneront de bouger, la réalité se mettra à tanguer et quelque chose … Quelque chose … Une fois réveillé dans votre minable réalité, vous n’aurez plus qu’une envie : recommencer. Vous retrouverez beaucoup trop facilement l’homme aux cornichons. Qui tout sourire vous expliquera que si le premier cornichon est gratuit, les autres sont payants. Au début le prix sera bas, très bas, bassissime, mais le prix augmentera au fur et a mesure que l’intervalle entre 2 cornichons se raccourcira. Puis ce sera trop cher, alors vous protesterez, le vendeur de cornichons vous regardera avec le sourire, et vous payerez encore et encore jusqu'à ce que vous n’ayez plus rien de valeur, d’achetable, de marchandable. Et quand le vendeur de cornichons aura tout pris, il regardera avec pitié une loque misérable. Il prendra dans sa boite jamais vide un oignon au vinaigre.
Et… Vous mourrez d’une mort rapide, infinie, orgasmique, cosmique. Vous mourrez sans vous en rendre compte empli d’un bonheur qui court-circuitera vos neurones, votre corps, puis enfin votre cœur. Les policiers qui repêcheront votre corps ne pourront diagnostiquer qu’un arrêt cardiaque. Le vendeur de cornichons les regardera avec le sourire, puis partira à la recherche de sa prochaine victime.
Des lentilles de hautes technologies
Une nuit, un homme obtint des lentilles dotées d’une technologie très spéciale. Comment il les a obtenues ne sera pas révélé. Ces lentilles lui permettaient de voir le monde, avec de plus une certaine colorisation de l’iris en violet extrêmement tendance à l’époque. Mais leurs véritables particularités étaient que quand cet homme pensait à quelque chose qu’il voulait avoir, les lentilles lui affichaient sur les yeux le prix à payer pour l’obtenir. C’était extrêmement pratique, par exemple quand il allait au
NOUVELLES marché, si il voulait des oranges il voyait tout de suite où étaient les moins chères. Il savait aussi toujours où se diriger pour aller là où il voulait. S’il désirait apprendre une chose, il savait exactement le temps et les moyens que ça lui prendrait selon les différentes méthodes. Pour chaque chose, il y avait différent prix en argent mais aussi en action. Il se mit à gagner de l’argent facilement puisqu’il avait inscrit sur les yeux, le numéro à inscrire pour gagner le loto. Alors riche il se mit à multiplier les conquêtes féminines, selon elles il avait toujours le mot pour les faire craquer. Mais un jour, il croise une passante qu’il désira aussitôt, et au lieu des différents prix, il vit s’afficher error error error. Il enlève ses lentilles, les nettoie, les remet, mais le message n’a pas changé. Détruit, il voit s’éloigner le sourire de celle qui est amoureuse. On trouvera dans une benne, de petits morceaux d’un polymère très spécial.
De Etienne Roussée Dire qu’une chose est de l’art est un point de vue sur cette chose, personnellement l’art est pour moi une manière de voir le monde et une certaine manière de faire partager cette vision. Avant de m’approprier l’écriture, je me suis approprié l’imagination, j’inventais des mondes et des histoires sans les mettres en forme, un jour je me suis mis à écrire des nouvelles et je n’ai plus jamais arreté.
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etienne.roussee@orange.fr
GILBERT GARCIN, OU LE TÊATRE DE LA PHOTOGRAPHIE... texte : Hugo Serraz
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DECOUVERTE
Gilbert Garcin est un photographe atypique. En effet, rares, sont ceux qui se lancent dans le domaine de la photographie à l’orée de leur 64 ème année. Né en 1929 et vivant à Marseille, il fonde une société qu’il dirigera jusqu’à sa retraite. Ce n’est que quelques années plus tard qu’il découvrira sa passion pour la photographie.///
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Tout aussi étonnant que sa carrière, son travail suscite l’attention du simple passant. Il faut condenser en une image toute une histoire, tout un sentiment, tout en sens. Ses photographies happent le spectateur, le foudroient du regard comme si elles le dévisageaient dans un dialogue de sourd. Elles paraissent pourtant s’adresser au visiteur, instaurant presque un contact, un lien intime entre le spectateur et le photographe. Elles donnent l’illusion du réel, comme si ses personnages étaient présents là, devant vous et qu’ils jouaient les comédiens d’un théâtre de miniature. La mise en scène sobre dans laquelle s’insère l’auteur crée une mystérieuse attraction. Le regard sillonne la surface bien délimitée de la toile tandis que notre esprit divague bien en dehors du cadre de la simple représentation. Mais, à quels mécanismes attribuer cet étrange phénomène ? Pour certains, c’est cette dérision avec laquelle Gilbert Garcin nous expose l’absurdité de la condition humaine, pour d’autres, c’est l’étrange humour que reflète ce personnage à notre image, avec ses défauts et ses paradoxes. Enfin pour quelques-uns, c’est son univers onirique et irréel qui nous plonge dans un rêve en noir et blanc donnant toute sa saveur à ce théâtre de lilliputien.
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www.gilbert-garcin.com
FUBIZ.NET
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Fubiz est un site d'actualité graphique et numérique. Il recense des projets en tout genre allant du design à l'architecture en passant par la photo, cinéma, le graphisme et publicité. C'est l'occasion de partir à la découverte de ce qui se crée aujourd'hui dans le monde artistique, d'être curieux et intrigué par une multitude de domaines que nous n'aurions jamais eu l'idée d'arpenter. Car c'est avant tout un lieu de partage d'idées, de concepts et finalement d'inspiration. L'autre intérêt du site réside dans sa rédaction partagée entre son créateur Romain Colin et les internautes qui peuvent faire part de leurs expériences et rencontres et différents regards sur l'actualité. Fubiz est donc un répertoire de créations qui inspirera tous les curieux.
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DECOUVERTE
www.fubiz.net/2012/02/14/anamorphicillusions/
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Felice Varini est un artiste suisse qui s'exerce à l'anamorphose en construisant des perspective en deux dimension sur des supports en profondeur.
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www.fubiz.net/2011/07/25/the-resaleright-typography/
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Une belle réalisation de Pierre-Emmanuel Lyet, rélisateur et illustrateur francais, qui à monté une vidéo sur le droit de revente tout en typographie. Les personnages sont pleins d'humour et jouent une large palette d'expressions et de mimiques qui les rend empathiques et vivants.
www.fubiz.net/2012/02/19/john-clang/ Le photographe John Clang nous propose des clichés autour de l'espace et du temps. Il prend successivement des photos du même endroit mais exposé à des flots de passants différents pour déchirer, coller et remonter ses images.
L
e magazine que vous tenez entre les mains est un bimestriel d'une trentaine de page en couleur, axé sur la création et la culture jeune. Il est imprimé et distribué sur Toulouse et Paris dans les lycées, facultés et grandes écoles d'art.
Notre objectif est de promouvoir le travail de jeunes créateurs en vous permettant de publier vos travaux dans nos pages. Nous sommes une sorte de galerie d'exposition au service des étudiants, lycées ou simples inconnus passionnés par les arts appliqués et plastiques. Le magazine est articulé autour de plusieurs rubriques : Dessin/ Graphisme/ Photographie/ Musique/ Ecriture. Ces domaines vous sont dédiés. C'est vous qui alimenterez ces quelques pages en nous envoyant vos projets sur notre boite mail.
Nous parlons de projet car nous ne cherchons pas seulement à faire un journal graphique mais aussi une revue qui présente une démarche, un parcours. Nous recherchons des contributions avec une patte et un style affirmé qui transmettent un message, une idée, un point vue ou simplement une émotion. Cependant n'ayez pas peur de nous envoyer vos travaux par timidité ou Nous vous invitons hésitation, nous ne sommes pas là à consulter notre site pour juger mais promouvoir, nous internet (www.culturelavons besoin de vous. magazine.fr) pour plus de détails et à envoyer vos contributions sur notre adresse : Culturel.magazine@gmail.com